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"Recherches sur les matériaux locaux pour les habitats, bâtiments, constructions écologiques et des réalisations avec des exemples documentés en France, sur le continent africain et au Proche-Orient - Synthèses et comparaisons" par Jacques Hallard
jeudi 20 août 2026, par
ISIAS Sociologie Autonomies Architecture
Recherches sur les matériaux locaux pour les habitats, bâtiments, constructions écologiques et des réalisations avec des exemples documentés en France, sur le continent africain et au Proche-Orient - Synthèses et comparaisons
Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 20/08/2026
Série ISIAS Sociologie Autonomies
Partie 1 : ’Des constats qui dérangent aux solutions qui arrangent - Partie 1 : une sélection de mesures prises en agriculture et pour l’habitat, qui marchent et perdurent en France et dans le bassin méditerranéen – Projections Essai’ par Jacques Hallard 17 août 2026 - ISIAS Sociologie Autonomies
Partie 2 : Recherches sur les matériaux locaux pour les habitats, bâtiments, constructions écologiques et des réalisations avec exemples documentés en France, sur le continent africain et au Proche-Orient - Synthèses et Comparaisons
Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur
Maison d’habitation - Marseille, France - 2021 - Construction neuve en pisé porteur. C’est environ 80 m3 de terre qui a été utilisée pour faire sortir cette maison de terre. Crédit photo ©Marine Bonnefoy – Source : https://razdeterre.wixsite.com/raz-de-terre/post/des-exemples-de-construction-en-terre-crue-dans-le-monde
Habitat et urbanisme – Ariège, France – 2026 - Bois, terre, paille : elles ont construit leur maison avec des matériaux compostables - Par Enora Soriano Keriven (La Maison écologique) - 17 août 2026 à 07h00 Mis à jour le 18 août 2026 à 14h21
Jocelyne et Dominique devant leur maison qu’elles ont bâtie elles-mêmes avec des matériaux bruts en Ariège. - © Enora Soriano Keriven / La Maison écologique - Un couple d’Ariégeoises a construit sa propre maison avec des matériaux bruts ou très peu transformés. Dix ans après, bois, terre et paille tiennent leurs promesses… - A lire par ici < https://reporterre.net/Bois-terre-paille-elles-ont-construit-leur-maison-avec-des-materiaux-compostables
Préambule
Quelques informations préalables ouvrent de dossier réalisé dans un but didactique et dont les études avec leurs conclusions, peuvent éclairer et stimuler des projets et des mises en œuvre qui s’imposent !
Les matériaux locaux pour l’habitat regroupent les ressources géosourcés et biosourcés disponibles à proximité du chantier. Ils réduisent le transport, favorisent l’économie de la région et s’adaptent bien au climat local. https://rse.scopbtp.org/guides-bonnes-pratiques/233
Quelques définitions de mots techniques :
Adobe : en construction, c’est un mélange d’argile, d’eau et d’une faible quantité de paille hachée ou d’un autre liant, qui peut être façonné en briques séchées au soleil
Banco : Banco, est un mélange de terre crue et de paille utilisé comme matériau de construction
Bardage : le bardage désigne, en architecture et en construction, tout revêtement de façade non porteur constitué d’éléments rapportés sur une structure. Généralement composé de bois, de métal ou de matériaux composites, il apporte protection contre les intempéries et forme une couche esthétique extérieure. On peut distinguer ces différents matériaux utilisés : bardages en bois ; bardages céramiques ; bardages en matériaux composites ; bardages métalliques ; bardages en pierre et bardages en polycarbonate. Lorsqu’il s’agit de revêtement massif en pierre, en brique, on parle plus volontiers de parement. Le bardage est une des solutions proposées dans la technique de mur manteau (isolation par l’extérieur). Une ossature croisée supporte le bardage et d’autre part l’isolant thermique. Wikipédia
Bauge : c’est une technique de construction servant à monter des ouvrages monolithiques en terre crue. La terre, tirée généralement du site de construction, est mélangée à de l’eau pour atteindre un état plastique, puis empilée par motte pour former des ouvrages. Les surfaces verticales de ces ouvrages sont retaillées après un court temps de séchage, avant que la terre ne durcisse complètement. La bauge peut constituer des murs porteurs de plusieurs étages - La bauge est l’une des techniques de construction les plus anciennes, et reste aujourd’hui utilisée dans de nombreux pays. Elle s’inscrit dans la famille des techniques de construction en terre, au côté du pisé, de la maçonnerie en brique de terre (adobe), du torchis, des enduits de terre, ou de techniques plus récentes tels que la terre allégée, la terre coulée, ou la BTC. [1]…. - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bauge
Pisé : c’est un mode de construction en terre crue, comme l’adobe ou la bauge. On le met en œuvre dans des coffrages appelés banches. La terre est idéalement argileuse, mais on trouve souvent des constructions en pisé réalisées avec des terres fines…
Maison en pisé en Auvergne (France)
Utilisée en Bresse au XVIIIe siècle. - Source : Wikipédia
« Tàpi » (Pisé en Provence) - Mur porteur construit en terre argileuse compactée dans des coffrages. Très répandu dans les constructions anciennes (mas et bâtisses) de la plaine des Sorgues et du Comtat Venaissin. Matériau économique à fort pouvoir d’inertie thermique et matériau local par excellence.
Solin : c’est un dispositif visant à assurer l’étanchéité, en différents endroits d’une construction et selon différentes modalités. Il peut s’agir :
- d’une sorte de « couvre joint » en mortier, destiné à assurer l’étanchéité entre un mur et un porte-solin, et à rattraper les inégalités de sol ;
- d’une pièce de plomb, de zinc ou d’aluminium, installée autour d’une cheminée sur un toit de tuiles ou d’ardoises afin de protéger cette dernière des eaux pluviales ; il s’agit alors d’un élément composant un abergement ;
- d’une bande profilée en métal, posée engravée dans un mur acrotère comme couvre-joint de relevé de l’étanchéité, aussi appelée la « bande de solin » ;
- de ciment disposé à combler un angle horizontal. Fin XVIIIe siècle, en termes de couverture, le terme désigne les filets de plâtre ou de mortier qu’on fait le long des murs, des cheminées, des lucarnes, enfin tous les plâtres qui sont parallèles à la longueur de la tuile ou de l’ardoise et qui servent à les sceller ; ceux qui sont parallèles à sa largeur se nomment « filets [1] ».
- une fondation légère en pierre, destinée à isoler des remontées d’humidité un mur de terre ou à ossature de bois…
Source Wikipédia
Les matériaux écologiques pour l’habitat regroupent des ressources naturelles, renouvelables ou recyclées qui réduisent l’empreinte carbone et améliorent la santé intérieure. Les choix phares incluent le bois, la paille, le chanvre, la terre crue et les isolants biosourcés.
Les matériaux les plus écologiques sont ceux qui demandent peu d’énergie pour leur fabrication, renouvellent leurs ressources rapidement ou stockent du carbone. Les principaux champions de l’éco-construction et du développement durable sont le bois géré durablement, la paille, la terre crue, le chanvre et le liège
Quels sont les matériaux les plus écologiques et les plus durables ? - Le 09/10/2024 par Jordan M. - Le terme « écologique » réfère à l’impact environnemental d’un matériau, de sa production à sa fin de vie, incluant son extraction, sa transformation, son transport, son usage et son recyclage. « Durable », quant à lui, désigne la capacité d’un matériau à résister à l’usure et au temps, réduisant ainsi la nécessité de remplacements fréquents.
- Les critères pour évaluer l’écologie et la durabilité des matériaux
- Les matériaux végétaux comme meilleure alternative
- Quels sont les minerais les plus durables ?
- Plastiques écologiques : mythe ou réalité ?
- Le lien entre mix énergétique et extraction des matériaux
- Les matériaux pour concevoir les énergies renouvelables sont-ils écologiques ?
Les matériaux biosourcés et géosourcés - Les matériaux biosourcés proviennent de la biomasse végétale ou animale (comme le bois, la paille ou le chanvre), tandis que les matériaux géosourcés sont issus de ressources minérales peu transformées (comme la terre crue ou la pierre naturelle). Tous deux réduisent l’empreinte carbone et améliorent le confort thermique des bâtiments. Source
Voir aussi les documents techniques suivants :
Matériaux de construction biosourcés et géosourcés
Matériaux biosourcés et géosourcés
Cet épais dossier prolonge les travaux engagés dans cette Série ISIAS Sociologie Autonomies
Les aspects d’architecture ont été spécialement développés en se bornant essentiellement sur la France, le continent africain et le Proche-Orient
Des synthèses et comparaisons sont effectuées au fur et à mesure de l’élargissement géographique des recherches documentaires
Les documents sélectionnés et repris pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après
Retour au début de l’introduction
Sommaire
A - Recherches sur les matériaux locaux disponibles en France
B - Recherches sur les matériaux locaux disponibles et réalisations en Afrique
B.2 - Autres exemples en Afrique
Retour au début de l’introduction
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A - Recherches sur les matériaux locaux disponibles en France
- Définitions des divers matériaux locaux utilisés en France
Un matériau local n’est pas nécessairement un matériau « naturel ». Il s’agit surtout d’une ressource extraite, produite ou transformée à proximité du chantier, avec une filière et des savoir-faire présents sur le territoire.
Les principaux matériaux locaux ou régionalement disponibles selon les endroits sont les suivants :
Matériau |
Techniques courantes |
Atouts principaux |
Exemples de territoires |
| Terre crue | pisé, adobe, bauge, torchis, BTC | faible transport, inertie thermique, réemploi possible | Lyon/Dauphiné, Provence, Toulouse/Gers, Normandie |
| Pierre | maçonnerie, pierre sèche, moellons | durabilité, disponibilité locale, forte identité architecturale | Provence, Languedoc, Alpes, Bretagne… |
| Bois | ossature, charpente, bardage, panneaux | renouvelable, préfabrication, stockage du carbone | massifs forestiers, régions alpines, Jura, Vosges… |
| Chanvre | béton de chanvre, isolation | isolation thermique et hygrothermique | Selon les filières agricoles régionales |
| Paille | bottes, remplissage de murs | ressource agricole, isolation | Dans les nombreuses régions céréalières |
| Lin | panneaux, fibres, isolants | coproduit agricole | Dans l’ouest de la France, en Normandie notamment |
| Roseaux/végétaux | couverture, remplissage, claies | ressource renouvelable locale | A partir de toutes les zones humides et littorales |
| Chaux | mortiers, enduits | compatible avec la pierre et la terre | Dans de nombreuses régions à roches calcaires |
Les pouvoirs publics français distinguent notamment les matériaux biosourcés (issus de la biomasse : bois, chanvre, paille…) et les matériaux géosourcés (issus de ressources minérales : terre crue, pierre). Ils soulignent leur potentiel pour développer les économies locales et réduire certains impacts liés au transport.
Pour encourager le développement de l’écoconstruction, les filières matériaux de construction biosourcés, terre crue et pierre sèche se développent. En effet, ces matériaux répondent aux enjeux du développement durable : empreinte environnementale favorable, car stockant le carbone quand ils sont biosourcés ; développement économique des territoires, car issus de matériaux de proximité.
Sommaire{{}}
- Plan de relance 2020-2022
- Filière matériaux de construction biosourcés - hors bois
- Matériaux géosourcés : la filière terre crue
- Mesures législatives et réglementaires en faveur du bois ou des matériaux biosourcés dans la construction
- Label bâtiment biosourcé
- Utilisation du bois et des matériaux biosourcés dans la commande publique pour la construction
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2. La terre crue est probablement le meilleur exemple{{}}
La terre est particulièrement intéressante parce qu’elle est souvent disponible directement sur le territoire, voire issue des terrassements du chantier.
Plusieurs techniques existent :
- Pisé : terre légèrement humide compactée dans un coffrage ;
- Bauge : mélange de terre et de fibres végétales, monté en couches ;
- Adobe : briques de terre crue moulées puis séchées ;
- Torchis : terre et fibres appliquées sur une ossature ;
- Brique de terre comprimée (BTC) ;
- Enduits en terre.
Le CEREMA documente ces différentes techniques et leur présence historique importante dans le bâti français. {{}}
Matériaux terre et biosourcés dans la construction : retour sur la journée technique du 15/11/2017
30 novembre 2017
Copyright Cerema
Le 15 novembre 2017 à Bron, le Cerema a organisé une journée technique sur l’utilisation des matériaux en terre et biosourcés dans la construction. Les interventions d’un panel d’acteurs issus des sphères institutionnelles, associatives, privées et les échanges avec l’auditoire ont permis de faire le point sur les freins existants, les outils disponibles, et de donner à voir un panorama d’actions menées dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, destinées à favoriser la mise en place de filières professionnelles.
La terre présente également un intérêt pour le confort d’été grâce à sa masse et à son inertie thermique. Mais son avantage environnemental dépend fortement de la distance de transport : faire venir de la terre par camion sur plusieurs centaines de kilomètres peut annuler une partie de l’intérêt du matériau. {{}}
La terre crue pour une construction contemporaine - Le cabinet d’architectes de Clément Vergély a livré à Lyon, dans le récent quartier de Confluence, un bâtiment de bureaux en pisé. Ce procédé local à base de terre crue, remis au goût du jour, est également très efficace thermiquement. Explications sur une solution de construction ‘bas carbone’. Publié le 26/09/2024 – A lire ici > https://www.anah.gouv.fr/actualites/la-terre-crue-pour-une-construction-contemporaine?utm_source=chatgpt.com
Exemple contemporain à Lyon{{}}
Un exemple particulièrement intéressant est le bâtiment de bureaux en pisé réalisé dans le quartier de Confluence à Lyon, par l’équipe de Clément Vergély avec Diener & Diener.
La terre utilisée provenait d’environ 30 km du chantier. Les murs porteurs en pisé atteignent environ 80 cm au rez-de-chaussée puis 60 cm dans les niveaux supérieurs. Le projet constitue une démonstration contemporaine de la possibilité d’utiliser une technique traditionnellement régionale dans un bâtiment urbain contemporain.
C’est un exemple important parce qu’il montre que le matériau local n’est pas seulement associé à l’architecture rurale ou ancienne.{{}}
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3. La pierre pour construire selon la géologie du territoire{{}}
La pierre constitue probablement l’exemple le plus évident du lien entre géologie, architecture et paysage.
Historiquement, les constructeurs utilisaient ce qui était disponible à proximité : pierre, terre, bois, chaux. Les atlas régionaux montrent une forte correspondance entre la géologie locale et les matériaux employés dans les constructions anciennes.
Cela explique pourquoi les villages et maisons traditionnelles ont des caractères très différents d’une région à l’autre.
Géologie et matériaux de construction - Publié le 11/04/2016 | Mis à jour le 18/06/2025 - Voir les Cartes schématiques des matériaux sur ce site : https://www.paysages.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/geologie-et-materiaux-de-construction-a878.html?utm_source=chatgpt.com
En Provence, par exemple, on trouve une longue tradition de :
- moellons calcaires ;
- pierre sèche ;
- maçonnerie à la chaux ;
- tuiles en terre cuite ;
- terre crue dans certains secteurs ;
- bois pour les éléments de structure et de toiture.
L’architecture traditionnelle n’était donc pas simplement « esthétique » : elle résultait en grande partie de la disponibilité des ressources, du climat et des savoir-faire locaux.
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4. Le bois : une filière locale qui peut devenir industrielle{{}}
Le bois permet aujourd’hui de combiner une ressource locale avec des techniques de construction contemporaines :
forêt → scierie → transformation → préfabrication → chantier.
Il peut être utilisé pour :
- ossature bois ;
- charpente ;
- murs préfabriqués ;
- planchers ;
- bardages ;
- menuiseries ;
- isolation en fibres de bois.
L’ADEME documente le développement de la construction bois, de la rénovation avec le bois et des matériaux biosourcés dans les programmes français d’innovation. {{}}
Bilan thématique Bâtiment Bois construction et matériaux biosourcés - Programme d’investissements d’avenir (PIA) 2021 - Présentation
Ce document présente le Bilan de la thématique Bâtiment bois construction & matériaux biosourcés du Programme d’investissements d’avenir (PIA) opéré par l’ADEME depuis 2010. Quatre grands domaines ont été couverts sur cette thématique :
- la construction bois
- la rénovation bois
- la préfabrication et la construction modulaire
- les matériaux biosourcés et géosourcés
Ce document délivre tous les chiffres-clés et récapitule les dispositifs d’aides passés ou en cours. 32 projets ont été retenus pour financement depuis 2010 sur la thématique de la construction bois ou biosourcé. Ils regroupent 58 bénéficiaires directement aidés à hauteur de 51 M€ pour un budget total des projets de 159 M€. Le Programme d’investissements d’avenir (PIA), créé par l’État en 2010 et mis en oeuvre par le Secrétariat général pour l’investissement, a pour objectif d’augmenter la croissance potentielle de la France. L’ADEME en est l’opérateur pour les innovations destinées à accélérer la transition énergétique et environnementale. Environ 4 milliards d’euros de crédits lui sont dédiés sur la période 2010-2020 pour financer des projets innovants d’entreprises et développer les filières industrielles de demain…
Lire la suite à la Référence ADEME : https://librairie.ademe.fr/batiment/4651-bilan-thematique-batiment-bois-construction-et-materiaux-biosources-9791029717895.html?utm_source=chatgpt.com
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NB. L’enjeu est toutefois de vérifier l’origine réelle du bois et de sa transformation : « constructions en bois » ne signifie pas automatiquement « matériau local ».
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5. Chanvre, paille et fibres végétales{{}}
Ces matériaux présentent un autre intérêt : ils peuvent associer production agricole et construction.
Chanvre - Le chanvre peut notamment être transformé en matériau isolant ou en béton de chanvre. Il présente des propriétés intéressantes pour la régulation de l’humidité et le confort thermique.
Paille - La paille est généralement un coproduit de l’agriculture céréalière. Elle peut être utilisée sous forme de bottes dans des murs isolants.
Lin - Le lin permet de produire des fibres et panneaux isolants ; son intérêt est particulièrement évident dans les régions où cette culture est déjà fortement implantée.
Le CAUE de Seine-Maritime présente par exemple des réalisations régionales utilisant bois, terre crue, paille, chanvre et matériaux de réemploi, avec des fiches consacrées aux choix techniques et aux points de vigilance.
Les écomatériaux - Chanvre, terre crue, bois, lin, matériaux de réemploi{{}}
Les fiches architecturales du CAUE 76 - L’utilisation des écomatériaux dans les projets architecturaux se développe. Une évolution qui témoigne de la volonté commune d’interroger nos pratiques et de les faire évoluer pour réduire l’impact de la construction sur l’environnement.
Le CAUE 76 édite un ensemble de 7 fiches architecturales de référence qui illustrent des projets intégrant des écomatériaux en Normandie.
Ces exemples concrets – maisons, équipements publics, réhabilitations – valorisent bois, terre crue, paille, chanvre ou matériaux de réemploi.
Chaque fiche présente le regard du CAUE, les choix techniques, les coûts indicatifs et les points de vigilance.
Exemples de construction d’une maison légère en bois à lire ici < https://www.caue76.fr/les-ecomateriaux/?utm_source=chatgpt.com
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6. Des exemples historiques montrent que l’idée n’est pas nouvelle{{}}
Les recherches archéologiques sont particulièrement instructives.
À Lattara, près de Montpellier, les maisons anciennes combinaient pierre, terre, bois et végétaux. La pierre pouvait servir aux fondations tandis que les élévations utilisaient adobe, bauge, torchis ou terre coffrée. Le bois intervenait notamment dans les toitures et les éléments de structure.
Les maisons Les techniques architecturales : {{}}
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La terre, la pierre, le bois et d’autres végétaux (roseaux) constituent les matériaux les plus couramment utilisés pour la construction des maisons et de leurs annexes. Les fondations des murs étaient souvent bâties à l’aide de pierres, non taillées. L’élévation était ensuite constituée de plusieurs niveaux de blocs sur environ 50 cm de hauteur (solin). On érigeait ensuite les murs avec de la terre en employant plusieurs techniques : des briques de terre crue (adobes), rectangulaires ou carrées, de la terre coffrée, de la bauge, du torchis. Des murs mixtes sont connus. La terre servait également à enduire les murs à l’extérieur, pour assurer l’étanchéité, mais aussi à l’intérieur des pièces. Le bois a été très utilisé. Il a bien sûr servi à la confection des toitures (poutres, chevrons), mais également des poteaux, des mezzanines, des appentis, des aménagements intérieurs (étagères) ; il a aussi servi pour aménager les accès.
Médias associés Accéder à la médiathèque
Source à consulter : https://archeologie.culture.gouv.fr/lattara/fr/les-techniques-architecturales?utm_source=chatgpt.com
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À Entremont, dans les Bouches-du-Rhône, les archéologues ont également identifié une association de pierre, terre et bois dans les constructions. Les murs pouvaient être constitués de parements en pierre avec un remplissage de terre et de petits éléments pierreux.
À Toulouse, l’archéologie montre encore l’emploi de murs en terre crue et de colombages remplis de torchis dans l’habitat médiéval.
Cela permet de tirer une conclusion importante : l’architecture locale traditionnelle était souvent une architecture hybride, combinant intelligemment plusieurs ressources plutôt que reposant sur un seul matériau.{{}}
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7. Un exemple particulièrement intéressant : Provence et Méditerranée{{}}
Les recherches de l’INRAP montrent que la terre crue a continué à être utilisée en Provence jusqu’au XXᵉ siècle, alors que son emploi a évolué différemment dans le Languedoc, où la pierre a progressivement pris davantage de place.
C’est intéressant pour une réflexion sur l’habitat méditerranéen : il ne faut pas opposer artificiellement « architecture traditionnelle = pierre » et « architecture écologique = terre ».
Publications - La terre crue, matériau universel - Disponible, plastique, recyclable, la terre convient pour bâtir toutes formes et dimensions de constructions. Mais qu’en est-il de l’évolution de ces techniques constructives et de l’intérêt que les populations anciennes comme actuelles lui portent de par le monde ? – Débat - Hubert Guillaud spécialiste des architectures de terre, enseigne à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble et co-dirige l’unité de recherche AE&CC (Laboratoires CRAterre et Cultures constructives).
Il a publié notamment : avec H. Houben, Traité de construction en terre, Editions - Parenthèses, 360 p., 2006 ; « Évolution de la culture constructive du pisé », in Actes des 2è Échanges transdisciplinaires sur les constructions en terre crue (28-29 mai 2005, Villefontaine), Éditions de l’Espérou, Montpellier, 2007, p. 277-310 ; « De traces en repères choisis : éloge de la brique crue », in Actes des 3è Échanges transdisciplinaires sur les constructions en terre crue. La brique crue, (16-17 mai 2008, Toulouse), Éditions de l’Espérou, Montpellier, 500 p., 2010. Claire-Anne de Chazelles est archéologue au CNRS, dans l’équipe « Archéologie des Sociétés Méditerranéennes ». Ses recherches concernent les techniques de construction des périodes préhistoriques et historiques, et plus spécialement les procédés utilisant la terre crue, sur le pourtour occidental de la Méditerranée. Elle a publié, notamment : avec A. Klein (dir.), Échanges transdisciplinaires sur les constructions en terre crue, Actes de la table-ronde de Montpellier, 17-18 nov. 2001, Montpellier, Éditions de l’Espérou, 460 p, 2003 ; avec A. Burens-Carroza et L. Carroza, « Les maisons en Languedoc de la fin du Néolithique à la fin de l’âge du Fer », in Architectures protohistoriques en Europe occidentale du Néolithique final à l’âge du Fer…
Se référer à ce PDF : https://www.inrap.fr/sites/inrap.fr/files/atoms/files/archeopages-42_p-116-121.pdf?utm_source=chatgpt.com
Historiquement, les constructeurs combinaient les matériaux selon la ressource disponible + climat + eau + sol + savoir-faire + coût + fonction du bâtiment.{{}}
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8. Ce que ces exemples enseignent pour les constructions actuelles{{}}
Le véritable intérêt des matériaux locaux est donc moins de trouver « le matériau écologique idéal » que de reconstruire une logique territoriale :
Ressource locale → transformation locale → savoir-faire local → bâtiment adapté au climat → entretien/réemploi local.
Cela peut produire plusieurs avantages :
- Réduction des transports, lorsque la ressource est réellement proche.
- Maintien des savoir-faire artisanaux.
- Création de valeur économique locale.
- Adaptation au climat régional.
- Identité architecturale et continuité avec le paysage.
- Possibilités de réemploi ou de réparation plus simples.
- Diversification des filières agricoles et forestières.
Mais il faut éviter de considérer automatiquement un matériau local comme écologique. Il faut également examiner l’extraction, la transformation, les transports, la durée de vie, l’entretien, les performances et la fin de vie. {{}}
L’ADEME et le CSTB intègrent précisément ces questions dans leurs travaux sur les matériaux biosourcés et les matériaux géosourcés.
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Quelques sources de référence à consulter : {{}}
- Ministère de la Transition écologique — matériaux biosourcés et géosourcés
- ANAH — exemple contemporain de construction en pisé à Lyon
- Cerema — terre crue et matériaux biosourcés
- CAUE 76 — exemples de réalisations en écomatériaux
- Confédération Terre Crue — techniques et ressources
En résumé : la piste la plus intéressante pour une recherche sur « habitat + matériaux locaux » est de croiser terre crue, pierre, bois et fibres végétales, puis de comparer des réalisations concrètes selon leur distance d’approvisionnement, leur technique constructive, leur confort, leur coût et leur impact environnemental. Les exemples de Lyon, Provence, Languedoc, Toulouse et Normandie permettent déjà de constituer un corpus assez solide et documenté.
Haut du formulaire{{}}
B -
Recherches sur les matériaux locaux disponibles en Afrique {{}}
Le continent africain est un terrain d’étude particulièrement riche pour le sujet « habitat, bâtiments, constructions et matériaux locaux ». On y trouve à la fois des traditions constructives très anciennes et des réalisations contemporaines qui réinterprètent ces techniques avec des objectifs de confort, d’économie locale et d’adaptation climatique.
Recherche générale, avec des exemples documentés sur les habitats et constructions en Afrique : matériaux locaux et réalisations{{}}
1. Une grande diversité de matériaux selon les territoires{{}}
Il faut éviter de parler de « l’architecture africaine » comme d’un ensemble homogène. Les matériaux changent fortement selon les régions : Sahara, Sahel, savanes, forêts tropicales, hauts plateaux, régions côtières, etc…
Les principaux matériaux locaux sont :{{}}
- terre crue / banco / adobe : très répandus dans le Sahel et certaines régions d’Afrique du Nord et de l’Est ;
- pierre et latérite : particulièrement importantes dans plusieurs régions sahéliennes et d’Afrique de l’Est ;
- bois : important dans les régions forestières, mais soumis aujourd’hui à la pression de la déforestation ;
- paille, chaume et fibres végétales : toitures et remplissages ;
- bambou : notamment dans les régions tropicales et montagneuses ;
- terre cuite : briques et tuiles produites localement dans certaines régions ;
- matériaux agricoles : paille, fibres de céréales, roseaux, etc.
L’intérêt de ces matériaux ne tient pas seulement à leur caractère « écologique ». Ils sont souvent liés à des savoir-faire, des économies locales et des réponses climatiques développés sur plusieurs siècles.
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2. La terre crue : un matériau majeur en Afrique{{}}
La terre est probablement le matériau le plus emblématique de l’architecture traditionnelle d’une partie de l’Afrique. Elle peut être utilisée sous différentes formes :
Exemple majeur : Djenné au Mali
Djenné est une ville et une commune malienne, chef-lieu cercle de Djenné, situé dans la région de Mopti, 574 km par la route de la capitale Bamako située à l’ouest. Djenné est à la charnière entre le monde nomade et le monde sédentaire. Elle est située à 130 km de Moptis, et à 500 km par voie fluviale de la ville caravanière de Tombouctou à laquelle elle est liée commercialement. Son nom signifie « génie des eaux » (ji+ni) en Bambara… -
Source : Wikipédia
La terre peut être utilisée sous différentes formes :
- briques d’adobe séchées au soleil ;
- banco ;
- terre compactée ;
- briques de terre comprimée ;
- pisé ;
- terre associée à des fibres végétales ;
- enduits de terre.
L’intérêt est évident dans les régions où la terre est abondante alors que le bois ou la pierre sont rares.
La ville ancienne de Djenné, au Mali, constitue probablement l’un des exemples les mieux documentés au monde.{{}}
L’UNESCO indique que presque tous les bâtiments historiques de Djenné, y compris la Grande Mosquée, sont construits avec des briques de terre séchées au soleil, recouvertes d’un enduit de terre provenant du fleuve. Les briques sont fabriquées localement à partir de terre et de paille hachée.
La particularité est aussi sociale : la construction et l’entretien sont liés à une corporation traditionnelle de maçons, les Barey, qui transmettent les savoir-faire de génération en génération.
La Grande Mosquée est ainsi beaucoup plus qu’un bâtiment : elle représente un système constructif local complet, associant matériau, climat, savoir-faire, main-d’œuvre et entretien collectif.
L’UNESCO souligne également que l’architecture de Djenné a influencé des constructions de toute l’Afrique occidentale, notamment au Burkina Faso, au Ghana et en Côte d’Ivoire. {{}}
Sources :
https://whc.unesco.org/fr/atlas-patrimoine-urbain/djenne/?utm_source=chatgpt.com
https://whc.unesco.org/fr/atlas-patrimoine-urbain/djenne/?utm_source=chatgpt.com
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3. Les mosquées en terre de Côte d’Ivoire{{}}
Un autre ensemble particulièrement intéressant se trouve dans le nord de la Côte d’Ivoire.{{}}
La Géographie de la Côte d’Ivoire consiste en l’étude du territoire de la république de Côte d’Ivoire, pays côtier de l’Afrique de l’Ouest situé dans l’hémisphère nord entre le tropique du cancer et l’Équateur[2]. Le pays s’étend sur 322 462 km2 pour une population qui se chiffre en 2021 à 29 389 150 habitants[3]. Il est limité au sud-ouest par le Liberia, à l’ouest-nord-ouest par la Guinée, au nord-nord-ouest par le Mali, au nord-est par le Burkina Faso, à l’est par le Ghana, et est ouvert au sud sur le golfe de Guinée (océan Atlantique)[4]. Yamoussoukro, ville située au centre du pays, a été choisie par le premier Président Félix Houphouet Boigny comme capitale de la Côte d’Ivoire depuis 1983[5]. Cependant la capitale économique Abidjan demeure la principale ville du pays. La langue officielle est le français et la monnaie le Franc CFA Ouest Africain (XOF). Le fuseau horaire du pays est GMT + 0.
Source https://www.routard.com/fr/guide/a/carte/afrique/cote-d-ivoire
Le nord de la Côte d’Ivoire est une vaste région de savane frontalière avec le Mali et le Burkina Faso. Marquée par la culture sénoufo et malinké, elle fait face à d’importants défis sécuritaires régionaux tout en bénéficiant de programmes de développement socio-économique renforcés.
Enregistrement - Insécurité, réfugiés, orpaillage : enquête dans le nord de la Côte d’Ivoire - Jeune Afrique - 13 juin 2026 - Le Nord de la Côte d’Ivoire est confronté aux conséquences de l’insécurité qui règne chez ses voisins, mais aussi à l’orpaillage clandestin. Cette région accueille des communautés de réfugiés, venus notamment du Burkina Faso et du Mali. Cet afflux, dans une région déjà prompte aux tensions communautaires, a renforcé cette dynamique. Dans la Semaine de JA sur RFI, François Soudan présente le travail de notre journaliste Jeanne Le Bihan, qui s’est rendue dans le Septentrion ivoirien pour une série de reportages. Des articles à découvrir sur Jeune Afrique : Nord de la Côte d’Ivoire : aux frontières des menaces et du pouvoir https://www.jeuneafrique.com/series/n... Abonnez-vous à Jeune Afrique : https://www.jeuneafrique.com/ Et à notre chaîne YouTube : / @jeuneafriquewebtv
Jeune Afrique
Source : https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=EqKVCAEvxHo&t=5
Tourisme dans le Nord de la Côte d’Ivoire « Terre de traditions, de culture et de grands espaces »{{}}
Le Nord de la Côte d’Ivoire est une région riche en histoire, en traditions et en paysages authentiques. Réputé pour son patrimoine culturel exceptionnel, son artisanat reconnu bien au-delà des frontières du pays et ses vastes étendues de savane, le Nord ivoirien constitue une destination incontournable pour les voyageurs en quête de découvertes humaines et culturelles. Des villes emblématiques comme Korhogo, Ferkessédougou, Boundiali ou Sinématiali offrent une immersion unique dans l’identité profonde de la Côte d’Ivoire. Entre savoir-faire ancestral, sites naturels remarquables et hospitalité légendaire, le Nord dévoile un visage authentique du pays qui séduit chaque année de nombreux visiteurs…
Source : https://www.tourisme.ci/destinations/nord-de-la-cote-divoire/
Nord de la Côte d’Ivoire : comment éradiquer la menace jihadiste ? International Crisis Group - Diffusée en direct le 23 nov. 2023 - Rejoignez-nous pour un débat en ligne via Zoom, diffusée en direct sur YouTube, le jeudi 23 novembre 2023 à 14h00 GMT/Abidjan, où nous explorerons les enjeux sécuritaires concernant le nord de la Côte d’Ivoire. Au cours de cette discussion, nous aborderons la vulnérabilité de la région face aux incursions jihadistes, les mesures exemplaires prises par le gouvernement, ainsi que les opportunités et les défis pour la stabilité et le développement en Côte d’Ivoire et dans les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest. N.B. Cet événement se déroulera en français avec interprétation simultanée vers l’anglais.
Source : https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=HheTYpd9xj4&t=316
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Les mosquées de style soudanais du nord de la Côte d’Ivoire : {{}}
L’UNESCO a inscrit en 2021 les mosquées de style soudanais du nord de la Côte d’Ivoire au patrimoine mondial.{{}}
Elles utilisent notamment les matériaux suivants : terre ; bois ; briques de terre ; enduits ; contreforts ; éléments décoratifs en terre cuite.
Huit mosquées sont concernées, à Tengréla, Kouto, Sorobango, Samatiguila, Nambira, Kong et Kaouara.
Source : https://whc.unesco.org/en/list/1648?utm_source=chatgpt.com
Ce qui est particulièrement intéressant est l’adaptation climatique : le style venu de Djenné a été progressivement modifié en allant vers des zones plus humides. Les formes sont devenues plus basses et les contreforts plus importants afin de répondre aux conditions climatiques locales. Source : https://whc.unesco.org/en/list/1648?utm_source=chatgpt.com
C’est un très bon exemple du principe : un matériau local + une technique locale + adaptation au climat local.{{}}
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4. La voûte nubienne : tradition ancienne devenue solution contemporaine dans la région de Nubie, correspondant notamment à l’actuel sud de l’Égypte et au nord du Soudan{{}}
La Nubie est une région s’étendant le long du Nil sur près de 1 400 km, entre la première cataracte (au sud d’Assouan) et la confluence du Nil Bleu et du Nil Blanc (à Khartoum). La Nubie a été le siège de l’une des premières civilisations de l’Afrique ancienne, jusqu’à sa conquête par l’Égypte sous le pharaon Thoutmôsis Ier. Puis elle a conquis l’Égypte (XXVe dynastie), avant d’être reconquise et de devenir, plus tard, grecque puis romaine. Elle est alors christianisée. Elle résiste à l’islamisation au moins jusqu’au XIVe siècle. Dans l’Antiquité, ses habitants parlaient des dialectes apparentés aux langues nilo-sahariennes, dont le birgid, qui a été parlé jusqu’au début des années 1970 dans le Darfour (au nord de Nyala). L’ancien nubien était utilisé dans la plupart des textes religieux aux VIIIe et IXe siècles. Un dialecte nubien subsiste néanmoins de nos jours et se parle chez une partie de la population nubienne… -
Carte actuelle de la Nubie : Égypte au nord, Soudan au sud. Basse Nubie : 1re-2e cataractes, Haute Nubie : 2e-4e cataractes -
La Nubie et sa géographie - C’est une région traversée par le Nil. Elle est divisée en Basse-Nubie (au sud de l’Égypte, près d’Assouan) et en Haute-Nubie (au nord du Soudan). La population locale est le peuple nubien, qui possède sa propre langue et culture.
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nubie
La voûte nubienne est probablement l’un des exemples les plus intéressants : c’est une technique très ancienne, originaire de la région de Nubie, correspondant notamment à l’actuel sud de l’Égypte et au nord du Soudan. Elle permet de construire un toit voûté sans charpente en bois. Le principe contemporain utilise principalement :
La terre + eau → briques séchées au soleil → murs porteurs → voûte en terre.
Cette technique a été adaptée aux conditions du Sahel par l’Association la Voûte Nubienne (AVN).
L’enjeu est important : dans plusieurs régions sahéliennes, la raréfaction du bois rend les charpentes traditionnelles de plus en plus difficiles à réaliser. Les tôles et matériaux importés ont donc progressivement remplacé certaines solutions traditionnelles. La voûte nubienne permet au contraire de construire des bâtiments avec des matériaux disponibles localement, sans poutres de bois pour la toiture. Source : https://unfccc.int/climate-action/momentum-for-change/lighthouse-activities/earth-roofs-in-the-sahel-program?utm_source=chatgpt.com
L’Agence française de développement décrit cette technique comme une adaptation contemporaine d’une méthode très ancienne, utilisant principalement la terre, des outils simples et des compétences pouvant être transmises aux artisans locaux. Source : https://www.afd.fr/sites/default/files/2025-10/afd_guide-ecoconstruction_en_web_pap.pdf?utm_source=chatgpt.com
5. Un programme conjoint et concret au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal{{}}
Le programme « A Roof, A Skill, A Market » / « Un toit, un métier, un marché » est particulièrement intéressant parce qu’il ne s’agit pas seulement de construire des maisons. Il cherche à créer une filière économique locale : matériau local → formation des maçons → construction → marché local → emplois locaux. Le programme a commencé au Burkina Faso puis s’est développé notamment au Mali, au Sénégal, au Bénin et au Ghana.
Le Sénégal, le Mali et le Burkina Faso sont trois pays voisins situés en Afrique de l’Ouest, formant une bande continue d’ouest en est dans la zone soudano-sahélienne. Le Sénégal se trouve à l’ouest (ouvert sur l’océan Atlantique), le Mali au centre (pays vaste et enclavé qui partage une longue frontière avec le Sénégal à l’ouest et le Burkina Faso au sud-est), et le Burkina Faso plus à l’est, également enclavé et limitrophe du Mali.
Source : https://www.universalis.fr/atlas/afrique/burkina-faso/
Selon les données publiées par le programme et le World Habitat, plus de 2.000 bâtiments ont été construits et plusieurs centaines de maçons et apprentis ont été formés. L’ONU Climat a également documenté le programme comme une initiative combinant logement abordable, matériaux locaux, formation professionnelle et adaptation climatique. C’est donc un exemple particulièrement pertinent si votre recherche porte sur l’habitat et le développement local, et pas seulement sur l’architecture.
Source : https://world-habitat.org/fr/awards/winners/a-roof-a-skill-a-market/
6. L’architecte égyptien Hassan Fathy : la réhabilitation de l’architecture vernaculaire en Egypte{{}}
Un autre exemple incontournable est celui de l’architecte égyptien Hassan Fathy. Entre 1946 et 1952, il conçoit le village de New Gourna, près de Louxor.
Hassan Fathy (حسن فتحى) (Alexandrie, 23 mars 1900 - Le Caire, 30 novembre 1989) est un architecte égyptien. Surnommé « l’architecte des pauvres », il est mondialement reconnu pour avoir réhabilité l’usage de la brique de terre crue (adobe) et des techniques traditionnelles nubiennes (comme les voûtes sans coffrage) face à l’invasion du béton armé. Pionnier du développement durable et de l’architecture participative, il a consacré sa vie à démontrer qu’il est possible de construire des logements dignes, frais et économiques en impliquant les habitants dans la construction. Auteur du livre manifeste Construire avec le peuple (1973), il est récipiendaire du premier prix Nobel alternatif en 1980 et du prix Aga Khan d’architecture… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hassan_Fathy
L’UNESCO considère ce projet comme un exemple remarquable de réinterprétation de l’architecture vernaculaire : Fathy utilise les matériaux et techniques locaux, tout en cherchant à répondre aux problèmes climatiques et sociaux.
Source : https://whc.unesco.org/en/activities/637/?utm_source=chatgpt.com
L’approche de Hassan Fathy est particulièrement intéressante parce qu’elle montre que le matériau local peut être associé à une architecture moderne, et non pas seulement à la reproduction de bâtiments anciens. Il s’intéresse notamment :
- à la terre ;
- aux voûtes ;
- aux coupoles ;
- à la ventilation naturelle ;
- à l’ombrage ;
- à la disposition des bâtiments ;
- à la participation des artisans locaux.
L’UNESCO présente New Gourna comme un exemple où architecture vernaculaire, matériaux locaux, technologie appropriée et cohésion sociale peuvent être associés.
Source : https://whc.unesco.org/en/activities/637/?utm_source=chatgpt.com
7. Le cas particulier du bois - Le bois offre un contraste intéressant avec la terre.{{}}
Dans les régions forestières d’Afrique centrale et occidentale, il constitue traditionnellement une ressource importante. Mais la question contemporaine devient beaucoup plus complexe : bois local ≠ automatiquement bois durable.
Il faut prendre en compte :
- l’origine du bois ;
- la gestion de la forêt ;
- la transformation ;
- le transport ;
- la régénération de la ressource ;
- la durée de vie du bâtiment.
Dans le Sahel, la situation est différente : la raréfaction du bois a justement encouragé le développement de techniques comme la voûte nubienne. L’objectif est alors de remplacer une ressource devenue rare par une ressource abondante : la terre.
8. Une caractéristique essentielle : l’adaptation au climat
L’un des enseignements les plus importants des constructions africaines traditionnelles est qu’elles constituent souvent des réponses climatiques avant d’être des réponses esthétiques.
Dans les régions chaudes et sèches, on retrouve fréquemment :
- murs épais ;
- terre à forte inertie thermique ;
- petites ouvertures ;
- cours intérieures ;
- ombrage ;
- ventilation naturelle ;
- coupoles ou voûtes ;
- bâtiments regroupés pour créer des zones protégées.
La terre permet notamment de ralentir les variations de température entre l’extérieur et l’intérieur.
C’est ce principe que l’on retrouve dans les constructions contemporaines inspirées de la voûte nubienne : les murs en adobe et les voûtes contribuent à une forte inertie thermique, tandis que la ventilation naturelle améliore le confort intérieur.
9. Ce que l’Afrique apporte à la réflexion sur les « matériaux locaux » - Le continent africain permet donc d’élargir considérablement cette recherche.{{}}
On peut distinguer quatre niveaux :
1. Le patrimoine{{}}
Djenné, les mosquées soudanaises de Côte d’Ivoire, les constructions nubiennes, etc.
2. La réinterprétation moderne{{}}
Hassan Fathy et New Gourna montrent comment des techniques traditionnelles peuvent être intégrées à une architecture du XXᵉ siècle.
3. L’innovation contemporaine{{}}
La voûte nubienne transforme une technique ancienne en solution actuelle pour le logement dans le Sahel.
4. Le développement économique local{{}}
Le cas de l’AVN est particulièrement intéressant parce qu’il associe construction, formation des artisans et création d’un marché local.
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10. Tableau de synthèse et comparaisons (avec l’aide de préparé par ‘ChatGPT’ :
Région |
Matériau / technique |
Réalisation ou exemple |
Intérêt |
| Mali | Terre, banco, adobe | Grande Mosquée et ville ancienne de Djenné | Patrimoine, savoir-faire, climat |
| Mali | Banco + argile + bois | Grande Mosquée de Niono | Architecture religieuse locale |
| Côte d’Ivoire | Terre + bois | Mosquées de style soudanais | Adaptation d’un modèle au climat |
| Burkina Faso | Terre / voûte nubienne | Habitat contemporain | Logement abordable, économie locale |
| Sénégal | Terre / voûte nubienne | Maisons et équipements | Réduction de l’utilisation du bois |
| Égypte | Terre, voûtes, coupoles | New Gourna, Hassan Fathy | Architecture sociale et climatique |
| Nubie / Égypte-Soudan | Brique de terre + voûte | Architecture nubienne | Technique ancestrale sans charpente |
| Sahel | Terre crue | Programme AVN | Filière artisanale et formation |
Conclusion :{{}}
Il est non seulement possible mais très pertinent d’étendre les recherches au continent africain : les exemples en Afrique montrent que les matériaux locaux peuvent être envisagés comme un système territorial complet :{{}}
La ressource locale → matériau → technique → artisan → bâtiment → confort climatique → économie locale → entretien et transmission du savoir-faire.
Les exemples de Djenné, Niono, des mosquées du nord de la Côte d’Ivoire, de New Gourna et de la voûte nubienne au Sahel constituent déjà un corpus solide et bien documenté. Ils permettent surtout de comparer tradition et architecture contemporaine, ce qui peut donner une dimension beaucoup plus riche à cette recherche.{{}}
Sources principales de documentation :{{}}
- UNESCO — Villes anciennes de Djenné
- UNESCO — Mosquées de style soudanais du nord de la Côte d’Ivoire
- UNESCO — Projet de sauvegarde de New Gourna, Hassan Fathy
- ONU Climat — Earth Roofs in the Sahel
- Agence française de développement — Guide sur la voûte nubienne
- World Habitat — A Roof, A Skill, A Market
B.2 -
Autres exemples en Afrique :{{}}
- Au Cameroun, chez les Mousgoum, les cases en forme d’obus n’ont jamais été de simples habitations{{}}
📖 Un savoir-faire ancestral explique leur forme impressionnante. On te raconte dans la vidéo👇✨ #yocamedia #cameroun #culture #Peuple
Source : https://www.facebook.com/reel/858685393767267
Le « case obus » (tòlék) est un art architectural typique du peuple Mousgoum. Elle est présente dans les localités de l’Extrême Nord Cameroun et du Tchad où vivent les Mousgoum. Histoire - Curiosité artistique, ces cases ont été diversement décrites comme étant des « poteries cuites par le soleil ardent », des « pains de sucre » ou des « coquilles d’œufs ». La métaphore militaire de « case obus » a été retenue [1]. Lors de son voyage en Afrique, André Gide avait été marqué par ces cases [2 …
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Case_obus
Africa Innovation Network est au Cameroun.
Les cases mousgoums, trésors #architecturaux du nord du Cameroun, sont des habitations traditionnelles en terre crue. Leur forme conique et leurs motifs en relief évoquent à la fois fonctionnalité et beauté. Construites par le peuple Mousgoum, elles illustrent une harmonie entre l’#architecture et la #nature. Résistantes aux intempéries, elles assurent un habitat frais et durable. Ces structures symbolisent un patrimoine unique, mêlant savoir-faire ancestral et adaptation aux défis climatiques. Un bel exemple de #sustainability et d’#innovation vernaculaire dans l’#Afrique traditionnelle. #architectureafricaine #patrimoine #bioclimatique #design
Chez les Mousgoum de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, on trouve les célèbres cases « obus » (ou teleuk), des habitations traditionnelles en terre crue en forme de dôme cannelé.
Architecture des cases « obus » : {{}}
- Forme et taille - Des coupoles paraboliques pouvant atteindre jusqu’à 9 ou 10 mètres de hauteur.
- Matériaux - Un mélange de terre battue, de paille et de colle végétale, façonné à la main sans fondation ni armature.
- Régulation thermique - Les motifs géométriques en relief sur la façade servent à la fois de décor et de prises pour grimper, tout en aidant à stabiliser la structure et à réguler la température intérieure.
Organisation de la concession :{{}}
- Composition - Une concession familiale regroupe traditionnellement cinq cases reliées par des murets d’argile.
- Fonctions - Une grande case pour le chef de famille, des cases séparées pour les épouses, une pour la cuisine et une pour le bétail.
- Intérieur : Une petite ouverture au sommet permet l’évacuation de l’air chaud et l’éclairage.
Source : https://www.facebook.com/watch/?v=417638749558939
Rappel - Les Mousgoum sont une population d’Afrique centrale et occidentale. Riverains du Moyen-Logone, ils sont surtout présents dans les plaines du nord-Cameroun et au sud-ouest du Tchad, également dans l’est du Nigeria [1]. Leur architecture traditionnelle a été très étudiée… - Cette zone géographique correspond à la région du bassin du lac Tchad, un carrefour sahélien et frontalier entre le nord du Cameroun, le sud-ouest du Tchad et l’est du Nigeria, marqué par des dynamiques environnementales, culturelles et sécuritaires communes.
Caractéristiques de la zone :{{}}
- Géographie et climat -Une région de plaines et de zones humides autour du lac Tchad, caractérisée par un climat sahélien, soumis à une forte variabilité des précipitations et au recul des eaux du lac. Source :
- Peuplements et histoire - Le berceau historique de la civilisation Sao, partagé par des communautés aux traditions proches (Kotoko, Kanouri, Massa).
- Enjeux sécuritaires - Une zone particulièrement touchée par l’insurrection du groupe armé ‘Boko Haram’, entraînant une coopération militaire régionale (comme la Force Mixte Multinationale). Source :
« « « {{}}
- ‘Architecture à la main’ au Village de Warka, dans la région du sud du Cameroun en Afrique
La région du Sud est l’une des dix régions du Cameroun [1]. Elle s’étend sur la partie méridionale et occidentale du pays frontalière de trois pays d’Afrique centrale, d’ouest en est : la Guinée équatoriale, le Gabon et la République du Congo. Elle a pour chef-lieu la ville de Ebolowa. Géographie - Située dans le sud-ouest du pays, elle est bordée au nord-ouest par la région du Littoral, au nord par la région du centre et à l’est par la région de l’est. La partie méridionale de la région est limitrophe de trois pays : la Guinée équatoriale, le Gabon et la République du Congo. La région du sud possède une façade maritime sur le golfe de Guinée, laquelle occupe tout son flanc occidental. Situation - La région est située au sud-ouest du pays, elle est limitrophe d’un département de la République du Congo, d’une province du Gabon et de la région continentale de la Guinée Equatoriale… Source : Wikipédia
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9ographie_du_Cameroun
Le Warka Village au Cameroun n’a pas de page dédiée sur Wikipédia. Il s’agit d’un projet de communauté durable et autosuffisante situé dans la forêt tropicale, à environ 40 km de Kribi. Conçu par l’architecte Arturo Vittori via l’organisation Warka Water, il intègre des habitations écologiques et des tours de collecte d’eau. Source : https://amusementlogic.fr/nouvelles-generales/architecture-a-la-main-village-de-warka-cameroun-afrique/
Le Warka Village est un projet de communauté durable et autosuffisante situé dans la forêt tropicale du sud du Cameroun, à environ 40 km au nord de Kribi. Conçu par l’architecte italien Arturo Vittori via l’organisation Warka Water, il intègre des habitations écologiques et des tours de collecte d’eau atmosphérique. Source : https://archibat.com/blog/un-village-integre-et-communautaire-au-cameroun/
Caractéristiques des installations :{{}}
Objectif : Offrir un cadre de vie digne et autonome à une centaine de personnes, notamment des populations locales et des groupes de Pygmées. [1, 2]
Matériaux : Utilisation exclusive de ressources naturelles et locales (terre, pierre, bois, bambou et fibres végétales). [1, 2]
Eau potable : Emploi de tours Warka capables de capter l’humidité de l’air, la rosée et la pluie pour fournir de l’eau sans dépendre d’un réseau électrique lourd. [1, 2]
Approche : Respect des techniques de construction traditionnelles et implication des artisans locaux. [1, 2]
Source : https://archibat.com/blog/un-village-integre-et-communautaire-au-cameroun/
Un site en anglais avec plein d’images à consulter aussi par-là > https://amusementlogic.fr/nouvelles-generales/architecture-a-la-main-village-de-warka-cameroun-afrique/
« Héroïques et surprenants », ils sont fabriqués sans machines, avec des techniques indigènes et des matériaux naturels extraits de la jungle.{{}}
Dans la forêt tropicale du Cameroun, à environ 40 km au nord de la ville de Kribi, s’est développée ces dernières années, presque naturellement, grâce à l’initiative de l’organisation à but non lucratif Warka Water et au travail de son fondateur, l’architecte italien Arturo Vittori, un village appelé Warka Village. Selon sa présentation, il s’agit d’« une communauté autosuffisante conçue pour offrir un cadre de vie digne à un maximum de 100 personnes ». Ces personnes, qui vivent effectivement aujourd’hui dans le village, appartiennent au peuple des Pygmées — avec les Bochimans et les Hottentots, les plus anciens habitants d’Afrique — ainsi qu’à d’autres groupes ethniques locaux.
Ce qui attire notre attention, au point de vouloir partager ce projet avec vous, c’est le fait que l’architecture y trouve tout son sens en tant que discipline destinée à offrir refuge, bien-être et vie aux êtres humains. En ce sens, une architecture « héroïque et surprenante » comme celle-ci, construite à la main, uniquement grâce à la force des habitants, sans machines, avec des techniques indigènes et des matériaux naturels prélevés dans la forêt, a donné naissance à un ensemble de structures homogènes, semblables à des feuilles tombées des arbres, qui « honorent l’identité culturelle de la communauté et son environnement unique ». Parmi ces structures figurent 2 Tours Warka, un réservoir d’eau, 6 habitations communautaires, un atelier, une installation sanitaire, une cuisine et une station de compostage.
Les Tours Warka, deux objets cylindriques quelque peu mystérieux, recouverts de feuilles de raphia comme les autres bâtiments du village, abritent en réalité un système passif de collecte d’eau. Chacune de ces tours est capable d’extraire de l’atmosphère — grâce à des phénomènes naturels comme le brouillard, la rosée, la gravité, la condensation, l’évaporation et bien sûr les pluies — entre 40 et 80 litres d’eau potable par jour, selon les conditions météorologiques locales.
Voir beaucoup d’autres images à la source
La Maison Warka (Warka House) est quant à elle une « unité d’habitation durable » dont le design, signé par l’architecte Vittori, améliore les maisons africaines traditionnelles sans pour autant en altérer les caractéristiques culturelles, « grâce à un sol isolant, un toit imperméable, une ventilation naturelle et une protection contre les moustiques », autant d’éléments qui apportent « un meilleur niveau d’hygiène et de confort ».
De son côté, la Cuisine Warka (Warka Kitchen) est un espace commun utilisé par la communauté pour préparer les repas : un environnement hygiénique et bien organisé, mais aussi un lieu social où les villageois peuvent manger ensemble.
Aux structures précédentes — les plus visibles et emblématiques du village — s’ajoute le Système d’assainissement Warka (Warka Sanitation), qui fournit de l’eau potable pour l’hygiène personnelle et des latrines appropriées. Avec des installations séparées pour les hommes et les femmes, chaque toilette comprend deux sorties : l’une pour l’urine, l’autre pour les déchets solides. Ce système écologique transforme les déchets humains en compost utile pour les jardins potagers attenants aux habitations et pour l’ensemble du village.
Sans aucun doute, Jean-Jacques Rousseau trouverait dans un village comme celui-ci — où l’artificialité se dissimule humblement sous la tradition, le milieu naturel et les habitants eux-mêmes — un décor idéal pour ses héros du bon naturel. D’ici, nous adressons nos félicitations à ce magnifique projet d’architecture et de construction.
Source et images : Warka Village.
Polígono industrial Vara de Quart 46014 Valencia (ESPAGNE) info@amusementlogic.es -
Appellez-nous : (+34) 961 581 614 – source : https://www.linternaute.com/actualite/id/11172488-article/{{
City Architecture Gang Fr · Audio d’origine - Architecture for Change – Series 21 / Warka Village, Cameroun. Dans la forêt tropicale du bassin du Congo, au sud du Cameroun, Warka Village, conçu par Arturo Vittori, démontre comment l’architecture peut répondre directement aux défis liés à la rareté de l’eau.
#ArchitectureForChange #WarkaVillage #Cameroon #ArturoVittori #SustainableDesign #WaterArchitecture #Sustainability #EcoLiving #OffGrid #RuralLife #FutureLiving
Source : https://www.facebook.com/reel/2516399745500369
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- Un Hôpital adapté à de très fortes chaleurs à Tambacounda au Sénégal - City Architecture Gang Fr · Audio d’origine
Tambacounda (arabe : تامباكوندا ; Tambaakundaa) se distingue comme la principale agglomération de l’est du Sénégal, située à environ 400 kilomètres au sud-est de Dakar. Elle occupe le statut de capitale régionale de la province éponyme. En 2023, sa population était estimée à 149 071 habitants [1]. Géographie : Tambacounda se situe au sein des plaines sahéliennes peu peuplées de l’est du Sénégal. Cette localité est entourée de plusieurs villes voisines telles que Madina Maboule, Koukari, Yoro Sankoule, Sambadian, Djidje Kounda, Afia Seno, Saare Boylii et Kanderi Niana. Climat : Tambacounda possède un climat de type semi-aride chaud (BSh). Comme la majeure partie de l’Afrique de l’Ouest, la région connaît deux saisons distinctes. La saison des pluies s’étend de juin à octobre, marquée par des conditions chaudes, humides et sujettes aux tempêtes. En revanche, la saison sèche s’étend de novembre à mai, caractérisée par des périodes étouffantes et dépourvues de précipitations. Les précipitations moyennes annuelles atteignent environ 742 mm…
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tambacounda
Source : https://www.climatsetvoyages.com/climat/senegal/tambacounda
Architecture for Change – Série 70 / Hôpital de Tambacounda, Sénégal. Conçu par Manuel Herz Architects, cet hôpital de maternité et de pédiatrie de 3.000 m² utilise 50 000 briques creuses fabriquées localement, une toiture à double couche et la ventilation traversante pour rester frais sans climatisation, dans l’une des villes les plus chaudes du Sénégal.
#ArchitectureForChange #Architecture #Senegal #ManuelHerz - City Architecture Gang Fr
Source : https://www.facebook.com/reel/2210987089752364
Démonstration des potentialités de la terre comme matériau pour les constructions en Afrique {{}}
Yem’s Archi 30 juillet à 10:09 ·
ARCHILINKAFRICA
Un invité de marque pour notre prochain live ArchiLinkAfrica !
Nous aurons l’honneur de recevoir @DOUDOU DEME , célèbre spécialiste du matériau terre, dont l’expertise inspire de nombreux professionnels à travers l’Afrique.
Si vous vous intéressez à l’architecture, à la construction durable ou simplement aux techniques de construction en terre, ce rendez-vous est à ne manquer sous aucun prétexte. Aux côtés d’autres professionnels du domaine, il partagera son expérience, sa vision et répondra à vos questions lors d’un échange riche et inspirant.
En direct sur ma page TikTok : Yem’s
, Ce samedi
21h00 (heure du Cameroun) - Source : https://www.tiktok.com/@damocleseviclaney?_r=1...
Invitez vos collègues, vos amis, les étudiants, les architectes, les ingénieurs et tous les passionnés du bâtiment. Ensemble, mettons en lumière les immenses potentialités du matériau terre en Afrique.
#ArchiLinkAfrica #DoudouDeme #MateriauTerre #TerreCrue #Architecture #ConstructionDurable #Innovation #Afrique #Bâtiment #YemsTikTok
Source : https://www.facebook.com/watch/?v=904682559371578
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- Enseignements de constructions durables avec des matériaux locaux à Koudougou au Burkina Faso dans un campus dédié{{}}
Koudougou, appelée Nando par les gourounsi en langue lyele, est une ville du Burkina Faso, la troisième en population après Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, également préfecture et chef-lieu du département et la commune urbaine de même nom et de la Province du Boulkiemdé, et la capitale de la région du Nando. L’emblème de la ville est le baobab. il est surnommé la cité du cavalier rouge [2]…
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Koudougou
City Architecture Gang Fr City Architecture Gang Fr · Audio d’origine
Architecture for Change – Series 62 / Burkina Institute of Technology, Burkina Faso. Conçu par Kéré Architecture, ce campus de 2 100 m² associe des murs en terre locale, des écrans en bois d’eucalyptus, une ventilation passive et un système de récupération des eaux de pluie pour offrir un environnement d’apprentissage durable à 300 étudiants.
#ArchitectureForChange #Architecture #BurkinaFaso #KereArchitecture #FrancisKere #ArchitectureEnTerre #ArchitectureDurable #ArchitectureScolaire #RefroidissementPassif #ArchitectureAfricaine
Consulter ceci < https://www.facebook.com/reel/997219019817721
Burkina Institute of Technology est une université privée anglophone située à Koudougou, au Burkina Faso. La fondatrice et actuelle présidente est Susanne Pertl. Histoire - L’université, fondée en 2017, commence ses activités au semestre d’hiver 2018-2019. Dans le rapport sur les résultats du suivi et du contrôle des établissements d’enseignement supérieur privés, BIT a été récompensée par une note moyenne de 18,10, ce qui en fait le meilleur établissement d’enseignement supérieur privé en 2019 [1]. Le bâtiment universitaire a été conçu par Diébédo Francis Kéré, lauréat du Prix Pritzker [2]…
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Burkina_institute_of_technology
Le Burkina Institute of Technology à Koudougou, conçu par Kéré Architecture, associe des murs en terre locale, des écrans en bois d’eucalyptus, une ventilation passive et une récupération des eaux de pluie pour offrir un cadre durable et innovant à 300 étudiants. Source en anglais : https://www.facebook.com/watch/?v=1687306708988225 ; en français : https://fr.linkedin.com/posts/w-emerg_architectureforchange-architecture-burkinafaso-activity-7487987247884099584-Nw8Y
Caractéristiques du campus : {{}}
- Matériaux locaux - Utilisation de briques de terre crue pour limiter l’absorption de la chaleur.
- Confort thermique - Écrans en bois d’eucalyptus et ventilation passive pour rafraîchir les salles.
- Organisation modulaire - Salles disposées autour d’une cour centrale permettant des extensions futures.
- Énergie et écologie - Intégration de panneaux photovoltaïques et d’un système de récupération des eaux de pluie.
In Kéré Architecture Builds Upon the Educational Ecosystem of Burkina Faso – Source en anglais à consulter par ici : https://www.azuremagazine.com/article/kere-architecture-educational-ecosystem-burkina-faso-institute-of-technology/
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- ‘Green School South Africa’ à Paarl : un groupe scolaire en terre crue et pierres locales adapté au climat d’Afrique de Sud{{}}
Paarl (prononcé en afrikaans : /ˈpɑːrəl/ ou /ˈpæːrəl/) est une ville d’Afrique du Sud, dans la province du Cap-Occidental. Elle est connue pour le Paarl Rock, le plus grand bloc de granite au monde après l’Ayers Rocks/Uluru en Australie, mais aussi pour ses vignobles et pour son monument à la gloire de la langue afrikaans. Localisation et urbanisme : Paarl est située à 65 kilomètres au nord-est de la ville du Cap. Elle est accessible depuis Le Cap par la route N1. Paarl possède une longue artère principale qui fait près de 12 km de long, la ville est toute en longueur, prise entre la montagne et le fleuve Berg…
Source : Wikipédia
‘Green School South Africa’ - Bienvenue dans une école où la curiosité, la créativité et l’innovation s’épanouissent. Bienvenue dans une école qui inspire et donne à ses élèves et à sa communauté les moyens de s’épanouir en ayant un but, aujourd’hui comme demain. Bienvenue sur un campus qui éveille les sens et suscite l’émerveillement chez les adultes comme chez les enfants. Bienvenue à la Green School South Africa.
Green School South Africa dispense un enseignement axé sur le développement durable, selon une approche progressiste et centrée sur l’élève. Notre objectif est de préparer les jeunes à s’épanouir dans un monde en constante évolution. Notre approche pédagogique, fruit d’une recherche approfondie, est conçue pour susciter l’amour de l’apprentissage tout au long de la vie, un parcours joyeux et émerveillant, et pour enseigner à nos élèves les compétences que nous estimons indispensables à leur épanouissement, aujourd’hui comme demain. Nous sommes convaincus que chaque enfant apprend différemment et, avec un enseignant pour dix élèves, nous proposons une approche personnalisée à nos élèves.
Nous faisons partie du mouvement mondial Green School, lancé en 2008 par Green School Bali. Green School South Africa est la troisième école de ce réseau mondial, aux côtés de Green School New Zealand. otre programme comprend la maternelle (3 à 6 ans), le primaire (niveaux 1 à 5), le collège (niveaux 6 à 8) et le lycée (niveaux 9 à 12).
Traduit avec DeepL.com (version gratuite)
Source : https://greenschoolsa.co.za/
City Architecture Gang Fr City Architecture Gang Fr · Audio d’origine
Architecture for Change – Série 68 / Green School South Africa, Paarl, Afrique du Sud. Conçu par GASS Architecture Studios, ce campus utilise la terre crue compactée, la brique d’argile, la pierre locale et des formes architecturales organiques inspirées du paysage environnant. Les toitures ombragées, les fenêtres hautes et les cours intérieures interconnectées créent un environnement d’apprentissage adapté au climat et profondément ancré dans la nature.
#ArchitectureForChange #Architecture #AfriqueDuSud #TerreCrue #ArchitectureDurable #ArchitectureÉducative #GASSArchitectureStudios
Source : https://www.facebook.com/reel/1566536185137542
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- Les maisons peintes de Tiébélé au Burkina Faso depuis plus de 500 ans{{}}
City Architecture Gang Fr · Audio d’origine - Architecture for Change – Serie 38 / Les maisons peintes de Tiébélé, Burkina Faso. Depuis plus de 500 ans, le peuple Kassena transforme ses habitations en véritables œuvres d’art vivantes. Construites en terre et décorées de motifs symboliques réalisés par les femmes de la communauté, ces maisons remarquables préservent l’identité culturelle, les savoir-faire traditionnels et un esprit unique de collaboration communautaire.
City Architecture Gang Fr https://static.xx.fbcdn.net/rsrc.php/yY/r/oy_3KElq-Ua.webp
Source : https://www.facebook.com/reel/888119454356838
Tiébélé est un village du sud du Burkina Faso, situé en pays Kasséna près de la frontière du Ghana. Il est mondialement célèbre pour sa Cour royale, un ensemble architectural traditionnel en terre dont les façades sont entièrement peintes de motifs géométriques et symboliques par les femmes de la communauté.
Localisation et contexte :{{}}
- Situé dans la province du Nahouri, à environ 140-170 km au sud de Ouagadougou.
- Établi au XVIe siècle au pied de la colline Tchébili.
- Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis juillet 2024 pour son authenticité culturelle et son mode de vie préservé. [1, 2, 3, 4, 5]
Architecture et traditions :{{}}
- Répartition des tâches : Les hommes bâtissent les structures en terre, bois et paille, tandis que les femmes s’occupent de la décoration des murs avec des pigments naturels et de la bouse de vache. [1, 2]
- Organisation sociale : La Cour royale s’étend sur plus d’un hectare et abrite plusieurs centaines de membres de la communauté sous l’autorité du chef traditionnel (le Pé). [1, 2]
- Transmission : Les savoir-faire liés à la construction et aux peintures symboliques se transmettent de génération en génération. [1, 2]
Tiébélé – nom historique et usité de l’actuel Korabié[1] ou Corabié – est un village du département de Tiébélé, dont il est le chef-lieu, situé dans la province du Nahouri et la région du Nazinon au Burkina Faso. Situé à proximité de la frontière avec le Ghana, c’est une localité qui se trouve en pays kasséna[2]. Géographie – Situation - Tiébélé est situé à 25 km à l’est du chef-lieu provincial Pô, sur la route régionale 15, et à 6 km linéaire – 15 km par la RG15 – au nord de la frontière entre le Burkina Faso et le Ghana. La ville de Pô est elle-même à 147 km de la capitale Ouagadougou. Elle est située au sud-est de Pô à environ trente un (31) km13(*) et est accessible par la Nationale 25 reliant Pô à Guelwongo, localité située à la frontière du Ghana[3].
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ti%C3%A9b%C3%A9l%C3%A9
La cour royale de Tiebele [Voir toutes les photos à la source]
Le village de Tiébélé se trouve au sud du Burkina Faso, à quelques kilomètres de la frontière avec le Ghana. Il comporte la plus grande chefferie du “pays Kassena”, appelée cour royale de Tiébélé.
L’ethnie Kassena fait partie du groupe des Gurunse. C’est une des plus anciennes ethnies installées au Burkina, dont le territoire s’étend sur le Ghana voisin. Les Kassena sont principalement animistes, religion traditionnelle pour laquelle ont lieu des séances de divination, des offrandes et des sacrifices. Le village et la cour royale sont encore aujourd’hui sous l’autorité du chef traditionnel, le Pé, qui est le garant de l’ordre social et préside les cérémonies coutumières.
L’organisation de la cour royale{{}}
Devant la cour royale de Tiébélé, des guides attendent les visiteurs prêts à découvrir le site, assis à l’ombre d’un grand baobab. La visite commence alors dès l’entrée, qui se compose d’éléments caractéristiques de la culture Kassena. Le premier d’entre eux est un figuier rouge majestueux qui atteste de la puissance de la chefferie et témoigne de l’ancienneté de la cour. A son pied, des pierres sacrées servent d’assises aux princes et habitants de la cour royale lors de réunions ou de sacrifices.
L’élément le plus étonnant est le “Pourrou”. Ce grand tas de terre et de déchets peut sembler a priori assez anodin pour les visiteurs non avertis. Il s’agit cependant d’une butte sacrée, sur le haut de laquelle “celui qui tape le tambour” annonce les nouvelles aux habitants, et où sont enterrés les placentas des nouveaux nés.
L’hôtel des sacrifices. A droite, le figuier et ses pierres sacrées, à gauche le bas du Pourrou.{}
A l’intérieur, la cour est divisée en concessions. Il s’agit de plusieurs zones réservées à des groupes de population précis. Il y a par exemple le domaine princier, où les princes héritiers vivent avec leurs femmes et leurs grand-parents, mais également le domaine des petits frères, le domaine du gardien des tambours et flûtes sacrées, etc. Ces zones ne sont cependant pas séparées physiquement, le passage de l’une à l’autre se fait très librement. On décompte alors entre 250 et 300 personnes vivant dans cette cour qui s’étale sur 1,2 hectare.
Les différents types d’habitation{{}}
Les cases d’habitations sont construites en terre, en bois et en paille. Ce sont des matériaux locaux, que l’on trouve facilement, sur place et à moindre coût. Traditionnellement, la terre était mélangée à des fibres et à de la bouse de vache pour façonner les murs tel des sculptures. Aujourd’hui, les hommes utilisent plutôt des briques de terre crue moulées.
Les habitations peuvent avoir différentes formes, dépendantes de la situation sociale de leurs occupants :
Draa : case ronde typique, réservée aux célibataires, aux hommes âgés ou aux devins.
Dinian : case en forme de 8 aussi appelée maison mère. Celle-ci est destinée aux couples âgés et à leurs petits-enfants, car on dit qu’elles abritent l’esprit des ancêtres.
Mangolo : l’habitation rectangulaire, plus récente que les deux précédentes et dédiée aux jeunes mariés.
A part la case ronde, ces constructions ont toutes des toits plats accessibles. Même si l’on trouve plusieurs greniers à grains au sein de la cour, ces terrasses permettent d’entreposer les récoltes et de les faire sécher au soleil, mais également d’y dormir pendant les fortes chaleurs de la saison sèche.
Une autre particularité des cases rondes est la taille de leur “porte d’entrée” : il s’agit d’une petite ouverture de moins de 80 cm de haut, obligeant alors les habitants à s’accroupir pour pouvoir passer. En entrant, le visiteur doit ensuite se relever à moitié pour enjamber un petit muret avant de se retrouver vraiment dans la case. L’objectif de ce processus d’entrée plutôt compliqué est défensif : de cette manière, les habitants avaient le temps de voir si le visiteur, entrant littéralement la tête la première, était un ami ou un ennemi, choisissant ainsi de lui donner un coup sur la tête ou non.
A l’intérieur de la case en 8 : là où l’on écrase les aliments comme le maïs, le mil, le gombo sec…{}
La porte intérieure séparant deux pièces{}
Les poteries, signe de prospérité, sont rangées près du foyer{}
L’art pictural de Tiebele{{}}
A Tiébélé, ce sont les femmes qui s’occupent de la décoration des cases. Tous les ans, elles rafraîchissent les peintures murales avant la saison des pluies, vers le mois de mai. C’est un travail collectif dirigé par la plus âgée des femmes du groupe. Ces moments de travail permettent aux différentes générations de se retrouver et d’échanger, mais c’est surtout un moment de transmission de la culture Kassena. En effet, cette tradition de décoration murale nécessite des savoir-faire bien particuliers.
Tout d’abord, il faut préparer les peintures. Celles-ci sont fabriquées à partir de matériaux naturels, trouvés aux environs du village. Le rouge provient de la latérite ou terre rouge et symbolise la puissance et la force ; le blanc extrait du kaolin représente la mort, et le noir du graphite est la couleur de la terre. Les murs sont d’abord recouverts de terre argileuse mélangée à de la bouse de vache, puis humidifiés avec une décoction de cosses de néré. Cette épaisseur va alors permettre de créer des formes en relief ou d’y graver des dessins à l’aide de cailloux. Puis, une fois les peintures terminées, la décoction est de nouveau appliquée sur le mur afin de les protéger et de leur donner un aspect verni.
Toutefois, ces peintures ne sont pas simplement décoratives. Les motifs parlent, ils racontent une histoire et symbolisent des éléments de la vie quotidienne des habitants. Certains relèvent des pratiques anciennes tandis que d’autres sont plus récents, dont voici les principaux :
Le macramé ou filet : pour ranger et suspendre les calebasses
La canne : représente l’autorité et rappelle que les vieux et les handicapés ont toujours besoin d’aide.
Les pointes de flèche : pour la chasse et la défense. Un homme doit savoir les fabriquer et les utiliser.
Les morceaux de calebasse : 4 jours après le décès d’une femme, on recouvre le chemin qui mène chez ses parents de morceaux de ses calebasses et ses poteries, pour l’accompagner vers la vie après la mort.
Le filet de pêche : les Kassena ont dû partir pêcher au Ghana lors des grandes famines, ce qui les a sauvés.
Le lézard : signe de vie. On emménage dans une nouvelle maison seulement après qu’un lézard l’ait visitée.
Le serpent : totem des Kassena. On dit que lorsque l’on en voit un, c’est une grand-mère qui vient rendre visite à sa famille
Reconnaissance de ce patrimoine{{}}
Cependant, la cour royale de Tiébélé constitue un patrimoine fragile. L’entretien annuel permet de la préserver mais elle est également menacée, notamment par des aléas climatiques comme l’érosion des sols et les inondations, les problèmes d’évacuation de l’eau, etc…
Heureusement, son intérêt touristique et l’engagement d’associations locales ont permis de mettre en valeur ce patrimoine et d’inciter les plus jeunes à s’engager dans sa conservation. Des moyens ont été engagés, et depuis 2012, le site de la cour royale est inscrit sur la liste indicative du Patrimoine mondial de l’Unesco.
Ce site nous a tellement plu, qu’on y a fait un shooting pour d’anciens produits ! - Laissez-vous à votre tour porter par le charme des lieux…
© Nathalie Jacquault
Venez découvrir dans notre show-room dans les Grands Voisins notre collection des accessoires de mode et maison confectionnés par les tisserandes et couturières formées dans le Centre d’Excellence textile d’Afrika Tiss à Ouagadougou. Nous vous proposons également des trésors dénichés au Burkina Faso et autres pays d’Afrique, réalisées par des talentueux artisans. Au plaisir de vous accueillir !
Adresse : Galerie de l’Oratoire, Les Grands Voisins, 74 Avenue Denfert-Rochereau
75014 PARIS - contact@afrikatiss.org - Copyright 2017 © Afrikatiss| Tous droits réservés | created by Johanna Hamon and Solène Besnard - Beaucoup d’autres images sont à consulter à la source : https://www.afrikatiss.org/Articles/cour-royale-tiebele/
Vidéos disponibles sur les maisons peintes de Tiébélé au Burkina Faso :
https://www.youtube.com/shorts/qocMEMlB4UI
https://www.youtube.com/shorts/VvhUb2WzGLs
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- Un système de climatisation passive inspiré des termitières africaines à l’Eastgate Centre bas à Harare au Zimbabwe
C’est un grand complexe de bureaux et de magasins. Achevé en 1996 et conçu par l’architecte Mick Pearce, il est mondialement célèbre pour son système de climatisation passive inspiré des termitières africaines, constituant un modèle majeur de biomimétisme.
Harare ou Hararé[N 1] (anciennement Salisbury) est la capitale et la plus grande ville du Zimbabwe, en Afrique australe. Baptisée Salisbury lors de sa fondation en 1890, au nom du Premier ministre britannique de l’époque[3], elle fut le chef-lieu puis la capitale de la Rhodésie du sud (1895-1965 et 1979-1980), de la fédération de Rhodésie et du Nyasaland (1953-1964), de la Rhodésie (1965-1979) et du Zimbabwe-Rhodésie (1979). Rebaptisée Harare en 1982, au nom du chef Shona Neharawa, c’est une métropole de 2,8 millions d’habitants (cité 1,9 million) et le centre des activités commerciales du Zimbabwe…. – Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Harare
Vidéos en anglais >
Discover HARARE : The Capital City of Zimbabwe | 10 Interesting Facts You May Not Know about this City > https://www.youtube.com/watch?v=WVIwVql5R1Y
Harare city, the largest city in Zimbabwe 🇿🇼 #harare #Zimbabwe #worldtraveler #áfrica #explorewithkagunda > https://www.facebook.com/watch/?v=820644637275754
Visiter Harare, Voyage Zimbabwe - Activités à faire, lieux à voir > https://www.routard.com/fr/guide/afrique/zimbabwe/harare
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Le Zimbabwe ou Zimbabwé, en forme longue la république du Zimbabwe ou république du Zimbabwé[8], est un pays situé en Afrique australe. Enclavé entre les fleuves Zambèze et Limpopo, le pays est entouré par l’Afrique du Sud au sud, le Botswana à l’ouest, le Mozambique à l’est et la Zambie au nord. La capitale, Harare, est située dans le nord-est et possède le statut de ville-province. Y résident 1,6 million d’habitants, 2,8 millions avec l’aire urbaine, sur les 14,2 millions que compte le pays, qui possède seize langues officielles dont principalement l’anglais, le shona et le ndébélé. La monnaie était auparavant le dollar zimbabwéen, jusqu’à son remplacement par le dollar américain et quelques autres monnaies adossées au dollar à la suite de la crise d’hyperinflation de 2009. La monnaie actuelle est l’or du Zimbabwe. Le territoire zimbabwéen a vu s’établir, depuis le XIe siècle, plusieurs royaumes ainsi que de grandes routes de commerce et de migration. La British South Africa Company de Cecil Rhodes délimite dans les années 1890 l’actuel territoire du pays, qui devient la colonie britannique de Rhodésie du Sud en 1923. En 1965, la minorité blanche déclare unilatéralement l’indépendance de la Rhodésie. Le pays subit cependant une situation d’isolement diplomatique, ainsi qu’une guérilla de quinze ans contre des forces nationalistes et communistes noires (ZANLA et ZIPRA), face à un régime ségrégationniste. Les conflits se terminent par des accords de paix établissant le suffrage universel, et la Rhodésie accède enfin à une indépendance internationalement reconnue le 17 avril 1980 sous le nom de Zimbabwe, d’après le nom de la cité médiévale du Grand Zimbabwe. Le pays rejoint le Commonwealth, avant d’être suspendu en 2002 pour violation du droit international par son gouvernement de l’époque, qui décide officiellement de s’en retirer en décembre 2003. Même si le pays est aujourd’hui candidat à sa réintégration, celle-ci ne semble pas d’actualité à court terme. Le pays est également membre des Nations unies, de la Communauté de développement d’Afrique australe, de l’Union africaine et du Marché commun de l’Afrique orientale et australe.
À l’indépendance de 1980, la victoire du parti ZANU-PF porte au pouvoir son chef Robert Mugabe, avec le titre de Premier ministre. Il accède à la présidence en 1987 en transformant le régime parlementaire en régime présidentiel et se maintient dès lors au pouvoir pendant trente ans, jusqu’en 2017. Sous sa dictature, l’appareil de sécurité de l’État est responsable des violations généralisées des droits de l’homme. À la suite d’une année de contestation contre le gouvernement et le déclin économique du pays, ce dernier connaît un coup d’État le 15 novembre 2017. Mugabe est mis en état d’arrestation et démissionne officiellement six jours plus tard. Emmerson Mnangagwa lui succède à la présidence du Zimbabwe. Après une période de forte industrialisation, le pays est sur le déclin économique depuis les années 1990 et connaît plusieurs crises dont une hyperinflation. Le produit intérieur brut du Zimbabwe est estimé à 13,91 milliards de dollars américains par The World Factbook en 2015, ce qui le classe au 141e rang sur la liste des pays par PIB. Il est classé 146e sur 191 dans la liste des pays par indice de développement humain en 2021, ce qui en fait l’un des plus pauvres et des moins avancés au monde. Son taux de chômage est proche de 6 %, plus de 72 % de la population vit dans la pauvreté d’après les rapports de la Banque mondiale, 4,1 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire en 2017 d’après un rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’espérance de vie est de 60 ans et la dette externe 95 % du PIB. Le pays reçoit des aides du Programme alimentaire mondial…. – Article à lire sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Zimbabwe
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L’Eastgate Center d’Harare - Situé au Zimbabwe, l’Eastgate Center d’Harare est un immeuble de commerces et de bureaux. Inspiré des termitières, son architecte Mick Pearce a conçu l’une des constructions les plus abouties de l’architecture biomimétique.
Son inspiration - Comme évoqué précédemment, ce bâtiment a la fonctionnalité d’être construit tel une termitière. Les termites, construisent leur habitat avec une multitude de trous permettant à l’air de circuler. La fraîcheur est donc conservée tandis que la chaleur, elle, est évacuée. Ses cavités, qui peuvent atteindre jusqu’à neuf mètres de haut, peuvent maintenir la température à 30 °C, même lorsqu’il fait 40 °C dehors. De la même manière que pour les fortes chaleurs d’Harare. Le thermomètre ne dépasse rarement les 27 °C à l’intérieur de l’Eastgate Center. Le bâtiment qui se passe complétement d’air conditionné consomme 90 % d’énergie en moins qu’un immeuble classique.
Découverte et Application architecturale à partir de la termitière : la découverte du système adopté par les termites :
Un groupe de chercheurs (entomologistes) a été fasciné par le système de ventilation naturelle des termites. Ils se sont alors demandés comment elles pouvaient contrôler un facteur aussi imperturbable que la température, mais aussi comment elles assuraient le refroidissement du nid pendant la journée et conservaient la chaleur la nuit sous des climats où les amplitudes thermiques peuvent être très importantes.
De plus, ils étaient persuadés que cette méthode de thermorégulation pourrait s’appliquer aux habitations humaines. Cependant, pour comprendre ce système, il est avant tout nécessaire de savoir comment structure et fonction sont intégrées dans cette architecture complexe.
Lire l’article sur ce site > https://biomimtismesite.wordpress.com/c-applications-a-partir-de-la-termitiere/
Les Termites - Insectes ou plus précisément représentants de l’ordre des blattoptères*, les termites existent depuis l’air du Jurassique. Comptant pas moins de 261 genres pour 2600 espèces dans le monde. Ce sont des insectes sociaux qui vivent au sein de colonies hiérarchisées et organisées en ordre, comme les abeilles, les guêpes, frelons ou même les fourmis. Situé dans les endroits chauds, elles construisent leur nid à partir de terre mâchée.
blattoptère : ordre d’insectes comprenant les blattes et les termites
Leur alimentation - Munis de pièces buccales broyeuses, les termites se nourrissent de bois et de fragments de feuilles. Distinguable grâce a ces trois grands types de modes nutritifs :
Les termites supérieurs, sont capable de ravager par eux-mêmes la cellulose* du bois grâce à des enzymes que l’on appelle les cellulases* et qui sont produite par leur tube digestif.
Les termites inférieurs, sont incapables elles, de dégrader la cellulose du bois. C’est pourquoi, qu’elles entretiennent une relation avec des protozoaires flagellés qui leurs permettent de se nourrir en dilatant leur tube digestif et permettent la transformation de la cellulose, par l’intermédiaire des cellulases.
Les termites champignonnistes, ont la particularité d’établir une symbiose* avec un champignon. Cultivé sur des meules* dans la termitière, le champignon est pré-digéré avec les restes de végétaux pour les rendre plus facilement assimilables par les termites.
cellulose : contenu dans la membrane des cellules végétales
cellulases : enzyme qui peut décomposer la cellulose
symbiose : association biologique durable et réciproque entre deux ou plusieurs organismes vivants.
meules : amas de boulette d’excréments malaxées
Découvrez notre site dédié à ces insectes !
Source : https://www.hygiene-office.fr/leastgate-center-dharare/7203
Caractéristiques principales de l’Eastgate Center d’Harare : {{}}
Localisation - En plein centre-ville de Harare, la capitale du Zimbabwe.
Fonctionnement - Refroidissement et ventilation 100 % naturels, sans climatisation artificielle classique.
Inspiration - Les termitières, qui maintiennent une température stable grâce à un réseau de cheminées et de conduits d’aération.
Matériaux - Utilisation de briques et de béton à forte inertie thermique pour absorber la chaleur le jour et la rejeter la nuit.
Économie d’énergie - Consomme jusqu’à 90 % d’énergie en moins pour sa régulation thermique comparé à un bâtiment conventionnel de taille similaire.
Vidéo à consulter :{{}}
En français : https://www.youtube.com/shorts/-ZDfwBHs24I
Biomimicry at its Best : The Eastgate Centre et Why Modern Architecture is Broken (And How Nature Fixed It) – Voir deux vidéos en anglais >
https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=cE5tKzYKHgU&t=3 et
https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=zcvVOZfTN-8&vl=fr
Inspired by Termite Mounds. The Eastgate Centre is a shopping center and office block located in Harare, Zimbabwe. *Architecture and Design* -
EN - Designed by Mick Pearce, the building combines modern functionality with Zimbabwean aesthetic influences. - It’s a fusion of old and new styles, featuring traditional stone architecture alongside modern brick and glass construction. - The design deliberately moves away from the ’big glass block’ style, instead incorporating natural ventilation techniques inspired by termite mounds. *Sustainable Features* - The building uses a passive cooling system, emulating the efficiency of termite mounds, to minimize energy consumption. - It employs natural ventilation techniques, including vertical ducts to draw in fresh air and push it up through the building, replacing rising stale air exhausted through ceiling ports. - The system uses less than 10% of the energy required by a standard office building and saves owners $3.5 million while keeping rents for tenants 20% lower. *Building Layout and Spaces* - The Eastgate Centre comprises two buildings linked together by a glass roof, with steel bridges and lifts suspended on cables from steel lattice beams. - It features 5,600 square meters of retail space, 26,000 square meters of office space, and parking for 450 cars. - The building has seven floors of offices, with a mezzanine plant room behind a cross-chevron screen where fans draw air from the atrium through filters. *Materials Used* - Concrete - Steel - Clay bricks - Locally sourced materials for the facade, reducing the building’s carbon footprint *Awards and Recognition* - Awarded a Certificate of Merit by the International Council of Shopping Centres, New York, in 1997 - Received the Fulton Award for excellence in the use of concrete from the Concrete Society of Southern Africa in 1997. #CommunitySupport #vlog #videoviral #termites Mi😍🕍
FR – ues zimbabwéennes. - Il s’agit d’une fusion entre styles anciens et contemporains, mêlant l’architecture traditionnelle en pierre à une construction moderne en brique et en verre. - La conception s’éloigne délibérément du style « grand bloc de verre » pour intégrer à la place des techniques de ventilation naturelle inspirées des termitières. *Caractéristiques durables* - Le bâtiment utilise un système de refroidissement passif, imitant l’efficacité des termitières, afin de minimiser la consommation d’énergie. - Il recourt à des techniques de ventilation naturelle, notamment des conduits verticaux qui aspirent l’air frais et le font remonter à travers le bâtiment, remplaçant ainsi l’air vicié qui s’échappe par des évents situés au plafond. - Ce système consomme moins de 10 % de l’énergie requise par un immeuble de bureaux standard et permet aux propriétaires d’économiser 3,5 millions de dollars, tout en maintenant les loyers des locataires à un niveau inférieur de 20 %. *Agencement et espaces du bâtiment* - L’Eastgate Centre se compose de deux bâtiments reliés entre eux par un toit en verre, avec des passerelles en acier et des ascenseurs suspendus par des câbles à des poutres en treillis métalliques. - Il comprend 5 600 mètres carrés d’espaces commerciaux, 26 000 mètres carrés d’espaces de bureaux et un parking pouvant accueillir 450 voitures. - Le bâtiment compte sept étages de bureaux, avec une mezzanine abritant les locaux techniques derrière un écran en chevrons croisés, où des ventilateurs aspirent l’air de l’atrium à travers des filtres. *Matériaux utilisés* - Béton - Acier - Briques d’argile - Matériaux d’origine locale pour la façade, réduisant ainsi l’empreinte carbone du bâtiment *Prix et distinctions* - Traduit avec DeepL.com (version gratuite)
Source : https://www.facebook.com/watch/?v=1185974610218746
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Bas du formulaire{{}}
C-
Recherches complémentaires et documentées sur les matériaux locaux et les réalisations architecturales au Proche-Orient, avec un intérêt particulier pour les liens entre ressources disponibles, techniques constructives, climat et les formes d’habitat{{}}
Carte du Moyen-Orient (Proche-Orient) :{{}}
Source : https://www.actualitix.com/carte-moyen-orient.html
1. Les principaux matériaux locaux : terre crue, adobe et briques de terre{{}}
C’est probablement le matériau le plus emblématique des régions arides du Proche-Orient. La terre disponible localement est transformée en briques séchées au soleil ou utilisée sous forme de terre façonnée.
- Yazd, Iran : les murs, voûtes et dômes sont largement construits en terre. Les murs épais, les cours intérieures et les badgir (tours à vent) participent à la régulation naturelle du climat intérieur.
- Shibam, Yémen : les célèbres maisons-tours atteignent jusqu’à sept étages et sont construites principalement en briques de terre séchées au soleil. L’organisation verticale permet une forte densité dans un environnement désertique.
- Wadi Daw’an, Yémen : la terre, la paille et les fibres de palmier continuent à être employées dans les constructions traditionnelles, associées à la pierre et au bois local.
La terre présente plusieurs avantages : disponibilité, faible énergie de transformation, forte inertie thermique et facilité de réparation. Sa faiblesse principale est sa sensibilité à l’eau lorsqu’elle n’est pas correctement protégée.
Pierre{{}}
La pierre est particulièrement importante dans les régions montagneuses ou disposant de carrières locales.{{}}
- As-Salt, Jordanie est caractérisée par une pierre calcaire jaune qui donne une identité très reconnaissable au centre historique.
- Umm Al-Jimāl, Jordanie présente une architecture largement construite en basalte, matériau volcanique disponible localement. L’architecture domestique et religieuse témoigne d’une utilisation pragmatique et durable de cette ressource.
- Dans plusieurs régions du Levant, la pierre est associée à la terre crue : soubassement en pierre pour protéger les murs, puis élévation en terre.
Bois et fibres végétales{{}}
Le bois est généralement plus rare dans les zones désertiques ; il est donc utilisé de manière ciblée : portes, fenêtres, charpentes, plafonds, éléments décoratifs.{{}}
À Shibam au Yémen, les fenêtres et certains éléments architecturaux en bois sont caractéristiques des maisons en terre.
Dans le Wadi Daw’an, le bois du sidr (Ziziphus spina-christi) est notamment utilisé pour les portes, fenêtres et plafonds ; les troncs et fibres de palmier constituent également des matériaux traditionnels.
2. Des réalisations particulièrement intéressantes : {{}}
Sites |
Pays |
Matériaux principaux |
Principe architectural |
| Yazd | Iran | Terre, brique, plâtre | Murs épais, cours, voûtes, tours à vent |
| Shibam | Yémen | Brique crue, terre, bois | Maisons-tours de grande hauteur |
| Wadi Daw’an / Haid al-Jazil | Yémen | Terre, paille, pierre, palmier, bois | Architecture adaptée aux reliefs et au climat |
| Umm Al-Jimāl | Jordanie | Basalte, pierre | Habitat dense autour de cours |
| As-Salt | Jordanie | Pierre calcaire jaune | Habitat urbain en terrasses et rues étroites |
| Qasr al-Hayr al-Gharbi | Syrie | Pierre, brique cuite, terre crue | Palais à cour et architecture du désert |
| Ghadamès | Libye | Terre crue, pierre, bois, palmier | Habitat compact et rues couvertes |
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Shibam au Yémen : l’exemple spectaculaire :{{}}
Shibam est sans doute l’un des exemples les plus démonstratifs de ce que permet un matériau local très simple lorsqu’il est associé à une maîtrise constructive sophistiquée. La ville associe briques de terre, enduits de terre, bois et une organisation urbaine extrêmement compacte. Les maisons-tours de plusieurs étages permettent de construire en hauteur tout en conservant une emprise au sol limitée. Il est particulièrement intéressant que le système constructif soit lié au territoire agricole : UNESCO décrit un ancien système associant irrigation par les crues, production de limon et fabrication des briques de terre. Le matériau de construction faisait donc partie intégrante de l’économie locale.
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Yazd en Iran : le matériau + le climat{{}}
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Yazd constitue un autre modèle majeur. Ici, la terre n’est pas seulement un matériau économique : elle participe à une stratégie bioclimatique globale. Les murs épais accumulent la fraîcheur, les cours intérieures créent des espaces protégés, les parties enterrées réduisent l’exposition à la chaleur et les tours à vent favorisent la ventilation naturelle. UNESCO considère explicitement cette architecture comme une source d’inspiration pour les enjeux contemporains de durabilité.
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Umm Al-Jimāl : construire avec le paysage géologique{{}}
À Umm Al-Jimāl, le contraste est frappant : alors que Shibam et Yazd exploitent surtout la terre, le paysage volcanique du nord de la Jordanie fournit une abondance de basalte noir.{{}}
Les bâtiments résidentiels et religieux utilisent cette pierre locale, donnant au village son aspect très particulier. UNESCO souligne que cette architecture repose sur le pragmatisme, la maîtrise des coûts et la durabilité. {{}}
Qasr al-Hayr al-Gharbi : combinaison de matériaux{{}}
En Syrie, le palais de Qasr al-Hayr al-Gharbi, datant du début du VIIIe siècle, constitue un excellent exemple de combinaison des matériaux : fondations en pierre, éléments en brique cuite et élévations en brique crue. Le palais était organisé autour d’une grande cour centrale. Cela montre qu’il ne faut pas opposer systématiquement pierre et terre : dans l’architecture traditionnelle, les deux matériaux pouvaient être associés en fonction de leurs propriétés respectives.
3. Une leçon importante : le matériau ne fonctionne jamais seul : {{}}
Ces exemples ci-dessus montrent une constante dans l’architecture vernaculaire du Proche-Orient :
La ressource locale → matériau → technique constructive → forme du bâtiment → réponse au climat.
Par exemple :{{}}
Terre disponible
→ briques crues
→ murs épais
→ petites ouvertures + cours intérieures
→ inertie thermique
→ adaptation au climat chaud et sec.
Ou :
Pierre volcanique disponible
→ murs en basalte
→ constructions massives et durables
→ adaptation aux conditions locales.
Ou encore :
Bois/palmier disponible en quantité limitée
→ utilisation ciblée dans les plafonds, portes, fenêtres et dispositifs de ventilation
→ économie de matière.
C’est probablement l’aspect le plus intéressant pour une réflexion contemporaine sur l’habitat durable : ces architectures ne cherchent pas nécessairement un matériau « écologique » isolé ; elles constituent des systèmes territoriaux complets, où la disponibilité de la matière, la main-d’œuvre, le climat, l’eau et la forme urbaine sont interdépendants.{{}}
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4. Un autre exemple remarquable : Ghadamès en Lybie {{}}
Ghadamès (en arabe : غدامس) est une ville et une oasis du désert en Libye, à 650 km de Tripoli, à la frontière de la Tunisie et de l’Algérie. Une des premières villes fortifiées du Sahara, son architecture est conçue pour résister au climat extrême du désert. L’ancienne ville est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1986. Elle est également connue sous le nom de « Perle du désert ».
Ghadamès, surnommée la « perle du désert », est une oasis et une ville historique fortifiée située dans le Sahara occidental libyen, à environ 650 km au sud-ouest de Tripoli, près des frontières de l’Algérie et de la Tunisie. Connue pour son architecture vernaculaire unique adaptée au climat extrême, la vieille ville est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Source : Wikipédia
La vieille ville de Ghadamès :{{}}
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La vieille ville de Ghadamès en Libye, est particulièrement intéressante pour une étude comparative. Elle utilise des briques de terre, de la pierre, du bois et des éléments en palmier. Les rues couvertes et la compacité du tissu urbain créent un environnement protégé du soleil.
UNESCO souligne également que certains matériaux traditionnels sont réemployés lors des opérations d’entretien et de restauration.
Géographie et histoire : {{}}
- Située dans un carrefour stratégique du désert, elle fut un point de passage majeur des caravanes du commerce transsaharien.
- L’oasis possède une source naturelle centrale qui a permis le peuplement du site depuis des millénaires.
- Bien que les habitants modernes vivent désormais à l’extérieur des remparts, les familles propriétaires reviennent traditionnellement habiter les maisons anciennes lors de fêtes saisonnières.
Source : https://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/1913?lang=en
Architecture unique : {{}}
- Organisation sur plusieurs niveaux - Le rez-de-chaussée sert de réserve, l’étage abrite les pièces d’habitation familiales et les toits-terrasses sont traditionnellement réservés aux femmes.
- Rues couvertes avec des passages sombres
- Matériaux locaux : Utilisation de briques de terre séchée, de troncs de palmier et de chaux blanche pour réfléchir la lumière du soleil.
Ghadamès : la ville idéale du désert ? - 7 mai 2023 – Source : https://www.bbc.com/afrique/monde-65444441
5. Ce que ces exemples peuvent apporter à l’architecture actuelle{{}}
Pour une recherche sur l’habitat, on peut retenir cinq pistes particulièrement fortes :
- Terre crue : réintroduire les matériaux terreux locaux, notamment sous forme de briques, pisé ou blocs de terre comprimée.
- Pierre locale : exploiter les carrières régionales et privilégier les systèmes constructifs limitant le transport.
- Inertie thermique : utiliser l’épaisseur des murs et la masse du matériau plutôt que dépendre uniquement de la climatisation.
- Architecture passive : cours intérieures, rues couvertes, ventilation naturelle, orientation et ombrage.
- Réemploi et ‘réparabilité’ : privilégier des matériaux pouvant être entretenus, réparés et réutilisés localement.
L’intérêt de Yazd, Shibam, Ghadamès, Umm Al-Jimāl et As-Salt est justement qu’ils constituent des exemples documentés où matériau local, savoir-faire, morphologie urbaine et adaptation climatique sont indissociables. {{}}
Sources documentaires utilisées :{{}}
- UNESCO – Ville historique de Yazd
- UNESCO – Ancienne ville de Shibam
- UNESCO – Umm Al-Jimāl
- UNESCO – As-Salt
- UNESCO – Ghadamès
- Archnet – Qasr al-Hayr al-Gharbi
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5. Le quartier historique d’at-Turaif à ad-Dir’iyah en Arabie saoudite : constructions avec les matériaux de l’oued{{}}
District d’at-Turaif à ad-Dir’iyah Description Cartes Documents Galerie Vidéo
Ce site fut la première capitale de la dynastie saoudienne, dans le centre de la péninsule arabique, au nord-ouest de Ryad. Fondée au 15e siècle, elle témoigne du style architectural Nadji, propre au cœur de la péninsule arabique. Au 15e et au début du 19e siècle, son rôle politique et religieux s’est accru et la citadelle d’at-Turaif est devenue le centre du pouvoir temporel des Saoud et de la diffusion de la réforme salafiyya au sein de la religion musulmane. Le bien comprend des vestiges de nombreux palais et d’un ensemble urbain érigé en bordure de l’oasis ad-Dir’iyah… - Source : https://whc.unesco.org/fr/list/1329/
A propos de l’Arabie Saoudite : https://www.carte-du-monde.net/arabie-saoudite.html
Le quartier historique d’at-Turaif à ad-Dir’iyah, en Arabie saoudite :{{}}
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Le quartier historique d’at-Turaif à ad-Dir’iyah, en Arabie saoudite, constitue un autre exemple remarquable. L’UNESCO indique que les maisons et palais étaient construits avec une matière première provenant directement du lit du Wadi Hanifah.
Il s’agit principalement d’un mélange naturel : d’argile ; de limon ; de sable.
L’eau nécessaire était également obtenue localement par des puits. C’est donc un cas particulièrement clair de construction avec les ressources du territoire immédiat. Le site montre également que l’habitat est intimement lié à l’oasis : eau, agriculture, matériaux et établissement humain forment un système unique.
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6. Hawraman/Uramanat, Iran : construire avec la montagne{{}}
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Le paysage culturel de Hawraman/Uramanat, dans l’ouest de l’Iran, montre une situation très différente des villes désertiques. Ici, le relief montagneux détermine fortement la construction. Les villages présentent une organisation étagée et une architecture adaptée aux pentes.
L’UNESCO indique que les bâtiments historiques ont conservé leurs formes traditionnelles et que les terrasses en pierre sèche ainsi que les pratiques traditionnelles de gestion de l’eau sont toujours présentes.
On passe donc de : terre + désert + cour + ventilation
à : pierre + montagne + terrasses + agriculture.
Cette comparaison est très utile à considérer car elle montre qu’il n’existe pas une seule « architecture du Proche-Orient ».
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7. La pierre dans les régions montagneuses et arides{{}}
Dans les régions où la pierre est abondante, celle-ci devient naturellement le matériau dominant.
La pierre peut servir :
- aux murs porteurs ;
- aux soubassements ;
- aux terrasses ;
- aux murs de soutènement ;
- aux espaces agricoles ;
- aux bâtiments publics et religieux.
L’exemple d’Hawraman en Iran montre notamment que la construction en pierre sèche peut être associée à l’agriculture en terrasses et à la gestion traditionnelle de l’eau.
La construction n’est donc pas isolée du paysage : le bâtiment, le village et le territoire agricole forment un ensemble.{{}}
8. Les voûtes et les coupoles : une réponse aux ressources disponibles{{}}
Un autre point commun de nombreuses architectures du Proche-Orient est l’utilisation de : voûtes ; coupoles ; arcs. Ces systèmes présentent un avantage évident dans des régions où les longues pièces de bois peuvent être rares ou coûteuses.
Yazd en donne un excellent exemple : l’UNESCO précise que la terre y est utilisée non seulement pour les murs mais également pour les voûtes et les dômes. On retrouve une logique comparable à celle observée dans certaines constructions africaines : utiliser une technique constructive permettant de remplacer ou de limiter une ressource rare.
9. L’eau fait partie de l’architecture{{}}
Un aspect particulièrement intéressant du Proche-Orient est que l’on ne peut pas étudier l’habitat sans étudier l’eau.
À Yazd, par exemple, les quartiers traditionnels sont organisés autour des qanats, qui amènent l’eau souterraine vers la ville.
À Shibam, l’organisation du territoire était liée à l’irrigation par épandage des eaux de crue.
À Dir’iyah, l’établissement s’est développé autour du Wadi Hanifah, de ses ressources en eau et de ses terres fertiles.
On peut donc considérer comme une chaîne fondamentale de l’habitat traditionnel proche-oriental ces éléments :
eau → agriculture → implantation humaine → matériaux → architecture
10. Une architecture particulièrement intéressante pour aujourd’hui{{}}
Ces réalisations anciennes présentent un intérêt contemporain très important. Elles utilisent souvent des principes aujourd’hui recherchés dans l’architecture durable :
Ventilation naturelle - Les tours à vent et les cours intérieures permettent de réduire les besoins mécaniques de refroidissement.
Inertie thermique - Les murs épais en terre ralentissent les variations de température.
Ombrage - Les ruelles étroites, les passages couverts et les cours limitent l’exposition directe au soleil.
Matériaux disponibles localement - Terre, pierre, sable, bois et eau sont utilisés en fonction du territoire.
Réduction du transport - La matière première est souvent prélevée à proximité immédiate.
Adaptation au contexte - Le bâtiment répond directement au climat et au relief plutôt que d’imposer un modèle architectural identique partout.
Yazd est explicitement présentée par l’UNESCO comme une ville offrant des enseignements pour les défis actuels du développement durable, en raison de son utilisation optimale de ressources limitées.
11. Tableau comparatif (réalisé avec l’aide de ‘ChatGPT’) :
Région |
Réalisation |
Matériaux principaux |
Principe architectural |
| Yémen | Shibam | Terre crue, bois | Construction verticale |
| Iran | Yazd | Terre, brique, bois | Inertie + ventilation naturelle |
| Arabie saoudite | At-Turaif / Dir’iyah | Argile, limon, sable | Construction avec les ressources de l’oued |
| Iran | Hawraman/Uramanat | Pierre | Habitat adapté à la montagne |
| Iran | Maisons traditionnelles de Kashan/Yazd | Terre, brique, bois | Cour intérieure et protection climatique |
| Yémen | Habitat du Hadramaout | Adobe, terre, bois | Densité et construction en hauteur |
12. Comparaison avec l’Afrique{{}}
Les résultats de ces rechercher deviennent particulièrement intéressants si l’on rapproche maintenant les situations en Afrique, traitée plus haut, et au Proche-Orient.{{}}
Question |
Afrique sahélienne |
Proche-Orient |
| Ressource fréquente | Terre, banco, fibres | Terre, pierre, brique |
| Climat | chaud, souvent très sec | désertique, aride ou montagneux |
| Technique | adobe, banco, voûtes | adobe, voûtes, coupoles |
| Ventilation | cours, ouvertures, orientation | cours, badgir, ruelles couvertes |
| Gestion de l’eau | irrigation, eaux de crue | qanats, oasis, wadis |
| Exemple emblématique | Djenné / voûte nubienne | Shibam / Yazd |
| Enjeu contemporain | logement abordable, matériaux locaux | confort climatique, conservation, adaptation |
Cette comparaison fait apparaître un phénomène très intéressant : des sociétés différentes ont parfois développé des solutions constructives proches parce qu’elles étaient confrontées à des problèmes climatiques et matériels comparables.{{}}
Conclusion :{{}}
Le Proche-Orient mérite pleinement d’être intégré dans cette approche. Les exemples de Shibam au Yémen, Yazd en Iran, At-Turaif en Arabie saoudite et Hawraman/Uramanat en Iran constituent un ensemble particulièrement solide, car ils sont documentés par l’UNESCO et permettent d’étudier plusieurs situations :{{}}
- terre crue et construction verticale à Shibam ;
- terre, cour intérieure et ventilation naturelle à Yazd ;
- argile, limon et sable directement prélevés dans le territoire à Dir’iyah ;
- pierre sèche et habitat montagnard à Hawraman/Uramanat.
Ils montrent surtout que le thème des matériaux locaux ne doit pas être limité au matériau lui-même. Il faut étudier le système complet : ressources naturelles + climat + eau + techniques + savoir-faire + organisation urbaine + économie locale.{{}}
Sources et documentations disponibles :{{}}
- UNESCO — Ancienne ville de Shibam et son mur d’enceinte
- UNESCO — Ville historique de Yazd
- UNESCO — Quartier d’at-Turaif à ad-Dir’iyah
- UNESCO — Paysage culturel de Hawraman/Uramanat
- UNESCO — Documentation sur l’architecture traditionnelle de Yazd
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Outils utilisés :{{}}
Assistance de ChatGPT, modèle GPT-5.6 Luna, OpenAI pour la recherche exploratoire, des synthèses et comparaisons. Les informations retenues ont ensuite été revues, vérifiées et agencées à partir des sources documentaires citées
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Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant
– 20/08/2026
Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales
Pour mémoire - Le site ISIAS a été fondé par Jacques Hallard, ingénieur diplômé du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM). L’acronyme ISIAS signifie : Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales. Le projet est géré et mis en ligne avec la collaboration bénévole de Pascal Paquin, également actif sur la plateforme écocitoyenne associative Yonne Lautre.
Les objectifs majeurs du site ISIAS - D’après le document et la charte du projet, ce site poursuit trois buts essentiels :
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