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"Un maïs OGM à haute teneur en lysine est retiré. Préoccupations de sécurité" par Dr. Mae-Wan Ho et Professeur Peter Saunders

Traduction et compléments de Jacques Hallard

mercredi 11 novembre 2009, par Ho Dr Mae-Wan, Saunders Professeur Peter

Une deuxième génération de plantes génétiquement modifiées, tant vantées
pour leurs qualités « nutritionnellement améliorées », mord la poussière, car
l’entreprise concernée ne parvient pas à répondre à de graves
préoccupations de santé, mais elle ne pense pas que ce règlement arrivera
à triompher.
Dr. Mae-Wan Ho et Professur Peter Saunders

L’article original en anglais est intitulé High Lysine GM Maize Withdrawn, Safety Concerns et
il est accessible sur le site de l’ISIS
Communiqué de presse de l’ISIS en date du 11/11/2009

Monsanto retire sa demande d’autorisation réglementaire concernant un maïs en invoquant des raisons commerciales

Dans un geste spectaculaire, Monsanto a retiré sa demande d’autorisation pour la miose
en marché et commercialisation en Europe de son maïs génétiquement modifié (OGM), le
maïs LY038, après que des problèmes de sécurité alimentaire et de sûreté, aient incité
l’organisme European Food Safety Authority (EFSA), l’Autorité Européenne de Sécurité
Alimentaire a demandé des preuves supplémentaires auprès de la société concernée [1].

À la fin du mois d’avril 2009, deux lettres ont été envoyées à l’EFSA par la société filiale
européenne de Monsanto, Renessen, concernant le retrait des demandes initialement
présentées en 2005 [2] .

Cet épisode a été tenu secret avant d’être découvert par le Dr.
Brian Jean de GM Free Cymru. Il n’y a pas eu de communiqué de presse pour le grand
public, et aucun dossier ne figure sur le site internet de l’EFSA.
Non seulement le maïs LY038, mais aussi la variété ‘empilée’ LY038 x MON 810 –
provenant d’un croisement entre LY038 et une autre lignée : l’OGM MON 810 - a été
retirée.

Le maïs MON810 est actuellement interdit dans de nombreux pays en Europe [3] et il présente ses propres dangers [4] [5] [6].

Le maïs transgénique LY038, modifié pour produire des niveaux élevés de lysine, un
acide aminé, a été déréglementé dans les États-Unis, malgré nos protestations
antérieures [7] ( Why Not Transgenic High Lysine Maize , SiS 29), et par la suite il a été
aussi autorisé comme bon pour l’alimentation au Canada , au Japon, en Corée du Sud,
aux Philippines et en Australie / Nouvelle-Zélande en 2006-2007.

Ce maïs appartient à la catégorie tant vantée et dite de « deuxième génération »,
« nutritionnellement améliorée » des plantes cultivées génétiquement modifiées qui sont
censées présenter des avantages pour les consommateurs ; mais, au lieu de cela, il
présente, des risques insidieux [8] ( GM Crops and Microbes for Health or Public Health
Hazards ? SiS 32).

Dans sa lettre à l’EFSA, la société ‘Renessen Europe’ a déclaré que « la conduite de
nouvelles études ... ne peut plus être justifiée, compte tenu des coûts supplémentaires
qui en résultent et de l’intérêt commercial réduit pour ce produit ».

Des scientifiques mentionnent la sécurité alimentaire, la sûreté

Le maïs à taux élevé en lysine a également été soumis à l’organisme Food Standards
Australia New Zealand (FSANZ) en 2004 et il a été approuvé en décembre 2007 comme
étant inoffensif, « sûr » pour la consommation humaine, malgré les fortes objections
scientifiques du Centre for Integrated Research in Biosafety, (INBI), le Centre de
recherche intégrée dans la prévention des risques biotechnologiques, à l’Université de
Canterbury à Christchurch, en Nouvelle-Zélande [9] [10].

Parmi les questions soulevées
étaient mentionnés les risques de cancer, de diabète et de la maladie d’Alzheimer.
L’organisme FSANZ affirme qu’il n’existe aucun problème de sécurité alimentaire avec le
maïs LY038, et qu’il a été retiré en l’Europe pour des raisons purement commerciales.

Le porte-parole de Monsanto, Jonathan Ramsay, a déclaré [1] que « des changements
dans le marché du maïs au niveau mondial » ont été parmi les facteurs qui résultent
« d’un déplacement de la valeur globale pour les clients de ce produit pour le moment ».

Le Dr Jack Heinemann, généticien et professeur agrégé à l’Université de Canterbury et
directeur de l’INBI, estime qu’il s’agissait d’une tactique, plutôt que d’un retrait purement
commercial de la part de Monsanto, et il exige de savoir pourquoi l’organisme FSANZ
estime toujours qu’il serait inoffensif pour les "Kiwis" [les habitants de Nouvelle Zélande]
de manger ce maïs [1].

« Personnellement, je ne crois pas au retrait du maïs LY038 pour des raisons
économiques », a déclaré Heinemann. « Monsanto a estimé que la valeur des ventes du
maïs LY038 allait être d’un milliard d’US $ par an. Croyons-nous vraiment que ce marché
d’un milliard d’US $ par an soit trop petit pour Monsanto ? Je ne le crois pas. L’ European
Food Safety Authority (EFSA] a demandé à Monsanto plus d’informations relatives à la
sécurité alimentaire ».

Heinemann a également indiqué que, d’après des commentaires qui lui ont été faits, il
apparaît que la Finlande, par exemple, n’était pas satisfaite, soit du nombre, soit de la
qualité des études conduites en alimentation animale, et l’état de Malte a voté pour
rejeter ce maïs sur la base de la présentation de l’INBI, « les mêmes éléments
scientifiques que l’organisme néo-zélandais FSANZ est tenté d’enterrer de son côté ».

De hautes teneurs en lysine et les teneurs en sucres créent des risques particuliers

Pour les variétés génétiquement modifiées d’une façon générale, bon nombre des
risques identifiés par l’INBI sont partagés avec l’ISIS qui a élaboré de nombreux rapports
dans le passé (voir par exemple les références [3-8]).

Ces risques sont résumé dans
l’encadré ci-dessous. Comme c’est habituellement le cas, ces risques n’ont pas été
adéquatement abordés dans l’évaluation qui a été présentée par la société concernée et
cette évaluation a été acceptée par les organismes chargés de la réglementation et des
contrôles.


Dangers généraux des OGM

1. Les effets incontrôlables et imprévisibless dus au procédé de la
modification génétique processus

 Mélanges dans le génome de l’hôte
 Mutations généralisées
 Inactivation de gènes
 Activation des gènes, y compris les oncogènes associés au cancer
 Création de nouvelles transcriptions (ARN) ayant un rôle régulateur
 Création de nouvelles protéines non désirées
 Création de nouveaux métabolites qui peuvent être toxiques
 Activation de virus endogènes
 Création de nouveaux virus par recombinaison de séquences virales
dans les inserts génétiquement modifés, avec celles du génome de
l’hôte

2. Les effets potentiels des protéines transgéniques induites
 Capables de devenir allergisantes ou immunogènes en raison de
nouvelles méthodes de transformation des protéines
 Création de nouvelles protéines qui peuvent être immunogènes

3. Les effets dus à l’insert génétiquement modifié et son instabilité
 Réarrangements génomiques dans les générations ultérieures avec
d’autres effets imprévisibles
 Transfert horizontal de gènes et leur recombinaison
 Propagation des gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques
 Création de nouveaux agents pathogènes, viraux et bactériens, à
partir de séquences virales et bactériennes
 Création d’une mutagenèse d’insertion dans le génome des cellules
dans lesquelles les inserts génétiquement modifiées ont été transférés

Cependant, il y a aussi des dangers importants et qui sont typiques pour chaque OGM, et
dans le cas du maïs LY038, ces dangers sont dus à la forte concentration en l’acide aminé
lysine et de ses dérivés : la saccharopine, un acide-aminoadipique (une substance à
effet neurotoxique), l’acide pipécolique et la cadavérine ; ces dérivés sont présents
dans les graines [9, 10].

Le rapport présenté à la FSANZ par l’INBI en 2006 avait mentionné que lorsque le maïs
LY038 est mis à cuire, il peut produire un « spectre de risques alimentaires
significativement différent » des aliments cuits ou transformés à partir de maïs
conventionnel [10].

La lysine et ses dérivés pourraient se combiner avec les sucres,
également présents en concentrations élevées dans ce maïs, pour former des « produits
résultants d’une glycoxydation avancée », en anglais advanced glycoxidation
endproducts (voir dans ‘Définitions et compéments’ en français in fine sous l’appellation
AGE] qui sont fortement impliqués dans une grande variété de maladies liées au régime
alimentaire.

Dans un entretien avec le ‘Parti Vert’ de Nouvelle-Zélande, Heinemann a déclaré [11]
 :
« Ces AGE sont impliqués dans l’apparition des symptômes de la maladie d’Alzheimer,
dans le diabète (et l’auto-immunité qui lui est liée), dans le cancer et dans les maladies
cardiaques et rénales. Habituellement, les personnes présentant une sensibilité à ces
maladies, ou qui pourraient en souffrir, sont encouragées à consommer des aliments
contenant peu de ces composés AGE, comme les fruits et les légumes. Nous sommes
concernés par la transformation du maïs en une source relativement enrichie en ces
composés AGE : tout le monde perd ainsi une source importante de nutriments si l’on
veut éviter d’accroître le risque d’apparition de ces maladies ».

Bien que la teneur en lysine totale du maïs LY038 soit à seulement 50 pour cent
supérieure à la normale, la concentration de l’acide aminé libre est supérieur de 50 fois,
tandis que les produits dérivés sont aussi fortement augmentés : La saccharopine est
110 fois plus élevée, l’acide a-aminoadipique (une neurotoxine) au moins 10 fois plus
élevée et l’acide pipécolique 100 pour cent supérieure par rapport au maïs conventionnel
[10].

Il y a des lignées classiques de maïs qui ont une teneur en lysine totale élevée, mais pas
sous la forme libre. La lysine est normalement incorporée par biosynthèse naturelle dans
les protéines où elle est convertie en composés bénins [11].

Comme d’autres OGM dit "nutritionnellement améliorés", le maïs LY038 est créé par un
grave déséquilibre dans les réseaux métaboliques [8], et c’est là que les risques
métaboliques surviennent. Il est bien connu que le surdosage de nombreux facteurs
nutritionnels est toxique, et il n’est pas surprenant que la surproduction de tout
métabolite pris undividuellement crée des toxicités par ailleurs.

Un autre cas typique [chez les OGM] se rapporte au fameux « Golden Rice », le riz doré
qui est actuellement enlisé dans une controverse du fait que la phase 2 des essais
cliniques a été menée sur des enfants, à partir d’événements génétiques qui n’ont pas
été autorisés à titre expérimental. Il est bien connu que des concentrations élevées de
pro-vitamine A peuvent causer des malformations congénitales et des anomalies du
développement ; d’autre part, le potentiel du riz doré de présenter une toxicité est
inconfortablement élevé [12]
( The Golden Rice Scandal Unfolds , SiS 42).

Heinemann pense que le maïs OGM sera retiré au niveau mondial en raison de la forte
probabilité pour que ce maïs vienne à être mélangé à d’autres maïs non OGM et se
retrouve dans la chaîne alimentaire humaine en Europe.

« Je crois que les Etats membres de l’Union Eiropéenne étaient mécontents de ce même
niveau de garantie scientifique qui avait pourtant donné entière satisfaction à
l’organisme FSANZ », dit-il.
Toutefois, il semble que ce maïs LY038 n’a probablement jamais été cultivé
commercialement, même aux États-Unis, sur la base de données du biocommerce de
l’industrie des biotechnologies [13]

Le Dr. Brian Jean de GM-free Cymru applaudit au fait que l’EFSA a posé à Monsanto des
questions difficiles, « ayant dans le passé démontré maintes et maintes fois, que son
groupe d’OGM est tout simplement impropre à l’usage », une opinion partagée par
beaucoup d’entre nous [14]
( GM Food Nightmare Unfolding in the Regulatory Sham ,,
ISIS publication scientifique). Mais les applaudissements de John pourraient bien être
prématurés...

La Commission européenne, l’Australie et Monsanto dans un « consensus scientifique » ?

Il y a eu une séance sur les OGM lors d’un récent atelier sur "les préoccupations
sociétales", organisée par l’Organisation de Coopération et Développement Economique
(OCDE) à son siège parisien. La réunion s’est tenue sous la rubrique « Chatham House
rules » ; si nous ne sommes pas autorisés à rendre compte des discussions, par contre, les
trois orateurs à la session ont tous affiché des documents sur le site web de l’OCDE [15],
et vous pouvez constater, à partir de là, comme il est difficile d’obtenir une bonne
réglementation, ou d’amener les gouvernements à entrevoir la futilité et les dangers des
cultures de plantes OGM.

Le principal orateur était Marco Valetta de la Direction Générale de la Santé et de la
Protection des Consommateurs, auprès de la Commission européenne. Dans sa
présentation [16]
, il prétend que « les perceptions et les décisions des consommateurs
peuvent être (très) loin d’une approche fondée sur une science rationnelle » et il poursuit
en décrivant « le cadre législatif de l’Union Européenne comme une tentative de répondre
à la résistance des consommateurs ».

Dans sa contribution [17]
Joanna Hewitt, une Consultante, mentionne avec admiration le
succès remporté par le gouvernement australien dans le changement de l’opinion
publique vers une acceptation des OGM. Elle trouve que c’est évidemment frustrant de
constater qu’il existe encore une opposition aux cultures des plantes OGM, « en dépit de
l’évaluation scientifique claire qu’aucun dommage sur la santé humaine ou
l’environnement n’est en cause ».

L’avocat de Monsanto n’a pas besoin d’ajouter quoi que ce soit. Il a terminé avec la
plainte habituelle que l’Europe n’a pas le droit de priver les pays en développement des
cultures de plantes OGM, affirmant que ceux-ci en ont si désespérément besoin [18].

Le simple fait qu’une variété OGM ait été retirée parce que l’entreprise n’a pas de
réponse aux préoccupations de sécurité qui ont été soulevées, ne va pas changer l’esprit
de ces gouvernements et ni celui des bureaucrates travaillant dans les organismes de
réglementation et qui les soutiennent. Ils voient encore leur devoir de surmonter la
résistance des consommateurs, plutôt que de protéger la santé et l’environnement. C’est
encore plus dur de faire des progrès au niveau international, parce que là, la première
priorité est le commerce, pas le bien-être de la planète et de ses habitants.

The Institute of Science in Society, The Old House 39-41 North Road, London N7
9DP
telephone : [44 20 7700 5948] [44 20 8452 2729]
Contact the Institute of Science in Society www.i­sis.org.uk/

Traduction en français, définitions et compléments :

voir PDF à demander à Yonne.lautre@laposte.net (bien spécifier le titre de l’article)

Jacques Hallard, Ing. CNAM, consultant indépendant.
Relecture et corrections : Christiane Hallard-Lauffenburger, professeur des écoles
honoraire
Adresse : 19 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France
Courriel : jacques.hallard921@orange.fr
Fichier : ISIS OGM Santé High Lysine GM Maize Withdrawn, Safety Concerns French
version.4


[1“Europe balks at GE corn in NZ”, Stuff.co, National, 2 November 2009,
http://www.stuff.co.nz/national/3020246/Europe-balks-at-GE-corn-in-NZ

[2“Monsanto pulls GM corn amid serious food safety concerns”, Dr. Brian John, Press Notice from GM-free Cymru, 9 November 2009, http://www.gmfreecymru.org/

[3Ho MW. Europe holds the key to a GM-free Europe. Science in Society 43 , 21-24, 2009.

[4Ho MW. GM maize disturbs immune system of young and old mice. Science in Society 41 , 42, 2009

[5Ho MW. GM maize reduces fertility & deregulates genes in mice. Science in Society 41 , 40-41, 2009

[6Ho MW. MON810 genome rearranged again. Science in Society 39 , 27, 2008

[7Cummins J. Why not transgenic high lysine maize. Science in Society 29 , 22+24, 2006.

[8Cummins J and Ho MW. GM crops and microbes for health or public health hazards ? Science in Society 32 , 30-33, 2006.

[9Heinemann J. Rodriguez-Beltran C, Goven J, Moore B, Turner L, Bohn T, Gerrard JA,
Cretenet M and Traavik T. Submission on Application A549 food derived from high
lysine corn LY039 : to permit the use in food of high lysine corn. Submitted to Food
Standards Australia/New Zealand (FSANZ), New Zealand Institute of Gene Ecology,
22 January 2005

[10Cretenet M, Goven J, Heinemann JA, Moore B and Rodriguez-Beltran C. Submission
on the DAR for Application A549 food derived from high lysine corn LY039 : to
permit the use in food of high lysine corn. Submitted to Food Standards
Australia/New Zealand (FSANZ), Centre for Integrated Research in Biosafety, 2
June 2006.

[11Interview with Dr. Jack Heinemann regarding Monsanto’s high lysine corn, Green
party of Australia New Zealand, 16 August 2006,
http://www.greens.org.nz/features/interview­dr­jack­heinemann­regarding­monsantos­high­lysine­corn

[12Ho MW and Cummins J. The Golden Rice scandal unfolds. Science in Society 42 , 4-7,
2009.

[13Commercial status of certain agricultural biotechnology products as of October 12,
2009, Bio, Biotechnology Industry Organisation, http://www.biotradestatus.com/default.cfm

[14Ho MW, Cummins J and Saunders PT. GM food nightmare unfolding in the
regulatory sham. Microbial Ecology in Health and Disease 2007, Disease 2007, 19,
66-77.
http://www.i­sis.org.uk/onlinestore/papers2.php#section5

[15Workshop on the Economic and Trade Implications of Policy Responses to Societal
Concerns, OECD, Organisation for Economic Cooperation and Development, 2-
3November 2009, Paris, France, www.oecd.org/agriculture/policies/societalconcerns

[16Valetta M. GMOs : scientific disagreements or differing societal perceptions ? OECD
Workshop on the Economic and Trade Implications of Policy Responses to Societal
Concerns, 2-3 November 2009, Paris France, downloaded 9 November 2009,
www.oecd.org/agriculture/policies/societalconcerns

[17Hewitt J. Notes for GMO Panel, OECD workshop on societal concerns. OECD
Workshop on the Economic and Trade Implications of Policy Responses to Societal
Concerns, 2-3 November 2009, Paris France, downloaded 9 November 2009,
www.oecd.org/agriculture/policies/societalconcerns

[18Von kameke C. Workshop on the Economic and Trade Implications of Policy
Responses to Societal Concerns, 2-3 November 2009, Paris France, downloaded 9
November 2009, www.oecd.org/agriculture/policies/societalconcerns