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"Une analyse systémique de la robustesse de la trajectoire de décarbonation de la France avec le ‘The Shift Project’ par un travail collectif et inédit par son ampleur visant à structurer des réponses concrètes aux multiples crises contemporaines" par Jacques Hallard
mardi 28 avril 2026, par
ISIAS Transition écologique Partie 3
Une analyse systémique de la robustesse de la trajectoire de décarbonation de la France avec le ‘The Shift Project’ par un travail collectif et inédit par son ampleur visant à structurer des réponses concrètes aux multiples crises contemporaines
Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 19/04/2026
Série Transition écologique / énergétique
1ère partie : ’Saurons-nous agir à temps avec les choix politiques définis et acceptés en planifiant et en accélérant la nécessaire transition écologique et solidaire ? – Initiatives en France, dans l’Union européenne, dans le secteur du bâtiment, etc’ par Jacques Hallard 04 avril 2026, par Hallard Jacques - ISIAS Transition écologique
2ème partie : ’Réalisations réussies de transition écologique et cas d’école reproductibles : transports durables (vélo, tramway, bus), énergies renouvelables, réduction de la pollution urbaine (arbres, parcs, sols perméables), alimentation locale et bio’ par Jacques Hallard - 19 avril 2026 - ISIAS Transition écologique
3ème partie : Une analyse systémique de la robustesse de la trajectoire de décarbonation de la France avec le ‘The Shift Project’ par un travail collectif et inédit par son ampleur visant à structurer des réponses concrètes aux multiples crises contemporaines
Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur
Avant-propos
Définition de la Transition écologique (au sens le plus large) - La transition écologique désigne l’ensemble des transformations de la société pour réduire son impact sur l’environnement et répondre aux enjeux climatiques. Elle inclut : l’énergie (renouvelables, sobriété), la biodiversité, les transports, l’agriculture, les modes de consommation et l’économie (alors qualifiée d’économie circulaire).
Définition de la Transition énergétique (notion plus spécifique) : la transition énergétique concerne uniquement le passage d’un système basé sur les énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) vers des énergies plus durables (solaire, éolien, hydraulique, géothermie, etc…)
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Quelques informations préalables pour ce dossier rédigé dan but didactique
L’analyse systémique est l’analyse faite selon les principes interdisciplinaires de la systémique, étude d’objets complexes par leurs échanges, qu’il s’agisse d’êtres vivants, d’organisations sociales, ou d’objets techniques. Face à ce type de problème, il est nécessaire d’adopter une démarche globale … - Wikipédia - L’analyse systémique permet de comprendre les différents rôles qui régissent un système et de se donner l’occasion de comprendre sa place mais aussi de redéfinir le rôle que l’on occupe dans le système afin de se sentir mieux avec soi-même.
Décarbonation - La décarbonation, ou décarbonisation, du bilan énergétique d’un pays consiste à réduire progressivement sa consommation d’énergies primaires émettrices de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone et méthane, principalement), c’est-à-dire de combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel), ou à stocker dans le sous-sol le dioxyde de carbone. Ce changement peut être obtenu par l’amélioration de l’efficacité énergétique (isolation thermique, rendement des moteurs, etc.), le remplacement des énergies fossiles par des énergies très peu émettrices de dioxyde de carbone (énergie nucléaire et énergies renouvelables), notamment par l’électrification des usages fossiles, et de changements de modes de vie, de transformations sociales (sobriété énergétique, sobriété économique, sobriété numérique). En 2019, 21 pays européens et au moins 20 autres pays dépassent le seuil de 50 % de décarbonation de leur consommation d’électricité, dont sept atteignent ou dépassent 100 %, leur production dépassant leur consommation (Suède, Éthiopie, Norvège, Costa-Rica, Paraguay, Tadjikistan et Islande). Au moins 19 pays dépassent 40 % de décarbonation de leur consommation totale d’énergie, dont sept pays européens. La biomasse, l’hydroélectricité et le nucléaire sont les sources d’énergie qui contribuent le plus à la décarbonation, mais l’éolien, le solaire et la géothermie accroissent rapidement leur contribution… - Wikipédia
The Shift Project est une association française créée en 2010 et un laboratoire d’idées qui a pour objectif l’atténuation du changement climatique et la réduction de la dépendance de l’économie aux énergies fossiles, particulièrement au pétrole. Wikipédia - Adresse : 43 Rue de Liège, 75008 Paris - Fondateurs : Jean-Marc Jancovici, Geneviève Férone, Michel Lepetit, Jean-Guillaume Péladan - Création : 1 janvier 2010, Paris - Domaines d’activité : Transition énergétique, autres organisations fonctionnant par adhésion volontaire (France) - Forme juridique : Association déclarée
Les crises contemporaines - OSS : Penser l’imprévu pour comprendre les crises contemporaines - Publié le 30/01/2026 - Mis à jour le 9/02/2026 - Labellisé Centre d’excellence par la Direction générale des relations internationales et stratégiques (DGRIS), le projet Organiser la surprise stratégique (OSS), dirigé par les historiens Olivier Forcade, Olivier Chaline et le politiste Jean-Vincent Holeindre, coporté par Sorbonne Université et Paris Panthéon-Assas, s’inscrit dans le cadre du Pacte enseignement supérieur – Défense. En croisant sciences humaines, sciences sociales et humanités numériques, il ambitionne de nourrir le débat public et de structurer un programme de recherche et de formation consacré à l’analyse des mécanismes de la surprise stratégique dans les relations internationales contemporaines… - Lire en entier par ici > https://www.sorbonne-universite.fr/actualites/oss-penser-limprevu-pour-comprendre-les-crises-contemporaines
Trois documents ont été choisis pour cette 3ème Partie de la Série Transition écologique / énergétique. Ces articles sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après
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Réussir la transition dans l’incertitude : la méthode Shift en 20 chantiers – Vidéo 3 minutes - The Shift Project - Diffusée en direct le 14 avril 2026- Le ‘Shift Project’ publie le premier volet de son Plan robuste pour l’économie française - 14 avril 2026
- Pendant que le monde regarde ailleurs, une révolution énergétique est en cours - 11 avril 2026 à 12:45 - Albert Lecoq – Document ‘rouleur-electrique.fr’ - Actu voiture électrique
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- Réussir la transition dans l’incertitude : la méthode Shift en 20 chantiers – Vidéo 3 minutes - The Shift Project - Diffusée en direct le 14 avril 2026
Pour la première fois, The Shift Project propose une analyse systémique de la robustesse de la trajectoire de décarbonation de la France. Ce travail, qui a mobilisé des dizaines d’experts sur plusieurs mois, repose sur deux piliers complémentaires : 1. Une analyse qualitative de 20 chantiers clés de la transition : voiture électrique, ferroviaire, rénovation énergétique des bâtiments, hydrogène bas-carbone, industrie lourde, agriculture, etc… Pour chacun de ces chantiers, nous analysons :
- Les conditions concrètes de mise en œuvre
- Les dépendances industrielles et énergétiques
- Les vulnérabilités critiques
- Les risques de retard ou d’échec
- Les besoins d’emplois et de compétences
L’objectif : identifier les points de fragilité susceptibles de compromettre l’atteinte des objectifs climatiques. Une modélisation quantitative des risques - Nous avons intégré ces chantiers dans une modélisation globale permettant de simuler différents scénarios plausibles et de chiffrer les besoins d’emplois nécessaires pour mener à bien les transformations liées à la transition énergétique et climatique. Que se passe-t-il si :
- Certains secteurs prennent du retard ?
- Des ruptures technologiques tardent à se concrétiser ?
- Des contraintes énergétiques persistent ?
- Les besoins en emplois et en compétences ne sont pas couverts ou en concurrence dans les secteurs et territoires concernés ?
Cette approche permet d’inscrire la trajectoire cible dans un éventail de futurs possibles et d’en tester la robustesse face aux incertitudes.
Programme de la soirée 1 :
18H30 | INTRODUCTION & PRÉSENTATION DE LA DÉMARCHE ET DE LA MÉTHODE DE TRAVAIL
- Jean-Marc Jancovici, Président du Shift Project
- Nicolas Raillard, Coordinateur de projet Transition Robuste
- Clément Caudron, Chef de projet Transition Robuste
18H45 | 20 CHANTIERS POUR RÉUSSIR LA TRANSITION Nos usages bas carbone (suivi d’un Q&R) :
- Électrifier les voitures et les camions : Laurent Perron, Coordinateur automobile et mobilités, Reuben Fisher, Chef de projet fret Développer l’utilisation des modes alternatifs à la voiture et à l’avion – Laura Foglia, Cheffe de projet mobilité quotidienne, Béatrice Jarrige, Cheffe de projet mobilité longue distance
- Rénover les logements, électrifier les chauffages : Rémi Babut, Chef de projet logement, Eric Bergé – Chef de projet industrie
Nos productions bas carbone (suivi d’un Q&R) : Transformer notre industrie [acier, CCS, H2] : Rémi Calvet, Ingénieur de projet industrie Transformer notre agriculture [azote, élevages, puits agricoles et forestiers] : Thomas Robert, Chargé de projet agriculture Déployer les énergies bas-carbone [EnR, nucléaire, bioénergies] : Clément Caudron, Chef de projet Transition Robuste
19H35 | POUR UN PLAN COHÉRENT ET ROBUSTE DE DÉCARBONATION : LA MÉTHODE SHIFT PROJECT
- Énergie-climat – énergies bas-carbone : quels volumes et à quel rythme ? Clément Caudron, Chef de projet Transition Robuste
- Emploi & Formation : quels risques et quelles opportunités ? Vinciane Martin, Coordinatrice Emploi & Formation, Cécile de Calan, Ingénieure de projet – Experte Emploi & Formation
Q&R
- Cuivre – quels besoins pour décarboner la France ? – Claire Dupré, Chargée de projet cuivre
- Modes de vie – comment tenir compte des situations différenciées ? – contribution des Shifters aux travaux transverses du Shift
20h15 | TABLE RONDE* Animée par Jean-Marc Jancovici, Président du Shift Project *Intervenants en cours de confirmation 20h45 | Clôture
https://yt3.ggpht.com/vegOOv4DpPJUtDBWAtVu2V-BZTe-2zBe0PngKTPS5GaCcI42FalUyyVBP2v2b1E1x5u-LjQGQ14=s88-c-k-c0x00ffffff-no-rjThe Shift Project
Source : https://www.youtube.com/watch?v=VMRrpNk6VPk
Le ‘Shift Project’ publie le premier volet de son Plan robuste pour l’économie française - 14 avril 2026{{}}
Dans un contexte de crises énergétiques et climatiques sans précédent, le Shift Project publie le premier volet de son Plan robuste pour l’économie française (PREF)
https://theshiftproject.org/app/uploads/2026/04/2194756569-e1776067958173-1600x1422-c-default.jpg
Découvrez le rapport !{{}}
Le Shift Project publie un rapport inédit par son ampleur, « Réussir la transition dans l’incertitude, la méthode Shift en 20 chantiers », qui se veut une boussole robuste pour agir.
Vous pouvez télécharger :
- Le rapport final (341p.)
- La synthèse du rapport (28p.)
- Les supports de présentation projetés lors de la présentation du rapport, le 14 avril 2026
Ce rapport « Réussir la transition dans l’incertitude, la méthode Shift en 20 chantiers » constitue la première brique technique de notre Plan Robuste pour l’Économie Française (PREF), un travail collectif et inédit financé par plus de 30 000 donateurs lors d’une campagne de financement participatif record, et porté depuis plus d’un an par des milliers de Shifters (nos bénévoles) et de professionnels engagés. Un livre de synthèse, Le plan robuste pour l’économie française, sortira le 14 octobre prochain en librairie.
Il est urgent d’organiser la sortie des énergies fossiles{{}}
L’effort de transformation de l’économie française va avoir lieu dans un contexte dégradé de crises de plus en plus fréquentes. Nous devons le maintenir malgré les turbulences. C’est toute la question que pose ce travail transverse du Shift Project : comment décarboner malgré l’incertitude ? Comment rendre la transition française robuste aux aléas extérieurs ?
Dans ce contexte énergétique et climatique contraint et à l’heure où les crises énergétiques frappent à nouveau violemment l’Europe, la réussite de tout projet économique pour la France est conditionnée au succès de la décarbonation : celle-ci redonne de la liberté d’action et devient une condition de notre souveraineté. On rappelle que la France reste dépendante à plus de 60% des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) pour sa consommation d’énergie.
Pour éclairer le débat public à un an de l’élection présidentielle, ce nouveau rapport apporte des enseignements et propositions pour sécuriser la transformation de l’économie, et rendre la décarbonation française robuste aux aléas des 20 prochaines années.
« La sortie des combustibles fossiles doit devenir la colonne vertébrale des politiques publiques » - Jean-Marc Jancovici
Découvrir notre nouveau rapport
Du Plan de transformation de l’économie française (PTEF)... au Plan robuste pour l’économie française (PREF) {{}}
Dans un monde qui se fragmente et soumis à des chocs, les systèmes se grippent, les prévisions se faussent et les plans ne se déroulent pas comme prévu.{{}}
Il y a 5 ans, le Shift Project présentait son Plan de Transformation de l’Économie Française (PTEF), un livre proposant des mesures concrètes pour réduire de 5 % par an les émissions de gaz à effet de serre de la France. Cette feuille de route réaliste et chiffrée de notre décarbonation, dans la lignée d’autres scenarios (RTE, ADEME, négaWatt), veillait à la cohérence entre l’énergie bas-carbone disponible, les emplois nécessaires et la réduction de nos émissions nationales au bon rythme.
Cependant, notre plan supposait en filigrane un contexte stable et prévisible, sans explorer les risques liés à l’échec partiel ou total de certaines mesures.
Ce nouveau travail réinterroge les analyses et recommandations du PTEF à l’aune des probables chocs, perturbations et aléas des 25 prochaines années. Notre objectif est de sécuriser la transition en tenant compte du fait que le monde sera incertain, et que les acteurs français ne pourront pas tout maîtriser dans les décennies à venir.
Décarboner la France et l’Europe, c’est gagner en souveraineté
et retrouver une maîtrise de notre destin face aux incertitudes sur l’avenir.{{}}
Pourquoi un plan robuste ?{{}}
La robustesse désigne la capacité d’un système à remplir ses fonctions malgré un certain nombre d’aléas extérieurs. Pour le Shift Project, rendre la décarbonation robuste signifie augmenter les chances qu’elle se réalise malgré les aléas des 25 prochaines années.
La robustesse se distingue de la résilience, qui désigne la capacité d’un système à retrouver tout ou partie de ses fonctions après qu’il a subi un choc qui a affecté ses fonctions (et donc, auquel il n’était pas robuste).
Zoom sur 20 chantiers prioritaires{{}}
Notre analyse plonge au cœur de 20 grands chantiers : ceux sans lesquels la transition bas-carbone ne réussira pas. Sans être exhaustifs, les chantiers retenus couvrent une large partie des enjeux de décarbonation et illustrent l’ensemble des familles d’actions que la France doit mener et accélérer.
- Transports : déploiement du vélo, extension des transports en commun, généralisation de la voiture électrique (sobre), massification du train, décarbonation de l’aérien (SAF et baisse du trafic), relance du fret ferroviaire, déploiement des camions électriques
- Logement : rénovation des habitations, déploiement des pompes à chaleur (PAC)
- Numérique : maîtrise du déploiement des centres de données
- Industrie : production d’acier bas-carbone, production d’hydrogène bas-carbone, captage et séquestration de carbone (CCS)
- Agriculture : transformation de nos systèmes d’élevage (baisse sélective des
cheptels bovins), transformation de notre gestion de l’azote (légumineuses), maintien et développement des puits de carbone naturels, agricoles et forestiers - Énergie : prolongation du nucléaire historique et lancement du nouveau nucléaire (EPR2), déploiement des énergies renouvelables (photovoltaïque, éolien terrestre, éolien en mer), déploiement soutenable des bioénergies
Le replay de la présentation du rapport < https://theshiftproject.org/publications/reussir-la-transition-dans-lincertitude/
Nos 6 enseignements clés pour sécuriser la transition{{}}
Nous avons mené une analyse de robustesse imaginant des trajectoires dégradées de décarbonation, pour mieux les éviter. Ces trajectoires chiffrées ont été construites à partir de variantes – en termes d’émissions de GES, de consommation d’énergie, de cuivre, et d’emploi – supposant des issues plus ou moins optimistes pour chaque chantier.
La cartographie des possibles obtenue nous a permis de proposer de grandes lignes d’action pour une décarbonation française réussie dans un contexte incertain.
En voici les 6 enseignements clés :{{}}
1. La France peut encore réussir sa décarbonation : si elle en fait, dès le prochain quinquennat, une priorité politique et économique absolue
2. La France a pris trop de retard pour faire l’impasse sur les chantiers majeurs, qu’il va falloir tous mener de front. Cependant, si elle parvient à accélérer sur l’ensemble des chantiers, elle regagnera du pouvoir de décision sur sa trajectoire au cours de la décennie 2040.
3. L’électrification massive des équipements est incontournable pour une décarbonation poussée de l’économie française, et pour mettre à l’abri les ménages français des prochaines crises sur les énergies fossiles.
4. Electrifier nos équipements demande une forte hausse de la production électrique bas-carbone française.
5. Maîtriser la consommation des différentes énergies (carburants liquides, gaz, électricité) est indispensable pour sécuriser la décarbonation française.
6. La décarbonation de l’économie repose sur un défi majeur : une transformation profonde des compétences et de l’emploi.
« Chaque petite voiture électrique abordable vendue mettra à l’abri un ménage des futurs chocs sur l’essence. Chaque pompe à chaleur qui remplacera une chaudière à gaz mettra à l’abri un ménage des futurs chocs sur le gaz. »
L’électrification des usages au cœur de nos propositions{{}}
L’électrification massive des usages (transports, bâtiments, industrie) est incontournable pour une décarbonation poussée de l’économie française et pour mettre à l’abri les Français des chocs énergétiques : elle est conditionnée à une transformation rapide des équipements (véhicules, chauffages, procédés industriels).
Une consultation très large de professionnels {{}}
Pour chacun des 20 chantiers, nous avons interrogé des dizaines d’experts et consultés les professionnels des filières concernées.
Notre objectif : comprendre ce qu’il faut pour que ça marche vraiment, et identifier ce qui risquerait de tout faire échouer (manque de main d’œuvre, retards industriels, évolution lente des usages…).
Tous les travaux du Shift Project mobilisent largement des experts, professionnels et parties prenantes, dans une démarche de recherche ouverte, itérative et collaborative. Des consultations spécifiques occupent une place centrale dans le Plan robuste pour l’économie française. Elles contribuent à enrichir les travaux de recherche et les actions d’influence du Shift Project et des Shifters, qui mènent ce travail de terrain de manière coordonnée.
Plusieurs consultations ont ainsi été lancées ou sont à venir :{{}}
- La Grande Consultation des Agriculteurs, qui a recueilli près de 7 800 contributions, permettant de faire émerger et porter la voix des agriculteurs dans le débat public.
- La Grande Consultation des Maires et des élus municipaux qui a recueilli les contributions de plus de 3 000 élus sur le bilan tiré en fin de mandat et les priorités et besoins pour le prochain mandat municipal.
- La Grande Consultation du Sport, qui a récolté les réponses de plus de 12 000 pratiquants, dirigeants de clubs, encadrants et athlètes. Les résultats seront dévoilés le 8 avril lors d’un événement ouvert à tous.
- La Grande Consultation Santé, qui s’adresse aux médecins, aux infirmiers et aux pharmaciens en les interrogeant sur le lien entre leur pratique, l’énergie et le climat.
- La Grande consultation de la distribution et de la réparation automobile, qui s’adressera aux concessionnaires, garagistes, réparateurs etc. sera lancée en 2026 par l’équipe Automobile & Mobilités routières et les Shifters.
Contacts : {{}}
Clément Caudron, chef de projet Transition Robuste
clement.caudron@theshiftproject.org
Nicolas Raillard, coordinateur Transition Robuste
nicolas.raillard@theshiftproject.org
Mona Poulain, chargée de communication
mona.poulain@theshiftproject.org
Héloïse Lesimple, responsable adjointe affaires publiques heloise.lesimple@theshiftproject.org
A propos du Plan robuste pour l’économie française
Après le Plan de transformation de l’économie française publié en 2022, le Shift Project ouvre un nouveau chapitre avec le Plan robuste pour l’économie française (PREF).
Porté par des dizaines de milliers de donateurs lors d’une campagne record, de membres des Shifters et de professionnels engagés, ce travail collectif et inédit par son ampleur vise à structurer des réponses concrètes aux multiples crises contemporaines.
À un an de l’élection présidentielle de 2027, cette initiative poursuit un objectif clair : donner à la France les moyens de faire face aux crises énergétiques et climatiques et de reprendre son avenir en main.
Ce rapport « Réussir la transition dans l’incertitude » constitue le premier volet du Plan robuste pour l’économie française. Un livre de synthèse, Le plan robuste pour l’économie française, sortira le 14 octobre prochain en librairie.
Merci aux plus de 36 000 donateurs qui rendent ces travaux possibles !
Notre campagne de financement participatif, lancée en mai dernier, a reçu un soutien massif : plus de 36 000 contributions et plus de 4,5 millions d’euros collectés. Merci à toutes celles et ceux qui rendent nos travaux possibles !
Merci également aux membres financeurs du Shift, qui agissent année après année à nos côtés en faveur de la décarbonation et de la transformation de l’économie.
Participez à nos prochains évènements ! Tous nos événements
Textile & cuir 2050 : quelle place dans la décarbonation de l’économie ?
Emploi & formation : des leviers essentiels pour décarboner
© The Shift Project 2026 - Extraits
Source : https://theshiftproject.org/publications/reussir-la-transition-dans-lincertitude/
Pendant que le monde regarde ailleurs, une révolution énergétique est en cours - 11 avril 2026 à 12:45 - Albert Lecoq – Document ‘rouleur-electrique.fr’ - Actu voiture électrique
692 GW d’énergies renouvelables installés en 2025 : quelle
Sommaire :
•Le solaire écrase la concurrence avec plus de 500 GW installés
•Les disparités régionales restent marquées
•Analyse détaillée des technologies par région
•Les implications économiques de cette transition
•L’inégalité d’accès aux énergies renouvelables pose problème
Vous vous demandez peut-être ce que représentent réellement 692 gigawatts d’énergies renouvelables ajoutés en une seule année. Pour vous donner une idée de l’ampleur, c’est environ l’équivalent de 700 centrales nucléaires de taille moyenne. L’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) vient de publier son rapport annuel, et les chiffres parlent d’eux-mêmes : la capacité mondiale totale atteint désormais 5 149 GW, soit une progression de 15,5% en douze mois. Ce qui frappe surtout, c’est que les énergies renouvelables représentent 85,6% de toutes les nouvelles capacités électriques installées dans le monde. Les énergies fossiles continuent d’exister, mais leur part dans les nouvelles installations s’effrite visiblement.
Cette accélération intervient dans un contexte géopolitique particulièrement tendu. Les tensions au Moyen-Orient rappellent à quel point les chaînes d’approvisionnement en combustibles fossiles restent vulnérables aux chocs mondiaux et aux fluctuations de prix brutales. Francesco La Camera, directeur général de l’IRENA, souligne que les pays ayant investi massivement dans la transition énergétique traversent cette période avec moins de dommages économiques, renforçant leur sécurité énergétique et leur compétitivité. Les renouvelables présentent des avantages indéniables : elles sont locales, rapides à déployer et leur coût ne cesse de diminuer.
Le solaire écrase la concurrence avec plus de 500 GW installés{{}}
Si vous suivez les tendances énergétiques, vous avez probablement remarqué que le photovoltaïque solaire monopolise l’attention. En 2025, cette technologie a représenté 511 GW des nouvelles installations, soit environ trois quarts de l’ensemble des capacités renouvelables ajoutées. Plus précisément, 510,3 GW proviennent du solaire photovoltaïque classique. L’éolien arrive en deuxième position avec 159 GW de nouvelles capacités, enregistrant une hausse de 14% par rapport à l’année précédente. À eux deux, le solaire et l’éolien constituent 96,8% des nouvelles installations renouvelables de 2025.
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Cette domination s’explique par des raisons économiques plutôt que par des effets de mode. Ces deux technologies ont connu les baisses de coûts les plus spectaculaires de la dernière décennie, ce qui les rend désormais les plus compétitives dans la majorité des marchés mondiaux. Elles se déploient rapidement, sans nécessiter les infrastructures complexes qu’exigent d’autres sources d’énergie. Les autres technologies progressent aussi, mais à un rythme nettement plus modeste : la bioénergie a ajouté 3,4 GW, l’hydroélectricité (hors stations de pompage) 18,4 GW, tandis que la géothermie stagne avec seulement 0,3 GW installés à l’échelle planétaire.
Les disparités régionales restent marquées{{}}
Vous pourriez penser que cette croissance des renouvelables bénéficie équitablement à toutes les régions du monde, mais la réalité est bien différente. L’Asie écrase littéralement la concurrence en représentant 74,2% de toutes les nouvelles capacités renouvelables en 2025, avec un impressionnant total de 513,3 GW. La région affiche une croissance annuelle de 21,6%, portant sa capacité totale à 2 891 GW. La Chine se taille la part du lion dans cette expansion, notamment dans l’éolien où elle a installé à elle seule 119,4 GW, et dans l’hydroélectricité avec 96% des nouvelles installations mondiales.
L’Afrique mérite une attention particulière. Bien que sa base installée reste modeste, le continent a enregistré sa croissance la plus rapide avec 11,3 GW ajoutés, soit une progression de 15,9%. L’Éthiopie, l’Afrique du Sud et l’Égypte mènent cette dynamique. Le Moyen-Orient surprend avec une augmentation de 28,9%, principalement tirée par l’Arabie Saoudite qui diversifie agressivement son mix énergétique. L’Europe, malgré son expérience dans le domaine, totalise 934 GW de capacité renouvelable, soit trois fois moins que l’Asie. L’Amérique centrale et les Caraïbes accusent un retard considérable avec seulement 21 GW au total.
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Analyse détaillée des technologies par région
Pour vous permettre de mieux visualiser cette répartition, voici un aperçu détaillé des installations par technologie et par région :
- Éolien : La Chine domine avec 119,4 GW installés, tandis que l’Inde ajoute 6,3 GW à son parc
- Hydroélectricité : La quasi-totalité des 18,4 GW ajoutés provient de Chine, qui maintient son leadership dans cette technologie mature
- Bioénergie : Le Japon arrive en tête avec 1,1 GW, suivi de la Chine (0,8 GW) et du Brésil (0,6 GW)
- Géothermie : Les Philippines, l’Indonésie, l’Allemagne, la Turquie et le Japon se partagent les maigres 0,3 GW installés
- Installations hors réseau : 1,7 GW ajoutés (hors Eurasie, Europe et Amérique du Nord), majoritairement solaires (1,5 GW)
Les implications économiques de cette transition{{}}
Vous vous interrogez probablement sur ce qui motive réellement cette accélération. La réponse tient moins aux politiques climatiques qu’aux considérations économiques et aux questions de sécurité énergétique. Le solaire et l’éolien sont désormais les options les moins chères et les plus rapides à déployer dans la plupart des marchés. Ils ne subissent pas les fluctuations des prix des combustibles fossiles et échappent aux tensions géopolitiques qui pèsent sur le pétrole et le gaz.
Ce dernier point prend une importance particulière en 2025. Chaque fois que des tensions éclatent au Moyen-Orient, les marchés des combustibles fossiles tremblent. Les pays qui ont massivement investi dans les renouvelables constatent aujourd’hui les bénéfices de leurs choix : des coûts énergétiques plus stables et une exposition réduite aux chocs internationaux. Cette transition ne relève plus du débat théorique sur l’avenir de l’énergie propre. Quand 85% des nouvelles capacités mondiales sont renouvelables, on assiste à un basculement concret et mesurable.
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L’inégalité d’accès aux énergies renouvelables pose problème
Le rapport de l’IRENA met en lumière un fossé préoccupant. Pendant que l’Asie sprinte en avant, certaines régions comme l’Amérique centrale et les Caraïbes progressent à peine. Cette disparité ne constitue pas seulement un problème climatique, elle représente aussi un enjeu de sécurité énergétique majeur. Les régions qui maintiennent une forte dépendance aux énergies fossiles restent exposées aux variations de prix et aux ruptures d’approvisionnement, exactement les risques qui occupent le devant de la scène actuellement.
Les pays qui accélèrent leur transition se positionnent avantageusement pour affronter les prochaines crises énergétiques. La rapidité du déploiement varie considérablement selon les territoires, et cette vitesse déterminera largement quels pays subiront le moins de dommages lors des prochains chocs géopolitiques ou économiques. La course est lancée, et les écarts se creusent entre les nations qui ont compris l’urgence stratégique et celles qui tardent encore à opérer leur mue énergétique.
https://rouleur-electrique.fr/wp-content/uploads/2023/07/albert-lecoq_trombi.jpgRédigé par Albert Lecoq - Spécialiste des guides d’achat de voitures électriques, je suis passionné par les nouvelles technologies et je suis un fervent partisan de l’adoption de la technologie électrique et de la mobilité durable. En savoir plus
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