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"Apprendre à son enfant avec une éducation bienveillante : privilégier les consignes positives, faire réfléchir l’enfant, encourager les bons comportements, préférer la réparation à la punition" par Jacques Hallard

mercredi 5 août 2026, par Hallard Jacques


ISIAS Education bienveillante Parentalité positive

Apprendre à son enfant avec une éducation bienveillante : privilégier les consignes positives, faire réfléchir l’enfant, encourager les bons comportements, préférer la réparation à la punition

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 01/08/2026

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur

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Origine du dessin : https://www.facebook.com/catherineaccompagnanteparentale/posts/humour-cette-illustration-fait-totalement-%C3%A9cho-%C3%A0-mon-post-dhier-je-laime-beaucou/165058468412657/

In Que penser de l’éducation positive ? Voir dans ce dossier


Préambule

Définitions préalables

L’éducation positive est une approche bienveillante qui repose sur l’écoute, le respect des émotions de l’enfant et l’absence de violence, tout en maintenant un cadre clair. Elle s’appuie sur le guide plutôt que sur le contrôle. [1, 2, 3] - Pour en savoir plus sur les principes de cette méthode, vous pouvez consulter des explications détaillées sur Babilou ou lire les analyses de la Parentalité positive sur Wikipédia.

Principes fondamentaux :{{}}

  • Écoute active - Accueillir les émotions sans les juger.
  • Cadre structurant - Poser des limites fermes mais expliquées.
  • Rejet des punitions corporelles - Privilégier la réparation et le dialogue. [1, 2, 3, 4]

Objectifs au quotidien :

  • Autonomie - Aider l’enfant à faire par lui-même.
  • Sécurité affective - Instaurer un climat de confiance pour favoriser le développement.
  • Coopération - Remplacer l’obéissance par la compréhension des règles. [1, 2, 3, 4]

« « « 

La parentalité positive est une approche éducative basée sur la bienveillance, l’écoute active et la fermeté. Elle vise à guider l’enfant sans violence, à poser des règles claires et à encourager sa responsabilité. [1, 2, 3, 4, 5]

Principes de base :{{}}

  • Écoute des émotions - Accueillir et nommer ce que l’enfant ressent au lieu de le juger.
  • Cadre sécurisant - Poser des limites fermes et claires tout en respectant l’enfant.
  • Réparation plutôt que punition - Privilégier une solution logique ou un geste de réparation en cas d’erreur. [1, 2, 3, 4, 5, 6]

Avantages et défis :

  • Confiance en soi - Aide l’enfant à grandir de façon autonome et respectueuse des autres.
  • Moins de rapports de force - Diminuer les crises par une communication plus calme.
  • Pression parentale - Peut créer de la fatigue ou un sentiment de culpabilité si le parent cherche la perfection. [1, 2, 3]

Pour des conseils pratiques sur la façon de poser des limites tout en restant bienveillant au quotidien, on peut se référer à ceci > La discipline positive est-elle permissive ? - Vidéo 9 minutes 12 –« Isabelle FILLIOZAT, psychothérapeute, aujourd’hui avec nous pour nous parler son nouveau livre : « Eduquer, tout ce qu’il faut savoir » chez Robert Laffont. Ni laxisme, ni violence, elle nous donne les clés de l’éducation positive. » - La Maison des maternelles #LMDM – 2024 - YouTube · La Maison des Maternelles - France Télévisions – Source à consulter < https://www.youtube.com/watch?v=OH-8ZgztqsY

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Introduction

Ce dossier regroupe quelques documents qui concernent l’éducation positive ou bienveillante et la parentalité positive  : le contexte et des préconisations pratiques et concrètes…

En bref – « La parentalité positive, parfois aussi nommée discipline positive, éducation bienveillante, parentalité bienveillante ou éducation positive, est une approche éducative invitant les parents à se mettre à la place de leurs enfants afin de les comprendre davantage ». Voir ceci

Les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après

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Sommaire

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§§§

Parentalité bienveillante, discipline positive, éducation bienveillante... Que signifient ces termes et faut-il adopter ces pratiques ? Nos experts vous répondent.

Que vaut l’éducation positive à l’épreuve de la vie quotidienne ? Conduit-elle à devenir un parent quasiment modèle ? Comment ne pas tomber dans la tyrannie de la parentalité parfaite ? Éléments de réponses avec nos experts.

Éducation positive, qu’est-ce que c’est ?

On en parle de plus en plus mais cette appellation peut recouvrir des réalités diverses. Nos invités donnent leur définition.

Selon Rebecca Shankland, professeure des universités en psychologie, « le terme éducation positive fait référence à une éducation qui favoriserait le bien-être et le développement optimal de l’enfant. Donc l’objectif, c’est vraiment de pouvoir offrir un contexte favorable au développement de l’enfant, ce qui repose notamment sur une éducation non-violente. On parle des cris, mais il y a aussi les violences éducatives ordinaires, les fessées, les gifles, etc. Les recherches aujourd’hui ont mis en évidence que ces violences éducatives ordinaires n’apportent pas de bénéfices en termes d’amélioration des comportements de l’enfant. »

Pour Héloïse Lhérété, rédactrice en chef de Sciences Humaines, il est important de connaître un peu l’histoire de ce mouvement. Elle s’intéresse donc à l’adjectif « positif », qui peut être accolé à plusieurs termes, comme éducation positive, parentalité positive, autorité positive, etc. Elle explique : « c’est un terme qui est plutôt ambigu, ambivalent. La psychologie positive, c’est un mouvement qui s’est développé à partir de la fin des années 1990, avec l’idée qu’il fallait faire une révolution dans la psychologie, ne plus s’intéresser seulement à ce qui conditionne le malheur, la détresse, la dépression, le dysfonctionnement, mais aussi à ce qui conditionne le bien-être, l’épanouissement, la réussite. Donc, l’éducation positive s’inspire de ce mouvement pour dire qu’il faut mettre les besoins de l’enfant et tout ce qui conditionne son épanouissement au centre de l’éducation. Ce sont d’abord ses besoins effectivement de compétences, d’autonomie, et de proximité relationnelle aussi. »

Ali Rebeihi donne la définition du Conseil de l’Europe, qui date de 2006 « L’éducation positive, c’est un comportement qui vise à élever l’enfant et à le responsabiliser, qui est non violent et qui lui fournit reconnaissance et assistance en établissant un ensemble de repères favorisant son plein développement. »

Il y a ensuite différentes façons d’appliquer ces théories.

Éducation positive : panacée ou péril social ?

Pour Didier Pleux, psychothérapeute, qui est pourtant d’accord avec la définition du Conseil de l’Europe, puisque qu’elle est dans l’intérêt des enfants, l’éducation positive à la française est un leurre. Pour lui, il faut ajouter du négatif dans l’éducation positive, et augmenter le seuil de frustration des enfants. Selon Didier Pleux toujours, les enfants doivent apprendre le principe de réalité et acquérir le sens de l’effort.

Selon Rebecca Shankland : « il faut aider l’enfant à faire avec ses émotions. Il ne s’agit pas de montrer que du positif (...). La psychologie positive, à travers ces interventions, tend à permettre un fonctionnement optimal, c’est-à-dire avoir accès à des ressources ou pouvoir mobiliser les ressources de son environnement pour faire face aux situations qu’on rencontre dans le quotidien. »

C’est un sujet complexe car la définition de l’éducation positive — et les principes qui en découlent — n’est pas la même pour toutes et tous. Héloïse Lhérété l’explique : « En fait, c’est une galaxie assez complexe, avec des figures différentes. » Certaines personnes sont contre la sanction par exemple, quand d’autres peuvent y faire appel.

Pour Nicolas Santolaria, journaliste au Monde, il y a aussi des bons côtés. Il prend l’exemple de la sortie d’école : « C’est vrai que souvent, devant l’école, on s’aperçoit qu’il y a un peu deux camps, il y a les parents qui hurlent et ceux qui arrivent à parler calmement à leurs enfants. C’est un des aspects de l’éducation positive, le fait que ça nous a amenés à réfléchir justement au comportement qu’on pouvait avoir. On parlait tout à l’heure des violences éducatives ordinaires, des comportements qu’on n’aurait pas forcément avec des adultes et qu’on se permet avec les enfants. Donc ça, c’est un des aspects intéressants, je trouve. »

Mais c’est aussi un marché devenu lucratif avec des publications (livres, podcasts, ateliers, etc.), et toute une sphère d’influence, qui peut pousser les parents à se conformer à un perfectionnisme parental. La sociologue Eva Illouz parle d’une « Happycracy, pour décrire une industrie du bonheur et du développement personnel dangereuse.

Pour Nicolas Santolaria, cela comporte aussi un danger : « on a une espèce de sentiment univoque, finalement, on perd la diversité des émotions, des sentiments. Il y a une forme de perte dans l’écologie des émotions. Et ça, c’est un petit peu le risque qui va avec l’éducation positive. À mon sens, il y a effectivement une nécessité à frustrer l’enfant. »

L’éducation positive a donc des avantages, énoncés par Héloïse Lhérété à la fin de l’émission : « Le grand bienfait, c’est de diminuer les violences à l’intérieur de la famille. C’est ça avant tout. Et puis ça aide les parents aussi à se renseigner sur leurs enfants, à mieux les comprendre, à mieux les connaître, à peut-être mieux les accompagner et à favoriser aussi leur créativité, pas seulement leur obéissance, à produire des adultes plus créatifs. » Rebecca Shankland ajoute que cela permet de développer les « compétences socio-émotionnelles ».

En revanche, des inconvénients et des dangers existent, notamment pour les parents, comme cette dernière l’explique : « Cette exigence très élevée qui pèse sur les parents peut augmenter la charge mentale, voire engendrer un burn-out, avec des effets contreproductifs », mais aussi pour les enfants qui pourraient courir le risque d’être trop centrés sur eux-mêmes.

Pour en savoir plus l’éducation positive, notamment sur les débats sur les sanctions et les récompenses, écoutez l’émission dans son intégralité.

Invités :{{}}

  • Héloïse Lhérété : Journaliste, rédactrice en chef de Sciences Humaines. Autrice du numéro : L’éducation positive. Théorie, pratiques, enjeux et controverses (été 2022)
  • Rebecca Shankland : Professeure des universités en psychologie, à l’université Lumière Lyon 2 et responsable de l’observatoire du bien-être à l’école
  • Didier Pleux : Psychothérapeute, docteur en Psychologie.
  • Nicolas Santolaria : Journaliste et chroniqueur au Monde

Gwenaëlle Boulet pour sa chronique Ma vie de parent.

À lire aussi :

Le parent et l’enfant parfaits, ça n’existe pas ! Grand bien vous fasse ! France Inter

Parents sous pression, soyez imparfaits et rendez vos enfants heureux France Inter

L’hyper-parentalité La Tête au carré France Inter

L’équipe - Ali Rebeihi Journaliste et producteur français de radio ; Alice Galletier ; Victorien Thomas Stagiaire - Claire Destacamp – Réalisation ; Camille Poux-Jalaguier Collaboration - Alexia Rivière Collaboration

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Source : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-du-mercredi-22-juin-2022-6221602

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  • Rétrospective - L’éducation positive : c’est quoi ? Méthode et conseils - 24 septembre 2021 – Document ‘lesminimondes.fr/blog’

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Education positive : apprendre à son enfant dans la bienveillance{{}}

Amis parents, nous sommes nombreux à nous poser cette question. Y a-t-il une « bonne manière » d’éduquer ses enfants ? C’est un donnée essentielle de leur construction et pourtant, ce n’est pas toujours évident de trouver le bon accompagnement pour nos enfants ! Le terme d’éducation positive apparaît de plus en plus comme un nouveau modèle d’éducation à suivre. En quoi consiste-t-il ? Quel cadre fixer ? Comment être ferme, mais bienveillant à la fois ? On fait le point !

Définition de l’éducation positive{{}}

On définit généralement l’éducation positive comme étant un accompagnement des enfants basé sur la non-violence, l’écoute et le respect des besoins de chacun. Aussi appelée parentalité bienveillante et respectueuse, ou parentalité positive ou encore discipline positive, l’éducation positive est fondée sur la bienveillance, le soutien et la confiance. L’idée, c’est d’aider les enfants à grandir, devenir adultes et autonomes dans un environnement épanouissant et bienveillant, mais ferme. Le principe est d’apprendre à donner des règles de vie en société et un cadre (mais sans crier, imposer ou ordonner !) C’est une méthode éducative validée par les neurosciences.

éducation positive enfant

Les points clés de l’éducation positive :{{}}

Le pilier central de l’éducation positive est (roulements de tambour !)… la confiance. Ne cherchons pas midi à quatorze heures, il est essentiel d’établir une relation de confiance avec son enfant. C’est la base. Cette relation repose sur de nombreux concepts et, vous allez voir, certains sont très intuitifs.

La première étape est d’essayer de comprendre et d’écouter au lieu d’essayer de se faire entendre (ce qui est tentant, on l’avoue, mais pas constructif !) L’idée est de laisser l’enfant exprimer ses émotions, ses souhaits ou son ressenti afin de mieux le comprendre. Ça permet aussi d’installer la confiance et de nouer une relation plus égale entre parents et enfants. Vous pouvez commencer vos conversations par des questions afin de laisser votre enfant s’exprimer. Il y a fort à parier qu’il prenne du plaisir à se sentir considéré dans son ensemble, compris et donc valorisé. C’est gagnant-gagnant !

Encourager{{}}

Par réflexe, on exprime parfois plus facilement nos critiques que nos encouragements. Pourtant, il est important de verbaliser sa fierté pour son enfant. Félicitez-le dès que vous en avez l’occasion ! Il se sentira justement valorisé, ce qui impactera positivement sa confiance en soi et (cerise sur le gâteau) son comportement. En le félicitant, vous lui donnez le sentiment d’être capable, ce qui est essentiel pour sa construction.

S’excuser{{}}

Parfois, il arrive qu’un parent ait tort ou qu’il ait mal agi. Au lieu de rester pétri de remords ou de frustrations, allez donc vous excuser auprès de votre enfant. Ça vous soulagera d’un poids et, en plus, ça renforcera vos liens de confiance. Pfiouuu, on se sent tout de suite mieux !

Ne pas entrer dans un rapport de force{{}}

Il s’agit sans doute du conseil le moins évident à appliquer (parce qu’il s’oppose directement à l’éducation dite « traditionnelle » qu’une génération entière de parents a reçue). L’idée est de ne pas contraindre son enfant à obéir par peur de la punition, de reproches ou d’un rabaissement. De deux choses l’une. D’abord, ce n’est pas épanouissant pour votre enfant et, deuxièmement, la motivation intérieure d’obéir à un ordre n’existe pas chez les enfants. Aucune. Zilch. None. Or, le but de l’éducation positive est de l’amener gentiment à l’autodiscipline.

Déconstruire ce genre de réflexe n’est pas inné puisque c’est généralement le type d’éducation qu’on a nous-mêmes reçu, enfant. La démarche demande beaucouuuuup de patience et un grand travail sur soi. Courage, on est avec vous !

La communication non violente{{}}

C’est validé scientifiquement, les enfants apprennent beaucoup par mimétisme. Il est donc important de montrer l’exemple, notamment dans notre manière de communiquer. S’adresser à quelqu’un par des ordres (ou sur un ton un poil agressif) a un impact sur son ressenti. Et c’est particulièrement vrai chez les jeunes enfants qui ont ce qu’on appelle des « neurones miroir ». Ils reproduisent ce qu’ils voient ou entendent. Face à un adulte en colère, l’enfant peut, lui aussi, se mettre en colère. Pire, il peut être amené à reproduire ces comportements agressifs auprès de ses petits copains de classe, puisqu’il aura appris à communiquer de cette manière. À l’inverse, un adulte qui réagit positivement aidera son enfant à coopérer.

Ce mode de communication repose sur l’expression de votre ressenti et de vos besoins, sans juger ni attaquer, tout en sollicitant la coopération de votre interlocuteur (enfant ou adulte !)

Education positive : conseils et bons réflexes{{}}

Choisissez les outils qui vous conviennent{{}}

L’éducation positive vous offre plusieurs outils, que vous êtes libre d’utiliser ou non. Certains peuvent vous sembler intéressants à utiliser au quotidien. Certains outils vous tentent ? N’hésitez pas ! Avant toute chose, soyez indulgents et bienveillants envers votre enfant, mais aussi envers vous-même (c’est cadeau et ça fait du bien.) La recette miracle de la « bonne éducation positive » n’existe pas. Persévérez jusqu’à trouver les bons réflexes, qui se mettront en application quasiment d’eux-mêmes pour s’installer dans la durée. Vous savez ce qu’on dit : « qui veut aller loin ménage sa monture. »

Une relation basée sur le respect et l’écoute{{}}

Le but est d’instaurer une relation de respect, en étant à l’écoute des besoins de votre enfant, en accueillant ses émotions (sans les nier ni les juger). Tout ça en faisant preuve d’empathie à son égard et en évitant les menaces ou les punitions (et toutes formes de rapport de force en général.) Vous avez les bases, à vous de jouer !

Parlez en termes positifs{{}}

Lorsque vous parlez avec votre enfant, essayez un maximum d’éviter la négation. Imaginez qu’on vous dise « ne pense pas à un délicieux café fumant. » Allez-y… Vous voyez bien que c’est coton ! Le mieux, c’est donc d’exprimer ce que vous attendez de votre enfant, plutôt que de lui dire ce qu’il ne doit pas faire. Il en deviendra plus responsable, sans se sentir contraint. (Et vous, vous avez gagné le droit d’aller le boire, ce bon café ?)

N’y allons pas par quatre chemins, la relation de confiance, de respect et de bienveillance que vous entretenez avec votre enfant est pri-mor-diale. Demandez-vous si vous lui accordez assez de temps et d’attention. Jouez et lisez ensemble ! Le jeu est indispensable pour l’épanouissement de votre enfant. Il permet de construire son intelligence, d’améliorer sa patience, de nourrir sa créativité et de réduire le stress. La lecture, quant à elle, lui apprend le goût des mots et des belles histoires, tout en favorisant le développement de son imagination. On aurait tort de s’en priver !

Education positive : La pédagogie Montessori {{}}

Maria Montessori, médecin et pédagogue{{}}

Maria Montessori, médecin et pédagogue, a développé une approche éducative globale. Son but ? Permettre à l’enfant de se construire pleinement. Il s’agit de cultiver l’envie d’apprendre (innée chez les enfants), de favoriser l’éveil et l’ouverture au monde. C’est une méthode souvent citée en lien avec l’éducation positive. À raison, puisqu’il s’agit de proposer une méthode et un environnement d’apprentissage alternatif basé sur la confiance en soi et l’autonomie !

Un apprentissage en douceur{{}}

Son but ? Aider l’enfant à grandir, et à devenir adulte, en douceur. Il existe des établissements scolaires qui enseignent la méthode Montessori, mais vous pouvez aussi le faire à la maison grâce à des activités ludiques et pédagogiques basées sur cette méthode. Nos carnets de voyage sont entièrement pensés sur la base de la méthode Montessori, grâce à notre experte, Sophie. Ils aideront vos enfants à se développer en autonomie avec des petits exercices ludiques et pédagogiques, fun et ouverts sur le monde. Chaque activité est adaptée à l’âge de l’enfant et lui permet de développer son imaginaire.

Vous pouvez découvrir dès maintenant nos magazines à l’unité ou sur abonnement mensuel et recevoir un numéro (et donc une nouvelle destination — youhou !) tous les mois.

éducation positive enfant méthode montessori

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Source : https://lesminimondes.fr/blog/conseils-parentalite/education-pedagogie-enfant/education-positive/

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  • Éducation positive : les 7 leviers pour accompagner sereinement votre enfant - 4 minutes de lecture - Date de publication : mardi 4 novembre 2025- Document ‘culture-formation.fr’ en forme de communication commerciale

L’éducation positive représente aujourd’hui une approche éducative qui s’impose progressivement dans les foyers français, s’appuyant sur des décennies de recherches en neurosciences et en psychologie du développement. Cette méthode repose sur un accompagnement basé sur la non-violence, l’écoute active et le respect des besoins de chacun. Plus qu’une simple tendance, il s’agit d’une véritable stratégie pour aider les enfants à grandir dans un environnement épanouissant tout en posant un cadre ferme. Les enjeux sont considérables : dans un contexte où 69% des Français s’inquiètent de la santé mentale des jeunes selon le Baromètre Ipsos 2025, et où plus de 80% des parents commettent encore des violences éducatives ordinaires selon des experts en parentalité positive interrogés par Magic Maman, l’éducation positive offre des solutions concrètes pour accompagner sereinement le développement de l’enfant.

Levier 1 : Établir un cadre bienveillant et structurant{{}}

Le cadre bienveillant constitue le socle de l’éducation positive, permettant à l’enfant de se sentir en sécurité tout en comprenant les limites nécessaires à son développement. Cette approche valide scientifiquement par les neurosciences combine fermeté et bienveillance, deux notions qui peuvent sembler opposées, mais qui sont en réalité complémentaires. Un cadre structuré offre à l’enfant des repères essentiels pour se sentir en sécurité et comprendre ce qui est attendu de lui.

Pourquoi le cadre bienveillant est essentiel{{}}

L’établissement de limites claires répond à un besoin fondamental de l’enfant qui a besoin de repères pour se construire. Sans ces balises, l’enfant peut ressentir de l’insécurité affective qui peut entraîner des comportements inappropriés selon les recherches sur la théorie de l’attachement. La bienveillance dans le cadre permet de maintenir le lien affectif tout en posant les règles indispensables. Les limites expliquées de manière positive et cohérente aident l’enfant à intégrer progressivement les règles de vie en société.

Comment instaurer un cadre bienveillant au quotidien{{}}

L’approche par redirection positive consiste à formuler les règles de manière constructive plutôt qu’interdictive. Au lieu de dire “Ne cours pas dans la maison“, privilégiez “Marche doucement à l’intérieur“, ce qui permet à l’enfant de comprendre clairement le comportement attendu. Les conséquences doivent être cohérentes et expliquées en amont : “Lorsque tu auras fini tes devoirs, tu pourras jouer dehors” plutôt que “Si tu ne fais pas tes devoirs, tu seras puni“. Cette formulation positive encourage la coopération sans générer de rapport de force.

Astuces pratiques pour tenir le cadre{{}}

Le renforcement positif représente une technique essentielle qui consiste à valoriser les comportements souhaités pour encourager leur répétition. Les compliments, encouragements et privilèges renforcent l’estime de soi de l’enfant et sa motivation. Il est important de rester constant dans l’application des règles tout en adaptant votre approche selon l’âge de l’enfant. Lorsque vous devez recadrer, positionnez-vous à sa hauteur pour favoriser le contact visuel et la communication.

👉 Bon à savoir : La cohérence entre les deux parents est primordiale pour que l’enfant comprenne que les règles sont stables et fiables, ce qui renforce son sentiment de sécurité.

Levier 2 : Développer une communication empathique{{}}

La communication empathique représente un pilier fondamental de l’éducation positive, permettant de créer un lien de confiance durable avec l’enfant. Cette approche consiste à se centrer sur les émotions de l’enfant plutôt que sur les faits, comme l’explique la psychothérapeute Isabelle Filliozat dans ses travaux. En accueillant les ressentis sans jugement, le parent sort du rapport de force et établit une communication authentique.

L’écoute active : première clé de l’empathie{{}}

L’écoute active constitue la règle d’or de la communication parent-enfant et demande une attention pleine et entière. Cette forme d’écoute ne consiste pas simplement à hocher la tête en pensant à autre chose, mais à être véritablement présent pour l’enfant. Un enfant qui est écouté avec empathie est encouragé à penser par lui-même et à trouver sa propre définition du problème. Lorsque l’enfant affirme “Je n’ai pas envie de dormir“, plutôt que de répondre par le classique “Il faut que tu dormes pour être en forme“, privilégiez “Tu n’as pas envie de dormir, je vois que tu préférerais continuer à jouer, je comprends“.

Les mots qui apaisent et créent du lien{{}}

Les messages avec ‘Je’, permettent d’exprimer vos sentiments et besoins sans accuser ou juger l’enfant. Dire “Je me sens frustré quand tu ne ranges pas tes jouets” - plutôt que “Tu es toujours en train de laisser traîner tes affaires” favorise une communication ouverte et respectueuse. Pour accompagner une émotion, utilisez des formulations comme “Tu sembles fâché“, “Tu es déçu de…“, “Tu as l’impression que…” qui aident l’enfant à mettre des mots sur ses ressentis. Développer le vocabulaire émotionnel de l’enfant constitue la première étape pour l’aider à gérer sainement ses émotions.

Partager les émotions pour mieux se comprendre{{}}

Quand l’enfant est en pleine crise, au lieu de crier “Calme-toi ! Arrête de crier !“, dites plutôt “Je vois que tu es en colère, ça ne va pas du tout“. Cette validation du vécu permet de sortir du rapport de force et l’enfant coopère bien mieux. L’attitude physique compte autant que les mots : s’accroupir pour être à la hauteur de l’enfant favorise la communication et lui permet d’être plus attentif. Certains enfants en détresse émotionnelle apprécient qu’on leur propose un câlin apaisant plutôt qu’une discussion, cette forme de communication non verbale fait aussi partie de l’écoute empathique.

👉 Le saviez-vous : Le piège à éviter est de vouloir interpréter à la place de l’enfant. Dire “Je vois que tu es en colère” n’est pas la même chose que “Tu as l’air de m’en vouloir beaucoup“, car souvent l’enfant ne sait pas lui-même exactement ce qu’il ressent.

Levier 3 : Encourager l’autonomie et la responsabilité{{}}

L’autonomie constitue un élément central du développement harmonieux de l’enfant, lui permettant de construire sa confiance en ses capacités. En assumant des responsabilités adaptées à leur âge, les enfants apprennent à être responsables de leurs actions, ce qui favorise un sentiment de devoir et d’engagement. Cette approche développe également des compétences critiques en matière de pensée analytique et de prise de décision.

Cultiver la motivation intrinsèque plutôt qu’extrinsèque{{}}

La motivation intrinsèque représente la forme de motivation la plus puissante car elle pousse l’enfant à s’engager pour le plaisir de l’apprentissage lui-même et non pour une récompense externe. Cette motivation favorise le développement de l’autonomie car l’apprenant n’a pas besoin d’une validation extérieure pour persévérer. Lorsque les enfants se sentent soutenus et valorisés, leur motivation intrinsèque s’épanouit naturellement. La motivation intrinsèque trouve son origine dans la petite enfance à travers le désir d’explorer, de s’enquérir et de jouer sans recevoir de récompenses externes.

Adapter les responsabilités selon l’âge{{}}

Proposer des tâches adaptées à l’âge de l’enfant permet de développer progressivement son autonomie sans le mettre en échec. Pour un enfant de 3-4 ans, il peut s’agir de ranger ses jouets dans une boîte prévue à cet effet, alors qu’un enfant de 7-8 ans peut participer à la préparation d’un repas simple sous supervision. Laisser l’enfant mener ses propres investigations est capital pour nourrir son sentiment de confiance. L’autonomie émotionnelle permet également aux enfants de reconnaître et de gérer leurs émotions de manière appropriée.

Valoriser l’effort plutôt que le résultat{{}}

Féliciter l’effort plutôt que le résultat encourage l’enfant à persévérer face aux difficultés. Dire “J’ai vu comme tu as travaillé dur pour y arriver” a plus d’impact que “Tu es le meilleur“. Cette approche développe la résilience et la capacité à voir l’erreur comme une opportunité d’apprentissage. Les enfants encouragés à résoudre des problèmes par eux-mêmes développent des compétences essentielles pour réussir à l’école et dans la vie quotidienne.

👉 Bon à savoir : Un enfant qui a confiance en sa capacité à explorer le monde a toutes les chances de devenir un adulte autonome, ouvert d’esprit et tourné vers la découverte.

Levier 4 : Renforcer la confiance et la sécurité émotionnelle{{}}

La sécurité affective et émotionnelle constitue un pilier fondamental du développement harmonieux de l’enfant. Cette notion, étroitement liée à la théorie de l’attachement développée par le psychanalyste John Bowlby, influence toutes les dimensions du développement : affective, sociale, cognitive, langagière, psychomotrice et morale. Un enfant qui se sent en sécurité émotionnellement peut s’épanouir pleinement.

La théorie de l’attachement comme fondation{{}}

L’attachement sécure remplit la condition suivante : “Je suis en sécurité car je sais que je peux compter sur ma figure d’attachement“. Les actes parentaux doivent susciter chez l’enfant le sentiment de compter pour ses parents, ce qui constitue une condition indispensable pour construire son sentiment de sécurité affective. Il ne peut y avoir de lien affectif sans préalablement un lien effectif, c’est-à-dire une attention réellement et authentiquement portée à l’enfant. Les enfants ayant un attachement sécurisé régulent mieux leurs émotions et développent de meilleures compétences sociales.

Transformer les erreurs en opportunités d’apprentissage{{}}

Laisser son enfant mener ses propres investigations et se tromper est capital pour son développement. Si l’enfant se trompe, ce sera l’occasion de voir avec lui comment se corriger et transformer cette erreur en opportunité d’apprentissage. Ces tâtonnements par essai-erreur permettent de découvrir ses propres centres d’intérêts et de nourrir son sentiment de confiance. Comme l’exprimait Célestin Freinet, l’enfant a droit à l’erreur car c’est par ses tâtonnements et ses expériences qu’il construit sa compréhension.

Créer un environnement sécurisant et stable{{}}

Protéger l’enfant des dangers physiques et émotionnels est indispensable pour assurer sa sécurité affective. La famille joue un rôle primordial en offrant un cadre sécurisant et stable. Avez-vous remarqué que votre enfant est souvent décrit comme conciliant en milieu social alors qu’il explose dans le huis-clos familial ? Cela s’explique par un sentiment de sécurité suffisamment fort à vos côtés pour s’autoriser à relâcher le surplus de tensions accumulées dans la journée. La présence de personnes bienveillantes dans l’entourage de l’enfant constitue un facteur de protection essentiel.

« « « 

Indicateur de sécurité affective

Comportement observé

Attachement sécure{{}} L’enfant explore son environnement tout en vérifiant la présence du parent 
Régulation émotionnelle{{}} L’enfant arrive progressivement à gérer ses frustrations 
Confiance en soi{{}} L’enfant ose essayer de nouvelles activités sans crainte excessive de l’échec
Relations sociales{{}} L’enfant développe des interactions positives avec ses pairs

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Levier 5 : Favoriser la gestion des émotions et la coopération{{}}

L’apprentissage socio-émotionnel représente un concept qui attire de plus en plus l’attention des professionnels de l’éducation et des parents. Il s’agit d’aider les enfants à acquérir des compétences qu’ils utilisent quotidiennement : gérer leurs émotions, faire face au stress, s’entendre avec les autres, prendre des décisions et résoudre des problèmes. Ces compétences socio-émotionnelles sont essentielles car elles aident les enfants à s’épanouir à l’école, au travail et dans la vie.

Développer les compétences socio-émotionnelles{{}}

Les compétences socio-émotionnelles se développent dès la petite enfance à travers une éducation systématique et des expériences informelles de la vie quotidienne. Il est souhaité que les enfants apprennent, se sentent bien avec eux-mêmes et les autres, évoluent dans leur autonomie en famille et à l’école. Explorer ces compétences doit figurer parmi les priorités pour accompagner au mieux les enfants dans leurs parcours. Les recherches montrent que les élèves qui portent un regard positif sur leur vie obtiennent de meilleurs résultats scolaires et émotionnels.

Quelques outils pratiques pour accompagner les émotions{{}}

Développer le vocabulaire émotionnel de l’enfant constitue la première étape pour l’aider à gérer sainement ses émotions. Utilisez des outils comme la roue des émotions pour aider l’enfant à développer un vocabulaire allant au-delà des termes basiques comme “bonheur“, “tristesse” ou “colère“. Nommer les émotions et les humeurs constitue la première étape pour les gérer de manière saine. Une étude réalisée en 2020 sur 57 programmes autour de la psychologie positive en milieu scolaire a montré que plus de la moitié d’entre eux ont donné des résultats positifs, notamment moins de stress, moins de dépressions et un meilleur fonctionnement social selon une publication de The Conversation.

Voici quelques outils concrets à utiliser au quotidien pour développer les compétences socio-émotionnelles :{{}}

  • Mettre à disposition des cartes d’émotions pour aider l’enfant à identifier ce qu’il ressent.
  • Pratiquer la gratitude en écrivant trois choses positives chaque soir.
  • Créer un environnement propice aux questions et aux échanges.
  • Concentrer l’attention sur les forces de l’enfant plutôt que ses faiblesses.

Cultiver l’entraide et la coopération{{}}

En interagissant de manière autonome avec leurs pairs, les enfants apprennent des compétences sociales importantes comme la coopération et la communication. Ces habiletés sont vitales pour établir et maintenir des relations positives. Lorsque vous validez le vécu émotionnel de l’enfant, vous l’encouragez à développer son empathie envers les autres. Les enfants qui manifestent de bonnes compétences socio-émotionnelles réussissent mieux à s’adapter aux situations nouvelles et à mobiliser leurs ressources.

👉 Le saviez-vous : Les principes de l’éducation positive sont également au cœur des métiers de la petite enfance, où la bienveillance, l’écoute et la compréhension du développement de l’enfant sont essentielles au quotidien. Pour celles et ceux qui souhaitent se former à ces approches et accompagner les tout-petits dans un cadre éducatif respectueux de leurs besoins, chez Culture et Formation, nous proposons plusieurs parcours de formation en ligne à la petite enfance. Parmi eux, la formation CAP Petite Enfance permet d’acquérir les compétences indispensables pour exercer auprès des jeunes enfants, en intégrant les principes de communication positive, d’autonomie et de gestion émotionnelle dès les premières années de vie.

Levier 6 : Stimuler l’exploration et la curiosité naturelle{{}}

La curiosité représente une qualité fondamentale qui favorise les apprentissages et la compréhension de notre environnement. Elle nous permet d’anticiper et de nous adapter dans un monde en perpétuelle évolution. Autrefois considérée comme un vilain défaut, la curiosité est aujourd’hui valorisée car elle est une marque d’ouverture d’esprit et un atout indispensable pour s’épanouir.

Accorder le droit à l’erreur pour mieux apprendre{{}}

Le jeune enfant qui découvre le monde est passionnément curieux et chaque petite chose lui est prétexte à l’exploration et au questionnement. Cette phase de découverte intensive est indispensable car elle lui permet d’acquérir ses premières expériences et connaissances du monde. Autoriser l’autonomie et laisser le droit à l’erreur sont capitaux pour préserver cette curiosité naturelle. Les tâtonnements et la méthode empirique par essai-erreur permettent de transformer chaque erreur en opportunité d’apprentissage.

Proposer des défis adaptés et stimulants{{}}

Il faut créer sincèrement un environnement favorisant la curiosité en intégrant naturellement des pratiques stimulantes à vos gestes et conversations. Les recherches montrent que les enfants ont davantage l’esprit d’exploration lorsque les adultes qui les entourent manifestent le même esprit. Montrer à votre enfant que vous ne connaissez pas toujours la réponse l’aide à apprécier le processus de l’apprentissage et de la découverte. Lorsque l’enfant se met à s’intéresser à un sujet précis, encouragez cet intérêt en l’amenant à une exposition au musée ou en regardant ensemble des films sur ce thème.

Entretenir l’émerveillement au quotidien{{}}

Les spécialistes de l’éducation constatent que la curiosité spontanée et naturelle a tendance à s’émousser, souvent lors de l’entrée à l’école. La quantité des apprentissages à absorber et l’absence de choix des sujets étudiés pourraient en être les principales raisons. Il ne s’agit pas de céder au fatalisme mais de préserver et entretenir cette curiosité pour que les enfants continuent à s’émerveiller. Émerveillez-vous vous-même des choses petites et grandes qui vous entourent pour inciter votre enfant à faire de même.

👉 Bon à savoir : La curiosité ne fait pas qu’aider l’enfant à apprendre, elle façonne aussi l’adulte qu’il deviendra en développant son ouverture d’esprit et son désir d’apprendre tout au long de sa vie.

Levier 7 : Prendre soin du bien-être des parents{{}}

Le bien-être parental constitue un élément essentiel et souvent négligé de l’éducation positive. Selon une étude menée par l’Université UCLouvain en 2019, 5 à 8% des parents sont concernés par l’épuisement parental, dont 70% de femmes et 30% d’hommes selon la Ville de Pau. Une autre étude révèle que 92% des parents se sentent épuisés selon Maven Clinic. Ces chiffres alarmants soulignent l’importance de prendre soin de soi pour mieux accompagner ses enfants.

Reconnaître les signes d’épuisement parental{{}}

L’épuisement parental se manifeste par un épuisement émotionnel et physique, une saturation, une perte de plaisir dans son rôle de parent et une distanciation affective avec les enfants. Le parent a le sentiment d’être épuisé, vidé, au bout du rouleau, avec un sentiment de “trop plein” et ne parvient plus à trouver du plaisir dans son rôle. Trop fatigué, le parent n’a plus l’énergie de s’investir dans la relation et fait ce qu’il doit faire mais pas plus. Il prend conscience qu’il n’est plus le parent qu’il était et encore moins celui qu’il voulait être.

Gérer les attentes et lâcher la pression{{}}

Chercher à être le “parent parfait” est un piège parental connu. Un parent ne peut pas tout faire, tout savoir, tout gérer seul et il est essentiel de déculpabiliser. Accepter de ne pas tout contrôler constitue la première étape vers un équilibre plus sain. L’écart entre l’idéal et la réalité peut générer une pression importante qu’il faut apprendre à alléger en redéfinissant ses attentes. Avoir des attentes réalistes tant envers soi-même qu’envers ses enfants permet de réduire significativement le stress.

S’appuyer sur des ressources et du soutien{{}}

Les ressources pour faire face à l’épuisement passent notamment par le soutien du second parent, les compétences de gestion du stress et des émotions selon Santé publique France. S’appuyer sur des professionnels comme les orthophonistes, enseignants spécialisés ou éducateurs est essentiel car l’accompagnement ne doit pas reposer uniquement sur les épaules des parents. Partager ses expériences avec d’autres familles à travers des groupes de parole permet de se sentir compris et de relativiser les difficultés. Prendre du temps pour soi n’est pas un luxe mais une nécessité : même quelques minutes de lecture, une promenade ou un moment entre amis permettent de recharger ses batteries.

👉 Le saviez-vous : L’auto-compassion pour apprendre à être un parent sans s’oublier en tant que personne constitue un élément clé pour prévenir l’épuisement et maintenir un quotidien serein et équilibré.

Vos questions sur l’éducation positive >{{}}

L’éducation positive signifie-t-elle tout accepter de son enfant ?{{}}

Non, l’éducation positive combine bienveillance et fermeté en établissant des limites claires tout en restant à l’écoute des besoins de l’enfant. Il s’agit de poser un cadre structurant avec des règles expliquées de manière positive et cohérente.

À partir de quel âge peut-on pratiquer l’éducation positive ?

Comment gérer une crise émotionnelle avec l’éducation positive ?

L’éducation positive demande-t-elle beaucoup de temps ?

Que faire quand on se sent épuisé en tant que parent ?

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⁵ 62 % de nos élèves ont réussi les épreuves finales de la certification professionnelle de secrétaire médical. Six mois après leur formation, 90 % d’entre eux ont trouvé un emploi. Et deux ans après leur formation, 69 % de nos élèves/candidats ont trouvé un emploi de secrétaire médical(e). Source : statistiques obtenues sur la base de 127 élèves sur les 204 élèves retenus par France Compétences lors de la présentation du dossier de renouvellement de la certification professionnelle de secrétaire médical en date du 25/06/2025 et ayant passé les épreuves finales entre 2020 et 2022. Source fiche RNCP40879 disponible sur le site de France Compétences : https://www.francecompetences.fr/recherche/rncp/40879/
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⁷ Taux de réussite calculé le 13/01/2026 sur la base des 113 élèves sur 120 ayant passé et réussi les épreuves du CAP AEPE lors de la session 2025. Ces résultats reposent sur des données déclaratives issues de deux sources : les statuts « ADMIS » enregistrés dans les dossiers élèves et les réponses au sondage diffusé par emailing entre juillet et août 2025.
⁸ Taux de réussite calculé le 13/01/2026 sur la base des 4 élèves sur 4 ayant passé et réussi les épreuves du CAP Esthétique, Cosmétique, Parfumerie lors de la session 2025. Ces résultats reposent sur des données déclaratives issues de deux sources : les statuts « ADMIS » enregistrés dans les dossiers élèves et les réponses au sondage diffusé par emailing entre juillet et août 2025.
⁹ 70 % de nos élèves ont d’ailleurs réussi les épreuves finales de la certification professionnelle d’auxiliaire de vie. | 97 % de nos élèves ont trouvé un emploi six mois après avoir terminé leur formation certifiante d’auxiliaire de vie. | Deux ans après leur formation, 90 % d’entre eux ont trouvé un emploi d’auxiliaire de vie. Source : statistiques obtenues sur la base de 117 élèves sur les 167 élèves retenus par France Compétences lors de la présentation du dossier de renouvellement de la certification professionnelle d’auxiliaire de vie en date du 19/07/024 et ayant passé les épreuves finales entre 2019 et 2021. Source fiche RNCP39387 disponible sur le site de France Compétences : https://www.francecompetences.fr/recherche/rncp/39387/
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Source : https://www.culture-formation.fr/actualites/education-positive/

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  • Livre - Les 10 commandements de l’éducation positive, de Véronique Maciejak – Document en forme de communication commerciale

Dans son livre “Il me pousse à bout”, Véronique Maciejak propose 10 commandements de l’éducation positive.

éducation positive

1. Lâcher prise tu devras{{}}

Les parents parfaits n’existent pas. La célèbre phrase “avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants” résume tout.

Si nous ne regardons pas l’enfant, mais que nous baignons dans nos principes éducatifs, nous risquons de perdre le contact avec l’enfant et notre authenticité au passage. Nos manières de réagir peuvent être parasitées par des principes trop rigides : “il faut absolument…”, “ça ne se fait pas…”, “on m’a toujours dit ça quand j’étais enfant”, “un enfant, ça doit faire comme ci/ se comporter comme ça”.

Pourtant, on gagnerait à passer nos principes au “tamis du sens” : de quoi j’ai besoin ? de quoi mon enfant a besoin ? qu’est-ce que je choisis de faire ?

2. Les principes tu aboliras{{}}

Il est important de rester ouvert et de ne pas porter de jugements trop hâtifs sur les personnes, sur les situations. On pourra se connecter de coeur à coeur plutôt que juger et critiquer en restant cramponné à des principes. La Communication Non Violente (CNV) pourra nous aider à travailler sur nos croyances (et nos peurs… car ce sont souvent les peurs qui enferment).

peurs décisions éducatives

3. Tes blessures d’enfance tu travailleras{{}}

Pour mieux comprendre nos réactions et nos colères d’aujourd’hui, il est important de nous interroger sur notre propre passé d’enfant. L’éducation positive est presque impossible à mettre en oeuvre sans travail sur soi et sur la mémoire traumatique.

Quand vos enfants semblent vous chercher, c’est finalement pour vous aider à vous trouver. – Véronique Maciejak

Mes conseils lecture sur ce sujet :

Je t’en veux, je t’aime d’Isabelle Filliozat (éditions Poche Marabout)

Il n’y a pas de parents parfaits d’Isabelle Filliozat(éditions Poche Marabout)

livres travail sur soi parents

4. L’exemple tu donneras{{}}

La meilleure façon de transmettre à vos enfants des valeurs qui vous sont chères est de les appliquer au quotidien. – Véronique Maciejak

Les yeux de nos enfants nous regardent constamment, tous les jours, en toute situation, dans toutes nos interactions. Par exemple, nos actes sont un exemple de la réaction appropriée en cas de stress, quand c’est nous-même qui risquons de perdre notre sang froid.

Quand nous nous excusons auprès de nos enfants (après avoir crié trop fort, après leur avoir menti, après avoir rompu une promesse…), nous leur apprenons à s’excuser d’eux-mêmes quand ils adoptent un comportement qui porte atteinte à autrui.

5. De culpabiliser tu arrêteras{{}}

parentalité bienveillante culpabilité

Véronique Maciejak écrit :

En tant que parents, vous avez fait des erreurs et vous en ferez encore. S’appesantir sur le passé, réfléchir à ce que vous auriez pu (dû) faire ne vous aidera en rien. L’important est de reconnaître vos erreurs et d’en tirer tous les enseignements possibles. L’objectif est ensuite de regarder devant vous en vous demandant ce que maintenant vous pouvez faire au mieux.

culpabilité parentale parentalité positive

6. Te faire plaisir tu devras{{}}

Ecouter ses enfants et comprendre leurs besoins demande une patience et une énergie incommensurables qu’il convient de renouveler régulièrement pour ne pas arriver à l’épuisement.

7. Te plaindre tu pourras{{}}

N’hésitez pas à répondre honnêtement par un « non, ça ne va pas aujourd’hui » quand on vous demande comment vous allez.

L’isolement, la fatigue et le stress sont les 3 ennemis des parents. Le fait de parler auprès d’une oreille attentive et bienveillante permet de ne pas se laisser happer par ces 3 ennemis et de basculer dans l’épuisement parental.

8. Profiter de l’instant présent tu essaieras{{}}

Quand vous faites un câlin à votre enfant le soir, vous pensez qu’il faut faire vite pour qu’il puisse se coucher rapidement ; quand vous jouez au ballon dehors avec lui, vous songez déjà au bain que vous devrez lui donner dans l’heure qui suit… Stop, profitez tout simplement !

La pleine attention est un moyen efficace de se reconnecter dans le moment présent, d’être vraiment là sans penser au bain, au repas ou aux devoirs à venir.

9. Relativiser et rire tu expérimenteras{{}}

Votre fille a tâché sa robe toute neuve en se roulant dans l’herbe fraîche ? Au moins, elle s’est amusée.

La parentalité ludique pourra vous aider à repenser la discipline dont voici quelques exemples :

  • Utiliser une peluche ou un personnage en tant que médiateur : “Gros chien dit qu’il a froid et qu’il est temps de s’habiller.” / “Doudou dit qu’il a besoin de quelqu’un pour lui montrer comment se brosser les dents”
  • Recourir aux absurdités (ex : mettre les chaussettes sur les mains et la culotte sur la tête ; papa met les chaussures de l’enfant)
  • Faire le contraire de la norme : “Surtout, tu ne dois pas mettre tes chaussures tant que j’ai le dos retourné ; C’est absolument interdit : les parents doivent toujours regarder les enfants quand ils mettent leurs chaussures.”
en voiture ou en couverture

Illustration extraite de Peps Magazine – printemps 2015

10ème commandement de l’éducation positive : « Mes enfants sont parfaits pour moi » tu diras{{}}

N’idéalisez pas vos enfants et ne projetez pas sur eux ce que vous voudriez qu’ils soient. Ils sont eux et c’est parfait ! – Véronique Maciejak

Ces commandements de l’éducation positive aident à garder le cap, même quand c’est difficile. On comprend bien qu’on parle d’une direction, d’une manière d’être en relation avec les enfants et avec soi-même, plutôt que d’une perfection.

Source : Il me pousse à bout : Rester zen avec la parentalité positive de Véronique Maciejak (éditions Eyrolles). Disponible en librairie, en médiathèque ou sur les sites de ecommerce.

Commander Il me pousse à bout sur Amazon, sur Decitre, sur Cultura ou sur la Fnac

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Mes ouvrages sont disponibles en librairie :{{}}

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Source : https://apprendreaeduquer.fr/les-10-commandements-de-leducation-positive/

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  • Révision - Article Wikipédia sur la Parentalité positive{{}}
Photo en buste d'un homme âgé aux cheveux et à la barbe blanche

Mihály Csíkszentmihályi, en 2010 : l’un des fondateurs de la recherche sur le « flow ».

La parentalité positive, parfois aussi nommée discipline positive, éducation bienveillante, parentalité bienveillante ou éducation positive, est une approche éducative invitant les parents à se mettre à la place de leurs enfants afin de les comprendre davantage. Cette vision incite les parents à éduquer leurs enfants en les guidant au lieu de les contrôler. Les pratiques parentales positives encouragent la réparation et la coopération et rejettent les châtiments[1].

En France ce style est appelé le plus souvent éducation positive et bienveillante, il diffère du style d’origine (États-Unis, Australie) notamment par le rejet de toute sanction y compris non violente (time out, ignorance planifiée, retrait de privilège), ainsi que l’appui sur les neurosciences plutôt que sur une approche basée sur les preuves (psychologie scientifique).

Historique Cette section a besoin d’être recyclée (novembre 2025).
Motif : pas de source universitaire, ni par pays, ni globalement. Risque de travail inédit. Améliorez-la ou discutez des points à améliorer.

Aux États-Unis{{}}

Elle est née du courant de psychologie positive, lancé en 1998, ciblant les émotions dites positives. Les fondements théoriques se trouvent dans les recherches sur la résilience de Martin Seligman et les recherches sur le flow de Mihály Csíkszentmihályi.

La psychologie positive vise à améliorer la qualité de vie de personnes sans troubles psychopathologiques particuliers : elle vise à aider les personnes à découvrir ou augmenter leur bonheur, leur résilience, leurs émotions positives comme l’amour ou la bienveillance.

Le mouvement a reçu immédiatement un grand retentissement médiatique et commercial - les programmes de coaching, les magazines sur les thèmes positifs et les programmes parentaux dits positifs se sont rapidement multipliés. Plusieurs livres de vulgarisation écrits par les psychologues-chercheurs du courant de psychologie positive sont rapidement devenus des best-sellers en France[2] et ailleurs.

En Australie{{}}

Le programme Triple P (positive parenting program) est créée en Australie en 2001 par le Pr. Matthew Sanders.

En France{{}}

L’éducation positive et bienveillante en France est connue du grand public au travers des livres de trois auteures principales : Isabelle Filliozat, Catherine Gueguen, Heloise Junier.

La pensée d’Isabelle Filliozat{{}}

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Isabelle Filliozat - Comédie du Livre 2011

Isabelle Filliozat s’intéresse au développement psycho-affectif de l’humain tel qu’il se construit progressivement à partir de son hérédité génétique dans un environnement familial, transgénérationnel et culturel. Elle crée le concept d’empathie intégrative et importe en France celui de parentalité positive, venu d’Outre Atlantique[3],[4],[5]. Elle soutient que le cerveau de l’enfant traverse des étapes successives de construction et, dans ses premières années, ne dispose pas des outils mentaux qui lui permettraient de réguler ses impulsions et son anxiété. Un des rôles « positifs » du parent sera donc de recourir à l’empathie pour aider l’enfant à accueillir une émotion, à comprendre, verbaliser et se calmer, comme alternative à la violence éducative ordinaire [6].

L’apport des neurosciences par Catherine Gueguen{{}}

La pédiatre Catherine Gueguen, affectée à l’Institut hospitalier franco-britannique, formée à l’haptonomie et à la Communication Non Violente (CNV) a montré l’apport des travaux des neurosciences[7],[8] sur les questions éducatives. Elle insiste sur l’importance de la bienveillance[9] et d’empathie[10] dans la relation éducative pour le développement équilibré de l’enfant[11].

Grands principes :{{}}

Le style parental positif ne fait pas l’objet d’une description ou définition unanime, mais ressemble au style parental directif observé par Baumrind. Il est décrit comme un soutien durable et un guidage parental à travers les stades de développement, une discipline sans châtiments corporels ni humiliants, basée sur le respect des enfants et la communication [12].

Plusieurs approches coexistent, avec des nuances, mais des grands principes communs sont souvent explicités [1],[13],[14],[15],[16] :

Accueillir les émotions de l’enfant, éviter les étiquettes et de prêter des intentions{{}}

Pour cela, les théoriciens cherchent à créer un cadre et des règles de vie qui assurent la sécurité et la santé physique, afin de favoriser estime de soi et respect des autres. Une éducation affective répondrait aux besoins émotionnels des enfants (besoins d’amour, d’affection, de sécurité émotionnelle). L’objectif est de reconnaître les enfants comme des personnes à part entière grâce à une écoute empathique, une responsabilisation. L’expression des émotions est favorisée.

Privilégier les consignes positives, faire réfléchir l’enfant, encourager les bons comportements{{}}

L’objectif est de parvenir à une autonomisation progressive grâce à des libertés et des droits qui renforcent le sentiment personnel de capacité et de pouvoir des enfants.

Préférer la réparation à la punition{{}}

Le but est de parvenir à une éducation non-violente qui exclut toutes les punitions, qu’elles soient corporelles ou psychologiquement humiliantes.

Différences entre éducation bienveillante et parentalité positive{{}}

{{}}

L’éducation bienveillante décrite en France par Isabelle Filliozat, Catherine Gueguen, Héloise Junier

Les programmes Triple P, Incredible Years, la méthode Kazdin/ABC, PSFP

Approche scientifique{{}} neurosciences psychologie scientifique ou expérimentale
Approche comportementaliste{{}} renforcement uniquement positif encourager les comportements positifs via des outils concrets (renforcement positif, félicitations, gain de privilège)

sanctionner (de façon non violente) les comportements négatifs
Lien aux sanctions{{}} aucune sanction sanctions non violentes (time out, ignorance, retrait de privilège)
Efficacité{{}} Pas de données

Difficile de trouver des mesures, car il ne s’agit pas d’une méthode unifiée mais de livres, programmes, conférences de différents auteurs. Il n’y a pas non plus de chiffres concernant l’expérience pratique des auteurs en termes de nombre de familles accompagnées et d’efficacité.
prouvée

Méthode Kazdin/ABC (Yale Parenting Center) : 80% d’efficacité, plusieurs milliers (pas de mesure précise) de familles aidées depuis 2008. A noter que la méthode ABC a un support vidéo disponible en ligne et gratuitement (Coursera). Triple P : déployée dans 35 pays (dont la France, en région Grand Est), validée par l’OMS dans 20 pays. Cette méthode existe depuis 35 ans. 20 pays ont publié à ce jour plus de 800 articles, études d’évaluation et méta-analyses, parmi lesquels figurent plus de 145 essais contrôlés randomisés [17],[18]

« « « {{}}

Critiques{{}}

Aux États-Unis{{}}

Malgré ce succès populaire, ce domaine d’étude fait l’objet de nombreuses polémiques au sein de la recherche et au sein de la communauté des psychologues et psychiatres [19],[20]. Les spécialistes, telle que l’Association américaine de psychologie mettent en garde le grand public : malgré le caractère attractif de la psychologie positive et du concept de parentalité positive, les fondements théoriques de ces nouveaux concepts n’ont pas été discutés et étayés scientifiquement dans leurs détails[21].

En France{{}}

De nombreux débats[22],[23] questionnent cette notion[24],[25] et parfois de nombreuses critiques s’élèvent pour dénoncer une mode au caractère lucratif[26], générant une forme de laxisme qui serait nocive pour les enfants[27]. Le time out (qui est utilisé en ’parentalité positive’ de même que dans la méthode Kazdin comme une punition non violente) est ainsi cité comme indispensable et pourtant menacé par des directives européennes[28].

Le chercheur en sciences cognitives Franck Ramus résume les recherches à ce sujet[29].

Plusieurs professionnels de l’enfance, à l’instar de la psychoéducatrice Mélanie Bilodeau estiment qu’elle n’est pas assez sécurisante pour les enfants[30].

Les termes éducation positive ’à la Française’, ’French touch de l’éducation positive’, ’éducation exclusivement positive’, ’éducation positive naïve’, ’éducation positive édulcorée que l’on voit en France’ sont utilisés par Caroline Goldman, Didier Pleux, Franck Ramus, pour différencier l’éducation bienveillante (telle que pratiquée en France) de la parentalité positive anglo-saxonne.

Tribune collective{{}}

En octobre 2022, un collectif de 350 spécialistes de l’enfance[31] critiquent ainsi ce qu’ils jugent être des excès de la parentalité ’exclusivement’ positive[32].

Béatrice Kammerer{{}}

En 2019, la journaliste Béatrice Kammerer publie L’éducation vraiment positive. Béatrice Kammerer alerte sur les difficultés de ce concept (initié et porté surtout par les mères, ce qui accroît leur fatigue), elle déconstruit les « neuromythes » comme l’existence du cerveau droit et du cerveau gauche. Elle établit que la parentalité positive est « moralement bonne mais de surcroît particulièrement bien adaptée aux attentes de notre société contemporaine[33] », mais regrette qu’elle est souvent assénée de façon péremptoire au lieu de laisser les parents, notamment de « milieu populaire » faire leur propre chemin et expérience.

Patrick Ben Soussan{{}}

En 2019, le psychiatre Patrick Ben Soussan publie Comment survivre à ses enfants ? Ce que la parentalité positive ne vous a pas dit

Marie Chetrit{{}}

En 2021, l’autrice Marie Chetrit publie Education positive : une question d’équilibre ?

Caroline Goldman{{}}

En 2022[34] et 2023, la docteure en psychopathologie clinique Caroline Goldman[35], dénonce l’éducation positive à la Française (mais pas la parentalité positive anglo-saxonne). C’est une de ses cibles dans son ouvrage File dans ta chambre. Sa parole est relayée dans de nombreux médias[36],[37],[38],[39]. Elle a critiqué les partisans de l’« éducation bienveillante », source selon elle de troubles du comportement[40],[41],[42]. Elle s’est notamment attaquée à la psychothérapeute Isabelle Filliozat et à la pédiatre Catherine Gueguen, deux figures de l’éducation bienveillante[43].

Elle se déclare favorable au « time out », qui consiste à mettre à l’écart l’enfant pour un temps limité, s’il transgresse les règles familiales ou se rend insupportable. Selon elle, cela permet de ne pas tomber dans « l’écueil des cris, des coups, de la violence verbale et physique, de la rancœur, des débats répétitifs et agressifs qui prennent la place d’autres propositions relationnelles beaucoup plus fondamentales pour les enfants »[42].

Elle a aussi affirmé que certains parents se font « martyriser par leurs enfants »[44].

Emma{{}}

En septembre 2023, l’auteure Emma dénonce les effets pervers dans un chapitre de son ouvrage intitulé Des lignes et des cailloux » (Massot Éditions)[45].

Didier Pleux{{}}

En 2023, le psychologue Didier Pleux publie L’éducation bienveillante, ça suffit.

Il y dénonce l’utilisation fallacieuse des neurosciences, l’extrapolation de certaines études, le renforcement négatif, l’usage immodéré de l’empathie. Il établit un lien avec les thèses de Françoise Dolto, avec la psychanalyse.

En 2022, une interview commune avec Catherine Gueguen pour Le Figaro[46] oppose les deux points de vue. Didier Pleux qualifie la vision de Catherine Gueguen de ’romantique’.

En 2023, Didier Pleux débat avec Franck Ramus[47] chercheur au CNRS en sciences cognitives. Il en ressort les principes suivants :

  • l’autorité ’en amont’ plutôt que pas d’autorité
  • la relation verticale entre parent et enfant, plutôt que l’horizontalité
  • la capacité à affronter le réel, même quand il est déplaisant
  • la frustration qui permet de créer un déséquilibre ou conflit cognitif, afin de stimuler la capacité d’adaptation de l’enfant.
  • la sanction par le ’time out’ en cas de mauvais comportement, en dernier recours

Selon Didier Pleux et Franck Ramus, il faut imposer de la frustration à l’enfant pour qu’il puisse plus tard avoir du plaisir (ex : apprendre le solfège pour plus tard prendre du plaisir à jouer du piano). Selon lui l’écoute et l’empathie ne font que renforcer la recherche du plaisir immédiat, ce qui peut créer des comportements addictifs (voir striatum).

Franck Ramus précise que certains enfants sont plus difficiles que d’autres et que les parents ont besoin de méthodes plus efficaces que la ’version édulcorée de l’éducation positive que l’on voit en France’ ou que la psychanalyse, telles que le renforcement positif, pour les gérer sous peine d’être dépassés.

Utilisation abusive des neurosciences{{}}

Plusieurs psychologues comme Didier Pleux[48], Patrick Ben Soussan, Caroline Goldman dénoncent l’usage des neurosciences et les approximations utilisées notamment dans les livres de Catherine Gueguen.

Des études faites sur des rats stressés sont transposées à l’humain. D’autres, menées sur la maltraitance chronique, sont détournées pour dénoncer les effets d’actions parentales jugées violentes[49] (VEO).

Certaines notions sont utilisées alors qu’elles ont été réfutées[50] : cerveau « archaïque » et émotionnel.

L’ocytocine est utilisée pour justifier alors que son apport est largement nuancé[51]. La chercheure Marie-José Freund Mercier invite à rester prudent quant à l’usage de cette hormone en psychologie[52].

Liens externes{{}}

Source avec Bibliographie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Parentalit%C3%A9_positive

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– 01/08/2026

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