Accueil > Pour des alternatives > Énergies renouvelables > "Entre promesses et défis du déploiement des énergies marines avec éoliennes (…)

"Entre promesses et défis du déploiement des énergies marines avec éoliennes et hydroliennes en marche ou encore émergentes, et des data centers installés dans les éoliennes flottantes comme en mer en Chine – Abandon états-unien" par Jacques Hallard

lundi 15 juin 2026, par Hallard Jacques

ISIAS Renouvelables Energies marines Eolien Hydrolien

Entre promesses et défis du déploiement des énergies marines avec éoliennes et hydroliennes en marche ou encore émergentes, et des data centers installés dans les éoliennes flottantes comme en mer en Chine – Abandon états-unien

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 13/06/2026

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur

La Chine vient d’immerger un centre de données à 30 mètres sous la mer alimenté par l’éolien offshore - Gabin Laurent - Publié le 05 juin 2026 – Lire dans ce dossier


Préambule

Quelques informations préalables pour débuter ce dossier préparé et proposé dans un but didactique

Énergies marines renouvelables (hors éolien en mer) - Publié le 21 février 2017 - Mis à jour le 02 mars 2026 - Énergies renouvelables et de récupération - Les énergies marines renouvelables (EMR) comprennent l’ensemble des technologies permettant de produire de l’électricité à partir de différentes ressources disponibles en mer : l’énergie du vent (éoliennes en mer), l’énergie des courants (hydroliennes), l’énergie des marées (énergie marémotrice), l’énergie de la houle (le houlomoteur), la différence de température entre les eaux de surface chaudes et les eaux froides en profondeur ou la différence de salinité entre l’eau douce et l’eau de mer (l’énergie osmotique). L’éolien en mer – la plus mature d’entre elles – fait l’objet d’une page dédiée. Cette page se concentre donc sur les autres énergies marines renouvelables

Sommaire :

Eolien - L’énergie éolienne est l’énergie du vent, dont la force motrice (énergie cinétique) est utilisée dans le déplacement de voiliers et autres véhicules ou transformée au moyen d’un dispositif aérogénérateur, comme une éolienne ou un moulin à vent, en une énergie diversement utilisable. L’énergie éolienne est une énergie renouvelable. L’énergie éolienne est une source d’énergie intermittente qui n’est pas produite à la demande, mais selon les conditions météorologiques ; elle nécessite donc des installations de production ou de stockage en remplacement pendant ses périodes d’indisponibilité. Celles-ci peuvent être prévues avec une assez bonne précision. La part de l’éolien dans la production d’électricité mondiale atteignait 7,7 % en 2023 et est estimée à 8,0 % en 2024. L’énergie éolienne est principalement développée en Chine (39,7 % de la production mondiale en 2024), aux États-Unis (18,3 %), en Allemagne (5,5 %) et au Brésil (4,3 %). Les pays où la part de l’éolien dans la production d’électricité est la plus élevée sont en 2024 le Danemark (58,2 %), le Royaume-Uni (29,5 %), le Portugal (28,2 %), l’Allemagne (27,2 %), les Pays-Bas (27,2 %), la Finlande (23,7 %), la Suède (23,5 %) et l’Espagne (21,6 %). La part de la Chine dans les nouvelles installations de 2025 s’est élevée à 73,2 %, portant sa part dans la puissance installée éolienne mondiale à 49,3 %. La part de marché de l’Europe est de 11,6 % et sa part dans la puissance installée mondiale de 23,6 %... – Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_%C3%A9olienne

Voir aussi : Éolien, énergie éolienne - Géoconfluences - ENS de Lyon Géoconfluences https://geoconfluences.ens-lyon.fr › eolien-en-mer – 1er juin 2026 — L’énergie éolienne est l’énergie produite par le vent (Éole étant, dans la Grèce antique, le maître du vent)…

Hydrolien - Une hydrolienne est un moyen de production d’électricité (sous-marin ou à flot) qui utilise l’énergie cinétique des courants marins ou fluviaux. Elle est souvent équipée d’une turbine hydraulique fonctionnant comme une éolienne utilisant l’énergie cinétique du vent, mais des dispositifs oscillants peuvent aussi transformer cette énergie en électricité. La transformation de l’énergie cinétique de l’eau en mouvement en énergie mécanique est convertie en énergie électrique grâce à un alternateur. Les machines peuvent prendre les formes les plus variées allant du gros générateur de plusieurs mégawatts immergé en profondeur dans des emplacements à très forts courants de marée au micro-générateur flottant équipant des petits courants de rivière. Dans les années 2005-2010, la volonté de développer les énergies renouvelables met un coup de projecteur sur les énergies marines et sur l’énergie hydrolienne. La maturité technique du secteur s’affirme et les investissements financiers se mettent en place. Soutenues par des politiques institutionnelles volontaristes, des études techniques et environnementales sont réalisées. Dans le même temps, démonstrateurs et prototypes sont testés à travers le monde pour valider concepts et machines. Dix ans plus tard, le constat est moins optimiste : contraintes techniques, réglementations environnementales et coûts d’exploitation élevés freinent le développement d’un secteur industriel encore fragile… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hydrolienne

Les hydroliennes utilisent pour produire de l’électricité les courants océaniques. Cette production est à la fois renouvelable et prédictible. La majorité des hydroliennes sont constituées d’une turbine arrimée à une structure porteuse, suffisamment lourde pour être simplement posée sans travaux (à ’fondation gravitaire’), ce qui permet de minimiser l’impact sur le fond marin. D’autres technologies existent cependant qui, tout en respectant le même principe de fonctionnement, ont des géométries ou des systèmes d’arrimage différents des hydroliennes à fondation gravitaire. En exploitation, l’impact environnemental est minime et les risques pour la faune marine sont plus que limités pour l’ensemble des technologies d’hydroliennes. Le fonctionnement d’une hydrolienne - Le principe de l’énergie hydrolienne est proche de celui des centrales hydrauliques au fil de l’eau, à la différence près que c’est le courant marin qui fait tourner les turbines des hydroliennes. Ces dernières fonctionnent donc dans les deux sens de la marée. La rotation des turbines installées en mer entraîne un alternateur produisant un courant électrique variable (fonction du courant), qui est redressé par un convertisseur avant d’être amené à terre puis relié au réseau d’électricité terrestre. La puissance, exprimée en kilowatt (kW) d’une hydrolienne dépend ainsi du diamètre de sa turbine ou des pales et de la vitesse du courant de marée… - ©2026 EDF - L’énergie est notre avenir, économisons-la ! Source : https://www.edf.fr/groupe-edf/produire-une-energie-respectueuse-du-climat/accelerer-le-developpement-des-energies-renouvelables/la-mer-une-energie-renouvelable-et-disponible/energie-hydrolienne/lhydrolien-une-energie-marine-renouvelable

Quels sont les inconvénients d’une hydrolienne ? - L’exploitation d’une hydrolienne a quelques inconvénients. Tout d’abord, cela peut perturber l’environnement aquatique. En effet, les espèces marines peuvent être blessées par les pales. Elles peuvent aussi être perturbées par les turbulences aquatiques générées par la rotation des pales de la turbine. 10 avril 2018

Energie houlomotrice ou énergie des vagues : c’est une énergie marine utilisant l’énergie contenue dans le mouvement de la houle, soit les oscillations de la surface de l’eau. Cette énergie ne doit pas être confondue avec l’énergie marémotrice, laquelle utilise l’énergie des marées [1]. La faisabilité de son exploitation a été étudiée, en particulier au Portugal, au Royaume-Uni et en Australie…. – Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_des_vagues

Retour au début du Préambule

Retour au début du dossier


Introduction

Ce dossier est consacré aux énergies renouvelables pour produire de l’électricité et plus spécialement aux énergies marines. Il est l’occasion de faire un point général technologique et politique actualisé

Les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après

Retour au début de l’introduction

Retour au début du Préambule

Retour au début du dossier


Sommaire

Retour au début du sommaire

Retour au début de l’introduction

Retour au début du Préambule

Retour au début du dossier

§§§


Rappel - Généralités sur les Énergies marines - Connaissance des ÉnergiesMis à jour le 22 mai 2024 | 10 min de lecture

Courants, marées, salinité, chaleur : de nombreuses caractéristiques de la mer peuvent être valorisées pour produire de l’énergie. (©photo)

Définition

Le terme « énergies marines », également appelées « thalasso-énergies » et « énergies bleues », désigne toutes les formes d’exploitation des ressources renouvelables issues du milieu marin : marées, courants, vagues, chaleur, salinité, biomasse et vents.

La planète est recouverte à plus de 70% par les océans et les mers. Ceux-ci recèlent d’énormes quantités de flux énergétiques, qui ont deux origines :

  • l’énergie solaire ;
  • la variation de la gravitation.
    Dans la recherche de nouvelles sources d’énergie n’émettant pas de gaz à effet de serre, les énergies marines peuvent apporter une contribution à la diversification du bouquet énergétique mondial.

Les différentes sources énergétiques en milieu marin

Il existe plusieurs technologies permettant d’utiliser la mer comme une source d’énergie. Celles-ci ne se trouvent pas toutes au même stade de développement.

L’énergie marémotrice issue des marées

Les moulins à marée d’autrefois et les usines marémotrices exploitent l’énergie potentielle de la marée. Celle-ci correspond à l’énergie liée à la différence de niveau entre deux masses d’eau et aux courants induits.

Exemple : l’usine marémotrice de la Rance en France, inaugurée en 1966, a une production moyenne de 500 GWh/an pour une puissance installée de 240 MW.

L’énergie hydrolienne issue des courants

A l’image des éoliennes pour le vent, les hydroliennes exploitent l’énergie des courants de marée. La densité de l’eau est un facteur important à prendre en compte pour appréhender le dimensionnement des machines. Ainsi, pour une puissance installée équivalente, une hydrolienne est beaucoup plus petite qu’une éolienne.

Exemple : la société française Sabella a développé une hydrolienne à turbine à axe horizontal de 10 mètres de diamètre et de 500 kW de puissance(1). Ce démonstrateur permet de préparer l’industrialisation d’hydroliennes de 1 à 2 MW de puissance (modèles D12 et D15).

L’énergie houlomotrice issue des vagues et de la houle
Les vagues créées par le vent à la surface des mers et des océans transportent de l’énergie cinétique. Lorsqu’elles arrivent sur un obstacle flottant ou côtier, elles cèdent une partie de cette énergie qui peut être transformée en courant électrique.

Exemples :

  • Pelamis : projet écossais d’un flotteur de type atténuateur de 750 kW de puissance. Il consiste en un ensemble de segments cylindriques linéaires articulés (longueur totale de 180 m pour une largeur de 4 m), à demi-immergés et liés par des joints. Le mouvement des joints généré par les vagues en mouvement utilise un fluide hydraulique qui fait fonctionner un moteur. Ce projet se trouve aujourd’hui au stade industriel. Un premier parc de trois machines a été installé au large du Portugal en 2009. Un Pelamis de « seconde génération » a été installé sur le site écossais de l’EMEC fin 2010(2) ;
  • Ceto : projet australien de bouées immergées de près de 240 kW produisant de l’électricité et de l’eau douce par transfert d’eau de mer sous pression. Un projet d’installation d’une machine CETO 4 est en cours à La Réunion (associant EDF et DCNS)(3).
    L’énergie thermique des mers issue de la chaleur des océans
    Ce procédé vise à exploiter la différence de température entre le fond et la surface de l’océan afin de produire de l’électricité. Par exemple, dans les zones tropicales, la température peut passer d’environ 20°C en surface à environ 5°C au dessous de 1 000 mètres de profondeur. On utilise pour cela des générateurs thermoélectriques, convertisseurs d’énergie transformant directement l’énergie thermique en énergie électrique par effet Seebeck (utilisation de la différence de potentiel). Ce procédé permet également de produire de l’eau douce ou du froid pour la climatisation par grande profondeur. Les océans sont à la fois un vaste capteur et un immense réservoir d’énergie solaire.

Exemple : projet d’usine de Lockheed Martin à Hawaii. La sciété américaine a reçu 12,5 millions de dollars depuis 2009 pour ce projet(4).

L’énergie osmotique issue de la salinité

La différence de salinité entre l’eau de mer et l’eau douce génère une différence de pression que l’on peut exploiter et transformer en électricité. Si un compartiment d’eau de mer et un compartiment d’eau douce sont mis en contact à travers une membrane semi-perméable, l’eau va naturellement franchir cette membrane vers le compartiment d’eau salée, y créant une surpression. Le débit d’eau alimente alors une génératrice électrique.

Exemple : la société norvégienne Statkraft a ouvert en 2009 le premier prototype de centrale osmotique à Tofte (objectif de 10 kW installé). Celui-ci contient près de 2 000 m2 de membranes disposées en spirales(5).

A noter qu’il est également possible de produire de l’énergie grâce au gradient de salinité en utilisant des procédés d’électrodialyse inversée, une méthode encore au stade de recherche aux Pays-Bas.

L’énergie de la biomasse issue des microalgues
Les microalgues, de petites plantes aquatiques unicellulaires, sont capables de convertir la lumière solaire en biomasse via la photosynthèse. Cette biomasse peut ensuite être transformée en diverses formes d’énergie, principalement des biocarburants comme le biodiesel, le bioéthanol, le biogaz, et même l’hydrogène.

Les lipides contenus dans les microalgues sont extraits pour produire du biodiesel. Les glucides peuvent être fermentés pour produire du bioéthanol, et les protéines peuvent être utilisées pour l’alimentation animale. Les résidus peuvent être convertis en biogaz par digestion anaérobie, ou en bio-hydrogène via des procédés de gazéification.

L’éolien offshore

L’énergie éolienne offshore implique l’installation d’éoliennes en mer, où les vents sont plus constants et plus puissants que sur terre. Cette technologie est divisée en deux principales catégories : les éoliennes ancrées au fond marin et les éoliennes flottantes.

  • Éoliennes ancrées
  • Éoliennes flottantes.

Tableau comparatif des différentes énergies marines

Type d’énergie & caractéristiques{{}} Marémotrice{{}} Hydrolienne{{}} Houlomotrice{{}} Thermique{{}} Osmotique{{}}
Ressource énergétique mondiale estimée (TWh/année){{}} 300 800 80 000 10 000 2 000
Stade de développement{{}} Industriel pour le marémoteur classique – précoce pour les lagons offshore Avancé Préindustriel ou Avancé selon les projets Très précoce Très précoce
Avantages{{}}
  • Technologie éprouvée.
  • Espace nécessaire réduit ;
  • Pas ou peu des structures apparentes.
  • Pas besoin de fondations ;
  • Entretien aisé.
  • Production continue ;
  • Prédictibilité parfaite ;
  • Production d’eau douce et d’air conditionné.
  • Production continue ;
  • Prédictibilité parfaite ;
  • Entretien aisé.
Inconvénients{{}}
  • Fonctionnement intermittent ;
  • Boulversements environnementaux majeurs ;
  • Faible potentiel mondial, sauf si utilisation des lagons offshore.
  • Fonctionnement intermittent ;
  • Entretien compliqué ;
  • Impact a priori ;
  • Zones explotables restreintes ;
  • Peut empêcher les activités maritimes.
  • Fonctionnement intermittent ;
  • Empêche les activités nautiques maritimes.
  • Investissement initial conséquent ;
  • Solution réservée aux zones tropicales ;
  • Complexité technique.
  • Investissement initial conséquent ;
  • Faible rendement ;
  • Nécessite un accès à l’eau douce.
    |
    Capacités et coûts de production {{}}

Les énergies marines présentent des capacités variées et des coûts de production qui reflètent leur stade de développement.

L’éolien offshore est actuellement le plus mature et compétitif, avec des projets de grande capacité et des coûts en baisse. Les autres technologies, bien qu’offrant un potentiel significatif, sont encore en phases de développement ou de démonstration et nécessitent des investissements pour atteindre des coûts de production compétitifs.

Le soutien à la recherche, le développement technologique et les politiques incitatives seront cruciaux pour exploiter pleinement le potentiel des énergies marines.

  • Énergie Marémotrice ;
  • Énergie Houlomotrice ;
  • Énergie Hydrolienne ;
  • Énergie Éolienne Offshore ;
  • Énergie Thermique des Mers ;
  • Énergie Osmotique.
    Enjeux et défis à relever {{}}

Les sites potentiels sont particulièrement restreints pour les énergies marémotrices et hydroliennes. C’est pourquoi les technologies houlomotrices, thermiques et osmotiques semblent plus adaptées à une utilisation dans des pays ne disposant pas de courants forts ou de grandes zones de marnage. L’énergie marine permettra notamment d’alimenter en énergie des îles ou territoires isolés disposant d’un potentiel intéressant, comme la Réunion.

Les États et les collectivités territoriales supportent de plus en plus activement les projets d’énergies marines dans le monde. Le Royaume-Uni a plusieurs longueurs d’avance dans ce domaine, avec notamment de nombreux projets en cours de test en Écosse(6). Le Portugal et les pays scandinaves sont également très actifs tout comme les États-Unis et la Chine qui cherchent des moyens de répondre à leurs besoins énergétiques considérables.

Les acteurs du secteur des énergies marines sont principalement des entreprises de taille moyenne épaulées par des collectivités locales et/ou des subventions et appels d’offre publics nationaux. Certains grands groupes du secteur énergétique qui cherchent à étendre leurs activités passent également des partenariats avec des entreprises du secteur des énergies marines.

Développements technologiques {{}}

Le milieu marin est particulièrement exigeant et agressif : corrosion due au sel, forces des courants et des tempêtes, organismes « encroûtants », etc. Il est donc nécessaire d’investir dans la R&D (Recherche et Développement) afin d’améliorer les technologies existantes et d’évaluer la faisabilité de certains projets sur le moyen-long terme.

Certaines technologies (thermique et osmotique) sont encore trop coûteuses et trop complexes technologiquement pour offrir une alternative viable aux énergies fossiles dans un futur proche. Les technologies marines les plus prometteuses - hydroliennes et houlomotrices - ne sont aujourd’hui pas encore suffisamment avancées pour être installées à grande échelle. Certains projets en phase pré-industrielle ou en cours de démonstration sont plus ou moins prometteurs.

Enjeux économiques et industriels {{}}

Le marché des énergies marines se trouve encore à un stade précoce. Il est trop tôt pour définir les technologies et les rendements industriels de référence. De plus, les coûts expérimentaux sont importants.

Egalement, les réseaux électriques ne sont pas toujours adaptés à l’acheminement d’énergie marine, et leur aménagement peut prendre une dizaine d’années.

A ce stade, seul l’éolien offshore a vraiment pu prouver son efficacité économique.

Gestion des contraintes maritimes et côtières {{}}

Exploiter des énergies marines dans une zone côtière déjà densément utilisée soulève des conflits d’utilisation et de l’inacceptabilité au niveau social.

Les pêcheurs protestent par exemple contre les installations hydroliennes ou houlomotrices qui peuvent empêcher la pêche au chalut.

Les riverains du littoral se plaignent d’apercevoir les éoliennes ‘offshore’ au loin.

Cadre légal dans la plupart des pays {{}}

La clarification de la réglementation au niveau national est indispensable. Il faut établir des normes claires d’utilisation des espaces maritimes ainsi que de tarification de l’électricité produite par ces installations.

Ces barrières légales constituent aujourd’hui un frein au développement de nouveaux projets.

Impact des installations sur la biodiversité {{}}

Les conséquences environnementales sur la faune et la flore sous-marines doivent être étudiées. Il faut également considérer la pollution auditive et visuelle que peuvent éventuellement engendrer certains de ces procédés.

Histoire des principales innovations des énergies des mers et océans {{}}

Au XIIe siècle, des moulins à marée dont l’existence est avérée sont construits sur les côtes européennes. Le potentiel énergétique marin est ensuite évoqué par Jules Vernes en 1869 dans Vingt mille lieues sous les mers. Il parle alors de « l’Energie Thermique des Mers » (ETM). Dès la fin du XIXe siècle, des expérimentations d’utilisation des vagues sont effectuées à San Francisco et à Santa Cruz en Californie.

1966 : l’évènement marquant en matière d’énergie marine est l’ouverture de l’usine marémotrice de la Rance, en France, qui est la première usine de ce genre au monde et à ce jour la plus puissante.

fin des années 1990 : avec le regain d’intérêt pour les énergies renouvelables, un grand nombre de projets de recherche sur l’hydrolien et le houlomoteur sont lancés.

fin 2006 : une étude menée pour le compte de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) fait état de 81 projets en développement (hors éolien offshore) dans le monde : 53 projets pour la récupération de l’énergie des vagues, 25 pour les courants, deux pour la salinité et un pour l’énergie thermique des mers.

2008  : la première hydrolienne commerciale est implantée en Irlande du Nord (1,2 MW) et la première « ferme » industrielle à vagues, application du projet Pelamis, est ouverte près des côtes portugaises.

2009  : une centrale osmotique pilote est ouverte en Norvège par l’entreprise Statkraft. L’entreprise Canadienne Clean Current présente, elle, ses trois modèles d’hydrolienne Mark 1, 2 et 3 capables de travailler aussi bien en eau profonde que dans les cours d’eau.

2011 : la première installation industrielle française d’une hydrolienne est effectuée au large de Paimpol.

Sources / Notes :{{}}

Source : https://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/energies-marines

Retour au début du sommaire



  • Rappel - Point de vue - « La France doit agir maintenant en faveur de l’hydrolien » - Ouest-France - Loïg CHESNAIS-GIRARD, Hervé MORIN, Jules NYSSEN (*). Publié le 27/02/2025 à 13h30
    « L’hydrolien est à un tournant décisif. La France doit se positionner dès maintenant sur des objectifs chiffrés réalistes : 1 GW de projets attribués dans la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie d’ici 2030 » plaident d’une même voix les présidents des Région Bretagne et Normandie, Loïg Chesnais-Girard et Hervé Morin, ainsi que Jules Nyssen, président du Syndicat des énergies renouvelables.

Au large de Goury, entre la pointe de La Hague et l’île anglo-normande d’Aurigny, les courants du raz Blanchard (ci-dessus) représentent un puissant gisement d’énergie, tout comme le passage du Fromveur en Bretagne.

Au large de Goury, entre la pointe de La Hague et l’île anglo-normande d’Aurigny, les courants du raz Blanchard (ci-dessus) représentent un puissant gisement d’énergie, tout comme le passage du Fromveur en Bretagne. | DR/AVOTRIMAGE

« La France importe encore plus de 60 % de son énergie sous forme d’hydrocarbures, une dépendance qui creuse son déficit commercial, accentue sa dépendance à des puissances étrangères et retarde sa transition énergétique. Cette situation affaiblit notre souveraineté énergétique et freine la réindustrialisation du pays, pourtant essentielle pour relancer la croissance et renforcer notre autonomie stratégique.

Face à ces enjeux, l’électrification rapide et massive du mix énergétique français est une priorité. Si le nucléaire, le solaire, l’éolien terrestre et offshore ou encore l’hydroélectricité sont régulièrement mis en avant, une solution demeure largement sous-exploitée : l’hydrolien, une énergie marine renouvelable qui repose sur la force des courants de marée pour produire une électricité décarbonée, parfaitement prédictible et disponible 365 jours par an.

Pourtant, cette filière a franchi des étapes technologiques majeures ces dernières années et atteint désormais un niveau de maturité suffisant pour s’intégrer pleinement dans le mix énergétique national. Le décret final de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) 2025-2035, feuille de route stratégique pour notre politique énergétique, doit impérativement fixer des objectifs chiffrés ambitieux pour permettre l’essor d’une véritable filière industrielle française, créatrice d’emplois, compétitive et vectrice de souveraineté énergétique.

Une filière industrielle déjà prête{{}}

Grâce aux courants du Raz Blanchard en Normandie et du passage du Fromveur en Bretagne, parmi les plus puissants d’Europe, le potentiel technico-économique de l’hydrolien en France est estimé à plus de 5 GW, pouvant satisfaire les besoins en électricité de 8 millions de Français. Pourquoi se priver de ce potentiel d’énergies renouvelables ?

Cette ressource offre une opportunité industrielle majeure, avec 6 000 emplois non délocalisables d’ici 2030 et un marché domestique évalué à au moins 15 milliards d’euros. Alors que l’industrie française a longtemps été le parent pauvre des politiques publiques, l’hydrolien ouvre une perspective de réindustrialisation concrète, alliant expertise technologique, création d’emplois et retombées économiques durables. Outre ses ressources naturelles exceptionnelles, la France peut en effet s’appuyer sur un savoir-faire historique dans la construction navale et l’ingénierie marine et électrique, secteurs clés pour le développement d’une filière hydrolienne compétitive. Cette expertise de pointe s’illustre déjà par la construction de deux fermes hydroliennes, FloWatt et NH1, qui entreront en service en 2028 en Normandie. Leur production combinée pourra couvrir jusqu’à 20 % des besoins en électricité décarbonée des habitants du Cotentin. C’est également une opportunité pour les îles non interconnectées de leur dépendance aux énergies fossiles, comme l’expérimente Ouessant.

Les énergies renouvelables peuvent-elles devenir une alternative viable aux énergies fossiles en France ? {{}}

Ces projets bénéficient d’un soutien significatif de l’Europe qui leur a déjà alloué 51 millions d’euros de subventions via son fonds pour l’innovation, ainsi que de l’État français à hauteur de 75 millions d’euros pour l’un des projets pilotes. Cette reconnaissance européenne et nationale souligne la maturité technologique de la filière, la profondeur de son marché et ses perspectives de baisse de coûts crédibles, similaires aux trajectoires des énergies renouvelables comme l’éolien et le solaire et qui placeraient l’hydrolien sous la barre des 80 € le mégawattheure dès le premier gigawatt en service. Avec un marché domestique suffisant pour offrir de réelles perspectives de réindustrialisation et de valeur ajoutée, l’hydrolien français pourrait aussi devenir un leader à l’export, sur un marché mondial évalué à 300 milliards d’euros. Mais sans visibilité de volumes commerciaux dans la prochaine PPE, ce sont toutes les aides publiques destinées au lancement de la filière qui pourraient être jetées à la fenêtre.

Une énergie régulière et souveraine{{}}

Outre la création d’une filière d’excellence française, qui participerait à la réindustrialisation du pays et à la croissance économique, le déploiement à grande échelle de l’hydrolien permettrait d’améliorer la balance commerciale française en réduisant notre dépendance au gaz naturel importé.

L’hydrolien offre en effet une électricité de type baseload, c’est-à-dire régulière et prévisible, puisqu’elle repose sur les courants de marée connus des années à l’avance. Cette prédictibilité et la capacité de l’hydrolien à fournir de l’électricité 365 jours par an, sans interruption, renforceront la stabilité du réseau électrique français.

Le développement industriel de l’hydrolien limiterait donc de facto le recours aux centrales thermiques classiques notamment activées lorsque les capacités électriques installées ne produisent pas suffisamment. Ces centrales, encore largement alimentées par du gaz naturel importé, nous rendent dépendants de puissances qui ne sont pas forcément nos alliées et maintiennent la France dans une dépendance énergétique préoccupante.

Un engagement de l’État indispensable{{}}

Les industriels sont prêts et n’attendent plus qu’une PPE volontariste pour s’engager pleinement dans des appels d’offres commerciaux ambitieux. Une telle visibilité est essentielle pour les investissements permettant de générer des économies d’échelle, réduire les coûts de production et accroître rapidement la compétitivité de cette énergie souveraine. Ce cercle vertueux n’est pas propre à l’hydrolien puisque toutes les énergies renouvelables ont connu une baisse de coûts grâce à une planification claire et ambitieuse favorisant les investissements industriels.

L’hydrolien est à un tournant décisif. La France doit se positionner dès maintenant sur des objectifs chiffrés réalistes : 1 GW de projets attribués dans la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie d’ici 2030, afin d’alimenter près de 1,6 million d’habitants. Cette trajectoire, déjà amorcée par les projets en cours, ouvre la voie à des gains considérables dont la France ne peut plus se passer : souveraineté énergétique, ré-industrialisation, marges de manœuvre budgétaire retrouvées, et compétitivité à l’export.

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyNTAyM2M0YjQxNTJhMjE0MjRiYzViMDMzMmNlZGUwOGM3ZWY?width=630&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=5f425a615349c2ead522e9988b6a62a2cffa9c9f222bfcf840e36a56ea2e30bb

Loig Chesnais-Girard. | EP IMAGES. RÉGION BRETAGNE.

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyNTAyZDgxYjI4YzBmMjJjYmU4MTYyODc0MWRmM2U3YjgyNjU?width=630&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=4384d807aff387ae326b7abc8a3625040b8161e5c4bed3e96c6bcef042034e88

Hervé Morin. | RÉGION NORMANDIE.

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyNTAyY2M3Nzg1YjI4MTczYmVkNDExOTYyMGI2OTFjNDA3ZGQ?width=630&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=4fb0f1d844c2082ca4f62a6dd62d1b26225b929048df05478dfd528c733db56f

Jules Nyssen. | SAMUEL DUPLAIX.

(*) Loïg Chesnais-Girard est président de la région Bretagne ; Hervé Morin, président de la région Normandie ; Jules Nyssen, président du Syndicat des énergies renouvelables.

Énergie Bretagne Ouessant Economie de la mer Mer Carburants essence diesel Économie Normandie Pollution Environnement Environnement Normandie Environnement Bretagne

Source : https://www.ouest-france.fr/economie/energie/point-de-vue-la-france-doit-agir-maintenant-en-faveur-de-lhydrolien-52c7811e-f38e-11ef-a658-d59bc62913c1

Retour au début du sommaire


  • Hydrolien en France : entre promesses renouvelables et défis concrets de déploiement - Publié le 25 février 2026 à 8h00·Écrit par Alexia JACQUARD – Document ‘les-energies-renouvelables.eu’
    Loin de l’agitation médiatique de l’éolien offshore, l’hydrolien aborde une étape de test au large du Cotentin. Entre potentiel énergétique localisé et maturation industrielle complexe, cet état des lieux décrypte les verrous d’une filière qui cherche son modèle économique pour diversifier notre mix électrique.

Hydrolien France Raz Blanchard© Dall-E

Résumé : {{}}

  • Gisement : Le raz Blanchard est souvent identifié par les experts comme l’une des zones de courants les plus dynamiques d’Europe.
  • Fermes : Les initiatives Flowatt (17,5 MW) et NH1 (12 MW) sont en cours de développement selon les informations communiquées par les porteurs de projet.
  • PPE : Un objectif national de 250 MW d’hydrolien d’ici 2030 est fixé par la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie.
  • Défis : Une production souvent présentée comme plus régulière que l’éolien ou le solaire grâce aux marées, mais freinée par l’entretien en mer et les délais d’autorisations.
    Situé entre le cap de la Hague (Manche) et l’île anglo-normande d’Aurigny, le raz Blanchard fait l’objet de plusieurs expérimentations pilotes. Ce passage maritime abrite des courants de marée d’une intensité rare, convoités pour l’installation de turbines sous-marines. Ces machines utilisent la force cinétique de l’eau pour produire de l’électricité, selon un principe comparable à celui de l’éolien, mais en milieu immergé.

Si la technologie offre des perspectives en matière de régularité, la filière française reste en stade de maturation. Après plusieurs années d’essais, deux programmes s’apprêtent à tester la viabilité de ce segment de la transition énergétique, dans un contexte où les défis techniques et les contraintes économiques demeurent prépondérants.

Le raz Blanchard : un site majeur sous observation{{}}

Le potentiel hydrolien français est significatif : Ouest-France rapporte des estimations situées entre 5 et 6 GW. L’essentiel de cette ressource est concentré dans le raz Blanchard, une zone identifiée par les acteurs du secteur comme un gisement central pour l’énergie cinétique marine en France.

L’État a intégré cette ressource dans sa stratégie nationale via la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE), qui fixe un objectif de 250 MW à l’horizon 2030. Ce signal politique doit permettre d’envisager, à terme, des appels d’offres commerciaux pour dépasser le stade des démonstrateurs isolés.

Sur le plan technique, l’hydrolien est souvent décrit comme plus facile à planifier que l’éolien ou le solaire. Les cycles de marée étant connus à l’avance, la production apporte une prédictibilité accrue aux gestionnaires de réseau, facilitant ainsi l’intégration de ces énergies dans le mix global.

Flowatt et NH1 : vers une amorce industrielle locale{{}}

Deux fermes préparent leur mise en œuvre dans le raz Blanchard. La première, Flowatt, est portée par HydroQuest et Qair sur un périmètre initialement attribué à EDF Renouvelables, selon les informations publiées par Ouest-France. Cette unité de 17,5 MW s’appuiera sur des turbines à axe vertical.

La seconde, NH1 (Normandie Hydrolienne), prévoit une puissance de 12 MW. D’après les prévisions de l’entreprise relayées par la presse locale, ce parc vise une production annuelle de 34 GWh, ce qui pourrait représenter la consommation de 15 000 foyers. L’enjeu est également industriel : Normandie Hydrolienne estime que 80 % de la valeur de construction pourrait être sourcée en France, mobilisant potentiellement 400 emplois chez les CMN de Cherbourg ou le groupe Efinor.

Le financement reste le pivot de cette séquence. Au printemps 2025, le projet NH1 a obtenu une subvention de 31,3 millions d’euros. Selon les décisions de financement publiées par la Commission européenne, ce soutien est attribué via l’Innovation Fund. Ce levier est jugé indispensable pour franchir l’étape pré-commerciale, où les coûts d’investissement initial restent élevés.

Les verrous concrets : technologie, entretien et réglementation{{}}

Malgré ces avancées, la montée en puissance de l’hydrolien rencontre des limites. Le milieu marin impose des contraintes sévères : corrosion, colonisation biologique des structures (biofouling) et force des flux. Les retours d’expérience sur les sites d’Ouessant ou de Paimpol-Bréhat ont mis en lumière la complexité des opérations techniques en mer. Selon les acteurs interrogés par Ouest-France, ces interventions sont onéreuses et dépendent de fenêtres météorologiques restreintes, ce qui pèse sur la rentabilité.

Le coût de l’énergie demeure un obstacle. Les acteurs du secteur indiquent qu’il reste supérieur à celui de l’éolien en mer. Pour gagner en compétitivité, la filière cherche à standardiser ses équipements afin de réduire les frais d’installation par effet d’échelle.

Enfin, le cadre réglementaire et l’acceptabilité sociale contribuent à la lenteur du processus. Les délais d’autorisation administrative et la nécessaire concertation avec les usagers de la mer, notamment les pêcheurs, allongent les calendriers. Bien que les machines soient invisibles depuis le littoral, la co-activité dans des zones de fort courant nécessite des études d’impact approfondies pour documenter et encadrer les potentiels effets acoustiques ou environnementaux sous-marins.

Un complément planifiable pour le mix énergétique{{}}

Solaire + stockage : dans les régions les plus favorables, le coût passe sous celui de certaines nouvelles centrales fossiles

L’hydrolien dispose d’un intérêt spécifique : sa faible empreinte visuelle. Totalement immergées, les turbines ne modifient pas le paysage côtier. Des travaux de suivi environnemental sont actuellement menés pour préciser les interactions avec l’écosystème et permettre une insertion encadrée dans le milieu marin.

La filière ne vise pas à remplacer les sources d’énergie majeures, mais à offrir un apport renouvelable stable. Dans une stratégie de diversification, l’hydrolien peut contribuer à l’équilibre de l’approvisionnement électrique national en complétant les énergies renouvelables variables. L’année 2026 constitue une étape significative pour l’hydrolien français avec les cycles de développement prévus, selon les porteurs de projet, pour Flowatt et NH1. Le succès de ces fermes servira de test de viabilité pour l’ensemble du secteur. Si ces installations parviennent à confirmer leur modèle technique et économique, le raz Blanchard pourrait renforcer son rôle de site pilote majeur, ce qui pourrait conforter la place de cette énergie prévisible dans la transition énergétique de la France.

Catégories Énergies

Alexia JACQUARD

À propos de l’auteur, Alexia JACQUARD - Curieuse de nature et attentif aux enjeux du développement durable, Alexia Jacquard suit l’actualité des énergies renouvelables pour partager les dernières nouveautés du secteur. Elle s’attache à retranscrire simplement les informations clés et les initiatives positives qui marquent la transition énergétique. Son objectif : proposer des articles d’actualité clairs et accessibles pour tous ceux qui s’intéressent à l’avenir de notre énergie.

Source : https://www.les-energies-renouvelables.eu/article/actualites/energies/hydrolien-en-france-entre-promesses-renouvelables-et-defis-concrets-de-deploiement-389/

Retour au début du sommaire


  • Hydrolien : la France accélère sur l’électricité produite par les courants marins - Publié le 26/03/2026 dans Energies renouvelables - PPE - Par La rédaction

    Hydrolien : la France accélère sur l’électricité produite par les courants marins

Le gouvernement français veut donner un nouvel élan à l’énergie hydrolienne. Un projet de 250 MW de capacité doit être inscrit dans la prochaine Programmation pluriannuelle de l’énergie. L’objectif : développer cette technologie encore émergente pour renforcer la transition énergétique et soutenir l’industrie maritime.{{}}

Un cap inédit pour l’hydrolien français{{}}

La France souhaite franchir une nouvelle étape dans le développement des énergies marines renouvelables. Le gouvernement prévoit d’intégrer 250 mégawatts de projets hydrolien dans la prochaine Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), un document stratégique qui fixe les orientations de la politique énergétique nationale.

Il s’agit d’un volume inédit pour cette technologie dans l’Hexagone. Jusqu’à présent, les installations hydroliennes relevaient surtout de projets pilotes ou de démonstration. L’objectif est désormais de passer à une phase de déploiement plus large.

La France dispose d’un potentiel important dans ce domaine. Le pays représente déjà le deuxième gisement hydrolien en Europe, avec une capacité théorique estimée à environ 5 gigawatts.

Après plusieurs années d’expérimentations techniques et industrielles, cette source d’énergie pourrait donc prendre une place plus significative dans le mix énergétique français.

Des turbines installées au fond de l’océan{{}}

L’hydrolien fonctionne selon un principe proche de l’éolien, mais sous l’eau. Des turbines sont installées sur les fonds marins afin de capter l’énergie produite par les courants et les marées.

Le mouvement de l’eau entraîne la rotation des pales, ce qui permet de produire de l’électricité. Cette énergie est ensuite acheminée vers la côte grâce à des câbles sous-marins.

L’un des principaux atouts de l’hydrolien réside dans la prévisibilité de sa production. Contrairement au vent ou au soleil, les marées suivent des cycles parfaitement connus à l’avance. Cela permet d’anticiper la production d’électricité avec une grande précision.

Cette technologie présente également l’avantage d’être discrète. Les installations étant immergées, elles n’ont aucun impact visuel sur le paysage côtier.

Sur le plan environnemental, les émissions de gaz à effet de serre liées à l’exploitation sont très faibles. L’impact écologique reste principalement limité aux zones marines où sont installées les turbines.

Une technologie en pleine évolution{{}}

Les premiers essais hydrolien en France remontent à plusieurs années. Dès 2008, une première hydrolienne expérimentale avait été testée au large de la Bretagne dans le cadre du projet Sabella.

D’autres expérimentations ont ensuite été menées, notamment dans la zone de Paimpol-Bréhat, avec un projet porté par EDF et la société OpenHydro.

Ces initiatives ont permis de valider plusieurs aspects technologiques, mais le passage à une production à grande échelle s’est longtemps heurté à des contraintes économiques et industrielles.

Aujourd’hui, une nouvelle génération de turbines pourrait changer la donne. Les équipements développés récemment sont plus compacts, moins coûteux et conçus pour être produits en série.

Ces innovations permettent d’améliorer le rendement énergétique tout en réduisant les coûts d’installation. Elles ouvrent aussi la voie à la construction de parcs hydrolien de plus grande taille.

Le projet FloWatt au cœur de la relance{{}}

Parmi les projets emblématiques figure la ferme pilote FloWatt, qui doit voir le jour au large de la Normandie.

Cette installation, d’une puissance totale de 17 mégawatts, sera composée de six hydroliennes à axe vertical. Les turbines seront immergées à environ trois kilomètres du Raz Blanchard, dans la Manche.

Ce site est considéré comme l’un des plus prometteurs d’Europe pour l’hydrolien. Les courants marins y atteignent parfois des vitesses proches de cinq mètres par seconde.

La mise en service de cette ferme pilote est prévue pour la fin de l’année 2028. Selon les estimations, l’installation pourrait produire suffisamment d’électricité pour alimenter environ 20 000 foyers chaque année.

L’objectif de ce projet est de tester les conditions de production à une échelle préindustrielle avant d’envisager un déploiement plus large.

Des infrastructures industrielles déjà existantes{{}}

Pour accélérer le développement de cette filière, les infrastructures créées pour l’éolien offshore pourraient également être mobilisées.

Les ports industriels de Cherbourg, Brest ou Saint-Nazaire disposent déjà d’équipements adaptés à la fabrication et à l’assemblage de structures marines de grande taille. Une partie de ces installations pourrait être utilisée pour la construction des turbines hydroliennes.

Cette stratégie permettrait de réduire les coûts logistiques et de renforcer la filière industrielle française autour des énergies marines.

Un potentiel énergétique considérable{{}}

Selon les estimations de l’Ifremer, le site du Raz Blanchard pourrait à lui seul produire entre 3 et 5 gigawatts d’électricité s’il était exploité à grande échelle.

Un tel niveau de puissance correspondrait à la production de plusieurs réacteurs nucléaires.

Si ces projections se concrétisent, l’hydrolien pourrait devenir l’un des piliers du développement des énergies marines en France.

Encore en phase de structuration, cette filière représente à la fois un enjeu énergétique et industriel. Elle pourrait contribuer à la décarbonation de la production d’électricité tout en renforçant la souveraineté énergétique du pays.

Source : https://www.lemondedelenergie.com/hydrolien-la-france-accelere-sur-lelectricite-produite-par-les-courants-marins/2026/03/26/

Retour au début du sommaire


  • Carte - Éolien en mer, hydrolien… Enfin, la France redonne de la visibilité sur le déploiement des énergies marines - Le marin - Loïc Fabrègues - Publié le 26/05/2026 à 07h04 - Newsletter Énergies marines

Avec deux ans et demi de retard, la France a enfin publié sa troisième programmation pluriannuelle de l’énergie. Cette feuille de route à dix ans confirme l’objectif de 45 GW d’éolien en mer en 2050 et prévoit le lancement du premier appel d’offres commercial pour l’hydrolien.

Sébastien Lecornu s’est rendu dans le Jura, sur le barrage de Vouglans, le 12 février, pour annoncer la feuille de route énergétique de la France pour les dix prochaines années. 

Sébastien Lecornu s’est rendu dans le Jura, sur le barrage de Vouglans, le 12 février 2026, pour annoncer la feuille de route énergétique de la France pour les dix prochaines années. | THOMAS SAMSON / AFP

Haut du formulaire{{}}

Bas du formulaire{{}}

Le gouvernement de Sébastien Lecornu a tranché. Il a fait sienne la trajectoire fixée par Emmanuel Macron lors de son discours de Belfort en 2022. La France a choisi pour sa feuille de route énergétique à dix ans de miser sur le en même temps cher au président de la République. D’un côté, elle relance son programme nucléaire. De l’autre, elle poursuit l’installation de nouvelles capacités de production d’énergies renouvelables.

Une trajectoire qui a trouvé son assise réglementaire dans la publication par décret de la troisième édition de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) en février. Gabriel Attal, Michel Barnier et François Bayrou, en poste à Matignon, avaient mis le sujet sur la table mais aucun des trois ne l’avait conduit jusqu’à son terme.

C’est donc avec deux ans et demi de retard – mais aussi sans...

Il vous reste 80% de cet article à lire ! Cet article est réservé aux abonnés Le marin - Pour accéder à tous les articles, abonnez-vous : 1er mois offert - Annulable à tout moment > Je me connecte

Chaque vendredi à 8h : les temps forts de l’actualité des énergies marines par Loïc Fabrègues, journaliste spécialiste Énergies marines au marin

Source : https://lemarin.ouest-france.fr/energie/energies-marines/carte-eolien-en-mer-hydrolien-enfin-la-france-redonne-de-la-visibilite-sur-le-deploiement-des-energies-marines-df76cbe8-5854-11f1-a4a7-f780c203d7d6

Retour au début du sommaire

© Nantes Saint-Nazaire Port

De gauche à droite : Christophe Perrin, Directeur technique du projet Pennavel, Jean-Rémy Villageois, Président du Directoire de Nantes Saint-Nazaire Port et Jérôme Hilt, Directeur du projet Pennavel

Pennavel et Nantes Saint-Nazaire Port ont formalisé leur volonté commune de poursuivre les échanges engagés depuis fin 2021, visant à étudier l’opportunité pour Pennavel de recourir aux infrastructures portuaires ligériennes.{{}}

Jean-Rémy Villageois, Président du Directoire de Nantes Saint-Nazaire Port, Jérôme Hilt, Directeur du projet Pennavel et Christophe Perrin, Directeur technique, ont signé, le 19 mai, au salon Seanergy, à Nantes, un accord de principe dans le cadre du projet éolien en mer flottant au large du sud de la Bretagne (appel d’offres AO5).

Les ports jouant un rôle central dans le développement de l’éolien flottant, Pennavel et Nantes Saint-Nazaire Port échangent depuis 2021 sur les perspectives d’utilisation de la plateforme Éole pour certaines activités de logistique et d’assemblage. Par la signature de ce partenariat, ils affirment leur volonté de poursuivre et de renforcer leurs échanges dans le but d’identifier les conditions techniques et commerciales d’une éventuelle future collaboration.

« La capacité et la disponibilité des infrastructures portuaires sont un facteur clé de la réussite des projets éoliens en mer flottants. L’accord de principe signé aujourd’hui vient confirmer la perspective pour le port de Nantes Saint-Nazaire de contribuer activement à l’industrialisation de l’éolien en mer flottant », commente Jérôme Hilt, Directeur du projet Pennavel.

Pour Jean-Rémy Villageois, Président du Directoire de Nantes Saint-Nazaire Port, « la signature de ce partenariat projette l’infrastructure Éole dans une phase opérationnelle et confirme son attractivité pour les acteurs de la filière de l’éolien flottant. Nantes Saint-Nazaire Port est résolument engagé dans la préparation de cette plateforme industrialo-portuaire dédiée à l’assemblage des éoliennes en mer de demain, afin d’être au rendez-vous du déploiement des futurs parcs sur la façade atlantique française ».

Port industriel de la transition énergétique, Nantes Saint-Nazaire Port consolide, depuis 2012, son offre logistique et adapte ses infrastructures pour accompagner l’essor de la filière. Il a ainsi contribué au déploiement du premier parc éolien en mer français au large de Saint-Nazaire, puis celui de Yeu-Noirmoutier, et s’apprête à accompagner le développement des éoliennes en mer de dernière génération à travers le projet Éole. 

Située à Saint-Nazaire, cette future base industrialo-portuaire, qui devrait être mise en service à horizon 2032, sera principalement composée d’un quai de 530 mètres, de dispositifs de stockage des composants à terre et sur le plan d’eau. Communiqué de Nantes Saint-Nazaire Port, le 19/05/2026

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs. NB. Autorisation demandée le 9 juin 2026 et sans réponse le 13 juin 2026

Source : https://www.meretmarine.com/fr/energies-marines/eolien-flottant-pennavel-et-nantes-saint-nazaire-port-signent-un-partenariat 

Retour au début du sommaire

© Emmanuel Bonici

Emplois, chiffre d’affaires et investissement dans l’éolien en mer sont en recul, en 2025. La faute avant tout au manque de projets arrivant en phase de construction. Et ce ralentissement, qui n’est pas une surprise, devrait durer quelques années. C’est ce qui ressort du rapport annuel de l’Observatoire des énergies de la mer (OEM), présenté le 19 mai à l’occasion du salon Seanergy qui se déroule cette année à Nantes. {{}}

Le ralentissement se confirme pour la filière des énergies marines renouvelables, largement dominée par l’éolien en mer. D’après le rapport annuel de l’Observatoire des énergies de la mer (OEM), qui porte sur l’ensemble des EMR (avec également l’hydrolien le houlomoteur, le photovoltaïque et l’osmotique), le nombre d’emplois, le chiffre d’affaires et les investissements ont tous été en recul en 2025, année durant laquelle 441 MW ont été mis en service.

Le nombre d’ETP (équivalents temps pleins) est passé de 8254 à 7695 (-7%), soit 559 ETP en moins. Prestataires, fournisseurs et sous-traitants de la chaîne de valeur sont les premiers concernés (-686 ETP). L’OEM explique ce recul par la « diminution de l’activité au sein de la filière et de choix stratégiques de certaines entreprises industrielles majeures ». Sur ces 7695 ETP, 93% (7218 ETP) sont dans l’éolien en mer, tandis que l’hydrolien pèse 128 ETP, le solaire flottant, le marémoteur et l’énergie osmotique représentant environ 60 à 70 ETP chacun. De manière générale, les régions les plus touchées sont aussi celles qui avaient le plus bénéficié de la montée en puissance de l’éolien en mer, Normandie et Pays de la Loire en tête. En revanche, d’autres régions accueillant un tissu d’entreprises de taille plus modeste (PME), comme la Bretagne, continuent de progresser lentement.

Les investissements ont également baissé de 11%, passant de 3 à 2.7 milliards d’euros. Cela s’explique par la diminution du nombre de projets en travaux par rapport aux années précédentes, même si les ports ont investi 69 millions d’euros pour aménager et adapter leurs infrastructures.

Quant au chiffre d’affaires, il recule de 4 milliards d’euros à 3.2 milliards d’euros (-20%). « Une réduction qui s’explique par un résultat déclinant sur le marché domestique (-6% pour atteindre 2.2 milliards d’euros) mais surtout par un fort recul de l’activité à l’export (-41% pour un chiffre d’affaires de 943 millions d’euros) », rapporte l’OEM.

Ce net ralentissement se préfigurait déjà en 2024. Si le chiffre d’affaires avait connu un record de 4 milliards d’euros, dont 1.6 milliard d’euros à l’export, les investissements avaient déjà reculé de 20% et la croissance annuelle régulière depuis 2018 du nombre d’ETP s’était infléchie, régressant légèrement de 8301 ETP à 8254.

L’an dernier a vu la mise en service de la première ferme flottante pilote (Provence Grand Large) et le déploiement progressif de deux autres (Eoliennes Flottantes du Golfe du Lion et Eolmed) qui devraient être pleinement opérationnelles dans les semaines ou mois à venir. Le parc de Yeu-Noirmoutier a été achevé début 2026, tandis que la construction de deux autres champs se poursuit (Calvados et Dieppe-Le Tréport) pour des mises en service prévues cette année et l’an prochain. Enfin, 1.5 GW ont été attribués à TotalEnergies (huitième appel d’offres, AO8), mais l’AO7 n’a pas trouvé preneur au large d’Oléron).

Le ralentissement devrait perdurer jusqu’en 2030. Aucun nouveau parc ne devrait entrer en construction cette année. La construction du parc de Dunkerque (AO3, 600 MW) devait commencer cette année, mais le début des travaux en mer, que ce soit pour le raccordement ou l’installation des éoliennes, est suspendu aux recours déposés contre l’arrêté préfectoral d’autorisation environnementale pour la construction et l’exploitation du parc délivré le 14 février 2025. Si l’issue était favorable aux porteurs du projet (EDF Renouvelables et Enbridge), pour lancer la construction de ce parc, il faudra encore s’assurer que RTE puisse réaliser le raccordement au préalable ou simultanément, choisir les fournisseurs, lancer la fabrication des composants, réserver les navires d’installation… Ce trou d’air attendu reflète avant tout une période de doute rencontrée il y a une dizaine d’années qui avait conduit à attendre 2019 pour attribuer le parc éolien de Dunkerque.

Par ailleurs, l’annonce de la troisième programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) ouvrant enfin la voie au dixième appel d’offres (AO10) d’une dizaine de GW, pour une attribution espérée début 2027, avant l’élection présidentielle, dégage enfin de nouvelles perspectives. Mais ce nouvel appel d’air ne se fera pas sentir avant des années. Sans compter que la procédure de mise en concurrence des candidats se fait encore attendre. Rappelant que la France bénéficie d’importantes capacités industrielles, malgré une puissance installée relativement modeste à l’échelle européenne, Jules Nyssen, président du Syndicat des énergies renouvelables, estime que « nous sommes aujourd’hui à un moment charnière : soit on réussit l’appel d’offres 10 et on maintiendra cette dynamique qui permettra de se développer et de changer d’ère sur l’offshore et les énergies marines de façon générale ; soit on le rate et on risque de mettre par terre beaucoup de compagnies ».

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs. NB. Autorisation demandée le 9 juin 2026 et sans réponse le 13 juin 2026

Source : https://www.meretmarine.com/fr/energies-marines/en-france-l-eolien-en-mer-traverse-un-trou-d-air-qui-devrait-durer-plusieurs-annees 

Retour au début du sommaire


  • Éolien en mer : 20 milliards d’euros de raccordement, et c’est votre facture qui pourrait trinquer - Par Matias PereaAnalyste Énergie - Publié le 20/05/2026 - Par Matias PereaAnalyste Énergie - Publié le 20/05/2026 - AccueilComparateur Energie

Sommaire :

Onze parcs d’un coup, du jamais-vu en France

Une nouvelle façon de payer les producteurs qui fait débat

20 milliards d’euros de raccordement, à la charge des consommateurs

Un objectif de prix à 100 €/MWh, sans garantie - Et après ? Repenser tout le modèle

La France veut massivement développer l’éolien en mer pour atteindre 18 gigawatts en service en 2035, soit l’équivalent d’une douzaine de réacteurs nucléaires. Pour rattraper son retard, le gouvernement a lancé en avril dernier un appel d’offres géant, baptisé AO10, qui porte sur onze parcs au large de la Normandie, de la Bretagne, de l’Atlantique et de la Méditerranée. Le 12 mai 2026, le régulateur du marché de l’énergie a rendu son avis. Et il n’est pas tendre : derrière l’ambition affichée, plusieurs choix risquent de coûter cher, et c’est le consommateur qui pourrait en payer une partie.

À ne pas manquer - Ne ratez plus aucune actu ! Suivez-nous sur GoogleSuivez-nous sur Whatsapp

Onze parcs d’un coup, du jamais-vu en France{{}}

Jusqu’ici, les appels d’offres éoliens en mer français portaient sur un, deux ou trois parcs à la fois. L’AO10 en réunit onze d’un seul coup, pour une puissance totale d’environ 10 gigawatts. Trois grands parcs posés sont prévus au large de Fécamp, en Normandie. Les autres seront flottants, en Bretagne, dans le Golfe de Gascogne et en Méditerranée. Le calendrier est serré : les premiers gagnants doivent être désignés fin 2026 ou début 2027.

Rappelons que le précédent appel d’offres, en 2022, n’avait reçu aucune offre. Le suivant, deux candidats à peine. Le gouvernement cherche donc à frapper fort pour relancer la machine. Mais la Commission de régulation de l’énergie, l’autorité indépendante qui surveille le marché, aurait préféré un appel d’offres plus resserré, centré sur les projets les plus avancés.

Le risque, selon elle, est mécanique : moins il y a de candidats par parc, moins il y a de pression sur les prix. Or les grands développeurs européens capables de répondre à un projet de cette taille ne sont qu’une poignée. Si chacun ne se positionne que sur deux ou trois dossiers, certains parcs pourraient recevoir une seule offre, voire aucune.

Une nouvelle façon de payer les producteurs qui fait débat{{}}

Comme dans toutes les filières renouvelables, l’État garantit aux producteurs un prix de vente minimum pour leur électricité. Si le marché est plus bas, il complète. Si le marché est plus haut, c’est le producteur qui reverse la différence. Ce mécanisme s’appelle le complément de rémunération.

Pour l’AO10, le gouvernement veut tester une formule inédite. Le soutien serait calculé non plus sur l’électricité réellement produite, mais sur une production théorique, estimée à partir des données de vent dans certains cas (maintenance programmée, arrêt imposé pour des raisons environnementales ou aéronautiques). L’idée est d’inciter les exploitants à programmer leurs maintenances quand l’électricité vaut peu cher, plutôt que pendant les pics de prix.

Le régulateur juge l’intention louable, mais le moment mal choisi. Tester un mécanisme aussi complexe sur 10 gigawatts d’un coup est un pari risqué, qui repose en grande partie sur des données déclarées par les producteurs eux-mêmes et difficiles à vérifier. Il recommande plutôt de rester sur la formule classique, déjà éprouvée, complétée par une prime de performance plus simple.

Le régulateur s’oppose également à l’idée d’allonger la durée du contrat de soutien de 20 à 25 ans, comme le propose le gouvernement. Cinq années supplémentaires de garantie publique, c’est cinq années de plus pendant lesquelles l’État porte le risque à la place des producteurs, sans certitude que cela fasse baisser le prix final.

20 milliards d’euros de raccordement, à la charge des consommateurs{{}}

C’est probablement le point le plus sensible de l’avis. Pour acheminer l’électricité des onze parcs jusqu’à la côte, il faut tirer des câbles sous-marins sur des dizaines de kilomètres, construire des plateformes en mer, raccorder le tout au réseau terrestre. RTE, le gestionnaire du réseau électrique français, estime le coût total à environ 20 milliards d’euros.

Ces investissements ne sont pas payés par les producteurs éoliens, mais par RTE, qui se rémunère via le TURPE, le tarif d’acheminement de l’électricité. Concrètement, ce tarif représente environ un tiers de la facture d’électricité des ménages, et il est payé par tous les abonnés au réseau, quel que soit leur fournisseur.

Le problème, c’est que si un producteur se désiste après que RTE a commencé les travaux, l’argent déjà dépensé n’est pas perdu pour autant : il continue d’être prélevé sur le TURPE. Le régulateur estime que ces coûts perdus pourraient atteindre plusieurs milliards d’euros en cas d’abandon. Sa proposition : que l’État les prenne en charge à la place du consommateur, ce qui suppose toutefois une évolution législative.

À lire aussi : 158 000 € par an : ce que rapporte vraiment une éolienne à votre commune (et qu’on ne vous dit pas)

N’attendez pas demain pour payer moins cher - La sélection d’offres élec et gaz 100 % en ligne souscriptibles en 3 minutes Voir la sélection

Un objectif de prix à 100 €/MWh, sans garantie{{}}

Le gouvernement vise un prix moyen inférieur à 100 € par mégawattheure sur l’ensemble des onze projets. À titre de comparaison, l’éolien en mer coûte aujourd’hui entre 80 et 150 € par mégawattheure à produire en Europe, contre 40 à 70 € pour l’éolien terrestre. L’objectif est donc cohérent avec les prix observés ces dernières années.

Mais aucun plafond n’est fixé parc par parc. Si les offres dépassent la cible, le régulateur pourra proposer d’écarter certains projets pour rester dans l’enveloppe. Le ministre garde toutefois la main pour attribuer la totalité des parcs malgré tout, au risque de creuser la facture pour le budget public. Cette incertitude pèse sur les producteurs et complique la construction des offres.

Le régulateur salue plusieurs garde-fous : une règle de diversification empêchant qu’un seul acteur rafle tous les parcs, le renforcement des critères financiers exigés des candidats, et la prise en compte de la provenance européenne des éoliennes. Il propose toutefois plusieurs ajustements techniques pour éviter qu’un parc se retrouve sans candidat à la fin de la procédure.

Et après ? Repenser tout le modèle{{}}

Au-delà de cet appel d’offres particulier, le régulateur appelle à revoir l’organisation française de l’éolien en mer. Aujourd’hui, plus de dix ans s’écoulent entre l’attribution d’un parc et sa mise en service. Dix années pendant lesquelles tout peut changer : les coûts, les technologies, les priorités politiques.

Il suggère de s’inspirer du modèle néerlandais ou britannique, dans lesquels les autorisations administratives sont obtenues bien avant l’appel d’offres. Les candidats reprennent alors un projet déjà sécurisé, et peuvent proposer des prix plus bas. Une piste pour le prochain appel d’offres, déjà en préparation.

En attendant, le ministère de l’énergie va prendre en compte l’avis du régulateur avant de publier la version définitive du cahier des charges. Les premiers gagnants sont attendus avant l’élection présidentielle de 2027, un calendrier politique serré pour des engagements industriels qui couriront jusqu’aux années 2040.

À lire aussi : Pourquoi la France installe des éoliennes ’obsolètes’ (alors qu’elles sont neuves)

Sauf indication contraire, tous les prix présentés sur cette page sont TTC. N’attendez pas demain pour payer moins cher - La sélection d’offres élec et gaz 100 % en ligne - Souscriptibles en 3 minutes Voir la sélection

Source : https://selectra.info/energie/actualites/marche/eolien-mer-ao10-20-milliards-raccordement-facture-electricite 

Retour au début du sommaire


  • L’éolien flottant est-il condamné dans l’œuf ? Le président de la région Bretagne appelle l’État à confirmer sa promesse - Ouest-France André Thomas - Modifié le 28/05/2026 à 18h24
    Plusieurs responsables professionnels redoutent que les parcs éoliens flottants soient tués dans l’œuf en raison des conditions fixées dans l’appel d’offres géant sur le point d’être lancé. Un projet tel que celui de Bretagne Nord-Ouest, au large de Roscoff, pourrait ne jamais voir le jour. Impensable pour le président de la Région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, qui appelle l’État à confirmer son engagement dans une filière qu’il juge pleine de promesses pour la région et ses ports.

Loïg Chesnais-Girard, président du conseil régional de Bretagne, estime que les éoliennes flottantes sont « une aventure industrielle » prometteuse en emplois pour la région.

Loïg Chesnais-Girard, président du conseil régional de Bretagne, estime que les éoliennes flottantes sont « une aventure industrielle » prometteuse en emplois pour la région. | JUSTIN PICAUD / OUEST-FRANCE

Le gouvernement s’apprête à publier le cahier des charges de l’appel d’offres 10, un appel d’offres géant couvrant 11 projets de parcs éoliens en mer, entre Fécamp et Fos-sur-Mer. La moitié de ces projets de parcs sont flottants, une technologie encore embryonnaire dans le monde, qui connaîtrait ainsi son passage à l’échelle industrielle en France, après de premières fermes pilotes dans le golfe de lion. Mais les conditions tarifaires globales fixées par le gouvernement, sous une forme nouvelle, pourraient supprimer toute chance de création de certains parcs plus coûteux, mais novateurs, à l’instar de celui envisagé au large de Roscoff (Finistère).

Certains observateurs redoutent que le « prix moyen » fixé par le gouvernement pour l’ensemble des projets éoliens de l’appel d’offres géant n° 10 tue dans l’œuf certains des projets flottants, notamment celui de Bretagne Nord-Ouest. Partagez-vous cette inquiétude ?

C’est un sujet qui peut sembler technique, mais il est éminemment politique. Le gouvernement a fixé un tarif de rachat cible à 100 € du MWh. Mais je mets en garde : ce doit être une cible et pas une limite juridique. On sait d’où vient ce chiffre : c’est un tarif fixé par le gouvernement qui correspond au projet de tarif de rachat de l’électricité des EPR 2, futures centrales nucléaires. Cependant, l’enjeu pour l’éolien flottant, c’est de lancer une filière qui nous permettra de développer des parcs plus puissants. Des parcs qui entreront en service à partir de 2040 et qui seront bien plus loin des côtes, d’où ils ne seront plus visibles.

Quel enjeu pour la Bretagne ?{{}}

Il est important pour la Bretagne de se positionner sur les éoliennes flottantes, et de faire en sorte que les industriels s’investissent dans les appels d’offres à venir, quitte à trouver une moyenne entre les coûts des parcs les plus faciles, posés, et les parcs flottants. Ceux-ci sont au début d’une nouvelle aventure industrielle, comme l’éolien posé...

Abonnez-vous pour débloquer tous les articles. Toute l’info du Finistère au monde. Offre mensuelle Les articles en illimité : 1€ le 1er mois - Offre annuelle Les articles en illimité 20€ pour 1 an … ou Déjà abonné ? Connectez-vous

Source : https://www.ouest-france.fr/economie/energie/energie-eolienne/leolien-flottant-est-il-condamne-dans-luf-le-president-de-la-region-bretagne-appelle-letat-a-confirmer-sa-promesse-82a6e53c-59d6-11f1-8481-6f001a76e738

Retour au début du sommaire


  • Sept États américains attaquent en justice le « deal » obtenu par TotalEnergies pour renoncer à l’éolien en mer - Par Sud Ouest avec AFP - Publié le 03/06/2026 à 8h17.

    Fin mars, un membre du gouvernement de Donald Trump et le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné avaient signé un accord prévoyant que l’État rembourse au géant de l’énergie près d’un milliard de dollars pour compenser l’abandon des parcs éoliens qu’il devait ériger sur la façade Atlantique des États-Unis.

Fin mars2026, un membre du gouvernement de Donald Trump et le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné avaient signé un accord prévoyant que l’État rembourse au géant de l’énergie près d’un milliard de dollars pour compenser l’abandon des parcs éoliens qu’il devait ériger sur la façade Atlantique des États-Unis. © Crédit photo : JONAS ROOSENS / AFP

Sept États américains dirigés par des démocrates contestent l’accord financier permettant à TotalEnergies d’abandonner ses projets éoliens en mer contre un remboursement d’un milliard de dollars

Sept États du nord-est des États-Unis, tous dirigés par l’opposition démocrate, ont attaqué mardi en justice un accord financier négocié entre le groupe français TotalEnergies et le gouvernement américain en échange du renoncement à des projets d’éoliennes en mer.

Fin mars, un membre du gouvernement de Donald Trump et le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné avaient signé un accord prévoyant que l’État rembourse au géant de l’énergie près d’un milliard de dollars pour compenser l’abandon des parcs éoliens qu’il devait ériger sur la façade Atlantique des États-Unis. L’accord avait été présenté comme « gagnant-gagnant » par les deux parties.

Le texte prévoit que TotalEnergies reçoive l’argent une fois qu’il aura justifié avoir investi le même montant dans les énergies « conventionnelles » (ce qui comprend pétrole et gaz) aux États-Unis, entre le 18 novembre 2025 et fin septembre 2026. La coalition d’États démocrates, allant du Maine au New Jersey, estime que cet accord est « manifestement illégal » et demande à la justice de l’annuler, expliquent dans un communiqué les autorités de l’État de New York, qui mènent la fronde.

Sur le même sujet :

TotalEnergies : face aux actionnaires, le PDG Patrick Pouyanné défend le rôle et la stratégie du groupe face aux crises

TotalEnergies : face aux actionnaires, le PDG Patrick Pouyanné défend le rôle et la stratégie du groupe face aux crises

Lors de l’assemblée générale du groupe, le PDG Patrick Pouyanné a réaffirmé le rôle de l’entreprise dans la souveraineté énergétique européenne tout en répondant aux critiques sur ses bénéfices et sa stratégie climatique

Les arguments des États plaignants{{}}

« Après avoir essuyé plusieurs défaites devant les tribunaux, ce gouvernement a concocté un accord bidon visant à verser à une entreprise énergétique étrangère des centaines de millions de dollars provenant des contribuables pour qu’elle abandonne l’éolien en mer et investisse plutôt dans le pétrole et le gaz », dénonce la procureure générale Letitia James, citée dans le communiqué. La gouverneure Kathy Hochul y voit un « détournement scandaleux de l’argent des contribuables qui nous empêche de couvrir nos besoins énergétiques, de créer des emplois de qualité et de contribuer à garantir l’indépendance énergétique américaine tout en réduisant les émissions ».

Sur le même sujet :

Stations-service : pendant que TotalEnergies plafonne les prix, les petites stations tirent la langue

Stations-service : pendant que TotalEnergies plafonne les prix, les petites stations tirent la langue

Alors que le géant pétrolier attire les automobilistes grâce à ses tarifs bloqués, les stations-service indépendantes subissent une chute de leurs volumes de vente et craignent pour leur survie

TotalEnergies avait obtenu en 2022 deux concessions de projets éoliens en mer, au large de New York et de la Caroline du Nord, pour 928 millions de dollars payés en redevances. L’entreprise avait mis ces projets sur pause après la victoire de Donald Trump à la présidentielle, fin 2024. Le président américain est un climatosceptique notoire et particulièrement hostile aux éoliennes.

Patrick Pouyanné avait expliqué en mars avoir choisi d’innover et d’être « pragmatique » en négociant avec l’exécutif, plutôt que de le poursuivre en justice comme l’ont fait d’autres entreprises européennes, Orsted et Equinor.

Source : https://www.sudouest.fr/politique/sept-etats-americains-attaquent-en-justice-le-deal-obtenu-par-totalenergies-pour-renoncer-a-l-eolien-en-mer-29330156.php

Retour au début du sommaire


  • Un avis tranché (JH) - En engloutissant 2 milliards d’euros depuis 15 ans, les éoliennes offshore françaises n’ont littéralement pas envoyé un seul mégawatt au réseau - Par L’équipe Sciencepost04 juin 2026, 11 h 27 min 
    {{}}

    En engloutissant 2 milliards d’euros depuis 15 ans, les éoliennes offshore françaises n’ont littéralement pas envoyé un se...{{}}Source : DR

Deux milliards d’euros. C’est la somme que la France a engagée dans le développement de l’éolien en mer depuis le lancement de son premier appel d’offres en 2011. Pendant plus d’une décennie, cet argent a financé des études, des procédures, des contentieux, des renégociations de contrats. Et jusqu’à une période très récente, pas un seul mégawattheure commercial n’avait atteint le réseau. Un cas d’école d’une politique publique embourbée dans ses propres contradictions.

À retenir : {{}}

  • Une décennie perdue : pourquoi 2 milliards d’euros n’ont produit strictement aucun watt commercial ?
  • Des contrats à 200 €/MWh quand le marché en coûte 58 : la facture cachée du retard français
  • En 2024, la France possède le 2e gisement éolien d’Europe… mais 10 ans de retard sur ses voisins
    Sommaire :{{}}

Le premier appel d’offres a été lancé en mai 2011, avec une ambition claire : doter la France de ses premiers parcs éoliens en mer. Cinq zones avaient été sélectionnées, représentant une puissance maximale de 3 000 MW, réparties entre Le Tréport, Fécamp, Courseulles-sur-Mer, Saint-Brieuc et Saint-Nazaire. Sur le papier, une feuille de route industrielle sérieuse. Dans les faits, une odyssée kafkaïenne.

Les projets éoliens offshore autorisés en France ont généré des déceptions tant pour la société civile que pour les pouvoirs publics, en l’absence de concrétisation notable plus de dix ans après les premiers appels d’offre lancés par l’État. En 2020, une seule éolienne de 2 MW était connectée au réseau électrique et produisait de l’énergie : le démonstrateur flottant Floatgen au large du Croisic. Une éolienne. Expérimentale. Pour l’équivalent énergétique d’un immeuble de bureaux moyen. Résultat décevant, pour rester poli.

le diagnostic de blocage est limpide. Le développement de l’éolien offshore en France a été freiné par une combinaison d’inefficacités réglementaires, de défis juridiques et techniques, d’opposition du public, d’une focalisation historique sur l’énergie nucléaire, de contraintes industrielles et d’obstacles financiers. à peu près tout ce qui pouvait mal tourner a mal tourné, simultanément.

Le problème central reste les recours judiciaires. Les acteurs du tourisme craignaient une perte de chiffre d’affaires, les pêcheurs s’inquiétaient pour leur avenir, les naturalistes insistaient sur la présence d’espèces menacées, les candidats malheureux aux appels d’offres attaquaient la légalité des procédures. Les associations d’opposants faisaient flèche de tout bois, et les moindres failles juridiques de la réglementation étaient mises à profit pour retarder tous les projets. Pendant ce temps, le compteur des dépenses tournait. Il faut compter en moyenne une dizaine d’années entre l’appel d’offres et l’exploitation d’un parc éolien offshore. En Allemagne ou aux Pays-Bas, ce délai est deux à trois fois plus court.

Des tarifs garantis à 200 €/MWh : la note salée du retard{{}}

Le retard n’a pas seulement coûté du temps. Il a coûté de l’argent, beaucoup d’argent. Les précédents appels d’offres offshore, instruits plusieurs années auparavant, avaient atteint des montants supérieurs à 200 €/MWh avant d’être renégociés par l’État. Pour comprendre ce que ça représente : le prix moyen de marché de l’électricité en 2024 s’établissait autour de 58 €/MWh selon RTE. Acheter à 200 ce qui vaut 58 sur le marché, c’est la définition d’une subvention massive.

Ces tarifs exorbitants étaient le fruit d’une époque où la technologie offshore était encore immature et les coûts de production très élevés. Les projets attribués en France l’ont été sur des standards datant des années 2011 et 2013, prenant en compte l’état de l’art de l’époque. Le problème : pendant que les prix mondiaux de l’éolien en mer s’effondraient, les contrats français restaient figés à ces niveaux stratosphériques. Le dernier appel d’offres dit de Normandie, finalisé en 2022, a été attribué à un tarif de 44,9 €/MWh, soit cinq fois moins cher que les premiers contrats. La technologie avait progressé. Les contrats anciens, eux, n’avaient pas bougé.

La Cour des comptes, dans son rapport publié en mars 2026, a quantifié l’ampleur globale du problème. À fin 2024, l’ensemble des contrats en vigueur représente un engagement à long terme de 87 milliards d’euros pour l’État, comptabilisé hors bilan en raison de son imprévisibilité. Ce chiffre concerne toutes les énergies renouvelables, pas l’offshore seul. Mais il illustre le poids d’une politique contractuelle conclue dans l’urgence, sans clause de révision suffisante. La leçon que tire la Cour : il faut introduire dès le départ des clauses de révision dans les futurs contrats, plutôt que de batailler après coup.

2024-2026 : le réveil tardif de la filière{{}}

La France a finalement rattrapé une partie du temps perdu. En 2024, elle a franchi le cap symbolique de 1 GW de puissance installée, avec des projets comme Saint-Brieuc ou Fécamp désormais opérationnels. En 2024, l’éolien en mer a produit près de 4 TWh en France, soit 0,7 % de la production d’électricité en France métropolitaine. C’est peu, mais c’est une rupture réelle avec le néant des années précédentes.

Ce retard historique se lit aussi dans la comparaison européenne, qui est cinglante. Selon les derniers chiffres de WindEurope, fin 2025, le Royaume-Uni dominait avec environ 17 GW d’éolien en mer installés, l’Allemagne comptait près de 9,6 GW et les Pays-Bas atteignaient 4,7 GW. La France, avec 2 GW au printemps 2026, accuse un retard d’une bonne décennie sur ses voisins les plus ambitieux. La France possède pourtant le deuxième gisement éolien d’Europe, derrière le Royaume-Uni seulement.

Côté tarifs et gestion financière, une autre anomalie a dû être corrigée en urgence. Jusqu’ici, les parcs de Fécamp, Saint-Nazaire et Saint-Brieuc étaient incités à produire au maximum de leur capacité quel que soit le prix de marché, puisqu’ils disposaient de contrats d’obligation d’achat : l’intégralité de leur production était achetée à un tarif garanti, y compris lors de périodes de prix négatifs. Selon la CRE, ces prix négatifs ont représenté l’équivalent de 235 heures au premier semestre 2024, induisant une perte d’environ 80 millions d’euros pour l’ensemble du parc éolien français subventionné. Ces trois parcs ont signé en juin 2025 des avenants permettant d’arrêter leur production lors des épisodes de surproduction.

L’horizon 2050 : ambition ou répétition des mêmes erreurs ?{{}}

Le 10 février 2022 à Belfort, le Président de la République a formulé l’objectif d’un déploiement massif de l’éolien en mer, avec 40 GW répartis en 50 parcs en 2050. C’est vingt fois la capacité installée aujourd’hui. Techniquement atteignable, les voisins l’ont prouvé. Administrativement, le chantier reste colossal. La direction générale de l’énergie et du climat ne dispose d’aucun bilan consolidé sur les contrôles, les sanctions sont quasi-inexistantes et il n’existe pas de doctrine claire sur les suites à donner aux signalements.

Ce qui a changé, concrètement, c’est le niveau des nouveaux tarifs. Avec 44,9 €/MWh pour les appels d’offres récents, l’éolien offshore français est désormais compétitif. L’éolien terrestre et maritime reste en revanche en retard sur ses cibles. Le Paquet Énergie-Climat avait fixé pour objectif d’atteindre 25 GW de puissance éolienne installée, dont 6 GW offshore, à l’horizon 2020, une barre qui n’était toujours pas atteinte à fin 2024. Quatre ans de retard sur des objectifs eux-mêmes déjà ambitieux : c’est l’échelle du décrochage français. Il faudra sans doute que les prochains parcs aujourd’hui en construction — Courseulles-sur-Mer attendu pour 2027, Dieppe-Le Tréport pour fin 2026, tiennent leurs calendriers pour que la leçon soit enfin assimilée.

Sources : ventdesnoues.org | connaissancedesenergies.org

L’équipe Sciencepost

Rédigé par L’équipe Sciencepost - Toute l’équipe de rédaction Sciencepost vous éclaire sur les découvertes et innovations qui façonnent notre monde. Espace, santé, environnement, technologies ou phénomènes étonnants : nous analysons l’actualité scientifique avec rigueur et pédagogie pour rendre la science accessible, compréhensible et passionnante au quotidien.

Magazine de vulgarisation scientifique, Sciencepost vous dévoile chaque jour les dernières découvertes et avancées en termes de sciences et nouvelles technologies.

À propos L’équipe … Contact

Source : Haut du formulaire

Bas du formulaire

https://sciencepost.fr/en-engloutissant-2-milliards-d-euros-depuis-15-ans-les-eoliennes-offshore-francaises-n-ont-litteralement-pas-envoye-un-seul-megawatt-au-reseau/

Retour au début du sommaire

11.
Un état des lieux et des savoir-faire industriels et technologiques associés aux éoliennes offshore françaises – D’après une requête auprès de ‘ChatGPT’ Juin 2026

1. État des lieux de l’éolien offshore en France - Une filière encore jeune mais en forte accélération{{}}

La France dispose du deuxième espace maritime mondial et d’un potentiel éolien marin important sur ses façades : Manche – Mer du Nord Atlantique Méditerranée - Après plusieurs années de retards administratifs et contentieux, les premiers parcs commerciaux sont désormais en exploitation.

Parcs en service - Parmi les principaux parcs opérationnels figurent :

  • Parc éolien en mer de Saint-Nazaire (premier parc offshore français)
  • Parc éolien en mer de Fécamp
  • Parc éolien en mer de Saint-Brieuc
    D’autres projets sont en cours de construction ou de développement, notamment au large de :
  • Courseulles-sur-Mer
  • Dieppe-Le Tréport
  • Yeu-Noirmoutier
    Objectifs nationaux : {{}}

La politique énergétique française vise plusieurs dizaines de gigawatts d’éolien en mer à l’horizon 2050. L’État a engagé une planification maritime visant :

  • l’attribution régulière de nouveaux appels d’offres ;
  • le développement simultané de l’éolien posé et flottant ;
  • l’industrialisation de la filière sur le territoire national.
    Éolien posé et éolien flottant{{}}

Éolien posé - Aujourd’hui majoritaire. Les fondations sont fixées au fond marin (monopieux, jacket, gravitaires) dans des profondeurs généralement inférieures à 50 m.

Éolien flottant - Secteur stratégique pour la France. La profondeur des côtes méditerranéennes et atlantiques rend cette technologie particulièrement pertinente.

Les projets pilotes français figurent parmi les plus avancés d’Europe, notamment au large de : Port-la-Nouvelle Gruissan Fos-sur-Mer

2. État des savoir-faire français - La France possède aujourd’hui une chaîne de valeur relativement complète.

A. Conception et ingénierie{{}}

Les compétences nationales couvrent :

  • études de vent et météorologie marine ;
  • géotechnique et géophysique sous-marines ;
  • architecture navale ;
  • modélisation des structures ;
  • raccordement électrique offshore ;
  • ingénierie environnementale.
    Acteurs majeurs : EDF Renouvelables RTE Technip Energies Bureau Veritas (?)

B. Construction des composants{{}}

Nacelles et génératrices - Le site industriel de Montoir-de-Bretagne constitue l’un des pôles européens de fabrication de nacelles offshore.

Pales - La France produit également des pales de grande dimension notamment à Cherbourg

Fondations - Compétences importantes dans : monopieux géants ; jackets ; flotteurs métalliques et béton.

Des chantiers industriels sont implantés à Le Havre Saint-Nazaire Brest

C. Ports industriels - Plusieurs ports ont été modernisés pour accueillir la filière :

https://images.openai.com/static-rsc-4/1PPwIVYjQ1PU5keVXzKcxieu2lJmOX_BBfjw3lo5VgzDbaydFyXITVMpEXM72nLtncoiCpuZ-a8Fg2p8Da1uOPxi3080iJkW2OxIFm2_3elDY7g_Fz6MLTZzwc74_xwetgxMa7pXAYednsmt7a9el0FpjK4wPAXzZHVvZCjVytVLldGP0JHC-IHTZRkXBofL?purpose=fullsize

https://images.openai.com/static-rsc-4/Nee9WM_x2YFBijBwG-cK2U_W5eqqC-zTbTqRI2fFzDAAf8SMH1CoUpBfOsVpxdZIbxn7UP5p0lnHKDGHo36MGME7X90JmMBh2PD63mgxwolMlbC6vRxGmjXpvYdpgUilxvf1PrWzMn7P--UsWUh6kLwv8vJDpnbIJOhPHmJVxtb_pSsx9x12aEnYV3l7CQFd?purpose=fullsize

https://images.openai.com/static-rsc-4/NOkvAopEy4ZrN8NiI0qSzozTX8t7yd04P-33DVguzx93c_5Rpf3OyA4Aui_Isr2gSu16hZzY23ofGhtgC5uUChHZSYIV49d6hl6MJ5ogcqQk4bCXVJCLa3Z_-O_kVHVlGVcNNdzaS5EIcfB9G5GEdqBZkW9kXnUYgfFCDjIavCKzThH1J9cGyUbgU-M6bjUA?purpose=fullsize

https://images.openai.com/static-rsc-4/zGJAVEW48qWI6QtzZtePAu4nYCox-2HVsOn9ZR9dVfDuWPYFsaE250TBD8v5JHQI6_stMh7gtSL9G5aXr3pH2tWWXuwsuFa8fwNTyKDuDVgvDUP9f8fjmvNJlsB13zYJ0bG062HfI51dfJK4zWnZZaA5ust-De8NFR4BbAS34dm7zG-Bjtqok-2MNasaUubz?purpose=fullsize

https://images.openai.com/static-rsc-4/QhA0agzh9IdOudoRaNlFbJGNHMBx7qCIkl8tUWJXgMBPsfBWNSsvWwDkUd2z0fsxPezSpMoT0AvGy5Zdx-XBfI75B7WYJTxcVfraMHlL2JtgjyFngPMr7bJDyLGhEfg_NG4-rn43EzI3z9UBYqXlwTHiJhBaSeJ-6d_VBsImryyW9hhHCpP82CNJa_mSLoq1?purpose=fullsize

https://images.openai.com/static-rsc-4/2vFqoW5S01nO27Hy7iWKdxug8URk04bBnFAlWEWtcKlp7wusEnShc6WpuscqHEKYm3KHOJo0mqgAZkYJgV3WIs4vdeNXqtM76ZEeekif7s9YiDa1plCPxt6dlnjeH_TRHzMlEz2qEcWeaz-XN2unqaGEYxdSPV9RAqiBkARkEO-fEfv3ZptWqyOcTbBvg7-D?purpose=fullsize

https://images.openai.com/static-rsc-4/5XBGE8ChJWDv7wsm5Vro1CBtt12ueEWfWYSeLKDwReP_PoBa8wGaQzjf44ZnzG8ZjxbLgytZf7TBeY_I9PQlON-myPBQis4ba-ZEh9O1EhHjl-NdPX_8RBHezSz4sBq2r66bzFpcnRPpX1dGyl44w1E2M9VnVjF4NMCCFbLVHFc0rfbJaoX1QCFrEfoWexBf?purpose=fullsize

Principaux hubs : Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire HAROPA Port Port de Brest Port-la-Nouvelle

D. Travaux maritimes et installation - La France dispose d’acteurs reconnus mondialement : Vinci Bouygues Construction DEME Jan De Nul

Compétences :

  • pose de câbles sous-marins ;
  • battage de monopieux ;
  • installation de sous-stations électriques ;
  • opérations de levage lourd.
    E. Exploitation et maintenance - Le développement des parcs crée des bases de maintenance permanentes à :
  • Saint-Nazaire
  • Cherbourg
  • Fécamp
    Les savoir-faire concernent :
  • maintenance prédictive ;
  • surveillance numérique ;
  • drones et robotique ;
  • inspection sous-marine.
    3. Forces et faiblesses de la filière française{{}}

Forces : {{}}

✅ Potentiel maritime exceptionnel

✅ Forte expertise navale et parapétrolière

✅ Industrie métallurgique et électrique solide

✅ Leadership européen émergent dans l’éolien flottant

✅ Réseau portuaire adapté

Faiblesses : {{}}

⚠ Retards historiques dans les procédures administratives

⚠ Dépendance persistante à certains fournisseurs étrangers

⚠ Concurrence forte du Royaume-Uni, de l’Allemagne, du Danemark et des Pays-Bas

⚠ Besoin accru de navires spécialisés d’installation

4. Perspectives à horizon 2030–2050 - L’enjeu principal n’est plus la démonstration technique mais le passage à l’échelle industrielle. Les domaines où la France peut prétendre à un leadership européen sont :

  • l’éolien flottant ;
  • les fondations innovantes ;
  • les grands ports industriels dédiés aux énergies marines ;
  • la maintenance numérique offshore ;
  • l’intégration réseau et le stockage associé.
    À moyen terme, l’éolien en mer devrait devenir l’un des piliers du système électrique français aux côtés du nucléaire et de l’hydroélectricité, avec une filière industrielle capable de générer plusieurs dizaines de milliers d’emplois directs et indirects.

Source : contribution de ‘ChatGPT’

Retour au début du sommaire


    • Une note de synthèse de niveau direction générale / comité exécutif, avec chiffres-clés, cartographie des acteurs et analyse stratégique de la position française face au Royaume-Uni, au Danemark et à l’Allemagne. D’après une requête auprès de ‘ChatGPT’ Juin 2026
      Éoliennes flottantes en mer - Positionnement stratégique de la France face au Royaume-Uni, au Danemark et à l’Allemagne{{}}

1. Résumé exécutif{{}}

L’éolien flottant en mer constitue l’une des prochaines frontières industrielles et énergétiques de l’Europe. Cette technologie permet d’exploiter des zones maritimes profondes (au-delà de 50 à 60 mètres), inaccessibles à l’éolien posé traditionnel, ouvrant ainsi un potentiel considérable en Atlantique, en Méditerranée, en mer du Nord et en mer Celtique.

La France dispose d’atouts structurels majeurs : deuxième domaine maritime mondial, façade Atlantique et méditerranéenne particulièrement adaptée au flottant, acteurs industriels de rang mondial (EDF Renouvelables, TotalEnergies, ENGIE, Naval Group, Chantiers de l’Atlantique, Eiffage Métal, Bourbon, Nexans, RTE). Toutefois, elle accuse un retard significatif dans le passage à l’échelle industrielle face au Royaume-Uni, aujourd’hui leader européen des projets commerciaux et des mécanismes de soutien.

Constat principal :{{}}

  • Le Royaume-Uni domine la dynamique européenne grâce à une stratégie industrielle cohérente, un pipeline massif de projets et un cadre réglementaire stable.
  • Le Danemark conserve une position de référence mondiale dans l’éolien offshore grâce à Ørsted et à son expertise industrielle historique.
  • L’Allemagne dispose d’une puissance industrielle considérable mais reste davantage positionnée sur l’éolien posé que flottant.
  • La France possède potentiellement le meilleur gisement flottant d’Europe occidentale mais doit accélérer l’industrialisation, les infrastructures portuaires et la visibilité réglementaire.
    La décennie 2025-2035 sera décisive : les leaders industriels européens de 2040 sont en cours de sélection aujourd’hui.

2. Chiffres-clés : {{}}

Marché européen {{}}

  • Marché mondial attendu : plusieurs centaines de GW à horizon 2050.
  • Coût actuel du flottant : encore supérieur de 30 à 60 % à l’éolien posé, mais en baisse rapide grâce aux effets d’échelle.
  • Les premières fermes commerciales européennes de grande taille sont attendues au début des années 2030.
    France - Objectifs nationaux :
  • 18 GW d’éolien en mer installés d’ici 2035.
  • 45 GW d’ici 2050.
  • Potentiel flottant estimé entre 8 et 18 GW à horizon 2050 selon les scénarios.
    Principaux projets :
  • Bretagne Sud.
  • Golfe du Lion.
  • Méditerranée (Occitanie et PACA).
  • Fermes pilotes Provence Grand Large, Éoliennes Flottantes du Golfe du Lion, etc.
    Royaume-Uni{{}}
  • 16,5 GW d’éolien offshore déjà installés.
  • Pipeline global offshore de 93 GW.
  • 4,5 GW de nouveaux droits attribués spécifiquement au flottant en mer Celtique.
  • Objectif national : 43 à 50 GW d’éolien offshore à horizon 2030.
    Danemark{{}}
  • Leader historique européen de l’offshore.
  • Présence dominante de Ørsted dans le développement mondial.
  • Déploiement des projets « Energy Islands » en mer Baltique et mer du Nord.
  • Position forte dans la chaîne de valeur industrielle et logistique.
    Allemagne{{}}
  • Forte base industrielle (Siemens Energy, Siemens Gamesa, RWE).
  • Concentration historique sur l’éolien posé de mer du Nord et Baltique.
  • Intérêt croissant pour le flottant mais portefeuille encore limité comparativement au Royaume-Uni.
    3. Cartographie des acteurs {{}}

Développeurs / énergéticiens{{}}

France : {{}}

  • EDF Renouvelables
  • TotalEnergies
  • ENGIE
  • EOLFI (groupe Shell)
  • Qair
    Royaume-Uni{{}}
  • SSE Renewables
  • ScottishPower Renewables
  • Equinor
  • Ocean Winds
  • EDF Renewables UK
    Danemark{{}}
  • Ørsted
  • Copenhagen Infrastructure Partners (CIP)
    Allemagne{{}}
  • RWE
  • EnBW
    Fabricants et équipementiers{{}}

France{{}}

  • Chantiers de l’Atlantique
  • Eiffage Métal
  • Nexans
  • Naval Group
  • Bourbon
    Danemark{{}}
  • Vestas
    Allemagne{{}}
  • Siemens Energy
  • Siemens Gamesa
    Gestionnaires de réseau{{}}

France{{}}

  • RTE
    Royaume-Uni{{}}
  • National Grid
  • The Crown Estate (gestion du domaine maritime)
    Danemark{{}}
  • Energinet
    Allemagne{{}}
  • 50Hertz
  • TenneT
    4. Analyse comparative{{}}

Royaume-Uni : le leader européen{{}}

Forces{{}}

  • Vision stratégique cohérente depuis plus de quinze ans.
  • Mécanisme CfD (Contracts for Difference) très attractif.
  • Écosystème offshore hérité de l’industrie pétrolière et gazière.
  • Portefeuille de projets sans équivalent en Europe.
  • Leadership sur le flottant en mer Celtique et en Écosse.
    Faiblesses{{}}
  • Inflation des coûts.
  • Pression sur la chaîne d’approvisionnement.
  • Dépendance à certains composants asiatiques.
    Danemark : le champion industriel{{}}

Forces{{}}

  • Ørsted demeure la référence mondiale du secteur.
  • Forte maîtrise de la chaîne de valeur.
  • Politique énergétique stable.
  • Ports spécialisés et infrastructures matures.
    Faiblesses{{}}
  • Marché national limité.
  • Moins de ressources maritimes adaptées au flottant que la façade atlantique française.
    Allemagne : la puissance industrielle{{}}

Forces{{}}

  • Excellence industrielle.
  • Fabricants de rang mondial.
  • Forte capacité d’investissement.
    Faiblesses{{}}
  • Conditions géographiques moins favorables au flottant.
  • Priorité historiquement donnée à l’éolien posé.
    France : un potentiel exceptionnel encore sous-exploité{{}}

Forces{{}}

  • Ressource éolienne parmi les meilleures d’Europe.
  • Double façade Atlantique–Méditerranée.
  • Industrie maritime complète.
  • Expertise offshore pétrolière, navale et énergétique.
  • Position géographique idéale pour exporter vers l’Europe du Sud.
    Faiblesses{{}}
  • Retards administratifs et réglementaires.
  • Délais de développement supérieurs à ceux du Royaume-Uni.
  • Taille encore modeste du marché domestique.
  • Infrastructures portuaires à renforcer.
    5. Enjeux stratégiques pour la France{{}}

Trois batailles se jouent simultanément :

1. La bataille industrielle{{}}

L’enjeu n’est pas uniquement la production d’électricité mais la captation de la valeur :

  • flotteurs ;
  • câbles dynamiques ;
  • sous-stations ;
  • assemblage ;
  • maintenance ;
  • ingénierie export.
    Le marché européen pourrait représenter plusieurs dizaines de milliards d’euros sur les vingt prochaines années.

2. La bataille des infrastructures{{}}

Les ports de : Brest, Saint-Nazaire, Port-la-Nouvelle, Fos-sur-Mer doivent devenir les hubs industriels du flottant européen.

3. La bataille de la vitesse{{}}

Le principal risque n’est plus technologique mais temporel :

  • le Royaume-Uni industrialise déjà ;
  • le Danemark consolide sa chaîne de valeur ;
  • l’Allemagne mobilise sa puissance industrielle.
    La France doit accélérer ses procédures pour éviter de devenir un simple marché d’installation de technologies conçues ailleurs.

6. Conclusion pour le Comité Exécutif{{}}

La France dispose probablement du meilleur potentiel naturel européen pour l’éolien flottant et de plusieurs champions industriels capables d’occuper une place mondiale.

Cependant, le Royaume-Uni a pris une avance significative grâce à une politique industrielle continue, un pipeline de projets beaucoup plus important et un environnement réglementaire plus favorable.

Appréciation stratégique :{{}}

  • Royaume-Uni : leader actuel.
  • Danemark : leader industriel historique.
  • Allemagne : challenger industriel puissant.
  • France : potentiel de leadership européen à condition d’accélérer fortement entre 2026 et 2030.
    La fenêtre d’opportunité reste ouverte, mais elle se refermera rapidement au cours de la présente décennie. Les décisions d’investissement, d’infrastructures portuaires et de politique industrielle prises d’ici 2030 détermineront la place de la France dans la chaîne de valeur européenne de l’éolien flottant à l’horizon 2040-2050.

Cette version est calibrée pour un comité exécutif (2–3 pages équivalent Word avec annexes synthétiques). Je peux également produire une version “cabinet de conseil / McKinsey-BCG” avec graphiques, matrice SWOT, benchmarking chiffré et recommandations stratégiques en 5 slides, plus adaptée à un CODIR ou Conseil d’administration….

Le sujet de l’éolien flottant est particulièrement stratégique pour la décennie à venir, tant du point de vue de la souveraineté énergétique que du développement industriel européen.{{}}

Source : contribution de ‘ChatGPT’

Retour au début du sommaire


    • Renouvelables - Les ingénieurs veulent installer des data centers dans les éoliennes flottantes en mer du Nord - Gabin Laurent - Publié le 22 avril 2026 – Document ‘lenergeek.com’
      Découvrez comment des centres de données flottants, intégrés aux éoliennes en mer du Nord, pourraient révolutionner l’innovation technologique. {{}}

Les ingénieurs veulent installer des data centers dans les éoliennes © L’EnerGeek

L’innovation prend une tournure surprenante avec le projet ambitieux d’Aikido Technologies, qui veut installer des centres de données à l’intérieur des éoliennes offshore. En exploitant les infrastructures éoliennes flottantes situées dans la mer du Nord, cette initiative cherche à répondre à des problèmes que rencontrent les centres de données classiques : réseaux électriques saturés et pénuries d’eau, tout en s’inspirant du concept d’une île énergétique.

Une idée originale en pleine mer{{}}

Sous la direction de Sam Kanner, ingénieur et PDG basé à San Francisco, Aikido Technologies planche sur des centres de données logés dans les jambes creuses des éoliennes flottantes. Le concept est né des difficultés observées dans des régions comme la Virginie, l’Irlande et l’Arizona, où la connexion au réseau et l’approvisionnement en eau posent de gros problèmes. Les Pays-Bas connaissent aussi de longues files d’attente pour obtenir de nouvelles connexions au réseau. Kanner mise sur le fait que ces emplacements sont moins disputés pour ce type d’installation. Il espère que le projet sera accepté parce qu’il utilise des zones géographiques généralement peu convoitées pour les centres de données.

Qui participe et où ça se passe{{}}

Aikido Technologies s’associe à plusieurs acteurs pour mener le projet. Vesta, le fabricant de turbines bien connu, fournit la turbine Vesta V‑17 qui sert de pièce centrale au prototype. L’allemande WindCORES a déjà expérimenté un centre de données en Allemagne, à Paderborn, ce qui ouvre des pistes de synergies. D’autres partenaires, comme Daniel King de la Foundation for American Innovation, jouent un rôle déterminant dans le développement de l’infrastructure liée à l’IA.

Côté localisation, les eaux du nord de l’Europe, y compris la côte de Norvège où le premier prototype sera testé avant fin 2026, ont été ciblées. Un projet ultérieur est prévu au large du Royaume-Uni vers 2028. Par ailleurs, un autre test est planifié à Shanghai dès 2025, qui combinera technologie sous-marine et éolienne offshore.

Technique et avantages{{}}

La plateforme semi-submersible imaginée par Aikido a des caractéristiques particulières. Chaque plateforme comporte trois jambes cylindriques en acier d’environ 20 mètres de profondeur, remplies d’eau douce pour le ballast. Cette configuration assure stabilité et sécurité, les serveurs étant placés dans la partie supérieure des jambes, explique Tom’s Hardware. Les connexions à goupilles permettent un transport et une construction efficaces grâce à ce que les initiateurs appellent la « flat pack technology ».

Le projet promet plusieurs avantages : accès à de l’énergie renouvelable sur place et refroidissement passif assuré par l’eau de mer. La conception vise à réduire l’empreinte carbone tout en offrant une solution compétitive par rapport aux centres de données traditionnels. Comme le dit Sam Kanner : « Nous avons cette énergie du vent. Nous avons un refroidissement gratuit. »

Sur le même thème : {{}}

Renouvelables Pourquoi la Suisse fait rouler ses trains sur des panneaux solaires alors que tous les autres pays les installent sur les toits

Renouvelables La Suisse a creusé un trou de la taille de deux terrains de football pour y cacher une batterie de 1,2 GW : la plus puissante du monde

Renouvelables L’Allemagne produit plus d’énergie verte que jamais, pourtant ses habitants paient le kWh le plus cher d’Europe

Actualite Voiture électrique : Un abonnement pour avoir « recharge illimitée » ?

Actualite TotalEnergies abandonne l’éolien, des Etats américains portent plainte

Renouvelables Énergie solaire : Ensol mise sur Nancy pour accompagner l’essor du photovoltaïque

Source : Bas du formulaire

https://lenergeek.com/2026/04/22/les-ingenieurs-veulent-installer-des-data-centers-dans-les-eoliennes/

Retour au début du sommaire


    • Éoliennes en baie de Morlaix : où en est le projet avant publication de l’appel d’offres ? - Par Monique Kéromnès - Le 08 juin 2026 à 14h04, modifié le 08 juin 2026 à 14h04 – Article ‘letelegramme.fr’

      Monique Kéromnès

Un parc éolien en mer de 1,2 GW doit voir le jour, d’ici 2035, au large des baies de Morlaix et Lannion. Puissance, nombre d’éoliennes, distance de la côte, pêcheurs, raccordement… Voici ce qu’il faut savoir de ce projet alors que la publication de l’appel d’offres se fait attendre.

Un futur géant de 1,2 GW{{}}

Le projet de parc éolien en baie de Morlaix, baptisé BNO (Bretagne Nord Ouest), affichera une puissance de 1,2 GW (fourchette basse retenue par l’État) pour une mise en service en 2035. C’est presque trois fois la capacité du parc de Saint-Brieuc, seul offshore en service en Bretagne, et l’équivalent d’un réacteur nucléaire de nouvelle génération.

Article complet réservé aux abonné(e)s - Lire pour 1 €S’abonner

Application Le Télégramme Info Bretagne

Source : https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix-29600/eoliennes-en-baie-de-morlaix-ou-en-est-le-projet-avant-publication-de-lappel-doffres-7059919.php

Retour au début du sommaire

    • Environnement - La Chine vient d’immerger un centre de données à 30 mètres sous la mer alimenté par l’éolien offshore - Gabin Laurent - Publié le 05 juin 2026 – Document ‘lenergeek.com’
      La Chine révolutionne le secteur numérique avec son premier datacenter sous-marin, alliant innovation et énergies renouvelables. {{}}

La Chine vient d’immerger un centre de données à 30 mètres sous la mer alimenté par l’éolien offshore © L’EnerGeek

La Chine franchit une étape technologique en mettant en service le premier centre de données sous‑marin commercial au monde. Conçu pour répondre aux besoins énergétiques grandissants des infrastructures numériques, cet ensemble fonctionne principalement avec des énergies renouvelables, notamment l’éolien offshore, et s’inscrit dans la tendance des centres de données flottants. Le projet vise à réduire l’empreinte écologique des centres de données, une préoccupation partagée par de nombreux pays alors que les demandes énergétiques s’intensifient.

Un datacenter sous‑marin qui mise sur le vert{{}}

Installé au large de la zone spéciale de Lingang (près de Shanghai), ce centre tire parti des ressources maritimes. Selon franceinfo, le coût d’investissement s’élève à 226 millions d’euros, et il est positionné à côté d’un parc éolien en mer pour profiter directement de l’électricité produite par des turbines éoliennes renouvelables. Sa capacité électrique est de 24 MW, et il abrite près de 2 000 serveurs immergés, témoignant d’une volonté de limiter la dépendance aux énergies fossiles.

L’un des points marquants de l’installation est l’utilisation de l’eau de mer pour refroidir les équipements, ce qui réduit le recours à l’eau douce dans une industrie très gourmande en ressources.

Innover en mer, mais pas sans défis{{}}

En utilisant l’eau de mer pour le refroidissement, le centre affiche un indice d’efficacité énergétique de 1,15 (PUE : Power Usage Effectiveness), contre une valeur de 1,5 pour les certificats traditionnels terrestres. Cette performance s’appuie sur une conception technique qui exploite les courants océaniques pour évacuer la chaleur générée par les serveurs.

Pour autant, le projet pose plusieurs défis. La corrosion, l’étanchéité et la maintenance soulèvent des questions sur la durabilité et l’opérationnalité de l’installation. Et même si la chaleur rejetée est supposée être inoffensive pour le milieu marin grâce à la dissipation par les courants, les conséquences pour les écosystèmes marins restent à évaluer de manière rigoureuse.

Qui porte le projet et quelle suite ?{{}}

La société chinoise Highlander est à l’origine de cette réalisation. Selon Yang Ye, son vice‑président, les bénéfices écologiques et énergétiques sont évidents. Highlander prévoit d’étendre ce modèle avec un nouvel établissement prévu au large de Shanghai, ce qui illustre une tendance croissante vers des solutions marines plus durables pour les centres de traitement de données.

La structure physique du centre est impressionnante : six colonnes massives, chacune aussi haute qu’un immeuble de cinq étages et immergée à 30 mètres de profondeur, rappelant les défis d’un tunnel sous-marin en termes de construction et de durabilité. Les équipements informatiques, ordinateurs, routeurs et pare‑feux, bénéficient d’un revêtement anticorrosion et la conception vise une durabilité de 15 ans.

Source : https://lenergeek.com/2026/06/05/la-chine-vient-dimmerger-un-centre-de-donnees-a-30-metres-sous-la-mer-alimente-par-leolien-offshore/

Retour au début du dossier

Bas du formulaire

Retour au début du sommaire



Dernière minute - Eolien en mer : pourquoi il est peu probable que la totalité des 10 gigawatts de projets soit réellement développée - Juliette RAYNAL Publié le 12 juin 2026 à 18:22 – ‘La Tribune’

Photo de Juliette Raynal

Le contenu complet est réservé aux abonnés La Tribune

Vue sur le parc éolien en mer de Saint-Brieuc, dans les Côtes-d’Armor.

Vue sur le parc éolien en mer de Saint-Brieuc, dans les Côtes-d’Armor. Juliette Raynal pour La Tribune

L’État veut accélérer massivement le déploiement de l’éolien en mer avec un appel d’offres inédit de 10 GW. Mais la mécanique tarifaire retenue pourrait brider cette ambition. Plusieurs acteurs redoutent, en effet, qu’une partie des projets flottants ne voit jamais le jour. Explications.

Le cahier des charges relatif à l’appel d’offres numéro 10 pour l’éolien en mer a été publié officiellement ce matin. Avec une capacité de 10 gigawatts (GW), il s’agit de l’un des plus importants programmes d’éolien en mer jamais réalisés en Europe, aime à rappeler l’exécutif. L’heure est également à la satisfaction du côté de la filière. Malgré la charge de travail, les professionnels se félicitent d’un calendrier resserré laissant espérer la désignation des lauréats avant l’échéance de l’élection présidentielle «  où tout peut être remis à plat  ». Une partie des recommandations soumises au régulateur de l’énergie a également été prise en compte. «  Il ny a pas de mauvaises surprises  », assure-t-on chez un énergéticien.

Risque sur l’éolien flottant{{}}

Mais derrière l’enthousiasme général et les effets d’annonce, les acteurs interrogés par La Tribune sont unanimes : il est peu probable que la totalité des 10 GW d’éolien en mer soit effectivement développée. « Il y a un vrai risque qu’une partie de l’éolien flottant ne soit pas développée et qu’en conséquence les 10 GW ne soient pas atteints  », lâche un développeur.

A LIRE AUSSI Eolien offshore : derrière le soulagement de la filière, encore de nombreuses incertitudes

En effet, malgré les réserves de la filière, l’épais document de 300 pages confirme un paramètre déterminant : le prix cible. L’AO 10 reposera sur un prix moyen pondéré de 100 euros du mégawattheure. Cela ne signifie pas que tous les projets devront forcément être présentés à un prix inférieur ou égal à 100 euros du mégawattheure. Mais la moyenne des projets, en prenant en compte leur puissance respective, ne devra pas excéder ce niveau. Si un projet présentant un prix trop élevé relève cette moyenne au-dessus de 100 euros, il sera alors écarté……. 

Envie de lire la suite ? - Cet article est réservé aux abonnés de La Tribune. Pour terminer votre lecture et accéder à l’intégralité des contenus, consultez nos offres d’abonnement ci-dessous ou connectez-vous. Je me connecte

Source : https://www.latribune.fr/article/entreprises-finance/energie-environnement/88417955858668/eolien-en-mer-pourquoi-il-est-peu-probable-que-la-totalite-des-10-gigawatts-de-projets-soit-reellement-developpee

Retour au début du sommaire

Retour au début de l’introduction

Retour au début du Préambule

Retour au début du dossier


Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant

C :\Users\Jacques\Downloads\jh.jpg

– 13/06/2026

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

Site : https://isias.info/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier :

Mis en ligne bénévolement par le co-rédacteur par Pascal Paquin https://fr.linkedin.com/in/pascal-paquin-a85690296 - comme toutes les autres contributions publiées sur ISIAS !

https://isias.info/local/cache-vignettes/L99xH99/10000000000000c8000000c80ff59cec-f91e7.jpg?1752136363

[Pascal Paquin – Ses travaux sur https://yonnelautre.fr/ ]

Mis en ligne via Yonnelautre.fr : un site des alternatives, d’éducation populaire, un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, sans subvention, indépendant de tout parti, un site sans Facebook, Google+ ou autres GAFA, sans mouchard, sans cookie tracker, sans fichage, et à empreinte numérique réduite, un site entièrement géré sous Linux et avec l’électricité d’Énercoop , géré par Yonne Lautre : https://yonnelautre.fr

Yonnelautre.fr utilise le logiciel libre SPIP et le squelette Koinós. Pour s’inscrire à nos lettres d’info > https://yonnelautre.fr/spip.php?breve103

http://yonnelautre.fr/local/cache-vignettes/L160xH109/arton1769-a3646.jpg?1510324931

— -