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"Plan ‘éolien offshore’ en France (5 GW posé, 5 GW flottant) 2.000 serveurs avec éoliennes, posés au large de Shanghai. Un générateur à 12 € inventé par une adolescente pour foyers isolés. Théorie Eolien et biodiversité. Peintures utiles " par Jacques Hallard

dimanche 19 juillet 2026, par Hallard Jacques

ISIAS Eolien en mer Data

Plan ‘éolien offshore’ en France (5 GW posé, 5 GW flottant) 2.000 serveurs avec éoliennes, posés au large de Shanghai Un générateur à 12 € inventé par une adolescente pour foyers isolés Théorie Eolien et biodiversité Peintures utiles

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 18/07/2026

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur

Présentation dans ce dossier éolien offshore en France


Préambule

Quelques informations pour débuter ce dossier monté dans un but didactique

Actualité - Éolien Flottant : le parc pilote EFGL est pleinement entré en production - Gaël Cogné- 15/07/2026

https://assets.meretmarine.com/s3fs-public/styles/large_lg/public/images/2026-05/dji_20260410232741_0113_d.jpg?h=4f125261&itok=PWf9UBa-

© Occidrone - Efgl

Les trois éoliennes flottantes du parc pilote EFGL, au large de l’Aude et des Pyrénées-Orientales, sont désormais pleinement opérationnelles. Ocean Winds annonce l’entrée en exploitation complète de cette ferme de 30 MW. Les trois éoliennes flottantes du parc pilote Éoliennes Flottantes du Golfe du Lion (EFGL, 30 MW) sont en service. Ocean Winds, qui porte ce projet installé à 16 km au large de Leucate (Aude) et du Barcarès (Pyrénées-Orientales)...- Source : https://www.meretmarine.com/fr/energies-marines/eolien-flottant-le-parc-pilote-efgl-est-pleinement-entre-en-production

Une éolienne en mer ou éolienne offshore est une éolienne implantée au large des côtes plutôt qu’à terre. Sur les étendues d’eau, le vent souffle généralement à des vitesses plus élevées qu’à terre, ce qui offre un meilleur potentiel de production électrique…. -  Wikipédia

Les éoliennes posées sont installées à une profondeur maximale de 50 à 60 mètres. Au-delà, on privilégie la technologie flottante qui présente de nombreux avantages : elle est peu visible de la côte et profite d’un vent plus fort et plus constant, ce qui réduit le coût de production énergétique.

Éolien en mer : posé ou flottant - Journal de l’éolien ...

Il existe trois technologies pour poser une éolienne sur les fonds marins. Voir ceci > https://www.journal-eolien.org/tout-sur-l-eolien/eolien-en-mer-pose-eolien-en-mer-flottant/

Une éolienne flottante ou éolienne flottante en mer est une éolienne montée sur une structure flottante qui permet à la turbine de produire de l’électricité plus loin des côtes, où l’eau est beaucoup plus profonde et les vents plus forts et plus stables.

Éolienne flottante — WikipédiaSource : Wikipédia

Quel est l’impact des éoliennes sur la biodiversité ? - Le développement de l’éolien est à la fois un pilier de la transition énergétique et un vecteur d’impacts potentiels pour la biodiversité. Les oiseaux et les chiroptères sont reconnus comme étant les taxons les plus sensibles, et parmi eux les migrateurs, les rapaces ainsi que les chauves-souris de haut vol.

Rappel - Data Center - Un centre de données (en anglais data center ou data centre) ou centre informatique est un lieu regroupant les équipements constitutifs d’un système d’information (ordinateurs centraux, serveurs, baies de stockage, équipements réseaux et de télécommunications et/ou de calcul, d’IA, etc.), de manière à faciliter la sécurisation, la gestion (notamment l’exécution de calculs et le refroidissement) et la maintenance des équipements et des données stockées. En 2025, il y a près de 12 000 centres de données dédiés ou mutualisés dans le monde[1]. La France en héberge 322, ce qui la classe « au sixième rang mondial derrière les États-Unis (5 427) et la Chine (449)[2] ». Ce sont les États-Unis qui en comptent le plus ; selon le Census Bureau, à la fin du premier semestre 2025, ils mobilisaient plus de 50 milliards de dollars d’investissement par an (contre environ 40 pour la construction de bureaux)[3]. Techniquement, un centre de données fournit des services informatiques en environnement contrôlé (climatisation, poussière, alimentation, etc.) et sécurisé (système anti-incendie, contre le vol et l’intrusion, etc.), munis d’une alimentation d’urgence et redondante. Opérationnellement, il peut être situé et exploité « en interne » (dans une entreprise, institution…) ou comme service externe mis à la disposition de plusieurs utilisateurs. Quand il est utilisé commercialement pour fournir une prestation de service à des particuliers ou des entreprises, on parle de cloud (nuage) ou de dématérialisation[4], une solution interne (rapidité, sécurité des données hébergées notamment) et cloud (robustesse, maintenance, location de services à la demande) pouvant être hybridées. Énergétiquement et en termes climatique, leur empreinte carbone augmentait de 9 % par an en 2020, et pourrait à ce rythme — avant 2030 — atteindre jusqu’à deux fois les émissions annuelles de la France). En 2025, leur refroidissement consomme déjà 2 % de l’électricité dans le monde (et pourrait atteindre 4 % en France, au détriment de la transition énergétique). Ces taux pourraient encore exponentiellement augmenter avec les nouveaux usages d’Internet (stockage massif de données, blockchains, streaming, cloud computing, GPU, minage de cryptomonnaies et intelligence artificielle générative et agentique…)[5]. En 2024, ils ont consommé dans le monde 415 térawattheures électriques et causent (aux États-Unis notamment) une augmentation du coût de l’électricité… - Source : Wikipédia

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Introduction

Ce dossier est une nouvelle mise au point sur le sujet des éoliennes en mer et propose 15 articles sélectionnés qui sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après

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Sommaire

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  • France - Le Gouvernement annonce la publication du cahier des charges de l’appel d’offres n°10 (dit « AO10 ») pour l’éolien en mer - 12 Juin 2026 | Communiqué de presse - N°780 ‘presse.economie.gouv.fr’
    Le Gouvernement annonce la publication du cahier des charges de l’appel d’offres n°10 (dit « AO10 ») pour l’éolien en mer

À la suite des annonces du 2 avril 2026 relatives à la relance des appels d’offres pour les énergies renouvelables, le Gouvernement annonce la publication du cahier des charges de l’appel d’offres n°10 pour le soutien à l’éolien en mer (AO10) par la Commission de régulation de l’énergie (CRE). En cohérence avec les objectifs de la troisième édition de la Programmation pluriannuelle de l’énergie, l’AO10 intègre onze projets répartis sur l’ensemble des façades maritimes, dont les projets initialement prévus dans le neuvième appel d’offres, pour une puissance cumulée d’environ 10 GW, dont 5 GW d’éolien posé et 5 GW d’éolien flottant.

Le développement de l’éolien en mer constitue l’un des piliers la Stratégie française pour l’énergie et le climat afin d’assurer la disponibilité de l’énergie à un coût maîtrisé et d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050 : à cette date l’objectif d’une puissance de 45 GW est visé pour cette source d’énergie, permettant de couvrir près de 20 % des besoins français en électricité. L’éolien en mer est ainsi un facteur clé pour notre souveraineté énergétique.

Actuellement 2 GW sont en service et 4,8 GW en développement : la troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) prévoit d’atteindre un premier palier d’une capacité installée d’environ 15 GW en 2035. Le dixième appel d’offres marque un changement d’échelle pour permettre l’atteinte de cet objectif.

L’AO10 intègre onze projets répartis sur l’ensemble des façades maritimes, pour une puissance cumulée d’environ 10 GW, dont 5 GW d’éolien posé et 5 GW d’éolien flottant, en cohérence avec la décision interministérielle sur la cartographie des zones prioritaires pour le développement de l’éolien en mer à horizon 10 ans, publiée en octobre 2024. Cette décision est issue d’un processus de planification maritime caractérisé par un important travail de concertation et par le premier grand débat public sur les enjeux maritimes, et les zones qu’elle décrit ont été intégrées aux documents stratégiques de façade. 

La conception de cet appel d’offres vise à garantir la compétitivité des projets retenus, avec un prix moyen pondéré inférieur à 100 €/MWh.

Parmi les évolutions majeures par rapport aux procédures précédentes, le cahier des charges de la procédure intègre pour la première fois des critères d’éligibilité et de notation en ce qui concerne la résilience d’approvisionnement, issus du Net Zero Industry Act européen. Cela permettra de maximiser les retombées industrielles du développement de l’éolien en mer sur le territoire européen, au service de notre souveraineté énergétique et stratégique.

La robustesse des hypothèses industrielles et économiques occupera également une place renforcée dans l’évaluation des offres des candidats.

Cette procédure offre un cadre stable, prévisible et attractif pour l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur, condition indispensable pour pérenniser les sites industriels existants et soutenir l’émergence de nouveaux projets à forte valeur ajoutée sur d’autres segments stratégiques de la chaîne de valeur, et déclencher des investissements industriels massifs en France.

La conduite de ces projets devra enfin être réalisée en tenant compte de l’ensemble des enjeux locaux et spécifiques à chaque projet, qu’ils soient environnementaux, liés aux activités économiques existantes telles que la pêche, ou encore de sécurité maritime et de cybersécurité.

Les candidats ont désormais quatre mois pour déposer leurs offres auprès de la CRE, qui les analysera avant de rendre son avis début 2027, en vue d’une attribution par la ministre chargée de l’énergie en février 2027.

L’État organisera dans les prochaines semaines une série de webinaires thématiques à destination des candidats potentiels, afin de leur présenter les conclusions et le contenu disponible des études techniques de levés de risques (notamment les mesures de vent, campagnes géophysiques et géotechnique) et des états initiaux de l’environnement réalisées par l’État.

Pour plus d’informations : https://www.eoliennesenmer.fr/etudes-AO10

Contacts presse : Cabinet de Maud Bregeon : sec.communication.ppg@pm.gouv.fr

Bureau de presse de Bercy : presse.bercy@finances.gouv.fr

Annexe – Carte et liste des projets ‘éolien en mer’ de l’AO10 :

https://economie-gouv.epresspack.me/storage/clients/125/image1_1781278424.png

Liste de projets :

  • Fécamp-Grand-Large (3 x 1,35 GW, posé)
  • Bretagne-Nord-Ouest (1,2 GW, flottant)
  • Bretagne-Sud 2 (0,5 GW, flottant)
  • Oléron 1 (1,2 GW, posé)
  • Narbonnaise Sud Hérault 2 (0,5 GW, flottant)
  • Golfe du Lion Centre (1,1 GW + 2 x 0,55 GW, flottant)
  • Golfe de Fos 2 (0,5 GW, flottant)
    780 - CP - Le Gouvernement annonce la publication du cahier des charges de l’appel d’offres n°10 (dit « AO10 ») pour l’éolien en mer-pdf - PDF - 338.12 Ko Télécharger Ajouter à ma sélection

Source : https://presse.economie.gouv.fr/le-gouvernement-annonce-la-publication-du-cahier-des-charges-de-lappel-doffres-n10-dit-ao10-pour-leolien-en-mer/

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Le dixième appel d’offres pour le soutien à l’éolien en mer (A010) a été lancé le 12 juin 2026. Il porte sur près de 10 gigawatts et 700 à 1200 éoliennes géantes offshore.

La Fédération Environnement Durable (FED), vent debout contre ce projet, parle d’un « choix structurel irréversible » et d’un « véritable verrouillage anticipé de la politique énergétique française ». Elle justifie sa position par des arguments qu’il est intéressant d’entendre, les débats sur le sujet étant vifs.

La FED expose que la France produit déjà plus d’électricité qu’elle n’en consomme et en exporte massivement à des prix déprimés. Elle observe qu’EDF a évalué à 72,8 milliards d’euros le coût de six réacteurs EPR2, capables de produire 66 TWh par an d’électricité pilotable sur une durée de vie de 80 ans. Les parcs éoliens offshore n’ayant qu’une durée de vie de 20 à 25 ans, l’AO10 nécessitera, selon la Fédération, « trois à quatre générations successives de parcs » pour couvrir la même période, le coût total pouvant dépasser, lui, 300 milliards d’euros. L’électricité intermittente produite annuellement ne sera que de 36TWh, donc près de deux fois moins que six réacteurs. Sans compter qu’avec près de 5 GW d’éolien flottant, l’AO10 ferait de notre pays le premier au monde à déployer à une telle échelle une technologie dont la viabilité industrielle, technique et économique est encore incertaine.

Autre objection : alors que le nucléaire est un savoir-faire français éprouvé depuis plus de quarante ans, l’éolien en mer dépend largement d’équipements, de composants et de matières premières importés, principalement de Chine. L’Exécutif affirme préparer la relance du nucléaire mais aucun nouveau réacteur n’a encore été construit et les premières mises en service des EPR2 ne sont pas attendues avant 2038. Or, soutient la FED, « chaque gigawatt attribué aujourd’hui à l’éolien en mer occupe une place dans le parc de production électrique qui ne sera plus disponible demain pour d’autres moyens de production.

Enfin, des doutes planent sur la fiabilité du prix plafond annoncé de 100€/MWh, qui ne tiendrait pas compte de tout un tas de dépenses annexes (raccordements en mer et à terre, nouvelles lignes à très haute tension, adaptation des ports, dispositifs de sécurité, maintenance, démantèlements futurs à prévoir…). N’ont pas été évalués non plus les dommages sur les activités liées à la pêche professionnelle ni sur l’équilibre écologique de nombreux espaces marins.

Plusieurs recours ont été déposés devant le Conseil d’Etat, dont celui de la FED.

Articles connexes :{{}}

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© 2026 IREF - Contrepoints est un média en ligne qui propose chaque jour une analyse libérale, indépendante de l’actualité politique, économique et sociale.

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L’IREF[1] ou IREF Europe (en forme longue, peu usitée, Institut de recherches économiques et fiscales) est un think tank français créé en 2002. Sa principale expertise est la recherche indépendante sur les sujets économiques et fiscaux, avec une orientation libérale conservatrice. Il édite le Journal des Libertés, sur papier et en ligne. Depuis 2024, il anime aussi le site d’actualité Contrepoints. https://www.wikiberal.org/wiki/IREF

Source : https://contrepoints.org/avis-de-tempete-sur-leolien-en-mer/

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  • Addenda - Chine - La zone spéciale de Lingang dans la zone pilote de libre-échange de Shanghai{{}}
    À propos - Sur la côte centrale de la Chine, Shanghai est la plus grande ville du pays, mais aussi un centre financier international. En son cœur se trouve le Bund, une célèbre promenade au bord de l’eau où s’alignent des immeubles de l’époque coloniale. En face du fleuve Huangpu se dresse le district futuriste de Pudong, avec notamment la tour Shanghai, de 632 m de haut, et la tour de télévision Perle de l’Orient, qui se caractérise par ses sphères roses. Le vaste jardin Yuyuan inclut des pavillons traditionnels, des tours et des bassins. Google

La zone spéciale de Lingang qui fait partie de la zone pilote de libre-échange de Shanghai, est un district urbain stratégiquement planifié dans le sud-est de Shanghai, dont le point d’ancrage est le lac artificiel connu sous le nom de lac Dishui. Il est envisagé comme un nœud compétitif à l’échelle mondiale combinant une industrie de pointe, un mode de vie durable et une infrastructure de ville du futur. La zone se développe en une « ville de l’innovation » qui met l’accent sur l’économie ouverte, le leadership technologique et une vie urbaine de haute qualité.

Lingang New City, rebaptisée Nanhui New City en 2012, s’étend sur environ 74 kilomètres carrés. Il s’agit d’une ville planifiée située à l’extrémité sud-est de la nouvelle zone de Pudong à Shanghai, en Chine. Elle est conçue pour accueillir 800.000 personnes et comprend un lac artificiel circulaire de 2,5 km de large, le lac Dishui, avec trois îles artificielles. Le plan concentrique de la ville rayonne à partir du lac comme une rose des vents, avec des rues et des voies d’eau soutenant un thème de « vie au bord de l’eau ».

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Conformité aux critères de ’’Future Citie’

Environnement et nature - La durabilité guide la croissance de Lingang, avec des bâtiments à très faible consommation d’énergie et certifiés écologiques trois étoiles, tels que le projet Dishui Lake Financial Bay. Des ceintures écologiques, des zones humides et des corridors verts relient le front de mer, mêlant nature et vie urbaine.

Ville intelligente - Il émerge en tant que district intelligent, piloté par le numérique, doté d’une plateforme de jumeaux numériques complète, de réseaux IoT et de centres de données avancés dans les secteurs terrestres, maritimes et aérospatiaux. Le Dishui Lake AI Innovation Hub illustre cette vision en travaillant sur les systèmes autonomes et la fabrication intelligente.

Centré sur l’homme - L’aménagement urbain donne la priorité aux vastes zones de loisirs, aux pistes piétonnes et cyclables, aux lieux culturels et aux espaces communautaires afin d’améliorer la qualité de vie et l’engagement social. Le plan de Lingang est axé sur des « quartiers à 15 minutes » avec des services, des écoles et des espaces culturels accessibles. Autour du lac Dishui, des allées piétonnes, des pistes cyclables et des promenades publiques améliorent l’habitabilité et le bien-être de la communauté.

Liens intéressants - Des liens vers des sites web externes et des vidéos sont disponibles pour les villes et les développements qui posent leur candidature et sont acceptés en tant que participants officiels : Cliquez ici pour postuler

2026 – Global Platform Ltd. Conditions générales d’utilisation

Source : https://7wondersfc.com/fr/participants/lingang-special-area

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  • Chine – On pensait les datas centers condamnés à engloutir leur énergie en climatisation : ce pays vient d’immerger 2.000 serveurs là où le problème disparaît tout seul - Source : DR par L’équipe Sciencepost04 juillet 2026, 21 h 55 min

    On pensait les data centers condamnés à engloutir leur énergie en climatisation : la Chine vient d’immerger 2 000 serveurs...Source : DR

Deux mille serveurs posés au fond de la mer, alimentés par des éoliennes qui tournent juste au-dessus d’eux : ce n’est plus un prototype de laboratoire, c’est une installation commerciale pleinement opérationnelle depuis la mi-mai 2026, au large de Shanghai. En mai 2026, au large de Shanghai, la Chine a officiellement lancé le premier data center sous-marin commercial au monde directement alimenté par un parc éolien offshore. Fini le dilemme énergétique qui pèse sur chaque nouveau centre de données terrestre : ici, l’eau de mer fait le travail de la climatisation, gratuitement et en continu.

À retenir :{{}}

  • Pourquoi Microsoft a-t-il abandonné son projet révolutionnaire de data centers sous-marins après des résultats spectaculaires ?
  • Comment l’eau de mer pourrait économiser 50 milliards de kilowattheures d’électricité par an en France si cette technologie se généralisait
  • Quels mystères écologiques se cachent sous les modules immergés, et quel sera réellement le coût à long terme sur les écosystèmes marins ?
    Sommaire : {{}}

1. Un centre de données englouti dans la zone franche de Lingang

2. L’éolien qui fait tout le travail, ou presque

3. Microsoft avait ouvert la voie, la Chine industrialise

4. Des questions qui restent au fond de l’eau

Un centre de données englouti dans la zone franche de Lingang{{}}

L’installation se trouve à quelques kilomètres des côtes, dans la zone économique spéciale de Lingang, au sud-est de Shanghai. L’installation, développée par HiCloud Technology en partenariat avec China Communications Construction, abrite près de 2 000 serveurs pour une capacité de 24 mégawatts. Le chantier n’a pas traîné : accord signé en juin 2025 avec les autorités de la zone, construction achevée en octobre, essais en février, puis bascule en exploitation commerciale complète fin mai 2026. Facture totale de l’opération, 1,6 milliard de yuans, près de 200 millions d’euros.

Sous la surface, les modules ressemblent à des conteneurs étanches empilés. Ce complexe de 24 mégawatts abrite 192 baies contenant près de 2000 serveurs, dont des puces graphiques fournies par China Telecom pour entraîner des modèles d’intelligence artificielle. Le principe de refroidissement, lui, tient en une phrase : l’eau de mer devient un radiateur géant. Unlike conventional land-based facilities that rely heavily on industrial chillers and HVAC systems, the Shanghai UDC uses seawater from the surrounding area as a passive cooling mechanism. Un ingénieur de HiCloud décrit un circuit fermé où « les climatiseurs de fond de baie captent l’air chaud généré par les serveurs » avant que le fluide « change de gaz à liquide » au contact de l’eau de mer, puis « la gravité le renvoie dans la salle des serveurs, formant un système d’échange thermique qui ne nécessite aucune électricité. »

L’éolien qui fait tout le travail, ou presque{{}}

Le vrai coup de génie, c’est le raccordement direct à un parc éolien. Le raccordement direct à un parc éolien en mer, plus de cinquante turbines plantées autour du site, fournissent une part substantielle de son alimentation. Concrètement, le projet utilise plus de 95 % d’électricité verte, avec un gain de sobriété de 22,8 % par rapport à des infrastructures classiques comparables. L’électricité produite en mer alimente directement les serveurs immergés juste à côté, sans transiter par des kilomètres de câbles ni entrer en concurrence avec la consommation d’une mégapole de plusieurs dizaines de millions d’habitants.

Le résultat se mesure dans un indicateur que tout exploitant de data center surveille comme le lait sur le feu : le PUE (Power Usage Effectiveness), qui mesure la part d’électricité réellement consacrée au calcul plutôt qu’au refroidissement et à l’infrastructure annexe. L’installation sous-marine affiche un PUE inférieur à 1,15, contre une moyenne du secteur qui tourne autour de 1,5 ; un PUE plus bas signifie qu’une part plus importante de l’électricité alimente directement le calcul plutôt que des systèmes auxiliaires comme la climatisation. Un chercheur de l’université Tsinghua avance même une projection à l’échelle nationale : « si des data centers de la même envergure étaient placés sous l’eau, même en prévoyant des marges supplémentaires, la consommation liée au refroidissement pourrait tomber à environ 30 milliards de kilowattheures. Cela permettrait d’économiser environ 50 milliards de kWh d’électricité chaque année. » Pour donner un ordre de grandeur, la climatisation représente d’ordinaire jusqu’à 50 % de la consommation électrique totale d’un centre de données classique. Sous la mer, HiCloud affirme faire tomber cette part à moins de 10 % de la consommation totale.

Microsoft avait ouvert la voie, la Chine industrialise{{}}

L’idée n’est pas née à Shanghai. À l’été 2018, Microsoft immergeait un cylindre blanc chargé de 855 serveurs au large des Orcades, en Écosse. L’expérience, baptisée Natick, a tourné deux ans sans la moindre intervention humaine avant de remonter à la surface, couverte d’algues et de coquillages mais en parfait état de marche, avec un bilan presque insolent : huit fois moins de pannes qu’une installation terrestre équivalente. Logique, en un sens : sous l’eau, pas d’oxygène libre pour corroder les composants, pas de poussière, pas de variations d’humidité qui fatiguent l’électronique. Pourtant, la firme a enterré le programme en 2024, sans réelle explication. La Chine, elle, n’a pas hésité longtemps : HiCloud avait déjà immergé des modules au large de Hainan dès 2021, puis inauguré un premier data center sous-marin commercial en 2023, ce qui lui a permis d’affiner ses techniques avant de passer à l’échelle industrielle avec Shanghai.

Ce que Microsoft testait, Pékin le transforme en filière industrielle. L’ambition ne s’arrête d’ailleurs pas à Lingang : l’ambition affichée grimpe désormais à 500 mégawatts. À plus long terme, à l’horizon 2030, Pékin prévoit de déployer une centaine de modules au large de Hainan. Le contexte donne la mesure de l’enjeu : selon un rapport de l’université des Nations unies publié début juin 2026, les data centers de la planète ont englouti 448 térawattheures d’électricité en 2025 ; s’ils formaient un pays, ils seraient le onzième consommateur mondial, juste derrière la France.

Des questions qui restent au fond de l’eau{{}}

Reste que noyer des serveurs n’efface pas tous les problèmes, ça en déplace certains. La chaleur évacuée par les modules ne disparaît pas, elle se diffuse dans l’écosystème marin environnant. Quand l’eau de mer refroidit les serveurs, elle transporte la chaleur résiduelle dans les eaux avoisinantes, et des études sur les rejets thermiques des centrales électriques montrent que ceux-ci peuvent modifier les niveaux d’oxygène et de pH ainsi que la composition des sédiments, réduisant potentiellement la diversité des espèces alentour. Sur le site pilote de Hainan, HiCloud assure toutefois que la température de l’eau n’a augmenté que de moins d’un degré Celsius autour de l’installation, et que des bancs de poissons se rassemblent même autour des modules pour s’abriter des courants. Reste aussi la question de la maintenance : remplacer une carte défectueuse à 10 ou 35 mètres de profondeur n’a rien à voir avec une intervention en salle serveur classique, et l’exploitant doit composer avec la corrosion saline et la pression constante sur les joints d’étanchéité pendant potentiellement 25 ans d’exploitation. Un pari technique et écologique dont personne, pour l’instant, ne connaît vraiment le coût à long terme, sur les fonds marins comme sur la facture d’électricité.

Sources : tomshardware.com | media24.fr

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Source : https://sciencepost.fr/on-pensait-les-data-centers-condamnes-a-engloutir-leur-energie-en-climatisation-la-chine-vient-d-immerger-2-000-serveurs-la-ou-le-probleme-disparait-tout-seul/

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  • Etats-Unis - Une adolescente 15 ans invente un générateur à 12 € qui alimente des foyers isolés, les ingénieurs valident son fonctionnement - Publié le 05 juillet 2026 à 13:00 - Par Arnaud Chapuis – Document ‘lacremedugaming.fr’
    A 15 ans, à Boca Raton, Hannah Herbst assemble un simple tube en PVC et bouscule l’énergie marine. Son micro générateur à 12 € vise les foyers isolés et intrigue les ingénieurs.{{}}

une-adolescente-de-15-ans-invente-un-generateur-a-12-e-qui-alimente-des-foyers-isoles-les-ingenieurs-valident-son-fonctionnement© Reworld Media

Une adolescente de 15 ans, un tube en PVC et une poignée de composants à 12 dollars, soit environ 11,04 € : c’est tout ce qu’il a fallu à Hannah Herbst, lycéenne de Boca Raton en Floride, pour imaginer un générateur marin pensé pour les foyers isolés. Là où l’industrie aligne d’énormes turbines à plusieurs centaines de millions d’euros, elle a choisi la voie ultra low cost.

Son dispositif, baptisé BEACON pour ’Bringing Electricity Access to Countries Through Ocean Energy’, vise les communautés rurales ou insulaires qui n’ont pas de réseau fiable. Validé dans un concours scientifique majeur et testé en conditions réelles, ce micro générateur attire aujourd’hui l’attention d’ingénieurs qui cherchent des solutions simples pour alimenter des maisons coupées du monde.

Comment le générateur à 12 € de Hannah Herbst a convaincu des ingénieurs ?{{}}

Le prototype BEACON repose sur une idée très directe. Un tube en PVC abrite une hélice imprimée en 3D. Le courant marin fait tourner l’hélice, une poulie transmet le mouvement à un petit générateur hydroélectrique, et ce dernier produit un courant continu. Coût total des matériaux en 2015 : environ 12 dollars, soit 11,04 €.

Les premiers tests ont eu lieu dans l’Intracoastal Waterway à Boca Raton. Le dispositif a réussi à allumer des lampes LED, preuve qu’il convertit bien le mouvement de l’eau en électricité. Selon les ingénieurs cités par la presse spécialisée, la même architecture, montée en un peu plus grand, pourrait recharger une batterie 12 V ou alimenter une petite pompe de dessalement.

[Addenda - À propos - Boca Raton est une ville située en Floride, dans le comté de Palm Beach, aux États-Unis. Sa population s’élevait à 84 394 habitants lors du recensement de 2010, estimée à 98 150 habitants en 2017. Située à mi-chemin entre Fort Lauderdale et West Palm Beach, cette station balnéaire accueille une clientèle fortunée. Wikipédia ]

En 2015, Hannah Herbst a présenté BEACON au Discovery Education 3M Young Scientist Challenge. Le jury d’ingénieurs de 3M a salué la robustesse du concept et l’a déclarée lauréate du concours. L’année suivante, elle a montré son invention à la White House Science Fair, confirmant que ce n’était pas juste un bricolage de garage, mais un prototype techniquement crédible.

Que peut vraiment alimenter ce micro générateur marin dans un foyer isolé ?{{}}

À l’échelle actuelle, BEACON ne fait ’que’ fournir assez d’énergie pour des LED ou de petits appareils. Mais la physique joue en sa faveur. L’eau de mer est environ 800 fois plus dense que l’air : un courant modéré contient donc beaucoup d’énergie. Plusieurs modules alignés pourraient assurer l’éclairage d’une maison, recharger des téléphones et faire tourner une pompe basse consommation.

Les articles techniques cités par L’EnerGeek rappellent toutefois que l’on parle d’un projet scolaire, pas d’une installation industrielle prête à alimenter tout un village. Pour un foyer isolé, l’intérêt est d’avoir une source locale, prévisible et continue tant que le courant marin est présent, en complément éventuel de panneaux solaires ou de petits groupes électrogènes.

Le déclencheur du projet reste très concret : une correspondante éthiopienne qui écrivait à Hannah qu’elle vivait avec des coupures d’électricité permanentes. BEACON a été pensé précisément pour ce type de contexte, où quelques dizaines de watts fiables changent déjà le quotidien d’une famille.

BEACON peut-il inspirer une nouvelle génération de solutions low cost pour les foyers isolés ?{{}}

Dix ans après le concours, l’industrie de l’énergie marine regarde de près ce genre de concept. Des acteurs comme Minesto ou CorPower Ocean développent déjà des hydrogénérateurs compacts pour alimenter capteurs, ports ou petites communautés côtières qui dépendent encore du diesel.

Pour transformer BEACON en produit commercial, il faudrait cependant affronter la réalité de la mer : corrosion de l’eau salée, algues, coquillages et entretien complexe. Les solutions professionnelles utilisent des matériaux composites et des revêtements spécifiques, bien plus chers que les 11,04 € du prototype.

Reste que l’idée frappe fort. Sur les côtes françaises ou dans les DOM TOM, un design inspiré de BEACON pourrait servir de base à des projets de lycées ou de fablabs, voire à de petits systèmes pour refuges ou pontons isolés. Même si ce générateur à 12 € n’alimente pas encore des milliers de foyers, il redéfinit ce que l’on peut imaginer avec peu de moyens quand on maîtrise les bases de la physique et de l’électronique.

Arnaud ChapuisArnaud Chapuis - Spécialiste de la création de contenus numériques, titulaire d’un Master 2 en Rédaction Web délivré par l’École de Journalisme de France (EJF). Fort d’un parcours pluridisciplinaire au croisement du journalisme et du marketing digital, il/elle apporte une expertise solide dans l’analyse des tendances de la pop culture. Aujourd’hui plume active pour La Crème du Gaming, je transforme ma passion pour l’univers High-Tech, les mangas et les séries en analyses fouillées et actualités réactives. Son approche repose sur trois piliers : - Expertise académique : Une maîtrise des techniques journalistiques et des exigences du web. - Veille stratégique : Une immersion constante dans l’actualité geek pour dénicher les informations de demain. - Engagement communautaire : La volonté de fournir des contenus fiables, bien documentés et captivants pour les passionnés. Qu’il s’agisse de décortiquer les mécaniques d’un nouveau jeu AAA ou d’analyser l’évolution des plateformes de streaming, j’attache à offrir une information rigoureuse qui fait autorité auprès de la communauté.

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  • Théorie - Énergie, puissance, efficacité (efficience) et sobriété : définitions et unités - Dernière mise à jour : 02 Mai 2025 – Document pédagogique suisse
    Énergie{{}}

En physique, l’énergie est la capacité d’un système à produire un travail : déplacement d’un train entre deux villes, éclairage d’un stade pour la durée d’un match de football, chauffage d’un immeuble durant toute la saison froide, élévation d’un ascenseur du rez-de-chaussée au douzième étage, transformation d’une tonne de calcaire en ciment, etc. Ainsi, les combustibles fossiles (charbon, mazout, gaz naturel) et les combustibles renouvelables (biogaz et bois) sont de l’énergie ’en conserve’ qui peut être utilisée à la demande pour faire un travail. La force de l’eau, le rayonnement solaire, le vent ou la chaleur de l’environnement sont des ’flux d’énergie renouvelable’ qui peuvent être captés en partie pour accomplir un travail.

3 combustibles avec une énergie de 10 kWh

Ces trois combustibles pour le chauffage peuvent délivrer une même quantité d’énergie de 10 kWh : 1 m3 de gaz naturel (à la pression et à la température standard de distribution), un litre de mazout, et 2 kg de pellets de bois.

On peut transformer un combustible ou une énergie renouvelable en une autre forme d’énergie. Dans une centrale thermique, par exemple, on brûle du charbon (du gaz ou du pétrole) pour entraîner un alternateur et produire de l’électricité. Mais ce processus se fait toujours avec des pertes. Cependant l’énergie ne disparaît pas : elle se transforme, et une partie de cette transformation est irréversible. De même, la dynamo de roue d’un vélo ne peut pas rendre autant d’énergie électrique qu’il a fallu en investir dans le pédalage pour la faire tourner : une partie de l’énergie du cycliste est ’perdue’ en chaleur (frottements).

Petite turbine hydraulique de 10kW

Cette petite turbine hydraulique de 10 kW est alimentée par un réservoir d’eau situé 80 m plus haut avec un débit de 20 litres par seconde. Dans ces conditions, elle produit 10 kWh d’énergie électrique chaque heure.

L’unité officielle de l’énergie est le joule [J], qui représente par exemple la quantité d’énergie utilisée par une petite lampe-veilleuse de 1 watt [W] pendant une seconde. Pour quantifier l’énergie, on utilise plus souvent le wattheure [Wh] – c’est-à-dire la quantité d’énergie consommée par la petite lampe veilleuse allumée pendant une heure (3600 secondes). Voilà pourquoi 1 wattheure vaut 3600 joules.

Pour de plus grande quantités d’énergie, on utilise le kilowattheure [kWh] = 1000 wattheures, le mégawattheure [MWh] = un million de wattheures, le gigawattheure [GWh] = un milliard de wattheures, ou le terawattheure [TWh] = 1000 milliards (1 billion) de wattheures.

Puissance{{}}

L’unité officielle de la puissance est le watt [W]. Un watt représente un flux d’énergie de un joule par seconde (1 joule/seconde ou 1J/s).

Pour décrire la puissance, on utilise aussi le kilowatt [kW] = 1000 watts, le mégawatt [MW] = un million de watts, ou le gigawatt [GW] = un milliard de watts.

Une installation photovoltaïque exposée au soleil pendant 1 heure

Cette installation solaire de 50 m2 de panneaux photovoltaïques (cellules monocristallines avec un rendement de 20%) offre une puissance de crête de 10 kW. Ainsi, lorsque le ciel est dégagé et que le soleil brille perpendiculairement à sa surface, elle produit une quantité d’énergie électrique de 10 kWh en une heure.

Pour expliquer le lien entre ’puissance’ et ’énergie’, on peut imaginer un robinet qui laisserait couler une toute petite goutte de pétrole chaque seconde – chaque goutte représentant une unité d’énergie de 1 joule. Ce robinet a donc une puissance de 1 watt (1 joule par seconde). Après une heure à ce rythme, 3600 gouttes (3600 joules) sont tombées dans le lavabo. Cette quantité représente de l’énergie : un watt pendant une heure, c’est-à-dire un wattheure [Wh].

Énergie (Wh) = Puissance (en watts) x temps (en heures){{}}

La notion de puissance est utilisée dans différentes situations. Elle exprime la capacité d’accomplir un travail dans un temps donné. Par exemple, une grue qui est capable de monter une tonne de tuiles sur un toit en 10 secondes est deux fois plus puissante qu’une grue qui prend 20 secondes pour faire le même travail.

La puissance est encore utilisée pour décrire la consommation d’énergie d’un système : une ampoule d’éclairage de 10 watts consomme 10 joules d’électricité chaque seconde ; un chauffage électrique de 2000 watts en consomme 200 fois plus.

Un aspirateur de 1000 watts

Un aspirateur de 1000 watts consomme 1 kWh d’électricité pour chaque heure de fonctionnement (1000 W x 1 heure = 1 kWh).

Un aspirateur de 2000 watts

Un aspirateur de 2000 watts consomme 2 kWh d’électricité pour chaque heure de fonctionnement (2000 W x 1 heure = 2 kWh). En une demi-heure, il consomme donc 1 kWh.

Enfin, la puissance est utilisée pour caractériser la production d’énergie d’un système. Posée sur le toit d’un petit bâtiment, une installation solaire de 3 kW-crête produit environ 3000 watts d’électricité par beau temps, lorsque le soleil est bien en face. Une petite éolienne de 3 mètres de diamètre de 1 kW, produit 1000 watts d’électricité lorsque le vent souffle régulièrement à environ 40 km/h. Et un barrage et ses centrales hydrauliques de 2000 MW (la Grande-Dixence, par exemple) peuvent atteindre dans les meilleures conditions une puissance électrique de 2000 mégawatts – c’est-à-dire allumer 200 millions d’ampoules de 10 W.

Énergie produite sur l’année, ou puissance moyenne sur l’année{{}}

Lorsqu’on parle d’une centrale électrique, on cite souvent indifféremment la puissance moyenne sur l’année ou l’énergie totale produite par an. Ainsi, une centrale qui produit annuellement 1 GWh (énergie) offre une puissance moyenne de 114 kW (= 1 milliard de wattheures / 8766 heures).

Une éolienne de 10kW qui tourne pendant 1 heure

Cette petite éolienne de 8 mètres de diamètre offre une puissance électrique de 10 kW lorsqu’elle tourne face à un vent régulier de 10 mètres par seconde (36 km/h). Dans ces conditions idéales, elle produit une quantité d’énergie électrique de 10 kWh en une heure.

Efficacité (efficience){{}}

Les termes ’efficacité’ et ’efficience’ ont des sens différents en physique, mais lorsqu’on parle des économies d’énergie, on peut les employer indifféremment. L’efficacité énergétique (ou efficience énergétique) permet de décrire la consommation d’énergie d’un système par rapport au service rendu. C’est l’information principale de l’étiquette-énergie, qui permet de comparer des lampes d’éclairage, des appareils électroménagers ou même des bâtiments (selon leurs besoins en chauffage).

Par exemple, un lave-vaisselle classé A sur l’étiquette énergie consomme – pour le même travail – jusqu’à 30% d’électricité de moins qu’un modèle classé C. Il est donc plus efficace.

Mais, l’efficacité n’est pas tout, comme on peut par exemple le constater avec les téléviseurs. Un téléviseur doté d’un grand écran de 139 cm de diagonale classé A paraît plus économe qu’un petit téléviseur de 80 cm de diagonale classé C. En fait, le grand peut consommer plus d’électricité que le petit, mais être mieux classé parce que l’étiquette-énergie tient compte, entre autres, de la surface de l’écran par rapport à l’électricité consommée.

Sobriété{{}}

Une plus grande efficacité énergétique est, bien sûr, indispensable pour adopter un mode de vie durable et freiner les changements climatiques : abandon progressif de l’énergie nucléaire et des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz), et meilleure utilisation des énergies renouvelables (force de l’eau, rayonnement solaire, chaleur de l’environnement, bois et biomasse, vent...). Mais cette transition énergétique ne sera possible que si une autre notion se développe elle aussi : la sobriété, c’est-à-dire consommer le moins d’énergie et de matières premières possible tout en assurant un confort raisonnable. Pour reprendre le cas des téléviseurs, c’est choisir le modèle de 80 cm plutôt que celui de 139 cm, non seulement parce qu’il consomme deux fois moins d’électricité, mais aussi parce que sa construction a utilisé trois fois moins de matériaux et d’énergie (et donc moins d’énergie grise).

Un immeuble entièrement vitré dont les stores se baissent et se relèvent à chaque passage de nuages

Autre exemple. On peut construire un bâtiment entièrement vitré avec une approche technologique : double façades en verre (et donc très exposées aux variations de la météo et au rayonnement solaire) ; stores extérieurs automatiques pour assurer l’ombrage ; dispositifs automatique de circulation d’air entre les verres ; refroidissement estival par un circuit qui va chercher la fraîcheur dans le sous-sol (geocooling). Ou alors on peut adopter une approche sobre avec une architecture du bâtiment qui limite les dispositifs techniques : surface des fenêtres adaptées à l’ensoleillement ; avant-toit qui porte de l’ombre sur les vitrages durant l’été ; construction de murs et de dalles massives pour amortir les différences de température ; et information aux occupants sur la bonne marche à suivre en cas de canicule – ouvrir les fenêtres durant la nuit pour déstocker la chaleur accumulée dans les locaux, et fermer les fenêtres et les volets extérieurs durant le jour pour conserver la fraîcheur de la masse.

Stratégie énergétique 2050 de la Confédération

Services cantonaux de l’énergie et de l’environnement

Blasons de cantons Suisses

Politique de confidentialité

Source : https://www.energie-environnement.ch/definitions/1409-energie-puissance-efficacite-efficience-sobriete-definitions-et-unites

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  • Théorie - Révision sur puissance et énergie avec l’Académie de Bordeaux{{}}
Notion de puissanceRelation entre P, U et IMesure de la puissance
Notion d’énergie Transformation de l’énergie Conservation de l’énergie
Puissance et énergie Unités d’énergie Mesure de l’énergie
Puissance et résistance   QTP

https://webetab.ac-bordeaux.fr/Pedagogie/Physique/Physico/phimages/ball2blu.gif
Notion de puissance électrique

  Lorsqu’on fait fonctionner diverses lampes à incandescence normalement, c’est-à-dire sous leur tension nominale, on s’aperçoit que certaines éclairent mieux que d’autres.Une lampe de projecteur de diapositives (24V) éclaire plus que la lampe d’un lustre dont la tension est 230V.La grandeur en relation avec l’éclairement de ces lampes, ce n’est ni la tension, ni l’intensité mais la puissance électrique.Cette puissance s’exprime en watt (symbole W). La puissance électrique est fournie par le générateur et elle est consommée par le récepteur.La puissance nominale d’un récepteur est la puissance consommée par l’appareil en fonctionnement normal. Elle est en général indiquée par le fabricant.

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Ordre de grandeur de la puissance des appareils électriques{{}}

Puissance

Appareils

1mW = 10-3W  montre - DEL laser
 calculatrices
1W   lampe de poche
 tube fluorescent
 lampe à incandescence
1kW (kilowatt) = 103W  appareil électroménager
 installation électrique domestique
1MW (mégawatt) = 106W  moteur de TGV
1GW (gigawatt) = 109W  centrale électrique
1TW (térawatt) = 1012W
1PW (petawatt) = 1015W  futur laser ’petawatt’ du CEA

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Relation entre puissance, tension et intensité

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https://webetab.ac-bordeaux.fr/Pedagogie/Physique/Physico/phimages/ballred.gif{{Puissance en courant continu Branchons l’appareil étudié (lampe 12V - 21W) aux bornes d’un générateur et réglons la tension à la valeur nominale U= 12V. Mesurons l’intensité I qui traverse la lampe.

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U = 12V I = 1,75 A
On constate que le produit U x I = 12V x 1,5 A = 21 x V x A La puissance P consommée par un appareil en courant continu est égale au produit de la tension U à ses bornes par l’intensité I du courant qui le traverse.{{}}

 P = UI 

P : puissance en watt
U : tension en volt
I : intensité en ampère |<|

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https://webetab.ac-bordeaux.fr/Pedagogie/Physique/Physico/phimages/ballred.gif{{Puissance en courant alternatif Si on remplace dans l’expérience précédente le générateur de tension continue par une générateur de tension alternative, on obtient les mêmes résultats. Remarque : U et I représentent les valeurs efficaces de la tension et de l’intensité.

Mais si on effectue l’expérience avec un moteur à la place de la lampe, on s’aperçoit que le produit UI ne représente plus la puissance du moteur. La présence de bobines dans le moteur entraîne un déphasage (décalage) entre la tension et l’intensité : L’intensité n’est pas maximale en même temps que la tension. Ce déphasage se mesure par un angle (f). Il intervient dans le calcul de la puissance :{}P = UI cos(f)
En définitive, la relation P = UI peut être utilisée en alternatif pour les appareils de chauffage et d’éclairage qui n’entraînent aucun déphasage mais elle est fausse pour les moteurs (P< UI)

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Mesure de la puissance En tension continue, on peut calculer la puissance à partir de la tension et de l’intensité. On n’a pas besoin d’un appareil pour mesurer la puissance.En alternatif, lorsque la relation P= UI n’est plus applicable, un appareil de mesure s’impose. Il s’agit du wattmètre 

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Énergie

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  • Notion d’énergie : {{}}
    Définition : Un système possède de l’énergie s’il est capable de fournir du travail mécanique ou son équivalent...Un moteur électrique exerce des forces qui peuvent déplacer des objets : Il fournit du travail mécanique donc il possède de l’énergie.Cette énergie provient du générateur qui fait circuler le courant ’est-à-dire qui met en mouvement les charges électriques par sa force électromotrice.Le générateur possède donc de l’énergie que l’on qualifie d’électrique. Le moteur reçoit cette énergie électrique et la transforme en énergie mécanique.
{{}}

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Transformation de l’énergieUn récepteur est un appareil qui transforme l’énergie électrique en une autre forme d’énergie

Énergie consommée Récepteur  Énergie utile fournie
Énergie électrique  Radiateur électrique  thermique (chaleur)
 Lampe électrique  rayonnante (lumière)
 Moteur électrique  mécanique (travail)
 Accumulateur en charge  chimique
 Transformateur{}  électrique{}

Un générateur est un appareil qui transforme en énergie électrique une autre forme d’énergie

Énergie consomméeGénérateurÉnergie utile fournie
 mécanique (travail)  Dynamo, alternateur Énergie électrique
 chimique  Pile, accumulateur
 rayonnante (lumière)  Photopile
 thermique (chaleur)  Thermocouple
 électrique{}  Transformateur{}

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Conservation de l’énergie. Rendement : L’énergie ne se perd pas au cours d’une transformation. Elle se conserve.Un radiateur électrique transforme la totalité de l’énergie électrique qu’il reçoit en chaleur.Un moteur électrique ne transforme pas la totalité de l’énergie qu’il consomme en énergie mécanique. Il produit également de la chaleur. 
L’énergie électrique consommée est égale à la somme de l’énergie mécanique et de l’énergie thermique fournie.Le rendement énergétique est égal au rapport de l’énergie utile fournie et de l’énergie totale consommée.

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https://webetab.ac-bordeaux.fr/Pedagogie/Physique/Physico/phimages/ball2blu.gif{{Énergie électrique :

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Puissance et énergie : Un appareil puissant fournit beaucoup d’énergie en peu de temps.La puissance consommée par un appareil est l’énergie qu’il consomme pendant l’unité de temps.

https://webetab.ac-bordeaux.fr/Pedagogie/Physique/Physico/phimages/e08pui4.gif L’énergie électrique consommée par un appareil est égale au produit de sa puissance P consommée par la durée t de son fonctionnement 

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{{}}

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https://webetab.ac-bordeaux.fr/Pedagogie/Physique/Physico/phimages/ballred.gif
Unités d’énergie : Unité légale d’énergie (système international)P est exprimée en watt (W)
_ E est exprimée en joule (J)

t est exprimée en seconde (s)Unité usuelle d’énergie électriqueP est exprimée en watt (W)
_ E est exprimée en watt-heure (Wh)

t est exprimée en heure (h)1 Wh = 3600 J{{}}

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Mesure de l’énergie : L’énergie consommée par une installation domestique est mesurée par un compteur d’énergie

Source : https://webetab.ac-bordeaux.fr/Pedagogie/Physique/Physico/Electro/e08puiss.htm

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  • Éoliennes en mer : quels effets réels sur la biodiversité ? – Par Maël Dancette- Mis à jour le 6 juillet 2026 – Document ‘connaissancedesenergies.org’
    Entre janvier 2024 et juin 2026, un collectif pluridisciplinaire de chercheurs issus de 13 établissements publics de recherche français et belge a réalisé un état des connaissances sur les effets des parcs éoliens en mer sur la biodiversité marine et les socio-écosystèmes marins et côtiers. Le fruit de ce travail, réalisé à la demande du gouvernement français et mené sous l’égide de l’Ifremer et du CNRS, a été présenté fin juin.

Ferme éolienne offshore de Kentish Flats, au large du Kent (©Vattenfall-Robin Dawe)

Un état des lieux sur 10 « pressions » exercées par l’éolien offshore{{}}

L’Expertise scientifique collective (« ESCo ») Éoliennes en mer & biodiversité(1) a analysé plus de 4 500 publications scientifiques pour étudier « 10 pressions exercées par les parcs éoliens en mer, susceptibles d’affecter la biodiversité au cours des différentes phases de développement des projets, de la construction au démantèlement ». Cet état des connaissances a été mené en appui aux missions portées par l’Observatoire national de l’éolien en mer (ONEM).

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Les 10 pressions analysées dans le cadre de l’expertise de l’ESCo :{{}}

  • Structures en tant qu’obstacle physique au déplacement (effet barrière et collisions)
  • Introduction de substrats durs artificiels (effet récif)
  • Modification des habitats benthiques
  • Modification des habitats pélagiques
  • Émissions de substances chimiques
  • Émissions sonores
  • Autres énergies introduites dans le milieu (champs électromagnétiques, lumière artificielle, chaleur)
  • Pressions à l’échelle des paysages marins
  • Introduction d’espèces non indigènes
  • Modification des activités de pêche (effet réserve)
    Source : ESCo Éoliennes en mer & biodiversité, juillet 2026.

Parmi ces thématiques, « certaines pressions demeurent peu étudiées, notamment les émissions chimiques, la lumière artificielle ou l’introduction d’espèces non indigènes, tout comme les conséquences de la multiplication des parcs sur certains processus à l’échelle du paysage marin, tels que la connectivité écologique entre habitats », souligne le résumé de l’ESCo.

Des obstacles au déplacement{{}}

Parmi les griefs fréquents à l’égard des éoliennes en mer, il est noté qu’elles constituent de fait « un obstacle physique au déplacement de certaines espèces mobiles, en particulier les oiseaux marins, les oiseaux migrateurs terrestres et certaines chauves-souris migratrices », ce qui présente un risque de collision et oblige certaines espèces à modifier leurs trajectoires (« effet de barrière »).

Sur la base d’un corpus de 123 articles publiés entre 1998 et 2024, l’ESCo fait toutefois état d’effets « généralement localisés, d’intensité variable, et fortement dépendants des caractéristiques des structures, de leur densité, de leur disposition spatiale, du contexte environnemental, ainsi que des espèces concernées ».

Les chercheurs soulignent par ailleurs un déficit de connaissances concernant les chauves-souris (92 % des études examinées concernent les oiseaux) et les potentiels effets d’obstacle sous-marins sur les mammifères marins, les tortues ou les poissons. Pour limiter les collisions, certains exploitants testent de nouvelles mesures comme peindre les pales en noir pour améliorer la détectabilité des rotors.

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Synthèse des effets documentés de l’éolien en mer sur les oiseaux migrateurs {{}}

Source : ESCo Éoliennes en mer & biodiversité, juillet 2026.

« Effet récif » et émissions sonores{{}}

Un autre impact très commenté et documenté au sujet des éoliennes en mer est l’effet dit « récif ». Il désigne la colonisation par des espèces des structures artificielles immergées des éoliennes (fondations, enrochements et autres surfaces dures dans des zones majoritairement dominées par des fonds meubles). L’ESCo note notamment que, « dans certains parcs de la mer du Nord, un seul mât d’éolienne peut ainsi héberger plusieurs tonnes de moules ».

Dans certains cas, l’effet récif peut ainsi « contribuer à une production biologique locale au moins partielle (c’est-à-dire à une augmentation de la quantité de matière vivante produite), et pas uniquement à une concentration d’organismes déjà présents dans la zone », note l’ESCo, qui précise toutefois que « les effets sur le fonctionnement global des écosystèmes sont encore peu documentés ».

Lors de la phase de construction des parcs, il est par ailleurs noté que « les opérations de battage de pieux menées pour installer certaines fondations produisent des sons de forte intensité susceptibles de se propager sur plusieurs dizaines de kilomètres sous l’eau ».

Atténuer les effets : 11 leviers pour l’avenir{{}}

Outre les effets des éoliennes en mer, l’ESCo souligne les mesures d’atténuation desdits effets qui existent. Ces mesures s’inscrivent dans la séquence « Éviter – Réduire – Compenser » (ERC), mobilisée lors de la planification, de la construction et de l’exploitation des parcs, et portent principalement sur la réduction des risques de collision et des émissions sonores.

La synthèse note par ailleurs qu’un « verrou scientifique majeur réside dans la difficulté à appréhender le cumul d’effets comme un phénomène multidimensionnel, intégrant les interactions entre pressions issues de différentes activités anthropiques, ainsi qu’entre pressions associées à l’éolien en mer ». En définitive, l’ESCo détaille les 11 leviers méthodologiques suivants « pour renforcer la robustesse des évaluations » à l’avenir sur les effets des éoliennes en mer.

{{}}
Éolien en mer : 11 leviers méthodologiques et perspectives pour renforcer l’évaluation et l’atténuation des effets{{}}
1 Approches intégrées et multi-échelles : le développement d’approches intégrées, multidisciplinaires, standardisées et multi-échelles est essentiel pour accompagner le déploiement de l’éolien en mer.
2 Harmonisation des protocoles et méthodes : la standardisation des protocoles de collecte et d’analyse constitue un levier central, en complément du développement de modèles prédictifs plus robustes.
3 Élargissement des groupes biologiques étudiés : l’extension des recherches à des compartiments encore peu documentés est identifiée comme nécessaire, en particulier vers la base des réseaux trophiques.
4 Mobilisation des connaissances expertes : elle permet de réduire et de mieux caractériser les incertitudes lorsque les mesures d’effets sont incomplètes, contradictoires ou manquantes, en complément des connaissances disponibles et dans l’attente de données plus consolidées.
5 Mobilisation d’analogues : l’élargissement du socle de connaissances à partir de pressions ou de contextes comparables facilite la conduite de méta-analyses et renforce la « transposabilité » des preuves d’effet.
6 Mutualisation et gestion FAIR des données : un progrès important dans l’évaluation des effets est attendu grâce à une meilleure structuration et mise en commun des données, notamment via des démarches FAIR (données faciles à trouver, accessibles, interopérables et réutilisables).
7 Accès aux données des opérateurs et aux parcs pour la recherche : l’amélioration de l’accessibilité des données issues des suivis environnementaux conduits par les opérateurs de l’éolien, en articulation avec les programmes de recherche, ainsi qu’une simplification des procédures d’autorisation d’accès aux parcs pour les équipes scientifiques, constitue également un levier majeur pour renforcer les connaissances disponibles.
8 Validation in situ des mesures d’atténuation en conditions réelles : la littérature met en évidence un écart important entre le nombre élevé de mesures d’atténuation proposées et le faible nombre de mesures effectivement testées en conditions réelles, notamment sur le long terme. Cette absence de preuves, combinée à la concentration des travaux sur quelques pressions (émissions sonores, effet obstacle), restreint la portée opérationnelle des enseignements actuels.
9 Mesures d’atténuation des effets environnementaux : un fort potentiel de recherche subsiste concernant les mesures d’évitement et de compensation, notamment sur la définition des seuils de significativité et sur les méthodes d’évaluation des pertes et des gains écologiques. S’agissant des mesures de réduction, l’intégration sous-marine des matériaux et des infrastructures par l’éco-conception (« Nature Inclusive Design ») constitue un champ d’expérimentation international d’intérêt croissant.
10 Approches socio-écologiques hybrides : plusieurs travaux identifient les enjeux d’acceptabilité, notamment liés aux co-usages, comme un levier important pour le développement futur des parcs. Ces approches reposent sur la recherche de co-bénéfices entre acteurs humains (par exemple pêche, tourisme industriel) et non humains (par exemple effet récif). Des outils de planification et de gestion intégrée — planification spatiale maritime (PSM), gestion intégrée des zones côtières (GIZC) ou approches par services écosystémiques — pourraient être davantage explorés, y compris à travers des cadres hybrides comme le « Sato-Umi ».
11 Gestion adaptative et ajustement des mesures : plusieurs travaux soulignent l’intérêt d’approches de gestion adaptative fondées sur les résultats du suivi environnemental, permettant d’ajuster les mesures d’atténuation au fil du temps dans un contexte de fortes incertitudes.

Source : ESCo Éoliennes en mer & biodiversité, juillet 2026.

Pour aller plus loin, la synthèse de l’ESCo « Éoliennes en mer & biodiversité » est disponible en accès libre sur le site de l’Ifremer.

Notes - L’ESCo repose sur un collectif pluridisciplinaire de 25 chercheurs, piloté par Cédric Bacher (Ifremer) et Nathalie Niquil (CNRS). Le collectif rassemble des spécialistes issus de 13 établissements de recherche publique et mobilise des compétences complémentaires en écologie marine, océanographie, acoustique, géologie, chimie, modélisation, économie et géographie, afin de couvrir l’ensemble du périmètre scientifique de la saisine.

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Source : https://www.connaissancedesenergies.org/eoliennes-en-mer-quels-effets-reels-sur-la-biodiversite

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  • L’énergie éolienne et la biodiversité – LPO dernière mise à jour : 8 juillet 2024{{}}
    L’énergie éolienne est à la fois un pilier de la transition énergétique et un vecteur d’impacts potentiels pour la biodiversité. Bien qu’elle soit destinée à se substituer à des énergies polluantes, émettrices de gaz à effet de serre ou présentant de forts risques pour l’environnement, elle peut, elle aussi, impacter de diverses manières la faune, la flore et les habitats naturels.

Les oiseaux et les chiroptères sont reconnus comme étant les taxons les plus sensibles au développement des parcs éoliens. Ces derniers peuvent provoquer des collisions avec des individus en vol, des pertes et fragmentations d’habitats ou des perturbations comportementales, toutes liées à la présence d’aérogénérateurs et à leurs lieux d’implantation. Les groupes les plus vulnérables semblent être les oiseaux et chiroptères migrateurs, les rapaces ainsi que les chauves-souris de haut vol.

Une planification à large échelle prenant réellement en compte les enjeux de biodiversité est la mesure la plus efficace pour sélectionner les sites et éviter ces impacts. À l’échelle de chaque projet, la bonne conduite du pré-diagnostic et de l’étude d’impact est, elle aussi, indispensable pour identifier correctement les enjeux et proposer des mesures d’atténuation adaptées : choix du nombre, du gabarit et de la localisation fine des éoliennes, gestion appropriée des habitats proches, etc.

L’asservissement des éoliennes à des périodes déterminées (lors de période de migration ou de nidification de certaines espèces), sur la base de paramètres environnementaux ou par des détecteurs en temps réel peut également participer à la réduction du risque de collision. Ces détecteurs peuvent, en outre, être couplés avec des systèmes de dissuasion acoustique ou visuelle, afin d’éloigner les individus évoluant à proximité. A l’heure actuelle, ces dispositifs sont toutefois insuffisants lorsque les éoliennes ont été implantées dans des sites présentant de forts enjeux comme les sites Natura 2000 ou les espaces vitaux des grands rapaces.

Pour finir, de nombreuses études sont encore nécessaires pour mieux comprendre les impacts sur les espèces, les moyens de les anticiper, de les mesurer et de les atténuer ; c’est pourquoi la LPO accompagne plusieurs projets de recherche visant à améliorer, encore, l’intégration environnementale des parcs éoliens.

Pour aller plus loin : {{}}

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  • Eoliennes en mer & biodiversité : résultats de l’expertise scientifique Ifremer-CNRS - Publié le 29 juin 2026 – Publication ‘ifremer.fr’

Crédit : Jérémy Barrault

Au cœur des stratégies de décarbonation et de souveraineté énergétique, l’éolien en mer occupe une place croissante dans les politiques publiques françaises et européennes. Son développement peut toutefois affecter des écosystèmes côtiers déjà soumis à de multiples pressions et confrontés à l’érosion de la biodiversité. Dans ce contexte, les décideurs publics ont besoin de pouvoir s’appuyer sur la connaissance scientifique. Mandatés par les ministères en charge de l’énergie, de l’écologie et de la mer, l’Ifremer et le CNRS ont conduit une expertise scientifique collective afin d’établir l’état des connaissances sur les effets des parcs éoliens en mer sur la biodiversité marine et les socio-écosystèmes marins et côtiers, en appui aux missions portées par l’Observatoire national de l’éolien en mer (ONEM). Fondée sur une revue systématique de la littérature scientifique internationale, cette expertise identifie les effets aujourd’hui documentés, les principales incertitudes ainsi que les mesures d’atténuation étudiées dans la littérature. Elle apporte ainsi un socle de connaissances indépendant destiné à éclairer la décision et le débat publics sur le déploiement de l’éolien en mer.

Afin d’éclairer la décision publique relative au déploiement de l’éolien en mer : {{}}

  • L’Expertise scientifique collective (ESCo) Éoliennes en mer & biodiversité, réalisée à la demande du gouvernement, dresse un état des connaissances scientifiques internationales sur les effets des parcs éoliens en mer et de leurs raccordements sur la biodiversité marine et les socio-écosystèmes marins et côtiers.
  • Fondée sur une revue systématique de la littérature scientifique internationale, elle analyse les effets de dix pressions exercées par ces infrastructures. Si certains d’entre eux sont relativement bien documentés, d’autres restent encore peu étudiés, notamment ceux à long terme et à grande échelle. 
  • L’expertise met également en évidence plusieurs mesures d’atténuation étudiées dans la littérature scientifique.
    Les parcs éoliens en mer occupent une place croissante dans les stratégies d’évolution des systèmes énergétiques en France et en Europe afin de réduire la dépendance aux énergies fossiles, de diminuer les émissions de gaz à effet de serre et de renforcer la souveraineté des États. Dans ce contexte, il est indispensable que les décideurs et décideuses puissent s’appuyer sur les connaissances scientifiques disponibles, validées par les pairs, afin d’anticiper les effets du développement de l’éolien en mer sur la biodiversité marine et de mettre en place les mesures les plus adaptées pour les atténuer. 

C’est dans cette perspective qu’une expertise scientifique collective, conduite par l’Ifremer et le CNRS, a été réalisée entre janvier 2024 et juin 2026 par un collectif pluridisciplinaire de chercheurs issus de 13 établissements publics de recherche français et belges.

Les experts ont identifié plus de 4 500 publications scientifiques et retenu 411 articles pour une analyse détaillée des effets de l’éolien en mer sur la biodiversité marine. L’ESCo constitue ainsi, à ce jour, l’état de l’art le plus complet disponible sur le sujet. Elle répond à un besoin de centralisation, de synthèse et de partager des savoirs scientifiques sur le sujet.

Dix pressions exercées sur les écosystèmes marins{{}}

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Les dix pressions exercées par les parcs éoliens en mer analysées dans l’ESCo Eoliennes en mer & biodiversité. Crédit : J. Barrault

Au total, l’ESCo éoliennes en mer & biodiversité a analysé dix pressions exercées par les parcs éoliens en mer, susceptibles d’affecter la biodiversité au cours des différentes phases de développement des projets, de la construction au démantèlement : 

  • Les structures en tant qu’obstacles physiques au déplacement (effet barrière et collisions)
  • L’introduction de substrats durs artificiels (effet récif)
  • La modification des habitats benthiques 
  • La modification des habitats pélagiques 
  • Les émissions de substances chimiques 
  • Les émissions sonores
  • Les autres énergies introduites dans le milieu : champs électromagnétiques, lumière artificielle, chaleur
  • Les pressions à l’échelle des paysages marins
  • L’introduction d’espèces non indigènes
  • La modification des activités de pêche (effet réserve) 
    L’expertise met également en évidence plusieurs mesures d’atténuation des effets étudiées dans la littérature scientifique. Elle souligne toutefois l’existence de lacunes concernant certaines pressions et leurs effets à long terme et à grande échelle, ce qui souligne la nécessité de poursuivre les travaux de recherche et de renforcer les connaissances disponibles.

L’ensemble de ces résultats vise à éclairer la décision et le débat publics relatifs au déploiement de l’éolien en mer, dans un contexte où la France et l’Europe ont pour ambition de concilier les enjeux de décarbonation de l’énergie et de préservation de la biodiversité marine. 

Zoom sur trois pressions aux effets bien documentés{{}}

Les éoliennes en mer constituent des obstacles au déplacement {{}}

Les éoliennes en mer constituent un obstacle physique au déplacement de certaines espèces mobiles, en particulier les oiseaux marins, les oiseaux migrateurs terrestres et certaines chauves-souris migratrices. Deux grands types d’effets sont documentés. 

Le premier est un effet de barrière : certaines espèces de la faune volante modifient leurs trajectoires pour éviter les parcs, ce qui peut allonger leurs déplacements ou réduire l’accès à certaines zones d’alimentation ou de repos. 

Le second concerne le risque de collision avec les pales, qui peut entraîner la mortalité des oiseaux et chauves-souris. Les espèces les plus exposées sont celles qui volent régulièrement à hauteur des rotors, notamment lors des migrations nocturnes ou lorsqu’elles pénètrent fréquemment dans les parcs pour s’y nourrir.

Les effets observés varient toutefois fortement selon les espèces, les conditions météorologiques, la distance à la côte ou encore la configuration des parcs. 

Si ces effets sont aujourd’hui bien documentés chez les oiseaux, les connaissances restent plus limitées concernant les chauves-souris et les potentiels effets d’obstacle sous-marins sur les mammifères marins, les tortues ou les poissons.

Les éoliennes en mer introduisent de nouveaux substrats durs artificiels {{}}

L’installation des fondations et des enrochements des éoliennes crée de nouveaux habitats sous-marins susceptibles de favoriser l’installation de certaines espèces. Ce phénomène est appelé effet récif.

Les structures immergées sont notamment colonisées en forte densité par des moules, des balanes ou encore de petits crustacés qui viennent progressivement s’installer sur ces surfaces dures. Dans certains parcs de la mer du Nord, un seul mât d’éolienne peut ainsi héberger deux tonnes de moules. Cette colonisation s’accompagne d’une augmentation locale importante de la biomasse, c’est-à-dire de la quantité de matière vivante présente, ainsi que d’une modification des communautés d’espèces observées autour des structures.

Chez certains poissons, comme le cabillaud ou la plie, plusieurs études rapportent une augmentation locale de l’abondance et parfois de la taille moyenne des individus à proximité des éoliennes. Certaines espèces modifient aussi leur régime alimentaire en consommant davantage d’organismes associés aux structures artificielles, ce qui peut entraîner des changements dans les chaînes alimentaires locales.

Les éoliennes en mer génèrent des émissions sonores {{}}

Lors de la phase de construction des parcs, les opérations de battage de pieux menées pour installer certaines fondations produisent des sons de forte intensité susceptibles de se propager sur plusieurs dizaines de kilomètres sous l’eau. 

Les effets observés concernent principalement des modifications du comportement, des réactions de fuite, des changements de trajectoire ou des perturbations de certaines fonctions biologiques liées à l’utilisation du son, notamment chez les mammifères marins.

Les connaissances disponibles reposent toutefois largement sur le marsouin commun, espèce particulièrement étudiée en Atlantique Nord-Est. Chez cette espèce, des comportements d’évitement ont été observés à grande distance des zones de travaux de construction des éoliennes. Des phénomènes de masquage acoustique – lorsque les sons produits par les activités humaines couvrent les sons utiles aux animaux – ainsi que des pertes auditives temporaires ont également été rapportés ; les effets permanents apparaissent plus rares.

Chez les poissons, les études décrivent surtout des réactions de stress ou des modifications temporaires du comportement. Les effets des émissions sonores générées pendant la phase d’exploitation des parcs – moins intenses mais plus durables que celles produites lors de la construction – restent, en revanche, encore insuffisamment documentés.

Des mesures d’atténuation existantes{{}}

L’expertise collective dresse également un panorama des mesures étudiées pour limiter les effets des parcs éoliens en mer sur la biodiversité. Ces mesures s’inscrivent dans la séquence « Éviter – Réduire – Compenser » (ERC), mobilisée lors de la planification, de la construction et de l’exploitation des parcs.

Les mesures d’évitement visent à supprimer les effets potentiels dès les premières phases de planification des projets, notamment à travers le choix des zones d’implantation. Elles consistent par exemple à éviter les principales zones de migration ou de reproduction de certaines espèces d’oiseaux et de mammifères marins, ainsi que les habitats les plus sensibles.

Les mesures de réduction – 85 % des études analysées – concernent principalement les émissions sonores et les risques de collision.Pour limiter les perturbations acoustiques lors du battage des pieux, plusieurs dispositifs ont été testés pendant les travaux, comme les rideaux de bulles, destinés à atténuer la propagation du son sous l’eau, ou les procédures de montée progressive de la puissance sonore, visant à favoriser l’éloignement préalable des mammifères marins.

Concernant les oiseaux et les chauves-souris, certaines mesures visent à réduire les risques de collision, par exemple grâce à l’arrêt temporaire des turbines pendant certaines périodes de migration ou sous certaines conditions météorologiques. D’autres travaux explorent également des adaptations de conception des infrastructures, notamment pour améliorer la visibilité des pales.

Les mesures de compensation visent à restaurer ou recréer des habitats ou des fonctions écologiques lorsque les effets n’ont pu être évités ou suffisamment réduits. Elles sont en revanche encore peu documentées.

Plus généralement, l’expertise soulève plusieurs limites : les travaux de recherche sur les mesures d’atténuation restent concentrés sur quelques groupes biologiques, principalement les mammifères marins et les oiseaux, ainsi que sur certaines pressions, notamment le bruit sous-marin et les risques de collision. Enfin, une grande partie des mesures recensées n’a pas encore été évaluée en conditions réelles, ce qui limite encore le niveau de connaissances sur leur efficacité.

Des lacunes de connaissances à combler{{}}

Malgré l’augmentation rapide des travaux scientifiques consacrés à l’éolien en mer, des lacunes persistent. Certains effets des pressions demeurent peu étudiés, notamment les émissions chimiques, la lumière artificielle, les conséquences de l’introduction d’espèces non indigènes, ou encore certains effets à plus grande échelle, au-delà du parc éolien lui-même.

Les connaissances sur les effets à long terme restent également limitées. Les études portent encore majoritairement sur des réponses observées à des échelles locales ou individuelles, tandis que les conséquences sur les réseaux trophiques (relations alimentaires entre les espèces), la connectivité écologique (déplacements des espèces et circulation des organismes entre différents habitats), les dynamiques des populations ou le fonctionnement global des écosystèmes demeurent insuffisamment caractérisées.

Les scientifiques soulignent également le peu de recherches sur les effets liés au cumul des différentes pressions générées par les parcs éoliens en mer, ainsi que sur leurs interactions avec d’autres activités humaines déjà présentes en mer, comme la pêche, le transport maritime ou encore le changement climatique. 

Les efforts de recherche pour déployer des suivis de long terme, sont également nécessaires afin de distinguer les effets liés aux parcs éoliens de ceux dus à la variabilité naturelle des écosystèmes marins. Les connaissances restent par ailleurs encore limitées pour l’éolien flottant, dans le contexte méditerranéen, ainsi que pour la phase de démantèlement des installations. En effet, la majorité des connaissances disponibles provient de parcs éoliens posés situés en mer du Nord, principalement sur des fonds meubles (sableux ou vaseux). Aussi, les résultats doivent être transposés avec prudence dans d’autres contextes écologiques, technologiques et de gestion, notamment ceux de France hexagonale.

Face à ces enjeux, l’expertise souligne la nécessité de développer des approches plus intégrées, de renforcer l’évaluation des mesures d’atténuation et d’harmoniser les protocoles et méthodes de suivi afin de faciliter les comparaisons entre sites. Elle met également en évidence l’importance de faciliter l’accès de la communauté scientifique aux données issues des suivis environnementaux réalisés par les opérateurs.

Ressources

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Consulter le site internet de l’ESCo esco-eoliennesenmer.fr

Partenaires :

L’ESCo repose sur un collectif pluridisciplinaire de 25 chercheurs, piloté par Cédric Bacher (Ifremer) et Nathalie Niquil (CNRS). Le collectif rassemble des spécialistes issus de 13 établissements de recherche publique et mobilise des compétences disciplinaires complémentaires en écologie marine, océanographie, acoustique, géologie, chimie, modélisation, économie et géographie, afin de couvrir l’ensemble du périmètre scientifique de la saisine. Cette composition garantit une expertise scientifique approfondie, ainsi qu’une diversité d’approches et de regards scientifiques. Cette expertise est une action identifiée pour son concours aux missions de l’Observatoire national de l’éolien en mer (ONEM) et soutenue à ce titre par le ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique. Créé en 2022 par les trois ministères commanditaires de l’ESCo, l’ONEM vise à éclairer le débat public sur les impacts environnementaux des parcs éoliens en mer, en valorisant les connaissances existantes et en développant de nouveaux programmes d’acquisition de connaissance. En cohérence avec les chartes de l’expertise et de l’avis des deux organismes, l’expertise a été conduite par l’Ifremer et le CNRS indépendamment de l’Observatoire.

Contacts presse : Lucie Lautrédou Ifremer | Attachée de presse presse@ifremer.fr06 15 73 95 29

Élisa Doré CNRS | Attachée de presseelisa.dore@cnrs.fr06 16 36 13 61

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Source : https://www.ifremer.fr/fr/presse/eoliennes-en-mer-biodiversite-resultats-de-l-expertise-scientifique-ifremer-cnrs

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  • Électricité : ces éoliennes flottantes produiront bientôt l’énergie nécessaire à 50 000 habitants en un an - Publié le 12 juillet 2026 à 20h15. Document ‘capital.fr’{{}}
    Un nouveau parc éolien sera bientôt mis en service en plein milieu de la mer Mediterannée. Pour éviter les nuisances visuelles, elles sont placées à 16km des côtes. Pour réaliser une telle prouesse, ces éoliennes sont flottantes. Elles devraient pouvoir produire l’électricité nécessaire à une ville de 50.000 habitants en un an.

Ces éoliennes flottantes produiront bientôt l’énergie nécessaire à 50 000 habitants en un an © pole eco

Ces éoliennes ne devraient pas déranger les habitants de la côte méditerranéenne. Trois éoliennes flottantes ont été installées au large de Leucate (Aude) et du Barcarès (Pyrénées-Orientales) et s’apprêtent à être mises en service, rapporte BFMTV. D’une capacité de 30MW, elles devraient pouvoir fournir la consommation annuelle d’une ville de 50 000 habitants. Ces éoliennes de 186 mètres de haut sont sur des flotteurs, à 16km de la côte, et ancrées au sol marin avec trois grosses chaînes de 70 mètres.

« Dans des lieux où les profondeurs sont importantes, les éoliennes flottantes nous permettent de nous éloigner des côtes et d’échapper aux reproches concernant le paysage », assure Marc Hirt, directeur général France d’Ocean Winds. Le but est d’étendre ce dispositif à grande échelle pour faire baisser les coûts d’industrialisation des flotteurs. Les trois nouvelles éoliennes devraient être mises en service en fin de semaine.

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Une électricité encore très chère{{}}

On ne connaît pas le coût du projet, mais on sait combien va coûter l’électricité produite à EDF : 240 euros le MWh, contre 70 euros le MWh en moyenne pour l’éolien terrestre. Ce prix devrait se répercuter sur la facture des consommateurs. Mais le potentiel d’installation d’éoliennes flottantes est « illimité en France et dans le monde », explique Marc Hirt. Si celles-ci venaient à se développer, le coût pourrait diminuer. Deux autres fermes d’éoliennes flottantes sont installées en Méditerranée française, en Provence et dans l’Aude.

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Source : https://www.capital.fr/economie-politique/electricite-ces-eoliennes-flottantes-produiront-bientot-lenergie-necessaire-a-50-000-habitants-en-un-an-1528403

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  • Reportage - Plus efficace, plus respectueux de l’environnement, mais aussi bien plus cher… Les ambitions contrariées de la France sur l’éolien en mer flottant - Par Hubert Vialatte - Publié le 10 juil. 2026 à 06:25 - Réservé à nos abonnés Premium ‘lesechos.fr’
    Après la mise en service d’un parc éolien flottant expérimental au large des côtes occitanes, Ocean Winds (Engie-EDP Renewables), veut améliorer la rentabilité d’un modèle encore naissant. Sachant que la moitié de l’appel d’offres géant AO10 est réservé au flottant.

Engie TotalEnergies

Les éoliennes flottantes du golfe du Lion ont commencé à envoyer sur le réseau les premiers électrons.

Les éoliennes flottantes du golfe du Lion ont commencé à envoyer sur le réseau les premiers électrons. (Photo Engie)

Retards, explosion des coûts, incertitudes sur la technologie… Rien n’aura été épargné à l’éolien « flottant ». Ocean Winds, société dédiée à l’énergie éolienne offshore et détenue par Engie et le portugais EDP Renewables, avec la Banque des territoires en partenaire, ne boude donc pas son plaisir, au moment d’officialiser ce vendredi l’entrée en pleine exploitation de sa ferme flottante EFGL (éoliennes flottantes du golfe du Lion).

L’aboutissement d’un long parcours du combattant pour une technologie qui suscitait de gros espoirs il y a quelques années, mais dont l’équilibre économique paraît aujourd’hui très incertain. La technologie permet de développer des parcs lorsque les fonds marins sont profonds (au-delà de 60 à 70 mètres). On installe alors les éoliennes sur une base flottante, ancrée aux fonds marins par des câbles, au lieu de les fixer directement sur le plateau continental.

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  • Eolien en mer : Bruxelles approuve 63 milliards d’euros d’aides potentielles de l’Etat français - Par Amélie Laurin - Publié le 13 juil. 2026 à 19:01 - Réservé à nos abonnés Premium ‘lesechos.fr’
    La Commission européenne donne son feu vert à un appel d’offres géant pour onze parcs éoliens au large des côtes françaises. Paris espère limiter le coût réel pour les finances publiques à « 5-10 milliards d’euros » dans un scénario intermédiaire des prix de l’électricité.

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La France compte atteindre 15 GW de capacités installées dans l’éolien offshore en 2035, contre 2 GW fin 2025.{{}}

La France compte atteindre 15 GW de capacités installées dans l’éolien offshore en 2035, contre 2 GW fin 2025. (Photo Sebastien Salom-gomis/Sipa)

Le dossier des futurs réacteurs EPR2 d’EDF n’est pas le seul sur le bureau des autorités européennes de la concurrence. La Commission européenne a autorisé ce lundi le plan de soutien de l’Etat français à la filière de l’éolien en mer, à hauteur de 63 milliards d’euros « maximum » sur vingt-cinq ans. Cela représente 2,5 milliards d’euros de subventions annuelles en moyenne, sachant que les aides aux énergies renouvelables coûtent entre 4 et 7 milliards d’euros par an aux finances publiques.

Le schéma d’aide validé par Bruxelles concerne un appel d’offres géant de 10 GW, baptisé « AO10 ». Lancé en juin, il vise à doter l’Hexagone de l’équivalent de six réacteurs de grande capacité (sans tenir compte de l’intermittence du vent). Il prévoit onze nouveaux parcs en mer, dont les lauréats seront désignés avant l’élection présidentielle de 2027, espère le gouvernement.

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Source : https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/eolien-en-mer-bruxelles-approuve-63-milliards-deuros-daides-potentielles-de-letat-francais-2242186

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  • Peindre les éoliennes en rouge et jaune : la solution pour sauver des milliers d’oiseaux ? - Par Matias Perea | Mis à jour le 27 mai 2026 – Document ‘selectra.info’
    Alors que l’opposition aux parcs éoliens reste l’un des principaux freins au déploiement des énergies renouvelables en France, la question des oiseaux fauchés par les pales revient à chaque débat local. Une équipe internationale dirigée par l’Université d’Helsinki et l’Université d’Exeter vient de publier dans la revue Behavioral Ecology une piste de solution étonnamment simple : repeindre les pales en rouge, jaune et noir, les couleurs que le règne animal utilise pour signaler le danger. Le résultat de l’expérience, menée sur des mésanges placées devant un écran tactile en laboratoire, a surpris jusqu’aux chercheurs eux-mêmes. Et si la cohabitation entre l’avifaune et l’éolien tenait, en partie, dans un pot de peinture ?

https://images.selectra.info/selectra.info/legacy-actu/images/peindre-eoliennes-rouge-jaune-noir-sauver-oiseaux-etude.jpg

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Une expérience inspirée des serpents corail et des grenouilles venimeuses{{}}

Dans la nature, le rouge, le jaune et le noir forment un code universel. Les serpents corail, les grenouilles à flèches empoisonnées, les guêpes ou les vipères arborent ces teintes pour prévenir leurs prédateurs : « approcher, c’est mourir ». Les biologistes parlent de coloration aposématique, un signal d’avertissement façonné par des millions d’années d’évolution.

L’équipe dirigée par la professeure Johanna Mappes (Université d’Helsinki) et le docteur George Hancock (Université d’Exeter) a voulu vérifier si les oiseaux transposaient cet instinct à un objet artificiel. Leur protocole mobilise un écran tactile spécialement conçu pour les passereaux. Des mésanges charbonnières ont été placées face à des vidéos de turbines tournant à différentes vitesses, peintes selon quatre schémas : blanc intégral, une pale noire, bandes rouges et blanches, et un motif biomimétique rouge-noir-jaune inspiré du serpent corail.

Verdict sans appel : les pales blanches, standard de l’industrie dans le monde entier, sont la pire option. Les oiseaux s’en approchaient nettement plus souvent que des autres versions. À l’inverse, le motif aposématique a déclenché la plus forte réaction de fuite, suggérant que l’aversion est en partie génétique, et non apprise.

Le précédent norvégien qui a tout déclenché{{}}

L’idée s’appuie sur une expérience grandeur nature menée pendant dix ans au parc éolien de Smøla, en Norvège. L’Institut norvégien de recherche sur la nature y a peint en noir une seule pale sur trois pour une partie des machines, puis a comparé la mortalité aviaire avec un groupe témoin laissé en blanc.

Le résultat publié à l’issue de l’étude a fait date : la mortalité des oiseaux a chuté d’environ 70 % sur les éoliennes modifiées. Le principe est physique. Quand une pale tourne à plus de 250 km/h en bout, l’œil humain comme l’œil de l’oiseau perçoit un disque blanc continu, un flou impossible à interpréter. Une pale contrastée brise cette illusion et redonne au cerveau de l’oiseau le temps de réagir.

L’équipe finno-britannique va plus loin. Les couleurs aposématiques n’agissent pas seulement comme un signal visuel : elles activent une mémoire évolutive ancienne qui pousse l’oiseau à éviter sans avoir besoin d’apprendre. C’est ce que résume George Hancock dans le communiqué officiel de l’Université d’Helsinki : voir une réaction d’évitement d’une telle ampleur, sur des oiseaux qui n’avaient jamais croisé de turbine peinte, n’allait pas de soi.

Pourquoi les pales sont-elles blanches partout dans le monde ?

Le blanc dominant dans l’industrie n’a rien d’esthétique. Il reflète mieux le rayonnement solaire, ce qui limite la dilatation thermique des matériaux composites. Il améliore aussi la visibilité aérienne pour les pilotes. La certification actuelle des turbines repose sur ces deux contraintes, et toute modification de la couleur impose de revoir les protocoles d’essai.

Un enjeu concret pour le parc éolien français{{}}

En France, le sujet n’est pas anecdotique. Selon le bilan de la Ligue pour la protection des oiseaux publié en 2017, la mortalité varie de 0,3 à 18,3 oiseaux par éolienne et par an, avec une moyenne nationale autour de 7 oiseaux par machine. Sur les 97 espèces retrouvées au pied des mâts, 75 % sont protégées, dont le faucon crécerellette, le milan royal ou le busard cendré.

Le parc éolien tricolore compte fin 2025 près de 26,6 GW installés, dont 24,7 GW à terre et 1,9 GW en mer, selon le bilan électrique annuel publié par RTE en février 2026. La filière a produit environ 53,5 TWh, en hausse de 2,8 TWh sur un an grâce notamment à la mise en service du parc en mer d’Yeu-Noirmoutier, et occupe désormais la 3e place du mix électrique français, devant le gaz.

Pour les industriels, repeindre les pales reste un casse-tête logistique. Les pales mesurent jusqu’à 85 mètres, sont fabriquées par lots de trois, et chaque ligne de peinture doit être séparée pour éviter les mélanges. Plusieurs pays européens imposent par ailleurs des bandes rouges réglementaires pour la sécurité aérienne, peu compatibles avec une pale entièrement noire. Une refonte des standards prendra du temps.

Une brique parmi d’autres pour la transition énergétique{{}}

Les chercheurs eux-mêmes insistent : peindre les pales ne suffira pas. La cohabitation passe aussi par l’emplacement des parcs hors des couloirs migratoires, par les caméras d’arrêt automatique qui stoppent les rotors à l’approche d’un rapace, et par les modulations de vitesse en période sensible. La piste aposématique est complémentaire, pas substitutive.

L’enjeu dépasse la stricte biodiversité. Chaque controverse locale ralentit les autorisations, renchérit les projets et finit par peser sur le prix de l’électricité sur le marché de gros. La France a soutenu massivement le déploiement éolien, à hauteur de plusieurs dizaines de milliards d’euros depuis vingt ans, pour rendre les énergies renouvelables compétitives et avancer dans la transition énergétique

Une mortalité aviaire mieux maîtrisée, c’est aussi un argument retiré aux opposants et un cadre plus stable pour les offres d’électricité verte qui s’appuient sur la production éolienne et tirent vers le bas l’intensité carbone du système électrique.

Pour Johanna Mappes, si les résultats se confirment en conditions réelles, dans différents pays et avec différentes espèces, le secteur pourrait basculer vers une nouvelle norme de conception. Les pales de demain ne seraient plus seulement aérodynamiques. Elles deviendraient aussi visibles, et même repoussantes, pour ceux qui les croisent en vol.

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Rédigé par Matias Perea Expert des marchés de l’énergie et des télécoms Lire plus de MatiasBiographie - Diplômé de Grenoble IAE et expert des marchés de l’énergie et des télécoms chez Selectra depuis 2016, Matias suit au quotidien l’évolution des prix de l’électricité et du gaz comme celle des offres box et mobile, du déploiement de la fibre et de la 5G. Ses analyses tarifaires et études de marché sont régulièrement reprises par la presse nationale (Le Figaro, Capital, RMC, Ouest-France).

Source : https://selectra.info/energie/actualites/marche/peindre-eoliennes-rouge-jaune-noir-sauver-oiseaux-etude

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  • Une simple couche de peinture contre un massacre silencieux : l’astuce géniale pour sauver les oiseaux des éoliennes par Brice L.13 juillet 2026, 12 h 41 min – Document ‘sciencepost.fr’

Crédit : ZHANG FENGSHENG

Le développement de l’énergie éolienne se heurte souvent à un défi écologique majeur : la mortalité aviaire due aux collisions avec les pales. Cependant, une étude récente propose une solution aussi simple qu’ingénieuse pour réduire ce massacre silencieux. En peignant des rayures noires sur une seule des pales des turbines, les chercheurs ont observé une chute drastique du nombre d’accidents. Ce changement visuel permettrait aux oiseaux de mieux percevoir l’obstacle en mouvement, transformant une machine de mort invisible en un signal d’alerte efficace.{{}}

Ce que vous allez apprendre : {{}}

  • Pourquoi les oiseaux ne parviennent pas à voir les pales blanches en mouvement.
  • L’effet du « flou de mouvement » et comment une pale rayée le neutralise.
  • Les résultats chiffrés des tests menés sur le terrain.
    Le piège de l’invisibilité rotative{{}}

Le problème fondamental réside dans la perception visuelle des oiseaux. Lorsqu’une éolienne tourne à grande vitesse, ses trois pales blanches créent un effet d’optique particulier : elles se fondent dans le paysage ou le ciel, devenant un disque quasi transparent pour un oiseau en plein vol.

Ce phénomène, appelé « flou de mouvement », empêche l’oiseau de détecter l’obstacle avant qu’il ne soit trop tard. Pour l’animal, la zone de rotation semble vide d’obstacle, ce qui explique pourquoi même des espèces dotées d’une excellente vue, comme les rapaces, se font piéger.

éoliennes

Source : DR

Motifs de pales bio-inspirés exploitant les principes de la vision aviaire. (A) Rayures obliques, conçues pour que la rotation de la pale génère un stimulus combinant menace et rotation (flèches rouges). (B) Rayure sur le bord de fuite, conçue pour éloigner le comportement de ciblage du bord d’attaque et maximiser le flux optique rotationnel (flèches rouges). (C) Repères d’objet, conçus pour favoriser l’évitement des collisions : à l’instant représenté, aucun repère de mouvement n’indique directement le risque de collision avec l’extrémité de la pale, tandis que le second repère sera perçu comme un danger de collision, incitant à une manœuvre d’évitement (flèche noire).

L’astuce de la pale contrastée{{}}

L’innovation testée dans cette étude consiste à peindre des rayures noires transversales sur une seule des trois pales de la turbine. Ce contraste asymétrique brise l’uniformité du disque rotatif.

En introduisant cette perturbation visuelle, les chercheurs forcent le cerveau de l’oiseau à percevoir un mouvement erratique et un obstacle physique. Au lieu d’un flou blanc invisible, l’oiseau voit une alternance de noir et de blanc qui signale un danger immédiat. Ce simple ajout de peinture permet de « matérialiser » la turbine dans le champ de vision de la faune aviaire, l’incitant à modifier sa trajectoire de vol bien avant l’impact.

Des résultats spectaculaires pour l’avenir de l’éolien{{}}

Les tests menés sur plusieurs parcs éoliens expérimentaux sont sans appel. Les sites équipés de pales rayées ont enregistré une diminution de la mortalité aviaire allant jusqu’à 70 % par rapport aux turbines classiques entièrement blanches.

Cette découverte est une excellente nouvelle pour l’industrie de l’énergie renouvelable, qui cherche à concilier transition énergétique et protection de la biodiversité. Peu coûteuse et facile à mettre en œuvre sur les installations existantes, la technique des pales rayées pourrait devenir une norme mondiale. L’étude conclut que de légères modifications de notre conception industrielle, basées sur la compréhension biologique des espèces, suffisent parfois à résoudre des conflits environnementaux complexes.

Brice L.Rédigé par Brice L. - Brice est un journaliste passionné de sciences. Il collabore avec Sciencepost depuis plus d’une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.

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Source : https://sciencepost.fr/une-simple-couche-de-peinture-contre-un-massacre-silencieux-lastuce-geniale-pour-sauver-les-oiseaux-des-eoliennes/

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– 18/07/2026

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