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"Saurons-nous agir à temps avec les choix politiques définis et acceptés en planifiant et en accélérant la nécessaire transition écologique et solidaire ? – Initiatives en France, dans l’Union européenne, dans le secteur du bâtiment, etc" par Jacques Hallard
samedi 4 avril 2026, par
ISIAS Transition écologique
Saurons-nous agir à temps avec les choix politiques définis et acceptés en planifiant et en accélérant la nécessaire transition écologique et solidaire ? – Initiatives en France, dans l’Union européenne, dans le secteur du bâtiment, etc
Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 02/04/2026
Série transition écologique et solidaire - 1ère partie
Plan du document : Avant-propos Préambule Introduction Sommaire Auteur
Agissons maintenant ! Pour tout ce qu’ils peuvent faire en faveur de l’environnement, du climat et de la biodiversité, nous avons décidé de partager nos idées d’actions que chacun peut s’approprier. Il n’y a pas de petits gestes si on est des milliers à les faire. Profitez-en aussi pour partager, en particulier avec nos dirigeants, chaque initiative que vous mettez en œuvre. ‘Act Now’, c’est plus qu’agir au sein de sa cellule locale, c’est inciter la société à changer en communiquant, en interpellant les politiques et les acteurs de toutes dimensions. L’urgence climatique est telle que le changement doit maintenant être global. Rejoignez-nous sur le chemin du changement ! November 30, 2019 - https://act-now.today/fr/
Agissons pour notre avenir commun - Acceptons les possibilités. C’est ce que préconisent les 17 objectifs de développement durable, un plan d’action pour un monde meilleur. Il n’est pas nécessaire d’attendre l’avenir que nous souhaitons, nous pouvons le créer dès maintenant. Chacun peut rejoindre le mouvement mondial en faveur du changement.
‘ActNow’ est la campagne des Nations Unies visant à inciter les gens à agir en faveur des objectifs de développement durable.
Les objectifs visent à améliorer la vie de chacun d’entre nous. Un air plus pur. Des villes plus sûres. Égalité. Des emplois de meilleure qualité. Ces problèmes concernent tout le monde. Les progrès sont toutefois trop lents. Il est urgent d’agir pour accélérer les changements qui permettront d’améliorer la qualité de vie sur une planète plus saine. À quoi peut-on s’attendre lorsque des millions de personnes agissent ensemble pour notre avenir commun ? À beaucoup. Participez à la campagne pour en savoir plus et agir davantage… - Source : https://www.un.org/fr/actnow - Sujet repris dans ce dossier
Juste des éléments préliminaires pour ce dossier proposé à titre didactique
La transition écologique, concept élaboré par Rob Hopkins[1], regroupe un ensemble de principes et de pratiques formés à partir des expérimentations et des observations d’individus, de groupes, de villages, villes ou communes, lorsqu’ils ont commencé à travailler sur les problématiques de résilience communautaire, d’économie en boucle et de réduction des émissions de CO2. Ces principes ont été déclinés dans les domaines de l’agriculture (permaculture), des usages dans les villes (mouvement des villes en transition) ou plus généralement à travers le principe écologique de résilience… - Source : Wikipédia
Transition écologique - PDF - Alexis Gonin, mai 2021. Document ‘geoconfluences.ens-lyon.fr’
La transition écologique est le passage, à l’échelle d’une société, à des modes d’habiter et des systèmes productifs plus durables. D’un point de vue géographique, la problématique sous-jacente à la transition écologique est celle des recompositions spatiales pour une meilleure cohabitation entre l’ensemble des vivants, humains et non-humains, qui peuplent les milieux terrestres. Elle invite à un certain renouvellement des cadres d’analyse, au-delà de la dichotomie société/environnement, pour mettre l’accent sur les relations d’interdépendance qui tissent les milieux habités. L’idée de transition écologique nécessite toutefois quelques précautions car, comme celle de développement durable, on la trouve à la fois dans des discours scientifiques et politiques.
Les travaux des écologues, climatologues, biologistes et autres spécialistes du vivant et des systèmes terrestres ont montré le dépassement d’un certain nombre de limites écosystémiques (rejets excessifs d’azote, phosphore, dioxyde de carbone, usage au-delà du seuil de ‘renouvelabilité’ de nombreuses ressources… [Steffen et al. 2015]). Les mutations de l’Anthropocène, à commencer par le changement climatique et l’extinction actuelle des espèces, font peser de nombreuses incertitudes sur la continuation et la diffusion du mode de développement des pays du Nord. Sur la base de ces travaux scientifiques, des critiques plus ou moins radicales sont formulées sur la non durabilité des modes d’habiter des sociétés développées et des systèmes productifs ‘extractivistes’. La transition écologique trouve son origine dans ces critiques.
Si certains territoires, à l’échelle locale, pourraient être considérés comme étant sur la voie d’une transition écologique, celle-ci existe avant tout à l’état de projets sociétaux, largement débattus. Les constats sur la non durabilité des modes dominants de développement sont amplement partagés, mais les analyses sur les causes de cette non durabilité (avec notamment la remise en cause ou non du capitalisme dans ses diverses formes), les modes alternatifs d’habiter à mettre en place et les trajectoires de changement à emprunter font l’objet de débats et de désaccords profonds, aussi bien en sciences humaines et sociales que dans les arènes politiques locales, nationales et internationales.
Parmi les très nombreuses formulations des projets de transition écologique, on peut distinguer deux grandes tendances. La première, que l’on peut appeler modernisation écologique, cherche à concilier les modes actuels de développement avec la préservation de l’environnement. La transition repose avant tout sur l’innovation technique avec pour objectif la décarbonation de l’économie et la préservation de la biodiversité sur certains territoires protégés. La deuxième tendance est un projet plus transversal et plus radical qui allie les objectifs écologiques à ceux de réduction des inégalités socio-économiques et d’approfondissement de la démocratie. Certains auteurs évoquent à ce titre une transition sociale-écologique (Laurent, 2017). Cette tendance rompt avec la vision d’un développement fondé sur un progrès technique et humain linéaire, qui permettrait une meilleure maîtrise de l’environnement. Partant du constat du dépassement de nombreuses limites terrestres, et de l’impossibilité pour les humains de s’affranchir des très nombreuses relations d’interdépendance au non-humain, ces projets de transition écologique proposent « d’atterrir » (Latour, 2021) et de repenser le bien-être dans le cadre offert par les écosystèmes, en préservant les relations d’interdépendance au vivant. Dans la lignée de Philippe Descola et Bruno Latour, ils s’accompagnent d’une remise en cause du cadre de pensée moderne qui distingue ce qui serait humain, ou culturel, de ce qui serait naturel. Ce nouveau cadre d’analyse cherche à rompre avec les traditions modernistes issues du XVIIIe siècle pour tendre vers des relations plus empathiques avec les autres vivants (Morizot, 2020). Ces deux tendances de la transition écologiques divergent sur les questions du développement (à infléchir, verdir, rendre plus durable dans le premier cas, s’en affranchir dans le second) et de la modernité (à réformer pour prendre en compte les contraintes écologiques dans le premier cas, sortir de ce cadre de pensée dans le second).
Dans les deux cas, la transition écologique est vue comme un projet émanant de collectifs humains, et qui pourrait être planifié, piloté, mis en œuvre selon une certaine progressivité. Or, les mutations globales de l’Anthropocène, en premier lieu le changement climatique et l’extinction des espèces, sont des bouleversements dont les manifestations sont brutales et non contrôlées par les sociétés. Les mutations majeures en cours ne sont donc certainement pas tant la résultante d’une transition comme projet politique, que la manifestation de ruptures dans les écosystèmes ‘anthropisés’, ruptures auxquelles il faudrait s’adapter dans l’urgence. En ce sens, la transition écologique ne serait sans doute pas tant pilotée que négociée avec les autres vivants.
Références citées :
- Beucher, Stéphanie. 2021. Les transitions. CNRS éditions, La Documentation Photographique n° 8139.
- Latour, Bruno, 2021. Où suis-je ? Leçons du confinement à l’usage des terrestres. Paris : La Découverte.
- Laurent, Éloi. 2017. À l’horizon d’ici. Les territoires au cœur de la transition social-écologique. Lormont : Le bord de l’eau.
- Morizot, Baptiste, 2020. Manières d’être vivant : enquêtes sur la vie à travers nous. Éditions Actes Sud.
- Steffen, W., Richardson, K., Rockström, J., Cornell, S.E., Fetzer, I., Bennett, E.M., Biggs, R., Carpenter, S.R., De Vries, W., and De Wit, C.A., 2015. ’Planetary boundaries : Guiding human development on a changing planet’. Science, 347 (6223), 1259855.
Pour compléter avec Géoconfluences - Voir notre dossier : « Les systèmes socio-écologiques face aux changements globaux »
- Alexandre Tannai, « Quelle transition écologique du tourisme hivernal dans les territoires de montagne français ? », Géoconfluences, janvier 2026.
Les systèmes socio-écologiques face aux changements globaux
Géographie critique des ressources : énergies, matières, foncier
Source : https://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/transition-ecologique
Ce dossier est essentiellement consacré à la promotion de la transition écologique et solidaire…
Les articles sélectionnés pour ce faire sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après
Retour au début de l’introduction
2. France - Priorité du Gouvernement - Planifier et accélérer la transition écologique
Retour au début de l’introduction
§§§
Rappel - Promotion de la transition écologique et solidaire – Documentation ‘hauts-de-france.developpement-durable.gouv.fr/-‘
L’objectif de la transition écologique est de permettre un développement durable et soutenable : elle correspond à un processus de transformation structurelle fondamentale de long terme de notre modèle de société.
Le développement durable fait référence à un développement économique et social que la planète peut supporter sur le long terme. Il vise à préserver l’environnement et ses ressources pour que les générations actuelles et les générations futures puissent répondre, avec équité, à leurs besoins.
En effet, le modèle économique actuel a montré ses limites et ses effets néfastes sur l’environnement et nos sociétés. Changements climatiques, production de déchets, menaces sur la santé publique, famine, raréfaction des ressources naturelles, perte de biodiversité sont autant de signes que nos modèles de croissance montrent leurs limites et doivent être repensés.
Une transition apparaît nécessaire pour refonder nos modèles et aboutir à un développement économique plus sobre et respectueux de l’environnement. Cette transition constitue un défi comme une opportunité, à laquelle tous les acteurs de la société doivent prendre part pour assurer son succès.
Historique : les grandes dates du développement durable
En France : les politiques publiques actuelles en faveur de la transition écologique
La DREAL : acteur de la transition écologique en région
Pour en savoir plus :
Déclaration de Rio de 1992
Charte de l’environnement
Programme de développement durable à l’horizon 2030 de l’ONU
Plateforme ODD de l’ONU
Site du Ministère de la Transition Écologique, ODD
Plateforme Agenda 2030
Site de l’ONU : Présentation de la Convention sur les changements climatiques
Portail ’Biodiversité. Tous vivants !’
Publication du Ministère de la Transition Écologique sur la transition
Site du CERDD : ’ODD’
Promouvoir les nouveaux modèles économiques
Encourager la Participation Citoyenne
ActualitésJ’agis !Planification Ecologique
Origine - Préfet de la région Hauts-de-France - La direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) des Hauts-de-France est un service de l’État. Placée sous l’autorité du préfet de région et des préfets de département, elle met en œuvre et coordonne les politiques publiques du ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, du ministère de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, du ministère des Transports, du ministère de la Ville et du Logement.
France - Priorité du Gouvernement - Planifier et accélérer la transition écologique {{}}
L’impact du changement climatique se faisant de plus en plus sentir, nous devons aujourd’hui accélérer la transformation des secteurs les plus émetteurs comme de nos modes de vie.
9 chantiers pour l’écologie{{}}
Améliorer la qualité de l’air grâce aux Zones à faibles émissions
Objectif atteint à 86%
1 indicateur
Rénover son logement grâce à MaPrimeRénov’
Objectif atteint à 81%
1 indicateur
Lutter contre les atteintes à l’environnement
Objectif atteint à 73%
1 indicateur
Les défis auxquels nous faisons face{{}}
L’impact du changement climatique se fait de plus en plus sentir dans notre quotidien. La hausse de la température globale s’est encore accélérée, à un rythme qui fera très probablement dépasser le seuil de 1,5 °C de réchauffement entre 2021 et 2040. Des événements météorologiques extrêmes plus intenses et plus fréquents ont lieu chaque année (feux, orages et tempêtes ou ouragans…). Les territoires et les populations sont inégalement affectés par les défis climatiques et écologiques. Un épuisement des ressources naturelles est constaté, tant en matière de biodiversité que d’eau ou de minerais. Tout cela nécessite de gérer les urgences et planifier le long terme.
Ces enjeux doivent orienter nos actions, individuelles et collectives. Après avoir posé le diagnostic, nous devons aujourd’hui accélérer la transformation des secteurs les plus émetteurs comme de nos modes de vie. Certains acteurs et territoires seront plus impactés, et devront être accompagnés spécifiquement. Les enjeux sont multiples, tant pour rendre notre planète plus vivable, améliorer la qualité de l’air, de l’eau, préserver la nature, mais aussi développer une souveraineté écologique française et européenne.
De premières améliorations depuis 6 ans{{}}
Quelques exemples :{{}}
- Doublement de la vitesse de réduction de nos émissions sur 2017/2022 par rapport à 2012/2017.
- Un million de bénéficiaires de « Ma prime rénov », + 15 000 km de pistes cyclables, plan de sobriété ayant permis de réduire de 10 % notre consommation d’énergie, pérennisation de plus de 7 000 km de petites lignes ferroviaires, relance des trains de nuit, interdiction de 10 produits en plastiques à usage unique les plus polluants (pailles, couverts en plastiques)…
- Un accord européen avec un objectif de réduction de nos émissions de 55 % en 2030, puis la neutralité carbone en 2050.
…mais encore des chantiers à mener{{}}
Les priorités jusqu’en 2027{{}}
La France a vocation à être la première grande Nation verte, qui inspire nos voisins européens et dans le monde. En lien avec le chantier de ré-industrialisation, l’objectif est aussi de renforcer – grâce à la transition écologique – la souveraineté tant énergétique, qu’industrielle et alimentaire du pays.
Comment y parvenir ?{{}}
Pour cela, un cap clair a été défini, basé sur la planification écologique, déclinée au sein du projet « France Nation Verte » et mobilisant l’ensemble des ministères mais aussi des acteurs privés, de nombreuses associations et in fine tous les Français. Avec pour priorités :
- Accélérer la décarbonation des secteurs stratégiques principaux pollueurs : transports (30 %), industrie (20 %), agriculture (20 %), logement (20 %), énergie et biomasse (10 %).
- Une stratégie par secteur est en train d’être définie et sera présentée d’ici l’été 2023. {{}}
- Les Conseils de planification écologique animés par le président de la République et la Première ministre permettront des points d’étape réguliers. Ces travaux permettront d’aboutir à la prochaine Stratégie Nationale Bas Carbone et à la prochaine Programmation Pluriannuelle de l’énergie.
- Permettre à chaque territoire d’engager sa transition {{}}
- Une stratégie par territoire sera aussi mise en place avec des objectifs construits en partenariat avec les acteurs locaux (collectivités, entreprises, citoyens...).
- Rendre la transition écologique accessible à tous{{}}
- Des dispositifs d’accompagnement simplifiés pour mieux aider les plus modestes seront déployés.
- Protéger la biodiversité et nos ressources (eau, forêts, sols…).
- Une préservation renforcée de notre biodiversité, pour protéger et restaurer nos écosystèmes, avec un suivi spécifique de quelques bassins et une nouvelle Stratégie Nationale Biodiversité.
- Mobiliser tous les Français pour être acteurs de la transition{{}}
- De nouveaux dispositifs de formation (notamment des administrations) et d’engagement (notamment via les services civiques) seront ainsi développés.
Transition écologique Les grands dossiers {{}}
- De nouveaux dispositifs de formation (notamment des administrations) et d’engagement (notamment via les services civiques) seront ainsi développés.
En hiver comme en été, pour économiser l’énergie, on agit, on réduit. Puisque chaque geste compte.
Mieux agir pour accélérer la transition écologique
Chaque geste compte
Actualités{{}}
Découvrez les dernières actualités liées aux politiques prioritaires du Gouvernement.
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Source : https://www.info.gouv.fr/politiques-prioritaires/planifier-et-accelerer-la-transition-ecologique
Environnement et financement de la transition : qu’en pensent les Français ? - Publié le 25 mars 2026 - Par : La Rédaction ‘vie-publique.fr’ Société Économie
L’enquête ’Conditions de vie et aspirations des Français’ du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) inclut depuis quelques années des questions de l’Agence de la transition écologique sur la sensibilité à l’environnement et sur l’action publique en la matière. Le point sur l’opinion des Français en 2025.
Une étude publiée en mars 2026 par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) présente les résultats des questions relatives à l’environnement et à la fiscalité environnementale de l’enquête ’Conditions de vie et aspirations’ menée en décembre 2024 et janvier 2025.
L’environnement reste un sujet d’inquiétude {{}}
La plupart des répondants se disent :
- préoccupés par le changement climatique. Cette inquiétude touche 63% de la population (après 65% en 2024 et 70% en 2023), particulièrement les jeunes générations ;
- sensibles aux questions environnementales. 42% de la population y est très sensible (41% en 2024). La sensibilité à l’environnement est plus fréquente chez les cadres, les retraités et les plus de 60 ans ;
- prêts à accepter des règles destinées à protéger l’environnement (60% du panel, 65% des diplômés du supérieur et 54% des moins diplômés).
Un sujet jugé moins prioritaire {{}}
L’environnement est l’un des deux principaux sujets de préoccupation de 21% des sondés (contre 30% en 2023). Cette inquiétude est plus vive chez les diplômés du supérieur (29%), les moins de 25 ans (27%), les hauts revenus (26%) et les habitants de l’agglomération parisienne (25%). Les Français sont plus préoccupés par la violence et l’insécurité (45%), l’immigration (30%) et la pauvreté en France (26%).
18% des Français considèrent la réduction de l’impact de l’homme sur la planète comme l’une des priorités d’action du gouvernement (ils étaient 27% en 2021). Ce sujet, qui n’était devancé en 2021 que par le renforcement des services publics (44% en 2025, +10 points par rapport à 2021), l’est aussi désormais par la limitation des dépenses publiques (35%, +15 points) et la relocalisation de la production (25%, -6 points).
Une adhésion sous condition à la fiscalité environnementale {{}}
72% des Français souhaitent un effort budgétaire massif en faveur du climat (-10 points en un an) ; cette part passe à 74% dans les grandes villes et à 76% dans l’agglomération parisienne. Pour financer la transition, les personnes interrogées privilégient une hausse de l’impôt sur le patrimoine des plus fortunés (60% du panel) ou sur les bénéfices des entreprises (54%).
Un quart des Français seraient enclins à payer davantage de taxes affectées à la défense de l’environnement (+4 points en un an), et 19% une taxe carbone plus élevée (contre 13% en 2023). Les répondants adhèrent d’autant plus à une fiscalité environnementale qu’ils sont jeunes et aisés. 63% du panel se montrent favorables à une hausse de la taxe carbone si elle s’accompagne de la baisse d’autres impôts, d’une redistribution aux catégories modestes et moyennes ou si elle est affectée intégralement à la transition énergétique (+6 points en un an).
Quant aux aides aux ménages en vue de la transition, les Français préfèrent qu’elles soient :
- inversement proportionnelles aux revenus (38% du panel) ;
- du même montant pour tous (35%) ;
- réservées aux plus pauvres (26%).
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Quelle solution faut-il privilégier pour financer la transition climatique ?{{}}
Un accroissement des impôts sur le patrimoine des 10% de ménages les plus fortunés (à partir de 365 000 euros par adulte, une fois les emprunts et les dettes déduits)
Un accroissement des impôts sur les bénéfices des entreprises, avec un pourcentage progressif en fonction de leur niveau de bénéfices
Un accroissement des impôts sur le revenu, progressif en fonction des revenus (faible pour les ménages modestes, plus élevé pour les ménages les plus aisés)
Une augmentation de l’endettement public du pays
Graphiques : Vie-publique.fr / DILASource : Crédoc, Enquêtes Conditions de vie et aspirations des Français, 2025. Question proposée par l’Ademe.Télécharger les donnéesCréé avec Datawrapper
Fiscalité verte : quelles conditions d’acceptabilité pour les Français ?
En bref 12 décembre 2024
Mots clés : Environnement Protection de l’environnement Climat Politique de l’environnement Finances publiques Fiscalité
Source : https://www.vie-publique.fr/en-bref/302541-quelle-sensibilite-des-francais-lenvironnement-en-2025
Transition énergétique : quelle stratégie pour l’Union européenne ? - Publié le 19 mars 2026 - Par : La Rédaction ‘vie-publique.fr’ Économie
La Commission européenne a présenté, le 10 mars 2026, des mesures visant à renforcer l’indépendance énergétique de l’Union européenne. Cette stratégie d’investissement dans les énergies ’propres’ vise notamment à accélérer le développement et le déploiement de petits réacteurs nucléaires en Europe.
Le communiqué de la Commission européenne du 10 mars 2026 présente le volet énergétique de la stratégie de développement de l’Union européenne (UE) dans un contexte de ralentissement de la productivité européenne et de hausse des coûts de l’énergie. Il s’inscrit dans le prolongement du rapport Draghi relatif à la compétitivité de l’Europe, présenté en septembre 2024.
Parmi les pistes évoquées dans le communiqué de la Commission figurent les petits réacteurs modulaires nucléaires (SMR) et les réacteurs modulaires avancés (AMR), des technologies nucléaires de plus petite taille que les centrales nucléaires classiques.
Quelles sont les technologies à privilégier ? {{}}
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime qu’environ 35% des réductions d’émissions de gaz à effet de serre requises d’ici à 2050 dépendront de technologies qui ne sont pas encore disponibles sur le marché.
Pour l’UE, la technologie des petits réacteurs modulaires (SMR) est l’une des pistes de développement vers la transition énergétique. Ces réacteurs de nouvelle génération, notamment développés par la France, devraient être commercialisés au début des années 2030.
Parmi les autres solutions avancées par la Commission européenne pour accélérer la transition énergétique figurent :
- le stockage d’énergie à longue durée (LDES) ;
- l’éolien flottant et le solaire flottant ;
- l’énergie océanique (houlomotrice et marémotrice) et l’éolien aéroporté ;
- les nouvelles formes de déploiement des énergies renouvelables comme l’agrivoltaïsme, les solutions renouvelables bio-sourcées avancées, le captage et le stockage du carbone (CSC) et le captage, l’utilisation et le stockage du carbone (CUSC).
Le nucléaire civil : quelle part dans l’énergie de demain ?
Eclairage 6 mars 2026
Financer la transition énergétique par l’investissement privé {{}}
La Banque européenne d’investissement (groupe BEI) doit renforcer son soutien aux investissements privés. Elle investira plus de 75 milliards d’euros de financements au cours des trois prochaines années pour soutenir les objectifs de la transition énergétique et de la stratégie d’investissement pour les énergies propres.
Cette somme est présentée par la Commission européenne comme un levier de mobilisation des acteurs privés car les sommes devant être investies dans le développement des technologies d’avenir sont de grande ampleur et ne pourront être supportées par les seules capacités de financement public, les budgets nationaux ou le Cadre financier pluriannuel (CFP) ou le groupe BEI.
La stratégie européenne en matière d’énergie consistera à faciliter la mobilisation des investissements privés en renforçant le lien entre les capitaux privés disponibles et le portefeuille de projets énergétiques européens. La Commission estime à 33 700 milliards d’euros les actifs gérés par le secteur privé en Europe. Les investisseurs institutionnels (assureurs et fonds de pension, par exemple) contrôlent plus de 12 000 milliards d’euros d’actifs en Europe.
Transition énergétique : les enjeux économiques et géopolitiques autour des minerais {{}}En bref 30 octobre 2024
Mots clés : Énergie - Transports Énergie renouvelable Énergie nucléaire Politique de l’énergie
La Documentation française propose :
Parlons nucléairhttps://www.vie-publique.fr/catalogue/23424-parlons-nucleaire-en-30-questionse en 30 questions- Comprendre les enjeux économiques et sociaux du nucléaire civil. Paul Reuss 21 février 2023 7,90 €
Tendances du Bâtiment - Partie 1 : la transition écologique et ses contraintes environnementales - Document ‘codial.fr/blog’
L’impact sur la gestion du recyclage dans le secteur du Bâtiment / BTP
Nous avons interrogé 8 de nos distributeurs Ténors pour connaître leur ressenti et les difficultés rencontrées par leurs clients du Bâtiment. Nous remercions vivement pour leur participation : Arc Gestion, Axe Informatique, Cap Info, IAD, Logicom, PIM PME, Groupe Sages et TGS France.
Même si les problématiques peuvent légèrement varier en fonction des régions et des tailles des entreprises, globalement, il en ressort que pour survivre, les entreprises doivent se réinventer, innover et veiller de très près à leur rentabilité.
De nombreux sujets sont au cœur des préoccupations des PME du Bâtiment pour 2024/2025 et parmi les plus importants : la transition écologique et ses contraintes environnementales, la facturation électronique, la mobilité, la gestion et le suivi de chantier précis ainsi que la conclusion. Découvrons, notre premier sujet.
La transition écologique et ses contraintes environnementales{{}}
Depuis quelques années, la stratégie nationale « bas carbone » a été mise en place avec pour objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Pour y arriver, de nombreuses mesures ont été mises en place et notamment dans le secteur du Bâtiment. Elles impactent aussi bien la construction neuve que la rénovation.
Beaucoup trop de logements sont considérés comme des passoires énergétiques et il est nécessaire de les rénover pour limiter leur consommation d’énergie aussi bien pour le chauffage, que pour limiter la climatisation dont l’usage s’intensifie avec le changement climatique.
Ceci pourrait jouer un rôle de booster pour les entreprises du Bâtiment, si des difficultés financières n’empêchaient pas les Français d’investir : baisse du pouvoir d’achat, augmentation des taux d’intérêt, surcoût d’évacuation des déchets (écocontribution REP), modalités d’attribution des aides qui change souvent et voir même peut-être prochainement une hausse du taux de TVA…
Il faut savoir que le moment où un bâtiment consomme le plus de carbone, c’est lors de sa construction. Il y a donc un travail d’écoconception, de choix de matériaux, de recyclage et d’économie circulaire à effectuer dès le début.
Aujourd’hui, dès la conception, il faut penser au futur démantèlement. La transition écologique passe donc par le BIM (Building Information Modeling). Le M de BIM peut aussi être traduit par « Managment », car on parle de management de projets de conception, de modélisation, de réalisation et d’exploitation. Le BIM permet donc d’intervenir sur tout le cycle de vie du bâtiment de sa construction à son démantèlement. Il y a maintenant un travail de traçabilité des déchets et des fluides qui est imposé et nécessite des outils comme Codial pour les traiter (générations et remplissage de formulaires personnalisés et CERFA).
Le BIM n’est pas encore un énorme succès auprès des PME, mais dans certaines régions, il n’est plus uniquement l’apanage des cabinets d’architecture. Quelques PME et artisans, qui cherchent à innover, s’appuient sur des maquettes 3D pour récupérer les métrés et les intégrer dans leur logiciel de gestion. Ainsi, ils accélèrent leurs process administratifs du plan au devis et jusqu’à la facture. Ils reprennent les données existantes et ne perdent plus de temps à prendre des mesures, élaborer un projet 3D… Autre exemple, les tablottiers génèrent des tableaux électriques dans leur logiciel spécifique et souhaitent que le chiffrage se fasse automatiquement. Il est donc important de pouvoir interconnecter différentes solutions (plans, appels d’offres, etc.). L’objectif est de se servir du travail des autres pour faire de l’import et du contrôle, plutôt que de faire de la ressaisie, source d’erreurs. Codial propose de nombreuses solutions pour gagner en productivité en se connectant avec des solutions partenaires.
Le BIM a cependant, quelques limites, car parfois les données modélisées initialement, ne correspondent pas toujours à la réalité. C’est notamment le cas pour les constructions où la réalisation n’est pas toujours 100% conforme au plan initial.
Au niveau informatique, la transition écologique impose une transition numérique pour pouvoir répondre à un certain nombre de nouvelles obligations : gestion des déchets, commandes fournisseurs en ligne, facturation électronique, plus d’impressions des tickets papier…
Outre répondre à de nouvelles obligations, l’utilisation d’un logiciel de gestion permet surtout d’automatiser les flux et donc de gagner du temps pour se concentrer sur son activité et non pas de l’administratif. Le temps libéré permet de mettre en place une politique RSE, de mieux sélectionner ses matériaux, d’analyser plus finement sa rentabilité…{{}}
Découvrir la suite de cet article :
- Partie 2 sur la facturation électronique.
- Partie 3 sur la mobilité
- Partie 4 sur la gestion et le suivi de chantier précis
- Partie 5 : conclusion
Source : https://www.codial.fr/blog/tendances-batiment-partie-1-transition-ecologique
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Comment penser la transition écologique ? - Samedi 7 mars 2026 – Enregistrement ‘radiofrance.fr/franceculture’ - Provenant du podcast La Conversation scientifique
La Conversation scientifique
Provenant du podcast La Conversation scientifique
Concept illustration Global warming around the world is about to be burned by human hands - Surasak Suwanmake
Concept illustration Global warming around the world is about to be burned by human hands - Surasak Suwanmake
Dans 250 millions d’années, les continents formeront la ‘Pangea Ultima’, avec volcanisme massif, réchauffement extrême et déserts géants. À long terme, l’humanité disparaîtra sans trace. Mais à court terme, notre avenir dépend de nos choix écologiques : saurons-nous agir à temps ?{{}}
Avec :
- Dominique Bourg, philosophe
- Sophie Swaton, philosophe et économiste, enseignante-chercheure à l’Université de Lausanne et Présidente de la fondation d’utilité publique ZOEIN
Dans la revue Nature datée du 5 octobre 2023, des chercheurs de différentes disciplines ont entremêlé leurs connaissances dans le but de déterminer ce que sera le futur lointain de la Terre. Leur conclusion est celle-ci : dans 250 millions d’années, les continents auront dérivé au point de finir par se percuter les uns les autres. Ils ne formeront donc plus qu’un seul gros bloc, la Pangea Ultima.
Cette évolution sera lente mais pas tranquille : en se rapprochant jusqu’à s’interpénétrer, les continents déclencheront en leurs bords une intense activité volcanique, qui libérera d’énormes quantités de gaz à effet de serre. En conséquence, le climat terrestre se réchauffera drastiquement, d’autant que le Soleil verra l’intensité de son activité augmenter de 2,5 %. Pour ne rien arranger, l’existence d’un seul supercontinent au lieu de plusieurs provoquera à l’intérieur des terres la formation d’immenses déserts sur lesquels aucune pluie ne tombera jamais plus. En clair - et pour reprendre la célèbre phrase de l’économiste John Maynard Keynes -, « à long terme, nous serons tous morts ».
Au passage, ce résultat nous donne une leçon de modestie en faisant voir que le futur très lointain de la Terre ne dépend nullement de nos actions, que celles-ci soient passées, présentes ou futures : toutes les traces de notre présence et de ses effets auront fini par disparaître de sa surface. La Pangea Ultima symbolise en somme à la fois l’écrasement total de la politique et l’effacement complet des effets de notre présence sur Terre. Dans l’étude de Nature, l’activité humaine ne fait plus partie de l’équation : n’y est convoquée que l’historicité intrinsèque du système Terre, qui a débuté bien avant l’apparition du genre homo et se prolongera bien après lui.
Reste que ce qui vaut là pour le futur à long terme ne vaut pas du tout pour le futur à court terme : lui va dépendre de nous. Nous savons en effet que ce qui va se passer durant les prochaines décennies sera en partie déterminé par ce que nous allons faire. Car, en matière d’environnement, toutes les projections sont inquiétantes, qu’elles concernent le changement climatique, la diminution des espaces de vie, la raréfaction des ressources, l’effondrement de la biodiversité, la pollution des sols, de l’eau et de l’air, ou encore la déforestation. D’autant que tous ces phénomènes se révèlent interdépendants : la pollution atmosphérique aggrave le changement climatique, qui accélère la déforestation, qui réduit la biodiversité, etc.
Dès lors, comment penser philosophiquement la transition qu’il convient d’effectuer ?
Avec Dominique Bourg, philosophe des sciences, professeur honoraire à l’Université de Lausanne, auteur de Leçons des limites planétaires (Actes sud, 2025) et Sophie Swaton, philosophe et économiste, enseignante-chercheuse à l’université de Lausanne, auteur de L’œil du jaguar (Actes sud, 2025). Conceptrice du revenu de transition écologique, elle préside la Fondation Zoein et son Institut de recherche consacré au paradigme de civilisation émergent.
Dominqiue Bourg et Sophie Swaton ont coécrit Primauté du vivant, essai sur le pensable (PUF, 2021)
L’équipe :
Etienne Klein
Etienne Klein Physicien, producteur de l’émission ’La conversation scientifique’ sur France Culture - Thierry Beauchamp Collaboration - Souad Boukhorssa Réalisation et mise en onde
Femmes en sciences : pourquoi si peu ?
Quand la transition écologique est surtout une affaire de moyens financiers - Christian Veyre - Publié le 22/03/2026 à 08h21 - Document ‘ouest-france.fr’
Les idées reçues sur les ménages modestes ont la vie dure. Non, ils ne se désintéressent pas de l’écologie et ne polluent pas plus. Mais la transition pèse plus lourd sur leurs budgets. Décryptage.
Quand la transition écologique est surtout une affaire de moyens financiers
Quand la transition écologique est surtout une affaire de moyens financiers | MADEWITHLOVE13 - STOCK.ADOBE.COM
Les ménages pauvres sont-ils indifférents à l’écologie ?
« Non. Ils n’ont pas le choix. Les ménages modestes sont pragmatiques et déploient en permanence des trésors d’ingéniosité pour faire face aux dérèglements écologiques et à leurs conséquences dans leur quotidien, » répond Isabelle Motrot. Dans son dernier livre*, consacré aux idées fausses sur la pauvreté et l’environnement, la journaliste s’emploie à démonter, un à un, les clichés les plus tenaces.
Une exposition plus forte aux risques que les autres ménages{{}}
Pour la journaliste, les ménages modestes ne sont pas indifférents à l’avenir de la planète. Pourtant, selon Oxfam, en France, les 1 % les plus riches émettent, en effet, dix fois plus de gaz à effet de serre que la moitié la plus pauvre. Les ménages modestes sont en revanche en première ligne des contraintes. « Dans les grandes villes, les quartiers populaires sont plus souvent situés à la marge, près des grands axes… Les logements sont mal isolés. L’hiver, ce sont des passoires thermiques, l’été des bouilloires. »
Quand l’écologie devient une affaire de « reste à vivre »{{}}
Autre cliché auquel s’attaque l’auteure : le supposé désintérêt des familles pauvres pour l’écologie. « Quand on est parent, l’évidence veut qu’on se soucie du bien-être de ses enfants et de leur avenir. Après, il y a la question du temps et des moyens. »
« Quand la fin de mois arrive dès la première semaine, il faut choisir entre l’alimentation, le loyer, les transports, la culture ou les loisirs. Chaque choix est un renoncement. Et une simple panne de voiture peut avoir des conséquences désastreuses et durables sur le long terme. »{{}}
Rénovation thermique : une inégalité de fait{{}}
Quartiers denses, absence de végétalisation, logements mal isolés… Le dispositif MaPrimeRénov’ avait aussi pour ambition de lutter contre le changement climatique tout en permettant au plus grand nombre de réduire sa facture énergétique. Là encore, pour l’auteure, le compte n’y est pas : « Tout le monde ne peut pas rénover. Les dossiers sont lourds à monter, il faut avancer des frais, sélectionner les bons professionnels… Sans oublier que les conditions d’accès sont plus strictes depuis septembre 2025. Et le reste à charge, de plusieurs milliers d’euros, est impossible à régler pour un grand nombre de demandeurs. Justement, les plus pauvres. »
Dernière idée fausse battue en brèche par Isabelle Motrot : l’éducation à l’écologie dont auraient besoin les plus pauvres. « Les ménages modestes n’ont pas attendu les experts pour être éco-responsables. Réparation, réutilisation, seconde main, entraide… Quand on est contraint, on est imaginatif. Mais cela reste de la sobriété. »
*« En finir avec les idées fausses sur la pauvreté », Isabelle Motrot, aux éditions Quart-Monde x L’Atelier, 5 €
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La réutilisation des eaux usées peine à décoller en France
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Passons à la transition écologique ! – Mis à jour en octobre 2025 – Document en forme de communiqué ‘hellocarbo.com/blog’
Sommaire : {{}}
1. Prendre la mesure de la transition écologique
2. Comment inscrire son entreprise dans la transition écologique ?
https://www.hellocarbo.com/wp-content/uploads/2022/06/transiition-ecologique-article.jpg
Pour réussir la transition écologique, l’économiste Kenneth Boulding soulignait la nécessité de passer de l’économie du “cow-boy”, dont l’attitude est exploitatrice puisqu’il dispose de ressources illimitées, à l’économie de “l’astronaute”, évoluant dans un espace aux ressources limitées nécessitant de se rationner. Mais de quelle manière réaliser cette transition écologique ? La France, via la stratégie nationale bas-carbone, prévoit une feuille de route dans le but de devenir neutre en carbone d’ici 2050. Carbo vous donne les clés pour comprendre ce à quoi elle sert et comment entamer une transition écologique dans votre entreprise. 🌱
transition-écologique-image-principale
Prendre la mesure de la transition écologique{{}}
Qu’est-ce que la transition écologique ?{{}}
De manière générale, une transition désigne le passage d’un état d’équilibre à un autre. Elle décrit des phénomènes plutôt progressifs et profonds que brutaux. Cependant, elle est le fruit de plusieurs initiatives et innovations, par définition radicales, qui se diffusent dans un cadre réglementaire.
Ainsi, la transition écologique représente l’évolution de notre société actuelle vers un nouveau modèle économique et social qui répond aux enjeux environnementaux. Concrètement, elle traduit la volonté de lutter contre les menaces qui pèsent sur notre planète : réchauffement climatique, perte de la biodiversité terrestre et marine, pollution de l’air…
Il s’agit de redéfinir nos modes de consommation et de production pour qu’ils soient résilients et solidaires.
On attribue cette notion à Rob Hopkins, enseignant en permaculture, qui revêt le rôle de lanceur d’alerte notamment concernant notre dépendance énergétique au pétrole. Il est à l’initiative de plusieurs projets qui imaginent la transition écologique des territoires et des collectivités.
La transition écologique engage plusieurs secteurs, avec entre-autres :
- Secteur énergétique
- Secteur industriel
- Secteur agro-alimentaire
Et chacun de ces secteurs répond à des objectifs durables de baisse d’empreinte carbone.
A quels objectifs la transition écologique répond-t-elle ?{{}}
Selon Rob Hopkins, la transition a pour but d’assurer la résilience d’un système, i.e. sa capacité à continuer de fonctionner malgré les différents chocs.
Le développement de la transition écologique est censé amener les territoires à une réduction des GES et à la neutralité carbone d’ici 2050. Tout cela dans le but notamment de ne pas dépasser une augmentation des températures de 1,5 C°. La transition écologique n’a-t-elle donc pas plutôt aujourd’hui pour objectif d’éviter un choc environnemental ?
Pour éviter ce choc et lutter contre les menaces environnementales, chaque secteur vise des objectifs de durabilité.
objectifs transition écologique
Concernant la transition énergétique{{}}
Selon la loi de transition énergétique pour la croissance verte datant de 2005, on la définit comme le mode de développement économique respectueux de l’environnement, à la fois sobre et efficace en énergie et en consommation de ressources et de carbone, socialement inclusif, soutenant le potentiel d’innovation et garant de la compétitivité des entreprises.
Aujourd’hui, le mix énergétique de la France est composé à environ 60% des énergies fossiles.
🖐 Le mix énergétique désigne la répartition des différentes énergies primaires utilisées pour les besoins énergétiques d’un territoire donné.
Et, alors que nous avons du mal à nous imaginer le monde sans pétrole, Rob Hopkins montre que notre sécurité énergétique et notre niveau de vulnérabilité dépendent justement de notre capacité à s’en détacher.
Ainsi, voici les objectifs de la transition énergétique :
- Réduire la consommation d’énergie
Pour la France, il s’agit par exemple de réduire la consommation énergétique de 50% d’ici 2050.
- Augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique
Il existe 4 grandes familles d’énergies renouvelables qui émettent très peu de carbone et de polluants : énergie éolienne, énergie solaire, énergie hydraulique et biomasse.
👉 Consultez notre article sur le vrai bilan carbone d’une éolienne pour en savoir plus !
- Repenser l’approvisionnement en énergie sur la base d’un modèle circulaire
Concernant la transition industrielle{{}}
La transition industrielle constitue un levier de développement pour certaines filières sur lesquelles la France peut jouer pour disposer d’avantages comparatifs et assurer un modèle économique et social qui répond aux enjeux environnementaux.
Pour développer sa transition, le secteur industriel prévoit notamment de :
- Réduire la pollution
- Repenser l’échelle des chaînes d’approvisionnement et les déclarations environnementales
- Réduire la consommation d’énergie tout au long du cycle de vie (conception, fabrication, commercialisation, utilisation, fin de vie)
Concernant la transition agro-alimentaire{{}}
Selon le Livre blanc sur le financement de la transition écologique, sur la période 2007-2013, différents dispositifs d’aides ont été mis en place dans ce secteur pour soutenir les investissements de modernisation des bâtiments, d’acquisition d’équipements permettant des économies d’énergie, pour soutenir des pratiques agricoles vertueuses et inciter au développement des énergies renouvelables. Sur la période, l’ensemble de ces investissements (publics et privés) représentent en moyenne 1,7 milliards d’euros par an dont 55% de soutiens publics.
L’objectif principal de la transition agro-alimentaire est d’assurer une agriculture respectueuse de l’environnement et permettre à tous l’accès à une alimentation de qualité.
Qui est concerné ?{{}}
La transition écologique n’est pas un processus qui se fait de manière isolée. En effet, on a déjà vu qu’elle touchait tous les secteurs de notre société. Elle nécessite aussi la participation de nombreux acteurs.
acteurs transition écologique
💡 Envie de creuser le sujet ? Découvrez notre article sur l’empreinte carbone par secteur.
Les appareils d’Etat{{}}
En France, c’est le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires qui pose le cadre politique et le cadre légal en termes de transition écologique. Il a pour mission générale de “préparer et mettre en œuvre la politique du Gouvernement dans tous les domaines liés à l’écologie, la transition énergétique et à la protection de la biodiversité”.
En 2017, le budget du ministère de la Transition écologique s’élevait à 35 milliards d’euros. En 2022, le Gouvernement lui consacre un budget de 50 milliards d’euros. Vient s’ajouter à ça le plan France relance, qui a alloué 30 milliards d’euros au volet Écologie et transition énergétique.
Les pouvoirs publics facilitent donc la transition des entreprises et des ménages. C’est d’ailleurs ce que montrent les projets phares de ce plan de relance :
- MaPrimeRenov’
- Prime à la conversion
- Bonus écologique
- Rénovation des bâtiments publics de l’État
- Décarbonation de l’industrie
L’Etat contribue aussi au développement de la transition écologique à travers la fiscalité . On parle alors de fiscalité écologique, i.e. celle qui vise à taxer les activités et produits polluants pour inciter à adopter des pratiques plus respectueuses de l’environnement.
Sans oublier l’ADEME qui est un Établissement public, ayant pour vocation principale l’accompagnement des entreprises, des collectivités locales, des pouvoirs publics et des particuliers vers la transition écologique.
Cependant, n’oublions pas qu’en 2019, l’Etat français a été condamné pour inaction climatique. Le tribunal a demandé de réparer les dommages causés par les manquements de l’État à ses engagements ‘carbone’. Le tribunal a donné jusqu’au 21 décembre 2022 à l’État pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre et développer des mesures ambitieuses.
Les entreprises{{}}
Les deuxièmes acteurs de la transition écologique sont les entreprises, et ce peu importe leur taille. Elles peuvent jouer sur plusieurs leviers et développer plusieurs projets pour réduire leur empreinte carbone.
transition écologique des entreprises
Les citoyens{{}}
Enfin, les citoyens ont aussi un grand rôle à jouer. Ils sont souvent à l’initiative de mouvements et de propositions de projets à échelle locale. Ils jouent aussi un rôle important à travers leur mode de consommation.
Par ailleurs, comme la transition écologique oblige les secteurs à évoluer, elle ouvre par là-même des nouvelles opportunités d’emplois. Par exemple, pour atteindre un objectif zéro déchet les territoires auront besoin de main d’œuvre pour assurer le bon développement et le bon fonctionnement des nouvelles méthodes de traitement des déchets (compostage, économie circulaire, méthanisation …).
🖐 La méthanisation est une technologie basée sur la dégradation par des micro-organismes de la matière organique, en conditions contrôlées et en l’absence d’oxygène. Tandis que le compostage est un processus de transformation des déchets organiques qui nécessite de l’eau et de l’oxygène.
Comment inscrire son entreprise dans la transition écologique ?{{}}
A chaque entreprise sa propre méthode{{}}
Il n’existe pas de remède tout fait pour entamer sa transition écologique. Par contre, il est possible de se faire accompagner. ✅
Pour entamer sa transition écologique sur la bonne voie et s’assurer de privilégier les actions qui ont l’impact le plus favorable sur l’environnement, nous vous conseillons de démarrer par un audit environnemental de votre établissement. Si vous êtes une TPE, PME ou ETI, faire appel à une solution de calcul carbone digitalisé et automatisé s’avère être la solution la plus adaptée et efficace, et la moins coûteuse. Carbo vous permet d’avoir un visuel facile à comprendre sur les impacts de vos émissions.
Carbo Company Dashboard
Estimez vos émissions plus facilement et passez rapidement à l’action !
Ensuite, il s’agit de mettre en place des solutions pour réduire l’impact négatif de votre établissement sur l’environnement. Grâce au bilan carbone de votre établissement vous identifierez facilement vos postes les plus carbonés. Carbo est là pour vous accompagner !
Suivre une trajectoire{{}}
Même s’il n’y a pas de trajectoire unique, il existe des mesures adaptables à toutes les entreprises et des chemins à suivre pour atteindre la sobriété après avoir réalisé son bilan carbone.
Un peu d’inspiration pour démarrer sa transition écologique{{}}
trajectoire transition écologique
Pour engager sa transition écologique en entreprise, le Shift Project fournit un grand nombre de solutions adaptables :
- Baisser la consommation d’emballages plastiques de 70%
- Se tourner vers des investisseurs conscients des enjeux environnementaux
- Former en interne aux enjeux énergie-climat
- Raccourcir ses chaînes d’approvisionnement lorsque cela est possible
- Faciliter en interne l’usage des transports en commun
- Viser une sobriété numérique
- Se fournir en énergies renouvelables
Les 4 scénarios de l’ADEME pour les entreprises{{}}
D’ailleurs l’ADEME soumet 4 chemins “types” pour conduire la France vers la neutralité carbone à l’horizon 2050.
On vous traduit ici les différentes trajectoires possibles du point de vue des entreprises pour respecter la sobriété.
Nom du scénario |
Mesures à suivre |
Changements |
| Génération frugale{{}} | - Business model fondé sur le low-tech
- Rénovation totale énergétique des locaux existants - Mutualisation des équipements - Réutilisation des bâtiments pour éviter les constructions - Mobilité durable (vélo, marché, transports en commun, covoiturage) - Equipements issus de l’économie circulaire et de la seconde main - Relocalisation de certaines filières |
- les modes de
consommation changent rapidement - la croissance basée sur les énergies fossiles s’interrompt. |
| Coopération territoriales {{}} | - Partage des locaux avec d’autres entreprises
- Accélération de la rénovation énergétique des locaux - Se fournir en biocarburants |
- Progressifs
- Efficaces |
| Technologies vertes{{}} | - Reconstruction des locaux de sorte à ce qu’ils consomment des ressources naturelles
- Mobilité électrique - Relocalisation des chaînes de valeur à l’échelle de l’Union européenne - Se fournir en hydrogène - Réponse à la dynamique de production grâce à des matières premières issues de déchets |
- transition dans
le mix énergétique - tendances de consommation qui changent peu |
| Pari réparateur{{}} | - Recours à l’électrification massive
- Recours à la compensation carbone - Utilisation des nouvelles technologies - Utilisation des systèmes de recyclage - Se fournir en biocarburants |
- impacts environnementaux
forts mais ’gérés’ - compensation par la technologie |
L’exemple d’Enercoop{{}}
La coopérative Enercoop, née dans un contexte d’ouverture du marché de l’électricité, propose un modèle énergétique juste et solidaire. Le projet ? Leur électricité est garantie 100% renouvelable grâce à un approvisionnement en direct auprès de plus de 300 producteurs français.
Dans un entretien, le directeur financier Olivier Soufflot affirme que les investisseurs d’Enercoop ne se contentent pas d’indicateurs financiers classiques, comme la rentabilité. Ils se concentrent sur les impacts sociaux et sociétaux de la coopérative, qui doit encourager les projets locaux citoyens et promouvoir un mix énergétique diversifié.
A terme, Enercoop souhaite développer ses propres moyens de production. C’est pourquoi elle a commencé à investir dans la construction de parcs solaires dans la région Midi-Pyrénées. L’entreprise a pour objectif de produire 25% de son électricité d’ici 2050 pour sécuriser son approvisionnement. Projet inspirant n’est-ce pas ? 😉
Alors, prêt à entamer votre transition écologique ?
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Alise Durand Content Manager chez Carbo
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_Source : https://www.hellocarbo.com/blog/communaute/transition-ecologique/
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– 02/04/2026
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