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"Jacques Attali : écrivain, économiste, ancien haut fonctionnaire, homme d’influence politique, entrepreneur institutionnel et prospectiviste - Ses 24 phares ou figures historiques et ‘tikkoun olam’ תיקון עולם réparation du monde" par Jacques Hallard

lundi 21 septembre 2026, par Hallard Jacques

ISIAS Culture Jacques Attali

Jacques Attali : écrivain, économiste, ancien haut fonctionnaire, homme d’influence politique, entrepreneur institutionnel et prospectiviste - Ses 24 phares ou figures historiques et ‘tikkoun olam’ תיקון עולם réparation du monde

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 15/09/2026

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur

Description de cette image, également commentée ci-après

Jacques Attali en 2010 (Wikipédia) – Aussi chef d’orchestre !


Préambule

Ce petit dossier est constitué d’une somme d’informations sur un personnage ‘hors du commun’ qu’il est utile de rappeler – Nos dossiers antérieurs marqués ATTALI et publié antérieurement sur ISIAS.info sont accessibles par ici > https://isias.info/spip.php?page=recherche&recherche=attali

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Introduction

Ce dossier porte essentiellement sur la personnalité de Jacques Attali

Des vidéos et documents choisis nous éclairent sur sa biographie, son parcours très varié tout au long de sa vie et sur une analyse de ses plus récents travaux, déclarations et orientations…

Il est spécialement abordé l’un des ouvrages les plus éclairants de Jacques Attali titré : « Phares. 24 destins », publié en 2010 par les Editions Fayard, et dont les personnages historiques qui y sont décrits, ont été analysés à l’aide d’une IA, en rapport avec le temps présent et le futur, la prospective étant un point fort de Jacques Attali…

Ensuite, la notion de ‘tikkoun olam’ (réparation du monde), qui est un concept central de la pensée juive, est rappelée : elle a été abordée notamment par Jacques Attali dans son essai « Les Juifs, le monde et l’argent  », et dans un entretien rapporté…

Finalement, c’est Jacques Attali chef d’orchestre, qui est présenté à travers quelques textes et vidéos !!!

Tous les éléments sélectionnés pour constituer ce dossier sont mentionnés, avec leurs accès, dans le sommaire ci-après

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Sommaire

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  • Jacques Attali - Le site officiel de l’écrivain, économiste et ... attali.com - Actualité, éditos, vidéos, ouvrages et interventions publiques…{{}}
Jacques Attali

Voir à la source https://www.attali.com

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2.
Article Wikipédia sur Jacques Attali{{}}

Jacques Attali, né le 1er novembre 1943 à Alger (Algérie), est un écrivain, économiste, ancien haut fonctionnaire et chef d’entreprise français.

Polytechnicien et énarque, il a été conseiller d’État et professeur dans de nombreuses universités et grandes écoles. Entre 1981 et 1991, il est le conseiller spécial du président français François Mitterrand. En 1991, il devient le premier président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

Il dirige en 1997 la commission de réforme de l’enseignement supérieur puis en 2008 la commission pour la libération de la croissance française.

Il est l’auteur de plus de quatre-vingts ouvrages, dont des essais, des biographies, des pièces de théâtre et des romans. Il écrit pour L’Express pendant vingt ans ainsi qu’au Journal des arts avant de devenir éditorialiste du quotidien Les Échos en septembre 2019 et de Nikkei en 2020.

Cofondateur de l’organisation humanitaire Action contre la Faim, Jacques Attali dirige le cabinet Attali & Associés ainsi que l’ONG Positiv.

Il est très actif sur les réseaux sociaux comme X, Instagram, Linkedin et YouTube et il publie régulièrement des vidéos pédagogiques et informatives sur sa vision des enjeux du monde contemporain.

Biographie

Jeunesse et études

Jacques Attali et son jumeau Bernard Attali naissent le 1er novembre 1943 à Alger, dans une famille juive séfarade d’Algérie [N 1]. Son père, Simon Attali [ 1], se lance avec succès dans le commerce de parfumerie à Alger, où il s’est marié le 27 janvier 1943 avec Fernande Abécassis [2]. Sa sœur Fabienne naît en 1952.

En 1956, deux ans après le début de la guerre d’Algérie, sa famille s’installe à Paris [N 2], rue de la Pompe, et y développe la distribution de parfums.

Jacques Attali effectue ses études secondaires au lycée Janson-de-Sailly. Il obtient le baccalauréat avec la mention « bien ». Il entre en classes préparatoires scientifiques dans ce même établissement, et se classe en juillet 1963 43e ex æquo au concours d’entrée de l’École polytechnique, perdant des points sur l’épreuve de gymnastique[3]. Il sort major de promotion de l’École polytechnique en 1965 avec un total de points qui n’a jamais été dépassé jusqu’au moins 2009[3].

Son classement lui permet de devenir ingénieur du Corps des mines (1965-1968)[4],[5] – corps où il ne sera pas titularisé[6] puisqu’il entrera au Conseil d’État. Parallèlement, souhaitant intégrer le Conseil d’État, il s’inscrit à l’Institut d’études politiques de Paris que lui a recommandé son frère. Il suit les cours de Raymond Barre, qui supervise son mémoire de master sur la modélisation mathématique de la croissance[7]. Il sort diplômé de l’Institut en 1967 (section service public)[8].

Il prépare l’ENA[N 3] et a comme répétiteur Jean-Pierre Chevènement, qui l’aide à préparer l’épreuve de culture générale[3]. Il y est admis et il sort 3e de la promotion Robespierre (major Philippe Lagayette)[9]. En 1970, à sa sortie de l’ENA, il choisit de devenir auditeur au Conseil d’État.

Il soutient en 1972 un doctorat d’État en sciences économiques de l’université Paris-Dauphine. Sa thèse s’intitule La Théorie de l’ordre par le bruit dans la théorie économique, est supervisée par Alain Cotta. Elle paraît en 1979[10].

Parcours universitaire
Il devient maître de conférences en sciences économiques à Polytechnique en 1968, jusqu’en 1985[11].

Il enseigne ensuite les sciences économiques à l’université Paris-Dauphine, à l’École des ponts et chaussées et à l’École du génie rural. Il donne cours à l’ENA[12], où il a notamment comme élève Pascal Lamy[13].

Parcours politique

Il adhère au Parti socialiste en 1973[14]. Il commence à travailler étroitement avec François Mitterrand en décembre 1973. Il dirige son équipe de campagne à l’élection présidentielle d’avril 1974, utilisant d’abord le pseudonyme de « Simon Ther »[15],[16].

https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/44/Jacques_Attali_%26_Pierre_B%C3%A9r%C3%A9govoy_-_1981.jpg/250px-Jacques_Attali_%26_Pierre_B%C3%A9r%C3%A9govoy_-_1981.jpg?utm_source=fr.wikipedia.org&utm_campaign=parser&utm_content=thumbnail

Arrivée de Jacques Attali (gauche) à un conseil européen en 1981 au Luxembourg, aux côtés de Pierre Bérégovoy.

Il est ensuite son directeur de cabinet dans l’opposition. Il refuse d’être candidat aux élections municipales et il cède le siège qui lui est proposé à son assistant, Laurent Fabius. Il est ensuite aidé par ses assistants Ségolène Royal et François Hollande. En 1981, il quitte le Parti socialiste quand François Mitterrand, élu président de la République, le nomme conseiller spécial. Le président lui confie également le rôle de « sherpa » (représentant personnel d’un chef d’État) pour les sommets du G7 et européens.

Il organise le sommet du G7 de Versailles en juin 1982 et celui de l’Arche en 1989. Il assiste à tous les conseils de ministres, conseils de défense, et accompagne le président dans tous ses voyages à l’étranger.

Il quitte l’Élysée en juin 1991 pour présider la BERD, dont il avait eu l’idée et dont il avait présidé la conférence des parties.

En 1997, à la demande de Claude Allègre, ministre de l’Éducation nationale et des universités du gouvernement Jospin, il préside une commission de réforme qui propose une réforme de l’enseignement supérieur (le LMD) qui sera ensuite intégrée dans le droit européen, unifiant tous les niveaux de diplômes des universités européennes.

En 2008, il préside une commission bipartisane de réforme de l’économie et de l’État, à la demande du président Sarkozy. Il choisit Emmanuel Macron comme un des deux rapporteurs généraux.

Il développe pour le président Hollande, le concept d’économie positive en 2012.

En 2015, il fonde France Positive et écrit un programme pour l’élection présidentielle qu’il publie dans un livre, France 2022, précisant ne pas vouloir se présenter lui-même. Le 8 mars 2017, après le retrait de François Hollande, il annonce son soutien au candidat d’En marche, Emmanuel Macron.

Il suggère également à Emmanuel Macron, en mars 2017, de choisir Édouard Philippe comme Premier ministre, et il organise leur rencontre.

Il fait partie de la délégation française lors de la visite d’Emmanuel Macron en Algérie en août 2022.

Carrière internationale

https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c4/2009_October_2nd_Open_World_Forum_Paris_Jacques_Attali.jpg/250px-2009_October_2nd_Open_World_Forum_Paris_Jacques_Attali.jpg?utm_source=fr.wikipedia.org&utm_campaign=parser&utm_content=thumbnail

Jacques Attali à Paris, le 2 octobre 2009.

En 1979, il est l’initiateur, (avec l’aide ultérieure d’autres intellectuels parmi lesquels Françoise Giroud, Bernard-Henri Lévy, Marek Halter, Alfred Kastler (Prix Nobel de physique), Guy Sorman, Jean-Christophe Victor), de l’ONG internationale Action internationale contre la faim, aujourd’hui connue sous le nom d’Action contre la faim (ACF)[17].

Il est l’initiateur du programme européen EUREKA de « développement de nouvelles technologies » qui est lancé en 1985[réf. nécessaire].

En septembre 1988, à la suite de très meurtrières inondations au Bangladesh, il propose à François Mitterrand de lancer un projet de construction de digues dans ce pays. Il parle d’y construire « les cathédrales du XXe siècle » et d’un « projet qui soit l’équivalent de Suez et de Panama ». Ce projet n’aboutira pas[18].

En mai 1989, lors du second septennat de François Mitterrand, il lance l’idée d’une Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Elle est créée en 1991 pour aider les anciens pays du bloc de l’Europe de l’Est. Jacques Attali préside la conférence de négociation à Paris et en devient le premier président à Londres. Sous son impulsion, la BERD lance des investissements destinés à la protection des centrales nucléaires, à la protection de l’environnement et, plus généralement, au développement des infrastructures, de la privatisation, et de la transition vers la démocratie.

En 1991, Jacques Attali invite Mikhaïl Gorbatchev au siège de la BERD à Londres, contre l’avis du Premier ministre britannique John Major[19]. Il oblige ainsi les chefs d’État d’un G7 se déroulant dans la ville au même moment à recevoir le chef d’État soviétique[20]. Au lendemain d’un entretien téléphonique houleux entre Jacques Attali et John Major, la presse britannique multiplie les critiques à l’égard du président de la BERD, diffusant notamment des critiques sur la gestion de l’institution et révélant, en avril 1993, que la BERD avait dépensé pour elle-même deux fois plus d’argent qu’elle n’en avait déboursé pour ses activités à l’Est[21] (ce qui était normal puisque les opérations n’avaient pas commencé - Il est notamment visé pour avoir fait remplacer le marbre du siège de la BERD[22]) — critiques qui seront ensuite relayées par la presse française[21],[23],[24]. Jacques Attali explique sa position dans le chapitre « Verbatim et la BERD » du livre C’était François Mitterrand[25] ainsi que dans le livre Europe(s) : « les travaux en question avaient été réalisés sous la responsabilité d’un groupe de travail international dont je ne faisais pas partie ». De fait, à son départ de la BERD en juin 1993, Jacques Attali a reçu pour sa gestion le quitus du conseil des gouverneurs[réf. souhaitée][N 4].

En novembre 1998, il fonde Positive Planet, une organisation aujourd’hui reprise par le groupe SOS qui fut présente dans 40 pays qui conseilla et forma plusieurs centaines d’institutions de microfinance[26] et des millions de microentreprises[27]. Elle employa plus de 200 salariés et poursuit des activités de conseil, et de plaidoyer pour le développement de micro-entreprises positives, et de l’économie positive. Il crée ensuite Positive Planet France, devenue aujourd’hui Positiv qui travaille dans les banlieues françaises. Jacques Attali crée aussi MicroCred, filiale bancaire de Positive Planet, et préside le Conseil d’administration de la Fondation Positive Planet. Il lance le forum de l’économie positive en 2011 au Havre, dont le maire est Édouard Philippe. En 2019, il fonde l’Institut de l’économie positive, filiale de la Fondation Positive Planet. Microcred est devenue Baobab. La Fondation et l’Institut de l’Économie Positive ont disparu.

Carrière financière privée{{}}

Jacques Attali à Paris, le 12 novembre 2015.

En 1994, Jacques Attali crée Attali et Associés[28], cabinet de conseil international spécialisé dans le conseil stratégique. Il le dirige toujours.

Jacques Attali est administrateur du broker français Kepler Cheuvreux[29], a présidé le conseil de surveillance de Slate.fr et préside l’International Advisory Board de C3.ai, que préside Tom Siebel en Californie.

Musique et arts{{}}

Passionné de musique, il pratique le piano depuis l’enfance (on l’a entendu jouer à France 2 pour les Restos du Cœur) et a écrit une chanson pour Barbara intitulée Coline[30]. Il publie en 1977 Bruits, essai sur l’économie musicale et sur l’importance de la musique dans l’évolution des sociétés, traduit dans de nombreuses langues.

En 1978, il joue son propre rôle dans le film Pauline et l’ordinateur de Francis Fehr[31].

Depuis 2003, il dirige l’Orchestre universitaire de Grenoble, ouvert aux étudiants et musiciens amateurs, sous la direction de Patrick Souillot[32],[33],[34] dans des pièces diverses : une symphonie de Benda, des concertos pour violon de Bach, une messe de Mozart, l’Adagio pour cordes de Samuel Barber, le double concerto pour violon et piano de Mendelssohn, des lieds de Richard Strauss. Il a dirigé en 2012 l’orchestre Musiques en Seine dans l’ouverture de l’opéra Le Barbier de Séville, et l’Orchestre Lamoureux lors d’une soirée de gala à Paris pour le Technion, partageant le pupitre avec son ami, le généticien Daniel Cohen. Il a aussi dirigé la Sinfonietta de Lausanne en août 2012[35] et le concerto en sol de Maurice Ravel avec l’Orchestre symphonique de Jérusalem à Jérusalem en octobre 2012[36], puis à Paris, puis avec l’Orchestre symphonique de Shanghai fin 2013, puis d’autres orchestres à Bondy, Marseille, Londres, Astana, Montréal, Bruxelles, Tirana, etc[37].

Avec Patrick Souillot, il crée en 2012 une structure nationale sur le modèle de La Fabrique Opéra Grenoble, dans de nombreuses villes de France[38], qui permet de coordonner la production d’opéras coopératifs en y associant les élèves des lycées techniques. Il a mis en scène La Bohème en 2017 et la La Traviata en 2019.

Prises de position{{}}

Commission pour la libération de la croissance française, dite « commission Attali »{{}}

Article détaillé : Commission pour la libération de la croissance française.

https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/1e/Jacques_Attali_2007.jpg/250px-Jacques_Attali_2007.jpg?utm_source=fr.wikipedia.org&utm_campaign=parser&utm_content=thumbnail

Jacques Attali, le 02 octobre 2007 à Paris.

Le 24 juillet 2007, Jacques Attali est chargé par Nicolas Sarkozy de présider une commission bipartisane chargée d’étudier « les freins à la croissance »[39] après le renoncement de Philippe Séguin. Cette commission est composée de quarante-deux membres, choisis librement par lui, essentiellement issus du courant libéral et social-démocrate. Il choisit comme rapporteurs généraux Josseline de Clausade et Emmanuel Macron. Son rapport est remis au président de la République le 23 janvier 2008. Il contient des recommandations pour transformer en profondeur l’économie et la société françaises afin de « libérer la croissance » et relever différents défis écologiques, financiers, institutionnels et macro-économiques.

Commission pour l’« économie positive »{{}}

En 2012, François Hollande a commandé à Jacques Attali un rapport sur la situation de l’« économie positive », c’est-à-dire au service des nouvelles générations. L’objectif de ce rapport, dont Angélique Delorme est rapporteure, est de mettre fin au « court-termisme », de passer d’une « économie individualiste » fondée sur le court terme à une économie fondée sur « l’intérêt général et l’intérêt des générations futures », d’organiser la transition d’un « modèle ancien fondé sur l’économie de la richesse » à un modèle dans lequel « les agents économiques auront d’autres obligations que la maximisation du profit »[40]. Ce rapport, rédigé par une vaste commission, propose 44 réformes.

Rapport sur la Francophonie économique{{}}

Il rend en 2014 au président Hollande un rapport portant sur l’avenir de la Francophonie économique, avec comme rapporteurs : Angélique Delorme et Adrienne Brottons.

Mouvement pour une France Positive{{}}

En 2021[41], Jacques Attali fonde le think tank transpartisan France Positive, qui propose des mesures afin de ’faire réussir la France’ en s’appuyant sur l’économie positive. Ce think tank publie l’essai éponyme[42] au moment des élections présidentielles françaises de 2022.

Discrimination positive{{}}

Jacques Attali s’est opposé à la mise en place des conventions éducation prioritaire de l’Institut d’études politiques de Paris, considérant qu’il « fait des élèves des ZEP des étrangers sur le sol français »[43].

Charlie{{}}

En 2015, il participe à Nous sommes Charlie : 60 écrivains unis pour la liberté d’expression. Paris : Le Livre de poche no 33861, janvier 2015, p. 11-13. (ISBN 978-2-253-08733-5) avec Réveillez-vous !, un texte publié dans l’Express le 14 janvier 2015.

Œuvres{{}}

L’œuvre littéraire de Jacques Attali couvre de nombreux champs de la littérature : mathématiques, histoire du judaïsme, géopolitique internationale, théorie économique, essais, romans, biographie de Karl Marx ou Gandhi, mémoires, contes pour enfants, théâtre. Il est sans doute difficile d’y trouver un fil conducteur unique…….

Source de l’article complet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Attali

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3. Vidéo - Avec Jacques ATTALI - Ce que l’école devrait vraiment enseigner - Destinée - avec Anne Coffinier - 17 février 2026 #apprentissage #éducation #école

Dans cet épisode inédit du podcast Destinée, Anne Coffinier reçoit Jacques Attali, économiste, écrivain, et penseur influent, pour une conversation lucide, libre et provocante sur l’école, la transmission du savoir, et les défis de la jeunesse.

Vous découvrirez : → Le professeur qui l’a marqué à vie → Ce que l’enseignement devrait vraiment transmettre → Pourquoi enseigner sans notes peut changer une vie → Sa vision d’une école qui forme à la liberté plutôt qu’à l’obéissance → Un dialogue sans filtre, pour celles et ceux qui croient que l’éducation est la clef du destin. Suivez-nous sur les réseaux pour ne rien manquer : Instagram :  / annecoffinier  X : https://x.com/AnneCoffinier LinkedIn :  / anne-coffinier-barry-3b6ab9306 

Chapîtres :

00:00 Introduction 01:00 Le prof qui a changé sa vision de l’éducation 03:22 L’IA remplacera-t-elle les enseignants ? 05:08 L’école forme pour des métiers qui n’existent pas 07:19 La “niaque” : le vrai moteur de la réussite 10:01 Le rôle caché des parents dans l’éducation 13:29 Trop de spécialisation : le danger pour l’avenir 19:52 Ce que notre école peut apprendre de la tradition juive 26:27 Former les élites : l’erreur française 29:51 Conclusion

#école #éducation #jacquesattali #enseignement #apprentissage

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Destinée - avec Anne Coffinier

Source : https://www.youtube.com/watch?v=FDus6F9v4zc

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4.
Vidéo #26 - Jacques Attali – Apprendre à voir avant les autres | Vision stratégique | @jacquesattali9173‬‬‬‬‬‬‬‬‬ - Doublée automatiquement - Skill.s – 1er février 2026 Skill.s

La vision stratégique n’est pas un don. C’est une compétence. Dans cet épisode de SKILLS, j’ai au l’honneur de recevoir @jacquesattali9173‬‬‬‬‬‬‬‬‬ pour une conversation rare sur une capacité que l’on n’enseigne presque jamais :

  • savoir voir avant que ce soit évident.
  • Pourquoi certaines personnes sentent qu’un monde bascule quand d’autres ne voient encore rien ?
  • Comment apprend-on à lire les signaux faibles, à décider sous incertitude, à agir sans attendre l’autorisation ?

Dans cet échange, Jacques Attali ne déroule pas un discours théorique. Il me raconte ce qui a structuré très tôt sa manière de penser le temps long, le risque et l’anticipation. Nous parlons notamment :

  • de la lecture des signaux faibles et de la façon de les repérer avant qu’ils ne deviennent visibles
  • d’une décision prise par son père, au tout début de la guerre d’Algérie, qui a façonné son rapport à l’anticipation
  • de la différence entre pouvoir, influence et utilité
  • de ce qu’il appelle la niaque : continuer quand personne ne regarde
  • de pourquoi tout le monde n’est pas fait pour entreprendre (et pourquoi c’est sain)
  • de ce que l’intelligence artificielle ne remplacera jamais : le discernement, la hiérarchisation, la décision
  • de l’éducation, de l’immigration, de l’égalité femmes-hommes
  • et d’une question centrale : reste-t-on utile quand on a trop de pouvoir ?

Cet épisode s’adresse à celles et ceux qui : prennent (ou vont prendre) des décisions importantes sentent que le monde change plus vite que leurs repères veulent développer une compétence clé : savoir quand agir Une conversation exigeante, directe, parfois inconfortable. Mais profondément éclairante. 🎧 Abonnez-vous à SKILLS pour ne pas manquer les prochains épisodes. 💬 Dites-nous en commentaire ce qui vous a le plus marqué.

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Jacques Attali

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Podcasts

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Source : https://www.youtube.com/watch?v=qxJgcekg6bo

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Mercredi 12 novembre 2025, La Tribune des Ponts et Chaussées a eu la chance de recevoir Jacques Attali à l’École nationale des ponts et chaussées pour tenter d’apporter des éléments de réponse à la question suivante : comment réussir le monde de 2050 ? Cet entretien a été l’occasion d’aborder de nombreux défis de notre époque : transition écologique, intelligence artificielle, géopolitique, économie, et bien d’autres. Suivez-nous sur les réseaux pour ne rien manquer : • Instagram

 

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Chapitre :

00:00 Présentation de Jacques Attali 04:19 Comment vous définiriez-vous ? 04:55 Quelle est la place de la France dans la nouvelle donne politique internationale ? 16:09 Comment dégager du sens commun dans le débat publique ? 22:41 Distinction entre l’économie de la vie et de la mort 33:08 Quelle place l’intelligence artificielle doit-elle prendre ? 48:49 La transition de l’économie de la mort à celle de la vie met-elle fin au modèle néolibéral européen ? 56:00 Considérez-vous que la transition de l’économie mondiale vers le libéralisme a été une rupture dans le mode de production capitaliste ? 1:00:12 La France doit-elle dédier 5% de son PIB à la défense ? 1:03:44 La France est-elle en retard en matière de défense ? 1:06:26 Quels sont les conseils que vous n’auriez pas donnés, ou que vous auriez changés, et pourquoi ?

#JacquesAttali #Monde2050 #EnjeuxDuFutur #debat #ConférenceÉtudiante #ÉcoleDesPonts

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Jacques Attali

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La Tribune des Ponts et Chaussées

Source : https://www.youtube.com/watch?v=3ydi6mV36rU

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6. Quelles valeurs domineront notre société en 2050 ? - Sénat - Vidéo - Diffusée en direct le 06 janvier 2026 #Prospective

Suivez l’audition de Jacques Attali, écrivain et économiste, par la délégation à la #Prospective (Christine Lavarde).

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Sénat

Source :https://www.senat.fr/actualite/quelles-valeurs-domineront-notre-societe-en-2050-6348.html

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7.
Jacques Attali : « Si on vote demain, l’extrême droite arrive au pouvoir » - Sabrina Shaitia- Podcast - Unchained

Tout investissement comporte des risques, notamment un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Merci à XTB pour cette collaboration commerciale. Dans cet épisode d’Unchained, Sabrina Shaitia reçoit Jacques Attali, économiste et ancien conseiller présidentiel. Il analyse l’état de la France face aux défis mondiaux, la crise de la méritocratie et le rôle clé de l’Europe pour éviter le déclin. Un échange stratégique sur la perte de confiance politique et la nécessité de penser le long terme pour bâtir une France plus forte. 👀 Vidéo recommandée :  • GUILLAUME MOUBECHE : « J’AI CRÉE UN SAAS L...  🎧 Nos vidéos sont aussi disponibles en podcast ! Apple Podcast : https://podcasts.apple.com/fr/podcast... Spotify : https://open.spotify.com/show/1JukAUN... Deezer : https://www.deezer.com/fr/show/100241... (Et les autres plateformes) Nos réseaux : Instagram :  / unchained_sabrina  LinkedIn :  / unchained-avec-sabrina  Informations sur l’hôte : linkedin :  / sabrinashaitia  Instagram :  / sabrinashaitia  Twitter : https://www.x.com/sabrinashaitia Informations sur notre invité : LinkedIn :  / jacquesattali  Instagram : https://www.instagram.com/jacques_att... CRÉDITS

Producteur : Sabrina SHAITIA Directeur de la publication : Sabrina SHAITIA Animateur : Sabrina SHAITIA Réalisateurs : Eliot AMETEPE Auteurs : Sabrina SHAITIA - Fatoumata DIAKITE - Roman NERMONT - Thumb Studio Responsable éditorial : Fatoumata DIAKITE - We Ynspire Minia Maker : Thumb Studio Monteurs : Eliot AMETEPE - Samir Tassou Cadreurs : Eliot AMETEPE Motion Designer : Eliot AMETEPE Chargé de production : Roman NERMONT Pôle social media : Fatoumata DIAKITE - We Ynspire - Thumb Studio Pour toute demande de partenariat : unchained@sabrinashaitia.com #sponsorisé

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23 épisodes Podcast - Unchained Sabrina Shaitia

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Podcasts

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Sabrina Shaitia

➡️ Ouvrez un compte XTB en 5 minutes seulement. 0% de commission jusqu’à 100 000 euros sur plus de 9000 actions et ETF : https://geolink.xtb.com/Sks2O …

Source  : https://www.youtube.com/watch?v=wR_dii4nLEQ

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    • Jacques Attali – Analyse IA – Ses engagements, sa pensée, sa philosophie et un regard critique sur ce personnage hors du commun {{}}

Jacques Attali est un personnage particulièrement intéressant parce qu’il est à la fois économiste, intellectuel, homme d’influence politique, entrepreneur institutionnel et surtout prospectiviste. Sa pensée mérite d’être distinguée de ses prises de position politiques ponctuelles.

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1. Qui est Jacques Attali ?{{}}

Né en 1943 à Alger, Jacques Attali est diplômé de l’École polytechnique, de l’ENA et docteur en économie. Il devient, à partir de 1981, conseiller spécial de François Mitterrand, fonction qu’il exerce pendant dix ans. Il participe alors à de nombreuses réflexions sur l’économie, l’Europe et les grands équilibres internationaux.

Il est également à l’origine ou à la fondation de plusieurs institutions importantes :

  • Action contre la Faim
  • EUREKA, programme européen consacré à l’innovation technologique
  • la BERD — Banque européenne pour la reconstruction et le développement — dont il fut le premier président
  • ‘Positive Planet’, consacré notamment à l’entrepreneuriat et à l’inclusion économique.

Il est aussi un écrivain extrêmement prolifique : son site officiel recense 86 livres, dont plus de 30 consacrés à l’analyse du futur, avec plus de 10 millions d’exemplaires vendus et des traductions dans 22 langues.

2. Ses grands engagements :{{}}

🌍 L’Europe - Attali est profondément européen. Pour lui, les nations européennes, prises séparément, sont trop petites pour peser durablement face aux États-Unis, à la Chine et aux grandes puissances émergentes. La création de la BERD illustre cette volonté de construire des institutions dépassant les frontières nationales.

💶 Une économie au service de la société - L’un de ses concepts centraux est celui d’« économie positive ».L’idée est assez simple : une économie ne devrait pas seulement chercher le profit immédiat, mais produire quelque chose d’utile aux générations futures. Il oppose ainsi une économie dominée par le court terme à une économie qui prend en compte le long terme : éducation, santé, environnement, innovation, transmission, entrepreneuriat. C’est dans cette logique qu’il a développé Positive Planet et ses activités autour de l’entrepreneuriat.

🧑‍💼 L’entrepreneuriat et l’autonomie - Attali accorde une grande importance à la capacité des individus à devenir acteurs de leur propre destin. Il considère notamment l’entrepreneuriat comme un moyen de donner davantage d’autonomie aux personnes, particulièrement dans les pays pauvres ou auprès des populations exclues du système financier.

🎭 La culture - Autre particularité assez remarquable : Attali est également passionné de musique et dirige régulièrement des orchestres. Cette dimension artistique n’est pas anecdotique dans sa pensée : il considère la culture, la création et la curiosité intellectuelle comme des éléments essentiels de la liberté humaine.

3. Sa vision du monde : {{}}

C’est probablement la partie la plus intéressante. Attali raisonne moins en homme politique qu’en historien des grandes transformations. Son idée fondamentale est que le monde évolue par grandes phases : des systèmes religieux aux empires, puis progressivement vers un système dominé par le marché, la technologie et la mobilité. Il a notamment développé cette analyse dans Une brève histoire de l’avenir et dans L’Homme nomade.

🌐 1. Le monde devient de plus en plus « nomade » ;

Pour Attali, le XXIᵉ siècle est celui du mouvement : migrations, tourisme, étudiants, travailleurs internationaux, capitaux, entreprises, informations, données, technologies.

Les frontières nationales ne disparaissent pas, mais elles deviennent moins capables de contenir les flux économiques, technologiques et humains.

C’est pourquoi son opposition entre « nomades » et « sédentaires » est importante dans sa pensée. Encore aujourd’hui, il revient régulièrement sur cette distinction.

🤖 2. La technologie va bouleverser le travail - Attali voit depuis longtemps l’automatisation et maintenant l’intelligence artificielle comme des transformations beaucoup plus profondes qu’une simple évolution technologique.

L’enjeu n’est pas seulement : « Quels emplois vont disparaître ? », mais plutôt : « Quelle place voulons-nous donner à l’être humain dans une économie où les machines peuvent réaliser une part croissante des tâches intellectuelles et physiques ? »

Dans ses analyses récentes, il insiste justement sur le fait que les technologies contemporaines bouleversent notre rapport au travail et au réel.

🌱 3. Le véritable enjeu : passer d’une économie de consommation à une « économie de la vie » - C’est probablement l’un des aspects les plus intéressants de sa pensée récente.

Il considère que les sociétés devraient davantage investir dans ce qu’il appelle l’économie de la vie : santé, alimentation, agriculture, éducation, environnement, sécurité, recherche, culture, infrastructures, transmission.

Autrement dit, les secteurs qui permettent à l’humanité de survivre et de progresser devraient devenir prioritaires.

4. Il est à la fois optimiste… et très inquiet- C’est là que sa pensée devient paradoxale. Attali est souvent présenté comme un pessimiste ou une « Cassandre », parce qu’il annonce régulièrement des crises à venir. Lui-même reconnaît cette réputation, tout en disant qu’il faut aussi savoir identifier les opportunités.

Sa vision pourrait être résumée ainsi : si nous ne changeons rien → les risques deviennent considérables. Mais : si nous anticipons suffisamment → les mêmes transformations peuvent devenir des opportunités extraordinaires.

Il ne croit donc pas que le futur soit écrit. Pour lui, prévoir sert précisément à pouvoir agir avant qu’il ne soit trop tard.

5. Sa vision géopolitique actuelle - Ses textes de 2026 montrent qu’il reste très préoccupé par plusieurs phénomènes :

• retour des nationalismes{{}}

• montée des populismes{{}}

• affaiblissement des démocraties{{}}

• rivalité entre grandes puissances{{}}

• changement climatique{{}}

• révolution technologique et IA{{}}

• vieillissement démographique{{}}

• migrations{{}}

• fragilité des institutions internationales{{}}

Il critique notamment la tentation souverainiste consistant à croire qu’un pays peut se protéger durablement en se refermant sur lui-même. Pour lui, l’interdépendance mondiale est devenue une réalité qu’on ne peut simplement abolir.

6. Et pour 2050 ? - C’est ici que sa pensée devient particulièrement intéressante.

En janvier 2026, Attali a d’ailleurs été auditionné par la Délégation sénatoriale à la prospective précisément sur la question : « Quelles valeurs pour notre société en 2050 ? ».

Si je devais synthétiser sa vision prospective en quelques idées, je dirais :

Transformations

Ce qu’Attali anticipe :

🤖 IA Transformation massive du travail et des compétences
🌍 Mondialisation Elle continue malgré le retour des frontières
🇪🇺 Europe Nécessité de se renforcer pour rester souveraine
🌱 Climat Passage obligé vers une économie plus soutenable
👴 Démographie Vieillissement majeur des sociétés développées
🧠 Éducation Devient encore plus importante
💼 Travail Moins de travail répétitif, davantage de créativité et de relationnel
🏛️ Politique Crise possible de la démocratie si elle ne se réinvente pas
🌐 Géopolitique Monde plus multipolaire et potentiellement plus conflictuel
❤️ Société Besoin croissant de solidarité et de « prendre soin »

7. Mais il faut aussi garder un regard critique sur Attali{{}}

C’est important. Attali possède une formidable capacité à relier économie, histoire, technologie et géopolitique, mais ses prédictions ne sont pas toutes également fiables. Il a souvent raison sur les grandes tendances, mais beaucoup plus rarement possible d’être précis sur le calendrier ou la forme exacte qu’elles prennent.

C’est d’ailleurs le paradoxe de la prospective : Plus on regarde loin, plus on peut identifier les forces qui vont transformer le monde ; mais moins on peut prévoir précisément le résultat.

Il faut donc lire Attali comme un éclaireur, pas comme quelqu’un qui possède une boule de cristal.

En une phrase - Je résumerais sa philosophie ainsi :

L’avenir ne doit pas être subi : il faut comprendre les grandes forces historiques — technologie, marché, démographie, environnement, mobilité — pour construire volontairement une société où l’économie sert la vie plutôt que l’inverse.{{}}

Et, à mon sens, son idée la plus profonde n’est pas une prédiction mais une méthode : penser à 20, 30 ou 50 ans alors que les politiques et les entreprises raisonnent souvent à 2 ou 5 ans.

Les Bas du formulaire

prises de position les plus récentes de Jacques Attali, notamment ses textes de 2025-2026 et son audition au Sénat de janvier 2026.

Il faut toutefois faire une distinction importante : Attali ne fait pas des prévisions certaines ; il décrit des scénarios, souvent volontairement alarmistes, et explique ce qu’il faudrait faire pour éviter le pire.

Voici ma synthèse, avec « ce qu’Attali dit » puis « mon interprétation ».

1. 🇪🇺 Europe : le risque majeur est le décrochage :

Pour Attali, l’Europe est à un tournant historique. Elle ne peut plus compter sur les États-Unis comme protecteur automatique et doit construire sa propre puissance militaire, industrielle, technologique et financière.

Il estime que l’Europe souffre de plusieurs handicaps : faible innovation, manque de grands champions technologiques, fragmentation des marchés, insuffisance des investissements et règles qui pénalisent parfois l’industrie.

Son scénario noir : affaiblissement puis désarticulation de l’Union, sous l’effet des nationalismes.

Son scénario souhaitable : une Europe beaucoup plus intégrée, notamment dans la défense, la technologie, l’énergie, la finance et l’industrie, avec l’Ukraine et les Balkans progressivement intégrés.

Une interprétation - C’est probablement son message le plus important. Pour Attali, le choix européen n’est plus vraiment entre « plus ou moins d’Europe », mais entre une Europe capable de peser et une Europe devenue terrain de jeu des États-Unis, de la Chine et de la Russie.

2. 🇫🇷 France : le problème central est la dette - Sur la France, son diagnostic est beaucoup plus sévère.

Il considère que le pays est confronté simultanément à : une dette publique trop élevée ; des déficits persistants ; une administration trop lourde ; une productivité insuffisante ; un investissement insuffisant dans l’innovation ; un vieillissement démographique ; un système social devenu difficile à financer.

En août 2026, il estime que la dette publique française, déjà à 118,3 % du PIB, se dirige vers 130 %, et que le financement des retraites restera problématique pendant des décennies. Il appelle donc à une véritable réforme structurelle : diminution des dépenses publiques, réduction des couches administratives, ciblage des prestations et réorientation des dépenses vers santé, éducation, logement, alimentation et environnement. Il va assez loin sur les retraites : baisse des pensions les plus élevées, allongement de la durée de travail et développement d’une retraite complémentaire par capitalisation.

Une interprétation : Attali pense que la France devra probablement accepter une période de réformes douloureuses. Son raisonnement est essentiellement arithmétique : vieillissement + dépenses sociales + faible croissance + dette = équation qui finit nécessairement par imposer des choix.

3. 🤖 IA : elle ne va pas simplement « supprimer des emplois » - C’est intéressant parce qu’Attali nuance aujourd’hui le discours catastrophiste.

Dans son texte de février 2026, L’humanité est-elle robotisable ?, il critique ceux qui annoncent simplement « la fin du travail » sous l’effet de l’IA, des robots et des agents numériques. Mais cela ne signifie absolument pas qu’il minimise la révolution.

Il pense plutôt que : IA + robotisation + agents numériques = transformation de presque tous les métiers. Certaines tâches disparaîtront ; d’autres seront profondément transformées. Et dans ses scénarios les plus inquiétants, il envisage même une IA devenant progressivement autonome vis-à-vis des humains.

Une interprétation - Le véritable problème ne sera probablement pas : « Y aura-t-il encore du travail ? », mais : « Quels humains sauront travailler avec les machines et quels humains seront économiquement marginalisés ? » - C’est une distinction fondamentale.

4. 💼 Emploi : travailler moins, mais surtout travailler autrement

Pour Attali, le travail humain va se déplacer : moins de tâches répétitives → davantage de créativité, relations humaines, décision, soin, recherche, éducation et création…

Mais il existe un danger majeur : la transition peut être extrêmement inégalitaire.

Une personne très qualifiée utilisant l’IA pourrait devenir beaucoup plus productive, tandis qu’une personne dont le métier est automatisable pourrait perdre une grande partie de sa valeur économique. Cela pourrait donc créer une société à deux vitesses.

C’est pourquoi il insiste beaucoup sur : formation permanente ; éducation ; innovation ; mobilité ; adaptation des institutions.

5. 👵 Retraites : il est beaucoup plus radical qu’on ne le croit - C’est probablement l’un des sujets sur lesquels sa position est la plus claire. Il considère que le système français devra être profondément réformé.

Il propose notamment de :

① Travailler plus longtemps - Avec le vieillissement, le rapport entre actifs et retraités devient moins favorable.

② Réduire les pensions les plus élevées - Il considère qu’on ne pourra pas préserver indéfiniment le niveau actuel de dépenses.

③ Développer la capitalisation - Il est favorable depuis longtemps à une retraite complémentaire par capitalisation, notamment pour canaliser l’épargne française vers les entreprises.

④ Réorienter l’épargne - C’est très important dans sa logique : plutôt que de laisser une énorme épargne dormir dans certains actifs, il voudrait qu’une partie finance les entreprises innovantes françaises et européennes.

Uue interprétation :
Attali voit les retraites non seulement comme un problème social mais comme un problème de financement de l’économie.

6. 🏠 Immobilier : attention au changement de logique - Ici, je veux être prudent : Attali n’a pas, à ma connaissance, formulé récemment une prévision précise du type « l’immobilier va baisser de X %». En revanche, sa prospective permet de comprendre ce qu’il considère comme les forces à l’œuvre.

Il voit venir : vieillissement démographique ; concentration urbaine ; changement climatique ; nécessité d’adapter les logements ; importance croissante du logement dans les politiques familiales ; déplacement possible des populations sous l’effet du climat. Il considère d’ailleurs explicitement la politique du logement comme un élément de la réponse au problème démographique européen.

Et son analyse climatique est particulièrement importante : certaines régions du monde deviendront beaucoup moins habitables, ce qui peut modifier profondément les migrations et la valeur relative des territoires.

Une interprétation - Je ne crois pas qu’on puisse déduire d’Attali une baisse générale de l’immobilier. Au contraire, il faut probablement penser en termes de « immobilier à plusieurs vitesses » : logement bien situé + climat relativement favorable + bonne énergie + transports + services → potentiellement très recherché.

À l’inverse : logement énergivore + zone très chaude + manque d’eau + éloignement des services → risque de décote.

C’est une conséquence logique de sa prospective, plus qu’une prédiction explicite d’Attali.

7. 📈 Marchés financiers : il voit un monde beaucoup plus volatil - Attali est très préoccupé par l’endettement mondial et le risque d’une crise financière. Dans son analyse de 2025, il évoquait une « explosion financière » dans un monde extrêmement endetté, susceptible de provoquer un effondrement économique mondial.

Mais simultanément, il considère que les grandes transformations vont créer de gigantesques opportunités d’investissement : IA ; énergie ; santé ; biotechnologies ; nucléaire ; hydrogène ; recyclage ; infrastructures ; défense ; alimentation ; eau. Il appelle d’ailleurs à orienter davantage l’épargne vers les entreprises innovantes.

Une interprétation - Il ne faut surtout pas traduire Attali par : « Sortez de la Bourse. » - Son message est plutôt : « Le monde financier va devenir beaucoup plus instable ; mais les transformations technologiques et écologiques vont créer de nouveaux gagnants extraordinaires. »

8. 🌡️ Climat : cest probablement sa prévision la plus sombre - Sur ce sujet, il est extrêmement pessimiste. Dans sa prospective à 2050, il considère que certaines régions du monde pourraient devenir très difficiles à habiter à cause de la chaleur. Il anticipe également des déplacements considérables de population et une multiplication des conflits liés aux ressources, notamment à l’eau.

Et en 2025-2026, il ne réduit pas son inquiétude : dérèglement climatique + pénurie d’eau + artificialisation des sols + adaptation insuffisante. Il considère que nous allons devoir simultanément réduire les émissions et adapter nos sociétés.

Une interprétation - Pour lui, le climat n’est pas simplement un problème écologique. C’est un problème complexe : économique + immobilier + alimentaire + migratoire + géopolitique + militaire. Et c’est probablement l’une des clés pour comprendre toute sa pensée.

9. 🇺🇸 🇨🇳 🇷🇺 USA – Chine – Russie - C’est probablement là que son scénario géopolitique est le plus spectaculaire.

🇺🇸 États-Unis - Attali pense que l’Europe ne peut plus considérer les États-Unis comme un protecteur garanti. Il estime que Washington agit d’abord selon ses propres intérêts et que les Européens doivent donc être capables de se défendre eux-mêmes. C’est une rupture majeure avec la logique européenne des dernières décennies.

🇨🇳 Chine - Attali ne pense pas que la Chine prendra simplement la place des États-Unis comme puissance dominante mondiale.

Dans sa prospective, il estime que la Chine sera confrontée à de sérieux problèmes internes : vieillissement ; baisse démographique ; difficultés économiques ; tensions sociales ; problèmes politiques. Il envisage même la possibilité que Pékin soit tenté par des aventures extérieures pour détourner l’attention de ses difficultés internes.

🇷🇺 Russie - Il considère la Russie comme une menace durable pour l’Europe. Mais il envisage aussi, à terme, un scénario dans lequel une partie de l’élite russe comprendrait que la confrontation permanente mène à une impasse et pousse vers un cessez-le-feu puis une libéralisation. Autrement dit, il ne voit pas nécessairement la Russie comme condamnée à rester éternellement l’ennemie de l’Europe.

10. Et surtout : le monde devient multipolaire : C’est peut-être la conclusion la plus importante. Attali ne voit pas un futur simplement :

USA → Chine, mais plutôt :

USA + Chine + Russie + Europe + Inde + puissances régionales + grandes entreprises technologiques.{{}}

Et dans ce monde, les alliances deviennent plus instables. Il estime même qu’il n’existe jamais véritablement d’« ordre international » : il existe surtout des rapports de force. C’est une idée qu’il a explicitement défendue devant le Sénat en janvier 2026.

🔎 Mon résumé des scénarios Attali >

Domaine

Sa vision dominante

🇪🇺 Europe Soit elle s’unit, soit elle décline{{}}
🇫🇷 France Réformes difficiles ou crise financière/sociale{{}}
🤖 IA Transformation radicale de presque tous les métiers{{}}
💼 Emploi Moins de tâches répétitives, plus de polarisation{{}}
👵 Retraites Travailler plus + capitalisation + réduction de certaines pensions{{}}
🏠 Immobilier Forte différenciation selon climat, localisation et qualité du logement{{}}
📈 Finance Volatilité + risques systémiques + nouvelles opportunités{{}}
🌡️ Climat Facteur majeur de migration, conflits et transformation économique{{}}
🇺🇸 USA Partenaire mais plus protecteur automatique de l’Europe{{}}
🇨🇳 Chine Puissance majeure mais confrontée au vieillissement et aux problèmes internes{{}}
🇷🇺 Russie Menace durable, mais possibilité à terme d’un changement de régime/relations{{}}

Et il y a une idée qui relie tout - Chez Attali, tout se tient : vieillissement → retraites → dette → emploi → IA → productivité → épargne → investissement → Europe → souveraineté → défense → climat → migrations → immobilier.

C’est ce qui rend sa pensée intéressante : il ne considère pas ces sujets séparément. Et son message de fond en 2026 est assez brutal :

Nous sommes encore capables d’éviter le pire, mais la fenêtre d’action se rétrécit. Il dit explicitement au Sénat que le pire lui paraît actuellement le scénario le plus vraisemblable, tout en insistant sur le fait qu’il n’est pas inévitable.

Source : Réponses à une requête IA

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    • L’un des ouvrages les plus éclairants de Jacques Attali : « Phares. 24 destins » - Publié en 2010 - Editions Fayard{{}}
Phares. 24 destins

Source : https://www.fayard.fr/livre/phares-24-destins-9782213654300/?utm_source=chatgpt.com

Analyse IA - Ce n’est pas un livre de prospective au sens classique : Attali choisit 24 grandes figures historiques pour montrer comment des individus peuvent devenir des « phares » dans les périodes de bouleversement. Le livre fait environ 600 pages.

L’idée centrale - Attali part d’une question très personnelle >

Comment devenir soi-même lorsque tout semble s’opposer à cette réalisation ?{{}}

Les 24 personnages ne sont pas présentés comme des saints ni comme des modèles parfaits. Ils sont souvent contradictoires, imparfaits, parfois contestables, mais ils ont quelque chose en commun : ils ont réussi à produire une œuvre, une pensée ou une action qui a dépassé leur époque. Pour Attali, ce sont des repères dans une période de désorientation.

Les 24 « phares » - Jacques Attali près de 2.500 ans d’histoire, avec :

  • Confucius, Aristote, Açoka → pensée, politique, organisation de la société ;
  • Boèce, Hildegarde de Bingen, Ibn Rushd, Maïmonide, Thomas d’Aquin → transmission du savoir, dialogue entre foi et raison ;
  • Giordano Bruno, Caravage → liberté intellectuelle et création artistique ;
  • Hobbes, Madame de Staël, Bolívar → politique, liberté et construction des nations ;
  • Darwin → transformation de notre compréhension du vivant ;
  • Abd el-Kader → résistance, spiritualité et rapport à l’autre ;
  • Walt Whitman → liberté individuelle et démocratie ;
  • Shrîmad Râjchandra → spiritualité et non-violence ;
  • l’empereur Meiji → capacité d’une société à se transformer ;
  • Walther Rathenau, Edison → industrie, innovation et modernité ;
  • Marina Tsvetaïeva, Richard Strauss → création artistique ;
  • Hô Chi Minh → révolution et construction politique ;
  • Amadou Hampâté Bâ → transmission de la mémoire et de la tradition.

Ce qu’Attali cherche vraiment à démontrer - À mon sens, le livre peut être résumé par 5 leçons.

1. Il faut penser par soi-même. Les « phares » sont souvent des gens qui ont refusé de simplement accepter la pensée dominante.

2. Une crise peut devenir une occasion de transformation. Plusieurs de ces personnages ont vécu dans des périodes de guerre, de persécution, de bouleversement politique ou culturel. Leur capacité à transformer l’adversité en création est essentielle.

3. Le savoir doit circuler. C’est probablement l’un des fils rouges les plus puissants du livre. Traduire, transmettre, enseigner, confronter les cultures et les idées permet à une civilisation de progresser.

4. Il faut accepter la complexité des êtres humains. Attali ne cherche pas des héros parfaitement vertueux. Un individu peut avoir produit quelque chose d’immense tout en ayant de graves contradictions.

5. Une vie réussie est une vie qui laisse une lumière derrière elle. C’est finalement la métaphore du phare : on ne vit pas seulement pour soi ; on peut éclairer le chemin des autres.

Et le lien avec la pensée d’Attali sur le futur - C’est là que je trouve le livre particulièrement intéressant par rapport à votre question précédente sur 2035-2050.

Dans ses ouvrages prospectifs, Attali demande : « Quel monde allons-nous avoir ? »

Dans 24 Phares, il pose plutôt :

« De quels êtres humains avons-nous besoin pour construire ce monde ? »{{}}

Et sa réponse est assez claire : il nous faut des personnes capables de penser librement, apprendre toute leur vie, s’adapter, créer, transmettre, dialoguer entre cultures et agir au-delà de leur intérêt immédiat.

Autrement dit : les technologies changent. Les empires changent. Les économies changent. Mais certaines qualités humaines restent des boussoles. C’est probablement pourquoi Attali a choisi le mot « phares » plutôt que « héros ».

⭐ Ma synthèse en une phrase : ‘24 Phares’ est moins un livre sur 24 personnages, qu’un livre sur la manière dont une personne peut rester libre, créative et utile lorsque son époque devient incertaine.

Et cela rejoint étonnamment bien sa vision actuelle de l’IA et du futur : plus les machines deviennent puissantes, plus la question essentielle devient ce que l’être humain choisit de faire de sa liberté, de son intelligence et de son temps.

Source : réponse à une requête IA

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    • Ensemble de 24 fiches de ces 24 personnages, pris un par un, avec pour chacun : “ce qu’Attali retient de lui” + “ce que nous pouvons encore en tirer aujourd’hui”. > C’est probablement la meilleure façon de vraiment assimiler le livre. Selon une requête IA

Jacques Attali les présente comme des personnalités très différentes — philosophes, scientifiques, artistes, chefs politiques, mystiques, entrepreneurs — réunies par une même question : comment devenir soi-même quand les circonstances semblent s’y opposer ? – Voici une lecture en deux niveaux : ce qu’Attali semble chercher chez chacun et la leçon que nous pouvons encore en tirer aujourd’hui. La seconde approche est volontairement une interprétation contemporaine, pas une citation d’Attali.

Les 24 phares de Jacques Attali <{{}}

1. Confucius — apprendre à construire une société harmonieuse{{}}

Ce qu’Attali retient :
Confucius représente la puissance de l’éducation, de la transmission et de la morale personnelle. L’ordre politique ne peut être durable que si les individus développent eux-mêmes un sens du devoir et de la responsabilité.

Ce que nous pouvons en tirer aujourd’hui :
Dans un monde de réseaux sociaux, d’IA et de désinformation, l’éducation du caractère devient presque aussi importante que l’acquisition des connaissances.

👉 Leçon : avant de vouloir changer le monde, il faut apprendre à se gouverner soi-même.

2. Aristote — comprendre le réel plutôt que croire{{}}

Ce qu’Attali retient :
Aristote incarne la volonté de comprendre le monde dans toutes ses dimensions : philosophie, politique, logique, sciences, éthique.

Aujourd’hui :
Face à la spécialisation extrême, son exemple rappelle l’importance de la pensée transversale.

👉 Leçon : ne pas devenir prisonnier d’une seule discipline.

C’est d’ailleurs très proche de la méthode d’Attali lui-même : économie + histoire + philosophie + technologie + politique.

3. Açoka — transformer le pouvoir{{}}

Ce qu’Attali retient :
L’empereur indien Açoka est particulièrement intéressant parce qu’il connaît une transformation personnelle profonde : après la violence de la conquête, il s’oriente vers une conception beaucoup plus pacifique et morale du pouvoir.

Aujourd’hui :
Le pouvoir ne vaut pas seulement par sa capacité à imposer ; il vaut par sa capacité à protéger et construire.

👉 Leçon : il n’est jamais trop tard pour changer de conception de l’exercice du pouvoir.

4. Boèce — Penser dans l’adversité{{}}

Ce qu’Attali retient :
Boèce écrit alors qu’il est emprisonné et condamné. Il représente la capacité de la pensée à conserver sa liberté alors même que la liberté physique disparaît.

Aujourd’hui :
Dans une période de crise, de maladie, de difficultés professionnelles ou personnelles, il existe une liberté que l’on peut préserver : celle de penser et de donner un sens à ce qui arrive.

👉 Leçon : on peut perdre beaucoup de choses sans perdre entièrement sa liberté intérieure.

5. Hildegarde de Bingen — la curiosité sans frontières{{}}

Ce qu’Attali retient :
Mystique, musicienne, écrivaine, naturaliste, médecin et conseillère politique et papale : Hildegarde refuse de séparer les domaines du savoir.

Aujourd’hui :
Elle est presque une figure idéale de la transdisciplinarité.

👉 Leçon : la curiosité est une force ; ne laissez pas votre âge ou votre statut limiter les domaines dans lesquels vous apprenez.

6. Ibn Rushd / Averroès — Faire dialoguer raison et foi{{}}

Ce qu’Attali retient :
Averroès cherche à concilier philosophie rationnelle et religion. Il représente le dialogue entre cultures et traditions intellectuelles.

Attali le présente explicitement comme celui qui cherche à concilier la philosophie antique avec le monothéisme.

Aujourd’hui :
Dans un monde marqué par les conflits identitaires, sa leçon est considérable :

👉 Comprendre l’autre ne signifie pas renoncer à ses propres convictions.

7. Maïmonide — Penser entre plusieurs mondes{{}}

Ce qu’Attali retient :
Médecin, philosophe et penseur juif vivant dans le monde musulman médiéval, Maïmonide représente la possibilité d’appartenir à plusieurs univers intellectuels.

Aujourd’hui :
Il nous enseigne la complexité identitaire : on peut être enraciné dans une tradition tout en étant profondément ouvert aux autres.

👉 Leçon : l’identité n’est pas nécessairement une frontière.

8. Thomas d’Aquin — Réconcilier intelligence et croyance{{}}

Ce qu’Attali retient :
Thomas d’Aquin cherche à utiliser la raison pour approfondir la foi. Attali souligne notamment son rôle dans l’affirmation de la conscience individuelle.

Aujourd’hui :
Sa démarche rappelle que conviction et esprit critique ne sont pas forcément ennemis.

👉 Leçon : une conviction solide supporte la discussion et l’examen critique.

9. Giordano Bruno — Accepter de payer le prix de la liberté intellectuelle{{}}

Ce qu’Attali retient :
Bruno refuse certaines limites imposées à la pensée et défend une conception radicalement ouverte de l’univers. Il finit exécuté pour hérésie.

Attali insiste sur son affirmation de l’infinité des mondes.

Aujourd’hui :{{}}

👉 La pensée véritable commence parfois précisément là où l’on cesse de répéter ce que tout le monde pense.

C’est probablement l’un des « phares » les plus puissants pour notre époque.

10. Le Caravage — Inventer en rompant avec les conventions{{}}

Ce qu’Attali retient :
Le Caravage bouleverse la peinture en abandonnant l’idéalisation traditionnelle et en introduisant une représentation beaucoup plus réaliste, dramatique et humaine.

Attali le présente comme un peintre majeur de la rupture avec la beauté idéale.

Aujourd’hui :{{}}

👉 L’innovation ne consiste pas toujours à améliorer l’ancien modèle ; parfois, il faut changer de modèle.

11. Thomas Hobbes — comprendre la peur et le pouvoir{{}}

Ce qu’Attali retient :
Hobbes part d’une vision très sombre de l’homme et réfléchit à la nécessité d’un pouvoir politique capable d’empêcher la violence généralisée.

Aujourd’hui :
À l’heure des crises géopolitiques, son interrogation revient :

Jusqu’où doit aller l’autorité de l’État pour assurer la sécurité ?

👉 Leçon : la liberté et la sécurité sont toujours à équilibrer.

12. Madame de Staël — Penser européen{{}}

Ce qu’Attali retient :
Germaine de Staël incarne l’esprit européen, le dialogue entre cultures et la liberté intellectuelle.

Attali la présente explicitement comme un « esprit européen » et une annonciatrice du romantisme.

Aujourd’hui :{{}}

👉 La France peut être profondément française tout en étant profondément européenne.

C’est une leçon très actuelle pour Attali.

13. Simón Bolívar — Libérer ne suffit pas{{}}

Ce qu’Attali retient :
Bolívar libère une partie de l’Amérique latine de la domination espagnole, mais découvre ensuite la difficulté beaucoup plus grande : construire des institutions stables après la libération.

Aujourd’hui :{{}}

👉 Renverser un système est beaucoup plus facile que construire le système qui vient après.

C’est valable pour les révolutions politiques comme pour les transformations économiques.

14. Charles Darwin — Accepter que le monde change{{}}

Ce qu’Attali retient :
Darwin bouleverse la représentation que l’homme se fait de lui-même et du vivant.

Attali le situe dans la continuité des Lumières et comme théoricien de l’évolution.

Aujourd’hui :{{}}

👉 Ce qui ne s’adapte pas finit par disparaître.

C’est une leçon particulièrement pertinente pour les entreprises, les institutions… et les individus face à l’IA.

15. Abd el-Kader — Résister sans perdre son humanité{{}}

Ce qu’Attali retient :
Abd el-Kader est à la fois résistant à la conquête française, chef politique et homme spirituel.

Attali le décrit comme le premier grand résistant à la colonisation au Maghreb.

Aujourd’hui :{{}}

👉 On peut combattre un adversaire sans nécessairement perdre son humanité.

C’est une leçon très forte pour les périodes de guerre.

16. Walt Whitman — Célébrer l’individu et la démocratie{{}}

Ce qu’Attali retient :
Whitman représente l’individualisme américain, la liberté et l’idéal démocratique, notamment dans son opposition à l’esclavage.

Attali le présente comme le « barde radical » de l’Amérique antiesclavagiste.

Aujourd’hui :{{}}

👉 Une démocratie vivante a besoin d’individus capables de penser et de s’exprimer librement.

17. Shrîmad Râjchandra — La transformation intérieure{{}}

Ce qu’Attali retient :
Cette figure spirituelle indienne représente la recherche intérieure, la non-violence et la maîtrise de soi.

Aujourd’hui :{{}}

Dans une civilisation obsédée par la performance extérieure, c’est une leçon étonnamment moderne :

👉 réussir sa vie ne signifie pas seulement accumuler davantage ; il faut aussi apprendre à se connaître.

18. L’empereur Meiji — Savoir se transformer sans disparaître{{}}

Ce qu’Attali retient :
L’ère Meiji montre comment le Japon a pu moderniser radicalement son pays tout en conservant une identité propre.

Aujourd’hui :{{}}

C’est probablement l’un des meilleurs enseignements pour l’Europe : moderniser sans s’abolir.

👉 L’adaptation ne signifie pas nécessairement l’abandon de son identité.

19. Walther Rathenau — industrie, État et modernité{{}}

Ce qu’Attali retient :
Rathenau est industriel, intellectuel et homme politique allemand. Il réfléchit à l’organisation économique de la société moderne et devient ministre dans la République de Weimar.

Attali le présente comme un industriel juif allemand, homme politique de Weimar.

Aujourd’hui :{{}}

Rathenau est particulièrement intéressant pour réfléchir à : l’industrie ; l’énergie ; l’État ; l’organisation économique ; les relations entre économie et politique.

👉 Une nation qui abandonne son industrie abandonne une partie de sa souveraineté.

20. Thomas Edison — Transformer l’idée en réalité{{}}

Ce qu’Attali retient :
Edison représente la puissance de l’innovation appliquée : transformer une découverte en technologie utilisable et économiquement viable. Attali le décrit comme le maître de la recherche appliquée.

Aujourd’hui : c’est une leçon capitale pour l’Europe : avoir de bons chercheurs ne suffit pas ; il faut transformer la recherche en entreprises, produits et infrastructures. C’est exactement l’un des problèmes européens actuels.

21. Marina Tsvetaïeva — Créer malgré l’histoire{{}}

Ce qu’Attali retient :
La grande poétesse russe traverse les bouleversements révolutionnaires, l’exil, la pauvreté et les drames personnels sans abandonner la création.

Aujourd’hui :{{}}

👉 La création peut devenir une forme de résistance.

Et surtout : la valeur d’une vie ne se mesure pas uniquement à sa réussite sociale.

22. Richard Strauss — L’artiste face au pouvoir{{}}

Ce qu’Attali retient :
Strauss est confronté aux bouleversements politiques et à l’Allemagne nazie. Son parcours pose la question extrêmement difficile de la relation entre art, pouvoir et compromis.

Attali le présente notamment comme un musicien associé à l’unité allemande.

Aujourd’hui :{{}}

👉 Le talent ne dispense pas du devoir de conscience.

C’est une question essentielle pour les scientifiques, artistes, dirigeants et entrepreneurs travaillant sous des régimes ou institutions puissantes.

23. Hô Chi Minh — Transformer une lutte en projet national{{}}

Ce qu’Attali retient :
Hô Chi Minh est présenté comme le fondateur de la nation vietnamienne.

Son parcours illustre la capacité d’un homme à transformer une lutte politique en projet national durable.

Aujourd’hui :{{}}

👉 Une cause politique devient puissante lorsqu’elle réussit à devenir une vision collective.

Mais le personnage rappelle aussi une autre vérité : un « phare » n’est pas nécessairement un modèle moral absolu. Attali précise justement que les 24 personnages ne sont pas tous des modèles.

24. Amadou Hampâté Bâ — Transmettre avant que tout disparaisse{{}}

Ce qu’Attali retient :
Écrivain, historien et grand défenseur de la tradition orale africaine, Hampâté Bâ représente la mémoire et la transmission.

Aujourd’hui :{{}}

C’est peut-être une des leçons les plus importantes du livre :

👉 Une civilisation qui cesse de transmettre son expérience condamne chaque génération à recommencer à zéro.

Et cela devient particulièrement intéressant avec l’IA : nous allons disposer d’une mémoire numérique gigantesque, mais la question sera de savoir quelle mémoire nous voulons transmettre et quelles valeurs nous voulons lui associer.

🧭 Les 24 phares en une seule phrase

Personnage

La leçon essentielle

Confucius{{}} Se construire pour construire la société
Aristote{{}} Comprendre le monde dans sa globalité
Açoka{{}} Transformer le pouvoir par la conscience
Boèce{{}} Préserver sa liberté intérieure dans l’épreuve
Hildegarde{{}} Rester curieux et transversal
Averroès{{}} Faire dialoguer raison et foi
Maïmonide{{}} Habiter plusieurs cultures
Thomas d’Aquin{{}} Faire dialoguer conviction et raison
Giordano Bruno{{}} Défendre la liberté de penser
Caravage{{}} Oser rompre avec les conventions
Hobbes{{}} Comprendre le rapport entre liberté et sécurité
Madame de Staël{{}} Penser au-delà des frontières
Bolívar{{}} Libérer est plus facile que construire
Darwin{{}} S’adapter au changement
Abd el-Kader{{}} Résister sans perdre son humanité
Whitman{{}} Défendre l’individu et la démocratie
Râjchandra{{}} Commencer par se transformer soi-même
Meiji{{}} Se moderniser sans perdre son identité
Rathenau{{}} L’industrie est une composante de la puissance
Edison{{}} Transformer l’idée en innovation concrète
Tsvetaïeva{{}} Créer malgré l’adversité
Strauss{{}} Le talent doit rester responsable face au pouvoir
Hô Chi Minh{{}} Transformer une lutte en projet collectif
Hampâté Bâ{{}} Transmettre pour que l’expérience survive

Ce qui me paraît être le véritable message du livre - En mettant les 24 côte à côte, on comprend mieux pourquoi Attali les appelle des « phares ». Ils ne sont pas tous d’accord. Ils ne sont pas tous vertueux. Ils n’appartiennent pas à la même civilisation. Ils n’ont pas les mêmes croyances. Certains ont même des parcours profondément controversés.

Mais ils ont tous quelque chose en commun : ils ont refusé de subir entièrement leur époque. Et c’est probablement la clé de lecture la plus intéressante de ‘24 Phares’ :

« Un phare n’empêche pas la tempête. Il permet de naviguer malgré la tempête ». Cette idée fait le lien avec notre discussion précédente sur l’Europe, l’IA, le climat, les retraites et le monde de 2035-2050. Jacques Attali semble finalement dire : nous ne savons pas exactement quelle sera la tempête, mais nous pouvons choisir quelles qualités humaines nous voulons emporter avec nous !

Et si je devais retenir 5 phares particulièrement utiles pour les 20 prochaines années, je choisirais Confucius (éducation), Darwin (adaptation), Edison (innovation), Meiji (transformation sans reniement) et Hampâté Bâ (transmission). C’est une combinaison assez remarquable pour réfléchir à notre avenir face à l’IA et au bouleversement géopolitique.

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Tikko...

    • Article Wikipédia pour ‘Tikkoun Olam’ - Pour les articles homonymes, voir Tikkoun.

Le tikkoun olam, ou tikkun olam en anglais, en hébreu : תיקון עולם, « réparation du monde », est un concept issu de la philosophie et de la littérature juive, recouvrant en grande partie la conception juive de la justice sociale ou de réparation dans les courants massortis et libéraux, réformateurs, reconstructionnistes ou sécularisés, et celui de restauration, d’homéostasie ou d’intégrité dans les courants juifs orthodoxes.

Généralités{{}}

Selon certaines explications, plus grand est le nombre de mitzvot (prescriptions religieuses) réalisées, plus le monde se rapproche de la perfection. De cette idée, acceptée par tous, y compris par les juifs karaïtes, le mysticisme juif a développé l’idée que le tikkoun olam déclencherait ou accomplirait les prophéties concernant la venue du Messie ou celles du monde à venir. La croyance dans le tikkoun olam est l’un des concepts centraux du Zohar (le Livre de la Splendeur), et plus encore de l’école lourianique de la Kabbale.

Le tikkoun olam occupe une place éminente dans la liturgie juive comme dans l’Alenou (lètakken olam bèmalkhout Shaddaï, « réparer le monde dans le Royaume du Tout-puissant. »), ou dans la Mishna, où la locution mip’nei tikkoun olam (« du fait du tikkoun olam ») sert à indiquer qu’une pratique n’est pas tant suivie parce qu’elle a force de loi, mais parce qu’elle permet d’éviter des conséquences sociales négatives.

Le Tikkoun individuel peut ou non inclure également la théologie de la réincarnation de Gilgul ; cela signifie, lorsqu’on le contemple en relation avec le Tikkoun aussi, ce qui doit finalement correspondre à un ou plusieurs déterminants de ce qui est arrivé à un manque antérieur. La différence entre Tikkoun Olam et le Tikkoun individuel est la propriété de la qualité apportée et l’engagement dévotionnel en soi pour l’objet rectifié qui est élevé ou correct, donc à la fois dans le monde et parmi les gens. L’Arizal déclare que les Mitzvah qui étaient absentes auparavant ne peuvent être accomplies que plus tard et, par exemple, cela est lié aux deux Tikkounim, qui sont différents en termes d’œuvres et de domaines.

Dans la Kabbale{{}}

Le tikkoun définit la troisième phase de la création du monde, la phase où se comprend le monde actuel, selon Isaac Louria. Il postule que le monde n’a pas toujours existé.

Les conditions de la création du monde{{}}

Le En Sof, la transcendance divine, contient toute chose, passée, présente ou future, dans son infinitude. Le En Sof ne laisse aucune place à la création. Pour créer l’espace, comme pour créer le temps, il a fallu que Dieu opère le tsimtsoum, c’est-à-dire « le retrait de Dieu en lui-même », pour permettre à quelque chose d’autre que le En Sof d’exister. Nahmanide, un kabbaliste du XIIIe siècle, imaginait déjà un mouvement de contraction originelle, mais jusqu’à Louria, on n’avait jamais fait de cette idée un concept cosmologique fondamental, remarque Gershom Scholem[1]. « La principale originalité de la théorie lourianique tient au fait que le premier acte de la divinité transcendante n’est pas « un acte de révélation et d’émanation, mais, au contraire, un acte de dissimulation et de restriction[1] ».

La première phase de la création : le monde de l’émanation{{}}

Le En Sof, selon Louria, comprend deux aspects fondamentaux : celui de la Miséricorde (l’aspect masculin) et celui du Jugement (l’aspect féminin). Toutefois l’aspect de la Miséricorde constitue comme un océan infiniment généreux, alors que l’aspect du Jugement est dissout « comme des grains de poussière infinitésimaux perdus dans un abîme de compassion sans bornes[2] ».

En se retirant, la « masse des eaux » du En Sof permet aux particules du Jugement de se cristalliser comme du sel sur une plage où la Miséricorde ne subsiste plus qu’à l’état d’un reflet lumineux (reshimu) dans l’espace ainsi créé (tehiru) ; mais un reflet si puissant qu’il en émane le Yod, la première lettre du Tétragramme, c’est-à-dire l’instrument d’organisation de l’espace par l’écriture et la lecture.

https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/65/Ein_Sof1.jpg/250px-Ein_Sof1.jpg?utm_source=fr.wikipedia.org&utm_campaign=parser&utm_content=thumbnail

Une représentation de l’émanation des cercles et du rayon du En Sof d’après la théorie lourianique.

L’émanation de la lumière divine agit, d’une part, comme outil de mise en forme qui descend du En Sof pour apporter ordre et structure dans le chaos de l’univers primitif, selon un mouvement descendant. L’émanation divine agit, d’autre part, comme récepteur de la lumière du En Sof, réfléchissant sa lumière, dans un mouvement ascendant.

La seconde phase de la création : le monde de la création{{}}

La lumière divine se déploie en cercle concentriques qui épousent la forme sphérique de l’espace primordial (tehiru). Ce processus génère la création des « vases » (kelim) dans lesquels la lumière divine est recueillie et réfléchie. Toutefois, la lumière divine prend également la forme d’un rayon linéaire qui tend à former le « vase » appelé Adam Kadmon (l’homme primordial).

La troisième phase de la création : le monde de la formation{{}}

La plus harmonieuse des deux formes est le cercle, parce qu’il participe à la perfection du En Sof en s’adaptant naturellement à la sphéricité de l’espace créé, alors que le rayon linéaire va à la recherche de sa structure finale sous la forme d’un homme. Le cercle est la forme spontanée. La ligne est la forme voulue, orientée vers l’image de l’homme[3].

De plus, l’Adam Kadmon intègre en lui les cercles lumineux, grâce au Yod qui lui permet de distinguer dix sphères, dix réceptacles, dix vases de lumière divine, s’imbriquant concentriquement les uns dans les autres. La plus extérieure, la sphère de Keter (la Couronne), constitue la première sefirah, qui reste en contact avec le En Sof environnant. Comme dans un jeu de poupées russes, les neuf autres sefirot se rétrécissent de plus en plus en soi, jusqu’à la dixième, Malkhout (le Royaume), la sphère la plus éloignée de Dieu, la plus ordinaire et la plus basique.

https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/94/Adamtree.jpg/250px-Adamtree.jpg?utm_source=fr.wikipedia.org&utm_campaign=parser&utm_content=thumbnail

L’Adam Kadmon et les dix sefirot.

En soi, les dix sefirot se redisposent elles-mêmes en ligne, en s’adaptant à la forme d’un homme et de ses membres. La dixième sefirah, la plus basse, s’associe aux pieds de l’homme. La première, la plus élevée, s’associe à son front. Les autres se répartissent dans son anatomie. (Tout cela se comprenant métaphoriquement, car il est entendu que les sefirot constituent des entités purement spirituelles).

Cependant, les dix sefirot prennent également la forme de lettres, d’autres celles de signes grammaticaux, de sorte qu’elles rassemblent toutes les composantes de l’Écriture sainte. Ainsi, deux systèmes symboliques se superposent dans les sefirot : celui de la lumière et celui du langage.

L’étape charnière : chevirat hakelim (la brisure des vases)

Réorganisées dans le corps symbolique de l’Adam Kadmon, les dix sefirot établissent entre elles des circuits qui accroissent considérablement l’intensité lumineuse des vases qui les contiennent.

Les trois premières sefirot, les trois premiers vases – la Couronne (Keter), la Sagesse (Hokhmah), l’Intelligence (Binah) – disposent d’un réceptacle assez solide pour supporter la croissance de l’intensité lumineuse, mais les vases des sept autres sefirot sont trop fragiles pour contenir l’afflux de la lumière. Ils se brisent. C’est la chevirat haKelim, la « brisure des vases ».

Les six vases – qui contiennent successivement la Générosité (Hesed), la Justice (Gevourah), la Beauté (Tifarehr), l’Éternité (Netsah), la Gloire (Hod), le Fondement (Yesod) –, ces six sefirot, éclatent. La dixième sefirah, le dernier vase, le Royaume (Malkhout), se fêle également, mais ne subit pas autant de dommages que les six vases précédents.

Ainsi la lumière contenue dans ces sept vases se disperse dans l’espace. Une partie de leur lumière retourne à sa source, absorbée par le En Sof. Le reste de leur lumière s’attache aux morceaux des vases brisés, précipités dans l’espace, et comme recouverts d’une écorce, d’une coquille, d’une kelippah, qui empêchent leurs étincelles d’apparaître. Ces tessons forment la matière grossière et stérile[4].

Les étincelles de lumière divine restent captives des kelippot, réduites à l’état de déchets, en quelque sorte. La « brisure des vases » opère une rupture catastrophique entre les trois sefirot les plus élevées (la Couronne, la Sagesse et l’Intelligence) et la sefirah la plus basse (le Royaume). Les communications sont rompues entre le haut et le bas, puisque les six sefirot intermédiaires ne sont plus que des débris.

Cette rupture de communication est à l’origine du mal, selon Isaac Louria, dans la mesure où elles retiennent une lumière indispensable à l’accomplissement de la création jusqu’à sa perfection. Les kelippot, les « coquilles », rendent obscur ce qui pourrait apparaître clair. Elles engendrent les contresens, les erreurs, des méprises et, en somme, les puissances dont profite le mal, selon Louria.

« Les kelippot ne sont rien d’autre que les produits dérivés du din (le Jugement), c’est-à-dire de la rigueur divine », observe Charles Mopsik. Toutefois, les kelippot n’agissent jamais « contre Dieu, ou en opposition avec lui, elles demeurent subordonnées à lui, et même figurent les instruments par le biais desquels Il châtie les hommes à cause de leurs iniquités. Sous leur aspect de séducteurs qui entraînent leurs victimes à fauter, elles sont les agents d’épreuves auxquelles Dieu soumet les hommes[5] ».

La quatrième phase de la création : le monde de la fabrication{{}}

Étape charnière de la création du monde, la « brisure des vases » exige une réparation, untikkoun, que les hommes doivent opérer afin d’extraire des « coquilles » les étincelles qui permettent de restaurer les vases brisés. Cette réparation est d’abord un processus interne aux mondes divins, une sorte d’auto-organisation du chaos (tohu) qui résulte de la brisure. Cette réparation première donne naissance à des parzufim, à des « visages »[6].

Les trois sefirot les plus élevées, toujours intactes, (la Couronne, la Sagesse, l’Intelligence), prennent chacune l’aspect d’un visage différent. Ces visages offrent aux hommes un moyen de réindividuation et de redifférenciation qui va leur permettre de réparer la brisure entre la Miséricorde (le pôle masculin) et le Jugement (le pôle féminin). Ces visages servent « d’archétypes suprêmes à cet accouplement (ziwwug) procréateur », remarque Scholem. « Dans son aspect métaphorique, il est la racine commune de toute union intellectuelle et érotique [7] ».

Le tikkoun s’opère par un travail sur la matière, par une extraction des étincelles de la lumière divine qui est prisonnière et dispersée dans les réalités naturelles. Louria porte son attention sur la nourriture et sur les pratiques religieuses. Mais, plus généralement, « tout objet, tout lieu dans l’espace, est porteur d’étincelles lumineuses qui attendent depuis le commencement des temps une libération » remarque Mopsik. « Isaac Louria distinguait partout dans la nature, dans les sources d’eaux vives, les arbres, les oiseaux, des âmes de justes et des étincelles de lumière aspirant à la délivrance, il entendait leur appel et tout son enseignement visait à exposer les moyens de contribuer à l’œuvre rédemptrice universelle [8] ».

La libération que prône Isaac Louria n’est en rien politique ou nationale, mais concerne toutes les créatures, selon Mopsik. « La libération est loin d’être une tâche d’intellectuels ou d’experts dans les pratiques mystiques. Elle doit être l’œuvre de tous pour advenir, même si la doctrine qui la décrit exige pour être comprise des études approfondies[8] ».

Kabbalah et Hassidout{{}}

« Nos sages ont parlé de la même manière à propos des enfants d’Israël (Méguillah 16a), qu’ils sont comme les étoiles du ciel, capables de s’élever vers les hauteurs, et comme les sables de la terre, descendant vers de grandes profondeurs. En effet, la Sagesse Divine a décrété la véritable essence de l’homme comme noble et exaltée, mais Il l’a d’abord abaissée, afin que le mal puisse la dominer. Quand l’homme s’abaisse, il est la plus basse de toutes les créatures. Mais lorsqu’il atteint la perfection et la plénitude, il retourne à son état préliminaire et véritable et s’élève au-dessus de tout, s’élevant à un niveau qu’aucune autre créature ne peut atteindre.

Le but ultime du cycle de ce monde est la révélation de l’Unité Suprême, afin que le mal lui-même témoigne de l’unité de Dieu dans sa transformation en bien, comme il est écrit dans Isaïe 12 :1 : « Je te remercierai, ô Seigneur (...) Ta colère s’est estompée », comme je l’ai déjà expliqué. Rien ne se fait donc que par cet abaissement de l’homme. Car le mal acquiert de l’influence sur l’homme par lui et, lorsqu’il se perfectionne et s’élève, le mal se transforme en bien, car c’est le mauvais penchant qui lui donne ce mérite. On comprend alors que c’est son défaut qui lui donne la possibilité d’atteindre la perfection, car, s’il était toujours dans un état sublime et insensible au mal, il ne pourrait pas transformer le mal en bien, qui est la plus grande perfection de toute la Création » - — Moché Haïm Luzzatto

La hassidout explique “qu’à chaque chute... une plus grande ascension”, comme le Livre des Proverbes pour indiquer que la souffrance subie est nécessaire aussi à l’homme en tant que tel pour se repentir dans un monde qui, sans la présence divine, retournerait justement au néant ; Dieu pourrait effacer le Monde en un instant mais le travail méritoire de ses créatures grâce à celui de l’homme qui s’élève permet à la providence divine de ne pas se détacher ou se retirer de la Création.

Tant dans la Kabbalah que dans le Hassidout, le Tikkoun Olam ne concerne pas seulement un monde renouvelé mais aussi une amélioration individuelle à travers la Techouva ou précisément avec l’augmentation de la spiritualité en termes de paix, de bonté et de justice.

Influences{{}}

Le concept lourianique de tikkoun a eu une influence considérable, d’abord sur les kabbalistes qui ont succédé à Louria (Christian Knorr von Rosenroth, Moché Haïm Luzzatto, Nahman de Bratslav, etc.), mais également sur des talmudistes comme le Gaon de Vilna et son disciple Haim de Volozhin, au XVIIIe siècle, mais aussi sur des philosophes des XXe et XXIe siècles.

Emmanuel Levinas ne cite guère Isaac Louria, mais la pensée lourianique occupe une place importante dans sa philosophie : « L’Infini se produit en renonçant à l’envahissement d’une totalité dans une contraction laissant une place à l’être séparé. Ainsi, se dessinent des relations qui se frayent une voie en dehors de l’être. Un infini qui ne se ferme pas circulairement sur lui-même, mais qui se retire de l’étendue ontologique pour laisser une place à un être séparé, existe divinement [9] ». Le « visage », tel que l’a conçu Louria, imprègne profondément l’œuvre de Levinas.

Bernard-Henri Lévy donne au concept de tikkoun et à l’œuvre de Louria une audience remarquable : « Non plus sauver le monde. Encore moins le recommencer. Mais juste le réparer, à la façon dont on répare les vases brisés. Il est très beau, ce mot de réparation. Il est modeste. Il est sage. Mais il est aussi vertigineux. C’était celui d’Isaac Louria, bien sûr », écrit Lévy. « Il ne dit plus, ce concept de réparation, la nostalgie d’un corps plein ou d’une pureté perdue, il ne rêve plus d’un vase d’avant la brisure ou d’un vase dont on hallucinerait qu’il n’a jamais été brisé. Il ne véhicule rien qui ressemble à de l’eschatologie ou de la théodicée. Il nous parle du présent. Du présent seulement. De ce présent dont un autre grand Juif [ Marcel Proust ] a dit qu’il est juste un instant que l’on a su et pu sauver. Et dont il aurait pu dire qu’il est la seule réponse à la mauvaise prophétie de Nietzsche sur le bel avenir du Mal [10] ».

Tikkun (en) est titre d’un magazine bimensuel, crée depuis 1986 par le rabbin Michael Lerner aux États-Unis, un magazine politique et culturel d’une audience assez importante, qui se propose de refléter le point de vue juif progressiste.

Tiqqun est également le titre d’une revue française publiée anonymement, dans les années 2000, par un groupe de militants révolutionnaires dans la mouvance intellectuelle de Gilles Deleuze et de Giorgio Agamben, très éloignés, sinon à l’opposé, des positions de Bernard-Henri Lévy ou du magazine Tikkun de la gauche juive américaine, avec seulement en commun l’idée de justice sociale, « l’accouplement entre la Miséricorde et le Jugement », fondamentale chez Louria. Tikoun est également le titre d’un roman de l’écrivain Arnold Mandel.

Bibliographie…{{}}

Voir l’article complet par ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tikkoun_Olam

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    • Contribution avec un aperçu IA - Le tikkoun olam (réparation du monde) est un concept central de la pensée juive qu’aborde notamment Jacques Attali dans son essai Les Juifs, le monde et l’argent. [1, 2]

Définition et vision d’Attali : {{}}

  • La réparation du monde - Issu de la tradition juive et notamment de la Kabbale, le tikkoun olam désigne la vocation éthique à parachever et réparer un monde marqué par une « brisure » originelle. [1, 2]
  • Une exigence altruiste - Pour Jacques Attali, le rôle du peuple juif s’articule autour de cette responsabilité universelle. Il s’agit d’agir avec exemplarité et altruisme pour l’humanité entière, au-delà des seuls cercles communautaires. [1, 2]
  • Éthique et universalisme - Dans sa réflexion sur l’histoire économique et spirituelle du judaïsme, Attali montre que cette notion pousse à l’ouverture, à la responsabilité envers autrui et à la transmission de valeurs de justice et de progrès. [1, 2]

Source : réponse à une requête IA

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    • Le ’tikkoun olam’ selon Jacques Attali - Conscience du peuple – Entretien du dimanche 23 juin 2024


Voici en 6 minutes l’explication de Jacques Attali concernant le mandat du ’tikkoun olam’ (réparer le monde), ce concept du mysticisme juif, de la kabbale, qui veut que le peuple juif [certains initiés juifs] soit mandaté pour ’réparer le monde’ de ses injustices et de ses imperfections.

Selon cette croyance très répandue dans le judaïsme, plus le monde sera réparé et plus vite le Messie se révèlera. Le ’tikkoun olam’ est suscité par des actes individuels d’obéissance aux commandements de la Torah (les Mitzvot, la loi juive) qui cumulés, contribuent à améliorer le sort de l’humanité jusqu’à l’arrivée du Mashia’h.

La justice sociale et la sauvegarde de l’environnement s’ajoutent aux bonnes actions des hommes pour culminer vers un ’nouveau monde’, un ’nouvel ordre des âges’.

Est-ce que les objectifs de développement durable et l’Agenda 2030 s’inscrivent dans ce concept de réparation du monde ? Absolument.

Est-ce qu’un gouvernement mondial fondé sur le socle de Jérusalem, qui un jour pourrait devenir le symbole de la paix et de la sécurité, s’inscrit dans cette croyance ? Absolument.

Est-ce que la reconstruction du Temple de Jérusalem sera la concrétisation des efforts concertés de ’sanctification des péchés de l’humanité’, célébrant ainsi l’ère messianique ?
Absolument.

Est-ce que ce nouveau monde purifié de ses impuretés et renouvelé par tant d’efforts humains prévoit imposer un cadre éthique et moral (7 lois de Noé) auquel les hommes devront se soumettre ?
Absolument.

Publié par Isabelleà 20:15

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Source : https://conscience-du-peuple.blogspot.com/2024/06/le-tikkoun-olam-selon-jacques-attali.html

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    • Documents écrits et sonores sur Jacques Attali chef d’orchestre amateur passionné qui dirige régulièrement des formations symphoniques lors de concerts caritatifs ou exceptionnels

Jacques Attali dirige Bach / Benda / Mozart - Partie 1/3 – Benda – Vidéo 11:11- 2003{{}}

Jacques Attali dirige l’orchestre symphonique universitaire de Grenoble.
Enregistrement à Grenoble, salle Messiaen, les 7 - 8 Novembre 2003
Solistes : Carinne Pothier Denis / Philippe Clément - Chorales ’A coeur joie’ - Direction : Francine Bessac

Source : https://www.dailymotion.com/video/xd7gvb

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Vidéo 2:48 : Attali chef d’orchestre dirige l’orchestre de Provence, dans le grand hall de la Chambre de commerce et d’industrie de Marseille.{{}}

Le fameux chef d’orchestre Jacques Attali dirige l’orchestre de Provence, dans le grand hall de la Chambre de commerce et d’industrie de Marseille.

Source : https://www.symphozik.info/video-attali-chef-d-orchestre-929.html

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Jacques Attali dirige la 25ème Symphonie de Mozart et la Petite Musique de Nuit (extraits) - Thomas Koello - 18 décembre 2014 – Vidéo 2:47

Extraits. Marseille, le 8 décembre 2014. Jacques Attali dirige l’orchestre de Provence, dans le grand hall de la CCI de Marseille. L’orchestre joue la 25 ème symphonie et 13 ème sérénade de Mozart.

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Thomas Koello

Source : https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=aZhoiCX2Dk4

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Jacques Attali : “Il faut trouver ce pour quoi on est fait, car on ne vit qu’une fois !’ - CDI Médias - 24 septembre 2020

Président de la fondation ‘Positive Planet’, ex-conseiller de François Mitterrand, l’économiste et écrivain Jacques Attali est considéré comme l’un des penseurs les plus influents de France. Mais son parcours hors norme n’allait pas de soi. Derrière sa “réussite”, se cache beaucoup de travail et de “niaque”. Il nous confie comment il s’est efforcé de ne jamais rester un intellectuel passif. Également chef d’orchestre, il partage avec nous sa conception d’un bon manager. Interview par Fabien Soyez - Réalisation : Mickaël Icard et Quentin Donval

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CDI Médias

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Jacques Attali, économiste et chef d’orchestre : le passionné de musique classique reprend sa baguette - Par Philippe Gault- Publié le 05/12/2023 à 07:00 | Modifié le 11/12/2023 à 14:38 – Document ‘radioclassique.fr’

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BALTEL/SIPA

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Économiste, essayiste, conseiller politique, Jacques Attali est également un chef d’orchestre amateur passionné. Le 9 décembre, il a dirigé la Symphonie n° 9 de Franz Schubert à la tête de l’Orchestre Symphonique Universitaire de Grenoble avec lequel il a fait ses débuts à la baguette il y a 20 ans.{{}}

En 2013, Jacques Attali réalisait un de ces rêves les plus chers. L’économiste, essayiste et conseiller politique de plusieurs présidents s’était en effet retrouvé au pupitre, à la tête de de l’Orchestre Symphonique Universitaire de Grenoble, après avoir suivi deux ans de cours avec le grand chef d’orchestre François-Xavier Roth.

20 ans plus tard, l’orchestre grenoblois et le chef d’orchestre amateur célébre cette belle et longue collaboration. Le samedi 9 décembre, Jacques Attali a dirigé pour l’occasion la formation iséroise dans l’interprétation de la Symphonie n° 9, dite « Grande Symphonie », de Franz Schubert.

En 2019, Jacques Attali a mis en scène La Traviata

La veille et le lendemain, dans la salle Olivier Messiaen, le chef d’œuvre de Schubert sera dirigé par Patrick Souillot, le directeur musical de l’Orchestre Symphonique Universitaire de Grenoble créateur en 2006 de La fabrique opéra de Grenoble.

Un projet inédit animé par la volonté d’ouvrir à tous les portes du spectacle lyrique, pour lequel Jacques Attali avait mis en scène en 2019 La Traviata de Giuseppe Verdi.

Depuis 20 ans, malgré ses multiples activités, Jacques Attali a multiplié les prestations en tant que chef d’Orchestre, de Shanghaï à Jérusalem, en passant par Londres, Paris, Marseille ou Orléans.

A lire aussi : Un célèbre chef d’orchestre défend des militants venus perturber son concert

Une passion intacte pour celui qui déclarait en 2015 : « La musique dit exactement ce que nous vivons aujourd’hui, le fait que les gens ne sont plus prêts à payer pour un album mais qu’ils sont prêts à payer pour assister à un concert, parce qu’aujourd’hui la seule chose qui a une valeur réelle c’est le temps ».

Philippe Gault –Source : https://www.radioclassique.fr/classique/jacques-attali-economiste-et-chef-dorchestre-le-passionne-de-musique-classique-reprend-sa-baguette/

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Jacques Attali - La musique de ma vie - RADIO RCJ - Diffusée en direct le 16 mai 2024 - Laurent Couson reçoit Jacques Attali.

Musique 2 titres :

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Mozart : Ave verum corpus, K. 618 William Christie - Mozart : Requiem & Ave verum corpus

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Metamorphosen, TrV 290 - Metamorphosen, TrV 290

Weimar Staatskapelle Strauss, R. : Symphonia Domestica / Metamorphosen

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RADIO RCJ

Source : https://www.youtube.com/watch?v=V8rx8QB91SA

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Aperçu IA – Réponse à une requête de septembre 2026 concernant Jacques Attali et la musique {{}}

La passion de la musique et la direction d’orchestre :

  • Un engagement régulier - L’économiste et essayiste a eu l’occasion de diriger plusieurs orchestres prestigieux, comme le Southbank Sinfonia à Londres, l’Orchestre Symphonique Universitaire de Grenoble, l’orchestre symphonique d’Hulencourt, ou encore l’orchestre de Provence. [1, 2, 3, 4, 5, 6]
  • Une vision du management - Pour lui, la direction d’orchestre est une métaphore du management et du leadership, où le chef doit inspirer le respect, donner du sens au projet commun et écouter son équipe. [1]
  • Le rapport à l’art - Jacques Attali a également écrit sur le sujet, notamment dans son célèbre essai Bruits, qui analyse l’économie de la musique et son rôle précurseur dans l’histoire de la société.

Addenda - Livre - Bruits, de Jacques Attali - Par Patrick Loiseleur le mercredi 18 mai 2011, 22:46 – Document ‘journaldepapageno.fr’ Livres - Lien permanent

Qu’est-ce que la musique ? Voilà une question qui pourrait embarrasser plus d’un musicien amateur ou professionnel si on la posait à brûle-pourpoint. On connaît certes la définition d’Edgar Varèse (« du bruit organisé ») mais celle-ci ne dit rien de l’importance de la musique dans notre vie. Pourquoi aime-t-on la musique au fond, et à quoi sert-elle ?

Dans son livre Bruits (seconde édition 2001, chez Fayard / PUF) Jacques Attali présente une définition stimulante et originale de la musique. Le bruit, comme chacun le sait, est une agression, une menace : fracas du tonnerre comme celui des armes n’annonce rien de bon. De nombreux animaux utilisent leur cri pour marquer leur territoire et éloigner les concurrents ou les prédateurs, comme le lion du Kenya, le chacal d’Arizona ou le zy-va à casquette du neuf-trois.

Or la musique nous permet de domestiquer le bruit, de l’apprivoiser : en sélectionnant soigneusement les sons produits par la voix ou les instruments, en les organisant d’une manière harmonieuse, en soudant le groupe autour de la pratique musicale (associée à la danse et à la fête depuis des temps immémoriaux), la musique prouve que la vie en société est possible. Reprenant les thèses de René Girard sur le bouc émissaire, Attali voit dans l’exécution d’une œuvre musicale (terme significatif) un meurtre symbolique commis collectivement, un sacrifice rituel destiné à souder un groupe social et à exprimer ses valeurs.

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‘Bruits’ est « un essai sur l’économie politique de la musique » depuis les origines jusqu’à l’invention du mp3 et du piratage sur Internet. Autant dire que ça n’est pas une histoire de la musique occidentale à vocation encyclopédique fourmillant de détails sur les œuvres, les hommes et les tendances : mais plutôt une promenade d’un pas alerte dans un très vaste paysage, promenade que le lecteur appréciera d’autant mieux s’il a lui-même une vaste culture. On pourrait facilement trouver des contre-exemples ou des contre-arguments aux vérités que Jacques Attali assène sous forme d’aphorismes lors de son parcours ; mais ce serait bien mesquin car l’intérêt de ce livre ne réside pas dans les détails mais dans la vision d’ensemble, ainsi que dans les connexions inattendues qu’il suscite entre des domaines souvent traités séparément : musique, politique, société, religion. S’il contient quelques idées originales et fortes (et par la même tout à fait contestables), ce livre contient plus encore d’invitations à réfléchir sur une foule de sujets.

Dans cette histoire de la musique qu’il brosse à gros traits, Attali est guidé par une thèse centrale qui organise et parfois déforme légèrement toutes ses observations. Cette thèse, la voici : la musique est prophétique.

Elle anticipe et annonce les changements de la société. Ainsi par exemple l’avènement du pianoforte après la révolution française amène celui de la bourgeoisie ; le gigantisme des orchestres symphoniques au tournant des années 1910 préfigure celui de la société industrielle et des deux guerres mondiales ; l’invention du disque ouvre l’ère des objets produits en grande série ; et la dématérialisation de la musique dès 1990 est le premier signe d’une nouvelle économie de la connaissance dont le Web 2.0 et les smartphones sont des symboles.

Un autre fil rouge de ce livre est le Combat de Carnaval et Carême, un tableau de Pieter Bruegel dont une reproduction en couleurs est incluse dans un hors-texte au centre du livre. Analysant amoureusement cette toile, Jacques Attali y voit la parfaite illustration des thèses qu’il défend. Là encore on peut ne pas adhérer à tel ou tel raisonnement, mais ça ne diminue pas l’intérêt de cet essai, au contraire.

En résumé c’est un livre brillant et stimulant intellectuellement, un brin polémique, et qui devrait séduire la plupart des lecteurs du Journal de Papageno, s’ils ne l’ont pas déjà dans leur bibliothèque.

Le journal de papageno - Source : https://www.journaldepapageno.fr/index.php/post/2011/05/18/Bruits%2C-de-Jacques-Attali

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Outil utilisé- Ce dossier a été conçu, documenté, organisé et mis en forme par Jacques Hallard pour publication sur ISIAS.info - Une assistance ponctuelle d’intelligence artificielle conversationnelle, ChatGPT (OpenAI), a été utilisée pour des informations complémentaires qui sont indiquées dans ce dossier comme ‘aperçu IA’ et ‘requêtes IA’’

Selon Wikipédia, ChatGPT, prononcé en français [ t͡ʃa.t͡ʒe.pe.te], est un agent conversationnel (chatbot) d’intelligence artificielle développé par OpenAI. ChatGPT utilise des transformeurs génératifs préentraînés, tels que GPT-5, afin de générer du texte, des images ou des réponses vocales. Il est le 5e site web le plus visité en 2026 [1]. ChatGPT est capable de répondre à des questions, de tenir des conversations, de générer du code informatique, de faire des recherches sur Internet, d’écrire, de traduire ou encore de synthétiser des textes. Il peut le faire en tenant compte du contexte et de contraintes telles que le style d’écriture. Il peut aussi servir d’assistant vocal ou générer des images. Les abonnements payants (ChatGPT « Plus », « Team » et « Enterprise ») offrent un seuil d’utilisation plus élevé, ainsi que des fonctionnalités supplémentaires. En raison de ses multiples capacités, ChatGPT suscite des inquiétudes quant aux risques de détournement à des fins malveillantes, de plagiat dans le monde universitaire et de suppressions d’emplois dans certains secteurs, en plus de soulever des préoccupations en matière de sécurité et de désinformation, car le modèle peut être utilisé pour créer des textes faux et des informations trompeuses. ChatGPT est lancé en novembre 2022 dans une version gratuite où il n’a pas accès à Internet comme source d’informations. Il bénéficie aussitôt d’une large exposition médiatique et reçoit un accueil globalement positif, bien que son exactitude factuelle soit critiquée. En juillet 2026, ChatGPT compte plus d’un milliard de comptes enregistrés, dont 2 millions d’entreprises, et la société OpenAI est valorisée à 852 milliards de dollars américains [2],[3]…….. – Voir la suite par-là > https://fr.wikipedia.org/wiki/ChatGPT

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Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant

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– 15/09/2026

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

Pour mémoire - Le site ISIAS a été fondé par Jacques Hallard, ingénieur diplômé du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM). L’acronyme ISIAS signifie : Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales. Le projet est géré et mis en ligne avec la collaboration bénévole de Pascal Paquin, également actif sur la plateforme écocitoyenne associative Yonne Lautre.

Les objectifs majeurs du site ISIAS - D’après le document et la charte du projet, ce site poursuit trois buts essentiels :

  • Médiation scientifique et didactique - Proposer des dossiers thématiques, des collectes de documents et des traductions pour diffuser les connaissances scientifiques.
  • Éducation populaire - Offrir un accès gratuit et indépendant à l’information pour encourager les mobilisations citoyennes.
  • Promotion d’alternatives écologiques et sociétales - Alimenter la réflexion autour de la résilience écologique, du climat, ou encore de l’expression artistique engagée.

Ce site se distingue par une démarche éthique stricte : il est entièrement gratuit, dénué de toute publicité ou subvention, et conçu avec une empreinte numérique réduite autant que possible

Site : https://isias.info/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : © ISIAS Culture Jacques Attali.5.docx

Mis en ligne bénévolement par le co-rédacteur par Pascal Paquin https://fr.linkedin.com/in/pascal-paquin-a85690296 - comme toutes les autres contributions publiées sur ISIAS !

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