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"Quel avenir pour l’hydrogène blanc ou natif, également appelé hydrogène naturel ? Recherches et explorations actives en France dont en Lorraine (Moselle), Pyrénées-Atlantiques et aussi : Alpes, Drôme, Côte-d’Or, Cotentin, Nouvelle-Calédonie" par Jacques Hallard
vendredi 10 juillet 2026, par
ISIAS Hydrogène blanc
Quel avenir pour l’hydrogène blanc ou natif, également appelé hydrogène naturel ? Recherches et explorations actives en France dont en Lorraine (Moselle), Pyrénées-Atlantiques et aussi : Alpes, Drôme, Côte-d’Or, Cotentin, Nouvelle-Calédonie
Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 09/07/2026
Plan du document : Préambule Introduction SommaireAuteur
Quelques rappels et informations préliminaires pour ce dossier à visée didactique
Rappel – Hydrogène : article Wikipédia - Cet article concerne l’élément chimique. Pour le corps simple H2, voir Dihydrogène. Pour la théorie quantique de l’atome d’hydrogène, voir Atome d’hydrogène.
L’hydrogène est l’élément chimique de numéro atomique 1, de symbole H. L’hydrogène présent sur Terre est presque entièrement constitué de l’isotope 1H (ou protium, comportant un proton et aucun neutron) et d’environ 0,01 % de deutérium 2H (un proton, un neutron). Ces deux isotopes de l’hydrogène sont stables. Un troisième isotope, le tritium 3H (un proton, deux neutrons), instable, est produit dans les réactions de fission nucléaire (réacteurs nucléaires ou bombes). L’hydrogène peut avoir les nombres d’oxydation 0 (dihydrogène H2 ou hydrogène métallique), +I (dans la plupart de ses composés chimiques) et –I (dans les hydrures métalliques). L’hydrogène est un élément électropositif, fréquemment ionisé à l’état H+ ou H3O+. Il forme aussi des liaisons covalentes (notamment dans le dihydrogène et les hydrocarbures) et des liaisons de nature intermédiaire appelées liaisons hydrogène (notamment dans la molécule d’eau et la matière organique). L’hydrogène est le principal constituant du Soleil et de la plupart des étoiles (dont l’énergie provient de la fusion thermonucléaire de cet hydrogène), et de la matière interstellaire ou intergalactique. C’est un composant majeur des planètes géantes, sous forme métallique au cœur de Jupiter et de Saturne, et sous la forme de dihydrogène solide, liquide ou gazeux dans leurs couches plus externes et dans les autres planètes géantes. Sur Terre, il est surtout présent à l’état d’eau liquide, solide (glace) ou gazeuse (vapeur d’eau), mais on le trouve aussi dans les émanations de certains volcans sous la forme de H2 et de CH4 (méthane). L’origine de l’hydrogène est à 99,9 % au moment du Big Bang. Le restant est une faible néoformation, notamment à partir de neutrons libres. Voir protium… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hydrog%C3%A8ne
Rappel - Hydrogène natif selon Wikipédia
L’hydrogène natif, également appelé hydrogène naturel, hydrogène géologique, ou hydrogène blanc, est le dihydrogène présent dans la nature, par opposition au dihydrogène produit en laboratoire ou dans l’industrie. Il est principalement issu de la réaction de l’eau en conditions anoxiques sur des roches riches en fer(II) (serpentine, siderite) ou très radioactives, provoquant l’oxydation du fer(II) en fer(III) et la réduction concomitante des H+ de l’eau en hydrogène moléculaire (H2). Il a été trouvé dans de nombreuses roches mères, sur tous les continents sauf l’Antarctique, dans certains fonds marins (zones de dorsales essentiellement) et dans des zones situées au-delà des bassins sédimentaires où opèrent les compagnies minières et pétrogazières. L’USGS estime les réserves d’hydrogène natif à des milliards de tonnes, mais enfouies dans la croûte terrestre. Longtemps considéré comme une curiosité géologique et écologique, il suscite dans les années 2020 un intérêt de la part des mondes de l’énergie, de l’industrie et de la finance, qui se traduit notamment par la création d’un grand nombre de startups recherchant des gisements exploitables et rentables ou des méthodes d’extraction ou de dopage de la production de gisements (qui contiennent souvent aussi de l’hélium, du méthane ou du diazote).
La dénomination hydrogène blanc le distingue de l’hydrogène vert (vecteur énergétique issu des énergies renouvelables ou d’autres procédés décarbonés) et de l’hydrogène gris/brun/noir (issu de sources fossiles). L’hydrogène natif est réputé peu polluant, pourtant son exploitation s’accompagne d’émissions et de pollutions liées à son exploitation, et peut contribuer à l’effet de serre. Il pourrait permettre une exploitation à moindre coût, comparé à l’hydrogène industriel, toutefois en 2024, selon le géochimiste Viacheslav Zgonnik, cité par le MIT comme « l’un des plus grands experts dans le domaine de l’hydrogène naturel », le potentiel est énorme, mais « la liste des inconnues est longue, tout comme le chemin vers les premiers projets commerciaux ».
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hydrog%C3%A8ne_natif
Rappel des différentes sources d’hydrogène qualifiées par couleurs :
🔎 Vert, rose, bleu gris... on en voit de toutes les couleurs avec l’# hydrogène, alors voici un petit récapitulatif des différentes ’couleurs’ selon les voies de production et les sources d’énergie, et
Source : https://x.com/maximsagot/status/1422831132903673857
Fichier:Couleurs de l’hydrogène - Cheng et Lee.png
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Couleurs_de_l%27hydrog%C3%A8ne_-_Cheng_et_Lee.png
Tableau comparatif des types d’hydrogène
Tableau comparatif des types d’hydrogène - Source : Sirenergies > https://www.sirenergies.com/article/hydrogene-le-guide-pour-decoder-les-couleurs
« « «
Mises en garde préliminaires :
Quel est l’inconvénient de l’hydrogène ? - L’hydrogène étant un gaz très inflammable, le risque d’explosion et d’incendie est réel et peut avoir de grandes conséquences.
Opinions relevées sur l’avenir de l’hydrogène :
« La production polluante freine son adoption. Pourquoi l’hydrogène n’est-il pas la solution ? Sa consommation énergétique élevée le rend moins vert que les véhicules électriques, alimentés par un réseau 40 % renouvelable. Produire 1 kg d’hydrogène gris équivaut à 100 km en voiture thermique, renforçant son statut de carburant polluant ».
09 : un coût prohibitif de 15 €/kg, une production polluante émettant 10 t de CO2 par tonne, et une infrastructure limitée. Même la découverte d’un hydrogène blanc en Lorraine, potentiellement révolutionnaire, reste à l’état expérimental ».
Entreprise souvent citée dans ce dossier :
La Française de l’Énergie (FDE) est une entreprise française spécialisée dans la production d’énergies locales à faible empreinte carbone. Elle valorise principalement le gaz de mine, un gaz naturellement présent dans les anciennes exploitations minières, afin de produire de l’électricité, de la chaleur et du gaz. L’entreprise développe également des projets autour du biométhane, de l’hydrogène et du captage du CO₂, contribuant ainsi à la transition énergétique. Présente en France, en Belgique et en Norvège, elle met en œuvre des solutions visant à réduire les émissions de méthane tout en renforçant l’indépendance énergétique européenne. Cotée sur le marché boursier, FDE se positionne comme un acteur innovant de la production d’énergie décarbonée….- Selon ‘ChatGPT’
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Ce dossier est consacré aux différentes sources possibles d’hydrogène dont le forme naturelle dite blanche (elles sont distinguées par des couleurs). Il propose un point sur les travaux en cours en France : diverses voies technologiques de production, sources d’énergie utilisées, empreintes carbone, état des réalisations, explorations actives en France, travaux de faisabilité pour des usages potentiels futurs.
Les articles étiquetés Hydrogène et mis en ligne précédemment sut ISIAD.info, sont accessibles à part de ce site : https://isias.info/spip.php?page=recherche&recherche=hydrog%C3%A8ne
Les documents choisis pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après
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- Rétrospective - Un gisement géant d’hydrogène en Lorraine ? 06.07.2023, par Kheira Bettayeb – Document ‘lejournal.cnrs.fr’
- Actualités - Camion à hydrogène - L’hydrogène peut-il remplacer le diesel ? Cette dépanneuse va être observée pendant un an - 24.06.2026 à 17:00 - Michaël TORREGROSSA – Lecture conditionnelle > ‘h2-mobile.fr’
- Hydrogène naturel : des concentrations « exceptionnellement élevées » relevées dans le sous-sol lorrain - Nicolas Thiercy - 24 juin 2026 à 19:30 – Publication ‘republicain-lorrain.fr’
- Energie. Le gisement d’hydrogène exceptionnel se confirme, ’l’Est de la France pourrait devenir un pôle stratégique’ - Eric Molodtzoff - Publié le25/06/2026 à 17h45 – Document ‘france3-regions.franceinfo.fr »
- La française de l’énergie FDE : Une première mondiale réussie pour l’hydrogène naturel Succès du forage PTH-2 dédié à l’hydrogène naturel : FDE confirme de nouvelles occurrences d’hydrogène naturel et accélère la caractérisation du bassin - Information fournie par Actusnews •23/03/2026 à 17:50
- Energie - Vision neutre en carbone : le moteur à hydrogène à 30 % marque un tournant mondial - Gabin Laurent - Publié le 19 mars 2026 – Document ‘lenergeek.com’
- Un gigantesque gisement dʼhydrogène naturel détecté à 3.000 mètres de profondeur pourrait transformer le mix énergétique - Par Cécile Arnoud
- Un bref point sur les principaux travaux en cours en France concernant l’hydrogène naturel (ou hydrogène blanc) – Contribution ‘ChatGPT’ après requête
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Rétrospective - Un gisement géant d’hydrogène en Lorraine ? 06.07.2023, par Kheira Bettayeb – Document ‘lejournal.cnrs.fr’
https://lejournal.cnrs.fr/sites/default/files/styles/visuel_principal/public/assets/images/adobestock_366804297_cadrage_vp.jpg?itok=Z87F_kb3StudioEast / stock.adobe.com
Parmi nos articles les plus lus cette année, la découverte d’un gisement potentiel d’hydrogène naturel dans le bassin houiller lorrain… Lequel pourrait être le plus gros réservoir mondial de ce gaz !
Le bassin minier lorrain s’apprête-t-il à écrire un nouveau chapitre de son histoire ? Jusqu’ici, cette région située à la frontière franco-allemande était surtout connue pour ses puits de mines de charbon, dont le dernier a fermé il y a vingt ans. Mais à l’avenir, elle pourrait devenir mondialement célèbre pour une autre source d’énergie majeure cachée dans son sous-sol : l’hydrogène, ou plus exactement le dihydrogène (H2). Cela, grâce à des travaux menés par Philippe de Donato et Jacques Pironon, directeurs de recherche au laboratoire GeoRessources de Nancy1. « Nos données indiquent que le sous-sol du bassin minier lorrain est très riche en hydrogène blanc. Si elle est validée, cette découverte pourrait grandement aider à assurer la transition vers des sources d’énergie propre, protectrices du climat », se réjouit Philippe de Donato.
De manière générale, l’hydrogène est considéré par beaucoup comme un levier essentiel pour accélérer l’abandon des combustibles fossiles comme le charbon, le pétrole et le gaz naturel. Contrairement à ces derniers, sa combustion n’émet pas de dioxyde de carbone (CO2), le gaz à effet de serre (GES) le plus fortement impliqué dans le changement climatique. Aussi, l’espoir est grand de le voir devenir le carburant des véhicules de demain dotés de piles à combustible(un système qui utilise l’hydrogène et l’oxygène pour produire de l’électricité). Il pourrait aussi servir de combustible propre dans toutes les industries qui dépendent actuellement du méthane : les cimenteries, la sidérurgie, la métallurgie, etc.
Ensemble du dispositif de monitoring des gaz du sous-sol. Les mesures se font jusqu’à 1100 m de profondeur. Laeticia Vançon pour GéoRessources
Concernant spécifiquement l’hydrogène « blanc », il s’agit de dihydrogène qui se forme naturellement dans le sous-sol terrestre. « Il est dit “blanc”, car sa production n’émet pas de gaz à effet de serre », précise Jacques Pironon. En effet, « contrairement à l’hydrogène “noir” et “gris”, produits en usine par transformation, respectivement, du charbon et du gaz naturel – pour rappel, des énergies fossiles fortement émettrices de GES –, l’hydrogène blanc est directement disponible ».
L’hydrogène blanc plus vert que l’hydrogène vert...{{}}
De fait, continue le chercheur, « cet hydrogène est même plus écologique que l’hydrogène “vert”, fabriqué par électrolyse de l’eau à partir d’électricité provenant d’énergies renouvelables, solaire ou éolienne. Car ces deux types d’énergies ne sont pas neutres en émissions de CO2 ; ce gaz étant produit par l’ensemble de leur chaîne de production et lors de leur transport ».
Enthousiasmante, « notre découverte a été faite un peu par hasard », raconte Philippe de Donato. À l’origine, les géologues cherchaient une autre ressource gazière présente dans le sous-sol lorrain : du méthane (CH4) issu de l’évolution thermique du charbon au fil des temps géologiques. « Menés dans le cadre du projet Regalor2, lancé en 2018 avec la Française de l’énergie, un producteur indépendant d’énergie, nos travaux visaient, en fait, à confirmer une expertise réalisée en 2012 par l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (Ifpen) : après l’analyse d’un échantillon de sous-sol du bassin minier lorrain, celle-ci avait permis de conclure à la présence de 370 milliards de mètres cubes de méthane ; ce qui représente huit ans de notre consommation nationale de gaz », détaille Philippe de Donato.
Pour valider cette estimation, il était indispensable de mesurer en continu et in situ (directement dans le sous-sol), à plus de 1 000 mètres de profondeur, la concentration des gaz dissous dans l’eau de l’aquifère, la couche souterraine de roches perméables à l’eau. Pour relever ce défi, les chercheurs ont dû développer, en collaboration avec la société Solexperts, une sonde innovante adaptée. Baptisé SysMoG™, ce système a été breveté en avril 2023.
Détail vu du haut de la sonde de mesure SysMoG™ positionnée avant la descente dans le forage. Le dispositif de monitoring a été miniaturisé de telle façon qu’il puisse être introduit dans un puits de 6 cm de diamètre. Laeticia Vançon pour GéoRessources
En fin 2022, cette sonde a permis d’établir « un profil » des concentrations en gaz à différentes profondeurs dans un puits sur la commune de Folschviller, à 50 km de Metz. Et premier résultat important : les analyses au niveau des couches de charbon à 600 et 800 m ont révélé que le mélange gazeux présent à ces niveaux est constitué à plus de 96 % de méthane, soit du méthane quasiment pur !
15 % d’hydrogène à 1.100 mètres de profondeur{{}}
Confirmant les premières estimations de l’Ifpen, « ces données sont extrêmement intéressantes car elles indiquent que le méthane dans le sous-sol n’est pas contaminé par un gaz pénalisant, toxique ou corrosif, comme c’était le cas pour le gaz de Lacq (le plus grand gisement de gaz naturel de France, situé dans le département des Pyrénées-Atlantiques, Ndlr). Donc il n’y aura pas besoin de le traiter pour le purifier, ce qui diminuera fortement son empreinte carbone », analyse Philippe de Donato.
Mais encore plus intéressant, lors de leurs mesures, les chercheurs ont également détecté la présence d’un autre gaz : le fameux hydrogène blanc ! « À 200 m, la teneur en ce composé était très faible, de l’ordre de 0,1 %, comme dans beaucoup de forages à cette profondeur. Donc cette première mesure ne nous a pas surpris », raconte Philippe de Donato. Mais voilà : plus la sonde descendait le long du puits, plus la concentration en hydrogène augmentait... « Nous avons commencé à sérieusement nous interroger quand, entre 600 et 800 m, elle est passée de 1 % à 6 %. C’était la première fois dans le monde, que l’on trouvait une teneur en ce gaz aussi importante dans un sous-sol. » Et ce n’était là qu’un début. Car à 1 100 m de profondeur, ce taux dépassait les 15 %. « Alors, nous avons compris que nous avions potentiellement trouvé un gisement insoupçonné d’hydrogène blanc ! », s’exclame Philippe de Donato.
Les chercheurs pensent que le précieux gaz serait produit en continu via une véritable usine à hydrogène cachée sous nos pieds, qui utilise pour matières premières des molécules d’eau et des minéraux composés de carbonates de fer (FeCO3 et Ca(Fe,Mg,Mn)(CO3)2 ). En effet, « le sous-sol dans la région du puits de Folschviller est riche en ces deux types de composés. Or, lorsque ceux-ci sont en contact, il se produit une réaction physico-chimique dite d’oxydoréduction, où les minéraux dissocient les molécules d’eau (H2O) en oxygène (O2) et en hydrogène (H2) », éclaire Jacques Pironon.
Des perspectives radieuses {{}}
Selon les géologues, l’hydrogène détecté à 1 100 m serait produit à un niveau plus profond, d’où il remonterait par diffusion. Or, cette hypothèse laisse penser qu’à des profondeurs plus grandes, l’hydrogène serait encore plus concentré ! « Selon de premières simulations, à 3 000 m de profondeur, ces teneurs pourraient dépasser 90 % », chiffre Philippe de Donato. Si les chercheurs voient juste, au total, le possible gisement lorrain pourrait contenir environ 46 millions de tonnes d’hydrogène naturel… ce qui correspondrait à plus de la moitié de la production annuelle mondiale d’hydrogène gris aujourd’hui !
Vue latérale du prototype de voiture de course à hydrogène électrique MissionH24 roulant sur le circuit des 24 heures du Mans lors d’une séance d’essais. olrat / stock.adobe.com
Reste toutefois à confirmer ces conjectures. « Dans les prochaines semaines, nous mesurerons la teneur en hydrogène à 800-1000 m de profondeur dans trois autres puits situés dans un rayon de 40 km autour du puits déjà étudié, pour s’assurer que ce gaz est présent dans tout ce périmètre. Ensuite, il nous faudra aussi valider nos estimations concernant la teneur en ce gaz à 3 000 m de profondeur. Et pour cela, nous entourer d’industriels pour réaliser un forage à cette profondeur », explique Philippe de Donato. Enfin, il faudra développer des techniques d’extraction de l’hydrogène adaptées. Ce à quoi, les chercheurs réfléchissent déjà…
De son côté, la Française de l’énergie a déposé une demande de permis de recherche d’hydrogène naturel et d’exploitation. Et ce, « dès mars 2023 », précise Romain Chenillot, responsable Géosciences – Gaz de mine de la compagnie. C’est que les perspectives suscitées par cette découverte sont radieuses. Car outre son caractère « propre », l’hydrogène lorrain présenterait un autre atout de taille : « il pourrait remplir le pipeline du projet “mosaHYc”3, lequel a pour ambition de mettre en service en 2026 un réseau de transport européen d’hydrogène qui reliera la Sarre (Allemagne), le Grand Est (France) et la frontière luxembourgeoise », relève Jacques Pironon. De quoi faire de la France un futur eldorado de l’hydrogène naturel ? ♦
À voir sur notre site :
Quand l’hydrogène passe au vert(vidéo)
Notes :
- 1. Unité CNRS/Université de Lorraine.
- 2. Pour « REssources GAzières de LORraine ».
- 3. Pour « Moselle Sarre HYdrogène Conversion ».
Voir aussi :
Matière Blog 18/06/2026 Vidéo - Quand le gaz rencontre le liquide : au cœur de la...
Blog
15/06/2026
BD - Chroniques scientifiques au CNRS ’Molécules en bulles...
Blog 17/06/2026 Le futur du solaire s’imprime en couleurs
Blog 22/06/2026Des avancées vers de meilleures batteries sodium-ion
Vidéo 27/02/2026 Lorraine : de l’hydrogène sous nos pieds !
Blog 02/03/2026 La photocatalyse promise à un avenir radieux
Blog 16/12/2025 L’hydrogène en action, une BD à découvrir
Auteur : Kheira Bettayeb Journaliste scientifique freelance depuis dix ans, Kheira Bettayeb est spécialiste des domaines suivants : médecine, biologie, neurosciences, zoologie, astronomie, physique et nouvelles technologies. Elle travaille notamment pour la presse magazine nationale. En savoir plus sur l’auteur
Mots-clés : Hydrogène bassin minier énergies fossiles hydrogène blanc puits de Folschviller Lorraine gisement electrolyse électricité Eau SysMoG™ minéraux extraction Exploitation
Source : https://lejournal.cnrs.fr/articles/un-gisement-geant-dhydrogene-en-lorraine
Actualités - Camion à hydrogène - L’hydrogène peut-il remplacer le diesel ? Cette dépanneuse va être observée pendant un an - 24.06.2026 à 17:00 - Michaël TORREGROSSA – Lecture conditionnelle > ‘h2-mobile.fr’
L’hydrogène peut-il remplacer le diesel ? Cette dépanneuse va être observée pendant un an
L’hydrogène peut-il réellement remplacer le diesel pour les véhicules les plus exigeants ? En Allemagne, une dépanneuse à pile à combustible vient d’entrer en service quotidien et fera l’objet d’un suivi scientifique pendant un an afin d’être comparée à un modèle diesel équivalent.
L’automobile-club allemand ACV a mis en circulation sa première dépanneuse à hydrogène. Exploité par LS Pannenservice à Cologne, le véhicule est basé sur la plateforme PH2P développée par Paul Nutzfahrzeuge et transformée en dépanneuse par Wellmeyer Fahrzeugbau.
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Source : https://www.h2-mobile.fr/actus/depanneuse-hydrogene-diesel-test-un-an/
Hydrogène naturel : des concentrations « exceptionnellement élevées » relevées dans le sous-sol lorrain - Nicolas Thiercy - 24 juin 2026 à 19:30 – Publication ‘republicain-lorrain.fr’
Basée en Moselle-Est, la Française de l’énergie (FDE) confirme « des concentrations d’hydrogène naturel exceptionnellement élevées » dans le bassin lorrain. Fort de résultats jugés plus que prometteurs obtenus sur le forage du puits PTH-2 à Pontpierre, le groupe vise désormais le démarrage de la production d’hydrogène naturel dans l’est de la France « d’ici fin 2028 ou début 2029 ».
Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la course à l’hydrogène naturel. Le groupe FDE, la Française de l’énergie, annonce des résultats jugés plus que prometteurs obtenus sur le forage du puits PTH-2 à Pontpierre, en Moselle-Est. Avec une profondeur de 3 655 mètres, il s’agit du puits le plus profond jamais foré au monde exclusivement pour l’exploration de cette ressource énergétique encore émergente.
Energie. Le gisement d’hydrogène exceptionnel se confirme, ’l’Est de la France pourrait devenir un pôle stratégique’ - Eric Molodtzoff - Publié le25/06/2026 à 17h45 – Document ‘france3-regions.franceinfo.fr »
La Française de l’Energie annonce des concentrations exceptionnelles d’hydrogène naturel dans le sous-sol en Moselle Est.
La Française de l’Energie livre les premiers résultats de ses sondages les plus profonds au monde.
Ils confirment selon le directeur général Antoine Forcinal, des concentrations exceptionnelles d’hydrogène naturel dans le sous-sol en Moselle Est. FLDE envisage une production vers fin 2028, début 2029
Des outils simples pour agir à votre échelle sur le climat Découvrir les solutions
La Française de l’Energie (FLDE) annonce, mardi 23 juin 2026, avoir franchi une étape décisive dans la confirmation de concentrations très importantes d’hydrogène naturel dans le sous-sol en Moselle Est. La société, spécialisée dans l’énergie bas-carbone s’appuie sur les résultats obtenus au niveau de ses sondages les plus profonds au monde sur le site de Folschviller (Moselle).
Ces sondages confirment les premières observations. Les taux de concentrations d’hydrogène naturel augmentent de façon très importante avec la profondeur. La Française de l’Energie livre ses premiers résultats obtenus au-delà de 2 000 mètres :
- 36.1% à 2 242 mètres
- 49.6% à 2 426 mètres
’On pense que les mécanismes qui sont à l’origine de la production d’hydrogène doivent se situer aux alentours de 5 à 6 km de profondeur. Notre objectif est de nous rapprocher de cette source de production d’hydrogène pour mieux comprendre les mécanismes qui sont à l’origine des concentrations’ explique Jacques Pironon, directeur de recherche émérite au CNRS.
https://france3-regions.franceinfo....Devenir un des premiers producteurs d’hydrogène natif en Europe
Le puits PTH-2 de Folschviller atteint la profondeur unique au monde de 3 655 mètres. Il s’inscrit dans le programme de recherche REGALOR II 2025-2028. Piloté par FDE associele laboratoire GeoRessources de l’Université de Lorraine, la société Solexperts Franceet Bureau de recherches géologiques et minières BRGM/DAT Grand-Est.
L’hydrogène naturel ou hydrogène blanc n’est pas présent dans des poches mais dissous dans l’aquifère, la formation géologique profonde perméable explique Philippe Donato, directeur de recherche émérite au CNRS : ’Les recherches qu’on a menées étaient originales parce qu’elles ont montré que l’hydrogène naturel sur la planète n’était pas forcément présent sous forme de poche de gaz comme le méthane, mais pouvait se trouver sous forme de gaz dissous. Et ça, c’est une véritable révolution en termes de distribution de l’énergie sur la planète’.
« L’Est de la France pourrait devenir un pôle stratégique pour cette nouvelle source d’énergie à faible empreinte carbone. Antoine Forcinal, Directeur Général de FDE
Souveraineté énergétique{{}}
Antoine Forcinal, le Directeur Général de La Française de l’Energie porte de grands espoirs sur ces premiers résultats : ’Le projet PTH-2 marque un tournant, non seulement pour FLDE, mais aussi pour l’ensemble du secteur de l’hydrogène naturel. Il ne s’agit plus d’une hypothèse scientifique. Nous réduisons progressivement les risques liés à ce qui pourrait devenir l’un des premiers projets européens d’hydrogène naturel à l’échelle industrielle’. REGALOR II bénéficie du soutien de la région Grand Est et l’Union Européenne.
Encouragée par ces résultats, FLDE dispose d’un permis exclusif de recherche (PER) dit ’Des Trois Evêchés’. Il couvre une surface de prospection qui étend sur 2 254 km². ’Chaque étape franchie, nous rapproche de la production commerciale et renforce notre conviction que à faible empreinte carbone. Notre ambition est claire : transformer une découverte d’envergure mondiale en un nouveau pilier de la souveraineté énergétique de l’Europe’.
Le volume estimé est de 35 millions de tonnes. Le but de REGALOR II est de confirmer ce potentiel. La Française de l’Energie envisage la production d’hydrogène naturel fin 2028, début 2029.
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La française de l’énergie FDE : Une première mondiale réussie pour l’hydrogène naturel Succès du forage PTH-2 dédié à l’hydrogène naturel : FDE confirme de nouvelles occurrences d’hydrogène naturel et accélère la caractérisation du bassin - Information fournie par Actusnews •23/03/2026 à 17:50
Une première mondiale réussie pour l’hydrogène naturel - Succès du forage PTH-2 dédié à l’hydrogène naturel : FDE confirme de nouvelles occurrences d’hydrogène naturel et accélère la caractérisation du bassin {{}}
Pontpierre, France – 23 mars 2026 – La Française de l’Énergie (Euronext : FDE – ISIN : FR0013030152), producteur d’énergies locales bas carbone, annonce l’achèvement réussi du forage profond PTH-2, réalisé dans le cadre du programme de recherche REGALOR II, et confirme la présence importante d’hydrogène naturel dans le sous-sol mosellan, Région Grand Est.
Points clés : {{}}
- Forage PTH-2 achevé à 3 655 m : succès du forage dédié à l’hydrogène naturel, à ce jour le plus profond au monde
- Hydrogène naturel confirmé sur de nombreux intervalles, dans la continuité de la découverte réalisée à Folschviller en 2023 ; 58 échantillons ont été directement prélevés en surface au cours du forage
- Programme complet d’évaluation des formations : carottages et diagraphies approfondies
- Partenaires techniques de premier plan mobilisés sur ce projet : RED Drilling, SLB , Baker Hughes et Weatherford ont apporté leur expertise aux opérations et services associés au forage
Prochaines étapes : {{}}
- Poursuite des travaux scientifiques du programme REGALOR II afin de mesurer les concentrations d’hydrogène dissous et de tester, in-situ, les outils de séparation de l’eau et de l’hydrogène développés en partenariat avec Solexperts et le laboratoire GéoRessources, avec le soutien de Saint-Gobain
- Accélération des études à l’échelle du Permis Exclusif de Recherche (PER) dit des « Trois ?Évêchés » : préparation des prochains puits d’évaluation afin de déterminer l’étendue, le volume et les conditions technico-économiques de développement du gisement
Un jalon stratégique pour FDE et la filière de l’hydrogène naturel {{}}
Suite à la découverte d’hydrogène naturel dissous (« blanc » ou « natif ») sur le puits de Folschviller en 2023, FDE a lancé le programme REGALOR II avec le soutien de la Région Grand Est et de l’Union européenne, afin de mieux comprendre le système de génération de cette énergie décarbonée, qualifier sa présence et préparer les étapes de caractérisation nécessaires à toute valorisation potentielle.
Le forage du puits PTH-2 a permis d’atteindre l’ensemble des objectifs fixés à une profondeur finale de 3655 mètres :
- Confirmer et mieux comprendre les mécanismes de formation de l’hydrogène dissous dans l’aquifère souterrain
- Mesurer les paramètres clefs dont la dynamique de formation de cet hydrogène
- Collecter les données nécessaires aux futurs travaux de certification en amont d’un éventuel développement industriel
- Faire évoluer les sondes de détection vers des outils de production brevetés par FDE et ses partenaires
Confirmer, comprendre, mesurer : les enseignements clés du forage PTH-2 {{}}
Ce forage dédié à l’hydrogène, à ce jour le plus profond au monde, a permis de confirmer la présence d’hydrogène naturel sur de nombreux intervalles du bassin sédimentaire.
Au cours de cette nouvelle étape d’exploration, FDE a localisé plusieurs zones de présence d’hydrogène naturel et acquis un ensemble complet de données géologiques afin de mieux comprendre les mécanismes de formation et de migration de cette énergie bas carbone. Ces travaux pionniers ont permis au Groupe de renforcer son expertise et de développer des procédures spécifiques - forage, nettoyage, remontée de garniture, acquisition de données, échantillonnage - destinées à optimiser les futures campagnes d’exploration en France et à l’international. FDE entend ainsi s’affirmer comme un acteur de référence dans l’exploration et la production d’hydrogène naturel, grâce à son approche standardisée.
Suite du programme : Poursuite de REGALOR II, travaux sur le permis des Trois- Évêchés et déploiement à l’International {{}}
D’ici fin avril, le puits PTH-2 sera équipé avec la sonde SYSMOG™ afin de réaliser des mesures in-situ de concentration d’hydrogène dissous puis avec la sonde SYSPROG™ afin de tester des membranes destinées à séparer l’hydrogène et l’eau en profondeur. En parallèle, à la suite de l’obtention du plus grand permis européen de recherche exclusif sur l’hydrogène naturel, dit des « 3 évêchés » d’une surface de 2 254 km2, FDE va pouvoir étudier l’ensemble du bassin afin d’en délimiter l’étendue, d’en évaluer le potentiel et d’engager les travaux préparatoires à une première certification visée à partir de 2027.
Les avancées de FDE suscitent l’intérêt d’autres régions et de plusieurs pays. Le Groupe a ainsi engagé des discussions en vue du lancement de programmes de recherche adaptés aux configurations locales, en Allemagne, au Luxembourg ainsi que sur l’ancien bassin minier du Pas-de-Calais.
Enfin, fort de ce succès, FDE lance son programme d’évaluation du potentiel de ses permis sur une zone particulièrement prospective aux États-Unis, dans l’État du Kansas, où le Groupe prévoit de déployer ses outils SYSMOG et SYSPROG dans les forages à venir dès le second semestre 2026.
Prochain RDV : {{}}
Résultats semestriels le 24 mars 2026 après la clôture des marchés {{}}
La Française de l’Énergie est éligible au PEA et PEA-PME {{}}
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Energie - Vision neutre en carbone : le moteur à hydrogène à 30 % marque un tournant mondial - Gabin Laurent - Publié le 19 mars 2026 – Document ‘lenergeek.com’
Kawasaki lance le premier moteur à gaz capable de co-combustion avec 30 % d’hydrogène, révolutionnant ainsi l’industrie énergétique.
Vision neutre en carbone : le moteur à hydrogène à 30 % marque un tournant mondial | L’EnerGeek
Dans un pas important vers une énergie plus propre, Kawasaki Heavy Industries, Ltd. a annoncé le 30 septembre 2025 la commercialisation du tout premier moteur à gaz de grande classe capable de co-combustion d’un mélange de gaz naturel et jusqu’à 30 % d’hydrogène. Cette nouveauté, baptisée « Kawasaki Green Gas Engine », représente une avancée majeure pour la transition énergétique en proposant une innovation technologique pour une décarbonation progressive.
Le lancement à Tokyo{{}}
L’annonce faite à Tokyo par Kawasaki Heavy Industries, Ltd. met en lumière l’importance de cette innovation pour le secteur énergétique. Le 30 septembre 2025 marque non seulement le début des ventes de ce moteur révolutionnaire, mais aussi une avancée pour l’utilisation industrielle de l’hydrogène. Le Kawasaki Green Gas Engine se distingue par sa capacité de co-combustion avec 30 % d’hydrogène en volume, offrant ainsi une meilleure efficience énergétique tout en réduisant les émissions de NOx.
Le développement opérationnel de cet engin a été mené de manière méthodique. Les essais ont commencé en octobre 2024 au Kobe Works, qui a servi de banc d’essai pour valider le moteur de classe 8 MW, avec une analyse approfondie de l’approvisionnement en hydrogène et de la production d’hydrogène durable. Les résultats concluants ont permis au système de franchir des tests rigoureux jusqu’en septembre 2025.
Efficacité et souplesse au programme{{}}
Les moteurs de la série KG sont reconnus pour leur rendement élevé dans une plage de puissance allant de 5 à 8 MW. Le Kawasaki Green Gas Engine apporte toutefois des spécifications nouvelles qui le distinguent de la série KG existante. Sa conception à haute efficacité et à faibles émissions de NOx vise à limiter les rejets polluants tout en optimisant les performances.
La flexibilité du moteur permet d’ajuster le ratio de co-combustion d’hydrogène en temps réel, ce qui facilite son intégration dans des conditions opérationnelles variées. Côté sécurité, la robustesse est assurée par des dispositifs tels que des détecteurs de fuite d’hydrogène et des systèmes de purge à l’azote. De plus, la compatibilité de retrofit (adaptation des moteurs existants) permet d’équiper des machines déjà en service pour cette nouvelle technologie de co-combustion.
Gabin Laurent
Un gigantesque gisement dʼhydrogène naturel détecté à 3.000 mètres de profondeur pourrait transformer le mix énergétique - Par Cécile Arnoud | Publié le 31.05.2026 à 17h00 | Modifié le 29.05.2026 à 15h04 – Document ‘especes-menacees.fr’
L’annonce est tombée comme un coup de tonnerre discret, mais assourdissant. Au fond de la croûte, à environ 3000 mètres, des capteurs ont révélé un réservoir d’hydrogène naturel d’une ampleur inhabituelle. Les géologues parlent d’un signal « robuste », les énergéticiens d’une « fenêtre historique ». Et soudain, l’horizon du mix énergétique s’éclaire d’un bleu pâle inattendu.
Cet hydrogène n’est pas un dérivé industriel, mais une ressource qui suinte des roches profondes. Il ne demande ni électrolyseurs gourmands, ni reformage du gaz. Il attend, depuis des millénaires, derrière une barrière d’argiles, de sels et de failles qui l’ont piégé. Le mot d’ordre n’est plus de le fabriquer, mais de le trouver. Et peut‑être, de l’extraire avec doigté.
Ce que révèle la découverte{{}}
Les premières données pointent un système actif, alimenté par des réactions de serpentinisation et de radiolyse de l’eau, au contact de roches ferromagnésiennes et d’uranium naturel. L’hydrogène s’y forme en continu, puis migre vers des pièges géologiques étanches, comme le feraient du pétrole ou du gaz.
« Nous avons une signature claire, des teneurs élevées en H2 dissous et des indices de flux contemporains », confie un géochimiste impliqué. Autrement dit, la source n’est pas fossile, elle est en partie renouvelée, ce qui change la perspective des réserves et des horizons d’exploitation.
La profondeur, autour de 3000 mètres, impose une ingénierie sérieuse. Mais elle offre aussi un atout : des barrières géologiques épaisses qui protègent les nappes et stabilisent le réservoir. Les premiers modèles suggèrent des volumes conséquents, avec des ratios H2/azote favorables, et peu d’impuretés soufrées.
Pourquoi l’hydrogène naturel change la donne{{}}
Si l’hydrogène « blanc » arrive en surface sans passer par une usine énergivore, le coût chute. Les estimations internationales évoquent des planchers proches de l’hydrogène gris, sans l’empreinte carbone. « C’est la promesse d’un carburant propre, produit localement, avec des capex contenus », résume une économiste de l’énergie.
Les usages s’alignent déjà : sidérurgie bas‑carbone, chimie verte, mobilité lourde, flexibilité des réseaux électriques. Injecté dans des cavernes salines ou tamponné par des piles à combustible stationnaires, l’hydrogène peut lisser l’intermittence et sécuriser les périodes de pointe.
Surtout, la géographie change. On ne dépend plus seulement des électrolyseurs branchés sur des parcs éoliens ou solaires, mais de bassins géologiques. Un pays sans pétrole pourrait posséder des gisements d’H2, et renverser sa balance énergétique.
Des défis techniques et environnementaux{{}}
Forer à 3000 mètres reste une affaire complexe. Il faut des tubages hermétiques, une surveillance des flux et des systèmes anti‑éruption adaptés à un gaz ultra‑léger. La séparation des co‑gaz (azote, hélium, traces de CO2) nécessite des unités de traitement sobres en énergie.
La sécurité compte tout autant. L’hydrogène est diffusif, invisible à la flamme, et exige des capteurs fiables et des protocoles de ventilation stricts. Le sous‑sol demande du respect : risques d’induced seismicity, d’interactions avec des aquifères, et responsabilité sur la fin de vie des puits.
« Pas question de répéter les erreurs du passé, prévient une responsable réglementaire. Nous voulons des projets pilotes ouverts, des données publiques et une évaluation indépendante des impacts. »
Feuille de route industrielle{{}}
Le passage du signal géologique au kilogramme vendu suppose une chaîne huilée. Les opérateurs parlent de campagnes sismiques 3D haute résolution, de forages d’évaluation, puis de puits de production par grappes. La logistique suit : compression, purification, stockage et débouchés à proximité.
Le calendrier est dense : 18 à 36 mois pour des pilotes industriels, si les autorisations avancent et si les financements se structurent autour de partenariats public‑privé. Les synergies avec les infrastructures gazières existantes peuvent accélérer la courbe d’apprentissage.
Impacts sur le mix et sur les territoires{{}}
Un gisement profond d’H2 peut rééquilibrer une région, attirer des usines électro‑intensives et créer des filières d’emploi qualifié. Les collectivités voient l’opportunité d’un levier climatique et d’une base fiscale pérenne.
Pour que la promesse tienne, trois clés reviennent en boucle :
Mesurer de façon transparente les débits et la régénération du réservoir.
Minimiser l’empreinte avec des forages responsables et un monitoring en continu.
Garantir des prix stables via des contrats de long terme et des normes claires.
Ce que l’on sait, ce qu’il reste à prouver{{}}
La géologie a livré un indice majeur, mais l’ingénierie doit confirmer les débits soutenables, saison après saison. Les scientifiques veulent des tracers isotopiques, des tests de pression, et des modèles couplés géochimie‑géomécanique pour quantifier la recharge.
Côté marché, les industriels attendent une visibilité sur les garanties d’origine, la fiscalité carbone, et l’articulation avec les électrolyses vertes. Personne ne souhaite un jeu à somme nulle : l’hydrogène naturel peut compléter, pas annuler, les trajectoires déjà engagées.
« Si les résultats se confirment, nous aurons une bifurcation technologique, souffle un ingénieur de réservoirs. Pas un miracle, mais une option solide, immédiatement utile pour la décarbonation. »
Au bout du compte, l’histoire se jouera dans un puits, dans des laboratoires et sur des sites industriels. Entre prudence et élan, un cap se dessine : transformer une curiosité géologique en avantage collectif, avec des règles simples et de l’ambition mesurée. Si la roche parle, il faudra écouter. Et si l’hydrogène affleure, il faudra le mériter.
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Un bref point sur les principaux travaux en cours en France concernant l’hydrogène naturel (ou hydrogène blanc) – Contribution ‘ChatGPT’ après requête
Contexte - L’hydrogène blanc est un hydrogène présent naturellement dans le sous-sol, contrairement à l’hydrogène vert (produit par électrolyse) ou gris (issu du gaz naturel). Depuis 2023, la France est devenue l’un des pays les plus actifs en Europe dans son exploration.
Les principaux projets : {{}}
- Lorraine (Moselle) : le projet Régalor
- C’est aujourd’hui le projet le plus avancé.
- Des chercheurs de l’Université de Lorraine et la société La Française de l’Énergie ont identifié d’importantes concentrations d’hydrogène naturel à plus de 1 000 mètres de profondeur.
- Les travaux actuels visent à confirmer la taille du réservoir, comprendre son mode de formation et préparer des essais de production.
- Les premiers résultats ont suscité un fort intérêt international, notamment en Allemagne, Belgique et Luxembourg.
- Pyrénées-Atlantiques
- Plusieurs permis d’exploration ont été délivrés pour rechercher de l’hydrogène naturel.
- Les campagnes portent sur la cartographie géologique, les mesures géophysiques et les premiers forages exploratoires.
- Autres zones étudiées{{}}
- Alpes
- Drôme
- Côte-d’Or
- Cotentin
- Nouvelle-Calédonie (pour la recherche scientifique)
Ces régions présentent des indices géologiques favorables, mais elles sont encore en phase d’exploration.
Les travaux de recherche{{}}
Les équipes françaises travaillent principalement sur :
- l’identification des zones où l’hydrogène se forme naturellement ;
- les mécanismes géologiques de production (réactions entre l’eau et certaines roches riches en fer) ;
- les techniques de forage adaptées à ce nouveau type de ressource ;
- l’évaluation de la capacité des gisements à se reconstituer naturellement.
Les défis : {{}}
Avant une exploitation industrielle, plusieurs questions restent ouvertes :
- confirmer les volumes réellement exploitables ;
- vérifier que les réservoirs sont continuellement alimentés en hydrogène ;
- développer des méthodes d’extraction économiquement viables ;
- mettre en place un cadre réglementaire adapté à cette nouvelle ressource.
En résumé - La France est aujourd’hui l’un des pays les plus avancés en Europe sur l’hydrogène naturel. Le bassin houiller lorrain apparaît comme le site le plus prometteur, tandis que plusieurs campagnes d’exploration sont en cours dans les Pyrénées et d’autres régions. À ce stade, il s’agit encore essentiellement de travaux de recherches et de validation géologique ; aucune production industrielle d’ampleur n’a encore démarré.
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Sources consultées :
https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://fr.wikipedia.org&sz=32Wikipédia Hydrogène natif
https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://www.publicsenat.fr&sz=32Public Sénat Hydrogène naturel : « La France pourrait devenir un leader ...
https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://www.leparisien.fr&sz=32leparisien.fr Le monde entier s’intéresse aux énormes réserves d’ ...
https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://pigrai.com&sz=32Pigraï ’ Flair / La culture a du sens Hydrogène blanc / Un immense puits de « pétrole
https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://www.futura-sciences.com&sz=32Futura Sous les Alpes et les Pyrénées, les chercheurs ...
https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://pigrai.com&sz=32pigrai.com Hydrogène blanc / Un immense puits de « pétrole
Source : réponses suite à une requête auprès ‘ChatGPT’ le 08 juillet 2026
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Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant
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– 09/07/2026
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Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France
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