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"Des constats qui dérangent aux solutions qui arrangent - Partie 1 : une sélection de mesures prises en agriculture et pour l’habitat, qui marchent et perdurent en France et dans le bassin méditerranéen – Projections Essai" par Jacques Hallard
lundi 17 août 2026, par
ISIAS Sociologie Autonomies Partie 1
Des constats qui dérangent aux solutions qui arrangent - Partie 1 : une sélection de mesures prises en agriculture et pour l’habitat, qui marchent et perdurent en France et dans le bassin méditerranéen – Projections Essai
Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 16/08/2026
Une série ‘ISIAS Sociologie Autonomies’
Parti 1 - Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur
Une actualité avant d’entamer ce dossier : Reportage — Incendies : « Un coupe-feu naturel » : quand les pratiques paysannes freinent les incendies :
Par Laure Noualhat et Jérômine Derigny (photographies) - 13 août 2026 à 16h39 - Mis à jour le 14 août 2026 à 13h13 – « Dans les monts d’Arrée, incendiés en 2022, on fait pâturer les animaux et on fauche l’herbe pour offrir moins de carburant aux éventuels feux. De quoi transformer ces vieilles pratiques paysannes en outils d’adaptation au changement climatique… » - A lire par : https://reporterre.net/Fauche-et-paturage-des-coupe-feu-naturels-Paturage-et-fauche-plutot-que-des-Canadair-la
Et puis cette mise en garde officielle à propos de l’eau : « La sobriété devra devenir notre premier réflexe. Cela vaut pour les particuliers, les collectivités, l’agriculture, l’industrie. Nous devons également mieux partager la ressource entre les usages. L’eau potable restera toujours notre première priorité », a déclaré la ministre de la Transition écologique Monique Barbut, mercredi 12 août 2026…
Vue aérienne prise le 27 juillet 2026 en drone de La Loire : son niveau est particulièrement faible en raison des canicules répétées et du manque de précipitations. | FRANCK DUBRAY / OUEST France - Source : https://www.ouest-france.fr/environnement/eau/enquete-secheresse-qui-consomme-le-plus-deau-en-france-778c3fa6-9628-11f1-9ee8-a50506a5291a
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Quelques notions préliminaires pour ouvrir ce dossier préparé dans un but didactique
Des constats qui dérangent- Le sens sociétal : les réalités invisibles ou taboues - Dans le débat public, cette formule introduit des statistiques ou des études qui bousculent les idées reçues ou les politiques en place. Exemple : la crise écologique - Le décalage persistant entre les objectifs climatiques globaux et la hausse réelle des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
Quelques constats qui dérangent : le climat se réchauffe plus vite et les épisodes extrêmes se multiplient ; les pollutions de l’air, de l’eau et des sols restent préoccupantes ; la biodiversité continue de reculer. À cela s’ajoutent des fragilités sociales et psychologiques, avec notamment davantage de stress, d’isolement et de dépressions. Ces signaux montrent que les progrès techniques et économiques ne suffisent pas : notre santé et notre environnement restent fortement dépendants de nos modes de vie et de nos choix collectifs.
Des solutions qui arrangent- Pour aider l’écologie au quotidien, les solutions consistent notamment à réduire les déplacements polluants, consommer local et de saison, limiter le gaspillage des déchets, économiser l’énergie et privilégier la seconde main. Ces petits gestes combinés réduisent efficacement l’impact sur la planète, avant d’aller plus loin.
Suggestions pour approfondir ce sujet :
Les solutions fondées sur la nature
S’adapter au climat : les solutions sont dans la nature
Autonomie – Cette notion désigne la capacité d’une personne, d’un groupe ou d’un système à agir, décider et fonctionner par ses propres moyens, sans dépendre d’autrui ou d’un pouvoir central. Du grec autos (soi-même) et nomos (la loi), elle signifie littéralement « se donner ses propres lois ».
1. Situation d’une collectivité et d’un organisme public dotés de pouvoirs et d’institutions leur permettant de gérer les affaires qui leur sont propres sans interférence du pouvoir central.
2. Capacité de quelqu’un à être autonome, à ne pas être dépendant d’autrui.
3. Caractère de quelque chose qui fonctionne ou évolue indépendamment d’autre chose comme l’autonomie d’une discipline scientifique.
4. État d’une personne non dépendante qui peut réaliser seule les actes de la vie quotidienne.
5. En Philosophie, c’est la capacité à trouver en soi et par soi-même la loi de sa pensée et de son action. Adapté de cette > Source
Ce dossier est la Partie 1 d’une série intitulée ‘ISIAS Sociologie Autonomies’
Il commence par des recherches sur le concept d’une vie autonome avec des activités agricoles et un habitat bien conçu, pour faire face aux dérèglements climatiques qui se manifestent partout, avec une sélection d’exemples avec des réalisations qui marchent en France…
Puis sont présentées d’autres recherches portant sur une dizaine d’exemples dans le bassin méditerranéen de territoires résilients quant à l’habitat, aux pratiques agricoles et avec une autonomie face au changement climatique.
Finalement une projection possible est proposée sous forme d’essai avec un modèle concret d’un terrain de 1 à 3 hectares en climat méditerranéen, avec un plan d’organisation du terrain, les besoins en eau, les surfaces de cultures, les arbres cultivables, l’habitat adapté, l’énergie utilisée, les réserves alimentaires et un ordre de grandeur des investissements. Ce serait alors une sorte de prototype de « territoire méditerranéen autonome et résilient », utilisable comme base de réflexion ou de projet pour des actions à mener ...
Les détails des constituants de ce dossier sont mentionnés avec les accès dans le sommaire ci-après
Retour au début de l’introduction
- Recherches sur le concept d’une vie autonome avec des activités agricoles et un habitat bien conçu pour faire face aux dérèglements climatiques qui se manifestent partout
- Une sélection d’exemples d’autonomie avec des réalisations qui marchent en France
- Recherches sur dix exemples méditerranéens de territoires résilients quant à l’habitat, aux pratiques agricoles et avec une autonomie face au changement climatique
Retour au début de l’introduction
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Recherches sur le concept d’une vie autonome avec des activités agricoles et un habitat bien conçu pour faire face aux dérèglements climatiques qui se manifestent partout
Ici, on ne réduit pas l’« autonomie » à la seule autosuffisance énergétique : il s’agit plutôt de traiter d’un système habitation–jardin–verger–élevage–eau–énergie, capable de continuer à fonctionner malgré les canicules, les sécheresses, les pluies intenses, les incendies et mégafeux, les coupures d’électricité ou les hausse des coûts dans tous nos achats….
Tout d’abord une synthèse structurée, avec des exemples e Fraance et des références institutionnelles.
Vers un habitat autonome et une activité agricole résiliente face aux dérèglements climatiques{{}}
Introduction — De l’autonomie à la résilience
L’idée d’un lieu de vie autonome associant habitat, production agricole, gestion de l’eau et énergie renouvelable connaît un regain d’intérêt. Mais le changement climatique conduit à préciser ce que signifie réellement « autonomie ».
Une maison peut être autonome en électricité mais dépendre entièrement du réseau d’eau, du gazole, des engrais, des aliments pour animaux ou des achats alimentaires. À l’inverse, une petite ferme peut produire une grande partie de son alimentation mais être extrêmement vulnérable à une sécheresse ou à une canicule.
L’enjeu est donc plutôt de construire un système résilient, c’est-à-dire capable d’absorber les chocs, de continuer à fonctionner en mode dégradé et de retrouver rapidement un fonctionnement normal.
Les recherches de l’INRAE montrent justement que l’adaptation agricole doit être pensée à plusieurs échelles : plante, parcelle, exploitation, territoire et filière. Elles distinguent notamment trois niveaux : faire face aux événements extrêmes, ajuster progressivement les systèmes et, lorsque nécessaire, transformer profondément leur organisation.
On peut ainsi concevoir un projet autour de six autonomies complémentaires :
- autonomie alimentaire ;
- autonomie hydrique ;
- autonomie énergétique ;
- autonomie agronomique ;
- résilience de l’habitat ;
- autonomie économique et organisationnelle.
1. Anticiper le climat futur avant de choisir le terrain
C’est probablement le point le plus important. Un terrain très fertile peut être un mauvais terrain pour un projet de long terme s’il est exposé à des inondations, à un risque élevé d’incendie, à une forte tension sur l’eau ou à une chaleur excessive.
Avant toute construction, il faut donc établir une carte des risques climatiques du site :
- sécheresse et disponibilité de l’eau ;
- canicule et températures nocturnes ;
- incendie de végétation ;
- inondation et ruissellement ;
- érosion ;
- retrait-gonflement des argiles ;
- vents violents ;
- submersion dans les secteurs côtiers ;
- évolution probable des rendements agricoles.
Le Cerema , de son côté, développe aujourd’hui précisément des méthodes d’adaptation des bâtiments au « climat de demain », intégrant notamment chaleur, inondation et retrait-gonflement des argiles.
Principe : ne pas essayer de rendre résilient un mauvais emplacement{{}}
Un terrain légèrement moins productif mais disposant d’une ressource en eau sécurisée, d’un bon ombrage naturel, d’un accès aux services et d’une faible exposition aux risques peut être beaucoup plus intéressant sur trente ou cinquante ans.
2. Une agriculture conçue pour la sécheresse{{}}
L’agriculture résiliente ne consiste pas simplement à installer de l’irrigation. L’objectif est de faire en sorte que le sol stocke davantage d’eau et que les plantes en demandent moins.
L’INRAE identifie plusieurs leviers particulièrement importants à prendre en compte :
- diversifier les cultures, les espèces et les variétés ;
- opter pour des rotations longues ;
- associer différentes espèces cultivées sur une même parcelle ;
- cultiver les diverses espèces de légumineuses ;
- adopter des plantes de couverture au fil des saisons ;
- maintenir une couverture permanente du sol si possible ;
- augmenter les apports de matières organiques ;
- envisager des haies et infrastructures agroécologiques ;
- si possible passer à l’agroforesterie ;
- recherher une complémentarité entre cultures et élevage.
La couverture du sol est particulièrement stratégique : elle protège contre l’érosion, favorise l’évolution de la matière organique et elle peut augmenter la capacité du sol à retenir l’eau.
Un modèle intéressant - Plutôt qu’une parcelle unique de céréales, on peut imaginer une mosaïque :
maison → potager → verger → petits fruits → haies → céréales/légumineuses → pâture → bois → mare/récupération d’eau.
Cette diversité joue le rôle d’une assurance. Si une culture échoue, toutes les productions ne disparaissent pas simultanément.
3. L’agroforesterie consiste à produire et à créer son propre microclimat - L’arbre devient un élément central dans un projet méditerranéen ou soumis aux fortes chaleurs.
Une combinaison possible est : arbres + cultures + animaux + eau + habitat.
Les arbres peuvent fournir :
- ombre ;
- fruits ;
- bois ;
- biomasse ;
- protection contre le vent ;
- habitat pour la biodiversité ;
- amélioration du microclimat ;
- matière organique ;
- stockage de carbone.
L’INRAE considère l’agroforesterie comme l’un des leviers de l’agroécologie, avec des bénéfices potentiels pour la biodiversité, les sols et l’eau.
Dans le Sud de la France, cela peut conduire à réfléchir à des systèmes associant par exemple olivier, amandier, figuier, caroubier, mûrier, fruitiers adaptés au site, plantes aromatiques, légumes d’hiver et pâturages.
Mais il ne faut surtout pas planter des arbres en monoculture : dans un territoire soumis à la sécheresse et au risque incendie, le choix des essences, leur implantation et leur entretien doivent être étudiés avec soin.
4. L’eau : c’est la priorité absolue - Pour un projet autonome, l’eau est probablement plus stratégique que l’électricité. Il faut penser le système en quatre étages :
1. Réduire les besoins{{}}
- cultures adaptées au climat ;
- paillage des cultures ;
- sol couvert à la saison des pluies ;
- pratiquer le goutte-à-goutte programmable pour une irrigation ciblée ;
2. Récupérer les eaux de pluies - Les toitures constituent une surface de collecte extrêmement intéressante. L’eau peut être stockée dans divers dispositifs possibles : citernes ; cuves enterrées ; bassins ; noues ou fossés ouverts et végétalisés ; mares, lorsque leur création est pertinente et réglementairement possible localement.
3. Viser une bonne infiltration de l’eau dans les sols cultivés - Une partie de l’eau doit rester sur le terrain. Le paysage peut être conçu comme une éponge :
toiture → citerne → trop-plein → noue → bassin → infiltration → sol → plantes.
Cette approche permet simultanément de réduire le ruissellement lors des pluies intenses et de conserver davantage d’eau dans le système.
4. Réutiliser les eaux - Selon la réglementation et les traitements appropriés, certaines eaux peuvent être réutilisées pour des usages adaptés. Le ministère de l’Agriculture présente aujourd’hui plusieurs retours d’expérience sur la sobriété hydrique et la réutilisation de l’eau en agriculture.
L’erreur serait de dimensionner le système uniquement sur une année moyenne. Il faut raisonner sur plusieurs années sèches successives, actuelles et probables à l’avenir….
5. L’habitat : viser une maison qui résiste à la chaleur sans climatisation permanente - Pour un habitat durable, le premier équipement de rafraîchissement est… le bâtiment lui-même.
L’ADEME souligne notamment l’importance de l’orientation, de la disposition des ouvertures, de l’inertie thermique, de l’isolation et de la compacité. Un habitat adapté aux canicules peut donc associer :
- orientation solaire maîtrisée ;
- protections solaires extérieures ;
- débords de toiture pout ombrer en été ;
- volets ou brise-soleil ;
- isolation performante ;
- forte inertie thermique lorsque pertinente ;
- ventilation naturelle nocturne ;
- ouvertures permettant une ventilation ‘traversante’ ;
- espaces extérieurs végétalisés ;
- pente de la toiture adaptée au climat ;
- limitation des vitrages fortement exposés au soleil d’été.
Le CEREMA travaille actuellement sur le confort d’été et sur des méthodes permettant de diagnostiquer puis d’adapter les bâtiments aux vagues de chaleur. Son guide consacré au rafraîchissement passif rassemble notamment des solutions pour le neuf comme pour la rénovation.
Une idée importante : il faut distinguer une maison basse consommation et une maison adaptée au climat futur. Une maison très bien isolée, mais mal protégée du soleil, peut devenir une véritable serre en période de canicule. La conception doit donc être bioclimatique avant d’être technologique.
6. Concevoir l’habitat et l’agriculture comme un seul système localement - Le véritable potentiel apparaît lorsque maison et ferme sont conçues ensemble. Par exemple :
Toitures :
→ récupération d’eau
→ eau agricole / usages appropriés
Photovoltaïque :
→ électricité
→ pompage
→ froid alimentaire
→ outils agraires
→ recharge éventuelle d’un véhicule
Cuisine → déchets organiques → compost
Compost :
→ fertilité future du potager et du verger
Animaux pour :
→ fumier
→ compost
→ fertilisation des cultures
Cultures pour :
→ nourriture humaine
→ résidus végétaux
→ alimentation animale
Arbres :
→ fruits + ombre + biomasse + protection
Habitat :
→ serre éventuelle / véranda bioclimatique / espaces de stockage
On obtient ainsi une succession de boucles locales conjointes, au lieu d’une juxtaposition de technologies.
7. L’énergie : viser l’autonomie utile, pas l’autarcie absolue - Un système photovoltaïque avec des batteries peut assurer une grande partie des besoins électriques. Mais il faut d’abord diminuer la consommation.
Les priorités peuvent être :
- conception passive du bâtiment ;
- isolation ;
- appareils efficaces énergétiquement ;
- gestion rigoureuses et attentive des consommations ;
- appel au photovoltaïque ;
- stockage ;
- éventuellement un groupe de secours ou autre solution pour les fonctions critiques.
Les usages prioritaires doivent être identifiés :{{}}
- eau potable et pompage ;
- conservation des aliments ;
- communication ;
- éclairage ;
- ventilation ;
- outils indispensables.
L’autonomie devient alors une hiérarchie de services essentiels.
Une coupure électrique de 48 heures ne doit pas entraîner une perte de nourriture ou une impossibilité de disposer de l’eau.
8. L’autonomie alimentaire : viser 50 %, 80 % ou 100 % ? - L’autosuffisance alimentaire complète est beaucoup plus difficile qu’on ne l’imagine. Une famille peut produire une grande partie de ses légumes mais rester dépendante pour les aliments suivants : céréales ; huile ; sel ; sucre ; café ; certains aliments riches en protéines ; médicaments vétérinaires ; semences ; matériel.
Il est donc plus réaliste de définir plusieurs niveaux :{{}}
Niveau 1 — autonomie fraîche{{}}
Produire une grande partie des légumes, fruits, aromatiques et œufs.
Niveau 2 — autonomie alimentaire significative{{}}
Ajouter pommes de terre, légumineuses, céréales, conserves, fruits secs, éventuellement viande ou lait. avec de grandes surfaces cultivables
Niveau 3 — autonomie territoriale avec partages{{}}
S’associer avec plusieurs exploitations voisines pour produire ce qui ne peut pas raisonnablement l’être sur le terrain.
Ce dernier modèle est probablement plus robuste que l’isolement complet.
L’INRAE insiste d’ailleurs sur l’intérêt de penser la résilience à l’échelle de l’exploitation mais aussi du territoire et des systèmes alimentaires essentiels.{{}}
9. Un exemple français historique : la Ferme du Bec Hellouin
La Ferme du Bec Hellouin, dans le département de l’Eure, est devenue un exemple très connu de maraîchage inspiré de la permaculture et du maraîchage bio-intensif.
L’Eure est un département français de la région Normandie. Il tire son nom de l’Eure, rivière qui le traverse avant de rejoindre la Seine. L’Insee et La Poste lui attribuent le code 27. Sa préfecture est Évreux.
L’intérêt de cette ferme spéciale réside notamment dans :
- une forte diversification ;
- une petite surface ;
- beaucoup de travail manuel ;
- des circuits courts ;
- une recherche d’efficacité biologique du système.
L’INRAE a consacré une étude à sa viabilité économique.{{}}
Il faut cependant éviter d’en faire un modèle universel : un système très intensif en travail humain sur une petite surface ne se transpose pas automatiquement à une ferme familiale, à une grande exploitation ou à un large territoire méditerranéen.
L’intérêt du Bec Hellouin est plutôt de montrer qu’il est possible de penser la parcelle comme un écosystème productif, plutôt que comme une simple surface cultivée.
10. Un autre modèle avec polyculture-élevage et autonomie - Un système associant cultures et élevage peut créer des boucles particulièrement intéressantes.
Les cultures fournissent :{{}}
- fourrages ;
- céréales ;
- résidus ;
- paille.
Les animaux fournissent :{{}}
- fumier - Le fumier retourne ensuite au sol.
- valorisation des prairies naturelles ou implantées
- éventuellement fournitures alimentaires : lait, œufs ou viande.
L’INRAE identifie cette complémentarité animal-végétal comme un levier important de l’agroécologie.{{}}
L’Office français de la biodiversité a récemment documenté plusieurs fermes de polyculture-élevage et d’autonomie alimentaire, notamment en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ces retours d’expérience sont particulièrement intéressants pour les territoires méditerranéens.
11. Un prototype possible pour une famille - On pourrait imaginer, à titre de scénario, un domaine de 1 à 3 hectares — à ajuster fortement selon le climat, la qualité du sol et les objectifs.
Zone habitat :{{}}
- maison bioclimatique ;
- atelier ;
- cellier ;
- chambre froide ou solution de conservation ;
- serre éventuelle ;
- stockage du matériel.
Zone eau :{{}}
- récupération des eaux pluviales ;
- réserve principale ;
- noues ;
- zone d’infiltration ;
- éventuellement bassin/mares selon contexte ;
- réseau d’irrigation économe.
Zone intensive{{}}
- potager ;
- aromatiques ;
- petits fruits ;
- serre ;
- semences.
Zone arborée :{{}}
- verger ;
- arbres multifonctionnels ;
- haies ;
- éventuellement agroforesterie.
Zone agricole{{}}
- céréales ;
- légumineuses ;
- pommes de terre ;
- fourrage ;
- plantes adaptées au climat local.
Zone animale :{{}}
Selon les objectifs :
- poules ;
- éventuellement chèvres ou moutons ;
- ruches ;
- éventuellement autres animaux.
Zone énergie :{{}}
- photovoltaïque ;
- batteries ;
- gestion intelligente des charges ;
- solution de secours pour les fonctions critiques.
L’objectif n’est pas de maximiser chaque production, mais de maximiser la robustesse de l’ensemble.
12. Le cas particulier du climat méditerranéen{{}}
Dans le Sud de la France, le raisonnement doit être encore plus centré sur :
- la disponibilité réelle de l’eau ;
- les canicules ;
- les sécheresses longues ;
- le risque incendie ;
- les pluies très intenses ;
- la protection solaire ;
- le refroidissement nocturne ;
- la sélection des espèces.
Le ministère de la Transition écologique rappelle que les vagues de chaleur sont appelées à devenir plus fréquentes, longues et intenses.
Le Cerema mène actuellement des expérimentations spécifiques en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Corse sur des solutions sobres permettant aux bâtiments de mieux résister aux vagues de chaleur.
Dans ce contexte, une bonne maison pourrait avoir davantage de caractéristiques d’une architecture méditerranéenne traditionnelle améliorée que celles d’une maison standard climatisée :
- murs lourds ;
- ombre ;
- patios ;
- végétation ;
- ventilation nocturne ;
- petites ouvertures aux façades très exposées ;
- grandes protections solaires ;
- espaces intermédiaires ;
- stockage thermique.
13. Les erreurs à éviter{{}}
1. Croire que le photovoltaïque suffit - L’électricité n’est qu’un des flux du système.
2. Construire avant d’étudier l’eau - C’est probablement l’erreur la plus coûteuse dans un projet agricole autonome.
3. Faire un immense potager - La production doit être proportionnée au temps disponible et aux besoins.
4. Dépendre d’une seule culture - Une agriculture diversifiée résiste mieux aux accidents.
5. Mettre beaucoup d’animaux - Les animaux représentent une consommation permanente d’eau, de fourrage et de soins.
6. Négliger le stockage - L’autonomie ne consiste pas seulement à produire : elle consiste aussi à conserver.
7. Surtechnologiser - Une pompe, un capteur ou une batterie peuvent tomber en panne. Les solutions passives, réparables et compréhensibles doivent donc rester prioritaires.
8. Chercher l’isolement absolu - Un réseau de voisins, de producteurs et d’artisans peut être une ressource de résilience supérieure à l’autarcie complète.
14. Le modèle le plus robuste : autonomie + réseau{{}}
Une vision réaliste pourrait être :
50–80 % d’autonomie physique{{}}
100 % de capacité à fonctionner en mode dégradé{{}}
un réseau local solide.{{}}
Cela signifie par exemple :
- eau sécurisée ;
- alimentation largement produite localement ;
- énergie renouvelable ;
- maison confortable sans climatisation permanente ;
- réserve alimentaire ;
- semences ;
- outils réparables ;
- quelques pièces détachées ;
- compétences humaines ;
- entraide avec les voisins.
L’autonomie devient alors non pas une rupture avec le territoire, mais une augmentation de sa capacité de résistance.
15. Une méthode de conception en 10 étapes{{}}
Pour passer de l’idée au projet concret :
1. Choisir le climat futur de référence
Pas seulement le climat actuel.
2. Cartographier les risques du terrain
Eau, incendie, chaleur, inondation, sol.
3. Étudier l’eau avant l’agriculture
Ressource disponible, besoins, stockage, infiltration.
4. Dessiner le paysage avant la maison
Arbres, vents, soleil, eau, accès, cultures.
5. Positionner ensuite l’habitat
Orientation, ombre, ventilation, inertie.
6. Définir les besoins alimentaires
Famille, animaux, objectifs d’autonomie.
7. Concevoir les boucles de matière
Eau, compost, fumier, biomasse, déchets.
8. Concevoir le système énergétique
Production, stockage, secours et priorités.
9. Prévoir trois scénarios climatiques
Année normale / année sèche / année extrême.
10. Tester économiquement le projet
Investissement, temps de travail, entretien, rendement et revenus.
Conclusion - Le projet d’un habitat autonome associé à une activité agricole résiliente est techniquement possible, mais il ne faut pas le concevoir comme une simple maison équipée de panneaux photovoltaïques au milieu d’un champ. Le modèle le plus intéressant est plutôt celui d’un écosystème habité.
Son architecture repose sur quelques principes simples :{{}}
moins de besoins → plus de diversité → plus de stockage → plus de boucles locales → moins de dépendances critiques.
L’agriculture apporte alimentation, matière organique, biodiversité et parfois énergie.
Les arbres apportent ombre, nourriture et protection.
Le sol devient une réserve d’eau et de fertilité.
La maison devient un refuge thermique.
Le photovoltaïque fournit une énergie locale.
La récupération d’eau réduit la dépendance au réseau.
Et le voisinage constitue une assurance supplémentaire.
Les travaux de l’INRAE convergent vers cette vision systémique : diversification, sols vivants, agroforesterie, complémentarité animal-végétal et gestion de l’eau constituent des leviers majeurs de résilience agricole.
Du côté du bâtiment, les travaux récents du Cerema et les orientations nationales d’adaptation confirment que le confort d’été, la gestion de l’eau et l’anticipation des risques climatiques doivent désormais être intégrés dès la conception, et non ajoutés après coup.
Références principales pour aller plus loin : {{}}
- INRAE — Agriculture et changement climatique : adaptation, résilience des exploitations et transformation des systèmes.
Consulter le dossier INRAE - INRAE — L’agroécologie, source de solutions : eau, sols, diversification, agroforesterie, élevage et agriculture. Principes généraux et recherches actuelles
Consulter le dossier INRAE sur l’agroécologie - OFB — Polyculture-élevage et autonomie alimentaire : retours d’expérience de 16 fermes, dont des exemples en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Voir les retours d’expérience de l’OFB - Cerema — Adaptation des bâtiments au changement climatique : confort d’été, canicule, inondation, retrait-gonflement des argiles.
Ressources Cerema - ADEME — Construire une maison : conception bioclimatique, orientation, inertie, isolation et confort d’été.
Guide ADEME pour construire sa maison - Ministère de l’Agriculture — Gestion de l’eau et adaptation de l’agriculture : exemples français de gestion et de réutilisation de l’eau.
Dossier sur l’eau et l’agriculture - Ferme du Bec Hellouin et l’étude de l’INRAE : exemple de maraîchage biointensif inspiré de la permaculture.
Étude INRAE sur la Ferme du Bec Hellouin
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Une paysanne herboriste en montagne : Alpage de Cottier · Audio d’origine{{}}
Alpage de Cottier ÊTRE PAYSANNE-HERBORISTE AU SOMMET DES MONTAGNES
Envie de découvrir l’alpage de Cottier ? N’hésitez à prendre contact ! Sarah @alpagedecottier
#herboristeriedemontagne #paysanneherboriste #jardinmedicinal #cosmetiquebotanique
Source : https://www.facebook.com/reel/820501967725045
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Publicité pour des mangues bio cultivées en Europe - La Ruche qui dit Oui
Chez la Ruche qui dit Oui !, nous nous adaptons à la nature et aux agriculteurs, pas aux tendances du marché.
Pour pouvoir vendre certains fruits toute l’année, les supermarchés préfèrent souvent les importer d’autres continents, à des prix dérisoires, ce qui crée une compétition déloyale envers les agriculteurs européens, qui œuvrent à maintenir une agriculture de qualité et durable.
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La récolte de vos mangues BIO sera garantie pour la saison !
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Un conversion au maraichage intensif mécanisé{{}}
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Formation en maraichage bio-intensif - Nicolas Meyrieux 23 juin
Tu rêves de vivre du maraîchage, mais tu ne sais pas par où commencer ? C’est exactement pour ça que Vanessa et Baptiste ont fondé @cultive_fermes : une vraie ferme-école pour former la prochaine génération de maraîchères et de maraîchers. Ici, on n’apprend pas à jardiner “un peu”. On apprend un métier. Pendant 9 mois, les futur·es maraîcher·es se forment au maraîchage bio-intensif, directement sur une ferme productive : théorie, pratique, serre, irrigation, récolte, logistique, commercialisation, gestion…
L’objectif : produire beaucoup sur de petites surfaces, régénérer les sols, développer la biodiversité, et surtout construire des fermes viables économiquement. Parce qu’une ferme, pour durer, doit prendre soin du vivant. Mais elle doit aussi permettre à celles et ceux qui y travaillent d’en vivre. La prochaine promo Cultive, c’est 24 places.
Formation à Montaigu, à 30 minutes de Nantes. Si tu rêves de t’installer, de changer de vie, ou simplement de te former sérieusement au maraîchage bio-intensif, c’est peut-être le moment d’arrêter de te demander par où commencer. Lien en bio
Tu rêves de vivre du maraîchage, mais tu ne sais pas par où commencer ? - C’est exactement pour ça que Vanessa et Baptiste ont fondé @cultive_fermes : une vraie ferme-éco…
Source : https://www.facebook.com/watch/?v=904682559371578
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Habitation et jardin pour une vie autonome totale depuis des décennies - Neo
« Le goût de la nature, c’est le goût de l’authenticité humaine. » Patrick Baronnet vit dans une maison autonome depuis 27 ans. Résultat : plus aucune facture d’eau ni d’électricité, grâce à des installations qu’il a conçues pour être indépendant, sans pour autant vivre coupé du monde !
Pour neo, il nous ouvre les portes de sa maison, présente ses aménagements et partage sa vision d’un mode de vie plus autonome mais surtout diminuant drastiquement la consommation d’énergie. Partie 2 disponible sur neo.
« Le goût de la nature, c’est le goût de l’authenticité humaine. »…
Source : https://www.facebook.com/reel/1036235135818962
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Une reconversion en permaculture et plantes médicinales et alimentaires en montagne au Col de Tende en France {{}}
Michaelzoicas - Ils vivent hors-réseau ! – Vidéo complète sur YouTube ’Le Jeune Paysan ’
Plein d’autres exemples de réalisations en accès directs{{}}
Source : https://www.facebook.com/michaelzoicas1/reels/
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Exemple d’un ‘potager d’Olivier’ BIO sur 120 m² pour nourrir 9 personnes en autonomie{{}}
Consulter ceci > https://www.facebook.com/reel/988290360715460
Pour en apprendre plus >>>
Le potager d’Olivier une chaîne de transmission de savoirs, connaissances et expériences autour du potager - Description - Le potager d’Olivier est une chaîne de transmission de savoirs, connaissances et expériences autour du potager. Elle témoigne une expérience incarnée d’un jardinier qui essaie de cultiver au mieux des légumes, des fruits, dans une philosophie de potager naturel, sans aucun intrant de synthèse, que ce soient engrais ou pesticides, herbicides, etc... Les vidéos retracent des cultures, des actualités du potager, des expériences, des avancées, des quêtes de bien faire. Au plaisir de partager cette passion du sol, de la terre, du potager.
Liens
TERRA-POTAGER bit.ly/terra-potager -
Le livre du potager
Le potager d’Olivier @LepotagerdOlivier bit.ly/terra-potagere
Source : https://www.youtube.com/channel/UC3-gwlrYQi5Q3t00Tyr2tmQ
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Une famille en autonomie complète (énergie et eau) à la Fuont à Beuil dans les Alpes-Maritimes
« La Fuont » (qui signifie la fontaine ou la source en provençal/niçois) désigne principalement des gîtes de montagne situés à Beuil (06470) dans les Alpes-Maritimes, face à l’espace skiable et aux portes du Mercantour. Le terme désigne aussi des voies locales dans d’autres communes du département. [1, 2, 3, 4, 5]
Les Gîtes de La Fuont à Beuil :{{}}
- Localisation - Au dernier étage d’un chalet rénové à Beuil 1500, près du village et à environ 1h30 de Nice.
- Hébergements – Les gîtes La Fuont-Couchant et La Fuont-Levant (référencés Gîtes de France).
- Activités hiver - Proche du domaine skiable de Beuil/Les Launes et Valberg, ainsi que des pistes nordiques.
- Activités été - Départ de randonnées, VTT et proximité du Parc National du Mercantour. [1, 2, 3, 4, 5]
« La Fuont » (qui signifie la fontaine ou la source en provençal/niçois) désigne principalement des gîtes de montagne situés à Beuil (06470) dans les Alpes-Maritimes, face à l’espace skiable et aux portes du Mercantour. Le terme désigne aussi des voies locales dans d’autres communes du département. [1, 2, 3, 4, 5]
Activités été : Départ de randonnées, VTT et proximité du Parc National du Mercantour. [1, 2, 3, 4, 5]
Michaelzoicas · Audio d’origine - Ils VIVENT en AUTONOMIE au milieu d’un PARADIS !🤩🌴 - Jean et Cindy ont réalisé notre rêve à tous, vivre dans un éco-lieu AUTONOME au milieu des montagnes !⛰️Ils font de l’accueil à la ferme, sur leur éco-lieu La Fuont (06) ’Les tipis de Belvédère’🌟
J’ai réalisé de nombreuses vidéos sur leur LIEU et leur MODE DE VIE, alors Abonne-toi pour embarquer dans l’aventure !🙏 #couple #autonomie #viesauvage
Source : https://www.facebook.com/reel/1917895572209494
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Une maison auto-construite en Corrèze dans le Limousin et complètement autonome {{}}
Michaelzoicas - Ce couple a créé son propre paradis autonome en Corrèze dans un lieu encore préservé ❤️🌱 Voici Lobsang et Charlotte, ils vivent proche de la nature dans le Limousin, dans leur maison en terre-paille 🏠 Abonne-toi pour embarquer dans l’aventure ! 🙏 - - #couple #autonomie #ferme #correze #lifestyle
Source : https://www.facebook.com/reel/26920045597680706
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Un lieu de vie collectif en cabane écologique et accès à plein d’autres expériences
L’État veut expulser cette famille qui vit en cabane écologique ! Vidéo complète sur YouTube ’Le Jeune Paysan’
https://www.facebook.com/reel/1738439150739369
Michaelzoicas Un jeune paysan engagé🥕 Partage d’une passion : la nature🌞🌱
YouTube : « Le Jeune Paysan » 📧 : lejeunepaysan@goldeninfluence.com
Apprends l’autonomie ! 👇💚 - Beaucoup d’autres exemples et de réussites
Source à consulter : https://www.facebook.com/michaelzoicas1/reels/
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Une maison sous serre en bois à 41.000€ et 100% autonome avec puits canadien pour le rafraîchissement !{{}}
Une maison sous serre en bois à 41 000 € correspond généralement à un projet d’autoconstruction inspiré des habitats écologiques à double peau (type Earthship ou maison encadrée par une grande serre horticole), où l’enveloppe extérieure sert de régulateur thermique et de jardin d’hiver. [1]
Cette vidéo présente un reportage détaillé sur la conception, l’optimisation thermique et le budget réel d’une maison en bois sous serre :
Voir : https://www.youtube.com/watch?v=ihi165Ha_58
🏠 J’ai construit ma maison en conteneurs
👇 Je t’aide à faire pareil avec mon livre GRATUIT :
https://www.mamaisonconteneur.fr/ebook
Source : https://www.youtube.com/watch?v=ihi165Ha_58&t=1s
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Jeanne Le Bayon vient d’ouvrir un libre-service de fleurs coupées à la Ferme mellifère de Pont-Aven en Bretagne {{}}
Pont-Aven [pɔ̃tavɛn] est une commune du département du Finistère dans la région Bretagne en France. Wikipédia
Une particularité qui fait toute la différence{{}}
A voir par-là < https://www.facebook.com/reel/1901343120539351
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Pour terminer ce dossier > ‘nos indispensables’ >>>
Carole Tolila et Stéphane Marie vous proposent 50 minutes d’immersion totale -à dans chaque contribution - dans le monde du jardinage avec ‘Silence ça pousse’ !{{}}
NB. Carole Tolila, née le 26 mai 1982 à Nice, est une animatrice française qui exerce dans le groupe France Télévisions… Wikipédia
NB. Stéphane Marie est un animateur de télévision et auteur français, né le 28 septembre 1960[1] à Barneville-Carteret dans la Manche. Depuis 1998, il anime un magazine hebdomadaire consacré au jardinage, d’abord sur La Cinquième puis sur France 5, sous le nom de Silence, ça pousse ! . En parallèle, il écrit plusieurs ouvrages sur le jardin et les plantes… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9phane_Marie
Stéphane Marie, l’animateur de l’émission de France 5 ‘Silence, ça pousse !’, est très discret sur sa vie privée. Il ne partage pas d’informations publiques concernant un éventuel compagnon anglais et protège strictement sa vie intime loin des médias.
Source : https://www.facebook.com/silencecapoussef5/reels/
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Recherches sur dix exemples de territoires méditerranéens résilients quant à l’habitat, aux pratiques agricoles et avec une autonomie face au changement climatique
Les notions de bassin méditerranéen et de monde méditerranéen désignent les régions se trouvant autour de la mer Méditerranée. Ces régions méditerranéennes couvrent l’Europe du Sud (Espagne, France, Monaco, Italie, Malte, Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Albanie et Grèce), le Proche-Orient (Turquie, Chypre, Syrie, Liban, Israël et la Palestine), et l’Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Égypte). Des critères culturels ou historiques permettent de délimiter la région méditerranéenne, mais surtout la présence d’un climat commun : le climat méditerranéen. La culture ou la civilisation méditerranéenne est alors définie par un héritage antique ou médiéval fort, lié aux civilisations égyptienne, gréco-romaine, carthaginoise, judéo-chrétienne et islamique. Cette culture se matérialise dans l’alimentation par la prédominance des légumes, des fruits, du poisson et des dérivés du blé (pain, etc.), de l’olivier (huile d’olive, etc.) et de la vigne (vin, etc.) ainsi que de l’élevage caprin et ovin. Le bassin méditerranéen est marqué par des initiatives politiques récentes telles que le processus de Barcelone, Union pour la Méditerranée et la zone euro-méditerranéenne de libre-échange. Des Jeux méditerranéens existent depuis 1951…
Introduction{{}}
Le bassin méditerranéen peut être considéré comme un immense laboratoire historique de l’adaptation aux contraintes climatiques.
Bien avant l’apparition des notions de « transition écologique », de « résilience » ou de « permaculture », les sociétés méditerranéennes avaient dû résoudre des problèmes très proches de ceux auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui :
- longues périodes sans pluie ;
- chaleur estivale ;
- sols pauvres ou pentus ;
- pluies parfois extrêmement violentes ;
- manque d’eau douce ;
- incendies répétés ;
- nécessité de conserver les récoltes ;
- recherche d’une production alimentaire avec peu d’énergie extérieure.
Les solutions historiques ne sont évidemment pas toutes transposables telles quelles. Mais elles constituent un formidable patrimoine d’expériences.
Rappel – La FAO - L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, connue sous les sigles ONUAA ou, plus couramment, FAO (de l’anglais Food and Agriculture Organization of the United Nations) est une organisation spécialisée du système des Nations unies, créée en 1945 à Québec. Son siège est à Rome, au Palazzo FAO, depuis 1951. Depuis le 15 juin 2013, la FAO compte 197 membres, soit 194 pays membres, une Organisation membre (l’Union européenne) et deux membres associés (les îles Féroé et Tokelau)[1].
Son objectif suprême affiché est : « Aider à construire un monde libéré de la faim », sa devise, inscrite sur son logotype, est « Fiat panis », expression latine – sur le modèle de l’expression biblique Fiat lux – signifiant « qu’il y ait du pain ».
Pour aider les pays pauvres et riches à mieux maîtriser leurs ressources et à avoir une vision prospective, la FAO offre aux utilisateurs enregistrés, depuis le 1er juillet 2010, gratuitement (l’abonnement était autrefois payant) toutes les statistiques de son service Food and Agriculture Organization Corporate Statistical Database (FAOSTAT), la plus vaste base de données mondiale sur l’alimentation, l’agriculture et la faim[2]. Son directeur général actuel est Qu Dongyu. Le président indépendant du Conseil est Khalid Mehboob…. - Suite par ici > https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_des_Nations_unies_pour_l%27alimentation_et_l%27agriculture
La FAO reconnaît aujourd’hui plusieurs de ces systèmes comme des Systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial (SIPAM/GIAHS). En Afrique du Nord et au Proche-Orient, neuf systèmes sont actuellement reconnus dans cinq pays : Algérie, Égypte, Maroc, Tunisie et Émirats arabes unis. (FAO)
Rappel - L’Institut européen de la Forêt ou Institut européen de la Forêt cultivée (en finnois : Euroopan metsäinstituutti, en anglais : European Forest Institute ou EFI) est une organisation internationale dont le siège est situé à Joensuu en Finlande, d’initiative franco-finlandaise et créé en 1992 (et alors immédiatement ouverte à tous les pays d’Europe)…. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_europ%C3%A9en_de_la_for%C3%AAt
Plus récemment, l’European Forest Institute a publié en juin 2026 un rapport de 58 pages consacré à 10 études de cas de résilience des paysages méditerranéens, couvrant notamment le Liban, Chypre, la Grèce, l’Italie, la France et le Maroc. Le rapport étudie les réponses aux incendies, à la sécheresse, aux inondations et à la dégradation des sols. (EFI)
Ce qui ressort de l’ensemble est essentiel pour notre réflexion : la résilience méditerranéenne n’est pas une technologie particulière ; c’est l’organisation intelligente de l’eau, du sol, des arbres, de l’habitat, des animaux et des communautés. Voici les exemples retenus :
1. Maroc — L’arganier : l’arbre comme infrastructure{{}}
Aït Souab – Aït Mansour
La province de Chtouka-Aït Baha (en amazighe : Tasga n Actukn - Ayt Baha) est une subdivision à dominante rurale de la région marocaine de Souss-Massa. Son chef-lieu est Biougra… - Source Wikipédia
Aït Souab – Aït Mansour est un ingénieux système agricole et forestier situé dans la région de Chtouka-Aït Baha au Maroc, reconnu par la FAO en 2018 comme patrimoine mondial (SIPAM). Il unit l’arganier à des savoirs traditionnels pour vivre en milieu aride.
Systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial (SIPAM){{}}
Système agro-sylvo-pastoral autour de l’arganier dans la région d’Aït Souab-Aït Mansour{{}}
©Abderrahmane Aitlhaj
Source : https://www.fao.org/giahs/around-the-world/detail/marocco-argan/fr
C’est probablement l’un des exemples les plus intéressants pour notre sujet. Dans le sud-ouest marocain, le système agro-sylvo-pastoral de l’arganier associe :
- arbres ;
- cultures ;
- élevage pastoral ;
- terrasses en pierre sèche ;
- biodiversité ;
- gestion locale de l’eau.
La FAO a reconnu ce système comme SIPAM en 2018.
Les arganiers sont intégrés depuis des siècles à un système agricole capable de fonctionner dans un environnement aride, avec rareté de l’eau et sols pauvres. Le système utilise notamment des réservoirs souterrains traditionnels appelés matfiyas. (FAO)
Ce que l’on peut retenir :{{}}
L’arbre n’est pas simplement une production supplémentaire. Il devient une infrastructure écologique :
arbre → ombre → matière organique → sol → eau → cultures → animaux → alimentation.
C’est exactement le type de boucle que pourrait rechercher un habitat agricole autonome.{{}}
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2. Maroc — Les oasis du Haut Atlas {{}}
Les oasis du Haut Atlas au Maroc sont des vallées verdoyantes et luxuriantes. Elles surgissent comme des miracles au pied des montagnes arides. Elles se nourrissent de la fonte des neiges et des rivières de l’Atlas. Elles abritent des palmiers, des arbres fruitiers et des villages de terre ocre.
Voir une vidéo extraordinaire de 12 minutes 33 > 14 janvier 2023 - Notre zoom nous emmène au Sud du Maroc, entre Marrakech et Ouarzazate. Partons sur la route des oasis du Haut Atlas, une alternance de déserts de pierres et de sable où surgissent parfois des jardins verdoyants.
Source : https://www.youtube.com/watch?v=iMbvm2LOcTw
Le système oasien de l’Atlas montre une autre logique. La FAO décrit un système associant :
- légumes ;
- céréales ;
- arbres fruitiers ;
- pâturages ;
- rotation des cultures ;
- gestion communautaire de l’eau.
L’intérêt est de produire plusieurs étages de végétation dans un environnement où l’eau est limitée. (FAO)
Principe spatial - On pourrait représenter le modèle ainsi :
Eau ↓ arbres hauts ↓ arbres fruitiers ↓ cultures ↓ sol couvert ↓ matière organique
C’est une forme ancienne de stratification agricole.
Application contemporaine - Dans un petit domaine méditerranéen, cela pourrait conduire à associer :
- arbres fruitiers ;
- légumes ;
- légumineuses ;
- plantes aromatiques ;
- petit élevage ;
- compostage.
Le principe essentiel est de faire en sorte que plusieurs productions utilisent le même espace et les mêmes flux d’eau.
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3. Maroc — Figuig : la gestion sociale de l’eau{{}}
Les ksour de Figuig constituent un autre exemple marocain reconnu par la FAO. Le système combine oasis, cultures et pastoralisme autour d’une gestion sociale de l’eau et des terres. (FAO)
Les ksour de Figuig forment un ensemble de sept villages fortifiés de terre crue (pisé) situés dans une oasis du sud-est du Maroc, près de la frontière algérienne. Ils s’articulent autour d’une immense palmeraie et d’un ingénieux système traditionnel de gestion de l’eau par canaux.
Source à consulter : https://whc.unesco.org/fr/listesindicatives/5625/
Un ksar, ou ighrem (en arabe : قصر [qasr], berbère : ⵉⵖⵔⵎ [iɣrem][1]), au pluriel respectivement kosour (قصور [qoṣūr]), et igherman (ⵉⵖⵔⵎⴰⵏ [iɣerman][1]), est un village fortifié d’architecture berbère que l’on trouve en Afrique du Nord[2],[3]. Au pluriel, on trouve aussi les formes « ksars », « ksour » (pluriel calqué de l’arabe), voire « ksours » ou « kosours »[2]…. – Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ksar_(fortification)
Systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial (SIPAM){{}}
Les ksour de Figuig : cultures oasiennes et pastorales autour de la gestion sociale de l’eau et des terres{{}}
©Saidi Seddik
Titre complet du projet |
Les ksour de Figuig : cultures oasiennes et pastorales autour de la gestion sociale de l’eau et des terres |
| Introduction{{}} | Le SIPAM de Figuig est caractérisé par l’interdépendance et les liens qui existent entre les communautés pastorales et les communautés agricoles. Les populations nomades qui pratiquent le pastoralisme ont toujours commercé avec les agriculteurs de Figuig, qui ont édifié des constructions ingénieuses appelées ksour là où se trouvaient des sources d’eau. Chaque ksar est le point de départ d’un remarquable réseau d’irrigation qui s’étend à travers des centaines de parcelles oasiennes. |
Cet exemple est une dimension souvent oubliée dans les projets d’autonomie. On parle beaucoup de : panneaux photovoltaïques ; citernes ; potagers ; pompes.
Source : https://www.fao.org/giahs/around-the-world/detail/morocco-ksour-figuig-oasis/fr
Mais une véritable autonomie suppose également de savoir qui possède l’eau, qui l’entretient, qui la distribue et comment les conflits sont arbitrés.
Leçon - L’autonomie écologique est aussi une question institutionnelle.
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4. Algérie — El Oued : le système des ghouts{{}}
Dans la région d’El Oued, au Sahara algérien, les agriculteurs ont historiquement creusé des cuvettes dans les dunes afin de rapprocher les palmiers de la nappe souterraine. Le système du ghout, reconnu par la FAO depuis 2011, permettait ainsi de cultiver les dattiers sans irrigation artificielle conventionnelle. Sous les palmiers pouvaient être cultivés d’autres végétaux, créant un système agricole à plusieurs niveaux.
La région d’El Oued, aussi appelée l’Oued Souf, est une oasis saharienne située dans le sud-est de l’Algérie, au cœur du Grand Erg Oriental. Surnommée la « ville aux mille coupoles », elle se distingue par son architecture blanche en dômes et son système agricole unique adapté au désert.
Source : https://www.theoutsiders.travel/inspiration/lieu/el-oued/
Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/El_Oued et https://www.climatsetvoyages.com/climat/algerie/el-oued
Système de l’oasis de Ghout à El Oued, Algérie - Photo gracieusement fournie par GIAHS Algérie - Système de Ghout – Résumé Informations détaillées Partenaires
Dans le désert algérien, le système hydro-agricole traditionnel du ghout consiste à creuser le sol en tirant parti des connaissances sur le vent pour planter des palmiers dattiers au-dessus des nappes phréatiques. Ce système durable à plusieurs niveaux permet la culture de légumes et d’arbres fruitiers sous les palmiers dattiers, tout en préservant la biodiversité végétale, entomologique et animale….
Source : https://www.fao.org/giahs/giahs-around-the-world/algeria-ghout-oasis-system/en (FAO)
Leçon extraordinaire : {{}}
Au lieu de lutter contre le climat, le système utilise la géographie et la nappe existante. Il illustre une règle fondamentale : avant de chercher à ajouter de l’énergie pour déplacer l’eau, chercher comment organiser le territoire pour que l’eau travaille avec la gravité, le sol et la végétation.
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- Égypte — Siwa : l’oasis à plusieurs étages{{}}
L’oasis de Siwa constitue un autre exemple remarquable. Le système traditionnel associe notamment : palmiers-dattiers ; oliviers ; luzerne ; autres cultures ; élevage ; biodiversité.
Siwa (ou Sioua, Syouah, ou en berbère : ⵉⵙⵉⵡⴰⵏ Isiwan (Issiouane) ou Sali ; en arabe : واحة سيوة Waḥa Siwa, en copte : Siouah) est une oasis de l’ouest de l’Égypte, proche de la frontière libyenne et à 560 km du Caire. Elle est la plus septentrionale des oasis égyptiennes, à 300 km des côtes méditerranéennes de Marsa Matruh. S’abreuvant sur les nappes souterraines, peuplée de près de 33.000 habitants[1], on la sait occupée depuis la haute Antiquité (sans être certain de la continuité de cette occupation). Aujourd’hui, la langue berbère y est parlée sous sa forme dialectale, le siwi (jlan en isiwan)… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Siwa_(oasis)
Source : https://jemecasseausoleil.blogspot.com/2012/10/oasis-de-siwa.html
La FAO reconnaît le système de production de dattes de Siwa depuis 2016. (FAO)
Système de production de dattes dans l’oasis de Siwa, en Égypte - Photo gracieusement fournie par GIAHS Oasis de Siwa
Résumé Informations détaillées
L’oasis de Siwa illustre l’ingéniosité dont font preuve les agriculteurs pour adapter l’agriculture à des conditions climatiques très rudes. Située dans une région très aride, cette oasis, qui repose sur la culture du palmier dattier associée à d’autres cultures telles que l’olivier et la luzerne, offre un moyen efficace de produire de la nourriture, d’élever du bétail et de préserver la flore et la faune sauvages…
Leçon - L’oasis est en quelque sorte une machine climatique biologique. Les arbres créent de l’ombre. L’ombre diminue l’évaporation. La végétation modifie le microclimat. Le sol reste plus productif. D’autres cultures peuvent se développer sous la canopée.
Application à l’habitat individuel - Une maison pourrait être pensée comme le cœur d’une petite oasis domestique : maison → terrasse ombragée → arbres → cultures → réserve d’eau.
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6. Tunisie — Les systèmes culturaux en Ramli dans les lagunes de Ghar El Melh et les jardins suspendus de Djebba El Olia Djebba en Tunisie avec une agriculture sur des terrasses{{}}
La lagune de Ghar El Melh est une lagune du nord-est de la Tunisie, s’étendant au sud du cap Farina (cap Ettarf). C’est une étendue d’eau salée, alimentée par la mer via un grau[1], qui forme l’une des plus importantes zones humides du gouvernorat de Bizerte mais aussi à l’échelle nationale, vu que la zone présente un écosystème riche avec une biocénose exemplaire des zones humides côtières. La lagune de Ghar El Melh et le delta de la Medjerda figurent parmi les « zones humides d’importance internationale » de Tunisie[2],[3]… Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lagune_de_Ghar_El_Melh
Voir également : La lagune de Ghar el Melh IRD 19 février 2024 – Vidéo 2 minutes 40 - Située au nord-est de la Tunisie, à mi-chemin entre Tunis et Bizerte, la lagune de Ghar el Melh constitue un écosystème unique mais gravement menacé. Classée site Ramsar en 2007, le premier d’Afrique du nord, la lagune est également la première de la région a avoir été labellisée ’site de démonstration en éco-hydrologie’ de l’UNESCO (2023). Cette récente labellisation est le fruit du travail conjoint des équipes de l’IRD en Tunisie et de l’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM). Au sein de l’observatoire OMELI, du LMI Cosys-Med ou encore du projet ECOVAL, ces deux instituts travaillent à la préservation de ce littoral menacé. Cette nouvelle vidéo présente l’avancée des travaux réalisés par les équipes et leurs impacts sur la lagune. Ces projets sont également soutenus par le Centre de formation professionnelle de pêche de Ghar El Melh, l’Agence de protection et d’aménagement du littoral et l’Union locale de l’agriculture et de la pêche de Ghar El Melh. Avec la participation de :
Oula Amrouni, maitre de conférences à l’INSTM et Mohamed Ali Marouani, représentant de l’IRD en Tunisie (il est présent dans la vidéo en sa qualité de représentant, il ne travaille pas lui-même sur ces projets)
Réalisation/production IRD © IRD 2024 - Musique 2 titres :
Island Luke Bergs Island
IRD
Source : https://www.youtube.com/watch?v=hJ1JGStYWyk
Source : Sur la grande vulnérabilité du lido du complexe lagunaire de Ghar El Melh et de ses terres humides (Tunisie septentrionale) - Érosion, risque de maritimisation et menaces sur le terroir original Ramli - Ameur Oueslati, Ouadii El Aroui and Naziha Sahtout – Voir ce document : https://journals.openedition.org/mediterranee/7944
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Djebba El Olia est un village de montagne du nord-ouest de la Tunisie, dans le gouvernorat de Béja. Il est célèbre pour ses « jardins suspendus », un système agroforestier en terrasses reconnu par la FAO comme Patrimoine Agricole Mondial (SIPAM).
Djebba El Olia est un village de montagne perché à 600 mètres d’altitude sur les flancs du Jebel El Gorrâa dans le nord-ouest de la Tunisie (gouvernorat de Béja). Il est mondialement reconnu pour ses jardins suspendus, un système agroforestier exceptionnel classé patrimoine agricole mondial (SIPAM) par la FAO.
Djebba est un village tunisien situé près de Thibar, en contrebas des versants du djebel Gorra, à 700 mètres d’altitude. Il est dépendant du gouvernorat de Béja. Appelé Thigibba Bure dans l’Antiquité[1], le village est connu pour ses vergers d’arbres fruitiers, avec des milliers d’arbres divers dont plus de treize variétés de figuiers (notamment ceux produisant la figue de Djebba). Djebba dispose aussi d’un parc naturel, qui fait l’objet d’un projet d’aménagement [2]… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Djebba_(gouvernorat_de_B%C3%A9ja)
Le gouvernorat de Béja (arabe : ولاية باجة), créé en 1956 [1], est l’un des 24 gouvernorats de la Tunisie. Il est situé dans le nord-ouest du pays et couvre une superficie de 3.740 km 2[1],[2], soit 2,2 % de la superficie du pays. Il abrite en 2024 une population de 311.417 habitants [3]. Son chef-lieu est la ville de Béja…
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernorat_de_B%C3%A9ja
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Djebba ou la magie de la l’intégration et de la résilience aux différents défis. RDD-Groupe Racines et Développement Durable - Samir Meddeb · Admin · n͏o͏S͏d͏r͏o͏p͏e͏t͏s͏ ͏g͏9͏2͏8͏9͏6͏f͏6͏i͏2͏a͏t͏ ͏a͏8͏l͏g͏t͏3͏1͏3͏0͏3͏i͏0͏l͏l͏g͏c͏1͏l͏l͏r͏l͏1͏i͏v͏1͏2͏0͏0͏a͏1͏u͏f͏c͏2͏8͏2͏ ·
Djebba, auquel appartient le territoire de ’Djebba el Olia’, est un village de montagne relevant de la délégation de Thibar et du gouvernorat de Béja (Nord-Ouest de la Tunisie). Sur le plan historique, ’Djebba el Olia’ n’est pas la seule agglomération de montagne du Nord-ouest Tunisien dont la fondation remonte à l’Antiquité. Il en existe tant d’autres comme par exemple Balta au nord de Boussalem ou Kesra, non loin de Makthar. Ce qui la distingue cependant, ce sont les diverses formes d’ingéniosité qui ont été mise en œuvre pour tirer le meilleur parti d’un milieu à priori défavorable (nature très accidentée, terrains à forte déclivité, sol superficiel et pauvre peu propice à la culture,...). Parmi ces ingéniosités qui font la spécificité de ’Djebba et Olia’ on remarque notamment l’aménagement des terrasses pour la culture, le choix des espèces cultivées, les pratiques culturales et surtout la gestion rationnelle et collégiale de l’eau. Les combinaisons multiples de ces ingéniosités pratiquées de manière collective ou individualisée font l’originalité et la spécificité de ’Djebba et Olia’ et expliquent amplement le niveau élevé de sécurité alimentaire qui y est atteint et la force d’attachement des hommes et des femmes à leur terroir.
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Source : https://www.facebook.com/groups/697782644501753/posts/1003417693938245/
Entre mémoire et renouveau : la quête d’une autosuffisance nourricière en Tunisie. 23 Mars 2025 - Rédigé par Jamel BENJEMIA / Journal LE TEMPS 23/03/2025 - Publié dans #Articles
Jamel BENJEMIA جمال بن جميع Haut du formulaire
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La Tunisie, terre de lumière et d’histoire, s’étire entre mer et désert, façonnée par les vents du temps et la résilience de son peuple. Depuis l’Antiquité, ce pays a su transformer les défis en opportunités, apprivoisant une nature tantôt généreuse, tantôt capricieuse. Aujourd’hui encore, face aux incertitudes climatiques et économiques, l’impératif de l’autosuffisance alimentaire résonne comme une nécessité vitale. Plus qu’un enjeu de survie, c’est une quête d’harmonie, un retour aux racines profondes de la terre nourricière. Mais comment concilier tradition et modernité, sagesse ancestrale et innovations contemporaines ? Comment réapprendre à cultiver sans épuiser, à récolter sans dénaturer, à nourrir sans aliéner ? À travers l’histoire de l’agriculture tunisienne, de ses terres fertiles aux jardins suspendus de Djebba El Olia, ce texte explore les chemins d’une autonomie retrouvée.
La mémoire des sols et le chant des saisons{{}}
Dans chaque grain de sable des plaines du Sahel, dans chaque motte de terre des vallées de la Medjerda, repose un savoir ancestral, tissé de patience et d’ingéniosité. Depuis des millénaires, l’agriculture tunisienne s’est adaptée aux caprices du ciel, composant avec les sécheresses, les crues, et les vents brûlants du désert. Les fellahs d’hier, véritables alchimistes, décryptaient le murmure du vent et l’absence éloquente des nuages. Ils plantaient en fonction des cycles lunaires, irriguaient avec la parcimonie d’un orfèvre dosant son or, et récoltaient en respectant le rythme sacré des saisons. De l’olivier centenaire au blé doré des plaines, chaque culture était un maillon d’une harmonie subtile entre l’homme et la nature. Aujourd’hui, sous l’uniformisation imposée par les marchés mondialisés, ce savoir précieux menace de disparaître sous le poids de l’agriculture intensive. Pourtant, au cœur de cette tempête, certaines régions de Tunisie perpétuent l’équilibre fragile d’une agriculture durable. C’est dans cet interstice, entre préservation et innovation, que repose l’espoir d’une autosuffisance renouvelée.
Le défi de l’autonomie alimentaire{{}}
L’autosuffisance alimentaire n’est pas une utopie, mais un horizon vers lequel il faut marcher avec lucidité et détermination. La Tunisie, malgré ses richesses naturelles, dépend encore largement des importations pour nourrir sa population. Blé, sucre, huile végétale : ces denrées essentielles arrivent par bateaux, soumises aux fluctuations des marchés internationaux et aux tensions géopolitiques. Chaque crise met en lumière cette fragilité : une sécheresse, un conflit à des milliers de kilomètres, et soudain, les prix flambent, les rayons se vident, l’angoisse s’installe. Pourtant, les solutions existent. Redonner vie aux cultures vivrières, réhabiliter les semences locales, investir dans une agriculture régénératrice, autant de voies qui permettraient de renouer avec une souveraineté alimentaire réelle. Cette ambition se confronte à des défis majeurs : morcellement des terres, exode rural croissant, désintérêt des jeunes pour un métier jugé moins prometteur que les illusions urbaines. Comment alors inverser la tendance ? Comment redonner au métier de cultivateur ses lettres de noblesse ? La réponse pourrait bien résider dans des modèles ancestraux réadaptés aux défis contemporains.
Les jardins suspendus de Djebba El Olia : un miracle d’ingéniosité
Dans les hauteurs du gouvernorat de Béja, Djebba El Olia se dresse comme un sanctuaire vivant où l’homme et la nature dialoguent en parfaite intelligence. Ici, les montagnes ne sont pas un obstacle, mais un écrin sculpté par des siècles de patience et de savoir-faire. Les jardins suspendus, reconnus par la FAO comme un système ingénieux du patrimoine agricole mondial (SIPAM), incarnent cette alliance harmonieuse où chaque pierre posée, chaque arbre planté, chaque rigole tracée témoigne d’une résilience séculaire. Dans ces terrasses millénaires, l’eau, ce trésor inestimable, est captée et guidée avec une minutie d’un expert. Chaque goutte devient une offrande, préservée par des murs de pierres sèches qui retiennent l’humidité et limitent l’érosion. Figuiers, oliviers, grenadiers et amandiers y prospèrent, défiant la rudesse du climat dans une danse silencieuse avec le sol.
Les agriculteurs de Djebba ne sont pas seulement des cultivateurs, ce sont des gardiens d’un héritage fragile, des passeurs de mémoire. Ils perpétuent un art agricole où le geste est sacré, où la terre n’est pas une ressource à exploiter, mais une alliée à chérir. Face aux ravages de l’agriculture intensive, ces jardins suspendus offrent une leçon précieuse : produire sans détruire, cultiver sans compromettre l’avenir.
L’eau, fil d’or de l’autonomie agricole {{}}
Si la terre est le berceau de la vie, l’eau en est le souffle vital. En Tunisie, où les précipitations sont irrégulières et les nappes phréatiques surexploitées, la gestion de l’eau est une question cruciale. Depuis des siècles, les agriculteurs ont su tirer parti des moindres gouttes en développant des systèmes habiles. Les « jessours », ces barrages de terre construits sur les versants des collines, permettent de capter et de retenir l’eau pour irriguer les cultures. Les citernes creusées dans la roche, dénommées « Majel », autrefois présentes dans chaque village, assurent une réserve précieuse pour les saisons arides.
Ces savoirs d’antan, loin d’être obsolètes, se marient aujourd’hui aux innovations : goutte-à-goutte, récupération des eaux pluviales, recyclage des eaux usées, autant de leviers pour une gestion plus efficiente. Car l’eau n’est pas seulement une ressource, elle est un patrimoine à préserver, un bien commun qui ne saurait être sacrifié aux logiques marchandes.
Assurer l’autonomie agricole de la Tunisie passe par une révolution de l’eau, où chaque goutte compte et où la sagesse d’hier éclaire les choix de demain.{{}}
Réconcilier l’homme et la terre{{}}
L’autosuffisance ne s’impose pas, elle se construit, patiemment, geste après geste, récolte après récolte. Il ne s’agit pas d’un retour nostalgique à un passé idéalisé, mais d’une réconciliation entre tradition et modernité, entre l’intelligence du passé et les innovations du futur. L’agroécologie, la permaculture, la valorisation des savoirs locaux offrent des pistes concrètes pour repenser notre rapport à la terre. Loin des monocultures destructrices, elles prônent un modèle où la diversité est une force, où la fertilité des sols est préservée, où les agriculteurs redeviennent les architectes de leur destin. La Tunisie possède les ressources et le savoir-faire pour réussir cette transition. Mais il faut une volonté politique forte, une mobilisation collective, un changement de regard. Il faut comprendre que l’autosuffisance n’est pas une contrainte, mais une libération, une promesse d’avenir où chaque Tunisien pourrait se nourrir de la richesse de son propre terroir.
L’autosuffisance alimentaire en Tunisie n’est ni un mirage, ni un phantasme. C’est un appel à renouer avec la terre, à retrouver la sagesse des anciens sans renier les avancées du présent. C’est un engagement, un serment fait à la terre nourricière de ne plus l’épuiser, mais de la cultiver avec respect et intelligence.
Les jardins suspendus de Djebba El Olia, témoins silencieux du génie humain, rappellent une vérité immuable : la terre ne ment pas à ceux qui la comprennent. Elle se donne à ceux qui l’aiment, elle prospère entre les mains de ceux qui l’écoutent.
Que chaque graine semée soit une promesse, que chaque récolte soit une victoire, que chaque champ cultivé soit un poème écrit en lettres de lumière sur la peau du monde. L’autosuffisance n’est pas un repli, c’est une renaissance. Et c’est en redonnant à la terre sa voix que la Tunisie retrouvera la sienne.
La terre, qui a vu naître Magon, véritable encyclopédie vivante de l’agriculture, ne peut manquer de vibrer au rythme de cette révolution agricole.
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Les systèmes agricoles tunisiens au patrimoine agricole mondial - 23 juin 2020 – Par FAO Document ‘africarenewal.un.org’
Nichés sur les hauteurs du Mont el Gorrâa, les jardins de Djebba el Olia forment un système agroforestier unique selon la FAO
Les systèmes culturaux en Ramli dans les lagunes de Ghar El Melh et les jardins suspendus de Djebba El Olia fournissent des services écosystémiques et un savoir traditionnel essentiels en matière de préservation{{}}
Les systèmes culturaux en Ramli dans les lagunes de Ghar El Melh et ses jardins suspendus de Djebba El Olia ont été reconnus comme Systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial (SIPAM), une appellation gérée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Il s’agit de la deuxième reconnaissance SIPAM pour un site tunisien après les oasis de Gafsa en 2011.
Les deux sites reflètent des liens étroits entre les champs cultivés, l’écosystème naturel et la faune et la flore locale tout en faisant la promotion du savoir traditionnel et de la protection de la biodiversité. Leur reconnaissance en tant que SIPAM encouragera les communautés locales à continuer à en prendre soin et à protéger leur patrimoine pour les générations futures.
Les pratiques culturales en Ramli de Ghar El Melh{{}}
Les Ramli, dont le mot signifie ’ sur le sable’, sont des pratiques agricoles qui consistent à cultiver sur des supports sableux. Uniques, non seulement en Tunisie mais à l’échelle mondiale, ces jardins ont été créés au 17ème siècle par la diaspora andalouse pour pallier au manque de terres cultivées et d’eau fraiche.
Ces pratiques ingénieuses sont basées sur un système d’irrigation passif où les racines des plantes se nourrissent grâce à l’eau de pluie stockée qui flotte à la surface de la mer suite aux ondulations des vagues.
Le savoir traditionnel préservé sur plusieurs siècles permet aux agriculteurs de maintenir de larges parcelles de lagunes grâce à une quantité précise de sable et de matière organique qui font en sorte que les cultures atteignent une taille adéquate et qu’ainsi les racines soient irriguées grâce à de l’eau fraiche, par opposition à l’eau salée et à ses effets négatifs.
Les haies d’arbres fruitiers et de buissons sur la barrière du lagon protègent les parcelles cultivées du vent et des embruns, favorisent le ralentissement de l’évaporation et améliorent le sable. Un système doté de tellement d’atouts rend possible la culture agricole tout au long de l’année sans avoir besoin de recourir à un approvisionnement en eau artificiel, et ce, même lors des périodes de sécheresse.
Aujourd’hui, la pêche et l’agriculture sont les principales activités de subsistance dans la zone. Les fermes de Ghar El Melh sont relativement petites (81 pour cent d’entre elles font moins de 5 hectares) et produisent principalement des pommes de terre, des haricots et des oignons ’sur ramli’.
En savoir plus sur le système en Ramli ici
Les jardins suspendus de Djebba El Olia{{}}
Nichés sur les hauteurs du Mont el Gorrâa, les jardins de Djebba el Olia forment un système agroforestier unique. A 600 mètres d’altitude, les agriculteurs ont réussi à façonner ce paysage montagneux à leur avantage en intégrant l’agriculture sur les terrasses issues de formations géologiques naturelles ou en les construisant en pierres sèches.
Renforcés par un système d’irrigation efficace, les jardins suspendus sont des exemples d’agroforesterie, innovants et résilients, qui satisfont aux besoins alimentaires des communautés locales tout au long de l’année. Grâce à la préservation des forêts en altitude et à la multitude d’espèces dans la strate arborescente des jardins, Djebba El Olia bénéficie d’un microclimat particulier.
Basée sur les pratiques associant l’agroforesterie et l’agroécologie, la culture de figuier est le pilier d’un système divers, résilient et polyculturel favorisé par une production animale assez importante. Mis à part les figues, un grand nombre de légumes, de légumineuses et d’espèces fruitières sont produites dans les jardins y compris des plantes solanacées (la tomate, le poivre) mais aussi la courge, les fèves, l’oignon, le haricot ou encore les pommes de terre.
L’élevage de bétail représente également une grande partie de la biodiversité du site, en particulier une race locale de moutons appelée la ’noire de Thibar’, qui s’adapte facilement aux terrains accidentés et la race bovine appelée la brune de l’Atlas connue pour sa robustesse.
Ces jardins bénéficient des forêts avoisinantes et des espèces de la flore et de la faune sauvages, assurant ainsi que les pollinisateurs sauvages contribuent à la biodiversité. L’art de gérer des espèces cultivées et sauvages constitue la base de savoir du site. La qualité des produits est très appréciée : les figues de Djebba et leur appellation AOC, les fruits frais et secs et les produits transformés (les confitures) sont très recherchés au niveau local et international et représentent une source importante de revenus.
En savoir plus sur les jardins de Djebba El Olia ici.
Officiellement soumises par le gouvernement tunisien en mars 2019, les applications visant à une reconnaissance SIPAM ont reçu le soutien technique du PNUD en ce qui concerne le site de Ghar El Melh et du programme de la FAO en Tunisie en ce qui concerne le site de Djebba El Olia, en coordination avec le point focal national des SIPAM et le secrétariat des SIPAM.
A propos du Programme SIPAM{{}}
L’ajout de deux sites tunisiens porte le nombre total de SIPAM dans le monde à 61 à travers 22 pays. Ce programme de référence de la FAO souligne la manière unique dont les communautés rurales ont, au cours des générations, réussi à maintenir la sécurité alimentaire, des moyens d’existence viables, des écosystèmes résilients et des niveaux élevés de biodiversité tout en contribuant à la formation de paysages remarquables.
Nos partenaires :
Bureau du Conseiller spécial pour l’Afrique
Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique
La Commission économique pour l’Afrique (CEA)
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Les jardins suspendus de Djebba El Olia, en Tunisie, sont particulièrement intéressants. Situés sur les pentes du Jbel el Gorrâa, vers 600 m d’altitude, ils associent : terrasses ; pierres sèches ; agriculture ; arbres ; biodiversité ; sources ; galeries karstiques ; irrigation. La FAO les reconnaît comme SIPAM depuis 2020. (FAO)
Source : https://www.elguid.com/Y008/2024/05/08/djebba/
Leçon - La pierre sèche n’est pas simplement un élément patrimonial. Elle peut devenir un outil hydrologique et agronomique :
- ralentir l’eau ;
- retenir le sol ;
- créer des terrasses ;
- limiter l’érosion ;
- créer des microclimats.
Cela est particulièrement pertinent pour les terrains méditerranéens en pente. {{}}
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Tunisie — Ghar El Melh : cultiver sur le sable {{}}
Voici peut-être l’un des exemples les plus surprenants. À Ghar El Melh, les agriculteurs pratiquent depuis le XVIIe siècle le système ramli. Les cultures sont installées sur des substrats sableux dans les lagunes. L’eau douce provenant des pluies s’accumule au-dessus de l’eau salée et peut alimenter les racines grâce au mouvement des marées. (FAO) - Les exploitations sont petites : selon la FAO, 81 % font moins de cinq hectares.
Leçon - Ce système montre qu’il est parfois possible de résoudre un problème agricole non pas en apportant davantage d’eau, mais en organisant physiquement le système sol-eau. C’est une idée particulièrement féconde pour les futures agricultures méditerranéennes.
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8. Chypre — La maison qui se refroidit elle-même - Passons maintenant de l’agriculture à l’habitat{{}}
À Chypre, la maison qui se refroidit elle-même repose sur l’architecture vernaculaire méditerranéenne et les techniques de rafraîchissement passif. En combinant des murs en pierre très épais, une organisation autour d’une cour centrale ombragée (avli) et une ventilation naturelle nocturne optimisée, ces habitations régulent leur température intérieure sans consommer d’énergie.
L’architecture vernaculaire méditerranéenne regroupe des constructions traditionnelles sans architecte, façonnées par les savoirs locaux, le climat chaud et les matériaux du terroir. Elle utilise des murs épais en pierre ou pisé, des façades blanchies à la chaux pour réfléchir le soleil, et de petites ouvertures pour préserver la fraîcheur intérieure.
https://www.casalgrandepadana.fr/magazine/detail/le-style-mediterraneen-une-architecture-face-la-me
Architecture méditerranéenne : caractéristiques et exemples modernes{{}}
L’architecture méditerranéenne est l’un des styles les plus reconnaissables et admirés au monde. Inspirée par les climats chauds, la vie en plein air et les matériaux naturels, elle combine simplicité, lumière et harmonie avec le paysage environnant. Dans sa forme contemporaine, ce style évolue vers des lignes épurées, l’efficacité énergétique et des solutions modernes tout en conservant son essence traditionnelle.
Webinaire à consulter : L’architecture vernaculaire comme modèle à réinventer vers une approche bioclimatique (C. Gaillard) - ILOT FORMATION - 02 juillet 2024
L’adaptation au changement climatique est devenue un enjeu majeur de l’urbanisme et de l’architecture à venir. L’innovation est souvent présentée comme une solution pour surmonter ce défi colossal, car elle permettrait de concevoir des bâtiments et des aménagements plus performants. Le but de cette présentation est de montrer que l’étude de l’architecture vernaculaire constitue une formidable ressource pour imaginer des stratégies alternatives d’adaptation au changement climatique. L’enjeu central est finalement de valoriser une approche bioclimatique de la conception qui puisse à la fois puiser dans les innovations récentes comme dans les solutions les plus ingénieuses du passé. Au regard des enjeux, l’intervention de Clément GAILLARD vous permettra d’appréhender l’architecture vernaculaire comme un modèle pour adapter sa façon de concevoir face au changement climatique.
ILOT FORMATION
Source : https://www.youtube.com/watch?v=k1svVRAlBfg
Informations techniques par Archisearch qui est basé à Paralímni, Chypre. r͏n͏t͏e͏s͏o͏d͏o͏p͏S͏3͏o͏7͏à͏ ͏c͏0͏t͏ ͏û͏c͏9͏7͏7͏8͏ ͏ :͏7͏7͏0͏0͏f͏i͏L͏2͏1͏5͏h͏3͏2͏g͏6͏8͏1͏a͏u͏i͏2͏1͏i͏e͏f͏t͏a͏5͏f͏i͏ ͏1͏g͏ · La Flor de la Canela · Frankie Reyes ·
Mediterranean Living
Avlí Houses by ONAiONA reinterpret the traditional Cypriot
#court
yard
house - Read more : https://www.archisearch.gr/.../mediterranean-living-avli.../
En - Mediterranean Living by #archisearch celebrates the warmth, light, and timeless elegance of homes along the #mediterranean coast. From sun-drenched interiors to landscapes that merge indoors and out, each residence in this series embodies a harmony of natural materials, fluid spaces, and effortless connection to its surroundings—capturing the essence of Mediterranean life.
Located in Paralimni, on the southeastern coast of #cyprus, the Avlí Houses (Avlí : Αυλή, meaning “courtyard”) by Ona i Ona Architecture and Design were designed for two related families wishing to continue their tradition of spending summers together. The project accommodates two autonomous residences on a compact 607-square-metre plot, organized around a shared, climate-responsive courtyard. Balancing collective outdoor living with privacy, the design draws on Mediterranean architectural traditions while responding to the needs of contemporary living.
The design establishes a careful balance between autonomy and togetherness, ensuring each household benefits from generous private living spaces while encouraging daily interaction through a sequence of shared outdoor environments. This spatial configuration draws upon the principles of Cypriot vernacular architecture, where the courtyard acts as a transitional realm between public and private life and forms the centre of domestic activity.
Passive environmental strategies – including natural ventilation, evaporative cooling and carefully shading – enhance thermal comfort without relying exclusively on mechanical systems. Each #residence also incorporates a more secluded outdoor area enclosed by movable bamboo screens that filter sunlight, promote cross-ventilation, and allow the spaces to adapt to changing climatic conditions.
Extraits : FR - La série « Mediterranean Living » de #archisearch célèbre la chaleur, la lumière et l’élégance intemporelle des demeures situées le long de la côte #méditerranéenne. Des intérieurs baignés de soleil aux paysages où l’intérieur et l’extérieur ne font plus qu’un, chaque résidence de cette série incarne l’harmonie entre les matériaux naturels, les espaces fluides et le lien naturel avec son environnement, capturant ainsi l’essence même de la vie méditerranéenne.
Situées à Paralimni, sur la côte sud-est de #Chypre, les Avlí Houses (Avlí : Αυλή, qui signifie « cour ») signées Ona i Ona Architecture and Design ont été conçues pour deux familles apparentées souhaitant perpétuer leur tradition de passer leurs étés ensemble. Le projet comprend deux résidences autonomes sur un terrain compact de 607 mètres carrés, organisées autour d’une cour commune adaptée aux conditions climatiques. Concilier la vie collective en plein air et l’intimité, le projet s’inspire des traditions architecturales méditerranéennes tout en répondant aux besoins de la vie contemporaine. La conception établit un équilibre minutieux entre autonomie et vie en communauté, garantissant à chaque foyer de bénéficier d’espaces de vie privés généreux tout en favorisant les interactions quotidiennes grâce à une succession d’espaces extérieurs partagés. Cette configuration spatiale s’inspire des principes de l’architecture vernaculaire chypriote, où la cour sert de zone de transition entre la vie publique et la vie privée et constitue le centre de l’activité domestique. Des stratégies environnementales passives – notamment la ventilation naturelle, le refroidissement par évaporation et un ombrage soigneusement étudié – améliorent … - Traduit avec DeepL.com (version gratuite)
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Un pays - Article ‘Toute l’Europe’ sur Chypre mis à jour le 27.02.2026 - Extraits{{}}
Politique - Chypre est une république présidentielle dans laquelle le président, élu au suffrage universel direct, est à la fois chef de l’État et chef du gouvernement. Son Parlement monocaméral, la Chambre des représentants, est élu tous les cinq ans.
La République de Chypre, indépendante depuis 1960, est divisée depuis l’intervention turque de 1974. Le nord de l’île échappe au contrôle effectif du gouvernement de la République de Chypre, seule reconnue par la communauté internationale. Créée en 1983, la ’République turque de Chypre-Nord’ n’est, elle, reconnue que par Ankara. Les Chypriotes grecs sont ainsi regroupés au Sud (888 000 d’après les statistiques de 2019) ; tandis que les Chypriotes turcs et de nombreux immigrants de Turquie se trouvent au Nord (environ 250 000 en 2006 selon les autorités turques du nord de l’île).
Le Parlement, appelé le Vouli antiprosopon sur l’île, est composé de 80 députés. Mais tous les députés ne seront pas élus lors du même scrutin. En effet, les sièges du Parlement sont répartis entre les Chypriotes grecs de la République de Chypre, État membre de l’UE et les Chypriotes turcs de la République turque de Chypre du Nord, d’après une loi de 1985. Ainsi, 70 % des sièges, soit 56 sur 80, sont réservés aux Chypriotes grecs et les 24 restants sont réservés à la communauté turque. Cependant, puisqu’aucun accord de paix n’a été conclu au sujet de cette partition de l’île, ces 24 derniers sièges restent vacants.
Níkos Christodoulídes, l’actuel président de la République de Chypre, a été élu le 12 février 2023 avec près de 52 % des voix, devant son rival Andréas Mavroyiánnis. Se présentant comme ’indépendant’, il avait reçu le soutien du président sortant, Níkos Anastasiádis, membre du Rassemblement démocratique (DISY, conservateur).
Jusqu’aux dernières élections législatives de mai 2026, les partis soutenant le président Nikos Christodoulides étaient majoritaires au sein du Parlement, dans une coalition entre conservateurs, libéraux et sociaux-démocrates.
À l’issue des élections législatives du 24 mai 2026, le Rassemblement démocratique de centre droit est arrivé en tête. Mais le scrutin a surtout été marqué par la progression de l’extrême droite et l’affaiblissement des soutiens du président Níkos Christodoulídis, dont le poste sera remis en jeu en 2028.
Selon les résultats officiels du ministère de l’Intérieur chypriote, le DISY a remporté 27,1 % des voix, un score très proche de celui enregistré en 2021, lui permettant d’envoyer 17 députés à la Chambre des représentants. La formation de centre droit compte trois points d’avance sur son rival historique, l’AKEL. Le parti de gauche a enregistré 23,9 % des suffrages, glanant 15 sièges. Le principal enseignement du scrutin réside dans la percée de l’extrême droite. Avec 10,9 % des voix, le Front populaire national (ELAM) s’est hissé à la troisième place et obtenu 8 sièges. ELAM a mené campagne sur une ligne dure en matière d’immigration ainsi que sur les relations avec les Chypriotes turcs, allant jusqu’à prôner la fermeture des points de passage entre les deux parties de l’île.
Deux nouvelles formations ont également fait leur entrée à la Chambre des représentants. Après avoir mené campagne sur la lutte contre la corruption et la réforme des institutions, Les Citoyens pour Chypre (ALMA) ont obtenu 5,8 % des voix (4 sièges). Démocratie directe (ÁDK) complète le tableau avec 5,4 % des voix (4 sièges également).
Relations entre Chypre et Chypre du Nord
Après avoir choisi Mustafa Akinci comme président en avril 2015, les électeurs de la République turque de Chypre Nord (RTCN), reconnue seulement par la Turquie, ont élu le nationaliste proturc Ersin Tatar lors de l’élection présidentielle du 11 octobre 2020. Si le précédent président avait pour projet de réunifier les deux parties de l’île, Ersin Tatar était quant à lui favorable à une solution à deux États.
Mais, lors de la dernière élection présidentielle du 19 octobre 2025, la communauté chypriote du nord de l’île a élu le candidat de l’opposition Tufan Erhürman avec 63 % des voix. Il l’a emporté face au président sortant Ersin Tatar, soutenu par son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan. Ces résultats illustrent une nouvelle dynamique en faveur de la réunification de l’île, que le vainqueur entend remettre à l’agenda, tout en maintenant le dialogue avec Ankara.
Depuis la proclamation de l’indépendance du territoire de Chypre du Nord en 1983, plusieurs projets de réunification ont été envisagés. En 2004, le projet Annan (du nom du secrétaire général de l’ONU de l’époque) pour une réunification de l’île a été soumis à référendum mais a été rejeté par les Chypriotes grecs.
Une nouvelle série de négociations, menée en juillet 2017 sous l’égide de l’ONU avec la présence des 3 pays ’garants’ (Royaume-Uni, Grèce et Turquie), s’est soldée par un échec. La mise en place d’un État fédéral avec une présidence tournante était en bonne voie mais la présence de l’armée turque dans la partie nord a fini par avoir raison de l’accord.
Une autre tentative a échoué en 2019, achoppant sur la question de l’exploitation des réserves d’hydrocarbures présentes dans les eaux au large de l’île. La question a refait surface au mois d’août 2020 car les manœuvres de la Turquie en Méditerranée orientale, au large des côtes grecques et chypriotes, ont ravivé les tensions entre les deux communautés de l’île.
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Le pays et l’Union européenne{{}}
En décembre 1972, un accord d’association est signé entre le gouvernement bicommunautaire de Chypre et la Communauté économique européenne. En théorie, les deux parties de l’île (Nord et Sud) auraient dû bénéficier de cet accord, mais avec la partition de l’île et la seule reconnaissance de la partie sud par la communauté internationale et l’Europe, ce ne sera finalement pas le cas.
Chypre a déposé sa demande d’adhésion aux Communautés européennes en 1990. L’UE espérait alors que le processus d’adhésion serait l’opportunité d’une réunification des deux parties de l’île. Ses espoirs ont été déçus, les Chypriotes turcs ayant refusé de participer aux pourparlers. Ils avaient posé comme condition préalable la reconnaissance de leur État. En 1999, la résolution du problème de réunification de Chypre n’est finalement plus considérée comme un préalable à son adhésion.
Chypre adhère à l’Union européenne en tant que territoire divisé le 1er mai 2004. C’est toutefois l’ensemble de l’île qui fait partie de l’Union européenne. Ainsi, les Chypriotes turcs sont citoyens européens et citoyens d’un pays membre de l’UE (Chypre), bien qu’ils vivent sur un territoire sous contrôle turc.
La législation de l’UE est cependant suspendue dans les zones où le gouvernement chypriote (le gouvernement de la République de Chypre, reconnue par la communauté internationale à l’exception d’Ankara) n’exerce pas de contrôle effectif.
Chypre compte 6 représentants au Parlement européen. Le pays a exercé la présidence du Conseil de l’UE en 2012 pour la première fois et l’exerce du 1er janvier au 30 juin 2026. Le commissaire européen chypriote actuel est Kóstas Kadís, chargé de la Pêche et des Océans au sein de la Commission von der Leyen (2024-2029).
Le 1er janvier 2008, Chypre a adopté l’euro.
Géographie - Au carrefour de trois continents (Europe, Asie, Afrique), Chypre est la troisième grande île de la Méditerranée après la Sicile et la Sardaigne. Son point culminant est le mont Olympe (1 952 m), situé dans le massif du Tróodos. La situation géographique de l’île a suscité pendant des siècles de constantes rivalités entre les puissances désireuses de s’en assurer la possession.
Tourisme - Située au carrefour de l’Europe, de l’Afrique et du Proche-Orient, Chypre est une destination touristique riche grâce à son patrimoine culturel et naturel. La culture chypriote est aujourd’hui une mosaïque, reflet des influences variées qui ont marqué l’île. Le site néolithique de Choirokoitia, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, est ainsi l’un des sites préhistoriques les plus importants de la région. Au centre de l’île, les vestiges de Tamassos témoignent du culte d’Aphrodite durant l’Antiquité, tout comme les ruines du site d’Amathonte, plus au sud, où l’on retrouve un temple dédié à la déesse. Mosquées, abbaye de Bellapaïs, église orthodoxe Saint-Lazare de Larnaca… le patrimoine religieux plus récent y est incontournable.
Les deux grandes villes de Nicosie et Limassol sont prisées par les visiteurs. L’île offre bien sûr des sites de baignade et de plongée fantastiques. De nombreuses stations balnéaires animées attirent les visiteurs, à l’image de Protaras, Ayia Napa ou Larnaca. Les curieux peuvent aussi découvrir des villages pittoresques comme Omodos, Kakopetria, Vrysoulles ou Avgorou. A vélo ou à pied, les balades dans les plaines ou le massif de Troodos font le bonheur des sportifs comme des amateurs des promenades plus tranquilles. Et sur la pointe ouest de l’île, le parc panoramique d’Akamas offre par ailleurs des points de vue impressionnants.
La haute saison touristique à Chypre est de juin à septembre. Il est plus facile d’avoir un véhicule pour découvrir toutes les richesses d’une des plus grandes îles de la Méditerranée.
Économie - À son entrée dans l’Union européenne en 2004, Chypre était le plus riche des dix nouveaux adhérents. Toutefois, si à l’époque la partie sud de l’île connaissait une réelle prospérité, le nord, bien que bénéficiant d’une croissance élevée, subissait un retard de développement. La communauté chypriote turque demeurait en effet largement dépendante des échanges avec la Turquie et des subsides d’Ankara. Au bord de la faillite après l’explosion du secteur bancaire du pays, le gouvernement chypriote du sud de l’île a été contraint de solliciter en juin 2012 l’assistance financière de l’Union européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international, pour faire face aux besoins de ses banques (dont 40 % des engagements extérieurs concernaient la Grèce) et au financement des dépenses publiques. En contrepartie d’un plan d’aide de 10 milliards d’euros qui a duré jusqu’en 2016, le pays a mis en œuvre une importante cure d’austérité. Entre 2008 et 2014, le chômage (au sens de l’OIT) est passé de 3,5 % à 16 % avant de diminuer.
L’économie chypriote a enregistré un rebond notable à la sortie de la crise du Covid-19, affichant une croissance de +6,6 % en 2021, +5,6 % en 2022, +2,4 % en 2023, dépassant ainsi les prévisions initiales qui prévoyaient une croissance comprise entre 2 et 3 %. Le PIB chypriote a progressé de 3,4 % en 2024, soit près de 4 fois plus rapidement que la moyenne de l’UE (0,9 %). Selon les dernières prévisions de la Commission européenne, la croissance devrait rester soutenue, malgré un léger ralentissement à 3 % en 2025 et 2,5 % en 2026.
L’économie du pays est largement fondée sur le secteur tertiaire, qui représente 75 % du PIB selon les chiffres de la Direction générale du Trésor, publiés en juillet 2025. Le tourisme reste robuste et a accueilli un peu plus de 7 millions de visiteurs l’an passé selon le gouvernement chypriote, pour une population de moins d’un million d’habitants. Troisième flotte européenne, la marine marchande chypriote est également un secteur dynamique puisqu’elle représentait près de 7 % du PIB en 2024, d’après le secrétariat aux Transports maritimes du pays.
Le commerce extérieur de l’île reste fortement lié à l’Union européenne, qui représente 56,2 % de ses importations et 24,2 % de ses exportations en 2025, d’après la République de Chypre. La position géographique stratégique de l’île implique également d’importants liens commerciaux avec l’Europe centrale, l’Europe de l’Est ou le Moyen-Orient. Le pays offre par ailleurs un environnement fiscal favorable, avec de forte délocalisations des entreprises du secteur des TIC sur l’île.
Éducation - À Chypre, l’enseignement primaire et une partie du secondaire sont obligatoires, de 5 à 15 ans. La langue d’enseignement est le grec. Avant l’âge de 5 ans, les jeunes enfants peuvent être accueillis dans des écoles maternelles publiques financées par l’État, ou dans de nombreuses structures privées, généralement payantes. L’enseignement comprend le Gymnasio (premier cycle) et le Lykeio (second cycle), de 12 à 18 ans. Le système de points de crédit national est compatible avec le système européen de transfert de crédits (ECTS). L’enseignement supérieur est structuré selon le processus de Bologne. À Chypre, comme en France, on peut donc suivre le cursus Licence-Master-Doctorat.Chypre fait partie du programme Erasmus+. Le coût de la vie y est moins élevé qu’en France (alimentation, loisirs…).
Histoire - Chypre a connu une série d’influences mycénienne, phénicienne, grecque, romaine, byzantine…
- 1191 : en route pour Jérusalem, Richard Cœur de Lion s’empare de Chypre. Le pouvoir est confié aux Templiers puis à la dynastie poitevine des Lusignan pendant trois siècles. L’île est conquise par les Vénitiens en 1489, puis par les Turcs en 1571.
- 1878 : Chypre passe sous tutelle britannique. Elle devient colonie de la Couronne en 1925. Alors que les communautés grecque et turque cohabitaient tant bien que mal sous la domination ottomane, les rivalités sont exacerbées par la lutte anti-coloniale.
- 1960 : proclamation, le 16 août, de l’indépendance de Chypre. Les tensions entre les communautés grecque et turque croissent. Après les événements de Noël 1963, l’ONU doit intervenir pour mettre fin aux violences (création de la FNUCHYP en 1964). Le conflit entre la Grèce et la Turquie est évité de justesse.
- 1974 : les militaires au pouvoir en Grèce organisent un coup d’Etat contre le président chypriote Makarios. Des troupes turques débarquent dans le nord de l’île pour protéger les intérêts de la communauté turque. L’île se retrouve divisée.
- 2004 : rejet du plan des Nations Unies pour la réunification de l’île. Chypre entre divisée dans l’Union européenne.
- Le 3 avril 2008, la rue Ledra, coupée en deux par un mur, rue piétonne et commerçante du Vieux-Nicosie, est rouverte après 40 ans de séparation. On peut y voir là un premier pas symbolique vers la réunification de l’île.
Drapeau et hymne{{}}
Créé et adopté à l’occasion de l’indépendance du pays en 1960, le drapeau chypriote est le seul, avec celui du Kosovo, à dessiner la carte de son territoire. Il apparaît en couleur dorée, symbolisant le cuivre, richesse principale de l’île. Le fond blanc et le rameau d’olivier signifient quant à eux la paix et la sérénité, qui prévalaient à cette date. Depuis, la division du pays a entaché cette idée première. Dans le cas d’une réunification, le choix d’un nouveau drapeau pourrait être fait.
L’hymne chypriote, Ýmnos is tin Eleftherían (’Hymne à la Liberté’), est le même que l’hymne grec. Écrit en 1823 par le poète Dionýsios Solomós et composé en 1844 par Nikolaos Mántzaros, il a été adopté unilatéralement par la communauté grecque de l’île en 1966. L’hymne n’est pas reconnu par la communauté turque, et une tentative onusienne de doter l’île de son propre hymne a échoué au début des années 2000.
Lire l’étude de l’Institut Jacques Delors
Personnalités - Le chanteur Mike Brant est né en 1947 dans un camp de réfugiés juifs à Famagouste, sur le territoire de Chypre. Ses parents essaient alors d’émigrer en Palestine après la Seconde Guerre mondiale. Après une carrière fulgurante marquée par les tubes Laisse moi t’aimer (1970) et Qui saura (1972), la star franco-israélienne décède à Paris en 1975, à seulement 28 ans.
Mélanie Georgiades, plus connue sous son nom de scène ’Diam’s’, est née en 1980 dans la capitale chypriote Nicosie. La rappeuse obtient une Victoire de la musique en 2004 pour son album Brut de Femme. Elle annonce sa retraite musicale en 2012.
Dans le domaine du sport, Márcos Baghdatis est sans doute le tennisman chypriote le plus célèbre. Le grand public le découvre en 2006, lorsqu’il atteint la finale de l’Open d’Australie face à Roger Federer. Après une carrière remarquée, l’édition 2019 de Wimbledon est son dernier tournoi.
Chypre compte par ailleurs un Prix Nobel d’économie, en la personne de Christopher Pissarides. Enseignant à la London School of Economics, il est surtout connu pour ses travaux sur le marché du travail.
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Source : https://www.touteleurope.eu/pays/chypre/
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A Chypre, des recherches expérimentales menées sur l’architecture vernaculaire chypriote ont étudié plusieurs stratégies de ventilation pendant les périodes chaudes. La conclusion est particulièrement intéressante : la ventilation nocturne est la stratégie de refroidissement passif la plus efficace parmi celles testées.
La ventilation ‘traversante’ permet notamment de profiter des températures extérieures nocturnes plus basses pour refroidir le bâtiment et sa masse thermique.
Performance énergétique des bâtiments à Chypre{{}}
Les bâtiments représentent 30% de la consommation d’énergie à Chypre. Ce secteur est en pleine expansion, ce qui va certainement augmenter sa consommation d’énergie. Par conséquent, la réduction de la consommation d’énergie et l’utilisation de sources renouvelables dans le secteur du bâtiment sont des mesures importantes nécessaires pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et renforcer la sécurité de l’approvisionnement énergétique. La loi sur la réglementation de la performance énergétique des bâtiments, qui harmonise les directives européennes pertinentes dans le droit national, a établi une série de mesures visant à améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments nouveaux et existants, en tenant compte des conditions climatiques locales, des conditions climatiques des intérieurs du bâtiment, ainsi que du rapport coût-bénéfice dans le cycle de vie du bâtiment.
Les principales mesures sont :{{}}
- Le cadre d’exigences minimales de performance énergétique pour les nouveaux bâtiments et les unités de construction, les bâtiments et les unités de construction en cours de rénovation majeure et pour les éléments d’enveloppe de bâtiment qui sont réaménagés ou remplacés.
- Émettre des certificats de performance énergétique (CPE) pour tous les bâtiments neufs et les unités de construction et pour tous les bâtiments et unités de construction qui sont loués ou vendus.
- Promouvoir les bâtiments à énergie quasi nulle, dans le but que tous les nouveaux bâtiments construits d’ici le 31 décembre 2020 soient des bâtiments à énergie quasi nulle.
- L’élaboration d’une stratégie de rénovation de bâtiments à long terme.
- L’introduction d’inspections régulières des systèmes de chauffage et de climatisation.
- La mise en place d’un système volontaire d’évaluation de l’indice de préparation au bâtiment intelligent.
Fis connexes : Droit des bâtiments Directives de droit national Politique de confidentialité et RGPD
Source : https://bfu.meci.gov.cy/en/energy-performance-of-buildings/ - (Energy and Buildings)
Les maisons traditionnelles chypriotes utilisent également : ombrage ; masse thermique ; ventilation naturelle ; espaces semi-ouverts ; organisation adaptée au climat.{{}}
Une autre étude portant sur les maisons vernaculaires de différentes régions de Chypre montre que les solutions varient selon le littoral, les plaines et les zones montagneuses.
Leçon - Il est possible de concevoir une maison moderne en reprenant le meilleur de la maison méditerranéenne traditionnelle : ombre + inertie + ventilation + végétation + espace intermédiaire.
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9. Espagne — Le patrimoine rural comme laboratoire{{}}
Les maisons rurales espagnoles constituent elles aussi un patrimoine considérable de solutions bioclimatiques. Dans les régions méditerranéennes, on retrouve traditionnellement : murs épais ; petites ouvertures exposées ; patios ; espaces ombragés ; cours intérieures ; ventilation ; matériaux locaux et protection solaire.
La leçon générale rejoint celle de Chypre : le bâtiment doit être conçu comme un dispositif climatique avant d’être considéré comme un équipement énergétique. Une maison méditerranéenne du futur pourrait donc être une maison traditionnelle augmentée, plutôt qu’une maison standard à laquelle on ajoute une climatisation, des panneaux solaires et une batterie.
L’Espagne rurale se transforme en véritable laboratoire à ciel ouvert. Face au défi du dépeuplement (« la España vacía »), de la transition climatique et de la perte des savoirs traditionnels, le patrimoine culturel, architectural et paysager y est repensé comme un outil innovant de développement local, de recherche scientifique et de résilience territoriale. Source : https://journals.openedition.org/ries/17024
Enjeux et dimensions du patrimoine rural comme laboratoire : {{}}
- Laboratoires vivants (Living Labs) agricoles : Des régions comme l’Andalousie déploient des centres d’expérimentation (à l’instar des initiatives de gestion des sols et de l’eau) pour adapter l’agriculture aux sécheresses et préserver la santé des terres. Source : Enjeux et dimensions du patrimoine rural comme laboratoire
- Sauvegarde de la biodiversité cultivée : Des institutions agronomiques maintiennent d’immenses banques de semences traditionnelles pour réintroduire des variétés locales plus résistantes face aux standards commerciaux.
- Réhabilitation de l’habitat vernaculaire - L’architecture troglodyte (comme à Guadix) ou les villages de montagne font l’objet de nouvelles dynamiques écologiques et économiques, inversant parfois l’exode rural.
- Écoles de territoire et archéologie - Des projets relient les communautés locales à leur héritage historique pour stimuler l’éducation, le tourisme durable et l’économie circulaire dans les zones reculées.
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- Le projet européen DRYAD impliquant France, Italie, Espagne, Portugal et Grèce : un nouveau laboratoire européen avec 11 solutions fondées sur la prise en compte de la nature{{}}
Un développement récent mérite une attention particulière. Le projet européen DRYAD travaille sur les systèmes agro-sylvo-pastoraux méditerranéens. Il a sélectionné 11 solutions fondées sur la nature destinées à renforcer la résilience des systèmes associant agriculture, arbres et élevage. Les démonstrateurs concernent notamment les pays suivants : Grèce ; Espagne ; France ; Italie ; Portugal. Le projet part d’un constat important : les systèmes qui associent cultures, arbres et animaux peuvent soutenir davantage la biodiversité, les sols et les fonctions écologiques que les systèmes agricoles spécialisés. (Commission européenne – CORDIS)
On ne cherche plus seulement à faire : une maison + un potager. Mais un système agro-sylvo-pastoral habité.
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Le grand enseignement du rapport EFI 2026{{}}
Le rapport publié par l’European Forest Institute en juin 2026 est probablement la référence la plus intéressante à ajouter à votre dossier.
Le rapport EFI 2026 rassemble 10 études de cas méditerranéennes concernant forêts ; notamment : incendies ; sécheresse ; inondations ; dégradation des sols ; agriculture ; agroforesterie ; gouvernance des territoires.
Un point ressort fortement : les solutions techniques ne suffisent pas. Le rapport insiste sur quatre conditions essentielles :
Intégration - Ne pas traiter séparément forêt, agriculture, eau et habitat.
Continuité - Un projet de résilience doit fonctionner sur plusieurs décennies.
Spécialisation - Les solutions doivent être adaptées à chaque territoire…
Collaboration - Propriétaires, agriculteurs, collectivités, chercheurs, associations et habitants doivent travailler ensemble. (EFI) - Tout ceci est une conclusion extrêmement importante
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Le patrimoine rural ne se résume pas à un témoignage figé du passé : il sert aujourd’hui de laboratoire d’innovations sociales, architecturales et écologiques pour réinventer l’aménagement des territoires, la transition énergétique et les modes de vie durables face aux défis contemporains.
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Ce que ces dix exemples ci-dessus dans le bassin méditerranéen ont en commun {{}}
On peut maintenant reprendre et comparer les systèmes analysés ci-dessus selon une requête effectuée auprès de ‘ChatGPT’ en août 2026 : :
Système |
Problème principal |
Solution dominante |
| Arganier marocain | sécheresse / sols pauvres | arbre + élevage + terrasses |
| Oasis Atlas | manque d’eau | étagement + rotation + irrigation |
| Figuig | rareté de l’eau | gestion sociale |
| Ghout algérien | désert | utilisation de la nappe |
| Siwa | chaleur / aridité | oasis à plusieurs étages |
| Djebba | pente / érosion | terrasses + eau |
| Ghar El Melh | eau douce rare | système ramli |
| Chypre | canicule | inertie + ventilation |
| Espagne rurale | chaleur | architecture bioclimatique |
| DRYAD | changement climatique | agro-sylvo-pastoralisme |
On retrouve toujours les mêmes éléments : EAU SOL ARBRES OMBRE DIVERSITÉ STOCKAGE ANIMAUX ARCHITECTURE COMMUNAUTÉ
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Essai - Vers un « domaine méditerranéen résilient » théorique pour stimuler une réflexion - À partir de ces expériences, on peut imaginer un prototype contemporain.
Le terrain - Idéalement : légèrement en pente ; hors zone inondable ; avec une ressource en eau sécurisée ; sol permettant l’agriculture ; exposition favorable ; possibilité de créer des zones ombragées ; accès raisonnable à un village.
L’eau - Le système fonctionnerait ainsi : toitures ↓ citernes ↓ trop-plein ↓ noues / bassins ↓ infiltration ↓ sol ↓ cultures et arbres -Le principe serait de conserver chaque goutte le plus longtemps possible sur le terrain.
L’organisation agricole - Le terrain pourrait être organisé en cercles autour de la maison.
Cercle 1 — alimentation quotidienne : légumes ; aromatiques ; petits fruits ; poules éventuellement.
Cercle 2 — verger : fruitiers ; arbres méditerranéens ; légumineuses associées.
Cercle 3 — agroforesterie : arbres ; pâturage ; cultures ; biomasse.
Cercle 4 — réserve écologique : haies ; bois ; mare ; biodiversité ; zone refuge.
Cette organisation réduit progressivement l’intensité de travail et les besoins en irrigation à mesure que l’on s’éloigne de la maison.
L’habitat - La maison pourrait reprendre plusieurs principes méditerranéens :
Orientation - Maximiser les apports solaires utiles en hiver tout en protégeant les ouvertures estivales.
Ombre - Créer une protection extérieure plutôt que compter uniquement sur les vitrages performants.
Inertie - Utiliser intelligemment la masse thermique.
Ventilation nocturne - Refroidir la maison lorsque la température extérieure baisse.
Patio ou espace semi-ouvert - Créer une zone intermédiaire entre intérieur et extérieur.
Végétation - Utiliser les arbres comme infrastructure climatique.
Les recherches sur l’architecture vernaculaire chypriote fournissent ici une base scientifique particulièrement solide.{{}}
Le stockage : le chaînon souvent oublié - Une exploitation résiliente ne doit pas seulement produire. Elle doit conserver. On peut imaginer : cellier ; cave ; séchage solaire ; conserves ; fermentation ; stockage de céréales ; stockage de légumineuses ; fruits secs ; semences ; fourrage ; bois.
Le stockage permet de transformer une production saisonnière en sécurité annuelle. C’est une caractéristique fondamentale des systèmes traditionnels méditerranéens.
L’autonomie ne signifie pas l’isolement - C’est probablement la conclusion la plus importante. Un domaine totalement isolé devrait produire : sa nourriture ; son énergie ; ses matériaux ; ses semences ; ses outils ; ses pièces détachées ; ses médicaments ; ses compétences.
Cela devient rapidement irréaliste. Le modèle plus robuste est : autonomie individuelle, autonomie familiale, autonomie du village, solidarité territoriale.
Par exemple, une ferme peut produire les légumes et les fruits, une autre les céréales, une autre le lait, une autre l’huile. Le territoire devient alors un système alimentaire résilient.
Rappel des références principales :{{}}
1. European Forest Institute — 2026{{}}
Actions for the resilience of Mediterranean landscapes : 10 case studies{{}}
Un document de 58 pages, publié en juin 2026, consacré directement à la résilience des paysages méditerranéens. C’est actuellement l’une des meilleures portes d’entrée pour approfondir le sujet. (EFI)
2. FAO — Systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial{{}}
La FAO constitue une véritable bibliothèque de systèmes traditionnels adaptés aux contraintes climatiques. (FAO – région Proche-Orient/Afrique du Nord)
3. FAO — Arganier marocain{{}}
Excellent exemple d’agroforesterie en climat aride. (FAO)
4. FAO — Djebba{{}}
Très bon exemple de terrasses, eau, agriculture et agroforesterie. (FAO)
5. FAO — Ghar El Melh{{}}
Exemple exceptionnel de gestion de l’eau dans un environnement lagunaire. (FAO)
6. FAO — Ghout d’El Oued{{}}
Exemple historique d’agriculture utilisant la nappe phréatique et la structure du désert. (FAO)
7. Commission européenne — DRYAD{{}}
Projet très actuel sur les systèmes agro-sylvo-pastoraux méditerranéens et les solutions fondées sur la nature. (CORDIS)
8. Architecture vernaculaire de Chypre{{}}
Études scientifiques sur ventilation nocturne, inertie thermique, ombrage et adaptation au climat méditerranéen. (Energy and Buildings)
Conclusion générale - Ces exemples permettent de dégager une idée qui me paraît particulièrement féconde pour la suite. Le bassin méditerranéen n’est pas seulement une région qui va subir le changement climatique. C’est aussi une région qui possède un patrimoine exceptionnel de solutions développées pour vivre avec : la chaleur ; la sécheresse ; l’irrégularité de l’eau ; les sols difficiles ; les reliefs ; les incendies.
La modernité pourrait consister non pas à abandonner ces solutions au profit de systèmes technologiques très consommateurs de ressources, mais à les combiner avec les connaissances scientifiques et les technologies contemporaines.
On pourrait ainsi imaginer :
la sagesse des oasis + l’agroécologie moderne + l’architecture bioclimatique + le solaire + les connaissances scientifiques actuelles.{{}}
C’est probablement une voie beaucoup plus intéressante que la simple recherche d’une « maison autonome ». Et le point essentiel est peut-être celui-ci :
L’unité pertinente de résilience climatique n’est pas nécessairement la maison. C’est le petit territoire habité : maison + eau + sol + arbres + cultures + animaux + stockage + voisins.{{}}
Pour approfondir encore, une prochaine étape logique serait de passer de ces exemples à un modèle concret de 1 à 3 hectares en climat méditerranéen, avec un plan d’organisation du terrain, les besoins en eau, les surfaces de cultures, les arbres, l’habitat, l’énergie, les réserves alimentaires et un ordre de grandeur des investissements. Ce serait alors une sorte de prototype de « domaine méditerranéen autonome et résilient », utilisable comme base de réflexion ou de projet.
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Retour en France – Vidéos intercalées sur des actions en Charentes et dans les Vosges :{{}}
Le milieu rural, laboratoire d’architecture ? L’habitat rural, en Charente aujourd’hui - Mardi 9 décembre 2025{{}}
Les enjeux de l’habitat rural en Charente.
En décembre 2025, nous organisions une demi-journée de tables rondes autour de ’Le milieu Rural, laboratoire d’architecture ? L’habitat rural, en Charente aujourd’hui’
Comprendre le contexte de l’habitat en milieu rural, c’est avant tout tenir compte des ruralités, des parcours résidentiels et de la diversité des modes de vie. En effet, avec la question de l’habitat se pose celle d’habiter un territoire. Les évolutions sociétales, les enjeux économiques et industriels, les contraintes financières et sanitaires ont encouragé l’installation d’une nouvelle population à la recherche d’un cadre de vie, qui constitue pour certains une solution à leurs besoins de se loger et à hauteur de leurs revenus et pour d’autres une réponse à leurs attentes en matière de cadre de vie.
L’espace rural devient alors le théâtre où divers enjeux - parfois divergents – doivent être articulés, où divers imaginaires s’opposent parfois.{{}}
Les projets de logements prennent alors de multiples formes : de la construction de pavillons, même si la production a ralenti ces derniers mois, mais aussi la rénovation de bâti ancien en tissu aggloméré ou encore la transformation de bâtiments agricoles, la réalisation d’opérations d’habitat partagé, à caractère social ou non, etc.
Cette pluralité de démarches reflète une envie commune : participer à la vitalité de la ruralité. Les projets sont portés par une diversité d’acteurs : des élus communaux, des habitants et des collectifs d’habitants, des bailleurs sociaux mais aussi les institutions, l’Etat en premier lieu, la Région, le Département, les EPCI, ainsi que des structures associatives ou privées qui accompagnent les porteurs de projet.
Au cœur de cette diversité se trouve la figure de l’architecte. Son action participe à la fois à la revalorisation du patrimoine bâti ancien mais aussi à la préservation d’une qualité architecturale qui permet la cohérence patrimoniale de nos bourgs et de nos paysages ruraux.
La demi-journée s’est organisée en deux tables rondes qui se sont succédées : la première visait à mieux connaître le contexte de l’habitat en milieu rural avec comme intervenants : Olivier Chadoin, sociologue et Anne-Claire Bernadotte, Direction Départementale des Territoires - service habitat - Clémence Beck, Ordre des Architectes de Nouvelle-Aquitaine - Sophie Joubert, Notre Maison - Valérie Le Goff, architecte conseil au CAUE
Et la seconde table-ronde proposait plusieurs expériences de réalisations en Charente, ou proche Charente, portées par différents acteurs de la production de logements avec : Patrick Borie, maire de Marthon, Olivier Pucek, Logélia, Louis Albagnac, architecte - Atelier du Trait, Marguerite Pucek, architecte - Atelier Marguerite Architecture
Le milieu rural, laboratoire d’architecture ? Olivier Chadoin, sociologue
par CAUE de la Charente
Le milieu rural, Laboratoire d’architecture ? Clémence Beck, architecte-CROA Nouvelle-Aquitaine
par CAUE de la Charente
Le milieu rural, laboratoire d’architecture ? Olivier Pucek, directeur de Logélia
par CAUE de la Charente
Le milieu rural, laboratoire d’architecture ? Patrick Borie, maire de Marthon
par CAUE de la Charente
Le milieu rural, laboratoire d’architecture ? Marguerite Pucek, architecte-Marguerite architecture par CAUE de la Charente
Le milieu rural, laboratoire d’architecture ? Louis Albagnac, architecte- L’atelier du trait
par CAUE de la Charente
Source : https://www.caue16.fr/le-milieu-rural-laboratoire-d-architecture-l-habitat-rural-en-charente-aujourd
Source : https://www.caue16.fr/le-milieu-rural-laboratoire-d-architecture-l-habitat-rural-en-charente-aujourd
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Laboratoire de la ruralité (2/6) : des “villages d’avenir” - Vosges TV - 17 décembre 2024 VOSGES
𝐋𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐕𝐨𝐬𝐠𝐞𝐬 𝐓𝐞𝐥𝐞𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 === https://mtr.bio/vosgestv
Musique : Making Miracles Happen 1395886 Ben Beiny (PRS) Hopeful Piano
Vosges TV
Source : https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=M767155gIjk&t=32
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Outil utilisé – ‘ChatGPT’ (OpenAI, GPT-5.6 Luna) comme outil d’assistance - Des sources originales ont été consultées et les choix, analyses et conclusions présentés dans cet article relèvent de la responsabilité d’ISIAS.info.
Retour au début de l’introduction
Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant
– 08/2026
Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales
Pour mémoire - Le site ISIAS a été fondé par Jacques Hallard, ingénieur diplômé du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM). L’acronyme ISIAS signifie : Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales. Le projet est géré et mis en ligne avec la collaboration bénévole de Pascal Paquin, également actif sur la plateforme écocitoyenne associative Yonne Lautre.
Les objectifs majeurs du site ISIAS - D’après le document et la charte du projet, ce site poursuit trois buts essentiels :
- Médiation scientifique et didactique - Proposer des dossiers thématiques, des collectes de documents et des traductions pour diffuser les connaissances scientifiques.
- Éducation populaire - Offrir un accès gratuit et indépendant à l’information pour encourager les mobilisations citoyennes.
- Promotion d’alternatives écologiques et sociétales - Alimenter la réflexion autour de la résilience écologique, du climat, ou encore de l’expression artistique engagée.
Ce site se distingue par une démarche éthique stricte : il est entièrement gratuit, dénué de toute publicité ou subvention, et conçu avec une empreinte numérique réduite
Site : https://isias.info/
Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France
Courriel : jacques.hallard921@orange.fr
Fichier : ©
Mis en ligne bénévolement par le co-rédacteur par Pascal Paquin https://fr.linkedin.com/in/pascal-paquin-a85690296 - comme toutes les autres contributions publiées sur ISIAS !
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