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"Selon Boris Cyrulnik : "Dans une société qui est désorganisée, les gens sont anxieux", “Donald Trump n’est pas fou, c’est un psychopathe, probablement” ; il dénonce également une "décivilisation" qui saccage les petits bonheurs de la relation" par Jacques Hallard

lundi 18 mai 2026, par Hallard Jacques

ISIAS Sociologie Neuropsychiatrie

Selon Boris Cyrulnik : ’Dans une société qui est désorganisée, les gens sont anxieux’, “Donald Trump n’est pas fou, c’est un psychopathe, probablement” ; il dénonce également une ’décivilisation’ qui saccage les petits bonheurs de la relation

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 12/05/2026

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur


Préambule

Informations préliminaires pour ouvrir ce dossier préparé à usage didactique

Boris Cyrulnik, né le 26 juillet 1937 à Bordeaux, est un auteur de livres grand public traitant de psychologie et de récits de vie, ainsi qu’une personnalité médiatique française. Médecin neuropsychiatre de formation ayant un temps exercé comme tel mais aussi comme psychanalyste, avant d’animer un groupe de recherche en éthologie clinique au centre hospitalier intercommunal Toulon-La Seyne-sur-Mer, il est directeur d’enseignement du diplôme universitaire d’éthologie humaine de l’université de Toulon. Il a notamment vulgarisé le concept de « résilience » (renaître de sa souffrance) qu’il a tiré des écrits de John Bowlby [1]. À la suite de ce dernier, Boris Cyrulnik voit d’abord l’éthologie comme « un carrefour de disciplines » [2]. Il est membre du comité d’honneur de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD)[3]. Boris Cyrulnik est également engagé pour la protection de la nature et des animaux.......

Portrait de Boris CyrulnikBoris Cyrulnik, en novembre 2011. https://fr.wikipedia.org/wiki/Boris_Cyrulnik

Qu’est-ce que le concept de ‘décivilisation’ ? - En ethnologie et en sociologie, le terme ‘décivilisation’ désigne le processus d’uniformisation et de destruction de civilisations non occidentales sous l’influence et sous la domination culturelle de l’Occident. Synonyme ou apparenté : ethnocide. 27 mars 2025

La ‘décivilisation’ est un concept initialement utilisé afin de faire référence aux travaux du sociologue allemand Norbert Elias, qui a longuement réfléchi aux causes profondes de l’arrivée du nazisme en Allemagne [1] et a étudié dans ses ouvrages l’évolution des mœurs à travers le temps. Son ouvrage Sur le processus de civilisation, écrit en 1939, est considéré comme une œuvre majeure de la sociologie contemporaine. Autres utilisations - En 1974, le mot est également utilisé dans un sens différent, par l’ethnologue français Robert Jaulin, qui publie La Décivilisation politique et pratique de l’ethnocide [2]. Enfin, le terme est utilisé avec une signification encore bien différente en 2011, par l’essayiste d’extrême droite, Renaud Camus… - https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9civilisation

Lectures suggérées pour approfondir le sujet :

D’où vient le terme ’décivilisation’, utilisé par Emmanuel Macron ... franceinfo https://www.franceinfo.fr › ... › Emmanuel Macron - 25 mai 2023 — D’où vient le terme ’décivilisation’, utilisé par Emmanuel Macron pour qualifier les violences dans la société ?

La décivilisation, une régression civilisationnelle ? Radio France https://www.radiofrance.fr › ... › Zoom Zoom Zen - 15 janvier 2024 — Pour Eliade, la décivilisation, c’est un long processus dans l’Histoire qui impose des contraintes sur ses propres comportements...

Définition : Décivilisation - La Toupie https://www.toupie.org › Dictionnaire › Decivilisation - 27 mars 2025 — En ethnologie et en sociologie, le terme décivilisation désigne le processus d’uniformisation et de destruction de civilisations non ...

D’où vient la notion de “décivilisation” ? Philosophie Magazine https://www.philomag.com › Articles - 25 mai 2023 — La décivilisation abolit les médiations collectives régulatrices - rites, pratiques, usages, etc. - et abandonne l’homme à l’immédiateté d’une ...

La psychopathie, des mots grecs : psyche, ψυχή (« esprit, âme ») et pathos, πάθος (« souffrance, changement accidentel »)[1], est un trouble de la personnalité, caractérisé par un comportement antisocial, un manque de remords[2] et un manque de « comportements humains », généralement associé dans la culture populaire à un mode de vie criminel et instable, voire à des sens totalement erronés allant de la perversion des tueurs en série à la psychorigidité hygiénique — bien que cette notion recouvre et parfois distingue des types de personnalités intellectuellement primaires comme des personnes manipulatrices et dominantes bien intégrées dans la société voire considérées comme des modèles, dont la pratique dissimulatrice peut plus ou moins escamoter la nature. Il n’existe aucun consensus concernant le critère symptomatique et de nombreuses hypothèses ont été élaborées concernant les causes et les éventuelles possibilités de traitement[3]. Il n’y a jamais eu de définition diagnostique officielle portant la dénomination « psychopathie », que ce soit dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) ou dans la Classification statistique internationale des maladies et problèmes de santé connexes. La première édition du DSM en 1952 comportait une section sur les « troubles de la personnalité sociopathe », un terme général regroupant des troubles tels que l’alcoolisme, et il y était fait mention d’une « réaction antisociale » et d’une « réaction dyssociale », notions qui dans la troisième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-III) seront redéfinies en trouble de la personnalité dyssociale (ou antisociale)[4], avec la mise en place d’un critère diagnostc clinique à un critère diagnostique comportemental[pas clair]. Le groupe travaillant sur le DSM-V a recommandé une révision de la partie concernant la personnalité antisociale avec une nouvelle nomenclature désignant de manière générale le « trouble de la personnalité antisocial-dyssocial », qui devait inclure un sous-type « antisocial-psychopathique » ; cependant, cette suggestion n’a pas été retenue dans cette cinquième édition.

Malgré les termes similaires, les psychopathes sont rarement psychotiques[5]. Les psychopathes sont, en moyenne, plus violents ou malveillants, et ont recours à la manipulation pour obtenir ce qu’ils désirent[6]. Il y a 66 % de chances qu’une personne psychopathe ait un score de dangerosité plus élevé qu’une personne choisie au hasard dans la population[6],[7]. En général, ce sont des individus qui ne ressentent pas d’empathie, ils se soucient peu de ce que les autres ressentent et les utilisent pour atteindre leur but. Le mensonge pathologique, les violations répétées des normes sociales, la victimisation, la tendance à blâmer autrui ou l’intolérance à la frustration peuvent être des comportements révélateurs de ce trouble[8]… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychopathie

Est-ce qu’un psychopathe est dangereux ? - Les psychopathes sont, en moyenne, plus violents ou malveillants, et ils ont recours à la manipulation pour obtenir ce qu’ils désirent. Il y a 66 % de chances qu’une personne psychopathe ait un score de dangerosité plus élevé qu’une personne choisie au hasard dans la population.

Résumé - La psychopathie correspond à un cluster de traits de personnalité, caractérisé par des symptômes de détachement émotionnel, un manque d’empathie, de culpabilité et de remords, une irresponsabilité, combinés à une propension à avoir des comportements impulsifs.

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Introduction {{}}

Des documents reprennent des évènements relatifs aux personnages Trump et Musk et des analyses du neuropsychiatre Boris Cyrulnik …

Les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après

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  • États-Unis. Donald Trump est-il définitivement fou ? – Source ‘courrierinternational.com’
    Le comportement erratique du locataire de la Maison-Blanche, qui a menacé de rayer l’Iran de la carte et s’en est pris au pape Léon XIV, relance le débat sur sa santé mentale. Même certains de ses anciens alliés et conseillers se demandent s’il n’est pas de plus en plus instable et le qualifient de “manifestement dérangé”, souligne “The New York Times”.

LogoThe New York Times Traduit de l’anglais

Réservé aux abonnés Lecture 7 min. Publié le 15 avril 2026 à 16h56 – Document ‘courrierinternational.com’

Tee Time [c’est l’heure du golf].

Tee Time [c’est l’heure du golf]. DESSIN DE DANZIGER PARU DANS “THE RUTLAND HERALD”, ÉTATS-UNIS

Le comportement instable et les propos outranciers du président Donald Trump ces derniers jours sont venus relancer un débat qui l’accompagne depuis son entrée en politique il y a dix ans : cet homme est-il fou à lier ou fait-il semblant de l’être ?

Toute une série de déclarations échevelées et confinant parfois à la grossièreté, couronnée par ses menaces contre l’Iran (“une civilisation entière va mourir ce soir”) et sa diatribe contre le pape (“LAXISTE en matière de criminalité et catastrophique en politique étrangère”) ont donné à beaucoup l’impression d’être face à un autocrate fou, ivre de son pouvoir.

Ce que conteste la Maison-Blanche, où l’on assure que Trump est en totale maîtrise de lui-même et ne laisse aucun répit à ses adversaires. Mais les propos éruptifs du président interrogent en cette période où les États-Unis sont en guerre. Si le pays a déjà eu des présidents dont les capacités ont été mises en doute, tout récemment encore avec Joe Biden, jamais dans l’histoire moderne, la santé mentale du chef de l’État n’avait été discutée aussi largement ni avec tant de détails médicaux et juridiques.

“Un cinglé génocidaire”{{}}

Du côté des démocrates, qui depuis longtemps questionnent tout haut les capacités mentales de Trump, les appels se multiplient pour que soit invoqué le…….

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  • Rappel - Donald Trump est-il fou ? - Publié le vendredi 23 janvier 2026 à 08:15 - France Culture4 minutes - Provenant du podcast Le Billet politique Par Jean Leymarie
    Qui peut raisonner le président des États-Unis ? Donald Trump dépasse toutes les limites et survole toutes les théories de la pratique politique. De la théorie du fou de Machiavel à la folie ambigüe d’Hamlet : pathologie ou stratégie ?

Si des psychiatres nous écoutent, qu’ils me pardonnent ! Comment décrire la folie quand on n’est pas médecin ? La maladie est un sujet sérieux. Laissons le diagnostic aux spécialistes… Mais tout de même ! Comment ne pas s’interroger ? Le président des États-Unis a-t-il perdu la raison ? A-t-il encore des limites ? Partout, on se pose la question. Aux États-Unis, les Démocrates. Et ici, en Europe, les partenaires de Trump. Chez les commentateurs, c’est même une tarte à la crème, un poncif, depuis longtemps – pardon, là aussi ! Mais comment l’éviter ?

Tous les jours, une nouvelle alerte. Donald Trump kidnappe un dirigeant étranger pour prendre le contrôle de son pays et de ses ressources pétrolières – le Venezuela. Juste après, il menace d’envahir le territoire de ses alliés – le Groenland. Puis il crée un Conseil de la paix, parodie des Nations Unies, en écrivant que c’est ’le meilleur et le plus prestigieux conseil jamais formé’ – tout ça en lettres capitales.

À écouter Le pouvoir selon Trump

Un président grotesque ? Oui, encore, quand il propose de rebaptiser encore le golfe du Mexique. Il l’avait renommé golfe d’Amérique. Il suggère maintenant d’aller plus loin. Pourquoi pas l’appeler Golfe Trump, tout simplement ? Vanité sans limite, là aussi. Grotesque, Trump ? Oui, c’est-à-dire à la fois risible et effrayant, les deux, en même temps.

A-t-il rejoint le cortège de ces dirigeants fous, qui ont émaillé l’histoire, qui traversent la littérature ? À cette question, deux réponses possibles. La première : oui, Trump est fou. La deuxième : non, il ne l’est pas. Sa folie n’est qu’une stratégie politique, pour désarçonner ses adversaires, pour les tétaniser, les faire reculer. Pour leur faire peur.

La théorie du fou{{}}

C’est la fameuse théorie du fou. Déjà chez Machiavel : “Comme il est sage de feindre au bon moment la folie” (dans les Discours sur la première décade de Tite-Live). Feindre la folie, en faire une arme de dissuasion… Washington, 1969, Richard Nixon est à la Maison Blanche. Face au régime communiste au Vietnam, il a sa méthode : ’Je veux que les Vietnamiens croient que je pourrais faire n’importe quoi pour arrêter la guerre.’ N’importe quoi – jusqu’à utiliser l’arme nucléaire. C’est ça, la théorie du fou.

À écouter Le Prince de Machiavel Les Chemins de la philosophie France Culture

Donald Trump reprend-t-il cet héritage ? Sa folie est-elle calculée, raisonnée ? En partie, certainement. Il l’a toujours dit. Je ne vais pas à nouveau citer son grand œuvre, L’art du deal, où il explique en détail sa méthode de négociation : attaquer, attaquer, et encore attaquer. Une folie furieuse ! Mais est-ce toujours un jeu ? Et le sait-il lui-même ?

Dans les Matins de France Culture, nous évoquons Shakespeare ce matin. Pensons à la folie d’Hamlet ! Folie ambiguë : ’I essentially am not in madness, but mad in craft.’ Dans le fond, par nature, je ne suis pas fou. Je ne le suis que par ruse… Mais où est la frontière ? Où s’arrête la ruse ? Où commence la vraie folie ? Cette incertitude fait peur. Chez Trump, c’est évident.

Des puissances sans contrainte{{}}

Mais politiquement, que le président soit fou ou pas, est-ce que ça change quoi que ce soit ? Posons la question autrement. Avez-vous déjà essayé de négocier avec un fou ? Si cette folie est une stratégie, vous pouvez essayer. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, négocie avec le président américain. Mais si Donald Trump est vraiment sans limite et sans raison, que faire ? À quoi bon discuter ? À quoi bon chercher un accord ? Le lundi, vous pouvez conclure un deal avec Trump. Mais le mardi, l’hôte de la Maison Blanche profère de nouvelles menaces, commerciales, militaires, et cet accord ne vaut plus rien. Alors, encore une fois, que faire ? Cette hésitation, ce dilemme est exactement celui des dirigeants européens ces jours-ci. Ils ne savent pas sur quel pied danser.

Et si l’erreur était là, justement ? Et si c’était le piège ? Se demander, encore une fois, si Trump est vraiment fou. Cette question est sans fin. Car finalement, politiquement, qu’est-ce qui compte ? La santé mentale du président américain, aussi fascinante soit-elle ? Ou ses actes ? Son mépris des règles ? Sa violence, dans un monde de plus en plus déréglé ? Ce que le premier ministre canadien, Mark Carney, vient de résumer parfaitement, au forum de Davos : ’Le début d’une réalité brutale où la géopolitique des grandes puissances n’est soumise à aucune contrainte’ Un homme fou ? Non, ou pas seulement. Un monde sauvage.

L’équipe : Jean Leymarie Journaliste à Radio France, éditorialiste à France Culture

Sur le même thème Que reste-t-il de l’empire américain ? L’Invité(e) des Matins 39 min

La guerre entre les États-Unis et l’Iran ne semble aller nulle part Journal de 7 h 12 min

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Source : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-billet-politique/donald-trump-est-il-fou-3530862

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  • Rétrospective - Trump et Musk face à la presse après des révélations sur les addictions de l’entrepreneur ; information fournie par AFP •30/05/2025 à 19:01

    Donald Trump et Elon Musk à la Maison Blanche, à Washington, le 11 mars 2025 ( AFP / Mandel NGAN )
    Donald Trump et Elon Musk à la Maison Blanche, à Washington, le 11 mars 2025 ( AFP / Mandel NGAN )

Donald Trump et Elon Musk doivent donner vendredi une conférence de presse, conçue comme un hommage au rôle de conseiller de l’entrepreneur, mais qui pourrait être dominée par des questions sur sa consommation de drogues, décrite par le New York Times dans un article très commenté.

L’annonce de cette apparition commune dans le Bureau ovale est tombée jeudi, alors que les spéculations montaient sur un coup de froid entre le président américain et l’homme le plus riche du monde, par ailleurs le premier contributeur de sa campagne électorale, qui menait depuis janvier une mission de réduction de la dépense publique.

’Ce sera son dernier jour, mais pas vraiment, car il sera toujours avec nous, pour nous aider jusqu’au bout. Elon est formidable !’, a déclaré Donald Trump sur son réseau Truth Social.

- Kétamine, ecstasy, champignons - {{}}

Plus que le bilan de ’Doge’, la commission dirigée par le patron de Teslaet SpaceX, c’est un article du New York Times qui retenait l’attention vendredi.

Le quotidien affirme que pendant la campagne électorale, l’entrepreneur consommait à la fois de la kétamine, de l’ecstasy et des champignons hallucinogènes, et voyageait avec une boîte remplie de pilules.

Interrogé à ce sujet vendredi, un très proche conseiller de Donald Trump, Stephen Miller, a seulement lancé : ’Les drogues qui nous inquiètent sont celles qui traversent la frontière’ en provenance du Mexique.

Elon Musk lors d’un événement de campagne à Oaks, en Pennsylvanie (est), le 18 octobre 2024 ( AFP / RYAN COLLERD )

Elon Musk, dont la personnalité a souvent été décrite comme particulièrement instable et obsessionnelle dans la presse américaine, avait dit dans une interview en mars 2024 qu’il consommait ’une petite dose (de kétamine) une fois toutes les deux semaines à peu près’, ajoutant qu’elle lui était prescrite pour ’sortir d’un état d’esprit négatif’.

Le New York Times évoque lui une consommation devenue quotidienne de ce puissant anesthésiant aux propriétés euphorisantes et stimulantes, au point que le multimilliardaire aurait confié ressentir des effets secondaires sur sa vessie.

Sous la houlette d’Elon Musk, un ultra-libéral qui voudrait cantonner l’Etat aux seules fonctions sécuritaires, le Doge a initié des coupes massives dans l’aide internationale, des fermetures d’agences fédérales entières et des milliers de licenciements de fonctionnaires.

Mais les estimations des économies réalisées sont très loin du faramineux chiffre de 2.000 milliards de dollars, puis 1.000 milliards de dollars avancé par l’hyperactif entrepreneur de 53 ans.

- Conflits d’intérêt - {{}}

Un site indépendant, le ’Doge Tracker’, arrive à un total de seulement 12 milliards de dollars. {{}}

Elon Musk à la Maison Blanche, à Washington, le 9 mars 2025 ( AFP / Oliver Contreras )

Elon Musk à la Maison Blanche, à Washington, le 9 mars 2025 ( AFP / Oliver Contreras )

Arrivé en fanfare à la Maison Blanche, où Donald Trump lui a au début donné une visibilité absolument extraordinaire, le natif d’Afrique du Sud met fin avec amertume à une mission teintée dès le départ de soupçons de conflit d’intérêt.

Via sa société spatiale SpaceX, Elon Musk pilote d’importants contrats passés avec le gouvernement, et ses détracteurs l’accusent de vouloir utiliser son influence politique pour soutenir ses intérêts privés.

Dans une rare critique de Donald Trump, il s’est dit cette semaine ’déçu’ des dérapages budgétaires selon lui associés à une grande loi économique du président américain.

Elon Musk a aussi regretté que le Doge soit devenu un ’bouc émissaire’ à Washington.

’Il ne savait vraiment pas ce qu’il faisait ni où il mettait les pieds. Puis il s’est rendu compte qu’il n’y avait pas de volonté politique pour des coupes budgétaires réellement significatives, que ce soit de la part du président ou du Congrès’, explique à l’AFP Elaine Kamarck, experte de la Brookings Institution.

Selon elle, le propriétaire du réseau X (anciennement Twitter), très impopulaire auprès des Américains et abondamment critiqué en Europe où il soutient des formations d’extrême droite, est devenu un ’boulet politique’.

Elon MuskAutomobile / EquipementiersVéhicules électriques

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  • ’Quand une société est désorganisée, les gens sont anxieux’, affirme le neuropsychiatre Boris Cyrulnik - Publié le jeudi 16 avril 2026 à 08:21 - France Inter- 23 minutes
    Provenant du podcast L’invité de 8h20 : le grand entretien - Par Benjamin Duhamel

Dans son nouveau livre ’Au saccage des petits bonheurs’ (Odile Jacob), le neuropsychiatre Boris Cyrulnik s’intéresse aux concepts de civilité et de civilisation, notamment aux rituels qui nourrissent une civilisation.

’Quand une société est désorganisée, les gens sont anxieux’, affirme, sur France Inter, jeudi 16 avril, le neuropsychiatre Boris Cyrulnik. Il publie Au saccage des petits bonheurs (Odile Jacob). Dans ce nouveau livre, il s’intéresse aux concepts de civilisation et de rituels. ’La civilisation est inévitable’, ’si on veut parler ensemble, si on veut vivre ensemble, il faut accepter les petits rituels de la vie quotidienne, le tour de parole, le sourire, le hochement de tête pour encourager à parler’, souligne l’écrivain. Selon lui, ’notre société est déritualisée’, car ’les jeunes, les anciens ne respectent plus l’autre et ne s’intéressent même plus à la présence de l’autre’.

Pour Boris Cyrulnik, ’on s’intéresse plus à l’altérité et, en plus, le sprint et les machines augmentent l’isolement affectif, c’est-à-dire qu’il y a de moins en moins d’altérité dans notre culture’. Un phénomène qui n’est pas nouveau, selon lui. ’Dans l’histoire de l’humanité, on va dire depuis 300 000 ans, il y a toujours un rythme civilisation, usure, décivilisation, apparition d’une autre civilisation, usure, décivilisation’, explique le neuropsychiatre.

’On voit réapparaître les mêmes boucs émissaires’{{}}

Le temps grandissant passé devant un écran est un marqueur de cette ’décivilisation’ qui annonce une nouvelle civilisation faite de nouveaux rituels. Le problème n’est pas les écrans en soit ou le fait qu’on lise de moins en moins, selon Boris Cyrulnik, mais ’le fait qu’on ne lise plus donne le pouvoir à des langages totalitaires’. ’Quelqu’un arrive et dit ’ce n’est pas la peine de lire moi ou votre chef, je sais d’où vient le mal’ et là, à ce moment-là, on voit réapparaître toujours les mêmes boucs émissaires, c’est-à-dire les étrangers’, souligne-t-il.

À écouter Boris Cyrulnik : ’L’amour, c’est le coup de foudre, alors que l’attachement, il faut vivre avec, et ça se tisse’ L’interview de 9h20 France Inter 20 min

’Je vais avoir 89 ans. J’entends exactement les mêmes phrases que celles que j’ai entendues à la fin des années 1930, pendant la guerre de 1940 et après la guerre’, confie Boris Cyrulnik. ’J’entends ’s’il y a des guerres, c’est à cause des Juifs’’, poursuit-il, en référence à la montée de l’antisémitisme en France. ’Les gens qui emploient ces phrases sont soumis au passé et ils sont soumis à des stéréotypes qu’ils ne critiquent pas, ils arrêtent la pensée’, affirme le neuropsychiatre. Et d’ajouter : ’C’est fatigant de penser alors que réciter, on n’a pas besoin de faire un effort.’

Trump, ’un psychopathe probablement’{{}}

Boris Cyrulnik appelle à ’reprendre la parole’ et à ’remettre en place des débats démocratiques’, à la manière des disputations espagnoles. ’Il faut apprendre à se parler courtoisement, il y a des tours de parole, il y a une manière courtoise d’aborder les désaccords et là on voit que ce n’est pas du tout ce qui se passe’, souligne-t-il. Une façon, selon lui, de faire face à ’ceux qui prennent la parole aujourd’hui, les impulsifs, Trump, ceux qui provoquent des extases, des colères, des indignations’.

Le neuropsychiatre indique que Donald Trump est ’un psychopathe probablement’. ’Ce n’est pas un malade mental, il ne faut pas employer le mot fou. Trump est responsable, donc il n’est pas fou. Ses manifestations étranges, comportementales, sont révélatrices d’une désorganisation’, analyse le spécialiste.

Références : Boris CyrulnikInfoBien-êtreSociétéPsychologieSantéSanté psychologique – Psychiatrie

L’équipe Benjamin Duhamel Journaliste français - Florence Paracuellos Journaliste

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Source : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-du-jeudi-16-avril-2026-9446730

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  • Boris Cyrulnik dénonce une ’décivilisation’ qui ’saccage les petits bonheurs de la relation’ – Document ‘rts.ch’{{}}

    Entretien avec Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et écrivai

Entretien avec Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et écrivain / 19h30 / 6 min.

Dans son dernier ouvrage, le célèbre neuropsychiatre français Boris Cyrulnik s’intéresse aux dérives de notre époque. Il analyse la perte des liens, l’accélération de nos vies et la fragilisation du vivre-ensemble. Invité dimanche sur le plateau du 19h30, il alerte sur une ’décivilisation’ qui nourrit l’angoisse.

Après des ouvrages marquants comme ’La nuit, j’écrirai des soleils’ ou ’Un merveilleux malheur’, Boris Cyrulnik est de retour avec ’Au saccage des petits bonheurs’, paru mi-avril chez Odile Jacob.

Rescapé de la Shoah — ses parents ont été déportés et assassinés pendant la Seconde Guerre mondiale, et lui-même a échappé à une rafle à l’âge de six ans —, Boris Cyrulnik poursuit sa réflexion sur le monde contemporain.

Dans ce nouvel essai, il s’intéresse à notre civilisation, ou plutôt à ce qu’il décrit comme une ’décivilisation’, qui ’saccage les petits bonheurs de la relation’. Il dénonce notamment le ’sacre du moi’, une logique individualiste qui, selon lui, suppose l’élimination symbolique de l’autre.

Depuis les années 1990, les rituels de civilisation se transmettent de plus en plus mal. Les mots ne recouvrent plus les mêmes réalités, tandis que des récits marqués par la discorde désorganisent nos vies et favorisent l’explosion des incivilités. A la clé : montée de l’anxiété, pensées suicidaires et hausse des agressions sexuelles, observe celui qui a largement contribué à faire connaître le concept de résilience.

>> Voir les explications du 19h30 :{{}}

Découverte du nouveau livre de Boris Cyrulnik ’Au saccage des petits bonheurs’

Découverte du nouveau livre de Boris Cyrulnik ’Au saccage des petits bonheurs’ / 19h30 / 2 min. / hier à 19:30

Les fondations invisibles du lien social{{}}

Selon Boris Cyrulnik, le saccage des ’petits bonheurs’ s’explique avant tout par l’accélération de nos vies et par une perte de sens collective. Cette combinaison fragilise les petits rites du quotidien qui fondent le vivre-ensemble, à l’image des repas partagés ou des règles implicites de la vie sociale.

Ces conventions sont comparables à une langue commune, explique-t-il dimanche dans le 19h30. ’Si nous voulons parler ensemble, il faut être d’accord sur l’arbitraire des mots : c’est une convention. De la même façon, pour vivre ensemble, nous devons être d’accord sur l’arbitraire des relations’, souligne-t-il.

Néanmoins, ces conventions évoluent au fil de l’histoire, mais restent indispensables : lorsqu’elles ne sont plus transmises, les relations se dérèglent. Il en résulte davantage d’hostilité, d’irritation et d’anxiété, jusqu’à une forme de ’décivilisation’ où chacun s’énerve pour un rien et se replie sur soi.

Le retour des boucs émissaires{{}}

Il ajoute que l’usage massif des écrans contribue à fragiliser les liens humains et à générer de l’angoisse. S’ils permettent de communiquer, ils ne remplacent pas la relation, fondée sur la durée, la répétition et la familiarité.

’Dans une culture qui va beaucoup trop vite, l’enfant n’a pas le temps d’imprégner dans sa mémoire une stabilité, la répétition des gestes qui font qu’ils apprennent à vivre ensemble et que la familiarité de la présence n’est plus mise en place’, analyse le neuropsychiatre. 

Il y a toujours un candidat, qui est un escroc culturel, qui dit : ’votez pour moi, je sais ce qu’il faut faire’

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Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et écrivain 

Il ajoute que la désorganisation civilisationnelle et l’accélération des modes de vie créent un terrain favorable à la tentation autoritaire. Lorsque les repères collectifs se fragilisent, une partie de la population cherche une figure salvatrice censée rétablir l’ordre. ’Il y a toujours un candidat, qui est un escroc culturel, qui dit : ’votez pour moi, je sais ce qu’il faut faire’’, explique Boris Cyrulnik.

Ces figures prospèrent en désignant des boucs émissaires et en proposant des solutions simplistes. Selon lui, ’le dictateur désigne toujours trois mêmes boucs émissaires : les étrangers, les juifs et les sorcières. Une fois qu’il les a désignés, il suffit, dit-il, de les tuer pour que tout aille mieux. C’est un discours qui a été tenu, c’est celui du nazisme’.

Selon lui, ces discours, déjà connus dans l’histoire, réapparaissent aujourd’hui sous des formes séduisantes mais tout aussi dangereuses. ’Beaucoup de gens se laissent séduire par ce qui est de l’escroquerie culturelle’, met‑il en garde.

Comment rompre avec le cycle du repli{{}}

Interrogé sur la manière de retrouver des moments de bonheur, il insiste sur une éducation précoce fondée sur la sécurité affective, la culture et l’ouverture à l’autre. Sans stabilité ni familiarité, l’insécurité conduit au repli et à la peur de la différence.

’Il faut qu’un enfant soit sécurisé. Dès qu’il a acquis un attachement sécurisant, il découvre le plaisir de découvrir le monde de l’autre : c’est la définition de l’empathie’, affirme Boris Cyrulnik.

Sujet et propos TV : Jennifer Covo/Chloé Steulet

Adaptation web : Miroslav Mares

À consulter également {{}}

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Boris Cyrulnik. [HANS LUCAS VIA AFP - ERIC DERVAUX]->https://www.rts.ch/info/monde/2024/article/boris-cyrulnik-j-entends-les-memes-insultes-le-meme-mepris-et-je-recois-les-memes-menaces-qu-a-la-fin-des-annees-1930-28557834.html]

Boris Cyrulnik : ’J’entends les mêmes insultes, le même mépris et je reçois les mêmes menaces qu’à la fin des années 1930’

Monde le 3 juillet 2024

Dans ’Quarante voleurs en carence affective’, le neuropsychiatre Boris Cyrulnik s’interroge sur les sources de la violence humaine

Dans ’Quarante voleurs en carence affective’, le neuropsychiatre Boris Cyrulnik s’interroge sur les sources de la violence humaine

19h30 le 8 novembre 2023

Entretien avec Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et éthologue sur son dernier livre ’Le laboureur et les mangeurs de vent’

Entretien avec Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et éthologue sur son dernier livre ’Le laboureur et les mangeurs de vent’

19h30 le 27 mars 2022

L’invité de La Matinale (vidéo) - Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et écrivain spécialiste de la résilience

L’invité de La Matinale (vidéo) - Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et écrivain spécialiste de la résilience

La Matinale le 20 juillet 2021

Source : https://www.rts.ch/info/culture/livres/2026/article/boris-cyrulnik-alerte-sur-une-decivilisation-qui-fragilise-le-lien-social-29237901.html

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En bref - Selon Boris Cyrulnik : “Donald Trump n’est pas fou, c’est un psychopathe, probablement”… - France Inter – Source : https://www.facebook.com/reel/939362019104019

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Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant

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– 12/05/2026

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

Site : https://isias.info/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Sociologie Neuropsychiatrie.5.docx

Mis en ligne bénévolement par le co-rédacteur par Pascal Paquin https://fr.linkedin.com/in/pascal-paquin-a85690296 - comme toutes les autres contributions publiées sur ISIAS !

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[Pascal Paquin – Ses travaux sur https://yonnelautre.fr/ ]

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