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"L’« Âge d’or de l’Islam » avec la culture scientifique dans le monde arabo-musulman du 8ème au 12ème siècle et la physicienne de Tunis Faouzia Charfi qui plaide pour une véritable séparation de la science et du religieux" par Jacques Hallard

dimanche 6 septembre 2026, par Hallard Jacques

ISIAS Islam Musulmans Sciences
L’« Âge d’or de l’Islam » avec la culture scientifique dans le monde arabo-musulman du 8ème au 12ème siècle et la physicienne de Tunis Faouzia Charfi qui plaide pour une véritable séparation de la science et du religieux

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 0
2/09/2026

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur

Les Matinales de la Civilisation Arabo-Musulmane - Institut des cultures arabes et méditerranéennes (ICAM)

In Les Matinales de la Civilisation Arabo-Musulmane – Source 


Préambule

Quelques informations préliminaires pour commencer ce dossier écrit à des fins didactiques

Rappel - Une distinction linguistique importante - Dans la langue française, une distinction graphique est souvent opérée pour séparer la foi de la civilisation :

  • L’islam (avec une minuscule) désigne la religion, la foi, ainsi que le système cultuel et rituel.
  • L’Islam (avec une majuscule) désigne le système de civilisation, le monde musulman, ou l’histoire géopolitique des peuples de culture musulmane.

Distinguo entre arabophones et musulmans –

Les arabophones ne sont pas tous musulmans :

https://www.axl.cefan.ulaval.ca/asie/images/Arabes-musulmans-map.PNG

Les musulmans ne sont pas tous arabophones :

Arabes et musulmans

Selon une croyance populaire, notamment en Occident, tous les Arabes sont musulmans et que tous les musulmans sont des Arabes. La raison de cette méprise est d’ordre historique : à ses débuts au VIIe siècle, l’islam était la religion majoritaire des Arabes. Toutefois, la situation a bien changé, car plus de 75 % des musulmans ne sont pas des Arabes. En comparant les deux cartes ci-dessus, on doit constater que l’expansion territoriale du monde arabe est beaucoup moins grande que celle du monde musulman… - Source : https://www.axl.cefan.ulaval.ca/asie/monde_arabe.htm

L’islam est une religion abrahamique qui s’appuie sur le dogme du monothéisme absolu et qui prend sa source dans le Coran, tenu, par les adhérents de l’islam, pour la parole de Dieu révélée au VIIᵉ siècle en Arabie à Mahomet, qui est considéré par ces mêmes adhérents comme étant le dernier prophète de Dieu…  Wikipédia - Un musulman est une personne qui pratique l’islam, en croyant en un Dieu unique (Allah) et en la prophétie de Mahomet.

L’islam et la science partagent une relation historique riche et complexe qui oscille entre un âge d’or scientifique médiéval florissant et des débats contemporains sur la laïcisation ou l’islamisation du savoir.

L’impulsion originelle et l’âge d’or (VIIIe–XIIe siècle) :{{}}

  • Les textes sacrés - Le Coran incite à l’observation de la nature et à la quête de la connaissance, ce qui a encouragé les premiers musulmans à étudier le monde.
  • Le mouvement de traduction - Dès le VIIIe siècle sous les califes abbassides (comme Al-Mansur et Al-Ma’mun à Bagdad), un vaste travail de traduction des textes grecs, perses et indiens en arabe a permis de préserver et d’enrichir la philosophie et les sciences.
  • Les grandes figures - Des savants comme Al-Khawarizmi (père de l’algèbre), Ibn al-Haytham (pionnier de l’optique) ou Ibn Sina (Avicenne en médecine) ont réalisé des avancées majeures qui ont ensuite nourri la Renaissance européenne.

Les tournants historiques : {{}}

  • Le déclin de la rationalité ouverte - À partir du XIe siècle, une approche plus dogmatique et utilitaire de la science s’est peu à peu imposée dans le monde musulman, subordonnant la recherche aux strictes nécessités religieuses et pratiques.
  • Les critiques modernes - Des intellectuels et scientifiques contemporains, à l’instar de la physicienne tunisienne Faouzia Charfi dans ses ouvrages sur l’Islam et la science, soulignent les dérives du concordisme (tenter de lire la science moderne dans le texte coranique) et plaident pour une autonomie totale de la démarche scientifique face au dogme religieux.

Faouzia Charfi (arabe : فوزية الشرفي), de son nom complet Faouzia Farida Charfi, née Rekik le 30 décembre 1941 à Sfax, est une universitaire, physicienne et femme politique tunisienne. Elle est secrétaire d’État auprès du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique du 17 janvier au 2 mars 2011, au sein du gouvernement de Mohamed Ghannouchi, puis dans celui de Béji Caïd Essebsi… - Wikipédia

Faouzia Charfi

Faouzia Charfi est physicienne et professeure, à la Faculté des Sciences de Tunis, à l’Institut Préparatoire aux Études Scientifiques et Techniques (IPEST), qu’elle a dirigé de 1995 à 2001, ainsi qu’à l’École Normale Supérieure de Cachan (France). Lauréate de nombreuses distinctions prestigieuses, parmi lesquelles la Médaille Rammal, la Légion d’Honneur, le Prix Zoubeida Bchir et la Médaille de la Chaire de l’Institut du Monde Arabe, elle est une figure majeure de la pensée scientifique et critique en Tunisie… - Source : https://shs.cairn.info/publications-de-faouzia-charfi—685764?lang=fr

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Introduction {{}}

Ce dossier aborde l’esprit scientifique qui fut manifeste dans l’histoire brillante des Sciences arabes du 8ème au 12ème siècle…, et des documents ont été sélectionnés pour rappeler le rôle de quelques personnalités de ce temps…

La physicienne tunisienne Faouzia Charfi confirme sa réflexion critique sur l’identité, l’altérité et les pratiques religieuses en islam : elle plaide, à l’adresse des jeunes, pour « une véritable séparation de la science et du religieux » chez les musulmans…

Un point de vue est rapporté sur « L’importance d’apprendre la science pour tout musulman » selon l’organisme de diffusion ‘maktaba-alqalam.com’, et l’importance de la science en Islam - بوابة الأزهر الإلكترونية est aussi soulignée sur le portail en ligne de l’Al-Azhar…

Les dossiers étiquetés ISLAM et MUSULMANS et mis en ligne antérieurement sur ISIAS.info sont à retrouver par ici > https://isias.info/spip.php?page=recherche&recherche=islam+musulmans

Les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après

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Sommaire {{}}

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  • Histoire des sciences - Les Sciences arabes selon Wikipédia{{}}

Dans l’histoire des sciences, on désigne par sciences arabes, les sciences qui se sont épanouies en terres d’Islam entre le VIIIe siècle et le XVe siècle. L’adjectif « arabe » fait référence à la langue scientifique qui, à cette époque, permet de transmettre les connaissances scientifiques d’un bout à l’autre de l’empire arabo-musulman.

Les sciences arabes[1] se sont développées au Moyen Âge, dans le contexte politico-religieux de l’expansion arabe et musulmane. Le monde arabo-musulman est à son apogée scientifique du VIIIe au milieu du XIIIe siècle[2] : c’est l’« Âge d’or de l’Islam ». Cette culture scientifique a pris son essor à Damas sous les derniers Omeyyades, puis à Bagdad sous les premiers Abbassides. Elle a débuté par des traductions accompagnées de lectures critiques des ouvrages de l’Antiquité en physique, mathématique, astronomie ou encore médecine, traductions qui ont contribué à former la culture arabe « classique »[3]. À l’inverse, à partir du XVIe siècle, « une forme de « résistance » au savoir médical et scientifique européen est avérée »[4].

Dans son Histoire des sciences (1927-1948), George Sarton (1884-1956) montre comment après les Égyptiens, les Sumériens, les Grecs, les Alexandrins, les Romains, les Byzantins, les savants du monde musulman (Persans, Arabes, Berbères, juifs, chrétiens, musulmans) ont pris la relève, en une suite ininterrompue, de 750 à 1100.

Selon Ahmed Djebbar (1941-), si les acquis sont incontestables dans de nombreux domaines, les arabo-musulmans ont cultivé l’hermétisme avec l’alchimie ou l’astrologie et ont également conservé le géocentrisme de Ptolémée[5].

Histoire {{}}

Articles détaillés : Sciences et techniques en al-Andalus et sciences au Maghreb central. [Surtout en Algérie : Béjaïa et Tlemcen ]

La multiplication des contacts{{}}

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Al-Djazari, livre du XIIIe siècle, Bibliothèque Süleymaniye, Istanbul

L’extension du monde arabo-musulman a mis en contact plusieurs civilisations différentes : l’empire arabe, construit à partir du VIIe siècle par une suite de conquêtes militaires et religieuses, prend le contrôle politique des territoires anciennement hellénisés (Alexandrie d’Égypte par exemple). Les savants arabes se forment donc d’abord au contact des savants chrétiens et juifs qui habitaient ces régions et en consultant les ouvrages scientifiques de l’Antiquité[3]. Au VIIe siècle, les Arabes détruisent l’empire sassanide et sauvegardent le savoir de l’ancienne Perse. Les conquérants arabes se sont trouvés en contact à l’est avec la civilisation indienne et chinoise[6].

Si une partie des savants chrétiens et juifs, fuyant la conquête arabe, se sont réfugiés dans les pays restés chrétiens, le monde arabo-musulman a aussi accueilli des savants étrangers. La fermeture de l’école néoplatonicienne d’Athènes par Justinien en 529 amena de nombreux savants à s’exiler en Perse et l’enseignement grec qui s’y épanouit dans cette région devint, un siècle plus tard, partie du monde arabe[7]. Sous l’administration de ses vizirs barmécides, Bagdad devint la capitale intellectuelle de son époque. Des écoles et des bibliothèques furent construites. Al-Mamun, calife de 813 à 833, avait réuni à Bagdad des savants de tous horizons. Féru d’astronomie, il crée en 829[8], le premier observatoire permanent du monde arabe (les Chinois avaient déjà créé des observatoires permanents), l’Observatoire de Bagdad, permettant à ses astronomes, qui avaient traduit le Traité d’Astronomie du grec Hipparque, ainsi que son catalogue d’étoiles, d’étudier le mouvement des astres.

Cet âge d’or est né du cosmopolitisme de cette période et des nombreux contacts avec les savants d’autres cultures [9].

Les maisons de la sagesse{{}}

La Maison de la sagesse (Bayt al-Ḥikma), bibliothèque palatine abbasside de Bagdad, active sous Hâroun ar-Rachîd et Al-Ma’mūn, relevait de réseaux de savants et de mécénat (les Barmécides, le vizir Al-Fadl ibn Sahl, la famille Bukhtishu (en), les Banū Mūsā). Les traductions gréco-arabes y ont enrichi les savoirs mathématiques, astronomiques, médicaux et philosophiques. Il ne s’agissait pas d’une « académie » unique ; les sources lacunaires ne permettent pas d’en fixer précisément les bornes chronologiques [10],[11],[12].

Fermeture de centres scientifiques et réactions : {{}}

Néanmoins, les conquêtes arabes ont modifié les centres de savoir après la fermeture de l’école mathématique d’Alexandrie et la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie, dont le sort fait l’objet d’un débat historiographique : plusieurs épisodes de dégradations sont envisagés entre l’époque romaine et tardive, sans preuve d’une destruction unique en 642 attribuable à la conquête arabe [13],[14],[15].

Échanges de savoirs - Article détaillé : Traductions latines du XIIe siècle > la renaissance du XIIe siècle

Cathédrale Notre-Dame du Puy et ses arches en forme de fer à cheval ressemblant à celle de la mosquée de Cordoue.

Les échanges avec la Chine et l’Inde, mais aussi la prise d’Alexandrie ou de Damas, qui étaient des anciennes cités romaines possédant de vastes bibliothèques dont beaucoup de livres en grec sont le point de départ des sciences dites arabes. Tout en traduisant ces textes, les penseurs musulmans s’efforcent de les améliorer. Ce courant ne tarde pas à arriver en Europe, timidement au départ, il prend toute sa place à la fin du Moyen Âge, contribuant en partie à la Renaissance en Europe.

Dès la fin du Xe siècle, des savants européens se rendent en Espagne pour étudier. Gerbert d’Aurillac (le futur pape Sylvestre II), notamment, vient dans la marche d’Espagne, auprès du comte de Barcelone Borrell II, peut-être pour étudier les mathématiques. Après ce séjour, il rapporte en Occident le concept de astrolabe, un nouveau type d’abaque, et peut-être même une première fois les chiffres arabes[16].

Toutefois, les traductions ne débutent pas avant le siècle suivant[17]. La renaissance du XIIe siècle est intimement liée à la recherche de nouveaux savoirs par les lettrés européens, aux franges grecques et arabes de l’Occident chrétien, en particulier dans l’Espagne musulmane et en Sicile où l’on note une intense activité de traduction. Les premiers traducteurs d’Espagne se montrent particulièrement intéressés par les ouvrages scientifiques, notamment les mathématiques et l’astronomie, et de façon secondaire par les autres textes islamiques[18]. Les bibliothèques espagnoles comprennent de nombreux ouvrages universitaires écrits en arabe, aussi les traducteurs, souvent assistés par un collaborateur parlant la langue arabe, travaillent-ils presque exclusivement à partir de l’arabe, plutôt que depuis des textes grecs[19]. L’Espagne, plus que l’Italie, est la principale zone de contact entre les traducteurs occidentaux et la culture arabo-musulmane[20],[21].

Les premiers à traduire les textes arabes sont les Espagnols et les Italiens, ces documents pénètrent lentement en France. Paris est au XIIIe siècle le centre le plus important d’études philosophiques et théologiques du monde latin, les cours dispensés dans son université sont réputés dans toute l’Europe. Malgré son prestige, ce n’est que deux siècles après la mort d’Avicenne que l’université de Paris reconnaît totalement ses œuvres. Les premiers à s’intéresser à la pensée arabe ne sont autres que les théologiens et hommes d’Église français. Guillaume d’Auvergne, évêque de Paris au XIIIe siècle montre un grand intérêt pour les philosophies arabe et grecque tout en critiquant les travaux d’Avicenne en matière théologique. Plus tard, Thomas d’Aquin reprend de façon plus approfondie les textes d’Averroès[22] à la lumière de la théologie catholique. Ernest Renan fournira au XIXe siècle le point de vue d’un athée spécialiste des questions orientales[23].

Sur le plan scientifique, l’Europe, qui est restée de la mort de Boèce jusqu’au XIe siècle à l’écart des connaissances grecques, a là aussi l’occasion d’en redécouvrir une partie par l’intermédiaire de la langue arabe. À travers l’Europe un vaste mouvement de traduction est lancé. Bien qu’imparfaites, ces traductions introduisent de nombreuses notions en mathématiques, médecine, chimie, etc.

Dans le domaine des arts, l’influence arabe se fait sentir en Europe. Plusieurs églises romanes du sud de la France entre le XIIe siècle et XIIIe siècle empruntent grâce aux ouvriers et artisans arabes qui participent à leur édification, mais aussi des croisés revenant de Terre Sainte, une architecture semblable aux mosquées et palais d’Al Andalous comme les arches en forme de fer à cheval ou bien des inscriptions bibliques gravées dans la pierre et directement inspirées des arabesques qui ornent les mosquées de l’époque.

L’exemple le plus frappant est certainement la cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay et dont Émile Mâle remarque la ressemblance frappante avec la mosquée de Cordoue [24].

Sciences : {{}}

Mathématiques {{}}

Articles détaillés : mathématiques arabes et liste de mathématiciens arabo-musulmans.

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Une application artistique de la géométrie : le Zellige.

Une grande campagne de traductions permet de prendre connaissance et commenter les auteurs grecs comme Euclide, Diophante, Menelaüs ou Archimède[25]. Les mathématiques arabes se sont ainsi constituées à partir des mathématiques grecques, indiennes et mésopotamiennes avant d’avoir un développement propre. Elles ont été utilisées par les savants arabes comme auxiliaires d’autres disciplines telles que l’astronomie, les techniques de constructions géométriques (mosaïque, muqarnas, coupole…) ou pour calculer des coordonnées géographiques. Mais elles se sont également développées comme une discipline à part entière.

Les deux traités du mathématicien persan al-Khwarismi, l’un décrivant le système de numération décimal indien, l’autre présentant en un système organisé les équations algébriques du premier et second degré (Al-jabr w’al muqabala dont est tiré le nom actuel de la discipline algèbre[26],[27]) sont des écrits majeurs pour le développement des mathématiques. Durant ces sept siècles de la civilisation arabo-musulmane mais principalement au Xe et XIe siècles, les techniques algébriques se développent[28]. Cependant les calculs algébriques se font principalement sous forme rhétorique[27] sans développement d’une notation symbolique[29], et seules les solutions positives sont retenues. Des résolutions graphiques de l’équation cubique sont formalisées[30]. La numération décimale permet de faciliter le calcul de valeurs approchées à l’aide de méthodes comme celle baptisée plus tard de méthode de Ruffini-Horner. La formule du binôme est démontrée.

Les mathématiciens arabes étudient les nombres premiers, les nombres amiables ou parfaits, les équations diophantiennes ainsi que les suites et les séries[31]

L’étude des coniques s’approfondit[32]. Nécessaire pour l’astronomie, la trigonométrie sphérique devient une science à part entière[33]. La méthode d’exhaustion mise en place par Archimède pour la quadrature de la parabole est développée et exploitée pour de nombreux autres calculs d’aire et de volume[34].

Dans la branche du dénombrement , les formules sur le nombre de permutations, le nombre d’arrangements ou le nombre de combinaisons sont établies. La formule du triangle de Pascal dans le cadre du dénombrement est démontrée[35].

Des réflexions sur les mathématiques fondamentales se développent (nature du nombre[36], axiomes de géométrie[37]).

La liste de mathématiciens arabo-musulmans est importante, tant à l’Est avec comme centre culturel Bagdad, qu’au Maghreb et en Andalousie.

L’Occident latin prend connaissance des mathématiques arabes par le biais de traductions entreprises dès le Xe siècle pour le système de numération. Une partie des techniques algébriques arabes est introduite en Europe grâce au livre de Leonardo Fibonacci, le Liber abaci[38]. La trigonométrie est transmise en Occident en même temps que l’astronomie dont elle constitue souvent un chapitre à part. Par exemple, un traité comme le De triangulis de Regiomontanus, est très proche de Traité du quadrilatère de Nasir al-Din al-Tusi [39].

Médecine{{}}

Article détaillé : Médecine arabe au Moyen Âge.

Le monde arabe connaissait la médecine au Moyen Âge grâce à des personnages tels que Avicenne, auteur de l’encyclopédie médicale Qanûn, ainsi que Ibn al-Nafis, qui décrit la circulation sanguine pulmonaire, et le Persan Rhazès, initiateur de l’usage de l’alcool en médecine. Au XIe siècle, l’Andalou Abu Al-Qasim (appelé Aboulcassis en Occident) écrit un ouvrage de référence sur la chirurgie. Maïmonide (1135-1204), médecin juif du sultan ayyoubide Saladin, influença également la médecine arabe.

Les premiers hôpitaux du monde arabe, servant à la fois d’école de médecine et de lieux de soins (bimaristan) ouvrent, en tant que léproseries au départ, puis évoluent pour traiter les maladies du corps humain comme celles de l’esprit.

L’anesthésie, pratiquée dans l’Antiquité par l’ingestion d’opium, de mandragore ou de diverses autres substances donnant envie de dormir, est perfectionnée par l’utilisation d’une éponge imbibée par un mélange de ces substances. Séchée, cette spongia somnifera comme elle sera appelée permet au chirurgien d’opérer en soumettant le patient aux vapeurs de l’éponge humidifiée avant l’emploi et qui plongeait les patients dans un état proche de l’anesthésie générale, mais qui ressemble plutôt à un état analgésique accompagné de perte de conscience. On y découvre le fonctionnement de la petite circulation pulmonaire et de la circulation sanguine. La dissection était également pratiquée. C’est ainsi que des connaissances anatomiques nouvelles furent faites. La traduction des textes latins et grecs fut encouragée et les savants venaient à Bagdad et de toutes les régions de l’empire.

Botanique, zoologie, agriculture{{}}

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Manuscrit arabe du XIVe siècle

Les Arabes traduisent les traités de Dioscoride (De Materia Medica) et font progresser la pharmacopée. Le mot sirop est d’origine arabe. L’utilisation des alambics permet d’extraire des substances telles que l’essence de rose, l’eau de fleur d’oranger. Ils perfectionnent également le raffinage du sucre, venu de Perse, et introduisent la confiserie dans l’alimentation et la conservation des végétaux. On leur doit l’extension jusqu’à l’Atlantique de la culture de la canne à sucre, du riz, du coton. Leur acquis principal réside dans la création de jardins botaniques expérimentaux (Al-Andalus), l’Al-munia est à la fois lieu d’acclimatation, de plaisir et d’étude où les plantes sont considérées sous tous leurs aspects : alimentaire, parfum, médicinale, utilitaire et décoratif. La zone de culture de certains fruits (bigarades, citrons, bananes, dattes) et de certaines fleurs (crocus sativus dont on tire le safran, jasmin ), de plantes utilitaires (murier à soie) connait une expansion qui suit celle de l’islam. La maîtrise de l’hydraulique permet aux agronomes arabo-musulmans de faire évoluer la triade méditerranéenne antique blé-vigne-olivier.

À partir du travail de sélection de la dynastie perse des Sassanides, ils créent les chevaux arabes, les alezans, qui étonneront tant les premiers croisés par leur agilité. La création de races originales de chameaux de bât est un atout essentiel pour la maîtrise de l’espace.

Physique, chimie, optique{{}}

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Dessin de Ibn Sahl : première mention de la loi de la réfraction : considérant les triangles rectangles (en haut à gauche), le rapport des deux hypoténuses est une constante du système.

Les alchimistes arabes reprennent les travaux des alchimistes gréco-alexandrins. En cherchant de l’or, ils travaillent sur d’autres matières comme l’acide nitrique et perfectionnent la distillation[40]. Jâbir ibn Hayyân (vers 845) pratiqua la manipulation de nombreux produits minéraux, végétaux et animaux.

Les travaux d’Archimède sur les miroirs ardents furent repris par Ibn al-Haytham, Ibn Sahl, Taqi al-Din et al-Kindi.

Certains auteurs [41],[42],[43] voient Ibn Al Haytham (965-1039), de son nom latinisé Alhazen, comme « le père de l’optique ». Notamment dans son texte Kitab al-Manazir (livre d’optique)[44], il a réformé l’optique, « introduisant de nouvelles normes mathématiques et expérimentales à l’intérieur d’une problématique traditionnelle où se trouvent unies lumière et vision. [...] L’optique d’Aristote, comme celles d’Euclide et de Ptolémée, ne séparait point vision et éclairement lumineux ; il s’imposait à Alhazen de les mieux distinguer et d’aboutir ainsi à une nouvelle représentation fondée sur une analogie entre le mouvement du choc – le rebondissement d’une balle projetée contre un obstacle – et la propagation lumineuse, représentation qui persistera chez Kepler et chez Descartes[45] », et avant eux Roger Bacon (1214-1294) qui a repris et cité ses travaux[46].

Astronomie Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (mars 2018). 

Article détaillé : Astronomie arabe.

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Astrolabe perse, XVIIIe siècle

Les scientifiques arabes reprennent les études des grecs Claude Ptolémée (IIe siècle) et d’Ératosthène. Ainsi, les premières traductions en arabe de l’Almageste datent du IXe siècle. À cette époque, cet ouvrage était perdu en Europe latine. En conséquence, l’Europe occidentale redécouvrit Ptolémée à partir des traductions des versions arabes : une traduction en latin a été réalisée par Gérard de Crémone à partir d’un texte provenant de Tolède, en Espagne.

L’astronomie arabe s’est attachée à résoudre des problèmes concernant la pratique de l’Islam, comme déterminer les dates du ramadan, calculer l’heure des cinq prières quotidiennes, fixer la direction de La Mecque, mais aussi définir le calendrier lunaire.Jusqu’à l’apparition de la lunette astronomique, l’observation des astres a progressé grâce à l’utilisation de l’astrolabe[Information douteuse] : cet instrument qui servit également à la navigation, a probablement été inventé par Hipparque[Information douteuse], dont les travaux servirent de base au premier calculateur astronomique [47] la machine d’Anticythère[48]. Il a ensuite été copié dans le monde islamique. Ensuite, au Xe siècle, l’astrolabe islamique (plus spécifiquement, d’Al-Andalus) a été copié en Occident chrétien dans une forme simplifiée [49]. Le moine Gerbert d’Aurillac contribue à l’introduction du concept en Occident [16], mais sans personnellement rapporter d’astrolabe de son séjour en Catalogne [50].

L’astronome perse al-Farghani écrit beaucoup sur le mouvement des corps célestes ; son œuvre est traduite en latin au XIIe siècle. À la fin du Xe siècle, un grand observatoire est construit près de Téhéran par l’astronome al-Khujandi. Il effectue une série d’observations qui lui permettent de calculer l’obliquité de l’écliptique. En Perse, Omar Khayyam compile une série de tables et réforme le calendrier. Un grand observatoire est construit à Constantinople, pour l’astronome arabe, Taqi al-Din. L’astrologie arabe est en relation avec l’astronomie : les horoscopes sont établis en fonction des astres et nécessitent l’utilisation d’instruments d’observation.

Géographie {{}}

Le monde d’al-Idrīssī orienté sud/nord {{}}

Au cours du Moyen Âge, les géographes arabes, tels qu’Idrisi, Ibn Battuta, et Ibn Khaldoun ont conservé et enrichi l’héritage gréco-romain, syriaque, perse et indien[51].

À partir du VIIIe siècle, les premiers géographes musulmans perpétuent entre autres l’œuvre des géographes de l’Antiquité (Hérodote, Pline l’Ancien ou encore Ptolémée), puis dès le XIe siècle se développent une véritable littérature géographique originale en plus d’un savoir-faire cartographique [52].

Les géographes notables sont :

  • Al-Mas’ûdî, mort en 957, Muruj adh-dhahab ou Les prairies d’or, est le manuel de référence des géographes et des historiens du monde musulman. Il a beaucoup voyagé à travers le monde arabe ainsi qu’en Extrême-Orient.
  • Al-Bakri (1014-1094), auteur du Routier de l’Afrique blanche et noire du nord-ouest, rédigé à Cordoue vers 1068
  • Yaqout al-Rumi (XIIIe siècle), Livre des pays
  • Al Idrissi (1110-1165/1166), Description de l’Afrique et de l’Espagne
  • Carte de Piri Reis La carte de Piri Reis est une carte ancienne, découverte en 1929 lors de la restauration du Palais de Topkapı à Istanbul. Elle est attribuée à l’amiral et cartographe ottoman Piri Reis qui l’aurait tracée en 1513. Dessinée sur une peau de gazelle, elle détaille les côtes occidentales de l’Afrique et les côtes orientales de l’Amérique du Sud. Au Sud de ces dernières, un tracé fait l’objet d’interprétations contradictoires.

La cartographie progresse pendant l’âge d’or de la civilisation musulmane. Grâce à la boussole, transmise par les Chinois, et aux tables de coordonnées géographiques, il devient plus facile aux marchands de se déplacer…

Source de l’article avec références : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sciences_arabes

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  • Musulmans et esprit scientifique – « Lettre à mon petit-fils » par Faouzia Charfi - Dimanche 30 août 2026 (Première diffusion le dimanche 15 mars 2026) France Culture 53 min - Provenant du podcast Questions d’islam – Par Ghaleb Bencheikh

Comment transmettre aux jeunes musulmans une réflexion critique sur l’identité, l’altérité et les pratiques religieuses en islam, afin de répondre à leurs questionnements tout en conciliant héritage religieux et esprit scientifique ?

Avec : Faouzia Charfi Physicienne de l’université de Tunis

Faouzia Farida Charfi est physicienne et professeur à l’université de Tunis. Elle a été secrétaire d’Etat à l’enseignement supérieur dans le gouvernement tunisien. Elle a été interpellée par son petit-fils, jeune lycéen de quinze ans, à propos des questions d’identité et d’altérité, des pratiques religieuses et des « interdits » en islam.

Faouzia Farida Charfi se propose de répondre au questionnement de son petit-fils en adoptant le genre épistolaire afin d’élargir le propos à toute la jeunesse musulmane. Son livre, Lettre à mon petit-fils sur l’islam d’aujourd’hui Ouverture dans un nouvel onglet , vient de paraître aux éditions Odile Jacob.

Musique : ’Fluid’ par Saba Alizadeh

Références : Sciences et SavoirsSociété Religions – Spiritualité Islam

L’équipe : Ghaleb Bencheikh Islamologue, président de la Fondation de l’islam de France et producteur de l’émission ’Questions d’islam’, le dimanche de 7h05 à 8h00 sur France Culture - François Caunac Réalisation - Thierry Beauchamp Collaboration

Autres éléments :

Vivre le Ramadan - Questions d’islam 53 min

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Source : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-d-islam/lettre-a-mon-petit-fils-9137095

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  • Livre - L’Islam et la Science - En finir avec les compromis - Faouzia Farida Charfi - Date de parution : 22 septembre 2021 - EAN13 : 9782738156723 / 240 pages / 145 x 220 mm / 400 g

Faouzia Charfi nous propose dans ce nouveau livre de revisiter l’histoire des sciences en pays d’islam. Une histoire commencée sous le signe de l’ouverture à l’autre avec le vaste mouvement de traduction des textes anciens inauguré par le calife Al-Mansur au 8ème siècle. Une histoire qui a bifurqué dès le 11ème siècle, quand la science s’est vue assujettie à des fins pratiques et religieuses. Le mouvement réformiste musulman au 11ème siècle aurait pu rebattre les cartes mais il a échoué, faisant le lit du projet ambigu d’islamisation de la connaissance.

Faouzia Charfi plaide ici pour une véritable séparation de la science et du religieux. Un message qui s’adresse particulièrement aux jeunes générations, trop souvent séduites par un islam de pacotille surfant sur la vague des technosciences.

Source : https://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences-humaines/questions-de-societe/islam-et-la-science_9782738156723.php

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Le physicien Jim Al-Khalili voyage à travers la Syrie, l’Iran, la Tunisie et l’Espagne pour raconter l’histoire du grand bond en avant dans la connaissance scientifique qui a eu lieu dans le monde islamique entre le VIIIe et le XIVe siècle. Cet héritage est bien tangible : des termes comme algèbre, algorithme et alcali, tous d’origine arabe, sont au cœur même de la science moderne — il n’y aurait pas de mathématiques ou de physique modernes sans l’algèbre, pas d’ordinateurs sans algorithmes, et pas de chimie sans alcalis.

Pour Al-Khalili, né à Bagdad, il s’agit aussi d’un voyage personnel. Au fil de ses déplacements, il découvre une culture diverse, ouverte sur le monde, passionnée par le savoir et animée d’une véritable obsession pour la science.

Du grand mathématicien Al-Khwarizmi, qui a grandement contribué à fonder la tradition mathématique que nous appelons aujourd’hui l’algèbre, à Ibn Sina, pionnier de la médecine ancienne dont le Canon de la médecine était encore utilisé au XIXe siècle, Al-Khalili reconstitue l’histoire remarquable des réalisations souvent méconnues des scientifiques du monde islamique médiéval.

L’Académie Langue Arabe -Source : https://www.youtube.com/watch?v=4BwdajJhC20&t=10s

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  • Film documentaire | Al-khwarizmi | Par Islamweb - 38 :18 - Doublée automatiquement -Islamweb - Français - Sortie le 23 mai 2023

Al-khwarizmi Muhammad ibn Musa al-Khwarizmi, est l’un des génies des mathématiques de l’état des Abbassides, fondateur de science d’Algèbre, initiateur du chiffre zéro, le premier à mettre les principes pour résoudre des équations mathématiques qui fussent très utiles pour les programmeurs connus sous le nom des Algorithmes, ce à qui le monde entier est redevable dans le développement des technologies dont toute l’humanité en bénéficie aujourd’hui. Suivez-nous sur : www.facebook.com/islamweb.fr www.twitter.com/islamweb.fr www.islamweb.net/fr

Les pistes audio de certaines langues ont été générées automatiquement. En savoir plus

Islamweb - Français

Source : https://www.youtube.com/watch?v=IEg_0b2PiSU&t=24s

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Al-Khwarizmi a inventé l’algèbre. Ibn Sina a écrit le livre de médecine le plus important de l’histoire. Ensemble, ces deux génies de l’Âge d’Or Islamique ont changé le monde à jamais.

🔢 AL-KHWARIZMI : Le Père de l’Algèbre :

  • A inventé les algorithmes (son nom = ’algorithm’)
  • A créé le système numérique décimal que nous utilisons aujourd’hui
  • Ses livres ont été des manuels universitaires en Europe pendant 600 ans
  • De la Perse à Bagdad : l’étoile de la Maison de la Sagesse

⚕️ IBN SINA (AVICENNE) : Le Prince des Médecins :

  • A écrit ’Le Canon de la Médecine’ avec plus d’1 million de mots
  • A découvert comment les maladies contagieuses se propagent
  • A identifié la méningite et décrit des centaines de maladies
  • Ses traitements médicaux ont été utilisés jusqu’au 19ème siècle

🕌 L’ÂGE D’OR ISLAMIQUE (750-1258) - Pendant que l’Europe vivait le Moyen Âge sombre, le monde islamique brillait avec la science, les mathématiques, la médecine, l’astronomie et la philosophie. Bagdad était le centre du savoir mondial.

📚 CHAPITRES : 0:00 - Introduction : Les Génies Islamiques 0:34 - Al-Khwarizmi : Le Mathématicien Qui a Tout Changé 8:07 - Ibn Sina : Le Médecin Le Plus Brillant 14:00 - Conclusion : L’Héritage Qui a Changé le Monde

🎯 POURQUOI CETTE VIDÉO ? Découvrez comment deux hommes des 9ème et 10ème siècles ont créé les fondations des mathématiques modernes et de la médecine scientifique. Sans eux, nous n’aurions ni ordinateurs, ni hôpitaux modernes, ni chirurgie avancée. 🔥 FAITS IMPRESSIONNANTS :

  • Le mot ’algèbre’ vient du livre d’Al-Khwarizmi ’Al-jabr’
  • Le mot ’algorithme’ vient de son nom latinisé ’Algoritmi’
  • Le Canon d’Ibn Sina a été le livre de médecine le plus utilisé pendant 700 ans
  • Ibn Sina a mémorisé le Coran complet à 10 ans
  • Al-Khwarizmi a introduit le concept du ’zéro’ au monde occidental

📌 ABONNEZ-VOUS pour plus d’histoires épiques de personnages qui ont changé l’histoire 👍 LIKEZ si vous avez appris quelque chose de nouveau sur l’Âge d’Or Islamique 💬 COMMENTEZ : Quel autre génie islamique devrions-nous couvrir ? (Al-Razi, Ibn Rushd, Omar Khayyam...) 🌍 Disponible aussi en : Türkçe | English | Deutsch | Español --- 🎬 Histoires Epiques Contes- Les Histoires Qui Ont Changé Le Monde Documentaires hebdomadaires sur les révolutionnaires, scientifiques, guerriers et leaders qui ont transformé l’histoire de l’humanité. 📧 Contact : [votre email] 🌐 Autres langues : [liens vers autres versions] --- 🎵 Musique : [Crédits musique] 🎨 Illustrations : [Crédits artistiques] © 2025 Histoires Epiques Contes-. Tous droits réservés.

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Histoires Épiques Contes

Source : https://www.youtube.com/watch?v=VI9p35lH-pE

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  • Point de vue - L’importance d’apprendre la science pour tout musulman selon ‘maktaba-alqalam.com’ – Document en forme de communiqué à usage commercial et religieux

[Ce que signifient ces noms :

  • Maktaba - Ce mot arabe désigne une bibliothèque ou une librairie où l’on trouve des ouvrages religieux et des textes pour apprendre l’arabe.
  • Al-Qalam - Ce terme signifie « La Plume » en arabe et fait également référence à la 68e sourate du Coran ]

Dans l’islam, la science (‘ilm) occupe une place centrale et fondamentale. Elle n’est pas réservée à une élite ou aux seuls savants, mais constitue une obligation et un cheminement essentiel pour tout musulman, homme ou femme. Dès les premières révélations du Coran, Allah met en avant la valeur de la connaissance, faisant de l’apprentissage un pilier de la foi et un moyen d’élévation spirituelle.

Apprendre la science en islam ne se limite pas à l’accumulation d’informations. Il s’agit avant tout de connaître Allah, de comprendre Sa religion, de distinguer le vrai du faux et d’adorer sur une base solide. Sans science, les actes peuvent être vains, les intentions mal orientées et les comportements déviants, même lorsqu’ils sont accomplis avec sincérité.

La Sunna du Prophète ﷺ souligne elle aussi l’importance de la science, en rappelant que le chemin de la connaissance est un chemin vers le Paradis. Les savants de l’islam ont toujours insisté sur ce point : la science est ce qui protège la foi, éclaire les actions et préserve la communauté des innovations et des égarements.

Dans cet article, nous verrons pourquoi apprendre la science est indispensable pour tout musulman, quels sont ses bienfaits spirituels et pratiques, et comment elle constitue la clé d’une adoration sincère, équilibrée et conforme à la voie du Coran et de la Sunna.

Pourquoi apprendre la science est indispensable pour tout musulman{{}}

Apprendre la science religieuse (‘ilm) n’est pas un luxe ni une option réservée à une minorité. En islam, elle constitue une nécessité vitale pour préserver la foi, rectifier les actes et cheminer vers Allah avec clairvoyance. Les savants ont toujours rappelé que la science précède la parole et l’action, car sans elle, même la sincérité peut mener à l’erreur.

La science permet d’adorer Allah correctement{{}}

La première raison pour laquelle la science est indispensable est qu’elle permet au musulman d’adorer Allah sur des bases justes. Toute adoration — prière, jeûne, zakât, invocations — repose sur des règles précises tirées du Coran et de la Sunna. Sans connaissance, l’adoration risque d’être invalide, incomplète ou entachée d’innovations.

Apprendre la science, c’est comprendre ce qu’Allah aime et ce qu’Il déteste, ce qu’Il a ordonné et ce qu’Il a interdit. Cela permet d’agir avec certitude, sérénité et cohérence. Le musulman ne se contente plus d’imiter aveuglément ; il agit avec preuve, compréhension et intention éclairée. Ainsi, ses actes gagnent en valeur et en sincérité.

De plus, la science enseigne la hiérarchie des priorités : ce qui est obligatoire, recommandé, permis ou interdit. Elle protège de l’exagération comme de la négligence, et guide vers une pratique équilibrée, conforme à la voie prophétique.

La science protège la foi des déviations et des ambiguïtés{{}}

Une autre raison majeure réside dans le rôle protecteur de la science. Dans un contexte où les informations circulent rapidement et où les avis se multiplient, l’ignorance expose la foi aux ambiguïtés, aux innovations et aux discours trompeurs.

La science permet de distinguer la vérité de l’erreur, la Sunna de l’innovation, et l’authentique de l’infondé. Elle donne au musulman des critères solides pour analyser ce qu’il entend et ce qu’il lit, sans se laisser emporter par l’émotion ou la popularité d’un discours.

Les savants ont toujours insisté sur ce point : l’ignorance est la porte des égarements. Beaucoup de déviations historiques sont nées d’un manque de science ou d’une approche déconnectée des textes et de la compréhension des premières générations. Apprendre la science, c’est donc préserver sa croyance (‘aqîda) et renforcer sa relation avec Allah sur des fondations solides.

Cette protection ne concerne pas seulement la croyance, mais aussi le comportement. Une personne ignorante peut croire bien faire tout en causant du tort à elle-même ou aux autres. La science éclaire les attitudes, corrige les excès et enseigne la sagesse.

La science élève le croyant ici-bas et dans l’au-delà{{}}

Enfin, la science est un moyen d’élévation incomparable. Allah a accordé un rang particulier à ceux qui apprennent et mettent en pratique la connaissance. Elle élève le croyant en dignité, en lucidité et en proximité avec son Seigneur.

Sur le plan spirituel, la science adoucit le cœur, renforce la crainte révérencielle (khushû‘) et nourrit l’humilité. Plus le croyant apprend, plus il prend conscience de sa faiblesse et de sa dépendance envers Allah. La science authentique ne mène pas à l’orgueil, mais à la modestie et à la sagesse.

Sur le plan pratique, la science aide le musulman à vivre sa religion au quotidien : dans sa famille, son travail, ses relations sociales. Elle oriente les décisions, apaise les conflits et favorise un comportement exemplaire.

Enfin, apprendre la science est un héritage prophétique. Les savants sont les héritiers des prophètes, et celui qui emprunte ce chemin participe à la transmission d’un bien immense. Même une science simple, correctement apprise et appliquée, peut devenir une source de récompense continue.

Quelle science est obligatoire à apprendre en priorité pour chaque musulman ?{{}}

En islam, toutes les sciences ne se valent pas en termes de priorité. Si l’apprentissage est globalement encouragé, certaines connaissances sont obligatoires (farḍ ‘ayn) pour chaque musulman, tandis que d’autres relèvent du farḍ kifâya (obligation collective). Les savants sont unanimes : la première science obligatoire à apprendre est celle du Tawḥîd et de la ‘Aqîda, c’est-à-dire la science qui concerne Allah, Son unicité et la croyance authentique.

Le Tawḥîd : la base de toute la religion

Le Tawḥîd (l’unicité d’Allah) est le fondement sur lequel repose toute la religion islamique. Il consiste à vouer l’adoration exclusivement à Allah, sans Lui associer quoi que ce soit, que ce soit dans l’adoration, la seigneurie ou les noms et attributs.

C’est pour établir le Tawḥîd qu’Allah a envoyé les prophètes et révélé les Livres. Le message central du Coran est clair : appeler les hommes à adorer Allah seul et à rejeter toute forme d’association (shirk). Sans Tawḥîd, les actes d’adoration perdent leur valeur, même s’ils sont nombreux et sincères.

Apprendre le Tawḥîd permet au musulman de comprendre :

  • pourquoi il a été créé
  • à Qui il doit vouer ses actes
  • ce qui annule ou affaiblit sa foi
  • comment purifier son adoration de toute forme de shirk

C’est donc la science la plus prioritaire, car elle conditionne l’acceptation de toutes les autres œuvres.

La ‘Aqîda authentique : croire comme les salafs{{}}

Étroitement liée au Tawḥîd, la ‘Aqîda correspond à l’ensemble des croyances que le musulman doit avoir dans son cœur. La ‘aqîda authentique est celle qui est tirée du Coran, de la Sunna et de la compréhension des pieux prédécesseurs (salaf as-ṣāliḥ).

Apprendre la ‘aqîda, c’est savoir :

  • en quoi croire concernant Allah
  • comment comprendre Ses Noms et Attributs sans déformation ni négation
  • ce qu’est la foi (îmân) et ce qui l’augmente ou la diminue
  • comment se positionner face aux innovations et aux déviations

Les savants ont toujours insisté sur ce point : la rectitude du cœur précède la rectitude des actes. Une personne peut prier, jeûner et multiplier les œuvres, mais si sa croyance est défaillante, sa religion est fragilisée à la base.

C’est pourquoi les imams de l’islam commençaient toujours par enseigner la ‘aqîda avant d’entrer dans les détails du fiqh.

Pourquoi cette science est prioritaire sur le reste{{}}

La science du Tawḥîd et de la ‘Aqîda est prioritaire parce qu’elle est individuellement obligatoire pour chaque musulman, homme ou femme, selon sa capacité. Nul n’est excusé par l’ignorance sur les fondements de la foi.

Contrairement à certaines sciences spécialisées (comme les sciences du hadith, la jurisprudence approfondie ou la langue arabe avancée), la connaissance du Tawḥîd est exigée de tous, car elle concerne directement le salut.

De plus, cette science permet de :

  • donner un sens correct à l’adoration
  • éviter de tomber dans le shirk majeur ou mineur
  • se protéger des ambiguïtés théologiques
  • adorer Allah avec science et non par simple imitation

Les savants disaient : « La première chose obligatoire est de connaître Allah. » Or, on ne connaît Allah que par le Tawḥîd et la ‘Aqîda authentique.

Les autres sciences viennent ensuite{{}}

Une fois les bases du Tawḥîd et de la ‘Aqîda acquises, le musulman apprend progressivement :

  • les règles de la prière, du jeûne, de la zakât
  • le fiqh du quotidien selon sa situation
  • l’éthique et le comportement islamique
  • puis, selon ses capacités, des sciences plus approfondies

Mais tout cela repose sur un socle : une croyance saine. Sans ce socle, la science devient déséquilibrée et peut même devenir une épreuve pour celui qui l’acquiert.

FAQ sur l’importance d’apprendre la science en islam{{}}

Pourquoi la science est-elle si importante en islam ?{{}}

La science occupe une place centrale en islam car elle permet de connaître Allah, de comprendre Sa religion et d’adorer correctement. Le Coran et la Sunna montrent que la science est la clé de la rectitude de la foi et des actes. Sans science, le musulman risque d’agir par ignorance, même avec de bonnes intentions.

Quelle est la première science que tout musulman doit apprendre ?{{}}

La première science obligatoire est celle du Tawḥîd et de la ‘Aqîda. C’est la base de la religion, car elle concerne l’unicité d’Allah et la croyance correcte. Toutes les autres sciences reposent sur ce fondement.

La science est-elle obligatoire pour les hommes et les femmes ?{{}}

Oui. L’apprentissage de la science obligatoire (farḍ ‘ayn) concerne tout musulman et toute musulmane, chacun selon ses capacités. Il s’agit au minimum de connaître ce qui permet de croire correctement et de pratiquer sa religion au quotidien.

Peut-on pratiquer l’islam sans apprendre la science ?{{}}

Pratiquer sans science expose à de nombreuses erreurs : innovations, mauvaises compréhensions, actes invalides. La science guide la pratique, protège la foi et permet d’adorer Allah avec clairvoyance. Les savants disent que la science précède la parole et l’action.

Apprendre la science peut-il renforcer la foi ?{{}}

Oui. La science authentique augmente la foi, renforce la crainte révérencielle et rapproche d’Allah. Plus le croyant apprend, plus il comprend la sagesse de la religion et agit avec sincérité et humilité.

La science sans pratique est-elle utile ?{{}}

La science doit impérativement être mise en pratique. Apprendre sans appliquer est un manque, mais pratiquer sans science est un danger. L’équilibre recherché en islam est d’unir science, intention sincère et action conforme à la Sunna.

Comment commencer à apprendre la science en islam ?{{}}

Il est recommandé de commencer par :

  • le Tawḥîd et la ‘Aqîda
  • les bases de la prière et des obligations
  • l’apprentissage progressif, avec des sources fiables et des enseignants reconnus

L’essentiel est d’apprendre pas à pas, avec sincérité et constance.

Source : https://maktaba-alqalam.com/blogs/infos/limportance-dapprendre-la-science-pour-tout-musulman

NB. Le site maktaba-alqalam.com est une librairie islamique en ligne spécialisée dans la diffusion d’ouvrages religieux et d’outils pédagogiques destinés à toute la famille. La plateforme propose une sélection de livres de référence sur le Coran, la Sunnah et la jurisprudence, ainsi que des publications propres et des espaces dédiés à l’éducation des plus jeunes…. – Site : https://maktaba-alqalam.com/?_su_rec=5n8c70_w9m_rXVuFoHePB3vUB_RNzZyVujBDpo98_dZRijYNtoVTB8n_xw3NgRBrDIFKGnZXe3uBVc_ChmugX-HapPSP6MpqUhNtbXWJpb7iQ-DOcthboZJ4rUzeeZuU0mlo7CpF-PTbrdxhmcsyRbcl3foqNCLVj58L0zDK-XFzDIQ0WsH_nMJoQh67P0bTJ0csxgbdYIBmAlWEl0ejdOZX36ogzmalR84cX4S-sf2hFb0dj81L3Aznl5jNgGS1aCNYmUXiBTIhKNMFLxKaFQ&_su_rec_id=b77b13d1-2038-47a4-a4f9-a8a0e1a04d16-1788097586

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  • L’importance de la science en Islam - بوابة الأزهر الإلكترونية - Portail en ligne de l’Al-Azhar

L’Islam accorde une importance primordiale à la science, en la considérant comme une obligation pour tout croyant et une voie menant au Paradis. L’Observatoire de la بوابة الأزهر الإلكترونية (Portail en ligne d’Al-Azhar) rappelle fréquemment que la foi et la raison sont indissociables et que la recherche du savoir est ancrée au cœur même des textes sacrés

Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_al-Azhar

Voici une synthèse des fondements de la science en Islam d’après les enseignements et publications d’Al-Azhar :

1. La première révélation divine :{{}}

  • L’ordre de lire - Le tout premier mot révélé au Prophète Muhammad ﷺ est « Iqra’ » (Lis !).
  • Les premiers versets de la Sourate Al-ʿAlaq mettent en avant l’importance de la plume (le calame) comme outil de transmission du savoir humain : « Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble, qui a enseigné par la plume, a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas ».

2. Les statistiques coraniques du savoir :{{}}

  • Fréquence des termes : Le terme « science » (ʿIlm) ainsi que ses dérivés sont cités 779 fois dans le Noble Coran.
  • Cette récurrence démontre que la religion musulmane est fondamentalement liée à l’éveil intellectuel, à l’étude et à la découverte de la vérité.

3. Le statut des savants et étudiants : {{}}

  • Élévation en degrés : Allah distingue explicitement ceux qui savent de ceux qui ignorent. Le Coran déclare : « Allah élèvera en degrés ceux d’entre vous qui croient et ceux qui ont reçu le savoir » (Sourate Al-Mujadala, v. 11).
  • Un chemin vers le Paradis : La tradition prophétique (Sunna) regorge de mérites à ce sujet. Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui emprunte un chemin par lequel il recherche une science, Allah lui fait prendre par cela un chemin vers le paradis ».
  • Une obligation universelle : L’apprentissage n’est pas réservé à une élite. Le Hadith stipule que « La quête de la science est une obligation pour tout musulman » (hommes et femmes).

4. L’universalité de la science en Islam : {{}}

Pour Al-Azhar, la notion de science ne se restreint pas uniquement aux sciences religieuses (Jurisprudence, Théologie). Elle englobe toutes les disciplines bénéfiques à l’humanité :

  • Sciences exactes et naturelles - La médecine, l’astronomie, les mathématiques et la physique sont encouragées pour comprendre la création d’Allah.
  • Utilité communautaire - Acquérir des compétences profanes afin de soigner, construire ou innover est considéré comme une obligation communautaire (Fard Kifaya).

« « « 

NB. Les dossiers étiquetés ISLAM et MUSULMANS et mis en ligne antérieurement sur ISIAS.info sont à retrouver par ici > https://isias.info/spip.php?page=recherche&recherche=islam+musulmans

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Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant

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– 02/09/2026

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

Pour mémoire - Le site ISIAS a été fondé par Jacques Hallard, ingénieur diplômé du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM). L’acronyme ISIAS signifie : Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales. Le projet est géré et mis en ligne avec la collaboration bénévole de Pascal Paquin, également actif sur la plateforme écocitoyenne associative Yonne Lautre.

Les objectifs majeurs du site ISIAS - D’après le document et la charte du projet, ce site poursuit trois buts essentiels :

  • Médiation scientifique et didactique - Proposer des dossiers thématiques, des collectes de documents et des traductions pour diffuser les connaissances scientifiques.
  • Éducation populaire - Offrir un accès gratuit et indépendant à l’information pour encourager les mobilisations citoyennes.
  • Promotion d’alternatives écologiques et sociétales - Alimenter la réflexion autour de la résilience écologique, du climat, ou encore de l’expression artistique engagée.

Ce site se distingue par une démarche éthique stricte : il est entièrement gratuit, dénué de toute publicité ou subvention, et conçu avec une empreinte numérique réduite autant que possible

Site : https://isias.info/

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