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"Les individus aimables attachent de l’importance à la coopération, à l’harmonie, à la cohésion sociale, et la bienveillance est une disposition d’esprit qui vise le bien et le bonheur d’autrui : leur fondement est l’altruisme" par Jacques Hallard

samedi 15 août 2026, par Hallard Jacques

ISIAS Psychologie Agréabilité Bienveillance

Les individus aimables attachent de l’importance à la coopération, à l’harmonie, à la cohésion sociale, et la bienveillance est une disposition d’esprit qui vise le bien et le bonheur d’autrui : leur fondement est l’altruisme

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 10/08/2026

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur


Préambule

Informations préalables pour commencer ce dossier conçu et réalisé dans un but didactique

Que signifie l’agréabilité ou amabilité en psychologie ? - L’amabilité est un trait de personnalité qui se caractérise par la coopération, la politesse, la gentillesse et la convivialité. Les personnes agréables sont plus confiantes, affectueuses et altruistes ; elles adoptent généralement des comportements plus pro-sociaux que les autres. 10 février 2026

L’agréabilité est un trait de personnalité lié à la bienveillance, la coopération et l’harmonie sociale. Elle fait partie des cinq grandes dimensions de la personnalité du modèle des ‘Big Five’. Ce concept désigne la capacité d’une personne à s’entendre avec les autres et à faire preuve d’empathie. [1, 2, 3, 4]

L’expression ‘Big Five’ désigne principalement les cinq grands mammifères sauvages d’Afrique pris prisés en safari (le lion, l’éléphant et le buffle), ou en psychologie, le modèle des cinq grands traits de la personnalité (ouverture, conscience morale, autodiscipline, respect des obligations, organisation plutôt que spontanéité)

La bienveillance désigne une disposition d’esprit portée vers la compréhension, l’indulgence et le désir de vouloir le bien et le bonheur d’autrui. Ce n’est ni de la faiblesse ni une simple gentillesse passive, mais une force active qui encadre nos relations. [1, 2, 3, 4, 5]

« À l’heure où l’humanité tente de résoudre de nouveaux défis globaux, il nous faut trouver de nouveaux modes de coopération. Le fondement de cette coopération doit être l’altruisme » Matthieu Ricard

Matthieu Ricard, né le 15 février 1946 à Aix-les-Bains [ 1], est un essayiste et photographe français. Après l’obtention d’un doctorat en génétique, il devient moine bouddhiste tibétain. Il réside principalement au monastère de Shéchèn au Népal. Traducteur depuis le tibétain vers le français et l’anglais, il est depuis 1989 l’interprète en français du dalaï-lama. En 2000, il fonde l’association humanitaire Karuna-Shechen. Depuis cette même année, il fait partie du Mind and Life Institute, association qui facilite les rencontres entre la science et le bouddhisme… - Lire plus ici > Wikipédia

Matthieu Ricard est le beau-fils (ou le fils par alliance) de Claude Sarraute. Cette dernière a été la dernière épouse de son père, le philosophe et académicien Jean-François Revel. 

Matthieu

Source : https://www.matthieuricard.org/

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Introduction

Ce dossier aborde les notions d’agréabilité ou amabilité en psychologie, et de bienveillance et d’altruisme

Des faits concrets d’observations, des traits typiques de personnalité et comment les changer, les adapter à tout âge, ainsi que des rappels théoriques en psychologie et sur l’altruisme

A la fin de ce dossier, sont signalés quelques dossiers mis en ligne sur ISIAS.info et apparentés aux sujets de ce document

Les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après

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Sommaire

Quelques dossiers mis en ligne sur ISIAS.info et apparentés aux sujets de ce document

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§§§



  • Article Wikipédia sur l’agréabilité ou amabilité

L’agréabilité (amabilité) est un trait de personnalité qui se manifeste dans des caractéristiques comportementales individuelles qui sont perçues comme gentilles, sympathiques, coopératives, chaleureuses et attentionnées [1]. En psychologie de la personnalité, l’amabilité est, selon le modèle des Big Five l’une des cinq grandes dimensions de la structure de la personnalité, reflétant des différences individuelles dans la coopération et l’harmonie sociale[2]. Les gens qui obtiennent un score élevé sur cette dimension ont tendance à croire que la plupart des gens sont honnêtes, décents et digne de confiance.

Les gens avec un score faible sur l’échelle de l’agréabilité sont généralement moins préoccupées par le bien-être interpersonnel et sont marqués par des rapports moins empathiques avec leur entourage. Par conséquent, ces personnes sont moins susceptibles d’afficher des comportements altruistes. Une faible agréabilité est souvent le reflet d’une méfiance et d’un scepticisme sur les motivations réelles des autres, ce qui entraîne la suspicion, la froideur et une certaine distance pouvant être perçue comme de l’hostilité. Les scores les plus faibles à cette dimension décrivent des personnes qui ont tendance à être manipulatrices dans leurs relations sociales. Elles sont également plus susceptibles de fonctionner sur un mode de concurrence plutôt que de coopération.

L’agréabilité est considérée comme étant un trait de niveau supérieur, ce qui signifie qu’elle regroupe un certain nombre de sous-traits qui se corrèlent ensemble de façon significative. Les traits ou facettes de niveau inférieur, décrits dans le NEO PI-R, sont la confiance, la droiture (franchise), l’altruisme, le respect (compliance), la modestie et la sensibilité [3].

Voir aussi : Ouverture à l’expérience Introversion et extraversion Conscienciosité Neuroticisme

Source de l’article avec notes et références : https://fr.wikipedia.org/wiki/Agr%C3%A9abilit%C3%A9

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  • Les personnes qui arrivent systématiquement en avance ont souvent cette qualité méconnue, selon la psychologie - Andréa Lepage - Publié le 22 juillet 2026 à 10:02 – Publication ‘psychologies.com/moi’
https://sf1.psychologies.com/wp-content/uploads/psycho/2026/07/hp-f4-goblet-of-fire-hermione-great-hall-smiling-book-web-landscape-1.jpg

© Warner Bros. Pictures / Heyday Films / Harry Potter

Elles ne courent jamais après l’heure. Une étude allemande a voulu comprendre quelle qualité se cache derrière les personnes en avance.

On range vite les gens toujours en avance dans une case : discipline, sens de l’organisation, besoin de contrôle... Une équipe de psychologues allemands, Mitja Back, Stefan Schmukle et Boris Egloff, a voulu vérifier cette intuition sur le terrain plutôt qu’à travers un simple questionnaire déclaratif. Leur étude, publiée en 2006 dans le Journal of Research in Personality, s’appuie sur un protocole malin : personne ne sait, au moment de se présenter au rendez-vous, que son heure d’arrivée constitue la vraie donnée observée.

Un résultat qui change la donne{{}}

Quatre-vingt-douze étudiants participent à la recherche, en échange de crédits universitaires ou d’une compensation financière. Dans un premier temps, chacun remplit chez lui un questionnaire de personnalité mesurant les cinq grands traits reconnus en psychologie : conscienciosité, agréabilité, névrosisme, extraversion et ouverture. Quelques jours plus tard, les participants se présentent à une expérience de groupe programmée à un horaire précis. Ils pensent venir pour l’expérience elle-même. En réalité, les chercheurs relèvent leur heure exacte d’arrivée, sans qu’ils le sachent au moment de fixer leur départ.

Trois indicateurs sont calculés pour chaque participant :

  • l’heure d’arrivée,
  • le degré d’avance,
  • le degré de retard.

Cette méthode évite le biais classique des études sur la ponctualité, où les gens racontent comment ils pensent se comporter plutôt que ce qu’ils font réellement. Premier résultat, sans grande surprise : la conscienciosité prédit l’ensemble de ces indicateurs. Les personnes organisées, qui planifient et respectent leurs engagements, arrivent plus régulièrement à l’heure.

Le trait insoupçonné{{}}

L’étude est loin de s’arrêter là. L’agréabilité, ce trait qui regroupe la bienveillance, la coopération et l’attention portée au confort d’autrui, prédit l’avance. C’est-à-dire le fait d’arriver avant l’heure prévue.

Les chercheurs y voient une explication différente de celle qu’on prête habituellement aux gens en avance. Arriver tôt ne relèverait pas seulement d’un besoin de tout maîtriser. Le geste porterait aussi la marque d’une considération pour la personne qui attend en face, pour le groupe qui ne peut pas commencer sans vous.

Cette avance-là est vue comme une marque de politesse. Une manière de dire, sans le formuler, que le temps de l’autre compte autant que le sien.

Une nuance à connaître{{}}

Un second résultat vient nuancer ce tableau. Le névrosisme, ce trait lié à l’anxiété et à la sensibilité au jugement, prédit lui aussi l’avance. Chez certains participants, arriver tôt ne relève donc pas d’un élan vers l’autre, mais d’une inquiétude plus diffuse. Peur de déranger le groupe, peur d’être jugé pour un retard, besoin de sécuriser la situation avant qu’elle ne débute.

Deux chemins mènent donc à la même salle d’attente, dix minutes avant l’heure. L’un part de l’attention portée à autrui. L’autre part d’une forme de vigilance anxieuse face au jugement social. Vu de l’extérieur, la même ponctualité. Vu de l’intérieur, deux histoires différentes, que l’étude invite justement à ne plus confondre.

En bref : {{}}

  • En 2006, Mitja Back, Stefan Schmukle et Boris Egloff publient une étude sur la ponctualité dans le ‘Journal of Research in Personality’.
  • L’étude révèle que la conscienciosité et l’agréabilité influencent l’avance, tandis que le névrosisme est lié à une avance anxieuse.
  • Comprendre les motivations derrière la ponctualité peut enrichir notre perception des comportements sociaux et des traits de personnalité.

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Actualités MoiLa Rédaction Nous contacter - Le magazine Psychologies : Bien se connaître pour mieux vivre sa vie

Source : https://www.psychologies.com/moi/se-connaitre/Les-personnes-qui-arrivent-systematiquement-en-avance-ont-souvent-cette-qualite-meconnue-selon-la-psychologie-634765

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  • Lever la main pour remercier un automobiliste qui s’arrête afin de vous laisser traverser la rue est un réflexe pour plusieurs. Or, selon la psychologie, ce geste pourrait révéler bien plus qu’une simple marque de politesse. Publication ‘salutbonjour.ca’

Un geste associé aux comportements pro-sociaux {{}}

Pour les psychologues, remercier un conducteur représente une forme de reconnaissance sociale. Même s’il ne permet pas à lui seul de dresser un portrait précis de la personnalité d’un individu, ce comportement est souvent associé aux attitudes dites « prosociales », c’est-à-dire aux comportements qui favorisent des interactions positives et harmonieuses avec les autres.

Il s’agit du même type de comportements que l’on retrouve lorsqu’une personne aide spontanément quelqu’un, fait preuve d’empathie ou accomplit de petites attentions au quotidien. 

Ce trait de personnalité souvent observé{{}}

Cette interprétation s’appuie notamment sur le modèle des « Big Five », l’une des théories les plus reconnues en psychologie de la personnalité. Parmi les cinq grands traits étudiés figure l’agréabilité, qui regroupe des caractéristiques comme la coopération, l’empathie, la bienveillance et la courtoisie. 

D’ailleurs, une méta-analyse publiée par les chercheurs Reuben Kline, Alexa Bankert, Lindsey Levitan et Patrick W. Kraft, qui a compilé les résultats de 15 études expérimentales totalisant près de 2 500 participants, a conclu que l’agréabilité était significativement associée aux comportements prosociaux. 

Un simple merci qui favorise des échanges plus agréables{{}}

Dans un contexte où la circulation est souvent marquée par le stress et l’impatience, un signe de gratitude, même discret, peut contribuer à rendre les interactions plus positives. Les psychologues considèrent d’ailleurs ce type de comportement comme une forme de renforcement positif qui encourage la coopération et le respect entre les usagers de la route. 

Bien sûr, remercier un automobiliste ne constitue pas un test de personnalité en soi. Toutefois, ce petit geste du quotidien illustre comment certaines personnes accordent spontanément de l’importance aux autres, même lors d’interactions de quelques secondes seulement.

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  • Les 5 traits de ta personnalité et comment les changer à tout âge - Vidéo 16:04 - Mind Parachutes - 02 novembre 2025

Découvre ton profil Side Entrepreneur : https://bit.ly/side-entrepreneur Est-ce que cela t’arrive de penser : j’aimerais bien être plus comme ceci, ou moins comme cela ? J’aimerais être plus extraverti, plus confiant, moins désorganisé ou moins stressé ? Souhaiter d’avoir une personnalité différente, aspirer à devenir une meilleure personne, c’est un envie qui nous accompagne souvent dans notre vie. Parfois, c’est lié à l’ambition de vouloir atteindre des plus grands objectifs. Parfois, c’est que notre comportement ou notre personnalité actuelle, nous font souffrir, et que continuer avec le statu quo devient juste impossible.

Olga Khazan, journaliste et écrivaine de sujets comme la psychologie, à la santé mentale et aux comportements humains, nous révèle une excellente nouvelle : changer de personnalité est possible, à tout âge. Dans son livre « Moi, mais mieux – La science et la promesse du changement de personnalité », elle mène à la fois une enquête scientifique ainsi qu’une expérience personnelle pour comprendre les 5 traits qui définissent notre personnalité et comment nous pouvons faire concrètement pour les faire évoluer. C’est un livre à la fois sincère et inspirant, ancré dans la science et en même temps extrêmement pragmatique. Améliorer sa personnalité, c’est apprendre à mieux se connaître et à agir en accord avec soi-même et ses valeurs. Il n’est jamais trop tard pour se réinventer. Ta personnalité n’est pas une moule dans laquelle tu es tombé à la naissance, et qui va te contraindre pour le reste de ta vie. Si tu le souhaites, tu peux agir activement et changer en profondeur ta manière d’être. C’est ce que je te propose de découvrir dans cette vidéo. _____________________________________________________________________ Liens utiles : Académie Mind Parachutes : https://start.mindparachutes.com Lire le livre : https://amzn.to/47Ox71V Lire l’article complet : https://www.mindparachutes.com/2025/1... Podcasts : https://anchor.fm/mindparachutes

Comment ce contenu a été créé - Doublé automatiquement - Les pistes audio de certaines langues ont été générées automatiquement. En savoir plus

https://yt3.ggpht.com/ytc/AIdro_mg-fkeMcbr4kvHtkJp4WzyFP8h5QQnA_E5HKNKFwW-KTo=s88-c-k-c0x00ffffff-no-rj

Mind Parachutes

Source : https://www.youtube.com/watch?v=_9_toDNu9bE

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  • Modèle des ‘Big Five’ en psychologie selon Wikipédia - Pour les articles homonymes, voir Big Five. Document Wikipédia

Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (octobre 2011). Si vous disposez d’ouvrages ou d’articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l’article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ». En pratique : Quelles sources sont attendues ? Comment ajouter mes sources ?

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/50/Mod%C3%A8le_Big_Five.png/330px-Mod%C3%A8le_Big_Five.png

Les 5 traits du modèle de personnalité Big Five.

En psychologie, Big Five désigne un modèle descriptif de la personnalité en cinq traits centraux, empiriquement proposé par Lewis Goldberg (en) en 1981 puis développé par Costa et McCrae dans les années 1987-1992. Il constitue non une théorie mais un repère pour la description et l’étude théorique de la personnalité [1]. Il a servi à établir les profils psychologiques utilisés pour influencer les élections américaines et le référendum qui a abouti au Brexit, dans le cadre du scandale Facebook-Cambridge Analytica/AggregateIQ [2].

Définition{{}}

Le modèle est parfois appelé « modèle OCEAN » (aussi connu comme CANOE), acronyme du nom de ses différentes dimensions [1].

  • (O) Ouverture : appréciation de l’art, de l’émotion, de l’aventure, des idées peu communes ou des idées nouvelles, curiosité et imagination ;
  • (C) Conscienciosité (conscience morale, virtus, c’est-à-dire vertu au sens romain) : autodiscipline, respect des obligations, organisation plutôt que spontanéité ; orienté vers des buts ;
  • (E) Extraversion : énergie, émotions positives, tendance à chercher la stimulation et la compagnie des autres ;
  • (A) Agréabilité (amabilité) : une tendance à être compatissant et coopératif plutôt que soupçonneux et antagonique envers les autres ;
  • (N) Névrotisme ou névrosisme : contraire de stabilité émotionnelle, tendance à éprouver facilement des émotions désagréables comme la colère, l’inquiétude ou la dépression, vulnérabilité.

Les personnes qui obtiennent un résultat élevé se distinguent par leur caractère non conventionnel, créatif, intellectuel, curieux, et par leur imagination débordante. Elles aiment entendre des opinions nouvelles et inhabituelles. Les personnes obtenant un résultat faible sont conventionnelles, traditionnelles et n’apprécient pas les choses étrangères et qu’elles connaissent mal. Les activités intellectuelles les laissent de marbre et elles n’aiment pas être confrontées à des opinions et à des idées bizarres. Des études ont montré qu’un haut niveau d’ouverture à l’expérience pouvait être tout aussi bénéfique qu’un niveau plus bas, selon la tâche à accomplir. Les personnes possédant un haut niveau d’ouverture à l’expérience ont typiquement tendance à obtenir de meilleurs résultats dans les activités créatives ou dans la recherche, alors que des niveaux d’ouverture plus bas ont leurs avantages dans les domaines de la comptabilité, de la police et des ventes.

Conscienciosité{{}}

Les personnes qui obtiennent un résultat élevé sont bien organisées, travailleuses, disciplinées, efficaces, consciencieuses et ordonnées dans leur rapport aux choses et au temps. Les personnes possédant des résultats faibles sont distraites, désordonnées, ont du mal à trouver la motivation nécessaire à accomplir leur travail et leurs devoirs, ne sont pas gênées par l’inachèvement et le manque d’exactitude, et sont désorganisées en ce qui concerne leur environnement et leur emploi du temps. Néanmoins, les personnes possédant une faible conscienciosité sont souvent plus spontanées et enjouées, tandis qu’une grande conscienciosité peut prédisposer à l’addiction au travail et au perfectionnisme.

Extraversion{{}}

Les personnes qui obtiennent un résultat élevé sont extraverties, vives, sociables, bavardes, sûres d’elles, joyeuses, et apprécient les interactions sociales. Les personnes obtenant un résultat faible sont réservées, calmes, effacées et moins dépendantes de la vie sociale. Dans le système des Big Five, l’extraversion est définie comme une activité tournée vers l’extérieur, et ne devrait pas être vue comme un « comportement prosocial. » L’extraversion ne décrit pas, par exemple, à quel point une personne se soucie sincèrement des autres. Elle prend seulement en compte le niveau général d’activité tournée vers l’extérieur. Les personnes introverties ne sont pas asociales, mais ont simplement moins besoin de stimulation et préfèrent passer plus de temps seules.

Agréabilité{{}}

Les personnes qui obtiennent un score élevé sont tolérantes, douces, gentilles, indulgentes, agréables, altruistes et obligeantes. Comme il est très important pour elles de bien s’entendre avec les autres, elles ont des opinions flexibles et répugnent à critiquer ou à juger. Les personnes dont l’agréabilité est faible sont sceptiques, têtues, querelleuses, intéressées et brusques. Les personnes dont l’agréabilité est faible ont aussi tendance à défendre bec et ongles leurs avis et leurs opinions, et à critiquer les autres. Les personnes dont l’agréabilité est élevée sont donc habituellement plus appréciées que les personnes dont l’agréabilité est faible. Néanmoins, l’agréabilité n’est pas toujours utile dans les situations qui demandent de prendre des décisions difficiles ou objectives. Des études ont montré qu’un faible degré d’agréabilité peut avoir de nombreux avantages pour les leaders et les avocats.

Névrosisme{{}}

Les personnes qui obtiennent un résultat élevé sont inquiètes, anxieuses, dépressives, complexées et vulnérables au stress et à la dépression. Les personnes qui obtiennent un résultat faible sont calmes, stables, sereines et peu sujettes à l’angoisse. Elles surmontent facilement la colère, le stress et la gêne. Un résultat faible en névrosisme semble donc être une situation enviable mais, cependant, les personnes qui obtiennent un faible résultat peuvent aussi se révéler trop insouciantes et trop enclines à sous-estimer les menaces potentielles de leur environnement.

Signification pratique{{}}

Les Big Five ne classent pas les personnes en cinq catégories mais les évaluent cinq fois différemment : chacune d’entre elles est plus ou moins extravertie (E) ; et cela, sans préjuger si elles sont agréables ou non (A) ; et indépendamment de ces aspects relationnels, chacune d’entre elles est d’humeur plus ou moins égale (inverse du neuroticisme, N) ; et tout cela, sans préjuger de l’ouverture à la nouveauté, aux possibilités (O) ; et sans que tout ceci leur dise si elles sont consciencieuses ou non (C), qui est encore un autre aspect d’elles-mêmes[1].

Ces cinq dimensions constituent un minimum pour décrire dans son entier le caractère d’une personne, car les traits qu’ils désignent s’avèrent indépendants : la recherche montre que l’ouverture à l’expérience (O) d’une personne ne présume en rien de sa stabilité émotionnelle (ou son neuroticisme, N), que son degré d’extraversion (E) n’est lié ni à l’une ni à l’autre, pas plus que sa gentillesse (agréabilité, A) ou son caractère consciencieux (C) ; et car tout aspect perçu d’une personnalité est soit synonyme/antonyme d’un des ’Big Five’ (comme scrupuleux, minutieux, de consciencieux (C), ou au contraire méchant, odieux, de agréable (A)), soit s’avère dans les faits lié à un ou plusieurs de ces cinq traits. Par exemple, il a été montré que le côté travailleur est positivement corrélé à de l’extraversion (E) plus de l’ouverture à l’expérience (O), mais plutôt antagoniste de l’agréabilité (A)[3].

Par conséquent, je connais une personne si - et seulement si - je suis capable de la jauger sur chacun de ces cinq aspects ; si je ne sais rien de plus, alors j’ai d’elle une idée approximative, sans lacune majeure, une image entière mais floue : sur tout aspect de sa vie professionnelle et personnelle, sur ses rapports à l’argent, au travail, à la famille, au sexe, je peux me faire quelque idée plus ou moins (in)certaine parce que des a priori, des probabilités plus ou moins fortes ont été mesurées[1].

Signification scientifique{{}}

Les Big Five ont une origine empirique, ils ont émergé de l’observation et de l’analyse statistique : dans l’ensemble des descriptions que des participants à une expérience donnent d’eux-mêmes ou d’autrui, tel qualificatif (par exemple, « expansif ») apparaît, est nié (« peu expansif », « pas du tout expansif ») ou accentué (« assez expansif », « très expansif ») de manière similaire ou opposée à tel autre (par exemple, « très énergique », « peu indépendant ») ; l’analyse statistique a mesuré ces liens et dégagé cinq groupes de qualificatifs[1].

Des ensembles équivalents sont obtenus à partir de descriptions proposant des comportements à coter (entre « pas du tout » et « tout à fait »), comme « Je remplis facilement mes heures de loisirs » ou « Je conserve dans tous les milieux mes manières habituelles ». Les Big Five sont en fait cinq termes, existants ou nouveaux (neuroticisme), qui désignent les centres de ces ensembles statistiques, qui les synthétisent [1].

Applications et limites{{}}

Les Big Five servent de base à la recherche : un questionnaire standard, le NEO PI-R, permet de les mesurer dans de nombreuses langues, et toutes les questions « grand public » sur la personnalité ont fait l’objet d’études s’appuyant sur eux (voir ci-dessous la personnalité sous l’angle des Big Five)[1].

Nombre de chercheurs néanmoins ont souligné les limites des Big Five. Ils sont légèrement redondants, et pas tout à fait complets. Ils restent à expliquer. Leur existence même est contestée : ils transparaissent dans des réponses subjectives à des questionnaires non dépourvus d’arbitraire, et pas dans toutes les langues. Ils n’excluent pas d’autres modèles à plus ou moins de facteurs [1]. (voir ci-dessous Défauts)

Description détaillée{{}}

Il faut distinguer les différents tests et faire preuve de précautions. Le NEO-PIR précise bien que des dimensions en intensité (plutôt beaucoup ou peu de névrosisme) sont mesurées par rapport à une norme. Une note faible en extraversion ne veut pas forcément révéler une introversion. Il faut faire attention lors de l’interprétation de tels tests. Une note faible peut révéler une dimension opposée ou une indifférence par rapport à cette dimension. C’est pourquoi il est toujours essentiel d’échanger avec la personne sur son positionnement quant à la dimension mesurée [1].

Ouverture à l’expérience{{}}

L’ouverture à l’expérience distingue les personnes imaginatives et créatives des personnes terre-à-terre et conventionnelles. Une personne « ouverte » est curieuse intellectuellement, apprécie l’art, est sensible à la beauté. Elle est, plus qu’une personne « fermée », consciente de ses sentiments. Elle possède souvent des convictions peu conventionnelles et individualistes, même si ses actions se conforment à l’usage [1].

Une personne peu « ouverte » a plutôt des intérêts restreints, communs. Elle préfère le simple, le direct, l’évident au complexe, à l’ambigu, au subtil. Elle peut porter aux arts et aux sciences de la suspicion, considérant ces activités comme abstruses ou sans utilité pratique. Elle préfère la familiarité à la nouveauté ; elle est conservatrice et hostile au changement. L’ouverture est corrélée fortement avec la créativité (mesurée par des tâches comme imaginer différents usages pour un objet). D’autre part, une personne « ouverte » donne l’impression d’être intelligente, car elle est curieuse et cultivée. Cependant, cette dimension est indépendante du quotient intellectuel. Cela signifie qu’une personne avec un fort QI peut avoir une ouverture faible et que son expertise sera centrée sur un domaine particulier. (v. ci-dessous La personnalité sous l’angle des Big Five)[1].

Les psychologues associent souvent l’ouverture à une bonne santé mentale et à la maturité. Les styles de pensée « ouvert » et « fermé » ont pourtant chacun leur avantage dans un certain contexte : l’aspect intellectuel de la personne ouverte peut être bénéfique à un professeur, mais la recherche a montré qu’à une pensée fermée répondent de meilleures performances professionnelles dans la police, la vente et un certain nombre de services.

Caractère consciencieux{{}}

La conscienciosité (conscience) décrit comment l’individu contrôle, régule et dirige ses impulsions. Les impulsions ne sont pas mauvaises en soi : occasionnellement des contraintes temporelles exigent une décision immédiate, et suivre notre élan premier peut être une réponse efficace ; et dans un contexte ludique ce peut être plus amusant[1].

Les individus impulsifs peuvent être perçus comme hauts en couleur, boute-en-train. Certains leur reprochent cependant de manquer d’ambition, de ne pas pouvoir compter sur eux et de ne pas savoir respecter les limites.

Il y a quelques avantages à avoir un fort caractère consciencieux. Les individus consciencieux évitent potentiellement les ennuis, et peuvent réussir en cernant et planifiant leurs objectifs, et en maintenant leur ligne de conduite. Ils sont également perçus positivement par autrui, comme intelligents et fiables. Côté négatif, ils peuvent être des perfectionnistes compulsifs et des bourreaux de travail. Des individus extrêmement consciencieux peuvent être considérés comme ternes et ennuyeux[1].

Extraversion{{}}

L’extraversion est marquée par d’intenses interactions avec le monde extérieur. Les extravertis aiment être avec des gens, sont pleins d’énergie et ressentent souvent des émotions positives. Tournés vers l’action, ils tendent à se montrer enthousiastes et à vivement approuver les projets excitants. En groupe ils aiment parler, s’affirment et attirent l’attention à soi[1].

Les personnes ayant une extraversion basse sont moins exubérantes, ont un niveau d’énergie et d’activité moins élevé que la moyenne. Elles sont plutôt calmes, effacées, et moins dépendantes de la vie sociale. Leur peu d’engagement social ne doit pas être interprété comme de la timidité ou de la dépression ; l’introverti a simplement besoin de moins de stimulation que l’extraverti et de plus de temps pour recharger ses batteries[1].

Agréabilité (amabilité){{}}

L’agréabilité (amabilité) transparaît dans le désir de coopération et d’harmonie sociale. Les individus agréables portent de l’importance à la cohésion avec autrui et se montrent pleins d’égards, amicaux, serviables, généreux et prêts à transiger pour concilier leurs intérêts avec ceux des autres. Les personnes agréables ont aussi une vision optimiste de la nature humaine. Elles pensent que les gens sont foncièrement honnêtes, fiables et « bons »[1].

Les individus non « agréables » mettent leur intérêt personnel avant la cohésion avec autrui. Ils sont généralement peu soucieux du bien-être des autres et de ce fait peu enclins à faire un effort pour eux. Parfois leur scepticisme quant aux motivations d’autrui les rend soupçonneux, inamicaux, fermés à toute coopération.

Le caractère agréable peut être un avantage pour devenir et rester populaire. Les personnes agréables sont plus aimées que les personnes non agréables. D’un autre côté, le caractère agréable n’est pas favorable dans des situations qui requièrent des décisions dures ou absolument objectives. De plus, une personne trop agréable peut être détestée ou prise pour cible (harcèlement) car perçu comme lâche, incapable de s’affirmer, ou feintant la gentillesse dans le seul but d’obtenir des faveurs.

Les personnes non agréables peuvent faire d’excellents scientifiques, critiques, ou soldats.

Il faut éviter de rattacher au caractère agréable les termes « altruiste » et « égoïste » parce qu’« altruisme » est un terme en usage en psychologie évolutionniste (sélection de parentèle) avec un sens fondamentalement différent de l’agréabilité[1].

Névrosisme{{}}

Le névrosisme, auquel il est souvent référé par son opposé : la stabilité émotionnelle, désigne une disposition aux émotions négatives. Ceux dont les descriptions font état d’un fort névrosisme éprouvent facilement un sentiment négatif comme l’anxiété, la colère, la dépression. Ces personnes sont émotionnellement réactives : elles s’émeuvent plus que la moyenne face à des événements qui affectent peu ou pas la plupart des gens. Elles ont plus tendance à ressentir des situations ordinaires comme menaçantes, et des frustrations mineures comme plus difficiles à surmonter. Leurs réactions négatives durent plus longtemps, ce qui entraîne de la mauvaise humeur plus fréquente. Leurs émotions peuvent entraver leur capacité à raisonner, à prendre des décisions, à faire face aux situations stressantes.

À l’opposé, un faible névrosisme désigne des personnes calmes, émotionnellement stables, qui éprouvent plutôt rarement de l’humeur négative de manière persistante. Peu de sentiments négatifs n’est pas synonyme d’émotions positives fréquentes, c’est là une caractéristique de l’extraversion[1].

Relations des dimensions entre elles{{}}

Beaucoup d’études font apparaître une corrélation négative entre extraversion et névrosisme : qui éprouve aisément des émotions négatives se montre moins social, moins enclin au dialogue[1].

Personnalité sous l’angle des Big Five{{}}

Les Big Five ont servi de base à l’étude des grandes questions sur la personnalité : a-t-elle des racines biologiques, est-elle héréditaire, est-elle liée au sexe ou à l’intelligence, quel impact a sur elle la culture dans laquelle grandit et vit la personne, évolue-t-elle ?

Pour les chercheurs cependant, la question première est : de quelle manière les différences de personnalité, à situation égale, produisent des différences de conduite[1] ?

Mesures par test au comportement observé{{}}

Dans un certain nombre de méta-analyses, des corrélations entre les mesures des Big Five et divers aspects du comportement peuvent être établies :

  • performance professionnelle - le caractère consciencieux lui est associé, quel que soit le métier et quels que soient les critères d’évaluation[4], tandis que l’extraversion est un facteur positif dans les métiers impliquant beaucoup d’interactions, et l’ouverture plus spécialement pour les formateurs (Barrick et Mount, 1991, 1998) ;
  • troubles de la personnalité - à chacune des dix catégories du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) correspond un profil unique sur les Big Five ; ces profils ont en commun un névrosisme élevé et une faible agréabilité (Saulsman et Page, 2004) ;
  • habitudes de vie - le tabagisme, corrélé à un haut niveau de névrosisme et un bas niveau d’agréabilité et de caractère consciencieux ; l’écoute de différents styles de musique, très lié à l’ouverture.

Personnalité et biologie{{}}

L’extraversion a été associée à une plus grande sensibilité du système dopaminergique mésolimbique aux gratifications (Depue & Collins, 1999). Ceci explique en partie le fort taux d’émotions positives observées chez les extravertis, puisqu’ils ressentent plus intensément l’excitation d’une récompense. Cela suggère par ailleurs que l’apprentissage par renforcement serait plus efficace chez les extravertis, ce renforcement étant plus fort.

L’ouverture a été associée à l’activité du système dopaminergique ascendant et aux fonctions du cortex préfrontal dorsolatéral (De Young, Peterson et Higgins, 2005), zone du cerveau qui se trouve être particulièrement activée par les tests de QI.

Hérédité{{}}

Chacun des cinq facteurs laisse apparaître une influence et des gènes et de l’environnement. Les études de jumeaux suggèrent que ces effets sont à peu près égaux (Kerry Jang, 1996).

L’ouverture a été trouvée héréditaire avec un facteur 0,4 (0 : pas d’hérédité, 1 : les enfants reproduisent exactement les valeurs des parents). L’accès aux études universitaires constitue un facteur environnemental positif.

Personnalité et intelligence{{}}

L’intelligence est légèrement corrélée à l’ouverture (v. ci-dessus #Ouverture à l’expérience). Il se trouve que certaines propositions visant à mesurer l’ouverture sont aussi des éléments de mesure du quotient intellectuel (par exemple, « J’ai un vocabulaire riche »).

Personnalité et culture{{}}

Les valeurs moyennes des Big Five dans différents pays varient en fonction de la culture, comme a pu le montrer la recherche en les mettant en rapport avec les traits culturels de Geert Hofstede : individualisme, différences de pouvoir, masculinité, évitement de l’incertitude. L’extraversion moyenne est plus élevée dans une société valorisant l’individualisme, alors qu’au sein d’une culture admettant des relations de pouvoir très inégalitaires, les gens montrent un caractère consciencieux quelque peu plus élevé.

Développement et changement{{}}

Le début de l’âge adulte voit évoluer la personne en moyenne sur les cinq aspects, son agréabilité et son caractère consciencieux augmentant et son extraversion, son neuroticisme (névrosisme) et son ouverture à l’expérience diminuant.

Passés trente ans, la personnalité est stable en règle générale. Aussi bien les études longitudinales, qui suivent des personnes sur une longue période, que les données transversales, qui comparent différentes tranches d’âge, montrent une remarquable stabilité à l’âge adulte (McCrae et Costa, 1990). Cela ne signifie pas que la personne ne peut pas changer sur ces cinq aspects, de par les aléas de la vie ou le travail sur soi, mais que dans les faits la plupart des gens après trente ans ne changent guère[1].

Défauts{{}}

Valeur descriptive{{}}

Les Big Five ne sont pas totalement indépendants les uns des autres (relations des Big Five entre eux), donc une description qui évalue quelqu’un sur chacun d’eux est partiellement redondante.

Ils ne sont pas non plus totalement complets, non seulement les corrélations observées avec la religiosité, le caractère économe, l’honnêteté ou le caractère manipulateur, n’expliquent pas ces traits, mais certains termes relatifs à la personnalité ne semblent significativement corrélés à aucun d’eux : le snobisme, le sens de l’humour, la masculinité / féminité, l’identité, l’idée de soi, la motivation. Ce seraient des aspects moins apparents de la personnalité, ou plus dépendants du contexte, les Big Five indiquant des traits aisément observables chez un inconnu - de sorte qu’ils ont pu être appelés « psychologie de l’étranger » (McAdams, 1995).

Faiblesses méthodologiques{{}}

La méthode utilisée pour mettre en évidence les Big Five, l’analyse factorielle, engendre plusieurs ensembles possibles de facteurs, mais les Big Five sont le seul ensemble reproduit dans des études variées. Toutefois, les données sur lesquelles s’applique cette analyse, les réponses à des questionnaires sur soi-même ou sur une connaissance, sont subjectives.

Beaucoup d’applications à la recherche se sont appuyées uniquement sur des auto-descriptions, et dans le cas d’études comparatives comme celles entre sexes et entre cultures (v. ci-dessus), les écarts observés pourraient refléter surtout des différences dans la façon de répondre aux questions.

Regain d’intérêt, recherches en cours et à venir{{}}

Regain d’intérêt{{}}

Un premier changement de paradigme tendant à faire mieux accepter du modèle à cinq facteurs est intervenu au début des années 1980.

  • En 1980 dans un symposium à Honolulu, quatre chercheurs (Lewis Goldberg, Naomi Takemoto-Chock, Andrew Comrey et John M. Digman) passent en revue les instruments de personnalité alors disponibles[5]. Le modèle à cinq facteurs tend alors à être accepté par les chercheurs étudiant la personnalité à cette époque[6]. On admet qu’il faut intégrer des variables personnelles et situationnelles/environnementales pour mieux rendre compte du comportement humain[7]. Les théories des traits ont accumulé des indices et preuves favorables à un regain d’intérêt du domaine[8].
  • Dans les années 1980, Lewis Goldberg lance son propre projet lexical, portant à nouveau l’accent sur cinq grands facteurs[9] (qu’il dénommera ensuite les « Big Five »).
  • En 1983, des expériences avaient montré que les prédictions des modèles de personnalité étaient mieux corrélées avec le comportement de la vie réelle dans des conditions émotionnelles stressantes, par opposition à l’administration d’enquête typique dans des conditions émotionnelles neutres[10]. En 1984, Peter Saville et son équipe ont inclus le modèle à cinq facteurs « Pentagone » avec l’OPQ original. Le Pentagone est suivi de près par l’inventaire de la personnalité à cinq facteurs NEO de Costa et McCrae (1985) mais la méthodologie de construction de l’instrument NEO a été critiquée[11].
  • D’autres méthodologies ont ensuite émergé, semblant confirmer les théories de la personnalité mais généralement incapables de prédire des exemples uniques de comportement. On montre cependant qu’on peut prédire des modèles de comportement en agrégeant un grand nombre d’observations[12] (ce qui deviendra possible dans les années 2000 avec le Big data permis par le Web 2.0. L’étude des corrélations entre la personnalité et le comportement s’est pour cette raison considérablement accrue chez les psychologues de la personnalité et les psychologues sociaux, et l’idée qu’il existe bien une « personnalité » fait de plus en plus consensus[13].
  • En 2016, Colin G. DeYoung et coll. testent comment 25 facettes peuvent être intégrées à la structure à 10 facteurs des traits au sein des Big Five. Des développeurs étudient le modèle Big Five et comment les cinq grands facteurs sont compatibles avec les 25 échelles de l’inventaire de la personnalité (PID-5) pour le DSM-5. DeYoung et coll. considère le PID-5 pour mesurer les traits au niveau des facettes[14].

Utilisations politiques, militaires, secrètes, détournées ou illégales{{}}

Dans les années 2010, le principe des tests associé aux Big Five a notamment été utilisé par le Groupe SCL à des fins militaires et politiques puis, via ses filiales Cambridge Analytica et Aggregate IQ, à des fins partisanes politiques.
Ces 3 sociétés, en grande partie financés et/ou créés par le milliardaire Robert Mercer (connu pour son soutien financier et stratégique aux républicains conservateurs et libertariens de droite notamment aux États-Unis et au Royaume-Uni) ont effectué, à leur insu, dont en volant les données personnelles de 47 millions de comptes Facebook, le « profilage psychographique » de millions de personnes, à des fins de publicité, propagande et manipulation des électeurs avant des élections, dans une vingtaine de pays, et notamment pour soutenir Ted Cruz[15], puis lors de l’élection présidentielle américaine de 2016 (qui a abouti à l’élection de Donald Trump) et lors du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne (qui a abouti au Brexit). Il est à l’origine du scandale Facebook-Cambridge Analytica/AggregateIQ[2]. Ces 3 sociétés et leurs filiales se sont mises en faillite après le scandale, mais semblent s’être immédiatement reconstituées en un groupe dénommé Emerdata[16],[17],[18],[19].

Personnalité sous l’angle des Big Five{{}}

Quel trait de la personnalité influence quoi dans la vie de l’individu ? La recherche continue d’étudier les relations entre Big Five d’une part, performance professionnelle et habitudes de vie d’autre part (v. ci-dessus #Mesures par test au comportement observé). Leur impact est mesuré sur les postes de direction, de vente, et une liste croissante d’autres métiers.

Cette lacune quant au développement de la personnalité (v. ci-dessus Développement et changement) durant l’enfance commence juste à être comblée avec en 2007 la publication d’un questionnaire adapté à cette tranche d’âge : le Five Factor Personality Inventory - Children (McGhee, Ehrler & Buckhalt, 2007). La recherche avait cependant déjà (1999, 2005) mis au jour des relations entre les Big Five et l’adaptation sociale et émotionnelle de l’enfant (Ehrler, Evans et McGhee, 1999), ainsi qu’avec les résultats scolaires (Ehrler, 2005)

Questions en suspens{{}}

  • La mise en évidence des Big Five ne semble pas universelle, peut-être faute d’un lexique assez varié ; les études ne trouvent par exemple pas aux Hongrois de facteur Agréabilité simple (Swirmak et De Raad, 1994), ou le trouvent mais pas d’autres facteurs (De Fruyt, McCrae, Szirmak et Nagy, 2004).
  • Le modèle Big Five n’est pas exempt de préalables ou biais théoriques : les données traitées par analyse factorielle sont en partie un choix du chercheur : elles peuvent donner sept facteurs (Cloninger, Svrakic et Przybeck, 1993), ou dix-huit (Livesley et Jackson, 1986), ou seulement trois (CITE). Les ensembles à sept et dix-huit facteurs ont montré des forces et des faiblesses pour ce qui est de refléter des symptômes psychiques chez des sujets non hospitalisés (Bagby, Marshall, Georgiades, 2005) et chez des patients psychiatriques (De Fruyt, de Clercq, van de Wiele, van Heeringen, 2006).
  • Les facteurs Big Five étant plus larges que les 25 échelles du PID-5, il y a désaccord dans la psychologie de la personnalité concernant le nombre de facteurs dans les Big Five. Selon DeYoung et al. (2016), ’le nombre de facettes valides pourrait être limité uniquement par le nombre de traits dont on peut démontrer la validité discriminante[14].’

Constat et explication{{}}

Les qualificatifs décrivant la personnalité se regroupent par corrélation. Ainsi est-il demandé quelle structure mentale peut sous-tendre, quel mécanisme peut rendre compte à la fois de la méticulosité et du sens de l’organisation, tous deux aspects du caractère consciencieux. Plusieurs théories tentent de l’expliquer, dont la Théorie de l’investissement social (en) (TIS), et la Théorie des Cinq Facteurs (TCF) de Costa et McCrae.

Source de l’article complet avec notes et références : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A8le_des_Big_Five_(psychologie)

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  • Rappels - Article Wikipédia sur la bienveillance{{}}


La bienveillance est la disposition affective d’une volonté qui vise le bien et le bonheur d’autrui [1].

Bouddhisme - Article détaillé : Maitrī.

Bienveillance est l’une des traductions usuelles du mot sanskrit maitrī (pali, metta), signifiant à l’origine amitié, fraternité [2]. Elle est un des quatre incommensurables, la pratique des qualités affectives orientées vers l’esprit d’éveil (Bodhicitta) dans le bouddhisme Mahāyāna.

Maitreya, « le Bienveillant », est le nom du prochain Bouddha qui viendra, après Siddhartha Gautama, le bouddha historique.

Confucianisme - Article connexe : Ren (confucianisme).

Selon Marcel Granet, la ’bénévolence’ confucéenne signifie la volonté et l’acte de faire du bien et n’a pas la possible connotation condescendante de ’bienveillance’, ou la gratuité de bénévolat.

Au Japon, la bienveillance (仁 - Jin en japonais) est une des notions fondamentales du Bushido. Inazo Nitobe en donne cette description[3] :

Confucius et Mencius, l’un comme l’autre, l’ont souvent affirmé : la qualité fondamentale d’un chef est la bienveillance. Confucius aurait dit : « Que le prince cultive les vertus et le peuple viendra à lui en masse, avec le peuple viendront les terres, avec les terres la richesse. Cette richesse sera le bénéfice de la rectitude du prince. Vertu est racine, richesse est moisson ». Et encore « Jamais on ne vit de prince bienveillant, monarque d’un peuple qui n’aime pas la vertu ». Quant à Mencius, il mettait ses pas dans les siens en disant : « On peut citer des exemples d’hommes capables d’atteindre un pouvoir suprême dans certaines contrées malgré un total manque de bienveillance mais jamais je n’ai entendu parler d’empires entiers tombant dans les mains de l’un de ceux qui manqueraient de cette vertu. En outre, il est impossible à quiconque de devenir monarque d’un peuple qui ne lui aurait pas fait, au préalable, allégeance de son cœur. » - « La bienveillance, dit-il avec Confucius, fait l’homme ».

Christianisme{{}}

La bienveillance est une des caractéristiques principales de Dieu. Comme on peut lire dans l’hymne au début de l’Épître aux Éphésiens[4], Dieu a un « dessein bienveillant » (Ep 1,9), un « dessein d’amour » (Ep 1,5) à l’égard de l’homme. Ce dessein a été mis en œuvre avant même « la fondation du monde », quand le Père a choisi tout être humain dans le Christ (Ep 1,4). Avec la venue de Jésus-Christ les hommes peuvent être fils adoptifs de Dieu (Ep 1,5), c’est-à-dire vivre pleinement « dans l’amour », malgré les limites, les difficultés et les péchés (Ep 1,4.7). En effet, le Christ est l’archétype et le rédempteur de l’homme. Donc, par Jésus-Christ se réalise ce « dessein bienveillant » qui a pour fin d’amener les hommes à « leur plénitude [et à] récapituler toutes choses dans le Christ, celles du ciel et celles de la terre. » (Ep 1,10)[5].

Rose-Croix{{}}

La bienveillance a pour base le pardon et se dépasse rationnellement selon l’éthique rosicrucienne par la sagesse, par la tolérance réciproque, la bienveillance est considérée aussi comme source du bonheur et elle embellit l’âme[6].

Hindouisme Article détaillé : Ahimsa.

L’ahimsa est l’une des cinq observances morales (yama) à pratiquer dans le Raja yoga.

Articles connexes : {{}}

Source avec références : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bienveillance

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  • Rappel - La voie de l’altruisme - OLJ / Par Matthieu Ricard, le 07 janvier 2014 à 23h00 – Publication ‘lorientlejour.com’

« La coopération, » selon Martin Nowak, biologiste à l’Université Harvard, est « l’architecte de la créativité dans l’évolution, des cellules aux créatures multicellulaires, des fourmilières aux villages et aux villes ».

À l’heure où l’humanité tente de résoudre de nouveaux défis globaux, il nous faut trouver de nouveaux modes de coopération. Le fondement de cette coopération doit être l’altruisme.

Le désir d’aider les autres sans considération pour soi-même n’est pas qu’un noble idéal. Le dévouement améliore la qualité et élève le sens de l’existence, pour nous-mêmes ainsi que pour nos descendants ; en fait, il se peut même que notre survie en dépende. Nous devons l’admettre et avoir le courage de le dire.
L’humanité est confrontée à trois défis monumentaux : assurer à chacun des conditions de vie décentes, améliorer le degré de satisfaction tirée de l’existence et protéger notre planète. Le bon vieux principe de rentabilité ne parvient pas à réconcilier ces exigences parce que chacune a son propre rythme d’action. Année après année, nous nous inquiétons de l’état de l’économie ; nous n’envisageons cependant notre bonheur qu’à l’échelle d’une vie, tandis que les considérations environnementales bénéficieront principalement aux générations futures.

Mais une approche altruiste ne nécessite que quelques compromis. Un investisseur délicat ne spéculera jamais de manière imprudente sur l’épargne de ses clients, en dépit des bénéfices potentiels qu’il pourrait en tirer à titre personnel. Un citoyen prévenant se préoccupera avant tout de l’effet de son comportement sur la communauté. Une génération désintéressée prendra soin de la planète, précisément pour transmettre un monde vivable à ses enfants. Nous avons tout à gagner par un comportement altruiste.

Cette vision du monde peut sembler idéaliste, tant il est vrai que la psychologie, les sciences économiques et la biologie évolutionnaire ont souvent invoqué la nature essentiellement égoïste des hommes. Mais les recherches effectuées ces trente dernières années montrent qu’il existe bien un véritable altruisme et que cette nature altruiste peut dépasser le cercle des proches et de la communauté pour englober plus généralement le bien-être de tous les hommes – et celui d’autres espèces. En outre, l’altruiste n’a pas à souffrir de ses bonnes actions ; bien au contraire, il en bénéficie souvent indirectement, tandis que l’acteur égoïste ne crée généralement que misère pour lui-même et les autres.

Des études ont aussi montré qu’un individu peut apprendre à devenir altruiste. Les chercheurs en neurosciences ont identifié trois composantes de l’altruisme que chacun peut apprendre à développer : l’empathie (ou comprendre et partager les sentiments de l’autre), la tendresse bienveillante (ou désir de dispenser du bonheur) et la compassion (ou désir de soulager la souffrance de l’autre).

Les sociétés peuvent elles aussi devenir altruistes (et pourraient même en tirer un avantage évolutionnaire sur leurs homologues plus égoïstes). Les recherches sur l’évolution des cultures montrent que les valeurs humaines peuvent évoluer plus rapidement que nos gênes. Donc, si nous voulons développer un monde plus humain, nous devons d’abord reconnaître l’importance de l’altruisme – puis le cultiver parmi les nôtres et encourager un changement culturel dans nos sociétés.

La nécessité de cultiver cette reconnaissance n’est jamais aussi visible que dans notre système économique. La poursuite irréaliste d’une croissance quantitative infinie fait subir des pressions intolérables à notre planète et creuse les inégalités. Mais inverser cette croissance entraînerait d’autres problèmes ; obliger les individus à rivaliser pour des avoirs et des ressources en diminution ne générerait que du chômage, de la pauvreté et même de la violence.

Il faut donc trouver un équilibre : la communauté internationale doit sortir un milliard et demi d’individus de la pauvreté, tandis que les excès des consommateurs les plus riches – à l’origine de la majeure partie des dégradations écologiques de la planète – doivent être limités. Il n’est pas nécessaire d’imposer plus de taxes pour cela ; mais nous pouvons convaincre les riches que l’éternelle poursuite de gains matériels est à la fois insoutenable et inutile pour leur propre qualité de vie.

Ce concept « d’harmonie durable » peut être encouragé par la publication d’indices de bien-être personnel et de préservation de l’environnement, en plus des données standard du PIB. Le gouvernement du Bhoutan, par exemple, évalue déjà la « richesse sociale » et la « richesse naturelle » de son peuple en supplément des données chiffrées de son PIB.

Nous pourrions aussi établir un marché boursier, comparable aux marchés boursiers traditionnels, dans lequel seraient cotées les organisations dites éthiques, comme les entreprises sociales, les banques coopératives, les agences de microcrédit et les groupements de commerce équitable. Plusieurs initiatives – au Brésil, en Afrique du Sud ou en Grande Bretagne, par exemple – vont déjà timidement dans ce sens.
De petits pas entraînent de grands changements. Plus la valeur de l’altruisme s’affirmera, plus cette nouvelle approche se répandra à travers l’ensemble de l’économie, et profitera donc à toute la société, aux générations futures, ainsi qu’à la planète.

Traduit de l’anglais par Frédérique Destribats
© Project Syndicate/Global Economic Symposium, 2014

Matthieu Ricard, moine bouddhiste français résidant au monastère de Shechen au Népal, est docteur en génétique moléculaire et conduit 130 projets humanitaires à travers son organisation Karuna-Shechen.

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Source : https://www.lorientlejour.com/article/849452/la-voie-de-laltruisme.html

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Quelques dossiers mis en ligne sur ISIAS.info et apparentés aux sujets de ce document {{}}

Eléments d’une méthode de travail pour l’innovation, une adaptation au changement et à la transition. Partie 4 : Bienveillance et altruisme mais vigilance et attention

’« A cheval sur les cultures extrême-orientales et l’occident », ils ont abordé le sujet de la beauté : Trinh Xuan Thuan astrophysicien écrivain vietnamo-américain francophone, et Matthieu Ricard moine bouddhiste tibétain. Plus des annexes sur les fractales avec des exemples et images choisies’ par Jacques Hallard

’Vers une renaissance de la société (Jean Viard), la fraternité avant tout (Cédric Herrou) et lutte contre la pauvreté (Pascal Brice). Culture ouïgoure et Confucius (Anne Cheng et Anne Kerlan). Des actions de ‘Karuna-Shechen’ impulsées en Inde et au Népal par Matthieu Ricard - Transhumanisme Collapsologie.’ par Jacques Hallard

’Une méthode traditionnelle issue du bouddhisme avec Matthieu Ricard et une approche pratique de Christophe André et de Marc de Smedt sur la méditation : elle active des changements dans l’activité cérébrale, pouvant aider à la mémorisation et à la reconnaissance de nos oublis et erreurs’ par Jacques Hallard

’L’une des 3 cultures de la Chine, le Bouddhisme Han y est favorisé ; né au Népal, différentes formes sont pratiquées, dont au Bhoutan, à l’origine du Bonheur National Brut, et au Népal avec l’altruisme selon Matthieu Ricard’ par Jacques Hallard

’Les religions, facteurs de paix, ou de violence et de conflits ? Que disent les textes sacrés ? Proscrire les abus sexuels dans les cultures religieuses et idéologies et tenter des résolutions non-violentes’ par Jacques Hallard

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Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant

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– 10/08/2026

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