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"Retard abyssal dans le renouvelable (C. Lepage) Ce qui marche, ce qui bloque (F. Bost et Ch. Jouanno) Energies marines revues dont l’osmotique Repenser notre imaginaire social vers une nouvelle intelligence collective (D. Djaïz)" par Jacques Hallard

dimanche 21 août 2022, par Hallard Jacques

ISIAS Energies renouvelables Série Energies marines

Retard abyssal dans le renouvelable (C. Lepage) Ce qui marche, ce qui bloque (F. Bost et Ch. Jouanno) Energies marines revues dont l’osmotique Repenser notre imaginaire social vers une nouvelle intelligence collective (D. Djaïz)

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 21/
08/2022

Titre constitué avec des extraits d’auteurs dans les documents rapportés ici

Série Energies marines - 1. L’énergie osmotique

Plan du document : Introduction Sommaire Auteur

Prologue – « On va devoir changer notre façon de produire notre alimentation, l’aménagement du territoire, mais aussi réorienter nos désirs, rompre avec l’accumulation infinie de marchandises, sur l’accumulation à outrance de biens : privilégier les liens sur les biens. Il y a tout un imaginaire, un système de préférences avec lequel il va falloir rompre. Garder les élans de la modernité et cette puissance du désir, et en même temps, être en phase avec les limites planétaires… ». David Djaïz (haut fonctionnaire et essayiste français né en 1990 à Agen (Lot-et-Garonne) au sein d’une famille de professeurs d’origine juive). Voir plus en détails dans ce dossier

Définition - L’énergie osmotique est une énergie renouvelable appartenant au groupe des énergies marines. Elle est capable de produire de l’électricité à partir du mouvement chimique des molécules créé par la différence de salinité entre l’eau de mer et l’eau douce des fleuves lorsqu’elles se rencontrent. 25 mars 2022

Schéma de fonctionnement d’une centrale électrique osmotique – Eau de mer à gauche – Eau douce à droite – Voir en détail 

https://maddyness.twic.pics/2022/07/ESA.jpeg?twic=v1/cover=1330x701

Un site choisi en France pour une centrale osmotique : un mélange d’eau douce et d’eau salée pour produire de l’électricité - Crédit : European Space Agency - Actus#energie - 20 juillet 2022 – Document diffusé par ‘maddyness.com’ – Lire plus

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Introduction

Ce dossier ouvre une série consacrée aux Energies renouvelables et en particulier aux Energies marines, en commençant ici par la production d’électricité à partir d’une centrale d’énergie osmotique qui utilise la différence de salinité entre l’eau douce et l’eau de mer.

Préalablement, trois contributions à usage didactique parmi les actualités pour entrer dans le sujet :

* « Le pari sur le nucléaire risque de nous exposer à une pénurie d’électricité » selon Corinne Lepage, avocate, femme politique française engagée dans la protection de l’environnement – Voir plus de détails sur la personnalité

* « Le moment est venu de créer un véritable service public de la rénovation énergétique des bâtiments » - Par Nicola Delon architecte du collectif ’Encore heureux’ – Retrouver quelques articles de cet auteur sur ce site https://www.radiofrance.fr/personnes/nicola-delon

* « Les énergies renouvelables en France : ce qui marche, ce qui bloque » - Podcast d’une émission de ‘France Culture’ « L’esprit d’ouverture » avec François Bost (Professeur de géographie économique à l’Université de Reims Champagne Ardennes (Laboratoire Habiter)) et Chantal Jouanno (Présidente de la commission nationale du débat public, chargée de piloter le grand débat national).

La première partie de ce dossier reprend une revue sur les différentes Énergies marines renouvelables, tandis que la seconde partie traite spécialement de l’énergie osmotique, avec une approche à la fois rétrospective et actuelle avec l’exemple d’une centrale électrique à Port-Saint-Louis dans l’embouchure du Rhône : ce site pilote prévoit la production d’énergie osmotique en utilisant la différence de salinité entre l’eau douce et l’eau de mer.

Ces nouvelles technologies innovantes, avec des réalisations en cours, vont nécessiter des investissements en recherche et développement technique, ainsi que des efforts accrus en éducation et formation à tous les niveaux et dans divers secteurs d’applications ; c’est par exemple ce qu’organise, en Israël, l’Université Bar-Ilan qui vient de lancer un centre de recherche et une école spécialement orientée vers les diverses formes d’énergies, la durabilité et une prise en compte à long terme de l’environnement.

Finalement, une place est laissée aux travaux de l’essayiste David Djaïz (Essayiste, enseignant à Sciences Po), dont l’objet est notamment de réapprendre « Comment vivre ensemble en France ? » - Un panorama des contributions de cet auteur est à retrouver dans les vidéos suivantes :

APERÇU23:58 David Djaïz : ’Nous n’avons plus de modèle collectif pour ...YouTube· France Inter9 sept. 2021

APERÇU0:57 David Djaiz : ’L’idée de reculer l’âge de départ à la retraite est ...Dailymotion· France Inter9 sept. 2021

APERÇU1:02:08 David Djaïz : un nouveau modèle pour la FranceYouTube· SalesforceFrance13 janv. 2022

A été ajouté in fine l’Appel de la Fondation pour la Nature et l’Homme (FNH) : « Avec vous, démultiplions les initiatives des jeunes qui se mobilisent pour le climat » - Stéphanie Clément-Grandcourt - Directrice générale de la FNH - 19 août 2022 à 19:01.

Les articles ayant servi à bâtir ce dossier figurent, avec leurs accès, dans le sommaire ci-après.

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Sommaire

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  • Selon Corinne Lepage : « Le pari sur le nucléaire risque de nous exposer à une pénurie d’électricité » - Publié le 05/08/2022 à 05h00 - Article complet réservé aux abonnés ‘Le Monde’ - Tribune – Autrice : Corinne Lepage ancienne ministre de l’environnement
    Plutôt que d’investir dans le nucléaire, inadapté au changement climatique, il faudrait combler notre retard dans les énergies renouvelables, estime, dans une tribune au « Monde », l’ancienne ministre de l’environnement, qui appelle à ouvrir le débat sur le coût réel de production des différentes énergies et leur impact écologique.

Les difficultés énergétiques que traverse notre pays appelleraient de notre part des choix fondés aussi bien sur la rationalité écologique que sur la rationalité économique. Il n’est pas évident que la nationalisation d’EDF [annoncée le 6 juillet par la première ministre, Elisabeth Borne] et la relance massive d’un programme nucléaire répondent à ces objectifs.

Des choix fondés sur la rationalité écologique sont bien sûr nécessaires pour décarboner tout en prenant en considération le climat, la biodiversité, l’agriculture, la santé environnementale et les risques liés à l’eau (sécheresses, inondations, submersions). L’effort massif en faveur de la sobriété, qui aurait déjà dû être engagé depuis plusieurs années, conduit naturellement aux énergies renouvelables. Le soleil et le vent sont propres à chaque pays, et les technologies incluant l’hydrogène vert – c’est-à-dire produit à partir d’une source d’énergie renouvelable – permettent à la fois l’autoproduction individuelle et collective, et de grosses installations capables de fournir des aciéries ou de fabriquer de l’ammoniac de façon massive.

Retard abyssal dans le renouvelable

La décentralisation énergétique répond à la logique des territoires et à l’acceptation de la maîtrise de l’énergie par nos concitoyens, dès lors qu’ils deviennent autoproducteurs et autoconsommateurs ; certaines formules nouvelles, comme l’agrivoltaïsme, constituent aussi des méthodes d’adaptation de l’agriculture au dérèglement climatique. La croissance mondiale des énergies renouvelables traduit cette logique.

En France, le retard abyssal accumulé dans ce domaine explique pour partie l’insuffisance de production électrique dès lors que baisse la production nucléaire. Celle-ci répond indiscutablement à l’impératif d’une production énergétique décarbonée, mais son adaptabilité au dérèglement climatique est très incertaine. L’augmentation des fortes chaleurs rend sa production aléatoire, et les conséquences pour la biodiversité sont lourdes, voire insupportables, du fait du réchauffement excessif de l’eau.

De plus, les déchets nucléaires ne répondent absolument pas aux règles générales de traitement des déchets et de l’économie circulaire, sans même évoquer les situations accidentelles qu’un parc vieillissant rend plus que possibles. En conséquence, consacrer l’essentiel des investissements énergétiques à venir au nucléaire ne s’intègre pas réellement à la rationalité écologique.

L’échec de la privatisation partielle d’EDF

Qu’en est-il de la rationalité économique et financière qui exige de trouver des solutions de production énergétique au moindre coût, avec des technologies durables, assurant l’autonomie énergétique sur la base de filières françaises ou a minima européennes ? C’est probablement là que le bât blesse le plus. Si l’industrie nucléaire est aujourd’hui largement soutenue par les Etats, voire étatisée, c’est parce qu’elle ne répond plus aux critères de rationalité économique et financière……

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Source : https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/08/03/corinne-lepage-le-pari-sur-le-nucleaire-risque-de-nous-exposer-a-une-penurie-d-electricite_6136983_3232.html

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1bis.
Climat : « Le moment est venu de créer un véritable service public de la rénovation énergétique des bâtiments » - Par Nicola Delon Architecte - Publié le 03 août 2022 à 06h00 - Mis à jour le 03 août 2022 à 06h00. Read in English- Article complet ‘Le Monde ‘ réservé aux abonnés - Tribune

Le dispositif public France Renov, qui propose un guichet unique de conseils pour l’isolation du parc immobilier, reste insuffisant au regard des besoins, explique l’architecte Nicola Delon dans une tribune au « Monde ».

Le 28 juin, le tribunal de Nanterre a placé le constructeur des maisons Phénix en liquidation judiciaire. Cette entreprise était depuis les années 1970 un des acteurs-phares de la construction de maisons individuelles. En cinquante ans, ces pavillons ont poussé comme des champignons, de Dunkerque à Perpignan, et sont largement responsables de l’étalement urbain, l’une des causes principales de l’artificialisation des terres agricoles, avec les conséquences désastreuses que l’on mesure aujourd’hui. Cette décision acte certainement la fin d’un modèle mais aussi la perte de leur emploi pour près de 1 100 personnes travaillant pour le groupe Geoxia, maison mère des pavillons Phénix.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Geoxia, constructeur des maisons Phénix, placé en liquidation judiciaire : 1 100 salariés licenciés et 1 600 chantiers en cours

Le 3 juin, une jeune activiste s’est enchaînée au filet du court central de Roland-Garros en pleine demi-finale. Elle portait sur son tee-shirt le nombre 1 028, soit le nombre de jours qu’il nous reste selon le dernier rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) avant de dépasser le seuil d’un réchauffement climatique à 1,5 °C. Elle fait partie d’un groupe de citoyennes et citoyens qui se rassemblent sous la bannière de Dernière Rénovation pour demander à ce que « le gouvernement s’engage immédiatement pour la rénovation thermique des bâtiments et finance celle des ménages les plus modestes ». Cette revendication est claire, simple et précise et ses auteurs ont choisi pour se faire entendre la méthode des blocages non violents, comme celui du 25 juin sur le périphérique parisien ou celui du 12 juillet sur le Tour de France, à Megève.

Le 29 juin, le Haut Conseil pour le climat a remis son rapport au gouvernement en jugeant « insuffisante » l’action de la France pour la réduction des gaz à effet de serre. Il appelle à un sursaut de l’action climatique en recommandant la sobriété dans tous les domaines. Ces trois événements sont autant de signes qu’il faut aller beaucoup plus loin dans la rénovation thermique des bâtiments existants.

Lire aussi Article réservé à nos abonnés Rénovation énergétique : beaucoup de logements concernés mais peu de travaux

Pour prendre enfin la mesure des actions à engager, et pour entendre les cris de la jeunesse qui nous implore de passer à l’action, le moment est venu de créer un véritable service public de la rénovation énergétique. L’histoire des services publics – dans les transports, l’énergie, l’audiovisuel, le courrier, la santé, l’emploi ou l’enseignement – révèle qu’ils ont été créés dans des moments de nécessité, où l’intérêt général a prévalu pour améliorer la vie des citoyens.

Les services publics reposent sur quatre grands principes : la primauté de l’intérêt général, la continuité de l’action, l’adaptation au changement, et l’égalité des citoyens face au service rendu.

La rénovation énergétique des bâtiments répond à la totalité de ces principes….

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  • Les énergies renouvelables en France : ce qui marche, ce qui bloque - Jeudi 4 août 2022 - Provenant du podcast ‘L’Invité(e) des Matins d’été’ une émission de ‘France Culture’ « L’esprit d’ouverture »
    Résumé

Pour atteindre la neutralité climatique d’ici 2050, la France cherche à augmenter sa production d’énergie renouvelable. Mais à des résultats inférieurs aux objectifs fixés par l’Etat s’ajoute la multiplication des oppositions à l’installation d’infrastructures dont dépend la transition.

Avec : François Bost (Professeur de géographie économique à l’Université de Reims Champagne Ardennes (Laboratoire Habiter)), et Chantal Jouanno (Présidente de la commission nationale du débat public, chargée de piloter le grand débat national).

En savoir plus >

En début d’année, le manquement par la France de ses objectifs pour déployer des capacités d’énergie renouvelable faisait la Une des journaux. Plus récemment, le 28 juillet 2022, le gouvernement a annoncé des mesures d’urgence pour faciliter leur déploiement, alors que le prix des matériaux flambe. Écourter les délais de procédure, autoriser une montée en puissance de projets déjà approuvés, lancer de nouveaux appels d’offre, ces mesures sont-elles suffisantes alors que les oppositions contre les nouveaux projets se multiplient ?

Pour voir comment se déclinent les projets de renouvelables au local et comment ils tiennent compte des aspirations citoyennes, les Matins accueillent Chantal Jouanno, présidente de la Commission Nationale du Débat Public, ancienne secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, et François Bost, professeur de géographie économique et industrielle à l’université de Reims Champagne-Ardenne.

Le principe de la transition énergétique accepté, sa méthode remise en question

La Commission Nationale du Débat Public (CNDP) organise des débats et des consultations publiques à travers la France sur des projets d’infrastructure qui ont un impact sur l’environnement. Pour sa présidente Chantal Jouanno, ’il y a eu une évolution assez profonde dans les débats publics. On a fait seize débats sur les parcs éoliens en mer, mais on fait aussi l’éolien terrestre ou les panneaux solaires au sol. Ce qui a profondément changé, c’est que depuis deux, trois ans, le principe de la transition énergétique n’est plus du tout contesté.’

Le public demande surtout de la transparence autour des projets portés par les collectivités et une meilleure visibilité sur les projets futurs. ’On veut savoir, à quoi va ressembler notre paysage demain [...] on ne veut pas que notre territoire soit couvert de projets, que les autres territoires ne contribuent pas à l’effort national,’ renchérit Chantal Jouanno.

Si les débats sont surtout menés à l’échelle territoriale, c’est aussi parce que les projets sont portés localement et que leurs répercussions en termes d’emploi ou de prix de l’énergie intéressent les résidents. La question de la rentabilité au niveau local est ’souvent la moins argumentée, la moins crédible. Quand les porteurs de projet disent, ça va créer tant d’emplois, systématiquement le public doute de ces chiffres. D’ailleurs, c’est le sujet sur lequel on nous demande le plus d’expertises, c’est-à-dire des contre-expertises sur le nombre d’emplois générés par le projet.’ - Chantal Jouanno

L’éolien au centre des débats

Pour François Bost, l’énergie éolienne cristallise le débat sur les renouvelables depuis plusieurs années, alors que les parcs éoliens ont commencé à voir le jour il y a vingt ans et se dénombrent aujourd’hui à 1350. ’Il y a à peu près 8 500 mats d’éoliennes en France, donc ça se voit dans le paysage.’ La visibilité de l’éolien explique les débats qu’il génère dans le monde rural, et notamment dans le cadre de la campagne présidentielle à l’initiative du Rassemblement National.

Une étude publiée cette semaine dénombre en première le nombre de mats d’éoliennes en France. Elle met en évidence la fracture territoriale en terme de parcs éoliens : les Hauts de France (1863 éoliennes) et le Grand Est (1846 éoliennes) arrivent largement en tête, en raison des forts vents d’ouest qui les traversent. Néanmoins, d’autres régions comme celle du Rhône seraient également adaptées à l’énergie éolienne mais ne sont pas exploitées.

Des projets plus soucieux des intérêts locaux

Pour François Bost, ’un projet réussi, c’est un projet qui part sur de bonnes bases, qui est compris. Ça ne sert à rien de cacher les conséquences de nouveaux parcs d’activité. Et puis surtout faire comprendre aux populations qu’elles ont des attentes légitimes et que ça va participer à la transformation positive des territoires.’

L’énergie solaire, moins visible et inaudible, rentable, s’étend aujourd’hui à bas bruit à travers la France, malgré des dépendances en raison des matières premières utilisées dans la production de panneaux photovoltaïques. Notamment, ’le développement de l’agrivoltaïsme associe en un même lieu l’agriculture et la production d’énergie et l’agriculture par une technique éprouvée de surélevation des panneaux solaires à quatre mètres pour laisser passer les troupeaux. Et là, les agriculteurs sont demandeurs, parce qu’ils y voient un complément de revenu, les revenus des agriculteurs sont en baisse et à un moment où on va vers une révision de la Politique Agricole Commune qui va priver la France d’un milliard d’euros de subventions.’ - François Bost

Thèmes associés : Environnement Info Développement durable Énergies renouvelables Débats d’actualité François Bost Chantal Jouanno

L’équipe : Jean Leymarie Production - Cyril Marchan Production déléguée - Léa Sabourin

Production déléguée - Audrey Dugast Collaboration - Manon de La Selle Collaboration - Max Schneider Collaboration - Alexandre Choquet Collaboration - Vivien Demeyère Réalisation

Aide et contacts Nous contacter Questions fréquentes (FAQ) La Médiatrice Votre avis sur le site

Source : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-invite-e-des-matins-d-ete/energies-renouvelables-en-france-ce-qui-marche-ce-qui-bloque-5057758

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  • Passer en revue les Energies marines avec Wikipédia
    La notion d’énergie marine ou d’énergie des mers désigne l’ensemble des énergies renouvelables extraites ou pouvant l’être du milieu marin1.

Cartographie des types d’énergies marines selon leur intermittence et leur distance à la côte - ENEA Consulting2.

Cliquer sur les images pour agrandir

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/86/Hydrolienne_Sabella_D10.JPG/170px-Hydrolienne_Sabella_D10.JPG

Hydrolienne (Sabella, ici à Brest en 2015.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/41/Tidalenergyturbine.jpg/170px-Tidalenergyturbine.jpg

Turbine de récupération de l’énergie du courant (septembre 2006).

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/ae/StreamWings.gif/170px-StreamWings.gif

Exemple de mécanisme de récupération de l’énergie du courant, autostable, dit « à hydrofoils oscillants ».

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/af/Evopod_in_Strangford_Lough_2008.jpg/170px-Evopod_in_Strangford_Lough_2008.jpg

Evopod (turbine de subsurface), 2008.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3d/Evopod_lighter.jpg/170px-Evopod_lighter.jpg

Evopod, schéma.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/25/Seaflow_raised_16_jun_03.jpg/170px-Seaflow_raised_16_jun_03.jpg

Turbine immergeable bipale (16 juin 2003).

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e9/SeaGen%2C_Strangford%2C_June_2011_%2802%29.JPG/170px-SeaGen%2C_Strangford%2C_June_2011_%2802%29.JPG

Turbine immergeable à 2 hélices bipales (juin 2011).

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/7f/Jiangxia_Tidal_Power_Station.JPG/170px-Jiangxia_Tidal_Power_Station.JPG

Petite usine marémotrice (Chine).

Potentiel énergétique

Les mers et océans représentent 71 % de la surface du globe. Ils pourraient en théorie fournir 30 000 GTep à partir du seul rayonnement solaire sur leur surface, 40 GTep par la force du vent en mer, dont une partie se transforme en houle et vagues, et 2 GTep par la force des courants de marées dus principalement à l’attraction lunaire. Il faut ajouter à cela l’énergie potentielle liée aux différences de température selon la profondeur et celle des gradients de salinité dans les estuaires. À titre de comparaison, pour 2050, les besoins de l’humanité sont estimés à 16,5 GTep. C’est l’une des ressources importantes3 de la transition énergétique.

Pendant longtemps les énergies des mers ont été les oubliées des budgets de R&D : en France, elles représentaient 0,1 % sur les 8 % du budget consacrés aux énergies renouvelables (période 1987 – 2001)4. Selon Manicore en 2008, le potentiel de ces énergies souffre de contraintes de localisation et (pour l’éolien offshore) d’un caractère diffus et intermittent5. Dans les années 2010, des éoliennes flottantes apparaissent et des moyens nouveaux de récupérer l’énergie de la houle sont envisagés ou testés. De nouveaux moyens de stocker l’électricité et les smart grids (ex : GreenLys en France6) permettent aussi d’augmenter la capacité des réseaux électriques à intégrer des énergies intermittentes.

Typologies

Les énergies marines incluent :

  • la biomasse-énergie d’origine marine (qui nécessite un processus intermédiaire de séchage, fermentation/méthanisation, combustion, etc.)
  • l’énergie solaire captée au-dessus de la mer (dopée par la réverbération de l’eau)
  • les hydrocarbures extraits sous les fonds marins, car ne constituant pas une source d’énergie renouvelable
  • L’éolien terrestre.
    Dans le monde - Cet article doit être actualisé (mai 2013).

Des passages de cet article ne sont plus d’actualité ou annoncent des événements désormais passés. Améliorez-le ou discutez-en. Vous pouvez également préciser les sections à actualiser en utilisant section à actualiser.

De nombreuses expériences ou projets sont en cours, dont certains comme celui au Japon (projet de centrale offshore 

Ce lien renvoie vers une page d’homonymie de 13 milliards de yens, soit 121 M€, qui devait être achevé en 2012) visent à tester plusieurs formes d’énergie marine (énergie marémotrice, houlomotrice et exploitant le différentiel de température entre surface et profondeur)9.

Europe

En Europe, l’UE dispose d’une importante façade maritime, de compétences ad hoc et d’un potentiel élevé en énergies renouvelables, dont ’marined’10. La Commission européenne a prévu dans son « plan climat » (23 janvier 2008) pour l’UE-27 un objectif global de 20 % d’énergies renouvelables dans la consommation d’énergie finale d’ici à 2020, tous usages confondus, électricité, chaleur et carburants.
Le Conseil européen (11 et 12 décembre 2008) a validé le paquet énergie/changement climatique. Ce cadre semble propice à la R&D en matière d’énergies marines, via notamment un centre Européen pour les Énergies Marines11

France

La France dispose d’une importante façade maritime et de vastes territoires ultramarins (plus de 10 millions de kilomètres carrés), où existent des potentiels énergétiques parmi les plus importants au monde en termes de ressources d’énergie marine. Selon EDF (2008), ce potentiel pourrait être mis à contribution pour diminuer l’empreinte carbone de la France12 et respecter l’engagement français d’atteindre 23 % d’énergies renouvelables dans la consommation d’énergie finale avant 2020. Le rapport du COMOP (Comité Opérationnel) « Énergies renouvelables » du « Grenelle de l’environnement », rappelle qu’atteindre ces 20 % implique d’augmenter de 20 millions de Tep la part des renouvelables dans la consommation d’énergie finale, avant 2020. Pour 2050, la loi POPE impose une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’au moins un facteur 4, ce qui impliquera une part bien plus importante des énergies renouvelables (dont électrogènes). Ce développement doit être soutenable et donc contribuer à une exploitation raisonnée et raisonnable des océans, dans le cadre d’une gestion intégrée du littoral et en accord avec les futures aires marines protégées et leurs plans de gestion (ex : sites « Natura 2000 en mer », 29 ZPS (zones de protection spéciale et de nombreux sites d’importance communautaire).

  • Dans les années 2000, le monde industriel et divers acteurs économiques13 s’intéressent au domaine14.
  • En 2008 en France, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie souhaite développer le mix électrique français15 et propose un outil d’aide à la décision pour aider les préfets à juger les demandes d’autorisation d’implantation des projets utilisant les énergies marines (incluant l’éolien offshore).
    Des cartes détaillées ont été faites à partir de données telles que la ressource en énergie, mais aussi la présence d’écueils, d’amers, de balisages ; de contraintes réglementaires liées par exemple aux zones protégées ; des usages (baignade, pêche, plaisance, transport) ; de la bathymétrie, des câbles électriques de raccordement au littoral. Chaque site dispose, pour divers types d’énergie d’indices de faisabilité et de potentiel, compris entre 0 et 1. Des cartes de synthèse sont publiées sur CD-Rom à destination des préfets (qui sont libres de les diffuser) ; Des études sur l’énergie de la houle sont soutenues avec notamment le projet SEAREV (français). Une plateforme d’essais est installée en mer (au large des Pays de la Loire) pour tester des systèmes de production d’électricité à partir des vagues16. L’Académie de marine accueille une conférence de B Gindroz, Les Océans : sources d’énergie 17.
  • En France, la première hydrolienne sous-marine a été immergée par Sabella à l’embouchure de l’Odet en 2008. Il s’agissait d’un prototype de 10 kW dont la turbine faisait 3 m de diamètre18.
  • Selon Ifremer et certains prospectivistes, les EMR sont une piste d’avenir et un défi à relever pour 203019
  • en 2011, à la suite du Grenelle de la mer, un appel à manifestation d’intérêt pour les énergies marines est lancé avec l’aide du Fonds démonstrateur de recherche. Une « feuille de route EMR » est construite avec un groupe d’experts fournis par l’industrie, la recherche publique, un pôle de compétitivité (Pôle Mer Bretagne) et l’ADEME20. est en préparation (mai 2011) par le « Conseil d’orientation pour la recherche et l’innovation navales » (CORICAN)21 ;
  • en 2012, le conseil régional de Bretagne, avec le soutien du CESR22 accorde 19 millions d’euros au développement des énergies marines23 ;
  • début 2013, un premier site d’essai hydrolien estuarien (SEENEOH24) sera installé en un point proche du Pont de Pierre en plein cœur de la ville de Bordeaux. Il permettra aux développeurs de technologies hydroliennes d’y tester la résistance, la performance et l’impact de cette technologie sur l’environnement.
    Ce projet est intégré à l’institut d’excellence des énergies marines « France Énergie Marine25 » créé au lendemain du Grenelle de la mer, et labellisé par l’État ;
  • Fin 2012, le mégawatt-heure-EMR est estimé26 à 165 € environ, mais pourrait dans le futur tomber à 100 € avec l’amélioration de l’efficience, des savoir-faire et les économies d’échelle.
  • 21 janvier 2013 : Jean-Marc Ayrault (Premier ministre) fait part d’un projet de programme de recherche sur les hydroliennes, et d’un projet de 3e appel d’offres EMR/éolien21 ;
  • Les professionnels de la mer (GICAN) plaident pour deux scénarios pour lesquels ils ont estimé le nombre d’emplois qu’ils pourraient générer :
  • 6 GW d’EMR en 2020 avec 37 000 emplois, dont 10 000 directs27 qui pourraient être créés selon une étude d’Indicta présentée le 17 janvier 2013 par le Groupement des industriels des constructions et des activités navales (Gican)21.
  • 15 GW (scénario médian) à 20 GW (scénario volontariste) d’ici 2030, si le soutien public se concrétise et se poursuit, avec alors 55 000 à 83 000 emplois directs et indirects. Dans ce cas l’éolien posé serait stabilisé à 6 GW, l’hydrolien fournirait 3 GW et l’énergie houlomotrice associée à l’énergie thermique des mers produirait 2 GW, complétés par de l’éolien flottant pour 4 GW dans le scénario médian et 9 GW pour la variante « volontariste »21 ;
    • Les entreprises qui en bénéficieraient sont dans le secteur maritime pour 70 %, avec 30 % dans l’industrie, suivi par le transport, les services maritimes et l’océanographie (19 %), l’exploitation pétrolière et gazière offshore (13 %) et des activités spécifiques aux EMR (8 %)21.
      - 400 entreprises seraient déjà positionnées ou envisagent de gagner ce secteur.
    • 43 % des parts du secteur EMR concernerait l’éolien, devant l’hydrolien (19 %), l’éolien flottant (18 %), l’énergie houlomotrice (16 %) et l’énergie thermique des mers (4 %).
    • Selon le Gican les 6 GW attendus pour 2020 pour l’éolien en mer seront difficile à atteindre sans un nouvel appel d’offres hydrolien à ajouter aux deux appels d’offres éolien offshore. Des hydroliennes pourraient être posées au large du Raz Blanchard (Basse-Normandie) pour une puissance totale ’de quelques centaines de mégawatts (MW)’21.
    • Pour l’éolien flottant, le Gican espère un second appel à manifestation d’intérêt (AMI) de l’Ademe21.
    • En termes de francisation des technologies, la France maitrise, selon le GICAN, le solaire et l’éolien sur terre ou posé en mer et pourrait selon Patrick Boissier (PDG du groupe public DCNS) se rattraper sur l’hydrolien, marché de niche qui pourrait faire vivre les chantiers navals français (selon le Directeur général de STX France, 50 hydroliennes/an équivaudrait à la somme des contrats de construction de navires actuels du pays21.
  • Différents projets sont en cours en France : Sabella a immergé son hydrolienne Sabella D10 de 1 MW dans le Passage du Fromveur en juin 2015, en faisant la première hydrolienne raccordée au réseau en France28 ; DCNS a racheté fin 2012 le développeur de turbines irlandais Open Hydro et doit installer un prototype sur le site d’essais « France Énergies Marines » à Paimpol-Bréhat29 ; Alstom a racheté le développeur de turbines britannique TGL début 201330.
  • En 2016, partant du principe que la structure marine la plus maîtrisée est le navire, un projet collaboratif de prototype « MLiner » pourrait être mis en construction d’ici 2020 par Geps Techno31, start-up française, projet de production multi-énergie (éolien, solaire, hydrolien et houlomoteur), le tout sur une unique plateforme maritime flottante compacte et nomade (270 m de long, 90 m de large, soit plus grande qu’un porte-avion)32. Les énergies complémentaires et un système hybride de stockage embarqué permettront de lisser la production et de mutualiser les coûts d’infrastructure (avec notamment un seul câble et un seul support, mobile) pour une production attendue de 50 à 60 MW. Ce projet s’appuiera sur les résultats du projet PH4S [archive] qui a été mis à l’eau en juillet 201533.
    En avril 2013, un rapport34 fait le point sur les potentiels industriels, environnementaux et juridiques des énergies marines35 et un nouvel AMI (appel à manifestations d’intérêt) consacré aux énergies marines renouvelables est lancé le 14 mai 2013 par l’ADEME, dont le but est de développer des ’briques technologiques’ de systèmes d’énergies marines36. Un autre AMI visant à la création de fermes pilotes hydroliennes dans le raz Blanchard, le raz de Barfleur et le passage du Fromveur était attendu à l’été 2013.

Le Conseil national de l’industrie (CNI), en lien avec le Comité stratégique des filières éco-industries (Cosei) a proposé au Premier ministre 31 mesures de relance économique (dans le cadre du Pacte national)37. Huit sont en faveur des énergies renouvelables dont l’une est une demande de simplification procédurale des autorisations d’installation concernant les énergies marines, incluant la possibilité de ’faire passer des canalisations privées dans les espaces remarquables pour les projets d’énergies renouvelables marines’, propositions appréciées par le SER qui les estime nécessaires pour atteindre l’objectif 2020 de 6 GW d’éoliennes offshore françaises, voire pour devenir leader en énergies marines (la France est le 2e gisement naturel hydrolien européen)37. Ceci suscite l’hostilité des pêcheurs et riverains37.

Un site d’essai en mer : dit « SEM-REV », de 1 km2, situé sur le « banc de Guérande - balisée et référencée pour éviter la navigation en son sein »)38, il a été inauguré par le CNRS et Centrale Nantes en août 2015, au large du Le Croisic (Loire-Atlantique). Il est instrumenté (bouées météorologiques, « profileurs de courant acoustiques » houlographes directionnels...) et raccordé au réseau électrique (8 MW de capacité) pour mieux étudier et comparer les prototypes et démonstrateurs à tester in situ38. Avant son entrée en fonction 39 projets étaient sur liste d’attente dont CETO (Carnegie Wave Energy) ou Floatgen (Ideol), trois d’entre eux pouvant être accueillis simultanément par le réseau électrique. Le contrôle distant à terre (filaires et radio-HF) Il est basé au Croisic, dans le parc de Penn-Avel où les scientifiques et techniciens pourront étudier le comportement de chaque unité testée, avec aussi une connexion temps-réel avec l’école centrale de Nantes. Le projet approche les 20 M€, devant être apportés par le contrat de projets État-Région 2007-2013 et l’Europe (FEDER)38.

Début 2017 DCNS annonce créer une filiale ’DCNS Énergies’ dédiée à trois technologies : énergie hydrolienne, énergie thermique des mers et flotteurs pour l’éolien marin39.

Formation continue : un module certifiant dédié aux EMR a été créé par « Centrale Nantes » et l’Université de Nantes en 2016-2017 ; les 4 premiers détenteurs du certificat « Référent Énergies Marines Renouvelables – EMR » en sont sortis le 17 mai 2017, après avoir bénéficié de 9 modules de cours (17 jours/143 h) relatifs aux enjeux du secteur, de l’ingénierie des projets à l’exploitation des machines, en passant par la législation sur l’espace marin et l’énergie, l’intégration des principes de GIZC (Gestion intégrée des zones côtières), des méthodes d’essais, le dialogue avec les bureaux d’études et les bases d’une structure certifiée (fixe ou flottante), la chaîne de conversion d’énergie du convertisseur primaire au réseau40,41.

La filière affirme avoir permis la création de 4 800 emplois en 2020. Les investissements dans le secteur ont atteint 1,5 milliard d’euros en 202042.

Ecobilans

Les écobilans doivent être fait pour chaque type de moyen de conversion de l’énergie marine en électricité (ou hydrogène...). De plus les impacts environnementaux varient selon le lieu d’implantation et seront plus ou moins bien compensés par les bénéfices liés au caractère ’propre’ et ’renouvelable’ de ces énergies.

Les technologies d’évaluation et de surveillance environnementale du milieu marin s’améliorent43 et de tels bilans commencent à être publiés44,45,46. De plus certains des effets possibles pourrait n’apparaître qu’à moyen ou long terme et ces installations sont généralement jeunes, et les impacts des énergies marines sur les écosystèmes marins pourraient augmenter avec le développement du nombre des installations.

Selon une étude (2016) basée sur les premières analyses de cycle de vie disponibles, et qui serait la première à comparer divers dispositif utilisant les vagues, les courants et les marées, ces 3 sources d’énergie seraient respectivement potentiellement huit, 20 et 115 moindres que ceux utilisant le charbon, en moyenne et pour cinq catégories d’impact considérées47. Les auteurs concluent cependant que si le bilan carbone des énergies marines est excellent, pour être qualifiée de « technologies vertes », leurs effets à moyen et long termes sur les écosystèmes marins et les espèces marines doivent être mieux étudiés car encore mal cernés et mal compris47.

Si l’on ne tient pas compte des effets sur la biodiversité (faute de pouvoir bien les mesurer à ce jour), mais en tenant compte des effets sur le changement climatique, la pollution particulaire, la toxicité pour l’homme, l’écotoxicité marine et du risque d’épuisement de métaux, notamment rares et précieux, alors les 3 grands types analysés d’énergies marines avaient en moyenne des impacts de 1,4 à 1,8 fois plus élevé que ceux estimés pour une centrale éolienne offshore de puissance identique, mais 13 à 21 fois plus faible que pour une centrale à charbon (sauf pour la catégorie ’épuisement des métaux’ pour laquelle les dispositifs utilisant le courants de marée avaient environ 10 fois plus d’impact)48.

En termes d’émissions particulaires et d’effets sur le climat, les centrales utilisant la houle, le courant auraient des performances comparables à celle des centrales éoliennes ou solaires, l’usine marémotrice étant encore plus performante (comparable à l’hydroélectricité)48.

En termes d’utilisation/émission de produits toxiques ou écotoxiques, le bilan est moins clairement en faveur des énergies marines et marémotrice mais tout en surpassant de loin la production d’électricité à partir de la houille48.

Les comparaisons avec l’électricité produite via le gaz naturel varient plus, notamment concernant l’épuisement des métaux et de l’écotoxicité humaine et marine, mais les énergies marines auraient jusqu’à 38 fois moins d’impacts en termes de pollution particulaire et de contribution au changement climatique48.

Leur performance environnementale globale est bonne, mais il reste quelques incertitudes concernant leurs effets écosystémiques ; La perturbation éventuellement induite pour les mammifères et oiseaux par ces installations, surtout si elles deviennent nombreuses est encore mal connue. D’éventuels effets du bruit sous-marin49 ou des champs électromagnétiques sur la faune et les écosystèmes marins pourraient exister et n’ont pas été très étudiés. Et - même si ceci pourrait changer à l’avenir - un point faible des énergies marines (telles qu’actuellement développées) est que leurs technologies nécessitent 11 fois plus de métal que la production à base de charbon, et 17 fois plus que pour une centrale à gaz classique. Cette dépendance à des ressources en métaux existe aussi avec les énergies éolienne et solaire48. Mais pour les cinq catégories d’impact, les impacts environnementaux d’une usine marémotrice seraient un tout petit peu plus élevés (en moyenne 1,1 fois plus) que ceux des centrales hydroélectriques48. Et un peu plus que l’éolien offshore (1,5 fois plus). Les systèmes utilisant l’énergie de la houle sont moins bien placés (trois fois plus d’impacts que l’éolien offshore), mais dans tous les cas l’écobilan des énergies marines est bien meilleur que celui du charbon ; huit fois meilleur pour l’énergie des vagues), 20 fois pour le courant et 115 fois pour une usine marémotrice48.

Certaines structures immergées ont un effet récif artificiel, qui peut favoriser certaines espèces. On a montré par ailleurs que les dispositifs à longues durées de vie et peu exigeant en entretien matériel ont aussi un impact environnemental moindre, un élément à prendre en compte pour l’écoconception des matériels du futur48.

Sour ce l’article complet avec Notes et références sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_marine

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  • Point officiel sur les Énergies marines renouvelables – Rétrospective du mercredi 12 décembre 2018 – Documentation officielle ‘ecologie.gouv.fr/energies-marines-renouvelables’
    Les énergies marines renouvelables comprennent l’ensemble des technologies permettant de produire de l’électricité à partir de différentes forces ou ressources du milieu marin : la houle, les courants, les marées, le gradient de température entre les eaux de surface chaudes et les eaux froides en profondeur.

Chacune de ces filières a un degré de maturité et des perspectives de développement spécifiques à plus ou moins long terme. Les technologies renouvelables en mer sont pour la plupart au stade de la recherche et de l’expérimentation. Aujourd’hui, à l’exception notable de l’usine marémotrice de la Rance, il n’y a pas encore de parc de production en France, mais de nombreux projets de démonstration sont en cours de déploiement.

Présentation des différentes énergies marines renouvelables

L’énergie hydrolienne

L’énergie hydrolienne est produite par l’énergie des courants de marée qui sont concentrés dans certains endroits près des côtes. On peut comparer une installation hydrolienne à une éolienne sous-marine. Plus le courant est fort, plus l’énergie produite sera importante. La côte Nord-Ouest de la France, où les courants sont particulièrement puissants, est propice au développement de cette énergie.

Focus sur quelques projets phares :

  • En Bretagne : la turbine de l’hydrolienne Sabella D10 a été immergée par 55 mètres de fond durant un an dans le Fromveur, entre les îles de Molène et d’Ouessant. Cette turbine est la première hydrolienne française à avoir injecté de l’électricité dans un réseau, celui de l’Ile d’Ouessant. Prochaine étape : elle sera replongée à l’automne pour 3 ans.
  • En Bretagne : depuis 2012, un démonstrateur a été lancé par EDF à Paimpol-Bréhat et a franchi une étape importante avec l’immersion d’un premier prototype d’une puissance de 0.5 MW, conçu par la société Open-Hydro (filiale de DCNS). Prochaine étape : cette hydrolienne est immergée pour être testée en conditions réelles et confirmer la viabilité de cette technologie, tant au niveau technique, qu’économique et environnementale, avant le déploiement de l’ensemble du parc qui comprendra au final 4 hydroliennes d’une puissance totale de 2 MW.

L’énergie marémotrice

Elle consiste à profiter du flux et du reflux de la marée pour alternativement remplir ou vider un bassin de retenue en actionnant des turbines incorporées dans le barrage, qui entraînent un générateur d’électricité. Le potentiel de cette énergie est très distribué mais l’évaluation du gisement disponible reste à faire.

Focus sur un projet phare

  • La France est aujourd’hui un des pays pionniers dans cette technologie avec l’usine marémotrice de la Rance.

L’énergie houlomotrice

Produite par le mouvement des vagues, la houle, l’énergie houlomotrice est une forme concentrée de l’énergie du vent. Quand le vent souffle sur la mer, des vagues se forment et concentrent cette énergie. La houle peut voyager sur de très longues distances et apporter sur une côte de l’énergie collectée au large. Plusieurs démonstrateurs sont actuellement en cours de test dans le monde, cette technologie étant aujourd’hui à un stade très amont de développement.

Focus sur un projet phareL’énergie houlomotrice est notamment développée dans le cadre du projet S3, soutenu par le Programme des investissements d’avenir, au sein de l’École centrale de Nantes avec SBM et l’IFPEN, visant à réaliser et tester en conditions réelles un démonstrateur houlomoteur à base de polymères électro-actifs.

L’énergie thermique des mers

L’énergie thermique des mers est une technique particulièrement adaptée dans les départements d’Outre-mer où les gradients de températures entre les eaux de surface chaudes et les eaux froides en profondeur sont plus importants qu’en métropole.

Focus sur un projet phare

  • En Martinique  : le principal projet en cours de développement est le projet NEMO. Concept de l’entreprise DCNS porté par Akuo Energy, NEMO est un projet de plateforme flottante de production d’électricité, d’une puissance de 16 MW. Ce projet a été retenu par la Commission européenne en juillet 2014 dans le cadre de l’appel à projets européen New Entrant Reserve 300 (NER 300) Les permis et autorisations ont été obtenus fin 2016. Le projet avait fait l’objet d’une enquête publique du 30 octobre au 15 décembre 2015 avec un avis favorable assorti de préconisations. NEMO est inscrit au projet de Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE)de Martinique validé par la Collectivité territoriale le 10 février 2017.

 Sea Water Air Conditionning (SWAC)

Il s’agit d’un système de climatisation où le froid est produit grâce à un réseau alimenté par de l’eau puisée en grande profondeur. Cette technologie est particulièrement intéressante dans la zone inter-tropicale et en particulier dans les territoires d’outre-mer où le développement de la climatisation est un enjeu pour les systèmes énergétiques.

Potentiel Européen pour l’Energie hydrolienne (Source : Aqua-RET)

https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/styles/standard/public/Potentiel-europeen-pr-energie-hydrolienne.png?itok=Z4F1XIXx

Potentiel européen pour l’énergie marémotrice (Source : Aqua-RET)

https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/styles/standard/public/Potentiel-europeen-pour-energie-maremotrice.png?itok=gTaTVZiH

Potentiel européen pour l’énergie houlomotrice (Source : Aqua-RET)

https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/styles/standard/public/Potentiel-europeen-pour-energie-houlomotrice.png?itok=_7QYOR2P

Potentiel de développement des énergies marines renouvelables

Potentiel en France

La France dispose d’un fort potentiel de développement pour ces technologies, compte tenu des atouts naturels de son territoire (11 millions de km² d’eaux sous sa juridiction). La ressource connue, estimée entre 2000 et 3000 MW, est concentrée majoritairement au large des côtes de Normandie, de Bretagne et des Pays de la Loire, et des opportunités sont aussi à saisir dans les territoires d’outre-mer, et dans les régions Aquitaine, Languedoc-Roussillon et Provence Alpes Côte d’Azur. 

Potentiel mondial

Le potentiel total théorique des énergies marines dans le monde a été estimé par l’Agence Internationale de l’Energie entre 20 000 et 90 000 TWh/an (comme référence, la consommation mondiale d’électricité est de l’ordre de 16 000 TWh/an). La contribution de chaque technologie au potentiel total serait environ la suivante :

  • Hydroliennes et marémotrices : entre 300 et 800 TWh/an
  • Houlomotrices : entre 8 000 et 80 000 TWh/an 
  • Énergie thermique des mers : près de 10 000 TWh/an
  • Énergie osmotique : 2 000 TWh/an.
    La Grande Bretagne, et plus particulièrement l’Écosse, est le pays le plus avancé dans le domaine des énergies marines, affichant à la fois une volonté de construire une chaîne d’approvisionnement locale et d’atteindre ses objectifs ambitieux de développement des énergies renouvelables. Avec plus de 1 GW de concessions déjà accordées et un potentiel estimé à plus de 10 GW toutes technologies confondues, la Grande Bretagne devrait tenir le premier rang de capacité d’énergie marine dans la décennie à venir. 

La stratégie concernant le développement des énergies marines renouvelables

La stratégie française de développement des énergies marines renouvelables va du soutien de la recherche au soutien du déploiement commercial des technologies.

Les objectifs fixés par la programmation pluriannuelle de l’énergie concernant les énergies marines renouvelables :

 

Puissance installée

Projets attribués

 
31 décembre 2023 100 MW Entre 200 et 2 000 MW de plus, en fonction du retour d’expérience des fermes pilotes et sous condition de prix  

 Le soutien à la recherche et l’innovation

Chacune de ces filières a un degré de maturité et des perspectives de développement spécifiques à plus ou moins long terme. Les technologies renouvelables en mer sont pour la plupart au stade de la recherche et de l’expérimentation. Aujourd’hui, à l’exception notable de l’usine marémotrice de la Rance, il n’y a pas encore de parc de production en France, mais de nombreux projets de démonstration sont en cours de déploiement.

Le soutien de l’État pour accompagner ces filières vers la maturité passe avant tout par du financement de projet de recherche, de démonstration de briques technologiques, ou de fermes pré-commerciales.

Depuis 2009, plusieurs appels à projets ont été lancés sur les énergies renouvelables en mer par l’ADEME dans le cadre du programme des investissements d’avenir (PIA). Ces appels à projets visent à lever les verrous technologiques et non technologiques.

  • Un grand nombre de projets collaboratifs sont soutenus par l’Ademe, notamment des projets de démonstration de technologies pour l’hydrolien marin et l’houlomoteur.
  • Le soutien à la recherche sur les énergies marines renouvelables s’est également traduit par 2 éditions successives de l’appel à projets de l’Agence nationale de la recherche (ANR), en partenariat avec France énergies marines (FEM), dans le cadre de l’action Instituts de la transition énergétique du PIA. En deux ans, 19 projets ont été financés avec 7 M€ d’aides. Un troisième appel à projets est lancé en 2017 pour 3 M€ d’aides supplémentaires.
    Les enjeux

Pour la transition énergétique

  • Réduire les coûts de ces technologies pour les accompagner vers la maturité.
  • Augmenter la capacité installée en France pour contribuer à la transition énergétique.
    Pour l’environnement et pour les activités en mer
  • Maîtriser l’impact environnemental et prendre en compte les différents usages de la mer.
    Pour l’industrie
  • Développer la formation et l’internationalisation des compétences.
  • Créer des emplois pérennes et développer des filières industrielles pour le marché national et à l’export.
    Appel à manifestation d’intérêt pour les fermes pilotes hydroliennes 

Plusieurs prototypes sont actuellement en cours de développement et de test en France métropolitaine et les premières fermes pilotes pourraient être mises en service dans les prochaines années. La France, qui dispose des courants parmi les plus forts du monde, dispose d’un potentiel maximum évalué entre 2 et 3 gigawatts, essentiellement au large du Cotentin. Un appel à manifestation d’intérêt a été lancé par l’ADEME en octobre 2013 pour le développement de fermes pilotes hydroliennes.

Le projet Normandie Hydro, implanté dans le Raz Blanchard, au large du Cotentin, a été désigné lauréat en décembre 2014. Les enquêtes publiques pour les demandes d’autorisations administratives environnementales et d’occupation du domaine public maritime ont eu lieu à l’été 2016 pour permettre l’utilisation de l’énergie tirée, au large du Cap de la Hague en Normandie, du Raz Blanchard, l’un des courants de marée les plus puissants d’Europe.

Prochaine étape : la phase de construction est prévue en 2018.

Le soutien au développement commercial de la filière hydrolienne

Lancement d’un appel d’offres commercial concernant l’hydrolien :

Un mandat a été donné aux préfets coordinateurs de façade maritime pour identifier, en concertation avec les partenaires locaux, les futures zones des appels d’offres.

Les consultations ont été réalisées sur la base des données technico-économiques existantes.

Les différentes parties prenantes, les élus, le public, les associations environnementales comme les industriels ont été associées à ces consultations afin de construire un véritable projet de territoire.

Le Ministère de l’environnement a lancé en mars 2017 un appel d’offres pour des fermes commerciales hydroliennes et mandate dans ce cadre les Préfets de Normandie et de Bretagne, et les Préfets maritimes afin d’identifier, au sein des macro-zones proposées à l’issue de la consultation, le périmètre précis de zones permettant d’accueillir des projets de 50 à 100 MW. Suite à cette concertation approfondie avec le public et l’ensemble des parties prenantes, la procédure de dialogue concurrentiel sera lancée courant 2017.

Carte : Panorama des projets les plus avancés

Les énergies renouvelables en mer en France : panorama des projets les plus avancés

Voir in Dossier de presse – Panorama des projets les plus avancés > 4èmes Assises nationales des énergies renouvelables en mer

Ces contenus peuvent aussi vous intéresser : Solaire Biomasse énergie

Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires

Ministère de la Transition énergétique

Sites et territoires d’exception / Ministère de la Transition écologique et solidaire

Source : https://www.ecologie.gouv.fr/energies-marines-renouvelables-0

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  • Les énergies marines d’après ‘expertises.ademe.fr’ - Mis à jour le 28/02/2022
    La mer est riche en énergies exploitables sous diverses formes. Les diverses formes d’énergies marines sont les suivantes.

Photo – Eoliennes en er - © J LE GOFF / ADEME

Les diverses formes d’énergies marines sont les suivantes :

  • l’éolien en mer, posé ou flottant ;
  • l’énergie marémotrice (énergie des marées) ;
  • l’énergie hydrolienne (énergie des courants marins) ;
  • l’énergie houlomotrice (énergie des vagues) ;
  • l’énergie thermique des mers (exploitant la différence de température entre surface et grande profondeur) ;
  • l’énergie osmotique (utilisant le gradient de salinité à l’embouchure des fleuves).
    Plusieurs parcs commerciaux éoliens en ‘offshore’ posés sont actuellement en cours de développement en France. Les 4 parcs éoliens attribués lors de l’AO 1 ont débuté leur construction en 2021 pour des mises en services prévues entre 2022 et 2024.

    Entre 2020 et 2022, plusieurs débats publics sont organisés pour échanger sur de futurs projets éoliens en ‘offshore’. Le site de la Commission nationale du débat public recense l’ensemble des débats en cours auxquels tous les citoyens peuvent contribuer. On y retrouve notamment les liens vers les commissions particulières suivantes :

Normandie ; Bretagne Sud ; Méditerranée ; Sud Atlantique.

L’éolien offshore flottant connaît également un essor important en France grâce à une forte mobilisation de l’industrie et aux premiers retours d’expériences de l’éolien offshore posé. Quatre fermes pilotes sont en cours de développement en France. La programmation pluriannuelle de l’énergie prévoit l’installation de 5,2 à 6,2 GW de projets à l’horizon 2028.

État des énergies marines

On constate un intérêt grandissant pour les énergies marines et les projets de « démonstrateurs » au niveau international se multiplient. Le Royaume-Uni a été précurseur dans le domaine grâce à des financements de projets importants en raison d’une ressource énergétique élevée du fait de sa situation insulaire : un centre d’essai, l’EMEC, a ainsi été créé en 2003, puis le Wave Hub en 2010.
Plusieurs démonstrateurs ont également été déployés en Irlande, au Danemark, au Canada, aux Pays-Bas et au Portugal. Les USA et la Chine s’engagent également sur ce secteur. 

En France, des études et démonstrateurs à petite échelle ont été lancés à partir de 2001, et des démonstrateurs pré-commerciaux commencent à voir le jour (Particulièrement dans l’estuaire de l’Odet dès 2008, sur le site d’essai de Paimpol Bréhat depuis 2011, au large de Ouessant depuis 2016 et sur le site d’essais en milieu estuarien de SEENEOH depuis 2018).

Le site d’essais SEENEOH Le site d’essais du SEM-REV France Energies Marines

​​L’action de l’ADEME

Un soutien important a été apporté par le Programme Investissements d’Avenir (PIA) aux EMR : 5 appels à projets (AAP) ou appels à manifestation d’intérêt (AMI) spécifiques lancés, 23 projets financés et un financement total de l’ordre de 390 M€, ce qui fait des EMR la thématique ayant bénéficié du financement PIA opéré par l’ADEME le plus élevé. Des outils de financement spécifiques et ambitieux, les « fermes pilotes », ont été mis en œuvre pour accompagner l’innovation dans ces filières le plus loin possible avant le déploiement commercial.

Les AAP et AMI de l’ADEME dédiés aux énergies marines ont permis de lever des verrous technologiques et non technologiques (impacts environnementaux, économiques) dans différentes filières des énergies marines. Le projet SABELLA D10 (Démonstration pendant 1 an de l’hydrolienne SABELLA de 10 m de diamètre au large d’Ouessant et raccordé au réseau de l’île) fut le premier succès de ces AAP. Il a été suivi par le projet OceaGen, première éolienne flottante de grande puissance connectée au réseau.

Le développement de 4 fermes pilotes éoliennes flottantes est également soutenu par le PIA.

Photo - © © IDEOL BYTP ECN V. JONCHERAY - BD

https://expertises.ademe.fr/sites/default/files/assets/images/eolienne.png

Plusieurs projets issus du PIA sont toujours en cours de suivi, un bilan thématique est accessible sur la Librairie de l’ADEME chaque année, dont le bilan 2021.
Photo - © • © CMN-HYDROQUEST

https://expertises.ademe.fr/sites/default/files/assets/images/hydroquest.png

Par ailleurs, l’ADEME soutient la R&D en finançant des projets et des thèses visant à développer des nouvelles technologies ou s’intéressant à des thématiques transversales comme l’évaluation des ressources, la réglementation, les impacts environnementaux ou encore l’analyse de cycle de vie.
L’ADEME réalise également des missions d’expertise pour les ministères et participe ainsi à l’expertise des dossiers dans le domaine des énergies marines.

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  • Énergie osmotique - Le premier prototype de centrale osmotique à Tofte au sud d’Oslo en Norvège - Document ‘connaissancedesenergies.org’ - Dernière modification le 19 juin 2012

    Energie osmotique salinité

Photo - Prototype de centrale osmotique installé à Tofte (©Statkraft)

Définition

L’énergie osmotique désigne l’énergie exploitable à partir de la différence de salinité entre l’eau de mer et l’eau douce, les deux natures d’eau étant séparées par une membrane semi-perméable. Elle consiste à utiliser une hauteur d’eau ou une pression créée par la migration de molécules d’eau à travers ladite membrane. La pression d’eau en résultant assure un débit qui peut alors être turbiné pour produire de l’électricité.

La planète est recouverte à 70% par les océans qui recèlent d’énormes quantités de flux énergétiques. Ceux-ci peuvent être exploités par différents types d’énergies, appelées énergies marines. L’énergie osmotique est aujourd’hui la moins avancée de ces énergies marines du point de vue de la recherche en raison des investissements importants nécessaires et de la faible performance des membranes actuelles. La société norvégienne Statkraft a toutefois déjà mis en service un premier prototype de centrale osmotique d’une puissance de 4 kW en novembre 2009.

Fonctionnement technique ou scientifique

Principe de l’osmose -Les sels dissouts dans l’eau de mer sont majoritairement du sodium et du chlorure que l’on retrouve dans l’eau sous forme ionique Na+ et Cl-. Prenons deux réservoirs remplis pour l’un d’eau douce et pour l’autre d’une solution d’eau salée de même volume séparés par une membrane semi-perméable (également dite « sélective ») qui bloque les ions de grosse taille Na+ et Cl- et laisse passer les molécules d’eau plus petites H2O (on notera que l’eau douce contient également des sels mais en moindre quantité).

Les deux réservoirs étant de concentration saline différente, le niveau égal de chaque réservoir n’est pas une position d’équilibre. Il se produit donc une migration des molécules d’eau de la solution d’eau douce vers la solution saline au travers de la membrane semi-perméable. L’effet produit engendre une augmentation du niveau du réservoir d’eau saline et en même temps diminue la concentration saline de cette solution (alors que la concentration saline de la solution d’eau douce augmente parallèlement). L’effet s’arrête lorsque l’équilibre osmotique est atteint, c’est-à-dire l’équilibre entre les couples « pression » (hauteur d’eau) et « concentration » (en sels) de l’une et l’autre des solutions.

L’osmose inverse quant à elle consiste à appliquer une pression sur le réservoir d’eau saline afin d’inverser le sens de migration des molécules d’eau. En corollaire à l’exemple précédent, lorsque les réservoirs d’eau ne sont pas ouverts mais fermés, ce sont les pressions qui montent et non pas les niveaux d’eau.

Autrement dit, la pression osmotique correspond à la pression nécessaire pour arrêter le passage d’un solvant (eau dans notre cas) d’une solution moins concentrée (ici en sel) à une solution plus concentrée à travers une membrane semi-perméable.

Principe de l’osmose et de l’osmose inverse (©2012)

Principe de l’osmose et de l’osmose inverse (©2012)

Jusqu’à présent, l’application principale de ce principe était le dessalement de l’eau de mer ou la purification de l’eau par osmose inverse.

Application à la production d’électricité

Il est également possible d’utiliser le principe d’osmose pour produire de l’électricité en actionnant une turbine grâce à la pression osmotique. Une pression de 12 bars dans le réservoir d’eau salée confère à l’eau acheminée vers la turbine la même énergie qu’un volume d’eau chutant de 120 m dans un barrage hydroélectrique.

Concrètement, une centrale osmotique a pour objectif d’exploiter la différence de salinité là où l’eau salée et l’eau douce se rencontrent naturellement, c’est-à-dire aux embouchures des fleuves.

Les différents éléments composant ce type de centrale sont :

  • la membrane semi-perméable séparant les réservoirs d’eau salée et d’eau douce. Celle utilisée par le prototype norvégien est fabriquée en acétate de cellulose(1) ;
  • les pompes et les conduites acheminant l’eau dans les réservoirs ;
  • un échangeur de pression pressurisant l’eau salée en amont ;
  • une station d’épuration et des équipements de lavage des membranes permettant d’éviter leur encrassement ;
  • la turbine productrice d’électricité.
    Deux volumes d’eau arrivent dans la centrale : de l’eau douce pompée dans le fleuve et de l’eau salée prélevée dans la mer et filtrée, puis pressurisée dans un échangeur de pression. Dans la centrale, près de 80% à 90% de l’eau douce puisée traverse la membrane de la centrale osmotique, ce débit provoquant une surpression dans le réservoir d’eau salée et y augmentant le débit d’eau. Près d’un tiers de cette eau est acheminée vers la turbine pour produire de l’électricité tandis que les deux tiers restants sont réacheminées vers l’échangeur de pression pour pressuriser l’eau de mer entrante.

Modèle de fonctionnement du prototype de central osmotique de Tofte (D’après Statkraft et AFP)

Schéma - Modèle de fonctionnement du prototype de central osmotique de Tofte (D’après Statkraft et AFP)

Enjeux par rapport à l’énergie

Enjeu technique et énergétique

L’énergie osmotique est potentiellement exploitable par tout pays disposant d’embouchures de fleuves. Contrairement à d’autres énergies renouvelables, elle ne dépend pas des conditions météorologiques et offre une très bonne prédictibilité de production électrique. Une centrale osmotique serait susceptible de fonctionner près de 8 000 heures par an, soit près de 3 ou 4 fois plus que la durée moyenne de fonctionnement d’une éolienne.

Le développement de l’énergie osmotique est toutefois limité à ce jour par les performances de ses membranes. D’une puissance installée de près de 4 kW (puissance permettant de faire fonctionner en continu une machine à laver), le premier prototype de centrale en Norvège comporte 2 000 m2 de membrane (soit 2 W par m2 de membrane). Statkraft a pour objectif d’améliorer les performances des membranes semi-perméables afin qu’elles permettent d’atteindre une capacité de production de 5 W par m2 de membrane. Même en atteignant cet objectif, une centrale d’une puissance totale de 1 MW devrait intégrer près de 200 000 m2 de membrane. A titre de comparaison, les éoliennes terrestres possèdent en moyenne une capacité de 2 MW (mais avec un facteur de charge plus faible qu’une centrale osmotique comme indiqué précédemment) et les centrales hydroélectriques ont une puissance variant de quelques MW à plusieurs centaines de MW.

Enjeu économique 

Outre les performances, les coûts élevés de production et de nettoyage des membranes semi-perméables constituent le principal frein actuel au développement de l’énergie osmotique. En Suède, une étude de faisabilité réalisée par ABB Alstom Power a conduit à un abandon de la solution en raison d’un coût prohibitif, notamment en ce qui concerne le nettoyage des filtres et des membranes.

Enjeu environnemental

L’impact environnemental de l’énergie osmotique serait réduit puisque cette technologie se limiterait à exploiter un mélange naturel aux embouchures. Les centrales osmotiques n’émettraient aucun polluant ni bruit. Cet élément est essentiel étant donné la grande biodiversité des zones (deltas, estuaires) où ces centrales seraient installées. Des nutriments et sédiments sont en effet charriés par le cours d’eau allant vers la mer. Une embouchure est souvent prolongée sous l’eau par une zone de sédimentation.

Il existe une forte densité des activités de pêche, d’ostréiculture ou encore de conchyliculture dans les environnements « osmotiques », qui pourraient engendrer par endroits des réactions de type Nimby.

Chiffres clés

  • A l’échelle mondiale, environ 1 700 TWh pourraient être produits annuellement si l’on exploitait l’énergie osmotique à toutes les embouchures de fleuves dans le monde (la production électrique nette française atteint près de 541 TWh en 2011) selon les estimations de Statkraft. Cette production pourrait théoriquement permettre de couvrir près d’un dixième des besoins mondiaux en électricité(2).
  • En 2012, les travaux de recherche permettent d’atteindre une capacité osmotique de près de 3 W par m2 de membrane semi-perméable installée.
  • Selon Statkraft, il faut mélanger 1 m3 d’eau douce par seconde à 2 m3 d’eau de mer pressurisée à 12 bars dans une centrale osmotique pour que celle-ci obtienne une capacité de production de 1 MW.
    Zone de présence

La société norvégienne Statkraft a mis en service en novembre 2009 le premier prototype de centrale osmotique à Tofte, à près de 50 km au sud d’Oslo.

La Norvège présente un potentiel de production important estimé à près de 12 TWh par an. La France est également privilégiée par sa façade littorale (3 mers/océans et de très nombreux fleuves).

Passé et présent

Le procédé d’osmose a été développé au début des années 1960 par les chimistes américains Sidney Loeb et Srinivasa Sourirajan qui mettent au point une membrane portant leurs noms. Celle-ci permet alors de déminéraliser l’eau de mer. L’idée d’exploiter l’énergie osmotique à des fins de production électrique est née dans les années 1970-80. Le premier prototype de centrale à énergie osmotique n’a toutefois été mis en place qu’en 2009, comme expliqué précédemment.

Futur

Le prototype de Tofte est censé fonctionner jusqu’à 2015, date à laquelle une installation pilote de 1 à 2 MW devrait être construite. A plus long terme, Statkraft souhaite construire une centrale à énergie osmotique de 25 MW afin de couvrir les besoins en électricité de près de 30 000 ménages. Ladite centrale aurait la taille d’un stade de football et nécessiterait 5 millions de m2 de membrane (en atteignant l’objectif de Statkraft d’une capacité de 5W/m2 de membrane installée). Des ruptures technologiques, issues des nanobiotechnologies ou de l’électro-osmose, sont attendues pour faire baisser les coûts.

Notons qu’il est également possible de produire de l’énergie grâce au gradient de salinité en utilisant des procédés d’électrodialyse inversée (on ne laisse passer qu’un type d’ions positifs ou négatifs), une méthode encore au stade de la recherche aux Pays-Bas.

Sources / Notes : (1) Une matière plastique également utilisée dans les montures de lunettes.
(2) Selon l’AIE, la consommation mondiale d’électricité atteint 18 456 TWh en 2009.

France Énergies Marines - L’énergie osmotique en bref, Statkraft - « Les énergies renouvelables aujourd’hui et demain », sous la direction de Jean Hladik, Ellipses

Source : https://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/energie-osmotique

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  • Énergie osmotique : qu’est-ce que c’est ? – D’après ‘Futura Science’

    Schéma de fonctionnement d’une centrale électrique osmotique. L’eau saumâtre, donc salée (en bleu), passe dans un compartiment séparé par une membrane semi-poreuse d’un compartiment alimenté en eau douce (en vert). Par osmose, l’eau passe à travers la membrane vers la masse d’eau la plus salée, pour la diluer. Le niveau baisse d’autant dans le compartiment d’eau douce et provoque une augmentation de pression dans l’autre. Celle-ci est alors exploitée pour faire tourner une turbine productrice d’électricité. © Statkraft

Schéma de fonctionnement d’une centrale électrique osmotique

L’eau saumâtre, donc salée (en bleu), passe dans un compartiment séparé par une membrane semi-poreuse d’un compartiment alimenté en eau douce (en vert). Par osmose, l’eau passe à travers la membrane vers la masse d’eau la plus salée, pour la diluer. Le niveau baisse d’autant dans le compartiment d’eau douce et provoque une augmentation de pression dans l’autre. Celle-ci est alors exploitée pour faire tourner une turbine productrice d’électricité. © Statkraft 

L’énergie osmotique fait référence à un procédé utilisant l’osmose, ou l’osmose inverse, dans le but de produire de l’électricité. Cette filière exploite la pression hydrostatique apparaissant lorsque deux liquides présentant des concentrations en soluté différentes sont mis en contact par le biais d’une membrane semi-perméable.

La production d’électricité par osmose est principalement utilisée au niveau des estuaires, car il est aisé d’obtenir simultanément de l’eau douce et de l’eau de mer.

Source : https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/energie-renouvelable-energie-osmotique-11984/

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  • L’énergie osmotique présentée par Wikipédia
    L’énergie osmotique est l’énergie qu’il serait possible d’obtenir au voisinage des estuaires (où l’eau douce fluviale se mélange à l’eau salée de la mer), en exploitant le principe d’osmose qui se produit en continu au niveau d’une membrane appropriée séparant des masses d’eau de salinité différente.

Technologies - Deux technologies, l’électrodialyse inverse (RED) et l’osmose à pression retardée (PRO) font l’objet d’un usage commercial aux Pays-Bas (RED)1 et en Norvège (PRO)2.

En juillet 2016, des chercheurs de l’école polytechnique fédérale de Lausanne publient une étude montrant qu’il serait théoriquement possible, avec une membrane de disulfure de molybdène épaisse de trois atomes dont 30 % de la surface serait couverte de nanopores, de générer une puissance électrique d’1 MW/m2. Jusqu’à présent, les chercheurs ont travaillé sur une membrane dotée d’un seul nanopore, mais si le potentiel de cette technologie était confirmé, l’énergie osmotique pourrait jouer un rôle majeur dans la production d’énergie renouvelable car, contrairement à l’éolien et au solaire, elle peut être produite en continu3.

Prototypes - En mars 2022, la Compagnie nationale du Rhône (CNR) et la start-up Sweetch Energy lancent un projet d’installation du premier pilote industriel de centrale osmotique dans le delta du Rhône, avec une membrane innovante à mailles nano qui aurait, selon ses concepteurs, des performances vingt fois supérieures et un coût du matériau 100 % biosourcé, 5 à 10 fois moindre. Le potentiel du delta avoisine les 4 TWh4.

Source de l’article avec Notes et références : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_osmotique

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  • Qu’est-ce que l’énergie osmotique ? – Description comparée, définition, avantages et inconvénients - 25/03/2022 – Document ‘linfodurable.fr’
    L’énergie osmotique fait partie des énergies marines. Elle est capable de produire de l’électricité à partir de la pression induite par la différence de salinité entre l’eau de mer et l’eau douce des fleuves. Non exploitée pour des raisons technologiques, elle pourrait pourtant couvrir dans l’avenir un tiers de nos besoins énergétiques.

L’énergie osmotique : définition et intérêt  : 

L’énergie osmotique est une énergie renouvelable appartenant au groupe des énergies marines. Elle est capable de produire de l’électricité à partir du mouvement chimique des molécules créé par la différence de salinité entre l’eau de mer et l’eau douce des fleuves lorsqu’elles se rencontrent. Ce mouvement s’appelle l’osmose, son potentiel énergétique est comparable à une chute d’eau.

Cette énergie est au stade de l’expérimentation. Aucune centrale osmotique n’a été construite à ce jour. Toutefois, elle est très prometteuse puisqu’elle peut être produite partout dans le monde à l’embouchure des fleuves. Au niveau mondial, elle pourrait produire 1.700 TWh d’électricité par an, ce qui est considérable (le nucléaire en produit 2.700).

Fonctionnement de l’énergie osmotique :

  • L’eau douce et l’eau de mer sont pompées dans leur milieu naturel
  • L’eau de la mer est filtrée puis pressurisée dans un échangeur de pression
  • 80 à 90% de l’eau douce pompée traverse une membrane semi-perméable, ce qui provoque une surpression dans le bassin d’eau salée et augmente le débit. 1/3 de cette eau est dirigée vers une turbine pour y produire de l’électricité. Le reste est acheminé vers l’échangeur de pression pour pressuriser à nouveau l’eau de mer pompée
    Bon à savoir : L’état cherche à favoriser les installations de matériel centré autour des énergies renouvelables. Pour cela le gouvernement propose des aides financières et une prime énergie aux particuliers ou professionnels qui souhaitent avancer sur ce type de projets.

1. L’énergie osmotique : est-elle le futur de l’énergie ?

Il est difficile d’évaluer la place de l’énergie osmotique parmi les énergies renouvelables dans le futur. Ce qui est sûr, c’est qu’une centrale osmotique aurait de nombreux avantages : elle produirait une énergie totalement propre (sans aucun polluant) et sans bruit (à l’inverse de l’éolien par exemple). De plus, elle serait capable de couvrir 1/10 des besoins en électricité.

2. Avantages et inconvénients de l’énergie osmotique

La recherche avance sur le sujet en vue d’éliminer les inconvénients majeurs de l’énergie osmotique, notamment le faible rendement des membranes semi-perméables.

Avantages de l’énergie osmotique :

  • Renouvelable
  • Aucune dépendance au climat
  • Capable de fonctionner 8.000 heures par an (soit 3 à 4 fois plus qu’une éolienne)
  • Pas de rejet de CO2 ni de de problème de radioactivité
  • Peu d’aménagements des estuaires (à l’inverse d’un barrage hydraulique)
    Inconvénients de l’énergie osmotique :
  • Production de membranes à grande échelle impossible
  • Rendement limité par le manque de performance des membranes
  • Coût de production des membranes élevé
  • Estuaires déjà urbanisés ou industrialisés
    Les chercheurs tentent de mettre en place des condensateurs susceptibles de remplacer les membranes semi-perméables.

Comment est-ce que l’énergie osmotique produit-elle de l’électricité ?

Il existe deux techniques pour produire de l’électricité à partir de cette énergie : l’osmose à pression retardée et l’électrodialyse inverse.

Caractéristiques des deux techniques :

Type de techniques

Fonctionnement

Avantage

Inconvénient

Osmose à pression retardée Pressurisation de l’eau salée Phénomène naturel Membranes chères à produire
Electrodialyse inverse Migration des ions positifs et négatifs Phénomène naturel Membranes chères à produire

1. L’osmose à pression retardée

Cette technique nécessite deux bassins séparés par la membrane semi-perméable. Dans l’un se trouve de l’eau douce et dans l’autre de l’eau salée. Les molécules d’eau douce qui traversent la membrane augmentent la pression dans le bassin d’eau salée. Cette eau sous pression est envoyée dans une turbine qui fabrique l’électricité.

L’avantage est que la pression de l’eau produit de l’électricité à la manière d’un barrage hydraulique.

L’inconvénient est que la technique suscite peu d’investissements par manque d’engouement. Il faut dire qu’en l’état actuel de la recherche, une centrale osmotique nécessiterait 200.000m2 de membranes pour produire 1MW d’électricité.

2. L’électrodialyse inverse

La technique ici repose sur la composition de l’eau salée. Elle contient des ions de sodium dont la charge est positive et des ions de chlorure dont la charge est négative. L’électrodialyse inverse nécessite également deux bassins séparés par une membrane. C’est au cours de la migration des ions à travers elle que les solutions se chargent et produisent un courant électrique.

Pour pallier la faible performance de la membrane, des chercheurs de l’école Polytechnique ont mis au point avec succès une membrane d’une épaisseur de 3 atomes. Une surface d’1m2 de cette membrane serait capable de produire 1MW d’électricité.

L’avantage de cette technologie est qu’elle fait ses preuves. L’inconvénient est qu’aucune centrale n’est envisagée faute d’investissements.

Bon à savoir : l’électrodialyse reste la technologie la plus prometteuse en raison de son potentiel de rendement.

Énergie osmotique : comparaisons

L’énergie osmotique représente à l’heure actuelle seulement 0.1% du mix énergétique mondial (énergies renouvelables, énergie fossiles et énergie nucléaire).

1. L’énergie osmotique et les autres énergies renouvelables

L’énergie osmotique est une énergie verte au même titre que l’éolien, la géothermie, la biomasse ou le solaire. Le principe de l’énergie verte est qu’elle produit très peu de polluants à l’inverse des énergies fossiles dont l’exploitation génère d’importants rejets de CO2.

De plus, ces énergies dites renouvelables sont inépuisables. Si le solaire, l’éolien ou encore la géothermie nécessitent des investissements coûteux, l’énergie osmotique en revanche pourrait produire de grandes quantités d’électricité à moindre coût.

Comparaison entre les différentes énergies vertes :

 Type d’énergie renouvelable

Provenance

Usage

Pourcentage du mix énergétique verte

Inconvénients

Eolien Vent Electricité 12.7% Dépendant du climat
Solaire Soleil Electricité 4.9% Dépendant du climat
Biomasse Déchets, bois Biogaz 4% Risque de surexploitation forestière
Pompes à chaleur Air, eau, sol Chaleur 10.1% Équipements onéreux
Hydraulique Eau Hydroélectricité 19.3% Impact environnemental sur les cours d’eau
Géothermie Sol Chaleur, électricité 1.7% Impact environnemental (risque de séisme)
Osmose Mer/fleuve Electricité 0.1% Coûteux

 

Bon à savoir : Les pompes à chaleur bénéficient d’aides financières importantes de la part de l’état et des collectivités locales au titre de la transition énergétique. Les particuliers peuvent également financer leur reste à charge par un éco-prêt à taux zéro.

2. L’énergie osmotique et les énergies fossiles

Les énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole) utilisent la combustion pour produire de l’électricité. Si elles sont naturellement présentes dans le sol, elles ne se renouvellent qu’à l’échelle du temps géologique (plusieurs millions d’années).

Leurs réserves ne sont donc pas inépuisables. De plus, la combustion est à l’origine d’une très forte pollution. Malgré tout, elles représentent encore les ¾ de la consommation mondiale (transport, électricité, industrie, logement).

Comparaison de leurs principales caractéristiques :

Type d’énergie renouvelable

Provenance

Usage

Pourcentage du mix énergétique

Avantages

Inconvénients

Gaz NorvègeRussieCanada, USAIran, Qatar ElectricitéChauffageProduction d’eau chaude 20.9% Transportable Emission de gaz à effet de serrePrix volatilRéserve limitées
Charbon KazakhstanRussieAustralieEtats-Unis Electricitéchauffage 27% Grosses réserves Erosion des solsEmission de CO2Energie la plus polluante
Pétrole Moyen-Orient, Afrique, Russie, Kazakhstan ElectricitéChauffagecarburant 34.3% Transportable Pollution air et merPrix volatilRéserves limitées
Énergie osmotique Partout dans le monde électricité 0.1% Inépuisablepropre A l’état de projet

 

3. L’énergie osmotique et l’énergie nucléaire

Contrairement aux apparences, l’énergie nucléaire est considérée comme une énergie verte à l’instar de l’énergie osmotique dans la mesure où elle n’émet pas de gaz à effet de serre. Les inconvénients du nucléaire se situent au niveau des risques de fuite et de la gestion des déchets radioactifs. Ces problèmes seraient nettement moins importants si la technologie par fusion était utilisée.

L’énergie nucléaire se sert de l’uranium pour produire de l’électricité par fission. Les réserves sont très importantes (plusieurs siècles).

Principales caractéristiques du nucléaire comparées à l’énergie osmotique

 Type d’énergie renouvelable

Provenance

Usage

Pourcentage du mix énergétique

Avantages

Inconvénients

Nucléaire Afrique (Niger, Afrique du sud)Asie (Kazakhstan, Ouzbékistan, Chine, Mongolie)Europe (Ukraine, Russie)Amérique (Canada, USA, Brésil) Electricité 10.1% pour la production d’électricité Fort rendementRéserves importantesPas d’émission de gaz à effet de serre Gestion des déchetsRisques technologiquesDurée de vie d’une centrale : 40 ans
Énergie osmotique Partout dans le monde Electricité 0% Fort potentielEnergie verte Aucune centraleTechnologie onéreuse

 

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Source : https://www.linfodurable.fr/technomedias/quest-ce-que-lenergie-osmotique-definition-avantages-et-inconvenients-31505

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La Start-Up bretonne Sweetch Energy s’est associée à la Compagnie Nationale du Rhône (CNR), premier producteur français d’électricité 100 % renouvelable, pour lancer un projet ambitieux. Il s’agit de construire la première usine pilote de production à grande échelle d’électricité osmotique en France. Le site sera établi dans le delta du Rhône d’ici 2023. C’est le premier partenariat industriel français dans ce secteur.

Le but d’une telle installation est d’utiliser le potentiel incroyable de ce que l’on nomme l’« énergie bleue  ». D’après Sweetch Energy, la production mondiale que l’on peut attendre de cette énergie est de l’ordre de 27 000 TWh par an, ce qui correspond à la consommation d’électricité de toute l’humanité.

Le sel au service des énergies renouvelables

Pour rappel, le fonctionnement d’une centrale de production osmotiquerepose sur le principe qui veut qu’un flux se crée naturellement entre deux milieux aquatiques qui présentent une salinité différente. Une membrane semi-perméable sépare deux compartiments : le premier est rempli d’eau salée pompée par exemple dans la mer et le second contient de l’eau douce en provenance d’un fleuve. L’absence de sel d’un côté fait migrer l’eau vers le milieu aquatique salé de l’autre côté.

Deux technologies peuvent être utilisées dans ce cadre. Soit l’osmose à pression retardée (PRO) qui nécessite l’emploi d’une membrane laissant passer l’eau douce uniquement. Soit l’électrodialyse inverse (RED) qui suppose à l’inverse que la membrane ne permette le passage qu’un seul type des ions du sel (ou chlorure de sodium) dissous dans l’eau. Ceux de sodium, chargés positivement en électricité, se concentrent dans le premier compartiment tandis que le second s’enrichit en ions de chlore chargés négativement, créant ainsi une pile électrique génératrice de courant.

https://www.revolution-energetique.com/wp-content/uploads/2022/03/Principe-fonctionnement-centrale-osmotique.jpgSchéma

Principe de fonctionnement d’une centrale osmotique (technologie PRO)

L’intérêt de ces procédés est qu’ils sont totalement naturels, renouvelables et qu’ils ne risquent pas de s’exposer à une pénurie puisque l’eau salée est omniprésente sur la planète.

Une aubaine pour l’avenir énergétique

Créée en 2015 à Rennes et forte d’une vingtaine de collaborateurs, Sweetch Energy s’est fixée comme objectif ambitieux de participer à la neutralité carbone d’ici 2050 tout en répondant aux besoins en électricité en constante augmentation de la population. Dans ce sens, le CEO et co-fondateur de Sweetch Energy, Nicolas Heuzé a indiqué que la mission de la start-up est de « repousser rapidement et de façon décisive les limites des énergies renouvelables ».

Ce nouveau procédé est une aubaine pour l’avenir énergétique français puisqu’il participerait à la diversification du mix énergétique en misant sur une source d’énergie naturelle et renouvelable. La CNR et Sweetch Energy estiment en effet que l’utilisation de l’énergie osmotique permettrait d’atteindre une part des énergies renouvelables de plus de 65 % dans le mix énergétique.

La technologie a déjà été testée à l’étranger sans succès

L’utilisation de la technologie osmotique n’est pas nouvelle puisqu’une centrale de ce type a déjà vu le jour en Norvège, en 2009, avant d’être abandonnée quelques années plus tard en raison du manque de compétitivité du procédé. D’autres expérimentations ont eu lieu au Japon et aux États-Unis, sans grand succès non plus. Dans ces différents exemples, la technologie utilisée était celle de l’osmose à pression retardée.
Le problème résidait dans la membrane utilisée pour permettre le flux de l’eau. Elle était coûteuse et nécessitait une superficie gigantesque pour pouvoir fonctionner.
Au final, la technologie a été jugée pas assez développée à l’époque.

Pour avoir un exemple d’utilisation de l’électrodialyse inverse, il faut se tourner vers les Pays-Bas où un prototype a été testé en 2014 sur la digue d’Afsluitdijk, sans pour autant qu’un projet de construction d’une véritable centrale osmotique n’en découle par la suite.

4 millions de MWh à un prix compétitif

La nouvelle centrale française devrait être mise en service fin 2023. Elle s’appuiera sur la technologie INOD (« Ionic Nano Osmotic Diffusion ») qui utilise une nouvelle génération de membrane installée entre les deux milieux aquatiques et permettant d’accélérer le processus d’osmose.

Avant la mise en service de l’installation, une phase de tests sera réalisée par un laboratoire de la CNR, notamment afin de déterminer l’emplacement le plus approprié dans le delta du Rhône pour construire la centrale.

Dans un communiqué de presse commun diffusé le 14 février 2022, Sweetch Energy et la CNR ont annoncé que l’objectif fixé est la production sur ce site de plus de 4 millions de MWh chaque année à un tarif compétitif, d’ici 2030. Cela correspond au double de la consommation annuelle des habitants de la ville de Marseille.

La production osmotique électrique devrait donc permettre aux énergies renouvelables de se déployer davantage dans les années à venir, en complétant les technologies existantes que sont l’éolien terrestre et marin ainsi que le photovoltaïque.

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A propos de l’auteur : Lorraine Veron Juriste de formation, Lorraine a été chargée de mission pendant 9 ans auprès du médiateur national de l’énergie. Désormais rédactrice web, elle est spécialisée dans le secteur de l’énergie et du droit.

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Source : https://www.revolution-energetique.com/une-centrale-electrique-revolutionnaire-sinstallera-dans-le-delta-du-rhone/

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  • Une centrale unique au monde à Port-Saint-Louis dans l’embouchure du Rhône La CNR s’associe à ‘Sweetch Energy’ pour lancer le site pilote de production d’énergie osmotique, utilisant la différence de salinité entre l’eau douce et l’eau de mer - Par Par Olivier Lemierre – Document ‘laprovence.com’
    Illustration DR - Le site pilote de l’usine osmotique a été choisi. Il est situé à Port Saint-Louis, au niveau de l’écluse de Barcarin.

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La Compagnie Nationale du Rhône (CNR) est le premier producteur français d’électricité 100 % renouvelable. À l’énergie hydroélectrique, au solaire, à l’éolien, elle compte ajouter une corde à son arc en exploitant l’énergie osmotique, c’est-à-dire l’énergie produite en utilisant la différence de salinité entre l’eau douce du Rhône et l’eau de mer de la Méditerranée. Elle s’associe pour ce faire avec la start-up bretonne Sweetch energy basée à Rennes qui propose une technologie totalement innovante dans le domaine (voir ci-dessous). Frédéric Storck, directeur de la transition énergétique à la CNR a bien voulu répondre à nos questions sur ce projet pilote qui doit voir le jour à l’embouchure du Rhône, au niveau de l’écluse de Barcarin, sur la commune de Port-Saint-Louis …………..

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  • Actualités – Israël - Environnement - L’Université Bar-Ilan lance un centre de recherche et une école pour l’énergie, la durabilité et l’environnement - Le 23 mai 2022 par Israel Science info desk
    Photo (left to right) : Prof. Lior Elbaz, who is developing hydrogen-based technology that powers drones, Bar-Ilan Council of Trustees Chairman Shlomo Zohar, Minister of Energy Karine Elharrar, Bar-Ilan President Prof. Arie Zaban and CEO Zohar Yinon Courtesy : Bar-Ilan University

[Addenda – L’université Bar-Ilan (en hébreu : אוניברסיטת בר - אילן) est une université publique à Ramat Gan du district de Tel-Aviv, en Israël. Fondée en 1955, Bar-Ilan est maintenant en Israël le deuxième plus grand établissement d’enseignement supérieur. Elle compte près de 26 800 étudiants (y compris ses 9 000 étudiants affiliés à des facultés régionales) et 1 350 membres du corps professoral. L’université Bar-Ilan possède huit facultés : sciences exactes, sciences de la vie, sciences sociales, sciences humaines, études juives, médecine, ingénierie et droit. Il existe également des centres d’études interdisciplinaires. L’université revendique le fait de contribuer à resserrer les liens entre l’étude de la Torah et des études universelles, mélanger la tradition avec les technologies modernes et d’enseigner l’éthique de l’héritage juif… - Article complet à lire sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_Bar-Ilan ].

L’Université Bar-Ilan investira des centaines de millions de shekels [soit environ plusieurs fois 30 189 054,76 Euros] dans la recherche, les entreprises et la formation dans le domaine de l’énergie et de la durabilité au cours de la prochaine décennie. Parmi les technologies en développement : des drones à hydrogène, des piles à combustible pour créer de l’énergie verte, un mur végétal et des batteries à base de sodium. Le président de l’université, le Pr Arie Zaban, a déclaré : « L’énergie et la durabilité sont étroitement liées. Si nous ne résolvons pas le problème énergétique, nous ne pourrons pas fonctionner dans un environnement durable. Ce sont deux questions qui ont un impact décisif sur l’avenir de l’humanité et nous les abordons maintenant par le biais d’un centre qui comprend 55 groupes de recherche et une maison qui formera la prochaine génération de praticiens dans le domaine. »

L’Université Bar-Ilan a inauguré un Centre pour l’énergie et la durabilité, en présence de la ministre de l’Énergie Karine Elharrar, et lancé une école multidisciplinaire pour la durabilité et l’environnement. Au cours de la prochaine décennie, Bar-Ilan investira des centaines de millions de shekels dans des projets de recherche et environnementaux en Israël et dans le monde. Lors du lancement du Centre pour l’énergie et la durabilité, la ministre de l’Énergie, Karine Elharrar, a déclaré : « Comme l’a dit David Ben Gourion, la sécurité, c’est l’énergie. Nous avons besoin d’une combinaison de différents types d’énergie et la crise en Europe montre que nous ne pouvons pas donner sur l’un d’entre eux en ce moment. Nous devons diriger le monde de l’énergie et un institut comme celui inauguré à Bar-Ilan est le lieu d’où sortiront les résultats. Je salue et j’espère une coopération avec le ministère de l’Énergie, car le la connexion entre les régulateurs, le milieu universitaire et ceux qui sont sur le terrain est ce qui fera avancer l’État d’Israël. »

Le Centre pour l’énergie et la durabilité comprend 55 groupes de recherche et se concentrera sur la recherche et le développement des énergies renouvelables depuis les premières étapes jusqu’aux technologies actives. En outre, le centre s’efforcera de former des entrepreneurs et des chercheurs qui seront les leaders potentiels de demain de l’industrie de l’énergie en Israël. Le centre de recherche établi sur le campus conseillera, initiera et promouvra la recherche tout en établissant des collaborations avec l’industrie. Réseaux, IA, stockage, hydrogène, stabilité du courant et haute tension sont quelques-uns des sujets qui seront étudiés par les experts de Bar-Ilan.

Le centre emploie des chercheurs de premier plan d’Israël et de l’étranger, en collaboration avec des ministères, des entrepreneurs, des entreprises industrielles dans les domaines de la science et de la technologie, ainsi que des experts dans les domaines de la réglementation, de l’environnement, du climat, de la durabilité et de l’éducation. Aux côtés du centre de recherche, l’École multidisciplinaire du développement durable et de l’environnement sera le centre d’enseignement de l’université et formera la prochaine génération de professionnels dans ces domaines. Au cours des dernières années, il y a eu une augmentation constante du nombre de candidats à des diplômes dans des domaines liés à l’environnement dans les divers établissements d’enseignement.

L’École multidisciplinaire pour la durabilité et l’environnement réunira sous un même toit tous les programmes d’études environnementales de l’université, initiera et soutiendra le développement de nouveaux programmes et majeures, et développera des méthodes d’enseignement innovantes. De plus, elle organisera des cours hybrides, en présentiel ou en ligne, aux étudiants de toutes les disciplines académiques sur le campus. Des hauts responsables de la compagnie d’électricité d’Israël (IEC) et du groupe Doral ont pris la parole lors de l’inauguration.

Amir Livne, vice-président de la stratégie chez Israel Electric Company : « Tout comme pendant le COVID-19, nous sommes confrontés à un besoin existentiel qui nécessite une mobilisation des esprits. Cela ne peut être réalisé sans la recherche et le milieu universitaire, et nous avons les meilleurs esprits dans le monde ici pour relever ce défi. »

Roee Furman, directeur général de Doral Energy-Tech Ventures, branche innovation et investissement de Doral Group : « Nous sommes ravis de collaborer avec des chercheurs de l’Université Bar-Ilan, qui sont des leaders mondiaux dans le développement des technologies énergétiques et climatiques. Nous sommes confrontés à une décennie d’opportunités de changement réel dans la lutte contre la crise climatique. Chez Doral, nous sommes fiers d’être une force pionnière dans le financement et le soutien de la recherche appliquée qui placera Israël à l’avant-garde de la guerre contre le réchauffement climatique. »

Traduit et adapté par Esther Amar pour Israël Science Info - Je m’abonne - Je soutiens

Israël Science Info - Le magazine de la recherche

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Source : https://www.israelscienceinfo.com/environnement/luniversite-bar-ilan-lance-un-centre-de-recherche-et-une-ecole-pour-lenergie-la-durabilite-et-lenvironnement/

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  • Une centrale osmotique va voir le jour près de Marseille avec Sweetch Energy - Article écrit par Maddyness, avec AFP-
    Un mélange d’eau douce et d’eau salée pour produire de l’électricité : la première centrale pilote d’électricité dite osmotique sera implantée en 2023 dans le delta du Rhône, en Camargue, a annoncé la Compagnie nationale du Rhône (CNR).

L’énergie osmotique est « générée naturellement par la différence de salinité de l’eau douce des rivières et de l’eau salée de la mer lorsqu’elles se rencontrent », permettant alors de produire une électricité entièrement renouvelable, a expliqué la Compagnie nationale du Rhône (CNR) dans un communiqué. L’osmose est un processus connu depuis des décennies, mais n’a jamais été exploité à grande échelle en raison de son coût élevé.

Mise en service fin 2023

La première centrale, d’une puissance de « plusieurs dizaines de kilowatts dans sa phase d’expérimentation », devrait être mise en service fin 2023, selon la CNR, au niveau de l’écluse de Barcarin, à Port-Saint-Louis-du-Rhône, dans le Sud de la France.

L’expérimentation, prévue pour une durée de deux ans, aura lieu dans un démonstrateur « de petite taille, intégré dans deux conteneurs » précisent la CNR et son partenaire, Sweetch Energy, une startup bretonne à l’origine d’une technologie, l’INOD, permettant la création d’électricité osmotique à un coût moins élevé.

À lire aussi : La technologie de Sweetch Energy ouvre la voie à l’exploitation d’une nouvelle énergie propre

Dans la technologie INOD, la membrane générant l’électricité osmotique est « fabriquée à partir de matériaux biosourcés », ce qui en réduit le coût. « Les performances sont multipliées par 20 et les coûts de membranes divisés par 10 », a déclaré Frédéric Storck, directeur transition énergétique et innovation de la CNR dans une interview au journal local La Provence. La capacité de production de cette centrale, à terme, est estimée à « environ 4 térawattheure (TWh) par an, soit deux fois la consommation annuelle d’une ville comme Marseille », a ajouté Frédéric Storck.

Concrètement, un système de « tuyauteries et des pompes » permettront l’acheminement de l’eau douce et de l’eau salée, qui pourront ainsi se mélanger et produire l’énergie renouvelable. « Les eaux qui circulent dans le système (seront) restituées intégralement (dans l’environnement) et de façon naturelle », précise la CNR.

« Le potentiel osmotique du fleuve (le Rhône), représente le tiers du potentiel français », a déclaré Frédéric Storck. La Norvège avait inauguré en 2009 le premier prototype de centrale osmotique. Mais l’entreprise, Statkraft, avait ensuite complètement abandonné cette technologie en 2013, l’estimant trop peu développée pour devenir compétitive dans un futur proche.

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Source : https://www.maddyness.com/2022/07/20/sweetch-energy-centrale-osmotique-marseille/

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Résumé - Alors que le discours sur le déclin français a pris des proportions quasi obsessionnelles au cours des dernières années, ce haut-fonctionnaire esquisse un projet de société qui peut nous rassembler. Peut-on repenser le modèle français ? Avec David Djaïz (Haut fonctionnaire, essayiste et enseignant à Sciences-Po.).

L’avant-propos de Charles Pépin

Je voudrais vous raconter l’histoire d’un chevalier, ou plutôt, l’histoire d’un fonctionnaire. Oui, je sais que ce mot de fonctionnaire, en plein été, n’est pas nécessairement le premier qui vient à l’esprit quand on veut faire rêver. Et pourtant… Revenons au début, et posons une belle question : qu’est-ce qu’un service public ? On pourrait être tenté d’opposer un service public à un service rendu dans la sphère privée, à un ami par exemple. Là où le service public est censé être rationnel, impersonnel, le service rendu à un ami viendrait, lui, plutôt du cœur. Là où le service public est censé, justement, être public - visible, observable, objectif – le service rendu à un ami trouverait, lui, plutôt sa place dans l’intime, dans le secret, sans avoir nullement besoin de publicité. Bref, le service public relèverait d’une rationalité objective, le service rendu à un proche d’une générosité subjective ; ils seraient donc de nature différente. Mais cette opposition est trop binaire, elle risque de nous faire rater la vérité même du service public, c’est en tout cas ce que montre avec génie le philosophe Hegel.

Pour lui, service public et service privé rendu à un ami relèvent tous deux d’une forme de générosité. Simplement, au plan de l’Etat, au niveau du service public donc, cette générosité prend une autre forme. Vous voyez ce que c’est que rendre service à un pote ? Eh bien, le service public, c’est pareil mais au plan de la nation. Et donc il faut des études, des calculs, une science qui est celle de l’administration, pour que cette générosité soit réelle, qu’elle puisse produire des effets réels. Défendre les services publics, professeurs, médecins, policiers, défendre la radio publique, c’est alors défendre cette forme objective et rationnelle de la générosité. On comprend mieux pourquoi Hegel en vient à définir le fonctionnaire comme un chevalier de l’Universel : il est celui qui rend cette générosité possible, objective, au plan de la nation toute entière.

Alors voilà, je sais ce que vous vous dites. Le mec de L’Urssaf odieux au téléphone, quand on arrive par miracle à tomber sur lui au bout d’une heure d’attente, vous ne le voyez pas exactement comme un chevalier de l’Universel. Je vous comprends un peu. Il devrait lui aussi se souvenir davantage de sa nature chevaleresque et retrouver le sens du service, du service public. Pour en parler ce matin, de ce qu’est un service public et plus généralement de notre modèle français, et de la possibilité de repenser ce modèle français, rien de mieux que l‘un de ces chevaliers de l’Universel, David Djaïz, haut fonctionnaire français d’une trentaine d’années, auteur de deux essais explosifs, Slow Démocratie et Le nouveau modèle français.

À chaque crise sa renaissance sociale

David Djaïz commence par rappeler que chaque moment de crise est salutaire pour repenser le modèle social et qu’il serait possible de faire en France aujourd’hui ce qu’on a réussi à faire en 1945, au moment de la Libération, soit refonder un modèle français sur des bases nouvelles : ’À un moment où on pourrait se dire que le pays a tout pour décliner, eh bien en 1945, dans la résistance, c’est tout un rassemblement d’hommes et de femmes, issus de traditions différentes, partageant des idéologies différentes de la France, qui se sont mis d’accord sur une sorte de compromis tacite, celui des jours heureux, une philosophie optimiste de l’histoire, dont la mise en place d’un système d’assurance sociale collective à l’échelle de la nation. Alors même que, en 1945, les idées étaient aussi très polarisées. Il est toujours possible de s’unir malgré nos différences. Une grande nation, c’est toujours une nation qui réussit à reproduire de l’unité dans la diversité’.

Le haut fonctionnaire estime que ce grand projet de refonte sociale et globale, le seul qui permettrait de recréer une unité nationale, c’est celui de la Transition énergétique, le seul à même de forger ce socle commun autour d’un projet de société partagé qui nous fasse renouer avec les grands élans des jours heureux : ’Cela suppose un gigantesque effort, une évolution profonde de nos modes de vie, toutes les sphères de la vie sociale doivent être concernées pour faire face au plus grand défi du siècle, les dérèglements écologiques’.

Repenser notre imaginaire social

Il explique que les défis auxquels nous faisons face, la transition écologique, nécessite une collaboration, une implication beaucoup plus étroite entre le monde industriel, le monde agricole et la société civile et des citoyens.

Ce nouveau modèle français devrait passer par une autre façon de penser les relations et échanges sociaux :

’On va devoir changer notre façon de produire notre alimentation, l’aménagement du territoire, mais aussi réorienter nos désirs, rompre avec l’accumulation infinie de marchandises, privilégier les liens sur les biens, sur l’accumulation à outrance de biens. Il y a tout un imaginaire, un système de préférences avec lequel il va falloir rompre. Garder les élans de la modernité et cette puissance du désir, et en même temps, être en phase avec les limites planétaires’.

Il faudrait, selon lui, interroger les relations entre la mondialisation et la démocratie d’où une relation entre l’augmentation exponentielle des échanges et le contrat social puisque ’la mondialisation dans toutes ses dimensions, a polarisé les sociétés. Nous avons une tradition de conflictualité. Mais la liberté n’existe que prise dans un réseau d’interdépendances. Les dérèglements écologiques ne sont jamais qu’une extension du domaine de l’interdépendance, puisque ça v bien au-delà de la sphère sociale, intégrant toute la biosphère. Aujourd’hui, il faut être capable de penser une interdépendance planétaire à la fois sociale et écologique, de construire des institutions de justice sociale qui permettent de répondre à ces défis’.

Vers une nouvelle intelligence collective

Il considère que tout l’enjeu de cette démocratisation des rapports sociaux à plus grande échelle, c’est de penser la démocratie du quotidien en cultivant un plus grand sens de l’échange solidaire et collectif. Il faut que la France parvienne à penser contre elle-même et l’héritage d’un rapport social où l’intelligence collective et la coopération pesaient moins que l’individualisme social : ’Dans un pays où on a tout fait pour casser les corps intermédiaires et isoler les citoyens face à l’État dont on considérait qu’ils étaient un obstacle à l’épanouissement de la démocratie, aujourd’hui pour faire prospérer la démocratie, il faut au contraire qu’on reconstruise de nouvelles formes d’association et de solidarités sociales sur la base de cette liberté collective’.

L’équipe - Charles Pépin Production - Fabrice Rivaud Collaboration - Camille Mati Réalisation - Valentine Chédebois Programmation musicale - Véra Lou Derid Collaboration

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Appel de la Fondation pour la Nature et l’Homme (FNH) : « Avec vous, démultiplions les initiatives des jeunes qui se mobilisent pour le climat » - Stéphanie Clément-Grandcourt - Directrice générale de la FNH - 19 août 2022 à 19:01

Chère Madame, cher Monsieur,

Les incendies monstres, les vagues de chaleur et les orages violents qui s’enchaînent depuis le début de l’été, avec leurs conséquences dramatiques sur l’environnement, la biodiversité, l’Homme et ses activités, nous rappellent - si besoin en était - à quel point notre climat est déréglé.

Et je sais à quel point vous en êtes conscient(e) : un récent sondage indique que 78% des Français se disent ’inquiets’ de cette canicule et de l’état de sécheresse vécus en France cet été, et 70% estiment que le gouvernement n’en fait pas assez...

Face à l’insuffisance de réactions et d’actions des décideurs politiques, certains jeunes n’attendent pas - eux - pour passer à l’action : refusant la fatalité, débordant d’une énergie positive et constructive, ils ont bien compris que c’est maintenant et à eux d’agir.

La Journée internationale de la jeunesse - il y a quelques jours - est l’occasion pour moi de vous rappeler à quel point il est important d’apporter notre soutien à ces jeunes qui s’engagent contre le dérèglement climatique.

Avec notre programme Génération Climat, nous accompagnons leurs initiatives sur tout le territoire, et les aidons à concrétiser leurs projets, principalement en France.

Lutte contre le dérèglement climatique, réduction des gaz à effet de serre, protection de la biodiversité, agroécologie… Depuis 2016, le jury de ce programme a identifié et sélectionné plus de 1 000 projets dont les retombées ont bénéficié à plus de 700 000 personnes. Ce programme unique porté par la FNH permet ainsi à des jeunes motivés, et qui ne trouvent pas le financement nécessaire ailleurs, de révéler tout leur potentiel et celui de leur projet.

Cette année encore, grâce à vos dons, 70 jeunes ont bénéficié de ce coup de pouce décisif.

• Le soutien accordé par nos donateurs et partenaires nous a permis de financer, par exemple, un projet comme celui de Mélanie et Kern qui, à travers leur média « Les Joies sauvages », partent à la rencontre de celles et ceux qui ont changé de vie pour moins d’empreinte carbone, plus de nature et plus de solidarité.

• Il a également permis de soutenir des initiatives comme celles d’Antoine et Lisa qui organisent des ateliers de recyclage et de sensibilisation sur la pollution plastique et le zéro déchet, grâce à leur association Resak.

Pour plus de détails et découvrir d’autres projets, je vous invite à lire cet article sur notre site.Sachez que notre conviction et nos constats restent les mêmes depuis des années : les jeunes sont une incroyable source de solutions et un formidable levier du changement : c’est grâce à vos dons qu’ils pourront transformer leur volonté d’accélérer la transition écologique et solidaire en actions concrètes.Alors, si vous en êtes, vous aussi, et ainsi développer ces initiatives. 

Un grand merci d’avance pour votre soutien !

Source pour les dons : Dérèglement climatique : il y a celles et ceux qui agissent... (fnh.org)

Fondation pour la Nature et l’Homme

Fichier:Logo-fnh.png — Wikipédia

Voir également : Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l’homme

« La fondation pour la nature et l’homme (FNH), initialement appelée fondation Ushuaïa, puis Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme est une fondation française reconnue d’utilité publique dont l’objet est d’assurer une sensibilisation aux questions environnementales. Elle est créée en décembre 1990 par Nicolas Hulot2,3. La mission de la fondation est de proposer et d’accélérer les changements de comportements individuels et collectifs, et de soutenir des initiatives environnementales en France et à l’étranger pour engager la transition écologique de nos sociétés... »

Lire l’article en totalité sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_Nicolas-Hulot_pour_la_nature_et_l%27homme

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Remerciements à Gérard S. pour son appui documentaire.


Collecte de documents et agencement, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 21/08/2022

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Energies renouvelables Série Energies marines 1.L’énergie osmotique.7.docx

Mis en ligne par le co-rédacteur Pascal Paquin du site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti, un site sans Facebook, Google+ ou autres GAFA, sans mouchard, sans cookie tracker, sans fichage, un site entièrement géré sous Linux et avec l’électricité d’Énercoop , géré par Yonne Lautre : https://yonnelautre.fr - Pour s’inscrire à nos lettres d’info > https://yonnelautre.fr/spip.php?breve103

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