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"Ceintures vertes, barrages verts et murailles vertes composent une géographie mondiale de résilience écologique : en Europe et Amérique du Nord, sur le continent africain, en Chine, dans le sous-continent indien et à Madagascar" par Jacques Hallard

samedi 1er août 2026, par Hallard Jacques

ISIAS Aménagement Développement
Monde

Ceintures vertes, barrages verts et murailles vertes composent une géographie mondiale de résilience écologique : en Europe et Amérique du Nord, sur le continent africain, en Chine, dans le sous-continent indien et à Madagascar

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 29/07/2026

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur


Préambule

Quelques précisions préalables pour débuter ce dossier consacré à un important travail de recherche, analyses et synhèses sur de nombreuses initiatives prises à travers le monde en matière d’aménagement des territoires et de développement durable…

Aménagement - L’aménagement du territoire désigne l’ensemble des politiques publiques visant à réduire les inégalités spatiales, garantir un accès équitable aux services publics et répartir harmonieusement les activités économiques. Il concilie développement durable, transition écologique—notamment via l’objectif de Zéro Artificialisation Nette (ZAN) — et compétitivité des territoires. [1, 2, 3] Source

Pa exemple, à l’échelle locale dans la Région Sud - Provence-Alpes-Côte d’Azur, cette politique est structurée par le SRADDET, qui planifie la transition énergétique, le développement des mobilités ‘décarbonées’ et la protection des espaces naturels. Au niveau des communes rurales, l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) déploie le programme Villages d’avenir pour soutenir l’ingénierie locale… - Source

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Développement - Le développement durable est un mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Il repose sur l’équilibre de trois piliers fondamentaux : l’écologie (préserver l’environnement), l’économie (viabilité et prospérité) et le social (équité et bien-être). [1, 2]… Source

Le développement durable, parfois qualifié aussi de développement soutenable par anglicisme (sustainable development), est une conception du développement qui s’inscrit dans une perspective de long terme et en intégrant les contraintes environnementales et sociales à l’économie. Selon la définition donnée dans le rapport de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l’Organisation des Nations unies (ONU), dit rapport Brundtland, où cette expression est apparue pour la première fois en 1987, « le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». Cette notion s’est imposée à la suite de la prise de conscience progressive, depuis les années 1970, de la finitude écologique de la Terre, liée aux limites planétaires à long terme. La notion fait toutefois l’objet de critiques, notamment de la part des tenants de la décroissance, pour lesquels cette notion reste trop liée à celle de la croissance économique, mais aussi de la part de ceux qui y voient un frein au développement. dix-sept objectifs de développement durable ont été définis en 2015 par l’ONU. Ces objectifs s’inscrivent dans le cadre de l’agenda 2030, adopté par les États membres de l’ONU pour, d’ici à 2030, éradiquer la pauvreté, garantir la prospérité universelle et assurer l’habitabilité de la planète[2]…. –Source

Formalisé par l’ONU dans le Rapport Brundtland en 1987, ce concept de développement durable est aujourd’hui décliné mondialement à travers les 17 Objectifs de développement durable (ODD) de l’Agenda 2030. Ces objectifs couvrent des enjeux majeurs tels que : la lutte contre la pauvreté et la faim ; l’accès à l’éducation et à l’égalité des genres ; la transition énergétique et la lutte contre le changement climatique ; la protection de la biodiversité terrestre et marin. Pour aller plus loin et découvrir comment s’articulent ces actions à l’échelle internationale, vous pouvez consulter le site officiel de l’ONU sur les Objectifs de développement durable ou explorer les détails de l’Agenda 2030 sur le portail Agenda-2030.fr… -

Image en rappel à agrandir >

ALSBOM Développement Durable

Source

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La résilience écologique est la capacité d’un écosystème à absorber une perturbation, à s’y adapter et à retrouver un fonctionnement et une structure comparables à son état initial après un choc. [1, 2] – Consulter > https://www.herbea.org/glossaire/R%C3%A9silience+%C3%A9cologique

Les mécanismes de la résilience - La résilience permet à la nature de cicatriser après des chocs, qu’ils soient : [1]

  • Abiotiques : causés par l’environnement, comme des tempêtes, des inondations ou des incendies.
  • Biotiques : causés par le vivant, et notamment l’activité humaine (déforestation, pollution). [1]

Par exemple, après un incendie, une forêt peut se régénérer grâce aux graines qui résistent à la chaleur ou par les rejets des souches. [1, 2]

Concepts clés :

  • La résistance versus la résilience : Contrairement à la résistance (capacité à ne pas subir les effets du choc), la résilience implique que le système a été endommagé mais qu’il possède la force de se reconstruire. [1]
  • L’état d’équilibre : Lorsqu’un écosystème dépasse sa capacité de résilience, il peut subir une altération irréversible et basculer vers un nouvel état d’équilibre, perdant ainsi sa biodiversité originelle. [1]

Pour approfondir les mécanismes du rétablissement des milieux naturels face au changement climatique, on peut consulter les ressources détaillées de Wikipédia ou la définition de l’encyclopédie Britannica

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Ceintures vertes
En urbanisme, une ceinture verte est un espace naturel ou agricole protégeant la périphérie d’une agglomération. Elle sert de zone-tampon limitant l’étalement urbain, protégeant la biodiversité et offrant un accès direct à la nature. Source

Une ceinture verte est un réseau d’espaces naturels ou agricoles protégés qui ceinturent un territoire urbanisé, comme une agglomération ou une municipalité …

Lectures préalables suggérées : La Ceinture Verte : construire l’agriculture de proximité à partir d’ici > https://carrefour.vivreenville.org/publication/ceinture-verte

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Une ceinture verte est un réseau d’espaces naturels ou agricoles protégés qui ceinturent un territoire urbanisé, comme une agglomération ou une municipalité ...

Le Mouvement de la ceinture verte (Green Belt Movement ou GBM) est une organisation non gouvernementale citoyenne et indigène kenyane basée à Nairobi et engagée pour l’écologie et l’écoféminisme. Le mouvement cherche à adopter une approche holistique du développement qui associe la protection de l’environnement, le développement communautaire (développement local) et le renforcement des compétences. Wangari Maathai, prix Nobel de la paix en 2004, a fondé cette organisation en 1977 avec le soutien du Conseil national des femmes du Kenya… - Source

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Barrages verts et murailles vertes

Les notions de ceinture verte (Green Belt), de barrage vert et de muraille verte (Great Green Wall) correspondent à des outils d’aménagement du territoire visant à limiter l’étalement urbain, préserver les espaces naturels ou lutter contre la désertification. Bien qu’elles reposent sur des logiques différentes, elles poursuivent des objectifs communs de durabilité, de résilience climatique et d’amélioration du cadre de vie.

Le « Barrage vert » est l’un des projets de reboisement historique en Algérie, lancé en 1970. Il s’étend sur 1.500 km de long et 20 km de large pour former une ceinture végétale protégeant la steppe de l’avancée du Sahara. Le projet originel couvre 4,7 millions d’hectares et fait aujourd’hui l’objet d’un vaste programme de réhabilitation et d’extension. [1, 2, 3]

On distingue tout d’abord deux initiatives distinctes sous cette appellation selon la situation géographique :

  • Le Barrage vert en Algérie - Initié dans les années 70, il a pour but d’endiguer la désertification dans la région steppique. Il traverse 13 wilayas, s’étendant d’est en ouest. Depuis quelques années, le programme a été relancé et modernisé avec l’intégration d’arbres fruitiers (oliviers, pistachiers, amandiers) et de nouvelles technologies de surveillance. Plus d’informations sont disponibles sur la page Barrage vert sur Wikipédia. [1, 2, 3, 4]
  • La Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel : Inspirée du concept algérien, cette initiative continentale a été lancée en 2007 par l’Union africaine. Ce projet vise à créer une mosaïque de végétation de 8.000 km de long reliant Dakar à Djibouti pour lutter contre les changements climatiques et la sécheresse. Pour tout savoir sur ce mégaprojet, vous pouvez consulter le site Grande muraille verte sur Wikipédia. [1, 2, 3]

Rappel - L’Union africaine (UA) est une organisation intergouvernementale fondée en 2002, succédant à l’Organisation de l’unité africaine. Elle regroupe les 55 États du continent. Son siège est situé à Addis-Abeba, en Éthiopie. [1, 2, 3, 4] - Ses principaux objectifs sont les suivants. Promouvoir l’intégration, l’unité, la solidarité et le développement socio-économique du continent (à travers notamment l’Agenda 2063). Assurer la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique via le Conseil de paix et de sécurité. Défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale des États membres. [1, 2] - Pour découvrir l’ensemble de ses institutions, commissions et actualités, on peut consulter le site officiel de l’Union africaine.

Les termes barrage vert et murailles vertes peuvent également faire référence à d’autres projets de lutte contre la désertification à l’échelle mondiale, tel que le projet de rideau forestier contre le désert du Taklamakan en Chine [1, 3], ainsi que dans d’autres pays…

Tous ces sujets ont déjà été abordés antérieurement et mis en ligne sur le site ISIAS.info , comme par exemple :

’L’Agriculture urbaine et périurbaine repensée pour l’aménagement dans les agglomérations’ par Jacques Hallard

’Biodiversité amputée, alimentation difficultueuse : des territoires comme Nantes s’organisent localement avec micro fermes, agri-urbanisme, maraîchage, potagers solidaires et collectifs, transition énergétique, insertion’ par Jacques Hallard

’Réalisations réussies de transition écologique et cas d’école reproductibles : transports durables (vélo, tramway, bus), énergies renouvelables, réduction de la pollution urbaine (arbres, parcs, sols perméables), alimentation locale et bio’ par Jacques Hallard

’Le barrage vert algérien est un exemple de lutte contre la désertification des territoires’, par Jacques Hallard

’L’Initiative Africaine de la Grande Muraille Verte pour un développement rural au Sahara et au Sahel’ par Jacques Hallard

’La grande muraille verte et les dispositifs de petites dimensions pour le traitement et la potabilisation de l’eau en Afrique sahélienne (en Chine aussi !)’ par Jacques Hallard

’La Grande Muraille Verte (GMV) en zone saharo-sahélienne : laboratoire africain d’écologie (terres cultivables et faune sauvage) et de santé (zoonoses), un futur plus vert pour le Sahel’ par Jacques Hallard

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Introduction

Ce dossier st consacré à l’aménagement du territoire et au développement durable à travers le monde….

Les travaux ont porté sur quelques territoires particuliers : Europe et Amérique du nord, Continent africain, Chine, sous-continent indien : Inde (le pays dominant), Pakistan, Bangladesh, Népal, Bhoutan, Sri Lanka, Les Maldives ; ainsi que Madagascar …

Enfin ces recherches ont porté sur l’évolution du concept de ceinture verte, de barrage vert et de muraille verte au cours des cinquante dernières années, dans les pays cités ci-dessus …

Dédicace finale - Ce dossier est dédié à des personnes qui ont œuvré dans certains des territoires qui y sont étudiés…

Tous les articles sélectionnés et rapportés dansce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après

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Sommaire {{}}

Dédicace - Ce dossier est dédié aux personnes suivantes qui ont œuvré dans certains des territoires qui y sont étudiés

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  • Aménagement du territoire et développement durable : quelques exemples de ceintures vertes (Green Belts) en Europe et en Amérique du nord{{}}

Une ceinture verte est une zone naturelle ou agricole protégée autour d’une agglomération. Son rôle principal est de maîtriser l’urbanisation et de préserver des continuités écologiques et paysagères.

Ceinture verte de Londres (Royaume-Uni){{}}

La ceinture verte métropolitaine de Londres est l’un des exemples les plus connus au monde. Mise en place après la Seconde Guerre mondiale, elle encadre le développement urbain de la métropole en empêchant l’urbanisation continue des espaces périphériques. Elle a permis de préserver des terres agricoles, des forêts et des espaces récréatifs tout en favorisant une densification du tissu urbain existant.

Londres : première ville « parc national » du monde - Comment la capitale britannique peut-elle faire face à une démographie galopante sans dévorer ses espaces verts ? - De Rédaction National Geographic - Publication 3 janv. 2019, 11:33 CET

Voir sur ce site : https://www.nationalgeographic.fr/environnement/2019/01/londres-premiere-ville-parc-national-du-monde

Quelles sont les villes les plus vertes d’Europe ?{{}}

Les 10 villes les plus vertes d’Europe : où écologie rime avec durabilité – Par Olivier CLUR, Fondateur de ‘Backcarbone’ – Mes articles sont conçus pour vous transmettre mes découvertes et vous éclairer dans votre stratégie carbone :

Sommaire :

1. Zurich, Suisse : pionnière en matière d’énergie verteDes efforts notables pour la préservation de l’eau

2. Stockholm, Suède : un modèle d’éco-quartiersVästra Hamnen : un exemple à suivre

3. Copenhague, Danemark : la ville où il fait bon pédaler

4. Amsterdam, Pays-Bas : l’exemple d’une ville durable et innovante

5. Berlin, Allemagne : une transition énergétique réussie

6. Vienne, Autriche : qualité de vie et efficacité énergétique

7. Oslo, Norvège : la ville verte par excellence

8. Hambourg, Allemagne : un engagement fort pour le climat

9. Reykjavik, Islande : une production d’énergie 100% renouvelable

10. Helsinki, Finlande : des bâtiments intelligents et écoresponsables

Dans un contexte de crise environnementale et face au défi du changement climatique, l’écologie et la durabilité sont des enjeux majeurs pour les villes du XXIe siècle. De nombreuses métropoles européennes ont su s’engager dans une démarche résolument verte et innovante, offrant ainsi à leurs habitants un cadre de vie respectueux de la planète et des ressources naturelles. Découvrez les détails de ces villes les plus écologiques et durables d’Europe > c’est par-là > https://www.carbon-compensation.com/dossiers-experts/10-villes-les-plus-vertes-deurope

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Ceinture verte d’Ottawa (Canada) {{}}

En bref - Ottawa possède une vaste ceinture verte créée dans les années 1950 afin de structurer l’expansion urbaine et protéger des espaces naturels. Elle accueille aujourd’hui des forêts, des exploitations agricoles, des zones humides et des équipements scientifiques. Son efficacité pour limiter l’étalement urbain fait toutefois l’objet de débats, l’urbanisation ayant parfois franchi ses limites.

Rappel - Ottawa (/ɔ.ta.wa/[n 1] ; en anglais : /ˈɑt.ə.wə/[n 2] écouter ou /ˈɑt.ə.wɑː/) est la capitale du Canada. Elle est située dans le Sud de la province de l’Ontario, au confluent de la rivière des Outaouais et de la rivière Rideau. Ottawa borde la ville québécoise de Gatineau et forme le noyau de la région de la capitale nationale. En 2021, Ottawa compte une population de 1 017 449 habitants et une agglomération de 1 488 307 habitants, ce qui en fait par le nombre d’habitants la quatrième ville et la quatrième aire métropolitaine du Canada. Fondée en 1826 sous le nom de Bytown et incorporée sous le nom d’Ottawa en 1855, la ville est choisie comme capitale de la province du Canada en 1857. Au moment de la Confédération canadienne en 1867, Ottawa devient la capitale du Dominion du Canada. Dès lors, elle accueille les institutions fédérales du pays tels que le Parlement, la Cour suprême, la résidence du monarque et du gouverneur général du Canada, ainsi que celle du premier ministre. Ses limites d’origine sont élargies au fil du temps par de nombreuses annexions et sont finalement remplacées par une fusion en 2001 avec onze municipalités environnantes, ce qui augmente considérablement sa superficie. Ottawa possède la population la plus instruite parmi les villes canadiennes. La ville abrite un certain nombre de collèges, d’universités, d’instituts culturels et de recherche, dont l’Université d’Ottawa, l’Université Carleton, le Centre national des Arts, le Musée des beaux-arts du Canada ainsi que de nombreux autres musées nationaux, monuments et sites historiques. Elle est l’une des villes les plus visitées au Canada, avec plus de 11 millions de visiteurs par an… - Source

Pourquoi la capitale du Canada est Ottawa ? - Ottawa fut finalement désignée capitale en raison de sa situation géographique, sur la frontière entre le Haut-Canada et le Bas-Canada (afin de ne favoriser ni les anglophones ni les francophones) et de la distance qui la séparait de la frontière avec les États-Unis, la protégeant d’une éventuelle attaque américaine.

Le Canada a-t-il deux capitales ? - Ottawa est la capitale du Canada, son nom provenant d’un mot algonquin signifiant « commerce ». Chaque province et territoire canadien possède sa propre capitale, dotée d’une histoire et d’une culture uniques. 8 mai 2025

Rappel - Le Canada fédéral - Dix provinces et trois territoires

Carte du Canada: les provinces

Carte cliquable > https://www.axl.cefan.ulaval.ca/amnord/canadacarte.htm

Carte des régions du Canada

Source : https://www.globe-trotting.com/post/canada-regions-provinces

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La Ceinture de verdure d’Ottawa est une zone écologique protégée de 20.000 hectares qui forme un vaste croissant au sud de la capitale canadienne. Créée dans les années 1950 par le gouvernement fédéral pour freiner l’étalement urbain, elle constitue la plus grande ceinture verte publique au monde. [1, 2, 3] - Gérée par la Commission de la capitale nationale (CCN), cette immense étendue sauvage est un véritable paradis pour les amateurs de plein air. Elle abrite une faune et une flore remarquables, dont plus de soixante espèces en péril, et offre une grande variété de paysages : [1, 2, 3, 4]

  • Des forêts et des tourbières : Le secteur de la tourbière de Mer Bleue et celui de la Pinède offrent de magnifiques kilomètres de sentiers accessibles pour la randonnée et le vélo. [1, 2]
  • Des activités toute l’année : En été, vous pouvez faire du vélo et de la randonnée. En hiver, des sites comme le ruisseau de Green deviennent des destinations prisées pour le ski de fond, la raquette et la luge. [1, 2, 3]
  • Des terres agricoles : En plus des espaces naturels, une partie de la Ceinture de verdure est constituée de fermes actives qui approvisionnent la région. [1]

Pour planifier une excursion, découvrir les différents secteurs écologiques et obtenir les conditions des sentiers en temps réel, on peut consulter la page officielle de la Ceinture de verdure sur le site de la CCN. [1]

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Ceinture verte de Portland (États-Unis){{}}

Portland est la plus grande ville de l’État de l’Oregon, située dans le nord-ouest des États-Unis, dans la région du Nord-Ouest Pacifique. Elle se trouve à la confluence des rivières Willamette et Columbia, à environ 3 heures au sud de Seattle. {{}}

File:Portland metro area.png - Wikimedia Commons

La région métropolitaine de Portland constitue un cas intéressant avec sa « Urban Growth Boundary », une limite réglementaire de croissance urbaine souvent assimilée à une ceinture verte. Elle permet de concentrer le développement urbain tout en protégeant les espaces agricoles et naturels environnants. Ce modèle est régulièrement cité comme une référence en matière de planification durable.

La région métropolitaine de Portland (surnommée Portland Metro) compte environ 2,5 millions d’habitants. Située à cheval sur l’Oregon et l’État de Washington, elle s’étend autour de la rivière Willamette et du fleuve Columbia. Mondialement célèbre pour son urbanisme écologique et ses vastes espaces verts, elle est également réputée pour sa scène culturelle, ses cafés de spécialité et ses nombreuses microbrasseries. [1, 2, 3, 4, 5] – Via https://journals.openedition.org/cybergeo/26675

Urbanisme et environnement - Pionnière aux États-Unis en matière d’urbanisme durable, l’agglomération est célèbre pour sa stricte politique de ’limite de croissance urbaine’ instaurée dans les années 1970. Cela permet de protéger les espaces naturels environnants tout en favorisant la densité urbaine et un réseau de transports en commun efficace (le MAX Light Rail). [1, 2, 3, 4, 5] - Elle possède l’un des plus grands parcs forestiers urbains du pays, Forest Park. Via https://journals.openedition.org/cybergeo/26675

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Passage d’une ceinture verte à un barrage vert en Europe {{}}

La Ceinture verte européenne est une immense réserve naturelle de plus de 12 000 kilomètres reliant plus de 3 000 zones protégées. Elle s’étend le long de l’ancien « rideau de fer », de la mer de Barents jusqu’à la mer Noire et l’Adriatique, formant un corridor biologique vital pour de nombreuses espèces sauvages. [1, 2, 3, 4]

Origine et tracé - Ce projet de conservation transfrontalier est né du constat qu’une nature sauvage a pu prospérer pendant des décennies dans le no man’s land militarisé qui séparait le bloc de l’Est de l’Europe occidentale pendant la guerre froide. Le tracé s’organise en plusieurs grandes sections : [1, 2]

  • Europe du Nord - L’Arctique et les forêts boréales (Norvège, Finlande, Russie).
  • Europe centrale - Les zones longeant l’ancienne frontière interallemande et les pays d’Europe centrale.
  • Les Balkans - Traversant des zones montagneuses et fluviales préservées, parfois le long de l’ancienne frontière entre la Yougoslavie et les pays du bloc de l’Est. [1, 2]

Objectifs - L’initiative, coordonnée par l’association ‘European Green Belt Association’, vise à :

  • Préserver la continuité écologique pour permettre la circulation et le brassage génétique des animaux (comme les grands prédateurs).
  • Protéger des écosystèmes et des forêts primaires qui ont été épargnés par l’urbanisation et l’agriculture intensive.
  • Encourager la collaboration scientifique et le tourisme de nature entre plus de 24 pays. [1, 2, 3, 4, 5]

Pour explorer les détails des réserves naturelles et les différents écosystèmes traversés, vous pouvez consulter la carte interactive et les actualités sur le site officiel de l’European Green Belt.

Ceinture verte européenne - Wikipédia

https://encrypted-tbn2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQwpb4tRf3Xf8JosspNdv8aIVDcgdSJwJFcq6jBZtd_W23fZMA_xDeUkR78DoER7QG_eyac94Dr

Agrandir l’image et en voir d’autres

https://encrypted-tbn0.gstatic.com/faviconV2?url=https://fr.wikipedia.org&client=AIM&size=32&type=FAVICON&fallback_opts=TYPE,SIZE,URL

Wikipédia

Qu’est-ce que la Ceinture verte européenne ?{{}}

La ceinture verte européenne (en anglais : European Green Belt) est une initiative visant à transformer l’ancien rideau de fer en une réserve naturelle formant un corridor biologique.

https://encrypted-tbn1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSgZJM0NEFItBH-fupTDU-yxzuc_3pkRKlMQCZf12hVcR5lhc3ceg3Pr7QP3v9DW1tmoh7XkgBE
https://encrypted-tbn2.gstatic.com/faviconV2?url=https://www.touteleurope.eu&client=AIM&size=32&type=FAVICON&fallback_opts=TYPE,SIZE,URL

Touteleurope.eu – Via > https://www.touteleurope.eu/environnement/la-ceinture-verte-europeenne-relique-ecologique-du-rideau-de-fer/

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  • Aménagement du territoire et développement durable avec les murailles vertes (Great Green Walls){{}}

Les murailles vertes correspondent à des projets écologiques de grande échelle destinés à restaurer des territoires dégradés. Contrairement à l’image d’une simple ligne d’arbres, elles reposent aujourd’hui sur une approche paysagère intégrée.

La Grande Muraille Verte africaine{{}}

Lancée en 2007 sous l’impulsion de l’Union africaine, la Grande Muraille Verte constitue l’un des plus importants projets environnementaux mondiaux. Elle s’étend à travers la région sahélienne, du Sénégal à Djibouti, sur environ 8 000 kilomètres.

Ses objectifs sont multiples :

  • restaurer 100 millions d’hectares de terres dégradées d’ici 2030 ;
  • séquestrer 250 millions de tonnes de carbone ;
  • créer jusqu’à 10 millions d’emplois verts ;
  • renforcer la sécurité alimentaire ;
  • améliorer la résilience des populations face au changement climatique.

Aujourd’hui, le projet ne consiste plus à planter une bande continue d’arbres. Il s’agit plutôt d’une mosaïque de solutions fondées sur la nature :

  • reboisement ;
  • agroforesterie ;
  • restauration des sols ;
  • gestion durable de l’eau ;
  • soutien aux activités économiques locales.

Les résultats observés{{}}

Plusieurs pays enregistrent déjà des résultats significatifs :

  • restauration de millions d’hectares de terres dégradées ;
  • amélioration des rendements agricoles ;
  • développement d’activités génératrices de revenus ;
  • création de projets communautaires de gestion durable des ressources naturelles.

3. Enseignements pour l’aménagement du territoire{{}}

Critères

Ceinture verte

Muraille verte

Finalité principale Limiter l’étalement urbain Restaurer des territoires dégradés
Échelle Métropolitaine ou régionale Nationale ou continentale
Objectifs Protection des espaces naturels et agricoles Lutte contre la désertification et adaptation climatique
Outils Urbanisme réglementaire Restauration écologique et développement local
Bénéfices Qualité de vie, biodiversité, maîtrise foncière Résilience climatique, emploi, sécurité alimentaire

Ces expériences internationales montrent que les infrastructures vertes constituent désormais des leviers majeurs des politiques publiques de développement durable. Elles permettent de répondre simultanément aux enjeux : environnementaux ; climatiques ; économiques ; sociaux ; paysagers et territoriaux.

Conclusion - Les ceintures vertes et les murailles vertes illustrent deux approches complémentaires de l’aménagement durable des territoires. Les premières organisent la croissance urbaine tout en préservant les espaces naturels. Les secondes restaurent des milieux fragilisés en associant protection environnementale et développement humain.

L’expérience internationale montre que leur réussite repose sur plusieurs facteurs : une vision territoriale à long terme ; un cadre réglementaire clair ; l’implication des acteurs locaux ; des financements pérennes ; une articulation entre objectifs écologiques, économiques et sociaux.

Ces dispositifs constituent aujourd’hui des références inspirantes pour les politiques contemporaines d’aménagement du territoire face aux défis du changement climatique et de la préservation des ressources naturelles.

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  • Initiatives prises sur le Continent africain

Le continent africain offre plusieurs expériences intéressantes qui dépassent le seul projet de la Grande Muraille Verte sahélienne. Certaines relèvent davantage des « murailles vertes », d’autres peuvent être assimilées à des « ceintures vertes » ou à des politiques d’infrastructures vertes urbaines.

Les principales expériences africaines :{{}}

Le Barrage vert en Algérie(en arabe : السّد الأخضر, en tamazight : ⵓⴳⴳⵓⴳ ⴰⵣⴻⴳⵣⴰⵡ) est un projet agroécologique de boisement de la steppe algérienne, notamment pour lutter contre l’avancée du désert. C’est l’un des plus ambitieux projets réalisés par l’Algérie durant l’ère Boumédiène[1]. Ce projet couvre 13 wilayas, 183 communes et 1 200 localités, intègre des zones pastorales, forestières et agricoles, totalisant une superficie de 4,7 millions d’hectares [2].

à renseigner

Historique{{}}

Création du projet dans les années 1970 par décision politique de Houari Boumédiène.

Dès sa création, le Barrage vert vise prioritairement le renouvellement du patrimoine forestier algérien mis en danger notamment par la désertification, l’activité humaine et, de façon plus controversée et localisée, par des dommages durant la guerre d’Algérie du fait des bombardements de l’aviation de l’armée française[réf. nécessaire].

Dès 1968, quatre projets de reboisement sont déployés en amont des forêts naturelles de pin d’Alep dans les monts des Ouled Naïl dans la wilaya de Djelfa [3],[4].

Le Barrage vert est créé par la décision du 23 juin 1970[5] relative à la création du périmètre de reboisement de Moudjebara dans la wilaya de Djelfa [6]. C’est ainsi que le président Houari Boumédiène annonce en 1970 la mise en place de ce projet du Barrage vert qui vise le reboisement de trois millions d’hectares[7],[8]. Le Barrage vert, dans sa lutte contre la désertification, participe au développement économique et social, ainsi qu’à l’indépendance alimentaire de l’Algérie.

Cependant, le projet s’est rapidement heurté à des difficultés majeures. L’approche reposait sur la monoculture du pin d’Alep, sans tenir compte de la diversité des écosystèmes concernés. En conséquence, les taux de survie des arbres plantés se sont avérés souvent insuffisants, tandis que le manque d’entretien des zones reboisées a entraîné l’échec de nombreuses plantations[9].

Relance du projet dans les années 2010-2020{{}}

À partir de la décennie 2010, le barrage vert est remis au goût du jour. Une étude sur sa réhabilitation et son extension est lancée en 2012, un plan d’action est proposé en 2016, des réunions et des ateliers ont lieu en 2018 [10].

En octobre 2019, le gouvernement annonce la mise en place d’un organe de coordination afin de lancer les travaux [11]. Le but est de restaurer le barrage vert et d’augmenter son extension de 10 % [12]. 43 millions d’arbustes doivent être plantés dans le cadre d’une campagne nationale de reboisement [13].

Le 17 juin 2021, le ministère algérien de l’Agriculture et du Développement rural et la direction générale des forêts (DGF), procédé, lors de la célébration de la journée internationale de la lutte contre la désertification, à M’Sila, au lancement de « l’initiative nationale pour la restauration du barrage vert » et d’un projet de proposition de financement du Fonds vert climat (FVC) [14].

Le 29 octobre 2023 une nouvelle enveloppe budgétaire de 75 milliards de dinars, échelonnée jusqu’à l’horizon 2030, est allouée pour redynamiser le projet. Une première tranche de 10 milliards dinars a été mobilisée en 2023, pour l’année 2024 une nouvelle tranche de 5,7 milliards dinars a été débloquée, en 2025, une troisième tranche, d’un montant de 11,09 mds DA, a été attribuée à la Direction générale des Forêts afin de poursuivre les opérations de plantation, ainsi que les actions de protection et de soutien [15].

Entre 2020 et 2023 plus de 26 millions de plants ont été mis en terres sur une superficie de 43.558 hectares [16].

Entre fin 2023 et début 2025, des avancées notables ont été réalisées, notamment le reboisement de 21.000 hectares, l’aménagement de 376 kilomètres de pistes rurales et agricoles, la création de 80 points d’eau, ainsi que la correction torrentielle sur une superficie de 35 400 m2, a indiqué la DGF. Par ailleurs, 16.400 hectares de terres ont été mises en défens pour réhabiliter les parcours steppiques, qui représentent une large part de la superficie du Barrage vert [17].

En novembre 2024, un décret exécutif précise les missions de l’organe de coordination[ 18].

Le 11 décembre 2024, à l’occasion de la journée internationale de la Montagne, la compagnie publique gazière Sonatrach et la Direction générale des forêts (DGF) ont signé un accord visant à réaliser un projet forestier pour la création de puits de carbone naturels certifiés. Ce projet de décarbonation qui renforcera le barrage vert, s’intitule « Restauration des paysages forestiers dans le contexte des changements climatiques » (RPFCC). Concrètement, le RPFCC consiste à planter 423 millions de plants d’arbres à l’horizon 2033 sur une superficie de 520 000 hectares. Selon une étude de la Sonatrach, ce programme permettra, dès 2033, une séquestration potentielle de carbone estimée entre 11,7 et 19,7 millions de tonnes équivalent CO2 [19].

Objectifs - Le Barrage vert est une ceinture forestière qui vise à stopper l’avancée du désert vers le Nord du pays en créant une barrière de verdure reliant les frontières algériennes ouest aux frontières est sur une longueur de 1 500 km [20].

Description{{}}

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Steppe des hauts plateaux algériens.

Pour un article plus général, voir Géographie de l’Algérie.

Le Barrage vert traverse les hauts plateaux algériens d’Est en Ouest, mais il ne peut pas être réalisé d’une manière uniforme et monolithique, car chaque région steppique possède ses spécificités géographiques et climatiques propres, qui ont fait l’objet d’études approfondies des écosystèmes locaux, et de la faune et de la flore locales.

Le choix des essences d’arbres et d’arbustes à planter découle des résultats d’études qui ont montré que seule la végétation indigène, doit être utilisée si l’on veut que le projet réussisse. Les reboisements entrepris le cas échéant produiraient des espaces certes boisés, mais complètement stériles, sans aucune valeur écologique [21].

À l’inverse de la monoculture adoptée au départ, le projet actuel privilégie la biodiversité. En plus du pin d’Alep, il intègre désormais des espèces autochtones mieux adaptées aux divers écosystèmes traversés, telles que le pistachier de l’Atlas, l’acacia, le caroubier et l’arganier [9].

L’implantation de la haie vive, formelle (taillée) ou sauvage, est nécessaire pour reconquérir le territoire steppique, le quadriller afin de conserver les sols et l’eau, d’améliorer le microclimat et faire reculer le désert [22].

Source avec notes et références : https://fr.wikipedia.org/wiki/Barrage_vert

Lecture suggérée > ’Le barrage vert algérien est un exemple de lutte contre la désertification des territoires’, par Jacques Hallard

En bref - Le Barrage vert d’Algérie est un vaste projet de reboisement lancé en Algérie au début des années 1970 pour lutter contre la désertification et protéger les Hauts Plateaux de l’avancée du Sahara. Il constitue l’un des plus grands programmes de restauration écologique d’Afrique.

Ses principaux objectifs sont : freiner l’avancée du désert ; limiter l’érosion des sols par le vent et les pluies ; restaurer les terres dégradées ; améliorer les conditions de vie des populations rurales grâce au développement de l’agriculture, du pastoralisme et des ressources forestières.

Le projet prévoyait initialement une bande boisée d’environ 1.500 km de long et 10 à 30 km de large, s’étendant de la frontière marocaine à la frontière tunisienne, sur près de 3 millions d’hectares. Les premières plantations étaient principalement composées de pin d’Alep, une espèce adaptée aux conditions semi-arides.

Résultats et difficultés : {{}}

Le Barrage vert a permis de reboiser de vastes superficies, mais il a aussi rencontré plusieurs obstacles : sécheresses répétées ; surpâturage ; incendies ; choix parfois peu adaptés des espèces plantées ; manque d’entretien sur certaines zones.

La relance du projet - Depuis quelques années, l’Algérie a engagé une relance du Barrage vert avec une approche plus diversifiée. En plus des essences forestières, le programme favorise désormais des espèces comme l’olivier, le caroubier, le pistachier ou le cactus, mieux adaptées au climat actuel et offrant des bénéfices économiques aux populations locales. Cette nouvelle stratégie s’inscrit également dans les efforts de lutte contre le changement climatique et la désertification.

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1. La Grande Muraille Verte du Sahel (11 pays){{}}

Il s’agit du projet emblématique africain lancé en 2007 sous l’égide de l’Union africaine. Les pays directement concernés sont : Sénégal ; Mauritanie ; Mali ; Burkina Faso ; Niger ; Nigeria ; Tchad ; Soudan ; Érythrée ; Éthiopie ; Djibouti.

Le projet a considérablement évolué depuis sa conception initiale. Il ne consiste plus à planter une simple bande d’arbres traversant l’Afrique, mais à restaurer des paysages dégradés à travers : le reboisement ; l’agroforesterie ; la gestion durable des sols ; la récupération des eaux pluviales ; le développement d’activités économiques locales.

Les principaux enseignements en matière d’aménagement du territoire sont : une approche transfrontalière des enjeux environnementaux ; l’intégration des dimensions sociales et économiques ; la restauration des services écosystémiques ; le renforcement de la résilience climatique des territoires.

Qu’est-ce que la Grande Muraille Verte située en Afrique ? - Par Anaïs Badillo, Copywriter spécialisée sur les thématiques liées à l’environnement, le 17/05/2023 - Mis à jour par Anaïs Badillo, le 22/08/2025

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Par Anaïs Badillo, Copywriter spécialisée sur les thématiques liées à l’environnement, le 17/05/2023 - Mis à jour par Anaïs Badillo, le 22/08/2025

Sommaire :

• Qu’est-ce que le programme de la Grande Muraille Verte ?

• Pourquoi mettre en place une « ceinture verte » en Afrique ?

• La sylviculture au service du continent Africain

• Quel est le bilan de la muraille verte d’Afrique ?

Cependant, le projet avance lentement… L’absence de financement, les conséquences dévastatrices du changement climatique qui ravagent souvent les nouvelles plantations en période de sécheresse et l’instabilité politique constante en Afrique subsaharienne demeurent des enjeux cruciaux.

Quels sont les défis auxquels doit répondre la Grande Muraille Verte ?{{}}

La Grande Muraille Verte est la réponse de l’Afrique au réchauffement climatique – un projet n’ayant aucun lien avec la Grande Muraille de Chine, si ce n’est son nom. L’idée est simple : planter des arbres pour limiter l’avancée du désert. 

“Les objectifs de la Grande Muraille verte pour 2030 sont de restaurer 100 millions d’hectares, de séquestrer 250 millions de tonnes de carbone et de créer 10 millions d’emplois (source : ONU, 2022).”

Qu’est-ce que le programme de la Grande Muraille Verte ?{{}}

La Grande Muraille Verte est un projet de reboisement présenté en 2007 par l’Union Africaine (UA) – une coalition de plus de 20 pays africains, ainsi que d’organisations internationales, d’instituts de recherche, de la société civile et d’organisations communautaires.

L’objectif principal visé est de lutter contre la désertification. {{}}

Concrétiser ce projet d’envergure a nécessité du temps. Dix années ont été nécessaires pour valider la conception du projet :

1970 L’idée émerge dans les années 1970, alors que le Sahel subit une aridification croissante. Face à l’avancée du désert, émerge un concept audacieux : ériger un mur végétal pour stopper la désertification.

2002 Cette vision prenne une tournure continentale. À N’Djamena, lors de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification, les dirigeants africains discutent officiellement du projet de la Grande Muraille Verte.

2005 Trois ans plus tard, l’idée franchit un cap décisif : elle est approuvée à Ouagadougou lors de la 7ᵉ session de la Conférence des chefs d’État de la Communauté des États Sahélo-sahariens.

En 2007, le projet prend forme. À Addis-Abeba, l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte (APGMV) est créée. Onze pays s’engagent alors officiellement à reverdir le Sahel. C’est en 2012 que la Grande Muraille Verte gagne en reconnaissance internationale : elle est présentée et validée lors de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable à Rio, au Brésil.

youtube screenshot

Quelle est la longueur de la Grande Muraille Verte ?{{}}

Comme le nom du projet l’indique, l’Afrique souhaite créer une véritable muraille d’arbres et de végétation s’étendant sur plus de 8.000 km de long et 15 km de large. {{}}

“Pour se donner une mesure de l’envergure du projet, la longueur du tracé prévu correspond presque à la distance entre Paris-Pékin – soit 8.200 km (source : Statista, 2022). ”

Ce projet titanesque se traduit déjà par des chiffres impressionnants :

Superficie - Il recouvre une superficie de 780 millions d’hectares de terres arides et semi-arides autour du Sahara.

Séquestration - En séquestrant 250 millions de tonnes de carbone par le biais de la photosynthèse réalisée par les arbres plantés.

Emploi - Le projet pourrait générer la création de 10 millions de postes de travail.

Zone d’emprise - La zone d’emprise traverse pas moins de 11 pays et abrite environ 232 millions de personnes.

Sahel: l'Agence de la 'Grande Muraille Verte' veut restaurer 2 millions d'hectares de terres

Source : Sahel : l’Agence de la ’Grande Muraille Verte’ veut restaurer 2 millions d’hectares de terres - Par Cheikh Sidya (Nouakchott, correspondance) - Le 20/10/2018 à 17h43, mis à jour le 20/10/2018 à 17h48 – Source : https://afrique.le360.ma/mauritanie-senegal-mali/societe/2018/10/20/23517-sahel-lagence-de-la-grande-muraille-verte-veut-restaurer-2-millions-dhectares-de/

Objectif 2030 - Au total, ce ne sont pas moins de 100 millions d’hectares d’arbres, de plantes et d’arbustes, qui seront plantés, avant 2030.

Où se trouve la Grande Muraille Verte ?{{}}

La Grande Muraille Verte se situe en Afrique, au sud du désert du Sahara, dans la région du Sahel. Les arbres doivent permettre de séparer les zones désertiques du nord, des forêts denses du sud.

“La région du Sahel constitue le passage entre deux Afriques (source : Oxfam). ”

En effet, le sahel est une zone semi-aride située entre le désert du Sahara au nord et les savanes africaines au sud – et qui inclut au sens large 10 pays (Burkina Faso, Cameroun, Gambie, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal et le Tchad).

Plantée depuis Dakar au Sénégal, la Grande Muraille Verte traverse toute la largeur de l’Afrique pour atteindre son point final à Djibouti.{{}}

Pourquoi mettre en place une « ceinture verte » en Afrique ?

L’objectif est de freiner la progression du sable et du désert dans la zone sahélienne, une région semi-aride sévèrement affectée par la désertification. 

“La désertification correspond au phénomène de dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et subhumides, par suite de divers facteurs tels que les variations climatiques et l’activité humaine. Cette dégradation affecte le potentiel productif, économique et biologique de ces terres (source : France Diplomatie).”

En d’autres termes, l’extension des régions désertiques, dépourvues de toute végétation, perturbe non seulement le cycle de vie humain mais aussi le cycle naturel en détériorant l’écosystème. Et, sans intervention, ce sont des millions d’Africains qui pourraient devenir des réfugiés climatiques d’ici 2030, contraints de fuir des terres désormais stériles. 

“Malgré sa forte dépendance à ses terres, qui représentent 70 % de ses ressources naturelles, garantissent 70 % des emplois en milieu rural et fournissent 70 % de son énergie, l’Afrique est la région la plus vulnérable au changement climatique. D’ici à 2050, on prévoit que sa population va se multiplier par deux. Un mélange explosif (source : Banque mondiale, 2016).”

L’expansion des zones désertiques, touchant des millions de personnes en Afrique, a diverses conséquences :

Augmentation de la pauvreté - Augmentation de la pauvreté pour plusieurs raisons – mais en partie dues aux pertes de revenus agricoles.

Insécurité alimentaire - L’insécurité alimentaire est causée par la réduction des récoltes.

Réfugiés climatiques - Des déplacements de population sont à prévoir à cause des terres devenues infertiles.

Conflits armées - Des tensions peuvent surgir en raison de la compétition pour les ressources limitées.

“D’ici 2050, pas moins de 70 millions de personnes en Afrique subsaharienne pourraient être contraintes de fuir leur foyer à cause du changement climatique — un exode massif jamais vu dans l’histoire, provoqué par des émissions incontrôlées et des inégalités profondes (source : Statista, 2024). ”

La sylviculture au service du continent Africain{{}}

Pour assurer le succès de ce projet, il est primordial de tenir compte du climat, de la composition des sols et des emplacements choisis pour la plantation des arbres.{{}}

Pour la Grande Muraille Verte, le choix des espèces est principalement déterminé par ces critères, tout en tenant compte des préférences des communautés locales et des essais réalisés en laboratoire. 

Plusieurs espèces ont été identifiées comme ayant une plus grande probabilité de s’adapter à un climat désertique particulièrement rigoureux (source : OpenEdition Books) :

Le jujubier - Le jujubier, apprécié pour ses fruits nutritifs consommés sous diverses formes, joue aussi un rôle clé dans la protection des sols grâce à sa résistance aux conditions arides.

Le baobab - Le baobab peut contenir jusqu’à 120 000 litres d’eau et nourrir des communautés entières (source : Maxime Blondeau, LinkedIn, 2025).

L’acacia Albida - Développe une couronne gigantesque qui permet à nombre de cultures de prospérer et au bétail de se nourrir à la saison sèche (source : Le Monde, 2019).

Tamarinier - Le tamarin est apprécié pour sa pulpe utilisée en cuisine et dans les boissons, tandis que ses graines, feuilles, fleurs et sa poudre riche en gomme.

Le Moringa - Souvent appelé « arbre de vie » ou « arbre miracle ».

Le dattier du désert - Source de nourriture pour l’Homme et le bétail, il possède un système racinaire profond qui lui permet de puiser l’eau en profondeur, le rendant extrêmement résistant à la sécheresse – et stabilisant les sols.

Dans Le Monde, Aliou Guissé, botaniste, professeur en écologie végétale à l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar (UCAD) et codirecteur de l’observatoire Hommes-Milieux Téssékéré explique la méthode de reboisement utilisée :

“Tout d’abord, les plants sont cultivés en pépinière avant d’être intégrés dans le désert. Dans l’optique de répondre à leurs besoins en eau, les arbres sont plantés durant la période hivernale afin de profiter de la saison des pluies. En outre, des sillons sont formés dans la terre pour emprisonner l’eau de pluie (source : Le Monde).”

Pour assurer un bon taux de réussite, un suivi a été mis en place, des grillages ont été installés autour des plants et des écogardes surveillent les installations. Toutefois, la croissance des arbres demeure incertaine, surtout en raison des conditions désertiques et de l’élevage qui dévorent les terrains. 

“À noter que l’élevage demeure une tradition, mais cette activité a contribué à la déforestation du couvert végétal sahélien au cours d’un siècle (source : Radio France, 2021).”

Toutefois, le rôle des arbres est essentiel. Tout d’abord, car ce sont des puits de carbone naturels – c’est-à-dire qu’ils absorbent les émissions de gaz à effet de serre, en particulier le dioxyde de carbone. Mais aussi car dans une région semi-aride, ils peuvent assumer un rôle nettement plus essentiel et préventif face aux conséquences du changement climatique.

🌳Quel rôle joue un arbre dans une zone semi-aride ? La plantation d’arbres permet de faire face à la dégradation de la couche protectrice des sols et à la dispersion des sédiments. En effet, les racines, profondément ancrées dans le sol, stabilisent la terre et luttent contre l’érosion. Elles puisent aussi l’eau des nappes souterraines, rafraîchissant l’air par leur ombre et l’évapotranspiration de leurs feuilles – contribuant ainsi à réduire les déficits en eau. Cet environnement contribue à l’amélioration des conditions de vie des populations locales, des écosystèmes et de la biodiversité.

Quel est le bilan de la muraille verte d’Afrique ?{{}}

Malheureusement, les données restent peu encourageantes. Au cours de quatorze ans d’initiatives, depuis le début du projet, seulement quatre millions d’hectares ont été remis en état, que ce soit par la reforestation, la fixation des dunes ou l’aménagement des terrains agricoles (source : Les Echos, 2022). Cela représente à peine 4% de l’objectif initial après quinze ans d’existence.

En 2019, selon Statista, la Grande Muraille Verte n’était réalisée qu’à 15 %. Les terres restaurées, quant à elles, s’élevaient à (source : Statista, 2022) :

  • 57 % en Éthiopie ;
  • 20 % au Niger ;
  • 15 % en Érythrée ;
  • 3 % au Sénégal ;
  • 5 % dans les autres pays.

L’Éthiopie porte l’effort majeur avec 15 millions d’hectares restaurés — une surface plus grande que celle de l’Angleterre (source : Banque mondiale).

“L’environnement n’est pas une priorité au niveau mondial, ni au niveau africain, ni au niveau local (source : Radio France).”

Combien coûte la grande muraille verte ? Le coût total du projet devrait s’élever à la somme faramineuse de 33 milliards de dollars, cependant, les financements requis ne sont pas encore réunis (source : The Architectural Review). En 2021, une somme de 14,2 milliards d’euros a été débloquée pour la reforestation du Sahel (source : UN News).

Cependant, le projet avance lentement… L’absence de financement, les conséquences dévastatrices du changement climatique qui ravagent souvent les nouvelles plantations en période de sécheresse et l’instabilité politique constante en Afrique subsaharienne demeurent des enjeux cruciaux.

Quels sont les défis auxquels doit répondre la Grande Muraille Verte ?{{}}

Il est donc fort probable que la Grande Muraille Verte ne parvienne pas à son but de reboiser 100 millions d’hectares d’ici 2030 – pour plusieurs raisons détaillées ci-dessous :{{}}

  • Instabilité et conflits armés : Les conflits dans la région ont ralenti la progression de la ceinture verte, rendant impossible la plantation et l’entretien des arbres dans des zones contrôlées par des groupes armés au Mali, Niger et Burkina Faso (e.g. Boko Haram).
  • Catastrophes climatiques  : Certaines régions subissent régulièrement et plus intensément des sécheresses et des vagues de chaleur. À noter que le continent Africain est le continent le plus vulnérable face aux effets du changement climatique (source : Banque de France, 2020).
  • Enjeu socio-économique : Tous les pays de la région du Sahel, à l’exception du Sénégal, sont des pays en sous-développement et nécessitent une approche conciliant restauration écologique et développement rural.
  • Gouvernance défaillante  : Le manque de coordination entre les services nationaux et les collectivités locales empêche toute évaluation d’ensemble des résultats. Les pays peinent à synchroniser leurs efforts, tandis que l’État ne prend pas toujours le relais financier. De plus, mobiliser des millions de personnes le long de la Grande Muraille Verte pour investir leurs maigres ressources dans une gestion durable des terres et la sylviculture reste un défi majeur (source : Les Echos, 2022).

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ESG / RSE

Source : https://greenly.earth/blog/guide-entreprise/qu-est-ce-que-la-grande-muraille-verte-situee-en-afrique

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2. Le Sénégal : un laboratoire de restauration des terres{{}}

Le Sénégal constitue l’un des exemples les plus avancés de mise en œuvre de la Grande Muraille Verte. Plusieurs milliers d’hectares ont été restaurés grâce à : la plantation d’espèces locales adaptées ; la création de jardins polyvalents villageois ; la participation des populations locales ; la valorisation des produits forestiers non ligneux.

L’expérience sénégalaise montre que les projets de « muraille verte » peuvent également devenir des projets de développement territorial rural.

L’agriculture au Sénégal emploie plus de 65 % de la population rurale et représente près de 10 à 15 % du PIB, reposant principalement sur l’arachide, le mil et le riz. Le secteur fait face à des défis climatiques majeurs tout en s’orientant vers la souveraineté alimentaire. [1, 2, 3, 4, 5, 6]

Rappel -L’agriculture au Sénégal est un pilier majeur de l’économie (environ 15 % du PIB) qui repose principalement sur l’arachide, le riz et le mil. Elle emploie une grande partie de la population rurale mais reste vulnérable aux variations climatiques. [1, 2, 3, 4, 5]

Caractéristiques principales : {{}}

  • Agriculture pluviale : Dépend fortement de la saison des pluies (hivernage).
  • Cultures clés : L’arachide (culture de rente historique) et le riz (souveraineté alimentaire) dominent les surfaces cultivées.
  • Défis majeurs : Aléas climatiques, appauvrissement des sols et nécessité de réduire la dépendance aux importations alimentaires. [1, 2, 3, 4, 5]

Initiatives et perspectives : {{}}

  • Pacte ‘AgriConnect’ : Lancé pour transformer le secteur et attirer des investissements publics et privés vers la souveraineté alimentaire.
  • Modernisation : Investissements dans la chaîne du froid et désenclavement des zones de production pour faciliter l’accès aux marchés. [1, 2, 3]

Ce reportage explique comment le retard des précipitations impacte directement le démarrage des semis et fragilise les producteurs locaux :

Reportage 2:40 – Sénégal : La campagne agricole sous la menace du retard des pluies - Medi1TV Afrique - 17 juillet 2026

Au Sénégal, la campagne agricole pourrait être compromise. Selon les prévisions météorologiques, les pluies accuseront un retard cette année, avec un impact important sur les récoltes. Face à cette situation, les producteurs et les agriculteurs sont appelés à redoubler d’efforts afin de préserver la production annuelle, soutenue par une enveloppe budgétaire de 130 milliards de francs CFA allouée par l’État. Reportage : Olivia Bossal et Amadou Sy.

https://yt3.ggpht.com/ytc/AIdro_ndkVEcIst_W8DIdgbb1AtQ6ETQgepZA_StWN-SmofFR9k=s88-c-k-c0x00ffffff-no-rj

Medi1TV Afrique

Source : https://www.youtube.com/watch?v=6Q7WFo8lSmk

Les espaces agricoles et pastoraux du Sénégal

Faire copier coller pour cette source et pour agrandir ensuite la carte :

https://www.researchgate.net/figure/Les-espaces-agricoles-et-pastoraux-du-Senegal_fig3_362091019

Article Wikipédia sur Agriculture au Sénégal {{}}

La population rurale représente 55 % de la population totale du Sénégal, évaluée à 13,5 millions en décembre 2013 [1]. Les secteurs de l’agriculture et de la pêche sont des secteurs économiques importants ; ils contribuent à 14 % du PIB et occupent 50 % environ de la population active. Malgré cela, plus de la moitié des ruraux, en général de très petits paysans pratiquant une agriculture de subsistance, vivent sous le seuil de pauvreté et 30 % d’entre eux sont affectés par l’insécurité alimentaire [2].

L’agriculture repose à la fois sur des cultures de rente (arachide, coton, produits horticoles pour partie) et sur des cultures vivrières (principalement céréales). L’élevage occupe aussi une place importante ainsi que la pêche.

Il s’agit en majorité d’une agriculture saisonnière et pluviale, centrée sur la période d’hivernage. Mais les surfaces irriguées, qui ne représentent que 5 % de la SAU, et les productions de contre saison ont tendance à se développer.

Les aléas climatiques, la baisse de fertilité des sols et les attaques de ravageurs affectent fortement la production. Aussi le Sénégal demeure-t-il un importateur net de produits alimentaires ; la facture céréalière étant particulièrement élevée.

Les meilleures terres agricoles se trouvent le long du fleuve Sénégal dans la vallée alluviale entre Bakel et Dagana, cette région est la plus densément peuplée de la vallée…

Lire l’article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_au_S%C3%A9n%C3%A9gal

L’intégration des femmes et des jeunes est indispensable pour moderniser le secteur, stimuler la productivité et assurer la sécurité alimentaire mondiale selon les analyses de la Banque mondiale. [1, 2]

Rôle et Défis des Femmes et des Jeunes : {{}}

  • Main-d’œuvre majeure - Les femmes constituent une part énorme des travailleurs de la terre, surtout en milieu rural.
  • Accès limité – Femmes et jeunes manquent souvent d’accès aux terres, aux crédits d’argent et aux outils modernes.
  • Levier économique - Donner plus de moyens aux femmes aide toute la famille et nourrit mieux les communautés. [1, 2]

Solutions et Actions : {{}}

  • Emplois de qualité - Rendre les métiers de l’alimentation plus attractifs pour la nouvelle génération.
  • Aide financière - Offrir un meilleur accès aux prêts bancaires pour les petits exploitants. [1, 2]

Sources à consulter : www.banquemondiale.org • Jeunes et les femmes sont essentiels à l’avenir de l’agriculture

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Le Sénégal lance le Pacte ‘AgriConnect’ pour transformer son secteur agricole - DAKAR, 10 février 2026 – Voir les détails par ici > https://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2026/02/10/senegal-launches-agriconnect-compact-to-transform-its-agriculture-sector

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3. L’Éthiopie : la campagne nationale de reboisement{{}}

L’Éthiopie a développé l’une des plus importantes politiques de reboisement au monde.

Ses objectifs sont multiples : lutter contre l’érosion des sols ; restaurer les bassins versants ; améliorer la sécurité alimentaire ; accroître les capacités de stockage du carbone.

L’intérêt du modèle éthiopien réside dans : la mobilisation massive des citoyens ; l’intégration du reboisement dans les politiques publiques ; ’articulation entre agriculture, eau et environnement.

L’Éthiopie mène l’Initiative de l’Héritage vert (Green Legacy), une vaste campagne nationale de reboisement lancée en 2019 par le Premier ministre Abiy Ahmed. Ce projet vise à contrer la déforestation massive, restaurer les écosystèmes et lutter contre le changement climatique en prévoyant de planter des dizaines de milliards d’arbres à travers le pays. [1, 2, 3]

Ethiopie : 700 millions d’arbres plantés en un jour pour lutter contre la déforestation - La rédaction1er août 2025- 6:42 pm

L’Éthiopie a lancé, jeudi 31 juillet 2025, une vaste campagne nationale de reforestation visant à planter 700 millions d’arbres en une seule journée. Cette initiative, portée depuis 2019 par le Premier ministre Abiy Ahmed, s’inscrit dans un objectif plus large de planter 50 milliards d’arbres d’ici 2026. Selon le ministre d’État Tesfahun Gobezay, quelque 355 millions de plants avaient déjà été mis en terre dès 6h du matin par près de 15 millions de citoyens mobilisés à travers le pays.

“ Notre engagement à planter 700 millions d’arbres en une journée a été plus fructueux que prévu. Planter c’est installer la peinture de nos enfants”. Abiy Ahmed, Premier ministre Éthiopie

Le pays d’Afrique de l’est a battu un record mondial en plantant un nombre d’arbres supérieur aux 66 millions plantés par l’Inde en 2017, soulignant le succès remarquable de l’Initiative Héritage Vert. Cette mobilisation massive illustre le potentiel de l’action collective pour faire face aux défis environnementaux.

Au cours du siècle dernier, l’Éthiopie a connu une forte déforestation, entraînant érosion des sols, baisse de la production agricole, insécurité alimentaire et vulnérabilité climatique. Face à ces enjeux, la reforestation s’impose comme une solution efficace, accessible et peu coûteuse pour restaurer les écosystèmes, préserver la biodiversité et renforcer la résilience du pays.

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L’Éthiopie doit nourrir une population pauvre en forte croissance (1/2){{}}

Introduction {{}}

Avec 98 millions d’habitants, l’Éthiopie est le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique. C’est aussi un des pays les plus pauvres au monde. La population, majoritairement rurale, dépend encore largement de l’agriculture. Dans un pays où les famines sont encore fréquentes, atteindre la sécurité alimentaire est un enjeu important.

Vocabulaire : {{}}

  • L’aide alimentaire : aide en nourriture apportée aux pays en situation d’insécurité alimentaire ou aux personnes démunies.
  • Une famine : situation de crise alimentaire, durant laquelle la population dispose d’une quantité de nourriture quotidienne très insuffisante, pouvant entrainer la mort.
  • La sécurité alimentaire : fait de nourrir la population en quantité et en qualité suffisante.

Lire en totalité sur ce site > https://www.lelivrescolaire.fr/page/15110250

Rappel – Article wikipédia sur l’Ethiopie

L’Éthiopie, en forme longue la République fédérale démocratique d’Éthiopie[6][7][8] (en amharique : ኢትዮጵያ, Ītyōṗṗ Écouter et የኢትዮጵያ ፌዴራላዊ ዲሞክራሲያዊ ሪፐብሊክ ye-Ītyōṗṗyā Fēdēralāwī Dīmōkrāsīyāwī Rīpeblīk Écouter) est un pays d’Afrique de l’Est. Située sur la Corne de l’Afrique, l’Éthiopie a des frontières communes avec l’Érythrée (ancienne province) au nord, la Somalie à l’est-sud-est, le Soudan au nord-ouest, le Soudan du Sud à l’ouest-sud-ouest, le Kenya au sud et la république de Djibouti au nord-est. Depuis l’indépendance de l’Érythrée en 1993, l’Éthiopie n’a plus d’accès à la mer.

Deuxième pays d’Afrique par sa population, derrière le Nigeria, avec 128 691 692 habitants[1], l’Éthiopie est le dixième pays du continent par sa superficie (1 127 127 km2). Essentiellement constitué de hauts plateaux, s’étendant de la dépression de Danakil à −120 m jusqu’aux sommets enneigés du mont Ras Dashan à 4 543 m, le pays possède un environnement très diversifié traversé par six zones climatiques. La capitale, Addis-Abeba, située à 2 400 m d’altitude, est la quatrième capitale la plus élevée au monde et la première en Afrique.

Considérée comme l’un des berceaux de l’humanité[Note 1], l’Éthiopie est, avec le Tchad, le Maroc et le Kenya, l’un des pays où l’on retrouve les plus anciens hominidés. On y a découvert Lucy en 1974 et, en 2003, les plus anciens spécimens d’Homo sapiens. Au sein de l’Afrique, l’Éthiopie se caractérise comme l’un des pays à avoir conservé sa souveraineté lors du partage de l’Afrique au XIXe siècle : de ce fait, ses couleurs symbolisent souvent l’Afrique et ont été adoptées par plusieurs autres États africains, dans des configurations différentes.

L’Éthiopie, aujourd’hui constitutionnellement laïque[c 1], est un pays où de nombreuses croyances coexistent. Après l’Arménie, c’est la deuxième plus ancienne nation chrétienne au monde, le christianisme s’y étant implanté vers l’an 330. S’y trouvent aujourd’hui des orthodoxes orientaux, des catholiques et des protestants. Par ailleurs, un tiers de ses habitants est musulman et des minorités religieuses comme les Beta Israel juifs ou des animistes y vivent aussi.

Sur le plan international, l’Éthiopie est signataire de la déclaration des Nations unies dès 1942 et devient l’un des 51 États membres fondateurs de l’ONU. Addis-Abeba est aujourd’hui le siège de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et de l’Union africaine.

Description de l'image Ethiopia (Africa orthographic projection).svg.
Description de l'image Et-map.png.

Lire en totalité par-là > https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89thiopie

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Article Wikipédia sur l’Agriculture en Éthiopie{{}}

L’agriculture en Éthiopie est le moteur de l’économie du pays. Elle représente environ la moitié du produit intérieur brut (PIB), 60 % des exportations et 80 % des emplois.

En Éthiopie, l’agriculture est régulièrement malmenée par la sécheresse, la régression et dégradation des sols liée au surpâturage, la déforestation, une forte densité humaine, un niveau élevé des impôts et des infrastructures très insuffisantes. Cependant, l’agriculture est la ressource la plus prometteuse du pays même si près de 5 millions de personnes ont encore besoin d’aide alimentaire chaque année alors qu’il existe un potentiel d’auto-suffisance en céréales.

Beaucoup d’autres activités économiques dépendent de l’agriculture, dont le marketing, l’industrie et l’exportation des produits agricoles. La production est essentiellement destinée à la consommation locale (agriculture vivrière) et la plus grande partie des denrées qui sont exportées proviennent de l’agriculture industrielle. Les principaux produits agricoles sont le café, les gousses (par exemple les pois), le colza, les céréales, les pommes de terre, la canne à sucre et les légumes. Les exportations de l’Éthiopie sont presque entièrement liées à des produits agricoles, le café occupant la plus grande part des échanges avec les pays étrangers. L’Éthiopie est le deuxième producteur de maïs d’Afrique[1] et possède l’un des plus grands cheptels du continent.

Vue d’ensemble{{}}

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/2c/Village_in_Western_Wallega.JPG/330px-Village_in_Western_Wallega.JPG

Un champ près d’un village éthiopien

L’Éthiopie a un grand potentiel agricole grâce à ses vastes étendues de terre fertile, différents climats, des précipitations généralement suffisantes et une large réserve de main d’œuvre. Malgré ce potentiel, l’agriculture éthiopienne reste sous-développée. En raison de la sécheresse qui affecte le pays régulièrement depuis les années 1970, de base économiques faibles (une faible productivité, des infrastructures insuffisantes et un niveau technologique assez bas) et d’une politique agricole longtemps attachée au marxisme-léninisme, le secteur agricole est encore peu performant. Ainsi, selon la Banque mondiale, entre 1980 et 1987 la production agricole a augmenté de 2,1 % par an alors que la population augmentait de 2,4 %. Cela explique en partie que le pays ait dû faire face à une famine tragique qui fit 1 million de morts entre 1984 et 1986[2].

Jusqu’en 1974, sous le régime impérial d’Hailé Sélassié Ier, le développement agricole fut retardé par plusieurs facteurs, notamment liés aux problèmes des réformes agraires, au fait que le gouvernement négligeait ce secteur (l’agriculture recevait moins de 2 % du budget alors que la majeure partie de la population dépendait de l’agriculture), mais aussi à une faible productivité et à un manque de développement technologique. Qui plus est, l’incapacité de l’empereur à entreprendre une réforme agraire significative perpétua un système dans lequel les aristocrates et l’Église possédaient la plupart des fermes et dans lequel les fermiers étaient des locataires qui devaient reverser au moins 50 % de leur production au propriétaire. Pour ne rien arranger, durant la sécheresse et la famine de 1972-1974 le gouvernement impérial refusa de porter assistance aux paysans éthiopiens et tenta d’étouffer la crise en refusant l’aide internationale, ce qui aboutit à au moins 200 000 morts[2].

Bien que le problème de la réforme agraire n’ait pas été abordé jusqu’à la révolution éthiopienne de 1974, le gouvernement a essayé de mettre en place des programmes destinés à améliorer la condition des fermiers. Ainsi, en 1971, le Ministre de l’agriculture lança le Minimum Package Program qui prévoyait notamment l’allocation de crédits pour l’achat de biens tels que des engrais, des semences améliorées, des pesticides. Ce programme devait également financer la création de coopératives et d’infrastructures, notamment pour l’approvisionnement en eau et pour des routes. Ce programme permit par la suite que des projets similaires, soutenus et financés par des aides internationales, soient mis en place dans la woreda d’Ada’a Chukala (juste au sud d’Addis-Abeba) et les villes de Welamo et Humera. Bien que ces programmes aient amélioré la productivité des fermiers, particulièrement dans les zones concernées par le projet, il y avait de nombreux problèmes liés à la discrimination vis-à-vis des petits fermiers en raison du système de crédit restrictif qui favorisait les gros propriétaires terriens[2].

La politique menée par le gouvernement impérial a permis aux investisseurs d’importer des engrais, des pesticides, des tracteurs, des machines et, jusqu’en 1973, des produits pétroliers détaxés, ce qui a encouragé une expansion rapide d’une agriculture commerciale à grande échelle.

Sous le régime Derg la productivité a recommencé à décliner. Selon la Banque mondiale, la production agricole a augmenté en moyenne de 0,6 % par an entre 1973 et 1980 avant de décroître de 2,1 % par an de 1980 à 1987, alors que pendant la même période (1973-1987), la population a augmenté de 2,6 % par an en moyenne. Les faibles performances de l’agriculture éthiopienne étaient liées à de multiples facteurs : la sécheresse, une politique de contrôle des prix, un climat politique instable, la dislocation des communautés rurales en raison du repeuplement et de la « villagisation », la conscription des jeunes fermiers pour remplir leurs obligations militaires, le manque de ressources pour les équipements, les semences et engrais, ainsi qu’un faible niveau technologique[2].

En 1990, le Président Mengistu Haile Mariam décida d’accorder la liberté de circulation des biens, de supprimer le contrôle des prix et d’assurer aux fermiers la sécurité de l’emploi, ces mesures étant destinées à enrayer le déclin du secteur agricole éthiopien. Cette politique permit une amélioration puisqu’en 1991, on notait déjà une augmentation de 3 % de la production agricole [2]…….

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Carte topographique de l’Éthiopie

Lire l’article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_en_%C3%89thiopie

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4. Le Nigeria : la lutte contre l’avancée du désert{{}}

Les États du nord du Nigeria participent activement à la Grande Muraille Verte.

Les actions mises en œuvre concernent : la fixation des dunes ; la restauration des terres agricoles ; l’installation de pépinières locales ; l’amélioration des systèmes d’irrigation.

Le projet contribue également à réduire certaines vulnérabilités socio-économiques liées à la raréfaction des ressources naturelles.

La lutte contre l’avancée du désert au Nigeria concerne directement onze États du nord, menacés par la sécheresse, la déforestation et l’action humaine. Des programmes majeurs comme ACReSAL (soutenu par la Banque mondiale) visent à restaurer des centaines de milliers d’hectares de terres arables. [1, 2]

Les causes et les impacts de la désertification : {{}}

  • Climat aride : des précipitations très faibles dans les zones septentrionales comme l’État de Sokoto.
  • Pression humaine : le surpâturage, l’agriculture intensive et la coupe massive d’arbres pour le bois de chauffage.
  • Crise alimentaire : la raréfaction des terres fertiles met en péril les moyens de subsistance de millions de personnes. [1, 2, 3, 4]

Les solutions et initiatives en cours : {{}}

  • Reboisement : plantation de centaines de milliers d’arbres menée par des initiatives locales et des ONG pour stopper l’érosion des sols.
  • Programmes d’envergure : le projet ACReSAL œuvre à réhabiliter des zones semi-arides en lien avec des experts internationaux.
  • Agroécologie : promotion de pratiques agricoles durables pour préserver l’humidité et la qualité de la terre. [1, 2, 3]

Cette vidéo montre concrètement comment la sécheresse et la perte des terres arables transforment le paysage et pèsent sur le quotidien des agriculteurs locaux >

1 minute Avec la sécheresse au Nigeria, le temps de l’abondance ... - tv5monde · TV5MONDE

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Rappel – Article Wikipédia sur le Nigéria - Ne doit pas être confondu avec Niger.

Cet article doit être actualisé (mai 2023). Certains passages annoncent des événements désormais passés, ou présentent des faits anciens comme actuels. Mettez les à jour en utilisant des informations pertinentes et vérifiables ou discutez-en. Vous pouvez aussi préciser les sections à actualiser avec section à actualiser.

Description de l'image Nigeria (orthographic projection).svg.

Le Nigeria ou Nigéria[6],[7],[8], en forme longue la république fédérale du Nigeria[9],[10] ou république fédérale du Nigéria[7] (en anglais : Federal Republic of Nigeria[7]), est un pays d’Afrique de l’Ouest situé dans le golfe de Guinée. Avec plus de 235 millions d’habitants en 2025[1], le Nigeria est le pays le plus peuplé d’Afrique et le sixième pays du monde par son nombre d’habitants[b].

Situé au bord du golfe de Guinée, le Nigeria possède 4 047 km de frontières terrestres, et 853 km de littoral. Il est bordé à l’ouest par le Bénin (773 km), à l’est-sud-est par le Cameroun (1 690 km), au nord par le Niger (1 497 km) et à l’est-nord-est par le Tchad (84 km). Avec une superficie de 923 768 km2, le pays dispose d’un accès à l’océan Atlantique, est irrigué par plusieurs fleuves, et présente une certaine variété de paysages et d’écosystèmes, répartis depuis le littoral au sud jusqu’à la bande sahélienne au Nord.

Le pays fait partie de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Organisation de la coopération islamique (OCI). Ses habitants sont les Nigérians[11].

En 1960, l’ancienne colonie britannique du Nigeria a accédé à l’indépendance. De 1967 à 1970, une guerre civile a fait rage entre le Biafra, dans le sud-est, et le reste du Nigeria, suivie de décennies mouvementées marquées par plusieurs régimes militaires. Depuis 1999, le Nigeria est doté d’un système présidentiel calqué sur le modèle américain. Des élections ont lieu tous les quatre ans, mais elles font parfois l’objet de critiques tant au niveau national qu’à l’étranger. La mission d’observation de l’UE a dénoncé le manque de transparence des élections présidentielles et législatives de 2023[12]. La même année, la commission électorale (INEC) n’a pas su convaincre devant un tribunal d’enquête réclamé par l’opposition[13],[14].

La population est composée à parts à peu près égales de musulmans et de chrétiens ; les communautés religieuses charismatiques, telles que les Églises pentecôtistes (18 % de la population), jouent un rôle important[15]. Les lois anti-LGBT du Nigeria comptent parmi les plus draconiennes au monde[16],[17]. Elles bénéficient du soutien d’une large majorité de la population. En 2018, dans un sondage, 96 % des Nigérians se sont déclarés opposés aux relations homosexuelles (75 % d’entre eux ne connaissaient toutefois aucune relation de ce type dans leur entourage personnel)[18].

Le Nigeria compte, avec l’Afrique du Sud et l’Égypte, parmi les plus grandes économies d’Afrique. Il est considéré comme un marché émergent par la Banque mondiale. En avril 2026, FTSE Russell a élevé le statut du Nigeria de « non classé » à celle de « marché frontalier »[19]. Cinq des sept « licornes » technologiques africaines se trouvent au Nigeria. Au total, près d’un tiers de toutes les start-ups technologiques africaines sont originaires du Nigeria[20],[21]. La métropole de Lagos est depuis longtemps la première place financière d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale. Le Nigeria compte 28 % de toutes les entreprises africaines de fintech et constitue une plaque tournante majeure pour les financements par capital-risque (VC) ; entre 2020 et le premier semestre 2024, il a ainsi concentré la part la plus importante (environ 36 %) des financements accordés aux entreprises africaines de fintech[22].

Grâce au succès de la raffinerie Dangote, inaugurée en 2023, le Nigeria passe du statut d’exportateur de pétrole brut à celui d’exportateur de carburants et d’engrais[23],[24]. Aux côtés du Ghana et de l’Angola, le Nigeria figurait en 2025 parmi les pays africains affichant l’excédent commercial le plus élevé[25]. Début 2026, le Nigeria a même enregistré l’excédent commercial trimestriel le plus élevé depuis sa création en 1914[26]. La Banque mondiale prévoit pour le Nigeria, en 2026/2027, la plus forte croissance économique de ces dix dernières années[27].

L’industrie cinématographique du pays produit autant de films que Hollywood et Bollywood, les deux seules autres grandes productions mondiales ; depuis 2010, elle mise de plus en plus sur des productions de grande qualité : « Un jour avec mon père », d’Akinola Davies Jr., a été récompensé à Cannes et aux BAFTA en 2025[28]. La musique nigériane, l’afrobeats, occupe une place de choix dans les classements internationaux et est régulièrement récompensée lors de cérémonies de remise de prix[29]. En 1986, Wole Soyinka, originaire d’Abeokuta, dans le sud du Nigeria, a été le premier (et, jusqu’en 2021, le seul) Africain à la peau foncée à remporter le prix Nobel de littérature.

Grâce à la construction d’infrastructures (réseau ferroviaire, ports, aéroports) et à leur financement par la CCECC et la CRRC, la République populaire de Chine exerce une influence croissante sur le Nigeria[30],[31]. Du côté européen, il convient de mentionner tout particulièrement l’Agence française de développement (AFD), qui soutient des projets d’infrastructure et environnementaux au Nigeria [32],[33].

Géographie physique - Article détaillé : Géographie du Nigeria.

Lire en totalité de ce côté > https://fr.wikipedia.org/wiki/Nigeria

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L’agriculture est au Nigeria un pilier majeur de l’économie nationale, reposant principalement sur les cultures vivrières, le cacao et l’huile de palme, et employant une grande partie de la population active. Vous pouvez explorer en détail les aspects généraux sur la page Wikipédia du Nigeria ou consulter la catégorie dédiée sur Wikidata. [1, 2, 3]

Principales productions : {{}}

  • Tubercules et racines - Le manioc et l’igname représentent la plus grande part du poids des cultures vivrières.
  • Céréales - Le sorgho, le mil et le maïs occupent une place centrale dans les zones du nord.
  • Cultures de rentes - Le cacao, les arachides, le coton et le palmier à huile servent à la fois pour le marché local et l’exportation. [1, 2]

Rôle économique :{{}}

  • Emploi : Le secteur emploie plus d’un tiers de la main-d’œuvre du pays.
  • PIB : Il contribue de façon substantielle à la richesse nationale et à la sécurité alimentaire, malgré la concurrence de la rente pétrolière. [1, 2, 3]

L’agriculture au Nigeria représente environ 22 % du PIB et emploie plus d’un tiers de la population active, constituant le pilier de l’économie rurale malgré les défis climatiques et sécuritaires. Le pays est dominé par de petits exploitants agricoles et de vastes terres arables. [1, 2, 3, 4]

Voir en détails par ici > https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/7f20b648-fce9-4eca-8348-db25d1bca60d/files/168434a0-8f79-4eb6-8cd3-2a07baa8cda7

Productions et régions : {{}}

  • ** Cultures vivrières :** Manioc, igname, maïs, mil et sorgho constituent la base de l’alimentation. Le Nigeria est l’un des premiers producteurs mondiaux de sorgho et d’igname. [1, 2]
  • ** Cultures de rente :** Le cacao, l’huile de palme et le caoutchouc sont cultivés principalement dans les régions forestières du sud. [1]
  • ** Élevage et autres :** L’élevage bovin et la production de céréales se concentrent davantage dans les zones du nord et de la Middle Belt. [1]

Défis et perspectives : {{}}

  • ** Insécurité :** Les conflits et les violences dans plusieurs régions empêchent l’exploitation de millions d’hectares de terres arables. [1]
  • ** Climat :** Les sécheresses récurrentes dans le nord-ouest obligent les fermiers à recourir à l’irrigation par pompage. [1]

Autres ressources documentaires disponibles :

Le secteur agricole au Nigéria economie.gouv.fr https://www.tresor.economie.gouv.fr › files PDF- L’agriculture est la base de l’économie nigériane, constituant le principal moyen de subsistance pour la plupart des Nigérians.

Agriculture tropicale : problèmes et solutions possibles au Nigéria

CMS - Trends in Agricultural Sciences https://tas.scione.com › cms › fulltext

Traduit par Google (English → français)

Nigeria - Ministère de l’Agriculture agriculture.gouv.fr https://agriculture.gouv.fr › nigeria - 19 août 2016 — Première puissance agricole d’Afrique de l’Ouest, le Nigeria représente 74% du PIB agricole de la CEDEAO…

Les régions agricoles du Nigeria : un guide complet Cropilots https://fr.cropilots.com › country_crop › nigeria - Pour la culture de cultures telles que le palmier à huile, le cacao et l’igname, des accessoires tels que des charrues, des herses et des planteuses ...

Nigéria : délaisser les armes pour l’agriculture National Geographic https://www.nationalgeographic.fr › environnement › ni... - Les nouveaux programmes agricoles visent à nourrir une population croissante et à détourner les jeunes de l’extrémisme……..

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Les « ceintures vertes » de quelques cités urbaines africaines{{}}

L’Afrique connaît une urbanisation extrêmement rapide. Plusieurs villes mettent progressivement en œuvre des politiques comparables aux ceintures vertes internationales. Quelques exemples

Ceinture verte de Nairobi au Kenya{{}}

Nairobi a développé une stratégie fondée sur : la protection des espaces verts ; les corridors écologiques ; les zones tampons naturelles ; les forêts urbaines. L’objectif est de préserver la biodiversité tout en limitant certaines formes d’étalement urbain.

Nairobi est la capitale et la plus grande ville du Kenya, connue comme le centre économique du pays et célèbre pour son parc national unique. [1, 2, 3]

Géographie et Climat - Située à une altitude de 1.600 mètres.

  • Climat agréable avec des journées douces et des soirées fraîches.
  • Surnommée la « ville verte au soleil » (Green City in the Sun). [1, 2]

Lieux d’intérêt :{{}}

  • Le Parc National de Nairobi : un sanctuaire animalier à quelques kilomètres des gratte-ciels.
  • Le Musée National de Nairobi : idéal pour découvrir l’histoire et la culture locales.
  • Le Musée Karen Blixen : l’ancienne demeure de la célèbre auteure de La Ferme africaine. [1, 2, 3, 4, 5]

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Rappel - Le Kenya (officiellement la République du Kenya) est un pays d’Afrique de l’Est dont la capitale est Nairobi, indépendant depuis le 12 décembre 1963, et célèbre pour ses parcs naturels. [1, 2, 3]

Géographie et administration : {{}}

  • Situation : Bordé par l’océan Indien, la Tanzanie, l’Ouganda, le Soudan du Sud, l’Éthiopie et la Somalie.
  • Langues : Swahili et anglais (officielles).
  • Villes principales : Nairobi, Mombasa, Kisumu. [1, 2, 3]

Repères historiques : {{}}

  • Colonisation : Ancien protectorat et colonie britannique.
  • Révolte des Mau Mau : Insurrection indépendantiste dans les années 1950.
  • Indépendance : 1963, avec Jomo Kenyatta comme premier dirigeant majeur. [1, 2, 3, 4, 5]

On peut consulter l’article complet et détaillé sur l’encyclopédie en ligne via la page Wikipédia du Kenya. [1] <

Le Kenya ou Kénya, en forme longue la république du Kenya ou république du Kénya[5] (en Gĩkũyũ Bũrũri wa Kĩrĩnyaga en swahili : Kenya et Jamhuri ya Kenya, en anglais : Kenya et Republic of Kenya), est un pays d’Afrique de l’Est, limitrophe du Soudan du Sud au nord-ouest, de l’Éthiopie au nord, de la Somalie à l’est, de l’Ouganda à l’ouest et de la Tanzanie au sud-sud-ouest. Il est baigné par l’océan Indien au sud-est. La capitale et la plus grande ville du pays est Nairobi.

Pendant la colonisation européenne de l’Afrique, le Royaume-Uni colonise le territoire comme le protectorat de l’Afrique orientale britannique en 1895. En 1920, le territoire devient une colonie de la couronne, et est notamment le lieu de la révolte des Maũ Maũ de 1952 à 1960. Le pays accède à l’indépendance en 1963 en tant que royaume du Commonwealth comme le dominion du Kenya et devient une république l’année suivante. La constitution actuelle du pays est adoptée en 2010. Le Kenya est une république unitaire ayant un régime présidentiel. L’anglais est la langue officielle. Le pays est séculier, bien que le christianisme soit pratiqué par plus de 85 % de la population…….

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Description de l'image Kenya - Location Map (2013) - KEN - UNOCHA.svg.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Kenya

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Kenya - Nairobi : une métropole des hautes terres d’Afrique orientale{{}}

Avec 5 millions d’habitants, Nairobi est l’une des plus grandes aires métropolitaines d’Afrique orientale. Rayonnant sur les hautes terres du centre du Kenya, en particulier sur les campagnes du pays kikuyu, cette ville fragmentée et ségréguée possède quelques-uns des plus grands bidonvilles d’Afrique (Mathare Valley et Kibera). En pleine explosion démographique, cette ville-monde ne cesse de s’étaler. Ses dynamiques productives (fleurs…) sont largement branchées sur la mondialisation alors que la Chine y construit un grand réseau routier et une nouvelle voie de chemin de fer connectant ce puissant hinterland à Mombassa et à l’Océan indien.

Image satellite de la capitale du Kenya, Nairobi

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Légende de l’image satellite{{}}

Cette image de la capitale du Kenya, Nairobi, a été prise par un satellite Sentinel-2, le 18 septembre 2016. Il s’agit d’une image en couleurs naturelles de résolution à 10m.

https://cnes.fr/sites/default/files/styles/native_format/public/drupal/202401/image/nairobi_20160918_phr_doc2.jpg?itok=HIcPHG8-

Repères géographiques Agrandir l’image

Présentation de l’image globale{{}}

Nairobi : les dynamiques urbaines et sociales d’une des plus grandes aires métropolitaines d’Afrique orientale{{}}

Nairobi : trois grands milieux, trois grands types d’occupation des sols{{}}

Cette image permet de faire le point sur l’une des plus grandes aires métropolitaines d’Afrique orientale, celle de l’agglomération de Nairobi. Elle trouve sur les hautes terres du centre du Kenya, dont la ville est la capitale, et, de loin, la ville la plus peuplée.

Nous sommes ici dans l’Afrique de la Rift Valley, où coexistent d’une part un système de horsts (blocs de terrains surélevés par la tectonique) et de graben (bassin d’effondrement tectonique), d’autre part des épanchements volcaniques liés à cette fracturation du socle africain.

Le milieu dans lequel se développe rapidement cette grande métropole est organisé selon des lignes de force physiques méridiennes, dont globalement nord/sud, qui correspondent à la grande fracture du Rift oriental.

D’ouest en est : grands types de paysages{{}}

Ce système de hautes terres, où les altitudes sont comprises entre 1.500 et 2 .500 mètres, présente des paysages contrastés et de forts gradients à la fois altitudinaux et climatiques.

On voit clairement, de l’ouest vers l’est, une catena comprenant :

  • la Rift Valley : c’est un fossé d’effondrement, en situation d’abri climatique qui définit une large dépression chaude et sèche, à vocation pastorale.
  • Le rebord oriental soulevé, dont l’élément le plus visible, au sud, est Ngong Hills, rendu célèbre par la ferme de Karen Blixen (1885/1962), la fameuse femme de lettre danoise auteure du roman la «  Ferme africaine  » dont fut tire lé célèbre film «  Out of Africa  ».

Le pays kikuyu : c’est un haut plateau recouvert de coulées de lave, incliné vers le sud-est et strié par de nombreuses vallées encaissées, délimitant d’étroites planèzes. Ce milieu est le plus humide et le plus fertile de la région.

Enfin, à l’est se déploient des plateaux plus bas, constitués par une surface d’érosion du socle, dans un environnement plus sec.

Trois grands types d’occupation du sol{{}}

Sur ce canevas physique se superposent trois grands types d’occupation du sol.

On trouve d’abord les très fortes densités rurales dans le pays Kikuyu. Situé entre 1.500 et 2.000 mètres d’altitude, il est favorable à un système agropastoral paysan associant cultures commerciales (café surtout, fleurs, thé au dessus de 2.000 mètres) et vivrier marchand (maïs, bananes, avocats…).

On trouve ensuite de plus faibles densités dans les zones plus basses, plus sèches et moins fertiles de l’ouest (fond du Rift) et de l’est, à vocation pastorale extensive à l’image du système des Masaï.

Enfin, une agglomération urbaine multimillionnaire – Nairobi – se trouve au contact des deux systèmes précédents.

Les hautes terres du pays Kikuyu{{}}

Un paysage très jardiné par de petites exploitations familiales sous influence urbaine{{}}

Leur identité paysagère apparaît très nettement dans toute la partie nord : la couleur verte souligne un fait essentiel – la densité de la couverture arborée – et en masque un autre, l’importance des densités rurales, souvent de l’ordre de 200 à 400 habitants/km2 ou bien davantage : le comté de Kiambu, dont on voit la partie méridionale, avait déjà 638 habitants/km2 en 2009 !

Il s’agit d’un milieu forestier humide presque intégralement cultivé dans une logique agroforestière et dans un contexte, commun dans les hautes terres d’Afrique orientale, d’habitat dispersé. Seuls les versants les plus raides des nombreux barrancos, dont les stries, soulignées par un liseré forestier plus dense, échappent à l’omniprésence de champs cultivés.

Ceux-ci sont souvent disposés en lanières du haut vers le bas. Maïs, bananiers et haricot sont les trois principales cultures alimentaires. Auxquelles s’ajoutent des cultures maraîchères (tomates, oignons…) et fruitières (avocatiers, orangers, manguiers, ananas…). L’ensemble du système constitue un paysage très jardiné, où s’insère aussi un élevage bovin laitier, le plus souvent en stabulation, et caprin.

Les petites exploitations familiales sont prédominantes. La caféiculture en petites plantations, importante jusque dans les années 1990, a beaucoup décliné, victime d’une rémunération peu attractive et de la concurrence des productions stimulées par la proximité d’un énorme marché urbain.

Dans la plupart des familles, certains membres travaillent en ville, à Nairobi ou dans les petits centres urbains qui grandissent le long des principaux axes routiers ; et les mobilités quotidiennes ou hebdomadaires entre le terroir rural et le lieu de travail d’urbain sont devenues un trait majeur de ces campagnes où le réseau routier est parcouru matin et soir par d’innombrables bus et matatu.

Etagement montagnard et gradient des profondes mutations{{}}

Les nuances de couleur visibles sur l’image, avec un vert plus fort à l’ouest, rappellent un trait essentiel de ce milieu montagnard : l’étagement altitudinal. L’ouest, plus haut, donc plus humide et plus frais, conserve en effet une couverture forestière plus dense, quand l’est, à la fois plus sec, plus chaud et plus proche de la ville connaît des mutations plus importantes.

De façon générale, ces campagnes des hautes terres Kikuyu, très représentatives de ces «  noyaux ethno-démographiques  » décrits par jean Gallais, sont également des espaces et sociétés de plus en plus connectés à la ville et au monde, où certaines des traces laissées par la modernité sont visibles depuis le satellite : grands bâtiments en dur des écoles, centres de santé, paroisses, coopératives (laitières, caféières…).

C’est donc à la limite basse du pays kikuyu, vers 1.500-1.600 mètres, que les mutations les plus fortes se sont produites au cours des dernières années. Ainsi, on peut voir de grandes portions de terrains, de forme géométrique, avec des bâtiments aux toits très clairs ; c’est le cas de Red Lands Roses, grande entreprise moderne de culture de fleurs pour l’exportation, dont les hangars et les serres apparaissent nettement.

À proximité immédiate, vers l’est, on trouve le campus de Jomo Kenyatta University of Agriculture, à Juja, le damier des bassins de décantation de Nairobi Sewage Treatment Works, Varsityville Estate, immense «  gated community  ». Et le plus grand symbole du basculement de cette partie basse du pays Kikuyu, le long de l’autoroute Nairobi-Thika, est sans doute la construction d’une véritable ville nouvelle, Tatu City, implantée à la place d’une ancienne grande plantation de café…, prévue pour 150 000 habitants.

C’est tout un symbole des énormes mutations en cours dans cet espace, bouleversé particulièrement depuis la construction par la Chine, achevée en 2012, d’un axe routier à très grande capacité entre Nairobi et Thika. Le fait urbain, récent puisque Nairobi a été fondé au tout début du vingtième siècle, est ainsi devenu l’élément dominant de cet espace.

Nairobi, une métropole multimillionnaire{{}}

Une ville d’origine coloniale née du chemin de fer à la croissance foudroyante{{}}

La ville de Nairobi est née du chemin de fer reliant l’Ouganda à l’océan Indien. Depuis l’arrivée du chemin de fer (1899) et depuis 1902, date à laquelle des colons blancs ont été autorisés à s’installer sur les hautes terres, sa croissance, à l’époque coloniale britannique d’abord, après l’indépendance (1963) ensuite, a été foudroyante. Avec environ 11.000 habitants en 1906, l’agglomération devient millionnaire dans les années 1980 et dépasse aujourd’hui les 5.000.000 habitants.

Elle est connue pour posséder quelques-uns des plus grands bidonvilles d’Afrique, à l’image de Mathare Valley et Kibera, et pour la violence des contrastes sociaux. Elle est en effet non seulement capitale nationale, mais aussi internationale, grâce à son quartier périphérique hébergeant plusieurs institutions de l’ONU (Environnement, Habitat…). S’y ajoute un dynamisme économique, associé à l’un des plus grands hubs aériens du continent et à une économie parfois qualifiée de «  nouveau pays émergent  » grâce à son tissu industriel, à l’essor de son économie numérique (le fameux modèle M-Pesa) et au renouveau d’un secteur agro-industriel, symbolisé par une «  rosiculture  » mondialisée.

Fragmentation et ségrégation spatiale, étagement altitudinal{{}}

Cette dimension de capitale nationale et internationale a généré toute une classe supérieure concentrée dans les quartiers occidentaux, les plus hauts, où se trouve aussi le quartier de l’ONU. Ces espaces plus verdoyants (Muthaiga, Karen…), un peu au-dessus de la pollution de la ville basse, sont bien visibles à l’extrémité occidentale de l’aire urbaine au contact de la verdure des campagnes Kikuyu.

Quelques lambeaux forestiers ont - provisoirement ? - résisté à la pression urbaine : on distingue en particulier Ngong Forest, reconnaissable à sa forme allongée ouest-est, et, un peu au-delà, Kibiko Forest, tous deux vestiges probables d’une forêt beaucoup plus étendue, comme l’attestent les écrits de Karen Blixen.

Il s’agit donc d’une ville fragmentée, ségréguée où les quartiers pauvres s’étalent sur le niveau inférieur des plateaux secs de l’est, jusqu’à l’aéroport (Kenyatta International Airport) et même au-delà, englobant la ville satellite industrielle d’Athi River (cimenteries).

Le CBD, de taille très réduite, est à peine perceptible sur l’image ; de façon très symbolique, il se trouve comme coincé, au contact de ces deux Nairobi, et, sur son flanc occidental, le vaste Uhuru Park fonctionne à la fois comme un tampon, et comme un foyer d’insécurité nocturne.

Le Nairobi National Park : la difficile gestion de la «  nature sauvage en ville  »

Néanmoins le principal «  poumon vert  » de cette agglomération est ailleurs et lui aussi menacé. Sa large tache bistre, allongée en pointe vers le sud-est jusqu’à Athi River, jouxte en ligne droite le côté sud de l’espace urbanisé. Cette ligne est en fait une véritable barrière : la limite de l’un des plus anciens parcs nationaux du Kenya, Nairobi National Park, créé en 1946, quand la ville dépassait à peine 100 000 habitants.

Couvrant une surface de 117 km2, il est ouvert vers le sud, pour permettre les migrations de la faune sauvage, mais fermé sur les trois autres côtés. Son entrée, payante, en fait donc un espace inaccessible pour la plupart des citadins. Cette proximité, et le contraste qui en découle, d’un espace «  vierge  » et d’une agglomération de plus de 5.000.000 habitants constituent une image célèbre : la possibilité de photographier des girafes ou des zèbres sur fond de skyline du CBD.

Plus prosaïquement, ce contact suscite aussi quelques difficultés de gestion, les ordures urbaines attirant certains animaux, les babouins surtout, mais d’autres aussi, dans les quartiers voisins. Cette particularité a même inspiré à certains auteurs la notion de «  naturbanity  » (Landy 2018).

Les débats entre conservation, tourisme et développement{{}}

Mais, à Nairobi, les tensions entre acteurs de la conservation et du tourisme d’une part, partisans, d’autre part, d’une politique forte de développement économique s’affrontent aujourd’hui.

Cela concerne le prolongement vers l’Ouganda, via la Rift Valley, de la nouvelle ligne de chemin de fer Mombasa-Nairobi, construite par les Chinois, et inaugurée en 2017. Le tracé, très visible sur l’image satellite car les travaux sont largement entamés, comprend la traversée du parc de Nairobi par un pont de plus de 200 piliers, de 6,4 kilomètres de long et 18 mètres de hauteur. Il s’agit en effet de laisser passer tous les animaux, y compris les girafes !

Cette balafre suscite des controverses très vives. Plus à l’ouest, visible aussi sur l’image, les travaux avancent vers les Ngong Hills : un tunnel de 4,5 kilomètres est en cours d’achèvement pour les traverser en direction du Rift, vers Navaisha et Nakuru… Cet énorme chantier est en train de bouleverser cet espace et, d’ores et déjà, les transactions foncières s’accroissent aux alentours. Que restera-t-il de la réserve forestière de Ngong, déjà amputée par un important parc d’éoliennes, installé sur un terrain de 80 hectares appartenant au Kenya Forest Service ?

Explosion démographique et urbaine, véritable retournement spatial{{}}

Avant le siècle de très forte croissance urbaine, le centre de gravité de cet espace était constitué par les fortes densités paysannes des hautes terres Kikuyu. Le territoire métropolitain de Nairobi, né il y a un peu plus d’un siècle autour d’une gare de la ligne de chemin de fer venant de Mombasa, s’étale à présent sur plusieurs dizaines de kilomètres depuis, à l’ouest, la bordure orientale du fossé de la Rift Valley, soulevée et surmontée de lambeaux de coulées de lave, haute de plus de 2000 mètres, jusque, vers l’est, à 1500 mètres d’altitude seulement, du côté d’Athi River, au-delà de l’aéroport international.

C’est un véritable retournement spatial, un basculement total : la plus grande ville d’Afrique orientale est en train de cerner le parc national de Nairobi (avant de le phagocyter ?). L’urbanisation contemporaine monte vers l’ouest au-delà des Ngong Hills et commence à descendre dans la Rift Valley ; elle descend vers l’est, comme le montrent les lotissements qui se développent au sud du Parc (Kitengela…) et au nord de l’aéroport (Kibiku…).

De fait, l’économie traditionnelle des terres les moins élevées - qui était basée sur un élevage (bovins, caprins) en ranchs - semble peu à peu supplantée par des logiques urbaines et périurbaines, dévoreuses de grands espaces peu propices aux productions agricoles, même si quelques fermes de cultures irriguées s’y sont implantées. Quant aux familles Kikuyu des hautes terres, elles ont, pour la quasi-totalité, un pied en ville et l’autre à la campagne, le système rural étant devenu totalement dépendant de cette ville-monde.

Zooms d’études ; consulter à la source - Images complémentaires…….{{}}

Lire la totalité de cet article avec nombreuses images sur ce site https://cnes.fr/geoimage/kenya-nairobi-une-metropole-hautes-terres-dafrique-orientale

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Qu’est-ce que la ceinture verte kenyane ? - Le Green Belt Movement (GBM) opère principalement au Kenya, où il a été fondé en 1977 pour lutter contre la dégradation de l’environnement grâce à des initiatives de plantation d’arbres et d’autonomisation des communautés.

Rappel - Ecologie politique du pouvoir et du conflit. L’exemple du mouvement Ceinture verte au Kenya - Cyril I. Obi - Traduit par Emmanuelle Chauvet – Document ‘books.openedition.org- p. 215-232

Note de l’éditeur - Référence : Obi, I. Cyril. “Ecologie politique du pouvoir et du conflit. L’exemple du mouvement Ceinture verte au Kenya”, in Christine Verschuur et Fenneke Reysoo, Genre, mouvements populaires urbains et environnement. Genève, Cahiers Genre et Développement, n°6, Genève, Paris : EFI/AFED, L’Harmattan, 2007, pp. 215-232, DOI : 10.4000/books.iheid.5820 – Acheter le .pdf chapitre éditeur .

Texte intégral - Introduction{{}}

Ce document porte un regard critique sur la logique de transformation développée par les mouvements pour l’environnement dans le champ politique et dans la société en Afrique. Cette critique se base sur une analyse de ces mouvements, de leur émergence, de leurs structures et de leur profonde immersion dans les luttes sociales pour le pouvoir, l’espace et les ressources. Il accorde une attention particulière aux modes de confrontation ou de résistance de ces mouvements, confrontation avec les forces hégémoniques du capital et de l’Etat et résistance à ces forces qui contrôlent les ressources environnementales peu abondantes et de plus en plus rares. A certains égards, ces mouvements pour l’environnement sont les porteurs de la critique écologiste des monopoles politiques et économiques qui contrôlent les écosystèmes africains pour nourrir leur recherche du profit et du pouvoir. Mais le pouvoir d’organisation de ces mouvements et leur lutte pour soustraire l’environnement au contrôle de forces autoritaires, responsables de l’exploitation, de l’extraction des ressources et de destructions les entraînent résolument dans la dialectique du conflit : répression contre résistance, expropriation contre distribution, domination contre libération.

L’objectif central de ce document est d’évaluer en quoi les mouvements pour l’environnement en Afrique ont ébranlé les habituels rapports de pouvoir qui dominent l’écosystème, ces rapports étant de type hégémonique. Il s’agit aussi d’étudier plus particulièrement en quoi ces mouvements ont entamé le monopole de l’Etat et des intérêts externes/multinationaux de l’industrie extractive sur les ressources de l’environnement. Ce document étudie les structures de ces mouvements, leur façon de mobiliser la population pour l’inciter à prendre le contrôle des ressources de son environnement. Il montre par quels moyens, en faisant jouer un soutien international, ces mouvements ont donné du poids à leurs revendications locales. Cette étude n’enjolive pas les acquis de ces mouvements. Elle cherche plutôt à apporter des éléments de connaissance sur « les épreuves et les douleurs » qu’ils ont subies dans le cadre général des « pressions révolutionnaires d’en bas » qui constituent, sur le continent, une partie déterminante du mouvement social pour une démocratie réellement centrée sur le peuple.

On n’a commencé que récemment à recueillir des informations sur les luttes des mouvements pour l’environnement en Afrique de façon systématique. On a beaucoup travaillé sur les activités de ces mouvements à l’intérieur des frontières nationales ou au sein de leurs alliances internationales ou mondiales, notamment avec la perspective des droits environnementaux et de la sécurité environnementale, mais on n’a pas assez travaillé au niveau panafricain. Cela traduit peut-être la faiblesse des alliances transfrontalières horizontales entre des mouvements africains pour l’environnement qui continuent à agir dans des pays en particulier ou qui ont des liens verticaux (c’est-à-dire directs) avec des organisations non gouvernementales (ONG) internationales ou des donateurs originaires d’autres continents que l’Afrique. [L’]étude de cas qui [figure] dans ce document, […] est l’amorce d’un projet qui vise à représenter des tendances générales au sein des mouvements pour l’environnement en Afrique, compte tenu des contraintes de temps et de lieu.

Il est important de noter également que les luttes des mouvements pour l’environnement en Afrique subsaharienne ne sont vraiment devenues visibles que pendant la dernière décennie du XXe siècle, plus particulièrement après la fin de la Guerre froide à la fin des années 1980, à un moment qui a coïncidé avec l’émergence des facteurs environnementaux dans les questions de sécurité à l’échelle mondiale et dans les affaires du monde (Miller 1995 : 1-13). En se déplaçant, la pensée a davantage cherché à transcender les notions de souveraineté centrées sur l’Etat et à affronter la réalité de l’interdépendance économique et écologique mondiale (Obi 1997 : 1). La théorie, répandue dans certains cercles occidentaux, d’une Afrique représentant la principale menace environnementale à la sécurité mondiale a aussi joué un rôle important dans cette transition1. Selon cette école de pensée, l’Afrique est un continent rongé par les problèmes de surpopulation, de maladies et par des guerres ethniques ou tribales violentes qui entraînent une dégradation de l’environnement et des conflits environnementaux, obligent certains groupes à fuir et à émigrer pour se réfugier dans les régions plus prospères de la planète, en particulier à l’Ouest, et créent ainsi une menace pour la paix et la sécurité du monde (Obi 2000a : 47). Les universitaires et les décideurs politiques de cette école ont choisi de noyer dans la bureaucratie les mouvements pour l’environnement nouvellement apparus. Ils ont également voulu dépolitiser ces mouvements pour les empêcher de menacer des intérêts économiques africains vitaux pour l’Occident ou de casser l’image négative de l’Afrique dans les médias et les cercles officiels.

Mais, à un autre niveau, les activités des groupes de la société civile mondiale et la légitimation, partout dans le monde, des discours sur les droits, sur la protection et sur la démocratisation ont nourri des plateformes, des espaces, où s’est développé tout un langage qui a permis aux mouvements pour l’environnement en Afrique de donner de la force à leur combat et de recevoir le soutien du monde entier à leurs causes locales. Ces mouvements ont également profité de « l’infrastructure et de l’interconnectivité » qui accompagnent la mondialisation – la révolution des technologies de l’information et des communications – pour recueillir, traiter et diffuser partout dans le monde les preuves de la gravité de leur situation (les preuves, par exemple, des représailles qu’ils subissent, de la violation des droits par l’Etat et le capital, et de la corruption). Ils ont ainsi pu faire jouer des pressions internationales en faveur du respect des droits de la citoyenneté et de l’humanité des peuples, pressions qui se sont exercées sur les Etats africains et sur les classes dirigeantes, mais aussi sur les multinationales étrangères.

On constate donc une fusion de l’environnemental et du politique dans les luttes des mouvements sociaux. En effet, comme le notent Hildyard (1999) et Suliman (1999), l’environnement en Afrique est « le domaine d’intérêts concurrents ». En fait, ces intérêts ne sont pas seulement concurrents, ils deviennent plus conflictuels à mesure que s’approfondissent les contradictions sociales entre la nature et le système dominant de l’économie de marché, et alors que les relations de pouvoir dans le domaine de l’environnement continuent à profiter à quelques-uns et menacent les éléments de l’environnement essentiels à la survie de la majorité. Aussi, selon Salih, les mouvements de libération sont-ils également des mouvements pour l’environnement qui agissent dans le cadre des « luttes pour les moyens de subsistance » (Salih 1999 : 12). Par conséquent, selon cette perspective, on ne peut pas analytiquement séparer les mouvements pour l’environnement en Afrique des mouvements pour la démocratie.

Il est important également de montrer la dimension de genre des combats pour l’environnement en Afrique, tant à l’époque coloniale qu’à l’époque post-coloniale. Les femmes sont victimes de ce qu’Amadiume (1995 : 43) nomme « des processus de militarisation et de masculinisation » des mouvements sociaux qui traduisent également une prédominance des hommes dans le contrôle de l’environnement. Du fait de cette « virilité », les femmes se trouvent « les plus marginalisées parmi les marginalisés » dans des sociétés dont les interactions avec la nature déterminent la survie. En même temps, elles s’avèrent les principales victimes de la dégradation de l’environnement. Les rôles domestiques et reproductifs dont elles ont la responsabilité les obligent à surexploiter l’environnement. Ce dernier étant dégradé, les femmes doivent parcourir de longues distances pour aller ramasser du bois de chauffage sur leurs terres et trouver de l’eau pour la maison. Aussi les femmes sont-elles les premières touchées lorsque le capital s’introduit dans l’environnement (c’est-à-dire lorsque les capitaux étrangers cherchent à exploiter des ressources naturelles comme le bois, les minerais, le pétrole et le tourisme). Elles sont dépossédées, paupérisées et on leur refuse l’accès à des ressources déterminantes pour leur survie. En Afrique subsaharienne, dans des pays gouvernés par des régimes à parti unique, par des régimes militaires, ou par des « démocraties sans choix », les relations de pouvoir dans le domaine de l’environnement penchent en défaveur des femmes.

Les femmes sont aussi les plus touchées par la répression d’Etat. Elles sont battues, emprisonnées et parfois violées par des membres des forces de sécurité. En Afrique, depuis les années 1980, la question du genre entre en jeu dans l’écologie de la libération menée par les mouvements pour l’environnement (on veut dire par là que les mouvements pour l’environnement ont intégré la dimension du genre dans la notion de libération), et les femmes ont commencé à avoir des rôles importants. On peut le constater dans l’exemple du mouvement Ceinture verte au Kenya […].

Le mouvement Ceinture verte{{}}

Historique{{}}

Le mouvement Ceinture verte au Kenya est un […] exemple marquant qui montre comment, sur fond d’écologie, un peuple a pu défier l’autoritarisme, la corruption et le monopole sur les ressources en Afrique subsaharienne. Il a été salué partout dans le monde, notamment pour le rôle qu’il a joué dans l’empowerment économique des femmes, dans la conservation des ressources forestières et l’éducation à la sauvegarde de l’environnement. Plus récemment, il a été salué pour son combat sans relâche contre les violations des droits humains et contre les expropriations de terrains publics au bénéfice d’intérêts privés, expropriations décidées au Kenya par l’Etat et les officiels du parti au pouvoir conjointement avec leurs partenaires en affaires, locaux ou étrangers. Le mouvement Ceinture verte pour l’environnement au Kenya a défié les hégémonies qui dominent le pays, notamment celles qui touchent la propriété, le contrôle et l’utilisation de la terre – les éléments essentiels de la survie et de la reproduction pour les paysans et les pauvres des zones urbaines. Dans la même logique, les programmes du Mouvement qui visent à renforcer le pouvoir des femmes par des plantations d’arbres et en les incitant à s’impliquer dans la gestion de l’environnement sont un défi direct aux relations patriarcales dominantes et à la marginalisation des femmes exclues du contrôle des ressources de l’environnement.

Le mouvement Ceinture verte est donc profondément impliqué dans la contestation du contrôle de l’environnement. Le cœur de la lutte est la résistance aux expropriations de terrains publics faites par l’Etat pour des intérêts privés, et elle est menée par des paysans, des pauvres et les classes populaires des zones urbaines, c’est-à-dire les personnes aux revenus les plus bas comme les chômeurs, les petits commerçants, les squatteurs et les travailleurs à bas salaire. Les expropriations sont de plus en plus fréquentes et menacent la subsistance et la sécurité alimentaire des plus pauvres. En fait, ce combat demande la démocratisation du pouvoir exercé sur la terre et vise à assurer un même accès aux bénéfices du développement durable pour tous les citoyens kenyans ainsi qu’une répartition égale de ces bénéfices.

Le mouvement Ceinture verte a été créé en 1977 par Wangari Maathai, professeure d’anatomie vétérinaire. Il est né d’un programme du Conseil national des femmes du Kenya, Envirocare, et est vite devenu un mouvement populaire de femmes pour une gestion durable de l’environnement et pour l’empowerment économique des femmes (cité dans Dankelman et Davidson 1988 : 147-148). Il a réussi à montrer les liens qui existent entre d’une part la dégradation de l’environnement, la marginalisation des femmes et la pauvreté, et d’autre part la nécessité d’approcher le développement par la base, en commençant par renforcer le pouvoir des femmes pour leur permettre d’intervenir directement et de contrôler la gestion de l’environnement. Ce projet avait pour objectif premier d’assurer la conservation des ressources de l’environnement et de mettre en place une gestion durable de ces ressources, mais il visait plus fondamentalement à garantir aux femmes des sources de revenu indépendantes et un contrôle effectif de l’environnement.

Selon les propres termes de la fondatrice du mouvement, Wangari Maathai (1995 : 1) : « Le mouvement Ceinture verte est une organisation nationale indigène et populaire dont les activités sont développées essentiellement par des femmes. Elle a une vocation environnementale et sa principale activité est de planter des arbres et de répondre prioritairement aux besoins ressentis par les communautés. »

On peut donc dire que le mouvement avait pour but de défendre le contrôle de l’environnement au Kenya par la plantation d’arbres et par la reforestation. On dit qu’aujourd’hui environ 20 millions d’arbres ont été plantés dans le cadre des projets du mouvement Ceinture verte. Et ce mouvement a beaucoup fait pour l’empowerment des femmes car la plantation d’arbres leur a assuré une source de revenu stable (le mouvement Ceinture verte rémunérait les femmes en fonction du nombre de plantations réussies) et la reforestation leur a garanti des provisions durables de nourriture et d’énergie domestique (bois de chauffage).

Le mouvement Ceinture verte a ainsi adopté une perspective de genre très porteuse qui a formé un tout cohérent avec les questions relatives aux éléments écologiques essentiels à la survie et avec les questions de développement. Selon le site Internet du Right Livelihood Award : « Le mouvement Ceinture verte s’est développé rapidement. Au début des années 1980, on estimait à 600 le nombre de pépinières, et ces pépinières mobilisaient 2 000 à 3 000 femmes. Environ 2 000 ceintures vertes publiques, regroupant chacune un millier de jeunes plants environ, avaient été créées, et plus d’un demi-million d’écoliers étaient impliqués. Quelque 15 000 agriculteurs avaient planté des lots boisés sur leurs exploitations2. »

Outre la plantation de plus de 20 millions d’arbres par les femmes au Kenya, le succès du mouvement Ceinture verte a entraîné la création d’un réseau Ceinture verte panafricain comptant des membres dans six pays d’Afrique. Le mouvement Ceinture verte du Kenya a donc donné une voix à des femmes jusqu’alors marginalisées et à qui on avait systématiquement refusé l’accès aux ressources de l’environnement et le contrôle sur ces mêmes ressources. La question de la terre était particulièrement importante car la terre est essentielle pour la survie des femmes et des personnes aux revenus les plus bas dans les zones urbaines et en même temps déterminante dans la reproduction du capitalisme et pour les réseaux d’influence politique au Kenya.

Les principaux programmes du mouvement Ceinture verte montrent combien il s’implique auprès du peuple dans l’écologie politique au Kenya. Ils portent sur : la sécurité alimentaire, les ateliers panafricains de formation, la promotion, les safaris Ceinture verte, les arbres de la paix, la Charte de la Terre, l’éducation civique, les réseaux économiques3.

A ce stade, il convient de resituer l’importance de la terre au Kenya dans une perspective historique. Comme dans d’autres régions d’Afrique subsaharienne, l’intégration des colonies dans l’économie internationale capitaliste s’est faite, entre autres, par la marchandisation des terres africaines et par leur expropriation pure et simple grâce à l’instrument de l’Etat colonial. De cette façon, les meilleures terres ont été expropriées et mises sous le contrôle des administrateurs coloniaux, puis données à des colons blancs ou à des entreprises affiliées au pouvoir colonial. Cette main basse réalisée par la force sur la terre africaine et la dépossession qu’elle a entraînée pour les Africains, qui se sont alors trouvés obligés de migrer, de s’installer illégalement sur de nouveaux espaces, qui a même parfois entraîné l’extinction de certains groupes, symbolise la perte de pouvoir des Africains sur leur terre et sur leurs moyens de subsistance. En termes spirituels, parce que la plupart des religions traditionnelles africaines établissent un lien fort entre les êtres, leur vie et la terre, la perte de la terre au profit des colonisateurs a été particulièrement dévastatrice. En fait, cette perte signifiait l’impuissance et la défaite. La terre était un symbole et une réserve de richesse mais aussi une source de nourriture, de substances médicinales, de matières premières et d’énergie. Elle était le lieu de repos des ancêtres. Sur tout le continent, perdre la terre revenait à perdre sa souveraineté. Il était logique que les politiques de résistance nationaliste cherchent à rallier les populations autour des thèmes de la reconquête et du contrôle de la terre.

L’histoire de la terre au Kenya a déjà été assez largement et assez bien traitée pour qu’on ne la développe pas en détail ici 4. Il convient de retenir que, dans la lutte pour l’indépendance du Kenya, la confiscation des meilleures terres agricoles par les colons blancs et la marginalisation des Kenyans propriétaires originels de la terre ont été le socle de la résistance et du conflit des Mau Mau contre les autorités coloniales dans les années 1950. Il est important également de garder à l’esprit l’observation de Klopp (2000 : 6) qui dit, en reprenant Shipton, que « la terre est importante idiomatiquement pour la mise en place et la contestation des relations de pouvoir ». Il est donc logique que les accusations et les revendications contenues dans les activités du mouvement Ceinture verte et portées par sa large base populaire aient visé les relations de pouvoir existantes au Kenya, et notamment la domination du parti au pouvoir, la Kenya African National Union (KANU), sur l’environnement. La KANU était au pouvoir depuis l’indépendance en 1963 et n’a autorisé le multipartisme que dans les années 1990 après avoir cédé à des revendications intérieures et des pressions extérieures.

En pleine crise économique et alors que des réformes inspirées de l’économie de marché avaient réduit les revenus et les dépenses publics, la classe dirigeante s’était en effet mise à utiliser l’environnement pour maintenir ses réseaux d’influence, notamment en multipliant les attributions de terrains publics à des individus fortunés, à de hauts fonctionnaires et à certains intérêts économiques. Cette poussée de l’élite dirigeante entraînait une nouvelle réduction de l’espace environnemental accessible aux femmes et aux autres groupes et a alimenté un cycle de répressions, de résistances et de conflits. C’est précisément à cette poussée que le mouvement Ceinture verte résiste et barre le chemin.

Pouvoir et conflit{{}}

Le mouvement Ceinture verte, qui souligne la place centrale des femmes dans le contrôle de l’environnement au Kenya, a entraîné l’Etat dans une lutte pour le pouvoir émaillée de conflits. Ses activités de plantation d’arbres et ses campagnes pour la gestion de l’environnement créaient des emplois et des revenus, assuraient une sécurité alimentaire et des moyens de subsistance à des millions de Kenyanes, de jeunes et d’enfants. Il n’est donc pas très surprenant que, par son action dans l’écologie politique, il ait heurté les intérêts hégémoniques au Kenya. Dans une critique de la dictature et de son monopole sur les ressources de l’environnement, Maathai (1995 : 11) dit : « Un facteur important pour expliquer la dictature en Afrique est l’existence d’une tradition qui veut que le “gagnant” acquière le pouvoir absolu et prenne le contrôle des ressources nationales. Les “gagnants”, même s’ils l’emportent avec un vote minoritaire, héritent de toute la terre et de toutes ses richesses… absolument toutes les richesses ! Et ils font donc tout pour conserver ce pouvoir, les privilèges et l’apparat qui vont avec. »

Des femmes continuent d’occuper les postes de flux d’huile de Chevron
Plus de 3 000 femmes Ijaw du clan Gbaramatu et d’autres communautés continuent, dans le cadre de leurs protestations, l’occupation directe des postes de flux d’huile de l’Etat du delta du Nigéria. Paroles de femmes depuis le poste de flux d’huile occupé d’Abiteye.
« Chevron nous a négligés. Cette compagnie nous néglige depuis déjà bien longtemps. Par exemple, à chaque fois que du pétrole est déversé, elle ne fait pas un nettoyage en bonne et due forme et ne paie pas d’indemnités. Nos toits sont détruits par les produits chimiques. Nous n’avons pas de bonne eau potable dans nos rivières. Nos poissons sont tués quotidiennement par les produits chimiques et les poissons que l’on pêche dans nos rivières sentent le pétrole. Chevron sait comment s’y prendre : on nous intimide au moyen de soldats, de policiers, de bateaux de guerre et on nous dit que, quand du pétrole est déversé, c’est de notre faute.
Nous en avons assez de nous plaindre. Même le gouvernement nigérian et Chevron nous ont traités comme des esclaves. Depuis 30 ans, qu’est-ce que Chevron nous a apporté à part ce grand complexe industriel et toutes ces machines qui font du bruit ? Qu’est-ce qu’on a obtenu ? Chevron nous a menacés en disant que si nous portons plainte, ils arrêteront la production, quitteront notre communauté et nous souffrirons. Comme si on avait retiré des avantages de leur présence ! Avant les années 1970, quand nous vivions sans Chevron, la vie était naturelle et agréable. Nous étions heureux. Quand nous allions à la rivière pour pêcher ou à la forêt pour chasser, nous pouvions attraper toutes sortes de poissons et d’animaux de la brousse. Aujourd’hui, cette expérience est bien triste. Ma suggestion, c’est que Chevron quitte notre communauté une fois pour toutes et ne revienne jamais. Vous voyez, dans notre communauté, nous avons des jeunes filles de Lagos, Warri, Benin City, Enugu, Imo, Osun et d’autres parties du Nigeria qui viennent ici chaque jour et chaque nuit pour se prostituer auprès des hommes et du personnel de Chevron et propager toutes sortes de maladies. Cette histoire est trop longue et trop triste. Allez, vous, (ERA) dire à Chevron que nous ne sommes plus des esclaves ; même les esclaves comprennent leur état et luttent pour leur liberté. »
Mme Felicia Itsero, 67 ans, mère et grand-mère
« Nous sommes des femmes de Kenghangbene et d’autres communautés proches. La station de flux d’huile Chevron d’Abiteye se trouve à Kenghangbene. Nous procédons ici à une manifestation pacifique, sans armes, seulement des feuilles. Nous sommes pacifiques. Nous occupons cette usine parce que nous sommes en colère. Nous sommes en colère parce que, depuis 1970, la compagnie s’est installée et le résultat pour nous, c’est seulement la pollution de nos rivières et de nos criques, la destruction de nos forêts et de nos mangroves et le bruit du brûlage à la torche. Nous nous sommes plaints et nous avons protesté. Toutes nos plaintes et nos protestations n’ont pas du tout été écoutées par Chevron. Nous n’avons aucun résultat. Prenez par exemple mon village de Warri. Entre le village et ici, le voyage par bateau est d’environ deux heures et nous n’avons pas de clinique, pas de bonne eau potable, pas de route, pas d’électricité et nous n’avons pas non plus les autres conditions nécessaires à la vie. Nous avons des femmes célibataires, des femmes mariées et des petites filles. Les vieilles femmes, les jeunes et les petites filles sont venues ici protester. Personne ne nous mobilise pour faire ce que nous faisons. Nous sommes en colère. Nous dormons ici le jour et la nuit. On nous prive de nos droits en tant que peuple, nos droits à l’emploi, à un environnement sain, etc. Nous serons ici jusqu’à ce que Chevron réponde à nos exigences. »
Mme Josephine Ogoba, 48 ans, mère de quatre enfants. Chef des femmes qui protestent.
Environmental Rights Action/Friends of the Earth (FoE, Nigeria), 29 juillet 2002, http://www.casac.ca/french/questions/chevron_niger_delta.htm , consulté le 28 avril 2007

Maathai lie la dictature à la privation de ressources pour les citoyens, à la violation des droits et à la dégradation de l’environnement. Elle montre en effet que le mouvement est une critique écologique de la personnalisation du pouvoir au Kenya (Maathai, 1995 : 7) : « Dans de nombreux Etats africains, y compris celui que je connais le mieux, le Kenya, les citoyens sont devenus des prisonniers dans leur propre pays. On les prive de la liberté d’expression, de la liberté de mouvement, de réunion et d’association… Tous ces droits sont utilisés comme s’ils étaient des possessions personnelles des chefs d’Etat et des personnes qu’elles ont nommées. »

Pour atteindre ses objectifs, le mouvement Ceinture verte a adopté une approche politique évidente qui lui permet de critiquer le pouvoir hégémonique et en même temps d’avoir une plateforme pour revendiquer un changement de pouvoir. Dans cette logique, le mouvement Ceinture verte a inscrit ses combats dans une politique kenyane d’opposition. Le mouvement a donc critiqué le gouvernement/parti au pouvoir mais il a aussi subi la répression de l’Etat, reçu des intimidations et été victime d’attaques. En réaction, il a mobilisé le peuple pour bloquer les tentatives de détournement des terrains publics par le gouvernement à des fins privées, et il a mobilisé des soutiens internationaux. Le mouvement Ceinture verte a non seulement reçu le soutien de groupes de défense des droits comme Amnesty International, la Gaia Foundation et le Sierra Club, mais il a aussi reçu des prix comme l’African Prize, le Goldman Prize, le Right Livelihood Award en 1984 et le Global 500 Award du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Le mouvement Ceinture verte a également reçu le soutien diplomatique de certains pays, et il a même gagné le soutien du Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, qui a fait pression sur le gouvernement kenyan pour qu’il respecte les droits humains et les droits des citoyens dans un cadre démocratique.

Depuis la fin des années 1980, par l’intermédiaire de l’écologie, le mouvement est donc entré dans la sphère politique. Comme l’a résumé Maathai dans le Courrier de l’UNESCO, le magazine de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture : « Si on veut sauver l’environnement, il faut commencer par protéger les personnes, car les êtres humains appartiennent à la diversité biologique. Et si nous n’arrivons pas à protéger notre espèce humaine, à quoi bon planter des arbres ? » (Anbarasan 1999 : 46).

En 1989, par exemple, le mouvement Ceinture verte a mobilisé le peuple pour empêcher le gouvernement de mener à bien un projet de construction, dans le parc Uhuru à Nairobi, d’une structure qui aurait été la plus haute d’Afrique. Il a organisé une campagne publique et des manifestations et a fait pression sur des donateurs, des investisseurs internationaux et des ONG internationales pour qu’ils n’apportent pas leur soutien à la construction de cette structure dans un parc public5 (Ndegwa 1996). En réaction à ces pressions, les investisseurs étrangers se sont retirés du projet, qui a été abandonné.

En octobre 1998, Wangari a pris la tête d’un groupe d’activistes pour replanter des arbres dans la réserve forestière de Kurura, sur des parcelles qui avaient été nettoyées après avoir été découpées et distribuées par le gouvernement à des promoteurs privés pour permettre la construction d’un lotissement de luxe. On soupçonnait la vente d’avoir pour seul but de recueillir des fonds pour le parti au pouvoir en prévision des élections présidentielles à venir. Les 150 gardes armés présents sur le site de construction dans la forêt de Kurura prirent la fuite lorsqu’ils se retrouvèrent face aux manifestants en colère qui détruisirent du matériel de construction et plantèrent environ 2000 jeunes plants sur le site. Cet acte de résistance par la replantation d’arbres signifiait symboliquement que le peuple revendiquait la terre. L’année suivante, en janvier 1999, lorsque Maathai et ses partisans retournèrent sur le site et plantèrent d’autres jeunes plants au cours d’une manifestation dans la réserve forestière de Kurura, ils furent attaqués par 200 agents de sécurité. Maathai, deux députés membres de l’opposition, deux environnementalistes allemands, des journalistes locaux et étrangers et des membres du groupe de Maathai furent frappés si violemment qu’ils durent être hospitalisés6. En février, des émeutes éclatèrent à Nairobi, impliquant des étudiants qui manifestaient contre le transfert de certaines parties de la forêt de Kurura à des promoteurs privés. Malgré les prétendues excuses du ministre de la Justice, le mouvement Ceinture verte a organisé d’autres manifestations contre l’attribution illégale de terrains, manifestations violemment dispersées par la police, et ce encore en 2000 (Klopp 2000 ; The Independent on Sunday, 2 février 1999). On peut retenir en particulier la campagne contre l’appropriation de terrains dans certaines parties de la forêt Onturiri sur le mont Kenya ; et la campagne, lancée après la publication d’un rapport d’une délégation du Nyayo Settlement Scheme (Daily Nation, 2001), contre des coupes aveugles faites dans cette même forêt, inscrite au patrimoine mondial par l’UNESCO en 1997. Maathai s’est aussi exprimée très directement sur les appropriations de terres et sur leurs liens avec la corruption et la politique de réseaux du parti au pouvoir : « Dans la ville de Nairobi, par exemple, la corruption a permis l’appropriation d’espaces publics essentiels à un bon environnement urbain et à une bonne qualité de vie. Dans ces espaces publics, d’immenses villas, des centres communautaires, des temples et des complexes sportifs poussent comme des champignons, au profit exclusif des membres des communautés qui s’enrichissent grâce à la corruption » (Maathai 1995 : 15).

Le mouvement Ceinture verte au Kenya montre donc clairement […] que l’empowerment des mouvements locaux permet de dénoncer, et même, dans certains cas, de bloquer en partie, l’expropriation et la détérioration effrénées de l’environnement africain. Mais il montre également que l’Etat reste un acteur central dans le contrôle des ressources relativement rares de l’environnement alors même qu’il s’allie à des élites politiques locales et à des intérêts économiques étrangers pour priver son peuple de ses droits et pour le déposséder de ressources essentielles pour sa survie et son développement. Malgré tout, le plus important est que les mouvements pour l’environnement, par leur action politique, montrent que le pouvoir alternatif du peuple a un potentiel immense en matière de gestion de l’environnement en Afrique.

Il est également important de noter que ces mouvements, dont beaucoup s’articulent autour d’un leader charismatique ou héroïque, ont des limites, par exemple des faiblesses institutionnelles et organisationnelles qui entraînent un certain factionnalisme, un manque général de transparence dans les prises de décision et dans la gestion des ressources. Par ailleurs, les mouvements doivent toujours faire appel à des gouvernements et donateurs étrangers pour exercer des pressions sur les gouvernements africains. Bien qu’elle soit fructueuse à court terme, cette tendance limite l’efficacité de ces mouvements auprès de leur auditoire local/populaire à long terme.

Encore aujourd’hui, ces mouvements doivent poursuivre leur réflexion pour trouver un équilibre entre la satisfaction des besoins locaux des populations et la protection des forêts pour un développement durable. Pour définir les limites acceptables de l’extraction locale et de l’utilisation des ressources, les mouvements pour l’environnement vont devoir accorder plus d’attention à la question du seuil d’exploitation de la terre, ou de sa capacité de charge en regard des besoins à satisfaire impérativement pour permettre aux populations locales de survivre.

Conclusion{{}}

Indéniablement, l’Etat et les réformes néolibérales qu’il a adoptées pour permettre l’instauration d’une économie de marché, notamment en Afrique subsaharienne, ont contribué à la poursuite de la détérioration des conditions sociales et environnementales dans le monde depuis la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement, ou Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro en 1992. Ces réformes économiques et politiques ont encore plus dépossédé les citoyens de leur environnement, et elles ont intensifié la marchandisation, l’exploitation et la dégradation de la nature. Elles ont entraîné un transfert massif des ressources renouvelables et non renouvelables de l’Afrique vers le marché mondial et, au final, vers des coffres de banques loin du continent. Les lois du marché, telles que définies par les institutions de Bretton Woods, subordonnent l’environnement à la rentabilité et aux logiques d’extraction des ressources pour accumuler le capital. Elles sont incompatibles avec les questions de survie et de subsistance auxquelles sont confrontés des millions d’Africains qui dépendent directement de la terre et se trouvent pris dans cette concurrence entre les forces de l’industrie extractive et ceux qui leur résistent – une concurrence qui se situe au cœur du combat actuel pour le contrôle de l’environnement en Afrique.

De façon concomitante, les Etats africains, de plus en plus affaiblis par les pressions populaires pour la démocratie alors même qu’ils entamaient des politiques difficiles de réformes de marché – lesquelles ont fini par réduire à néant le bien-être des citoyens –, ont réagi à la lutte pour le contrôle de l’environnement de deux façons. L’Etat, tout en se « désengageant de l’économie », a plus fermement affirmé son contrôle physique sur l’environnement pour pouvoir le soumettre et ainsi accumuler par l’extraction des ressources naturelles. Il a aussi permis aux élites politiques locales et à des intérêts économiques étrangers de s’emparer encore davantage de l’environnement et de mieux le contrôler pour, en retour, se voir remettre une partie des bénéfices de l’extraction des ressources et de la marchandisation de la nature. L’Etat en Afrique ne cesse donc de renforcer son rôle de gardien par lequel il garantit au capital international l’accès à l’environnement local tout en réprimant l’opposition locale. Parallèlement, dans sa pulsion accumulatrice, l’élite dirigeante locale a ouvert un nouveau front en développant des partenariats avec le capital étranger, ou, dans le cadre de ses réseaux économiques et politiques locaux, en s’assurant le monopole des ressources de l’environnement. Ces élites convoitent particulièrement les sols riches en minerais, les terres de grande valeur écologique situées sur les côtes, dans les montagnes, les forêts et les vallées, et les terrains dans les capitales ou les villes commerciales. Elles convoitent également les terres agricoles riches. Dans la plupart des villes, des terrains sont expropriés soit pour permettre la promotion immobilière soit pour construire des résidences de luxe, symboles de la richesse et du pouvoir de leur propriétaire.

On comprend donc bien pourquoi l’environnement en Afrique est le sujet et le lieu des luttes les plus intenses qui existent depuis la fin de la Guerre froide. Et ce d’autant plus que, sur le continent africain, ces luttes se déroulent au cœur même de la zone disputée, que leur objet est le contrôle des ressources de cette zone et qu’elles finissent par en dégrader l’environnement. L’environnement politique international (et la rhétorique des donateurs) prévoit bien la participation de groupes jusque-là exclus ou marginalisés à la gestion des ressources de l’environnement, et on peut effectivement constater des progrès dans le respect des droits humains, dont ceux des minorités. Mais les Etats africains continuent à réprimer les mouvements pour l’environnement et les mouvements de lutte contre l’exclusion de la majorité de la population empêchée de réellement participer à la gestion et au contrôle des ressources de l’environnement.

On sait que, dans leur lutte pour le contrôle de l’environnement par le peuple, les mouvements pour l’environnement en Afrique subsaharienne s’en prennent souvent à l’Etat et à des groupes internationaux, mais leurs efforts restent majoritairement locaux et cantonnés à l’intérieur des frontières nationales. Pour l’instant, le nombre de réseaux transfrontaliers de mouvements pour l’environnement en Afrique reste faible, pour de nombreuses raisons historiques et structurelles. Ces mouvements rencontrent une très forte hostilité de l’Etat, mais ils doivent aussi contrer les stratégies du monde des affaires qui, d’une part, soutiennent la répression des mouvements pour l’environnement par l’Etat, et d’autre part créent des ONG pour l’environnement qui vont ensuite s’allier avec des mouvements pour l’environnement pour mieux les subvertir de l’intérieur7. La gouvernance pour l’environnement est donc une question profondément conflictuelle dans toute l’Afrique subsaharienne. Elle traduit les contradictions ancrées dans l’environnement et qui sont à l’origine même des luttes pour le contrôle et l’hégémonie.

Discours de réception du prix Nobel de la Paix 2004
[…]
Pour partie, ce sont les expériences et les observations de la nature que j’ai pu faire pendant mon enfance à la campagne au Kenya qui ont inspiré mon action. Mais j’ai également été marquée et enrichie par l’éducation formelle que j’ai eu le privilège de recevoir au Kenya, aux Etats-Unis et en Allemagne. Pendant mon enfance, j’ai assisté à l’abattage de forêts entières qui ont laissé place à des plantations commerciales. Par ce processus, on a détruit la biodiversité locale et anéanti la capacité de rétention des eaux des forêts.
Vos Excellences, Mesdames et Messieurs,
En 1977, nous avons créé le Mouvement ceinture verte en partie pour répondre aux besoins que les femmes avaient identifiés dans les régions rurales, à savoir des besoins en bois de chauffage et en eau potable, un meilleur équilibre alimentaire, des besoins de logement et de revenu.
Partout en Afrique ce sont les femmes qui doivent s’occuper des autres ; c’est à elles surtout que revient la responsabilité de labourer la terre et de nourrir les familles. Par conséquent, voyant diminuer les ressources qui ne permettent plus d’assurer la subsistance des familles, les femmes sont souvent les premières à prendre conscience des dommages causés à l’environnement.
Les femmes que nous avions rencontrées nous avaient raconté qu’elles n’arrivaient plus à satisfaire leurs besoins essentiels. Cette situation était due à la dégradation de leur environnement immédiat et à l’introduction d’une agriculture qui avait supplanté la culture des produits vivriers. Mais le commerce international contrôlait le cours des produits exportés par ces petites exploitations ; aussi ne pouvait-on leur garantir un revenu raisonnable et juste. J’ai alors compris que, par la destruction, le pillage ou une mauvaise gestion de l’environnement, nous mettions en péril notre qualité de vie et celle des générations futures.
Tout naturellement nous avons donc choisi de planter des arbres pour répondre à certains besoins essentiels identifiés par les femmes. C’est aussi qu’il est simple de planter des arbres, que cela ne coûte pas cher et que cela assure de bons résultats, rapidement et dans un délai raisonnable. Cette rapidité permet de maintenir la motivation et l’engagement des personnes impliquées.
Ensemble, nous avons donc planté plus de 30 millions d’arbres qui ont fourni aux femmes du combustible, de la nourriture, des logements et un revenu pour financer l’éducation de leurs enfants et satisfaire les besoins de leurs ménages. Cette activité crée également des emplois et régénère les sols et les sources d’eau. Par leur engagement, les femmes acquièrent un certain pouvoir pour décider de leur vie, notamment parce que ce travail leur donne une stature et une position sociale et économique dans leur famille. Notre travail se poursuit.
Au début, il fut difficile car, dans son histoire, notre peuple a été amené à croire que parce qu’il est pauvre il est dépourvu non seulement du capital mais aussi des connaissances et des compétences qui pourraient lui permettre de répondre aux défis qui se présentent. Il est conditionné à croire que les solutions à ses problèmes doivent venir « de l’extérieur ». En outre, les femmes n’avaient pas compris que, pour que leurs besoins soient satisfaits, il fallait que leur environnement soit sain et bien géré. Elles ne savaient pas non plus que la dégradation de l’environnement oblige à se débattre pour accéder à des ressources rares et qu’elle peut même être source de pauvreté voire de conflit. Elles n’étaient pas conscientes non plus des injustices de l’organisation de l’économie internationale.
Pour aider les communautés à comprendre ces liens, nous avons développé un programme d’éducation citoyenne dans lequel les personnes identifient leurs problèmes, les causes de ces problèmes et les solutions possibles. Elles font alors le lien entre leurs actions personnelles et les problèmes qu’elles constatent dans l’environnement et dans la société. Elles découvrent les nombreux maux dont souffre notre monde : la corruption, la violence contre les femmes et les enfants, les ruptures et l’éclatement des familles et la désintégration de certaines cultures et de certaines communautés. Elles observent aussi les ravages de la toxicomanie et des abus de substances chimiques, notamment chez les jeunes. Et aussi les maladies dévastatrices qui résistent aux traitements et prennent des proportions épidémiques. Le VIH/sida, le paludisme et les maladies liées à la malnutrition sont particulièrement inquiétantes.
Sur le front de l’environnement, ces personnes constatent que de nombreuses activités humaines ravagent l’environnement et les sociétés, avec, par exemple, la destruction de nombreux écosystèmes par la déforestation, l’instabilité climatique et la contamination des sols et de l’eau, qui, toutes, entraînent une pauvreté épouvantable.
Dans ce processus, ces personnes réalisent qu’elles doivent participer aux solutions. Elles se découvrent un potentiel inconnu et acquièrent la capacité à surmonter l’inertie et à agir. Elles finissent par réaliser qu’elles sont les premières gardiennes et les premières bénéficiaires de l’environnement qui les fait vivre.
Des communautés entières en viennent aussi à comprendre que, certes, il est important d’affirmer la responsabilité des gouvernements, mais qu’il est tout aussi important que, dans les relations qu’elles ont avec d’autres communautés, elles montrent elles-mêmes les valeurs de leadership qu’elles attendent de leurs dirigeants : la justice, l’intégrité et la confiance.
A l’origine, les activités du mouvement Ceinture verte consistaient à planter des arbres et n’avaient donc pas de lien direct avec les questions de démocratie et de paix. Mais il est vite devenu évident qu’il était impossible d’établir une gouvernance responsable de l’environnement en l’absence d’un espace démocratique. Les arbres sont donc devenus le symbole de la lutte pour la démocratie au Kenya. Les citoyens se sont mobilisés pour s’opposer au nombreux abus du pouvoir, à la corruption et à la mauvaise gestion de l’environnement. Dans le parc Uhuru de Nairobi, à Freedom Corner et dans de nombreuses régions du pays, on a planté des arbres de la paix pour demander la libération de prisonniers de conscience et une transition pacifique vers la démocratie.
Par le Mouvement ceinture verte, des milliers de citoyens ordinaires se sont mobilisés et ont acquis le pouvoir d’agir et de provoquer le changement. Ils ont appris à surmonter leur peur et un sentiment d’impuissance et se sont mis en mouvement pour défendre les droits démocratiques.
[…]
Extraits de Wangari Maathai – Nobel Lecture, Oslo, décembre 2004
© The Nobel Foundation 2004
Traduit de l’anglais par Emmanuelle Chauvet

L’écologie politique du conflit, si l’on considère la résistance […] du mouvement Ceinture verte à l’Etat […] au Kenya, montre bien que la mobilisation et la participation du peuple à la gestion de l’environnement relèvent de la dialectique des luttes sociales. Ainsi grâce à une mobilisation locale efficace et à un soutien international constant, [l’]organisation a en partie réussi à exercer son pouvoir de blocage pour résister à de nouvelles expropriations et elle a élevé ses causes locales jusqu’au cœur de la lutte pour la démocratie. Concrètement, il existe donc en Afrique subsaharienne une lame de fond favorable à une mobilisation sociale contre les projets hégémoniques de l’Etat et contre les modes mondiaux d’accumulation qui dépossèdent le peuple et dégradent l’environnement. C’est de ces mouvements populaires, qui affrontent quotidiennement la puissance de l’Etat et du capital mondial, que va finir par surgir un modèle social et démocratique viable pour l’environnement et qui garantira la participation du peuple à l’exercice du pouvoir sur les écosystèmes en Afrique.

Source : Traduit de l’anglais. Texte original : Environmental Movements in Sub-Saharan Africa. A Political Ecology of Power and Conflict, UNRISD, Civil Society and Social Movements, Programme Paper n° 15, 2005, pp. 1-2, 11-16 (extraits). L’Institut de recherche des Nations unies pour le développement social (UNRISD) décline toute responsabilité pour les erreurs qui pourraient être relevées dans la traduction de la version originale anglaise.

Bibliographie : {{}}

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Notes de bas de page

1 Homer-Dixon 1996 ; Kaplan 1994 ; Klare 1996

2 http://www.rightlivelihood.se/recip/maathai.htm  , consulté en décembre 2003.

3 http://www.geocities.com/gbm0001  , consulté en décembre 2003.

4 Kanogo 1987 ; Sorrenson 1967 ; Klopp 2000.

5 S. Nasong’o, correspondance avec l’auteur, 2002.

6 Voir http://www.sigi.org/Alert , consulté en décembre 2003.

7 On fait ici référence aux prétendues ONG financées par des intérêts économiques pour briser les rangs des ONG activistes.

Auteurs Emmanuelle Chauvet(trad.) Cyril I. ObiPolitologue, Nordic Africa Institute d’Uppsala (Suède).

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Source : https://books.openedition.org/iheid/5820?lang=fr

Lecture suggérée : Histoire - Wangari Maathai : fervente protectrice de l’environnement - Sophie Mbugua | La rédaction francophone de la DW - 06/05/2022 6 mai 2022 - Wangari Maathai s’est fait connaitre dans le monde entier en 2004, avec son prix Nobel de la paix. Il récompensait son engagement pour l’environnement et la construction d’une société pacifique et autonome au Kenya… - Source : https://www.dw.com/fr/wangari-maathai-fervente-protectrice-de-lenvironnement/a-52176239

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Ceinture verte de Kigali au Rwanda{{}}

La capitale rwandaise est souvent citée pour son urbanisme durable. Son schéma directeur intègre : des zones humides préservées ; des corridors écologiques ; des restrictions d’urbanisation sur certaines zones sensibles. Ces infrastructures vertes participent : à la gestion des eaux pluviales ; à la lutte contre les risques naturels ; à l’amélioration du cadre de vie.

Kigali est la capitale du Rwanda, centre économique et administratif du pays. Sa population s’élevait à 1 745 555 habitants au recensement du 22 août 2022[2]. La ville s’étend sur plusieurs collines. La ville de Kigali est également une province du Rwanda, elle est composée de trois districts qui sont Kicukiro, Nyarugenge et Gasabo…. – Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Kigali

Carte politique avec le Rwanda Kigali, capitale des frontières nationales, d'importantes villes, rivières et lacs. English l'étiquetage et à l'échelle Photo Stock - Alamy

Source 

carte-monde-kigali

Source

Il n’existe pas de projet officiel ou de lieu nommé spécifiquement « Ceinture verte de Kigali ». Ce terme fait plutôt référence à la politique globale de développement durable de la capitale rwandaise, illustrée notamment par le projet Green City Kigali, la zone piétonne Imbuga City Walk, et la restauration en cours des zones humides urbaines. [1, 2, 3, 4]

Initiatives écologiques majeures à Kigali au Rwanda :{{}}

  • Green City Kigali : Un nouveau quartier écologique de 600 hectares prévu sur la colline de Kinyinya pour promouvoir un urbanisme neutre en carbone. [1, 2]
  • Restauration des zones humides : Des projets menés par l’Office rwandais de l’environnement (REMA) pour redonner vie aux écosystèmes aquatiques naturels de la ville. [1]
  • Espaces piétons et propreté : Une politique stricte sans sachets plastiques et l’aménagement d’axes réservés aux piétons comme l’Imbuga City Walk au centre-ville. [1, 2, 3]

Reportage - A Kigali, qu’elle sera verte ma cité - Par Maria Malagardis envoyée spéciale au Rwanda - Publié le 20/06/2020 à 8h53 – Publication ‘liberation.fr’

Fin 2021, une ville 100 % écologique va naître à quelques kilomètres de la capitale rwandaise. Un projet ambitieux mêlant urbanisme, développement durable et biodiversité, dans un pays déjà exemplaire dans ces domaines.

Une vue futuriste des nouveaux quartiers de Kigali qui deviendront peut-être un jour une réalité.

Une vue futuriste des nouveaux quartiers de Kigali qui deviendront peut-être un jour une réalité. (Greenfundrwanda)

Pour l’instant, ça ne ressemble à rien. Juste un immense terrain plat en friche, envahi par les mauvaises herbes, et parsemé ici et là de petits champs de maïs. « Il faut pouvoir s’imaginer à quoi ça ressemblera dans deux ans. Puis dans cinq, dix et même vingt ans ! C’est un projet de longue haleine », s’amuse Hubert Ruzibiza, à une quinzaine de kilomètres du site. Son bureau se trouve au centre-ville de Kigali, capitale du Rwanda. À proximité du dôme futuriste du Convention Centre, devenu l’emblème d’une ville en pleine métamorphose.

Hubert, qui a longtemps vécu en France et aux Etats-Unis, est aujourd’hui à la tête du Fonerwa, le Fond pour l’environnement et les ressources naturelles, crée en 2013 pour investir dans les projets verts, estampillés développement durable. Il chapeaute également ce projet a priori insensé : créer, sur une surface vierge de 620 hectares, un quartier 100 % écolo. Un modèle de cité verte, initiée depuis trois ans déjà, dont les travaux devraient démarrer fin 2021.

Relativement épargné par le coronavirus, grâce notamment à des mesures de confinement très strict, adoptées dès l’apparition des premiers cas de contamination, le Rwanda n’a pas remis en cause ce projet qui prend même une importance singulière dans le fameux « monde d’après ». « Nous n’avons même pas eu à retarder le calendrier des travaux de toute façon prévus pour la fin de l’année prochaine », souligne Hubert Ruzibiza.

A terme, 30 000 logements y seront construits. Tous avec des matériaux locaux, tous alimentés à l’énergie solaire et au biogaz. Des habitations dont les moindres aspects, depuis le recyclage des eaux usées jusqu’à l’exposition comme la ventilation, seront orientés vers le développement durable.

Lire aussi « Demain la Terre » : les grands chapitres

Le futur quartier vert, parsemé de parcs, n’admettra que les vélos et les véhicules électriques. Mais il abritera également des commerces, hôtels et restaurants, sans oublier écoles ou dispensaires de santé. Evitant ainsi aux futurs résidents d’avoir à se déplacer pour les besoins les plus immédiats dans une ville déjà fréquemment embouteillée. Des activités, qui permettront en outre « de générer 15 000 emplois », ajoute Hubert Ruzibiza.

Dans les médias comme sur les réseaux sociaux, ce rêve éveillé a déjà été rebaptisé « Wakanda ». En référence au petit royaume africain de fiction qui sert notamment de décor au film américain « Black Panther ». Quand on l’évoque, Hubert Ruzibiza fait la moue : « Je vois bien la connotation futuriste. Mais c’est caricatural. Notre projet vise plutôt à lier développement économique et développement durable. A répondre à l’explosion démographique, tout en imposant un modèle d’urbanisation verte », explique-t-il. Le Rwanda, petit pays enclavé de l’Afrique des Grands Lacs, à peine plus grand que la Bretagne, a connu des heures tragiques. Dans les mémoires, il reste encore associé au génocide contre la minorité tutsie en 1994. Traverser Kigali durant cette période sanglante, c’était comme parcourir un cimetière à ciel ouvert : des corps, parfois atrocement mutilés, jonchaient le bas-côté des routes dans un silence pesant. Un quart de siècle plus tard, qui aurait pu se douter que cette nation traumatisée se relèverait de ses cendres ? Et même se hisserait à la pointe du développement durable en Afrique ? En dépit des immenses défis qui persistent.

Retours des exilés{{}}

Car malgré l’hécatombe de 1994, le Rwanda reste un pays soumis à une forte pression démographique. Notamment en raison du retour, après la fin du génocide, des diasporas exilées hors du pays depuis l’indépendance suite aux pogroms récurrents contre la minorité tutsie. Résultat : avec plus de 510 habitants au km², le Rwanda reste aujourd’hui encore l’un des pays les plus densément peuplés d’Afrique. Kigali la capitale, qui ne comptait que 6 000 habitants en 1962, au moment de l’indépendance, en abrite désormais 1,5 million. Surtout, le Rwanda demeure un pays pauvre, même si le taux de personnes vivant sous le seuil de pauvreté est passé de 60 % à 38 % entre 2001 et 2017. Comment, dans ce contexte, concilier les urgences sociales immédiates, et celles à plus long terme du développement durable ? « C’est justement l’originalité de ce qui se joue au Rwanda », constate Katharina Weber, une jeune architecte allemande du cabinet suédois Sweco, engagé pour plancher sur le projet de la cité verte à Kigali. « On croit souvent que le développement durable coûte cher. Or ici, dès le départ, non seulement l’habitat social a été intégré au projet de la cité verte, mais on a même mis en place un système qui permet notamment de faire financer les 10 % de logements subventionnés pour les plus pauvres par les 10 % vendus aux plus aisés. Entre les deux, il y aura toute une gamme d’habitations destinées aux catégories intermédiaires », explique-t-elle. Au Rwanda, l’exercice est rendu plus facile grâce à l’existence de l’« ubudehe » : un système de classification de la population en quatre catégories selon les revenus, initié à partir de 2001. Il permet notamment d’identifier les plus vulnérables, ceux qui ont droit à un accès prioritaire au logement social.

« Reste qu’intégrer les catégories les plus pauvres n’a aucun sens si on ne leur laisse pas leurs moyens de subsistance. Il a donc fallu aussi imaginer des espaces, destinés par exemple à des jardins potagers, pour ceux qui avaient l’habitude d’en vivre. De la même façon que seront créés des lieux pour les enfants, afin de faciliter l’autonomie des mères de famille. C’est toute une approche holistique qui a été mise en œuvre à l’issue d’innombrables consultations », renchérit avec enthousiasme Mark Warren qui dirige la petite équipe de Sweco à Kigali. Le projet devrait bénéficier de 35 millions d’euros apportés par la coopération allemande et espère attirer d’autres financements. Il n’est pourtant pas le seul à contribuer à la métamorphose écologique de la ville.

Le visiteur qui débarque aujourd’hui dans la capitale rwandaise aura du mal à s’imaginer le drame qui s’est déroulé ici en 1994. Nouveaux immeubles et quartiers récents ont modifié jusqu’à la topographie de la ville. Mais c’est bien l’attention particulière accordée à la protection de l’environnement qui en fait déjà une capitale à part en Afrique. Ici, oubliez les sacs en plastique : ils sont prohibés et vous seront confisqués dès l’aéroport. Bientôt, ce sont tous les emballages en plastique qui seront même appelés à disparaître, les entreprises concernées ayant deux ans pour trouver une solution de rechange. Sur les grands axes, des cohortes de balayeurs et jardiniers s’emploient chaque jour à nettoyer les trottoirs, tailler les arbres ou planter des fleurs.

Certains ne manqueront pas de railler ce qu’on nomme parfois la « beautyfication »(embellissement) excessive de Kigali, plusieurs fois consacrée « ville la plus propre d’Afrique » par l’ONU et devenue l’une des cités les plus prisées sur le continent pour les congrès et réunions internationales. « L’idée, ce n’est pas simplement de faire une jolie ville verte, corrige Prudence Rubingisa, le maire de Kigali. Après le génocide, il a fallu tout reconstruire, réorganiser. La tâche était déjà immense. Et vingt-cinq ans plus tard, on vient à peine de commencer à construire des systèmes de traitement et d’évacuation des eaux usées. Mais l’essentiel à terme, c’est d’avoir une ville où il fait bon vivre, où l’on peut respirer, alors même qu’on a besoin actuellement de 200000 logements supplémentaires pour faire face à la pression démographique », ajoute le maire.

Il y a indéniablement une certaine forme de volontarisme, certains diront même d’autoritarisme, dans cette marche accélérée vers l’urbanisation verte à connotation sociale. « En réalité, nous n’avons pas le choix. Même si nous ne sommes pas les plus grands pollueurs de la planète, nous subissons déjà de plein fouet les conséquences du changement climatique. Avec depuis peu, des sécheresses records et des inondations inédites », constate Hubert Ruzibiza du Fonerwa. Début mai, des précipitations d’une ampleur inhabituelle ont ainsi fait au moins 55 morts au Rwanda. Démanteler les derniers bidonvilles et les habitations sur zones inondables est donc une priorité. Une urgence qui concerne souvent les plus pauvres. Auxquels on impose parfois d’être relogés dans des petits immeubles qui ne correspondent pas à leurs modes de vie. Dans la cité verte aussi, il y aura des logements en appartements. Un choix qui s’impose, mais suppose aussi d’accepter de renoncer aux habitudes et à une certaine forme d’intimité.

Tweet{{}}

C’est aussi du sommet du pouvoir qu’est venue l’incitation à se convertir à la mobilité électrique : en août, un simple tweet du président Paul Kagame annonçait que le gouvernement envisageait d’imposer dans tout le pays les motos électriques. Pas de date, pas d’échéance. Mais pour certains, ce fut plus qu’un encouragement. « Ma liste de commandes a aussitôt explosé », se réjouit Josh Whale. Ce Néozélandais à l’allure d’éternel étudiant, bien qu’il fût pendant quatre ans avocat en Chine, a créé une start-up, Ampersand, implantée depuis octobre 2018 au Rwanda et qui assemble et vend des motos électriques. Une vingtaine est déjà en circulation, un chiffre qui devrait monter à 500 cette année. « Non seulement ce type de véhicules fait baisser de 95 % les gaz à effet de serre, mais il réduit la dépendance du pays en importation de pétrole brut et permet aux chauffeurs de décupler leurs revenus. Or rien qu’à Kigali, il y a 30000 motos taxis », rappelle Josh. Comme les promoteurs de la cité verte, il a longtemps peaufiné son modèle économique pour combiner exigences écologiques et contraintes sociales. Les candidats à l’acquisition d’une moto, l’achètent à crédit remboursable pendant 18 mois, alors même que les prototypes en circulation ont été maintes fois modifiés pour amplifier la durée d’autonomie à un moindre coût.

Essor prometteur{{}}

Sa petite entreprise est installée dans une friche industrielle qui accueille d’autres start-up. Les usines alentour jugées trop polluantes ont, elles, été sommées de déménager. Et de l’autre côté de la route, un vaste marais devrait être bientôt réhabilité en espace vert. Il n’est pas le seul. « Dans ce pays, la priorité désormais, c’est de tout repenser en vert. C’est devenu un étendard national », souligne Theresa Cook, une grande blonde énergique, venue d’Afrique du Sud, pour participer à la réinvention d’un paysage : celui d’un autre grand marais, tout proche de l’aéroport de Kigali.

Ici aussi, comme sur le terrain de la future cité verte, il faut beaucoup d’imagination pour se représenter ce que deviendra ce marécage de 130 hectares. L’Eco-Park de Nyangungu était censé surgir de terre en août, mais le ralentissement des travaux pendant le confinement et les fortes précipitations en avril et mai ont conduit à reporter l’inauguration en février 2021. D’autant que le projet est très ambitieux. « En réalité, c’est tout un écosystème qui va être créé ici. Nous allons réhabiliter ce marais, pollué par l’agriculture et le rejet des eaux usées. Grâce aux plantes filtrantes que nous avons plantées, et à un nouveau système de canalisation. Nous lui rendront ainsi sa fonction originelle, celle de filtrer et nettoyer les déchets, les métaux lourds », explique Thérèsa. Le futur parc sera entouré d’une barrière naturelle de figuiers et de bambous, 22000 arbres seront plantés. « Il y aura des pistes cyclables, des aires de repos, deux lacs artificiels déjà aménagés, un restaurant sur pilotis, un jardin abritant 60 espèces de plantes médicinales indigènes… », énumère encore cette énergique Sud-africaine, en arpentant le marais, à grands pas, chaussée de bottes en plastique.

Pataugeant dans la boue à ses côtés, Jules Djangwani, le coordinateur du projet, partage l’enthousiasme de sa collègue. « C’est la première réhabilitation de cette ampleur pour un marais situé en zone urbaine », confie ce quadragénaire discret qui travaille pour Rema, l’agence pour l’environnement du Rwanda. Créée en 2005, cette institution publique incarne, comme le Fonerwa, la priorité accordée désormais au développement durable. « Notre objectif, c’est de protéger l’environnement tout en apprenant à mieux gérer nos ressources naturelles. A Kigali, on imagine une cité verte ? Mais déjà depuis 2011, nous avons commencé la création de villages verts dans les campagnes. L’objectif désormais, c’est d’en avoir dans chaque district du pays », explique Faustin Munyazikwiye, le directeur adjoint de Rema.

« Si tu négliges la nature, tu détruis ton pays. Et si le Rwanda n’avait pas imposé la défense de l’environnement comme une priorité, alors il aurait été condamné à une lente agonie. Regardez ce qui se passe dans les pays voisins où des régions entières, hier encore si fertiles, s’assèchent et dépérissent », constate de son côté Thérèsa. Soudain, elle s’interrompt en observant des aigles perchés au sommet des branches : « Ils avaient disparu ! Les voilà qui reviennent. Et c’est aussi le retour de la vie. » Ici, la nature n’a pas attendu la pandémie pour reprendre ses droits en ville.

Ce reportage est à retrouver dans notre hors-série. En vente en kiosque ou sur la boutique Libé (ici).

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Source : https://www.liberation.fr/evenements-libe/2020/06/20/a-kigali-quelle-sera-verte-ma-cite_1791619/

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L’agriculture est le véritable moteur du Rwanda : elle occupe environ 60% de la population et représente le quart du PIB national[1]. Le Rwanda mise sur une agriculture de montagne où cohabitent cultures vivrières et cultures d’exportation renommées. Aujourd’hui, le secteur est en pleine mutation, passant d’une agriculture de subsistance à un modèle plus moderne et résilient, afin de nourrir une population dense tout en s’adaptant aux défis climatiques.

Caractéristiques{{}}

L’agriculture rwandaise est caractérisée par une pression foncière extrême sur un relief accidenté, 63% des terres sont arables [2] mais exploitées sur de très petites parcelles familiales. Pour pallier l’érosion et le manque d’espace, le pays a généralisé l’usage de terrasses radicales et investit massivement dans l’aménagement des marais et l’irrigation [3], avec un objectif de 102.000 hectares irrigués dès 2024. Bien que dominée par des cultures vivrières, le secteur s’appuie sur le café et le thé comme principaux piliers d’exportation [4]. Actuellement, le Rwanda déploie sa stratégie pour renforcer la résistance de son système agricole face au changement climatique et davantage se tourner vers le marché et les investissements privés….

Production - La production se divise en deux catégories principales [5] :

Cultures de rente (exportation){{}}

Cultures de subsistance (sécurité alimentaire) : {{}}

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_au_Rwanda

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La ceinture verte périurbaine du Caire : c’est un vaste projet environnemental destiné à encercler la ville sur environ 100 kilomètres pour lutter contre la pollution, l’étalement urbain et l’ensablement. Elle repose sur l’utilisation d’eaux usées traitées et l’implication de bandes boisées. [1, 2, 3]

Ceinture verte de Le Caire (Égypte) : {{}}

L’Égypte développe depuis plusieurs décennies des politiques de ceintures vertes destinées à : lutter contre l’avancée du désert ; protéger certaines terres agricoles ; améliorer le microclimat urbain ; limiter les effets des îlots de chaleur.

Plusieurs programmes de plantations périphériques ont été mis en place autour de nouvelles villes satellites.

Caractéristiques principales : {{}}

  • Structure - Bandes de 50 mètres de largeur le long des routes périphériques.
  • Objectif - Longueur totale visée de 100 km.
  • Irrigation : Système de goutte-à-goutte alimenté par des stations d’épuration.
  • Essences d’arbres : Eucalyptus, Casuarina, cyprès et acacia. [1, 2, 3]

Objectifs et défis :{{}}

  • Climat et air - Amélioration du climat local et réduction de la pollution atmosphérique.
  • Urbanisme - Frein à l’expansion démographique anarchique et protection contre les vents de sable.
  • Contraintes - Difficultés d’entretien liées au manque d’espace et adaptation des arbres à la rudesse du milieu urbain. [1, 2, 3]

À propos - L’immense capitale égyptienne, Le Caire, est traversée par le fleuve du Nil. Le cœur de la ville abrite la place Tahrir et le musée égyptien du Caire, un trésor d’antiquités avec ses momies royales et le trésor du pharaon Toutânkhamon. Non loin du musée se trouve Gizeh avec ses légendaires pyramides et la statue du Sphinx, dont la construction date du XXVIe siècle av. J.-C. Dans le quartier boisé de Zamalek sur l’île de Gezira, on peut admirer une vue panoramique de la ville depuis la tour du Caire, qui s’élève à 187 m d’altitude. ― Google

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Article Wikipédia sur l’Égypte{{}}

L’Égypte Écouter (en arabe : مصر / mir ; en arabe égyptien : مصر / mar /masˤɾ/), en forme longue la république arabe d’Égypte (en arabe : جمهورية مصر العربية, jumhuriyat masr al arabiya ?)[6], est un pays transcontinental se trouvant en Afrique du Nord-Est et, pour la péninsule du Sinaï, en Asie de l’Ouest. Située sur la côte sud de la Méditerranée orientale, le bassin Levantin, le pays a des frontières terrestres avec la Libye à l’ouest, le Soudan au sud, la mer Rouge à l’est, et Israël et la bande de Gaza de la Palestine au nord-est. La capitale, ville la plus peuplée du pays, est Le Caire. L’Égypte est le troisième pays le plus peuplé d’Afrique derrière le Nigeria et l’Éthiopie et le pays arabe le plus peuplé. En 2026, le pays compte une population de 119 724 402 habitants[7]. La surface du pays est largement recouverte par le Sahara et la population est fortement concentrée sur les rives du Nil.

Un des berceaux de la civilisation, l’Égypte antique a connu les premiers développements de l’écriture, l’agriculture, le gouvernement centralisé et la religion organisée au cours de plus de trois millénaires. Des monuments emblématiques tels le Sphinx de Gizeh, les pyramides de Gizeh et la vallée des Rois reflètent cet héritage et demeurent des sources importantes d’intérêt scientifique et populaire. Pendant la période de domination romaine, l’Égypte est devenue l’un des premiers centres du christianisme avant d’être islamisée par les conquêtes arabes du VIIe siècle. L’Égypte demeure un pays principalement musulman avec une minorité chrétienne importante.

L’Égypte fut un centre majeur de savoir et de progrès dans le monde islamique, excellant en astronomie, médecine, mathématiques, histoire et égyptologie. Le sultanat mamelouk d’Égypte (1250-1517) est reconnu par les historiens comme une période charnière de l’histoire égyptienne. L’Égypte s’affirma comme une puissance commerciale mondiale, reliant la mer Méditerranée à l’océan Indien. L’Égypte tombe sous la domination ottomane au XVIe siècle avant d’obtenir l’autonomie en 1806 sous le règne de Méhémet Ali. Pendant la Première Guerre mondiale, le pays devient brièvement un protectorat britannique avant d’obtenir son indépendance en 1922 en tant que royaume. La dynastie de Méhémet Ali est renversée par un coup d’État en 1952 et la république est proclamée. Depuis, le pays connaît un schéma récurrent d’instabilité politique, de conflits religieux et sociaux et de dérives dictatoriales ; plusieurs conflits avec Israël ont eu lieu avant les Accords de Camp David en 1978.

Le pays fait culturellement partie du monde arabe ; la langue officielle est l’arabe qui est utilisée dans tous les documents et dans l’éducation. En revanche, la langue parlée est l’arabe égyptien (arabe dialectal). Le siwi, une langue berbère de l’ouest du pays, est parlé à Siwa. Le copte n’est utilisé que comme langue liturgique des chrétiens. Le nubien est parlé par les habitants de Haute-Égypte, au sud d’Assouan, qui fait partie du nord de la région de Nubie….

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Source https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89gypte

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La foresterie urbaine et périurbaine au Proche-Orient -
Une étude de cas sur le Caire par M. Hosny El-Lakany – Publication ‘fao.org’ – Voir les images agrandies à la source


Résumé{{}}

La population de l’Egypte (60 millions d’habitants environ en 1995) est concentrée sur une bande de terre étroite qui longe le Nil et ne comprend que 3 pour cent des terres émergées du pays. Le territoire est caractérisé par la dégradation des ressources en eaux superficielles et souterraines.

Le Caire est le centre des activités industrielles et commerciales de l’Egypte. C’est l’une des plus grandes villes du monde avec une population de près de 8 millions de personnes (1994) ; le grand Caire a environ 12 millions d’habitants (1994). La dégradation écologique est due à une densité démographique extrêmement élevée, une urbanisation rapide et incontrôlée et des niveaux intolérables de pollution atmosphérique, hydrique, acoustique et du sol. La destruction des habitations, des routes et des cours d’eau déterminée par les dunes mouvantes vient s’ajouter aux graves pertes d’ordre environnemental, sanitaire et économique.

L’importance qu’attache le gouvernement aux espaces verts urbains se reflète dans le Plan d’action pour l’environnement (EEAA, 1992) qui, entre autres mesures, promeut des projets de stabilisation des dunes pour combattre la désertification, et fournit des lignes directrices et des stratégies pour l’utilisation des eaux usées dans la foresterie urbaine. Les avantages escomptés de la ceinture verte envisagée, qui encerclera le Caire sur 100 km environ, incluront l’amélioration du climat, l’atténuation de la pollution atmosphérique et la limitation de la densité de l’expansion démographique.

L’établissement et la gestion de forêts urbaines et périurbaines au Caire présentent un certain nombre de problèmes techniques. Il faudra mener des essais dans les zones urbaines pour tester la réaction des arbres à la dégradation environnementale de la ville. En outre, la limitation de l’espace disponible risque de compromettre les activités d’entretien. On devra formuler des stratégies pour la sélection des espèces appropriées, la plantation visant la stabilisation des dunes, et l’établissement de brise-vent performants.

Malgré les traditions sociales et religieuses en faveur de la foresterie urbaine, les efforts accomplis par le gouvernement pour accroître la participation du public à la mise en place d’espaces verts urbains se sont soldés par un échec en raison, entre autres, du manque de personnel spécialisé et de la diffusion inadéquate des informations. Les institutions participant aux activités de foresterie urbaine et périurbaine en Egypte sont essentiellement gouvernementales, et les dispositions juridiques relatives à ces activités ne sont pas clairement formulées, sans compter le problème de la responsabilisation et de la coordination. Il est recommandé que les établissements d’éducation agricole et les écoles de planification urbaine incorporent le thème de la foresterie urbaine dans leurs programmes d’étude.

Il faudra intervenir dans tous les aspects de la foresterie urbaine et périurbaine, notamment aux plans juridique, politique, de la planification, biophysique, économique et social. L’approche la plus appropriée consisterait à incorporer des activités de foresterie urbaine dans le Plan d’action national pour l’environnement. L’établissement de centres d’information nationaux est un pas indispensable dans la voie d’une diffusion systématique des résultats de la recherche parmi les décideurs, les praticiens et les formateurs. A moyen terme (2 à 10 ans) il conviendra de renforcer la planification et l’organisation de la recherche, de mettre au point des programmes de formation systématiques, et d’entreprendre des projets de boisement urbains et périurbains.


Introduction{{}}

L’existence dans l’antiquité de forêts naturelles en Egypte est prouvée par les gravures trouvées sur les ruines des monuments pharaoniques et par les forêts pétrifiées que l’on rencontre près du Caire et le long de la côte méditerranéenne. Cependant, à l’heure actuelle, la végétation ligneuse est limitée à des arbres clairsemés et à de petits boisements qui renferment de très rares essences indigènes. L’arboriculture urbaine était pratiquée par les pharaons, notamment la reine Hatchepsout (1468 avant J.-C.), comme le montre son temple dans la Vallée des Reines à l’ouest de Louxor (Thèbes). Elle a atteint son faîte après l’indépendance de l’Egypte vis-à-vis de l’Empire ottoman au début du 19e siècle, lorsque les arbres étaient importés d’Afrique, d’Asie et, plus tard, d’Australie et plantés à des fins d’agrément et de protection autour du Caire et dans les zones rurales du pays.

La plupart des plantations forestières d’Egypte sont irriguées, et seules des formations limitées le long de la côte méditerranéenne à l’ouest d’Alexandrie sont cultivées en sec. A part leurs rôles d’agrément et de protection, les rideaux-abris et les boisements fournissent du bois d’oeuvre, du charbon de bois et du bois pour de feu aux petites industries et aux ateliers artisanaux.

La forêt urbaine et périurbaine est donc connue en Egypte de longue date. Les principales villes, comme le Caire et Alexandrie, possèdent des parcs et des arbres qui sont plantés le long des rues pour des raisons d’agrément et d’ombrage, avec quelques rideaux-abris et boisements, encore que primitifs, dans la banlieue comme mesure de protection. En raison de la dégradation de l’environnement due à une population extrêmement dense et à une urbanisation rapide et incontrôlée, ainsi qu’à des niveaux intolérables de pollution atmosphérique, hydrique, acoustique et du sol, aucune autre ville au monde n’a besoin, plus que le Caire, d’entreprendre des activités de foresterie urbaine. A la différence de nombreuses autres villes d’Afrique et du Moyen Orient, où les plantations périurbaines visent la fourniture de bois de feu et d’autres produits forestiers, au Caire et dans sa banlieue, elles servent à atténuer la pollution et à renforcer la protection générale de l’environnement.

La présente étude de cas porte sur la foresterie urbaine au Proche-Orient sous l’angle de ses caractéristiques éco-géographiques, démographiques et socioéconomiques générales. Elle fournit des informations de base sur l’Egypte et se concentre sur le Caire, décrivant en détail les composantes de la dégradation de l’environnement qui appellent la mise en oeuvre d’activités forestières dans la ville.

Le rôle potentiel que pourrait jouer la foresterie urbaine au Caire est décrit ici à l’intention des décideurs, des urbanistes et des paysagistes. L’étude souligne, en outre, les questions techniques et socioéconomiques inhérentes à la foresterie dans le grand Caire et identifie les institutions chargées de la mise en oeuvre des activités d’éducation, de formation et de vulgarisation dans ce domaine. Des approches sont proposées pour surmonter les contraintes relatives à l’information, aux ressources humaines et aux moyens financiers.


Tendances de la foresterie urbaine en egypte et au proche-orient{{}}


Informations de base sur l’Egypte{{}}

L’Egypte occupe le coin nord-est de l’Afrique et la péninsule du Sinaï en Asie du sud-ouest. Du point de vue géographique et écologique, l’Egypte est un désert aride et semi-aride traversé du sud au nord par le Nil, qui forme une étroite vallée fertile et un riche delta. Le relief est très peu accidenté (l’altitude moyenne est de moins de 300 m), et les zones montagneuses sont situées le long de la mer Rouge et dans la péninsule du Sinaï. Le mont Sinaï (2 500 m au-dessus du niveau de la mer) est le sommet le plus élevé du pays.

L’Egypte compte presque 60 millions d’habitants (1995) et sa population est presque entièrement concentrée dans une étroite bande de terre s’étendant le long des deux berges du Nil et ne représentant que 3 pour cent des terres émergées du pays qui couvrent environ 1 million de km2. Une forte densité de population et la croissance accélérée de l’agriculture intensive, de l’industrialisation et de l’urbanisation sont à l’origine de plusieurs problèmes environnementaux chroniques. Avec une croissance démographique d’à peu près 2,4 pour cent par an, la pression sur les ressources naturelles de base ne pourra que s’accroître.

Les précipitations annuelles vont de 25 mm dans les zones arides le long de la mer Rouge à 200 mm à Alexandrie, mais elles sont inférieures à 50 mm dans la quasi-totalité du pays. Le Nil coule du sud au nord et entre en Egypte le long de la frontière soudanaise. La majorité de la population (environ 98 pour cent) vit dans la plaine alluviale de ce fleuve de 1 000 km qui a rarement plus de 20 km de large, alors que le reste de la population vit dans le delta, qui commence à se déployer au nord du Caire. La vallée du Nil et le delta renferment pratiquement toutes les terres agricoles productives de l’Egypte. La construction de la grande digue d’Assouan, réalisée au sud de l’Egypte en 1970, a permis d’exploiter cette source d’énergie et de maîtriser la crue saisonnière autrefois envahissante du Nil. La croissance économique du pays qui en est résultée a déterminé une dépendance démesurée vis-à-vis du fleuve. Rares sont les pays du monde dont l’économie dépend autant d’une seule source d’eau douce.

Plus de 99 pour cent de l’eau du pays proviennent directement du Nil ou de nappes phréatiques alimentées par le fleuve. Cependant, au cours des 20 dernières années, l’eau du Nil a connu une baisse de qualité rapide et certains courts segments du fleuve sont bien en deçà des normes de sécurité pour l’eau potable. Ce phénomène traduit la situation générale de l’Egypte qui se caractérise par une dégradation croissante des ressources en eaux superficielles et souterraines. Les effluents urbains et industriels non traités ou mal traités menacent la santé et le bien-être de millions de personnes. La salinisation et l’engorgement du sol sont des problèmes qui affectent la productivité des terres agricoles. Les nappes phréatiques risquent la salinisation et la pollution généralisée. L’efficacité des canaux d’irrigation et des réseaux de drainage est compromise par l’eutrophisation, les algues et l’accumulation de pesticides. Les zones urbaines, les sites archéologiques et les lieux historiques sont menacés par la remontée de la nappe phréatique due à la surexploitation de l’eau et au mauvais drainage du sol. Bien que le déversement dans la mer des nutriments et des produits chimiques reste à des niveaux tolérables par rapport aux normes internationales, il a commencé à influencer défavorablement les plages et la pêche côtière du pays ainsi que son potentiel touristique.

Ces 40 dernières années, la pollution atmosphérique est devenue une grave menace pour l’Egypte. La qualité de l’air s’est rapidement dégradée au Caire et à Alexandrie du fait de l’accroissement du nombre de voitures, de grandes industries, d’ateliers et de centrales électriques. Les panaches de poussière et les nuages de fumée sont des phénomènes courants dans les enclaves industrielles des banlieues du Caire, telles que Hélouan et Choubra El-Kheima. Les hautes concentrations de particules trouvées au Caire qui se dégagent de sources naturelles, comme la poussière du désert, ou émanent d’industries comme les cimenteries, se mélangent aux émissions de CO, NOx, HC et de métaux lourds, rendant toxique l’air.

En outre, la croissance urbaine et industrielle accélérée a dépassé la capacité de l’Egypte d’éliminer les déchets solides de manière adéquate. A l’heure actuelle, les usines de compostage et les dépotoirs du grand Caire ont une capacité conjointe de 1 200 tonnes par jour, soit 22 pour cent seulement des 5 300 tonnes de déchets que la ville produit tous les jours. Le déversement incontrôlé des ordures aux alentours de la ville, dans les canaux de drainage et dans d’autres endroits inappropriés est courant. Le premier dépotoir a été ouvert au Caire en 1986. Environ 68 pour cent des déchets solides de la capitale sont ramassés, alors que ce nombre décroît pour passer à 15 pour cent dans les petites villes. Les problèmes qui en découlent incluent la forte incidence des maladies infectieuses comme l’hépatite et la dysenterie.

Les zones urbaines, notamment les grandes agglomérations, dépendent en premier lieu de produits pétroliers comme le kérosène et le gasoil pour la cuisine et le chauffage, et sur l’électricité (énergie hydraulique et thermique) pour l’illumination et les appareils domestiques. La bioénergie est rarement utilisée dans les zones urbaines ; elle représente moins de 0,02 pour cent de l’énergie consommée (Alaa El-Din et al., 1984). De ce fait, les forêts urbaines et périurbaines du Caire et des autres grandes villes ne sont pas considérées comme une source d’énergie mais sont appréciées pour d’autres qualités comme l’ombre, l’amélioration de l’environnement et l’agrément.

Enfin, du fait que le pays est désertique à 96 pour cent, l’envahissement du sable (qui est l’un des processus faisant partie du phénomène de la désertification) menace la majorité des terres nouvellement mises en valeur et les nouvelles communautés créées aux abords du désert. Dans certains endroits (à l’est du Caire, par exemple) les dunes constituent une menace permanente pour la ville et la banlieue et le sable recouvre les rues et les cours d’eau, causant de graves pertes aux plans de l’environnement, de la santé et de l’économie.

Photo 1

M.H. El-Lakany Photo 1 : Casuarinas sur le terrain de golf de l’hôtel Mena House, Giza, Le Caire


Situation de la foresterie urbaine en Egypte et au Proche-Orient{{}}

Les pays du Moyen Orient et de l’Afrique du nord, appelés collectivement Proche-Orient, sont parmi les régions habitées les plus anciennes du monde. La région couvre une superficie d’environ 15 millions de km2 et les terres cultivables sont estimées à environ 140 millions d’hectares don’t 60 pour cent sont effectivement cultivées Il y a environ 412,7 millions d’ha sous pâturage permanent et 98,2 millions d’ha de forêts (WRI, 1994). La population de la région totalisait 465 millions d’habitants en 1990–1991. Le taux estimé de croissance de 3,17 pour cent est parmi les plus élevés du monde.

Le climat de la région est essentiellement aride et hyperaride. Le développement économique est caractérisé par des disparités frappantes. Dans les riches pays producteurs de pétrole, les revenus par habitant sont parmi les plus hauts de la terre, et pourtant certaines des sociétés les plus pauvres y vivent. Dans l’ensemble, les pays de la région ont connu une croissance économique exceptionnelle ces 30 dernières années. La mortalité infantile a baissé et l’espérance de vie haussé, passant de 48 en moyenne à 64 ans. Les niveaux d’instruction se sont améliorés mais ceux d’éducation et de santé restent faibles, notamment pour les femmes.

Figure 1 : Carte de l’Egypte{{}}

Figure 1

Source : El-Kadi, Galila, 1987 : L’urbanisation spontanée au Caire, Urban Institute of Geography, Paris.

Malgré les progrès socioéconomiques enregistrés dans le Proche-Orient, la région affronte des problèmes de développement tels que la croissance démographique accélérée, la dégradation des ressources naturelles et la pollution. Près de 50 pour cent de la population vivent en zone urbaine. Seuls de rares centres développés du Proche-Orient ont organisé des activités de foresterie urbaine. Cependant, il serait possible de promouvoir la plantation d’arbres dans presque toutes les grandes villes de la région.

Bien que la conservation ait depuis longtemps représenté un important élément de nombreux politiques et plans de gestion forestiers dans tout le Proche-Orìent, des initiatives comme la restauration de l’écosystème forestier sont loin d’être adéquates face à l’ampleur du problème. Une contrainte fondamentale a été l’insuffisance, voire le manque complet, de participation de la population locale à la conservation des forêts. Cependant, une reconnaissance croissante de l’importance de la participation directe de la population locale se fait jour, grâce à la création d’organisations sylvopastorales communautaires efficaces par l’entremise desquelles les gens peuvent être encouragés à conserver et à gérer une végétation périurbaine, et à planter et à protéger les arbres. Les politiques forestières doivent affronter sérieusement ces problèmes fondamentaux lorsque sont introduits de nouveaux systèmes économiques. Les Gouvernements du Proche-Orient créent des forêts urbaines à des fins de récréation, en réponse à la pression exercée par le grand public laquelle est générée, dans certains pays, par la prospérité financière et les conditions de travail améliorées, et dans d’autres, y compris l’Egypte, par les contraintes financières, le chômage et le niveau de vie déplorable. Une autre tendance que l’on peut observer sous l’angle de la protection du milieu est la formulation de plans d’action nationaux en faveur de l’environnement et fortement orientés vers la foresterie.


Le développement urbain et la situation de la foresterie urbaine au Caire{{}}


Le processus d’urbanisation{{}}

Le Caire, la plus grande ville d’Afrique et du Moyen Orient, a été fondée en 969 après J.C. comme capitale de l’Egypte, à la place de Fostat (le vieux Caire). Elle se situe sur la rive orientale du Nil à l’extrémité sud du delta. Près de ce site se trouvait la ville-forteresse romaine de Babylone et, presque en face, sur l’autre rive du Nil, était Memphis, une ancienne capitale égyptienne. Au 12e siècle elle fut attaquée sans succès par les Croisés et, pour défendre la ville, Saladin fit construire la citadelle (1179 environ) qui existe encore aujourd’hui. Le Caire a prospéré sous les Mamelouks (du 13e au 16e siècle) qui ajoutèrent à la ville de nombreux édifices et parcs mais, sous la domination ottomane (1515 à 1718), la ville a connu un déclin. Napoléon l’occupa de 1718 à 1801 lorsque la population s’élevait à 25 000 personnes. Au 19e siècle, elle s’agrandit et son importance commerciale s’accrut. L’occupation anglaise commença en 1882 et s’acheva en 1936 lorsque l’Egypte accéda à la pleine indépendance. Une grande partie de la ville est moderne mais les fameuses mosquées du Caire, ses palais et les portes de la ville sont encore visibles dans les vieux quartiers. Les zones vertes ont connu leur plein essor sous la domination des Mamelouks et, de nouveau, au début des années 1900 mais ont diminué depuis lors.

Le Caire est le centre commercial de l’Egypte, et le grand Caire représente le principal centre industriel du pays avec ses usines d’aciers, ses fonderies, ses cimenteries, ses fabriques de textiles et ses tanneries, ainsi qu’une gamme étendue de petites industries. C’est l’une des plus grandes villes du monde avec une population de près de 8 millions d’habitants (1994), sans compter les visiteurs journaliers (1,5 million) et les personnes vivant dans la banlieue. Le grand Caire, situé dans le delta inférieur du Nil, couvre une superficie de 215 km2 environ (0,38 pour cent de la zone habitée de l’Egypte) et a une population de près de 12 millions d’habitants (1994), soit environ 20 pour cent de la population égyptienne. Au plan administratif, la ville est divisée en quatre sections : la ville du Caire, la ville de Giza, Choubra-El-Kheima et la municipalité de Giza. Au tableau 1 on trouvera une comparaison entre le développement de la population du Caire de 1960 à 1994 et celui du reste de l’Egypte.

La densité de population de la ville du Caire a aussi évolué au fil des ans et varie suivant les districts. Elle atteint, par exemple, presque 110 000 personnes au km2 à Zawia Hamra, Charabiah et Choubra et descend à 7 000 habitants au km2 à Zamalek.

Les caractéristiques sociales du Caire sont fortement influencées par ses facteurs économiques. Rares sont les villes du monde où la disparité sociale et économique est aussi évidente qu’au Caire. Certains quartiers (Maadi, Héliopolis, Garden City et Zamalek) jouissent d’une grande prospérité et d’un niveau de vie élevé alors que le reste de la ville est moins fortuné, certaines zones étant impropres à l’habitation humaine. Il est estimé, par exemple, que 2 millions de persones résident dans les grands cimetières du Caire.


La dégradation environnementale{{}}

Les effets conjugués et cumulés de la pression de la population et de la croissance accélérée de la circulation et des industries ont provoqué de graves dommages écologiques dans les centres urbains tels que le Caire et Alexandrie. La pollution atmosphérique du Caire est causée par une forte concentration de particules de SO2 et de NO2 et de plomb (tableau 2).

Le pétrole, avec sa teneur élevée en soufre, est la principale source d’énergie commerciale et produit des quantités de SO2 qui dépassent les niveaux acceptables. En outre, l’émission de particules par les industries aggrave une situation qui se caractérise par une déposition élevée de poussière.

Tableau 1 : Evolution de la population du Caire et densité par rapport au reste de l’Egypte entre 1960 et 1994*

Année Egypte Le Caire % de la population totale
Population
(milliers)
Densité
(personne/km2)
Population
(milliers)
Densité
(personne/km2)
1960 26 085 733 3 349 15 634 12,8
1966 30 076 845 4 220 19 594 14,0
1976 36 627 695 5 084 23 737 13,9
1986 48 254 917 6 069 28 333 12,6
1988 50 636 963 6 230 29 085 12,3
1990 53 502 1 017 6 483 30 266 12,1
1992 55 789 1 059 6 675 31 162 12,0
1993 56 984 1 035 6 790 31 699 11,9
1994 57 673 1 048 6 849 31 975 11,9


* Les statistiques concernant 1960–1986 sont réelles, alors que pour 1997-1994 elles sont estimées.

Source : Statistics Year Book, CAPMAS, juillet 1994.

Tableau 2 : Capacité des usines de traitement des eaux d’égout du grand Caire{{}}

UsineEmplacementCapacité (m3/jour)Type de traitementRemarques
Zeneen Ouest du Nil 330 000 Biologique 95% d’efficacité
Hélouan Sud du Caire 350 000 Biologique 95% d’efficacité
Berka Salam City 600 000 Primaire Usine de traitement biologique en construction
Abu Rawash Ouest du Nil 40 000 Primaire 65% d’efficacité
Shoubra El-Kheima Nord du Caire 600 000 Biologique En construction
Gabal Asfar Gabal Asfar 1 000 000 Biologique En construction

Source : Greater Cairo Municipal Drainage Authority (1993).

En plus des particules en suspension produites par les cimenteries et les usines d’amiante et d’engrais, le vent souffle sur le Caire la poussière du mont Muqattam, situé au nord-est de la ville, et celle des bords sud-occidental et sud-oriental du désert. Les dunes qui se trouvent à l’est menacent aussi la banlieue orientale et les nouvelles communautés (Tenth of Ramadan City, par exemple).

Les déchets brûlés en plein air dans les rues, dans les décharges urbaines et aux alentours de la ville représentent une autre importante source de poussière et de gaz dangereux. La pollution atmosphérique du grand Caire varie d’un district à l’autre, les plus pollués étant Hélouan, où se trouvent les usines d’acier et les cimenteries, et Choubra El-Kheima, Mustorod et Abou Zaabal, les zones industrielles du nord.

La grave pollution atmosphérique a causé aux cairotes de sérieux problèmes de santé. Des enquêtes aléatoires ont révélé qu’environ 20 pour cent de la population de Choubra El-Kheima souffrent de maladies pulmonaires dues à la présence de taux élevés de SO2 et de fumée. En outre, une enquête (1987) menée dans les zones proches des cimenteries de Hélouan a montré que près de 30 pour cent des enfants d’âge scolaire qui y habitent souffrent de maladies pulmonaires, contre 9 pour cent dans les zones rurales, et que le taux de mortalité due à ces maladies dans la même zone est d’environ 19 pour cent (EEAA, 1992). On observe un rapport direct entre l’exposition à la pollution atmosphérique et la concentration de plomb, recontrées dans le sang ; des essais ont été effectués sur des échantillons de sang prélevés chez des agents de police du Caire (38 à μg Pb/100 ml) et des personnes vivant dans des zones résidentielles (30 μ Pb/100 ml). Ces niveaux sont plus de trois fois supérieurs aux limites de tolérance (d’après les normes de l’Organisation mondiale de la santé) et il est notoire qu’ils sont à l’origine de maladies neurologiques et notamment de retard mental chez les enfants (EEAA, 1992).

La plantation de forêts urbaines, jointe à d’autres mesures de lutte, réduit de manière significative la quantité de polluants de l’atmosphère. C’est ainsi que les particules sont filtrées par les arbres lorsqu’elles rencontrent la surface de la plante, alors que les émissions de NO2 peuvent être absorbées par la surface foliaire, en même temps que la plante retient une partie de l’azote (Smith and Dochinger, 1976).

Photo 2

M.H. El-Lakany Photo 2 : Poussière et fumée émanant des usines d’acier et des cimenteries à Hélouan, Le Caire

Photo 3

M.H. El-Lakany Photo 3 : Arbres tués par la pollution

La reconnaissance de l’importance des forêts urbaines dans l’atténuation de la pollution atmosphérique est mise en évidence dans le Plan d’action national pour l’environnement (EEAA, 1992) qui, entre autres mesures, fournit des projets pour la stabilisation des dunes d’El-Kheima, et des directives et des stratégies pour l’utilisation des eaux usées dans la foresterie urbaine et propose des activités de plantation d’arbres à usages multiples.


Urbanisation et développement de nouvelles communautés autour du Caire{{}}

L’expansion urbaine dans la vallée et le delta du Nil a provoqué de graves pertes de terres cultivables. Il est encore plus alarmant de constater que le processus se poursuit malgré les lois stipulées par le gouvernement pour contrecarrer cette tendance. En vue d’atténuer les problèmes de population, de logement et de pollution du Caire, le gouvernement a créé quelques cités-satellites autour de la capitale (figure 2). Les nouvelles communautés sont bien planifiées et ont de nombreux espaces verts et rideaux-abris. La plantation d’arbres dans la banlieue a pour objectif de conférer une protection contre les tempêtes de sable car toutes les nouvelles communautés sont situées dans le désert. Au contraire, les arbres à l’intérieur des villes (plantations urbaines) sont plantés à des fins d’ombrage et d’agrément.

Ficus retusa est l’espèce plantée le plus fréquemment en raison de sa forte résistance aux âpres conditions de l’environnement, bien qu’il soit estimé que Casuarina et Eucalyptus pourraient aussi prospérer dans ce milieu. Au lieu de déverser les effluents industriels et les eaux d’égout dans des étangs situés hors des limites des nouvelles communautés, il a été proposé d’utiliser ces eaux usées pour irriguer les boisements.

Par ailleurs, les nouvelles zones des vieilles villes ont très peu d’arbres. En effet, la plupart des nouveaux venus appartiennent aux classes les plus pauvres de la société et, étant au chômage, ils ne peuvent se permettre que des lots de très petite taille pour y construire leur maison, et planter leur jardin et leurs arbres. Des vastes étendues de terre productive sont ainsi perdues dans ce type d’urbanisation.

Figure 2 : La première génération de nouvelles villes en Egypte{{}}

Figure 2

1. Tenth of Ramadan City
2. Sadat City
3. Fifteenth of May City
4. Sixth of October City
5. New Borg El-arab City
6. Salheyah
7. New Damietta

Source : Ministère de la reconstruction et des nouvelles communautés, Le Caire (1993). (en arabe)


Parcs et foresterie urbaine dans le grand Caire{{}}

De grands parcs publics et des vergers privés ont été établis en Egypte il y a plus de mille ans. Le plus ancien est le verger et parc public de Khomaraway, établi en 885 et qui couvre la zone située entre la Mosquée d’Ibn Touloun et la citadelle actuelle. Le deuxième est le parc Ikhsheid sur l’île de Rodah (une île du Nil) établi en 936, suivi par le parc Kafour, établi en 965. De nombreux grands parcs et jardins ont été créés par la dynastie des Fatimides aux abords du Caire. L’expansion de la ville s’est accompagnée d’un accroissement des espaces verts et des parcs publics et privés, notamment dans les faubourgs de Garden City, Maadi, Hélouan, Marg et Héliopolis. Les Ayyoubides avaient créé un parc dans le centre du Caire sur une superficie de 75 acres. Les parcs se sont dégradés sous les Mamelouk jusqu’à l’indépendance de l’Egypte sous Mohammed Ali en 1805. Il est le promoteur de certains des parcs et jardins publics les mieux conçus et les plus riches en espèces du Caire. Malheureusement, la plupart de ces parcs se sont dégradés depuis la deuxième moitié du 19e siècle. A présent, il est estimé que l’espace vert par habitant au Caire est d’environ 0,17 m2, par rapport à la moyenne mondiale de 16 m2, ce qui montre la situation déplorable qui sévit dans la capitale égyptienne.

Les nouveaux projets d’établissement de zones vertes dans le grand Caire sont nombreux sous l’angle de la distribution et des organismes responsables de leur mise en oeuvre (tableau 3). La plantation d’arbres d’alignement progresse et le plan est de verdir environ 2 000 acres au Caire d’ici l’an 2000.


La ceinture verte du Caire{{}}

Le principal objectif de la ceinture verte du Caire est de protéger la ville contre les tempêtes de sable et la poussière qui soufflent des déserts de l’est et de l’ouest. Elle devrait mesurer 100 km et s’étendre parallèlement au boulevard périphérique (figure 3). Les premiers 6 km sont déjà été achevés à un coût de 1,25 million1 de livres égyptiennes (LE) et le coût total devrait atteindre 70 millions2 en quatre ans. Le coût par arbre au cours de la première étape est estimé à 1 4003 livres égyptiennes, chiffre très élevé mais qui comprend les puits et les pompes. La ceinture verte consiste en un rideau-abri de une à trois rangées d’arbres sur les deux côtés de la route ainsi que des boisements couvrant de 5 000 à 20 000 acres. Des arbres à usages multiples sont utilisés principalement comme protection contre le vent et pour la production d’ombre et de bois. Jusqu’ici, on a utilisé Eucalyptus camaldulensis, Casuarina glauca, C. cunninghamiana et Acacia saligna. Il est envisagé aussi de planter des arbres fruitiers comme Morus alba, Morus nigra, Tamarindus indica, Ficus sycamorus et Ceratonia seliqua mais leur protection contre le broutage et le vandalisme au cours des premiers stades de la croissance constitue un problème.

Tableau 3 : Espaces verts (parcs publics) du grand Caire{{}}

MunicipalitéNbre.Superficie (m2)MunicipalitéNbre.Superficie (m2)
Sahel 19 256 446 Zytoun 37 81 307
Rue El Farag 11 20 781 Ain Shams 30 96 413
Choubra 8 81 221 Matariah 14 28 200
Charibia/Zawia 8 135 112 Salam 14 249 283
Abdien 28 103 474 Héliopolis 69 1 756 199
Le Caire-ouest 50 1 013 874 Nassr City 43 691 891
Masr Qadima 19 186 076 Parcs centraux 4 882 000
Maadi 42 277 668 Giza-sud 28 56 120
Hélouan 27 742 760 Giza-ouest 33 56 700
Tabbin 10 74 119 Giza central 72 261 200
Le Caire-sud 39 127 892 Giza-nord 20 33 530
Le Caire central 71 75 693 General Park Authority 4 273 000
Waily 32 170 144 Qanater Khairiah - 1 050 000
Manshiet Nasser 12 52 900 Choubra-ouest 7 32 200
Total (m2) : 8 748 236

Notes : Six parcs ont été utilisés pour le projet du nouveau métro.
Deux parcs ont servi à la construction d’hôpitaux.
Deux parcs ont été remis au Département des antiquités

Sources : General Organization for Cairo Landscape (1994) ; Gouvernorat de Giza (1994) ; et Central Information Unit, EEAA (1994).


1 1,25 million LE = environ 35 700 dollars EU (1997)

2 70 million LE = environ 2 millions de dollars EU (1997)

3 1 400 LE = environ 40 dollars EU (1997)

Photo 4

M.H. El-Lakany Photo 4 : Espaces verts dans la banlieue du Caire (Maadi)

Figure 3 : Boulevard périphérique et ceinture verte du grand Caire{{}}

Figure 3

Source : Ministère de la reconstruction et des nouvelles communautés, Le Caire (1994). (en arabe)


Rôle potentiel de la foresterie urbaine et périurbaine{{}}

Les avantages des arbres et de la végétation en général dans les villes et leurs alentours sont reconnus depuis longtemps. Ces avantages peuvent être regroupés dans les grandes catégories suivantes (Greye et Deneke, 1978) : amélioration du climat ; limitation de l’expansion démographique ; élimination des eaux d’égout ; réduction du bruit ; atténuation de la pollution atmosphérique et production agricole.


Amélioration du climat{{}}

Les principaux facteurs climatiques qui influencent l’homme sont le rayonnement solaire, la température de l’air et sa circulation et l’humidité. Gràce à l’utilisation correcte des arbres et des arbustes, on peut créer des zones de confort par l’interaction de ces quatre facteurs.

Les villes comme le Caire tendent à être de 0,5 à 1,5 °C plus chaudes que la campagne environnante. Cette différence, qui serait appréciable en hiver, peut causer des inconvénients en été. Les arbres, les arbustes et la couverture végétale du sol améliorent la température de l’air des milieux urbains en atténuant le rayonnement solaire. Les feuilles interceptent, reflètent, absorbent et transmettent les rayons du soleil. Leur efficacité dépend, par exemple, de leur forme, de la densité du feuillage, et de la structure des branches. Les arbres et les autres types de végétation peuvent contribuer aussi à réduire les hautes températures estivales par l’évapotranspiration.

La circulation de l’air, ou vent, agit aussi sur le confort humain. Les arbres réduisent la vitesse du vent et créent des zones abritées sous le vent et au vent. Ainsi, les arbres peuvent contribuer au processus de rafraîchissement par évaporation en favorisant la prédominance des hautes températures dans les zones protégées. Les plantations sempervirentes denses exercent un effet plus prononcé que les arbres et arbustes décidus et cet effet peut être positif ou négatif suivant le moment de l’année.


Limitation de l’expansion de la population{{}}

Bien que cet objectif soit difficile à réaliser, la plupart des urbanistes conviennent que tout devrait être mis en oeuvre pour empêcher que se réalisent dans les grandes villes les niveaux alarmants de population prévus pour les prochaines décennies. Une solution consisterait à créer de nouvelles cités-satellites, autonomes sous l’angle des services, où la population serait limitée à un nombre fixe et largement susceptible d’autogestion. Dans un tel plan, l’utilisation des arbres et des forêts urbaines serait absolument indispensable, tant pour protéger l’environnement de ces nouvelles villes que pour les contenir dans les limites établies. Ce plan ne réussira que si les villes sont bien séparées les unes des autres. En outre, les principales artères devront contourner les villes et passer de préférence à travers des zones boisées pour diminuer la pollution et le bruit. Des ramifications relieraient les villes au réseau routier principal, mais ne seraient utilisées que par les résidents ou des personnes ayant des occupations dans la ville.

Malheureusement, dans les circonstances actuelles, la création de nouvelles villes écologiquement rationnelles paraît quelque peu utopique. D’importantes ressources financières de même qu’une forte volonté politique seraient nécessaires. Il est aussi très difficile de contenir ou même de canaliser l’expansion « naturelle », ou le développement anarchique, des villes existantes. La foresterie urbaine devra être mise en oeuvre, de manière plus réaliste, dans le cadre de la situation existante malgré ses inconvénients. Comme on l’a vu, les difficultés sont énormes mais l’expérience passée montre que des progrès peuvent être accomplis si l’on inculque l’amour de la nature à tous les niveaux de la population, et si les plantations urbaines ne sont pas imposées du dehors aux quartiers pauvres. La gestion participative pourrait représenter la clé du succès.


Gestion des eaux usées{{}}

La croissance démographique accélérée accompagnée d’une expansion des industries a créé des problèmes croissants d’élimination des déchets. A cause du haut coût des méthodes techniquement affinées, des solutions meilleur marché devront être envisagées pour se défaire des effluents. Une solution prometteuse est l’élimination des eaux usées dans des étangs de stabilisation. Ces systèmes réduisent la pollution des rivières, permettent de conserver et de recycler l’eau et consentent le recyclage des éléments nutritifs pour une utilisation future. L’emploi de ces systèmes dans l’élimination des effluents dépendra de leur composition chimique. Les eaux usées des zones résidentielles sont normalement utilisables alors qu’il faudra traiter les eaux usées industrielles pour les débarrasser de substances toxiques susceptibles de nuire aux systèmes biologiques. On pourrait utiliser les eaux usées pour l’irrigation des plantations arboricoles dans les projets de foresterie périurbaine, à condition que les arbres ne produisent pas de fruits comestibles.


Réduction du bruit{{}}

Le Caire, de même beaucoup d’autres grandes villes du Proche-Orient, sont parmi les plus bruyantes du monde. Les experts en la matière qualifient souvent le bruit de « pollution invisible » qui a des effets aussi bien physiques que psychologiques. Les effets physiques consistent dans la transmission d’ondes sonores à travers l’air, alors que les effets psychologiques concernent la réaction de l’homme au son.

La propagation du bruit à l’extérieur est causée par : a) la nature de la source (sa fréquence, sa composition, son emplacement et la nature [ligne ou point] de la source ; b) le type de terrain et de la végétation au-dessus desquels passe le son ; et c) l’état de l’atmosphère (vitesse et direction du vent, et température).

Photo 5

M.H. El-Lakany Photo 5 : Etangs de stabilisation à Abu Rawwach, sud du Caire

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M.H. El-Lakany Photo 6 : Agrumes et palmiers irrigués avec l’eau des égouts, Abu-Rawwach, sud du Caire

Photo 7

M.H. El-Lakany Photo 7 : Cultures fourragères et de plein champ, brise-vent de pacaniers et casuarinas irrigués avec l’eau des égouts, Gabal El Asfar, est du Caire

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M.H. El-Lakany Photo 8 : De vieilles plantations périurbaines de casuarinas et d’eucalyptus irriguées avec l’eau des égouts sont remplacées par des champs de maïs à à Gabal El Asfar

La mesure dans laquelle ces plantes sont capables de réduire le bruit est déterminée par le son luimême, les caractéristiques de la plantation et les conditions climatiques. Les facteurs relatifs à la plantation incluent l’espèce, l’emplacement des arbres par rapport à la source du son et au récepteur, ainsi que la hauteur et la densité des arbres. Les facteurs climatiques comprennent la direction et la vitesse du vent, la température et l’humidité. Outre leurs fonctions de déviation, d’absorption, de réfraction, de réflexion et de dissimulation, les plantes peuvent aussi atténuer le son en influençant le climat local, à savoir par la stabilisation de la température, la modification de la vitesse du vent et d’autres facteurs (El-Lakany et al., 1981).

Dans les zones résidentielles urbaines, une seule rangée d’arbustes denses, renforcée par une deuxième rangée d’arbres plus élevés et d’une profondeur totale de 6 m, crée un écran efficace contre le bruit des voitures. La protection des banlieues et des zones rurales ou des autoroutes exige des ceintures plus larges (environ 50 m) consistant en plusieurs rangées d’arbres de haute taille densément établis à intervalles rapprochés.


Atténuation de la pollution atmosphérique{{}}

On sait que les plantes produisent de l’oxygène lors du processus de pyhotosynthèse. Il a été suggéré que les plantes pourraient jouer un rôle important en réduisant la pollution atmosphérique par l’oxygénation de l’air (introduction d’un excédent d’oxygène dans l’atmosphère) et la dilution (mélange d’air pollué et d’air frais). Il a donc été postulé que lorsque l’air pollué circule autour des plantes et à travers de l’air à peine oxygéné, un phénomène de dilution se produit qui réduira la pollution. Cependant, aucune donnée scientifique n’a confirmé cette théorie. De fait, il a été estimé que l’oxygène produit annuellement par acre de superficie boisée représente 0,03 pour cent de l’oxygène total trouvé sur cet acre. Ainsi, l’oxygénation par les plantes paraît inopérante dans la réduction des polluants atmosphériques gazeux.

Cependant, les arbres peuvent réduire une partie de ces polluants gazeux par absorption. Une étude concernant la pollution par l’ozone et les superficies boisées a montré que si une masse d’air contenant 150 ppm d’ozone restait posée au-dessus d’une forêt pendant huit heures, la végétation absorberait à peu près 80 pour cent de ce gaz. Les grands arbres éliminent plus d’ozone que les petits arbres. Et plus les feuilles sont grandes et nombreuses, plus les stomates s’ouvrent et éliminent efficacement l’ozone. Une étude menée récemment a montré qu’une zone verte d’une largeur de 500 m établie autour des usines réduira les concentrations de SO2 de 70 pour cent et celles de NO de 67 pour cent (Grey et Deneke, 1978).

La fonction principale des plantations urbaines et périurbaines est la réduction des particules qui polluent l’atmosphère telles que le sable, la poussière, les cendres, le pollen et la fumée. Les feuilles, les branches, les tiges et la structure de leur surface (feuilles velues) piègent les particules qui sont ensuite lessivées par les précipitations. La transpiration augmente l’humidité, favorisant la déposition des particules transportées par l’air. Les résultats de ces processus peuvent être observés facilement sur les arbres proches des usines ou le long de routes de gravier.

Les arbres dissimulent souvent aussi les effluents et les odeurs désagréables en les remplaçant par un parfum agréable de feuillage et de fleurs ou simplement en les absorbant. Lorsque l’on plante pour diminuer la pollution atmosphérique, il faudra suivre les directives suivantes :

  • Les plantations devront être perpendiculaires aux vents dominants.
  • Les plantations ouvertes et perméables devront être associées à des peuplements denses formant une barrière.
  • Les plantations devront former une enceinte concentrique par rapport à la source de pollution.


Production agricole{{}}

La production vivrière durable dépend d’un environnement favorable et stable. Les arbres et les forêts exercent une profonde influence sur l’environnement au niveau local aussi bien que régional et mondial. En protégeant le sol contre l’érosion et en stabilisant les flancs des collines, les côtes exposées et d’autres zones fragiles, ils contribuent à préserver l’intégrité des terres agricoles. Ils peuvent aussi influencer les régimes du climat et de l’eau qui sont tous deux d’une importance cruciale pour l’agriculture au Proche-Orient. Le couvert ligneux peut, en outre, exercer une influence considérable en modérant les températures de l’air et du sol et en accroissant l’humidité relative. Ces deux effets sont généralement favorables à la croissance des cultures, comme on peut le constater dans de nombreux systèmes agroforestiers.

La mesure dans laquelle ces avantages sont réalisés dépend du nombre d’arbres en jeu. Un arbre planté isolément sur une exploitation ne pourra avoir qu’un effet limité et localisé. Plus la structure du couvert et l’espacement des arbres simule une forêt fermée, notamment dans les zones périurbaines, plus sera prononcé l’effet favorable sur l’humidité et la température.

L’ombre projetée par les arbres peut avoir des effets négatifs aussi bien que positifs. L’ombre sur les cultures ou les pâturages réduit l’activité phitosynthétique et, au-delà d’un certain niveau, influencera les taux de croissance. Cependant, du fait que les arbres modifient aussi la température et l’humidité, ces facteurs pourraient plus que compenser la réduction de la lumière dans les plantations urbaines.

L’impact des forêts sur l’approvisionnement en eau superficielle et sur le débit des cours d’eau est une autre question très importante, surtout en ce qui concerne la production vivrière et la sécurité alimentaire, bien que ce sujet soit entouré de beaucoup de mythes et d’incompréhension. Les systèmes hydrologiques sont très complexes. S’il est vrai que les forêts peuvent jouer une grande variété de rôles utiles, l’hypothèse selon laquelle les plantations d’arbres profitent toujours à la disponibilité en eau est une grave simplification. Beaucoup dépend de la profondeur du sol, des pratiques d’utilisation des terres et d’une série d’autres facteurs.

Photo 9

M.H. El-Lakany Photo 9 : Plantations autour des nouvelles agglomérations (Tenth of Ramadan City)

Photo 10

M.H. El-Lakany Photo 10 : Cultures périurbaines et bouquets de palmiers près du Caire

Photo 11

M.H. El-Lakany Photo 11 : Plantations forestières périurbaines sur des sols touchés par le sel (nord-ouest du Caire)

Sous les formes les plus simples d’agriculture périurbaine, où la faible disponibilité de terres ne permet qu’une stratégie de travail limitée, les agriculteurs itinérants alternent les périodes de cultures et les périodes de jachère afin que le couvert forestier puisse se régénérer et restaurer la fertilité du sol. A mesure que s’accroît la pression sur les terres, imposant l’agriculture permanente, diverses formes de cultures associées sont appliquées. En Algérie, en Tunisie et au Maroc, sur les flancs de montagne, des haies vives d’Acacia spp. stabilisent les sols des terrasses et accroissent la fertilité, permettant aux agriculteurs de cultiver de manière durable des sols qui, autrement, seraient improductifs. Cependant, pour que des méthodes agricoles intensives comme les cultures associées soient applicables dans les conditions qui règnent sur le terrain, il faudrait jouir de droits d’utilisation des terres sûrs et à long terme, un luxe que ne peut se permettre la majorité des agriculteurs itinérants en vertu des systèmes tribaux en vigueur au Proche-Orient.

Les arbres servent aussi à protéger les cultures des dommages causés par le vent. En Egypte, par exemple, l’emploi des arbres comme rideaux-abris a permis d’augmenter la production céréalière de plus de 30 pour cent (Khalil, 1982). En Algérie, en Tunisie, en Libye, au Maroc et dans d’autres pays, les arbres contribuent à stabiliser les dunes et à protéger les sols contre l’envahissement du sable.


La foresterie urbaine et périurbaine au Caire : les contraintes{{}}


Problèmes techniques{{}}

Le choix des espèces appropriées dans un environnement défavorable{{}}

L’établissement et la gestion de forêts urbaines et périurbaines au Caire se heurtent à plusieurs problèmes techniques. En premier lieu, l’explosion démographique a déterminé une urbanisation anarchique où les espaces verts périurbains et les arbres ont été remplacés par des agglomérations surpeuplées. En deuxième lieu, les zones vertes et les arbres existants sont constamment exposés à des phénomènes écologiques nuisibles comme les vents chauds et desséchants et les tempêtes de sable, sans compter la forte pollution de l’air, du sol et de l’eau due aux industries. C’est pourquoi parmi les espèces qui dominent normalement dans les plantations urbaines et périurbaines du Caire figure Ficus refusa, un arbre connu pour sa résistance élevée aux conditions climatiques et édaphiques défavorables. Il jouit aussi d’une bonne tolérance vis-à-vis de nombreuses maladies et infestaticns d’insectes. Pour introduire d’autres espèces qui peuvent survivre dans un environnement aussi peu accueillant, il faudra mener des essais dans les zones urbaines plutôt que dans des pépinières isolées employées comme laboratoires, afin de vérifier la réaction réelle des arbres aux facteurs de dégradation qui caractérisent la capitale. Le manque d’espace qui est propre aux villes limite les activités d’entretien comme l’émondage ou l’application d’insecticides, et il faudra aussi tenir compte de cette contrainte.

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M.H. El-Lakany Photo 12 : Plantation d’arbres d’alignement à la Citadelle, vieux Caire

En ce qui concerne la sélection des espèces appropriées, dans de graves cas de dégradation il pourrait être nécessaire de recourir à des espèces pionnières comme les casuarinas ou les acacias pour améliorer le site avant d’établir des plantes plus désirables. En général, toutes les plantes devront être examinées pour en déterminer la compatibilité avec les conditions environnementales existantes (tableau 4).

Tableau 4 : Espèces convenant à la foresterie urbaine et périurbaine en Egypte{{}}

Espèce (nom latin)

Famille

Espèce (nom local)

Objectif

Casuarina equisetifolia Linn. Casuarinacées Casuarina deel el-hosan 1 (B-R)
Casuarina cunninghamiana Mig. Casuarinacées El-Casuarina El-Hamra 1 (B-R)
Casuarina glauca{} Casuarinacées El-Casuarina El-Bida 1 (B-R)
Eucapyptus camadulensis Dehn. Myrtacées Kafur 1 (B-R)
Eucalyptus globulus Labill Myrtacées Kafur El-Sakeea 1 (B-R)
Dalbergia sisso Roxb. Légumineuses Sarsou 1 (B-R)
Populus nigra Linn. Salicacées El-Hor E-Aswad, Baqs. 1 (B-R)
Acacia saligna (Labill) H. Wendi Légumineuses Acasia 2 (F-CS)
Acacia nilotica (L) Wild. Ex. Del. Légumineuses El-Sunt-Shagare Al-Samgh Al-Arabi 2 (F-CS)
Prosopis juliflora Swartz, DC. Légumineuses Mosquite 2 (F-CS)
Tamcris aphylla (L.) Karst Tamaricacées Tarfa, Atel, Abal 2 (F-CS)
Salix babylonica Linn. Salicacées Safsaf om El-Shoor 2 (F-CS)
Salix safsaf Forsk Salicacées Safsaf Baladi 2 (F-CS)
Delonix regia{} Légumineuses Ponciana 3 (AA)
Jacaranda ovalifolia R.Br. Bignoniacées Jacaranda 3 (AA)
Cassis nodosa Hamilton Légumineuses 3 (AA)
Araucaria heterophylla R.Br. Araucariacées Shagare eed el-milad 3 (AA)
Lagunaria patersonii Don Méliacées Bodret el-afrit 3 (AA)
Sterculia platanifolia Linn. F. Sterculiacées 3 (AA)
Melia azedarach Linn. Méliacées El-zanzalacht 3 (AA)
Eucalyptus citriodora{} Myrtacées Kafur limoni 3 (AA)
Ficus retusa Linn. Moracées El-Ficus el-aadi 3 (AA)
Ficus laurifolia Moracées 3 (AA)
Ficus religiousa Linn. Moracées Ficus abou lesan 3 (AA)
Ailanthus glandulosa Desf Simarubacées Shagaret el-samaa 3 (AA)
Magnolia grandifolia Linn. Bignoniacées El-Manolia 3 (AA)
Grevillea robusta A. Cunn. Protéacées Sindyan hariri 3 (AA)
Peltophorum africanum{} Légumineuses 3 (AA)
Sterculia diversifolia Pon Sterculiacées Sterculia podret el-Afrit 3 (AA)
Sterculia acerifolia (A.) Cunn. Sterculiacées 3 (AA)
Terminalia arjuna{} Combrétacées 3 (AA)
Kigelia pinnata DC. Bignoniacées Mashtura, Abou El-Nagaf 3 (AA)
Platanus orientalis Linn Platanacées Shanar, El-Delb El-Sharki 3 (ST)
Bombax malabaricum DC. Bombacacées El-Bombax 3 (P-J)
Bauhinia alba Buch-Ham Légumineuses El-Bauhia El-Bydaa 3 (P-J)
Bauhinia purpurea Linn. Légumineuses Bauhia Khof El-Gamal 3 (P-J)
Cassia fistula Linn. Légumineuses Khiar shambar 3 (P-J)
Gleditsia triacanthos Linn. Légumineuses 3 (P-J)
Ficus benghalensis Linn. Moracées Teen Benghali 3 (P-J)
Ficus benjamina Linn. Moracées Ficus motahadel 3 (P-J)
Ficus elastica Roxby Moracées Al-teen Al-mattat, Ficus Al-mattat 3 (P-J)
Ficus parasitica{} Moracées Ficus mothalath 3 (P-J)
Ficus pandurata Hort Moracées 3 (P-J)
Citharexylum quadrangular Jacq. Verbénacées Sandarose 3 (P-J)
Schinus molle Linn. Anacardiacées Filfil warak rafeea 3 (P-J)
Schinus terebenthifolius Raddi Anacardiacées Filfil warak arid 3 (P-J)
Spathodea cumpanulata Beauv. Bignoniacées 3 (P-J)
Taxodium distichum Rich. Taxiduacées 3 (P-J)
Tecoma stans Juss Bignoniacées 3 (P-J)
Tipuana speciosa Benth. Légumineuses Abou El Makarem 3 (P-J)
Araucaria bidwilli, Hook Araucariacées Abocaria 3 (P-J)
Cupressus sempervirens Linn. Cupressacées Sarw 3 (P-J)
Pinus palustris Mill. Pinacées Sonobar tawil 3 (P-J)
Pinus helepensis Mill. Pinacées Sonobar halabi 3 (P-J)
Ceratonia siliqua Linn. Légumineuses Kharrob 4 (A-F)
Eujenia jambolana Lam. Myrtacées Bambozia 4 (A-F)
Ficus sycamorus Linn. Moracées Gimmeriz 4 (A-F)
Morus alba (Linn.) Moracées Tout Abiad 4 (A-F)
Morus nigra (Linn.) Moracées Tout Aswad 4 (F-B)
Tamarindus indica L. Légumineuses Tamr hendi 4 (A-F)
Zizyphus spina - christi Rhamnacées Nabq, cidr, shokar El-Sayed el Masih 4 (A-F)
Acacia farnesiana (L.) Wild. Légumineuses Futna 4 (H-E)


1 (B-R) : Brise-vent et rideaux-abris

2 (F-CS) : Fixation des dunes et conservation du sol

3 (A-A) : Arbres d’alignement (agrément)

3 (P-J) : Parcs et jardins (agrément)

4 (A-F) : Arbres fruitiers (produits forestiers non ligneux)

4 (H-E) : Huiles et produits d’extraction (produits forestiers nonligneux)

Envahissement du sable{{}}

Les exploitations et les communautés urbaines situées dans le désert sont constamment menacées par le sable. Certaines espèces d’arbres et d’arbustes (Tamarix et Acacia, par exemple) devraient être plantées pour fixer les dunes et permettre l’agriculture et les établissements humains. Par rapport à d’autres techniques de fixation des dunes, comme les pulvérisations de produits chimiques, les plantations forestières périurbaines se sont avérées être une méthode plus efficace.

Divers modèles de brise-vent ont été mis à l’essai en Egypte, mais les meilleurs résultats sous l’angle écologique, biologique et économique ont été obtenus en plantant un ou deux rangs de casuarinas à l’intérieur des champs agricoles et un ou deux rangs d’acacias à l’extérieur. Un espacement de 1,5 à 2 m × 1,5 à 2 m est normalement pratiqué ce qui permet d’obtenir une densité (perméabilité) de 60 à 70 pour cent. Certains agriculteurs et urbanistes préfèrent commencer le brise-vent avec un espacement de 1 m × 1 m et l’éclaircir de 50 pour cent à l’âge de 4 à 5 ans pour obtenir un revenu économique rapide de leur investissement grâce à la production de bois.

Pour des raisons évidentes, on tend à employer de préférence des arbres à usages multiples fixateurs de l’azote dans les systèmes agroforestiers des déserts égyptiens. Casuarina cunninghamiana et C. glauca sont parmi les espèces forestières les plus répandues dans les brise-vent en Egypte. Elles ont démontré leur supériorité relativement à d’autres espèces grâce à leur résistance aux conditions édaphiques et climatiques adverses (salinité, chaleur et sécheresse).

Parmi d’autres espèces à usages multiples on peut citer Acacia saligna, Eucalyptus camaldulensis, Sesbania sesban, Dalbergia sissoo, Tamarix aphylla, et Cupressus sempervirens. Cependant, quelques perplexités entourent l’utilisation de E. camaldulensis, notamment lorsque l’eau d’irrigation est limitée et la nappe phréatique profonde.

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M.H. El-Lakany Photo 13 : Dunes Khanka envahissant une agglomération à New El-Salam

Irrigation et fertilisation{{}}

A la différence des zones urbaines, dans les terres désertiques périurbaines nouvellement mises en valeur, il n’est pas nécessaire d’irriguer les brise-vent si l’on applique aux cultures ou aux pâturages une irrigation par aspersion ou par rigoles. En revanche, dans le cas de l’irrigation au goutte à goutte les lignes devront s’étendre jusqu’aux brise-vent.

Les arbres et arbustes qui composent le brise-vent sont parfois fertilisés en même temps que les cultures et l’on désherbe quelquefois manuellement le sol au-dessous ou bien l’on applique des herbicides pour protéger les champs cultivés. Si les plantes proches du brise-vent donnent des signes de stress hydrique ou de manque de nutriments, on creuse généralement une tranchée entre le brisevent et le champ pour minimiser la concurrence exercée par les racines.

La plantation de brise-vent et de rideaux-abris en tant que composantes irriguées des systèmes agroforestiers périurbains comporte certains problèmes, notamment sur des terres marginales comme les lieux désertiques. La concurrence pour l’eau et les éléments nutritifs, ainsi que des facteurs tels que l’ombre et l’infestation des ravageurs, devront être pris en compte lorsque l’on conçoit, établit et gère des brise-vent sur des sols pauvres. Le choix entre telle ou telle espèce d’arbre ou d’arbuste revêt une importance cruciale. Les agriculteurs se plaignent souvent de ces problèmes mais on est unanimement de l’avis que les avantages des brise-vent compensent largement leurs inconvénients.


Participation du public{{}}

Malgré les traditions sociales et religieuses qui encouragent la plantation et l’entretien des arbres, la participation des citoyens et des ONG aux activités de foresterie urbaine au Caire est limitée. En outre, les résultats des initiatives privées existantes dans ce domaine sont insignifiants par rapport à l’ampleur des problèmes. Comme dans de nombreuses autres grandes villes du Proche-Orient, le verdissement des zones urbaines au Caire est fonction du statut social de la population. Dans les quartiers à revenu élevé comme Maadi, Garden City, Zamalek et Héliopolis, les jardins et les parcs sont régulièrement entretenus, alors que dans les quartiers pauvres et densément peuplés les espaces verts sont pratiquement inexistants.

Les efforts accomplis par le gouvernement pour encourager la participation publique au développement des espaces verts urbains ont échoué en grande partie en raison du manque de personnel spécialisé et de la diffusion inadéquate d’informations sur des techniques forestières simples.


Aspects institutionnels{{}}

Responsabilités et coordination{{}}

Les institutions s’intéressant à la foresterie urbaine et périurbaine en Egypte sont essentiellement gouvernementales. La plantation et la gestion des arbres au Caire est du ressort des services préposés à l’embellissement du grand Caire (Greater Cairo Beautification Authority) et qui ont une administration centrale et une représentation dans chaque quartier de la ville. La municipalité du Caire, qui dépend de l’administration publique, joue aussi un rôle dans le verdissement urbain. Par ailleurs, les plantations Périurbaines sont réalisées par le Sous-Secrétariat du reboisement (Under-Secretariat of Afforestation) du Ministère de l’agriculture. Les départements gouvernementaux chargés de la délivrance de permis de construction ne s’intéressent pas à la foresterie urbaine, d’où l’exclusion des arbres de la planification urbaine.

Le Ministère du logement et des nouvelles communautés (Ministry of Housing and New Communities) est responsable de la ceinture verte entourant le Caire. En outre, les arbres sur les propriétés privées sont plantés par les propriétaires. Par ailleurs, certaines ONG (Tree of Life Society, Society of Tree Lovers et Society for Environmental protection) entreprennent des projets spéciaux de plantation d’arbres d’alignement et de verdissement de certains quartiers.

Le Services de l’environnement (Egyptian Environmental Affairs Agency) comprend un département spécial de l’agriculture et du reboisement qui promeut la plantation urbaine et périurbaine pour atténuer la pollution ou pour des motifs d’agrément. Ce département offre des dons à différents organismes gouvernementaux et à des ONG pour promouvoir la plantation d’arbres. Il est aussi responsable de la mise en oeuvre des activités de boisement du Plan d’action pour l’environnement.

Il ressort clairement de ce qui précède que la coordination entre les différentes organisations et institutions chargées des activités de foresterie urbaine et périurbaine est assez précaire, d’où un gaspillage de ressources financières et humaines. Les cairotes sont rarement consultés lors de la planification de la forestrie, sauf à l’occasion de quelques rares initiatives individuelles de plantation stimulées par la propagande du gouvernement et dues à la disponibilité de plantules fournies à faible coût par les pépinières gouvernementales.

Questions juridiques{{}}

Les questions juridiques relatives à la foresterie urbaine et périurbaine en Egypte ne sont pas clairement définies. La responsabilité juridique de la plantation d’arbres d’alignement incombe aux municipalités, alors que ces mêmes municipalités n’ont pratiquement aucune compétence en matière d’arbres plantés ou à planter sur les propriétés privées. En d’autres termes, les cairotes ne sont pas tenus légalement à planter des arbres sur leur propriété en vertu de règlements bien établis. Au titre d’un décret gouvernemental, les citadins privés ont le droit de posséder les arbres poussant sur leur propriété mais ils ne peuvent les abattre sans un permis de l’autorité locale concernée ; toutefois, cette loi n’est pas toujours respectée.

Au plan juridique, les arbres plantés le long des autoroutes et des canaux d’irrigation et de drainage appartiennent au Ministère des travaux publics (Ministry of Public Works), alors que les brise-vent sont privés ou publics suivant le lieu où ils ont été établis.

Il est recommandé que les instituts d’enseignement agricole et les écoles de planification urbaine introduisent le thème de la foresterie urbaine dans leurs programmes d’études spécialisés. Le Département des forêts (Forestry Department) de l’Université d’Alexandrie devrait avoir une faculté de foresterie urbaine pour compléter son programme d’étude. Ainsi, les organismes de planification de la ville, ceux du secteur privé et les services de vulgarisation disposeraient d’experts dans ce domaine.

Formation, vulgarisation et recherche{{}}

Les services de formation, de vulgarisation et de recherche dans le domaine de la foresterie urbaine sont très faibles en Egypte, malgré les efforts faits par le gouvernement pour promouvoir la plantation d’arbres. En effet, il n’existe pas d’organismes spécialisés de vulgarisation forestière. Le travail de vulgarisation est réalisé, pour une large part, par des agronomes et des horticulteurs employés par le Ministère de l’agriculture et le Gouvernorat du Caire et qui mènent leurs activités sur la base d’un enseignement et d’une formation non spécialisés. Cette situation ressort clairement des conflits qui éclatent entre les groupes d’intérêts citadins (ONG) et les fonctionnaires municipaux en ce qui concerne la coupe des arbres et l’émondage intensif.

Il n’existe pas d’éducation et de formation proprement dites en foresterie urbaine en Egypte. La seule institution d’enseignement et de formation spécialisée est le Département des forêts de la Faculté d’agriculture de l’Université d’Alexandrie. Elle octroie une licence d’agriculture avec une spécialisation forestière (c’est-à-dire deux ans de cours généraux d’agriculture suivis de deux ans de cours de foresterie). Plusieurs cours portent indirectement sur la foresterie urbaine, à savoir l’agroforesterie, la planification et l’établissement de brise-vent, la sylviculture, la technique de pépinières et la physiologie des arbres. Ce même département octroie une maîtrise de sciences et un doctorat en foresterie générale ou sciences du bois. D’autres facultés d’agriculture (15 écoles) ont des départments d’horticulture qui fournissent des cours non spécialisés en plantation d’arbres. Certaines des écoles de génie civil dispensent des cours d’aménagement paysager dans leurs départements d’architecture. Les urbanistes ont rarement une préparation en matière de foresterie urbaine et traitent donc mécaniquement les questions relatives aux arbres.

Des recherches pertinentes ont été menées à l’université d’Alexandrie sur les thèmes de la tolérance de certaines essences ligneuses à la pollution atmosphérique et hydrique, de l’atténuation du bruit, des effets des brise-vent, des rendements agricoles, de la multiplication des arbres forestiers et de la résistance aux maladies.


Conclusions et recommandations : {{}}

Le boisement périurbain à un rôle important à jouer dans la formulation de stratégies pour la remise en état de l’environnement dégradé de la ville du Caire pour les raisons suivantes :

  • Son rôle fondamental est l’atténuation de la pollution de l’air, du sol et de l’eau.
  • Il permet de conserver les ressources de base en sol et en eaux à des fins de production vivrière par l’établissement de rideaux-abris et de brise-vent et d’autres techniques de conservation du sol.
  • Il contribue à la production animale grâce aux systèmes sylvopastoraux, notamment à la création de « réserves » fourragères sous forme d’arbres et d’arbustes, afin de réduire les effets destructifs de la sécheressse.
  • Il renforce la production de bois d’oeuvre, de bois de feu, de charbon de bois et d’autres produits forestiers grâce à l’établissement de bouquets d’arbres aux abords de la ville.
  • Il contribue à l’emploi et aux développement ruraux, moyennant la mise en place d’industries artisanales.

Il faut intervenir activement pour couvrir tous les aspects relatifs à l’intégration des arbres et des forêts dans les zones urbaines, y compris ceux de nature juridique (législative), politique, biophysique, économique et sociale. La meilleure approche consisterait à englober les activités de foresterie urbaine et périurbaine dans les activités forestières du Plan d’action national pour l’environnement, afin de freiner la dégradation de l’environnement et de remettre en état les sites dégradés. Cette approche favoriserait le soutien politique et l’appui financier aussi bien au niveau local qu’extérieur.

A l’heure actuelle, ce qui importe en premier lieu c’est de tirer pleinement parti des connaissances existantes et, partant, d’assurer la diffusion systématique des résultats de la recherche parmi les décideurs, les praticiens et les vulgarisateurs. L’établissement de centres nationaux de documentation et d’information, seraient un pas essentiel dans la direction de cet objectif.

A moyen terme (au cours de la prochaine décennie) il conviendra de :

  • Renforcer la planification et l’organisation de la recherche en matière écologique, sylvicole et socioéconomique en général, et celles liées à la foresterie urbaine en particulier (la sélection d’essences forestières à usages multiples capables de tolérer le stress environnemental qui sévit au Caire est de la plus grande importance).
  • Mettre au point et réaliser des programmes systématiques de formation spécialisée en matière de foresterie urbaine et périurbaine à l’intention des chercheurs et des responsables de la recherche ainsi que des urbanistes.
  • Entreprendre des projets de boisement urbains et périurbains.

La présente étude de cas met en évidence le rôle du boisement dans la réduction de la dégradation environnementale et dans l’atténuation des effets nocifs de la pollution, ainsi que dans la restauration de la fertilité des terres dégradées. Certes, il est difficile de proposer et de concevoir des projets d’investissement qui soient d’ordre strictement économique en matière de foresterie urbaine et périurbaine pour le Caire. Cela ne veut pas dire nécessairement que tous les projets de boisement périurbains sont nécessairement antiéconomiques et qu’on ne pourrait pas en tirer, à un moment donné, des revenus considérables. Dans la plupart des cas, les projets seront mis en oeuvre initialement par des organismes gouvernementaux ou des organisations du secteur public. Le secteur privé pourrait être incité à réaliser des projets d’investissement périurbains spéciaux en un deuxième temps. Le revenu monétaire ne devrait pas constituer le seul critère d’évaluation de tels projets. En effet, la principale incitation à entreprendre ces projets devrait venir des conséquences escomptées du manque d’interventions visant à améliorer les conditions de vie de la capitale. Il conviendra aussi d’accorder une attention spéciale aux aspects sociologiques des projets de foresterie urbaine et périurbaine.


Références{{}}

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Baily, L.H. 1960. The standard encyclopaedia of horticulture. Vol.1, 2, 3.

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Khalil, A.E.E. 1982. Influence of windbreaks on field and forage crops in West Nubariah region. Alexandria University. [Thèse]

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WRI (Institut Mondial pour les Ressources). 1994. World Resources 1994–1995. Oxford University Press, Oxford, Royaume-Uni.


Références suggérées pour plus d’information à retrouver à la source : https://www.fao.org/4/x3994f/X3994F07.htm

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Agriculture en Egypte {{}}

L’agriculture en Égypte est en Egypte un pilier majeur de l’économie, représentant près de 12 % du PIB et employant une large part de la population active, malgré des défis importants liés à l’eau et aux terres arables. Le secteur s’articule autour de la vallée du Nil et de grands projets de mise en valeur des zones désertiques. [1, 2, 3, 4, 5]

Rôle et poids économique : {{}}

  • Pèse près de 11,8 % du produit intérieur brut national.
  • Emploie environ 28 % de la main-d’œuvre active, avec une forte présence de travailleuses dans les zones rurales.
  • Vise l’autosuffisance alimentaire tout en poussant les exportations de fruits et légumes. [1, 2, 3]

Productions et grands projets : {{}}

  • Cultures traditionnelles de céréales (blé, orge) et de légumes (fèves, oignons).
  • Essor des cultures d’exportation (agrumes, pommes de terre).
  • Extension des terres cultivées dans le désert via de grands programmes d’irrigation pilotés par l’État et l’armée. [1, 2, 3, 4, 5, 6, 7]

Défis actuels : {{}}

  • Rareté de l’eau et dépendance totale vis-à-vis du fleuve Nil.
  • Hausse des coûts des intrants et des engrais liée aux tensions géopolitiques régionales.
  • Précarité des conditions de travail pour les ouvriers et ouvrières agricoles. [1, 2, 3, 4, 5]

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Révolution verte dans le désert en Egypte - Janvier 2020 - Texte : Klaus Sieg - Photos : Jörg Böthling

Dans les zones agricoles traditionnelles d’Égypte, sur les sols alluviaux des bords du Nil, les bonnes terres se font rares. Plusieurs projets tentent de transformer le désert en terre arable. Mais la démarche est-elle durable ? {{}}

Les andains s’étendent jusqu’à la plantation de dattiers en bordure du terrain. Chacun contient 60 t de compost, qui fume et embaume l’air. « On en mangerait presque », sourit Taissir Saqr, portant une poignée à son nez. Derrière lui, un tracteur passe un retourneur dans l’un des tas. La température du compost ne doit pas dépasser 65° sous peine de tuer les micro-organismes. C’est pourquoi on le retourne et l’arrose régulièrement. « J’en prends soin comme de mes enfants », plaisante Taissir Saqr. La ferme Sekem produit chaque année 8 000 tonnes de ce précieux amendement.

« Le compostage est au cœur de notre méthode », explique Angela Hofmann en parcourant le terrain du regard. Depuis le début des années 1980, elle dirige l’activité agricole de cette exploitation fondée par Ibrahim Abouleish, à 60 km au nord-est du Caire. « Quand nous avons commencé, il n’y avait que du sable. » L’Égypte est couverte à 90 % de désert. Ibrahim Abouleish et ses collaborateurs l’ont fait verdir. Aujourd’hui, fenouil, carvi, molène, sésame, blé, aubergines et tomates sont produits sur l’exploitation.

La pédogenèse par le compost{{}}

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Angela Hofmann compte parmi les pionniers de la ferme Sekem.

Comment transformer un désert en terre fertile ? Une large ceinture d’arbres a d’abord été plantée pour l’ombre et la protection contre le vent. Les initiateurs du projet ont ensuite creusé des puits et épandu du compost, de la boue, du fumier de vache et d’autres substances organiques. Puis ils ont semé et irrigué. Dans un premier temps, les champs ont été inondés, mais désormais un réseau de tuyaux alimente des arroseurs et un dispositif efficace d’irrigation goutte à goutte. « Notre consommation d’eau a été divisée par deux. »

Au fil des ans s’est formée une couche d’humus de 30 cm d’épaisseur. Le compost joue un rôle central dans ce processus. Après un apport initial de 40 à 50 t à l’hectare mélangées au sable du désert, 10 t par campagne sont épandues. Il est essentiel d’alterner les cultures et d’éviter la mise en jachère. « Sinon, le désert reprend rapidement ses droits », souligne Angela Hofmann.

Sekem est aujourd’hui le premier producteur égyptien de plantes à infusion et livre du sésame à des boulangeries partout dans le pays. L’entreprise collabore sur 3 000 ha avec des exploitants sous contrat. Elle exporte herbes et plantes médicinales cultivées sous label bio. Elle fabrique même des vêtements avec le coton issu de ses champs.

Un désert de béton au lieu d’une mer de sable{{}}

Non loin, le désert de sable cède sa place à un autre désert – fait de béton. L’agglomération du Caire s’aggrandit et la métropole apporte son lot de polluants : gaz d’échappement ou industriels, poussières, dioxines issues du brûlage illégal des déchets. C’est la raison pour laquelle Sekem investit dans un nouveau site de 900 ha situé à des centaines de kilomètres, en plein cœur du désert de Libye.

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Coûteuse, mais efficace : l’irrigation à pivot central permet un semis dense et l’utilisation de machines sur la surface totale du champ.

En chemin, le désert révèle une large palette de formes et de couleurs. Enfin, les tas de compost de couleur sombre apparaissent, et derrière eux, les systèmes d’irrigation à pivot central. « Cette technique coûte cher à l’acquisition, d’autant plus que nous faisons marcher les pompes à l’énergie solaire », pointe Hany Hassanein, chef d’exploitation. Mais elle offre aussi des avantages majeurs par rapport à l’irrigation goutte à goutte : pas de tuyaux au sol lors des travaux aux champs, moins de réparations. La consommation d’eau est plus élevée, « mais notre rendement est presque multiplié par deux, car nous pouvons réaliser un semis plus dense. »

De nouvelles terres arables{{}}

Derrière Hany Hassanein, des hommes parcourent le champ et repiquent de la menthe dans le sable humide. Robuste et peu exigeante, cette plante poussera ici pendant les trois premières années. « Ce seront ensuite des légumineuses pendant une campagne, jusqu’à ce que nous puissions semer des plantes médicinales ou des légumes. » Du compost, il ne reste que quelques miettes sombres dans le sable jaune, qui témoignent des mesures prises pour améliorer le sol. Malgré tout, il montre pleinement ses effets. Grâce aux micro-organismes qui décomposent le sel, il offre, entre autres, une protection contre la salinisation due à l’irrigation intensive.

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Les parcelles d’agriculture traditionnelle de la vallée du Nil sont souvent surexploitées et grignotées par l’urbanisation.

Il y a peu de temps encore en Égypte, l’agriculture existait essentiellement sur les terrains alluviaux du Nil. Aujourd’hui, ces terres sont victimes de l’expansion urbaine croissante et de la pollution par les eaux usées et les pesticides. En outre, un gigantesque projet de barrage en Éthiopie sur le cours supérieur du fleuve fait peser le risque d’une pénurie d’eau.

Depuis longtemps déjà, le pays ne peut plus subvenir lui-même à ses besoins alimentaires. Sa population explose. Entre 1960 et 2017, il a vu le nombre de ses habitants passer de 27 à plus de 97 millions.

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8 000 t/an de compost sont produites à la ferme Sekem, à 60 km au nord-est du Caire.

Les importations de blé s’élèvent à environ 10 millions de tonnes, plus de la moitié des besoins annuels. Le gouvernement subventionne le pain pour éviter une nouvelle révolution comme celle de 2011. La SAU a déjà augmenté de 7 % lors des dix dernières années et le régime militaire actuel souhaite poursuivre le développement agricole du pays. Ce qui signifie : rendre le désert fertile. C’est à cette fin qu’a été lancé le “projet de 1,5 million de feddans” – le feddan étant une unité locale équivalant à 0,4 ha. L’objectif est de transformer 630 000 ha de désert en terres agricoles. Pour assurer l’irrigation nécessaire, des puits atteignant un kilomètre de profondeur doivent être creusés dans le bassin de Nubie, l’une des plus grandes nappes aquifères du monde.

Pommes de terre du désert{{}}

La traversée du désert blanc (un reg du désert de Libye) se fait sur des routes bien entretenues, entre d’immenses formations calcaires, œuvres d’art naturelles formées par les tempêtes et le soleil de plomb. Des semi-remorques transportant chacun deux tonnes de pommes de terre se traînent péniblement sur la route. Autrefois paisible, l’oasis d’Al-Farafra est devenue un centre particulièrement animé. Des rangées de camions stationnent le long des allées, sur lesquelles se croisent des moissonneuses-batteuses et des poids lourds chargés de sacs d’engrais. Des travailleurs saisonniers arborant le keffieh traditionnel attendent dans l’ombre des arbres de recevoir des instructions.

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Certains sols du désert permettent la production de pommes de terre à grande échelle.

Sur les surfaces de la société United Farm, la récolte des pommes de terre bat son plein. Premier producteur de chips du pays, United Farm a pris à bail 700 ha pour trois ans en vue d’augmenter sa production. Aux premières heures du jour, machines et hommes s’activent. Les pommes de terre doivent être en route vers le nord avant le pic de chaleur quotidien. Un tracteur réalise le buttage pour la prochaine plantation.

Dans le désert, la pression des maladies est faible.

Ali El Said{}

« Le sol est idéal ici. C’est devenu rare dans le désert », explique Ali El Said, responsable qualité, en laissant s’écouler le sable entre ses doigts. « Les 40 premiers centimètres sont constitués de sable. Il transmet rapidement l’humidité aux pommes de terre. » Celles-ci arrivent à maturité en trois à quatre mois. En outre, le sol léger et bien nivelé offre de bonnes conditions pour l’irrigation à pivot central : la lente rotation s’effectue aisément, permettant de couvrir une surface d’au moins 50 ha en vingt-quatre heures. Des nutriments sont ajoutés à l’eau. En cas de besoin, des phytosanitaires sont pulvérisés. « Dans le désert, la pression des maladies est assez faible », précise Ali El Said.

Une culture durable{{}}

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Visibles depuis l’espace : surfaces cultivées avec irrigation à pivot central dans le désert égyptien.

Non loin de United Farm, la société Daltex cultive également des pommes de terre sur une très grande surface. « Les charges sont très élevées ici », explique Mohamed Gad, le responsable d’exploitation. Daltex, premier producteur de pommes de terre d’Égypte avec 400 000 tonnes par an, souhaite s’agrandir sur près de 8 400 ha supplémentaires dans le désert de Libye. L’objectif est la culture de semences et de produits bio, essentiellement pour l’exportation. D’autres exploitations agricoles du désert faisant partie du “projet de 1,5 million de feddans” produisent aussi des denrées expédiées à l’étranger. Une entreprise saoudienne cultive même de l’herbe fourragère pour l’élevage en bordure du golfe Persique.

D’autres exploitants produisent aussi du maïs ou du blé pour le marché égyptien. Des cultures intermédiaires de Daltex sont également commercialisées en Égypte. Le projet permettra-t-il de renforcer la souveraineté alimentaire du pays ? Ou aura-t-il seulement pour effet d’enrichir de gros investisseurs ?

L’exploitation de l’aquifère du bassin de Nubie est controversée. Reste que l’Égypte n’a sans doute pas d’autre choix que d’utiliser ses déserts pour l’agriculture. La terre est là – elle doit seulement être exploitée de manière durable. De préférence, en créant une couche d’humus vivante. Ce qui permettra d’économiser de l’eau, de prévenir la salinisation des sols et les émissions de GES. Taissir Saqr, à l’exploitation agricole Sekem, a déjà le compost nécessaire pour cela.

Sekem – Faits et chiffres{{}}

  • 1977 : Le Dr Ibrahim Abouleish fonde la première ferme Sekem
  • à 60 km au nord-est du Caire, sur 70 ha de désert.
  • 200 ha : La surface actuelle du site d’origine.
  • 3 000 ha : Cultures sous-contrat avec des exploitations certifiées.
  • 900 ha : Nouveau site dans le désert occidental, sur lequel Sekem crée de nouvelles surfaces.
  • 8 000 t de compost : Quantité produite annuellement sur le site proche du Caire, pour l’entretien des surfaces existantes et la création de nouvelles terres.
  • 40 à 50 t/ha : apport initial de compost, suivi de 10 t par campagne.
  • En plus de l’activité de production agricole, la Sekem Holding, fondée en 2000, est active dans la transformation des herbes, des épices et des plantes médicinales, la fabrication de textiles à base de coton, l’exportation de fruits et légumes et la production d’aliments bio.
  • De 600 à 700 millions de sachets par an : Sekem est le premier producteur de tisanes en Égypte, toutes issues des plantes cultivées sur les terres de la société.

Source : https://lesillon.fr/irrigation-dans-le-desert-sekem-egypte/

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Synthèse des enseignements tirés à partir des situations dans les pays étudiés en Afrique dans ce dossier :{{}}

Type de projet

Exemples africains

Objectifs

Muraille verte continentale Grande Muraille Verte - 11 pays Lutte contre la désertification
Reboisement national Éthiopie Restauration des paysages
Développement territorial rural Sénégal Résilience des communautés
Gestion des zones arides Nigeria Protection des terres agricoles
Ceinture verte urbaine Nairobi Biodiversité et urbanisme
Urbanisme durable Kigali Infrastructures vertes
Ceinture verte périurbaine Le Caire Lutte contre l’étalement et le désert

Quelques enseignements tirés pour l’aménagement du territoire :{{}}

Les expériences africaines mettent en évidence plusieurs principes communs :

  • Les infrastructures vertes constituent des outils d’aménagement du territoire à part entière.

Les projets les plus efficaces associent les dimensions : environnementales ; économiques ; sociales ; climatiques.

  • Les populations locales jouent un rôle déterminant dans la réussite des projets.

Les ceintures et murailles vertes permettent simultanément : la restauration écologique ; la protection des ressources naturelles ; la création d’emplois ; l’amélioration de la résilience des territoires ; la maîtrise du développement urbain.

Conclusion : {{}}

Le continent africain constitue aujourd’hui un véritable laboratoire des politiques d’infrastructures vertes. Des projets continentaux comme la Grande Muraille Verte aux initiatives urbaines de Nairobi, Kigali ou du Caire, les expériences africaines démontrent que les ceintures et murailles vertes ne sont pas uniquement des dispositifs environnementaux. Elles représentent des outils stratégiques d’aménagement durable des territoires, capables de répondre simultanément aux défis de l’urbanisation, du changement climatique, de la sécurité alimentaire et du développement économique local.

Egypte - Projet Nouvelle Vallée ou projet Toshka

Pour l’article homonyme, voir Gouvernorat de la Nouvelle vallée.

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Vue satellite des lacs de Toshka (rouge) et de la station de pompage Moubarak (vert), points de départ du projet Nouvelle Vallée.

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Canal Sheikh Zayed dans le désert de Libye.

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Construction du déversoir amenant l’eau des lacs de Toshka en 2010

Le projet Nouvelle Vallée (en anglais : New Valley Project) ou projet Toshka (en arabe : مفيض توشكى) est un programme du gouvernement égyptien lancé en 1997 par Hosni Moubarak visant à porter la superficie des terres arables en Égypte de 6 % à 35 %. Il consiste en un système de canaux destiné à détourner les eaux du lac Nasser vers des régions désertiques du désert Libyque. Considéré comme un échec 15 ans après son lancement, il est relancé par le président Abdel Fattah al-Sissi en 2016.

Motivation{{}}

Dans un contexte de forte croissance démographique, et alors que l’Égypte doit importer la moitié de sa nourriture, le gouvernement égyptien décide de créer une « nouvelle vallée » (en référence à celle du Nil) destinée à conquérir des terres agricoles sur le désert et à construire de nouvelles villes[1],[2]. En plus d’être démographique, la motivation est également politique, le président Hosni Moubarak souhaitant que jusqu’à 20 % de la population égyptienne s’installe dans cette zone frontalière avec le Soudan. Le projet doit ainsi résoudre le problème du chômage, de la surpopulation et de la sécurité alimentaire[3].

Le but affiché est de faire passer, à terme, la superficie cultivable de l’Égypte de 5 à 25 % de sa superficie totale[4]. Dans la première partie du projet, 225 000 ha de terres doivent ainsi être bonifiées[5], et 165 000 emplois agricoles être créés[1].

Financement{{}}

Le financement, estimé à 10 milliards de francs français de 1997, est supporté entièrement par l’État égyptien, malgré des propositions de la Banque mondiale ou de bailleurs de fonds internationaux[1].

Historique{{}}

La nouvelle ville de Toshka, au milieu du désert.

Le projet était déjà prévu avec la construction du haut barrage d’Assouan par Gamal Abdel Nasser, mais a été abandonné en 1964[3].

Lors d’une crue exceptionnelle du Nil à l’automne 1996, le trop-plein de Toshka est ouvert. Le projet Nouvelle Vallée est alors proposé originellement pour utiliser cette eau[4]. Celui-ci est officiellement inauguré le 9 janvier 1997 par le président Moubarak[6], la première phase devant initialement s’achever en 2002 pour une fin des travaux en 2017[4]. 4 000 à 5 000 ouvriers travaillent jour et nuit sur le chantier.

En 2012, la surface cultivée n’est que de 21 000 ha, et les usines, logements ou autres infrastructures n’ont pas été construits[7].

En août 2014, Abdel Fattah al-Sissi annonce relancer le projet, et en août 2016 alloue environ 4 km2 de terres pour des constructions dans la ville nouvelle de Toshka, visant à héberger jusqu’à 80 000 habitants[8]

En avril 2022, le projet est relancé à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022 qui perturbe les approvisionnements en blé. Le président Abdel Fattah al-Sissi souhaite que l’Égypte, qui dépend à 80 % de la Russie et de l’Ukraine pour ses importations de blé, devienne autosuffisante[9].

Caractéristiques{{}}

Le canal Cheikh Sayed (du nom du dirigeant des Émirats arabes unis le cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyane) s’ouvre à huit kilomètres au nord de la baie Toshka du lac Nasser. Il a été creusé vers l’ouest jusqu’à la route de Darb el-Arbe’ien. Il tourne ensuite vers le nord, longeant Darb al Arba’ïn jusqu’à l’oasis de Baris, le tout sur 310 kilomètres.

La station de pompage Moubarak (du nom de l’ancien président égyptien Hosni Moubarak) dans le Toshka, terminée en mars 2005[6], est la pièce centrale du projet. D’un coût de 536 M$, elle est composée de 24 pompes verticales dont seules 18 au maximum sont censées fonctionner, les autres étant conservées pour la maintenance ou en réserve. Les piles de la station de pompage ne sont pas en béton, mais en acier, ce qui coûte moins cher et est plus résistant aux séismes. Par ailleurs, du fait de l’amplitude thermique qui va de 0 °C à 50 °C, une structure sans jointure a été choisie. Sa capacité de pompage maximale est 14,5 hm3 quotidiens[10].

Les lacs de Toshka sont le résultat accidentel de l’élévation du niveau du lac Nasser. Ils se situent dans la même région que le projet Nouvelle Vallée.

Agriculture{{}}

Agriculture dans le cadre du projet Nouvelle Vallée.

En 2011, la luzerne était la culture principale, car cette plante résiste bien aux sols pauvres et salés du désert. Du fait des conditions climatiques, une dizaine de récoltes ont lieu par an[11]. Des raisins sont également cultivés avec un système de goutte-à-goutte, et sont exportés vers l’Europe où ils sont parmi les premiers raisins de la saison.

En 2014, on constate que moins de 10 % des terres ont été bonifiées, et que seules deux entreprises d’envergure, l’une publique égyptienne et l’autre détenue par le milliardaire saoudien Al-Walid ben Talal ben Abdelaziz Al Saoud y sont présentes[12]. Cependant, les quelques fermes existantes sont prospères et fournissent des centaines d’emplois locaux[2].

Les pays du Golfe souhaitant assurer leur sécurité agricole ont investi dans le projet Nouvelle Vallée. C’est notamment le cas de l’entreprise saoudienne Al Rajhi et l’émiratie Al Dahra (en) qui cultivent chacune 100 000 feddans (soit 420 km2) de terre [13].

Plusieurs obstacles naturels gênent l’activité agricole : présence d’une barrière granitique qui a dû être dynamitée, salinité élevée des sols et coût important des infrastructures[9].

Critiques{{}}

Utilité d’un mégaprojet{{}}

Dès sa conception, ce projet fait face à des critiques : des géographes et des experts ne voient pas d’utilité à investir autant d’argent dans un projet isolé et désertique, pour une efficacité incertaine[4]. Le président Moubarak souhaiterait laisser sa marque dans l’histoire, ce qui justifierait l’ampleur du projet Nouvelle Vallée, selon des opposants[1].

Si le montant total exact n’est pas connu, il aurait coûté entre 6 et des dizaines de milliards de livres égyptiennes[12], pour un résultat décevant : seules deux entreprises d’envergure y sont présentes et, étant fortement mécanisées, elles emploient peu de monde. De plus, les coûts de production rendent les produits agricoles trop chers pour une consommation égyptienne.

Gestion de l’eau{{}}

La consommation en eau du projet dépasse les seules ressources hydriques du lac Nasser, et doit se baser sur les nappes phréatiques, l’eau de pluie, et la réutilisation de l’eau agricole[10], ce qui risque de compromettre la durabilité du projet. De plus, l’intérêt économique d’investir dans l’agriculture, qui consomme 88 % de l’eau égyptienne pour un apport à 25 % du PIB est critiquée, dans un contexte de possibles restrictions d’eau à l’avenir, liée notamment au barrage de la Renaissance en Éthiopie. Alors que l’irrigation par inondation, particulièrement mauvaise pour la gestion des ressources en eau, est utilisée sur plus de 70 % des surfaces agricoles d’Égypte, le projet Toshka va consommer 5 km3 à 9 km3 d’eau supplémentaires, sans résoudre le problème de gaspillage de l’eau en Égypte[10].

Par ailleurs, la salinité élevée des terres du désert libyque risque de nuire aux aquifères de la région[3].

Favoritisme envers les pays du Golfe{{}}

Les entreprises de pays du Golfe, Arabie saoudite et Émirats arabes unis, qui se sont implantées dans la Nouvelle Vallée ont bénéficié de conditions particulièrement favorables. Les terres ont été cédées pour 50 livres égyptiennes le feddan, alors que le prix moyen est de 11 000 livres. L’eau consommée, 210 millions de m³ annuels selon une estimation de 2019, est facturée 20 millions de livres, alors qu’au prix du marché cette somme devrait atteindre 420 millions. Les contestations en justice n’ont pas été suivies par le gouvernement [13].

Source article complet avec notes et références : https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_Nouvelle_Vall%C3%A9e

Le projet Toshka (ou projet de la Nouvelle Vallée) est un grand plan agricole et d’irrigation en Égypte lancé en 1997 pour détourner l’eau du lac Nasser vers le désert Libyque afin de créer de nouvelles terres cultivables. [1, 2]

Objectifs et Fonctionnement{{}}

  • Détournement d’eau - Utilisation de la station de pompage Mubarak et du canal Sheikh Zayed pour amener l’eau du lac Nasser dans les zones arides. [1, 2]
  • Extension des terres - Viser l’augmentation des surfaces arables pour faire face à la croissance de la population et chercher l’autonomie alimentaire. [1, 2, 3]
  • Cultures principales - Production de blé, de maïs, de raisins et de millions de palmiers dattiers. [1, 2, 3]

Historique et Relance :{{}}

  • Lancement initial - Démarré en 1997 sous Hosni Moubarak, le projet a longtemps été considéré comme un échec partiel en raison de coûts élevés et de difficultés de gestion. [1, 2]
  • Relance récente - Le président Abdel Fattah al-Sissi a relancé les travaux à partir de 2016 pour étendre rapidement les zones cultivées à travers des investissements étatiques et militaires. [1, 2, 3]

Pour un aperçu visuel des ambitions et des travaux pharaoniques entrepris au milieu du désert égyptien :

Vidéo 8:45 - En Plein Désert Égyptien, la construction de la plus grande rivière artificielle en Egypte ... 2024 - Dailymotion · 

Alors qu’elle traverse l’une des pires crises économiques de son histoire, l’Egypte se lance dans un projet fou : construire, dans le désert, l’une des plus grandes rivières artificielles qui soit. Berceau de l’ancienne civilisation pharaonique, le pays souhaite relever les défis pressants liés à l’eau. Mais plusieurs questions se posent : Quels sont les réels objectifs de ce projet ? Et comment l’Egypte souhaite les atteindre ? Mais aussi quels sont les défis ? C’est pour cela que dans cette vidéo, on te propose d’explorer les motivations, les implications et les enjeux entourant cet incroyable projet.

Pour les questions de droit d’auteur ou questions commerciales, veuillez nous envoyer un e-mail : atech@clapnetwork.com – Source : https://www.dailymotion.com/video/x8u6b5o

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Ces exemples africains offrent des références particulièrement pertinentes pour les politiques publiques africaines en matière de développement durable et de planification territoriale. {{}}

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4.
Initiatives prises dans la République populaire de Chine et concernant les ceintures vertes, les barrages verts, les murailles vertes

La Chine constitue même l’un des exemples les plus emblématiques au monde en matière de « muraille verte ». Son expérience est particulièrement intéressante pour l’aménagement du territoire, car elle combine lutte contre la désertification, planification écologique, protection des espaces agricoles et création d’infrastructures vertes à très grande échelle.

Rappel – Extrait de l’article Wikipédia sur la Chine {{}}

La Chine (en chinois : 中国, zhōngguó), en forme longue la république populaire de Chine[7] (RPC, en chinois : 中华人民共和国, zhōnghuá rénmíng gònghéguó), également appelée de manière informelle Chine populaire et Chine communiste, est un pays d’Asie de l’Est. Avec plus de 1,4 milliard d’habitants, soit environ un sixième de la population mondiale, elle est, en 2023, le deuxième pays le plus peuplé du monde, après l’Inde. La principale partie de la population se trouve à l’est du pays. Elle compte six agglomérations de plus de dix millions d’habitants : la capitale Pékin, Shanghai, Chongqing, Tianjin, Canton et Shenzhen, ainsi que plus de trente villes d’au moins deux millions d’habitants[8]. Avec une superficie de 9 600 000 km2 selon l’ONU[9] ou de 9 596 960 km2 selon The World Factbook[10], la Chine est également le plus grand pays d’Asie orientale et le troisième ou quatrième plus grand pays du monde par la superficie[11]. La Chine s’étend des côtes de l’océan Pacifique au Pamir et aux Tian Shan, et du désert de Gobi à l’Himalaya et au nord de la péninsule indochinoise.

La Chine est l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (république de Chine jusqu’en 1971, puis république populaire de Chine depuis cette date). Elle est le premier exportateur mondial et dispose de l’arme nucléaire, de la plus grande armée du monde (pour l’effectif) et du deuxième plus grand budget militaire. Gouvernée par le Parti communiste chinois depuis 1949, la Chine a adopté une « économie socialiste de marché » où le capitalisme côtoie un contrôle politique totalitaire. La Constitution de la république populaire de Chine la définit comme « un État socialiste de dictature démocratique populaire, dirigé par la classe ouvrière et basé sur l’alliance des ouvriers et des paysans ». Le préambule de la Constitution spécifie le rôle dirigeant du Parti communiste chinois et continue de citer officiellement le marxisme-léninisme comme idéologie de référence de l’État [12].

La Chine est l’une des plus anciennes civilisations au monde, et est parfois citée comme la plus ancienne civilisation continue [13]. Elle trouve son origine dans la vallée du fleuve Jaune puis s’est étendue vers le sud (conquête des territoires au sud du Yangtsé dès la dynastie Han), vers l’ouest (premières incursions en Asie centrale sous les Han, extension temporaire jusqu’à la mer Caspienne sous les Tang, conquête du Xinjiang et du Tibet sous les Qing[14]) et vers le nord (la dynastie Qing, d’origine mandchoue, apporta à la Chine la Mandchourie et la Mongolie). Au cours de son histoire, la Chine a été à plusieurs reprises divisée puis réunifiée ; elle a été par deux fois entièrement conquise par des étrangers[d] (par les Mongols au XIIIe siècle et par les Mandchous au XVIIe siècle), bien que ceux-ci aient fini par adopter les coutumes et le système administratif chinois pour gouverner l’empire. La dernière dynastie impériale, les Qing (la dynastie d’origine mandchoue qui régnait sur le pays depuis 1644), a connu une période de déclin durant la phase d’expansion coloniale des pays occidentaux, menant le pays de défaite en défaite à partir des guerres de l’opium. Le régime impérial chinois est renversé par la révolution chinoise de 1911 et la république de Chine est proclamée par Sun Yat-sen début 1912. En 1927, une guerre civile éclate avec le Parti communiste chinois, interrompue pendant la guerre avec le Japon jusqu’à la capitulation japonaise en 1945. À la suite de la victoire militaire du Parti communiste chinois sur le Kuomintang qui s’est exilé à Taïwan avec le gouvernement de la république de Chine, la république populaire de Chine est proclamée le 1er octobre 1949 en Chine continentale. Elle se présente comme une « république socialiste », et exerce depuis 1997 un contrôle sur vingt-deux provinces[e], cinq régions autonomes, quatre municipalités (dont Pékin) et deux régions administratives spéciales (Hong Kong et Macao).

La Chine a connu une période néolithique et des âges des métaux plutôt tardifs par rapport à l’Anatolie et à la Mésopotamie, mais elle a été et reste le foyer de nombreuses innovations dans les domaines des sciences et des arts[10]. Elle est à l’origine de nombreuses inventions majeures telles que la boussole[15], le papier[16], la monnaie de papier[17] ou la poudre noire[18]. La civilisation chinoise a fortement imprégné toute l’Asie de l’Est, notamment aux niveaux religieux (confucianisme, taoïsme et développement du bouddhisme chan), linguistique (les caractères chinois ont été utilisés dans toute la région et de nombreux mots chinois sont présents dans les langues qui y sont parlées), ainsi qu’artistique (calligraphie, peinture, imprimerie, instruments de musique, arts martiaux)….

Source pour lire tout l’article détaillé : https://fr.wikipedia.org/wiki/Chine

Autre accès sur la Chine à partir de ‘Vikidia, l’encyclopédie des 8-13 ans’

La Chine (en mandarin : 中国), officiellement nommée la République populaire de Chine, est un État communiste situé en Asie dont la capitale est Pékin (Beijing). Troisième pays par la superficie avec 9 596 960 km², c’est le pays le plus peuplé au monde avec 1,4 milliard d’habitants. La langue officielle est le chinois mandarin. La Chine est devenue l’une des plus grandes puissances de la planète.

Sommaire : {{}}

https://download.vikidia.org/fr/images/thumb/7/70/Carte_de_Chine.png/250px-Carte_de_Chine.png
Population en 20221.450.000.000 habitants

Référence : https://fr.vikidia.org/wiki/Chine

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Une synthèse structurée des principales initiatives chinoises relatives aux ceintures vertes, des barrages verts (brise-vent et ceintures forestières) et à la Grande Muraille verte, ainsi qu’une analyse de leurs résultats et de leurs limites.

Résumé :{{}}

Depuis la fin des années 1970, la Chine mène le plus vaste programme de reboisement et de restauration écologique jamais entrepris. Ces initiatives poursuivent plusieurs objectifs : lutter contre la désertification ; réduire les tempêtes de sable ; protéger les terres agricoles ; limiter l’érosion des sols ; améliorer les ressources en eau ; capter du carbone ; soutenir le développement rural.

Le programme emblématique est le Three-North Shelterbelt Program (TNSP), souvent appelé Grande Muraille verte de Chine, lancé en 1978 et prévu jusqu’en 2050. Il constitue aujourd’hui la plus importante opération mondiale de restauration écologique.

Le contexte - Dans les années 1950-1970, plusieurs régions chinoises connaissent : une déforestation importante ; le surpâturage ; une forte érosion éolienne ; l’avancée rapide des déserts (Gobi, Taklamakan notamment).

Les tempêtes de sable affectent régulièrement : Pékin ; Tianjin ; la Mongolie intérieure ; le nord-est chinois. Les pertes agricoles deviennent considérables.

Mise à jour - La Grande Muraille verte (Three-North Shelterbelt Program){{}}

Lancement début : 1978, fin prévue : 2050  ; durée : 73 ans

Il couvre : le Nord ; le Nord-Ouest ; le Nord-Est de la Chine.

Cela représente : environ 4 millions de km², près de 42 % du territoire chinois, plus de 500 comtés concernés.

Objectifs - Le projet vise à créer une immense ceinture forestière afin de : freiner les vents ; fixer les dunes ; réduire les tempêtes de sable ; protéger les cultures ; améliorer les sols ; favoriser les précipitations locales ; augmenter les stocks de carbone.

Les ’barrages verts’ en Chine {{}}

Les Chinois utilisent largement le principe des forêts-abris (shelterbelts).

Il ne s’agit pas d’un mur continu d’arbres mais d’un réseau composé de : bandes forestières ; haies arborées ; plantations agricoles ; végétation fixatrice de dunes ; barrières en paille ou en végétaux.

Ces dispositifs ralentissent : la vitesse du vent ; l’érosion ; le déplacement du sable. Ils constituent de véritables barrages verts.

Les ceintures vertes agricoles - Autour des zones cultivées sont implantées ces espèces : peupliers ; pins ; saules ; espèces locales résistantes à la sécheresse.

Leur rôle est de protéger les cultures ; conserver l’humidité des sols ; limiter l’évaporation ; augmenter les rendements agricoles.

Les techniques employées - La Chine ne se limite plus aux plantations massives d’arbres. Les techniques actuelles comprennent :

Le reboisement : plantations mécanisées ; espèces adaptées au climat ; restauration naturelle.

La stabilisation des dunes - Utilisation de grilles de paille (’straw checkerboards’), d’arbustes, de grilles, de graminées.

Ces ouvrages ralentissent immédiatement le déplacement du sable avant même que les arbres ne poussent.

La gestion des pâturages - Certaines zones sont : clôturées ; mises en repos ; restaurées.

La restauration des bassins versants - Les actions comprennent : le reboisement des pentes ; la lutte contre le ravinement et l’amélioration des sols.

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Les principaux déserts concernés{{}}

Désert de Gobi - Objectif : stopper son extension vers Pékin.

Rappel - Le désert de Gobi (mongol : ᠭᠣᠪᠢ, cyrillique : говь, MNS : govi, lit. « désert » ; en chinois : 戈壁沙漠 ; pinyin : gēbì shāmò ou plus brièvement 戈壁, gēbì) est une vaste région désertique comprise entre le nord de la Chine et le sud de la Mongolie. Il englobe environ un tiers de la surface de la Mongolie. Le bassin désertique est délimité par les montagnes de l’Altaï, la steppe de Mongolie, le plateau tibétain et la grande plaine de Chine du Nord. Au sens propre, le mot « gobi » (prononcé gov) désigne en mongol un territoire semi-aride (le désert est appelé tsöl) en forme de grande cuvette (étymologie : racine eurasienne *gob « creux, concave »). Le désert de Gobi revêt une importance historique, non seulement pour son appartenance à l’Empire mongol, mais aussi parce qu’il constituait l’un des points de passage de la route de la soie. Une partie du désert ainsi que des fossiles situés dans le désert ont été inscrits sur la liste indicative au patrimoine mondial de l’Unesco en 2014[ 1],[2]……..

Désert de Gobi — Wikipédia

Désert de Gobi Source : Wikipédia

Désert du Taklamakan - L’un des plus vastes déserts du monde. Des plantations périphériques et des ouvrages de stabilisation y limitent l’ensablement des infrastructures et des oasis.

Rappel - Le Taklamakan (تەكلىماكان قۇملۇقى en ouïghour, Täklimakan qumluqi en UKY, chinois : 塔克拉玛干沙漠 ; pinyin : Tǎkèlāmǎgān shāmò) est un désert continental d’Asie centrale, dont la grande majorité de la surface se trouve dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang en République populaire de Chine. Il est surnommé la « Mer de la mort ». L’étymologie du mot Taklamakan est incertaine, les deux hypothèses les plus vraisemblables étant soit un emprunt à l’arabo-persan (« endroit délaissé, à l’abandon ») soit une expression strictement ouïghoure, taqlar makan, signifiant « lieu des ruines ». De forme ovoïde, ce désert occupe une vaste cuvette géologique bordée par les massifs du Pamir et des Tian Shan au nord et à l’ouest et par la cordillère du Kunlun puis le plateau du Tibet au sud. Il se situe à l’ouest du désert de Gobi. Avec 1 000 km d’ouest en est et 500 km du nord au sud et une surface de 270.000 km2[1], il s’agit du 18e désert le plus vaste, bien que ce classement varie selon les sources [2],[1]. Le désert conjointement avec les forêts de peupliers de l’Euphrate ont été proposés en 2010 pour une inscription au patrimoine mondial et figure sur la « liste indicative » de l’UNESCO dans la catégorie patrimoine naturel [3]……..

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/7e/Tarimrivermap.png/330px-Tarimrivermap.png

Désert du Taklamakan Source : Wikipédia

Désert de Kubuqi – Il est ouvent cité comme un exemple de réussite. Les actions combinent : restauration écologique ; implication des entreprises ; développement économique local.

Rappel - Le Désert Kubuqi (chinois simplifié : 库布其沙漠 ; chinois traditionnel : 庫布其沙漠 ; pinyin : kùbùqí shāmò) est un désert long de 262 km d’est en ouest, situé sur le plateau d’Ordos, ville-préfecture d’Ordos, dans la région autonome de Mongolie-Intérieure, en République populaire de Chine. Il est intégré au désert d’Ordos, et est situé au sud du fleuve Jaune. Il a la particularité d’être une bande très longue de sable, mais peu large et qui ne bouge pas. On y trouve le parc de loisirs du désert Kubuqi (库布其沙漠旅游景区, kùbùqí shāmò lǚyóu jǐngqū, « paysage touristique du désert Kubuqi »)[1]. On y entre en voiture tout-terrain, dans un parcours qui ressemble à des montagnes russes. On peut faire un tour à dos de chameau au sein d’une caravane, du tir à l’arc mongol. On sort du désert en se laissant glisser sur une luge en bordure des dunes de sable ou bien à l’aide d’une tyrolienne……… Source : Wikipédia

Vidéo 7:33 La Chine transforme un DÉSERT en FORÊT ! Le monde de Gourdil 14 mai 2023 - 🔔 Pour s’abonner :  / @lemondedegourdil  📷 Mes réseaux :  / le_monde_de_gourdil   / le_monde_de_gourdil  🔥Description : Et si la réponse à tous nos problèmes était simplement de planter des arbres ?

Dans cette vidéo, nous allons explorer l’un des plus grands projets écologiques au monde : la Grande Muraille Verte de Chine, également connue sous le nom de ’Projet Brise-Vent des Trois Nord’. Avec 66 milliards d’arbres plantés sur une distance de 4500 km, ce projet est censé aider à combattre l’avancée du désert de Gobi, qui représente un véritable fléau pour la santé des humains, des animaux et l’économie chinoise.

Au cours de cette vidéo, nous allons découvrir les raisons pour lesquelles la Chine a décidé de lancer ce projet, les défis qu’elle a dû surmonter et les techniques utilisées pour planter autant d’arbres. Nous allons également discuter des impacts positifs et négatifs de ce projet, notamment en ce qui concerne la qualité des sols, la biodiversité et les populations locales. La Grande Muraille Verte de Chine est-elle la solution miracle pour sauver notre planète ? Quelles sont les limites de ce projet ? Comment peut-on s’en inspirer pour construire un avenir plus vert et durable ? Restez avec nous pour en savoir plus sur ce sujet fascinant et d’actualité ! 📖 CHAPITRES 00:00 Intro 00:21 C’est quoi le problème ? 02:06 La solution chinoise 03:21 Réussite relative 05:03 Et si on laissait la nature faire ? 06:27 Conclusion / Outro

🙏Crédit : Miniature : photo tirée du creative Commons dePexel, vidéos tirées du Creative Commons sur Pixabay, Pexel ainsi que France TV et NBC News Musique : Epidemic Sound database 📚Source : https://www.geo.fr/environnement/chin... https://www.francetvinfo.fr/replay-ra... https://www.radiofrance.fr/franceinte... https://www.courrierinternational.com... https://www.francetvinfo.fr/monde/chi... https://www.wordforest.org/2022/03/11... 👉Tag : Grande Muraille Verte de Chine,, désert de Gobi, planter des arbres, environnement, écologie, biodiversité, qualité des sols, Chine, changement climatique, tempêtes de sable, population locale, développement durable, impact environnemental, développement économique, limites, avenir, documentaire, reportage, désertification, géographie

Source : https://www.youtube.com/watch?v=8zw2WjbXHmk

A consulter également :

Grande muraille verte », une forêt surgie du désert ...{{}}

Ouest-France https://www.ouest-france.fr › leditiondusoir - 2 oct. 2025 — Autour et dans le désert de Kubuqi, la plantation de l’équivalent de 840.000 terrains de football de champs et de végétation a permis de créer ...

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Regard sur les résultats observés en Chine : {{}}

Les études disponibles mettent en évidence plusieurs effets positifs.

Réduction des tempêtes de sable - Le nombre de tempêtes affectant Pékin a diminué depuis les années 2000, même si cette évolution dépend aussi d’autres facteurs climatiques.

Reboisement - La couverture forestière nationale est passée d’environ 12 % au début des années 1980 à plus de 24 % aujourd’hui, grâce à plusieurs programmes de reboisement.

Protection agricole - Les forêts-abris : réduisent les pertes de sols ; améliorent les rendements dans certaines zones ; diminuent les dégâts liés au vent.

Développement local - Les projets favorisent : l’emploi rural ; l’écotourisme ; certaines productions forestières.

Les limites de ces initiatives en Chine - Malgré ces succès, plusieurs critiques ont été formulées.

Monocultures - Les premières plantations utilisaient souvent : des peupliers et des pins.

Ces peuplements étaient vulnérables aux maladies, aux sécheresses et à certains insectes.

Consommation d’eau - Dans certaines zones arides : les arbres consomment beaucoup d’eau et certaines nappes phréatiques ont baissé.

Taux de survie - Les premières campagnes de plantation ont connu des mortalités élevées. Depuis une quinzaine d’années, la stratégie privilégie davantage : les espèces végétales locales ; des arbustes ; une régénération naturelle.

Adaptation écologique - Les chercheurs insistent désormais sur la nécessité :

  • d’adapter les espèces au climat local ;
  • de ne pas planter partout ;
  • de restaurer les écosystèmes plutôt que de créer uniquement des forêts.

Évolution de la stratégie chinoise :{{}}

Les premières décennies étaient centrées sur : « planter le plus d’arbres possible ». Aujourd’hui, l’approche est plus intégrée : restauration des paysages ; protection des sols ; gestion de l’eau ; implication des communautés locales ; diversification des essences végétales.

Des analyses récentes soulignent que la continuité du financement public, l’horizon de long terme (1978-2050) et l’adaptation progressive des méthodes qui expliquent en partie les résultats obtenus, en contraste avec d’autres projets internationaux plus fragmentés.

Conclusion :{{}}

L’expérience chinoise montre que les ceintures vertes, les barrages verts et la Grande Muraille verte constituent un ensemble cohérent de politiques de restauration des terres plutôt qu’un simple alignement d’arbres. Les résultats sont significatifs en matière de lutte contre la désertification, de réduction de l’érosion et de protection des zones agricoles, mais ils s’accompagnent de défis persistants (choix des essences, disponibilité en eau, biodiversité). Les enseignements les plus souvent mis en avant sont la durée exceptionnelle du programme, la stabilité des financements, l’adaptation des techniques aux contextes locaux et l’intégration progressive des dimensions écologiques, agricoles et socio-économiques.

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Les limites du modèle chinois - La littérature scientifique met également en évidence certaines limites.

Les monocultures forestières :{{}}

Les premières phases du programme ont parfois privilégié : des plantations massives d’une seule espèce ; des essences peu adaptées aux conditions locales.

Cela a entraîné : des taux de mortalité élevés ; une faible biodiversité ; une consommation importante des ressources en eau.

Les contraintes hydriques :{{}}

Plusieurs régions concernées sont particulièrement arides. Les chercheurs soulignent que : toutes les zones désertiques ne sont pas adaptées au reboisement ; certaines techniques de restauration des sols sont plus efficaces que la plantation systématique d’arbres.

L’évolution des politiques publiques - Face à ces difficultés, la Chine a progressivement adopté une approche plus diversifiée fondée sur : la restauration des écosystèmes ; l’utilisation d’espèces locales ; la gestion durable des ressources hydriques ; une meilleure planification écologique.

Enseignements pour l’aménagement du territoire{{}}

Critères

Grande Muraille Verte chinoise

Date de lancement 1978
Échéance 2050
Finalité Lutte contre la désertification
Échelle Nationale
Objectifs Reboisement, protection des terres et adaptation climatique
Bénéfices Protection des sols, séquestration du carbone, amélioration des paysages
Limites Monocultures, contraintes hydriques, coûts de gestion
Enseignement principal Une approche intégrée de l’aménagement écologique des territoires

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Les « ceintures vertes » urbaines en Chine{{}}

Les grandes villes chinoises développent également des politiques comparables aux « Green Belts » occidentales.

  • Pékin - La capitale chinoise a mis en œuvre plusieurs programmes visant à : développer des ceintures vertes périphériques ; protéger des espaces naturels ; améliorer la qualité de l’air ; limiter certaines formes d’étalement urbain.

Les objectifs poursuivis sont : l’amélioration du cadre de vie ; la préservation des continuités écologiques ; la création d’espaces récréatifs ; la régulation climatique urbaine.

Les ceintures vertes de Pékin désignent à la fois les grands anneaux de verdure plantés autour de la capitale pour bloquer les tempêtes de sable et les nouveaux axes piétons urbains. Ce plan s’inscrit dans le vaste projet national de la Grande Muraille Verte. [1, 2, 3, 4, 5]

Objectifs et Aménagement :{{}}

  • Lutte contre le sable - La ceinture forestière protège la ville contre les vents et la poussière venant du désert de Gobi.
  • Pistes urbaines - Une piste verte de 80 kilomètres relie des parcs et des sites historiques le long du deuxième périphérique de la ville.
  • Grand plan 2050 - Le projet prévoit de planter des milliards d’arbres pour lier écologie et zones de vie. [1, 2, 3, 4, 5]

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Ceinture Verte Urbaine du Deuxième Périphérique de Pékin{{}}

Système circulaire de promenades plantées riveraines du centre-ville de Pékin.

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La Ceinture Verte Urbaine du Deuxième Périphérique de Pékin est un système de sentiers piétonniers verts aménagés le long des Douves de la ville dans le Centre-ville de Beijing, d’une longueur totale de 80 kilomètres, dont la continuité a été achevée en décembre 2024. Cette ceinture verte relie les quatre districts de Dongcheng, Xicheng, Chaoyang et Fengtai, connectant plus de 460 hectares d’espaces verts tels que le Parc du Longtan et le Parc des vestiges de la muraille Ming, ainsi que plus de 40 sites historiques et culturels comme le Temple du Ciel et le Temple des Lamas, et des zones commerciales comme le Hutong Wudaoying. Le projet a permis de combler huit points de rupture par la construction de nouveaux sentiers et passerelles, et a transformé le tronçon entre la Porte de Dongbianmen et le Pont de Guangming en un paysage de type jardin, avec la construction de parcs adaptés à tous les âges, équipés de poteaux d’éclairage intelligents et de postes de service public, créant ainsi 160 000 mètres carrés d’espaces de loisirs et neuf postes de repos publics. Le Bureau des Affaires Hydrauliques de Pékin et le Département des Parcs et Jardins prévoient de créer une carte de visite culturelle du ’Jardin des Berges’ à travers des activités culturelles thématiques. Selon le ’Plan d’action pour la gestion globale des transports de Beijing en 2026’, la municipalité de Pékin créera en 2026 un modèle de la Ceinture Verte Urbaine du Deuxième Périphérique de Pékin.

Nom en chinois 环二环城市绿道

Espaces verts connectés - 460 hectares de parcs et espaces verts -

Localis­ation géographique - Centre-ville de Beijing

Équipements de service : 9 stations de service public

Longueur totale 80 kilomètres

Points culturels : plus de 40 sites historiques

Planification et construction

Pékin a lancé la planification du système de Ceinture Verte Urbaine du Deuxième Périphérique en 2015, avec une longueur initiale prévue d’environ 35 kilomètres. Par la suite, la disposition du tracé principal de 80 kilomètres a été précisée grâce à des plans et à la conception des nœuds paysagers. Le Projet de Voie Verte du Parc de la Zone de Séparation Verte (Phase I de la Section de Chaoyang), mis en œuvre en juin 2023, a fourni une base de connexion pour la construction de l’ensemble du système. En décembre 2024, le Projet de connexion de la promenade riveraine des douves nord a été achevé, marquant ainsi l’ouverture complète de l’ensemble du tracé. En tant que projet prioritaire de services publics liés au bien-être de la population pour l’année 2024, son achèvement signifie la connexion intégrale sur 80 kilomètres de la promenade riveraine et de la ceinture verte urbaine du deuxième périphérique, permettant aux citoyens de parcourir l’intégralité du trajet autour du deuxième périphérique. Selon le « Plan d’action pour la gestion globale du transport de Pékin » publié en février 2026, la municipalité de Pékin s’emploiera à créer un modèle de ceinture verte urbaine du deuxième périphérique.

Le projet a principalement porté sur la transformation de huit points de rupture, notamment les rives nord et sud de l’Écluse de Andingmen et les rives nord et sud du Pont de Yonghegong, utilisant des structures telles que des pontons et des passerelles pour réaliser la continuité des espaces riverains. Simultanément, les garde-corps de la zone de gestion de la station d’écluse ont été démontés et 20 000 mètres carrés de plateformes sur l’eau ont été ajoutés, améliorant ainsi l’accessibilité et la proximité avec l’eau.

Disposition spatiale - La voie verte s’étend le long du deuxième périphérique et des douves de la ville. Son tracé est divisé en plusieurs sections : la section nord du deuxième périphérique (de Xizhimen à Dongzhimen), la section est du deuxième périphérique (de Dongzhimen à Dongbianmen), la section des douves sud (de Dongbianmen à Xibianmen) et la section ouest du deuxième périphérique (de Xibianmen à Xizhimen). Il forme des nœuds paysagers tels que ’Pluie de Fleurs sur l’Ancienne Rivière’ et ’Chant du Matin, Ombre du Soir’. Le tronçon du canal de défense Nord a été enrichi de 90 000 arbustes à fleurs, comme des lilas et des Malus spectabilis , associés à 20 000 Macrophanerophytes , créant un volume d’espaces verts équivalent à trois fois celui du Jingshan Park . Le tronçon entre la porte de Dongbianmen et le pont de Guangming a fait l’objet d’aménagements favorables à tous les âges, avec l’installation d’équipements de loisirs éducatifs pour enfants et de voies accessibles.

Sur le plan structurel, elle relie plus de 460 hectares d’espaces verts urbains, tels que le Parc du Longtan et le Parc des vestiges de la muraille Ming , ainsi que plus de 40 monuments historiques et culturels, dont le Temple du Ciel et le Temple des Lamas, formant ainsi un réseau écologique bleu-vert basé sur ’l’intégration des Trois Réseaux’. En intégrant les zones boisées de protection des berges, elle transforme les espaces verts fermés en espaces de loisirs ouverts, servant quotidiennement plus de 10 000 personnes.

Section de Xicheng de la Ceinture Verte du Deuxième Périphérique
Section de Xicheng de la Ceinture Verte du Deuxième Périphérique
Section de Xicheng de la Ceinture Verte du Deuxième Périphérique

Section de Xicheng de la Ceinture Verte du Deuxième Périphérique

La longueur totale de la voie verte est d’environ 80 kilomètres (une fois son achèvement complet).

Équipements annexes - Des poteaux d’éclairage intelligents avec fonction vocale ont été installés, et les équipements de service tels que les marches et la signalisation ont été améliorés. Neuf nouveaux postes de service public ont été construits pour offrir des services de repos et d’eau potable, accompagnés de la construction de places de sport et de plateformes d’observation.

En 2024, le Projet de connexion de la promenade riveraine des douves nord a été achevé. Ce projet a permis d’améliorer les équipements de service de la promenade riveraine, tels que les marches et la signalisation, d’installer des poteaux d’éclairage intelligents avec fonction vocale, et de réaliser des travaux de verdissement sur les espaces verts environnants.

Fusion culturelle - Le long de la ceinture verte sont installés le Groupe de Sculptures ’Mémoires de la Capitale’, et à des nœuds comme la Porte Andingmen, un paysage urbain mêlant ancien et moderne est présenté. La ceinture verte relie en chemin plus de 40 sites de monuments historiques et culturels, tels que le Temple du Ciel et le Temple des Lamas, ainsi que plus de 460 hectares d’espaces verts urbains, dont le Parc Longtan et le Parc des Vestiges de la Muraille Ming. Fin 2024, le Projet de connexion de la promenade riveraine des douves nord a été achevé, permettant la connexion complète sur 80 kilomètres de la promenade riveraine et de la ceinture verte du deuxième périphérique. Les citoyens peuvent désormais la parcourir d’un bout à l’autre.

Le Bureau des Affaires Hydrauliques de Pékin et les services des espaces verts vont collaborer pour créer la carte de visite culturelle ’Jardin des Berges’. Ils prévoient d’organiser une série d’activités telles que des salons thématiques, des concerts et des expositions photographiques, afin de créer une atmosphère culturelle unique. En 2024, la transformation du segment de la Porte de Dongbianmen en un espace paysager de type jardin a été réalisée, avec l’installation de 12 ensembles de dispositifs d’interprétation culturelle.

La piste verte s’étend sur environ 80 kilomètres. Elle a été entièrement connectée en décembre 2024. Sa largeur varie de 1,5 mètre à 3 mètres, et sa surface est plate, adaptée à la marche et au vélo. La piste verte relie plus de 460 hectares d’espaces verts urbains comme le Parc du Longtan et le Parc des vestiges de la muraille Ming , plus de 40 sites historiques et culturels comme le Temple du Ciel et le Temple des Lamas, ainsi que des zones commerciales comme le Hutong Wudaoying. Neuf postes de service public de loisirs y sont également aménagés.

Le parcours de la piste verte est principalement divisé en quatre sections : la section nord du deuxième périphérique (de Xizhimen à Dongzhimen) traverse les parcs urbains du boulevard intérieur et les espaces verts riverains des deux rives des douves de la ville du boulevard extérieur ; la section est du deuxième périphérique (de Dongzhimen à Dongbianmen) traverse les parcs urbains des boulevards intérieur et extérieur ; la section des douves sud (de Dongbianmen à Xibianmen) traverse les espaces verts riverains le long des douves ainsi que quatre parcs urbains fluviaux : le Jardin des Cent Mètres de Splendeur, le Grand Espace Vert de Nanxiang, le Parc de la Capitale Centrale Jin et le Parc Xibinhe ; la section ouest du deuxième périphérique (de Xibianmen à Xizhimen) traverse les espaces verts de la rue financière et le Parc Shuncheng le long du boulevard intérieur.

L’ensemble du parcours a permis d’aménager 160.000 mètres carrés d’espaces de loisirs pour les citoyens. Cependant, il convient de noter que certains postes de service public peuvent être inutilisés, que l’éclairage nocturne peut être insuffisant sur certaines sections, et que le système de signalisation le long du parcours nécessite des améliorations.

Des éclairages nocturnes sont installés dans des zones comme le Canal de Défense Nord (section de Xicheng), créant une ambiance chaleureuse et agréable pour les paysages nocturnes riverains. Des panneaux d’exposition culturelle sont disposés le long du parcours, intégrant une dimension éducative et de vulgarisation scientifique.

A l’avenir, les services des eaux et le Département des Parcs et Jardins s’appuieront sur la piste verte urbaine riveraine du deuxième périphérique pour créer conjointement une carte de visite culturelle ’Jardin des Berges’, en proposant une série d’activités culturelles telles que des salons thématiques, des concerts et des expositions photographiques.

Développements futurs - Conformément au plan du système de pistes cyclables des « trois ceintures », le réseau piétonnier et cyclable continuera d’être connecté aux transports publics. Selon le Plan d’action pour la gestion globale des transports de Pékin en 2026, l’année 2026 mettra l’accent sur la création d’un modèle de Ceinture Verte Urbaine du Deuxième Périphérique de Pékin et d’un modèle de piste verte riveraine dans la zone « deux parcs, une rivière », tout en avançant la construction des pistes vertes riveraines clés le long de la rivière Ba, de la rivière Tonghui, de la rivière Qing et du Grand Canal . Parallèlement, il est prévu de réaliser la continuité complète des pistes vertes sur les deux rives de la rivière Qing, ainsi que la connexion de la rive droite des rivières Qing, Wenyu et Nord. Dans le cadre de l’amélioration de la qualité du système piétonnier et cyclable, il est prévu d’ajouter 20 kilomètres de trottoirs et d’élargir 80 kilomètres de trottoirs existants. Fin 2024, avec l’achèvement du Projet de connexion de la promenade riveraine des douves nord, la promenade riveraine et la ceinture verte urbaine du deuxième périphérique ont atteint une continuité complète sur 80 kilomètres, permettant aux citoyens de marcher d’un bout à l’autre. La capacité de service quotidienne moyenne a été portée à 100 000 personnes. À l’avenir, les départements municipaux des eaux et des parcs et jardins s’appuieront sur la Ceinture Verte Urbaine Riveraine du Deuxième Périphérique pour créer conjointement la carte de visite culturelle du « Jardin des Berges », en organisant une série d’activités telles que des salons thématiques, des concerts et des expositions photographiques, afin d’enrichir les formes de participation des citoyens.

Références :

北京80公里环二环滨水步道城市绿道全线连通 . 百家号 . 2024-12-25

北京打造“水岸花园”文化名片 环二环滨水步道和城市绿道全线贯通 . 百家号 . 2024-12-27

北京绿道走出幸福美景(行天下) . 百家号 . 2019-11-27

#0元玩转这座城 徒步西二环环二环绿道-大众点评 . 大众点评网 . 2024-04-08

打通绿色“动脉” !这里将新添39公里城市绿道→ . 百家号 . 2023-06-01

环二环城市绿道平面图及景观 . 北京市园林绿化局 . 2015-06-03

2026年北京市交通综合治理行动计划 . 首都之窗 . 2026-02-02

北京今年将打造环二环城市绿道样板,清河两岸绿道将全线贯通 . 百家号 . 2026-02-02

环二环城市绿道-北京市园林绿化局(首都绿化委员会办公室) . 北京市园林绿化局 . 2026-01-31

骑行路线推荐 | 云淡风轻,骑行感受京城初秋之美→ . mp.visitbeijing.com.cn . 2025-09-05

Traduction réalisée avec l’assistance de l’IA - Accord de l’utilisateur

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  • Ceintures vertes urbaines en Chine : cas de Shanghai

Shanghai - Le schéma directeur de Shanghai intègre : des corridors écologiques ; des espaces agricoles protégés ; des parcs métropolitains ; des infrastructures vertes périurbaines. Ces dispositifs participent à la gestion des eaux pluviales ; l’adaptation au changement climatique ; la limitation des îlots de chaleur urbains.

La politique des ceintures vertes à Shanghai s’articule autour de grands parcs écologiques multifonctionnels, de la lutte contre la pollution et de la requalification des espaces périphériques. Elle illustre la transition d’une simple barrière forestière vers un réseau vivant intégré à la ville. [1, 2]

Objectifs et Évolution de la Ceinture Verte de Shanghai : {{}}

  • Origine et rocade - Structurée initialement le long de la rocade extérieure pour freiner l’étalement urbain et purifier l’air.
  • Multifonctionnalité - Évolution vers des parcs écologiques ouverts aux loisirs, à la protection de la faune et aux mobilités douces (comme autour du Parc du Siècle).
  • Reconnaissance - Les parcs de la ville circulaire sont labellisés pour leurs bonnes pratiques de développement durable urbain. [1, 2, 3]

« « « {{}}

Avec la ceinture forestière extérieure de Shanghai, une ville-jardin prend forme{{}}

2025-12-11 {{}}

« Regarde, ils picorent la nourriture comme des poulets mais ils savent nager ! » s’exclama une jeune femme avec émerveillement, en pointant un groupe d’oiseaux noirs cherchant de la nourriture dans un marais.

« Est-ce qu’ils sont des poulets ou pas ? » me demanda-t-elle, ainsi qu’à un autre homme. Nous étions tous les trois sur la même passerelle, en train d’observer la faune dans un parc humide du district de Pudong, l’après-midi du 3 décembre.

« Ce ne sont définitivement pas des canards ! » lui assurai-je. Ils n’ont pas de pattes palmées et leurs becs rouges avec des pointes jaunes sont bien différents des becs des canards. Cependant, c’était tout ce que je pouvais dire. Je n’étais pas sûr qu’il s’agisse d’un type spécial de poulet capable de nager.

« Ils s’appellenthei shui ji(黑水鸡 poulet d’eau noir), » ajouta l’homme à côté de moi, mais lui non plus n’était pas sûr qu’il s’agisse de poulets.

L’incapacité à définir les oiseaux noirs polyvalents qui pouvaient marcher, nager et même voler ne nous a pas dérangés, car nous nous sommes perdus dans la beauté sereine du marais brillant sous le soleil oblique.

Alors que l’homme et moi continuions à marcher autour du marais, il me dit : « Je suis venu ici plusieurs fois. J’aime cet endroit vierge avec ses nombreux roseaux, surtout quand ils reflètent les rayons du coucher de soleil. »

L’homme, surnommé Xiao, est un professeur à la retraite de littérature chinoise bien verse dans ’Le Livre des Chansons’, la plus ancienne collection de poésie de Chine composée de plus de 300 poèmes datant du 11ème siècle av. J.-C. au 6ème siècle av. J.-C. Il avait enseigné le chef-d’œuvre dans un collège avant de prendre sa retraite il y a plusieurs années.

Avec la ceinture forestière extérieure de Shanghai, une ville-jardin prend forme

Wang Yong / Shanghai Daily

M. Xiao prend des photos d’un marais de roseaux au parc humide de Jinhai à Pudong.

Un paysage poétique{{}}

« Les roseaux sont une image romantique dans ’Le Livre des Odes’, » a déclaré M. Xiao, aujourd’hui âgé de 68 ans. « Le paysage rustique ici s’harmonise parfaitement avec ces poèmes anciens. »

Alors que nous flânions autour du marais riche en roseaux et certaines autres plantes aquatiques émergentes, M. Xiao commença à réciter un passage du ’Livre des Odes’ :

« 蒹葭苍苍,白露为霜.

所谓伊人,在水一方.

溯洄从之,道阻且长.

溯游从之,宛在水中央. »

« Les roseaux et les joncs sont d’un vert profond, {}

Et la blanche rosée devient givre. {}

L’homme auquel je pense, {}

Se trouve quelque part près de l’eau. {}

Je remonte le courant à sa recherche, {}

Mais le chemin est difficile et long. {}

Je descends le courant à sa recherche, {}

Et voilà ! il est au milieu de l’eau. »{}

(Traduit par James Legge, 1815-1897)

Le marais de Rosin dans le parc humide Jinhai de 41,8 hectares à Pudong avait inspiré le poète dans l’enseignant à la retraite. Et ce n’est pas seulement ’Le Livre des Chansons’ qui lui est venu à l’esprit. Il a pris une photo d’un bateau vide couché tranquillement dans un autre coin du marais de rosin et l’a complété avec une ligne d’un poème de la dynastie Tang (618-907 après JC), qui peut être traduit comme suit :

’Au ferry sauvage, il n’y a personne, et le bateau dérive seul.’{}

Avec la ceinture forestière extérieure de Shanghai, une ville-jardin prend forme

Wang Yong / Shanghai Daily

M. Xiao accompagne sa photo d’un vers d’un poème de la dynastie Tang.

« Personne n’est là » en effet, car le marais, parsemé de nombreuses îles de roseaux, n’est accessible qu’aux oiseaux aquatiques.

Comme je l’ai découvert plus tard grâce à des recherches en ligne, les créatures « étranges » qui picoraient comme des poulets mais savaient nager n’étaient pas du tout des poulets, mais plutôt un type d’oiseaux aquatiques appelés poules d’eau (Gallinula chloropus). En chinois, on les appelle commodémenthei shui ji. Le professeur à la retraite avait au moins le nom chinois correct.

La présence des poules d’eau et de certains autres oiseaux aquatiques témoigne de l’attrait des marais bien végétalisés, largement inaccessibles aux humains. Mercredi dernier, nous avons aussi aperçu des grèbes castagneux (Tachybaptus ruficollis) filant à travers ou plongeant dans le marais…

Le parc des zones humides de Jinhai n’a pas toujours été un lieu poétique pour des personnes comme M. Xiao, ni un refuge pratique pour les oiseaux aquatiques. Au début, il faisait partie d’une ceinture forestière de 98 kilomètres autour du périphérique extérieur de Shanghai, dont la construction a commencé en 1995. Il est devenu un parc seulement en 2016 après des années de reconstruction commencées en 2007, mais pendant longtemps avant 2022, ce n’était pas un habitat idéal pour les oiseaux aquatiques.

En juillet 2022, le parc a commencé à être davantage aménagé. Au moment de son ouverture à la fin de la même année, le parc avait ajouté davantage de plantes aquatiques émergentes et créé plusieurs plages rocheuses peu profondes pour attirer les oiseaux aquatiques. Les îles de roseaux que nous avons observées de loin mercredi dernier faisaient également partie de l’histoire de la reconstruction du terrain du parc des zones humides.

Si la première phase de rénovation, débutant en 2007, a transformé des forêts autrefois inaccessibles en un parc principalement destiné à la visite humaine, la deuxième phase, commencée à l’été 2022, a créé un environnement où toutes les créatures peuvent vivre en harmonie.

La manière de faire à Shanghai{{}}

L’évolution du parc humide de Jinhai est un exemple révélateur de la manière dont Shanghai a transformé sa ceinture forestière à fonction unique autour de sa rocade extérieure en une série de parcs écologiques multifonctionnels pour les humains et la faune au cours des 30 dernières années.

En octobre, les parcs écologiques de la ville circulaire ont été sélectionnés comme l’un des meilleurs cas de cette année dans le cadre du Programme de partage des connaissances de l’Initiative phare mondiale pour le développement durable, lancé conjointement par des experts d’organisations telles que ONU-Habitat, l’UNESCO, le PNUE et l’Union géographique internationale, ainsi que par plusieurs universités, notamment celles de Chine, des États-Unis, d’Allemagne, de Corée du Sud et de Singapour.

Zhu Dajian, un expert renommé en développement urbain, a déclaré dans un article publié en octobre sur son compte public WeChat que Londres a été la première ville (dans l’histoire moderne) à créer une ceinture verte pour empêcher l’étalement urbain tout en préservant davantage d’espaces verts.

Il a expliqué que Londres avait relativement suffisamment d’espace à sa disposition lorsque la ceinture verte a commencé à être construite au début du XXe siècle - la première étape de l’urbanisation. Shanghai, d’autre part, a donné l’exemple de la façon dont une ville métropolitaine peut continuellement étendre son espace vert pour les gens et la faune malgré l’espace relativement limité au milieu de l’urbanisation continue.

Zhu a également comparé le développement de la ceinture verte de Shanghai à celui de Tokyo. Il a noté que la ceinture verte ronde de la capitale japonaise a finalement cédé à l’expansion des chantiers de construction, tandis que la ceinture verte de Shanghai s’est étendue en parcs écologiques qui servent à relier les gens des deux côtés de la route ronde extérieure tout en fournissant un habitat idéal pour la faune.

Le plaisir d’observer les oiseaux{{}}

Une cabane en bois en forme de baril se trouve au bord du marais de Rosin au parc humide de Jinhai, où les gens peuvent observer les oiseaux à distance. Alors que M. Xiao, l’enseignant à la retraite, réglait ses positions de caméra pour prendre des photos des oiseaux et des roseaux, j’ai regardé autour des murs intérieurs de la cabane en bois unique en son genre et ai vu une photo d’un beihongweiqu (Daurian Redstart, ou Phoenicurus auroreus) prise par un observateur d’oiseaux.

’Je connais cet oiseau’, ai-je dit à M. Xiao, attirant son attention sur ce que j’avais trouvé. C’est une petite passerine connue pour son plumage vibrant et son chant mélodieux, qui se reproduit généralement dans les régions tempérées du nord, mais migre souvent vers le sud dans des climats plus chauds en hiver.

’Comment le savez-vous ?’ demanda M. Xiao curieusement.

’J’ai appris le beihongweiqu d’un jeune observateur d’oiseaux dans le parc Suide, dans le district de Jiading, le 29 novembre’, ai-je répondu. ’Elle m’a dit que bei au nom de l’oiseau signifie ’nord’ en chinois, tandis que hongweiqu signifie ’redstart’.’

« Où est Suide Park exactement ? » demanda-t-il. Je lui ai dit qu’il pouvait prendre la ligne 11 du métro. Comme je l’ai découvert au cours de recherches sur le terrain au cours des deux dernières semaines, la plupart des parcs écologiques autour de la route périphérique extérieure de la ville sont à 3 km à pied des stations de métro les plus proches.

La jeune femme que j’ai rencontrée à Suide Park le 29 novembre a déclaré qu’elle était une observatrice d’oiseaux dévouée depuis de nombreuses années. Elle a ouvert son appareil photo pour me montrer les photos qu’elle avait prises d’un beihongweiqu et d’un busti à gorge d’argent (Aegithalos glaucogularis) dans le parc ce jour-là, et m’a informé de leurs habitats.

Elle a été l’une des 28 « citoyennes scientifiques » – observateurs d’oiseaux dédiés – qui ont visité Suide Park et le jardin adjacent Butterfly Language Garden le 29 novembre pour observer les oiseaux sous les auspices du centre de la ville pour le développement d’espaces verts publics, y compris ces parcs écologiques autour de la ville.

Avec la ceinture forestière extérieure de Shanghai, une ville-jardin prend forme

Wang Yong / Shanghai Daily

Ci-dessus et ci-dessous : des « citoyens scientifiques » observent les oiseaux au Jardin du Langage des Papillons dans la banlieue du district de Jiading sous la supervision d’experts.

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Wang Yong / Shanghai Daily

Au Jardin Linguistique Butterfly, une autre jeune ornithologue m’a dit qu’elle avait repéré pas mal de grives à dos gris (Turdus hortulorum), également un oiseau migrateur.

Je ne pouvais pas identifier beaucoup d’oiseaux, mais le 29 novembre, j’ai apprécié écouter un chœur d’oiseaux à la fois dans le parc de Suide et au Jardin Linguistique Butterfly, tandis que je suivais les ornithologues à travers des forêts colorées composées notamment d’arbres à suif chinois (Triadica sebifera), de ginkgos (Ginkgo biloba) et d’ahuehuetes (Taxodium mucronatum).

Le 4 décembre, le centre de développement des espaces verts publics de la ville a publié une liste des oiseaux découverts par des « scientifiques citoyens » dans les deux parcs le 29 novembre. Ils ont trouvé 26 espèces d’oiseaux dans le parc Suide et 21 espèces dans le jardin Langage des Papillons. La plupart de ces oiseaux apparaissaient dans les deux endroits, comme le rougequeue à front blanc, le mésange à gorge argentée, le grive à dos gris et le gros-bec chinois.

Comme le parc des zones humides de Jinhai, le parc Suide et le jardin Langage des Papillons ont tous deux été rénovés sur la base des anciennes ceintures forestières périphériques.

« Je viens ici tous les jours pour faire de l’exercice », m’a dit un homme d’âge moyen lorsque nous nous sommes rencontrés dans le parc Suide le 29 novembre. Il enseignait à un autre homme d’âge moyen comment pratiquer le tai-chi.

’Il me faut seulement 15 minutes pour conduire sur une moto de ma maison au parc’, a-t-il déclaré.

Puis, en regardant autour de moi, je voyais aussi des personnes âgées danser dans une place au bord de la rivière et de jeunes familles manger dans des zones de tentes du parc bien boisé.

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Wang Yong / Shanghai Daily

Les gens dansent dans le parc Suide, district de Jiading.

Un garçon était assis dans une voiture-jouet à pousser pendant que sa mère poussait la voiture en montée jusqu’à ce qu’ils atteignent tous les deux le sommet du chemin courbe bordé de grands arbres où je me tenais.

La mère maintint la voiture-jouet immobile un instant, puis la retourna, et soudain la lâcha : l’enfant se retrouva seul à manier la voiture-jouet alors qu’il descendait à grande vitesse comme un objet en chute libre.

« N’as-tu pas peur que la voiture-jouet de ton fils bascule sur le chemin courbe ? » demandai-je à la mère d’un ton surpris.

« Pas du tout, » m’assura-t-elle avec un sourire. « Il connaît bien cet endroit. Nous venons souvent jouer ici. Le parc est presque à notre porte. »

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Wang Yong / Shanghai Daily

Une mère pousse son enfant dans une voiture-jouet dans le parc Suide.

Mon parc préféré{{}}

Un homme de 83 ans, surnommé Chen, qui habite dans le district de Putuo, fréquente également un parc écologique près de chez lui. Il a pris l’habitude de marcher tous les jours dans le parc écologique Fengxiang Zhixiu, situé dans le district voisin de Baoshan, sauf lorsqu’il pleut.

Je l’ai rencontré le 1er décembre alors que je cherchais comment me rendre à pied de ce parc écologique au district de Putuo tout proche, où un autre parc est en rénovation et en expansion.

« Je vais vous montrer le chemin, » a-t-il dit avec un large sourire. « Mais la porte entre les deux parcs est fermée maintenant, car le parc de Putuo est encore en construction. »

J’ai suivi son doigt pointant et me suis dirigé vers la porte qui sépare le parc existant dans le district de Baoshan du parc en construction à Putuo.

« Le parc de Putuo sera bientôt achevé, » m’a assuré le vieil homme.

Il avait raison.

Le parc Xinyang en construction à Putuo est l’un des 10 nouveaux parcs écologiques qui seront terminés cette année, portant à 50 le nombre de parcs écologiques en périphérie de la ville, avec une superficie totale de 1 738 hectares. À terme, les parcs écologiques en ceinture de Shanghai s’étendront des deux côtés de la route de la Ceinture Extérieure pour couvrir une superficie totale de 287 kilomètres carrés.

« Qu’est-ce que vous aimez le plus dans ce parc de Baoshan ? » ai-je demandé à l’homme de 83 ans alors que nous marchions lentement le long de sentiers sinueux faiblement éclairés, entourés de noix ailées chinoises et d’arbres au camphre, dont la plupart mesuraient au moins 30 mètres après des décennies de croissance.

Il répondit en deux mots chinois simples : shu duo (beaucoup d’arbres).

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Wang Yong / Shanghai Daily

Des personnes se promènent dans le parc Fengxiang Zhixiu, bien boisé,

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Wang Yong / Shanghai Daily

Un sentier sinueux est entouré de grands arbres dans le parc Fengxiang Zhixiu.

Le vieil homme vient de la province rurale d’Anhui et cultivait des rizières jusqu’à l’âge de plus de 70 ans. Sa femme est décédée il y a trois ans, puis il a déménagé à Shanghai pour vivre avec ses deux fils, qui dirigent un restaurant ensemble. Il est un visiteur régulier de l’écoparc de Baoshan depuis sa réouverture en 2023 après rénovation sur la base d’une ancienne ceinture de forêt à l’anneau extérieur.

’Il devrait y avoir beaucoup d’arbres dans votre ville natale’, ai-je dit.

’Nous avions principalement des champs de riz. Ici, on voit de grands arbres partout’, a-t-il expliqué.

En effet, les chiffres officiels montrent que les arbres couvrent 83 % du parc écologique. Et lorsque la rénovation a commencé en juillet 2022, les travailleurs ont gardé la plupart des arbres intacts en construisant des sentiers en zigzag autour d’eux. Dans certains cas, les travailleurs ont recyclé les arbres enlevés, retardés ou séchés et les ont utilisés pour créer des sentiers en bois sinueux.

Le vieil homme marchait si lentement que nous avons couvert la moitié du parc de 32 hectares en plus d’une heure. Si je marchais seul, j’aurais couvert tout le parc en beaucoup moins de temps.

Mais, comme je devais marcher aussi lentement que le vieil homme pour que nous puissions avoir un dialogue significatif, je pouvais m’arrêter de temps en temps pour apprécier autant de plantes que possible. J’ai vu des plantes aquatiques sous-marines comme Vallisneria natans, Potamogeton wrightii morong et Iris pseudacorus, qui ont été ajoutées lors de la rénovation du parc pour aider à nettoyer son corps d’eau, qui était autrefois couvert de canard car il souffrait d’eutrophisation.

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Wang Yong / Shanghai Daily

M. Chen, 83 ans, se détend sur un banc après avoir marché dans le parc Fengxiang Zhixiu.

L’habitude du vieil homme de se promener dans une forêt me rappelle un article publié dans la Harvard Medicine Magazine il y a quelques années, en particulier son titre : « Une promenade en forêt peut améliorer la santé mentale : de nombreux médecins prescrivent du temps en nature comme baume pour le cerveau. »

Cela me rappelle aussi un article publié dans le Guangming Daily, un média basé à Pékin, plus tôt cette année, qui citait des études scientifiques montrant que se promener dans une forêt pouvait aider à faire baisser le rythme cardiaque et la tension artérielle chez les personnes âgées de 45 à 86 ans. L’article était un extrait d’une édition chinoise du livre écrit par le neuroscientifique français Michel Le Van Quyen, intitulé Cerveau et nature : Pourquoi nous avons besoin de la beauté du monde.

Dessiner une feuille {{}}

Une promenade en forêt profite non seulement aux personnes âgées, mais aussi aux enfants.

« Chacun d’entre vous est un peintre talentueux ! » a dit un enseignant à un groupe d’enfants prêts à dessiner.

C’est le 22 novembre que j’ai rencontré ce groupe d’élèves sur une voie verte de 6,25 km dans le district de Changning, qui venaient d’apprendre à observer les oiseaux et à identifier les plantes avec l’aide d’un professeur spécialisé dans l’intégration de la nature dans l’éducation.

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Wang Yong / Shanghai Daily

Une petite fille essaie de dessiner un tas de feuilles mortes qu’elle a ramassées

Le sentier vert de l’anneau extérieur de Changning est devenu un sentier préféré pour les cyclistes et les coureurs depuis son ouverture en 2020 après quelques années de rénovation, à partir de 2017. La région a été autrefois ’envahie’ par la baguette d’or - une espèce envahissante - et a souffert d’eutrophisation. Aujourd’hui, la voie verte de 65 hectares a ajouté de nombreux nouveaux arbres et plantes, y compris le crabe américain (Malus coronaria), les cloches d’or (Forsythia intermedia Zabel) et la verbène haute (Verbena bonariensis).

Comme je me rapprochais pour voir ce que les élèves dessinaient, j’ai été surpris de trouver tout le monde utilisant une pile de feuilles tombées ou de fruits qu’ils venaient de recueillir comme des sujets de nature morte.

Quelle classe d’art créatif !

Avec la ceinture forestière extérieure de Shanghai, une ville-jardin prend forme

Wang Yong / Shanghai Daily

Au-dessus et en dessous :

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Wang Yong / Shanghai Daily

Cette année marque le 30e anniversaire de la ceinture forestière périphérique de la ville. Dans le cadre des manifestations commémoratives, le Centre municipal pour le développement des espaces verts publics a organisé des activités de découverte de la nature destinées aux enfants âgés de 6 à 12 ans. L’atelier artistique créatif auquel j’ai assisté dans la voie verte périphérique de Changning en est un exemple.

Une réflexion - Au cours des dernières semaines, j’ai exploré au moins un écoparc dans chacun des sept arrondissements – Putuo, Jiading, Baoshan, Pudong, Changning, Xuhui et Minhang – autour desquels s’articule la ceinture urbaine circulaire de Shanghai. Je ne peux peut-être pas décrire en détail chaque parc que j’ai visité, mais pris dans leur ensemble, ils m’apparaissent comme une oasis urbaine en pleine expansion, où les gens apprennent à s’épanouir au contact d’une nature bienfaisante. Shanghai est une ville densément peuplée, mais cela ne signifie pas pour autant qu’elle doive être envahie par des forêts de béton. Plus on se promène dans un écoparc périphérique, plus on a le sentiment que Shanghai devient une ville de jardins.

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Un moment de calme au parc culturel de Minhang

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Conclusion sur les initiatives prises en Chine {{}}

L’expérience chinoise démontre que les « murailles vertes » peuvent devenir de véritables instruments d’aménagement durable du territoire lorsqu’elles sont intégrées à des politiques publiques de long terme. La Grande Muraille Verte chinoise illustre une démarche ambitieuse associant lutte contre la désertification, protection des espaces agricoles, adaptation climatique et développement territorial.

Par ailleurs, les politiques de « ceintures vertes » mises en œuvre autour des grandes métropoles chinoises montrent que les infrastructures vertes peuvent également contribuer à la maîtrise de l’urbanisation et à l’amélioration de la qualité de vie en milieu urbain.

Le cas chinois offre ainsi des enseignements précieux pour les pays confrontés à la dégradation des terres, aux effets du changement climatique et aux défis d’une urbanisation rapide. Il met en évidence l’importance d’une planification écologique à grande échelle, fondée sur une approche intégrée conciliant objectifs environnementaux, économiques et sociaux.{{}}

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  • Initiatives prises dans le sous-continent indien en matière de « muraille verte » et de « ceinture verte »{{}}

Le sous-continent indien présente plusieurs initiatives qui peuvent être rapprochées des concepts de « muraille verte » et de « ceinture verte ». L’Inde est même en train de développer un projet national particulièrement ambitieux inspiré des expériences africaine et chinoise. Les autres pays du sous-continent (Pakistan, Bangladesh et Sri Lanka) disposent également de programmes intéressants de restauration écologique des territoires.

Rappel - Le sous-continent indien est une zone géographique de l’Asie du Sud d’environ 4,5 millions de kilomètres carrés, appelée autrefois [Quand ?] Inde cisgangétique, où se trouvent l’Inde, le Pakistan, le Bangladesh, le Népal, le Bhoutan, le Sri Lanka et les Maldives, ainsi que des parties de leur territoire de même que certains territoires contestés et actuellement sous contrôle de la Chine. Une partie du territoire de la Birmanie se situant sur la plaque lithosphérique indienne, le pays est parfois inclus dans le sous-continent bien qu’il soit rattaché culturellement et historiquement plutôt à l’Asie du Sud-Est. Pour des raisons historiques et culturelles, l’Afghanistan est parfois inclus dans le sous-continent [1]. Origine du concept - LHindoustan, une zone aux limites floues, désignait soit seulement la plaine indo-gangétique, soit toute l’Inde du Nord, depuis l’Assam jusqu’au Pendjab (soit la zone où l’hindi est majoritaire) ou bien le sous-continent indien en totalité, ou encore seulement l’actuelle république de l’Inde . L’emploi de l’expression sous-continent s’explique par le fait que cette région repose sur une plaque tectonique propre, séparée du reste de l’Asie, mais aussi pour des raisons ethnoculturelles qui font que les pays de cette région du monde présentent certains traits culturels et ethniques communs. La partie sud de cette région forme une énorme péninsule, et la partie nord est séparée de l’Asie centrale par la chaîne himalayenne, qui représente une barrière culturelle et géographique avec le reste de l’Asie. Le géographe François Durand-Dastès, spécialiste du monde indien, préfère parler de « quasi-continent indien », jugeant l’expression « sous-continent » trop péjorative [2].

Lire la suite sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sous-continent_indien

Sous-continent Indien - cartes routières

Source : https://cartovia.com/collections/sous-continent-indien

Les pays du sous-continent indien{{}}

Le sous-continent indien regroupe sept pays d’Asie du Sud, situés sur la plaque tectonique indienne. Ces nations partagent des liens historiques et culturels profonds : [1, 2, 3]

  • L’Inde (le pays dominant)
  • Le Pakistan{{}}
  • Le Bangladesh{{}}
  • Le Népal{{}}
  • Le Bhoutan{{}}
  • Sri Lanka{{}}
  • Les Maldives [1]

Pour des raisons géographiques, historiques ou politiques, l’Afghanistan ou la Birmanie (Myanmar) sont parfois inclus dans ce regroupement. [1, 2]

Pour explorer plus en détail les spécificités géographiques de cette région, vous pouvez consulter la présentation du Monde indien : cadrage général proposée par l’ENS de Lyon ou parcourir les articles encyclopédiques de Vikidia. [1]

1. L’Inde et sa « Grande Muraille Verte de l’Aravalli »{{}}

En bref - Le projet le plus emblématique en Inde est l’« Aravalli Green Wall Project », officiellement lancé par le ministère indien de l’Environnement en 2023. Il prévoit la création d’un corridor écologique d’environ 1.400 km de long et de 5 km de large le long de la chaîne des Aravalli, qui traverse quatre États : Gujarat ; Rajasthan ; Haryana ; le Territoire de Delhi.

Rappel - L’Inde est une fédération ; c’est une république fédérale constituée de 29 États fédérés et de sept territoires fédéraux (voir la carte ci-dessus) - Ces États fédérés sont les suivants : 

l’Andhra Pradesh, l’Arunachal Pradesh l’Assam le Bengale occidental le Bihar le Chhatisgarh le Goale Gujarat l’Haryana l’Himachal Pradesh le Jammu-et-Cachemire le Jharkhand le Karnataka le Keralale Madhya Pradesh le Maharashtra le Manipur le Meghalaya  le Mizoram le Nagaland l’Orissa (ou Orisha)  le Panjable Rajasthan le Sikkim le Tamil Nadu le Télangana (2014) le Tripura l’Uttarakhand (ex-Uttaranchal)  l’Uttar Pradesh

Les sept territoires de l’Union sont les îles Andaman-et-Nicobar, Chandigarh, Dadra-et-Nagar-Haveli, Daman-et-Diu, Delhi (y compris la ville de New Delhi), les îles Lakshadweep (ou Laquedives ou Laccadive en français) et Pondichéry (Pondicherry). 

Selon le préambule de sa constitution, l’Inde est « une république souveraine, socialiste, laïque, démocratique » (’a Sovereign Socialist Secular Democratic Republic’). Elle tire son modèle parlementaire du système britannique. Comme les États-Unis et le Canada, l’Inde correspond à une forme fédérale de gouvernement

Carte de l'Inde

La « Grande Muraille Verte de l’Aravalli » (Aravalli Green Wall Project) est un vaste projet de restauration écologique en Inde, inspiré de l’initiative africaine éponyme. Lancée en 2023, l’initiative vise à créer une ceinture forestière et végétale de 1 400 kilomètres de long et 5 kilomètres de large. [1, 2, 3, 4, 5]

Map of prominent mountain ranges in India, showing Aravalli in north-west India

Carte des principales chaînes de montagnes de l’Inde, mettant en évidence les Aravalli au nord-ouest du pays{{}}

En - The Aravalli Range (also spelled Aravali) is a mountain range in north-western India. running approximately 670 km (420 mi) in a south-west direction, starting near Delhi, passing through southern Haryana[1] and Rajasthan, and ending in Ahmedabad, Gujarat.[2][3] The highest peak is Guru Shikhar in Mount Abu, Rajasthan at 1,722 m (5,650 ft). The Aravalli Range is the oldest fold-mountain belt in India, dating back to the Paleoproterozoic era.[4][5]

FR - La chaîne des Aravalli (également orthographiée Aravali) est une chaîne de montagnes située au nord-ouest de l’Inde. Elle s’étend sur environ 670 km (420 mi) en direction du sud-ouest, partant des environs de Delhi, traversant le sud de l’Haryana [1] et du Rajasthan, pour se terminer à Ahmedabad, dans le Gujarat [2]. [3] Son plus haut sommet est le Guru Shikhar, situé à Mount Abu, dans le Rajasthan, qui culmine à 1 722 m (5 650 ft). La chaîne des Aravalli est la plus ancienne ceinture de montagnes plissées de l’Inde, dont l’origine remonte à l’ère paléoprotérozoïque. [4][5] - Traduit avec DeepL.com (version gratuite) - Source - https://en.wikipedia.org/wiki/Aravalli_Range#Environment

Localisation et tracé de la Grande Muraille Verte de l’Aravalli : {{}}

Le corridor vert s’étend le long de la chaîne montagneuse des Aravalli, une barrière naturelle vieille de trois milliards d’années. Il traverse 29 districts répartis dans quatre États : le Gujarat, le Rajasthan, l’Haryana et Delhi. [1, 2]

Ces quatre entités (le Gujarat, le Rajasthan, l’Haryana et Delhi) constituent une partie essentielle du nord et de l’ouest de l’Inde. Elles sont célèbres pour leur riche patrimoine culturel et historique. À l’exception de Delhi, qui est un Territoire de la capitale nationale, toutes possèdent le statut d’État à part entière. [1, 2, 3, 4, 5]

Les objectifs principaux de la Grande Muraille Verte de l’Aravalli

  • Lutter contre la désertification : Stopper l’avancée vers l’est du désert du Thar et réduire les tempêtes de poussière venant de l’ouest. [1, 2]
  • Reboisement et biodiversité : Planter des dizaines de millions d’espèces d’arbres et d’arbustes indigènes pour restaurer les terres dégradées et créer d’importants puits de carbone. [1, 2]
  • Gestion de l’eau : Recharger les nappes phréatiques grâce à la revivification de zones humides, à la construction de petits barrages et à la création de milliers de pépinières. [1, 2]
  • Implication sociale : Améliorer les moyens de subsistance des communautés rurales locales par le biais de l’agroforesterie. [1, 2]

Le programme se déploie par phases (visant à restaurer des millions d’hectares d’ici 2034) avec un suivi et une surveillance qui sont géolocalisés des plantations. Pour tout savoir sur les détails du projet et son avancement, vous pouvez consulter la présentation sur le portail d’information PMF IAS ou consulter l’analyse détaillée du think-tank Drishti IAS. [1, 2]

Ce projet poursuit plusieurs objectifs stratégiques :

  • freiner l’expansion vers l’est du désert du Thar ;
  • lutter contre la désertification et la dégradation des sols ;
  • restaurer les écosystèmes dégradés ;
  • améliorer la disponibilité des ressources en eau ;
  • favoriser l’agroforesterie et les activités économiques locales ;
  • contribuer aux engagements climatiques de l’Inde.

Une approche d’aménagement du territoire - L’intérêt de ce projet réside dans son caractère multidimensionnel. Il ne s’agit pas uniquement d’un programme de plantation d’arbres. Les actions envisagées comprennent :

  • la restauration des paysages dégradés ;
  • la réhabilitation des plans d’eau et des bassins versants ;
  • la plantation d’espèces indigènes ;
  • la protection des terres agricoles ;
  • le développement de corridors écologiques ;
  • la participation des collectivités locales.

L’Aravalli Green Wall s’inscrit ainsi dans une véritable stratégie d’aménagement écologique des territoires en Inde

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2. Les programmes de « ceintures vertes » urbaines en Inde{{}}

L’urbanisation rapide de l’Inde conduit plusieurs métropoles à intégrer des infrastructures vertes dans leurs documents de planification.

Delhi - La région métropolitaine de Delhi met en œuvre plusieurs politiques de protection des espaces verts : préservation des crêtes forestières (Delhi Ridge) ; corridors écologiques ; programmes de verdissement des infrastructures de transport.

En 2026, un partenariat scientifique a notamment été signé afin de créer une ceinture verte le long d’une section de la ligne jaune du métro de Delhi, illustrant la volonté d’intégrer les infrastructures vertes aux projets urbains.

Varanasi - Le schéma d’aménagement prévoit la création de ceintures vertes de 20 mètres de largeur le long des principaux axes routiers périphériques afin de : préserver des espaces ouverts ; améliorer la qualité environnementale ; encadrer le développement urbain ; favoriser une urbanisation plus durable.

Ces initiatives témoignent d’une évolution des politiques urbaines indiennes vers des modèles plus proches des « Green Belts » britanniques ou canadiennes.

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3. Les autres projets de corridors écologiques et de lutte contre la désertification{{}}

L’Inde développe également plusieurs projets de restauration écologique à grande échelle notamment :

Les corridors verts des Aravalli{{}}

Au-delà de la seule plantation forestière, le gouvernement indien souhaite : restaurer les zones humides ; reconstituer des corridors pour la biodiversité ; protéger les ressources hydriques ; limiter les tempêtes de poussière affectant les régions urbaines.

Cette approche rappelle fortement les évolutions observées en Afrique et en Chine, où la notion de « muraille verte » est désormais comprise comme une mosaïque d’écosystèmes fonctionnels plutôt que comme une simple ligne d’arbres.

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4. Les expériences des autres pays du sous-continent indien : {{}}

Pakistan - Le Pakistan a lancé plusieurs programmes nationaux de restauration écologique, dont le « Ten Billion Tree Tsunami Programme », visant : le reboisement massif ; la restauration des terres dégradées ; la protection des bassins versants ; l’amélioration de la résilience climatique.

Bien qu’il ne soit pas officiellement qualifié de « muraille verte », ce programme s’apparente à une infrastructure verte nationale. Il constitue aujourd’hui une référence régionale en matière de restauration des paysages forestiers.

Le programme « Ten Billion Tree Tsunami » (TBTTP) est une initiative de restauration écologique de grande envergure menée à l’échelle nationale au Pakistan, visant à lutter contre la déforestation, à atténuer le changement climatique et à promouvoir le développement durable. Lancé en 2018, ce projet en plusieurs phases s’appuie sur le succès du programme provincial « Billion Tree Tsunami » dans la province du Khyber Pakhtunkhwa pour restaurer le couvert forestier et les ressources faunistiques. Historique et origines Suite au succès du programme régional « Billion Tree Tsunami » de 2014 (qui a dépassé son engagement dans le cadre du Défi de Bonn en restaurant plus de 350 000 hectares), le Premier ministre Imran Khan a étendu le projet à l’échelle nationale. La phase I, financée par le gouvernement fédéral, a été déployée sous la forme d’un projet de quatre ans (2019-2023), avec pour objectif à long terme de franchir la barre des 10 milliards d’arbres d’ici 2028.

Objectifs et portée - Les principaux objectifs du TBTTP sont multiples :

Restauration : lutter contre la désertification, redynamiser les forêts classées appauvries et réhabiliter les terres privées et agricoles dégradées.

Impact économique : Créer des pépinières locales pour augmenter les revenus des ménages et créer des emplois verts (en particulier pour les jeunes et les femmes).

Préservation de l’environnement : Contribuer à la réduction des émissions de carbone et soutenir le Programme des Nations unies pour l’environnement dans le cadre de la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes.

Mise en œuvre et gouvernance : Le programme est supervisé par le ministère pakistanais du Changement climatique et mis en œuvre en collaboration avec les services provinciaux et territoriaux chargés des forêts, des parcs et de la faune sauvage.

Des contrôles et audits indépendants, souvent menés par des organismes tels que le WWF-Pakistan, permettent de suivre la survie et la protection à long terme des jeunes arbres plantés.

Défis et critiques - Bien qu’il soit salué à l’échelle mondiale comme un succès en matière de conservation, le projet a fait l’objet de critiques d’ordre administratif et socio-économique.

Des études de cas et des enquêtes indépendantes ont mis en évidence des difficultés liées à la répartition équitable des bénéfices, soulignant que les propriétaires fonciers les plus aisés profiteraient de manière disproportionnée des subventions gouvernementales destinées aux pépinières et au reboisement par rapport aux éleveurs sans terre.

Pour obtenir des informations officielles complètes sur le projet ainsi que la documentation correspondante, on peut :

EN - The Billion Tree Tsunami was a tree plantation drive launched in 2014, by the government of Khyber Pakhtunkhwa, Pakistan, in response to the challenge of global warming. Pakistan’s Billion Tree Tsunami restores 350,000 hectares of forests and degraded land to surpass its Bonn Challenge commitment.[1][2] The project aimed at improving the ecosystems of classified forests, as well as privately owned waste and farm lands, and therefore entails working in close collaboration with concerned communities and stakeholders to ensure their meaningful participation through effectuating project promotion and extension services.[3] The project was completed in August 2017, ahead of schedule.[citation needed] - Inspiration - The Billion Tree Tsunami Project is driven by the Government of Khyber Pakhtunkhwa’s vision of green growth which ties in the needs for sustainable forestry development, generating green jobs, gender empowerment, preserving Pakistan’s natural capital while also addressing the global issue of climate change.[4]

FR - Le « Billion Tree Tsunami » est une campagne de plantation d’arbres lancée en 2014 par le gouvernement de la province du Khyber Pakhtunkhwa, au Pakistan, en réponse au défi posé par le réchauffement climatique. Ce projet vise à restaurer 350 000 hectares de forêts et de terres dégradées, dépassant ainsi l’engagement pris dans le cadre du « Bonn Challenge ». [1][2] - Le projet visait à améliorer les écosystèmes des forêts classées, ainsi que ceux des friches et des terres agricoles privées ; il impliquait donc de travailler en étroite collaboration avec les communautés concernées et les parties prenantes afin de garantir leur participation effective grâce à des actions de promotion du projet et à des services de vulgarisation. [3] Le projet a été achevé en août 2017, avant la date prévue. [référence nécessaire]

Inspiration - Le projet « Billion Tree Tsunami » s’inscrit dans la vision de croissance verte du gouvernement du Khyber Pakhtunkhwa, qui concilie les besoins en matière de développement forestier durable, la création d’emplois verts, l’autonomisation des femmes, la préservation du capital naturel du Pakistan, tout en s’attaquant au problème mondial du changement climatique [4]

Voir également > Participation and exclusion in mega tree-planting projects : a case study of the Ten Billion Tree Tsunami Programme, Pakistan Usman Ashraf Country report, 48 pages < Download

Source : https://www.iied.org/20996iied

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Bangladesh{{}}

Le Bangladesh développe depuis plusieurs décennies des ceintures vertes littorales fondées sur : la plantation de mangroves ; la stabilisation des zones côtières ; la protection contre les cyclones et l’érosion.

Ces infrastructures naturelles remplissent simultanément des fonctions : écologiques ; climatiques ; économiques ; de protection civile.

Sri Lanka{{}}

Le Sri Lanka conduit plusieurs programmes de restauration des bassins versants et de protection des forêts tropicales associant : conservation de la biodiversité ; protection des ressources en eau ; développement rural durable ; adaptation au changement climatique.

Tableau comparatif pour le sous-continent indien :{{}}

Pays

Projet

Type d’infrastructure verte

Objectif principal

Inde Aravalli Green Wall Muraille verte Lutte contre la désertification
Inde Ceintures vertes urbaines Green Belt Urbanisme durable
Pakistan Ten Billion Tree Programme Infrastructure verte nationale Reboisement et climat
Bangladesh Ceintures vertes côtières Green Belt littorale Protection climatique
Sri Lanka Restauration des bassins versants Infrastructure verte Gestion durable des ressources

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Enseignements pour l’aménagement du territoire{{}}

Les expériences du sous-continent indien mettent en évidence plusieurs tendances majeures :

  • Le passage d’une logique de reboisement à une logique de restauration des paysages.
  • L’intégration des infrastructures vertes dans les politiques d’aménagement du territoire.
  • La prise en compte simultanée des enjeux : climatiques ; environnementaux : économiques ; sociaux ; urbains et ruraux.
  • Le développement de projets territoriaux de grande échelle mobilisant plusieurs niveaux de gouvernance.

Conclusion : {{}}

Le sous-continent indien constitue aujourd’hui un espace particulièrement innovant en matière d’infrastructures vertes. L’« Aravalli Green Wall » en Inde représente sans doute l’un des projets les plus proches des modèles africain et chinois, tandis que les expériences du Pakistan, du Bangladesh et du Sri Lanka démontrent la diversité des solutions possibles pour répondre aux défis de la désertification, du changement climatique et de l’urbanisation.

Ces réalisations confirment que les « ceintures vertes » et les « murailles vertes » ne doivent plus être considérées comme de simples programmes de plantation d’arbres, mais comme de véritables outils stratégiques d’aménagement durable des territoires et de résilience écologique. {{}}

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Inde – Spécial - Le ministre de l’Environnement, de la Forêt et du Changement climatique de l’Union indienne Shri Bhupender Yadav lance ‘Aravalli Green Wall Project’, une initiative majeure pour verdir la zone tampon de 5 km autour de la chaîne de la colline d’Aravalli dans quatre États - Bureau d’information de la presse Gouvernement de l’Inde - Ministère de l’Environnement, des Forêts et du Changement Climatique - 25 MAR 2023 17:33PM par PIB Delhi

Le ministre de l’Environnement, de la Forêt et du Changement climatique de l’Union, Shri Bhupender Yadav, a déclaré que sous la direction du Premier ministre Shri Narendra Modi India, elle envisage de relancer l’Aravallis à travers diverses initiatives telles que l’interdiction du plastique à usage unique, les efforts de conservation de l’eau et la protection des ressources naturelles. Shri Yadav a lancé aujourd’hui le projet de mur vert d’Aravalli, une initiative majeure visant à verdir la zone tampon de 5 km autour de la chaîne de la colline d’Aravalli dans quatre États lors d’une fonction organisée pour célébrer la Journée internationale des forêts au village de Tikli à Haryana. Lors de l’événement, Shri Yadav a dévoilé le Plan d’action national de lutte contre la désertification et la dégradation des terres par le biais d’interventions forestières FAQ sur l’agroforesterie publiée par le Conseil indien de la recherche et de l’éducation forestières. Le ministre de l’Union a également participé à une campagne de plantation.

S’exprimant à cette occasion, le ministre de l’Union a déclaré que le projet de mur vert d’Aravalli permettra non seulement d’augmenter la couverture verte et la biodiversité de l’Aravalli par le boisement, le reboisement et la restauration des plans d’eau, mais aussi d’améliorer la fertilité des sols, la disponibilité de l’eau et la résilience climatique de la région. Il a déclaré que le projet profitera aux communautés locales en leur offrant des possibilités d’emploi, la génération de revenus et les services écosystémiques. Il a apprécié les efforts du département des Forêts de l’Haryana et d’autres parties prenantes pour leur coopération et leur soutien dans la mise en œuvre du projet et a réitéré l’engagement du gouvernement à atteindre l’objectif national de créer 2,5 milliards de tonnes supplémentaires de puits de carbone d’ici 2030.

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Le ministre de l’Union a déclaré que le rajeunissement des plans d’eau et le captage des cours d’eau locaux contribueront à améliorer le régime global d’humidité du sol, la productivité et la résilience à la sécheresse. Il a souligné l’importance de développer une synergie entre la restauration, les facteurs socio-économiques et les activités de développement pour garantir que la conservation et le développement puissent être atteints.

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S’exprimant lors de l’événement, le ministre des Forêts et de la Faune de l’Haryana, Shri Kanwar Pal Gurjar, a souligné l’importance du boisement et de la restauration des forêts dégradées pour atténuer les effets du changement climatique. Il a parlé des efforts continus du département de la Forêt pour augmenter la couverture verte de l’État et protéger sa faune. Il apprécie les efforts déployés par le Gouvernement indien pour la restauration du paysage d ’ Aravalli, en particulier dans le contexte de l ’ Haryana. Cet événement a été suivi par de hauts fonctionnaires du Gouvernement indien et du Gouvernement de l’Haryana.

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Projet de mur vert Aravalli à Haryana{{}}

Dans la phase initiale, 75 plans d’eau seront rajeunis dans le cadre du projet, à commencer par cinq plans d’eau chacun dans chaque district du paysage d’Aravalli le 25 marsth. Le projet comprendra également des pulsions de plantation à grande échelle et la conservation des ressources en eau dans la région d’Aravalli. Le projet couvrira les terres dégradées dans les districts de Gurgaon, Faridabad, Bhiwani, Mahendergarh et dans les districts de Rewari de l’Haryana. Organisation bénévole, Société de géoinformatique et de développement durable et ONG, IMGurgaon sont engagés pour mobiliser les gens pour Shramdaan pour la relance des plans d’eau à Bandhwadi et Ghata Bundh respectivement.

À propos de Aravalli Green Wall Project{{}}

Le projet de mur vert d’Aravalli s’inscrit dans la vision du ministère de l’Environnement de l’Union de créer des corridors verts à travers le pays pour lutter contre la dégradation des terres et la désertification. Le projet couvre les États de l’Haryana, du Rajasthan, du Gujarat et de Delhi - où le paysage des collines d’Aravalli s’étend sur plus de 6 millions d’hectares de terre. Le projet comprendra la plantation d’espèces indigènes d’arbres et d’arbustes sur la garrigue, les friches et les terres forestières dégradées, ainsi que le rajeunissement et la restauration des plans d’eau de surface tels que les étangs, les lacs et les cours d’eau. Le projet sera également axé sur l’agroforesterie et le développement des pâturages afin d’améliorer les moyens de subsistance des communautés locales.

Le projet de mur vert d’Aravalli a les objectifs suivants :{{}}

  • Améliorer la santé écologique de la gamme Aravalli
  • Prévenir l’expansion vers l’est du désert du Thar et réduire la dégradation des terres en créant des barrières vertes qui empêcheront l’érosion des sols, la désertification et les tempêtes de poussière
  • Ce mur vert aidera à la séquestration du carbone et à atténuer le changement climatique pour améliorer la biodiversité et les services écosystémiques de l’aire de répartition d’Aravalli en plantant des espèces d’arbres indigènes dans la région d’Aravalli, en fournissant un habitat pour la faune, en améliorant la qualité de l’eau et la quantité.
  • Promouvoir le développement durable et les possibilités de subsistance en associant les communautés locales aux activités de boisement, d’agroforesterie et de conservation de l’eau qui généreront des revenus, de l’emploi, de la sécurité alimentaire et des avantages sociaux.
  • Le projet sera exécuté par diverses parties prenantes telles que les gouvernements centraux et étatiques, les départements forestiers, les instituts de recherche, les organisations de la société civile, les entités du secteur privé et les communautés locales. Un financement adéquat, des compétences techniques, une coordination des politiques et une sensibilisation du public seront appelés à assurer la réussite du projet.
  • Contribuer aux engagements pris par l’Inde au titre de diverses conventions internationales telles que la Convention (Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification), la CDB (Convention sur la diversité biologique) et la CCNUCC (Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques).
  • Améliorer l’image de l’Inde en tant que leader mondial de la protection de l’environnement et du développement vert.

Source : https://www.pib.gov.in/PressReleasePage.aspx?PRID=1910745&reg=48&lang=2

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  • Madagascar - Une ’Ceinture verte’ dans le Grand Sud de Madagascar pour faire face aux effets du changement climatique – Par Dr Baomiavotse Vahinala RAHARINIRINA Ancienne Ministre| Vice-présidente Université de Fianarantsoa | Senior Fellow à la FERDI | Experte internationale | Maître de conférences 2022

Le Ministère de l’environnement et du développement durable a présenté à SEM le Président de la République de Madagascar Andry Rajoelina et à une délégation du corps diplomatique, le résultat des premiers travaux de stabilisation de dunes, dans la Commune de Maroalimainty, District d’Ambovombe, Région Androy.

Source

Les images ci-après en disent long sur l’espoir qui renaît dans l’Androy. Oui, c’est possible de reverdir ce territoire. Oui, il y a des solutions environnementales et nous sommes en train de les réaliser. Plus de 18.000 ha de stabilisation de dunes à faire pour les 5 prochaines années, plus de 180 km de brise-vent à reconstituer, plus de 5000 ha de massifs forestiers à vocation énergétique à créer, plus de 5000 ha de restauration écologique pour atténuer la grande chaleur.

Nous sommes en train de réaliser le plus gros projet environnemental pour le Grand Sud afin d’aider ce territoire victime du changement climatique à être résilient. Tout cela avec l’implication des communautés locales et plus particulièrement des femmes. Sur ce site de Maroalimainty, elles étaient 65% à y avoir travaillé. Elles qui sont plus victimes que les hommes en matière d’impacts directs du dérèglement climatique.

Un grand merci à nos deux partenaires dans ce premier site de Maroalimainty : le Ministère de l’économie et des Finances, et le Programme des Nations Unies pour le Développement

#MEDD #MEF #PNUD #CeintureVerte
#LutteContreLeChangementClimatique

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Source : https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:6856070488502874112/

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Le lycée agricole de Saint Paul Réunion découvre le pays des Épines dans le sud Malgache - Publié le 02/12/2024

Dans le cadre du programme d’action de coopération de FORMA’TERRA financé par la Région Réunion sur les fonds de l’UE du programme INTERREG VI, 7 étudiants en formation BTS DARC (Malya, Aymeric, Feno, Meganne, Emma, Gabrielle et Thevanessen) accompagnés de 2 de leurs enseignants en agronomie (Aurélien Velle et Didier Ramay) ont réalisé du 18 au 29 novembre 2024 une étude du système agraire et du développement agricole de la plaine sédimentaire située entre les fleuves Mandrare en Région Anosy et Manambovo en Région Androy. Cette étude in situ s’inscrit dans le cursus de formation des futurs techniciens réunionnais et leur permet d’appréhender d’autres formes d’agriculture des pays voisins.

La plaine sédimentaire retenue pour cette étude est un vaste territoire longeant l’Océan Indien d’environ 5.000 Km2 (le double de la Réunion). Elle se caractérise par des conditions pédoclimatiques difficiles pour l’agriculture : moins de 400 mm de pluviométrie par an qui tombent essentiellement entre décembre et mars, des vents violents et des sols principalement sableux peu fertiles (moins de 1% de matière organique). Dans ces conditions difficiles, la forêt xérophile semble avoir trouvé sa place. Elle se caractérise par la présence de la famille botanique typique du sud malgache, les Didiéracées dont l’arbre pieuvre (Allaudia procera), le Fantsilotral en langue locale, marque les paysages de l’Androy.

Voir la suite avec de nombreuses images sur ce site : https://daaf.reunion.agriculture.gouv.fr/le-lycee-agricole-de-saint-paul-au-pays-des-epines-dans-le-sud-malgache-a3758.html

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  • Evolution du concept de « ceinture verte » ou de « muraille verte » au cours des cinquante dernières années, au regard des différents exemples étudiés : Europe, Amérique du Nord, Afrique, Chine, sous-continent indien, Madagascar{{}}

On observe en effet trois générations de projets :

  • Les ceintures vertes classiques (années 1930-1970) - Outil de planification urbaine. Limitation de l’étalement des villes. Protection des espaces agricoles et naturels. Exemples : Londres, Ottawa ou certaines métropoles nord-américaines.
  • Les grandes infrastructures écologiques territoriales (années 1970-2000) - Lutte contre la désertification. Protection des sols et des ressources en eau. Reboisement à grande échelle. Exemple emblématique : la Grande Muraille Verte chinoise (1978).
  • Les projets intégrés de résilience territoriale (depuis les années 2000) - Adaptation au changement climatique. Restauration des paysages et des écosystèmes. Développement économique local. Sécurité alimentaire et hydrique. Gouvernance multi-acteurs. Exemples : Grande Muraille Verte africaine, Aravalli Green Wall en Inde, programmes pakistanais de restauration forestière, ceintures vertes urbaines contemporaines.

Cette évolution est particulièrement intéressante du point de vue de l’aménagement du territoire. Le concept est passé d’une approche essentiellement foncière et urbanistique à une approche beaucoup plus systémique, intégrant : la biodiversité ; la lutte contre le changement climatique ; la protection des ressources naturelles ; la résilience des villes et des territoires ruraux ; la santé environnementale ; la sécurité alimentaire ; les fonctions sociales et récréatives des espaces verts.

En bref - Ceintures vertes et murailles vertes : des infrastructures écologiques au service de l’aménagement durable des territoires au XXIe siècle »

Résumé global – Une typologie des infrastructures vertes à l’échelle mondiale :{{}}

Type

Finalité principale

Exemples

Ceinture verte urbaine Maîtriser l’étalement urbain Londres, Delhi, Shanghai
Ceinture verte périurbaine Préserver les espaces agricoles et naturels Ottawa, Varanasi
Muraille verte anti-désertification Restaurer les terres dégradées Chine, Afrique, Inde
Infrastructure verte littorale Protection climatique et côtière Bangladesh
Corridor écologique Biodiversité et continuités écologiques Kigali, Aravalli
Programme national de restauration écologique Résilience climatique Pakistan, Éthiopie

Face aux défis du XXIe siècle (réchauffement climatique, artificialisation des sols, pénuries hydriques, urbanisation accélérée), les « murailles vertes » et les « ceintures vertes » apparaissent moins comme des projets de reboisement que comme des infrastructures écologiques stratégiques. Elles pourraient devenir, au même titre que les réseaux de transport ou les infrastructures énergétiques, des composantes essentielles des politiques publiques d’aménagement du territoire.

Conclusion - « Du Sahel africain aux confins du désert de Gobi, des métropoles européennes aux paysages de l’Inde, ceintures vertes, barrages verts et murailles vertes dessinent progressivement une géographie mondiale de la résilience écologique. Elles témoignent d’une mutation profonde des politiques d’aménagement : protéger et restaurer les territoires n’est plus seulement une exigence environnementale, mais une condition du développement durable des sociétés humaines. »{{}}

Ce sujet permet de croiser les questions d’écologie, de climat, d’urbanisme et de gouvernance territoriale à l’échelle mondiale.{{}}

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Outils utilisés pour ce dossier :{{}}

ChatGPT : un outil d’intelligence artificielle développé par ‘OpenAI qui permet de générer du texte de manière autonome – Sollicité en juillet 2026 pour certaines vérifications spéciales et des synthèses thématiques – Source : https://www.chatbotgpt.fr/

DeepL : une plateforme d’intelligence artificielle linguistique allemande lancée en 2017 par la société DeepL SE (fondatrice de Linguee). Célèbre pour son outil de traduction en ligne, elle est souvent reconnue pour fournir des traductions plus naturelles que ses concurrents grâce à des réseaux de neurones avancés. [1, 2, 3, 4, 5] - Source https://fr.wikipedia.org/wiki/DeepL - Accès pratique > https://www.deepl.com/fr/translator

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Dédicace - Ce dossier est dédié aux personnes suivantes qui ont œuvré dans certains des territoires qui y sont étudiés :{{}}

Colin Laekey - Colin Louis Avern Leakey (13 décembre 1933 - 29 janvier 2018) était un scientifique britannique de premier plan, un membre du King’s College de Cambridge et de l’Institut de biologie, et une autorité mondiale sur les haricots. Contexte - Colin Leakey est le fils de Louis Leakey (1903-1972), le paléoanthropologue pionnier, et de Frida (Avern) Leakey, du Newnham College de Cambridge. Ses grands-parents paternels étaient des missionnaires de l’Église d’Angleterre en Afrique de l’Est britannique ; son père a grandi au milieu du peuple Kikuyu et a passé presque toute sa vie dans ce qui est devenu le Kenya. Ses parents se sont rencontrés en 1927 et se sont mariés l’année suivante.[1] Leur premier enfant était une fille, Priscilla Muthoni ; Colin était leur seul autre enfant. Louis a quitté Frida juste après la naissance de Colin. [2] Il a grandi avec sa mère et sa sœur à Cambridge, et n’a pas revu son père jusqu’à ses 19 ans.[1] Par le deuxième mariage de son père avec Mary Leakey, Leakey était demi-frère de Richard, un écologiste, Philip, un homme politique, et Jonathan, un homme d’affaires. Beaucoup de la famille Leakey ont contribué à l’archéologie et à l’anthropologie. Sa mère ne s’est jamais remariée … - Suite par-là : https://en.wikipedia.org/wiki/Colin_Leakey

Colin Leakey httpslh3googleusercontentcomH1ziO6kdCDbnY9It

Colin Leakey Source : https://alchetron.com/Colin-Leakey

Voir aussi ces sites : https://hodmedods.co.uk/blogs/news/colin-leakey-1933-2018-bean-pioneer - https://seedsovereignty.info/on-the-trail-of-the-leakey-bean-collection/

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Christian du Plessis – Il a occupé des fonctions de responsabilité au sein de la DGRST (Délégation générale à la recherche scientifique et technique) en France au cours des années 1970 et 1980, notamment en lien avec la coordination des programmes de recherche agronomique, tropicale et de la coopération scientifique. [1, 2]

Rôle et activités de Christian du Plessis à la DGRST - Participation aux instances de pilotage et d’évaluation des contrats de programmes de recherche scientifique. Liaison et coordination avec les instituts de recherche et de développement (comme l’IFCC ou l’INRA) pour l’impulsion de programmes thématiques. [1, 2, 3]

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Emile Gorin - « Il y a 40 ans, personne ne s’intéressait aux pays africains » : Technisem, une histoire familiale - De Paris à Corné 49 en passant par Longué-Jumelles, Technisem, de père en fils, s’intéresse aux agriculteurs des pays pauvres. Courrier de l’Ouest Bruno Jeoffroy. Publié le 01/11/2025 à 07h15 – Extrait - Émile Gorin, issu d’une famille bretonne éleveuse de porcs, choisit la coopération à l’heure du service militaire. Ingénieur agronome, il découvre la Centrafrique, la culture du café et du poivre. Il s’installe dans ce pays, avant de tout y laisser à l’avènement de Jean-Bedel Bokassa. Émile Gorin rentre en France avec la famille, intègre Vilmorin durant 23 ans. Il en sera directeur de l’export. Dans une synthèse de son amour pour l’Afrique et son métier de semencier, Émile Gorin crée sa propre marque, Technisem, en 1985, en région parisienne. « ’Il y a quarante ans, personne ne s’intéressait aux pays pauvres africains’ », rappelle Ronan Gorin, son fils, lui-même né en Afrique. En 1996, tout juste diplômé d’un titre d’ingénieur agronome, Ronan Gorin décide de créer sa première société, Semagri au Cameroun. C’est à partir de là qu’il décide d’ouvrir d’autres entreprises...

Lire la suite par ici > https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/il-y-a-40-ans-personne-ne-sinteressait-aux-pays-africains-technisem-une-histoire-familiale-4bc11304-b359-11f0-a47e-021647b6acef

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Albert Yu (Yu Albert) est une personnalité importante dans le secteur des semences à Taïwan. Il est associé à Known-You Seed Company, une entreprise fondée à Kaohsiung et reconnue internationalement pour ses travaux de sélection variétale, notamment sur les tomates, les melons, le courgettes (à épiderme jaune notamment) et aitres légumes. Albert Yu a été mentionné dès 1983 dans des répertoires internationaux des sélectionneurs de tomates, avec l’adresse de Known-You Seed & Nursery Company - Albert YU fut aussi sélectionneur des cucurbitacées et créa les courgettes à épiderme jauneJ

Autres personnalités :

Gérard M., Claude R., Jacques G., Jean-Noël P., Adamou M., Chérif A., Françoise H., Serge A., Gianni G., Ph. M. 

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Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant

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– 29/07/2026

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

Site : https://isias.info/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : © ISIAS Aménagement Développement Monde.12.docx

Mis en ligne bénévolement par le co-rédacteur par Pascal Paquin https://fr.linkedin.com/in/pascal-paquin-a85690296 - comme toutes les autres contributions publiées sur ISIAS !

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[Pascal Paquin – Ses travaux sur https://yonnelautre.fr/ ] - et

https://www.linkedin.com/in/pascal-paquin-a85690296/

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