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"Univers poétique et conception artistique du vent et de l’eau : 风水意境 (fēng shuǐ yì jìng)" par Jacques Hallard

lundi 8 juin 2026, par Hallard Jacques


ISIAS Créations artistiques Eau Vent Feng Shui

Esthétique de l’eau et du vent dans la culture chinoise traditionnelle : symbolique poétique du vent signalée par l’eau, la jonque à voiles, le cerf-volant – Influences de Li Tang, Wang Ximeng, Mi Fu 11-12ème siècles, Zhang Daqian 20ème - Feng Shui 水和

中国文化中的水与 (Zhōngguó wénhuà zhōng de shuǐ yǔ fēng)

Univers poétique et conception artistique du vent et de l’eau : 风水意境 (fēng shuǐ yì jìng)

Auteur : Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 07/06/2026

Préambule

Le Feng Shui (chinois simplifié : 风水 ; chinois traditionnel : 風水 ; pinyin : fēng shuǐ, qui signifie littéralement « le vent et l’eau ») est un art millénaire d’origine chinoise qui a pour but d’harmoniser l’énergie environnementale (le qi, 氣, ) d’un lieu de manière à favoriser le bien-être, la santé et la prospérité de ses occupants. En Chine, on l’appelle généralement la discipline fēng shuǐ xué (風水學 / 风水学, « étude du vent et de l’eau »). Cet art vise à agencer principalement les habitations en fonction des « énergies » visibles ou subtiles (qi) pour obtenir une harmonie, un équilibre des forces et une circulation optimale de l’énergie. Il s’agit d’un art fondé sur les principes de la philosophie taoïste, au même titre que la médecine traditionnelle chinoise ou l’acupuncture [1].

À l’opposé des pratiques du Feng Shui de l’arrangement du « ciel postérieur » qui concerne la vie de l’homme en tant qu’être vivant (yang), l’autre variante du feng shui est l’utilisation de l’arrangement du « ciel antérieur » (yin). Celui-ci est principalement utilisé pour l’organisation des lieux de sépulture, qui sont choisis et orientés suivant des principes permettant de favoriser la pérennité des descendants sur plusieurs générations. Ces lieux étaient gardés secrets afin d’éviter les malveillances envers les familles. Agir sur la configuration d’un lieu de sépulture correspond, selon la pensée extrême-orientale, à faire une action sur tous les membres descendants de cette famille.

Le Feng Shui est une philosophie et une pseudo-science. Il est fondé sur les principes du taoïsme, nés de l’observation de la nature, d’une part, et d’un principe philosophique que l’on retrouve dans le bouddhisme, d’autre part : tout est relié, les choses sont interdépendantes… - Source : Wikipédia

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Sommaire

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  • Peinture au pinceau chinois avec encres colorées par Jacques Hallard Juin 2026{{}}

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Commentaire de l’auteur  :

Un bateau à voile traditionnel, ou jonque chinoise, glisse sur une eau calme mais animée de fines ondulations. La voile capte le vent et devient l’élément principal au centre du tableau. Pour mémoire, « une jonque est un bateau traditionnel d’Asie, à coque compartimentée et à voiles aux « trois quarts » entièrement lattées « flottantes » et à amure glissante ou réversible. Par extension, jonque désigne le gréement typique de ces voiliers » (Wikipédia).

Un grand cerf-volant en forme de poisson serpente dans le ciel. Son mouvement répond visuellement à celui de la voile et des vaguelettes. La Chine est probablement le berceau du cerf-volant. Les premiers cerfs-volants chinois apparaissent au moins durant la période des Royaumes combattants de la Chine ancienne (environ 475 à 221 av. J.-C.). Ils servaient pour les signaux à usage militaire, pour mesurer des distances, tester le sens du vent et parfois pour transporter de petites choses ! Rappelons que sous la dynastie Han, (de 206 av. J.-C. à 220 apr. J.-C), les cerfs-volants sont devenus des instruments de divertissement, symbolisant également la liberté d’agir à son gré et la connexion entre le ciel et la terre…. - Des textes attribués à Mozi et à Lu Ban évoquent des dispositifs volants en bois ou en bambou…

Mozi 墨子 , appelé encore Mö-tseu ou Möti, de son vrai nom Mo Di, est un philosophe chinois qui vécut de 479 à 392 av. J.-C. pendant les périodes ou dynasties des Printemps et des Automnes, et des Royaumes combattants…

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a4/%D0%A4%D0%B8%D0%BB%D0%BE%D1%81%D0%BE%D1%84_%D0%9C%D0%BE-%D0%A6%D0%B7%D1%8B.jpg/250px-%D0%A4%D0%B8%D0%BB%D0%BE%D1%81%D0%BE%D1%84_%D0%9C%D0%BE-%D0%A6%D0%B7%D1%8B.jpg{{Mozi Wikipédia

Lu Ban (en chinois : 鲁班, Ve siècle av. J.-C.) est un charpentier, architecte et stratège chinois, contemporain du philosophe Mozi, au temps des Royaumes combattants. Lu Ban naquit dans le Royaume de Lu, un ancien royaume de la Chine, patrie de Confucius, aujourd’hui province de Shandong. Son vrai nom était Gongshu Ban (en chinois : 公输般 ou 公输班) et il est connu aussi sous le nom de maître Gongshu (Gongshuzi), mais en raison de son origine, on l’appelle plus couramment Lu Ban. Selon la tradition, il a été à l’origine de nombreuses inventions, notamment en matière de menuiserie et de charpente, mais aussi d’art militaire (machines pour les sièges et les batailles navales)… - Wikipédia

Ce travail de penture ci-dessus est fait aussi dans l’esprit des paysages que l’on retrouve dans les œuvres des peintres chinois suivants : Mi Fu (米芾, 1051-1107) Voir en annexe, et Zhang Daqian. Voir in fine

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Partie artistique selon Li Tang et Wang Ximeng 11-12èmes siècles {{}}


  • Selon le peintre chinois Li Tang (né vers 1050, mort après 1130 - XIe  XIIe siècles)

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Landscape in the Style of Li Tang - https://asia-archive.si.edu/object/F1939.4/7

Artwork by Li Tang, Moon Viewing Picture, Made of Colored silk

Li Tang - 65 Artworks for Sale & Sold

https://www.mutualart.com/Artwork/Moon-Viewing-Picture/C25DB7226BAA7BF1AD707CB98DA5BE49

D’après Wikipédia > Li Tang ou Li T’ang, surnom : Xigu, né vers 1050, originaire de Heyang, province de Henan, mort après 1130. XIe – XIIe siècles. Chinois. Peintre. Aussitôt rétabli le pouvoir à Hangzhou, Gaozong s’emploie à la réorganisation de l’Académie de peinture Huayuan. Il aime la peinture, il est bon calligraphe, et les hommes qui ont été des membres éminents du Huayuan à Kaifeng l’aident dans son effort. Parmi eux, le peintre Li Tang laisse un très grand nom. Né aux environs de 1050, il exerce à Kaifeng les fonctions de « peintre attendant les ordres de à l’Académie ». Mais il vit moins de dix ans à la nouvelle capitale. Après la chute de Kaifeng il reste deux ans caché dans les bois où il fait la connaissance d’un jeune voleur, lequel doué, devient le disciple préféré du maître[2].

Li Tang se veut disciple de Fan Kuan. Dans la lignée des grands paysagistes des Song du Nord, il se situe aussitôt après Guo Xi. Comme les maîtres avant lui, il cherche à construire des paysages conformément à l’Ordre qui régit la nature. Il éprouve en lui-même l’activité du Principe qui donne à l’homme, comme à toute chose, sa raison d’être dans l’unité du Dao[3].

Biographie - Rien n’est sans doute plus différent, apparemment, qu’un paysage des Song du Nord (960-1127) et des Song du Sud (1127-1279). La monumentalité, l’équilibre du premier cherchent à conférer à l’œuvre la puissance d’un macrocosme et la force de la permanence. Le second, par contre, rompt volontairement l’équilibre des forces naturelles et, sensible à l’impermanence des choses, se fait le porteur d’un message émotionnel plus intense. Le premier trouve son expression la plus accomplie dans l’œuvre de Fan Kuan (mi-Xe siècle), le second dans celles de Ma Yuan et Xia Gui[4].

Li Tang, pour sa part, assure la liaison entre ces deux conceptions si différentes, qui ne sont pas le fruit d’une rupture mais plutôt d’une évolution. En effet, il travaille d’abord à l’Académie Impériale de Kaifeng, sous le règne de l’empereur Huizong, puis, après que Kaifeng est tombée aux mains des Tartares Jin[5]. , il suit la Dynastie Song dans son exode vers le Sud et, avec d’autres membres de l’Académie de Huizong, forme le noyau de l’Académie réorganisée par l’empereur Gaozong à Hangzhou, la nouvelle capitale[6].

Héritiers des grands paysagistes du nord, son influence est telle à Hangzhou qu’il n’est guère de grands maîtres du sud qui, de près ou de loin, ne se réclame de lui. Une évolution est perceptible au sein même de son œuvre ; Le son du vent dans les pins d’une gorge montagneuse, conservé au National Palace Museum de Taipei, exécuté au nord en 1124, reste fidèle à la monumentalité de Fan Kuan, à ses défilés sombres et étroits, à ses masses rocheuses usées par le temps et couronnées de végétation broussailleuse[7].

Mais la peinture est moins suggestive d’un univers vaste et complet que d’un coin de nature où l’on pénètre plus facilement, grâce à l’inversion des proportions traditionnelles et plus d’ampleur étant donnée au premier plan qu’à l’arrière-plan de telle sorte que l’œuvre est d’emblée plus avenante pour la promenade spirituelle et une compréhension plus intimiste de la nature[8]. . Cette tendance nouvelle s’affirme dans une feuille d’album, Une infinité d’arbres sur des pics étranges, conservée dans la même collection et vraisemblablement exécutée après le transfert de l’Académie à Hangzhou ; cette peinture ouvre directement la voie au paysage des Song du Sud[9].

Le spectateur ne domine plus un vaste panorama de montagnes mais pénètre directement dans l’espace qui se devine au cœur de cette vision fraîche et calme, entre les pics mystérieux qui émergent des nuages. La conception classique d’une composition tournant autour d’un axe central est toujours là, mais l’axe se fait diagonale, divise la surface picturale de façon plus subtile et se perd dans l’évanescence d’une brume de fonds[10]. , cependant que l’avant-plan est singulièrement souligné par les éléments les plus lourds, eux-mêmes accentués par un jeu de diagonales et de larges coups de pinceau de biais appelés « coups de hache » (Pima Cun). Ainsi, sont ici réunis les éléments fondamentaux de la grammaire et du vocabulaire des paysagistes du sud et notamment de l’école Ma-Xia[11]

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Li_Tang

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https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/8e/A_Thousand_Li_of_Rivers_and_Mountains_part.jpg/330px-A_Thousand_Li_of_Rivers_and_Mountains_part.jpg{{

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De petits extraits de Mille Li de rivières et de montagnes, de Wang Ximeng

Ce tableau est depuis considéré un chef-d’œuvre de l’art chinois ; le rouleau fait partie de la collection permanente du Musée du Palais de Pékin . Le paysage représenté a par la suite intellectuelle identifiée comme Le Mont Lue et Le lac Poyang à Jiujiang . [ 2 ] [ 3 ]

Biographie : Wang Ximeng, dix-huit ans : il est étudiant à l’École de peinture et affecté au service des archives. Il soumit ses toiles à l’empereur Huizong, qui les jugea encore imparfaites. À tort, Sa Majesté reconnu le potentiel de Wang et pensa qu’il est réceptif à l’enseignement. Il alla étudier l’ancienne technique. Moins de six mois plus tard, Wang présenta ce tableau, que l’église rêve de la vérité. Il me le confia. Le colophon écrit par Cai Jing en 1113 [ 4 ]

Mille Li de rivières et de montagnes (Palais) - La taille du rouleau est de 51,5 par 1191,5 cm. Il contient une postface écrite par Cai Jing et de 1113. [ 10 ]

Le rouleau fut salué par L’empereur Huizong , qui l’offrit à Cai Jing , voilà, est écrit sparr l’artiste à la fin du rouleau. Mais Jing fut déchu de ses fonctions et le rouleau disparut ; il réapparut plus tard dans la collection de L’empereur Lizong de la dynastie Song du Sud . Il fit ensuite partie de la collection « Atelier du bosquet de bananiers » de Liang Qingbiao, puis de l’ empereur Qianlong , et il fut dans le « Précieux du pavillon du canal de pierre » (Shiqu electrometric baoji), un catalogue exhaustif peintures et des calligraphies de la collection impériale. Puyi , le dernier empereur de Chine, donna le rouleau à son frère Pujie en 1922, qui le fit du palais au Xiaobailou de Changchun . Après la seconde guerre sino-japonaise, l’œuvre réapparut sur le marché et fut acquis par l’antiquaire Jin Bosheng. En 1953, elle intégra la collection permanente du Musée du Palais de Pékin. [https://en-wikipedia-org.translate.... 8 []->https://en-wikipedia-org.translate.goog/wiki/Wang_Ximeng?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sc#cite_note-sothebys-8] Palais (Pékin).

Ce tableau a été balloté de toutes parts à travers l’histoire. Le moine Fuguang, peintre de la dynastie Yuan , écrivit à son sujet : « Avide d’apprendre, j’ai contemplé ce tableau près d’une centaine de fois. Je ne parviens toujours pas à en saisir tous les détails, j’y découvre sans cesse de nouvelles informations. Ses couleurs éclatantes et sa composition magnifique pourrait bien faire pâlir d’envie Wang Jinqing et Zhao Qianli. Parmi toutes les peintures de paysages verdoyants, cet œuvre est unique et restera une référence pendentif des millénaires. » [ 10 ]

Avec le temps, la soie est devenue plus dure, mais les couleurs sont vives toujours là. Le Grand Secrétariat Pu Guang de la dynastie Yuan a écrit que le rouleau est ’une pièce unique sur mille ans, comparable à la lune solitaire dans un ciel d’étoiles’.

Wang Ximeng a use la technique des perspectives multiples, peignant des paysages montagneux « naturel divisés en six sections par des ponts et de l’eau ». Les montagnes Les objets endroits réservés « dans le style du sud de la Chine » ; peut cela indiquer que Wang Ximeng est originaire de la région. [ 5 ]

Au cours de son histoire, le tableau a fait l’objet de diverses interprétations. Murck écrit que le rouleau est une « visualisation du concept d’un grand seigneur glorieux et d’une centaine de princes qui se hâtent pour lui rendre visite » ; [ 11 ]-11] Yurong Ma écrit que le tableau « peut être l’image d’un monde paisible : la répartition des montagnes et des forêts l’ordre dans la tradition entre un empereur et ses courtisans, d’aures gentilshommes et des nobles ; le paysage montagneux est infini et escarpé : il ne risque pas de bousculer les fortifications de la ville, mais est le reflet de la solitude et la vie quotidienne du peuple » [ 10 ] – L’œuvre est comparée à une symphonie, divisée en six parties : « section, prélude, mont, développement, point culminant, descente et fin. La montagne représentée s’étend sur des milliers de milliers des kilomètres avec des hauts et bas, et elle dégage un fort sens du rythme et de l’ordre. Lors de la création de cette œuvre, Wang Ximeng a utilisé des points médiatiques, des lignes et des traits calligraphiques pour composer l’œuvre empreinte d’un rythme musical et qui insufflent une nouvelle vie à ses peintures. » [ 10 ]

Notes :

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  • Vidéo - Ecouter une vidéo en ‘american english’ avec nombreuses images : {{}}
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« lecture 9A Li Tang and His Followers » - UC Berkeley Events - 22 octobre 2011

EN - Watch in HD1080p :  • 9A. Li Tang and His Followers  After looking at three late Northern Song handscrolls, one by Wang Ximeng and two others attributed to the brothers Zhao Boju and Zhao Bosu, this lecture is devoted to the major landscapist of that period, Li Tang, and his followers active in the Imperial Academy later in the Southern Song period. The lecture concludes with two more handscrolls by Li Tang followers.

FR - Après avoir examiné trois rouleaux de la fin de la dynastie des Song du Nord, dont un de Wang Ximeng et deux autres attribués aux frères Zhao Boju et Zhao Bosu, cette conférence est consacrée au principal peintre paysagiste de cette période, Li Tang, ainsi qu’à ses disciples qui ont exercé leurs activités à l’Académie impériale vers la fin de la dynastie des Song du Sud. La conférence se termine par la présentation de deux autres rouleaux réalisés par des disciples de Li Tang +++

Source : https://www.youtube.com/watch?v=tltlbBc1cPA

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  • Annexe – Peintre chinois Zhāng Dàqiān ou Chang Dai-chien (chinois traditionnel : 張大千 ; chinois simplifié : 张大千 ; pinyin : Zhāng Dàqiān ; Wade : Chang Ta-Chien), né le 10 mai 1899 et mort le 2 avril 1983, est l’une des figures les plus brillantes et les plus riches de la peinture chinoise du XXe siècle. Jusque dans les années 1940, il se rend célèbre par ses tableaux inspirés des plus grands maîtres de la peinture chinoise classique. Par la suite, son style évolue radicalement pour intégrer les richesses de l’art bouddhique puis des apports de la peinture occidentale. Sa maîtrise technique et ses célèbres contrefaçons ont jeté le doute sur l’authenticité d’un bon nombre de peintures de maîtres actuellement dans les collections des plus grands musées du monde. En 2011, il a été l’artiste dont les œuvres se sont le plus vendues sur le marché de l’art mondial[1]. Biographie - Formation et débuts - Chang Dai-chien naît dans une famille d’artistes à Neijiang, dans la province du Sichuan, en Chine. En 1908, il apprend à dessiner avec sa mère[2]. En 1917, il rejoint son frère Chang Shan-tse au Japon. Chang Shan-tse, qui deviendra célèbre pour ses peintures de tigres avait dû fuir la Chine et se réfugier au Japon après avoir pris part aux manifestations contre Yuan Shikai. À Kyoto, Chang Dai-chien apprend les techniques de la teinture sur textile, du tissage et de la peinture[2]. À son retour en Chine en 1919, il s’installe à Shanghai où il enseigne dans une école chrétienne. La même année, il se fait moine bouddhiste, sous le nom « Dai-chien » 大千 dans le District de Songjiang. Au bout de trois mois cependant, il reprend la vie séculaire et se marie avec Zeng Zhengro mais il garde le nom de Dai-chien. À Shanghai, il étudie la littérature, la calligraphie, et la peinture des maîtres (Shitao et Zhu Da) sous la direction de Li Ruiqing. Après la mort de ce dernier, il retourne dans la province du Sichuan où il commence à vendre des peintures et des calligraphies. À cette époque, il fait un don d’une de ses peintures au temple Zisheng, à Neijiang. En 1922, il se marie avec Huang Ningsu et, en 1923, retourne à Shanghai (Songjiang) où il vend des copies des œuvres de Shitao. En 1925, il expose en solo à la Ningbo Guild House de Shanghai. En 1927, il se rend pour la première fois aux Monts Huang. En 1929, deux de ses œuvres sont présentées à la première exposition nationale. En 1931, il se rend au Japon comme représentant de l’« Exposition d’art chinois des dynasties Tang, Song, Yuan et Ming »[2]. En 1933, ses œuvres sont exposées à Paris (lors de la première exposition de peinture chinoise au musée du Jeu de Paume), à Shanghai, à Nankin et à Pékin. En 1934, Chang Dai-chien se rend au Japon et en Corée puis devient professeur à la faculté des arts de l’université de Nankin[3] et expose à Jinan. En 1935, l’une de ses œuvres est exposée à Londres. Chang Dai-chien quitte son poste de professeur, se rend aux monts Huang et aux grottes de Longmen, à la demande de Ma Bufang[4], puis se marie avec Yang Wuanjun. En 1937, sa mère meurt. Il multiplie les expositions à Nankin, Shanghai, Tianjin et Pékin (conjointement avec Fang Jiekan) et publie la première anthologie de ses œuvres. En 1938, il quitte Pékin qui est tombé sous le contrôle des troupes japonaises et expose dans la concession française à Tianjin puis à Hong Kong. Il va ensuite avec Xu Beihong à Guilin puis, en compagnie de son frère Chang Shan-tse à Chongqing où ils créent tous deux des œuvres patriotiques appelant à la mobilisation contre l’agression japonaise. Peu après, Shan-tse part en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord pour présenter ses œuvres et celles de Chang Dai-chien et dénoncer l’invasion de la Chine par le Japon. De son côté, Chang Dai-chien voyage dans la province du Sichuan, se rend sur le Mont Qingcheng, va à Jiange puis expose à Chengdu et Chongqing. En 1940, il découvre les grottes de Dunhuang mais il doit rentrer précipitamment à Chongqing après avoir appris la mort de son frère à l’étranger[2].
    Les fresques de Dunhuang - Jusqu’en 1941, les œuvres de Chang Dai-chien s’inspirent principalement des « Quatre Grands Moines Peintres de la dynastie Qing » (Hong Ren, Kun Can, Bada Sharen et Shitao), des quatre maîtres de l’école de Wu de la dynastie Ming (Shen Zhou, Wen Zhengming, Tang Yin, Qiu Ying) et les peintres paysagistes de la dynastie Yuan (Huang Gongwang, Wu Zhen, Ni Zan et Wang Meng)[5]. Au contact des fresques des grottes de Dunhuang, son travail se transforme de manière radicale pour s’enrichir des techniques du portrait de l’art bouddhique[5]. Afin d’analyser et de copier les fresques murales de Dunhuang, à l’invitation de plusieurs amis dont le diplomate Ye Gongchao[5] et avec l’aide du général musulman Ma Bufang[6] — un seigneur de guerre devenu gouverneur de la province de Qinghai — il rassemble pendant 2 ans et sept mois des amis et artistes et cinq Lamas peintres (Ang Li, San Zhi, Xiao We Ge Land, Lo Shang Wa Zi, Du Jie Ling Qie) au monastère de Kumbum. En deux ans et sept mois de présence, il réalise 276 copies[7] des fresques des grottes de Mogao, des grottes de Yulin et des grottes des mille Bouddhas de Bezeklik (183 de ces copies sont conservées au musée provincial de Sichuan et 62 au musée du palais national à Taïwan). En 1944, des expositions montrant les copies des fresques de Dunhuang sont organisées à Chengdu, et à Chongqing entraînant un véritable engouement national pour le patrimoine artistique de Dunhuang. En 1945, Chang Dai-chien termine son lotus géant et ses scènes dans le Jardin de l’Ouest à Chengdu puis, à la faveur de la fin de la guerre, il retourne dans sa ville natale de Neijiang. En 1946, des œuvres de Chang Dai-chien sont exposées à Shanghai, Paris, Londres, Genève et Prague. En 1947, une anthologie en couleur des copies des fresques de Dunhuang réalisées par Chang Dai-chien sont publiées. Chang Dai-chien se rend dans la province du Xikang et à Shanghai, publie des lithographies sur son séjour dans le Xikang, publie une série de poèmes et se marie avec Xu Wenbo[2]. En 1948, il devient professeur honoraire à l’université des beaux arts de Pékin puis se rend à Taïwan pour y travailler avec le photographe célèbre Lang Jingshan.

La reconnaissance internationale - Partisan du Kuomintang, Chang Dai-chien quitte la Chine continentale en passe de tomber sous le contrôle des communistes. Il se rend à Taïwan puis expose à Hong Kong et à Macao[8]. En 1949, il retourne dans la province du Sichuan puis part en Inde à l’invitation de l’université de Darjeeling pour y donner des conférences. En 1950, il expose à Delhi et séjourne dans les grottes d’Ajantâ dans l’État de Maharashtra. Pendant trois mois il réalise des copies des fresques, qu’il compare ensuite à celles de Dunhuang[2]. Entre 1950 et 1951, il fait plusieurs fois la navette entre Darjeeling et Hong Kong ; en 1952, il expose en Argentine et en 1953 il achète un terrain à Mogi das Cruzes près de São Paulo au Brésil. Au cours des années suivantes, il expose à Taipei et Paris (1953), aux États-Unis (où il se rend en 1954) et au Japon (1955 et 1956). En 1956, il se rend pour la première fois en Europe et expose à Rome et Paris[2]. Au cours de ce voyage, il se rend chez Pablo Picasso à Antibes, en France[9]. Cette rencontre est présentée, à l’époque, comme un sommet entre le plus grand peintre de l’art occidental et celui de l’art oriental[10]. À cette occasion, les deux artistes échangent des tableaux.

En 1958, Chang Dai-chien expose, à nouveau, à São Paulo et est élu meilleur artiste contemporain au monde par l’International Fine Arts Association de New York, États-Unis. Alors que sa vue commence à baisser sous l’effet du diabète, Chang Dai-chien entame en 1959 un nouveau voyage qui le conduit aux États-Unis, au Japon, en Suède, en Suisse, en Allemagne de l’Ouest et en Espagne. À Taïwan, il reçoit la médaille d’or des beaux-arts. Au tournant des années 1960, son style évolue à nouveau de façon radicale, pour intégrer certaines techniques de l’Action Painting et réaliser des projections d’encre et de couleurs directement sur la toile.

En 1960, Chang Dai-chien expose à Bruxelles, Athènes et Madrid ; en 1961 à Genève, Paris et São Paulo. Il publie aussi plusieurs traités de peintures parmi lesquels On Paintings. En 1962, il se rend à Yokohama et Hong Kong et, en 1963, il expose à Singapour, Kuala Lumpur, New York et, à nouveau, à Hong Kong. Aux États-Unis, six grands tableaux représentant des lotus sont vendus pour 140 000 dollars, un record à l’époque pour un artiste chinois[2].

En 1964, il expose à Bangkok, en Thaïlande et à Cologne, en Allemagne de l’Ouest. Après l’exposition, le maire de Cologne l’accompagne pour une croisière sur le Rhin et des acteurs économiques allemands acquièrent l’ensemble des œuvres exposées qui sont ensuite montrées à travers l’Allemagne de l’Ouest. La même année, en Chine continentale, Chang Dai-chien présente des tableaux à des responsables chinois à Chongqing, dans sa province natale du Sichuan.

Au cours de la seconde moitié des années 1960, les expositions continuent : Londres (1965), Hong Kong et São Paulo (1966), musée de l’Université Stanford aux États-Unis et Taipei (1967), New York et Chicago (1968), Los Angeles, Boston, New York, Taipei (1969) et San Francisco (1970). En 1968, le Collège des Beaux Arts chinois de Taïwan lui décerne le titre de docteur honoraire en philosophie. La même année, il donne des conférences à l’Université de Princeton sur l’Art chinois[2].

À partir de 1972, Chang Dai-chien s’installe à Carmel, en Californie, et devient citoyen honoraire de Los Angeles. À cette occasion une rétrospective de son œuvre est organisée dans le Young Museum de San Francisco. Tandis que de nouvelles expositions ont lieu à Taipei, New York (1973), Hong Kong et Tokyo (1974), Taïwan et Séoul (1975) Chang Dai-chien écrit son autobiographie et est fait docteur honoraire (humanité) par l’université du Pacifique, en Californie. En 1978, il se fixe à Taipei, sur l’île de Taiwan où il meurt le 2 avril 1983[11].

Polémique au sujet des copies réalisées par Chang Dai-chien{{}}

Au cours des années 1990, une polémique a surgi au sujet de l’authenticité de plusieurs peintures anciennes chinoises détenues par les musées occidentaux. Il s’est avéré, en effet, que le paysage attribué au maître Guan Tong de l’époque des Cinq Dynasties et que le musée des beaux-arts de Boston avait acquis en 1957 était, en réalité, une très belle copie, réalisée par Chang Dai-chien[12]. James Cahill, un professeur émérite de l’art chinois de l’Université de Californie à Berkeley a prétendu que le tableau Riverbank (la Berge), un chef-d’œuvre datant de la dynastie Tang du Metropolitan Museum of Art, était, lui aussi, une copie de Chang Dai-chien[13].

Depuis lors, les conservateurs des grands musées se demandent si certaines des peintures chinoises présentes dans leurs collections, surtout celles représentant des oiseaux et des fleurs, ne sont pas en réalité des copies réalisées par Chang Dai-chien[12]. Le conservateur d’art chinois du musée d’Arthur M. Sackler, Joseph Chang, affirme ainsi que la plupart des grandes collections d’art chinois dans le monde ont, sans le savoir, des copies de Chang Dai-chien[13].

Il n’est pas facile de détecter les copies réalisées par Chang Dai-chien pour plusieurs raisons : Chang Dai-chien maîtrisait parfaitement le style des plus grands maîtres de la peinture chinoise[14]. Il avait un souci du détail vraiment exceptionnel et a copié de nombreuses peintures sur la base de catalogues de peintures disparues[15].

Ce goût pour la copie des grands maîtres par un artiste accompli comme Zhang Daqian peut surprendre un Occidental. En Orient cependant, la contradiction n’apparait pas vraiment car les plus grands peintres ont toute légitimité pour copier les plus grands chefs-d’œuvre[16].

L’artiste le mieux coté sur le marché international de l’art{{}}

Alors que la Chine connaît un boom économique, les peintures de Chang Dai-chien atteignent sur le marché international des prix record. Depuis 2005, sa cote a triplé[17]. En mai 2011, son tableau Lotus and Madarin Ducks s’est adjugé au prix record de 191 millions de dollars de Hong-Kong (19 millions d’euros).

Selon Artprice, les œuvres de Chang Dai-chien ont réalisé en 2011 un produit de ventes aux enchères d’un montant cumulé de 554,53 millions de dollars en 2011 avec 1 371 lots vendus. Alors qu’il était classé troisième au niveau des ventes en 2010, il est désormais numéro un devant un autre artiste chinois figuratif Qi Baishi (1864-1957) (510,57 millions de dollars de vente), Andy Warhol (1928-1987) (325,88 millions de dollars de vente) et Pablo Picasso (314,69 millions de dollars de vente)[18].

Article complet avec notes et références sur ce site > https://fr.wikipedia.org/wiki/Chang_Dai-chien

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  • Une sélection d’œuvres largement reconnues comme authentiques de Zhāng Dàqiān, représentatives des différentes périodes de sa carrière – Proposition d’une sélection émanant de ‘ChatGPT’ juin 2026
    Panorama of Mount Lu (1981–1983){{}}

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Contexte historique :{{}}

  • Considéré comme son chef-d’œuvre tardif.
  • Réalisé entre 1981 et 1983, peu avant sa mort.
  • Inspiré du mont Lu, l’une des montagnes les plus célèbres de Chine.
  • Cette immense composition synthétise toute son expérience : tradition chinoise, monumentalité des paysages et techniques d’encre éclaboussée développées dans ses dernières décennies.
    Pourquoi cette œuvre est importante ? Elle est souvent présentée comme le testament artistique de Zhang Daqian.

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  • Annexe : Mi Fu (米芾, 1051-1107), dont le nom de courtoisie était Yuanzhang (元章), était un lettré, poète, calligraphe et peintre qui fut une figure majeure de l’art chinois. Une grande partie de ses nombreux écrits — poèmes, essais sur l’histoire de l’esthétique et critiques picturales — nous est parvenue. En anglais, puis en français - Reproductions
    EN - Mi Fu (米芾, 1051-1107), courtesy name Yuanzhang (元章), was a scholar, poet, calligrapher and painter who was a dominant figure in Chinese art. Of his extensive writings—poetry, essays on the history of aesthetics, and criticism of painting—a considerable amount survives.
    Mi Fu was born of a family that had held high office in the early years of the Song dynasty (960–1279). Because his mother had been the wet nurse of the emperor Yingzong (reigned 1063–1067), he was brought up within the imperial precincts, mixing freely with the imperial family. As a young boy, Mi Fu showed precocious talent, particularly in calligraphy. Although he expressed distaste for the formal lessons prescribed for a future official, he displayed a lively intelligence in his quick understanding of learned argument, his aptitude for excitingly original poetry, and his ability in painting and calligraphy.
    In later life Mi had a checkered official career, with frequent changes of post. He began as a reviser of books in the imperial library and subsequently served in three posts outside the capital of Kaifeng, in Henan province. In 1103 he was appointed a doctor of philosophy and was briefly military governor of Wuwei in the province of Anhui. He returned to the capital in 1104 to serve as a professor of painting and calligraphy, taking this opportunity to present to the emperor a painting by his son, Mi Youren (米友仁). He then undertook the position of a secretary to the Board of Rites before setting out on his final appointment as military governor of Huaiyang, in Jiangsu province, in which post he died at the age of 57. He was buried in Dantu, in Jiangsu province, under an epitaph written for him by Mi Youren.
    Throughout Mi’s life, the workings of a highly individualistic temperament were evident. This was manifested in his fastidious attention to cleanliness, his preference for the clothes of ancient Chinese dynasties, and his love for strange rocks and ink stones, which he collected. His comparative failure in his official career was perhaps a result of this eccentric personality. Despite his undoubted ability, his friendship with the leaders of both principal political factions (the poet-statesman Wang Anshi 王安石 and Su Shi 蘇軾), and his family connections, he never rose to any office higher than that of a second-class secretary to the Board of Rites.
    As an artist, Mi Fu is best known for his calligraphy and landscape painting. His calligraphic style rejected inaccessibly unusual or flamboyant approaches and was formed by patient and catholic study of the great Chinese calligraphers of the past. His theoretical writings in the Shu Shi (書史) and Haiyue Mingyan (海嶽名言), which contain some of the most penetrating remarks written on the subject of calligraphy, indicate that Mi believed in respect for historic styles suffused with the calligrapher’s own creative talent. Most of all he valued spontaneity and self-expression, eschewing the contrived and saccharine.
    Mi Fu’s paintings represented a break with the past. Before the period of the Song dynasty, landscape painting in China had depended essentially on line for its description of the world. Mi, however, was concerned with depicting the misty rivers and hills of the lake district of Henan province and introduced a technique of extremely moist washes and horizontal texture strokes. Later known as “Mi dots” (米點), this technique rendered a vivid impression of that rainy and cloud-clad Chinese region. He is grouped with the Southern School of scholar-painters in the lineage of Wang Wei (王維) and Dong Yuan (董源).

FR - Mi Fu (米芾, 1051-1107), nom de courtoisie Yuanzhang (元章), était un érudit, poète, calligraphe et peintre, une figure dominante de l’art chinois. De ses nombreux écrits—poésie, des essais sur l’histoire de l’esthétique et l’analyse critique de la peinture, une quantité considérable survit. Mi Fu est né d’une famille qui avait occupé de hautes fonctions dans les premières années de la dynastie Song (960-1279). Parce que sa mère avait été la nourrice de l’empereur Yingzong (règne 1063-1067), il fut élevé dans l’enceinte impériale, se mêlant librement à la famille impériale. Jeune garçon, Mi Fu a montré un talent précoce, en particulier en calligraphie. Bien qu’il ait exprimé son dégoût pour les leçons formelles prescrites à un futur fonctionnaire, il a fait preuve d’une vive intelligence dans sa compréhension rapide de l’argumentation apprise, son aptitude à la poésie excitante et originale et son habileté en peinture et en calligraphie. Plus tard, Mi a eu une carrière officielle mouvementée, avec de fréquents changements de poste. Il a commencé comme réviseur de livres à la bibliothèque impériale et a ensuite occupé trois postes à l’extérieur de la capitale de Kaifeng, dans la province du Henan. En 1103, il fut nommé docteur en philosophie et fut brièvement gouverneur militaire de Wuwei dans la province d’Anhui. Il revint dans la capitale en 1104 pour servir de professeur de peinture et de calligraphie, profitant de cette occasion pour présenter à l’empereur un tableau de son fils, Mi Youren (米友仁). Il a ensuite occupé le poste de secrétaire du Conseil des Rites avant de se lancer dans sa dernière nomination en tant que gouverneur militaire de Huaiyang, dans la province du Jiangsu, poste dans lequel il est décédé à l’âge de 57 ans. Il a été enterré à Dantu, dans la province du Jiangsu, sous une épitaphe écrite pour lui par Mi Youren. Tout au long de la vie de Mi, le fonctionnement d’un tempérament hautement individualiste était évident. Cela se manifestait par son attention méticuleuse à la propreté, sa préférence pour les vêtements des anciennes dynasties chinoises et son amour pour les roches étranges et les pierres à encre, qu’il collectionnait. Son échec relatif dans sa carrière officielle était peut-être le résultat de cette personnalité excentrique. Malgré ses capacités incontestables, son amitié avec les dirigeants des deux principales factions politiques (le poète et homme d’État Wang Anshi 王安石 et Su Shi Su) et ses liens familiaux, il n’a jamais accédé à un poste plus élevé que celui de secrétaire de seconde classe au Conseil des Rites.

En tant qu’artiste, Mi Fu est surtout connu pour sa calligraphie et sa peinture de paysage. Son style calligraphique rejetait les approches inaccessibles, inhabituelles ou flamboyantes et a été formé par une étude patiente et fidèle des grands calligraphes chinois du passé. Ses écrits théoriques dans le Shu Shi (書史) et Haiyue Mingyan (Ha), qui contiennent certaines des remarques les plus pénétrantes écrites sur le sujet de la calligraphie, indiquent que Mi croyait au respect des styles historiques imprégnés du talent créatif du calligraphe. Surtout, il valorisait la spontanéité et l’expression de soi, évitant l’artificiel et le superflu. Les peintures de Mi Fu représentaient une rupture avec le passé. Avant la période de la dynastie Song, la peinture de paysage en Chine dépendait essentiellement de la ligne pour sa description du monde. Mi, cependant, était préoccupé par la représentation des rivières brumeuses et des collines du district des lacs de la province du Henan et il a introduit une technique de lavis extrêmement humides et de traits de texture horizontaux. Plus tard connue sous le nom de “Mi dots” (dots), cette technique donnait une impression vivante de cette région chinoise pluvieuse et couverte de nuages. Il est regroupé avec l’École méridionale des peintres érudits dans la lignée de Wang Wei (王維) et Dong Yuan (董源).

Source https://www.comuseum.com/painting/masters/mi-fu/

Noter que pour Mi Fu, la situation est différente de celle concernant Zhang Daqian : très peu de peintures peuvent lui être attribuées avec certitude. Sa renommée repose surtout sur sa calligraphie et sur le style paysager qu’il a créé : les célèbres « points de Mi » (Mi dian). De nombreuses œuvres associées à son nom sont en réalité des attributions ou des œuvres réalisées dans son style.

Les Mi Dian 米点 (« points de Mi » ou « touches de Mi ») sont une technique picturale associée aux peintres chinois Mi Fu et à son fils Mi Youren. Cette méthode consiste à appliquer au pinceau de petites touches humides et arrondies d’encre (parfois superposées) pour suggérer : des montagnes enveloppées de brume, des collines lointaines, des paysages atmosphériques, l’humidité et les nuages. Plutôt que de décrire précisément les contours, les Mi Dian créent une impression poétique et vaporeuse du paysage. Cette technique a eu une influence majeure sur la peinture de paysage lettrée chinoise, notamment dans la représentation des montagnes noyées dans la brume. Exemple :

1. Tower of the Rising Clouds (Tour des nuages naissants){{}}

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Date : attribuée à la période Song du Nord.

Contexte :
Cette œuvre est traditionnellement associée à Mi Fu, mais les spécialistes modernes ne la considèrent généralement pas comme une peinture autographe. Elle demeure néanmoins l’un des plus anciens exemples conservés du style « Mi » avec montagnes noyées dans les brumes et modelées par des lavis humides et des points horizontaux.

2. Spring Mountains and Pines (Pins et montagnes au printemps){{}}

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Mi Fu : Auspicious Pines in Spring Mountains (Les pins de bon augure des montagnes printanières)

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Date : attribution traditionnelle à Mi Fu.

Contexte : Conservée au Musée national du Palais à Taipei, cette peinture est souvent citée comme représentative du style de Mi Fu : collines émergeant de couches de brume, arbres sombres et atmosphère humide. Son authenticité demeure discutée.

3. Hills Covered with Grass Appearing in the Clouds{{}}

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Date : attribution ancienne.

Contexte : Conservée à la ‘Free Gallery de Washington’, cette œuvre illustre parfaitement l’esthétique des paysages brumeux qui a influencé des générations de peintres lettrés chinois.

4. River Valley in Mountains (Vallée fluviale dans les montagnes){{}}

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Date : attribution à l’école de Mi Fu.

Contexte : cette peinture est importante surtout pour comprendre l’influence du maître sur les générations suivantes. On y retrouve les effets de brouillard et les formes montagneuses adoucies qui caractérisent le style « Mi ».

Œuvre authentifiée la plus célèbre : la calligraphie < l’œuvre la plus incontestablement authentique de Mi Fu est sans doute : 在吴江小舟上作(Poem Written in a Boat on the Wu River - Poème écrit dans une barque sur le fleuve Wu) vers 1095

Contexte : conservée au ‘Metropolitan Museum of Art’, cette calligraphie est l’un des chefs-d’œuvre absolus de la dynastie Song. Elle révèle la spontanéité et l’énergie du pinceau qui ont fait la réputation de Mi Fu dans toute l’histoire de l’art chinois.

Pour un collectionneur ou un amateur d’art chinois - Les œuvres les plus représentatives de l’esprit de Mi Fu sont généralement :

  • les paysages brumeux ;
  • les montagnes noyées dans les nuages ;
  • les vallées lacustres sous la pluie ;
  • les rouleaux de calligraphie libre et spontanée.
    En réalité, l’influence de Mi Fu sur la peinture chinoise est souvent plus importante que le nombre d’œuvres picturales authentifiées qui nous sont parvenues. Son style a inspiré des maîtres ultérieurs comme Mi Youren (Fils aîné du calligraphe et peintre Mi Fu de la dynastie Song du Nord), et de nombreux peintres lettrés des dynasties suivantes : Yuan, Ming et Qing.
Dynastie Yuan1271-1368
Dynastie Ming 1368-1644

MI YOUREN. A Page from the Jie Zi Yuan. Creator : Mi Youren. - Album alb8378266

Œuvres du fils aîné de Mi Fu : Mi Youren (1086-1165){{}}

Consulter l’article dédié : https://baike.baidu.com/fr/item/Mi%20Youren/177614

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Document préparatoire rédigé avec l’assistance IA (‘ChatGPT’) dans une démarche de co-construction éditoriale et artistique.

« Les grands maîtres de la peinture chinoise, de Mi Fu à Zhāng Dàqiān, offrent un champ d’exploration fascinant où se rencontrent paysages, poésie, calligraphie et philosophie.{{}}

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Remerciements à Bastien M. (traitement d’images) et François T. (conseil pour découvrir le peintre chinois Wang Ximeng)



Peinture, collecte de documents et agencement, traductions, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant

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– 07/06/2026

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