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"Recherches comparatives d’initiatives locales concernant les matières plastiques et vers l’autonomie : réduire les flux entrants, ré-employer, transformer, créer des débouchés et des emplois, en France et à l’international" par Jacques Hallard
mardi 25 août 2026, par
Recherches comparatives d’initiatives locales concernant les matières plastiques et vers l’autonomie : réduire les flux entrants, ré-employer, transformer, créer des débouchés et des emplois, en France et à l’international
Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 25/08/2026
Série ISIAS Sociologie Autonomies
Partie 1 : ’Des constats qui dérangent aux solutions qui arrangent - Partie 1 : une sélection de mesures prises en agriculture et pour l’habitat, qui marchent et perdurent en France et dans le bassin méditerranéen – Projections Essai’ par Jacques Hallard 17 août 2026 - ISIAS Sociologie Autonomies
Partie 2 : ’Recherches sur les matériaux locaux pour les habitats, bâtiments, constructions écologiques et des réalisations avec des exemples documentés en France, sur le continent africain et au Proche-Orient - Synthèses et comparaisons’ par Jacques Hallard 20 août 2026 - ISIAS Sociologie Autonomies Architecture
Partie 3 : Recherches comparatives d’initiatives locales concernant les matières plastiques et vers l’autonomie : réduire les flux entrants, ré-employer, transformer, créer des débouchés et des emplois, en France et à l’international
Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur
Chaunu (2018-06-10) pollution, abeilles, plastiques
Quelques précisions préliminaires pour entrer dans ce dossier proposé à usage didactique
Rappel - En finir avec les idées reçues sur le plastique - Le plastique est omniprésent dans nos vies, mais il se dégrade en particules nocives et persistantes qui menacent la santé humaine et animale, ainsi que les écosystèmes. Voici 5 idées reçues sur le plastique, pour mieux comprendre cette pollution singulière et les enjeux de sa gestion. - Publié le 03 juillet 2023 – Source : https://www.inrae.fr/actualites/finir-idees-recues-plastique
Une matière plastique (le plastique en langage courant) est un polymère généralement mélangé à des additifs, colorants, charges (miscibles ou non dans la matrice polymère). Il en existe une large gamme ; moulés par injections, extrudés, étiré en film, généralement façonné à chaud et sous pression, pour aboutir à un semi-produit ou à un objet, y compris fils et fibres (tissus), mastics, revêtements, etc. Il est utilisé dans presque tous les secteurs d’activité. Certains ont des propriétés jamais auparavant réunies, par exemple la transparence et la résistance aux chocs. Avec environ 400 millions de t/an (en 2022), quantité susceptible de doubler avant 2040, à 90 % issus d’hydrocarbures fossiles il est devenu omniprésent. Et seul environ 9 % du plastique est recyclé (12 % incinérés et le reste mis en décharge ou perdu dans la nature [1], peu à peu dégradé en microplastiques et en nanoplastiques), ce qui fait du déchet plastique un problème préoccupant. En mars 2022, les dirigeants mondiaux et les ministres de l’environnement ont entamé des négociations pour un premier traité international (juridiquement contraignant) au monde visant à éliminer la pollution par le plastique [1].
Il existe sept grands types de plastique courants, classés par des numéros de 1 à 7 souvent inscrits dans un triangle de recyclage sur les objets. On distingue les thermoplastiques (recyclables), les thermodurcissables (durcis à chaud) et les élastomères (souples).
Les différents types de plastiques - Que signifient les Numéros ? - Tristan Ménard - Voir ici > https://www.youtube.com/watch?v=u_oizj9ndVQ&t=8
Les 7 catégories principales :
- 1 - PET (Polyéthylène téréphtalate) - Bouteilles d’eau, flacons, barquettes transparentes.
- 2 - PEHD (Polyéthylène haute densité) - Bouteilles de lait, bidons de produits ménagers.
- 3 - PVC (Polychlorure de vinyle) - Tubes, profilés de fenêtres, cartes bancaires.
- 4 - PEBD (Polyéthylène basse densité) - Sacs plastiques, films étirables, sachets souples.
- 5 - PP (Polypropylène) - Pots de yaourt, bouchons, ‘tupperwares’, pièces auto.
- 6 - PS (Polystyrène) - gobelets jetables, boîtes d’œufs, frises d’isolation.
- 7 - Autres (Other) - Mélanges de polymères ou polycarbonate (gourdes, optiques).
- Les grandes familles techniques :
- Thermoplastiques - Fondent à la chaleur et se recyclent facilement (PET, PE, PP, PS, PVC).
- Thermodurcissables - Cuisent de façon définitive et ne fondent plus (résines, melamine, epoxy).
- Élastomères - Matériaux très souples ou caoutchouteux (silicone, TPU).
Source : https://www.codexpro.com/quelles-sont-les-differentes-matieres-plastiques/
Tout savoir sur le recyclage du plastique IFPEN – Lire par-là > https://www.ifpenergiesnouvelles.fr/enjeux-et-prospective/decryptages/climat-environnement-et-economie-circulaire/tout-savoir-recyclage-du-plastique
Rappel - L’économie circulaire est un modèle de production et de consommation qui consiste à partager, réutiliser, réparer, rénover et recycler les produits et les matériaux existants le plus longtemps possible. Elle s’oppose à l’économie linéaire traditionnelle fondée sur le schéma « extraire, fabriquer, consommer, jeter ». Source : https://www.europarl.europa.eu/topics/fr/article/20151201STO05603/economie-circulaire-definition-importance-et-benefices - En savoir plus en allant au portail de l’ ADEME sur l’économie circulaire ou les orientations du Ministère de la Transition écologique….
Lecture suggérée - Microplastiques et santé – Par Victoire N’Sondé Cheffe de rubrique santé pour ‘The Conversation France’ 23 août 2026 à 08:32
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| Quand vous dégustez une boisson chaude, prêtez-vous attention au matériau qui compose le gobelet ? Selon une étude australienne, les contenants en plastique peuvent pourtant libérer des microplastiques. Et plus la boisson est chaude, plus la quantité de microplastiques qui se détachent est élevée. En prévention, il est notamment recommandé de privilégier des contenants en acier inoxydable, en céramique ou en verre. Nous sommes exposés aux microplastiques par l’intermédiaire des emballages alimentaires, mais aussi parce qu’ils contaminent l’ensemble de notre environnement. En effet, les plastiques se dégradent en micro et en nanoplastiques, dans les sols, les eaux, l’atmosphère… - Les recherches pour évaluer l’impact des microplastiques sur la santé humaine débutent. Mais des effets délétères sont déjà mis en évidence chez l’animal. Bon lecture ! Comparaison entre autonomie et autarcie, notamment dans le contexte des actions en faveur du développement durable :{{}} |
Critère |
Autonomie |
Autarcie |
| Définition | Capacité à satisfaire une partie importante de ses besoins par ses propres moyens | Capacité à satisfaire tous ou presque tous ses besoins sans dépendre de l’extérieur | |
| Relation avec l’extérieur | Maintien des échanges et des coopérations | Cherche à réduire au maximum les échanges extérieurs | |
| Exemple | Une ville produit une partie de son énergie solaire mais reste connectée au réseau électrique | Une communauté produit elle-même toute son énergie, sa nourriture et ses biens essentiels | |
| Avantage durable | Renforce la résilience tout en permettant la coopération et la spécialisation | Réduit fortement la dépendance aux ressources et aux approvisionnements extérieurs | |
| Limite | Une certaine dépendance extérieure demeure | Peut être difficile, coûteux et inefficace à atteindre complètement | |
| Approche du développement durable | Généralement plus réaliste et adaptable | Plus radicale et difficile à mettre en œuvre à grande échelle |
En résumé : {{}}
- L’autonomie signifie : « Je peux fonctionner en grande partie par moi-même, mais je peux aussi coopérer avec les autres. »
- L’autarcie signifie : « Je cherche à ne dépendre de personne et à tout produire moi-même. »
Dans le développement durable - L’autonomie est souvent considérée comme une approche plus équilibrée. Par exemple, un territoire peut développer :
- l’autonomie énergétique grâce aux énergies renouvelables ;
- l’autonomie alimentaire grâce à l’agriculture locale ;
- la récupération et le recyclage des ressources ;
- tout en conservant des échanges avec d’autres territoires.
L’objectif est donc souvent de réduire les dépendances excessives, plutôt que de viser une autarcie totale.
Conclusion : l’autonomie favorise la résilience et la coopération, tandis que l’autarcie vise l’indépendance quasi complète.Haut du formulaire|<|
Retour au début du Préambule
#ISIASIntroduction
Ce dossier est la Partie 3 de la Série ISIAS Sociologie Autonomies qui est consacrée aux matières plastiques
Il a été orienté à la fois vers des recherches comparatives d’initiatives locales concernant les matières plastiques et qui visent plus autonomie au sens large sur un territoire donné
Après deux initiatives typiques qui ont inspiré la rédaction de ce dossier, les recherches se rappprtent à des exemples pris en Europe dans un premier temps ; puis les recherches documentaires ont été élargies au niveau international…
Des exemples ont été progressivement pris en compte avec une méthodologie appropriée de façon à analyser les exemples les plus pertinents pour trouver les réalisations les plus recommandables…
Finalement une conclusion et une proposition finale ouvrent la voie pour des actions futures…
Tous les documents choisis pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans les 4 rubriques codées de A à D et indiquées dans le sommaire ci-après
Retour au début de l’introduction
A – Deux initiatives qui ont inspiré la rédaction de ce dossier
D – Conclusion et proposition finale
Retour au début de l’introduction
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A – Deux initiatives qui ont inspiré la rédaction de ce dossier au Ghana et aux Philippines{{}}
Des solutions positives locales et exemplaires pour les plastiques usagés au Ghana : une vidéo ‘The Impact Story’ {{}}
The Impact Story Une ONG permet d’échanger des déchets plastiques contre de la nourriture, une solution simple qui aide à la fois à lutter contre la pollution et la faim. ♻️💧 Abonne-toi pour suivre d’autres !💚 👉 @theimpactstory
Sources : Business Insider, Buy Food With Plastic
Source : https://www.facebook.com/reel/1554110869680025
Le Ghana, en forme longue la république du Ghana (en anglais : Republic of Ghana), est un pays d’Afrique de l’Ouest situé au bord du golfe de Guinée. La langue officielle du Ghana est l’anglais et la devise nationale est le cedi. Les pays limitrophes du Ghana sont la Côte d’Ivoire à l’ouest, le Burkina Faso au nord et le Togo à l’est. Sa capitale est la ville d’Accra et ses habitants sont les Ghanéens et les Ghanéennes. Le pays fait partie de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), du Groupe des vingt-quatre (G24), de la Zone de paix et de coopération de l’Atlantique Sud (ZPCAS), du Commonwealth, de l’Organisation internationale sur le bambou et le rotin (INBAR), de la Commission internationale du riz (CIR), de l’Union africaine (UA) et de l’Organisation des Nations unies (ONU) ; Le Ghana est membre associé de l’Organisation internationale de la francophonie depuis 2006[8] et accorde une place toujours plus importante au Français...
Localisation du Ghana
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ghana
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Des feuilles de bananiers sont transformées aux Philippines en un tissu biodégradable qui remplace le plastiques – Vidéo ‘The Impact Story’{{}}
The Impact Story · Audio d’origine
Des fermiers aux Philippines transforment des fibres de bananier en un tissu biodégradable et innovant qui remplace le plastique 🌿
Abonne-toi pour suivre d’autres solutions positives ! 💚 👉 @theimpactstory
Origine : Bananatex, The Goodgoods, Qwston
Source : https://www.facebook.com/reel/1699034491290374
Les Philippines, en forme longue la république des Philippines (en philippin Pilipinas et Republika ng Pilipinas, en espagnol Filipinas et República de Filipinas, en anglais Philippines et Republic of the Philippines, en ilocano Filipinas et Republika ti Filipinas, en cebuano Pilipinas et Republika sa Pilipinas), est un pays d’Asie du Sud-Est constitué d’un archipel de 7 641 îles dont onze totalisent plus de 90 % des terres et dont un peu plus de 2 000 seulement sont habitées, alors qu’environ 2 400 îles n’ont même pas reçu de nom. On distingue trois zones géographiques : l’île Luçon, l’archipel des Visayas et l’île Mindanao. Luçon, l’île la plus vaste et la plus septentrionale, abrite sa capitale, Manille, et la plus grande ville du pays, Quezon City. Au centre, le groupe dense des Visayas comprend les îles de Negros, Cebu, Bohol, Panay, Masbate, Samar et Leyte. Au sud, Mindanao est la deuxième île par la superficie ; ses principales villes sont Davao, Marawi, Zamboanga et Cagayán de Oro. Au sud-ouest de Mindanao se trouvent les îles de Sulu, telles que Basilan, Jolo et Tawi-Tawi, proches de Bornéo. Enfin, à l’ouest des Visayas s’étend l’archipel de Palawan, qui compte à lui seul plus de 1 700 îles. Le pays dispose de frontières maritimes avec Taïwan au nord, le Japon au nord-est, les Palaos à l’est et au sud-est, l’Indonésie au sud, la Malaisie au sud-ouest, le Vietnam à l’ouest, et la Chine au nord-ouest… -
Localisation des Philippines
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippines
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Source : https://www.instagraam.com/theimpactstory/?hl=fr
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B – Recherches portant sur des initiatives prises sur des territoires européens pour le recyclage des matières plastiques et tendant vers plus d’autonomie
Cinq exemples ont été retenus pour continuer ce dossier et une conclusion provisoire et importante à ce stade des recherches est proposée à la suite :
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- Un réseau collaboratif du département de la Drôme en France donne une seconde vie aux plastiques en collectant, triant et broyant sous forme de paillettes{{}}
Paillettes - Pour recycler les plastiques en fin de vie de la Vallée de la Drôme. Accueil Partenaires ContactÉchantillons
Paillettes est issue de la réflexion d’acteurs du territoire de la Vallée de la Drôme qui ont imaginé un réseau collaboratif afin de donner une seconde vie aux plastiques destinés à l’enfouissement, en les collectant, triant et broyant sous forme de paillettes
Les objectifs du projet :{{}}
→ Réduire le volume de plastiques inutilisés
→ Créer de l’emploi
→ Améliorer l’autonomie productive du territoire
→ Expérimenter et innover
→ Sensibiliser les publics sur le réemploi et le recyclage
Configuration de la plateforme Collecte :
Recycleries Matériauthèques Entreprises
Exemples d’apports de matières plastiques - Boîtes de CD et DVD Tupperwares Jouets Cagettes agricoles Canoës...
Unité de traitement - Tri & nettoyage Déchiquetage Broyage Stockage Transport ou Apport volontaire
Vente de broyat - Entreprises locales & régionales Ateliers Precious Plastic Plasturgistes, Artistes...
Exemples des entreprises de la Vallée de la Drôme recherchant notre broyat : elles sont à voir à la source ci-dessous
© 2023 Paillettes, créé avec Wix.com Source : https://www.paillettes-plastique.fr/?utm_source=chatgpt.com
Le cas de l’initiative « Paillettes » mérite une attention particulière. Il part d’un principe simple : des plastiques qui seraient normalement enfouis ou éliminés peuvent devenir une ressource locale. Le dispositif prévoit une chaîne territoriale :
La collecte → tri → déchiquetage/broyage → stockage → utilisation de la matière secondaire avec des apports provenant notamment de recycleries, matériauthèques, entreprises et autres points de collecte. Le projet associe explicitement quatre objectifs : réduction des plastiques inutilisés, création d’emploi, autonomie productive territoriale, expérimentation/innovation.
C’est un exemple particulièrement pertinent si on entend ceci par « autonomie » : réduire la dépendance à des matières premières vierges ou à des filières extérieures, tout en conservant une partie de la valeur localement.
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- Le projet européen ‘PlastiCity’ a visé de 2019-2023 le passage des taux de recyclage des déchets plastiques commerciaux et industriels en milieu urbain
Ce territoire concerné s’articulait autour de la mer du Nord et de la Manche (les deux mers en question). Il associait les régions côtières de quatre pays :
- Le Royaume-Uni (Angleterre)
- La France (Hauts-de-France/littoral nord)
- La Belgique (Flandre)
- Les Pays-Bas (zones côtières)
Financé par le programme européen ‘Interreg 2 Mers’ : il s’était concentré sur la valorisation des « plastiques perdus ».
La région Européenne dite des 2Mers (Manche et Mer du Nord) est l’une des régions les plus prolifiques de l’Union Européenne lorsqu’il s’agit de générer des déchets plastiques. Mais pourtant, les taux de recyclage des plastiques sont de 20 à 30%. Dans les environnements urbains, telles que des villes situées à proximité de plans d’eau, de nombreux déchets plastiques sont présents et pourraient techniquement être éligibles au recyclage, mais ne le sont pas. Ces ’plastiques perdus’ peuvent jouer un rôle de premier plan dans l’économie circulaire locale, en offrant aux acteurs et aux parties prenantes une opportunité économique d’en tirer profit par l’abandon des méthodes actuelles d’élimination des plastiques. Ces opportunités économiques ne sont pas entièrement connues ou comprises, la logistique de collecte n’est pas entièrement développée, les installations de tri ne sont pas bien équipées ou les parties prenantes ne sont pas pleinement engagées. Ce sont là autant d’obstacles à la réalisation du plein potentiel du plastique dans l’économie circulaire qui doivent être surmontés si la région des 2Mers veut jouer un rôle clé dans la mise en œuvre de la stratégie européenne pour les plastiques dans l’économie circulaire. Budget du projet : 9 m€
L’objectif du projet PlastiCity{{}}
L’objectif du projet PlastiCity était de développer des stratégies et des solutions reproductibles capables d’augmenter les taux de recyclage dans les environnements urbains. Passer de 20-30% à plus de 50% passe par le déblocage de l’utilisation des ’plastiques perdus’ comme ressources secondaires de l’environnement urbain local. Les objectifs supplémentaires sont les suivants :
- Développer des stratégies techniques pour la logistique (inverse) et le retraitement,
- Induire un changement de comportement et créer des capacités pour les parties prenantes telles que les gouvernements locaux et les entreprises par le biais de plateformes urbaines,
- Faire la démonstration sur 4 villes de la zone 2Mers : Gand (Belgique), Den Haag (Pays-Bas), Southend On Sea (Grande Bretagne) et Douai (France)),
- Créer de nouvelles chaînes de valeur et concevoir de nouveaux produits, notamment en libérant tout le potentiel des acteurs de taille ’moyenne’ (PME, bureaux, entreprises, ...),
- Déployer une unité mobile pour des tests, des démonstrations et des sensibilisations,
- Créer une activité commerciale et des emplois dans l’économie circulaire.
Le principal résultat visé du projet est une stratégie visant à créer des centres PlastiCity afin d’augmenter de manière significative les taux de recyclage des plastiques perdus dans les environnements urbains. Un tel hub est défini comme un réseau local de partenaires pertinents et d’infrastructures physiques, soutenu par un environnement numérique/une plateforme urbaine.
Un processus de développement aux multiples ressources{{}}
Un processus de co-création impliquant l’industrie, le gouvernement, la recherche et les citoyens permettra d’accéder à un large éventail de compétences, d’expertises et d’approches urbaines et universitaires, ainsi que différents systèmes nationaux et locaux qui permettront d’identifier les meilleures pratiques, garantissant ainsi le développement d’un modèle reproductible et pertinent pour d’autres environnements urbains dans la région 2Mers. En effet, les villes de la région 2Mers présentent d’énormes différences en termes de typologies économiques, de systèmes de gestion des déchets et de politiques locales et régionales. La prise en compte de cette variété et de son impact sur les modèles d’entreprise facilite l’évaluation des spécificités et des meilleures pratiques et permet la réplication vers d’autres zones urbaines. PlastiCity implique 4 villes d’étude, chacune se concentrant sur la démonstration d’aspects spécifiques de la stratégie. Pour faciliter la collaboration transfrontalière, PlastiCity implique une unité mobile qui se déplace dans la région 2Mers pour effectuer des tests, des actions de test, de démonstration et de sensibilisation.
A ce jour, ces plastiques restent perdus parce que les parties prenantes ne comprennent pas clairement comment ces énormes masses pourraient être récupérées et traitées de manière optimale. Plutôt que de développer des technologies entièrement nouvelles, PlastiCity s’attache à trouver de nouvelles combinaisons d’options techniques et de modèles de collaboration urbaine avec les technologies existantes. Le projet comprend le développement et la démonstration d’une logistique durable innovante, liée à des solutions locales de massification en ville par la réutilisation et le raffinage du plastique. Ces plates-formes locales constituent une avancée en proposant des solutions techniques et en contribuant à une prise de conscience accrue en déclenchant un changement de comportement pro-environnemental et en aidant à fixer et à atteindre des objectifs de recyclage réalisables, entre autres en construisant des plates-formes urbaines et en rassemblant les données et les parties prenantes de manière systématique. Ce sera le premier projet dans la région des 2Mers qui est conçu spécifiquement pour soutenir la mise en œuvre de la stratégie de l’Union Européenne sur les plastiques dans l’économie circulaire.
84 bis Rue Paul Bert, 62300 Lens France
Source : https://www.team2.fr/european-projects-completed/plasticity
Objectifs principaux :{{}}
- Valorisation des flux cachés - Récupérer les déchets plastiques des entreprises et des commerces souvent incinérés ou mis en décharge.
- Amélioration logistique - Créer des méthodes innovantes pour la collecte et le tri sélectif en ville.
- Économie circulaire -Transformer ces déchets en nouvelles ressources secondaires locales.
Rappel des villes pilotes et zones d’action - Le projet s’était appuyé sur des démonstrateurs dans 4 grands pôles urbains de la zone partenaires :
- Le Douaisis (France)
- Gand (Belgique)
- La Haye (Pays-Bas)
- Southend-on-Sea (Royaume-Uni)
PlastiCity : c’était passer du « déchet plastique » à une ressource industrielle locale{{}}
Le projet européen PlastiCity est très intéressant parce qu’il ne se limitait pas aux emballages ménagers ; il s’intéressait aux plastiques produits par les entreprises et qui sont insuffisamment recyclés — les ‘lost plastic’s. les plastiques perdus
Les quatre villes pilotes étaient Douai, Gand, La Haye et Southend-on-Sea. Entre 2019 et 2022, les partenaires ont travaillé sur la localisation des gisements, la collecte, le recyclage et la réutilisation des plastiques. Une étude scientifique consacrée au projet analyse précisément cette tentative de transformation d’écosystèmes économiques locaux en écosystèmes circulaires.
C’est un bon modèle d’économie circulaire pour réfléchir à une boucle territoriale de gestion des matières plastiques :{{}}
Producteurs locaux → collecte séparée → préparation de la matière → recycleur local/régional → utilisateur industriel → nouveau produit.
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- En Région Île-de-France : 140 projets soutenus entre 2016 et 2023, pour près de 18 M€, portant sur la suppression, la réduction, le réemploi et le recyclage des matières plastiques{{}}
En Île-de-France, 140 projets ont reçu une aide financière de près de 18 millions d’euros entre 2016 et 2023. Ces projets visent à supprimer, réduire, réemployer et recycler les matières plastiques. [1, 2]
Vers une Île-de-France ‘zéro plastiques’ - Conférence régionale 2021 – La Région Île-de-France ambitionne le zéro plastiques et a pris en compte cette préoccupation dans ses documents de planification déchets et économie circulaire :
- Déchets ménagers : objectifs de prévention et de réduction des plastiques à usage unique et d’amélioration des performances de collectes sélectives, avec adaptation des centres de tri.
- Déchets des entreprises : développer l’observation des plastiques, aider les entreprises / industries à se « sourcer » en Île-de-France, innover en intégration de plastiques recyclés et rapprocher les détenteurs de matières des utilisateurs.
Un état des lieux chiffré et partagé {{}}
Pour échanger et mettre en place des politiques efficaces, encore faut-il parler le même langage. C’est pourquoi l’ORDIF a réalisé pour la première fois un état des lieux francilien complet des flux de déchets plastiques collectés, la part triée et le devenir de ces matières en filière de recyclage.
Il présente également la réalité du tissu industriel francilien de la plasturgie, en recensant les usines de fabrication de matières plastiques, en s’intéressant à l’économie de matière en production, et à l’incorporation de plastiques recyclés.
- Une première cartographie de l’ensemble des acteurs impliqués dans cette chaîne de valeur a été dressée.
- Un groupe de travail d’experts a permis d’orienter les travaux, associant, autour de la Région, l’État et ses services déconcentrés (DRIAT, DIRRECT), l’ADEME, les industriels du recyclage (FNADE, FEDEREC, SNEFID, SRP), l’éco-organisme CITEO, les industriels de la plasturgie (VALORPLAST, POLYVIA) et certains acteurs désirant s’impliquer en Île-de-France (Renault, TotalEnergies, AP-HP).
Source : https://www.ordif.fr/rencontres-techniques/vers-une-ile-de-france-zero-plastiques/
L’ORDIF (Observatoire régional des déchets d’Île-de-France) est un organisme créé en 1992. Il récolte et étudie les chiffres sur les déchets dans la région de Paris. Il fait aujourd’hui partie de L’Institut Paris Région. Vous pouvez voir sa page de données sur Wikidata ou visiter le Site officiel de l’ORDIF. Rôles principaux - Suivre la production de déchets. Aider à la gestion et au tri. Publier des rapports pour la région.
Le livret ADEME fournit des retours d’expérience directement exploitables – A découvrir par ici : Livret ADEME – Économie circulaire et plastique en Île-de-France
Note sur l’Île-de-France {{}}
L’Île-de-France est une région historique et administrative française. Il s’agit d’une région très fortement peuplée, qui représente à elle seule 18,8 % de la population de la France métropolitaine sur seulement 2,2 % de sa superficie, ce qui en fait la région la plus peuplée (12,46 millions d’habitants en 2023) et la plus densément peuplée (1 038 hab/km2) de France. Son chef-lieu est Paris, capitale de la France, et sa deuxième ville la plus importante par sa population est Saint-Denis. Désignée dans le langage courant par son ancien nom de « région parisienne », elle est fortement centralisée sur l’agglomération parisienne, qui s’étend sur 23,5 % de la surface régionale, mais où habite 88,4 % de sa population. L’aire d’attraction de Paris recouvre, quant à elle, la totalité de la superficie francilienne et des portions de régions limitrophes.
Avec un PIB estimé à 764,8 Mrds € et un PIB par habitant de 62 105 € en 2021[1], c’est la région qui produit le plus de richesses en France. L’Île-de-France est également un pôle européen de premier ordre puisque c’est la deuxième région européenne pour le produit intérieur brut (PIB) comparé selon la méthode dite « à parité de pouvoir d’achat » (PPA), juste derrière la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, et la sixième région d’Europe selon le PIB par habitant, derrière la région métropolitaine de Prague en Tchéquie, mais devant les Southern and Eastern (Dublin) en Irlande[2].
La région Île-de-France est limitrophe de cinq autres régions françaises : les Hauts-de-France, au nord, le Grand Est, à l’est, la Bourgogne-Franche-Comté, au sud-est, le Centre-Val de Loire, au sud-ouest, et la Normandie, à l’ouest…
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele-de-France
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- La ville de Tours a supprimé l’usage de milliers de contenants jetables grâce à sa nouvelle cuisine centrale avec des barquettes réutilisables en inox pour les cantines scolaires et la restauration collective{{}}
Chiffres et organisation du projet : {{}}
- Investissement total - 1,53 million d’euros pour l’unité de lavage dédiée, le matériel de manutention et l’achat de l’inox.
- Coût de lavage annuel - Estimé à 450.000 € par an (avec une obligation stricte de résultat sanitaire et bactériologique).
- Économies de fonctionnement - L’ancien achat de contenants jetables (plastique/aluminium) s’élevait à 150.000 € par an, sans compter les frais de collecte et d’enfouissement supportés par la collectivité.
Objectifs de la transition :{{}}
- Remplacer les barquettes à usage unique pour se conformer aux exigences de la loi AGEC sur la réduction des déchets.
- Assurer une boucle logistique complète entre la production de la cuisine centrale, la livraison dans les écoles, la récupération et le nettoyage industriel des bacs en inox.
Source : Assemblée Nationale - Rapport sur la proposition de loi, après engagement de la procédure accélérée, de Mme Graziella Melchior et plusieurs de ses collègues visant à garantir l’interdiction de la vaisselle en plastique dans la restauration collective accueillant du jeune public et liée à la petite enfance (1169), n° 2838, déposé le mercredi 27 mai 2026. Référence : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/cion-dvp/l17b2838_rapport-fond
Note sur la ville de Tours :{{}}
Tours (prononcé : /tuʁ/ Écouterⓘ) est une ville située dans l’Ouest de la France, sur les rives de la Loire et du Cher, dans le département d’Indre-et-Loire, dont elle est le chef-lieu, en région Centre-Val de Loire. La commune est le chef-lieu de la métropole Tours Val de Loire et constitutive, avec son intercommunalité, de l’une des 22 métropoles françaises officielles. La commune, comptant 139.259 habitants en 2023, est au centre d’une unité urbaine de 370 118 habitants (en 2023)[1], elle-même pôle d’une aire d’attraction de 529 468 habitants[2]. Elle est la plus grande commune, la plus grande unité urbaine et la plus grande aire d’attraction de la région Centre-Val de Loire, ainsi que la 15e aire d’attraction de France[3]. Son intercommunalité est, quant à elle, peuplée de 301 339 habitants en 2023, ce qui en fait également la première de la région Centre-Val de Loire par sa population. Histoire - Ancienne Caesarodunum cité des Turones, capitale de la IIIe Lyonnaise avec un des plus grands amphithéâtres de l’empire romain, elle devient sanctuaire national avec saint Martin, Grégoire de Tours et Alcuin sous les Mérovingiens et les Carolingiens, et les Capétiens font de la monnaie locale la monnaie du royaume, la livre tournois. Capitale du comté de Tours qui deviendra la Touraine, le « jardin de France »[4],[5]. Première ville de l’industrie de la soie, voulue par Louis XI, capitale royale sous les Valois[6] avec ses châteaux de la Loire et ville d’art avec l’École de Tours. Capitale de loyauté pour Henri III et Henri IV pendant les guerres de Religion et ville de repli en juin 1940, ce qui lui vaudra d’être en partie détruite. Tourisme - La ville blanche et bleue est ville d’art et d’histoire avec son quartier du Vieux-Tours, site patrimonial remarquable. La cité jardin[7] concentre un patrimoine vert et un paysage urbain fortement influencé par son espace naturel[8]. La ville historique que l’on surnomme Le Petit Paris[9] et sa région par son histoire et sa culture, ont toujours été une terre de naissance ou d’accueil de nombreuses personnalités, de rencontres sportives internationales, ville universitaire avec plus de 30 000 étudiants en 2019. Ville culinaire avec ses spécialités les rillettes, les rillons, les vignobles tourangeaux, ses fromages AOC Sainte-Maure-de-Touraine et ses nougats.
Aire urbaine du Grand Ouest, la ville fait partie de l’espace métropolitain Val de Loire-Maine. Elle accueille le 1er employeur de la région, le CHRU et de nombreux établissements de direction de vaste échelle. Elle est ceinturée par son périphérique, au centre d’une étoile autoroutière à cinq branches avec les A10, A28 et A85. L’agglomération de Tours est reliée au réseau national par deux gares, à Tours et Saint-Pierre-des-Corps pour les relations TER et TGV. Toutes les régions de France sont accessibles par le train et l’aéroport Tours-Val de Loire est un aéroport régional important et avec quelques destinations internationales. Le journal régional La Nouvelle République qui a son siège à Tours et est diffusé dans la région Centre-Val de Loire et une partie de la Nouvelle-Aquitaine renforce sa position centrale… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tours
Source : https://francegeo.fr/ville.php?nom=tours
Cet exemple de transition écologique de la ville de Tours est intéressant car il s’agit d’une prévention à la source par le : remplacement de 20 tonnes de plastique par des contenants en inox lavables et réutilisables. Ce n’est donc pas du recyclage à proprement parler mais une forme d’autonomie sur un territoire par la réduction du besoin et de la consommation des objets en matière plastique.{{}}
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- Vers ‘Zéro déchet plastique en ‘Provence-Alpes-Côte d’Azur’ : la ‘Région Sud’ fait un travail important d’initiatives locales {{}}
On relève un dispositif territorial très documenté : collectivités, entreprises, établissements scolaires et associations travaillent sur la prévention, la collecte, la réduction des utilisations des plastiques et la gestion de ceux-ci. L’ARBE publie des fiches par collectivité et des recueils d’initiatives.
L’Agence Régionale de la Biodiversité et de l’Environnement est un Etablissement Public de Coopération Environnementale (EPCE) créé le 29 juin 2023 par transformation de l’ARPE, structure environnement existante depuis 1979.
La perte de la biodiversité et le changement climatique sont des crises environnementales majeures, c’est pourquoi la Région SUD a lancé une politique ambitieuse pour agir avec le plan climat « Gardons Une cop d’avance ». Elle a aussi souhaité se donner des moyens supplémentaires d’actions en créant l’Agence régionale de la biodiversité et l’environnement en collaboration avec l’Etat et ses agences (OFB, DREAL, Agence de l’eau et ADEME) et de grandes collectivités engagées (Départements 04 et 84, TPM, NCA et Grand Avignon).
« Une mobilisation commune au service de l’environnement et de la biodiversité ! C’est bien ce qui unit l’Agence Régionale de la Biodiversité et de l’Environnement et la Région Sud. Notre action est aujourd’hui indispensable pour répondre aux enjeux cruciaux du changement climatique sur notre territoire. Réduction des déchets, gestion de l’eau, préserver la nature figurent notamment parmi les priorités de l’agence et sont au cœur de notre collaboration. Agile, proche du terrain, opérationnelle, l’ARBE a toutes les cartes en mains pour participer activement à la transition écologique, ici, avec nous, en Région Sud ! »
L’ARBE, avec la ‘Région Sud’, l’ADEME et l’OFB, a produit un guide de 80 pages destiné aux collectivités territoriales qui souhaitent engager une démarche « zéro déchet plastique ».
Surtout, les évaluations ne sont pas seulement théoriques : l’ARBE a publié des fiches concernant de nombreuses collectivités, dont Aubagne, Cannes, Grasse, Cassis, Aix-en-Provence, Istres, Mouans-Sartoux, Saint-Cyr-sur-Mer, Sisteronais-Buëch, etc…
Note sur la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, dite aussi ‘Région Sud’ {{}}
La Provence-Alpes-Côte d’Azur [3],[4], parfois désignée par l’acronyme PACA [pa.ka] Écouterⓘ, est une région administrative du Sud-Est de la France. Son chef-lieu est Marseille, la deuxième commune la plus peuplée de France et la ville-centre de la troisième unité urbaine en population. La région est baignée au sud par la mer Méditerranée. Elle est limitrophe à l’est et au nord-est des régions italiennes de Ligurie et Piémont et est bordée au nord et au nord-ouest par la région Auvergne-Rhône-Alpes et à l’ouest par la région Occitanie, le Rhône formant la limite régionale. Son territoire couvre une grande partie des Alpes du Sud.
La ‘Région Sud’ compte 5 218 960 habitants en 2023, ce qui en fait la septième région française la plus peuplée. Elle compte trois des plus grandes métropoles du pays : Aix-Marseille, Nice et Toulon. En 2013 et en tenant compte de la fusion des régions de 2016, c’est la cinquième région de France par le PIB (152,13 milliards d’euros) et la troisième par le PIB par habitant (30 688 €). L’économie et la société de Provence-Alpes-Côte d’Azur sont marquées par l’immigration venue à la fois d’autres régions et d’autres pays : 47 % des habitants de la région ne sont pas nés sur son territoire et la proportion d’immigrés y est de 10,2 % [5],[6]… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Provence-Alpes-C%C3%B4te_d%27Azur
Le bilan 2025 ‘Zéro déchet plastique’ de la ‘Région Sud’ recense désormais 128 collectivités territoriales et intercommunalités engagées dans la démarche régionale « Zéro déchet plastique ». La ‘Région Sud’ indique par ailleurs qu’à l’été 2026, son réseau ‘ReMed zéro plastique’ avait organisé depuis 2019, 1.851 opérations de ramassage, avec 67 625 participants et 354 tonnes de déchets collectés.
Tout ceci permet de distinguer plusieurs niveaux d’action possible : prévention → collecte → tri → recyclage/réemploi → création de débouchés locaux.
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Conclusion provisoire et importante à ce stade des recherches : « recyclage » ne signifie pas nécessairement « autonomie » - On peut, à partir d’ici, établir une typologie des initiatives :
A. Réduction de la dépendance au plastique :{{}}
- suppression du plastique à usage unique ;
- substitution par inox, verre, bois, etc… ;
- achats publics différents.
B. Réemploi :{{}}
- contenants réutilisables ;
- consigne ;
- réutilisation locale des produits plastiques.
C. Recyclage des matières plastiques :{{}}
- collecte séparée ;
- tri des collectes ;
- broyage/déchiquetage en usine ;
- transformation en granulés, paillettes ou autres matières secondaires.
D. Boucle territoriale :{{}}
- déchets produits localement ;
- transformation localement ;
- matière secondaire réutilisée par des acteurs locaux.
E. Autonomie productive : {{}}
- réduction des achats de matière vierge ;
- sécurisation d’une ressource secondaire locale ;
- création d’activités et d’emplois ;
- maintien de la valeur économique sur le territoire.
Dans cette grille d’analyse comparative, l’exemple de ‘Paillettes’ est particulièrement intéressant parce qu’il se situe explicitement dans les catégories C, D et E, tandis que les initiatives prises à Tours relève surtout de A et B.
Références institutionnelles utilisées au départ de cette recherche :{{}}
- ADEME – Économie circulaire — cadre général et rôle des collectivités.
- ADEME – Économie circulaire et plastique en Île-de-France — 99 pages, avec des retours d’expérience territoriaux.
- ARBE – Guide « Engager son territoire dans une démarche zéro déchet plastique » — particulièrement pertinent pour les collectivités de PACA.
- ARBE – Bilans et initiatives inspirantes « zéro déchet plastique » — nombreuses fiches territoriales.
- Ministère de la Transition écologique – Plan plastique 2026 — les 12 leviers actuellement identifiés pour réduire, réemployer et recycler les emballages plastiques.
- Région Sud – Programme zéro déchet plastique — données régionales actualisées en 2026.
- Projet Paillettes – Vallée de la Drôme — exemple particulièrement pertinent pour l’autonomie productive locale.
C - Elargissement des recherches à l’international avec une sélection de 20 initiatives prises en compte comme exemples d’initiatives locales de recyclage des plastiques en Afrique, Asie, Amérique latine, Europe et Amérique du Nord, allant des déchets plastiques vers une autonomie territoriale
Démarche progressive et critique des recherches effectuées :{{}}
Un point de départ : NeozOne qui est un site de référence sur l’actualité des inventions, des innovations et des nouvelles technologies : https://www.neozone.org/
Le cas le plus intéressant pour cette recherche est ‘Precious Plastic’, développé aux Pays-Bas : NéozOne décrit le principe de petites unités permettant de broyer et transformer localement les plastiques usagés, avec des machines et tutoriels accessibles. C’est très proche de la notion d’autonomie locale de transformation de la matière.
Autre exemple : Conceptos Plásticos, en Colombie, qui transforme des déchets plastiques en briques utilisées pour construire des logements. NéozOne documente le procédé et son origine sociale.
Et plus récemment, NéozOne a consacré plusieurs articles à Plastic Odyssey, projet international de collecte et de transformation des déchets plastiques, notamment avec des équipements de recyclage.
Toutefois, il convient de ne pas considérer NéozOne comme source scientifique ou une institutionnelle primaire. C’est plutôt une excellente porte d’entrée pour repérer des projets, ensuite à vérifier avec les publications des porteurs de projet, universités, collectivités, ONG ou institutions internationales.
Au niveau international, les informations publiées par « Impact Stories » sont beaucoup plus intéressantes
NB. Ne pas confondre :
- Our Research (anciennement ImpactStory) est une organisation à but non lucratif qui développe des outils pour les chercheurs et les bibliothèques, comme ImpactStory (un outil d’altmétriques) ou Unpaywall. Ici, ’ImpactStory’ (sans ’s’) désigne un outil spécifique pour mesurer l’impact de la recherche académique, et non un média ou une initiative liée à l’entrepreneuriat ou à l’économie positive.
- The Impact Story (avec un ’s’ et un article ’The’) est un média fondé par Mamadou Dembélé, qui met en avant des projets et des entrepreneurs à impact positif, notamment dans le domaine de la transition écologique et de l’économie responsable. Ce média vise à montrer que l’impact ne nécessite pas toujours une innovation révolutionnaire, mais peut passer par des histoires humaines et des solutions concrètes.
En résumé :
- ImpactStory (Our Research) = outil académique pour mesurer l’impact de la recherche.
- The Impact Story (Mamadou Dembélé) = média dédié à l’économie positive et aux entrepreneurs à impact.
Il s’agit donc de deux entités distinctes, sans lien direct entre elles, même si le nom est proche.
23 août 2026 à 09:49 (Requête auprès de ‘chat.mistral.ai/chat’ ?q=Hi+SVP+dans+quelle+mesure+sont+reli%C3%A9es+sous+le+vocable+Impact+Stor-
Mistral Vibe (anciennement Le Chat) mistral.ai https://mistral.ai › products › vibe
Vibe (anciennement Le Chat) est l’agent conversationnel et de travail de Mistral AI, conçu pour le travail et le code. Discutez, raisonnez, recherchez ...
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Mamadou Dembélé, fondateur de ‘The Impact Story’ : « Pas besoin de lancer un produit révolutionnaire pour avoir un impact significatif » - 23 avril 2025{{}}
Fondateur de The Impact Story, Mamadou Dembélé était sur notre plateau lors de Jour E 2025 organisé au Palais Rameau de Lille. L’occasion pour l’entrepreneur de réaffirmer l’importance des histoires inspirantes et d’une écologie positive.
Jour ELe Coq vertTransition écologiqueRéseaux SociauxDéveloppement durable
© Mamadou Dembélé, fondateur de The Impact Story, interviewé par Cyrielle Hariel à l’occasion de Jour E 2025
Fondateur de The Impact Story, le média qui parle économie de façon positive, Mamadou Dembélé tente chaque jour de persuader et de convaincre son audience qu’une transition écologique est nécessaire. De l’autre côté, il participe activement à celle-ci en investissant, via le fonds dans lequel il travaille, dans des startups et des entreprises à impact. Invité du Green Talk de Cyrielle Hariel sur le plateau Big média lors de la dernière édition de Jour E, il en a profité pour mettre en valeur plusieurs belles histoires, tout en revenant sur la raison d’être de sa plateforme dédiée à l’écologie positive. Extraits.
Lire la totalité par ici > https://bigmedia.bpifrance.fr/nos-actualites/mamadou-dembele-fondateur-de-impact-story-pas-besoin-de-lancer-un-produit-revolutionnaire-pour-avoir-un-impact-significatif
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Informations émanant de ‘The Impact Story’{{}}
On trouve notamment une documentation très solide de la Banque mondiale : son PROBLUE Impact Story – From Waste to Wealth in Sierra Leone décrit un projet qui transforme des déchets plastiques en briques, tout en combinant nettoyage des plages, entrepreneuriat, réemploi/recyclage et développement d’une économie circulaire avec le secteur privé. Le document est daté du 19 juin 2026 et est explicitement présenté comme une Best Practice.
C’est exactement le type de référence à privilégier dans un dossier document et fiable : projet identifié + territoire + organisme porteur + résultats + document officiel.
3. Un autre excellent gisement d’informations : le PNUD
Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) fait partie des programmes et fonds de l’ONU. Son rôle est d’aider les pays en développement en leur fournissant des conseils mais également en plaidant leurs causes pour l’octroi de dons. C’est ainsi que ce programme travaille en collaboration avec de nombreux autres programmes comme l’Onusida et d’autres organisations internationales (UPU et OMS notamment). Son siège est situé à New York, aux États-Unis… - Source Wikipédia
Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) possède plusieurs programmes nationaux de ‘Plastics Circularity’.
Aux Philippines, par exemple, le projet travaille avec la province d’Iloilo et plusieurs municipalités pour développer les infrastructures de récupération des plastiques, intégrer les récupérateurs informels et créer de la valeur dans la chaîne des déchets plastiques.
Les résultats publiés comprennent notamment : 1,460 tonnes de plastiques collectées ; 2 installations MRF mises en place ; 4 modèles économiques/systèmes de gestion créés ou renforcés ; 750 bénéficiaires directs indiqués dans les données du projet.
Note sur MRF :
En français, « MRF plastiques » désigne le plus souvent une Materials Recovery Facility (centre de tri de déchets) ou une confusion avec le MFR (Melt Flow Rate ou indice de fluidité), qui mesure l’écoulement d’une matière plastique. Il existe aussi une petite entreprise française nommée MRF spécialisée dans la plasturgie.
Principaux sens possibles{{}}
- Centre de tri (MRF) - Usine qui reçoit, sépare et prépare les déchets plastiques et autres emballages en vue de leur recyclage.
- Indice de fluidité (MFR) - Propriété physique et rhéologique (aussi appelée MFI) mesurant la quantité de plastique fondu qui s’écoule en dix minutes.
- Société MRF - Entreprise française de fabrication de produits de consommation en plastique (basée à Creil).
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Le PNUD dispose également d’un programme comparable au Bhoutan, avec un objectif annoncé de 5.500 tonnes de plastiques collectées et 9 camions compacteurs mis en œuvre.
Ce sont des exemples particulièrement intéressants pour notre question initiale parce qu’ils montrent que l’« autonomie » peut être comprise non seulement comme recyclage local, mais comme construction d’une capacité territoriale complète : collecte → infrastructure → emploi → marché de la matière recyclée.
4. ‘Precious Plastic’ mérite également d’être placé dans cette recherche - C’est probablement l’un des exemples internationaux les plus pertinents pour le travail en cours
Le modèle Precious Plastic cherche précisément à démocratiser le recyclage en mettant à disposition des plans, machines et connaissances permettant à des communautés ou petits ateliers de transformer eux-mêmes leurs déchets plastiques. Le réseau présente aujourd’hui des ‘impact stories’ de recycleurs dans différents pays ; par exemple, ‘Precious Plastic Melbourne’ est présenté comme ayant permis à plus de 900.000 étudiants d’être sensibilisés au recyclage du plastique.
Il faut cependant distinguer deux choses :
*le recyclage industriel centralisé : → grande installation → gros volumes → dépendance à une chaîne logistique ; et
*le micro-recyclage décentralisé → collecte locale → broyage/extrusion locale → fabrication locale.
Pour la problématique posée « initiatives locales vers le recyclage et l’autonomie », le second modèle est particulièrement intéressant à approfondir.
5. On peut aussi considérer les « Impact Stories » des récupérateurs de déchets{{}}
L’International Alliance of Waste Pickers publie une série internationale d’Impact Stories consacrées aux récupérateurs et à leurs organisations. Elles documentent notamment leur contribution aux systèmes locaux de récupération des matériaux et les enjeux sociaux associés. C’est important parce que cela élargit la définition de l’autonomie : une filière locale de plastique ne repose pas uniquement sur la technologie, mais aussi sur les personnes qui collectent, trient et mettent la matière en circulation.
Note sur ’International Alliance of Waste Pickers (IAWP)
L’Alliance internationale des récupérateurs de déchets {{}}
L’Alliance est une fédération syndicale mondiale démocratique, composée de 59 organisations de récupérateurs de déchets réparties dans 38 pays d’Afrique, d’Asie-Pacifique, d’Europe, d’Amérique latine et des Caraïbes et d’Amérique du Nord, représentant plus de 480.000 récupérateurs de déchets. Nos membres constituent une main-d’œuvre diversifiée au sein de l’économie informelle, collectant, triant et vendant activement des matériaux mis au rebut en vue de leur recyclage et de leur réutilisation, souvent dans des conditions difficiles. Les récupérateurs de déchets contribuent de manière essentielle à la gestion des déchets et à l’économie circulaire en récupérant de grandes quantités de matériaux réutilisables et recyclables, surpassant fréquemment les systèmes formels. Le travail de nos membres atténue la pollution plastique et réduit les émissions de carbone, contribuant ainsi de manière significative à la durabilité environnementale.
L’Alliance s’attaque aux défis auxquels sont confrontés les récupérateurs de déchets en faisant entendre leur voix aux niveaux local et mondial et en défendant les droits de ses membres, leur reconnaissance et l’amélioration de leurs conditions de travail. Nous nous engageons à autonomiser les récupérateurs de déchets, à promouvoir l’inclusion et à veiller à ce que leur rôle vital reçoive le respect et le soutien qu’il mérite…
Lire en totalité sur ce site : https://wastepickersinternational.org/
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6. Une piste particulièrement riche à explorer : ‘Plastics for Change’{{}}
‘Plastics for Change’ publie également des Community Impact Stories et des études de cas sur les communautés de récupérateurs dans les pays du Sud. Leur modèle vise notamment à financer des infrastructures de collecte du plastique dans les communautés côtières et à créer des moyens de subsistance.
Note sur ‘Plastics for Change’ : {{}}
Changer de vie - Par Le Recyclage. Chaque morceau de plastique collecté permet de changer les conditions de vie :
Fiable d’près des marques mondiales : Le Body Shop L’Oréal Estée Lauder Tesco Organique
Source d’une chaîne d’approvisionnement vérifiée équitable - Nous connectons les collecteurs de déchets avec des marques mondiales pour assurer un approvisionnement constant en plastique recyclé de haute qualité provenant de chaînes d’approvisionnement vérifiées par le commerce équitable.
Nos Produits - Source de chaînes d’approvisionnement qui responsabilisent des milliers de collecteurs de déchets.
Avec des salaires équitables, l’accès à l’aide au développement et des conditions de travail plus sûres…
Source de l’article complet : https://plasticsforchange.org/index.html
Tout cela donne des exemples internationaux qui permettent de documenter simultanément : les plastiques → collecte locale → emploi → revenu → infrastructure → recyclage → réduction des déchets dans l’environnement.
Conclusion provisoire : ne pas limiter la recherche à des articles sur « le recyclage du plastique ». {{}}
Pour répondre véritablement à la question initiale posée sur les initiatives locales vers le recyclage et l’autonomie, ce corpus international peut maintenant être organisé autour de 5 modèles :
Sélection de 5 modèles : {{}}
- Precious Plastic — micro-recyclage décentralisé ; {{}}
- PNUD – Philippines/Bhoutan — infrastructures territoriales et économie circulaire ;
- Banque mondiale – Sierra Leone — plastique transformé en matériaux de construction + développement économique local ;
- Plastics for Change / Waste Pickers — récupération locale + autonomie économique et sociale ;
- Plastic Odyssey — technologies simples et transférables pour traiter les déchets plastiques dans différents territoires.
« « « {{}}
Conseil méthodologique : {{}}
Le site NéozOne est surtout utilisable comme source de repérage et de vulgarisation, puis les informations sont alors à vérifier d’après les sources primaires.
Pour « The Impact Story », en revanche, il faut rester prudent tant que nous n’avons pas l’URL ou le nom exact de la publication de référence : la recherche renvoie à plusieurs organismes utilisant cette expression, mais pas un média unique suffisamment identifiable sous ce seul nom.
Un tableau international d’environ 20 initiatives (Afrique, Asie, Amérique latine, Europe, Amérique du Nord), peut alors être avancé en ne conservant que les cas pour lesquels on peut trouver des données chiffrées et une source primaire vérifiable.
« « « Haut du formulaire
Recherches à partir des sources primaires ou institutionnelles et des cas où l’on trouve des chiffres, des objectifs ou une documentation de projet. Cela permet de distinguer les exemples simplement « inspirant » des expériences réellement documentées - Tableau de 20 cas retenus à l’international :{{}}
# |
Pays / territoire |
Initiative |
Ce que l’on peut documenter |
Pertinence pour « autonomie » |
| 1 | 🇵🇭 Philippines – Iloilo | PH Plastics Circularity – UNDP | 1.460 t de plastiques ciblées/collectées, 2 installations MRF, 4 modèles économiques/systèmes, intégration des récupérateurs informels | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| 2 | 🇸🇱 Sierra Leone | Go Circular / Waste to Wealth – Banque mondiale | Plastiques transformés en briques ; 48 t récupérées à Mahera Beach en 3 mois ; revenus pour +30 ménages | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| 3 | 🇳🇵 Népal | Plastics Circularity – UNDP | 6 MRF prévues, 1 150 t de plastiques visées, formation/soutien de 1 550 travailleurs | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| 4 | 🇰🇭 Cambodge | Plastics Circularity – UNDP | 4 500 t visées, 450 travailleurs informels, 1 MRF, modèles économiques locaux | ⭐⭐⭐⭐ |
| 5 | 🇲🇻 Maldives | Advancing Plastic Circularity – UNDP | 2 installations, 9 000 t visées, véhicules électriques, solaire et traitement local | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| 6 | 🇮🇳 Inde | Plastic Waste Management – UNDP | Collecte, tri, MRF et intégration des récupérateurs dans une filière formalisée | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| 7 | 🇮🇳 Inde – Noida/Pune | Inclusive Circular Economy – UNDP | 10 000 travailleurs à intégrer à la protection sociale ; 50 000 à sensibiliser | ⭐⭐⭐⭐ |
| 8 | 🇱🇰 Sri Lanka | Plastics Circularity – UNDP | Renforcement des systèmes locaux de gestion et recyclage | ⭐⭐⭐⭐ |
| 9 | 🇧🇹 Bhoutan | Plastics Circularity – UNDP | Politique, données, capacités communautaires et gestion des plastiques | ⭐⭐⭐⭐ |
| 10 | 🇻🇳 Vietnam | Plastics Circularity – UNDP | Collaboration gouvernements locaux, secteur informel, entreprises et universités | ⭐⭐⭐⭐ |
| 11 | 🇧🇩 Bangladesh | Plastics Circularity – UNDP | Systèmes de traçabilité, marchés des plastiques récupérés, implication des collectivités | ⭐⭐⭐⭐ |
| 12 | 🇰🇭 Cambodge – Phnom Penh/Siem Reap/Sihanoukville | 4R / Plastic Circularity | Réduction, réemploi, recyclage et intégration des travailleurs informels | ⭐⭐⭐⭐ |
| 13 | 🇿🇦 Afrique du Sud | Plastic reclaimers | Formalisation et reconnaissance des récupérateurs de plastique | ⭐⭐⭐⭐ |
| 14 | 🇨🇴 Colombie | Conceptos Plásticos | Transformation du plastique récupéré en éléments de construction | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| 15 | 🇳🇱 Pays-Bas / international | Precious Plastic | Machines open-source permettant le broyage, l’extrusion et la fabrication à petite échelle | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| 16 | 🌍 International | Plastic Odyssey | Technologies simples et transférables pour transformer les déchets localement | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| 17 | 🌍 International | Plastics for Change | Collecte locale, revenus des récupérateurs, accès à la chaîne de recyclage | ⭐⭐⭐⭐ |
| 18 | 🇨🇦 / 🌍 | The Circulate Initiative | Traçabilité, approvisionnement responsable et inclusion des travailleurs informels | ⭐⭐⭐⭐ |
| 19 | 🇰🇭 Cambodge | National Plastic Action Partnership | Cartographie des flux de 5 catégories de plastiques et feuille de route nationale | ⭐⭐⭐⭐ |
| 20 | 🇲🇻 Maldives – solutions locales | Hallu Vashi | Appel national aux solutions locales : réemploi, recyclage, réparation et initiatives communautaires « « « |
⭐⭐⭐⭐⭐ |
A ce stade des recherches documentaires effectuées, on peut choisir 5 dossiers à placer en tête pour la suite des investigations : {{}}
1. 🇵🇭 Iloilo : probablement le meilleur exemple de « boucle territoriale »
Le projet de l’UNDP Philippines est particulièrement intéressant car il ne se contente pas de collecter du plastique. Il cherche à construire un système territorial : politique locale, infrastructures de récupération, modèles économiques, données, implication des collectivités et intégration du secteur informel.
Le projet intervient dans la province d’Iloilo, notamment à Iloilo et Passi ainsi que dans les municipalités de Banate, Dumangas et Pototan. Les indicateurs publiés annoncent 1 460 tonnes de plastiques, deux installations MRF et quatre modèles économiques ou systèmes de gestion créés ou renforcés.
Un cas particulièrement parlant est celui des déchets électoraux : en mai 2025, la province a récupéré plus de 49 tonnes de déchets post-électoraux, dont plus de la moitié était constituée de plastique ; le programme Weave Out Waste (WOW) Limpyo Iloilo cherche ensuite à les transformer en produits commercialisables.
Pour notre problématique, c’est presque un cas d’école : un flux plastique local devient une ressource économique locale.{{}}
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2. 🇸🇱 Sierra Leone : plastique → matériau de construction
C’est probablement le cas africain le plus intéressant dans le corpus actuel.{{}}
Le programme Go Circular Sierra Leone, soutenu par PROBLUE/Banque mondiale, associe nettoyage des plages, récupération des plastiques, entrepreneuriat, hôtels, politiques publiques et économie circulaire. Une entreprise locale fabrique notamment des blocs de construction à partir de plastiques abandonnés.
Les résultats sont particulièrement parlants : le rapport annuel PROBLUE indique 48 tonnes de plastique récupérées à Mahera Beach en seulement trois mois, vendues à un recycleur et permettant de soutenir plus de 30 ménages, majoritairement dirigés par des femmes. Une entreprise produit par ailleurs jusqu’à 5 000 blocs de construction par jour à partir de plastiques récupérés.
C’est exactement le type de données que l’on recherche dans un dossier de référence.{{}}
3. 🇳🇵 Népal : créer l’infrastructure locale
Le cas népalais est intéressant parce qu’il montre le passage du simple ramassage à une infrastructure territoriale de traitement.
L’UNDP prévoit au moins six Material Recovery Facilities, avec un objectif de récupération de 1 150 tonnes de plastique. Le projet prévoit également formation, équipements et soutien à la sécurité pour 1 550 travailleurs et cherche à développer des entreprises locales. Les territoires concernés comprennent notamment Kathmandu Valley, la région de l’Everest, Lumbini, Butwal et Dhangadhi.
C’est un excellent exemple pour étudier la question suivante : à partir de quel niveau d’infrastructure un territoire commence-t-il réellement à devenir autonome dans la gestion de ses matières plastiques ?{{}}
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4. 🇲🇻 Maldives : autonomie énergétique + autonomie matière - Le cas des Maldives est particulièrement original.
Le programme ne se limite pas au recyclage : il cherche à rendre l’infrastructure de traitement elle-même plus autonome. Deux installations de traitement des plastiques sont prévues, avec un objectif de 9 000 tonnes récupérées, tandis que des véhicules électriques et des systèmes solaires sont introduits dans la chaîne de collecte.
Une étape importante a déjà été documentée : le projet prévoit notamment 33 kWp de solaire, avec environ 49.000 kWh/an d’électricité renouvelable attendue, afin de diminuer la dépendance au diesel des installations de déchets.
Donc ici, « autonomie » possède deux dimensions : autonomie matière + autonomie énergétique. C’est un cas très intéressant pour les territoires insulaires.{{}}
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5. 🇳🇱 Precious Plastic : l’autonomie technologique - Celui-ci mérite un traitement séparé.
Le modèle Precious Plastic est intéressant parce qu’il cherche à rendre les technologies de transformation du plastique accessibles à de petites communautés et ateliers : broyage, extrusion, injection, compression, fabrication de nouveaux objets.
Cela change complètement l’échelle de raisonnement :
*selon le modèle classique : déchets locaux → transport → grand centre de recyclage → nouvelle matière → retour vers le territoire.
*selon le modèle décentralisé : déchets locaux → broyage local → transformation locale → produit local.
C’est probablement le meilleur exemple international à examiner si l’on s’intéresse spécifiquement à l’autonomie technologique et productive, plutôt qu’à la seule amélioration de la collecte.{{}}
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Un point très intéressant : les dix pays asiatiques examinés forment presque un « laboratoire pratique de démonstration » pour la gestion des matières plastiques{{}}
L’UNDP conduit actuellement un programme régional 2024–2027 concernant les pays suivants : Bangladesh, Bhoutan, Cambodge, Inde, Indonésie, Maldives, Népal, Philippines, Sri Lanka et Vietnam.
Note de localisation géographique :{{}}
Ces dix pays se répartissent sur deux grandes régions d’Asie : l’Asie du Sud (le sous-continent indien) et l’Asie du Sud-Est. Sur une carte générale du continent asiatique, ils forment un vaste arc s’étendant de l’océan Indien jusqu’à la mer de Chine.
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Ce « laboratoire de démonstration » asiatique donne une possibilité de comparaison intéressante à partir de ces constats :{{}}
Thématique : |
Exemple : |
| Infrastructure | Népal |
| Îles / énergie | Maldives |
| Collecte + travailleurs informels | Philippines |
| Marché du plastique | Bangladesh |
| Politique locale | Bhoutan |
| Recyclage urbain | Inde |
| Tourisme | Cambodge |
| Gestion nationale | Sri Lanka |
| Entreprises / secteur privé | Vietnam |
| Approche régionale | Indonésie |
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Le Cambodge est particulièrement intéressant : son projet vise 4.500 tonnes de plastiques, 450 bénéficiaires issus du secteur informel, une installation MRF et un modèle économique/système de gestion. Et son National Plastic Action Partnership a désormais produit une cartographie des flux de cinq grandes catégories de plastiques et une feuille de route visant notamment à porter la circularité à 52 % et réduire la mauvaise gestion jusqu’à 74 % d’ici 2040.
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Evaluation méthodologique provisoire :{{}}
A ce stade des recherches, on doit être plus prudent sur l’appellation générique The Impact Story. En revanche, le terme Impact Story est effectivement très utilisé par des institutions sérieuses. La Banque mondiale, par exemple, possède une rubrique Impact Stories et vient de publier en juin 2026 cette étude « From Plastic Waste to Wealth in Sierra Leone » Source
Donc, pour l’instant dans la démarche, on peut privilégier :
Niveau 1 – sources primaires :
UNDP, Banque mondiale, UNEP, gouvernements, collectivités, rapports de projets.
Niveau 2 – organisations porteuses :
Precious Plastic, Plastic Odyssey, Plastics for Change, Circulate Initiative.
Niveau 3 – médias/documentation secondaire :
NéozOne et autres médias spécialisés.
C’est beaucoup plus robuste qu’une simple collection d’articles de « solutions ». Une piste particulièrement prometteuse pour la suite de la recherche{{}}
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Il est maintenant utile de construire une matrice comparative internationale autour de 6 critères :{{}}
1. type de plastique → 2. origine du gisement → 3. technologie → 4. niveau de transformation locale → 5. résultats économiques/emplois → 6. degré réel d’autonomie du territoire.
Cela permettrait de faire ressortir les projets qui recyclent effectivement localement de ceux qui font surtout de la collecte locale ou de la sensibilisation.
Et à mon avis, les cas Iloilo + Sierra Leone + Népal + Maldives + Precious Plastic + Plastic Odyssey constituent déjà un excellent noyau de référence.{{}}
Haut du formulaire{{}}
20 cas internationaux retenus : {{}}
# |
Pays / territoire |
Initiative |
Ce que l’on peut documenter |
Pertinence pour « autonomie » |
| 1 | 🇵🇭 Philippines – Iloilo | PH Plastics Circularity – UNDP | 1 460 t de plastiques ciblées/collectées, 2 installations MRF, 4 modèles économiques/systèmes, intégration des récupérateurs informels | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| 2 | 🇸🇱 Sierra Leone | Go Circular / Waste to Wealth – Banque mondiale | Plastiques transformés en briques ; 48 t récupérées à Mahera Beach en 3 mois ; revenus pour +30 ménages | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| 3 | 🇳🇵 Népal | Plastics Circularity – UNDP | 6 MRF prévues, 1 150 t de plastiques visées, formation/soutien de 1 550 travailleurs | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| 4 | 🇰🇭 Cambodge | Plastics Circularity – UNDP | 4 500 t visées, 450 travailleurs informels, 1 MRF, modèles économiques locaux | ⭐⭐⭐⭐ |
| 5 | 🇲🇻 Maldives | Advancing Plastic Circularity – UNDP | 2 installations, 9 000 t visées, véhicules électriques, solaire et traitement local | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| 6 | 🇮🇳 Inde | Plastic Waste Management – UNDP | Collecte, tri, MRF et intégration des récupérateurs dans une filière formalisée | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| 7 | 🇮🇳 Inde – Noida/Pune | Inclusive Circular Economy – UNDP | 10 000 travailleurs à intégrer à la protection sociale ; 50 000 à sensibiliser | ⭐⭐⭐⭐ |
| 8 | 🇱🇰 Sri Lanka | Plastics Circularity – UNDP | Renforcement des systèmes locaux de gestion et recyclage | ⭐⭐⭐⭐ |
| 9 | 🇧🇹 Bhoutan | Plastics Circularity – UNDP | Politique, données, capacités communautaires et gestion des plastiques | ⭐⭐⭐⭐ |
| 10 | 🇻🇳 Vietnam | Plastics Circularity – UNDP | Collaboration gouvernements locaux, secteur informel, entreprises et universités | ⭐⭐⭐⭐ |
| 11 | 🇧🇩 Bangladesh | Plastics Circularity – UNDP | Systèmes de traçabilité, marchés des plastiques récupérés, implication des collectivités | ⭐⭐⭐⭐ |
| 12 | 🇰🇭 Cambodge – Phnom Penh/Siem Reap/Sihanoukville | 4R / Plastic Circularity | Réduction, réemploi, recyclage et intégration des travailleurs informels | ⭐⭐⭐⭐ |
| 13 | 🇿🇦 Afrique du Sud | Plastic reclaimers | Formalisation et reconnaissance des récupérateurs de plastique | ⭐⭐⭐⭐ |
| 14 | 🇨🇴 Colombie | Conceptos Plásticos | Transformation du plastique récupéré en éléments de construction | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| 15 | 🇳🇱 Pays-Bas / international | Precious Plastic | Machines open-source permettant le broyage, l’extrusion et la fabrication à petite échelle | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| 16 | 🌍 International | Plastic Odyssey | Technologies simples et transférables pour transformer les déchets localement | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| 17 | 🌍 International | Plastics for Change | Collecte locale, revenus des récupérateurs, accès à la chaîne de recyclage | ⭐⭐⭐⭐ |
| 18 | 🇨🇦 / 🌍 | The Circulate Initiative | Traçabilité, approvisionnement responsable et inclusion des travailleurs informels | ⭐⭐⭐⭐ |
| 19 | 🇰🇭 Cambodge | National Plastic Action Partnership | Cartographie des flux de 5 catégories de plastiques et feuille de route nationale | ⭐⭐⭐⭐ |
| 20 | 🇲🇻 Maldives – solutions locales | Hallu Vashi | Appel national aux solutions locales : réemploi, recyclage, réparation et initiatives communautaires | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
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Les 5 initiatives qui peuvent être mises en tête sont les suivantes :{{}}
1. 🇵🇭 Iloilo : probablement le meilleur exemple de « boucle territoriale »
Le projet de l’UNDP Philippines est particulièrement intéressant car il ne se contente pas de collecter du plastique. Il cherche à construire un système territorial : politique locale, infrastructures de récupération, modèles économiques, données, implication des collectivités et intégration du secteur informel.
Le projet intervient dans la province d’Iloilo, notamment à Iloilo et Passi ainsi que dans les municipalités de Banate, Dumangas et Pototan. Les indicateurs publiés annoncent 1 460 tonnes de plastiques, deux installations MRF et quatre modèles économiques ou systèmes de gestion créés ou renforcés.
C’est presque un cas d’école : un flux plastique local devient une ressource économique locale{{}}
Un cas particulièrement parlant est celui des déchets électoraux : en mai 2025, la province a récupéré plus de 49 tonnes de déchets post-électoraux, dont plus de la moitié était constituée de plastique ; le programme Weave Out Waste (WOW) Limpyo Iloilo cherche ensuite à les transformer en produits commercialisables.
Pour notre problématique, c’est presque un cas d’école : un flux plastique local devient une ressource économique locale.{{}}
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2. 🇸🇱 Sierra Leone : plastique → matériau de construction
C’est probablement le cas africain le plus intéressant dans le corpus actuel.{{}}
Le programme Go Circular Sierra Leone, soutenu par PROBLUE/Banque mondiale, associe nettoyage des plages, récupération des plastiques, entrepreneuriat, hôtels, politiques publiques et économie circulaire. Une entreprise locale fabrique notamment des blocs de construction à partir de plastiques abandonnés.
Les résultats sont particulièrement parlants : le rapport annuel PROBLUE indique 48 tonnes de plastique récupérées à Mahera Beach en seulement trois mois, vendues à un recycleur et permettant de soutenir plus de 30 ménages, majoritairement dirigés par des femmes. Une entreprise produit par ailleurs jusqu’à 5 000 blocs de construction par jour à partir de plastiques récupérés.
C’est exactement le type de données que je rechercherais dans un dossier de référence.{{}}
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3. 🇳🇵 Népal : créer l’infrastructure locale
Le cas népalais est intéressant parce qu’il montre le passage du simple ramassage à une infrastructure territoriale de traitement.
L’UNDP prévoit au moins six Material Recovery Facilities, avec un objectif de récupération de 1 150 tonnes de plastique. Le projet prévoit également formation, équipements et soutien à la sécurité pour 1 550 travailleurs et cherche à développer des entreprises locales. Les territoires concernés comprennent notamment Kathmandu Valley, la région de l’Everest, Lumbini, Butwal et Dhangadhi.
C’est un excellent exemple pour étudier la question : à partir de quel niveau d’infrastructure un territoire commence-t-il réellement à devenir autonome dans la gestion de ses matières plastiques ?{{}}
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4. 🇲🇻 Maldives : autonomie énergétique + autonomie matière
Le cas des Maldives est particulièrement original.{{}}
Le programme ne se limite pas au recyclage : il cherche à rendre l’infrastructure de traitement elle-même plus autonome. Deux installations de traitement des plastiques sont prévues, avec un objectif de 9 000 tonnes récupérées, tandis que des véhicules électriques et des systèmes solaires sont introduits dans la chaîne de collecte.
Une étape importante a déjà été documentée : le projet prévoit notamment 33 kWp de solaire, avec environ 49 000 kWh/an d’électricité renouvelable attendue, afin de diminuer la dépendance au diesel des installations de déchets.
Donc ici, « autonomie » possède deux dimensions : autonomie matière + autonomie énergétique. C’est un cas très intéressant pour les territoires insulaires.{{}}
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5. 🇳🇱 Precious Plastic : l’autonomie technologique
Celui-ci mérite un traitement séparé.{{}}
Le modèle Precious Plastic est intéressant parce qu’il cherche à rendre les technologies de transformation du plastique accessibles à de petites communautés et ateliers : broyage, extrusion, injection, compression, fabrication de nouveaux objets.
Cela change complètement l’échelle de raisonnement :
*modèle classique : déchets locaux → transport → grand centre de recyclage → nouvelle matière → retour vers le territoire.
*modèle décentralisé : déchets locaux → broyage local → transformation locale → produit local.
C’est probablement le meilleur exemple international à examiner spécifiquement pour l’autonomie technologique et productive, plutôt qu’à la seule amélioration de la collecte.
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Un point très intéressant : les dix pays asiatiques forment presque un « laboratoire » comme vu ci-dessus{{}}
L’UNDP conduit actuellement un programme régional 2024–2027 concernant Bangladesh, Bhoutan, Cambodge, Inde, Indonésie, Maldives, Népal, Philippines, Sri Lanka et Vietnam.
Cela donne une possibilité de comparaison assez rare pour ces recherches :{{}}
Dimension |
Exemple |
| Infrastructure | Népal |
| Îles / énergie | Maldives |
| Collecte + travailleurs informels | Philippines |
| Marché du plastique | Bangladesh |
| Politique locale | Bhoutan |
| Recyclage urbain | Inde |
| Tourisme | Cambodge |
| Gestion nationale | Sri Lanka |
| Entreprises / secteur privé | Vietnam |
| Approche régionale | Indonésie |
Le Cambodge est particulièrement intéressant : son projet vise 4 500 tonnes de plastiques, 450 bénéficiaires issus du secteur informel, une installation MRF et un modèle économique/système de gestion. Et son National Plastic Action Partnership a désormais produit une cartographie des flux de cinq grandes catégories de plastiques et une feuille de route visant notamment à porter la circularité à 52 % et réduire la mauvaise gestion jusqu’à 74 % d’ici 2040.
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Une matrice comparative de lecture allant du déchet à l’autonomie territoriale :{{}}
Cas |
Gisement / matière |
Transformation locale |
Produit / débouché |
Indicateur documenté |
Autonomie* |
| Iloilo, Philippines | Plastiques post-consommation, déchets d’événements/élections | MRF + tri + upcycling | Produits commercialisables | 1 460 t ciblées, 2 MRF, 4 modèles économiques | 5/5 |
| Sierra Leone | Plastiques littoraux et urbains | Collecte + recyclage | Blocs de construction | 48 t en 3 mois, >30 ménages soutenus | 5/5 |
| Népal | Plastiques municipaux | MRF + tri + valorisation | Matières secondaires | 1 150 t visées, 6 MRF | 4/5 |
| Maldives | Plastiques insulaires | Collecte + traitement | Matières recyclées | 9 000 t visées, solaire associé | 5/5 |
| Precious Plastic | Plastiques locaux divers | Broyage, extrusion, injection, compression | Objets et produits locaux | 1 400 t traitées en 2024 dans les ateliers recensés | 5/5 |
| Plastic Odyssey – Conakry | Déchets plastiques locaux | Micro-usine conteneurisée | Pavés | 600 pavés/jour annoncés | 5/5 |
| Plastic Odyssey – Djibouti | PE/PP | Micro-usine | Pavés | 50 t/an, 500 pavés/jour | 5/5 |
| Colombie – Conceptos Plásticos | Déchets plastiques | Transformation/moulage | Éléments de construction | Modèle industriel/social documenté | 4/5 |
| Waste pickers – divers pays | Plastiques récupérés | Collecte + tri | Matières destinées au recyclage | Filières économiques et sociales documentées | 3/5 |
| Plastics for Change | Plastiques post-consommation | Collecte + agrégation + recyclage | Matière recyclée | Revenus et chaînes d’approvisionnement documentés | 3–4/5 |
NB. Cet indicateur « autonomie » n’est pas un indicateur officiel : c’est une grille analytique proposée pour une recherche en vue d’applications concrètes : 5/5 signifie que le cas combine fortement gisement local + transformation locale + débouché local/territorial + capacité technique/économique.{{}}
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1. Le cas ‘Precious Plastic’ devient particulièrement convaincant{{}}
‘Precious Plastic’ indique aujourd’hui avoir connaissance de plus de 1.000 broyeurs construits dans son réseau. Surtout, les centaines d’ateliers recensés sur sa carte auraient traité ensemble 1.400 tonnes de plastique en 2024. Certains ateliers servent directement de points de dépôt pour leur quartier et peuvent récupérer plus d’une tonne par mois.
La plateforme ‘Precious Plastic’ indique également que ses plans sont disponibles en open source et que les machines de base sont conçues pour être réplicables, relativement accessibles et utilisables localement. C’est une différence fondamentale avec le recyclage industriel classique. Le savoir-faire technique lui-même devient une ressource locale. C’est probablement l’exemple international le plus fort pour la notion d’autonomie technologique.
La marketplace de ‘Precious Plastic’ montre aussi que le modèle est devenu un véritable écosystème : plus de 2.100 machines vendues dans 92 pays entre 2020 et juillet 2026. Voir Precious Plastic – données d’impact sur le broyage
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2. ‘Plastic Odyssey’ : l’exemple qui relie la technologie à un territoire{{}}
Déployer des solutions concrètes pour lutter contre la pollution plastique des océans – Site visité sur https://plasticodyssey.org/
Le navire Plastic Odyssey à Marseille en septembre 2022
Plastic Odyssey est une organisation de lutte contre la pollution plastique en mer et de valorisation des déchets plastiques depuis les zones côtières ; son siège est à Marseille France … - Source : Wikipédia
Ici, la documentation disponible avec ‘Plastic Odyssey’ est particulièrement intéressante parce que l’organisation donne des informations techniques assez précises.
Le principe est : tri → broyage → lavage → séchage → extrusion/injection/compression → produit.
Les machines ont été conçues selon trois critères : low-tech + open source + échelle locale.
Et ce n’est pas uniquement théorique : Conakry, Guinée - Plastic Odyssey a installé une micro-usine conteneurisée capable de transformer les plastiques locaux en trois types de pavés. La capacité annoncée est d’environ 600 pavés par jour, soit six fois la production antérieure du site partenaire BGS Recyplast. L’installation a également donné lieu à une formation locale sur l’utilisation, la sécurité et la maintenance des équipements.
En bref : L’action de Plastic Odyssey à Conakry en Guinée s’est concrétisée en mars 2023 par l’inauguration de la toute première micro-usine locale de recyclage de déchets plastiques à Coyah, près de la capitale. Mené en collaboration avec l’entrepreneure locale Mariam Mohamed Keita (fondatrice de BGS Recyplast), ce projet transforme les déchets plastiques collectés en pavés pour les routes. Source : https://plasticodyssey.org/en/blog/stopovers/guinea/
Conakry est la capitale de la Guinée, un pays d’Afrique de l’Ouest. La ville se trouve sur l’étroite presqu’île de Kaloum, qui s’étire dans l’océan Atlantique. Au large des côtes, les îles de Loos sont connues pour leurs plages, leurs denses forêts de palmiers et les sports aquatiques qu’il est possible d’y pratiquer. En ville, l’imposante Grande Mosquée possède 4 hauts minarets élégants. Avoisinant la mosquée, l’immense jardin botanique est doté de kapokiers et de fleurs tropicales….
Source : https://www.universalis.fr/encyclopedie/conakry/
— -
Le modèle est encore plus clairement quantifié avec l’expérience de Djibouti
- environ 50 tonnes de PE/PP par an ;
- environ 500 pavés/jour ;
- broyeur ;
- agglomérateur pour films et sachets ;
- unité complète arrangée dans un conteneur.
C’est un cas remarquable : le conteneur devient en quelque sorte une petite infrastructure industrielle déplaçable. Il n’est donc plus nécessaire d’envoyer toute la matière vers une usine lointaine.
Djibouti - Djibouti, en forme longue la république de Djibouti [5] (en arabe : جُمْهُورِيَةُ جِيبُوتِي, Jībūtī ; en somali : Jabuuti et Jamhuuriyadda Jabuuti ; en afar : Gabuutih Ummuuno) est un État de la Corne de l’Afrique, situé sur la côte occidentale du golfe d’Aden. Le pays dispose aussi de 37 km de côtes sur la mer Rouge, depuis le Bab el Mandeb jusqu’à la frontière avec l’Érythrée. Il est limitrophe de la Somalie (Somaliland) au sud-est, de l’Éthiopie au sud et à l’ouest, de l’Érythrée au nord et a, au travers du détroit Bab-el-Mandeb, une frontière maritime avec le Yémen. Sa population en 2022 est estimée à environ 1 million de personnes. Le territoire correspondant à l’actuel Djibouti s’est constitué dans le cadre de la colonisation française à partir de 1884 : territoire d’Obock et dépendances jusqu’en 1896, puis côte française des Somalis (CFS) jusqu’en 1967, puis territoire français des Afars et des Issas (TFAI), avant de devenir indépendant le 27 juin 1977, sous le nom de « République de Djibouti »….
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Djibouti
Obock est une ville portuaire et historique située sur la côte nord de la république de Djibouti, au bord du golfe de Tadjourah et face au détroit de Bab-el-Mandeb. Ancienne première capitale de la colonie française de la Côte des Somalis, elle est aujourd’hui le chef-lieu de la région d’Obock.
Voir sur la carte topographique de Djibouti - Voir sur la carte administrative de Djibouti
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Obock
https://fr.wikipedia.org/wiki/Territoire_d%27Obock
Source consultée : L’ONG Plastic Odyssey a déployé une micro-usine de recyclage à Djibouti. Nommé « Fabrick », ce projet a été installé en mai 2023 dans la ville côtière d’Obock. Réalisée en partenariat exclusif avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), cette infrastructure s’intègre dans un programme d’aide aux populations hôtes vulnérables, aux réfugiés et aux migrants. Local Factories : La troisième micro-usine de recyclage installée à Djibouti - 11 mai 2023 - Et de 3 ! Plastic Odyssey lance en collaboration exclusive avec L’OIM (Organisation Internationale pour les Migrations) à Djibouti, sa première Local Factory en Afrique de l’Est et la troisième sur le continent africain…
Voir sur les détails sur ce site : https://plasticodyssey.org/micro-usine-recyclage-djibouti/
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3. Et il y a là un élément très intéressant pour la ‘Région Sud’ en France {{}}
‘Plastic Odyssey’ indique que ses machines ont été développées pendant plusieurs années dans son atelier de Marseille, en contact avec des centres de recyclage proches des gisements au Caire, au Burkina Faso et en Thaïlande.
Cela crée une chaîne particulièrement intéressante : Marseille → conception → prototypage → transfert technologique → adaptation locale → recyclage dans le territoire d’utilisation. Autrement dit, l’autonomie ne signifie pas nécessairement que chaque territoire fabrique tout lui-même.
Elle peut signifier qu’un territoire maîtrise suffisamment la technologie pour ne plus dépendre entièrement d’une infrastructure industrielle extérieure. C’est une définition beaucoup plus réaliste de l’autonomie.{{}}
Source consultée : Plastic Odyssey – plateforme technologique open source « « «
4. Iloilo : la dimension « gouvernance locale » complète le modèle idéal{{}}
Le projet UNDP à Iloilo est très important pour une autre raison. Il ne se contente pas de fournir des machines : le programme travaille simultanément sur :
- les politiques locales ;
- les infrastructures de récupération ;
- les travailleurs informels ;
- les modèles économiques ;
- les données ;
- les changements de comportement.
Les indicateurs officiels donnent 1.460 tonnes de plastiques, 2 MRF, 375 bénéficiaires hommes + 375 femmes et 4 modèles économiques/systèmes de gestion créés ou renforcés.
En septembre 2025, Iloilo a aussi lancé ‘WOW Limpyo Iloilo’, à partir de déchets des élections : plus de 49 tonnes de déchets avaient été collectées en mai, dont plus de 50 % de plastique, notamment bâches et plastiques souples. Le projet vise à transformer cette matière en produits commercialisables. C’est très intéressant parce qu’on voit apparaître une logique de flux plastique occasionnel → collecte publique → matière → transformation → produit marchand.
Source consultée : https://www.undp.org/philippines/press-releases/iloilo-province-undp-transform-post-election-waste
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5. Une évolution intéressante : les plastiques produits par des événements{{}}
Le nouveau guide d’Iloilo, publié en juillet 2026, porte sur les événements, congrès et manifestations — Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions. Le guide fournit des modèles et outils pratiques aux collectivités et organisateurs afin d’intégrer l’économie circulaire à toutes les phases d’un événement. C’est une piste qui apparaît très intéressante pour une étude locale quelconque, en France ou ailleurs :
Un territoire peut-il transformer les manifestations temporaires en « mines urbaines » de matière plastique récupérable ? Les festivals, marchés, foires, élections, événements sportifs, etc…, produisent parfois des flux homogènes et ils sont donc plus faciles à récupérer.
6. Il faut cependant faire attention à un piège !{{}}
Un projet peut être présenté comme « économie circulaire » sans être véritablement autonome. On peut donc distinguer quatre niveaux :{{}}
Niveau 1 — Collecte - Le territoire récupère le plastique → autonomie faible.
Niveau 2 — Préparation - Le plastique est trié, lavé, broyé ou mis en paillettes → autonomie intermédiaire.
Niveau 3 — Transformation - Le territoire transforme la matière en produit : pavé, profilé, objet, mobilier, matériau de construction, etc… → autonomie forte.
Niveau 4 — Boucle territoriale - Le territoire collecte → transforme → vend/utilise → réemploie ou recycle à nouveau → autonomie maximale.
C’est cette dernière catégorie qui devrait, à mon sens, être au cœur d’une réflexion globale utile{{}}
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7. Et un cinquième critère : l’autonomie sociale{{}}
Les Nations unies attirent justement l’attention sur les ‘waste pickers’, qui jouent un rôle central dans de nombreux pays où les systèmes formels de réemploi et recyclage sont incomplets. L’UNEP souligne leur rôle dans la gestion des plastiques et l’importance de les intégrer à la transition vers une économie circulaire juste. ..
Donc, pour éviter une vision uniquement technologique, on peut proposer finalement six critères : {{}}
Matière → Technologie → Territoire → Débouché → Économie → Société
Cela donnerait une matrice beaucoup plus solide scientifiquement.
Classement actuel utile pour compléter les travaux :{{}}
🥇 Precious Plastic — autonomie technologique et micro-recyclage
🥈 Plastic Odyssey / Djibouti / Guinée — technologie locale transférable
🥉 Iloilo — gouvernance + infrastructure + économie + inclusion
4. Sierra Leone — plastique → matériau de construction + revenus
5. Maldives — autonomie matière + énergie
6. Népal — infrastructure territoriale
7. Conceptos Plásticos — transformation en matériaux de construction
8. Plastics for Change — autonomie économique des récupérateurs
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Le point fort de ce corpus est qu’il permet désormais de passer d’une simple collection d’initiatives à une véritable question de recherche : dans quelles conditions une collectivité peut-elle transformer ses déchets plastiques en ressource locale, et jusqu’où peut-elle aller vers une autonomie réelle sans recréer une industrie lourde et centralisée ?Haut du formulaire
Dans quelles conditions une collectivité peut-elle transformer ses déchets plastiques en ressource locale, et jusqu’où peut-elle aller vers une autonomie réelle sans recréer une industrie lourde et centralisée ?
Cette question permet maintenant de formuler une réponse de fond, qui dépasse la simple liste d’initiatives.
La thèse que fait émerger cette recherche comparative : une collectivité ne devient pas autonome parce qu’elle possède une petite usine de recyclage. Elle devient progressivement autonome lorsqu’elle maîtrise une chaîne territoriale suffisamment complète :
A partir d’un gisement local → collecte/tri → préparation → transformation → débouché → valeur économique locale → compétences et maintenance.
Les expériences étudiées suggèrent qu’il est possible d’aller assez loin dans cette autonomie sans reproduire une grande industrie centralisée, à condition de ne pas chercher à tout recycler localement. {{}}
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1. Première condition : bien connaître son gisement{{}}
Le premier obstacle est souvent moins technologique que matériel. Le mot « plastique » recouvre de nombreuses résines et objets ayant des propriétés différentes. Plastic Odyssey insiste justement sur le fait que l’identification et le tri des différentes matières sont les premières étapes indispensables de la valorisation.
Une collectivité devrait donc commencer par cartographier :
- quels plastiques sont produits ;
- en quelles quantités ;
- par quels secteurs ;
- à quelles périodes ;
- avec quelle contamination ;
- et quels débouchés existent à proximité.
L’autonomie commence par la connaissance du flux.{{}}
2. Deuxième condition : ne pas vouloir tout recycler - C’est probablement le point économique le plus important.{{}}
Une petite collectivité ne devrait pas essayer de reproduire une usine capable de traiter tous les plastiques.{{}}
Elle peut sélectionner quelques flux homogènes et valorisables :
- PEHD ;
- PP ;
- certains films PE ;
- caisses et palettes ;
- déchets agricoles propres ;
- plastiques d’événements ;
- déchets professionnels homogènes.
Elle peut alors développer une technologie relativement simple autour de ces flux.
Plastic Odyssey propose précisément cette philosophie : des technologies modulaires, low-tech, réparables et adaptées aux déchets disponibles localement, plutôt qu’une installation universelle. {{}}
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3. La taille optimale n’est probablement pas celle d’une « usine » - C’est là que la recherche devient particulièrement intéressante.
Plastic Odyssey indique que ses micro-usines sont conçues pour traiter environ 200 à 600 tonnes/an. Elles réunissent dans un conteneur les équipements nécessaires à la transformation du plastique. Ce volume est considérablement inférieur à celui d’une grande installation industrielle. On peut donc imaginer un modèle en trois étages :
Étage A — Quartier / commune - Collecte, tri primaire, broyage éventuel.
Étage B — Bassin de vie - Une petite unité de transformation spécialisée.
Étage C — Territoire élargi à la région - Les plastiques difficiles, dangereux, très contaminés ou nécessitant une technologie lourde sont envoyés vers une installation industrielle spécialisée.
L’autonomie n’est donc pas l’autarcie ! C’est probablement la distinction fondamentale.{{}}
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4. L’autonomie réaliste est une « autonomie sélective » des matières plastiques{{}}
La collectivité choisit les flux pour lesquels elle possède quatre avantages :
Les matières plastiques disponibles + technologie maîtrisable + débouché local + économie viable.{{}}
Pour le reste, elle coopère avec d’autres territoires. Cela évite deux excès :
- centralisation totale :
→ transport important, dépendance à quelques grandes installations ; - autarcie totale :
→ petites installations sous-utilisées, coûts élevés, difficultés techniques.
Un bon modèle est plutôt de décentraliser ce qui peut raisonnablement l’être et mutualiser ce qui doit l’être.{{}}
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5. La technologie doit être réparable localement - C’est un critère souvent oublié.
Une machine peut être « petite » mais rester totalement dépendante d’un fabricant extérieur. Pour une véritable autonomie, il faut donc pouvoir :
- comprendre son fonctionnement ;
- fabriquer ou trouver les pièces courantes ;
- assurer la maintenance ;
- former les opérateurs ;
- modifier la machine selon le gisement.
C’est précisément l’un des principes de Plastic Odyssey : les machines sont conçues avec des pièces et outils standards, les connaissances diffusées en open source et avec une adaptation aux contraintes locales. Le projet précise d’ailleurs que ses machines ont été développées pendant plusieurs années dans son atelier de Marseille avant d’être adaptées aux contextes rencontrés ailleurs.
Cela donne une définition très intéressante de l’autonomie : ne pas nécessairement fabriquer soi-même la machine, mais être capable de la faire fonctionner, de l’entretenir et de l’adapter.{{}}
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6. Il faut surtout avoir un débouché avant de produire la matière recyclée - C’est probablement la condition économique numéro 1 dont il faut tenir compte
Recycler un plastique n’a pas beaucoup de sens si personne ne veut acheter le produit obtenu. Les expériences les plus intéressantes partent donc d’un besoin local : mobilier ; plaques ; pavés ; éléments de construction ; profilés ; objets urbains ; contenants réutilisables ; équipements agricoles.
Plastic Odyssey formule explicitement son objectif autour de la transformation des déchets en « nouveaux objets utiles pour répondre à un besoin local » et de la création d’une filière économiquement viable. Il en découle ainsi une inversion importante du raisonnement :
« Nous avons du plastique, que pouvons-nous fabriquer ? », mais plutôt : « Quel produit, dont notre territoire a besoin, pouvons-nous fabriquer à partir de notre plastique ? »
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7. La commande publique peut être le moteur initial - C’est ici que les collectivités territoriales disposent d’un levier considérable.
Une ville peut créer un premier marché pour la matière recyclée en achetant elle-même : bancs ; mobilier urbain ; bacs ; plaques ; équipements de chantier ; éléments de signalétique ; aménagements temporaires ; objets issus d’événements locaux.
Le territoire devient alors à la fois : producteur des déchets → transformateur → premier client. Cela peut permettre à une petite filière de franchir la phase critique du démarrage.
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8. L’autonomie est aussi sociale - Le cas d’Iloilo aux Philippines est instructif aussi {{}}
Le projet UNDP ne traite pas uniquement la technologie : il associe à la fois : infrastructures, politiques locales, modèles économiques, travailleurs informels, femmes et groupes marginalisés. Les objectifs comprennent notamment l’intégration du secteur informel dans la chaîne de valeur circulaire.
Les indicateurs du projet annoncent notamment :
- 1.460 tonnes de plastiques collectées ;
- 2 installations MRF ;
- 4 modèles économiques/systèmes de gestion créés ou renforcés ;
- 750 bénéficiaires directs, répartis à parts égales entre hommes et femmes.
Cela montre qu’une filière locale peut être considérée comme réussie seulement si elle crée également des compétences, des revenus et des emplois.{{}}
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9. Où se situe alors la limite ? - La limite apparaît lorsque la matière exige :{{}}
- une séparation extrêmement fine ;
- une décontamination poussée ;
- des volumes considérables ;
- des températures ou pressions élevées ;
- des contrôles sanitaires stricts ;
- une chimie complexe à comprendre ;
- des investissements très importants à financer.
À ce stade, vouloir maintenir artificiellement la transformation sur place peut devenir contre-productif. La collectivité doit alors exporter le flux vers une installation régionale ou nationale.
Cela ne signifie pas que le système local a échoué. Au contraire : l’autonomie consiste à choisir ce que l’on peut maîtriser localement, et à organiser intelligemment le reste. {{}}
On peut écrire un modèle comme celui-ci :{{}}
TERRITOIRE{{}}
│{{}}
┌──────────┴──────────┐
│ │{{}}
Plastiques propres Plastiques complexes{{}}
│ │{{}}
TRI LOCAL MUTUALISATION{{}}
│ │{{}}
BROYAGE LOCAL FILIÈRE RÉGIONALE{{}}
│{{}}
┌──────┴──────┐
│ │{{}}
TRANSFORMATION LOCALE et MATIÈRE SECONDAIRE
└──────┬──────┘
│{{}}
DÉBOUCHÉ LOCAL{{}}
│{{}}
VALEUR + EMPLOI{{}}
│{{}}
BOUCLE TERRITORIALE{{}}
Ce modèle est très proche de l’approche défendue par Plastic Odyssey : des unités décentralisées + réseau d’acteurs locaux + technologies accessibles, plutôt qu’une seule infrastructure centralisée.
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11. Le véritable indicateur utile à considérer ne devrait pas être exprimé seulement en « tonnes recyclées » - C’est une conclusion importante de ces recherches actuelles{{}}
Une collectivité pourrait recycler 1.000 tonnes et rester totalement dépendante d’acteurs extérieurs. Une autre pourrait ne traiter que 200 tonnes, mais :
- les collecter localement ;
- les transformer localement ;
- employer localement ;
- vendre localement ;
- maintenir les équipements localement ;
- conserver la valeur économique localement.
La seconde solution devrait être beaucoup plus autonome{{}}
On peut ainsi proposer un Indice d’autonomie plastique territoriale (IAPT), qui est une notion de travail, mais pas un indicateur officiel, et qui est construit autour de six questions à poser :
Critère |
Question |
| Gisement | Quelle proportion des plastiques traités provient du territoire ? |
| Technologie | Quelle proportion du procédé est maîtrisée localement ? |
| Transformation | Quelle proportion de la matière est transformée localement ? |
| Débouché | Existe-t-il un marché local ou régional pour le produit ? |
| Économie | Quelle part de la valeur ajoutée et des emplois reste sur le territoire ? |
| Maintenance | Peut-on maintenir et réparer les équipements sans dépendance critique ? – Souveraineté technique |
On pourrait ensuite attribuer à chaque projet une note de 0 à 5 pour chacun des six critères.
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D – Conclusion et proposition finale
Conclusion : il convient non seulement de « recycler plus », mais il est nécessaire de déterminer les conditions optimales et l’échelle raisonnée pour le recyclage des plastiques sur un territoire donné{{}}
En définitive, une collectivité peut aller assez loin vers l’autonomie en termes de plastiques si elle se concentre sur des flux homogènes, si elle utilise des technologies simples et réparables, si elle garantit un débouché local et construit un réseau d’acteurs ; elle doit en revanche mutualiser avec d’autres territoires les flux complexes qui nécessitent une industrie plus lourde.{{}}
Les expériences de Precious Plastic, Plastic Odyssey et du programme UNDP à Iloilo convergent assez nettement vers cette conclusion. Rappel : Precious Plastic documente par exemple 1.400 tonnes recyclées en 2023, 3,7 M$ de revenus déclarés par 184 organisations et 530 emplois dans les organisations ayant fourni leurs données.
Iloílo est une ville des Philippines et la capitale de la province du même nom, sur l’île de Panay, au centre de l’archipel des Philippines. Iloílo a été un centre historique agricole du pays, exportant du sucre, des bananes et du copra durant les périodes coloniales espagnole et américaine……. Source Wikipédia
Carte de Philippines Iloilo est au centre – Avec article dédié
C’est précisément ce qui rend de telles expériences de terrain intéressantes : elles ne proposent pas seulement de « recycler plus », mais elles indiquent comment rechercher la bonne échelle pour le recyclage des plastiques sur in territoire.{{}}
Un rappel pour terminer : l’autonomie recherchée dans cette démarche de développement durable, favorise la résilience et la coopération, et ne correspond pas à une autarcie
qui vise, elle, une indépendance quasi complète
Proposition finale - Nous avons maintenant suffisamment d’informations en la matière pour passer à une étape plus ambitieuse : tester cette hypothèse sur 8 à 10 territoires réels, en comparant leurs tonnages, technologies, investissements, emplois, produits fabriqués et degré d’autonomie. Cela permettrait de déterminer à partir de quelle taille et dans quelles conditions une micro-filière pour les plastiques devient économiquement et écologiquement crédible, plutôt que de rester au niveau des exemples rapportés dans ce dossier. Mais ce sont d’autres ouvrages à mettre sur pied par des acteurs économiques et des responsables institutionnels convaincus !!!
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Outils utilisés : {{}}
Assistance de ChatGPT, modèle GPT-5.6 Luna, OpenAI un agent conversationnel pour la recherche documentaire exploratoire et pour des synthèses et comparaisons de données. Les informations retenues ont ensuite été revues, vérifiées et agencées à partir des sources citées et disponibles.
Assistance complémentaire pour certaines vérifications avec Mistral Vibe ou Vibe, qui fut jusqu’en mai 2026 dénommée ‘Le Chat, un autre agent conversationnel développé par Mistral AI et qui est accessible en mode freemium… - Source : Wikipédia - Le mode freemium est un modèle économique qui associe un service de base entièrement gratuit (free) à des options avancées ou supérieures payantes (premium). Très utilisé dans les logiciels spéciaux (SaaS), les applications mobiles et les jeux en ligne, il vise à attirer un large public sans barrière financière au départ… Source.
Traductions réalisées avec DeepL et GoogleTrad
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#_topCollecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant
– 25/08/2026
Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales
Pour mémoire - Le site ISIAS a été fondé par Jacques Hallard, ingénieur diplômé du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM). L’acronyme ISIAS signifie : Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales. Le projet est géré et mis en ligne avec la collaboration bénévole de Pascal Paquin, également actif sur la plateforme écocitoyenne associative Yonne Lautre.
Les objectifs majeurs du site ISIAS - D’après le document et la charte du projet, ce site poursuit trois buts essentiels :
- Médiation scientifique et didactique - Proposer des dossiers thématiques, des collectes de documents et des traductions pour diffuser les connaissances scientifiques.
- Éducation populaire - Offrir un accès gratuit et indépendant à l’information pour encourager les mobilisations citoyennes.
- Promotion d’alternatives écologiques et sociétales - Alimenter la réflexion autour de la résilience écologique, du climat, ou encore de l’expression artistique engagée.
Ce site se distingue par une démarche éthique stricte : il est entièrement gratuit, dénué de toute publicité ou subvention, et conçu avec une empreinte numérique réduite autant que possible.
Site : https://isias.info/
Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France
Courriel : jacques.hallard921@orange.fr
Fichier : ©
Mis en ligne bénévolement par le co-rédacteur par Pascal Paquin https://fr.linkedin.com/in/pascal-paquin-a85690296 - comme toutes les autres contributions publiées sur ISIAS !
[Pascal Paquin – Ses travaux sur https://yonnelautre.fr/ ] - et
https://www.linkedin.com/in/pascal-paquin-a85690296/
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Avec nos 5 lettres thématiques et deux autres lettres, nous assurons une revue de presse permanente alimentée par des centaines de sources. Avec ces lettres, l’association Yonne Lautre entend, avec humilité mais aussi ténacité, faire oeuvre d’éducation populaire et contribuer aux mobilisations et aux alternatives dans l’Yonne et partout ailleurs. https://yonnelautre.fr/spip.php?article2316
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