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Série Energies marines Partie 2 - Energie houlomotrice : « 10 à 15 pour cent des besoins mondiaux en électricité pourraient être couverts par l’énergie des vagues si celle-ci était exploitée de manière adéquate » par Jacques Hallard

mercredi 7 septembre 2022, par Hallard Jacques


ISIAS Energies renouvelables Série Energies marines

Série Energies marines Partie 2 - Energie houlomotrice : « 10 à 15 pour cent des besoins mondiaux en électricité pourraient être couverts par l’énergie des vagues si celle-ci était exploitée de manière adéquate »

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 06/09/2022

Pour mémoire, voir la Partie 1 – ’Retard abyssal dans le renouvelable (C. Lepage) Ce qui marche, ce qui bloque (F. Bost et Ch. Jouanno)Energies marines revues dont l’osmotiqueRepenser notre imaginaire social vers une nouvelle intelligence collective (D. Djaïz)’ par Jacques Hallard - dimanche 21 août 2022, par Hallard Jacques

Plan du document  : Préambule Introduction Sommaire

Energie houlomotrice

Source

« Le monde cherche les moyens d’utiliser les sources d’énergies renouvelables pour répondre à nos besoins énergétiques croissants. Dans le but de réduire les émissions de carbone, la principale question qui se pose est de savoir pourquoi les vagues des mers et des océans n’ont pas encore été exploitées… » - Lire l’article dans ce dossier

Parmi d’autres équipements, voici le générateur d’énergie houlomotrice ’Uniwave’ de Wave Swell Energy - Voir les détails dans ce dossier

Ou encore la centrale houlomotrice de Sea Wave Energy Ltd(SWEL), une technologie de conversion d’énergie baptisée Waveline Magnet (WLM). Voir aussi dans ce dossier


Préambule

Ce dossier est essentiellement consacré à l’énergie houlomotrice, mais il débute par un rappel du concept de trilemme énergétique, ancien mais toujours d’actualité !

On peut soit lire à la suite, soit passer directement à l’introduction et / ou au sommaire de ce dossier

Energies - « Le triple défi est de fournir des services énergétiques sûrs et équitables, abordables et respectueux de l’environnement » (CME, 2013) - Le trilemme énergétique du Conseil Mondial de l’Énergie - Bulletin GSI - November 14, 2021 - Global Shift Institute Ltd

  • Introduction
    Le Conseil Mondial de l’Énergie (CME) se définit aujourd’hui comme « Le réseau mondial pour l’Énergie
    [1] » dont l’objectif est de promouvoir l’approvisionnement et l’utilisation durables de l’énergie pour le plus grand bénéfice de tous. Son ambition, précise-t-il, est « d’accélérer les trajectoires énergétiques à zéro carbone net, d’offrir de meilleures vies et moyens de subsistance à tous et de garantir une planète plus saine pour les générations futures ». On ne peut guère plus faire écho à l’ambition planétaire portée par l’Agenda 2030 de « libérer l’humanité de la tyrannie de la pauvreté et du besoin, de guérir, de prendre soin de la planète et de la préserver 
    [2] ».

L’organisation quasi-centenaire, le CME a été créé en 1923
[3], achève là une évolution thématique qui la place au cœur des mutations en cours pour transformer notre monde2. A l’origine Conférence Mondiale de l’Électricité, elle était encore déchirée, à la fin des années 90, par des querelles intestines opposant champions du contrôle privé et du contrôle public du secteur électrique dont la réforme occupait le devant de la scène énergétique.

Le CME se veut ainsi, désormais, un réseau mondial qui ouvre la voie à une transition énergétique réussie. Et c’est à ce titre qu’il a mis au point et propose à ses 3 000 membres d’une centaine de pays et de tous les horizons professionnels, une boîte à outils de la transition énergétique dont l’objectif est de « les aider à définir, mieux gérer et collaborer efficacement à la réussite des transitions énergétiques 
[4] ».

Sur les 5 outils de cette boîte à outils (voir annexe), ce numéro du bulletin a retenu l’Indice Mondial du Trilemme Énergétique dont il donne ici un aperçu qui se veut une invite à sa découverte pour certains et, pourquoi pas, à son exploitation aux échelles où les uns ou les autres interviennent.

  • Définir le trilemme énergétique
    Dérivé du dilemme dont il se distingue par le nombre d’alternatives (3 au lieu de 2), le trilemme « est une situation qui offre le choix entre trois alternatives menant à des résultats différents, voire contradictoires, et dont les partis sont d’égal intérêt ». Ce concept dont la première utilisation remonterait au philosophe grec Épicure
    [5], s’est introduit dans les débats sur l’énergie à la fin des années 2000, dans le contexte des rudes négociations sur le climat et dans le cadre des grands remue-méninges mondiaux sur le développement qui ont suivi, et conduit à L’avenir que nous voulons, puis à l‘Agenda 2030 et ses 17 Objectifs de Développement durable (ODD).

Le CME a été étroitement associé à ces processus comme tous les acteurs de développement. Les réflexions internes conduites dans ce contexte l’ont amené à centrer son rapport 2010 d’évaluation des politiques énergétiques et climatiques nationales sur la durabilité, comme cela ressort du titre de ce rapport Pursuing sustainability : 2010 Assesment of country energy and climate policy
[6] publié au-lendemain du Sommet de Copenhague sur le climat. Dans ce rapport, le CME affirme que « la recherche de la durabilité énergétique devrait être au cœur des processus d’élaboration des politiques énergétiques ». Pour le Conseil, cette durabilité s’articule autour de trois principaux objectifs qui sont la sécurité énergétique, la justice sociale et l’atténuation de l’impact sur l’environnement. Équilibrer ces trois objectifs souvent contradictoires à bien des égards, constitue un trilemme pour les acteurs du secteur de l’énergie.

Les trois alternatives du trilemme tirées de cette définition de la durabilité sont ainsi la Sécurité énergétique, l’Équité Énergétique et la Durabilité environnementale des systèmes énergétiques telles que précisées dans le schéma ci-dessous.

https://www.globalshift.ca/wp-content/uploads/2021/11/Image1-1024x560.jpgVoir l’illustration

  • L’Indice du trilemme énergétique
    L’indice du trilemme énergétique, appelé au départ indice de développement durable
    [7], a été construit à partir de cette définition du trilemme à laquelle a été adjoint un facteur Contexte du pays centré sur les éléments permettant aux pays d’élaborer et de mettre en œuvre efficacement une politique énergétique et d’atteindre les objectifs de durabilité énergétique. Ce facteur « décrit les conditions macroéconomiques et de gouvernance sous-jacentes, rend compte de la force et de la stabilité de l’économie nationale et du gouvernement, l’attractivité du pays pour les investisseurs et la capacité d’innovation, indique le Conseil ». Le graphique ci-contre donne la structure de l’indice et la pondération de ces différentes composantes et indicateurs en 2012.

https://www.globalshift.ca/wp-content/uploads/2021/11/Image2.jpgVoir l’illustration

La structure de l’indice a notablement évolué depuis, passant de 6 composantes et 22 indicateurs en 2012, à 11 composantes et 31 indicateurs en 2021 comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous. Les thématiques retenues à ces deux niveaux ont aussi beaucoup évolué.

  • Le facteur Sécurité énergétique comprend maintenant deux composantes, Sécurité de l’offre et de la demande, et Résilience des systèmes énergétiques dans laquelle a été introduit l’indicateur Stockage de l’énergie ;
  • Le facteur Équité énergétique a été étoffé avec 3 composantes, Accès à l’énergie, Accès à une énergie de qualité et Abordabilité énergétique avec notamment des indicateurs sur la cuisson propre, l’accès aux services énergétiques modernes ;
  • Le facteur Durabilité environnementale a également été étoffé avec les composantes Productivité des ressources, Décarbonisation, Émission et pollution avec en particulier de nouveaux indicateurs sur la production d’électricité à faibles émissions et l’exposition aux particules fines.
    Pour le facteur Contexte du pays les composantes ont été revisitées, au moins au niveau des appellations devenues Stabilité pour les investissements et l’innovation, Gouvernance et Environnement macroéconomique avec un nouvel indicateur sur la protection de la propriété intellectuelle.

https://www.globalshift.ca/wp-content/uploads/2021/11/Image3.jpgVoir l’illustration

Ainsi conçu et structuré, l’indice du trilemme énergétique permet de quantifier le trilemme énergétique défini, il faut le rappeler, comme « le triple défi de fournir des services énergétiques sûrs et équitables, abordables et respectueux de l’environnement (CME, 2013) ».

Renseigné d’année en année depuis 2010, l’indice évalue de fait les performances actuelles et passées d’un système énergétique national ou régional suivant ces trois dimensions du trilemme, mettant ainsi en évidence i) les nombreux défis que le pays ou la région doit relever pour équilibrer le trilemme et ii) les opportunités pour améliorer ses performances actuelles et futures.

L’indice est aussi un moyen d’information pour l’ensemble des acteurs du secteur de l’énergie, les politiques, les opérateurs, les investisseurs et les financiers, et un instrument de dialogue entre eux.

Il permet à un pays donné, de se comparer à lui-même dans le temps grâce à l’historique de ses scores et de réajuster ses politiques en se servant notamment des résultats des comparaisons avec ses pairs qui font moins bien ou bien mieux que lui. Les classements annuels des indices pour chacune des trois dimensions du Trilemme sont extrêmement utiles de ce point de vue, apprenant aux pays à ouvrir des dialogues constructifs sur les politiques énergétiques et à apprendre les uns des autres sur celles qui fonctionnent et dans qu’elles circonstances.

Lire la totalité de cette étude sur ce site : https://www.globalshift.ca/trilemme-energetique/

Référence : https://www.globalshift.ca/

Global Shift Institute Ltd

Pour mémoire, voir également une extension actualisée de ce concept du trilemme énergétique avec >

’Dossier - Palu et Corona : même combat ? Face au quadrilemme (écologie, santé, social, économie), tout reste à faire autrement.’par Jacques Hallard

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Introduction

Après un Préambule sur le concept de trilemme énergétique, ce dossier d’information à usage didactique, est essentiellement consacré à l’énergie houlomotrice ou énergie des vagues.

Des documents ont été sélectionnés pour offrir une vue aussi large que possible et actualisée sur cette forme des énergies renouvelables envisagées ou mises en œuvre eu milieu marin.

Des sources des réalisations et des projets en cours en provenance de France, d’Israël, de Suède, du Portugal, de Chine, d’Australie, d’Allemagne, etc…, sont réunies et agencées dans le sommaire ci-après.

L’énergie des vagues ou énergie houlomotrice est considérée comme une énergie tout à fait propre au plan de l’environnement et parfaitement renouvelable, mais « L’un des problèmes de l’utilisation de l’énergie des vagues est que plus la houle et les courants marins sont forts, et plus le rendement énergétique possible se trouve élevé. Mais, dans le même temps, les risques de dommages aux installations augmentent… » - Voir ici

Le contexte énergétique actuel au niveau mondial étant tout à fait critique, à forts risques de diverses natures, est difficile à solutionner sur le plan géopolitique par les autorités gouvernementales ; il est aussi complexe et compliqué pour être bien compris et pris en charge correctement par les entreprises et ‘start-up’ innovantes, aussi bien d’ailleurs que par les syndicats et les associations…

La situation actuelle est peut être opportune et propice pour des investissements, des études, des recherches appliquées déterminées et conséquentes, afin de faire éclore une autre filière énergétique qui est à priori alléchante !

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Sommaire

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  • Énergies - L’énergie océanique peut faire des vagues dans le secteur des énergies renouvelables - 26 août 2022 – Document ‘innovationnewsnetwork.com’ – Photo
    Donagh Cagney, directeur politique d’Ocean Energy Europe, explique pourquoi l’énergie océanique est bien placée pour connaître le même succès que l’éolien et le solaire sur le marché européen des énergies renouvelables.

Alors que les températures en Europe augmentent encore plus vite que prévu, les effets du changement climatique deviennent très réels. Si l’on ajoute à cela la hausse vertigineuse des prix de l’énergie due à une dépendance excessive à l’égard des combustibles fossiles, il est plus clair que jamais que l’avenir de l’Europe dépend de sa transition vers un système d’énergie 100 % renouvelable.

Nous devons agir maintenant pour atteindre cet objectif, en développant une série de sources d’énergie renouvelables innovantes pour compléter les secteurs éolien et solaire déjà bien établis. L’une de ces innovations est l’énergie des océans - la prochaine grande nouveauté en matière d’énergie. Les océans sont la plus grande source d’énergie inexploitée au monde. Les technologies de l’énergie océanique exploitent la puissance des marées et des vagues, ainsi que les différences de température et de salinité, pour produire de l’électricité.

L’énergie des océans est propre, renouvelable et pourrait répondre à 10 % des besoins actuels en électricité de l’Europe d’ici 2050. Cela suffit pour alimenter 94 millions de foyers chaque année. En outre, une industrie de l’énergie des océans forte produira de nombreux avantages économiques pour l’Europe, des emplois locaux aux opportunités d’exportation mondiale.

Écrire le prochain chapitre d’une histoire à succès européenne

L’Europe a été à l’avant-garde du développement des technologies liées à l’énergie des océans et reste le chef de file mondial. Depuis des années, l’Union européenne a pris les devants en créant des mécanismes qui favorisent le développement de l’énergie des océans. Ce soutien a permis de faire en sorte qu’aujourd’hui encore, la plupart des technologies de pointe en matière d’énergie des océans soient conçues et fabriquées en Europe.

Entre 2007 et 2019, les dépenses totales de R&D sur l’énergie houlomotrice et marémotrice dans l’UE se sont élevées à 3,84 milliards d’euros, dont 1,1 milliard d’euros provenant de programmes de financement public. En moyenne, au cours de la même période, chaque euro de financement public (européen et national) a suscité 2,9 euros d’investissements privés. Cet engagement à financer la R&D sur l’énergie océanique a sans aucun doute joué un rôle déterminant pour amener ces technologies au bord de l’industrialisation et stimuler une nouvelle activité économique.

Malgré les énormes progrès réalisés à ce jour, les développeurs de technologies se heurtent à un mur lorsqu’il s’agit de passer à l’échelle supérieure. Cette ’vallée de la mort’ est due à l’absence de visibilité du marché dans les États membres de l’UE. Les 27 plans nationaux pour l’énergie et le climat (PNEC) sont entièrement axés sur la réalisation des objectifs de 2030, négligeant ainsi les technologies nécessaires après 2030.

Il est clair que l’investissement en R&D dans les énergies renouvelables de deuxième génération ne peut pas se suffire à lui-même - il doit être couplé au déploiement du marché afin de faire évoluer l’industrie de l’énergie océanique.

Refonte de la directive sur les énergies renouvelables

La dernière révision de la directive sur les énergies renouvelables (RED III) est l’un des principaux outils politiques européens permettant de remédier à cette lacune. La commission ITRE du Parlement européen demande que la directive porte l’objectif global de l’UE en matière d’énergies renouvelables à 45 % d’ici 2030 et fixe un nouvel objectif indicatif pour les énergies renouvelables innovantes, à savoir 5 % de toutes les nouvelles capacités d’énergie renouvelable installées. Cet objectif pour les énergies renouvelables innovantes est essentiel pour permettre aux technologies d’énergie océanique de se développer et pour garantir que l’Europe reste à la frontière de l’innovation en matière d’énergies renouvelables. Les gouvernements nationaux de l’UE devraient saisir cette opportunité et traduire l’idée du Parlement en une loi concrète.

Accélération des énergies renouvelables grâce à REPowerEU

Une autre initiative politique importante est le plan REPowerEU, que la Commission européenne a lancé en réponse à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. L’objectif de REPowerEU est de réduire la dépendance de l’Europe vis-à-vis des combustibles fossiles russes en accélérant le déploiement des énergies renouvelables. La majeure partie du plan se concentre sur l’accélération des processus d’autorisation, avec une nouvelle loi reconnaissant l’énergie renouvelable comme un ’intérêt public primordial’ et des zones ’prioritaires’ pour accélérer les projets renouvelables.

Le texte confirme également que le prochain appel du Fonds d’innovation sera doté d’un budget de 3 milliards d’euros pour financer des projets d’énergie renouvelable à grande échelle. Il comprendra également un nouvel appel pour des projets pilotes de taille moyenne pour valider, tester et optimiser des solutions hautement innovantes, ce qui est très bien adapté aux besoins actuels de l’industrie de l’énergie océanique.

REPowerEU est une étape positive vers un marché de l’énergie indépendant, stable et renouvelable en Europe. Toutefois, des mesures plus audacieuses peuvent être prises, telles que les objectifs clairs et contraignants proposés par le Parlement européen pour les énergies renouvelables innovantes.

Mettre en œuvre la stratégie dédiée aux énergies renouvelables en mer

La dernière pièce du puzzle politique européen est la stratégie de l’UE sur les énergies renouvelables en mer. Cette stratégie a été lancée par la Commission européenne à la fin de 2020, dans le but de stimuler l’adoption des énergies renouvelables en mer, et de créer une croissance durable et inclusive dans l’UE. Elle fixe des objectifs clairs : 100 MW de capacité installée d’énergie océanique d’ici 2025 et 40 GW d’ici 2050.

Il s’agit d’une avancée majeure pour le secteur de l’énergie océanique. Malheureusement, malgré une très forte réserve de projets d’énergie marine, la mise en œuvre de cette stratégie a été lente et le temps presse. Notre dernier rapport propose un plan d’action étape par étape pour que l’UE et les États membres passent à la vitesse supérieure et atteignent cet objectif de 100 MW d’ici 2025.

ocean energy

Photo - Energie marine - Orbital Marine Power

Les technologies sont là, elles ont été testées dans des conditions de mer réelles et ont démontré leur potentiel depuis des années. Il appartient maintenant aux responsables politiques de créer les conditions propices à la montée en puissance de l’industrie - les mêmes opportunités que celles dont ont bénéficié l’éolien et le solaire lors de leur émergence.

Faits marquants récents dans le développement des technologies de l’énergie océanique

30,2 MW de technologie marémotrice et 12,7 MW d’énergie houlomotrice ont été déployés en Europe depuis 2010.1 Sur ce total, 11,5 MW de technologie marémotrice et 1,4 MW d’énergie houlomotrice sont actuellement en service, tandis que les autres dispositifs ont été mis hors service à mesure que les projets terminaient avec succès leurs programmes d’essai.

Renverser le cours de la production d’énergie

Du côté des courants de marée, l’un des projets les plus novateurs actuellement dans l’eau est l’O2 d’Orbital Marine Power. L’O2 est une plate-forme marémotrice flottante de 2 MW équipée de deux turbines. Elle est connectée au réseau au Centre européen des énergies marines (EMEC) à Orkney et a commencé à produire de l’énergie au début de l’année. Elle devrait fonctionner dans les eaux rapides des Orcades pendant les 15 prochaines années et produire suffisamment d’énergie propre et prévisible pour répondre à la demande annuelle en électricité d’environ 2 000 foyers britanniques. Orbital a également lancé récemment le programme Horizon 2020 FORWARD 2030, qui lui permettra de construire et de déployer la prochaine itération de son dispositif.

Plus au nord encore, la société suédoise Minesto a récemment installé un cerf-volant marémoteur Dragon 4 de nouvelle génération sur son site de Vestmannasund, dans les îles Féroé. Ce dispositif de 100 kW est connecté au réseau et a commencé à produire de l’énergie dès sa mise en service. Les résultats de ce déploiement ont servi de base à la conception de leur prochain cerf-volant marémoteur Dragon 12 de 1,2 MW. À terme, les projets de Minesto dans les îles Féroé pourraient générer une quantité estimée à 350 GWh par an, ce qui représente 40 % de la consommation croissante d’électricité des îles.

Les turbines marémotrices peuvent être fixées au fond de la mer, ou flotter près de la surface, avec des amarres fixées au fond de la mer. Le type le plus courant de technologie marémotrice est la turbine à axe horizontal. Les rotors sont mis en rotation par le courant de marée, comme les pales d’une éolienne. Il existe d’autres modèles, comme la turbine à axe vertical et le cerf-volant de marée. Les turbines à axe vertical fonctionnent comme les turbines à axe horizontal, sauf que les pales tournent autour d’un rotor vertical. Les cerfs-volants de marée sont attachés au fond de la mer et ’volent’ sous l’eau avec une turbine fixée sous l’’aile’.

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Photo - Le pingouin Wello à BiMEP © Wello

Une nouvelle vague de technologies renouvelables

Les promoteurs européens de l’énergie houlomotrice n’ont pas chômé non plus. L’année dernière, la société écossaise Mocean Energy a déployé son prototype Blue X à l’échelle 1:10 à l’EMEC. Le dispositif a passé 154 jours en mer, délivrant une puissance constante allant jusqu’à 5 kW et des pointes de 30 kW, dans des conditions de mer où la hauteur maximale des vagues atteignait 2,3 mètres. Sur la base de cette période d’essai réussie, Mocean Energy travaille maintenant sur deux dispositifs commerciaux : le Blue Star de 20 kW, qui fournira de l’énergie renouvelable pour une série d’applications sous-marines, et le Blue Horizon de 250 kW à l’échelle industrielle.

De l’autre côté de l’Europe, au Pays basque espagnol, la société finlandaise Wello a déployé sa deuxième génération de convertisseur d’énergie houlomotrice (WEC) à l’échelle réelle sur la plate-forme d’énergie marine de Biscaye (BiMEP). Le dispositif de 600 kW devrait subir d’autres tests et essais dans des conditions océaniques réelles au cours des deux prochaines années, période pendant laquelle Wello vise à obtenir une validation complète de sa technologie de conversion de l’énergie des vagues.

Il existe actuellement plusieurs technologies différentes pour l’énergie des vagues. Parmi les conceptions les plus courantes aujourd’hui, citons l’absorbeur ponctuel, le convertisseur de houle oscillant, la colonne d’eau oscillante, l’atténuateur ou la masse rotative. Au fur et à mesure que l’énergie houlomotrice se développera, l’industrie convergera vers un nombre beaucoup plus restreint de conceptions. Mais il y aura toujours une certaine variété de modèles, pour répondre à différents environnements de vagues.

De la force à la force : développer l’énergie des océans

Les premières fermes d’énergie marine à grande échelle (ou ’réseaux’ multi-dispositifs) sont en cours de développement en Europe. Il s’agit de la prochaine étape du développement industriel de l’énergie des océans. Des projets de plus grande envergure seront construits dans toute l’Europe et feront partie intégrante de notre système énergétique. Dans les années à venir, nous nous attendons à ce que la capacité installée augmente rapidement et que les prix baissent à mesure que les dispositifs et les pièces sont produits en masse.

Deux des projets européens de panneaux photovoltaïques, les plus intéressants à ce jour sont les projets HiWave-5 et FloWatt.

HiWave-5 est le projet de démonstration phare de CorPower Ocean. La société suédoise a conçu et construit le C4, son premier convertisseur d’énergie des vagues (WEC) à l’échelle commerciale. Des essais à sec approfondis ont été effectués à Stockholm et l’appareil sera déployé dans le nord du Portugal dans le courant de l’année. Trois machines supplémentaires seront ajoutées au cours de la prochaine étape du programme, formant ainsi l’une des premières fermes houlomotrices produisant de l’énergie pour le réseau. L’objectif de CorPower est de mettre sur le marché des WECs certifiés et garantis d’ici 2024, et d’introduire l’énergie des vagues dans le système énergétique général.

FloWatt est un projet mené par le développeur français d’énergie marémotrice HydroQuest. Il s’agit du premier projet d’hydrolienne en France et il a le potentiel pour devenir le plus grand projet de ce type au niveau mondial. Sept des nouvelles hydroliennes de 2,5 MW d’HydroQuest seront construites à Cherbourg et déployées sur le Raz Blanchard, l’un des sites les plus riches en ressources de la planète pour la production d’énergie marémotrice. Le réseau complet de 17,5 MW devrait être opérationnel d’ici 2025 et sera un exemple de ce que l’industrie de l’énergie marémotrice peut réaliser en termes de production d’électricité, de création d’emplois et de compétitivité.

Appel aux États membres de l’UE : Il est temps d’agir

Des projets comme ceux-ci sont très encourageants pour l’avenir de l’industrie, mais le soutien et l’engagement des États membres de l’UE seront cruciaux pour le développement d’autres projets à grande échelle.

Dans le courant de l’année, le Parlement européen et les gouvernements nationaux négocieront sur les nouveaux objectifs de la directive européenne sur les énergies renouvelables. S’ils sont adoptés, ces objectifs mettront l’Europe sur la voie d’un avenir plus durable, tout en réduisant considérablement notre dépendance à l’égard des combustibles fossiles importés.

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Photo - Mocean Energy Blue X à l’EMEC Colin Keldie

Les États membres publieront également leurs PECN révisés en 2023. À l’heure où les durs impacts du changement climatique se font sentir en Europe et dans le monde, nous avons besoin que les gouvernements nationaux prennent des mesures audacieuses pour passer rapidement à un système d’énergie 100 % renouvelable.

Cela ne sera possible qu’en fixant des objectifs clairs pour les technologies renouvelables innovantes, y compris l’énergie des océans, et en fournissant un soutien financier à cette industrie naissante. Outre le financement important de la recherche aux États-Unis et en Chine, nous avons constaté l’impact extrêmement positif des tarifs de rachat sur le secteur de l’énergie marine au Canada, au Royaume-Uni et, plus récemment, en France. La mise en place de politiques similaires dans les États membres permettra à l’UE de conserver son leadership technologique et ses développeurs de technologies locaux.

Nous sommes aujourd’hui à un point où il n’y a plus de temps pour les excuses. Les énergies renouvelables sont moins chères, plus sûres et plus propres que les autres solutions. L’énergie éolienne et l’énergie solaire sont déjà les formes de production d’énergie les moins chères en Europe aujourd’hui, mais nous avons besoin d’autres énergies renouvelables pour intervenir lorsque le vent ne souffle pas et que le soleil ne brille pas. Un large éventail de sources d’énergie renouvelables permettra de garantir notre sécurité énergétique et de lutter contre le changement climatique.

Les technologies liées à l’énergie des océans sont désormais mûres pour la cueillette - la question n’est plus de savoir si l’énergie des océans se produira, mais plutôt quand elle se produira.

Photo – Auteur : Donagh Cagney, directeur politique d’Ocean Energy Europe.

Références :

Ocean energy key trends and statistics 2021

www.oceanenergy-europe.eu
https://www.linkedin.com/company/european-ocean-energy-association/
https://www.facebook.com/EuropeanOceanEnergyAssociation
https://twitter.com/OceanEnergyEU

Please note, this article will also appear in the eleventh edition of our quarterly publication.

Innovation News Network

Source : https://www.innovationnewsnetwork.com/ocean-energy-makes-waves-renewable-energy-sector/24832/

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  • Analyse de la situation actuelle et développement de la production d’énergie houlomotrice – Traduction du 05/09/2022 par Jacques Hallard d’un article de Li Xuemin - Référence : 浅析波浪能发电的现状与发展《上海节能》 - 中国知网 - https://www.cnki.com.cn › Article - 2021 — 【摘要】
    Résumé - Ce document fait une analyse préliminaire de la situation de la recherche sur la production d’énergie houlomotrice au pays [en Chine] et à l’étranger au cours des dernières années, et propose des suggestions de développement futur, afin de donner une impulsion au développement commercial de la production d’énergie houlomotrice.

Bien que divers pays aient fait des progrès dans la recherche et la démonstration de la production d’énergie houlomotrice et obtenu des données pertinentes à haute valeur scientifique, du point de vue du développement technologique actuel, la recherche et le développement de dispositifs de production d’énergie houlomotrice en sont encore au stade de la mise en place technique : pour la recherche appliquée et l’industrialisation, les problèmes à résoudre sont encore nombreux.

Si un dispositif de production d’énergie houlomotrice efficace et fiable peut être développé, ce sera un moyen durable de fournir une énergie propre et de fournir une garantie énergétique fiable par l’énergie marine.

机知网

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Source : https://www.cnki.com.cn/Article/CJFDTotal-SHJL202101010.htm

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  • Revue sur l’Énergie des vagues d’après Wikipédia
    L’énergie des vagues, ou énergie houlomotrice, est une énergie marine utilisant l’énergie contenue dans le mouvement de la houle, soit les oscillations de la surface de l’eau. Cette énergie ne doit pas être confondue avec l’énergie marémotrice, laquelle utilise l’énergie des marées1. La faisabilité de son exploitation a été étudiée, en particulier au Portugal, au Royaume-Uni et en Australie.

Le Conseil mondial de l’énergie a évalué à 10% le potentiel théorique de la demande annuelle mondiale d’électricité qui pourrait être couvert par l’énergie houlomotrice (dont 40 TWh/an en France métropolitaine, principalement sur la façade atlantique avec une puissance installée de 10 à 15 GW)2.

Histoire

La première utilisation de l’énergie des vagues fut probablement un système permettant d’actionner des cloches destinées à prévenir, dans la brume, de la proximité de certaines bouées de signalisation maritime. Victor Hugo évoque, dans l’Homme qui rit, une « bouée à sonnerie, sorte de clocher de la mer, (...) supprimée en 1802 ». Plus historique est la cloche de Bell rock, qui fut, tel que le chante le poète Robert Southey, installée au XIVe siècle sur une bouée pour avertir les marins de la proximité du danger, quand le rocher est couvert par la houle. L’exploitation de l’énergie des vagues pour doter les bouées d’un signal sonore fut ensuite perfectionnée dans la deuxième moitié du XIXe siècle sous forme de bouées à sifflet, dans lequel l’air est soufflé au rythme de la houle, les oscillations verticales de la bouée par rapport à sa chaîne de mouillage actionnant un piston3.

Le premier brevet connu visant à l’utilisation de l’énergie des vagues a été déposé à Paris par les Girard, père et fils, le 12 juillet 1799 4,5. L’un des premiers appareils utilisant l’énergie houlomotrice, a été construit en 1910 en France par Bochaux-Praceique afin d’alimenter sa maison en énergie à Royan6.

Par la suite, l’énergie houlomotrice connaît plusieurs étapes dans sa modernisation, dans les années 19407, avec les expériences de Yoshio Masuda, puis dans la période succédant au choc pétrolier de 1973 qui relance l’intérêt pour une énergie alternative.

Entre 1855 et 1973, plus de 340 brevets ont été déposés au Royaume-Uni5. Des universitaires de plusieurs pays vont ainsi réexaminer le potentiel de l’énergie houlomotrice, notamment Stephen Salter de l’Université d’Édimbourg, Kjell Budal et Johannes Falnes de l’Institut norvégien de technologie (NTH), désormais fusionné au sein de l’Université norvégienne de sciences et de technologie, Michael E. McCormick de l’Académie navale d’Annapolis, David Evans de l’Université de Bristol, Michael French de l’Université de Lancaster, John Nicholas Newman8 et Chiang Chung Mei9 du MIT.

L’invention de Stephen Salter, surnommé le Batteur de Salter ou « canard de Salter », démontra en 1974 qu’il était possible de convertir 90 % de l’énergie d’une vague en énergie mécanique10. Avec le retour à un prix du pétrole plus modéré dans les années 1980, l’intérêt pour le développement de l’énergie houlomotrice semble s’être réduit.

Cette technologie a refait parler d’elle dans les années 2000, à mesure que les questions climatiques poussaient à l’utilisation d’énergies renouvelables.

Mais les échecs s’enchaînent :

  • En 2003, lancement d’un système appelé Searev, développé conjointement par le laboratoire de mécanique des fluides de l’École centrale de Nantes et le département mécatronique de l’École normale supérieure de Cachan. En 2014, l’entreprise qui se proposait d’industrialiser le concept est radiée 11.
  • En 2008 au Portugal, la ferme à vagues d’Aguçadoura n’a été exploitée que deux mois. L’entreprise à son origine, Pelamis, a finalement disparu sans repreneur fin 201412.
  • en 2019, devant Le Croisic, un consortium IHES (Integrated Harvesting Energy System) piloté par Geps Techno et associant six partenaires français : Blue Solutions, Centrale Nantes, Chantiers de l’Atlantique, Icam, Ifremer, SNEF teste un prototype de plateforme de récupération d’énergie houlomotrice et [pour 20% photovoltaïque) 2.
    Fermes houlomotrices

Australie

Ocean Power Technology et Lockheed Martin ont conclu en juillet 2012 un accord pour développer un récupérateur d’énergie d’une puissance de 19 MW à Victoria. Ce projet a reçu une subvention de plusieurs millions de dollars australiens par le gouvernement fédéral13. 5 % de l’électricité de cette base est produite grâce à l’énergie des vagues. La centrale houlomotrice a été baptisée Ceto qui est le nom d’une déesse grecque de la mer. Les trois Ceto 5 sont le résultat de treize années de travail et ont nécessité un investissement de 70 millions d’euros dont 22 millions de subventions du gouvernement.[réf. nécessaire]

Chaque bouée possède plus de 500 capteurs qui enregistrent deux gigaoctets de données quotidiennement pour la pression, le débit, la température de l’eau... Un piston hydraulique situé à 24 mètres au fond de la mer est actionné par le mouvement des bouées provoqué par les vagues. Ce mouvement pressurise un fluide contenu dans le piston, le fluide est envoyé à terre par un tuyau et passe dans une turbine qui convertit l’énergie hydraulique en énergie mécanique. Les pompes alimentent en eau froide un réseau de froid. Dans une centrale située sur l’île de Garden Island, un générateur transforme cette énergie mécanique en électricité. L’électricité produite alimente aussi une usine de désalinisation d’eau, qui fournit un tiers de l’eau de Garden Island.

Si le coût de l’électricité produite par Ceto 5 est identique à celui du fioul (entre 20 et 28 centimes d’euros le kilowatt-heure (kWh)), il reste plus cher que le nucléaire ou le charbon. À titre de comparaison, l’électricité est facturée 0,175 € par kWh aux ménages français, et 0,091 € aux industries selon Eurostat.

Un projet CETO 6, de plus grande puissance, est en cours de développement14.

EDF EN a conclu des partenariats avec Carnegie, détenteur des droits de la technologie CETO, pour la production d’électricité à partir de l’énergie des vagues15,14.

Écosse

Un système LIMPET 500 (Land Installed Marine Power Energy Transformer) a été installé en 2001 sur l’ile d’Islay par la société Wavegen.

Portugal

Les Portugais s’étaient dotés, en novembre 2008, de machines semi-émergées Pelamis (nom d’origine latine qui signifie « serpent de mer »), conçues par une entreprise écossaise, Pelamis Wave Power (PWP). Ce projet avait un puissance installée de 2,25 MW, au large d’Aguçadoura, dans le nord du Portugal. En raison de problèmes techniques récurrents, la première centrale houlomotrice au monde a dû être démontée au printemps 2009. Des progrès restent donc encore à faire pour que cette source d’énergie ne devienne pas un « serpent de mer »16.

Source de l’article complet avec notes et références : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_des_vagues

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  • Le dispositif de production d’énergie des vagues de la Chine perce une technologie clé, les vagues deviennent une énergie propre – Traduction du 05/09/2022 par Jacques Hallard d’un article en chinois - 2017-07-10 15:15 – Document ‘Xinhuanet’ [https://fr.wikipedia.org/wiki/Xinhua] - Auteur : Hu Zhe - Référence : 中国波浪发电装置突破关键技术海浪变清洁能源海洋波浪蕴藏着巨大的能量,来源:新华网作者:胡喆关键词:清洁能源波浪发电水电 收藏 点赞.
    Mots clés : énergie propre puissance des vagues Hydro électricité

Avis de séminaire 2022 sur la distribution d’énergie incrémentielle et l’intégration source-réseau-charge-stockage

Les vagues océaniques contiennent une énorme énergie : comment utiliser efficacement cette énergie propre ? Le journaliste a appris de ‘China Electronics Technology Group Corporation’ le 10 juillet (aujourd’hui) que le dernier dispositif de production d’énergie houlomotrice développé par ‘China Electric Power 38 Institute’ a officiellement passé l’autorisation de l’Administration océanique d’État.

L’appareil a réussi à percer les technologies clés du module de dispositif de conversion et de contrôle hydraulique de l’énergie des vagues et de l’onduleur de niveau kilovolt pour obtenir une production d’énergie des vagues qui est stable, et peut encore fréquemment stocker de l’énergie dans des conditions de vagues avec une hauteur de vague inférieure à 0,5 mètres. La percée de cette technologie clé a jeté les bases de l’application technique de la production d’énergie houlomotrice dans ce pays.

La Chine, notre pays, a un long littoral et les vagues turbulentes contiennent une énergie sans fin. Afin de tirer le meilleur parti de ce ’moteur’ d’énergie naturelle, ‘China Electric Power 38’ a effectué un test de production d’énergie houlomotrice sur l’île de Hainan. Après trois ans de percées techniques, l’équipe du projet a continuellement optimisé et amélioré le modèle d’appareil et a adopté une détection intelligente et une technologie intégrée de contrôle pour améliorer la puissance des vagues.

L’efficacité de conversion du dispositif d’énergie améliore l’effet d’absorption de l’énergie ; la technologie pionnière de stabilisation de l’onduleur de grande largeur réalise la conversion à haut rendement du système d’onduleur kilovolt d’énergie marine. Le test en mer, de près de trois mois, montre que le corps flottant du dispositif de production d’énergie oscille normalement, absorbe les vagues de manière stable, le volant d’inertie stocke l’énergie de manière uniforme et continue et les performances de production d’énergie sont stables.

Wang Zhenshou, le chef de l’équipe du projet, a présenté que le dispositif de production d’énergie des vagues flottantes développé par eux se compose d’un flotteur, d’une tige pendulaire, d’un cadre de ballast, d’un système hydraulique, d’un système de volant d’inertie, d’un onduleur, d’un contrôle et système de surveillance, etc… Ses flotteurs peuvent flotter comme un navire ou se replier sur le rivage en cas de typhon.

À l’heure actuelle, ce dispositif de production d’énergie houlomotrice a une capacité installée de 5 kilowatts au stade initial et adopte le concept de reconstruction de corps flottant et de conception modulaire. La capacité installée du système de production d’énergie houlomotrice peut être étendue à l’avenir, et la puissance standard l’alimentation peut être assurée par le raccordement au réseau.

Titre original : « Les vagues océaniques sont aussi une énergie propre : les dispositifs de production d’énergie houlomotrice de mon pays ont réussi à percer les technologies clés » - Contribution et indices d’actualité : Mme Chen WeChat / téléphone portable : 13693626116 E-mail : chenchen#bjxmail.com (veuillez changer # en @)

Abonnez-vous à Polaris Weekly et ne manquez jamais de contenu passionnant ! - https://news.bjx.com.cn/html/20170710/836142.shtml

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  • L’énergie houlomotrice surfe sur la vague – Communiqué de l’IFPEN Document ‘ifpenergiesnouvelles.fr’
    Le premier brevet visant à exploiter l’énergie des vagues a été déposé en 1799 en France. Deux siècles plus tard, les technologies ont beaucoup progressé et de nombreux systèmes houlomoteurs sont en cours de développement pour convertir cette ressource en électricité. Où en est-on ?

Définition de l’énergie houlomotrice

Les vagues sont des ondes qui naissent à la surface de la mer sous l’effet du vent. Lorsqu’elles parcourent de longues distances, elles forment la houle. On peut donc parler indifféremment d’énergie des vagues ou d’énergie houlomotrice.

L’énergie houlomotrice représente un potentiel énorme dans le mix énergétique mondial. En effet, 71 % de la surface de la planète est recouverte par la mer ou l’océan ! Le Conseil mondial de l’énergie estime que 10 % de la demande annuelle mondiale d’électricité pourraient être couverts grâce à l’énergie houlomotrice.

Pour autant, tous les pays n’ont pas le même potentiel  : certaines régions, comme l’Atlantique Nord, sont particulièrement propices à la récupération de l’énergie des vagues. En France métropolitaine, le potentiel est estimé à 40 TWh/an, principalement sur la façade atlantique (10 à 15 GW).


Comment récupère-t-on l’énergie des vagues ?

Les nombreux systèmes actuellement en cours de développement ont un point commun : ils visent à transformer l’énergie des vagues en énergie électrique grâce à des convertisseurs.

On distingue quatre grandes familles de technologies :
_  

  • Les colonnes d’eau oscillantes  : l’oscillation de l’eau à la surface de la mer agit comme un « piston » qui pousse de l’air dans une chambre. Ce flux d’air sous pression actionne mécaniquement des turbines pour produire de l’électricité. Les installations peuvent être flottantes (en mer) ou fixes (sur le littoral). Cette technologie en est à un stade précommercial.
  • Les systèmes à déferlement  : les vagues viennent se briser sur des rampes inclinées artificielles et se déversent dans des réservoirs surélevés. L’eau actionne une turbine, puis retourne à la mer. Comme pour les colonnes d’eau oscillantes, les installations peuvent être flottantes en mer ou fixes sur le littoral. Ces systèmes sont encore peu nombreux.
  • Les systèmes à flotteurs : plusieurs corps flottants reliés entre eux sont alignés dans le sens du vent, perpendiculairement aux vagues, et maintenus à la surface de l’eau par des câbles arrimés au sous-sol marin. Les vagues créent une oscillation de la chaîne de flotteurs, ce qui actionne une turbine soit directement, soit par le biais d’un fluide hydraulique comprimé. Les systèmes de ce type en sont à des stades de maturité divers.
  • Les systèmes posés au fond  : fixés sur le fond marin, ils utilisent l’oscillation de l’eau provoquée par les vagues pour mettre en mouvement des corps immergés (volets, bouées, etc.). Ces derniers actionnent à leur tour des systèmes de transformation d’énergie électriques ou hydrauliques (grâce à un fluide qui peut être de l’huile, de l’eau de mer…). Un système de ce type a fait la preuve de son efficacité en envoyant de l’électricité au réseau pendant 24 heures consécutives.

Atouts et contraintes de l’énergie houlomotrice

Si les hommes s’intéressent à l’énergie des vagues, ce n’est pas uniquement parce qu’elle est abondante. Elle est aussi relativement facile à prédire : on peut estimer les niveaux moyens de puissance disponibles un ou deux jours à l’avance.

L’énergie des vagues est une énergie variable, mais son rythme est différent de celui des autres énergies variables que sont le solaire et l’éolien. Cette complémentarité pourrait permettre d’équilibrer le réseau électrique.

Elle reste toutefois freinée par plusieurs contraintes :

  • un environnement difficile  : fatigue, tempêtes… Les matériels doivent résister à des conditions parfois extrêmes, tout en offrant une grande fiabilité. Autant de défis techniques à relever !
  • une acceptabilité qui peut poser problème  : intégration dans le paysage pour les installations côtières, perturbation de la faune, de la circulation marine et de la pêche pour les installations offshore, etc.,
  • un coût élevé, lié non seulement à l’investissement initial dans les matériels, mais aussi à l’implantation et au raccordement électrique pour les installations offshore, à l’entretien, etc. Au final, l’électricité produite grâce à l’énergie houlomotrice reste encore trop chère.  
    Sur le long terme, il est primordial que le coût de production descende en dessous de 100 €/mégawattheure (MWh) (contre 200 à 300 €/MWh aujourd’hui) pour être compétitif par rapport aux autres moyens de production d’électricité. Cette réduction repose sur une maîtrise des coûts de fabrication, d’installation et de maintenance.

IFPEN : Nos expertises > Eolien offshore et énergies marines

Recherche fondamentale – Actualités - juillet 2019

Contrôle des systèmes houlomoteurs : un défi pour la R&I d’IFPEN et une première récompense

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  • Energie houlomotrice : fonctionnement, avantages, inconvénients – Documentation en forme de communiqué, rédigée par ‘selectra.info’ - Mis à jour le 31/03/2022
    L’énergie houlomotrice est une énergie issue de la puissance du mouvement des vagues. Elle présente un potentiel énorme dans le cadre de la transition énergétique, vu qu’elle provient d’une source renouvelable, voire inépuisable. De nombreux systèmes sont actuellement testés pour la production d’une électricité durable issue de l’énergie houlomotrice, mais aucun n’a encore atteint le stade de la maturité industrielle. Point sur son exploitation, son fonctionnement, ses avantages et inconvénients, ainsi que ses perspectives de développement.

Sommaire :

1.💡 Comment fonctionne l’énergie houlomotrice ?

2.✅ Quels sont les avantages de l’énergie houlomotrice ?

3.⛔ Quels sont les inconvénients de l’énergie houlomotrice ?

4.📈 Evolution et prévisions de l’énergie houlomotrice

💡 Comment fonctionne l’énergie houlomotrice ?

Comme son nom l’indique, l’énergie houlomotrice est issue de la houle, notamment de la succession des vagues. Elle est d’ailleurs également connue sous le nom de ’énergie des vagues’. Il s’agit donc d’une énergie inépuisable à fort potentiel pour répondre aux enjeux de la transition énergétique.

Son principe est simple : le vent forme les vagues en propageant une onde mécanique à la surface de la mer. Ces vagues, quant à elles, dégagent une énergie cinétique puissante, qu’il est possible de convertir en électricité. C’est ce phénomène que l’on appelle l’énergie houlomotrice.

Pour la petite histoire : L’énergie houlomotrice est historiquement utilisée pour alerter les marins en cas de conditions climatiques dangereuses, grâce à une cloche actionnée par les vagues quand celles-ci recouvrent les rochers. En 1799, ce sont des Français - la famille Girard - qui déposent le premier brevet sur ce type d’énergie, conscients du potentiel de transformation de cette énergie naturelle en une énergie consommable.

Aujourd’hui, de nombreux dispositifs pour exploiter et récupérer l’énergie houlomotrice sont à l’étude, dont des systèmes immergés, à la surface, au large ou encore sur le rivage, etc. Ci-dessous quelques exemples de technologies actuellement en phase de test.

La chaîne flottante articulée

barrage d’eau

Il s’agit du procédé exploitant l’énergie houlomotrice le plus courant et le plus maîtrisé à ce jour. La chaîne flottante consiste en de longs flotteurs alignés dans le sens du vent et perpendiculaires aux vagues, qui sont maintenus à la surface grâce à de gros câbles sous-marins qui touchent le fond de la mer. En raison de son apparence, elle est parfois appelée ’serpent de mer’.

Quant au fonctionnement technique de ces flotteurs, les vagues créent une oscillation de la chaîne, qui permet de comprimer un fluide hydraulique entraînant à son tour l’activation d’une turbine. L’inconvénient de ce système cependant est qu’il est peu résistant aux conditions climatiques défavorables qui peuvent survenir très souvent au milieu de l’océan.

La paroi oscillante immergée

Ce dispositif est complètement immergé sous la mer. Il se présente sous la forme d’une paroi carrée fixée sur une tige centrale. Les mouvements des fonds marins font osciller la paroi, permettant alors d’actionner une turbine et de faire tourner un alternateur. Ici aussi, les limites de ce dispositif résident dans les conditions météorologiques, qui rendent difficile son immersion dans les fonds marins.

La colonne à oscillation verticale

On parle ici d’une structure flottante composée de masselottes, qui se servent des mouvements horizontaux ou verticaux de la mer pour activer une pompe. Cette pompe met sous pression un fluide qui va actionner une turbine, afin d’entraîner un alternateur pour produire l’électricité verte.

La colonne d’eau

Ce système se base sur une structure flottante en acier ou en béton, qui prend la forme d’une colonne ouverte à la base et fermée sur la partie supérieure. Les vagues entrent et sortent de cette colonne et font donc monter et descendre le niveau de l’eau.

Ces différents mouvements vont comprimer et décomprimer l’air existant dans la partie supérieure de la structure. Les compressions permettent à leur tour de faire tourner une turbine, qui actionne l’alternateur pour produire l’électricité. L’inconvénient de cette technologie est qu’elle est à ce jour la plus chère à mettre en place.

Le capteur de pression immergé

bateau

Le capteur de pression immergé est une structure immergée au fond de la mer qui capte le mouvement orbital des vagues et comprime un fluide hydraulique par une logique de montées-descentes. Le capteur le plus simple à utiliser est un ballon.

Le fluide comprimé peut être récupéré par un réseau de capteurs installé à terre, afin d’entraîner une turbine pour produire l’électricité.

Quels sont les avantages de l’énergie houlomotrice ?

énergie verte

Il est intéressant d’analyser les avantages et inconvénients de l’énergie houlomotrice, afin de réellement connaître son potentiel et ce qu’elle peut apporter. On sait que l’énergie houlomotrice provient d’une source inépuisable, ce qui présente un grand avantage pour la planète. Mais ce n’est pas tout, cette énergie dispose de nombreux autres atouts :

  • Une énergie prévisible et non-intermittente : les vagues sont prévisibles plus d’une semaine à l’avance, contrairement à d’autres ressources renouvelables intermittentes comme l’éolien, qui n’est prévisible que quelques heures avant ;
  • Une énergie plus fiable au niveau des saisons : une étude de l’Université de Victoria indique que la puissance des vagues dépend de la saison, avec une puissance plus importante en hiver. Les vagues sont également plus puissantes le soir - ce qui coïncide avec les périodes de forte demande énergétique. C’est un grand avantage par rapport au solaire et à l’éolien ;
  • Une large surface d’exploitation : la quantité d’énergie générée par les vagues est peu importante mais c’est compensé par la surface d’exploitation très vaste. 71% de la surface de la Terre est recouverte par les mers et océans. D’ailleurs, le Conseil mondial de l’énergie estime que la production d’électricité par l’énergie houlomotrice pourrait couvrir environ 10% de la demande mondiale énergétique annuelle. En France, cette énergie pourrait couvrir 93% de la consommation électrique annuelle des ménages, soit l’équivalent de 420 milliards de kilowattheures, grâce à la présence de la côte Atlantique ;
  • Une énergie propre : évidemment, comme l’énergie houlomotrice est issue de la puissance des vagues, elle est classée parmi les énergies renouvelables. Mais ce n’est pas tout, son exploitation implique un impact environnemental minime, car elle ne produit ni émission de gaz ni déchets, contrairement à l’énergie solaire par exemple qui présente encore le problème de stockage physique peu écologique ;
  • Une surface d’exploitation moins à risque : si l’on considère que la population mondiale est amenée à augmenter considérablement dans les années à venir, cela réduit largement les espaces possibles pour installer de nouveaux sites de production d’énergies renouvelables. L’énergie houlomotrice ne sera pas impactée par ce phénomène, car son exploitation se fait au niveau de la mer.
    Quels sont les inconvénients de l’énergie houlomotrice ?

prix de l’électricité

Même si l’énergie houlomotrice a un potentiel évident, elle présente encore de nombreux inconvénients, surtout dans la difficulté de son exploitation. C’est d’ailleurs pour cette raison que, malgré le grand nombre de technologies en phase de test, aucune centrale houlomotrice n’a encore atteint l’échelle industrielle.

  • Une exploitation peu maîtrisée : à ce jour, la plupart des systèmes qui exploitent l’énergie houlomotrice peinent encore à s’adapter aux conditions météorologiques défavorables. En effet, ces technologies sont peu résistantes aux conditions les plus extrêmes, comme les tempêtes par exemple. ;
  • Un coût élevé : du fait de son exploitation encore peu maîtrisée, le coût d’exploitation de l’énergie houlomotrice est élevé. Les structures nécessitent des installations lourdes, pour peu de puissance. Il faut donc un investissement important, difficile à rentabiliser avec la production peu importante ;
  • Une rentabilité difficile à évaluer : beaucoup de critères sont encore inconnus, ce qui rend difficile d’évaluer la rentabilité des centrales houlomotrices. Il faut considérer de nombreux éléments, comme le coût du raccordement électrique pour un système situé en pleine mer et loin du réseau de distribution, les coûts d’accessibilité et de transport lors de l’implantation en mer, les coûts d’entretien des équipements dans un milieu aussi hostile que les océans ;
  • Une potentielle pollution visuelle : même si l’énergie houlomotrice est considérée propre et moins émettrice de gaz à effet de serre, la création d’usines houlomotrices pourrait impacter la faune et la flore. Aussi, les centrales houlomotrices nécessitent des technologies lourdes qui peuvent impacter le plan esthétique en zone côtière.
    📈 Evolution et prévisions de l’énergie houlomotrice

Il est encore trop tôt pour se prononcer sur le potentiel de l’énergie houlomotrice car celle-ci est en phase d’expérimentation. La recherche-développement s’effectue dans le monde entier afin de trouver la technologie la plus efficace et la plus rentable pour exploiter cette énergie novatrice.

En attendant l’aboutissement de ces différents projets et prototypes, plusieurs chiffres ainsi que des prévisions démontrent déjà que l’énergie houlomotrice - si elle est maîtrisée - possède bien des atouts sur les autres énergies, fossiles et renouvelables.

Les chiffres clés prévisionnels

Selon de nombreuses études, l’énergie houlomotrice est très prometteuse grâce à la grandeur de la surface maritime exploitable. Si les usines houlomotrices aboutissent à de bons résultats, l’énergie houlomotrice pourrait produire une quantité considérable d’électricité, avec peu d’émissions de CO2 :

  • Certains organismes publiques estiment la capacité mondiale de production d’énergie houlomotrice entre 2000 et 8000 TWh / an ;
  • La production européenne annuelle pourrait atteindre les 150 TWh ;
  • En Grande-Bretagne, le potentiel d’énergie électrique d’origine houlomotrice est évalué à 50 TWh par an, soit l’équivalent de 5 réacteurs nucléaires en fonctionnement ;
  • En France, la capacité de production pourrait être de 40 TWh par an, soit l’équivalent de la production annuelle de 4 à 5 réacteurs nucléaires en fonctionnement.
    Les prochaines phases de test

Plus de 50 projets de recherche sur l’exploitation de l’énergie houlomotrice sont actuellement en cours dans le monde. A savoir qu’en Europe, ce sont les Britanniques qui sont aujourd’hui les plus avancés dans le développement des systèmes pour exploiter l’énergie houlomotrice.

Néanmoins, la France compte également quelques projets notables. Il ne faut pas oublier que l’Hexagone possède le 2ème espace maritime au monde, avec 11 millions de km², et des milliers de kilomètres de côtes.

Exemples de projets sur l’énergie houlomotrice :

  • Le projet S3 en France : il est mené à l’École Centrale de Nantes. Il s’agit de mettre en place un prototype houlomoteur fonctionnant à base de polymères électro-actifs (EAP) ;
  • Le projet Pelamis : il est mené par le groupe Pelamis Wave Power qui a déjà testé de multiples structures en Ecosse et au Portugal. Le système testé ici est un type de chaîne de caissons flottants ;
  • Le projet Limpet : ce projet a recours à la technologie des colonnes d’eau. Il est testé sur l’Île d’Islay en Ecosse depuis 2000 ;
  • Le projet Wave Dragon : lancé en 2007 au Pays de Galles, ce projet utilise le système de plateforme de déferlement.
    Ces projets sont actuellement testés jusqu’à ce qu’ils atteignent des résultats satisfaisants, c’est-à-dire jusqu’à ce qu’ils puissent répondre aux enjeux techniques et financiers autour de la production d’électricité via l’énergie houlomotrice, qui sont essentiellement :
  • La résistance des installations aux conditions climatiques les plus extrêmes, comme une tempête de force 10 par exemple ;
  • La rentabilité de coût de raccordement électrique pour les systèmes situés loin du réseau et en plein milieu de l’océan ;
  • La diminution des coûts d’entretien des équipements soumis à de grandes épreuves au quotidien, étant situés dans un milieu très hostile ;
  • La rentabilité des coûts d’installation, incluant les coûts de transport, d’accessibilité, d’ancrage, etc. ;
  • Les enjeux environnementaux, notamment comment faire en sorte que les installations n’interfèrent pas sur la faune, la circulation en mer et les activités de pêche.
    Autrice - Misitia Ravaloson- Diplômée de l’Ecole de Journalisme de Londres, Misitia rejoint l’équipe de Selectra en Mai 2019 comme rédactrice freelance. Elle s’occupe de la rédaction d’une partie des articles sur les sites dédiés à l’énergie.

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Il y a quelques jours, le journaliste a appris de l’Université nationale de technologie de la défense que le dispositif de génération d’énergie des vagues d’inversion auto-adaptatif développé par le professeur Shang Jianzhong, le professeur Luo Zirong et leur équipe de l’École des sciences intelligentes peut fournir une énergie stable et économique pour matériel de génie maritime.

Dans les années 1970, le boom de la recherche sur l’énergie des vagues a émergé et se poursuit à ce jour. Ces dernières années, les activités de mon pays telles que l’exploration des ressources marines, la protection des droits et la surveillance marine ont continué de s’étendre aux grands fonds, et le manque d’approvisionnement énergétique efficace est devenu l’un des << goulots d’étranglement >> affectant l’application de divers équipements de surveillance.

Les équipes de Shang Jianzhong et Luo Zirong ont visé ce besoin pratique et se sont engagées à rechercher des percées technologiques dans la production d’énergie houlomotrice depuis de nombreuses années.Le dispositif de production d’énergie développé par l’équipe est principalement composé d’un corps flottant en surface et d’un absorbeur adaptatif d’énergie des vagues sous-marines. Le corps flottant capte le mouvement de houle des vagues et l’absorbeur convertit le mouvement de houle en énergie électrique. L’absorbeur peut réduire la conversion d’énergie de 3 fois à 2 fois celle des dispositifs traditionnels de production d’énergie des vagues, améliorant considérablement l’efficacité. À l’heure actuelle, la production d’énergie de l’appareil a atteint l’ordre de 10 watts.

Il est entendu que le dispositif d’énergie des vagues n’a pas besoin d’amarrage et peut fournir une énergie à faible teneur en carbone, respectueuse de l’environnement et durable pour les équipements de génie maritime tels que les bouées, les robots marins et les capteurs de surveillance marine.

Contribution et indices d’actualité : Mme Chen WeChat / téléphone portable : 13693626116 E-mail : chenchen#bjxmail.com (veuillez changer # en @) - Abonnez-vous à Polaris Weekly et ne manquez jamais de contenu passionnant !

Source : https://news.bjx.com.cn/html/20191218/1029511.shtml

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  • L’énergie houlomotrice testée au Croisic en France - Ecrit par Bertrand (photo) le 13 septembre 2019 | Modifié le 19 juin 2020 – Document ‘hellowatt.fr’
    Un prototype de plateforme utilisant l’énergie houlomotrice a été installé le 21 août 2020 au large du Croisic en Loire-Atlantique. Si ce terme vous paraît obscur, c’est normal, le concept en est à ses balbutiements. Mais il pourrait bien devenir une source d’électricité verte colossale dans le futur, notamment grâce à sa matière première, la houle, une ressource inépuisable. Découvrons ici, ce qui pourrait être l’avenir des énergies renouvelables.

énergie houlomotrice wavegem

Photo - Crédit photo : Centrale Nantes

Énergie houlomotrice : mode de fonctionnement

Bref historique de l’énergie houlomotrice

Revenons tout d’abord sur la définition de ce qu’est la houle. C’est un mouvement ondulatoire qui agite la mer, sans jamais faire déferler de vagues. Voilà pour la minute “C’est pas Sorcier”. C’est donc grâce à cette ressource qu’est produite l’énergie houlomotrice (on aurait pu s’en douter). Dans une optique plus sexy, et peut-être plus marketing, elle est aussi appelée “énergie des vagues”.

Cette énergie possède l’avantage d’être inépuisable, presque ininterrompue. Les ingénieurs tentent depuis longtemps de pouvoir la maîtriser. Historiquement, depuis 1799. Oui, oui, vous avez bien lu, pas de faute de frappe ici ! À une époque où ni le vélo, ni les ampoules électriques, ni les allumettes n’avaient été inventées, la famille Girard déposait, dans le plus grand des calmes, le premier brevet sur l’énergie des vagues. Evidemment, cela ne permettait pas de créer de l’énergie, mais servait principalement à avertir les marins, grâce à une cloche, des potentiels dangers aux alentours. Depuis, de nombreux prototypes ont été imaginés pour pouvoir tirer le maximum du potentiel de cette formidable énergie.

Pourquoi on entend peu parler de l’énergie houlomotrice ?

Le principal problème que rencontrent les ingénieurs lors de la conception de leurs prototypes est la maîtrise de l’environnement. Contrairement à une plaine, où des panneaux solaires, et des éoliennes peuvent être facilement construits, la mer est un cadre instable. Il faut pouvoir créer un prototype pouvant supporter toutes sortes d’intempéries, tels que vents, rafales, pluies, tempêtes, et autres attaques de poissons-lunes. Par ailleurs, les conditions d’accès et d’entretiens y sont plus compliqués, et tout le matériel doit être transporté par bateau, une difficulté supplémentaire à prendre en compte. Plusieurs systèmes ont donc été testés, pour tenter de trouver le plus performant :

  • La chaîne flottante articulée : aujourd’hui la plus efficace, elle aligne de nombreux flotteurs perpendiculaires aux vagues, qui permettent d’activer une turbine, grâce à leur oscillation.
  • La paroi oscillante immergée : une structure composée d’une paroi immergée qui va osciller grâce aux fonds marins, et qui va actionner une turbine, produisant l’énergie.
  • La colonne à oscillation verticale : une structure flottante qui se sert de l’oscillation des vagues pour activer une pompe. Celle-ci va créer une pression qui permettra alors de faire tourner une turbine.
  • Le capteur de pression en immersion : un capteur plongé dans les fonds marins qui, grâce aux mouvements des vagues, comprime un fluide hydraulique, faisant tourner une turbine (pouvant être installée à terre).
  • La colonne d’eau : une structure flottante, dont la base est ouverte, et le haut fermé. Le mouvement des vagues va faire rentrer puis sortir de l’eau de la structure, comprimant l’air en son sein, qui va permettre de faire tourner une turbine.
    Schéma du fonctionnement de la chaîne flottante articulée pour l’énergie houlomotrice > https://cdn.hellowatt.fr/media/uploads/zinnia/2019/09/12/energie-houlomotrice-schema.png

https://cdn.hellowatt.fr/media/uploads/zinnia/2019/09/12/energie-houlomotrice-schema.pngSchéma

Quel potentiel pour l’énergie houlomotrice ?

Les océans : un environnement immense et inépuisable

Comme mentionné plus haut, son principal atout reste son caractère inépuisable. C’est en effet la caractéristique de toutes les énergies renouvelables, mais celle-ci possède le bénéfice de la surface exploitable. Les mers et océans représentent environ 70% de la surface de la planète, une superficie aujourd’hui peu utilisée. Par ailleurs et contrairement à certains autres équipements, sa source d’énergie, la houle ne se stoppe presque jamais. Un panneau solaire sera moins rentable lors d’une saison nuageuse et une éolienne ne tournera pas lors d’une période sans vent. Un problème que ne devrait pas rencontrer les équipements à énergie houlomotrice.

Quels rendements pour l’énergie houlomotrice ?

Son rendement est lui aussi intéressant, puisqu’il devrait s’approcher de celui de l’énergie hydrolienne. La majorité des structures existantes aujourd’hui sont en phase de test, et de nombreuses entreprises investissent en recherche et développement, pour trouver le modèle le plus efficace. À court terme, France Énergies Marines estime les coûts de production entre 200 et 250€/MWh. À titre de comparaison, les prix de l’énergie solaire en France sont d’environ 142€/MWh. Les prix sont donc bien au-dessus des autres énergies renouvelables, et le principal enjeu de ce dispositif reste de trouver une installation durable, rentable et à des prix de production réduits. Les principaux objectifs sont donc :

  • De créer une installation résistante aux conditions extrêmes des mers et océans
  • De rentabiliser les raccordements depuis les structures en mer jusqu’aux centres de stockage de l’énergie sur terre
  • De rentabiliser les coûts d’installation et d’entretien des plateformes
    L’énergie houlomotrice peut-elle concurrencer les autres énergies renouvelables ?

Une fois que ces problématiques auront trouvées une solution viable, la production et l’exploitation de l’énergie houlomotrice pourra devenir une sérieuse alternative aux énergies actuelles. Les prévisions de certains organismes publics estiment la capacité de production d’énergie houlomotrice dans le monde, entre 2 000 et 8 000 TWh/an. À titre de comparaison, en 2017 la production mondiale grâce à l’énergie éolienne était de 1 096TWh/an (source : Agence Internationale de l’Énergie). Les opportunités sont donc gigantesques !

Le Croisic, un nouveau modèle en expérimentation

Aujourd’hui de nombreux prototypes sont en test aux quatre coins de l’Europe, et notamment au Croisic, en Loire-Atlantique. Le projet porté par l’entreprise Geps Techno, a élaboré un prototype de plateforme, appelé Wavegem, est installé depuis le 21 août au large du Croisic. La structure est reliée à 4 lignes d’ancrages jusqu’au fonds marins, et l’énergie va convertir “les mouvements du flotteur en énergie électrique à travers la mise en circulation en circuit fermé d’eau de mer et la conversion de cette énergie via une turbine basse vitesse”. Grâce au mouvement des vagues, et un intelligent système de gestion de circulation de l’eau, la structure va faire tourner une turbine produisant ainsi de l’énergie. En plus de ce système novateur, la plateforme accueille 68m² de panneaux photovoltaïques afin de compléter le dispositif. L’énergie créée se répartie pour 80% en houlomoteur et 20% en solaire, et l’installation dispose d’une puissance de 150kW (les plus grandes éoliennes ont une puissance comprise entre 350kW et 5MW). Enfin, la plateforme sera équipée d’une batterie de stockage pouvant contenir jusqu’à 300 kWh d’énergie.

La structure Wavegem est actuellement à l’essai pour 18 mois, et a pour but de prouver la fiabilité de la technologie. Son but est aussi d’améliorer le prototype afin que celui-ci soit de plus en plus performant, moins coûteux, et plus rentable. Peut-être à terme verrons-nous des fournisseurs d’électricité verte proposer une offre issue de l’énergie houlomotrice ?

Vidéo : IHES Project - Wavegem prototype > https://youtu.be/-Wvi60xBD7U

Bertrand - Marketing digital - Diplômé d’un Master en stratégie publicitaire, Bertrand s’est pris de passion pour les nouvelles énergies renouvelables. Rédacteur web chez Hello Watt, il s’est spécialisé dans l’isolation et le déménagement, venez découvrir ses articles ! – Photo

Communiqué - Envie de faire un geste pour la planète ? La solution : souscrire à une offre d’électricité verte pour vous permettre de faire des économies d’énergie ! Jusqu’à -300 euros sur votre facture annuelle

Comparateur de prix des Fournisseurs d’énergie en 2020 - À quoi sert un comparateur de fournisseur d’énergie ? Pourquoi comparer les tarifs des différents fournisseurs d’électricité et de gaz ? Tout simplement parce que les prix du kWh (et de l’abonnement) peuvent grandement varier d’un fournisseur d’énergie à l’autre… En savoir plus

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C’est une première mondiale : un dispositif capable de convertir l’énergie houlomotrice (l’énergie cinétique produite par les vagues) en électricité sera expérimenté dans les eaux monégasques à l’horizon 2021. Baptisé « Wave Energy Converter S3® (WEC) », ce projet développé par SBM Offshore avec le soutien du Gouvernement Princier démontre une nouvelle fois que la Principauté est une terre d’innovations, notamment concernant les énergies alternatives.

Comme l’a rappelé Marie-Pierre Gramaglia, Conseiller de Gouvernement-Ministre de l’Équipement, de l’Environnement et de l’Urbanisme, lors de la présentation de WEC à la presse, le 4 novembre dernier, « grâce à son statut unique de ville-État permettant des circuits courts de réflexion et de décisions, notre pays est novateur dans les énergies renouvelables ». L’installation des premières pompes à chaleur sur eau de mer dans les années 60 (technologie sans cesse développé couvrant aujourd’hui 17 % des consommations électriques nationales) et la mise en ligne du Cadastre solaire en 2017 sont de bons exemples.

Avec ce nouveau projet de convertisseur d’énergie issue de la houle, Monaco confirme ainsi sa volonté de faire progresser les moyens de production d’électricité verte, d’autant qu’un intéressant complément sera apporté au laboratoire des énergies renouvelables de Fontvieille. De tels programmes de recherche sur les technologies d’avenir permettent par ailleurs à la Principauté de mettre toutes les chances de son côté concernant le respect de ses engagements internationaux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, à savoir -50 % d’ici 2030 (par rapport à 1990) et la neutralité carbone à l’horizon 2050.

Comme l’a rappelé Marie-Pierre Gramaglia, Conseiller de Gouvernement-Ministre de l’Équipement, de l’Environnement et de l’Urbanisme, lors de la présentation de WEC à la presse, le 4 novembre dernier, « grâce à son statut unique de ville-État permettant des circuits courts de réflexion et de décisions, notre pays est novateur dans les énergies renouvelables ». L’installation des premières pompes à chaleur sur eau de mer dans les années 60 (technologie sans cesse développé couvrant aujourd’hui 17 % des consommations électriques nationales) et la mise en ligne du Cadastre solaire en 2017 sont de bons exemples.

Avec ce nouveau projet de convertisseur d’énergie issue de la houle, Monaco confirme ainsi sa volonté de faire progresser les moyens de production d’électricité verte, d’autant qu’un intéressant complément sera apporté au laboratoire des énergies renouvelables de Fontvieille. De tels programmes de recherche sur les technologies d’avenir permettent par ailleurs à la Principauté de mettre toutes les chances de son côté concernant le respect de ses engagements internationaux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, à savoir -50 % d’ici 2030 (par rapport à 1990) et la neutralité carbone à l’horizon 2050.

Un système opérationnel

« Voilà plus de 10 ans que SBM Offshore travaille au sein de ses bureaux de Monaco et de son laboratoire de Carros sur un prototype de convertisseur d’énergie houlomotrice innovant », a précisé Didier Beynet, SBM Offshore Monaco Country Director, lors de la conférence de presse. Résultat : un dispositif élaboré faisant appel « à des matériaux à base de polymères électro-actifs qui se déforment sous l’action de la houle, transformant ainsi directement l’énergie des vagues en électricité sans pièces mécaniques ou hydrauliques intermédiaires. Et un concept dont la faisabilité a été démontrée lors de tests en bassin ».

Reste maintenant à l’expérimenter en mer dans le but de valider son efficacité à l’échelle industrielle, ce qui débutera à la fin du 2e trimestre de l’année 2021 pour une durée d’essai estimée à 1 an. Le prototype, un « boudin de caoutchouc » de 60 m de longueur pour 1,2 m de diamètre immergé à environ 4 m de profondeur et connecté au réseau électrique, sera déployé au large de l’héliport de Fontvieille.

Un appui solide du Gouvernement Princier

Dans ce projet, le Gouvernement n’apporte pas de soutien financier, mais son expertise et son temps aux équipes techniques de la SBM Offshore. Plus précisément, de nombreux Services du Département de l’Équipement, de l’Environnement et de l’Urbanisme (DEEU) sont mobilisés, coordonnés par la Mission pour la Transition Énergétique (MTE) :

•  La Direction de l’Environnement (DE) a aidé la société à définir un site pour l’expérimentation du démonstrateur qui n’interfère pas avec des espèces sous-marines sensibles, mais également fournit des cartographies de fonds sous-marins ;
•  la Direction des Affaires Maritimes (DAM) a aidé à définir un site qui n’interfère pas avec la navigation maritime en Principauté et collaboré pour l’installation de bouées de mesures de la houle ;
•  la DE et la DAM étudieront en outre conjointement un dossier déposé par la SBM Offshore incluant un dossier technique détaillé et une étude d’impact environnemental ;
•  la Direction de l’Aviation Civile a aidé à définir un site qui n’interfère pas avec le trafic aérien de l’héliport ;
•  la Direction des Travaux Publics (DTP) a aidé à définir un site qui n’interfère pas avec les travaux projetés pour l’extension de l’héliport et institué un mode de communication avec le groupe pour éviter les collisions de navires impliqués lors de travaux avec le système houlomoteur ;
•  la Direction de l’Aménagement Urbain (DAU), assistée de la Société Monégasque de l’Électricité et du Gaz (SMEG), a aidé à définir un site qui n’interfère pas avec les tuyaux sous-marins (pompages d’eau de mer et déversoirs d’orage), à identifier un local de branchement électrique du dispositif et à prévoir la faisabilité technique ;
•  la Cellule Urbamer a aidé à définir un site qui n’interfère pas avec les travaux de l’Extension en mer ;
•  le Service de Maintenance des Bâtiments Publics (SMBP) a apporté son expertise en matière de pompage d’eau de mer à la SBM Offshore, laquelle doit prévoir ce procédé pour son prototype.
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Source : https://www.meb.mc/fr/news/wave-energy-conver-un-projet-made-in-monaco

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    La première centrale houlomotrice commerciale d’Europe sera bientôt installée en Bretagne – Par Bernard Deboyser - 06 Juin 2021 – Document ‘selectra.info’
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C’est à la pointe de la Bretagne, dans la baie d’Audierne qu’entrera sans doute en service la première centrale électrique commerciale d’Europe conçue pour exploiter l’énergie des vagues. La société irlandaise Seabased y prévoit tout d’abord l’installation d’un projet pilote de 2 MW avant d’atteindre dans une 2e phase une puissance de 10 MW et d’injecter l’électricité produite dans le réseau.

L’énergie des vagues, appelée aussi énergie houlomotrice, présente plusieurs atouts intéressants : comme celle du vent qui génère les vagues, sa production est prédictible et elle est surtout abondante en hiver, pendant la période au cours de laquelle la consommation est la plus forte. En outre les installations sont insonores et invisibles depuis le littoral.

Selon l’industrie européenne des énergies marines, 100 GW de capacités utilisant l’énergie des vagues et des courants marins pourraient être déployés en Europe d’ici 2050. Un potentiel capable de couvrir 10 % des besoins en électricité de notre continent.

Si de nombreuses startups s’activent de par le monde au développement de projets houlomoteurs et à la mise au point de prototypes, aucun, jusqu’ici, n’a atteint le stade d’une exploitation commerciale, du moins en Europe.

Un premier parc commercial de 10 MW

La société Seabased, installée en Irlande mais dirigée par un français, Laurent Albert, prétend dans un communiqué récent qu’elle sera la première à atteindre ce stade. Forte du soutien de la région Bretagne, elle projette d’installer prochainement dans la baie d’Audierne (Finistère) un prototype de 2 MW. Si les tests sont concluants, la startup entend porter ensuite la capacité du parc à 10 MW et le connecter au réseau électrique de l’Hexagone.

La technologie houlomotrice de Seabased utilise une série de bouées en acier qui se déplacent verticalement au gré des vagues. Chacune d’entre elles est reliée par un câble à un générateur linéaire (appelé WEC pour Wave Energy Converter) posé simplement sur le fond de l’océan. A l’intérieur de ce convertisseur, une sorte de piston magnétisé effectue des va-et-vient au centre d’un bobinage, au rythme des mouvements de la bouée. Il transforme donc l’énergie mécanique ainsi développée en électricité. Tous les convertisseurs sont reliés par des câbles électriques à une sous-station immergée où l’énergie produite est lissée puisque les mouvements des différentes bouées, indépendants les uns des autres, ne sont pas synchronisés. Le courant est ensuite transporté vers une station terrestre par un câble sous-marin puis injecté sur le réseau.
Le système électrique utilisé est conçu et fabriqué par une entreprise bretonne : ENAG.

ferme houlomotrice Seabased

Voir le schéma explicatif

La construction d’un parc houlomoteur développé par Seabased est particulièrement aisée puisque tous ses éléments sont fabriqués sur le continent puis transportés sur le site d’exploitation par un navire, où un appareil de levage dépose simplement chaque duo bouée-convertisseur, lesté par une dalle de béton, sur le plancher marin. Il en va de même pour la sous-station sous-marine. Les câbles électriques sont ensuite connectés par des plongeurs. Aucun travail de génie civil, d’excavation ou d’ancrage n’est donc nécessaire.

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Prototypes et projets pilotes

La petite société irlandaise, forte d’une cinquantaine de salariés, n’en est pas à son coup d’essai puisque son site mentionne qu’elle a développé des prototypes et des projets pilotes depuis 2006 déjà, au large des côtes de la Suède, de la Norvège, de la Finlande et même du Ghana. L’heure est actuellement à l’optimisation finale du système et à sa certification, une étape nécessaire avant de passer à la phase de commercialisation pour laquelle aucune date n’est encore annoncée.

Soutien de la Région Bretagne

Le projet de la baie d’Audierne est soutenu par l’association Bretagne Ocean Power, laquelle accompagne les projets d’énergie marine dans la Région. « Nous sommes heureux d’assister ce projet particulièrement innovant qui contribuera à la production d’une énergie renouvelable compétitive sur le littoral breton », précise Loïg Chesnais-Girard, président du Conseil régional.

Notons quand même que les pêcheurs bretons ont déjà signifié leur opposition au projet, comme ils s’opposent du reste aux projets de parcs éoliens ‘offshore’.

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A propos de l’auteur - Bernard Deboyser - Bernard est ingénieur polytechnicien et consultant en énergie et mobilité durable. Passionné par les énergies renouvelables et la transition énergétique depuis plus de 30 ans il développe (bénévolement) des projets éoliens et photovoltaïques dans le cadre d’une coopérative citoyenne dont il est un des fondateurs et l’administrateur-délégué : www.hesbenergie.be

Selectra : On le fait ensemble ? Énergie, télécom, assurance ...

Source : https://selectra.info/energie/guides/environnement/houlomotrice

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  • Pour un programme de centrale d’énergie houlomotrice, ‘Eco Wave Power’ (Israël et Suède) obtient des permis au Portugal (de 1 MW) - 19 août 2021 – Document ‘eurisles.org’
    ‘Eco Wave Power’ a obtenu, via sa filiale portugaise, un permis d’installation et de raccordement au réseau pour un projet pilote d’énergie houlomotrice de 1 MW prévu pour le brise-lames de Barra do Douro à Porto.

Photo montrant Inna Braverman avec Luis Cunha lors d’une visite aux brise-lames de l’APDL au Portugal (Avec l’aimable autorisation d’Eco Wave Power)

Photo - Inna Braverman avec Luis Cunha, chef de la division électrique chez ADPL, lors d’une visite aux brise-lames d’APDL au Portugal (Avec l’aimable autorisation d’Eco Wave Power)

Le permis, obtenu par EW Portugal – Wave Energy Solutions Unipessoal (EW Portugal), a été accordé sous la forme d’une autorisation d’enregistrement de petite unité de production par la Direction générale portugaise de l’énergie et de la géologie (DGEG).

L’approbation de l’enregistrement de la petite unité de production est le premier permis requis par EW Portugal pour procéder à l’installation et au raccordement au réseau de la première centrale houlomotrice de 1 MW du côté océan du brise-lames de Barra do Douro.

Le projet de 1 MW devrait être la première étape de l’accord de concession de 20 MW conclu avec APDL (Administração dos Portos do Douro, Leixões e Viana do Castelo) en avril 2020, pour l’utilisation potentielle de quatre sites détenus et exploités par APDL.

Une fois les travaux d’installation et de raccordement au réseau terminés, EW Portugal exigera un certificat d’exploitation final de la DGEG pour l’exploitation de la centrale, a indiqué la société.

L’approbation de l’enregistrement des petites unités de production a été facilitée par EW Portugal en collaboration avec le cabinet d’avocats portugais PLMJ Advogados et la société d’ingénierie et de construction PAINHAS, qui a plus de 40 ans d’expérience dans la fourniture de solutions globales clé en main.

Inna Braverman, fondateur et PDG d’Eco Wave Power, a déclaré : « Il s’agit d’un grand pas en avant vers le déploiement de notre première centrale houlomotrice de 1 MW au Portugal. Nous tenons à remercier le ministère de l’Environnement et de l’Action pour le climat, la DGEG, le PLMJ, Painhas et toutes les autres parties impliquées pour soutenir ce projet unique au Portugal. « Nous pensons que la réussite de l’exécution de ce projet marquera le début d’une nouvelle ère passionnante pour le secteur de l’énergie houlomotrice au Portugal et dans le monde ».

Selon Eco Wave Power, le projet est conforme au Plan national énergétique et climatique du Portugal pour 2021-2030, également connu sous le nom de PNEC 2030, qui a fixé un objectif pour le Portugal d’assurer 47 % de sources renouvelables dans sa consommation d’énergie finale brute en 2030.

« Le projet d’Eco Wave Power constituera une étape importante dans l’adoption de l’énergie houlomotrice et océanique au Portugal et contribuera grandement à l’objectif du pays dans le cadre du plan PNEC 2030, de mettre en œuvre 70 MW de capacité d’énergie houlomotrice d’ici 2030 », dit la société.

Pour rappel, Eco Wave Power a installé une bouée de mesure des vagues et a commencé à collecter des données sur les vagues sur le site du projet situé dans la région nord-ouest du Portugal fin juin 2021.

Eco Wave Power - Wave Energy Company

Eurisles : Actualités Maritimes

© 2022 Eurisles - Mentions légales - Source : https://www.eurisles.org/eco-wave-power-obtient-des-permis-pour-un-programme-denergie-houlomotrice-de-1-mw-au-portugal

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    Energie des vagues : ‘Eco Wave Power’ (Israël et Suède) et Painhas (Portugal), collaborent pour une centrale d’une puissance de 20MW - Le 22 novembre 2020 par ‘Israël Science Info desk’

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Le développeur d’énergie houlomotrice Eco Wave Power (société suédoise fondée à Tel Aviv en 2011) a signé une collaboration stratégique avec Painhas au Portugal pour l’octroi de licences au Portugal. Painhas, fondée en 1980, a plus de 40 ans d’expérience dans la fourniture de services d’ingénierie et de construction, d’exploitation et de maintenance pour le secteur de l’énergie au Portugal et dans d’autres pays, y compris dans les secteurs de la production, de la distribution et du transport d’énergie. Painhas fera partie intégrante du support technique nécessaire pour les procédures d’autorisation officielles pour le projet d’énergie houlomotrice de 20 MW prévu par Eco Wave Power au Portugal, dans le cadre du nouvel accord de concession signé par la société avec l’autorité portuaire de Leixões, APDL.

Helena Painhas (photo), membre du conseil d’administration, a déclaré : « La société a pour mission de participer activement à la mise en œuvre de sources d’énergie renouvelables innovantes au Portugal. Par le passé, nous avons fourni nos services d’ingénierie et de construction aux industries éolienne, solaire et hydraulique, et nous pensons que le moment est venu de nous étendre au secteur prometteur de l’énergie houlomotrice, grâce à notre collaboration avec Eco Wave Power ».

L’israélienne Inna Braverman, (photo), fondatrice et PDG d’Eco Wave Power, a déclaré : « Nous sommes fiers d’annoncer notre collaboration stratégique avec Painhas, expert de premier plan dans le secteur de l’énergie au Portugal. Une telle collaboration raccourcira nos procédures d’octroi de licences et nous permettra de passer à l’étape suivante de notre projet au Portugal« .

Traduit par Esther Amar pour Israël Science Info - Lire autres articles sur Eco Wave Power - Je m’abonne - Je soutiens

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Source : https://www.israelscienceinfo.com/environnement/eco-wave-power-israel-painhas-portugal-collaboration-pour-une-centrale-de-20mw/

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Eco Wave Power Global a annoncé que l’Autorité israélienne de l’électricité (IEC) a établi un tarif officiel de rachat (Feed-in Tariff, FIT) pour le projet pilote EWP-EDF One d’énergie houlomotrice installé au port de Jaffa à Tel Aviv. IEC a commencé à connecter le projet EWP-EDF One au réseau électrique israélien. Une fois connecté, IEC utilisera pour la première fois dans l’histoire du pays de l’électricité produite par la puissance des vagues dans le réseau électrique national d’Israël.

Les détails du FIT, qui comprendra un prix de production de base et une prime supplémentaire pour atténuer la pollution, figurent dans l’annonce officielle (décision N° 63605). Le projet EWP-EDF One est réalisé en collaboration et cofinancé par EDF Renewables Israël et le ministère israélien de l’Énergie, qui a désigné la technologie Eco Wave Power comme « technologie pionnière ».

Photo d’Inna Braverman

« Le raccordement officiel au réseau de notre projet EWP-EDF One est le moment que nous attendions, car il représente une étape importante pour notre entreprise et notre pays. Eco Wave Power s’est engagé à apporter un changement positif dans le monde, et nous avons hâte d’allumer l’interrupteur au projet EWP-EDF One au port de Jaffa », a déclaré Inna Braverman, fondatrice et PDG d’Eco Wave Power. En juillet 2022, Eco WavePower a commencé des essais en conditions réelles du projet EWP-EDF One afin d’examiner le fonctionnement des sous-systèmes mécaniques et hydrauliques. Les flotteurs ont été mis à l’eau pour la première fois, et les tests réussis sont la première étape pour Eco Wave Power vers une centrale électrique totalement opérationnelle.

EWP finalise actuellement la construction de son projet connecté au réseau en Israël, avec un co-investissement du ministère israélien de l’énergie.

Une installation aux Etats-Unis en cours

De plus, Eco Wave Power commencera bientôt l’installation sur son premier site américain de sa technologie d’énergie houlomotrice à AltaSea au port de Los Angeles. La société détient des accords de concession pour des installations commerciales en Espagne, au Portugal et dans d’autres endroits, complétant le portefeuille de projets croissant de 327,7 MW.

Eco Wave Power est une société leader dans l’énergie des vagues qui a développé une technologie brevetée, intelligente et rentable pour transformer les vagues de l’océan et de la mer en électricité verte. La mission d’Eco Wave Power est d’aider à lutter contre le changement climatique en permettant la production d’énergie commerciale à partir de l’océan et des vagues.

Eco Wave Power a reçu un financement du Fonds de développement régional de l’Union européenne, d’Innovate UK et du programme-cadre Horizon 2020 de la Commission européenne. La Société a également reçu la récompense « Global Climate Action Award » des Nations Unies. Eco Wave Power (WAVE) est cotée au Nasdaq.

Traduction/adaptation Esther Amar pour Israël Science Info - Je m’abonne - Je soutiens

Autres articles sur le même sujet : Autorité israélienne de l’électricité Eco Wave Power énergie houlomotrice Inna Braverman

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Source : https://www.israelscienceinfo.com/environnement/energie-houlomotrice-lautorite-israelienne-de-lelectricite-fixe-un-tarif-de-rachat-et-raccorde-son-reseau-au-projet-ewp-edf-one/

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Un dispositif flottant unique en forme d’épine conçu par une startup basée à Chypre promet d’exploiter l’énergie des vagues et de la convertir en électricité.

Le monde cherche des moyens d’utiliser les sources renouvelables pour répondre à nos besoins énergétiques croissants. Dans le but de réduire les émissions de carbone, la principale question qui se pose est de savoir pourquoi les vagues des mers et des océans n’ont pas encore été exploitées.

Diverses approches ont été tentées pour y parvenir. Des bouées flottantes aux générateurs sous-marins qui cherchent à exploiter les différences de pression, toutes n’ont pas réussi à mettre au point une technologie pouvant être mise à l’échelle. Cependant, ces derniers temps, certains succès ont été enregistrés. Au début du mois, nous avons rapporté comment une entreprise australienne alimente des maisons en électricité grâce à son convertisseur d’énergie houlomotrice unique depuis plus d’un an maintenant.

Voir aussi : Aujourd’hui, un engin flottant ressemblant à une épine dorsale s’avère également prometteur.

L’aimant Waveline

La société chypriote Sea Wave Energy Limited (SWEL) travaille depuis plus de dix ans sur sa technologie permettant de capter l’énergie des vagues. Au début de l’année, l’entreprise a dévoilé le prototype appelé Waveline Magnet, qui se compose de plusieurs plateformes flottantes reliées les unes aux autres pour lui donner l’apparence d’une épine flottante.

Le système modulaire et flexible est conçu de manière à ce que le générateur d’énergie puisse suivre de façon transparente le mouvement des vagues. Selon la société, cela permet au dispositif de contrôler la quantité d’énergie extraite de la vague de manière contrôlée et non perturbatrice.

En outre, le dispositif peut être fabriqué à l’aide de plastiques et de plastiques renforcés qui ne nécessitent pas de lignes de production spécialisées, ce qui réduit le coût de fabrication. Non seulement le dispositif peut être fabriqué et déployé rapidement, mais ses coûts de réparation et de maintenance sont également faibles.

Dans les bonnes conditions, un seul convertisseur d’énergie houlomotrice peut générer jusqu’à 100 MW d’énergie, affirme la société, et son faible coût de production d’énergie le place déjà au même niveau que les combustibles fossiles.

La voie de la commercialisation - Le prototype a été largement testé dans des environnements contrôlés. Ce n’est que l’année dernière que le dispositif a été emmené dans la baie de Larnaca, à Chypre, pour des essais en pleine mer.

Le plus populaire - Il doit encore être validé, et la technologie peut encore être améliorée.

En ce qui concerne la capacité de survie en mer, la société est convaincue que la mobilité du dispositif, semblable à celle d’une épine dorsale, lui permettra de se déplacer avec les vagues plutôt que de s’y opposer, ce qui augmentera la durée de vie du dispositif.

Comme le dispositif peut également être fabriqué à partir de matériaux recyclés, il ne sera pas non plus un fardeau pour l’environnement comme le sont les panneaux solaires ou les éoliennes. Le plastique utilisé dans l’appareil est également du plastique renforcé, ce qui permettra non seulement de donner une seconde vie aux déchets plastiques, mais aussi d’exploiter une source d’énergie renouvelable peu explorée.

Si tout se passe bien, le Waveline Magnet pourrait bien être le générateur d’énergie houlomotrice le plus efficace et le plus économique au monde, comme l’affirme la société sur son site web.

Innovation - Interesting Engineering

Interesting Engineering - EverybodyWiki Bios & Wiki

Source : https://interestingengineering.com/innovation/floating-device-generate-power-waves

Voir également cet article plus récent > 11 août 2022 — Une centrale houlomotrice flottante prometteuse. La société britannique Sea Wave Energy Limited (SWEL) est à l’origine de cette technologie...

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  • ‘Waveline Magnet’ : une centrale houlomotrice flottante et innovante qui transforme l’énergie des vagues en électricité - Marc Odilon 02 août 2022 - Dernière mise à jour 02 août 2022 – Document ‘neozone.org’
    Après plusieurs années de recherches, l’entreprise Sea Wave Energy Limited présente une nouvelle version de son convertisseur d’énergie des vagues appelé Waveline Magnet. Ce dispositif de production d’électricité promet un rendement particulièrement élevé.

La centrale houlomotrice de Sea Wave Energy Limited (SWEL)

Photo - La centrale houlomotrice de Sea Wave Energy Limited (SWEL). Crédit photo : SWEL

Sea Wave Energy Limited (SWEL) est une société britannique de R&D basée à Plymouth. Avec sa technologie de conversion d’énergie révolutionnaire, baptisée Waveline Magnet (WLM), elle veut démontrer qu’il est possible d’exploiter efficacement la puissance des vagues pour produire de l’électricité. Le WLM est un dispositif breveté peu coûteux mais capable de générer une quantité importante d’énergie renouvelable. Selon l’entreprise, cet équipement pourrait contribuer efficacement à lutter contre le phénomène du réchauffement climatique.

Une large possibilité d’utilisation

Le Waveline Magnet est constitué d’un ensemble de flexibles qui se raccordent entre eux grâce à un système d’alimentation de type colonne vertébrale. Sa conception ingénieuse lui permet de flotter à la surface de l’eau, profitant ainsi del’énergie des vagues pour fonctionner. Il s’agit d’un équipement conçu pour générer une quantité importante d’énergie mécanique indispensable pour le processus de conversion en électricité, mais aussi pour l’électrolyse de l’eau, en vue de produire de l’hydrogène. D’après SWEL, sa solution pourrait également servir pour d’autres applications, notamment le dessalement de l’eau de mer et la lutte contre l’érosion côtière.

Une quantité importante d’énergie

Le dispositif se compose d’un ensemble de plateformes flottantes et flexibles qui sont connectées entre elles. Le tout est en contact direct avec la surface de l’eau, appelée « ligne d’onde ». Il devient alors une masse flottante mobile qui suit le mouvement des vagues, créant en conséquence une énergie mécanique. Le système est complété par la force descendante opposée et l’interaction neutre pour offrir des résultats étonnants. Selon les explications de SWEL, ce fonctionnement est mieux connu sous l’appellation de « théorie du déplacement neutre » (NDT).

“Une puissance mécanique brute de 1p/kWh écrasant la valeur de référence de l’industrie houlomotrice, plaçant la technologie dans sa pleine capacité au même niveau que les combustibles fossiles (…) un seul dispositif Waveline Magnet, adapté au climat houlomoteur de l’EMEC, permettrait de satisfaire plus que les capacités actuelles de connexion au réseau du centre. SWEL a développé et testé ses dispositifs dans des réservoirs à vagues et dans un environnement marin réel. La recherche et le développement indiquent que, même dans son état actuel de développement, l’aimant Waveline peut produire des niveaux de puissance substantiels à un coût exceptionnellement bas, rivalisant même avec les sources non renouvelables.” SWEL

Selon les estimations, la puissance générée par un seul WLM peut atteindre les 100 MW si le principe NDT est appliqué. Plus intéressant encore : à mesure que les longueurs d’ondes des vagues augmentent, la production d’énergie devrait suivre le même rythme. Ainsi, le système pourrait générer une quantité importante d’énergie dans un site stratégique.

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Énergie marémotrice : Nova Innovation va développer un réseau électrique de 15 MW avec des hydroliennes

Une plateforme plateforme flottante et flexible

Photo - Une plateforme flottante et flexible. Crédit photo : Crédit photo : SWEL

Des alliances et des partenariats pour perfectionner le WLM

La prochaine étape visée par SWEL est la commercialisation de sa technologie. Toutefois, des tests finaux devraient encore être effectués sur un modèle pilote. Ceux-ci permettront d’évaluer la fiabilité de l’ensemble du système et d’apporter d’éventuelles améliorations. Dans cette optique, la société lance un appel à collaboration avec des partenaires stratégiques. En effet, SWEL estime qu’outre les questions de financement, un ensemble d’expertises peut aider à augmenter la puissance de sortie, à réduire les coûts et à limiter l’impact environnemental du WLM. Plus d’information : swel.eu.

La technologie d’énergie Sea Wave Energy Limited (SWEL) houlomotrice

Photo - La technologie d’énergie Sea Wave Energy Limited (SWEL) houlomotrice. Crédit photo : SWEL

Source offshore-energy.biz hydrolienne - Marc Odilon « Tout ce qui touche de près ou de loin à l’High-tech me fascine ! »

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Source : https://www.neozone.org/innovation/waveline-magnet-une-centrale-houlomotrice-flottante-innovante-qui-transforme-lenergie-des-vagues-en-electricite/

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    CorPower dévoile son nouveau convertisseur houlomotrice - ven 17 juin 2022– Par Matthieu Dalmais– Document ‘energynews.pro’
    Voir la photo - CorPower Océan a fait la démonstration publique de son ‘CorPower C4’ depuis la Suède et diffusé en ligne.

CorPower Ocean dévoile son premier projet de convertisseur d’énergie houlomotrice (WEC) à l’échelle commerciale, le CorPower C4. L’entreprise entend démontrer la viabilité commerciale de son projet.

CorPower Ocean innove dans l’houlomoteur

Ce 15 juin 2022, CorPower ocean a présenté son Wave Energy Converter C4 (WEC) ainsi que ses ‘cluster CorPack’. Ces derniers fournissent les éléments de base pour les fermes houlomotrices à l’échelle des services publics.

Le nouveau dispositif CorPower C4 fera partie d’un ensemble de quatre systèmes houlomoteurs, au large de la côte d’Aguçadoura, au Portugal. Le dispositif entend créer ainsi l’une des premières fermes houlomotrices du monde connectées au réseau. Le projet s’appelle HiWave-5 et prévoit un déploiement en mer plus tard dans l’année.

Le CorPower C4, avec une puissance de 300 kW, représente le système d’énergie houlomotrice le plus compact au monde en termes de puissance. Grâce à sa structure solide et légère, il peut être produit rapidement en grandes quantités. La technologie est conçue et livrée sous forme de grappes CorPack d’une puissance de 10 à 20 MW. Cela permet le déploiement de ferme houlomotrices à grande échelle.

Les parcs houlomoteurs CorPack auront un impact visuel minimal. De plus, ils peuvent fournir jusqu’à trois fois plus d’énergie par empreinte océanique qu’un parc éolien offshore typique.

L’entreprise travaille déjà sur plusieurs projets en Europe

Grâce à la compatibilité “plug and play” de CorPack avec l’infrastructure éolienne en mer, l’architecture modulaire devrait jouer un rôle clé dans la mise en place de parcs houlomoteurs hybrides. Elle offre une voie vers une énergie sans carbone 24h/24 et 7j/7.

CorPower Ocean travaille actuellement avec le développeur de projet Simply Blue Group à la réalisation du “Projet Saoirse”. Le parc houlomoteur sera installé au large de la côte ouest de l’Irlande.

À ce jour, CorPower Ocean a bénéficié du soutien financier de l’IET InnoEnergy, de la Commission européenne, de l’Agence suédoise de l’énergie, d’AICEP Global (Norte2020), de Wave Energy Scotland, de CoreSpring New Technology, d’ALMI Invest Greentech, de SEB Greentech VC et d’autres investisseurs privés.

Kevin Rebenius, directeur commercial de CorPower Ocean, a déclaré : “Au fil des ans, les innovations constantes de CorPower Ocean ont contribué à améliorer de manière significative la compétitivité de l’énergie houlomotrice. Notre technologie offre une combinaison de protection contre les tempêtes et de production d’énergie amplifiée dans les vagues régulières. Cela permet ainsi au CorPower C4 de générer jusqu’à cinq fois plus d’énergie annuelle par tonne de dispositif par rapport aux technologies précédentes. Le fait de fournir de grandes quantités d’énergie avec des dispositifs relativement petits permet de réduire les dépenses d’investissement.”

L’actualité professionnelle des énergies - Energynews.pro

L’actualité professionnelle des énergies - Energynews.pro

Source : https://energynews.pro/corpower-devoile-son-nouveau-convertisseur-houlomotrice/

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    Un grand potentiel : l’énergie des océans - Comment produire de l’électricité propre à partir de l’énergie des vagues - et ce qui fait échouer les projets –Traduction du 05/09/2022 par Jacques Hallard d’un article intitulé « Energie der Ozeane : Wie sauberer Strom aus Wellenkraft gewonnen wird – und woran Projekte scheitern » - Autrice : Irene Habich 31.08.2022, 12:16 Uhr

    Der australischen Firma Wave Swell Energy (WSE) könnte mit ihrem Wellenkraftgenerator ein Durchbruch gelungen sein.

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L’entreprise australienne Wave Swell Energy (WSE) pourrait avoir réussi une percée avec son générateur d’énergie houlomotrice.

L’énergie des vagues pourrait être utilisée pour produire de grandes quantités d’électricité propre. Selon les estimations, plus de 10 pour cent des besoins énergétiques mondiaux pourraient être tirés des mers. Mais pour cela, il faut d’abord inventer la bonne technique. De nombreux projets ont déjà échoué. Une entreprise australienne annonce désormais ses premiers succès avec un générateur houlomoteur.

Lorsque la mer se déplace au gré des marées et qu’elle émet de grandes vagues en cas de vent, elle libère des forces considérables. Cette force des océans, espère-t-on, pourrait être utilisée pour produire de l’énergie propre. Mais jusqu’à présent, aucune méthode d’utilisation à grande échelle de l’énergie des vagues ne s’est imposée. Or, la société australienne Wave Swell Energy (WSE) a annoncé il y a quelques jours qu’elle avait testé avec succès pendant un an un nouveau type de générateur d’énergie houlomotrice.

Le générateur ’Uniwave’ de Wave Swell Energy avait été mis en service en 2021 au large de l’île de King Island. King Island est située dans le détroit de Bass, un détroit entre la Tasmanie et le continent australien, connu pour ses forts courants et ses vagues de tempête. Au premier coup d’œil, ’Uniwave’ ressemble presque à un bateau normal. Toutefois, le générateur ne flotte pas, mais repose près de la côte sur le fond plat de la mer, au milieu des vagues. À l’intérieur de la construction se trouve une chambre en béton dans laquelle l’eau des vagues qui déferlent entre et sort. Lorsque l’eau s’écoule, elle crée une dépression qui aspire l’air et fait tourner une turbine au-dessus de la chambre. C’est ainsi que l’on obtient de l’électricité. La technique d’’Uniwave’ se trouve entièrement au-dessus de la surface de l’eau, ce qui signifie qu’elle ne présente aucun danger pour les animaux marins. L’électricité obtenue a été livrée à l’entreprise Hydra-Tasmania, qui fournit un mix énergétique aux ménages de King Island.

Un générateur pourrait alimenter 200 foyers

Il s’agit du premier projet qui a permis de fournir avec succès de l’électricité à un client grâce à l’énergie des vagues. Cela prouve que cette technique fonctionne, a déclaré une représentante de l’’Australian Ocean Energy Group’, une initiative de l’industrie pour les énergies renouvelables, à la chaîne australienne ABC-News. Le directeur général de WSE, Paul Geason, a déclaré à ABC-News que dans des conditions favorables, un houlogénérateur pouvait alimenter jusqu’à 200 foyers. Il a parlé d’une réalisation importante et a annoncé qu’il s’agissait maintenant de commercialiser la technologie afin qu’elle puisse faire partie du mix global d’énergies renouvelables.

Photo - Le générateur d’énergie houlomotrice ’Uniwave’ de Wave Swell Energy. © Source : Wave Swell Energy

Selon le Conseil mondial de l’énergie à Londres, 10 à 15 pour cent des besoins mondiaux en électricité pourraient être couverts par l’énergie des vagues si celle-ci était exploitée de manière adéquate. Le potentiel varie toutefois d’un pays à l’autre.

Selon les calculs de l’institut de recherche français IFP Energies nouvelles, [Berechnungen des französischen Forschungsinstituts IFP Energies nouvelles] : 40 térawattheures par an pourraient être générés en France, principalement sur la côte atlantique. Cela représenterait environ 10 % de la consommation annuelle d’électricité en France.

Selon l’agence américaine EIA (Energy Information Administration), [Laut der US-Behörde EIA (Energy Information Administration)] l’énergie des vagues au large des côtes américaines permettrait même de couvrir 64 pour cent de la consommation américaine. Il s’agit toutefois d’une considération théorique - car il faudrait pour cela exploiter la force des vagues à 100 pour cent, ce qui est techniquement impossible. Selon les données de Wave Swell Energy (WSE), le générateur de vagues ’Uniwave’, par exemple, ne convertit qu’à peine 50 pour cent de l’énergie des vagues en électricité.

De nombreux projets à nouveau abandonnés

D’autres approches de l’utilisation de l’énergie des vagues n’ont même pas encore atteint le stade de la commercialisation. Ainsi, l’une des premières centrales houlomotrices a été testée dans le cadre d’un essai pilote au large des côtes écossaises. L’installation, appelée ’huître’, se trouvait sous l’eau et était conçue de manière à s’ouvrir et se fermer en permanence sous l’effet du courant des vagues. Le mouvement de fermeture permettait de pomper de l’eau sous pression vers la terre ferme et d’y faire fonctionner une éolienne à courant fort.

Addenda - De nombreux projets ont été abandonnés

D’autres approches de l’utilisation de l’énergie des vagues n’ont même pas encore atteint le stade de la commercialisation. Ainsi, l’une des premières centrales houlomotrices a été testée dans le cadre d’un essai pilote au large de l’Écosse. L’installation, appelée ’huître’, se trouvait sous l’eau et était conçue de manière à s’ouvrir et se fermer en permanence sous l’effet du courant des vagues. Ce mouvement de fermeture permettait de pomper de l’eau sous pression vers la terre ferme, où elle entraînait une turbine produisant de l’électricité. L’’huître’ devait en principe alimenter jusqu’à 450 foyers en électricité. Mais le projet n’a pas réussi à attirer de gros investisseurs et le générateur houlomoteur n’a donc pas pu être produit en série.

Photo - Le générateur houlomoteur ’Pelamis’ au large de l’Écosse. © Source : wikimedia

Une construction appelée ’Pelamis’, nom dérivé de la désignation scientifique d’une espèce de serpent de mer, a également été testée en Écosse. L’installation houlomotrice, d’une longueur de 150 mètres, avait effectivement l’apparence d’un serpent géant flottant à la surface de l’eau. Elle se composait de quatre sous-unités reliées par des articulations et sur lesquelles étaient montés des vérins hydrauliques. Suite au mouvement de haut en bas des vagues, un liquide était poussé à travers les cylindres et la pression ainsi créée permettait de produire de l’électricité à l’aide de turbines et de générateurs. Le projet ’Pelamis’ a d’abord été considéré comme prometteur, même le fournisseur d’énergie d’Essen, Eon, avait investi dans le serpent de mer. Mais au final, cette technique n’a pas non plus convaincu et le ’Pelamis’ a été mis à la ferraille.

L’un des problèmes de l’utilisation de l’énergie des vagues est que plus la houle et le courant sont forts, et plus le rendement énergétique possible se trouve élevé. Mais en même temps, le risque de dommages augmente.

La technique doit être stable et résistante à une forte houle, ce qui la rend plus chère. Au début, de nombreux projets ont été considérés comme une percée possible pour l’énergie des vagues, mais ils n’ont finalement pas abouti. On ne sait donc pas encore si Wave Swell Energy (WSE) parviendra à s’imposer sur le marché avec son ’Uniwave’ et à passer à la production en série. Si cette technique échoue encore au dernier moment, cela ne signifie pas pour autant la fin de l’énergie des vagues. Les recherches se poursuivent dans le monde entier pour trouver de nouvelles méthodes alternatives permettant d’exploiter la puissance des océans…

RND - Aktuelle Nachrichten

File:Logo Redaktionsnetzwerk Deutschland.svg - Wikimedia Commons

Source : https://www.rnd.de/wissen/energie-der-ozeane-sauberer-strom-aus-wellen-wie-soll-das-gehen-DRSI6JAAERDCTOOZKJRASFDCUE.html

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    Points de vue sur l’environnement dans les mers et les océans – « À l’encre marine : enfances et parcours de vie de deux défenseurs de la planète Mer » - Samedi 20 août 2022 - Isabelle Autissier (Navigatrice, Présidente de la branche française du World Wide Fund for Nature(WWF)) et Jean-Michel Cousteau croisent la parole et les idées pour sauver l’océan. Un podcast de ‘France Culture « L’esprit d’ouverture »

    De cause à effets carré

Provenant du podcast De cause à effets, le magazine de l’environnement - Rediffusion du 21 décembre 2021

En savoir plus :

À chacun ses souvenirs d’enfant… Pour certains, le vent dans les voiles et l’eau à perte de vue ont marqué de façon indélébile leur mémoire et constitué un horizon de vie, en communion avec la nature et ce monde du vivant. Au fond, nous habitons une planète Terre mal nommée ; avec 71% de sa surface recouverte d’eau, elle devrait plutôt s’appeler « mer ». L’océan est notre maison, notre capital-vie. Et face au réchauffement climatique, il est même considéré par nombre de spécialistes comme l’un de nos meilleurs alliés.

Mais la puissance destructrice de nos sociétés modernes n’épargne pas la grande bleue, victime de nos dérives et de nos pollutions. Comment lui redonner un souffle de vie et la possibilité de se réparer ? Pourquoi faut-il le sauver, pour nous sauver nous-mêmes ? Comment faire de l’océan notre avenir ?

Isabelle Autissier, navigatrice, écrivaine, présidente d’honneur du WWF, auteure notamment du livre dialogue avec Francis Vallat, « Notre avenir s’écrit dans l’océan », édité chez Bayard, et le livre audio « Soudain seuls » paru en 2015 et disponible chez Audiolib.

Et, Jean-Michel Cousteau, architecte de formation, plongeur, producteur et réalisateur de films, Auteur du livre « Sauvons les océans », aux éditions de L’Archipel.

L’Œil du Monde Martine Valo, Sur la côte Atlantique, une mystérieuse prolifération de poulpes, Le Monde, 02/12/2021

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Collecte de documents et agencement, traductions, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 06/09/2022

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