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"Nouvel An civil du calendrier hébraïque ‘Roch Hachana’, Jour du Grand Pardon ‘Yom Kippour’ et Souccot Fête des Cabanes en septembre 2026, ainsi que l’histoire des synagogues (France) depuis le 18ème S.- Guerre du Kippour 1973" par Jacques Hallard
samedi 12 septembre 2026, par
ISIAS Monde juif Traditions
Nouvel An civil du calendrier hébraïque ‘Roch Hachana’, Jour du Grand Pardon ‘Yom Kippour’ et Souccot Fête des Cabanes en septembre 2026, ainsi que l’histoire des synagogues (France) depuis le 18ème S.- Guerre du Kippour 1973
Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 07/09/2026
Symboles de Roch Hachana, le Nouvel An juif : de gauche à droite, grenades, miel, shofar, une trompette traditionnelle faite à partir d’une corne de bélier - Source
Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur
Roch Hachana (hébreu : ראש השנה, prononcé /ʁɔʃ a.ʃa.na/ ; nom complet : ראש השנה לשנים, roch hachana lachanim, « Le commencement de l’année pour le décompte des années » est une fête juive célébrant la nouvelle année du calendrier hébraïque. Appelé dans la Bible Zikhron terouʿa (Lévitique 23:24, « souvenir de la sonnerie ») ou Yom terouʿa (Nombres 29:1, « jour de la sonnerie »), laquelle s’effectue au moyen d’un chofar taillé dans la corne d’un bélier, le jour devient dans la tradition rabbinique celui du jugement de l’humanité, et inaugure une période de dix jours de pénitence dans l’attente du grand pardon accordé aux repentants (Yom Kippour). La sonnerie du chofar sur différents rythmes invite dès lors l’assemblée à la techouva (« repentir »), ancêtre hébraïque de l’examen de conscience des chrétiens. Une coutume plus tardive s’est développée sous l’influence du Talmud de Babylone consistant à tenir un repas rituel, le seder leil Rosh Hashana (he) (séder de Roch Hachana (en)) au cours duquel les Simana milta, des mets « signes des temps » dont une pomme trempée dans le miel et une grenade, sont consommés dans un but propitiatoire. Elle est fêtée, en terre d’Israël comme en diaspora, les deux premiers jours du mois de tishri qui tombe, selon les années, en septembre ou en octobre dans le calendrier grégorien… Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Roch_Hachana
Dates et Déroulement de Roch Hachana en 2026 (avec IA)
- Dates - La fête débute le vendredi 11 septembre 2026 au soir et s’achève le dimanche 13 septembre 2026 au soir (le premier jour commence le 11 septembre au soir et le deuxième jour le 12 septembre au soir).
- Durée - Elle dure deux jours, tant en Israël qu’en diaspora.
- Sonnerie du chofar - L’un des rituels majeurs est l’écoute du chofar, une corne de bélier, qui appelle à l’introspection et au repentir.
- Repas rituel ou Séder - On y consomme des aliments symboliques et propitiatoires, comme une pomme trempée dans le miel pour augurer une année douce.
Signification de Roch Hachana :
- Tête de l’année qui symbolise le moteur de pensées et de choix pour les mois à venir.
- Jour du jugement - C’est un moment de bilan personnel et spirituel où, selon la tradition, le destin de l’humanité est examiné, marquant l’ouverture des dix jours de pénitence qui s’achèvent à Yom Kippour.
Sources : https://relationsjudaisme.catholique.fr/judaisme-vivant-aujourdhui/les-fetes/217-rosh-hashana/ et https://www.loubavitch.fr/pratique/fetes-juives/roch-hachana/item/20-roch-hachana
Yom Kippour en hébreu : יום כיפור, le « Jour du Grand Pardon » est le jour le plus saint et le plus solennel de l’année juive. Il se déroule du dimanche 20 septembre au soir jusqu’au lundi 21 septembre 2026. [1, 2]
Signification et traditions :
- Jour d’expiation - C’est un moment d’introspection suprême pour obtenir le pardon de ses fautes envers Dieu et son prochain.
- Le Livre de vie - Les croyants prient pour que leur inscription soit scellée pour une bonne année à venir.
- Date - Il survient dix jours après Roch Hachana (le Nouvel An juif), au début de l’automne. [1, 2, 3]
Les interdictions et règles :
Durant environ 25 à 26 heures, les fidèles pratiquants observent un repos absolu semblable à celui du Shabbat et s’imposent cinq privations principales : [1, 2, 3]
- Jeûne total - Interdiction de manger et de boire.
- Toilette et beauté - Interdiction de se laver ou d’appliquer des crèmes et des parfums.
- Vêtements - Interdiction de porter des chaussures en cuir.
- Relations - Abstinence de relations conjugales.
- Vie matérielle - Cessation de tout travail, usage de l’électricité, conduite ou manipulation d’appareils électroniques. [1, 2, 3]
Dates et horaires de Yom Kippour en 2026 :
- Début - Dimanche 20 septembre 2026 au coucher du soleil (avec l’allumage des bougies et l’office du Kol Nidré).
- Fin -Lundi 21 septembre 2026 à la tombée de la nuit (marquée par le son final du shofar et la Havdala).
- Durée du jeûne : Environ 25 heures. [1]
Vous pouvez retrouver des guides pratiques et des détails sur le site du Beth Loubavitch ou suivre les enseignements et horaires spécifiques sur Chabad.org. [1, 2]
Souccot ou Soukkot) (en hébreu : חַג הַסֻּכּוֹת, Hag haSoukkot, « Fête des Cabanes », « des Huttes », « des Tentes » ou « des Tabernacles »), commémore le séjour des Hébreux dans le désert après leur sortie d’Égypte et célèbre la fin de l’année agricole. En 2026, elle se déroule du 25 septembre au 2 octobre 2026 (du 15 au 22 Tichri 5787). [1, 2, 3, 4]
Signification et Symboles :{{}}
- La commémoration historique - Elle rappelle la protection miraculeuse de Dieu et les 40 années passées par le peuple hébreu dans des abris précaires (les soukkot) lors de la traversée du désert. [1, 2]
- La dimension agricole - Connue aussi comme la « Fête de la récolte » (Hag HaAsif), elle marque l’action de grâce pour les récoltes d’automne en fin d’année agricole. [1, 2]
- La Soukka (la cabane) - Les fidèles construisent et habitent une cabane temporaire au toit fait de feuillage ou de branches ouvertes sur le ciel. Cela symbolise la fragilité de la vie humaine et la confiance absolue en la protection divine plutôt qu’en des biens matériels solides. [1, 2, 3]
- La joie (Z’man Sim’haténou) - C’est l’une des fêtes les plus joyeuses du judaïsme, un moment de partage, d’hospitalité et de fête communautaire où l’on invite famille et amis à l’intérieur de la soukka. [1, 2, 3]
Ce dossier diffuse les informations relatives aux fêtes juives traditionnelles de septembre 2026 : ‘Roch Hachana’ , ‘Yom Kippour’, et ‘Souccot’, ainsi qu’une page d’histoire sur les synagogues de France depuis le 18ème siècle…
Une annexe historique finale sur la Guerre du Kippour de 1973 est ajoutée
Les documents sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après
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- Article Wikipédia sur la fête juive Roch Hachana
- Article Wikipédia sur Yom Kippour - « Yom Hakippourim » redirige ici.
- Les synagogues de France depuis le XVIIIe siècle : quel judaïsme portent-elles ? Dimanche 6 septembre 2026 - France Culture - - Provenant du podcast Talmudiques - Par Marc-Alain Ouaknin
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Roch Hachana (hébreu : ראש השנה, prononcé /ʁɔʃ a.ʃa.na/ ; nom complet : ראש השנה לשנים, roch hachana lachanim, « Le commencement de l’année pour le décompte des années » est une fête juive célébrant la nouvelle année du calendrier hébraïque.
Appelé dans la Bible Zikhron terouʿa (Lévitique 23:24, « souvenir de la sonnerie ») ou Yom terouʿa (Nombres 29:1, « jour de la sonnerie »), laquelle s’effectue au moyen d’un chofar taillé dans la corne d’un bélier, le jour devient dans la tradition rabbinique celui du jugement de l’humanité, et inaugure une période de dix jours de pénitence dans l’attente du grand pardon accordé aux repentants (Yom Kippour). La sonnerie du chofar sur différents rythmes invite dès lors l’assemblée à la techouva (« repentir »), ancêtre hébraïque de l’examen de conscience des chrétiens.
Une coutume plus tardive s’est développée sous l’influence du Talmud de Babylone consistant à tenir un repas rituel, le seder leil Rosh Hashana (he) (séder de Roch Hachana (en)) au cours duquel les Simana milta, des mets « signes des temps » dont une pomme trempée dans le miel et une grenade, sont consommés dans un but propitiatoire.
Elle est fêtée, en terre d’Israël comme en diaspora, les deux premiers jours du mois de tishri qui tombe, selon les années, en septembre ou en octobre dans le calendrier grégorien.
Roch Hachana dans les sources juives {{}}
Dans la Bible hébraïque : {{}}
La Bible fait commencer l’année au mois de l’aviv, c’est-à-dire en nissan[1]. Roch Hachana n’est donc pas évoquée en tant que telle dans le Pentateuque et il n’est pas établi que la seule occurrence biblique du terme Roch Hachana (Ézéchiel 40:1) fasse référence au 1er tishri[2].
Cependant, la date à laquelle le nouvel an juif est actuellement célébré, le « premier jour du septième mois » (tishri est une appellation post-exilique), apparaît à plusieurs reprises dans le récit biblique et il présente à chaque fois une importance particulière (bien qu’aucun passage ne comporte explicitement l’idée d’un début de l’année).
Elle est, dans le Pentateuque, donnée aux enfants d’Israël dans le désert comme une convocation sainte, « jour de chômage en souvenir de la sonnerie » (shabbaton zikhron terouʿa) ou « jour de la sonnerie » (yom terouʿa). Il est prescrit de s’abstenir en ce jour de toute « œuvre servile » et de faire une offrande par le feu à YHWH[3] ; en outre, un holocauste avec ses oblations et un bouc doivent être offerts en offrande expiatoire, en sus des holocaustes de la néoménie et de l’offrande perpétuelle[4].
C’est aussi, selon la Septante (mais non le texte massorétique), la date que donne Ézéchiel pour l’offrande d’un sacrifice expiatoire « pour la maison »[5]. C’est enfin la date choisie par Ezra le scribe après le retour à Sion pour faire la lecture publique de la Loi. En l’entendant, le public prend peur et se met à pleurer mais il le rassure et lui enjoint de manger des plats riches, de boire des douceurs et d’en envoyer des parts à ceux qui n’ont rien pu préparer « car ce jour est consacré à notre Seigneur » et que « la joie en YHWH est votre force »[6].
Article complet sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Roch_Hachana
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Article Wikipédia sur Yom Kippour - « Yom Hakippourim » redirige ici. Pour le traité parfois appelé ainsi, voir Yoma (traité).
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| Yom Kippour | |
|---|---|
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| Nom officiel | Hébreu : יום הכיפורים (Yom HaKippourim) |
| Autre(s) nom(s) | Le Jour du Grand Pardon |
| Observé par | Le judaïsme rabbinique, le judaïsme karaïte et le samaritanisme |
| Type | Biblique (historique/religieux) |
| Signification | Jour d’expiation des péchés. |
| Commence | 9 tishri au coucher du soleil |
| Finit | 10 tishri après la sortie des étoiles |
| Date | Le 10 tishri |
| Date 2026 | Coucher de soleil, le 20 septembre tombée de la nuit, le 21 septembre |
| Observances | Chômage, prières et mortification |
Yom Kippour (hébreu : יום כיפור, « le jour de la propitiation »), également appelé le Jour du Grand Pardon, est un jour saint du judaïsme.
Fixé au dixième jour du premier mois de l’année juive civile, il est observé au temps des Temples de Jérusalem par un chômage complet, un jeûne et un rituel élaboré au cours duquel un bouc chargé des fautes d’Israël est envoyé dans le désert tandis que le grand-prêtre d’Israël pénètre pour la seule fois de l’année dans le Saint des saints afin de se présenter à Dieu. Après la destruction des temples, seul le souvenir de ce rituel subsiste dans la liturgie ; la loi juive appuie en revanche sur le chômage et diverses privations outre le jeûne pour réaliser au mieux la « mortification des esprits » décrétée par la Bible. Les rabbins rapportent que Dieu signe en ce jour le destin du peuple juif pour l’année à venir, et rappellent à la suite des prophètes que ce jour expie seulement les fautes commises envers Dieu mais non envers autrui ; ils enseignent de surcroît qu’il est, en dépit de sa solennité et de son austérité, l’un des jours les plus attendus et joyeux du calendrier juif.
Yom Kippour a lieu en septembre ou en octobre dans le calendrier grégorien selon les années. Devenu au fil du temps le point culminant d’une période pénitentielle d’au moins dix jours, il est marqué par un chômage et un jeûne complets, ainsi qu’une longue prière répartie en cinq offices, et enrichie de nombreuses compositions liturgiques déclamées par un chantre souvent recruté pour l’occasion. Le jour se manifeste dans toute sa solennité, où il est observé par la majorité de la population juive à divers degrés, y compris parmi les non-pratiquants.
Yom Hakippourim dans les sources juives
Dans la Bible hébraïque :{{}}
L’envoi du bouc à Azazel (gravure de W.J. Webb).
Lorsque Moïse reçoit sur le mont Sinaï les Tables de la Loi, un jour par an, « éminemment saint devant Dieu » est prévu pour la purification de l’autel de l’encens, situé derrière le voile dans le Saint des saints. Aaron doit recouvrir les cornes de cet autel avec le sang des offrandes expiatoires de propitiation (Exode 30:1-10). Cependant Moïse doit redescendre en hâte car son peuple a, en son absence, érigé un veau d’or (Exode 32:7-15).
Lors de l’inauguration du Tabernacle, les deux fils aînés d’Aaron meurent, faute d’avoir respecté les instructions concernant l’encens (Lévitique 10:1-3). Après leur mort, Dieu prescrit un nouveau rituel de propitiation des fautes dans le sanctuaire, chargé de purifier non seulement le sanctuaire mais aussi le peuple. Il comporte, outre les offrandes, l’envoi dans le désert d’un bouc chargé de toutes les fautes d’Israël (Lévitique 16:1-28). Ce rituel est fixé au « dixième jour du septième mois » et défini comme un shabbat shabbaton (« shabbat solennel »), jour annuel de chômage généralisé et de mortification des âmes pour toutes les générations (Lévitique 16:29-34).
Ces prescriptions, à observer du soir du neuvième jour au soir du dixième jour du mois, sont rappelées plus loin ; il est ajouté que quiconque n’observerait pas le chômage ou la mortification, s’expose à être retranché du peuple (Lévitique 23:26-32).
C’est aussi à la fin de ce jour qu’il est prescrit de faire retentir dans tout le pays le son du chofar au terme de sept cycles de sept ans afin de marquer la cinquantième année du jubilé, où les habitants du pays recouvrent leur liberté et leurs biens (Lévitique 25:9-10).
Peut-être est-ce ce jour, avec ses pratiques et ses offrandes (Nombres 29:7-11), qu’évoque Isaïe pour proclamer que Dieu demande avant tout des dispositions éthiques saines et traduites en actes (Isaïe 58:1-8). Le prophète ne mentionne cependant pas Yom Kippour nommément et il n’apparaît plus dans la Bible de façon explicite. Ézéchiel indique bien recevoir des visions au commencement de l’année, le dix du mois (soit le dixième jour du septième mois selon l’exégèse rabbinique[1]) mais il ne mentionne ni le jeûne ni le rite (Ézéchiel 40:1) ; il prophétise d’autre part qu’après la reconstruction du Temple, deux jours seront consacrés à la purification du sanctuaire et à la propitiation des fautes au moyen du sang d’un taureau expiatoire mais ils ont lieu au premier et au septième jour du premier mois (Ézéchiel 45:18-20). Yom Kippour ne coïncide pas non plus avec les jeûnes de Zacharie (Zacharie 7:1-5) ni avec celui d’Ezra et Néhémie (Néhémie 9:1), bien que Roch Hachana et Souccot qui ont respectivement lieu avant et après Yom Kippour soient mentionnés (Néhémie chap. 8 & 9).
Ce silence prophétique a conduit à des spéculations diverses : l’une d’elles, basée sur la version grecque d’Ézéchiel (qui ne lit pas le « septième jour du premier mois » mais le « premier jour du septième mois »[2]) et de l’apparente tendance de ce prophète à faire commencer le mois au dixième jour (Ezéchiel 40:1), déduit que ces versets d’Ézéchiel constitueraient la première trace du jour des propitiations et que les versets apparaissant comme antérieurs dans la Bible auraient été ultérieurement rédigés[3]. La tradition rabbinique laisse entendre quant à elle, fût-ce allusivement, que ce culte aurait bien eu lieu à l’époque de l’arche de l’alliance[4].
Tous s’accordent cependant pour reconnaître à ce jour une importance centrale à l’époque du second Temple[3].
« Moïse rassembla le peuple le lendemain de Yom Kippour »[5]. À Yom Kippour, Moïse avait obtenu le pardon des péchés des Juifs. Il l’a fait en priant pour que Dieu leur pardonne pour l’amour de Son Nom, qui inclut le nom d’Israel. Le lendemain de Yom Kippour est connu sous le nom de « Nom de Dieu ». Le pardon des péchés fait que le nom de Dieu soit glorifié et révélé[6]. C’est aussi pourquoi, le premier ordre que Moïse a donné aux Juifs après Yom Kippour était de construire le Tabernacle, à condition qu’ils ne fassent aucun travail pour le Tabernacle le Shabbat. Comme le Tabernacle, Shabbat révèle la piété mais Shabbat est à un niveau supérieur au Tabernacle car « Shabbat » est le nom de Dieu lui-même[7]. Ainsi, l’observance du Shabbat prime sur la construction du Tabernacle. Moïse rassembla toute la communauté israélite : le bâtiment principal du Tabernacle est né de l’unité, lorsque le Tzaddik réunit tout le monde[8].
« Le jeûne est le véhicule permettant d’assujettir ses désirs physiques à ses désirs spirituels pour Dieu »[9] : en jeûnant à Yom Kippour, le pénitent parvient à une révélation de sainteté - car ce jour-là seulement, le Kohen Gadol pourrait entrer dans le Saint des Saints et à partir de là attirer la sainteté sur la nation juive[10].
Dans les livres de la période du second Temple : {{}}
Conformément à la tradition du Jour des Expiations (Yom Kippourim) dans Lévitique 16:22, et comme décrit dans le Talmud babylonien (Yoma 67b), un bouc émissaire est jeté du mont Azazel dans l’abîme, à Azael qui apparaît ici comme un démon cornu et griffu des montagnes. Illustration d’un Mahzor édité en Allemagne, entre 1370 et 1400.
L’importance et la centralité de Yom Kippour dans la vie juive à l’époque du Second Temple sont attestées par divers auteurs et ouvrages juifs de l’époque dont Philon d’Alexandrie qui, décrivant le jour des propitiations à son public hellénisé, explique qu’il est suivi par tous, y compris « ceux qui ne font rien de religieux le reste du temps »[11].
Le Djebel Montar, lieu probable d’où l’on jetait le bouc à l’époque du Second Temple.
La Mishna y consacre un traité entier, intitulé Yoma (« le jour »). Y sont décrits les préparatifs et le rite lui-même, tel qu’il avait cours avant la destruction du second Temple, près de deux siècles avant la rédaction du traité[12]. Ce rite est, dans les grandes lignes, similaire à ce que prescrit la Bible mais le bouc émissaire est jeté d’une falaise escarpée, plutôt que livré à son sort dans le désert[13] (Flavius Josèphe diverge sur ce point[14]). Les formules prononcées par le Grand-prêtre lors des confessions[12] ne se trouvent pas non plus dans la Bible, de même que sa prière pour le peuple après avoir allumé l’encens[15] et sa lecture des passages de la Torah se rapportant au rituel (Lévitique 16 & 23:26-32, ainsi que Nombres 29:7-11, récité de mémoire)[16].
Les fondements de l’observance ont été précisés : le commandement de s’affliger le corps étant mentionné à cinq reprises dans la Torah (Lévitique 16:29, Lévitique 16:31, Lévitique 23:27, Lévitique 23:32, Nombres 29:7), les sages en ont tiré cinq règles de mortification — abstention de nourriture et de boisson mais aussi de baignade, d’onction et de rapports sexuels[17]. De ces abstentions, seuls les deux premières sont explicitement mentionnées dans le corps du texte de sorte qu’elles seules sont passibles de karet en cas d’enfreinte délibérée (il en va de même pour le travail). Les docteurs de la Mishna statuent aussi de ce qui est considéré comme une enfreinte, considérant par exemple que la prise de mets ou boissons impropres à la consommation n’en remplit pas les conditions. De plus, le « shabbat des shabbats » étant assimilable en tout point au chabbat à l’exception du châtiment pour les transgressions volontaires (le karet divin pour Yom Kippour, la mise à mort par un tribunal rabbinique pour le chabbat)[18], les rabbins décrètent que lorsque la préservation d’une vie est en jeu, tous les statuts de Yom Kippour sont annulés, ce qui en dispense les malades et les enfants (bien qu’il soit recommandé de les « éduquer » au jeûne avant d’avoir atteint l’âge de maturité)[19].
Les autres abstentions étant le fruit de déductions rabbiniques, elles sont soumises à leur discrétion ; toutefois, ceux-ci refusent l’opinion clémente de Rabbi Eliezer, qui permet au roi de se laver la figure pour des raisons de prestige, et à la jeune mariée pour qu’elle ne déplaise pas à son mari[20].
En dépit de toutes ces manifestations d’affliction et de sa haute solennité, Yom Kippour semble avoir été considéré comme un jour joyeux, à l’exception notable de la secte qui prenait pour base doctrinale le Livre des Jubilés : selon son calendrier, Yom Kippour marquait le deuil pour la faute des enfants de Jacob qui avaient vendu Joseph et menti à leur père[21] (ce calendrier entraînait par ailleurs ses adhérents à observer Yom Kippour à une date différente du reste du monde juif[22]). Les docteurs de la Mishna enseignaient en revanche que le péché qui avait entraîné le besoin d’expiation, était celui du Veau d’or et que Yom Kippour marquait le jour où Moïse était redescendu du Sinaï avec les secondes Tables de la Loi, qui entérinaient le pardon divin[23]. Philon d’Alexandrie écrit que le jeûne, loin d’affliger l’homme, le libère des contingences matérielles et qu’en ce niveau de spiritualité supérieur réside la joie du jour[11], Ben Sira décrit en termes majestueux le Grand-prêtre d’Israël accomplissant le rite du jour[24], et Rabban Shimon ben Gamliel rapporte avec nostalgie les fastes de ce jour et du 15 av, où les jeunes filles célibataires se rendaient dans les vignes, dansant en rondes en attendant d’être choisies par leur futur mari[25].
Revenant à l’ordre du jour, la tradition rabbinique enseigne que la chute du Temple et la cessation des offrandes qui en résulte, n’ont pas entraîné la fin de Yom Kippour : Rabbi Akiva s’appuie sur Ezéchiel 36:25 et Jérémie 17:13, pour affirmer que le pardon divin est, pour ainsi dire, automatiquement accordé en ce jour, et il est enseigné ailleurs que le jour peut assurer la propitiation des fautes par sa vertu propre[26]. Cependant, le message des prophètes a reçu un fort retentissement à travers la Judée : une réflexion approfondie des Sages sur les rôles respectifs du jour, des offrandes et du bouc émissaire[27] parvient à la conclusion — partagée par les auteurs du Livre des Jubilés[28] et du Siracide[29] — qu’une participation humaine est requise pour la propitiation des fautes, sous la forme d’un processus de « retour » à Dieu, la teshouva, qui constitue le but véritable des manifestations d’affliction[26],[30]. La Mishna enseigne de surcroît que ni la teshouva ni même le jour, ne sont pleinement efficaces face aux fautes particulièrement graves, comme la désécration du nom divin. D’autre part, Rabbi Eléazar ben Azaria (en) tire de Lévitique 16:30 que le pardon divin n’a pas cours pour les fautes commises envers autrui si le fauteur n’a pas apaisé auparavant la ou les personnes lésées[30].
Cet article concernant les Juifs et le judaïsme doit être recyclé (avril 2017). Une réorganisation et une clarification du contenu paraissent nécessaires. Améliorez-le, discutez des points à améliorer ou précisez les sections à recycler en utilisant section à recycler.
Observances…{{}}
Lire l’article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Yom_Kippour
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Les synagogues de France depuis le XVIIIe siècle : quel judaïsme portent-elles ? Dimanche 6 septembre 2026 - France Culture- - Provenant du podcast Talmudiques - Par Marc-Alain Ouaknin
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Marc-Alain Ouaknin reçoit Dominique Jarrassé.
La fête de Roch hachana, le nouvel an juif commence la semaine prochaine du vendredi 11 septembre au soir et se poursuit jusqu’au dimanche 13 septembre à la tombée de la nuit. Deux jours qui marqueront le début de l’année juive 5787. Deux jours de cérémonies et de rites à la fois domestiques et publiques, qui se déroulent lors des repas en famille et entre amis, et à la synagogue avec toute communauté. Tout comme la fête de Kippour qui aura lieu dix jours plus tard.
L’occasion idéale pour se demander ce qu’est une synagogue ? Quelle est sa fonction et son rôle ? De quelle organisation de l’espace est-elle le nom ? Comment et pourquoi le modèle de son architecture a-t-il évolué à travers les âges et les différents pays où les juifs se sont installés ?
C’est à ces différentes questions et d’autres encore que nous allons essayer de répondre avec notre invité du jour qui a consacré une immense partie de ses recherches à l’architecture et la symbolique des synagogues et qui vient de faire paraître aux éditions Esthétique du divers un nouveau livre intitulé Synagogues de France (et d’Algérie) : Du XVIIIe siècle à nos jours.
L’invité : {{}}
Dominique Jarrassé, est l’un des plus grands spécialistes français du patrimoine architectural juif, professeur d’histoire de l’art contemporain et professeur à l’école du Louvre qui vient de créer une chaire « arts et archéologie du judaïsme ». Auteur d’articles et d’ouvrages de référence sur toutes les questions concernant les synagogues et le patrimoine juif de France, d’Algérie et de Tunisie.
Le livre de l’invité{{}}
Dominique Jarrassé, Synagogues de France (et d’Algérie) du XVIIIE siècle à nos jours, éditions Esthétique du divers, 2026.{{}}
Splendeurs cachées du Comtat Venaissin, synagogues rurales d’Alsace et de Lorraine, grands temples des métropoles, étonnants édifices orientalistes, synagogues d’Algérie, créations contemporaines… À la fois inventaire, illustré de 950 photos ou documents, et histoire des communautés, ce livre révèle un patrimoine méconnu et en offre la première synthèse : il montre comment, au long de trois siècles se sont tissés des liens étroits entre les formes architecturales et l’expression d’identités en mutation permanente.
crédits photo Dominique Jarassé - Esthétiques du Divers
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Annexe - Guerre du Kippour du 06 au 25 octobre 1973- Pour les articles homonymes, voir Kippour et guerre du Ramadan.
Guerre du Kippour
Dans le sens des aiguilles d’une montre : chars israéliens traversant le canal de Suez ; IAI Nesher survolant le plateau du Golan ; soldat israélien priant dans le Sinaï ; évacuation de soldats israéliens blessés ; drapeau de l’Égypte hissé dans le Sinaï ; troupes égyptiennes brandissant le portrait de Anouar el-Sadate.
| Informations générales | |
|---|---|
| Date {{}} | Du 6 au 25 octobre 1973 |
| Lieu {{}} | Rives du canal de Suez, plateau du Golan, péninsule du Sinaï et régions avoisinantes. |
| Issue {{}} | Victoire militaire israélienne[1],[2],[3],[4],[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11],[12]
|
| Belligérants | |
|---|---|
Syrie | |
| Commandants | |
|---|---|
Shmuel Gonen Binyamin Peled Albert Mandler Tué à l’ennemi |
Yusuf Shakkour Omar Abrash Tué à l’ennemi |
| Forces en présence | |
|---|---|
| 415 000 hommes 3350 chars 740 avions[14] |
437 000 hommes 3450 chars 870 avions |
| Pertes | |
|---|---|
| 2 689 tués 7 251 blessés 294 prisonniers de guerre 800 chars détruits 102-387 avions abattus |
8 000-18 500 tués 35 000 blessés 8 811 prisonniers de guerre 1000 chars détruits 341-435 avions abattus 18 bateaux détruits |
Batailles
- Opération Badr (1973)
- Bataille aérienne d’Ofira
- Première bataille du Mont Hermon
- Bataille de Lattaquié
- Deuxième bataille du Mont Hermon
- Bataille de Damiette (1973)
- Bataille aérienne d’El Mansoura
- Troisième bataille du Mont Hermon
La guerre du Kippour (en hébreu : מלחמת יום הכיפורים) ou guerre du Ramadan[15] (en arabe حرب رمضان) ou guerre d’Octobre (en arabe حرب أكتوبر ou حرب تشرين) ou guerre israélo-arabe de 1973 opposa, du 6 au 25 octobre 1973, Israël à une coalition militaire arabe menée par l’Égypte et la Syrie.
Le jour du jeûne de Yom Kippour, férié en Israël, qui coïncide en 1973 avec la période du ramadan, les Égyptiens et les Syriens attaquent par surprise simultanément dans la péninsule du Sinaï et sur le plateau du Golan, territoires respectivement égyptien et syrien occupés par Israël depuis la guerre des Six Jours.
Profitant de l’effet de surprise et d’une supériorité numérique initiale, les armées égyptiennes et syriennes avancent durant les premiers jours du conflit. Le temps pour Israël de mobiliser ses réservistes et d’acheminer des renforts, la situation se stabilise progressivement. Par la suite, le pont aérien américain permet de compenser les pertes israéliennes et contribue à la reprise de l’initiative par Israël. En une semaine, Israël retrouve son potentiel militaire et lance des contre-offensives qui lui permettent de pénétrer profondément en Syrie et de traverser le canal de Suez pour progresser au sud et à l’ouest en Égypte lorsque le Conseil de sécurité des Nations unies, en coopération avec les deux superpuissances soviétique et américaine, par l’intermédiaire du Royaume-Uni, demande un cessez-le-feu pour laisser place aux négociations. Alors que les armées israélienne et égyptienne se regroupent, les combats reprennent sur les fronts syriens et égyptiens après l’heure du cessez-le-feu, sur initiative israélienne. Sans en référer à l’état-major[réf. nécessaire], les officiers de terrain israéliens se servent de cette rupture du cessez-le-feu pour encercler l’adversaire.
L’incapacité des services secrets israéliens à anticiper l’attaque imminente suscite un séisme politique majeur, et notamment la démission de la Première ministre Golda Meir. Un document déclassifié en 2012 après la Commission Agranat montre qu’un agent, Ashraf Marwan, avait prévenu le directeur du Mossad, Zvi Zamir, le 5 octobre 1973, de l’imminence « d’un avertissement au sujet de la déclaration de guerre » mais que l’information n’était pas immédiatement remontée au vice-Premier ministre Yigal Allon[16],[17],[18].
La réussite militaire initiale égyptienne, la destruction de la ligne Bar-Lev et la profonde remise en question de la théorie de sécurité israélienne débouchent sur l’ouverture des négociations de paix qui aboutissent à la normalisation des relations entre Israël et l’Égypte. Cette normalisation est formalisée par les accords de Camp David en 1978. Contre un accord de paix, l’Égypte récupère la péninsule du Sinaï, occupée après la guerre des Six Jours de 1967. La frontière entre l’Égypte et Israël est rouverte et les populations des deux pays peuvent alors voyager chez leur ancien ennemi. Dans le monde, la principale conséquence de cette guerre est le choc pétrolier de 1973, quand l’Opaep décide de l’augmentation de 70 % du prix du baril de pétrole ainsi que de la réduction de sa production……. Contexte…
Lie l’article complet sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_Kippour
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– 07/09/2026
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