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"Quelques aspects de la vie religieuse et des engagements spirituels au cours des siècles chez des sœurs ou moniales dans le christianisme et dans certaines cultures asiatiques (Bouddhistes, Sadhvis et Swamiinis hindoues)" par Jacques Hallard
vendredi 11 septembre 2026, par
Quelques aspects de la vie religieuse et des engagements spirituels au cours des siècles chez des sœurs ou moniales dans le christianisme et dans certaines cultures asiatiques (Bouddhistes, Sadhvis et Swamiinis hindoues)
Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 06/09/2026
Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur
Préambule
Des informations préliminaires pour débuter ce dossier réalisé à des fins didactiques
Religieuses - Les femmes consacrées (Sens spirituel) – (Selon IA)
Une religieuse (ou « bonne sœur », « nonne ») est une femme qui consacre sa vie à Dieu au sein d’une communauté chrétienne en prononçant des vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. On distingue généralement deux grands styles de vie :
- Les contemplatives (ou moniales) - Elles vivent retirées du monde dans un monastère ou un couvent (souvent cloîtrées). Leur quotidien est rythmé par la prière, le silence et le travail manuel. [1, 2, 3]
- Les apostoliques - Elles vivent au cœur de la société et s’engagent activement dans des missions concrètes comme l’enseignement, les soins hospitaliers, l’aide sociale ou l’artisanat. [1, 2]
Autre sens : la religieuse des pâtissiers :
En gastronomie, la religieuse est un grand classique de la pâtisserie française créé au XIXe siècle. Elle se compose de deux choux superposés (un petit posé sur un grand) remplis de crème pâtissière, traditionnellement aromatisée au chocolat ou au café. Un glaçage brillant (fondant) de la même saveur sur le dessus de chaque chou. Une collerette de crème au beurre ou de chantilly pour lier les deux choux. Son nom vient du fait que sa forme et sa couleur rappelaient la silhouette et la coiffe des religieuses de l’époque.
Littérature : ‘La Religieuse’ : c’est un roman-mémoires de Denis Diderot, achevé vers 1780 et publié à titre posthume en 1796. Selon un aperçu IA – L’intrigue et les thèmes :
- L’histoire - Suzanne Simonin, une jeune fille forcée par sa famille à entrer au couvent contre son gré, raconte son calvaire et sa lutte pour recouvrer sa liberté.
- Le parcours - Elle séjourne successivement dans trois couvents aux côtés de supérieures aux visages très différents (cupide, ascétique ou excessivement sensuelle).
- La liberté - Plus qu’un simple pamphlet anticlérical, le livre est une vibrante apologie de la liberté individuelle et du droit de disposer de soi-même.
Origine de l’œuvre littéraire - La mystification - À l’origine, le texte naît d’une plaisanterie organisée pour faire revenir un ami de Diderot, le marquis de Croismare, en lui envoyant de fausses lettres d’une vraie religieuse suppliant qu’on la secoure. Pris au piège, Diderot développe peu à peu cette supercherie pour en faire un grand roman philosophique et psychologique.
Quelques femmes religieuses célèbres - Plusieurs femmes ont marqué l’histoire religieuse par leur foi, leur sagesse et leurs actions au service des autres.
Figures majeures du christianisme :
- Mère Teresa (1910-1997) - Connue comme sainte Teresa de Calcutta, elle a consacré sa vie aux plus pauvres et aux malades à Calcutta en Inde, fondant les Missionnaires de la Charité.
- Sainte Catherine de Sienne (1347-1380) - Une mystique et écrivaine italienne qui a joué un rôle politique et spirituel majeur en conseillant les papes du XIVe siècle.
- Sainte Jeanne d’Arc (1412-1431) - Une paysanne française devenue chef de guerre inspirée par des voix divines pendant la guerre de Cent Ans.
- Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897) - Également appelée sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus
- Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179) - Une religieuse bénédictine allemande, abbesse, mystique, compositrice et passionnée de sciences naturelles et de médecine.
- Herrade de Landsberg (née entre 1125 et 1130, morte le 25 juillet 1195)
Sœur Anne, diaconesse de la communauté de Reuilly
In Qui sont les Diaconesses, ces sœurs protestantes au service des plus fragiles ? – Voir par-là > https://www.protestants.org/qui-sont-les-diaconesses-ces-soeurs-protestantes-au-service-des-plus-fragiles/
Khandro Rinpoché
Khandro Rinpoché ou Khandroma Tsering Paldron Rinpoché, (née le 19 août 1967 à Kalimpong) directrice du monastère Samten Tse (Inde), est la fille de Mindroling Trichen, chef de l’école Nyingma du bouddhisme tibétain, un des lamas tibétains les plus renommés. Née dans la lignée de Mindroling, qui dans toute son histoire a eu beaucoup de maîtres femmes accomplies, Khandro Tsering Paldrön a été identifiée à l’âge de deux ans par le 16e Karmapa comme réincarnation de la Grande Dakini de Tsourphou, Khandro Urgyen Tsomo, une des maîtres femmes les plus renommées de son temps. La présente Khandro Rinpoché détient les lignées des traditions Nyingma et Kagyu… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Khandro_Rinpoch%C3%A9
Sun Bu’er (Sun Pu-erh, en chinois : 孫不二), l’une des sept maîtres taoïstes de Quanzhen, (Taoist Seven Masters of Quanzhen) a vécu de 1119 à 1182 de notre ère environ dans la province chinoise du Shandong. C’était une femme fortunée, mariée et mère de trois enfants. Son nom de famille était Sun et son prénom Fuchun (富春) ; Bu’er était son nom religieux. Son mari, Ma Yu, était un disciple proche de Wang Chongyang. À l’âge de 51 ans, elle se mit à l’étude du Tao et devint elle-même disciple de Wang Chongyang, exerçant la fonction de prêtresse taoïste [Taoist priestess] … - Source .
Dans l’hindouisme, il n’existe pas d’équivalent institutionnel strict aux « sœurs » ou religieuses chrétiennes (des ordres monastiques féminins voués à l’enseignement ou aux soins), mais la spiritualité accorde une place importante aux femmes saintes, ascètes et maîtresses spirituelles.
Sadhvis et Swamiinis : ce sont des femmes qui ont choisi de renoncer à la vie de famille pour mener une vie d’ascèse, de quête spirituelle et de dévotion. Guru : certaines femmes reconnues pour leur sagesse et leur réalisation spirituelle deviennent des guides respectées et enseignent à des communautés de disciples (comme ce fut le cas pour la célèbre figure moderne Mata Amritanandamayi, dite Amma). Bhakti : historiquement, des poétesses mystiques comme Mirabai ont incarné une dévotion totale aux divinités, s’affranchissant des carcans sociaux de leur époque. Le lien fraternel : la fête de Raksha Bandhan - Si le terme « sœurs » évoque le lien familial, l’hindouisme célèbre la relation entre frères et sœurs à travers la fête traditionnelle du Raksha Bandhan (ou Rakhi). Durant ce festival, les sœurs attachent un fil sacré au poignet de leur frère pour symboliser leur affection et demander sa protection, tandis que le frère offre en retour un cadeau et s’engage à veiller sur elle.
Akka Mahadevi (XIIe siècle) : poétesse et mystique du Karnataka. Elle a abandonné ses vêtements royaux et sa vie matérielle pour errer nue, couverte uniquement de ses longs cheveux, en chantant sa dévotion absolue au dieu Shiva. Mirabai (XVIe siècle) : princesse du Rajasthan qui a renoncé à ses privilèges de caste pour vivre comme une sainte errante, composant des chants d’amour mystique indémodables dédiés à Krishna…
Ce dossier est spécialement consacré à des religieuses, moniales, sœurs, en littérature française et dans différentes cultures du monde en Asie…
Les documents sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après
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- Les religieuses ont la parole : sur France Culture, des sœurs se racontent loin des clichés - Par Elise Racque - Publié le 01 septembre 2026 à 14h30 – Document ‘telerama.fr
- Littérature - La Religieuse un roman-mémoires de Denis Diderot achevé vers 1780 – D’après Wikipédia
- La Religieuse : ’La question des vocations forcées a été longuement débattue par les historiens’ - Entretien par Vital Philippot – Document ‘zerodeconduite.net’
- Articles (2) sur La Religieuse de Denis Diderot à la Bibliothèque nationale de France
- Article Wikipédia pour Religieuse - Pour les articles homonymes, voir Religieuse (homonymie).
- Épisode 1/4 · Le pouvoir des abbesses - Série : Religieuses, des histoires de sœurs - Lundi 31 août 2026 - France Culture - 59 min - Provenant du podcast LSD, la série documentaire - Par Maïwenn Guiziou
- Épisode 2/4 · Les gardiennes du soin - Série : Religieuses, des histoires de sœurs - Mardi 1er septembre 2026 - France Culture 58 min - Provenant du podcast LSD, la série documentaire - Par Maïwenn Guiziou – ‘radiofrance.fr/franceculture’
- Épisode 3/4 · “Cloîtrées, libérées, révoltées” - Série : Religieuses, des histoires de sœurs - Mercredi 02 septembre 2026 - France Culture 59 min - Provenant du podcast LSD, la série documentaire - Par Maïwenn Guiziou ‘radiofrance.fr/franceculture’
- Épisode 4/4 · Les religieuses à l’heure du féminisme - Série : Religieuses, des histoires de sœurs - Jeudi 3 septembre 2026 - France Culture - Provenant du podcast LSD, la série documentaire - Par Maïwenn Guiziou – Document ‘radiofrance.fr/franceculture’
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Les religieuses ont la parole : sur France Culture, des sœurs se racontent loin des clichés - Par Elise Racque- Publié le 01 septembre 2026 à 14h30 – Document ‘telerama.fr
Derrière l’image austère des couvents, les religieuses ont toujours réussi à s’émanciper. Elles se confient en quatre épisodes dans “La série documentaire”.
Confidences de sœurs et informations historiques s’entremêlent. Photo Sabrina Dolidze
Idéalisées, moquées, ignorées ou fantasmées, les religieuses catholiques ont rarement l’occasion de parler elles-mêmes de leur vocation et de leur vie quotidienne.
Il faut donc écouter avec attention Sœur Geneviève et Sœur Aubierge, bénédictines à l’abbaye Notre-Dame de Jouarre, en Seine-et-Marne. Elles se livrent généreusement dans le troisième épisode de La série documentaire intitulé Les religieuses, une histoire de sœurs, de Maïwenn Guiziou et Yaël Mandelbaum.
À travers leurs confidences sincères, complétées d’un contrepoint historique apporté par des chercheuses, se dessine une réalité ambivalente, de contraintes et de liberté, mêlées. On le sait peu, mais dans le cadre d’apparence stricte des couvents, régis par des règles exigeantes, les religieuses se sont toujours ménagé des chemins d’émancipation et de désobéissance. Pour certaines, jusqu’au féminisme — thème développé dans le quatrième et dernier épisode de ce documentaire de bonne facture.
Religieuses, des histoires de sœurs dans La série documentaire, sur France Culture. 4 × 58 mn. [Voir à la suite dans ce dossier]
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Littérature - La Religieuse un roman-mémoires de Denis Diderot achevé vers 1780 – D’après Wikipédia
| La Religieuse | |
|---|---|
| |
| Auteur | Denis Diderot |
| Pays | |
| Genre | Roman |
| Éditeur | Buisson |
| Lieu de parution | Paris |
| Date de parution | 1796 |
| Chronologie | |
| {{}} | Les Bijoux indiscrets | {{}} | Jacques le Fataliste et son maître | {{}} | ||
La Religieuse est un roman-mémoires de Denis Diderot achevé vers 1780 et publié à titre posthume en 1796. Inspiré d’une histoire réelle, celle de Marguerite Delamarre, ce roman raconte comment une jeune fille est devenue religieuse contre son gré et a dû se battre pour échapper à la clôture et recouvrer la liberté.
Contexte{{}}
En 1760, Diderot commence à composer ce roman à partir d’une mystification. Pour faire revenir à Paris leur ami le marquis de Croismare, Diderot et quelques amis s’inspirent de faits réels et imaginent les lettres d’une religieuse sollicitant l’aide du marquis pour s’extraire du cloître où elle est retenue malgré elle. C’est en développant ces lettres que Diderot commence à composer le roman qui deviendra La Religieuse, sans toutefois achever le texte [1].
Grimm rappelle ce complot dans la Correspondance littéraire en 1770 ; son témoignage est désormais connu sous le nom de « préface-annexe » et intégré aux publications du roman depuis la fin du XVIIIe siècle. Son statut hybride entre réalité et prolongement de la mystification a été largement commenté par les historiens de la littérature. Jean Cartrysse par exemple considère que
« La Religieuse est l’aboutissement romanesque d’une mystification dont l’intrigue a été postérieurement incorporée au récit sous forme de préface-annexe [2]. »
Diderot reprend l’écriture de son roman en 1780, achève un état du texte et le laissera immédiatement diffuser en feuilleton dans la Correspondance littéraire, philosophique et critique entre 1780 et 1782. Le roman paraît sous forme imprimée en 1796, à titre posthume.
Sources{{}}
La base du roman est donc le corpus de lettres échangées par le groupe d’amis et Croismare. Cette mystification est elle-même inspirée de l’histoire bien réelle d’une religieuse de l’abbaye royale de Longchamp nommée Marguerite Delamarre, qui avait fait parler d’elle dans les salons en 1758 pour avoir écrit à la justice, demandant d’être libérée du cloître où ses parents l’avaient enfermée. Elle affirmait être une enfant illégitime et que, de peur d’aller en enfer, sa mère, par un chantage affectif, l’aurait persuadée d’aller dans ce couvent. Mais sa mère s’y oppose afin de ne pas avoir à lui restituer une part de son héritage [3].
Diderot a également pu intégrer à son roman des éléments de la vie de sa propre sœur Angélique. Née en 1720, elle est entrée chez les Ursulines de Langres et y est morte folle en 1748. Pour Marie-Angélique de Vandeul, fille de Denis Diderot, sa tante était morte d’épuisement [4].
René Godenne a signalé diverses sources littéraires antérieures, telle La Religieuse malgré elle de Brunet de Brou [5].
Résumé : {{}}
Au XVIIIe siècle, Suzanne Simonin est contrainte par ses parents de prononcer ses vœux au terme de son noviciat. En effet, pour des raisons de dots qui pénaliseraient ses deux sœurs, ceux-ci ont préféré enfermer leur fille au couvent. En réalité, Suzanne est une enfant illégitime et sa mère espère, en l’écartant, expier sa faute de jeunesse.
C’est dans la communauté des Clarisses de Longchamp qu’elle rencontre la sœur supérieure Mme de Moni. Celle-ci, une mystique, se lie d’amitié avec la jeune fille avant de mourir. La période de bonheur et de plénitude s’achève pour l’héroïne avec l’arrivée d’une nouvelle supérieure : Sainte-Christine. Sachant que Suzanne désire rompre ses vœux et que, pour ce faire, elle a intenté un procès à la communauté, la supérieure met en œuvre un harcèlement moral et physique sur Suzanne. L’infortunée subit de l’ensemble de la communauté, à l’instigation de la supérieure, une multitude d’humiliations physiques et morales. En perdant son procès, Suzanne est condamnée à rester au couvent. Cependant son avocat, Maître Manouri, touché par sa détresse, obtient son transfert au couvent Saint-Eutrope.
Au terme de son calvaire, Suzanne pardonne à ses bourreaux tout en continuant à poursuivre ses réflexions éminemment subversives sur le bien-fondé des cloîtres et de l’univers conventuel. Son arrivée dans la communauté de Saint-Eutrope marque le début de l’épisode le plus fameux de La Religieuse. En effet, cette période est caractérisée par l’entreprise de séduction de la supérieure à son égard. Celle-ci sombre dans la folie devant l’indifférence et l’innocence de la chaste Suzanne. Consciente de la dangerosité de désirs pervers qu’elle ne peut refouler, la supérieure se livre aux lacérations et au jeûne avant de mourir démente.
Incapable de rester plus longtemps cloîtrée, Suzanne réussit à s’enfuir du couvent. Dans une conclusion à peine esquissée, l’auteur nous fait comprendre que Suzanne, dans la clandestinité, attend l’aide du marquis de Croismare et vit dans la peur d’être reprise.
Évaluation{{}}
Selon Raymond Trousson, « Diderot a su faire de son héroïne, non la représentation d’une idée, mais un personnage attachant et pathétique, même si son innocence et son ignorance, nécessaires au récit, n’emportent pas toujours la conviction [6]. » La Religieuse est une ode à la liberté de choisir son destin. L’aliénation religieuse créée par l’univers conventuel y est dénoncée de manière polémique. Diderot prête sa voix et ses idées sur le couvent à Suzanne, qui, contrairement à l’auteur, est une croyante convaincue.
Diderot fait le procès des institutions religieuses coercitives, contraires à la véritable religion dans la mesure où elles mènent les individus aux souffrances terrestres et à la damnation éternelle. Le monde clos entraîne la dégradation de la nature humaine. Oisiveté, inutilité sociale, promiscuité plongent peu à peu les reclus dans des rêveries morbides ou mystiques, puis dans la folie et les mènent parfois au suicide.
Éditions lire la suite sur > https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Religieuse
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La Religieuse : ’La question des vocations forcées a été longuement débattue par les historiens’ - Entretien par Vital Philippot – Document ‘zerodeconduite.net’
Pour offrir un contrepoint historique à l’étude du roman de Diderot et du film de Guillaume Nicloux, nous avons interrogé l’historienne Elisabeth Lusset (Paris X Nanterre). Celle-ci co-dirige notamment le programme de recherche ’Enfermements’, qui propose une histoire comparée des enfermements monastiques et carcéraux.
Zérodeconduite : Pouvez-vous brosser à grands traits l’histoire du monachisme féminin en France jusqu’à la Révolution Française ? Quand voit-on apparaître les premiers couvents ?
Elisabeth Lusset : Les premiers couvents apparaissent au Haut Moyen-Âge. A partir du IVème siècle, des femmes s’enferment chez elles pour vivre une vie de chasteté, vouée à Dieu. L’enfermement monastique devient la règle à partir VIème siècle : les religieuses se regroupent dans des monastères afin de se soustraire au monde, conçu comme un lieu de péché. Ces communautés sont placées sous l’autorité de l’évêque du diocèse. Les ordres proprement dits, c’est-à-dire les regroupements de monastères, n’apparaissent en tant que tels qu’au XIIème siècle. Au XVIIIe siècle, il existe trois grandes familles d’ordres religieux : ceux qui vivent sous la règle de saint Benoît, ceux qui vivent sous la règle de saint Augustin et, enfin, les communautés mendiantes comme par exemple les Carmélites. La plupart des ordres féminins associent vie contemplative et activités pastorales, éducatives et caritatives.
A la fin de l’Ancien Régime, au moment où paraît La Religieuse, combien y a-t-il de religieuses en France ?
E. L. : En 1790, on recense 55 000 religieuses en France, réparties dans environ 600 monastères, sur une population globale de 29 millions d’habitants.
Le film de Guillaume Nicloux met en scène un contraste frappant entre les différents couvents, aussi bien en termes de règles de vie que des conditions matérielles.{{}}
E.L : Les communautés sont régies par différentes règles et des coutumes qui viennent compléter ces règles. Selon les ordres religieux, la vie régulière peut être plus ou moins sévère : le vœu de pauvreté et le rapport aux biens matériels, par exemple, est interprété différemment. Certains contrats établis à l’entrée des religieuses dans le monastère prévoient même des « rentes de douceur » pour leur permettre de supporter les austérités d’une vie en rupture avec leur milieu social d’origine.
Au sein de quelles couches sociales recrutaient prioritairement les couvents, et pour quelles raisons ces femmes prenaient-elles l’habit ?{{}}
E.L. : La majorité des religieuses provient de la noblesse, mais à l’époque moderne, on constate une présence toujours plus grande des filles de bourgeois et de marchands. Concernant leurs motivations, il est toujours difficile de faire la part entre décision personnelle et déterminations sociales, souvent intimement mêlées. Certaines religieuses expliquent qu’elles se sont senties appelées à Dieu. Il arrive que leurs familles s’opposent à cette vocation religieuse, au XVIIIème siècle notamment, car à cette époque l’enfermement volontaire est de plus en plus débattu. On trouve également le cas de figure inverse, celui de religieuses incitées plus ou moins fortement par leur famille à entrer au monastère, comme dans le roman de Diderot. Il existe quelques cas de violences attestées, de parents qui forcent physiquement leurs filles à entrer en religion, mais les incitations sont plus souvent d’ordre psychologique.
Pourquoi ces jeunes femmes étaient-elles incitées à entrer au couvent ?{{}}
E.L : On trouve souvent, comme dans La Religieuse, le désir des familles d’avantager un des enfants, qui hérite de manière privilégiée du patrimoine, au détriment du cadet placé au monastère. L’entrée au monastère signifie en effet la mort civile et donc le renoncement aux droits sur l’héritage. Pour les parents, l’entrée au monastère permet d’éloigner l’enfant des affaires de la maison tout en lui assurant une subsistance quotidienne. On peut aussi trouver des familles plus modestes dont les filles entrent au monastère pour y bénéficier d’une éducation et d’un mode de vie plus favorable que ce qu’elles auraient pu attendre de la vie séculière.
La cérémonie de prise de voeux est particulièrement spectaculaire dans le film… {{}}
E. L. : La vision que donne le film est assez juste. La position des religieuses (face contre terre avec les bras en croix) et le linceul qui les recouvre signifient leur mort au monde. La profession est assimilée à un nouveau baptême, au cours duquel la jeune fille renaît au monde en tant que religieuse, c’est à dire en tant qu’épouse du Christ. Mais le film montre très bien qu’au-delà du caractère spectaculaire de la cérémonie, auquel assistent les parents, l’accent est placé sur le consentement des religieuses. Dans le droit canonique, si la novice exprime clairement le fait qu’elle ne consent pas aux voeux, elle n’a pas à entrer au monastère : d’où les questions posées à plusieurs reprises aux novices pendant la cérémonie. C’est d’ailleurs pour cela que le noviciat existe : il est destiné à permettre aux jeunes filles de tester leur foi pendant une année, avant de faire profession. Le concile de Trente au XVIe siècle a pris des mesures pour garantir la liberté d’engagement dans la vie religieuse et surveiller les recrutements des ordres monastiques.
Pour en revenir à la Suzanne de Diderot, est-ce que l’on connait beaucoup de cas attestés de vocations forcées ?{{}}
E. L. : La question des vocations forcées a été longuement débattue par les historiens. Il faut faire la part entre la profusion d’écrits sur le sujet et la réalité des requêtes d’annulation de vœux. Pour le XVIIIème siècle, on recense pas moins d’une centaine de romans et essais relatant les malheurs de jeunes filles forcées à entrer au monastère. La vocation forcée devient un véritable lieu commun de la littérature du XVIIIème siècle. Mais il y a un hiatus entre cette littérature et la rareté des demandes en réclamations de voeux dans les sources dont on dispose. Selon un ouvrage récent portant sur les demandes d’annulation de voeux faites au pape, on recense pour tout le XVIIIème siècle environ un millier de dossiers d’annulation de vœux, qui pour les trois quarts concernent des hommes. Dans la moitié des cas, on ne connaît pas la décision finale de la papauté, mais pour l’autre moitié, il y environ 25 % d’annulations accordées. Il y a beaucoup moins de requêtes présentées par des femmes, mais celles-ci ont proportionnellement plus de chances d’aboutir. Les difficultés sont nombreuses pour les religieuses qui souhaitent annuler leurs voeux : elles s’engagent dans un procès souvent contre l’avis de leur famille ; elles s’exposent aux représailles de leur communauté ; enfin, ces procédures ont un coût (il faut par exemple payer des taxes sur les lettres et les actes judiciaires), ce qui suppose de pouvoir les financer : elles sont donc plutôt réservées aux classes aisées.
La Religieuse de Diderot s’inscrit donc dans un mouvement intellectuel de remise en cause de l’enfermement volontaire ?
E. L. : L’enfermement est conçu comme une façon de préserver les femmes, filles d’Eve et promptes à céder au péché, d’un monde tentateur. Dès le XIIIème siècle cependant, on voit apparaître des interrogations sur la pertinence de l’enfermement comme voie de salut. D’autres formes de vie religieuses se développent, des femmes souhaitent mener une vie religieuse tout en restant au contact du monde extérieur. La Réforme tridentine au XVIe siècle réaffirme cependant l’obligation de la vie cloîtrée pour les religieuses. Au XVIIIème siècle, la vie monastique en elle-même (qu’elle concerne les femmes ou les hommes) apparaît de plus en plus inadaptée à l’esprit des Lumières et est dénoncée comme une atteinte à la liberté individuelle par les hommes de lettres. Ceci étant dit, même au XVIIIème siècle, entrer au monastère peut constituer une forme de liberté pour certaines femmes : elles y échappent au pouvoir masculin, celui des pères et des maris. La vie religieuse représente dans ce cas une alternative au mariage, une forme d’émancipation par rapport à la famille.
Le cas de Suzanne est plaidé par l’avocat auprès de la justice ecclésiastique. La justice séculière pouvait-elle s’immiscer dans les monastères ?{{}}
E. L. : C’est une question intéressante. Sous l’Ancien Régime, il existe une pluralité de justices : la justice monastique fonctionne de façon indépendante des justices séculières. Au XVIIIème siècle, les princes et les rois affirment leur pouvoir souverain et cherchent à s’immiscer dans les affaires internes des monastères. Par exemple, dans les Etats des Habsbourg, Marie Thérèse d‘Autriche abolit les prisons en 1771, ce qui provoque une forte résistance de la part des ordres religieux et des évêques qui estiment que leurs prérogatives judiciaires sont mises à mal.
Que risque Suzanne lorsqu’elle s’enfuie ?{{}}
E. L. : Comme sa procédure d’annulation a été rejetée et qu’elle ne peut pas rompre des voeux faits à Dieu, elle peut, si elle est retrouvée, être excommuniée et enfermée à nouveau.
Les punitions infligées à Suzanne nous paraissent particulièrement barbares…{{}}
E. L. : La vision donnée par le film est là encore assez juste. Les pénitences ordonnées par Soeur Christine sont autorisées par le droit canonique. Les supérieures ont un pouvoir assez étendu sur les religieuses. Les actes de Suzanne constituant des formes de rupture de son voeu d’obéissance, ces peines ne sont pas la manifestation d’un sadisme particulier, mis à part peut-être les morceaux de verre sur lesquels elle est contrainte de marcher dans les escaliers. Les formes de séparation de la communauté (lorsque Suzanne est exclue du réfectoire, de l’église, lorsqu’elle est envoyée au cachot) sont parfaitement licites. En revanche l’enfermement ne doit pas être trop rigoureux, et il est du devoir des sœurs d‘assister spirituellement celle qui est isolée. C’est d’ailleurs le principal reproche que fait l’évêque à Soeur Christine : il l’accuse d’être cruelle car elle a privé la jeune fille de la communion et de tout soutien spirituel. Il faut aussi savoir que l’usage de la prison au sein des monastères fait débat, même au sein de l’Eglise. Certains canonistes estiment qu‘il peut être licite pour un religieux emprisonné de s’échapper (comme le fait Suzanne) si la prison représente un danger vital. Dans le cas des femmes en revanche, les canonistes continuent de dire qu’une religieuse doit rester dans son monastère.
Docteur en histoire médiévale (Université de Paris Ouest Nanterre) et Pensionnaire de la Fondation Thiers (Institut de France/CNRS), Elisabeth Lusset travaille sur la criminalité et la justice au sein des monastères au Moyen Âge. Elle co-dirige le programme de recherche ’Enfermements’ qui propose une histoire comparée des enfermements monastiques et carcéraux. Le programme a donné lieu à une série de rencontres scientifiques et à un ouvrage collectif, intitulé Enfermements. Le cloître et la prison (VIe-XVIIIe siècle) (Publications de la Sorbonne, 2011).
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La Religieuse Denis Diderot - Par Michel Delon, professeur de littérature française et spécialiste du siècle des Lumières - 3 min de lecture
La Religieuse Bibliothèque nationale de France
Écrit à l’origine comme une farce à un ami, La Religieuse se transforme progressivement sous la plume de Diderot en un roman libertin et philosophique. Écrit à la première personne, et inspiré de faits réels, il défend le droit de chacun à disposer de lui-même et condamne l’aliénation religieuse. D’abord diffusé en feuilleton dans la Correspondance littéraire, il n’est publié pour la première fois qu’en 1796, après la mort de Diderot.
Le premier roman de Diderot est né d’une mystification : faire revenir de sa province un homme des Lumières, le marquis de Croismare, pour voler au secours d’une jeune religieuse enfermée au couvent sans vocation. Diderot prend la plume et ne la quitte pas lorsque la plaisanterie tourne court en 1760.
Je vais à tire-d’aile, ce n’est plus une lettre, c’est un livre. Il y aura là-dedans des choses vraies, de pathétiques, et il ne tiendrait qu’à moi qu’il y en eût de fortes, mais je ne m’en donne pas le temps. Je laisse aller ma tête.
Diderot, La Religieuse, publié posthume en 1796
Écrire tout de go les mémoires de sœur Suzanne Simonin, et en faire un des romans les plus marquants du 18e siècle, seul le philosophe au cœur tendre, tout vibrant encore de la lecture de Richardson, le pouvait.
Focus L’effrayante satire des couvents Découvrir
« Je ne crois pas qu’on ait jamais écrit une satire plus effrayante des couvents », confiait-il vingt ans plus tard à Meister en proposant le roman qu’il venait de reprendre à l’intention des abonnés de la Correspondance littéraire. Mais sœur Suzanne a la foi, elle trouve là réconfort aux embûches de la vie recluse entre femmes, décrite sobrement, en des tableaux puissants, clair-obscur admirablement rendu par l’auteur des Salons, qui aurait souhaité pour épigraphe « Son pittor anch’io ».
Prospectus pour la parution de Jacques le Fataliste et de La Religieuse | © Bibliothèque nationale de France
Publié en 1796, chez Buisson, comme Jacques le Fataliste, La Religieuse a été connue longtemps par les sept copies de la Correspondance littéraire et celle du copiste Girbal de la collection de Catherine II. L’entrée du fonds Vandeul à la Bibliothèque nationale en 1951 a révélé l’existence du seul manuscrit autographe corrigé de Diderot, témoin du travail en deux périodes, sur lequel Meister a porté ses propres corrections d’éditeur et celles que Diderot avait rajoutées sur une autre copie de Girbal, état intermédiaire entre l’état original et la révision du manuscrit autographe.
Anthologie La Religieuse dans le texte Découvrir
La Religieuse est un texte dans l’esprit des romans libertins, de la « littérature de couvent », même si Diderot y décrit sur un mode grave les mœurs de ces sociétés enfermées ; il n’est pas jusqu’à la mystification échafaudée en 1760 par Diderot et ses amis pour tenter de faire revenir à Paris un de leurs compagnons, le marquis de Croismare, mystification à l’origine de la rédaction du roman, qui n’évoque les quiproquos chers au roman libertin.
Finalement, c’est la sortie d’un film, au milieu du 20e siècle, qui a suscité un débat d’une grande vivacité sur le jugement porté par une société sur le caractère scandaleux des œuvres de l’esprit.
Provenance : Cet article provient du site Les Essentiels de la littérature (2015).
Mots-clés : 18e siècle France Littérature Lumières Littérature libertine Denis Diderot La Religieuse
Source : https://essentiels.bnf.fr/fr/article/49268988-2739-4680-bf68-500dd4c3c657-religieuse
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Image La Religieuse - Frontispice du deuxième tome
Le premier roman de Diderot est né d’une mystification : faire revenir de sa province un homme des Lumières, le marquis de Croismare, pour voler au secours d’une jeune religieuse enfermée au couvent sans vocation. Diderot prend la plume et ne la quitte pas lorsque la plaisanterie tourne court en 1760.
« Je vais à tire-d’aile, ce n’est plus une lettre, c’est un livre. Il y aura là-dedans des choses vraies, de pathétiques, et il ne tiendrait qu’à moi qu’il y en eût de fortes, mais je ne m’en donne pas le temps. Je laisse aller ma tête. »
Écrire tout de go les mémoires de sœur Suzanne Simonin, et en faire un des romans les plus marquants du 18e siècle, seul le philosophe au cœur tendre, tout vibrant encore de la lecture de Richardson, le pouvait.
« Je ne crois pas qu’on ait jamais écrit une satire plus effrayante des couvents », confiait-il vingt ans plus tard à Meister en proposant le roman qu’il venait de reprendre à l’intention des abonnés de la Correspondance littéraire. Mais sœur Suzanne a la foi, elle trouve là réconfort aux embûches de la vie recluse entre femmes, décrite sobrement, en des tableaux puissants, clair-obscur admirablement rendu par l’auteur des Salons, qui aurait souhaité pour épigraphe « Son pittor anch’io ».
Publié en 1796, chez Buisson, comme Jacques le Fataliste, La Religieuse a été connue longtemps par les sept copies de la Correspondance littéraire et celle du copiste Girbal de la collection de Catherine II. L’entrée du fonds Vandeul à la Bibliothèque nationale en 1951 a révélé l’existence du seul manuscrit autographe corrigé de Diderot, témoin du travail en deux périodes, sur lequel Meister a porté ses propres corrections d’éditeur et celles que Diderot avait rajoutées sur une autre copie de Girbal, état intermédiaire entre l’état original et la révision du manuscrit autographe.
© Bibliothèque nationale de France
Source : https://essentiels.bnf.fr/fr/image/0764bc91-9f66-4346-8a7e-93887fb8a170-religieuse-3
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Article Wikipédia pour Religieuse - Pour les articles homonymes, voir Religieuse (homonymie).
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Sainte Scholastique avec les religieuses de l’Ordre bénédictin et ses affiliations, Johann Jakob Zeiller, 1748, Germanisches Nationalmuseum.
Une religieuse, moniale ou sœur, est une personne membre d’une communauté religieuse féminine, qui s’engage dans des vœux de pauvreté, chasteté et obéissance. Dans le langage courant, elle est qualifiée de « nonne », ou familièrement « bonne sœur », notamment lorsqu’elle travaille dans la santé ou l’assistance à autrui.
Lorsqu’elle choisit de consacrer sa vie au service des autres, on parle de sœur apostolique. Dans le cas où elle quitte la société afin de vivre une vie de prière et de contemplation, on parle alors de moniale ou sœur contemplative, tournée vers Dieu dans un monastère ou un couvent.
Les religieuses sont présentes dans la religion chrétienne (catholique, orthodoxe, anglicane, luthérienne), ainsi que dans les religions jaïne, bouddhiste, taoïste et hindoue.
Bouddhisme Article détaillé : Bhikkhuni.
Toutes les traditions bouddhistes présentent des religieuses, mais leur statut est différent selon les pays. Le Bouddha Gautama permet aux femmes d’entrer dans le sangha, cinq ans après avoir fondé l’ordre masculin des bhikkhus, mais avec beaucoup de réticence, prédisant que le mouvement conduirait à l’effondrement du bouddhisme après 500 ans. Il leur imposa huit règles spécifiques les assujettissant aux moines. Comme pour les moines, dans les différentes cultures bouddhistes d’Asie, il y a de nombreuses variations dans l’habit des religieuses ainsi que dans les conventions sociales.
Tibet{{}}
Dans le bouddhisme tibétain, il existe depuis des siècles des religieuses qui ne reçoivent cependant pas l’ordination complète, les bhikkhunis ayant déjà disparu d’Inde et du Népal lorsque le bouddhisme pénétra au Tibet. La réintroduction de la pleine ordination pour les religieuses dans les écoles du bouddhisme tibétain a été à l’ordre du jour d’un congrès international qui s’est tenu à Hambourg en juillet 2007[1]. Il existe une gamme de statuts entre les purs laïcs et les religieuses. On trouve ainsi des yoginis et des ngakmas (courants nyingmapa et bön) mariées, mais aussi les kandromas (dakinis). Récemment [[C’est-à-dire ?]->https://fr.wikipedia.org/wiki/Aide:Préciser_un_fait], quelques gelongmas (bhikkhunis) occidentales ordonnées par des moniales du courant mahayana ont été acceptées dans des lignées tibétaines.
Parmi les religieuses tibétaines prééminentes ou célèbres, on peut citer Ngawang Sangdrol fortement engagée pour la liberté du Tibet, Khandro Rinpoché, fille de Mindroling Trichen, chef de l’école nyingmapa et directrice du monastère Samten Tse (Inde), Khandroma Palden Chotso, directrice de l’Ermitage des dakinis (Tibet), Khandro Tinley Chodon, petite-fille du maître Kagyu Shakyasri et Jetsun Kushok Chimey Luding Rinpoché, sœur de Sakya Trizin, l’actuel chef de l’école sakyapa, ou encore Shugsep Longchen Rinpoché[2].
Ainsi, au Tibet, avant l’invasion chinoise de 1959, il y avait 27 000 religieuses [3] pour environ 592 000 moines[4].
La religieuse bouddhiste vietnamienne Chân Không.
Religieuse bouddhiste chinoise sur l’île du mont Putuo Shan.
Japon{{}}
Au Japon, les religieuses sont dans leur grande majorité des femmes non ordonnées qui ont fait vœu de suivre les dix préceptes et les préceptes de bodhisattva. Malgré des débuts difficiles, dès 747, elles peuvent s’installer dans des monastères et acquérir une formation, notamment au temple Hokke-ji, fondée par l’impératrice Kōmyō. Durant l’époque pré-moderne, les femmes aristocratiques japonaises deviennent souvent religieuses bouddhistes. Aujourd’hui, certaines sont même devenues maîtres zen [5].
Chine{{}}
Le Bouddhisme chinois possède une réelle tradition bhikkuni. Le rôle relativement actif des religieuses chinoises leur apporte une grande popularité auprès des Chinois. De 1952 à 1999, lorsque l’Association bouddhiste de la République de Chine organise une coordination publique, les candidatures féminines sont environ trois fois plus nombreuses que celles des hommes. En revanche, Shiu-Kuen Tsung observe que, dans le comté de Taipei, le clergé féminin est considéré avec une certaine suspicion par la société.
Aujourd’hui, la croissance économique et l’assouplissement des restrictions familiales permettent à plus de femmes de devenir religieuses.
Christianisme : {{}}
Église catholique{{}}
Dans l’Église catholique, une sœur, une religieuse ou une moniale [note 1] est une femme qui, pour suivre « de plus près le Christ sous l’action de l’Esprit Saint, se donne totalement à Dieu aimé par-dessus tout »[8]. Lors de son engagement, ou profession, elle prononce les vœux qui la lient jusqu’à la mort dans un ordre religieux ou une congrégation dont elle suit la règle et les constitutions.
Vœux religieux ou conseils évangéliques{{}}
Au fondement de la vie monastique, il y a l’objectif de rechercher Dieu dans le cadre d’une institution religieuse qui permet un mode de vie propice à vivre une vocation profonde. Les trois vœux[9] ou conseils évangéliques, de pauvreté, chasteté et obéissance[10].
Apostoliques ou contemplatives{{}}
On distingue généralement deux sortes de religieuses : les religieuses apostoliques, qui ont un apostolat (ou ministère) à l’extérieur de la communauté : enseignement, soin des malades, travail social, etc. Et les religieuses contemplatives dont la mission principale est la prière : louange de Dieu et intercession pour le monde. Parmi ces dernières, les moniales (féminin de « moines ») vivent dans leur monastère un certain retrait du monde, appelé clôture, dans la solitude et le silence, au service d’une ouverture plus profonde à Dieu et aux Hommes.
Dans la tradition catholique romaine, il existe un grand nombre de communautés religieuses féminines, chacune avec son propre charisme ou un caractère spécial. Il peut s’agir d’une dévotion particulière à un saint patron ou une sainte patronne, comme il peut s’agir d’une mission particulière. Ce charisme est souvent reflété dans le nom de la communauté, mais ce n’est pas toujours le cas.
Musique au couvent, W. A. Roesler, XIXe siècle.
Visite de Louis XV à Madame Louise de France, Le Boucher, 1882, musée d’Art et d’Histoire de Saint-Denis.
Les moniales ou sœurs contemplatives{{}}
Les moniales et sœurs contemplatives observent généralement une forme de clôture qui les sépare du monde extérieur afin de se consacrer plus pleinement à la prière, quittant rarement leur monastère ou leur couvent sauf en cas de nécessité ou à des fins liées à leur vie contemplative (formation, réunions de fédération, etc.). Elles gagnent généralement leur vie par le travail de leurs mains.
Parmi les moniales, certaines suivent la règle de saint Benoît : ce sont les Bénédictines, Cisterciennes, les Trappistines (ou Cisterciennes de la stricte observance) et autres. On remarque dans cette tradition l’importance du travail manuel et de l’hospitalité. La devise est « ora et labora » (prie et travaille). Ces sœurs prononcent des vœux de stabilité dans le monastère, d’obéissance et de conversion des mœurs, les vœux de pauvreté et de chasteté étant inclus dans le vœu de conversion des mœurs.
Les moniales chartreuses vivent une vie semi-érémitique conformément aux statuts de l’ordre des Chartreux qui a été fondé en 1084 par saint Bruno. La branche féminine date du XXe siècle.
D’autres moniales sont issues des ordres mendiants. Ce sont entre autres :
- les Clarisses ou sœurs de l’ordre des Pauvres Dames ;
- les Dominicaines, ou moniales de l’ordre des Prêcheurs [11],[12] ;
- les Carmélites.
Dans d’autres communautés religieuses, les religieuses prononcent un vœu supplémentaire lié au travail ou au caractère spécifique de leur ordre. Il y a également des sœurs contemplatives non moniales, par exemple les Visitandines.
Jusqu’au concile Vatican II, il existait deux catégories de religieuses, les « religieuses de chœur », qui s’engageaient à la récitation quotidienne de la liturgie des Heures, habituellement de manière solennelle, et les « sœurs converses », généralement de formation académique inférieure, qui étaient chargées de la gestion matérielle du monastère ou du couvent. Les affaires extérieures étaient souvent confiés à des sœurs externes qui, vivant en dehors de la clôture, formaient comme une communauté en marge de la communauté. Ces distinctions n’ont plus cours à l’heure actuelle.
Abus sexuels{{}}
Article détaillé : abus sexuels sur les femmes dans l’Église catholique.
En février 2019, le pape François évoque le dossier des religieuses abusées et victimes d’agressions sexuelles allant jusqu’à employer les termes d’« esclavage des femmes ». En 2020, le cardinal João Braz de Aviz, préfet de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, indique qu’il existe bien des prêtres abusant de religieuses mais « il commence à apparaître des cas d’abus sexuels entre sœurs » [13].
Étapes de la formation religieuse{{}}
La vallée du repos, John Everett Millais, 1858.
La formation religieuse commence par une période d’essai de six mois à un an appelée postulat, temps pour découvrir la vie à laquelle la candidate aspire. Le postulat est suivi d’un ou deux ans de noviciat. Dans certaines communautés les novices portent déjà l’habit religieux, mais durant tout ce temps, la candidate et la communauté sont libres de prendre une décision dans un sens ou l’autre.
À l’issue du noviciat, la sœur peut prononcer des vœux temporaires pour une durée d’au moins trois ans renouvelables. Ce n’est donc qu’au bout de plusieurs années que la religieuse peut être admise à prononcer un engagement définitif.
Les communautés de religieuses s’associent souvent à la prière pour une personne en particulier ou afin de soutenir les missions d’un autre ordre par la prière ; par exemple, les religieuses dominicaines du monastère de Corpus Christi dans le Bronx, à New York, prient pour des prêtres de l’archidiocèse de New York partis en mission ou encore, certaines sœurs missionnaires de Maryknoll ont de petites maisons où elles prient pour le travail des prêtres, des moines et religieuses de leur congrégation.
Il existe également les chanoinesses, équivalent féminin du chanoine. L’origine et les règles de la vie monastique sont les mêmes pour les hommes et les femmes. Comme pour les chanoines, il en existe deux types : les chanoinesses régulières, ayant prononcé les vœux religieux traditionnels, et les chanoinesses laïques, qui n’ont pas prononcé les vœux et restent donc libres de se marier. Ce deuxième type est, au Moyen Âge, un moyen de mener une vie pieuse pour les femmes de famille aristocratique, mais a aujourd’hui disparu, sauf dans les couvents luthériens en Allemagne.
Une religieuse qui est élue à la tête de sa maison religieuse est appelée abbesse si la maison est une abbaye, prieure s’il s’agit d’un couvent, ou plus généralement, elle est appelée « mère supérieure ».
Le costume traditionnel des femmes dans les communautés religieuses se compose d’une tunique, attachée autour de la taille avec un chiffon ou une ceinture de cuir. Au-dessus de la tunique, les religieuses portent un scapulaire. Certaines portent également un voile, une cornette ou une guimpe blanche, entourant le visage. Certains ordres, telles que les Dominicaines, portent un rosaire (grand chapelet) à leur ceinture, ou encore, un crucifix sur une chaîne autour du cou. Après le Concile Vatican II, le droit canon de l’Église catholique déclare : « Les religieux portent l’habit de leur ordre, fabriqué selon le droit propre, comme un signe de leur consécration et en témoignage de leur pauvreté ».
Sainte Rita de Cascia.
Sainte Léonie Aviat.
Sœur Marguerite Tiberghien en 2011.
Sainte Catherine Labouré v. 1850.
La Sainte Mère Teresa.
Orthodoxie{{}}
La princesse Prascovie Youssoupova avant de devenir religieuse, Nikolaï Nevrev, 1886.
Dans l’Église orthodoxe, les religieux et les religieuses mènent le même genre de vie et il n’y a pas de distinction entre couvents et monastères. Le terme utilisé pour une abbesse est la forme féminine d’abbé (hegumeni en grec, Игуманија (igumanija) en serbe, игумения (igoumenia) en russe, mère higoumène en français. Les moines orthodoxes n’ont pas d’ordres distincts comme dans le christianisme occidental. Les moines et moniales orthodoxes mènent des vies spirituelles identiques ; il peut y avoir de légères différences dans la façon dont fonctionne un monastère à l’intérieur, mais ce sont tout simplement des différences de style dépendant de l’abbesse ou abbé. L’abbesse est le chef spirituel du couvent et son autorité est absolue ; aucun prêtre, évêque, ou même patriarche ne peut remplacer une abbesse dans les murs de son monastère. Les abbesses peuvent entendre les confessions (sans absolution), mais elles ont besoin des services d’un prêtre pour célébrer la Divine Liturgie et effectuer d’autres fonctions sacerdotales comme l’absolution des péchés. [réf. nécessaire]
Protestantisme{{}}
Une Diaconesse est une femme qui exerce un ministère réservé aux femmes dans certaines Églises protestantes. Ces ministères ont été établis à partir des années 1830 d’abord dans les Eglises luthérienne allemandes puis dans la plupart des Églises protestantes d’Europe. Les diaconesses assurent des fonctions sociales, notamment hospitalières ou gériatriques, et spirituelles (enseignement, retraites, prédications…). Elles ne sont pas ordonnées, d’autant plus que leurs églises ne pratiquent pas toutes l’ordination, et ne doivent pas être assimilées à des ordres religieux féminins catholiques.
En France, les Diaconesses de Reuilly, de confession réformée, sont fondées en 1841 à Paris par une laïque, Caroline Malvesin (1806-1889), en collaboration avec le pasteur de l’Oratoire du Louvre Antoine Vermeil (1799-1864). La plupart du temps, l’activité de ces diaconesses est dans le domaine caritatif ou dans l’enseignement, mais certaines sont aussi théologiennes ou pasteures, spécifiquement chez les Diaconesses de Buc qui font partie des Diaconesses de Reuilly[14],[15]. Les Diaconesses de Strasbourg sont à leur tour fondées en 1842 par le pasteur luthérien François-Henri Haerter (1797-1874) [16].
Notes et références :{{}}
Note - (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Nun » (voir la liste des auteurs). Il convient sans doute de rappeler que le mot « nonne » est actuellement vieillot ou ironique[6]. On lui préfèrera le terme « religieuse », ou le cas échéant « moniale[7] ».
Références :{{}}
- Vers la pleine ordination [archive].
- Women Buddhas : A Short List of Female Saints, Teachers and Practitioners in Tibetan Buddhism [archive].
- Havnevik Hanna, Combats des nonnes tibétaines, 1995, Ed Dharma, (ISBN 2-86487-025-8).
- Anne-Marie Blondeau et Katia Buffetrille, Le Tibet est-il chinois ?, Albin Michel, 2002, (ISBN 2-226-13426-3).
- Lori Meeks, Hokkeji and the Reemergence of Female Monastic Orders in Premodern Japan (2010).
- Éditions Larousse, « Définitions : nonne - Dictionnaire de français Larousse [archive] », sur larousse.fr (consulté le 1er février 2016).
- « Définition de moniale [archive] », sur cnrtl.fr (consulté le 1er février 2016).
- « Les Instituts de vie consacrée dans le Code de droit canonique [archive] », sur Vatican, Code de droit canonique, 573§1.
- Martine de Sauto, « Vingt siècles de vie religieuse », La Croix, 27 janvier 2012 (lire en ligne [archive]).
- « Quelle est la signification des voeux des religieux ? [archive] », sur jeunes-vocations.catholique.fr (consulté le 25 mai 2017).
- « fédération Notre-Dame des Prêcheurs [archive] », 24 mars 2018.
- « moniales dominicaines en Suisse [archive] », sur moniales-op.ch (consulté le 23 mars 2018).
- « L’Osservatore Romano : abus sexuels dans les congrégations féminines [archive] », Cath.ch, 27 janvier 2020 (consulté le 13 septembre 2021).
- « Les diaconesses de Reuilly [archive] », sur Musée protestant (consulté le 4 janvier 2022).
- « Communauté des Diaconesses de Reuilly [archive] », sur Communauté des Diaconesses de Reuilly (consulté le 4 janvier 2022).
- « Bienvenue sur le site des Diaconesses de Strasbourg [archive] », sur Les Diaconesses de Strasbourg (consulté le 4 janvier 2022).
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Religieuse
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Épisode 1/4 · Le pouvoir des abbesses - Série : Religieuses, des histoires de sœurs - Lundi 31 août 2026 - France Culture- 59 min - Provenant du podcast LSD, la série documentaire - Par Maïwenn Guiziou
Plusieurs religieuses ont exercé un pouvoir bien réel dans l’histoire de l’Église catholique. Cet épisode s’intéresse aux abbesses, qui sous l’Ancien Régime, disposent d’une autorité foncière, spirituelle et juridique sur les monastères féminins.
Les abbesses exercent leur pouvoir entre et hors les murs du monastère. “Ce sont des seigneuresses, elles exercent une autorité seigneuriale avec comme contenu essentiel un pouvoir juridique” souligne l’historienne Marie-Élisabeth Henneau. Être abbesse, c’est aussi disposer d’un pouvoir économique considérable, comme nous l’apprend l’historienne Nicole Pellegrin : “Être à la tête d’un couvent, c’est gérer une petite entreprise : il faut faire entrer de l’argent, faire sortir des produits, trouver une fonction à chaque sœur.”
Dans l’histoire des abbesses, il existe un cas exceptionnel : celui de l’abbaye de Fontevraud. “L’abbaye de Fontevraud est un ordre double : un groupe de moines est affecté au service des moniales, ils sont soumis à la communauté féminine. Ces frères vont régulièrement se révolter contre l’abbesse en utilisant un argument teinté de misogynie : le pouvoir est une chose trop importante pour la confier à des femmes.” explique Marie-Élisabeth Henneau, en nous guidant dans les salles du cloître.
Au XIXe siècle, la direction des communautés change de visage, les abbesses se transforment en supérieures générales. Certaines conservent toutefois ce statut, comme sœur Christophe, mère abbesse de l’abbaye de Jouarre en Seine-et-Marne : “On n’aime pas tellement l’idée de supérieure parce qu’on ne sait pas de qui et de quoi. Ce qui est important quand on est en charge c’est la vie de l’ensemble. Il y a une grande part d’écoute, c’est pour ça qu’il ne faut jamais rester seule dans le gouvernement.”
Avec :
- Sœur Irène et sœur Christine, religieuses bénédictines de l’abbaye de Jouarre
- Sœur Christophe, mère abbesse de la communauté des sœurs bénédictines de l’abbaye de Jouarre
- Isabelle Heullant-Donat, historienne, professeure d’histoire médiévale à l’université de Reims Champagne-Ardenne
- Élisabeth Lusset, historienne, chargée de recherche au CNRS, rattachée au Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris
- Marie-Élisabeth Henneau, historienne, maîtresse de conférences à l’Université de Liège
- Nicole Pellegrin, historienne et anthropologue, chargée de recherche honoraire au CNRS
Références lectures :
Incipit et extrait du prologue du Jardin des délices (Hortus Deliciarum) écrit par l’abbesse Herrade de Landsberg au 12e siècle, traduction établie à partir des conseils d’Isabelle Heullant-Donat et des traductions du chanoine Gustave Keller et de l’historienne Fiona Griffiths.
Lettre de Florence de Werquignoeul à Catherine de Laubegeois, à l’abbaye de la Paix-Notre-Dame à Liège, Annales de l’abbaye de la Paix-Notre-Dame de Namur, registre manuscrit, XVIIe siècle, p. 95, 1614.
Extraits de la règle de Claire d’Assise, écrite au 13ème siècle
Bibliographie : {{}}
- Audebrand, Justine. Impératrices et abbesses : les dominae imperiales ottoniennes (Xe-XIe siècle). Clio, 2021.
- Audebrand, Justine. Genre, agentivité et classe sociale dans les monastères féminins du haut Moyen Âge (VIe-Xe siècles). Hypothèses, 2023.
- Fischer, Marie-Thérèse. Initiation à l’Hortus Deliciarum (Le Jardin des délices). Éditions du Signe, 2020.
- Heullant-Donat, Isabelle et Lusset, Élisabeth (dir.). Une vie en boîte. Cellules de religieuse et maquettes de couvent (XVIIIe-XXIe siècle). Éditions de la Sorbonne, 2025.
- Lusset, Élisabeth. Crime, châtiment et grâce dans les monastères au Moyen Âge (XIIe-XVe siècle). Brepols, 2017.
- Pellegrin, Nicole. Voiles. Une histoire du Moyen Âge au XXe siècle. CNRS Éditions, 2022.
Discographie{{}}
- Sœur Sourire – Alleluia
- Choice of Music, 200125-2
- Para One & Arthur Simonini – La Jeune Fille en Feu
Extrait de la bande originale du film Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma. - Hildegard von Bingen – Leto Leta Concio Canon
Interprété par Discantus. Opus 111, OP 30390. - Hildegard von Bingen – Hec Est Mater (Trope de Benedicamus)
Interprété par Discantus. Opus 111, OP 30390. - Lamentationes di Geremia – pour voix de femmes a cappella
Interprété par Cappella Artemisia. Brilliant Classics, 94638. - Codex Las Huelgas – Ave Maris Stella
Interprété par Discantus. Opus 111, OPS 3068. - Codex Las Huelgas – Catolicorum Concio
Interprété par Discantus. Opus 111, OPS 3068. - Codex Las Huelgas – Benedicamus Domino
Interprété par Discantus. Opus 111, OPS 3068. - Fabio Massimo Capogrosso – Cipria
Extrait de la bande originale du film Vivaldi et moi de Damiano Michieletto. CAM Sugar. - Jean-Sébastien Bach – Prélude et Fugue en sol majeur, BWV 885 (arrangement pour consort de violes)
Interprété par Fretwork. Harmonia Mundi, HMU 907395. - Moniek Darge – Solstice Sun
Igloo Productions, IGL 056. - Hildegard von Bingen – Enixa Est Puerpera (hymne)
Interprété par Discantus. Opus 111, OP 30390. - Hildegard von Bingen – O Jerusalem
Deutsche Harmonia Mundi, 05472 77353 2.
Références Société Religions – Spiritualité
L’équipe - Maïwenn Guiziou Yaël Mandelbaum Réalisation - Maryvonne Abolivier Chargé(e) de programme - Anahi Morales Chargé(e) de programme - Emmanuel Laurentin Coordination
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Épisode 2/4 · Les gardiennes du soin - Série : Religieuses, des histoires de sœurs - Mardi 1er septembre 2026 - France Culture 58 min - Provenant du podcast LSD, la série documentaire - Par Maïwenn Guiziou – ‘radiofrance.fr/franceculture’
Longtemps présentes dans les hôpitaux, les écoles, les hospices, les orphelinats, les religieuses ont incarné un ’care’ institutionnel avant la création des services publics. Certaines continuent encore aujourd’hui de faire soin.
Avec la professionnalisation des métiers du soin, la majorité des religieuses ont disparu des établissements médicaux-sociaux depuis les années 1990. Il subsiste pourtant quelques communautés, comme à Plougastel, dans le Finistère, où trois religieuses originaires du Sénégal et du Togo accompagnent les résidents de l’EHPAD et épaulent les équipes soignantes. « Il nous arrive souvent d’accompagner les personnes en fin de vie, pour soulager les familles et le personnel soignant. On prend le relais, de jour comme de nuit » raconte sœur Marie Alicia, religieuse et aumônière de la résidence.
Certaines soeurs travaillent dans le champ social, comme Jocelyne qui accompagne des jeunes vers l’insertion professionnelle. D’autres prennent soin en créant du lien. Vanna, et Claudia habitent dans une tour HLM à quelques mètres du périphérique parisien. “Ça nous permet d’être mélangées à la population, on est plus accessibles et nous pouvons vivre “au cœur des masses” dans l’esprit de notre fondateur Charles de Foucauld.” C’est une manière de vivre et de transmettre l’Évangile, mais aussi de se rendre disponibles à celles et ceux qui en ont besoin, pour une présence, une écoute ou un service rendu.
Cette forme de vie religieuse hors du cloître, dite apostolique, prend son essor au XIXe siècle. La vie religieuse féminine se démocratise et offre aux femmes un certain nombre d’avantages : “Entrer dans la vie religieuse, c’est échapper à un célibat discriminé, ça vous donne une sécurité matérielle - elles ont un toit, le couvert et des soins jusqu’à leur mort - puis c’est un espace d’activité professionnelle à une époque où très peu de métiers sont ouverts aux femmes.’ précise l’historienne Anne Jusseaume.
Avec :
- Sœurs Vanna et Claudia, religieuses des petites sœurs de l’Évangile
- Jocelyne, religieuse de la congrégation de la Xavière
- Sœur Louise, sœur Flavia et sœur Marie Alicia, religieuses de la communauté des sœurs de Saint-Thomas de Villeneuve à Plougastel
- Annie, aide-soignante à la Résidence de Saint-Thomas de Villeneuve à Plougastel
- Madame Petitjean, résidente de l’EHPAD de Saint Thomas de Villeneuve à Plougastel
- Père Grégoire de Kermenguy, curé de la paroisse Brest-Elorn
- Nicole Pellegrin, historienne et anthropologue, chargée de recherche honoraire au CNRS
- Anne Jusseaume, historienne, maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’université d’Artois
- Marie de Rugy, historienne, maîtresse de conférences en histoire contemporaine à Sciences Po Strasbourg
- Céline Béraud, sociologue, directrice d’études à l’EHESS
Référence lecture :
Extraits du journal de voyage de sœur Paule Lapique, sœurs de l’Immaculée Conception de Castres, en 1847-1848.{}
Bibliographie :{{}}
- Béraud, Céline. Une religion parmi d’autres. Le catholicisme en prison et à l’hôpital. Presses Universitaires de France (PUF), 2025.
- Jusseaume, Anne. Le soin des pauvres. Vocations féminines dans le Paris du XIXe siècle. Presses universitaires de Rennes / Société d’histoire religieuse de la France, 2023.
- Paisant, Chantal (dir.). La mission au féminin. Témoignages de religieuses missionnaires au fil d’un siècle (XIXe-début XXe siècle). Anthologie de textes missionnaires. Brepols, 2009.
- Lacam, Clélia. Le Bleu et le Noir. Jeux de pouvoirs dans une mission catholique féminine (Gabon, 1911-1955). Presses universitaires de Rennes, 2023.
- De Rugy, Marie et Fredj, Claire (coord.). Missionnaires en situation impériale, XIXe-XXIe siècle. Presses universitaires de Rennes, 2025.
Discographie :{{}}
- Sœur Sourire – Croquis
Choice of Music, 200125-2. - Para One & Arthur Simonini – La Jeune Fille en Feu
Extrait de la bande originale du film Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma. - Hildegard von Bingen – Leto Leta Concio Canon
Interprété par Discantus. Opus 111, OP 30390. - Moniek Darge – Solstice Sun
Igloo Productions, IGL 056. - Isabella Leonarda – Ad Arma, O Spiritus Rebelles
Alpha Classics, ALPHA 1098. - Sœur Sourire – Alleluia
Choice of Music, 200125-2. - Sœur Sourire – Tous les chemins
Choice of Music, 200125-2. - Jordi Savall – Flavit Auster
Hespèrion XXI. Alia Vox, AVSA 9951. - Hildegard von Bingen – Ancient Suite pour clarinette, chœur de femmes et cordes
Sony Classical, 88875065292. - Claudia Francesca Rusca – Canzone Francese Seconda (pour orgue)
Interprétée par Miranda Aureli. Brilliant Classics, 94638.
Références Société Religions – Spiritualité
L’équipe - Maïwenn Guiziou Yaël Mandelbaum Réalisation - Maryvonne Abolivier Chargé(e) de programme - Anahi Morales Chargé(e) de programme - Emmanuel Laurentin Coordination
Radio France - Disponible sur Google PlayRadio France - Télécharger dans l’App Stor
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Épisode 3/4 · “Cloîtrées, libérées, révoltées” - Série : Religieuses, des histoires de sœurs - Mercredi 02 septembre 2026 - France Culture59 min - Provenant du podcast LSD, la série documentaire - Par Maïwenn Guiziou ‘radiofrance.fr/franceculture’
La clôture monastique révèle des réalités contrastées : si elle peut être perçue comme une contrainte, elle constitue aussi un espace de création, de protection, d’affirmation de soi et d’autonomie pour les religieuses.
Nous partons à l’abbaye de Jouarre en Seine-et-Marne pour y rencontrer des sœurs bénédictines qui ont appris à s’affirmer derrière les murs de leur cloître. Des religieuses comme sœur Geneviève et sœur Aubierge, entrées dans la communauté dans les années 1960, ont participé à la transformation des conditions de vie en clôture : “C’est vrai qu’on a fait sauter les grilles ! Mais ça s’est fait en douceur et en dialogue. Avant, on ne pouvait sortir que si l’évêque le permettait mais maintenant on respecte une clôture constitutionnelle qu’on écrit nous-même et qu’on vote. On vit cloîtrées mais on est toujours dehors ! ” Dans nos imaginaires, les moniales sont perçues comme des femmes contraintes et enfermées entre quatre murs. Cette représentation victimaire construite notamment par La Religieuse de Diderot, repose sur une réalité historique, celle des vocations forcées. Mais le phénomène a toutefois été amplifié par les discours anticléricaux du XVIIIe et XIXe siècles. Si le cloître est bien un lieu d’enfermement, certaines religieuses y trouve un espace d’autonomie et d’émancipation en devenant actrices de ce retrait, comme le souligne l’historienne Marie-Élisabeth Henneau : “Les religieuses ont aussi envie et besoin d’être invisibles pour préserver leur entre-soi. Au quotidien, ces femmes essayent de donner un sens positif, valorisant, enthousiasmant à cette clôture qui ne s’exprime pas uniquement en termes de défense et d’enfermement.”
Avec :
- Sœur Aubierge, sœur Geneviève, sœur Anne, sœur Maïlis, sœur Marie-Liesse et sœur France-Hélène, religieuses bénédictines de l’abbaye de Jouarre
- Sœur Christophe, mère abbesse de la communauté des sœurs bénédictines de l’abbaye de Jouarre
- Élisabeth, bénévole à l’abbaye de Jouarre
- Inès Anrich, historienne, maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’Université Lyon 2
- Marie-Élisabeth Henneau, historienne, maîtresse de conférences à l’Université de Liège.
- Nicole Pellegrin, historienne et anthropologue, chargée de recherche honoraire au CNRS
- Élisabeth Lusset, historienne, chargée de recherche au CNRS, rattachée au Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris
- Antoinette Gimaret, maîtresse de conférences en littérature française du XVIIe siècle à l’Université de Limoges
Références son et lecture :
Extrait de La religieuse de Jacques Rivette, 1967
Extrait de L’Enfer du couvent d’Arcangela Tarabotti (traduction par Catherine Kirkby, éditions Classiques Garnier, 2023)
Bibliographie : {{}}
- Anrich, Inès. Filles en conflit. Consentement et vocations religieuses. France-Espagne, XIXᵉ siècle. CNRS Éditions, 2025.
- Claustre, Julie, Heullant-Donat, Isabelle et Lusset, Élisabeth (dir.). Enfermements. Volume I. Le cloître et la prison (VIe-XVIIIe siècle). Éditions de la Sorbonne, 2021.
- Henneau, Marie-Élisabeth. Autonomie d’agir et de penser au cœur de la clôture monastique : ce qu’en disent certaines moniales d’Ancien Régime dans leurs récits de vie. Presses universitaires de Rennes, 2018.
- Henneau, Marie-Élisabeth, Marchal, Corinne et Piront, Julie (dir.). Entre ciel et terre. Œuvres et résistances de femmes de Gênes à Liège (Xe-XVIIIe siècle). Classiques Garnier, 2023.
- Gimaret, Antoinette. Souffrir et jouir. Corps féminins en religion au XVIIe siècle. Éditions Jérôme Millon, 2025.
- Ibos-Augé, Anne. Les femmes et la musique au Moyen Âge. Éditions du Cerf, 2025.
- Pellegrin, Nicole. La Clôture en voyage (fin XVIe-début XVIIIe siècle). Clio. Histoire, femmes et sociétés, 2008.
- Schutte, Anne Jacobson. By Force and Fear : Taking and Breaking Monastic Vows in Early Modern Europe. Cornell University Press, 2011.
- Tarabotti, Arcangela. L’Enfer du couvent (trad. Catherine Kirkby). Classiques Garnier, 2023.
Discographie : {{}}
- Sœur Sourire – Alleluia
Choice of Music, 200125-2. - Para One & Arthur Simonini – La Jeune Fille en Feu
Extrait de la bande originale du film Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma. - Moniek Darge – Solstice Sun
Igloo Productions, IGL 056. - Sœur Sourire – Tous les chemins
Choice of Music, 200125-2. - Codex Las Huelgas – Salve Regina Glorie
Interprété par Discantus. Opus 111, OPS 3068. - Hildegard von Bingen – Sol Oritur Occasus Nescius (conduit)
Interprété par Discantus. Opus 111, OP 30390. - Hildegard von Bingen – Primus Parens Hominum (hymne)
Interprété par Discantus. Opus 111, OP 30390. - Hildegard von Bingen – Leto Leta Concio Canon
Interprété par Discantus. Opus 111, OP 30390.
Références Société Religions – Spiritualité
L’équipe : Maïwenn Guiziou Yaë l Mandelbaum Réalisation - Maryvonne Abolivier Chargé(e) de programme - Anahi Morales Chargé(e) de programme - Emmanuel Laurentin Coordination
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Épisode 4/4 · Les religieuses à l’heure du féminisme - Série : Religieuses, des histoires de sœurs - Jeudi 3 septembre 2026 - France Culture- Provenant du podcast LSD, la série documentaire - Par Maïwenn Guiziou – Document ‘radiofrance.fr/franceculture’
Les grands défis qui traversent nos sociétés depuis #MeToo - égalité femme-homme, lutte contre les violences, libération de la parole - percutent aussi le monde catholique et interrogent la place et le rôle des religieuses dans l’Église. {{}}
La chanteuse Rosalía avec un voile blanc sur la tête, des nonnes qui enflamment TikTok, un film sur l’entrée au couvent qui triomphe en Espagne… La figure de la religieuse s’impose dans la pop culture et sur les réseaux sociaux, au point que certains journalistes et chercheurs parlent désormais d’une “nonne-mania”. Pour l’historienne Nicole Pellegrin, “la nonne mania d’aujourd’hui montre bien qu’un regard féminin est en train d’être porté sur les religieuses. Cela relève de notre besoin de nouvelles héroïnes et des anxiétés du temps qui font que dans notre quête d’un monde pacifié, certaines d’entre nous peuvent s’imaginer que le couvent est la solution.”
Cette tendance entre en résonance avec une réalité bien différente. D’un côté, le nombre de religieuses ne cesse de diminuer ; elles sont aujourd’hui moins de 600 000 dans le monde dont 17 000 en France. De l’autre, elles restent à la marge des instances dirigeantes de l’Église, qui demeurent en immense majorité masculines.
À partir de 2017, la libération de la parole provoquée par le mouvement #MeToo s’accompagne en France d’une série de révélations sur les violences sexuelles dans l’Église catholique. Véronique Margron, ancienne présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France, se souvient des réticences de l’épiscopat à reconnaître les violences sexuelles subies par les religieuses : “Il y a une sorte d’abaissement du niveau d’indignation par rapport à d’autres victimes, en particulier aux enfants. Personne n’oserait dire ça explicitement mais en sous-texte, on se demande si elles ne l’ont pas un peu cherché car elles sont proches de prêtres.”
Avec :
- Marie, postulante à la congrégation de la Xavière
- Jocelyne, religieuse de la congrégation de la Xavière
- Camille et Chloé, chrétiennes engagées
- Céline Béraud, sociologue, directrice d’études à l’EHESS
- Christina Moreira, femme évêque
- Nicole Pellegrin, historienne et anthropologue, chargée de recherche honoraire au CNRS
- Carmen Urbita, docteure en histoire à l’Université Brown aux Etats-Unis
- Sœur Pandora et sœur Cybelle, drag-nonnes du couvent parisien de la Perpétuelle indulgence
- Sœur Véronique Margron, religieuse, théologienne et ancienne présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref)
- Sœur Mary Lembo, religieuse et maîtresse de conférences à l’Institut d’anthropologie de l’Université pontificale grégorienne
- Cécile Renouard, religieuse de l’Assomption, philosophe, co-fondatrice et présidente du Campus de la TransitionOuverture dans un nouvel onglet
Références lectures :
Lecture de témoignages de religieuses paru dans l’article “Le travail (quasi) gratuit des soeurs”, article de Marie-Lucile Kubacki paru en mars 2018 dans le magazine Donna, Chiesa, Mondo
Extrait du documentaire Religieuses abusées, l’autre scandale de l’Église, d’Eric Quintin & Marie-Pierre Raimbault, Arte France/Dream Way productions, 2019
Bibliographie : {{}}
- Béraud, Céline. Le Catholicisme français à l’épreuve des scandales sexuels. Seuil, 2021.
- Garriga, Ana et Urbita, Carmen. La sagesse des nonnes. Comment les sœurs du XVIe et du XVIIe siècle nous aident à survivre à notre époque. JC Lattès, 2026.
- Lembo, Mary. Religieuses abusées en Afrique. Faire la vérité. Salvator, 2022.
- Margron, Véronique et Cordelier, Jérôme. Un moment de vérité. Albin Michel, 2019.
- Maximova, Claire. La Tyrannie du silence. J’étais carmélite, et un prêtre m’a violée. Le Cherche Midi, 2019.
- Renouard, Cécile (co-dir.). Manuel de la grande transition. Les Liens qui Libèrent, 2020 (édition poche 2024).
- Quintin, Éric et Raimbault, Marie-Pierre. Religieuses abusées, l’autre scandale de l’Église. Arte France / Dream Way Productions, 2019.
- Dubas, Émérance. Les mauvaises filles. Documentaire, 2022.
- Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (CIASE). Rapport final de la CIASE. CIASE, 2021.
- Commission indépendante sur les abus spirituels et les emprises psychologiques au sein des Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre (CIASEP-BSCM). Rapport de la commission indépendante sur les abus spirituels et les emprises psychologiques au sein des Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre. CIASEP-BSCM, 2026.
- Belouezzane, Sarah. Les religieuses bénédictines de Montmartre « sous emprise » pendant quarante ans, selon un rapport. Le Monde, 2026.
- Lebrun, Sophie. Sœurs apostoliques de Saint-Jean : où en sont-elles ?. La Vie, 2026.
Discographie : {{}}
- Sœur Sourire – Le Temps des femmes
Choice of Music, 200125-2. - Jean-Sébastien Bach – Sonate BWV 1013 – Allemande
Interprétée par Vincent Lucas. Indésens, INDE057. - Darkside (Nicolas Jaar & Dave Harrington) – Slau
Matador Records, OLE2115. - Nicolas Jaar – Don’t Break My Love
Other People. - Arvo Pärt – Tabula Rasa I : Ludus
ECM Records, ECM 2350/55. - Apparat – K&F Thema
Mute Records, CDSTUMM352. - Flora Yin-Wong – Of the Ferns
Modern Love. - Jeremy Sylvester – Falling
Time Is Now Records. - Rosalía – Malamente (Cap.1 : Augurio)
Sony Music, 19075887962. - Turtle Island String Quartet – A Night in Tunisia, A Week in Detroit
Chandos, CHAN 9331. - Rosalía & Rauw Alejandro – Beso
Columbia Records / Duars Entertainment / Sony Music. - Henry Purcell – The Fairy Queen, Z.629 – Hush, No More, Be Silent All (Acte II, Air du Sommeil)
Arrangement pour voix et guitare électrique, interprété par Nora Fischer et Marnix Dorrestein.
Références Société Religions – Spiritualité
L’équipe - Maïwenn Guiziou Yaël Mandelbaum Réalisation - Maryvonne Abolivier Chargé(e) de programme - Anahi Morales Chargé(e) de programme - Emmanuel Laurentin Coordination
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Dédicace – Ce dossier est dédié à Sœur Jeanne-Françoise, née Colette Faugouin à Meung-sur-Loire 45, tante de l’auteur Jacques Hallard
Note IA vérifiée et complétée par l’auteur de ce dossier - Colette Faugouin, connue en religion sous le nom de Sœur Jeanne-Françoise, était une religieuse française, sœur apostolique dominicaine, née à Meung-sur-Loire (Loiret, 45), commune où sa famille (le patronyme Faugouin) est historiquement ancrée, notamment dans les activités maraîchères, horticoles et pépinières associatives locales. Décès de Sœur Jeanne-Françoise : elle s’est éteinte le 21 décembre 2005 à l’âge de 91 ans, la fin de sa vie s’étant déroulée dans la région de Tours (Indre-et-Loire, 37) : voir [1, 2, 3, 4], plus précisément à la Maison Mère des Sœurs Dominicaines de la Présentation, > Grande Bretèche, 15 quai Portillon, 37100 Tours - Source : https://paroisse.saint-sauveur.catholique37.fr/1589/?utm_source=chatgpt.com
Un lieu chargé d’histoire au cœur de la Touraine. Situé sur les bords de Loire, dans la commune de Tours (Indre et Loire), le site de La Grande Bretèche est la Maison mère, depuis plus de 200 ans de la congrégation religieuse des Sœurs de Charité Dominicaines de la Présentation de la Sainte Vierge. La Congrégation fondée par Sœur Marie Poussepin en 1697, est aujourd’hui présente sur quatre continents. Le site accueille encore le Couvent de la Grande Bretèche, et, fidèle à sa mission séculaire inspirée par la charité et la fraternité, la Congrégation décide en 2014 de mettre une partie du site à disposition pour permettre la construction d’un EHPAD et la création d’une résidence seniors, gérés par la Fondation Léopold Bellan. Un très beau et grand parc domine Tours et la Loire. C’est aussi dans ce cadre majestueux que vous pouvez organiser votre évènement ! Source : https://www.lagrandebreteche.fr/?utm_source=chatgpt.com
La photo ci-dessus montre notamment la chapelle néo-romane et les bâtiments de la communauté, situés au bord de la Loire. La chapelle date de 1853-1856 et conserve notamment des vitraux de l’atelier Lobin : voir https://www.lartisanduvitrail.com/single-post/2017/09/05/atelier-lobin-maitres-verriers-de-pere-en-fils et https://cordouan.culture.gouv.fr/fr/les-vitraux-de-lobin - Cette chapelle de style néo-roman, 1853-1856, conserve un mobilier remarquable : autel d’Avisseau, vierge du XVe siècle, sculptures et peintures de sœur Marie Séraphie ; crédit photo : Avenet – Source
Charles-Jean Avisseau (1795–1861) est un céramiste et potier français, né et mort à Tours, célèbre pour avoir redécouvert et relancé le style et la technique des « figulines rustiques » de Bernard Palissy au XIXe siècle. Il est considéré comme le pionnier du mouvement néo-palisséen en France. [1, 2] - Biographie et œuvre :
- Origines et formation - Né à Tours, il travaille très jeune la céramique. Après de longues recherches solitaires, il réussit à percer les secrets de fabrication des émaux et des décors naturalistes de Bernard Palissy en 1843. [1, 2]
- Consécration - Associé à son beau-frère Landais, il expose ses œuvres et rencontre un grand succès lors des Expositions universelles, notamment à Londres en 1851 et à Paris en 1861. [1]
- Style - Ses créations représentent des animaux (serpents, poissons, lézards, crustacés) et des plantes moulés sur nature, peints avec des émaux plombifères aux teintes vives et nuancées. [1, 2, 3]
- Postérité : Son fils, Joseph-Édouard Avisseau (1831–1911), a perpétué la tradition familiale et collaboré à des décors prestigieux, notamment pour le château de Chenonceau. Ses œuvres sont conservées dans de grands musées comme le Musée d’Orsay ou le Musée des Arts Décoratifs à Paris. [1, 2, 3, 4]
Sœur Marie Séraphie, également appelée Marie-Séraphie, née Odilia Aug Tchakirian à Istanbul, le 18 novembre 1915 et morte à La Grande-Bretèche à Tours, le 2 mars 2017, est une religieuse catholique, sœur de la charité dominicaine de la Présentation de Tours, sculptrice, peintre et poète, ancienne directrice et professeure d’un cours de Haute couture à Tours… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C5%93ur_Marie_S%C3%A9raphie
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Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant
– 06/09/2026
Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales
Pour mémoire - Le site ISIAS a été fondé par Jacques Hallard, ingénieur diplômé du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM). L’acronyme ISIAS signifie : Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales. Le projet est géré et mis en ligne avec la collaboration bénévole de Pascal Paquin, également actif sur la plateforme écocitoyenne associative Yonne Lautre.
Les objectifs majeurs du site ISIAS - D’après le document et la charte du projet, ce site poursuit trois buts essentiels :
- Médiation scientifique et didactique - Proposer des dossiers thématiques, des collectes de documents et des traductions pour diffuser les connaissances scientifiques.
- Éducation populaire - Offrir un accès gratuit et indépendant à l’information pour encourager les mobilisations citoyennes.
- Promotion d’alternatives écologiques et sociétales - Alimenter la réflexion autour de la résilience écologique, du climat, ou encore de l’expression artistique engagée.
Ce site se distingue par une démarche éthique stricte : il est entièrement gratuit, dénué de toute publicité ou subvention, et conçu avec une empreinte numérique réduite autant que possible
Site : https://isias.info/
Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France
Courriel : jacques.hallard921@orange.fr
Fichier : © ISIAS Religieuses.5.docx
Mis en ligne bénévolement par le co-rédacteur par Pascal Paquin https://fr.linkedin.com/in/pascal-paquin-a85690296 - comme toutes les autres contributions publiées sur ISIAS !
[Pascal Paquin – Ses travaux sur https://yonnelautre.fr/ ] - et
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Avec nos 5 lettres thématiques et deux autres lettres, nous assurons une revue de presse permanente alimentée par des centaines de sources. Avec ces lettres, l’association Yonne Lautre entend, avec humilité mais aussi ténacité, faire oeuvre d’éducation populaire et contribuer aux mobilisations et aux alternatives dans l’Yonne et partout ailleurs. https://yonnelautre.fr/spip.php?article2316
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