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"Face aux ingérences étrangères, comment faire face à la à la désinformation, à la propagande et aux fausses nouvelles : 10 mesures du Parlement européen pour se protéger et contrer la propagation de cette désinformation" par Jacques Hallard

dimanche 9 août 2026, par Hallard Jacques


ISIAS Désinformation Propagande Politique

Face aux ingérences étrangères, comment faire face à la à la désinformation, à la propagande et aux fausses nouvelles : 10 mesures du Parlement européen pour se protéger et contrer la propagation de cette désinformation

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 09/08/2026

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur

Préambule

Quelques précisions pour débuter ce dossier présenté dans un but didactique

L’ingérence étrangère désigne toute action secrète, trompeuse, coercitive ou malveillante menée par un État ou un acteur étranger pour influencer la politique, les institutions, l’opinion publique ou les processus démocratiques d’un autre pays, à l’insu de ce dernier. [1, 2, 3, 4]

Les formes d’ingérence étrangère :

  • Manipulation de l’information - Diffusion de fausses nouvelles et propagande sur les réseaux sociaux pour diviser la société.
  • Cybermenaces - Attaques informatiques ou piratages pour voler des données ou perturber des infrastructures clés.
  • Influence clandestine - Financement masqué de partis politiques, de groupes d’influence ou de personnalités relais.
  • Répression transnationale - Intimidation, harcèlement ou menaces exercés sur des diasporas ou des opposants vivant à l’étranger. [1, 2, 3, 4, 5, 6]

Différence avec la diplomatie :

  • Influence légitime - Démarches publiques, transparentes et diplomatiques (comme le lobbying déclaré ou les accords officiels).
  • Ingérence illicite - Actions cachées ou trompeuses qui violent les lois du pays cible et menacent sa souveraineté. [1, 2, 3]

La désinformation est la diffusion volontaire d’une information fausse pour tromper. La propagande est une action organisée pour diffuser des idées et influencer l’esprit du public. Ces deux méthodes menacent la démocratie et la liberté de la presse. [1, 2, 3, 4, 5, 6]

Définitions et différences : {{}}

  • Désinformation - Faux contenu partagé pour nuire, mentir ou faire du profit.
  • Propagande - Campagne politique ou idéologique de longue durée pour orienter les opinions d’un groupe.
  • Mésinformation - Erreur sans intention de mentir ou de tromper. [1, 2, 3, 4]

Outils et diffusion :

  • Réseaux sociaux : Accélèrent la vitesse de partage des fausses nouvelles (X, TikTok, WhatsApp).
  • Technologies : Utilisation d’images truquées, de faux sites et de faux comptes.
  • Guerre de l’information : Stratégie employée par certains États pour déstabiliser des rivaux. [1, 2, 3]

Moyens de lutte :

  • Éducation aux médias - Apprendre à analyser l’information critique dès l’école.
  • Vérification - Rôle actif des organisations de journalistes pour dénoncer les manipulations (comme Reporters sans frontières).
  • Régulation - Lois et signalements des contenus illégaux ou trompeurs en ligne. [1, 2, 3, 4]

Quelles sont les 4 caractéristiques de la propagande ? - Avec l’essor d’Internet et des médias sociaux, Renee Hobbs a identifié quatre caractéristiques de conception communes à de nombreuses formes de propagande contemporaine : (1) elle active des émotions fortes ; (2) elle simplifie l’information ; (3) elle fait appel aux espoirs, aux craintes et aux rêves d’un public ciblé ; et (4) elle attaque les opposants.

Personnalité de Renee Hobbs selon Wikipédia, l’encyclopédie libre - Renee Hobbs est une chercheuse et éducatrice américaine qui travaille dans le domaine de l’éducation aux médias. Elle est professeure d’études en communication à la Harrington School of Communication and Media, Université du Rhode Island et fondatrice du Media Education Lab.[1] - Carrière académique - Hobbs est titulaire d’un baccalauréat en littérature anglaise et d’études cinématographiques et vidéo et d’une maîtrise en communication de l’Université du Michigan et d’un EdD de la Harvard Graduate School of Education. Ses recherches doctorales ont examiné comment la relation entre les images et la narration dans les journaux télévisés affecte la compréhension et le rappel du spectateur [[2] Hobbs a passé 18 ans à enseigner des études dans []->https://en.wikipedia.org/wiki/Renee_Hobbs#cite_note-3]les médias au Babson College de Wellesley, Massachusetts, où elle a développé le Felton Scholars Program [3] en collaboration avec Elizabeth Thoman du Center for Media Literacy à Los Angeles. Hobbs a collaboré avec le Maryland State Department of Education and Discovery Communication pour créer Assignment : Media Literacy, un programme complet d’alphabétisation des médias K-12 créé en 1998.[ 4] Nommée à un poste de professeur à l’École de communication et de théâtre de l’Université Temple en 2003, Hobbs a créé le Media Education Lab. En 2007, Hobbs est devenue co-éditeur fondateur du Journal of Media Literacy Education, une publication de l’Association nationale pour à dans les .[5] En janvier 2012, elle a été nommée directrice fondatrice de la Harrington School of Communication and Media de l’Université de Rhode Island, poste qu’elle a occupé jusqu’en 2014, où elle est devenue co-directrice du programme de certificat d’études supérieures URI en alphabétisation numérique. Elle a été membre de l’American Library Association Office of Information Technology Policy (OITP) en 2012 et a développé des programmes de perfectionnement professionnel en littératie numérique pour les éducateurs.[6] Elle enseigne des cours de deuxième cycle et de premier cycle en alphabétisation aux médias, en paternité numérique, en enfants et en médias, en éducation aux médias et en propagande contemporaine aux étudiants en éducation, en anglais, en études de communication et en études de la bibliothèque et de l’information… - Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Renee_Hobbs

Renee Hobbs – Harrington School of Communication and Media

Renee Hobbs https://web.uri.edu/harrington/meet/renee-hobbs/

Rappel - Le Parlement européen (PE) est l’organe parlementaire de l’Union européenne (UE) élu au suffrage universel direct. Il partage avec le Conseil de l’Union européenne le pouvoir législatif de l’Union européenne. Le Parlement européen est actuellement composé de 720 députés (parfois appelés eurodéputés ou MPE pour « membres du PE »), qui représentent environ 360 millions d’électeurs inscrits — participant aux élections européennes — provenant des 27 États membres (en 2020) et répartis selon des règles fixées dans les traités. Il s’agit du second plus grand électorat du monde, derrière celui de l’Inde, et le plus grand électorat transnational [1]. En 1976, le Conseil européen décide qu’à partir de 1979, le Parlement sera élu tous les cinq ans au suffrage universel direct, à la proportionnelle. Il ne dispose pas de l’initiative législative, dont la Commission européenne a le monopole. Bien que le Parlement soit la « principale » institution de l’Union européenne (il est mentionné en premier dans les traités et a la préséance cérémoniale sur toutes les autres autorités européennes[2]), le Conseil de l’Union européenne a des pouvoirs législatifs plus importants que lui car il adopte également des lois dans le cadre limité de la procédure législative spéciale. Depuis le traité de Lisbonne de 2007, la procédure législative ordinaire, qui place le Conseil de l’Union européenne (représentant les États membres) et le Parlement européen (représentant la population) sur un pied d’égalité pour l’adoption d’une norme européenne, est devenue la procédure législative de droit commun [3]. Ainsi, les domaines dans lesquels celle-ci ne s’applique pas sont largement minoritaires (ce qui ne veut pas dire qu’ils sont marginaux : le Parlement européen est ainsi très largement exclu de la politique étrangère et de sécurité commune). Le Parlement a en outre le contrôle du volet dépenses (mais non du volet recettes) du budget de l’Union européenne [4]. Le Parlement européen siège au sein du bâtiment Louise-Weiss, à Strasbourg (France), où se tient l’ensemble des séances plénières mensuelles. Ses commissions et les groupes politiques, ainsi que les éventuelles séances additionnelles, se tiennent quant à elles à l’espace Léopold, à Bruxelles (Belgique). Une partie de son secrétariat général reste installé à Luxembourg. En pratique, le Parlement travaille trois semaines par mois à Bruxelles et une semaine (quatre jours) à Strasbourg…

Description de cette image, également commentée ci-après

Composition actuelle.

Groupes politiques





Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Parlement_europ%C3%A9en

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Introduction {{}}

Un choix de 4 articles pour ce dossier consacré à Désinformation Propagande et Politique …

Ces articles sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après

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Sommaire {{}}

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§§§



    • Faire face à la propagande, à la désinformation et aux fausses nouvelles – Publication du Conseil de l’Europe{{}}

La propagande, la désinformation et les infox peuvent polariser l’opinion publique, promouvoir l’extrémisme violent et les discours haineux et, en fin de compte, saper les démocraties et réduire la confiance dans les processus démocratiques.

Il est vital pour les écoles d’offrir aux élèves une solide éducation aux médias et à l’information dans le cadre du programme scolaire.

Les enseignants doivent être bien formés dans la matière afin de donner aux élèves les compétences nécessaires pour comprendre et évaluer de manière critique l’information rapportée par tous les médias.

Les projets en partenariat avec les autorités nationales et locales et les organisations de médias sont encouragés.

Faits & chiffres : {{}}

Deux tiers des citoyens de l’Union européenne déclarent lire ou entendre des fausses nouvelles au moins une fois par semaine. [1]

Plus de 80 % des citoyens de l’Union européenne considèrent que l’existence de fausses nouvelles constitue un problème pour leur pays et pour la démocratie en général.[2]

La moitié des citoyens de l’Union européenne âgés de 15 à 30 ans déclarent que des compétences en matière d’information et d’analyse critique leur sont nécessaires pour les aider à combattre les fausses nouvelles et l’extrémisme dans la société.[3]

Qu’entend-on par propagande, désinformation et fausses nouvelles ?{{}}

Les termes « propagande », « désinformation » et « fausses nouvelles » ont parfois des significations qui se recoupent. Ils sont utilisés pour désigner les diverses formes sous lesquelles le partage de l’information peut - intentionnellement ou non - causer un préjudice - généralement en lien avec la défense d’une cause ou d’une vision morale ou politique particulière.

On distingue à ce titre trois utilisations bien différentes de l’information :

  • La mésinformation : information fausse qui n’est pas partagée dans l’intention de nuire
  • La désinformation : information fausse qui est délibérément partagée pour porter préjudice
  • L’information malveillante : information fondée sur des faits réels, utilisée pour porter préjudice [4]

Bien qu’aucun de ces phénomènes ne soit nouveau, ils ont récemment pris une ampleur inédite du fait de la généralisation de formes sophistiquées de technologie de l’information et de la communication. Le partage de textes, d’images, de vidéos ou de liens en ligne, notamment, permet à l’information de se propager en quelques heures.

Pourquoi est-ce important de sensibiliser à la propagande, à la désinformation et aux fausses nouvelles à l’école ?{{}}

La place que les technologies de l’information et de la communication occupent actuellement dans la vie des jeunes est telle que ceux-ci se trouvent particulièrement exposés à la propagande, à la désinformation et aux fausses nouvelles. Ils passent beaucoup de temps à regarder la télévision, à jouer en ligne, à chatter, à bloguer, à écouter de la musique, à poster des photos d’eux et à chercher d’autres personnes avec lesquelles communiquer en ligne. Leur connaissance du monde et leur perception de la réalité s’appuient dans une très large mesure sur les informations diffusées en ligne. Beaucoup de parents ne possèdent pas les compétences techniques suffisantes pour suivre l’activité en ligne de leurs enfants ou pour les sensibiliser aux dangers auxquels ils pourraient être exposés. Les écoles sont donc tenues de doter les jeunes des compétences en matière d’information et de réflexion critique qu’ils ne peuvent acquérir chez eux.

« La forte progression des fausses nouvelles et de la propagande ces dernières années rend essentielle l’acquisition par les élèves de compétences leur permettant de discerner le vrai du faux et de reconnaître un éventuel parti pris[5] ».

La capacité à faire preuve d’esprit critique face à la propagande, à la désinformation et aux fausses nouvelles en ligne n’est pas qu’un outil de protection, c’est aussi une compétence démocratique essentielle à part entière. Les capacités d’analyse et de réflexion critique, la connaissance et la compréhension critique du monde, y compris le rôle des compétences linguistiques et de communication, sont au cœur du Cadre de référence des compétences pour une culture de la démocratie du Conseil de l’Europe. Elles occupent une place essentielle dans l’éducation à la citoyenneté numérique et l’éducation aux médias et à l’information.[6]

« Il est absolument crucial que les établissements scolaires forment les futurs citoyens à la compréhension, à la critique et à la création d’informations. C’est à l’école que les citoyens doivent développer, et conserver, un esprit critique leur permettant de participer réellement à leur communauté [7] ».

La capacité à faire face à la propagande, à la désinformation et aux fausses nouvelles, tant en ligne que hors ligne, est également une compétence essentielle enseignée dans un certain nombre d’autres matières, comme l’histoire, la sociologie, les sciences, les études religieuses et l’art. Les jeunes peuvent par exemple étudier l’utilisation des slogans nationalistes et patriotiques, ou ce que l’on appelle la « propagande d’atrocités » pendant la première guerre mondiale en histoire ou les formes d’art mises au service d’idéologies particulières dans les cours d’art.

La publication sur les réseaux sociaux de commentaires négatifs visant les enseignants et les établissements est autre problème que les technologies de l’information et de la communication peuvent poser pour les établissements scolaires. Ceux-ci constatent que les parents ainsi que d’autres personnes ont de plus en plus tendance à recourir aux médias sociaux en cas de litige ou de désaccord avec l’école, concernant par exemple le règlement ou la politique de l’école ou l’attitude du personnel. Dans certains établissements, la question de savoir comment réagir face aux commentaires ou aux campagnes critiques ou diffamatoires relayés en ligne est devenue un sujet de préoccupation pour les chefs et directeurs d’établissement[8].

Quelles sont les difficultés qui se posent ?{{}}

Les établissements qui cherchent à traiter la propagande, la désinformation et les fausses nouvelles comme un enjeu pédagogique ou social se heurtent à un certain nombre de difficultés :

  • L’activité en ligne des enseignants et leur expérience dans ce domaine sont généralement assez limitées et font qu’ils sont souvent à la traîne par rapport à leurs élèves. Dès lors, ceux qui ne s’investissent pas suffisamment dans leur propre développement professionnel peuvent hésiter à aborder ces thèmes en classe.
  • La technologie et l’activité en ligne des jeunes évoluent à une vitesse telle qu’il est difficile pour les enseignants de se tenir informés des dernières nouveautés dans ce domaine. Les programmes de perfectionnement professionnel eux-mêmes peuvent rapidement devenir obsolètes.
  • Il peut s’avérer difficile de trouver un créneau ponctuel dans l’emploi du temps des élèves pour étudier les questions de création et de partage de l’information. S’il est possible d’en aborder certains aspects dans différentes matières, il peut être problématique de trouver une fenêtre dans un programme déjà surchargé pour aborder de front ces phénomènes comme des sujets à part entière.
  • L’expression « fausses nouvelles » ne signifie pas qu’il existe une catégorie de « vraies » nouvelles. Toutes les nouvelles sont sélectionnées et rédigées pour un public précis dans un but précis. Il peut être difficile pour certains établissements d’offrir la profondeur d’analyse et les compétences spécialisées pour traiter ces questions avec justesse, notamment en termes de compétence et de formation des enseignants.

« Les États doivent prendre des mesures pour promouvoir l’éducation aux médias et aux technologies numériques, notamment en abordant ces questions dans le cadre du programme scolaire ordinaire et en s’associant à la société civile et aux autres parties prenantes pour sensibiliser l’opinion à ces questions[9] ».

Que peuvent faire les écoles ?{{}}

Il est essentiel que les enseignants soient formés à l’éducation aux médias et à l’information pour donner plus de visibilité à cette question à l’école. Même si les programmes ont tendance à devenir rapidement obsolètes, la formation aura au moins le mérite de sensibiliser le corps enseignant à l’importance que ce domaine d’apprentissage revêt pour leurs élèves. Plus les enseignants y accorderont de l’importance, plus ils ressentiront eux-mêmes le besoin de mettre constamment à niveau leurs compétences.

S’il importe pour ce faire de recruter le plus grand nombre possible d’enseignants, il peut s’avérer plus efficace à long terme de commencer par désigner un enseignant, ou une petite équipe, qui sera responsable de l’éducation aux médias et à l’information à l’école. Ce ou ces spécialistes pourraient être chargés :

  • de tenir le personnel informé des dernières évolutions dans le domaine des technologies de l’information et de la communication
  • de le former aux stratégies de gestion de la propagande, de la désinformation et des fausses nouvelles
  • de l’aider à intégrer ces questions au programme de différentes matières
  • de conduire l’élaboration de la politique de l’école et la planification des actions dans ce domaine.

Ces initiatives ne sont pas les seules qu’un établissement peut prendre pour répondre aux défis que pose l’évolution rapide de l’univers de la propagande, de la désinformation et des fausses nouvelles en ligne. Il peut notamment :

  • organiser des journées ou des événements spéciaux à l’école sur le thème de la propagande, de la désinformation ou des fausses nouvelles et ainsi contourner le problème de la surcharge du programme scolaire
  • prévoir des initiatives d’éducation par les pairs dans le cadre desquelles des élèves plus anciens forment et conseillent les plus jeunes sur le maniement sans danger des informations auxquelles ils ont accès dans les médias
  • établir des partenariats avec des professionnels extérieurs ou des entreprises spécialisées dans ce domaine (journalistes, sociétés informatiques, universités par exemple)
  • tisser des liens virtuels avec les écoles d’autres régions ou pays pour offrir aux élèves un point de vue différent sur l’actualité
  • recruter des parents qui sont spécialisés dans les technologies de l’information et de la communication pour participer à l’élaboration des politiques de l’établissement ou collaborer avec les enseignants pour enrichir l’apprentissage des élèves.


[1] Eurobaromètre Flash 464 , 2018


[2] Ibid.


[3] Eurobaromètre Flash 455, 2018


[4] Wardle & Derakhshan, H., 2017. Désordres de l’information : vers un cadre interdisciplinaire pour la recherche et l’élaboration des politiques, Strasbourg, France : Conseil de l’Europe.


[5] When is fake news propaganda ?, Facing History and Ourselves, 2018


[6] Manuel d’éducation à la citoyenneté numérique, 2019


[7] Ibid.


[8] Conseil de l’Europe : Managing Controversy : a whole school training tool, 2017


[9] OSCE et UNHCR, Déclaration conjointe sur la liberté d’expression, les « fausses nouvelles », la désinformation et la propagande, 2017

Ressources pour faire face à la propagande, à la désinformation et aux fausses nouvelles : {{}}

Multimédia{{}}

A travers la forêt sauvage’ – un jeu en ligne pour enseigner aux enfants les règles de base de la sécurité sur internet - Manuel de l’enseignant (2013)

Carrefours d’histoires européennes - Perspectives multiples sur cinq moments de l’histoire de l’Europe (CD + Livre) (2009)

Education for Democracy and Human Rights in 10 Steps (2017)

Histoires partagées pour une Europe sans clivages (2014)

What is the Charter on citizenship and human rights education ?

Textes officiels{{}}

Etude comparative sur le blocage, le filtrage et le retrait de contenus illégaux sur internet (2017)

Principes directeurs à l’attention des éducateurs pour combattre l’intolérance et la discrimination à l’encontre des musulmans - Aborder l’islamophobie à travers l’éducation (2012)

What is the Charter on citizenship and human rights education ?

Documents politiques{{}}

Accompagnement linguistique des réfugiés adultes : la boîte à outils du Conseil de l’Europe (2017)

Compasito - manual on human rights education for children (2000)

Compass - manual for human rights education with young people online resource (2002)

Dialogue interculturel sur les campus universitaires (Enseignement supérieur du Conseil de l’Europe n° 11) (2009)

Digital citizenship education - Volume 1 : Overview and new perspective. Supporting children and young people to participate safely, effectively, critically and responsibly in a world filled with social media and digital technologies. (2017)

Éducation à la citoyenneté numérique (ECN) - 10 thématiques. Brochure

Education for Democracy and Human Rights in 10 Steps (2017)

Etude comparative sur le blocage, le filtrage et le retrait de contenus illégaux sur internet (2017)

Le Livre blanc sur le dialogue interculturel « Vivre ensemble dans l’égale dignité » (2008)

Les jeunes construisent l’Europe (2016)

Living with Controversy - Teaching Controversial Issues Through Education for Democratic Citizenship and Human Rights (EDC/HRE) (2016)

Managing controversy (2017). A self-reflection tool for school leaders and senior managers

Open minds, free minds - No easy prey for counterfeit medicines and similarly dangerous medicines - Psycho-pedagogical concept guide for teachers (2015)

Pour un enseignement de l’histoire de qualité au XXIe siècle. Principes et lignes directrices

Principes directeurs à l’attention des éducateurs pour combattre l’intolérance et la discrimination à l’encontre des musulmans - Aborder l’islamophobie à travers l’éducation (2012)

Questions de genre - Comment aborder avec les jeunes la question de la violence fondée sur le genre ? (2008)

What is the Charter on citizenship and human rights education ?

Sujets d’études{{}}

’Tous différents - Tous égaux’ Kit pédagogique (2016)

“Developing competences for Democratic Culture in the digital era” strategy paper (2017)

Accompagnement linguistique des réfugiés adultes : la boîte à outils du Conseil de l’Europe (2017)

Alternatives - Les contre-récits pour combattre le discours de haine (2017)

Carrefours d’histoires européennes - Perspectives multiples sur cinq moments de l’histoire de l’Europe (CD + Livre) (2009)

Developing a culture of co-operation when teaching and learning history. Training units for teachers (2016)

Dialogue interculturel sur les campus universitaires (Enseignement supérieur du Conseil de l’Europe n° 11) (2009)

Digital citizenship education - Volume 1 : Overview and new perspective. Supporting children and young people to participate safely, effectively, critically and responsibly in a world filled with social media and digital technologies. (2017)

Etude comparative sur le blocage, le filtrage et le retrait de contenus illégaux sur internet (2017)

Histoires partagées pour une Europe sans clivages (2014)

La Shoah à l’écran - Crime contre l’humanité et représentation (2006)

Manuel de maîtrise de l’internet (2017)

Miroirs – Manuel pour combattre l’antitsiganisme par l’éducation aux droits de l’homme (2015)

Open minds, free minds - No easy prey for counterfeit medicines and similarly dangerous medicines - Psycho-pedagogical concept guide for teachers (2015)

Principes directeurs à l’attention des éducateurs pour combattre l’intolérance et la discrimination à l’encontre des musulmans - Aborder l’islamophobie à travers l’éducation (2012)

Questions de genre - Comment aborder avec les jeunes la question de la violence fondée sur le genre ? (2008)

Regards croisés sur le 20ème siècle (2002)

Starting points for combating hate speech online (2015)

The Use of Sources in Teaching and Learning History (2009) (Vol.1) (Vol. 2)

Une Europe en évolution - Les flux migratoires au 20ème siècle (2002)

Outils

’Tous différents - Tous égaux’ Kit pédagogique (2016)

“Developing competences for Democratic Culture in the digital era” strategy paper (2017)

A travers la forêt sauvage’ – un jeu en ligne pour enseigner aux enfants les règles de base de la sécurité sur internet - Manuel de l’enseignant (2013)

Accompagnement linguistique des réfugiés adultes : la boîte à outils du Conseil de l’Europe (2017)

Alternatives - Les contre-récits pour combattre le discours de haine (2017)

Carrefours d’histoires européennes - Perspectives multiples sur cinq moments de l’histoire de l’Europe (CD + Livre) (2009)

Compasito - manual on human rights education for children (2000)

Compass - manual for human rights education with young people online resource (2002)

Developing a culture of co-operation when teaching and learning history. Training units for teachers (2016)

Éducation à la citoyenneté numérique (ECN) - 10 thématiques. Brochure

Education for Democracy and Human Rights in 10 Steps (2017)

Enseigner l’Holocauste au 21e siècle (2001)

Histoires partagées pour une Europe sans clivages (2014)

La Shoah à l’écran - Crime contre l’humanité et représentation (2006)

Le témoignage du survivant en classe.

Les victimes du nazisme - Destins spécifiques - Fiches pédagogiques pour les enseignants (2016)

Living with Controversy - Teaching Controversial Issues Through Education for Democratic Citizenship and Human Rights (EDC/HRE) (2016)

Managing controversy (2017). A self-reflection tool for school leaders and senior managers

Manuel Anti-rumeurs (2018)

Manuel de maîtrise de l’internet (2017)

Manuels ’Vivre la démocratie’ Matériels pédagogique pour les enseignants (2009-2011)

Miroirs – Manuel pour combattre l’antitsiganisme par l’éducation aux droits de l’homme (2015)

Open minds, free minds - No easy prey for counterfeit medicines and similarly dangerous medicines - Psycho-pedagogical concept guide for teachers (2015)

Pack européen pour la visite du Mémorial et du Musée d’Auschwitz-Birkenau - Pistes pédagogiques pour enseignants et éducateurs (2012)

Pour un enseignement de l’histoire de qualité au XXIe siècle. Principes et lignes directrices

Principes directeurs à l’attention des éducateurs pour combattre l’intolérance et la discrimination à l’encontre des musulmans - Aborder l’islamophobie à travers l’éducation (2012)

Questions de genre - Comment aborder avec les jeunes la question de la violence fondée sur le genre ? (2008)

Regards croisés sur le 20ème siècle (2002)

Starting points for combating hate speech online (2015)

The Use of Sources in Teaching and Learning History (2009) (Vol.1) (Vol. 2)

Une Europe en évolution - Les flux migratoires au 20ème siècle (2002)

Projets des écoles sur ce thème par pays :{{}}

Finlande

French-Finnish School Lycée franco-finlandais d’Helsinki

France

Collège Charles Péguy de Palaiseau

Géorgie

Balda Public School

Khoni Public School N 3

LEPL Borjomi Municipality Akhaldaba Public School

LEPL Public School of village Khevasheni of Adigeni Municipality

Sachkhere Public School #3

Allemagne

Nelson Mandela Realschule plus Trier

Grèce

Epal Korydallou

Makrygialos High School of Pieria

Irlande

Bremore Educate Together Secondary School

Italie

Liceo Scientifico Statale “Nicolò Copernico”

Lituanie

Vilnius Kachialov Gymnasium

Monténégro

Gimnazija “Tanasije Pejatović”

Norway

Huseby ungdomsskole

Kuben upper secondary school

Pologne

Adam Mickiewicz High School in Gdynia

Portugal

Agrupamento de Escolas de Caneças

Agrupamento de Escolas do Cerco do Porto, Porto

Agrupamento de Escolas João da Rosa

Eça de Queirós School Cluster

Roumanie

Liceul Teoretic de Informatica Grigore Moisil Iasi

Serbie

”Petefi Šandor” elementary school

Royaume Uni

Batley Girls’ High School

Voir également :

Faire entendre la voix des enfants et des élèves

Traiter des questions controversées

Prévenir la violence et l’intimidation

Lutter contre la discrimination

Améliorer le bien-être à l’école

Portail du Conseil de l’Europe

Conseil de l’Europe, Avenue de l’Europe F-67075 Strasbourg Cedex, France -
Tel. +33 (0)3 88 41 20 00 - Clause de non-responsabilité - © Conseil de l’Europe 2026 - © Crédit photo- Contact

Source : https://www.coe.int/fr/web/campaign-free-to-speak-safe-to-learn/dealing-with-propaganda-misinformation-and-fake-news

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    • L’Europe comme terrain de jeu des ingérences étrangères - Publié le mercredi 05 août 2026 à 07:38 - France Culture45 min - Provenant du podcast L’Invité(e) des Matins d’été Par Julie Gacon – Document ‘radiofrance.fr/franceculture’

Le 29 juillet 2026, le ministère de l’Intérieur a ordonné l’expulsion de Xenia Fedorova, ex-directrice de RT France. Que révèle cette affaire sur les stratégies d’influence étrangères en Europe ? À l’approche de la présidentielle de 2027, Maxime Audinet décrypte leurs méthodes et leurs enjeux.

Avec Maxime Audinet Politiste spécialiste de la Russie, professeur Junior en Relations internationales et titulaire de la chaire « Stratégies d’influence et de contre-influence en contexte numérique » à l’Inalco

Le 29 juillet 2026, le ministère de l’Intérieur a ordonné l’expulsion de Xenia Fedorova, ancienne directrice de Russia Today (RT) France, devenue chroniqueuse dans les médias Bolloré. Son parcours montre comment l’influence russe s’est recomposée après l’interdiction de RT, en s’appuyant sur des relais locaux et des dispositifs numériques plus difficiles à identifier. Mais d’autres acteurs étrangers, comme les Etats-Unis, Israël, la Chine, interviennent eux aussi dans le débat public européen. Comment ces ingérences exploitent-elles les fractures des démocraties européennes, et que peut-on redouter à l’approche de la présidentielle de 2027 ?

Pour en parler, nous recevons Maxime Audinet, spécialiste de l’influence de la Russie, professeur Junior en Relations internationales et titulaire de la chaire « Stratégies d’influence et de contre-influence en contexte numérique » à l’Inalco.

La menace des ingérences étrangères dans le débat démocratique{{}}

Xenia Fedorova ’a travaillé pendant 20 ans sur RT que ce soit à Moscou, à Berlin, puis à Paris, où elle a pris la direction de la branche francophone du média’, nous indique Maxime Audinet. Il rappelle que ’ce n’est pas une journaliste ni une chroniqueuse au sens strict du terme, elle fait partie d’un dispositif et d’une stratégie d’influence qui est pensée, qui est réfléchie, et elle est l’actrice principale de RT France’.

Convergence des stratégies : le cas de l’écosystème Bolloré{{}}

Spécialiste de l’influence de la Russie, Maxime Audinet indique qu’il existe, entre Bolloré et RT ’plusieurs types de convergences’ en particulier avec Fedorova, et plus largement entre des acteurs entrepreneuriaux médiatiques d’extrême droite et la Russie’.

Premièrement, l’existence d’une certaine compatibilité éditoriale entre Cnews et RT France, selon Maxime Audinet : ’Ce sont des médias qui se présentent comme des médias contre-hégémoniques, cherchant à concurrencer une soi-disant norme dominante, celle des médias dominants, de « la pensée unique », de « la bien-pensance »’ Ainsi qu’une compatibilité idéologique, comme l’explique Maxime Audinet : ’La bataille culturelle que mène Vincent Bolloré est une bataille culturelle réactionnaire et conservatrice. On sait aussi que la Russie aujourd’hui est une puissance qui cherche à se présenter comme la gardienne de ce qu’on appelle en Russie « les valeurs traditionnelles », hétéronormées, patriarcales’.

À écouter Expulsion de Xenia Fedorova : la réponse à l’ingérence russe est-elle devenue plus pressante ? Les Enjeux France Culture 13 min

Ingérences en politique nationale et extérieures{{}}

Lors de présidentielle de 2026, certains candidats pourraient tirer bénéfice, ’des ingérences numériques étrangères, américaines, russes ou israéliennes parce que ça peut servir leurs propres intérêts, les candidats, quel que soit leur parti, vont récupérer le fait d’être ciblés par des puissances étrangères pour l’intégrer dans leur discours de campagne’, souligne Maxime Audinet.

Pour le spécialiste, il est important de ’s’affranchir d’une vision des ingérences étrangères uniquement fondée sur la désinformation’. Il rappelle que ’par la manipulation algorithmique permise par les grandes plateformes américaines, un réseau comme X est capable aujourd’hui de favoriser algorithmiquement des contenus ou des candidats issus de l’extrême droite

À écouter Stratégie d’influence, le Kremlin reprend le contrôle Cultures Monde France Culture 58 min

Ainsi, ’le domaine des ingérences étrangères est un espace intéressant pour penser la manière dont des États autoritaires s’accommodent aussi de logiques néolibérales et vont déléguer toute une partie de cette fonction régalienne d’influence à des entreprises, par exemple de marketing numérique, de relations publiques, qui mènent en réalité de la désinformation’, conclut Maxime Audinet.

Références : Guerre en Ukraine CNews Vladimir Poutine Vincent Bolloré Info Société Monde Médias Europe Russie

L’équipe - Julie Gacon Journaliste et productrice de l’émission ’Cultures Monde’ à France Culture

Source : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-invite-e-des-matins-d-ete/desinformation-et-propagande-l-europe-comme-terrain-de-jeu-des-ingerences-etrangeres-6572775

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    • Donald Trump ou la contagion du mal ordinaire - Publié : 905 août 2026, 15:22 CEST – Publication ‘theconversation.com’

À travers ses discours, Donald Trump, ici le 27 mars 2026 sur l’un des balcons de la Maison-Blanche, diffuse un « permis de transgression » qui banalise l’insulte, le mépris et la brutalité bien au-delà du champ politique. Rawpixel.com/Shutterstock (no reuse)

L’essentiel : {{}}

  • Trump agit comme un révélateur. Ses propos accélèrent une désinhibition morale générale où la brutalité, le mépris et la transgression deviennent progressivement acceptables.{{}}
  • Le mal procède par division. Il fracture l’individu, les relations humaines, la société et le rapport au vivant, faisant du conflit la forme normale des interactions.{{}}
  • La guerre est devenue un paradigme commun. La logique concurrentielle s’étend de l’entreprise aux relations internationales. Seule une culture de paix fondée sur la reconnaissance de l’autre peut rompre cette dynamique.{{}}

Les crises contemporaines ne se laissent plus comprendre par la seule analyse des événements ou des figures qui les incarnent. Elles signalent une rupture plus profonde, touchant à notre manière d’habiter le monde, d’exercer le pouvoir et de reconnaître l’autre comme sujet digne.

En quelques années, un homme est parvenu à rendre dicible et parfois même respectable ce qui demeurait contenu, dissimulé ou honteux : l’insulte, le mépris, la brutalité. Donald Trump n’a pas inventé ces forces : il les a autorisées, leur donnant un visage, un langage et une validation symbolique depuis le sommet du pouvoir mondial.

Le phénomène dépasse sa personne et trouve en lui une cristallisation inédite. Ce qui se joue n’est pas un style provocateur, mais une désinhibition morale du pouvoir : ce qui était inacceptable devient tolérable, ce qui était indigne devient performant, ce qui devait être combattu devient imité.

Le mal n’a pas besoin de monstres{{}}

Concevoir le mal uniquement comme violence spectaculaire ou démesure exceptionnelle empêche d’en saisir la dynamique la plus dangereuse : sa capacité à se répandre silencieusement, à se normaliser, à s’intégrer aux pratiques quotidiennes et aux imaginaires collectifs.

Hannah Arendt nous avait prévenus : le mal ne surgit pas toujours sous la forme du monstre. Il se diffuse bien plus sûrement lorsqu’il devient banal et qu’il cesse d’être jugé. Trump ne pense ni n’invente le mal : il le performativise. Il l’exhibe sans honte et suspend ainsi l’exercice du jugement moral chez celles et ceux qui s’identifient à lui. Il délivre un « permis de transgression ».

Ce sont là les forces que René Girard nommait « violence mimétique » : affranchies, elles prolifèrent dans tous les interstices du social. La dynamique n’est ni strictement états-unienne ni strictement politique, et l’Europe n’est pas en reste.

S’installe une ronde autoalimentée, où le président du pays le plus puissant du monde représente à la fois le produit et le moteur du mouvement. Chaque parole brutale en libère d’autres. Chaque transgression appelle une surenchère. Chaque recul éthique devient un précédent, une jurisprudence sans prudence. Ce ne sont plus seulement les comportements politiques qui sont touchés, mais les pratiques économiques, managériales, médiatiques, jusqu’aux relations quotidiennes.

L’histoire ne se mesure pas au seul nombre de morts : elle s’évalue à la virulence de diffusion du mal. Or, aucun autocrate du siècle passé ne disposait de l’instantanéité des réseaux sociaux ni d’une fortune érigée en preuve ultime de légitimité. Trump ne construit pas un système totalitaire classique : il désagrège les digues intérieures et rend le mal ordinaire, banal, acceptable, désirable parfois.

Le mal, c’est d’abord la division{{}}

Le mal n’est pas d’abord violence : il est division. En grec ancien, diabolos signifie « celui qui sépare, qui désunit ». Le diable n’est pas tant celui qui détruit que celui qui désagrège les liens. Le mal commence donc avant les actes et il opère à quatre niveaux.

En soi. Nous connaissons tous l’écart entre ce que nous savons juste et nos actions, entre notre vulnérabilité et le masque que nous endossons pour exister. Erich Fromm avait décrit ces sociétés qui substituent l’avoir à l’être. Un être divisé devient dangereux non par malveillance, mais parce qu’il cherche à l’extérieur ce qu’il a perdu à l’intérieur.

Entre les humains. L’autre cesse d’être un visage, au sens de Levinas, pour se transformer en obstacle. Un visage, c’est la présence directe d’une personne autre que moi avec qui la relation devient possible. Un obstacle, un non-visage, se contourne ou s’élimine. La relation se mue en rapport de force, la différence menace : la violence s’avère possible, puis acceptable.

Dans la société. Le même mécanisme oppose en camps irréconciliables les gagnants aux perdants ; Girard a montré comment il conduit à désigner des boucs émissaires. La division devient un outil de gouvernement.

Avec le vivant. Sa version la plus radicale survient lorsque l’humanité se pense séparée du monde. La nature est vue comme de la matière inerte, l’animal un stock, l’être humain une ressource. La relation se transforme alors en prédation. La crise écologique n’est pas d’abord technique, elle est relationnelle, perte de sensibilité au vivant.

La guerre économique matrice de la guerre armée{{}}

Ce processus n’a rien d’abstrait. Dans l’entreprise, il se déploie de façon systémique : mise en concurrence permanente, culture du chiffre où les tableaux de bord comptent plus que les personnes qu’ils prétendent évaluer, burn out transformé en rite de passage plus qu’en signal d’alerte, sacrifice du long terme humain à un court terme financier érigé en évidence. L’organisation devient un champ de bataille où l’efficacité se construit contre le vivant plutôt qu’avec lui.

Au niveau social, la même logique stigmatise les plus fragiles, légitime des inégalités extrêmes présentées comme naturelles et installe la méfiance comme principe implicite de vie commune. Sur la scène mondiale, elle évolue en un prélude inévitable à un conflit militaire. Les sanctions, autrefois considérées comme des mesures extraordinaires, sont maintenant utilisées comme des outils de coercition courante. L’énergie et les technologies, y compris les terres rares, deviennent des facteurs de division, transformant les interdépendances en foyers de tension. Les engagements climatiques sont abandonnés au profit de la compétitivité à court terme. Les institutions multilatérales, qui constituent les seuls espaces de médiation disponibles, sont délibérément affaiblies. Les propositions de règlement du conflit russo-ukrainien portées par Trump en donnent la formule : le deal commercial remplace toute architecture diplomatique.

Wendy Brown l’a montré : la rationalité néolibérale a rendu impensable toute grammaire autre que le rapport de force. Lorsque la gouvernance s’inspire du modèle de l’entreprise concurrente, le deal se substitue au traité, la pression au dialogue, la menace à la garantie. Le passage de la guerre économique à la guerre armée marque une continuité : c’est la même logique poursuivie par d’autres moyens. Et l’histoire montre avec constance que la brutalisation du langage précède celle des actes.

Ce n’est pas le style qu’il faut changer, c’est le paradigme{{}}

Un paradigme est, au sens de Thomas Kuhn, un ensemble de présupposés si intériorisés qu’ils cessent d’être questionnés : ils deviennent la réalité même. Or, le paradigme économico-politique dominant s’est rigidifié autour d’axiomes aujourd’hui invisibles : la compétition anime la vie sociale, la valeur se mesure à la capacité de dominer, les relations se résument à des rapports de force.

Ce paradigme a un nom : la grammaire de la guerre. Non pas la guerre comme exception tragique, mais comme mode ordinaire de relation. Guerre de l’ego contre lui-même, guerre managériale, guerre sociale contre les perdants, guerre géopolitique. Ces guerres ne sont pas des métaphores, elles produisent de la souffrance et de la mort réelles.

Or, un paradigme ne se réforme pas à la marge : ses présupposés ne s’amendent pas, ils se remplacent. Ce n’est pas l’usage du pouvoir qu’il faut moraliser, mais la conception même de la puissance qu’il faut refonder.

Car, si la guerre commence dans les mots, la paix débute par la reconnaissance que l’autre, concurrent, migrant, ennemi désigné, est un sujet digne, dont la vulnérabilité nous concerne avant toute décision économique.

À ceux qui y voient une utopie, André Gorz répondait que celle-ci a précisément pour fonction de nous donner le recul nécessaire pour juger ce que nous faisons à la lumière de ce que nous pourrions faire. La culture de paix apparaît moins comme une utopie que comme une stratégie de survie, une insurrection éthique : rien, hors le lien et le travail patient d’apprendre à vivre, ne peut rompre la ronde auto-alimentée du mal ordinaire. Tout le reste (travail intérieur, éducation, politique et économie) n’est que chemin vers cette évidence.

extrême droite États-Unis Donald Trump violence paix rhétorique trumpisme discours politique

Auteur :

https://storage.theconversation.com/jawagru2i2sfg153t9phara6pj0x

Dominique Steiler

Fondateur de la Chaire UNESCO pour une Culture de Paix Economique, Auteurs historiques The Conversation France

Déclaration d’intérêts - Dominique Steiler ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

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DOI : https://doi.org/10.64628/AAK.ep5w3yfud

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Source : https://theconversation.com/donald-trump-ou-la-contagion-du-mal-ordinaire-288861 ?

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    • Désinformation : 10 mesures pour vous protéger et contrer sa propagation – Publication de ‘europarl.europa.eu’ - Date de publication : 11-06-2025 Date de dernière mise à jour : 11-06-2025 - 13:00Document ‘europarl.europa.eu’

Découvrez 10 mesures pratiques pour identifier des cas de désinformation, protéger votre entourage et renforcer la résilience démocratique contre la manipulation.

Illustration d'une personne entourée des logos des différentes plateformes de réseaux sociaux

01. Restez vigilant

02. Apprenez à décoder la désinformation

03. Vérifiez les sources

04. Vérifiez l’exactitude de ce que vous lisez ou voyez

05. Recoupez les informations

06. Réfléchissez avant de partager

07. Examinez attentivement les images ou les vidéos

08. Restez informé

09. Encouragez la pensée critique

10. Signalez tout contenu suspect

Qu’est-ce que la désinformation ? {{}}

La désinformation est un contenu délibérément manipulé, diffusé pour tromper un public et atteindre des objectifs stratégiques, politiques ou économiques. Elle est souvent diffusée par des acteurs malveillants qui cherchent à saper la confiance dans les institutions démocratiques ou à influencer les élections.

La désinformation est dangereuse pour la démocratie car elle fausse le débat public, polarise la société et entrave la capacité des gens à faire des choix éclairés sans ingérence ni manipulation. 

Que pouvez-vous faire pour contrer la propagation de la désinformation ? {{}}

Détails - Voici dix conseils simples à suivre pour reconnaître et arrêter la propagation de la désinformation :

1. Restez vigilant - Méfiez-vous des titres conçus pour susciter l’engagement sans se soucier de l’exactitude des faits. Examinez le contenu des informations au-delà des titres conçus pour générer des clics et privilégiez la véracité du contenu au sensationnalisme.

2. Apprenez à décoder la désinformation - Un des meilleurs moyens de déterminer s’il s’agit de désinformation est de prêter attention au type de langage utilisé. Restez prudent face aux informations à forte charge émotionnelle, car elles peuvent faire partie d’une campagne d’ingérence étrangère destinée à influencer l’opinion publique. Le langage trompeur et les affirmations vagues sont également fréquemment utilisés pour induire les lecteurs en erreur. Recherchez des informations claires, exemptes d’émotions et fondées sur des preuves.

3. Vérifier les sources - Privilégiez les informations provenant de sources fiables et crédibles aux pratiques transparentes, en particulier dans un contexte d’ingérence étrangère accrue et de campagnes de désinformation ciblant les processus démocratiques.

4. Vérifiez les faits - Soyez proactif et vérifiez l’exactitude d’un article avant de le partager, en particulier sur les plateformes de médias sociaux très vulnérables à la manipulation. Aidez à diffuser les articles vérifiés par vos organisations locales de vérification des faits.

5. Recoupez les informations - Comparez les informations provenant de plusieurs sources fiables afin de contrer les manipulations et les faux récits.

6. Réfléchissez avant de partager :- Prenez l’habitude de faire une pause avant de partager un contenu, en particulier sur les médias sociaux. Prenez le temps d’analyser un contenu au-delà du titre, d’examiner les détails et d’évaluer la crédibilité de la source.

7. Examinez attentivement les images ou les vidéos - La désinformation peut également être diffusée à l’aide de contenus multimédias non textuels tels que des images ou des vidéos. Soyez prudent lorsque vous trouvez du contenu visuel accompagnant des articles de presse. Les images et les vidéos manipulées sont des tactiques courantes dans les campagnes de désinformation. Vérifiez l’authenticité et le contexte des éléments multimédias.

8. Restez informé - Informez-vous sur les stratégies utilisées dans les campagnes d’ingérence et de désinformation étrangères. Consultez par exemple les sites spécialisés suivants :

9. Encouragez l’esprit critique - Encouragez l’esprit critique et l’éducation aux médias dans votre communauté pour renforcer la résistance à la désinformation. Encouragez le scepticisme et la vérification indépendante des informations afin d’atténuer l’impact des récits manipulateurs.

10. Signalez tout contenu suspect - Signalez activement les cas de désinformation et de discours haineux aux autorités ou aux plateformes concernées.

En savoir plus sur la désinformation : {{}}

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Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant

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– 09/08/2026

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

Pour mémoire - Le site ISIAS a été fondé par Jacques Hallard, ingénieur diplômé du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM).

L’acronyme ISIAS signifie : Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales. Le projet est géré et mis en ligne avec la collaboration bénévole de Pascal Paquin, également actif sur la plateforme éco-citoyenne associative Yonne Lautre.

Les objectifs majeurs du site ISIAS - D’après le document et la charte du projet, ce site poursuit trois buts essentiels :

  • Médiation scientifique et didactique - Proposer des dossiers thématiques, des collectes de documents et des traductions pour diffuser les connaissances scientifiques.
  • Éducation populaire - Offrir un accès gratuit et indépendant à l’information pour encourager les mobilisations citoyennes.
  • Promotion d’alternatives écologiques et sociétales - Alimenter la réflexion autour de la résilience écologique, du climat, ou encore de l’expression artistique engagée. [1, 2]

Le site se distingue par une démarche éthique stricte : il est entièrement gratuit, dénué de toute publicité ou subvention, et conçu avec une empreinte numérique réduite (sans cookie tracker, sans recours aux algorithmes d’IA ni ciblage des réseaux sociaux).

Site : https://isias.info/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : © ISIAS Désinformation Propagande Politique.5.docx

Mis en ligne bénévolement par le co-rédacteur par Pascal Paquin https://fr.linkedin.com/in/pascal-paquin-a85690296 - comme toutes les autres contributions publiées sur ISIAS !

https://isias.info/local/cache-vignettes/L99xH99/10000000000000c8000000c80ff59cec-f91e7.jpg?1752136363

[Pascal Paquin – Ses travaux sur https://yonnelautre.fr/ ] - et

https://www.linkedin.com/in/pascal-paquin-a85690296/

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Avec nos 5 lettres thématiques et deux autres lettres, nous assurons une revue de presse permanente alimentée par des centaines de sources. Avec ces lettres, l’association Yonne Lautre entend, avec humilité mais aussi ténacité, faire oeuvre d’éducation populaire et contribuer aux mobilisations et aux alternatives dans l’Yonne et partout ailleurs. https://yonnelautre.fr/spip.php?article2316

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