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"L’Agriculture urbaine et périurbaine repensée pour l’aménagement dans les agglomérations : Partie 3 : Un modèle d’agriculture verticale pour les mégapoles" par Jacques Hallard
samedi 18 juillet 2015, par
ISIAS Politique territoriale écologique Agriculture Urbanisme
L’Agriculture urbaine et périurbaine repensée pour l’aménagement dans les agglomérations
Partie 3 : Un modèle d’agriculture verticale pour les mégapoles
Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM – Site ISIAS – 27 février 2014
Plan
1. Des préoccupations anciennes qui reviennent sur le devant de la scène : voir sur le site http://www.isias.lautre.net/spip.php?article375
2. Définitions et contenus de l’agriculture urbaine et périurbaine : voir sur le site http://www.isias.lautre.net/spip.php?article372
3. Un modèle d’agriculture verticale pour les mégapoles/mégalopoles ?
Avant-propos
Ce travail est une compilation de documents sélectionnés, provenant de sources variées et pouvant servir aux élus, aux personnels des collectivités territoriales, aux étudiants en productions agricoles et alimentaires, ainsi qu’en aménagement des territoires, aux militants de la société civile et aux citoyennes et citoyens soucieux d’un ‘vivre ensemble’ acceptable et soutenable dans les zones urbaines et périurbaines des agglomérations. Des perspectives complémentaires sont finalement esquissées in fine.
3. Un modèle d’agriculture verticale pour les mégapoles ?
Exode rural et croissance démographique se combinent à l’échelle planétaire pour constituer des agglomérations humaines de plus en plus grandes : ces gigantesques espaces urbanisés posent le problème de la satisfaction des besoins essentiels, dont l’alimentation au quotidien des populations humaines ainsi regroupées massivement.
Le passage du monde rural vers des villes et des cités est un phénomène très ancien : il a déjà été relaté dans l’Egypte sous le régime des Ptolémées de la 23ème dynastie (-323 à -30), ainsi que dans la Grèce antique, lorsque vers le 6ème siècle avant notre ère, des paysans pauvres furent obligés de quitter leurs terres devant l’afflux de classes sociales constituées de ‘nouveaux riches’ : ces derniers avaient bénéficié d’un pouvoir accru que leur conféraient leurs réussites commerciales, pour acquérir des propriétés foncières au détriment des paysans pauvres qui allaient constituer une plèbe de chômeurs dans les cités de ce temps et contribuer à précipiter ces dernières dans une décadence typique !
Les mêmes mouvements de populations des campagnes vers les villes se sont reproduits en de nombreux lieux au cours de l’histoire humaine et ils se manifestent encore de nos jours, principalement dans les ‘Pays du Sud’.
Comme le signale Wikipédia dans l’introduction d’un article sur ce sujet : « L’exode rural est constitué du départ définitif des habitants des campagnes vers les villes. Cette forme de migration est observée tout au long de l’histoire humaine et se déroule aujourd’hui encore à l’échelle planétaire selon une intensité et des modalités diverses. En Europe, l’exode rural fait souvent référence aux déplacements de population qui se produisent à l’époque de la révolution industrielle, soit dès le XVIIIe siècle en Grande-Bretagne, et à partir du XIXe siècle dans de nombreux pays comme l’Allemagne puis la France. L’exode rural alimente de façon significative à la fois une phase d’industrialisation, avec la disponibilité d’une main d’œuvre importante embauchée dans les ateliers et les usines, et d’un mouvement d’urbanisation avec le développement des faubourgs des villes. Ces afflux de personnes seront plus ou moins bien intégrés dans les cadres sociaux existants. Sur le marché du travail, par exemple, c’est l’apparition du prolétariat urbain qui contribue à faire émerger la Question sociale. Ultérieurement, dans la seconde moitié du XXe siècle, l’exode rural affecte les pays des Suds » .
« Dans certains pays, des tendances récentes se font jour qui montrent un tassement sinon une inversion du phénomène : ainsi en France où, entre 1999 et 2007, la population rurale a augmenté de 9 % quand celle des villes ne progressait de 4,6 %1. En 2011, un citadin sur quatre, âgé de 25 à 49 ans, déclarait, dans un sondage Ipsos, vouloir quitter sa ville pour un village. Un choix de vie aussi bien porté par l’envie de prendre un nouveau départ (pour 38 % des sondés) que par le souhait de retrouver ses racines (25 %) ou de vivre dans une région que l’on aime (24 %)… » Article complet à lire sur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Exode_rural#Un_ph.C3.A9nom.C3.A8ne_ancien
Par ailleurs, la croissance démographique constitue un véritable défi à l’échelle planétaire et des besoins alimentaires seront à satisfaire en conséquence. Gilles Pison, directeur de recherche à l’Institut National d’Etudes Démographiques (INED), nous prévient dans une note ‘Déchiffrage’ de la revue ‘La Recherche’ N° 484 de février 2014 (page 80), intitulée ‘10,9 milliards d’êtres humains en 2100 ?’ que « les Nations Unies ont revu à la hausse leurs projections pour la population moniale en 2100… » C’est aussi le sujet qu’aborde Agnès Rougier pour RFI le 02-10-2013. Texte modifié le 09-10-2013, sous le titre suivant :
‘Planète Terre : 7 milliards en 2013, plus de 10 milliards en 2100’
« Combien d’hommes sur Terre ? Selon le rapport 2013 de l’Institut national d’évolution démographique (INED), nous sommes un peu plus de 7 milliards d’habitants sur la planète Terre aujourd’hui, et nous serons 10 à 11 milliards à la fin du XXIe siècle. Tous les deux ans, Population et Société publie un numéro spécial, Tous les pays du monde, qui livre une compilation de données sur la population mondiale*. Le dernier en date bat en brèche les prévisions de 2011 : l’augmentation globale de la population serait plus importante car la fécondité a baissé plus lentement que prévu, et les projections pour le continent africain ont été largement revues à la hausse en dépit des taux de mortalité infantile et de contamination par le VIH les plus élevés au monde ».
« Six pays concentrent plus de la moitié de la population mondiale : Chine, Inde, Etats-Unis, Indonésie, Brésil et Pakistan. La Russie dont le territoire est le plus étendu (plus de 17 millions km2) reste peu peuplée avec 143,5 millions d’habitants. Sans surprise, la Chine et l’Inde sont largement en tête : respectivement 1,35 milliard et 1,276 milliard d’habitants. Et en troisième place, on trouve les Etats-Unis avec 316 millions d’habitants ».
La fécondité en baisse
« Pour l’avenir, l’Institut avance le chiffre global de 9,5 milliards en 2050, et une fourchette entre 10 et 11 milliards d’ici la fin du siècle, soit un fort accroissement de la population. La projection à 2050 modifie le classement de tête : le Nigeria grimpe de la 7è à la 3è place, avec un saut quantitatif important, passant de 174 millions d’habitants en 2013 à 444 millions en 2050. A la lecture des différents tableaux, on constate que le Nigeria souffre à la fois d’un nombre élevé de décès annuels et d’une faible espérance de vie à la naissance (52 ans). Et avec 670 000 décès par an d’enfants de moins d’un an, il est en seconde position, juste après l’Inde (1,224 million). Mais ces paramètres sont contrebalancés par un taux de fécondité très élevé avec 5,7 enfants par femme (presque 7 millions) ».
« A l’image du Nigeria, et malgré des taux de contamination par le VIH très élevés en particulier en Afrique australe (23 % au Botswana), l’Afrique devrait voir sa population multipliée par cinq et passer de 800 millions d’habitants en 2000 à 4,2 milliards en 2100, avec modification de la proportion hommes/femmes : un homme sur sept vit sur ce continent aujourd’hui, mais le pronostic d’ici 2100 est d’un sur trois. Car ce sont les pays au Sud du Sahara qui ont l’indice de fécondité et le taux d’accroissement annuel les plus élevés, et aussi les populations les plus jeunes (50 % de la population du Niger a moins de 15 ans) ».
« Une réduction des naissances de près de la moitié en une soixantaine d’années, fait aussi l’objet de projections. Comme le phénomène de la croissance démographique, celui de la baisse de la fécondité est très différent selon les régions du monde. L’Afrique, encore, occupe une place importante : c’est le Niger (7,6 enfants par femme) qui détient le record. Suivent d’autres zones comme l’Afrique intertropicale, des pays de la péninsule arabique, et de l’Afghanistan jusqu’en Inde en passant par le Pakistan (plus de 4 enfants par femme). Pourtant, malgré ces chiffres, la moyenne mondiale tend à se réduire : 5 enfants par femme en moyenne en 1950, contre 2,5 aujourd’hui. Et l’estimation de 10 à 11 milliards d’individus d’ici 2100 pourrait alors constituer un point de quasi-stabilisation ».
Une stabilisation mais des disparités
« D’ici 2050, le nombre d’habitants prévus serait de 1,652 milliard en Inde et de 1,314 milliard en Chine. L’étude recense chaque année plus de 9 millions de décès dans chacun de ces deux pays. Des chiffres impressionnants à l’heure où beaucoup se posent la question de savoir si nous ne sommes pas trop nombreux sur Terre ».
« En 2011, un rapport du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) rappelait l’importance de l’éducation, notamment pour les filles. Car une stabilité démographique doit passer par le contrôle des naissances afin d’atteindre un taux stable de deux enfants par femme, d’autant que trois femmes sur quatre souhaitent avoir accès au planning familial. Il faut également compter avec l’augmentation de l’espérance de vie : 20 ans en moyenne en quelques décennies. A cet égard, le champion reste le Japon. Enfin, avec le meilleur revenu national par habitant et le meilleur indice de population d’âge actif, un pays, le Qatar, occupe une pole position révélatrice des disparités, notamment économiques. Il faudra attendre 2015 pour savoir si ces tendances se confirment ».
* Concerne toutes les entités géopolitiques, que les Etats soient ou non souverains, et toute population qui a atteint ou dépassé 150.000 habitants.
■ En savoir plus sur le rapport 2013 de l’Ined – Source : http://www.rfi.fr/science/20131002-rapport-2013-ined-demographie-population-monde-terre-homme/
Plusieurs rapports sont introduits à la suite dans cet article pour aller plus dans les détails de la fourniture des denrées alimentaires aux populations humaines croissantes, également de fibres provenant de végétaux, avec des contributions approfondies qui sont apportées par divers spécialistes.
Mais la population mondiale en expansion tend aussi à s’agréger et à se concentrer dans des très grands ensembles humains ; ce sera l’occasion de citer et de distinguer les notions de mégapoles et de mégalopoles.
Puis seront introduits les concepts nouveaux qui se font jour : l’Agriculture verticale ou Ferme verticale ou Ferme urbaine, selon les différents auteurs, avec des avatars plus récents comme l’intensification agricole durable et les cultures végétales hydroponiques.
Nourrir le monde en 2050 : le défi de la sécurité alimentaire
– Introduction d’un travail documentaire de la Bibliothèque des Sciences et de l’Industrie de Paris qui donne accès à un très grand nombre d’informations, d’articles et de liens utiles sur le sujet.
« Aujourd’hui 1 individu sur 7 dans le monde, soit environ 1 milliard, souffre de faim chronique. A l’horizon 2050, les prévisions sont d’environ 9 milliards d’humains sur Terre, dans un contexte de tension énergétique, de forte dégradation environnementale, et à une période où les conséquences du réchauffement climatique devraient être encore plus prégnantes : phénomènes climatiques violents, terres immergées, sécheresse... Alors quel modèle agricole permettrait de nourrir les êtres humains que compte et comptera la Terre en 2050, de leur apporter la sécurité alimentaire en doublant la production agricole tout en préservant la planète ? Des chercheurs et des spécialistes (économistes, agronomes, biologistes…) analysent des scénarios, alimentent les réflexions et proposent des pistes de solutions pour relever ces défis… »
Crédits : © Bibliothèque des Sciences et de l’Industrie/universcience. Paris
Mise en ligne : mai 2012, mise à jour : août 2013 – Source : http://www.cite-sciences.fr/fr/bibliotheque-bsi/contenu/c/1248130890002/nourrir-le-monde-en-2050-le-defi-de-la-securite-alimentaire/
Les recettes pour nourrir la planète – Introduction d’un article de Fabrice Demarthon publié par le CNRS
« Plus de 850 millions d’individus dans le monde souffrent de la faim. Combien seront-ils en 2050, lorsque la population mondiale aura atteint 9 milliards, comme le projettent les démographes ? Notre planète aura-t-elle assez de ressources pour tous nous alimenter ? Quelle agriculture faudra-t-il inventer pour répondre au double défi de nourrir toutes les bouches et de préserver l’environnement ? À l’heure de la flambée des prix des denrées alimentaires et des « émeutes de la faim », ces questions ne peuvent plus être ignorées. Dans son rapport final rendu public… l’expertise internationale des sciences et technologies agricoles (IAASTD), un panel de quelque quatre cents chercheurs réunis pendant deux ans, émet une mise en garde : « L’augmentation de la population au cours des cinquante prochaines années va entraîner un accroissement de la demande de nourriture et le développement économique, notamment des pays émergents, ainsi qu’un changement des habitudes alimentaires ».
L’article publié par le CNRS contient beaucoup de références et d’encadrés, certains pouvant l’objet de polémiques, dont le suivant : ‘Pour en savoir plus’
A lire
> Nourrir la planète, de Michel Griffon, éd. Odile Jacob, 2006
> Le monde peut-il nourrir le monde ? Sécuriser l’alimentation de la planète, de Olivier Clément et Bernard Hubert, éd. Quae, IRD, 2006
> La régulation des marchés agricoles internationaux : un enjeu décisif pour le développement, de Jean-Marc Boussard, Hélène Delorme et collectif, éd. L’Harmattan, 2007
> Un milliard à nourrir, Grain, territoire et politiques en Inde, de Frédéric Landy, Belin, 2006
En ligne :
Le site de l’IAASTD : www.agassessment.org/_Le site de la FAO : www.fao.org/index_fr.htm …
Film : La calebasse et le pluviomètre (2007, 60 min) de Marcel Dalaise, produit par CNRS Images, Météo France, Ifremer, IRD, CSI (disponible en DVD). http://videotheque.cnrs.fr/index.php?urlaction=doc&id_doc=1817
Contact : Véronique Goret (Ventes), CNRS ImagesVidéothèque
Tél. : 01 45 07 59 69 – videotheque.vente@cnrs-bellevue.fr
| Source de l’article complet avec les références et les accès à des contacts : http://www2.cnrs.fr/journal/4027.htm L’article diffusé par ‘ActuWiki’ que nous reprenons à la suite donne des éléments pour répondre à la question de la fourniture d’aliments aux populations. Comment nourrir la future population mondiale ? 15 décembre 2012 - Tags : manger, nourriture, planète, Viande |
« Londres, 13 décembre 2012 (IRIN) - Selon les scientifiques, la planète comptera en 2050 neuf milliards de bouches à nourrir. Or, à mesure que la population se multiplie, la température sur la terre augmente elle aussi. Selon les prévisions, celle-ci devrait atteindre quatre degrés Celsius supplémentaires d’ici la fin du siècle, ce qui risque de bouleverser la production alimentaire mondiale. Des agronomes, des scientifiques, des hommes d’affaires, des lobbyistes et des dirigeants se sont réunis cette semaine à Chatham House, à Londres, afin de discuter des différentes manières, s’il en est, de nourrir la population mondiale croissante sans porter atteinte aux ressources de la planète ».
Peut-on parler de pénurie alimentaire ?
« Selon certains participants, la production alimentaire actuelle pourrait suffire à nourrir toute la population, si elle était mieux gérée. Reconnaissant certes que de nombreuses personnes souffraient déjà de la faim aux quatre coins du monde, ils ont soutenu qu’il ne s’agissait pas d’un problème de pénurie alimentaire. Ils ont ainsi fait remarquer que d’énormes quantités de denrées consommables étaient utilisées pour nourrir des élevages ou produire des agro-carburants, pourrissaient lors de leur stockage ou étaient jetées ».
« Il y a assez de denrées alimentaires sur terre pour nourrir chaque homme, chaque femme et chaque enfant », a dit le président du Fonds international de développement agricole (FIDA), Kanayo Nwanze, aux journalistes présents à Londres. « Un tiers des aliments produits est cependant jeté. Cinquante-sept pour cent de la nourriture produite ne sont pas consommés. Il y a suffisamment de nourriture pour toutes les bouches. Le problème, c’est l’accès à cette nourriture. »
« La disponibilité alimentaire et l’accès à la nourriture dépendent en bien des manières des habitudes de consommation. Il est bien connu que les régimes riches en viande requièrent d’importantes ressources. En effet, de grandes quantités de céréales et de terres sont réservées à l’élevage plutôt qu’aux cultures alimentaires. Un intervenant à Chatham House est même allé jusqu’à qualifier les vaches et les moutons de « technologies inefficaces, obsolètes » pour transformer la nourriture en viande. Or, lorsque les populations s’enrichissent, elles ont tendance à manger plus de viande. Ainsi, la Chine utilise de plus en plus de céréales et de soja pour l’élevage afin de répondre à la demande croissante de viande et de produits laitiers ».
Manger ses légumes
« Bien sûr, la population pourrait simplement manger moins de viande. Le Sustainable Consumption Institute de l’université de Manchester a publié une étude sur le type de régime alimentaire nécessaire au Royaume-Uni pour ne pas participer au dépassement de la limite fixée à l’échelle mondiale d’un réchauffement climatique de deux degrés Celsius d’ici à 2100. Les résultats ont révélé que pour atteindre une réduction des émissions de gaz à effet de serre suffisante, les Britanniques devraient consommer deux fois plus de légumes et nettement moins de viande qu’actuellement.
L’auteure principale du rapport, Alice Bows, a dit à IRIN que la persuasion douce serait insuffisante pour inciter la population à de tels changements. L’objectif de réduire les émissions afin de limiter [le réchauffement climatique] à deux degrés est si difficile à atteindre qu’il est impossible d’y parvenir en se contentant de pousser la population dans la bonne direction. Il faudrait mettre en place tout un ensemble de politiques, de règlementations et de normes, régissant toute la chaîne alimentaire, de la production à la consommation. » Il serait possible, en théorie, de persuader toute la population de devenir végétarienne, d’éliminer les pertes alimentaires et le gaspillage ou de redistribuer la nourriture. Cependant, chacune de ces options se heurte à des obstacles de taille. En réalité, selon d’autres intervenants, une intensification durable [vision de la FAO] de l’agriculture serait plus efficace et plus facile à accomplir ».
Intensification durable
« Les partisans d’une intensification durable de l’agriculture voudraient résoudre le problème de l’alimentation par le biais de la science. Ils proposent par exemple de produire des races de bétail plus productives en viande et en lait. Il existe déjà des poulets pouvant atteindre 1,8 kg avec 2,9 kg de nourriture, soit un taux de conversion de 1,6. Une volaille classique devrait en revanche consommer 7,2 kg de nourriture pour atteindre le même poids. Les scientifiques espèrent réduire le taux de conversion à 1,2 au cours des prochaines années. autres experts sont allés plus loin en essayant de supprimer progressivement les « technologies obsolètes » que sont les animaux de ferme pour les remplacer par une production de viande en laboratoire à l’aide de cellules souches musculaires ».
« Aux Pays-Bas, une équipe de scientifiques est parvenue à produire une telle « viande » en quantité suffisante pour faire des hamburgers de deux centimètres de diamètre. Selon ces spécialistes, leur produit nécessite bien moins de terre, d’eau et d’énergie que la production de viande classique. Reste à savoir combien coûterait ce procédé et si les gens en mangeraient. Toutes les idées présentées ne recouraient toutefois pas à la haute technologie. Certaines pouvaient même être appliquées dans de petites exploitations agricoles. La technique du non-labour permettrait par exemple d’augmenter la production et de réduire les intrants. En appliquant un « dosage » ciblé des engrais à chaque plante, il est possible d’utiliser moins d’engrais qu’en traitant des champs entiers, ce qui limite les coûts, l’énergie et l’impact sur l’environnement. Il est également plus efficace d’appliquer des pesticides sur les semences plutôt que de vaporiser toutes les cultures. Des agronomes cherchent également à produire de meilleures variétés de plantes qui seraient notamment plus résistantes aux sécheresses, plus tolérantes au sel et plus nutritives. Si certaines de ces variétés sont produites par des géants de l’agrobusiness à des fins lucratives, d’autres sont créées par des instituts de recherche publics, aussi bien dans des pays développés que dans des pays en voie de développement. Certaines de ces améliorations peuvent être réalisées grâce à des méthodes de sélection classiques, sans modification génétique, mais ce n’est pas le cas pour toutes ».
« Gordon Conway, de l’Imperial College de Londres, a dit à IRIN que la modification génétique serait nécessaire pour ce qu’il considère comme l’amélioration la plus importante de toutes : la production de plantes nécessitant moins d’engrais. « Les engrais chimiques coûtent non seulement de plus en plus cher, mais ils dégagent également des gaz à effet de serre. D’un autre côté, le fumier émet lui aussi de tels gaz. Si nous voulons produire plus de nourriture à l’avenir, nous devons donc trouver comment faire en sorte que les plantes captent elles-mêmes l’azote présent dans l’atmosphère et le fixent pour l’utiliser selon leurs besoins. Voilà notre Saint-Graal », a-t-il dit. « Je ne pense pas que l’on puisse y parvenir grâce à la sélection. Il faut trouver une manière d’avoir des bactéries fixatrices d’azote dans les racines des céréales [...] et cela sera difficile à faire génétiquement. Nous n’y parviendrons peut-être pas avant une vingtaine d’années. »
« La conclusion générale est qu’il n’existe pas de remède miracle, de solution unique au problème de l’alimentation dans le monde. Il faudra au contraire mettre en pratique différentes idées, traditionnelles pour certaines, plus futuristes pour d’autres, à petite ou à grande échelle. Il faudra également conduire des recherches, diffuser les connaissances et développer les chaînes d’approvisionnement et les organes de financement pour permettre à tous les agriculteurs d’avoir une activité aussi rentable et productive que possible ».
Source : reliefwebeb/rz-ld/amz - Theme (s) : Economie, Environnement, Sécurité alimentaire, Santé et nutrition, Urbanisation, [Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]- Lire l’article en : English - عربي © 2014 ActuWiki. All rights reserved. Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources. L’opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement la notre. Source : http://www.irinnews.org/fr/report/97037/alimentation-comment-nourrir-la-future-population-mondiale
Le CIRAD, basé à Montpellier, et l’Université de Wageningen aux Pays-Bas « joignent leurs forces pour explorer la faisabilité d’un partenariat de recherche Europe - Afrique sur “les voies d’une intensification durable de l’agriculture” : le nouveau concept se profile avec de chauds partisans, y compris jusqu’à Monsanto.
L’intensification intensive agricole a fait l’objet d’une rencontre sous la bannière de « Briefings sur le développement à Bruxelles » en 2013. « Les représentants des organisations paysannes ont présenté plusieurs initiatives et expériences dans l’intensification durable de la production au Sénégal », notamment. Nous reprenons le communiqué de ce colloque ci-après.
L’intensification durable (Bruxelles)
Table ronde sur l’agriculture durable : Recommandations des agriculteurs d’Afrique de l’Ouest
« Les agriculteurs et producteurs agricoles d’Afrique de l’Ouest, en collaboration avec la Commission Européenne, le Centre Technique de coopération Agricole (CTA) et SOS Faim, ont participé à une table ronde sur le thème ’l’Agriculture durable comme un moyen d’augmenter la résilience : la vision des agriculteurs et producteurs ouest-africains ’ jeudi dernier, 13 juin 2013, à Bruxelles. Le débat avait pour but de discuter les expériences et les recommandations des organisations paysannes de la région, et qui s’intégreront dans la conception des feuilles de route nationales menée par l’UE dans le cadre de l‘Alliance Globale pour l’Initiative Résilience (AGIR) ».
« Cette initiative – lancée en Décembre 2012 – est une stratégie à long terme pour renforcer la résilience au Sahel, en réponse à l’insécurité alimentaire chronique dans la région. Les représentants des organisations paysannes ont présenté plusieurs initiatives et expériences dans l’intensification durable de la production au Sénégal, au Niger et au Burkina Faso, les aspects de la commercialisation du riz au Bénin et en Gambie, et des exemples de financement au Togo et au Mali ».
« En outre, la réunion a provoqué plusieurs recommandations pour l’initiative AGIR :
• Utilisation des politiques agricoles développées par la CEDEAO (Communauté Economique de l’Afrique de l’Ouest) – l’ECOWAP -, ainsi que par la Communauté Economique de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA) comme piliers de toutes les activités destinées à l’accroissement durable de la production agricole de la région.
• Soutenir l’agriculture familiale au niveau régional et national afin qu’elle soit le point central du prochain Fond européen de développement (FED) correspondant à la période 2014-2020.
• Renforcer le soutien – avec les ressources du FED – pour les programmes indicatifs nationaux (PIN) et le Programme indicatif régional (PIR), qui doivent être conçus dans le cadre de l’initiative AGIR. Cela doit être réalisé à partir de trois domaines d’intervention clés :
i) le renforcement de l’intégration des marchés nationaux et régionaux, en tenant compte de risques, tels que le changement climatique et la volatilité des prix ;
ii) le financement du secteur agricole par le développement de moyens de financement innovateurs et durables adaptés aux besoins des exploitations familiales ;
iii) le renforcement des capacités des organisations paysannes pour soutenir la modernisation des exploitations familiales ».
Lancement du rapport de Montpellier sur l’intensification durable
« Précédemment, le 28 mai 2013, le CTA a organisé le lancement du rapport de Montpellier sur le thème de l’intensification durable. L’événement, organisé conjointement avec la Commission européenne a réuni plus de 70 experts dans une discussion sur l’avenir de l’agriculture africaine. Alors que nous tentons de nourrir une population qui devrait atteindre neuf milliards de personnes d’ici 2050, le système agricole a besoin d’un nouveau paradigme, défini par l’« intensification durable » de la production. Les tendances actuelles révèlent que les systèmes africains de production alimentaire ne pourront répondre qu’à 13% des besoins alimentaires du continent d’ici à 2050, moment où la population de l’Afrique subsaharienne (ASS) aura quasiment doublé et approchera les 2 milliards de personnes ».
« L’efficacité de la production pose assurément problème : les rendements ont augmenté de plus de 200% en Asie et en Amérique latine, mais de seulement 90% en Afrique en moyenne ces 40 dernières années. En même temps, l’Afrique est un des continents les plus affectés par les changements climatiques et l’érosion des terres. Plus de 95 millions d’ha de terres arables, soit 75% du total en ASS, sont dégradés ou très dégradés. Étant donné que l’augmentation de la production ne peut plus reposer sur une plus large utilisation des terres – entre 1991 et 2009 les terres arables par tête ont chuté d’environ 76m² par an – un nouveau système doit être trouvé pour pouvoir faire face à ces enjeux. Celui-ci devra offrir des rendements meilleurs, mais avec une utilisation plus efficace de tous les intrants sur une base durable, pour une réduction des dégâts environnementaux et le développement de la résilience ».
Afin d’offrir un cadre permettent d’appréhender ce concept et des approches pratiques pour le concrétiser, le panel de Montpellier a élaboré un rapport intitulé « L’intensification durable : un nouveau paradigme pour l’agriculture en Afrique ».
Vous pouvez télécharger le rapport Montpellier ’Intensification durable : un nouveau paradigme pour l’agriculture africaine » ici.
Vous pouvez télécharger le rapport de l’événement ici
En plus de la pression démographique qui s’exerce globalement au niveau planétaire, une tendance lourde est la concentration des populations humaines dans de grandes agglomérations. Ces concentrations humaines prennent des noms divers et nous devons éviter de confondre par exemple mégapoles et mégalopoles ; nous pouvons apprendre à les distinguer selon les définitions apportées par Wkipédia, à travers une introduction d’articles dédiés.
Mégapole
(Ne doit pas être confondu avec Mégalopole).
Vue d’une mégapole : photo satellite de l’extension urbaine du Grand Los Angeles, avec sur la côte une promenade (boardwalk) s’étendant sur 50 km.
« Une mégapole est une très grande agglomération qui se caractérise généralement par la présence en son sein de fonctions politiques et économiques majeures. L’ONU a fixé le seuil d’une mégapole à 10 millions1 d’habitants (anciennement 8). Mégapoles, méga-cités ou hyper-villes. Ces ensembles gigantesques étendus sur des milliers de kilomètres carrés et peuplés par 10 millions d’habitants ou plus ébranlent les conceptions architecturale, urbanistique, économique des villes. Une révolution dont l’Asie est devenue la scène avancée. En 2011, un Asiatique sur trois quitte les campagnes pour rejoindre une ville. Au classement mondial des mégapoles, douze asiatiques dont deux japonaises - Tokyo et Osaka -, figurent dans les 25 premières. Dans 15 ans, une vingtaine d’autres viendront grossir les rangs du palmarès sur le même continent. Les mégapoles sont en chantier permanent et enchaînent des projets pharaoniques : construction de deux tours de 420 mètres en 2010 à Hong Kong (jamais construites) ; tunnel de 200 kilomètres qui reliera la Chine à Taipei, d’ici à 2012 (jamais démarré car irréaliste et trop coûteux) ; Dream Hub, « centre de rève », à Séoul, qui fera office de « Manhattan coréen » au cœur du quartier historique, en 2016 ».
« Le terme de mégapole peut parfois être appliqué à une métropole mondiale, soit qu’elle soit en tête du réseau urbain national, soit qu’elle exerce un rayonnement international d’envergure. Cependant, certaines mégapoles concentrent trop peu de fonctions pour atteindre le rang de métropoles, et ne sont que de gigantesques agglomérations de population. Avec 35 millions d’habitants, le Grand Tokyo forme la mégapole la plus peuplée au monde2 ».
Sommaire
- 1http://fr.wikipedia.org/wiki/Mégap...Notes et références
- 2http://fr.wikipedia.org/wiki/Mégap...Voir aussi
« Par ailleurs, « une mégalopole (du grec megas, megalos, « grand » et polis, « ville ») est un espace urbanisé polynucléaire formé de plusieurs agglomérations dont les banlieues et couronnes périurbaines s’étendent tellement qu’elles finissent par se rejoindre, et cela sur de longues distances. Il ne faut pas confondre une mégalopole et une mégapole, agglomération de plus de 10 millions d’habitants (seuil fixé par l’ONU, auparavant fixé à 8 millions d’habitants). Ainsi, Moscou est une mégapole, mais n’appartient à aucune mégalopole reconnue puisqu’aucun réseau urbain d’importance ne s’est développé à proximité même si elle compte plus de 14 millions d’habitants ».
Sommaire
- 1http://fr.wikipedia.org/wiki/Mégal...Origine du terme « Megalopolis »
- 2http://fr.wikipedia.org/wiki/Mégal...Origine du concept
- 3http://fr.wikipedia.org/wiki/Mégal...Exemples de mégalopoles
- 4http://fr.wikipedia.org/wiki/Mégal...Notes et références
- 5http://fr.wikipedia.org/wiki/Mégal...Voir aussi
Agriculture verticale ou Ferme verticale ou Ferme urbaine
Selon une note reproduite à la suite que Wikipédia y consacre : « La notion de « ferme verticale » ou d’agriculture verticale regroupe divers concepts fondés sur l’idée de cultiver des quantités significatives de produits alimentaires dans des tours, parois ou structures verticales, de manière à produire plus sur une faible emprise au sol, éventuellement en ville pour répondre à des besoins de proximité (filières courtes). Certains projets sont des sortes de gratte-ciel consacrés à l’agriculture (farmscrapers pour les anglophones) ».
« L’idée de base des projets les plus souvent cités vient d’un concept développé en 1999 par Dickson Despommier, professeur en santé environnementale et microbiologie à l’université Columbia à New York avec des étudiants diplômés d’une classe d’écologie de la santé (« Medical ecology class »). Selon lui, une telle tour pourrait être construite pour environ 84 millions de dollars US, mais jusqu’à présent personne n’en a construit. Le design architectural de ces tours a d’abord été développé par Andrew Kranis de la Columbia University et Gordon Graff1,2,3 à l’University of Waterloo ».
Sommaire
- 1http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferme_...Objectif
- 2http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferme_...Projets
- 3http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferme_...Caractéristiques d’une ferme verticale
- 4http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferme_...Production
- 5http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferme_...Débats et critiques
- 6http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferme_...Voir aussi
Objectif
Selon les projets, les objectifs peuvent varier ; avec par exemple :
- une solution possible aux problèmes de faim dans le monde (La FAO promeut une agriculture urbaine), tout en créant des emplois locaux et en fournissant des produits frais à la population locale.
- une solution pour répondre au manque de terres cultivables (car la ferme verticale est généralement imaginée comme étant construite dans un tissu urbain). Cela pourrait réduire la déforestation, la désertification et d’autres conséquences de l’extension de l’agriculture intensive ou extensive sur des biomes de plus en plus dégradés, pollués et écologiquement fragmentés par cette agriculture et les routes qu’elle nécessite.
- un moyen de recycler en boucle courte et locale certains déchets organiques solides ou liquides (après méthanisation ou compostage) des produits fermentescibles, eaux usées..)
- un moyen de diminuer l’empreinte écologique d’un quartier (ou éco-quartier) en le rendant pour partie autarcique pour l’alimentation, et en diminuant les besoins en transports routier ou ferroviaire.
- une contribution à l’amélioration de la qualité de l’air urbain (pompe à CO2, production d’oxygène natif par les plantes cultivées.. )
- une diminution des contributions de l’agriculture aux changements climatiques (permis par de moindres émissions de carbone, voire par une absence totale d’utilisation de combustibles fossiles, dans les projets les plus poussés). Les besoins en réfrigération pourraient aussi être fortement diminués par des boucles courtes (du producteur au consommateur). Le labour, les modes lourds de plantation et de récolte par des machines dépendantes des combustibles fossiles serait éliminés.
- une agriculture bio et de proximité. Ces tours - selon leurs promoteurs - permettraient un meilleur contrôle de l’environnement des plantes, de réduire leur stress hydrique, d’offrir aux plantes ce dont elles ont besoin quand elles en ont besoin, en limitant donc fortement ou totalement les besoins en insecticides, herbicides et engrais chimiques. Les partisans de ces tours estiment que l’agriculture biologique verticale serait probablement le mode de production et de stratégie de marketing le plus pratique.
- un moyen de diminuer les consommations d’eau par l’agriculture ; Selon leurs promoteurs, l’environnement contrôlé de ces tours permet de recycler des eaux urbaines et d’économiser et recycler l’eau utilisée dans les cultures, notamment en récupérant la vapeur produite par l’évapotranspiration des plantes4.
- un moyen de diminuer le risque sanitaire. L’agriculture verticale étant pratiquée dans un environnement intérieur très contrôlé, ses promoteurs estiment qu’elle pourrait contribuer à diminuer l’incidence de nombreuses maladies infectieuses ou émergentes qui sont acquises à l’interface agriculture - environnement/eaux polluées). Un moindre usage de pesticides devrait se traduire par une amélioration de la santé et de la santé reproductive, mais ceci reste une théorie à ce jour non expérimentée.
- un moyen de contribuer à protéger la biodiversité, voire de mettre un terme à l’extinction de masse. Certains estiment que de telles tours, si elles étaient assez nombreuses permettraient un retrait de l’activité humaine de vastes régions de la surface de la terre, permettant ainsi de ralentir et, éventuellement, mettre fin à l’actuelle crise écologique anthropique d’extinction massive, en rendant des terres à la nature afin que les services écosystémiques puissent s’y restaurer. L’agriculture verticale pourrait être la seule façon de rétablir suffisamment de terres comme habitats pour la faune, la flore, les champignons, bactéries, etc… leur épargnant l’extinction, tout en continuant à maintenir de grandes populations humaines pouvant ainsi profiter des services rendus par les écosystèmes ».
L’agriculture conventionnelle est très perturbatrice pour la faune sauvage qui vit dans et autour des terres cultivées. En comparaison, l’agriculture verticale entraînerait très peu de destruction d’insectes et autres animaux lors des labours, traitements chimiques, récoltes, etc...
Projets
‘Ce concept s’est d’abord fait connaître du grand public par un article de Lisa Chamberlain dans le New York5. Depuis 2007, des articles ont été publiés par le The New York Times6, U.S. News & World Report7, Popular Science8 et Maxim, entre autres. Le concept a plusieurs fois aussi été présenté lors de reportages télévisés. Des premières fermes verticales sont évoquées comme projets à Las Vegas (Nevada), à Incheon (Corée), à Abou Dabi et Dubaï (Émirats arabes unis), à Nashville (Tennessee) ou encore dans la future ville écologique de Dongtan, en Chine. Des projets de fermes verticales à bas coûts commencent également à apparaitre dans les pays en voie de développement comme le Burkina Faso, où un projet de tour maraîchère de 400 m2 basé sur le système Courtirey va être réalisé dans la ville de Toussiana ».
Caractéristiques d’une ferme verticale
« Despommier estimait qu’en utilisant les technologies disponibles en 1999, une ferme verticale occupant la place d’un îlot urbain, et haute de 30 étages pourrait alimenter 10 000 personnes9. Des fermes verticales d’au moins 200 mètres (pour 30 à 40 étages) sont techniquement plausibles. Elles visent un rendement 4 à 5 fois supérieur au rendement moyen de l’agriculture actuelle. Des capteurs situés dans le plafond de chaque étage pourraient même recueillir l’évapotranspiration des plantes pour produire de l’eau pure. Les sous-sols pourraient également servir au traitement des eaux usées en installant une unité de traitement des eaux, incluant éventuellement un dispositif de méthanisation (par exemple dans le sous-sol10, source d’énergie, le CO2 étant ensuite réutilisé comme ’engrais gazeux’ pour les plantes ».
Production
Elle produirait des fruits et légumes par culture hydroponique ou aéroponique (permettant de mettre plusieurs couches de cultures par étages), ainsi que des champignons comestibles et des algues toute l’année. Certains projets intègrent des animaux et produits animaux (poulets et des œufs, poisson ou cochon). En 2013 à Singapour il y a 120 fermes verticales11.
Débats et critiques
« Parce que des surfaces ou bassins de cultures empilés verticalement manqueraient de lumière naturelle équivalente à celle qui alimente une surface équivalente en milieu agricole rural, une tour agricole nécessiterait un apport important de lumière sous forme d’éclairage artificiel, ainsi que dans certains pays, du chauffage toute ou partie de l’année. Des critiques estiment que les frais d’éclairage artificiel des cultures poussant dans les étages inférieurs seraient rédhibitoires pour un projet rentable12. En fait, certaines cultures sous serres (ex : tomates aux Pays-Bas) se pratiquent depuis plusieurs années déjà toute l’année, et sous un éclairage artificiel maintenu toute la nuit. Les partisans d’une « agriculture verticale » doivent encore montrer que les coûts de production (incluant la production d’énergie à partir de sources renouvelables) pourraient être équilibrés par les économies faites sur les coûts de production et surtout de transport des filières agro-alimentaires existantes ».
« Despommier13 estime que des cultures hydroponique ou aéroponique bien conduites, associées à la production d’énergies renouvelables locales (éolienne et solaire) et au recyclage des matériaux de production (dont en particulier l’eau) permettraient une forte augmentation de productivité, mais il reste à démontrer que ce type d’agriculture ne favoriserait pas certains parasites ou certaines maladies des plantes. Il estime que si la culture se faisait toute l’année, la productivité serait 5 à 6 fois plus élevée, et jusqu’à 30 fois pour certaines cultures (fraises par exemple) ».
Voir aussi : articles connexes, liens externes dont (fr) La Tour vivante, notes et références sur le site http://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_urbaine
L’agriculture en ville : et si c’était possible
- Par Guillaume Duhamel, Mercredi 10 mars 2010
« Un microbiologiste américain plaide pour l’installation de serres hydroponiques aux confins voire au centre des métropoles. Une idée qui pourrait faire son chemin. Avec près de quatre vingt cinq mille résultats sur le moteur de recherche Google, les serres hydroponiques, malgré un qualificatif relativement barbare (et qui ne figure d’ailleurs pas dans les dictionnaires des logiciels de traitement de texte), sont loin d’être complètement inconnues au bataillon. Elles pourraient surtout constituer une alternative efficace à l’agriculture intensive aujourd’hui critiquée de toutes parts… »
Article complet à lire sur le site : http://www.zegreenweb.com/sinformer/lagriculture-en-ville-et-si-cetait-possible,490
Pour la technique de production végétale en culture hydroponique, on peut se reporter avec prudence, comme il est précisé en exergue, à l’introduction d’un article que lui consacre Wikipédia :
« L’hydroponie ou culture hydroponique (ou agriculture hors-sol), du grec πονος (ponos, « le travail » ou « l’effort ») et ὕδωρ (hudōr, « l’eau »), est la culture de plantes réalisée sur un substrat neutre et inerte (de type sable, pouzzolane, billes d’argile, laine de roche etc.). Ce substrat est régulièrement irrigué d’un courant de solution qui apporte des sels minéraux et des nutriments essentiels à la plante. La culture hydroponique est très présente en horticulture et dans la culture forcée de certains légumes sous serre. Cette technique de culture s’est développée pour aboutir aujourd’hui à l’aéroponie et sa variante l’ultraponie. Elle permet d’accélérer le processus de maturation des fruits grâce à un rythme nycthéméral plus rapide et permet plusieurs récoltes par an. L’état sanitaire de ces cultures est contrôlé par des pesticides ou produits phytosanitaires ».
Article complet sur le site : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hydroponie
{{}}Fermes urbaines – Introduction d’un article ‘Le Monde.fr’ - Supplément partenaire - Dossier Innovation.
« Près de 60 % de l’Humanité se concentre aujourd’hui dans les zones urbaines. D’ici 2050, cette proportion devrait atteindre 80 %, et la planète gagnera au bas mot 3 milliards d’habitants. Même en anticipant certaines évolutions technologiques, l’agriculture traditionnelle ne pourra pas répondre à la demande alimentaire : 80 % des surfaces arables du globe sont déjà en exploitation, et 15 % de ces sols ont même été épuisés (agriculture intensive, pollution, désertification…). Heureusement, architectes, designers et ingénieurs agronomes allient leurs compétences pour inventer la ferme de demain : au cœur des villes, et… à la verticale ! » - © Le Monde.fr Supplément
offert par
- Article complet à découvrir sur le site : http://publi.lemonde.fr/intel-innovation/fermes-urbaines.html#schema
(A suivre)
Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 27 février 2014 Avec l’aide de Christiane Hallard-Lauffenburger, ancienne professeure des écoles
Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales
Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France
Courriel : jacques.hallard921@orange.fr
Fichier : ISIAS L’Agriculture urbaine et périurbaine repensée pour l’aménagement dans les agglomérations Partie 3 Un modèle d’agriculture verticale pour les mégapoles.3
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