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"Après de nombreux conflits culturels et géopolitiques, exemple de la réconciliation entre la France et l’Allemagne, avec le rôle de l’entreprise Leitz (Leica) et d’Elsie Kühn-Leitz philanthrope et humanitaire courageuse pendant la 2ème Guerre mondiale" par Jacques Hallard

dimanche 15 mars 2026, par Hallard Jacques

ISIAS Histoire France Allemagne

Après de nombreux conflits culturels et géopolitiques, exemple de la réconciliation entre la France et l’Allemagne, avec le rôle de l’entreprise Leitz (Leica) et d’Elsie Kühn-Leitz philanthrope et humanitaire courageuse pendant la 2ème Guerre mondiale

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 2025-2026

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur


Préambule

Quelques repères pour débuter ce dossier préparé dans une optique didactique

Quelles sont les relations entre la France et l’Allemagne ? - L’Allemagne et la France entretiennent une relation particulière depuis 60 ans (Traité de l’Elysée). Le champ de la coopération franco-allemande couvre de nombreux domaines thématiques depuis le plus haut niveau politique jusqu’aux différents jumelages et associations. Le traité de l’Élysée fixe les objectifs d’une coopération accrue entre l’Allemagne et la France dans les domaines des relations internationales, de la défense et de l’éducation.

Le traité d’amitié franco-allemand (en allemand : deutsch-französischer Freundschaftsvertrag), dit traité de l’Élysée (Élysée-Vertrag), est un traité bilatéral entre la République fédérale d’Allemagne et la République française signé au palais de l’Élysée le 22 janvier 1963 par le chancelier allemand, Konrad Adenauer, et le président français, Charles de Gaulle. Il définit le cadre d’une coopération entre l’Allemagne et la France dans divers domaines… -  Wikipédia

L’amitié franco-allemande est une notion diplomatique franco-allemande née des suites de la Seconde Guerre mondiale, troisième conflit en moins d’un siècle entre la France et l’Allemagne. Pour éviter une nouvelle guerre et mettre fin au revanchisme, des efforts de rapprochement sont entrepris par les deux pays… - Wikipédia

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Entre la France et l’Allemagne, une relation à (re)bâtir - Interventions médiatiques | 04/05/2025 cité par Antoine Malo dans La Tribune Dimanche – Accroche - Avec l’arrivée de Friedrich Merz à la chancellerie, la France souhaite retisser un lien fort avec l’Allemagne. Mais il faudra d’abord aplanir les différends accumulés ces dernières années… - Source : https://www.ifri.org/fr/presse-contenus-repris-sur-le-site/entre-la-france-et-lallemagne-une-relation-rebatir

Le train Leica de la liberté est une initiative de sauvetage pour aider des Juifs à fuir secrètement l’Allemagne nazie en amont de la Shoah, à l’instigation d’Ernst Leitz II, de la société Leica, et de sa fille Elsie Kuehn-Leitz [1],[2].

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c2/Leitz_ernst_ii.png/250px-Leitz_ernst_ii.pngErnst Leitz II (1871–1956), industriel et directeur de la société Leitz Camera (devenue Leica). Sa fille : Elsie Kuehn-Leitz (1903–1985), fille d’Ernst Leitz II. En 1869 à Wetzlar, Ernst Leitz fonde sa société d’optique. Celle-ci maintient des traditions progressistes envers les employés, qui bénéficiaient de retraites, d’arrêts maladie et d’assurances, institués de bonne heure par Ernst Leitz, qui puise ses effectifs dans des générations de personnel qualifié, dont une grande partie est de confession juive. Ernst Leitz a eu un fils : Ernst Leitz II, qui dirige la société de 1920 à 1956 [3]. En 1933, lorsqu’ Adolf Hitler devient chancelier d’Allemagne, Ernst Leitz II commence à recevoir des appels pressants de ses associés juifs qui lui demandent son aide pour les sortir du pays. Comme Ernst Leitz II et sa famille ne sont pas juifs, ils ne souffrent pas des lois de Nuremberg, qui restreignent la liberté de circulation des juifs ainsi que leurs activités professionnelles…. - Source

Elsie Kühn-Leitz femme politique allemande :

Fichier:Kuehn-leitz elsie.png{{}}Source

Elsie Kuhn-Leitz : l’héritière Leica qui a défié les nazis – Vidéo 15:43 - Regards protestants - 19 août 2024 #nazi #protestant #juif

Au milieu des horreurs de la Seconde Guerre mondiale, une jeune femme a tiré parti de l’héritage de sa famille pour sauver des vies, au péril de la sienne. L’histoire inédite d’Elsie Kuhn-Leitz est celle de la bravoure, du sacrifice et de la résistance. Explications de Christina Weinhold, pasteur. #juif #nazi #protestant ► Abonnez-vous à notre chaîne et activez la cloche (🔔) pour les notifications :

 

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Source

65ème anniversaire du Jumelage Avignon Wetzlar - Association franco-allemande (AFA) – 24, 25 et 26 octobre 2025 - Alors qu’Avignon célèbre les 25 ans de l’année où elle était capitale européenne de la culture, avec Avignon ‘Terre de Culture 2025’, l’association franco-allemande fête les 65 ans du jumelage Avignon-Wetzlar et les 70 ans des premiers échanges.– https://annuaire-entreprises.data.gouv.fr/entreprise/association-franco-allemande-d-avignon-518290812

Rappel - Association franco-allemande d’Avignon - Écouter (12 min)

illustration agrandir l’imageChristiane Bourdenet © Radio France - Roland Olivier - Diffusé le jeudi 23 janvier 2020 à 16:02 – Source : https://www.francebleu.fr/emissions/ca-vaut-le-detour-l-association-qui-vaut-le-detour/vaucluse/ca-vaut-le-detour-l-association-qui-vaut-le-detour-10

Voir aussi : https://www.jumelage.eu/fr/nos-membres/profil-du-membre/avignon-association-franco-allemande-d-avignon-jumelage-avignon-wetzlar.html

Association Franco-Allemande Avignon | Fonds citoyen franco-allemand

Wetzlar est une ville d’Allemagne située dans le Land de Hesse. Elle est traversée par la Lahn. Elle compte environ 52.000 habitants, et elle est connue pour être l’un des lieux de résidence de Goethe ainsi que le siège historique de l’entreprise d’optique Leica…. - Wikipédia

La Hesse est l’un des seize lands composant l’Allemagne. La capitale est Wiesbaden, la plus grande ville est Francfort-sur-le-Main…

Hesse (land)Localisation de la Hesse (en vert foncé) à l’intérieur de l’Allemagne. Wikipédia

Ecoute fortement suggérée : Christiane Bourdenet - un visage de l’Europe - ein Gesicht Europas #Avignon - hessencam - 07 juillet 2019 – Vidéo 8 minutes 01

Christiane Bourdenet : une combattante pour une Europe pacifique. Elle est la fondatrice de la société franco-allemande d’Avignon. L’année suivante, le partenariat et l’amitié entre les villes d’Avignon et de Wetzlar ont duré 60 ans !

Christiane Bourdenet - eine Kämpferin für ein friedliches Europa. Sie ist die Gründerin der Französisch-Deutschen Gesellschaft in Avignon. Im nächsten Jahr besteht die Partnerschaft und Freundschaft zwischen den Städten Avignon und Wetzlar 60 Jahre.

https://yt3.ggpht.com/F3pId_Pe4olePxkCEE5Xi98VX3geMqeoNCdMgX0cNf1RfmG0_Vo_l7LGn4vu09Rdj9oRFSwzod4=s88-c-k-c0x00ffffff-no-rjhessencam -

Source : https://www.youtube.com/watch?v=rjpNQLyoos4

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Introduction {{}}

Ce dossier propose une approche historique : un exemple de réconciliation entre la France et l’Allemagne, après de nombreux conflits culturels et géopolitiques, avec le rôle remarquable de l’entreprise allemande Leitz (Leica) et de la personnalité d’Elsie Kühn-Leitz philanthrope et humanitaire courageuse pendant la 2ème Guerre mondiale

Rappel : La Seconde Guerre mondiale, ou Deuxième Guerre mondiale [3], est un conflit armé à l’échelle planétaire qui dure du 1er septembre 1939 au 2 septembre 1945. Ce conflit oppose schématiquement les Alliés et l’Axe. Provoquée par le règlement insatisfaisant de la Première Guerre mondiale et par les ambitions expansionnistes et hégémoniques des trois principales nations de l’Axe (le Troisième Reich, l’Italie fasciste et l’empire du Japon), la Seconde Guerre mondiale est favorisée par la convergence d’un ensemble de tensions et conflits régionaux, notamment en Afrique (seconde guerre italo-éthiopienne dès 1935), en Espagne (où la guerre civile commence le 18 juillet 1936), en Chine (où les agressions du Japon débutent le 7 juillet 1937) et en Europe centrale (où l’Allemagne annexe autoritairement l’Autriche le 11 mars 1938, puis les territoires des Sudètes pris à la Tchécoslovaquie le 21 octobre 1938). L’invasion de la Pologne par l’Allemagne le 1er septembre 1939, conformément à un pacte conclu avec l’Union soviétique, provoque l’entrée en guerre du Royaume-Uni (à 11 h), de la France (à 17 h) et de leurs empires coloniaux respectifs dès le 3 septembre 1939. Tout d’abord associée à l’Allemagne dans le partage de l’Europe, l’URSS rejoint le camp allié sur le front est-européen à la suite de l’invasion allemande le 22 juin 1941. Quant aux États-Unis, ils abandonnent leur neutralité après l’attaque de Pearl Harbor par les forces japonaises, le 7 décembre 1941. Dès lors, le conflit devient vraiment mondial, impliquant toutes les grandes puissances et la majorité des nations du monde sur la quasi-totalité des continents. La guerre prend fin sur le théâtre d’opérations européen le 8 mai 1945 (le 9 mai 1945 en URSS du fait du décalage horaire) par la capitulation sans condition du Troisième Reich, puis s’achève définitivement sur le théâtre d’opérations Asie-Pacifique le 2 septembre 1945 par la capitulation également sans condition de l’empire du Japon. La Seconde Guerre mondiale constitue le conflit armé le plus vaste que l’humanité ait connu, mobilisant plus de 100 millions de combattants de 61 nations, déployant les hostilités sur quelque 22 millions de kilomètres carrés[4], et tuant environ 62 millions de personnes, dont une majorité de civils. La Seconde Guerre mondiale est aussi la plus grande guerre idéologique de l’Histoire, ce qui explique que les forces de collaboration en Europe et en Asie occupées aient pu être solidaires de pays envahisseurs ou ennemis, ou qu’une résistance ait pu exister jusqu’en plein cœur de l’Allemagne nazie en guerre. Guerre totale, elle gomme presque entièrement la séparation entre espaces civils et militaires et donne lieu dans les deux camps à une mobilisation massive des ressources non seulement matérielles — économiques et scientifiques — mais aussi morales et politiques, dans un engagement des sociétés tout entières. La somme des dégâts matériels n’est pas évaluée avec certitude. Les pertes en vies humaines et les traumatismes collectifs et individuels sont considérables, la violence ayant pris des proportions inédites. Le conflit donne en effet lieu à de multiples crimes de guerre, crimes favorisés et banalisés par une violence militaire et policière d’une intensité et d’une profondeur inégalées, cette violence notamment contre les civils étant parfois un élément de la stratégie militaire. On assiste ainsi à l’émergence, à une échelle inconnue jusqu’alors, de crimes de masse particulièrement atroces et pour certains sans précédent, tout particulièrement à l’instigation de l’Allemagne nazie et du Japon impérial. Parmi ces crimes figurent des massacres génocidaires allant jusqu’à une organisation industrielle s’appuyant sur la déportation en camps de concentration, camps de travail et centres d’extermination, comportant des chambres à gaz à des fins d’extermination de populations entières (Juifs, Slaves, Tziganes) ou de catégories particulières d’individus (communistes, homosexuels, handicapés, Témoins de Jéhovah, etc.) particulièrement à l’instigation du régime nazi. L’ampleur des crimes des vaincus suscite la définition d’une incrimination nouvelle par les vainqueurs : le crime contre l’humanité, appliquée notamment au génocide des juifs d’Europe. Le régime Shōwa n’est nullement en reste en Asie avec, à son actif, dix millions de civils chinois enrôlés de force par la Kōa-in au Mandchoukouo, environ 200 000 « femmes de réconfort » enrôlées en Corée et dans tout l’Extrême-Orient, ainsi que l’annihilation systématique de civils, principalement en Chine. Il faut ajouter à cela l’assassinat systématique de résistants et d’opposants politiques, ainsi que les représailles contre les civils, comme le firent par exemple les nazis ; les viols généralisés des femmes dans les territoires ennemis occupés, crimes perpétrés tant par un camp que par l’autre, et à une moindre échelle dans les territoires amis ; les expérimentations sur des êtres humains auxquelles se livrèrent des médecins nazis tels le SS Josef Mengele, et l’unité japonaise 731 ; les bombardements aériens massifs de civils d’abord par l’Axe en Europe (Coventry au Royaume-Uni, Rotterdam aux Pays-Bas) et en Asie (Shanghai, Canton, Chongqing en Chine, cette dernière étant la ville la plus bombardée du conflit sino-japonais), puis par les Alliés : bombardement à grande échelle de nombreuses villes allemandes et notamment Dresde et Hambourg en Allemagne, attaques sur Tokyo au napalm au Japon. Développée par les États-Unis lors du conflit, la bombe atomique est utilisée pour la première fois de l’Histoire : deux bombes A larguées sur des cibles civiles par les États-Unis explosent à trois jours d’intervalle, à Hiroshima et à Nagasaki, au Japon.

La Seconde Guerre mondiale propulse les États-Unis et l’URSS, principaux vainqueurs, au rang de superpuissances concurrentes appelées à dominer le monde et à se confronter dans une vive rivalité idéologique et politique, pendant près d’un demi-siècle, et à s’affronter militairement par États interposés comme pour la guerre de Corée, celle du Viêt Nam et celle d’Afghanistan. Elle scelle le déclin des vieilles puissances impériales d’Europe et ouvre le processus de décolonisation qui s’accélère dans l’après-guerre en Asie, dans le monde arabe et en Afrique, jusqu’aux années 1960. L’ampleur des destructions et des morts suscite la création d’instances internationales, politiques et économiques, visant à éviter la réapparition des conditions ayant mené à la guerre (Organisation des Nations unies, Fonds monétaire international, Banque mondiale et Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce pour les plus connues). Enfin, ce dernier conflit d’ampleur sur le continent européen est suivi en Europe de l’Ouest par une période de prospérité sans précédent, dans la foulée de la reconstruction, et l’émergence progressive d’un projet d’unification politique pacifique porté en premier lieu par les deux adversaires historiques, l’Allemagne et la France… - Lire la totalité par ici > Wikipédia

Ajout dAccès à des documents d’actualités en date du 13 mars 2026

Les dix articles sélectionnés qui ont été retenus et travaillés pour réaliser ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après

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  • Relations historiques entre l’Allemagne et la France d’après Wikipédia{{}}
    L’article des relations franco-allemandes concerne l’ensemble des relations bilatérales entre la France et l’Allemagne, membres de l’Union européenne. La France et l’Allemagne sont issues d’un même État, l’Empire carolingien. L’empire de Charlemagne a été divisé entre ses trois petits-fils par le traité de Verdun en 843 : Francie occidentale, Francie orientale et Lotharingie (royaume médian auquel échoit la dignité impériale). Alors que la Lotharingie, devenue très tôt un enjeu entre les deux autres royaumes, est rayée de la carte dès 855, la Francie orientale devient l’Allemagne et la Francie occidentale devient la France. La frontière entre les deux puissances est matérialisée par la Meuse et le Rhône.

Le pouvoir central décline dans les deux royaumes et un nouveau système social se développe : la féodalité où le pouvoir souverain est exercé localement par les seigneurs. Cependant, les deux États évoluent ensuite différemment : en France, le pouvoir central parvient à reprendre de l’importance et la monarchie française, qui devient absolue au XVIIe siècle, s’attache à rassembler les provinces « françaises ». À l’inverse, en Allemagne, le pouvoir central continue de s’affaisser, la monarchie devient élective et les micro-principautés se multiplient. À la veille de la Révolution française, la France est un pays puissant, peuplé et moderne mais le pouvoir de la monarchie absolue de droit divin y est contesté ; l’Allemagne, quant à elle, est composée de 439 petits États (monarchies, villes-libres, principautés épiscopales) vaguement rassemblées au sein d’une institution féodale, le Saint-Empire romain germanique, largement dominée par l’ensemble Austro-Bohême sur lequel règne la maison de Habsbourg-Lorraine qui détient le titre impérial malgré la rivalité de plus en plus affichée de la branche protestante de la maison de Hohenzollern qui règne sur l’électorat de Brandebourg mais aussi sur la Prusse qui, enclavée dans le royaume de Pologne et ne faisant pas partie du Saint-Empire, est devenue un royaume en 1701.

Avec la Révolution française, la confrontation des nationalismes provoque un long conflit franco-allemand. L’élan révolutionnaire amène la France à revendiquer des « frontières naturelles » jusqu’au Rhin. En réaction, le nationalisme allemand naissant cherche l’unification politique des différents États du Saint Empire et revendique les territoires supposés allemands, y compris l’Alsace et la Moselle. Ce conflit culturel et géopolitique autour du Rhin est, en partie, à l’origine des guerres franco-allemandes des XIXe et XXe siècles.

Les désastres engendrés par ce long conflit provoquent après la Seconde Guerre mondiale une volonté bilatérale de mettre en place une amitié franco-allemande dans le cadre de l’intégration européenne.

Note : Cet article doit être actualisé (décembre 2022). Des passages de cet article ne sont plus d’actualité ou annoncent des événements désormais passés. Améliorez-le ou discutez-en. Vous pouvez également préciser les sections à actualiser en utilisant section à actualiser

Lire l’article en entier sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Relations_entre_l%27Allemagne_et_la_France

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Signature du traité d’Aix-la-Chapelle par le président Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel, 22 janvier 2019. © Présidence de la République

Des prémices de la guerre de 1870 à nos jours, les relations franco-allemandes ont connu soubresauts et rebonds, les deux guerres mondiales symbolisant l’ultime fracture. La fin du XXe siècle marque le temps de l’apaisement et ouvre la voie à un véritable processus de réconciliation. Ainsi, si la relation bilatérale entre l’Allemagne et la France résulte d’années de progressive et intense coopération, elle demeure également indissociable de la construction européenne.

Pendant 75 ans, le centre du continent européen a vécu au rythme des affrontements entre la France et l’Allemagne : la guerre franco-allemande de 1870 et les deux guerres mondiales. Le prix en fut épouvantable : plus de 70 millions de morts en Europe et dans le monde, dont 13 millions en Allemagne et en France. Sur les ruines encore fumantes de ces tragédies, pourtant, le cours de l’Histoire s’est inversé : la réconciliation franco-allemande est devenue, après la Seconde Guerre mondiale, le ressort d’une (re)construction pacifique de l’Europe.

Le long chemin de l’inimitié à la concorde{{}}

Les guerres qui ont émaillé le XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle, depuis les guerres napoléoniennes, avaient ancré dans les esprits la ’haine héréditaire’ entre l’Allemagne et la France. Au début du XVIIIe siècle déjà, il y eut des efforts louables pour construire des ponts entre la France et ce qui était alors le Saint-Empire – la romancière Madame de Staël essayait de rendre les Allemands plus séduisants aux yeux des Français, l’écrivain Heinrich Heine entreprenant un effort équivalent outre-Rhin. Mais leurs voix restèrent isolées et se heurtèrent aux replis nationaux.

Il y eut entre les deux guerres mondiales d’autres tentatives : les ministres des Affaires étrangères français et allemand, Aristide Briand et Gustav Stresemann, avaient entrepris un grand effort pour panser les plaies causées par la Première Guerre mondiale et pour ouvrir la voie à des relations constructives, efforts récompensés en 1927 par le prix Nobel de la Paix, mais anéantis par la crise économique et la montée du nazisme.

Ce n’est que dans la seconde moitié du XXe siècle qu’un certain nombre de dirigeants français et allemands ont réussi à se soustraire au diallèle des conflits franco-allemands. Si le projet de Communauté européenne de défense (CED) échoue en 1954 devant l’Assemblée nationale française, en raison de la crainte du réarmement allemand, un ’rapprochement’ franco-allemand se produit dès la fin des années 1940, grâce à la mise en place d’un réseau d’infrastructure humaine autour de personnalités comme l’Abbé Franz Stock, le jésuite Jean du Riveau, le fondateur de mouvement de résistance ’Combat’ Henry Frenay ou encore le politologue Alfred Grosser, et la mise en place d’un réseau de structures publiques et privées : le Comité français d’échanges avec l’Allemagne nouvelle et l’Institut franco-allemand de Ludwigsburg sont fondés en 1948, les Comités de jumelages intercommunaux sont initiés dès 1950 par les villes de Montbéliard et Ludwigsburg, enfin la Chambre franco-allemande de commerce et d’industrie est créée en 1955. Joseph Rovan, ancien déporté de Dachau, futur ami et conseiller du chancelier Helmut Kohl, fit d’ailleurs paraître dès octobre 1945, dans la revue Esprit, un article emblématique sur l’Allemagne qui, avec ses accents prémonitoires, eut un impact important sur les relations franco-allemandes et le processus d’unification européenne. Il y énonçait l’existence d’une communauté de destin des deux peuples au sein de l’Europe, puisque l’Allemagne avait précipité l’Europe avec elle dans sa ruine. La France ayant désormais charge de l’Allemagne, celle-ci sera ce que la France fera d’elle – d’où le titre de l’article : ’L’Allemagne de demain sera la mesure de nos mérites’.

Robert Schuman

Première réunion du Conseil de l’Europe. Robert Schuman (1886-1963) et Maurice Couve de Murville (1907-1999), Strasbourg (Bas-Rhin), août 1949. © Roger-Viollet

La réconciliation découle d’une volonté de vivre enfin en paix. De part et d’autre du Rhin, on avait compris qu’il fallait se soumettre à la contrainte pour la transformer en création, et il s’agissait d’abord de reconnaître que l’on a des intérêts communs – c’est le sens même du projet de Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) de Robert Schuman, ministre français des Affaires étrangères. Exposé le 9 mai 1950, il proposait la mise en commun de ce qui était à l’époque le nerf de la guerre, le charbon et l’acier : ’Le rassemblement des nations européennes exige que l’opposition séculaire de la France et de l’Allemagne soit éliminée […]. Le gouvernement français propose […] de placer l’ensemble de la production franco-allemande de charbon et d’acier sous une haute autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d’Europe […]. La solidarité de production qui sera ainsi nouée manifestera que toute guerre entre la France et l’Allemagne devient non seulement impensable, mais matériellement impossible’.

Konrad Adenauer de Gaulle

Le chancelier allemand Konrad Adenauer accueilli par le général de Gaulle à son arrivée au palais de l’Elysée pour la signature du traité franco-allemand, Paris, 22 janvier 1963. © Roger-Viollet

Les signataires du traité de coopération et d’amitié franco-allemand, dit de l’Élysée, du 22 janvier 1963, le général de Gaulle et Konrad Adenauer, ont donné ensuite l’impulsion nécessaire afin que les responsables français et allemands transcendent la complexité de leur relation au bénéfice d’une réconciliation exemplaire au service de la construction européenne. Non exempte d’ambiguïtés et de malentendus, l’entente des deux dirigeants se fait sur une volonté politique commune de contribuer à l’unité européenne. Leurs successeurs, quels qu’ils soient, mènent un dialogue constant permettant d’assumer toutes les contradictions qui naissent des différences de vues et d’approches de la situation internationale. Le traité de l’Élysée, qui énonce des rencontres régulières entre chefs d’État et de gouvernement et entre ministres, en matière de politique étrangère notamment, ne constitue certes pas un instrument magique pour faire progresser les relations entre Paris et Bonn/Berlin ; mais en tant qu’élément super-structurel ’apaisant’, il a évité d’hypothéquer l’avenir franco-allemand et européen. Ainsi, lors du processus d’unification allemande, les relations entre les dirigeants français et allemands furent si tendues que seules les habitudes de coopération prises depuis 1963 ont empêché des dissensions plus sérieuses. Il ne faut en effet pas oublier que d’un point de vue français, la division de l’Allemagne fut en réalité la condition préalable à une réconciliation avec le voisin. Or, en 1990, les paramètres traditionnels des rapports franco-(ouest)-allemands sont remis en cause par l’avènement d’une Allemagne unifiée au cœur de l’Europe. Depuis le traité de l’Élysée, la coopération n’a cessé de s’approfondir. À l’occasion du 25e anniversaire de sa signature, en 1988, sont mis en place le Conseil franco-allemand de la défense et de la sécurité, ainsi que le Conseil économique et financier franco-allemand, et en 1989 c’est la création de la Brigade franco-allemande qui conduit à l’émergence de l’Eurocorps en 1993. Un secrétariat général pour la coopération dans chaque pays et les Conseils des ministres franco-allemands, qui se substituent aux sommets franco-allemands, sont mis en place à la suite du 40e anniversaire du traité, en 2003. Le traité sur la coopération et l’intégration franco-allemandes, signé à Aix-la-Chapelle, le 22 janvier 2019, complète le traité de l’Élysée en passant de la volonté de coopération à celle de convergence dans plusieurs domaines, aussi bien économique que militaire ou encore transfrontalier. Aujourd’hui, les relations bilatérales n’ont aucun équivalent entre deux autres pays.

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Signature du traité d’Aix-la-Chapelle par le président Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel, 22 janvier 2019. © Présidence de la République

Les traités de l’Élysée et d’Aix-la-Chapelle ont conduit à l’instauration d’un partenariat spécifique entre les deux pays, mais qui est légitimé par un processus de construction d’une symbolique de la réconciliation.

La mémoire de la Première Guerre mondiale, symbole de la réconciliation franco-allemande{{}}

Quand on évoque la réconciliation franco-allemande, elle fait davantage ’sens’ pour la Première Guerre mondiale, moins pour la Seconde, puisque l’Allemagne a occupé la France pendant quatre ans – voire pour la guerre franco-allemande de 1870, aux souffrances et conséquences sans pareil avec les deux guerres mondiales. Certes, toute guerre peut être instrumentalisée à des fins militantes. La signature du traité d’Aix-la-Chapelle, en 2019, a ainsi montré comment des leaders politiques français ont pu réveiller le souvenir de 1870 en accusant le président français de céder l’Alsace à l’Allemagne, alors que, dans le traité, il n’est question que d’approfondissement de la coopération transfrontalière au bénéfice des populations concernées.

La mémoire des peuples français et allemand n’est pas la même : contrairement à la France qui fait du 11 Novembre un jour de la ’commémoration de la victoire et de la paix’, l’Allemagne ignore cette date dans son calendrier mémoriel, car elle évoque le souvenir de son effondrement et des humiliations du traité de Versailles du 28 juin 1919 qui servirent d’engrais, 14 ans plus tard, à l’avènement du national-socialisme. Il reste que c’est bien le premier conflit mondial qu’évoquent le général de Gaulle et le chancelier Adenauer en assistant au service religieux en la cathédrale de Reims, le 8 juillet 1962, tout comme le président François Mitterrand et le chancelier Helmut Kohl en se tenant la main devant l’ossuaire de Douaumont, près de Verdun, le 22 septembre 1984. Cette posture des deux dirigeants français et allemand rappelle pour la première fois les douleurs et les pertes des deux peuples, et transforme ainsi la commémoration de la Première Guerre mondiale en souvenir consensuel d’une expérience terrible partagée.

Kohl et Mitterrand 1985

François Mitterrand et Helmut Kohl commémorent ensemble la bataille de Verdun, ossuaire de Douaumont, 22 septembre 1984. © RDA

C’est au château de Versailles, le 22 janvier 2003, que se tient la séance commune de l’Assemblée nationale et du Bundestag allemand, à l’occasion du 40e anniversaire du traité de l’Élysée, 84 ans après la signature du traité de Versailles, dans la galerie des Glaces du château – là où fut proclamé aussi l’empire allemand en 1871. Le 11 novembre 2009, la chancelière Merkel et le président Nicolas Sarkozy ont ensemble ravivé la flamme du tombeau du soldat inconnu de la Grande Guerre sous l’Arc de Triomphe – éminent lieu de la mythologie française, qui donne à la présence allemande – une première – un lustre particulier. C’est un événement, car c’est un rituel transnational qui fut mis en oeuvre, avec l’exécution des deux hymnes et la présence d’un détachement de la brigade franco-allemande et d’élèves-officiers des deux armées. Le discours du président Sarkozy, tout en se situant dans la tradition du geste du chancelier Kohl et du président Mitterrand, évoquait explicitement les victimes des deux camps, sans distinction aucune entre les morts des uns et des autres : ’En ce 11 Novembre [nous] ne commémorons pas la victoire d’un peuple contre un autre, mais une épreuve qui fut aussi terrible pour l’un que pour l’autre’. Le président

Emmanuel Macron et son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier se placent résolument dans ce cadre, lorsqu’ils inaugurent ensemble, le 11 novembre 2018, l’Historial franco-allemand de la Grande Guerre du Hartmannswillerkopf, dans les Vosges. La dimension binationale est plus poussée qu’à Verdun, car l’Historial se situe dans un bassin transfrontalier de 8 millions d’habitants – une opportunité pour créer une mémoire commune ouverte et européenne du conflit. Enfin, le 10 novembre 2018, la chancelière Merkel et le président Macron ont, ensemble, commémoré la fin de la Première Guerre mondiale dans la clairière de Rethondes, dans la forêt de Compiègne, où fut signé l’Armistice, un siècle auparavant. Jamais encore, un chancelier fédéral ne s’était rendu en ce lieu de capitulation. Les deux dirigeants y dévoilent une plaque commémorative bilingue indiquant qu’ils ’réaffirment ici la valeur de la réconciliation franco-allemande au service de l’Europe et de la paix’.

Nicolas Sarkozy Merkel

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel passent en revue des troupes allemandes à l’occasion de la cérémonie nationale du 11 Novembre, Paris, 11 novembre 2009. © Philippe Wojazer/AFP

Certes, re-mémorisation et commémoration doivent avoir un sens, le travail de mémoire doit être nourri, et l’encre puisée à Verdun étant trop sèche désormais, pour réussir ce palimpseste, il fallait aussi aborder, ensemble, la Seconde Guerre mondiale. Il a fallu installer des points d’ancrage nouveaux, comme la compréhension mutuelle ou la transformation des lieux de douleur en lieux de recueillement commun. Il en va ainsi de la déclaration solennelle du président Jacques Chirac, en présence du chancelier Gerhard Schröder, à Caen, le 6 juin 2004, à l’occasion du 40e anniversaire du Débarquement des Alliés en Normandie, au Mémorial de la Paix : ’En ce jour du souvenir et de l’espérance, les Françaises et les Français vous reçoivent plus que jamais en ami. Ils vous reçoivent en frère’.

La mécanique de la réconciliation, entre oubli pacificateur et regard tourné vers l’avenir{{}}

Jusqu’à la fin des années 1980, la réconciliation a été perçue, des deux côtés du Rhin, comme incompatible avec une confrontation à la mémoire du dernier conflit mondial. Depuis la cérémonie de Reims, en 1962, les dirigeants français et allemands se sont appuyés en effet sur les lieux de mémoire qui renvoient à des épisodes antérieurs à la Seconde Guerre mondiale. La mémoire officielle franco-allemande privilégie ainsi les lieux consensuels (Reims, Verdun ou Versailles) par rapport aux épisodes historiques qui inspirent la plupart des débats mémoriels contemporains (Drancy, Auschwitz ou Oradour-sur-Glane). En ce sens, comme toute représentation historique, le grand récit de la réconciliation franco-allemande comporte une part d’oubli, pour différentes raisons. D’une part, le contexte ’extérieur’, celui de la Guerre froide, rapprochait de fait les démocraties d’Europe occidentale pour contrer la menace soviétique. D’autre part, des accusations mutuelles concernant des épisodes de la Seconde Guerre mondiale pouvaient mettre à mal les contacts potentiellement constructifs. Par ailleurs, après 1963, les dirigeants français et allemands sont convaincus que pour garantir la réussite du rapprochement franco-allemand, il fallait à tout prix lui éviter tout ce qui aurait pu éventuellement le menacer. Cette impasse sur le passé proche permit de masquer le non-retour de chacun des deux pays sur son propre passé – crimes nazis et collaboration. De hauts gradés de la SS en France, durant l’Occupation, tels Karl Oberg et Helmut Knochen, sont ainsi libérés en 1962 sur ordre du général de Gaulle. La mansuétude française à leur égard s’explique dans le contexte de la politique de réconciliation nationale des gouvernements français successifs et de réconciliation avec l’Allemagne en vue de la signature du traité de l’Élysée – ce qui vaut absolution. Dans son discours à Berlin, le 8 mai 1995, à l’occasion du 50e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, le président Mitterrand osera même rendre explicitement hommage aux soldats de la Wehrmacht et à leur courage. Enfin, il s’agit moins de mettre le passé en conformité avec les nécessités du présent que de favoriser la pérennité d’un ’oubli’, celui rédempteur qui, sans tomber dans le piège de l’occultation, permet de dépasser le passé douloureux, sans pour autant l’effacer. C’est la Grande Guerre qui sert ainsi de moteur ’positif’ à la réconciliation, au point que le président Valéry Giscard d’Estaing avait décidé de ne plus retenir comme date commémorative que le 11 Novembre, en en faisant une journée du souvenir pour toutes les guerres, et non plus aussi le 8 Mai.

Dans les années 1980 déjà, les milieux officiels franco-allemands acceptent cependant peu à peu de faire face aux épisodes douloureux de la Seconde Guerre mondiale – en témoignent les procès de Klaus Barbie, en 1987, puis de Paul Touvier, en 1994, respectivement chef de la Gestapo à Lyon et chef de la milice lyonnaise durant l’Occupation. L’émergence des mémoires de la Seconde Guerre mondiale dans le champ franco-allemand s’explique par l’évolution des deux sociétés et États, après la fin de la Guerre froide, et dans le changement de leur attitude face à leur propre histoire.

En Allemagne, la confrontation critique avec le passé nazi devient majoritaire au milieu des années 1980, avec notamment le célèbre discours du président fédéral, Richard von Weizsäcker, le 8 mai 1985, devant le Bundestag, dans lequel il lançait à ses compatriotes un message de réconciliation avec leur passé nazi : ’Le 8 mai fut un jour de délivrance’. Après que le président Mitterrand a, en 1981, rétabli le 8 Mai comme jour férié, non pas pour célébrer la victoire contre le nazisme, mais pour célébrer la liberté et la démocratie, le discours du président allemand donnera corps à cette interprétation qui permettra au chancelier Schröder de participer, en juin 2004, aux célébrations du 60e anniversaire du Débarquement. En France, cette confrontation critique franchit un cap décisif avec le discours du président Chirac, le 16 juillet 1995, lors de la cérémonie commémorant la rafle du Vél d’hiv des 16 et 17 juillet 1942, dans lequel, loin de la position gaullo-mitterrandienne sur le sujet, il reconnaissait officiellement la responsabilité de l’État français dans la déportation et le génocide des Juifs – implication de la France réaffirmée par les présidents François Hollande, en 2012, et Emmanuel Macron, en 2017.

François Hollande Joachim Gauck

François Hollande et Joachim Gauck visitent ensemble Oradour-sur-Glane, aux côtés de Robert Hebras, rescapé du massacre, 4 septembre 2013. Philippe Wojazer/AFP

Les deux pays sont aussi plus aptes à regarder ensemble un passé commun. Dans les échanges franco-allemands, au niveau de la société civile, ou au sein de l’Office franco-allemand de la Jeunesse (OFAJ), des lieux et des thèmes directement liés à l’histoire de la Seconde Guerre mondiale sont intégrés aux programmes à partir de la fin des années 1990. La réalisation d’un Manuel d’histoire franco-allemand pour les lycéens français et allemands, décidée en 2003, est le signe ultime de la réconciliation de deux pays qui veulent ainsi promouvoir un regard franco-allemand sur les événements historiques, notamment ceux tragiques de la collaboration et du génocide des Juifs. Le président Hollande et son homologue allemand Joachim Gauck se sont rendus ensemble, le 4 septembre 2013, à Oradour-sur-Glane – où le 10 juin 1944, 643 personnes furent massacrées par des soldats de la division SS Das Reich. Ce nouveau geste symbolique, et de repentance pour l’Allemagne, cette fois-ci sur un lieu de mémoire de la Seconde Guerre mondiale, montre à quel point les deux pays ont besoin de continuer à se réconcilier. L’on voit bien que les dirigeants français et allemands doivent montrer qu’ils n’ont pas seulement envie de dialoguer, mais qu’ils véhiculent une sorte d’émotion par-delà les rencontres régulières qui existent depuis plus de 50 ans.

Ces dernières décennies, les responsables politiques français et allemands ont donné les impulsions nécessaires afin que les deux pays améliorent les mécanismes d’imbrication des processus de coopération, puissent se fixer les mêmes objectifs et ensuite emprunter les mêmes chemins pour les réaliser. C’est le processus de réconciliation qui a permis aux deux pays de se rapprocher et qui leur permet, aujourd’hui, de continuer de se rapprocher, au point de prétendre parfois former un ’couple’, ce que le partenariat franco-allemand n’est assurément pas. Mais ce rapprochement franco-allemand possède une vraie exemplarité et a démontré une capacité à construire l’Europe de la paix et de la prospérité. Si l’on peut s’interroger sur certaines limites du grand récit de la réconciliation franco-allemande, l’on doit aussi admettre qu’il fut et reste une leçon de tolérance et de solidarité, qui peut être un modèle pour d’autres régions en conflit dans le monde.

Stephan Martens - Professeur d’études allemandes et européennes à la CY Cergy Paris Université, ancien recteur d’académie

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Source : https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/une-histoire-de-la-reconciliation-franco-allemande

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  • Rappel sur le Traité de l’Elysée (22 janvier 1963){{}}
    Le 22 janvier 1963, le Général de Gaulle et le Chancelier Adenauer signaient un traité de coopération destiné à sceller la réconciliation entre la France et la République Fédérale d’Allemagne.

A la suite de la déclaration commune du Président de la République française et du Chancelier de la République Fédérale d’Allemagne en date du 22 janvier 1963, sur l’organisation et les principes de la coopération entre les deux Etats, les dispositions suivantes ont été agréées :

I. - Organisation{{}}

  • Les Chefs d’Etat et de Gouvernement donneront en tant que de besoin les directives nécessaires et suivront régulièrement la mise en oeuvre du programme fixé ci-après. Ils se réuniront à cet effet chaque fois que cela sera nécessaire et, en principe, au moins deux fois par an.
  • Les Ministres des Affaires étrangères veilleront à l’exécution du programme dans son ensemble. Ils se réuniront au moins tous les trois mois. Sans préjudice des contacts normalement établis par la voie des ambassades, les hauts fonctionnaires des deux Ministères des Affaires étrangères, chargés respectivement des affaires politiques, économiques et culturelles, se rencontreront chaque mois alternativement à Paris et à Bonn pour faire le point des problèmes en cours et préparer la réunion des Ministres. D’autre part, les missions diplomatiques et les consulats des deux pays ainsi que leurs représentations permanentes auprès des organisations internationales prendront tous les contacts nécessaires sur les problèmes d’intérêt commun.
  • Des rencontres régulières auront lieu entre autorités responsables des deux pays dans les domaines de la défense, de l’éducation et de la jeunesse. Elles n’affecteront en rien le fonctionnement des organismes déjà existants - commission culturelle franco-allemande, groupe permanent d’Etat-major - dont les activités seront au contraire développées. Les Ministres des Affaires étrangères seront représentés à ces rencontres pour assurer la coordination d’ensemble de la coopération ;
    • les Ministres des Armées ou de la Défense se réuniront au moins une fois tous les trois mois. De même, le Ministre français de l’Education nationale rencontrera, suivant le même rythme, la personnalité qui sera désignée du côté allemand pour suivre le programme de coopération sur le plan culturel ;
    • les Chefs d’Etat-major des deux pays se réuniront au moins une fois tous les deux mois ; en cas d’empêchement, ils seront remplacés par leurs représentants responsables ;
    • le haut-commissaire français à la Jeunesse et aux Sports rencontrera, au moins une fois tous les deux mois, le Ministre fédéral de la Famille et de la Jeunesse ou son représentant.
  • Dans chacun des deux pays, une commission interministérielle sera chargée de suivre les problèmes de la coopération. Elle sera présidée par un haut fonctionnaire des Affaires étrangères et comprendra des représentants de toutes les administrations intéressées. Son rôle sera de coordonner l’action des ministères intéressés et de faire périodiquement rapport à son Gouvernement sur l’état de la coopération franco-allemande. Elle aura également pour tâche de présenter toutes suggestions utiles en vue de l’exécution du programme de coopération et de son extension éventuelle à de nouveaux domaines.
    II. Programme{{}}

A. - Affaires étrangères{{}}

  • Les deux Gouvernements se consulteront, avant toute décision, sur toutes les questions importantes de politique étrangère, et en premier lieu sur les questions d’intérêt commun, en vue de parvenir, autant que possible, à une position analogue. Cette consultation portera entre autres sur les sujets suivants : Problèmes relatifs aux communautés européennes et à la coopération politique européenne ; Relations Est-Ouest, à la fois sur le plan politique et sur le plan économique ; Affaires traitées au sein de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord et des diverses organisations internationales auxquelles les deux gouvernements sont intéressés, notamment le Conseil de l’Europe, l’Union de l’Europe Occidentale, l’Organisation de coopération et de développement économique, les Nations Unies et leurs institutions spécialisées.
  • La collaboration, déjà établie dans le domaine de l’information, sera poursuivie et développée entre les services intéressés à Paris et à Bonn et entre les missions dans les pays tiers.
  • En ce qui concerne l’aide aux pays en voie de développement, les deux Gouvernements confronteront systématiquement leurs programmes en vue de maintenir une étroite coordination. Ils étudieront la possibilité d’entreprendre des réalisations en commun. Plusieurs départements ministériels étant compétents pour ces questions, du côté français comme du côté allemand, il appartiendra aux deux ministères des Affaires étrangères de déterminer ensemble les bases pratiques de cette collaboration.
  • Les deux Gouvernements étudieront en commun les moyens de renforcer leur coopération dans d’autres secteurs importants de la politique économique, tels que la politique agricole et forestière, la politique énergétique, les problèmes de communications et de transports et le développement industriel, dans le cadre du Marché commun, ainsi que la politique des crédits à l’exportation.
    B. – Défense{{}}

I. - Les objectifs poursuivis dans ce domaine seront les suivants :{}

  • Sur le plan de la stratégie et de la tactique, les autorités compétentes des deux pays s’attacheront à rapprocher leurs doctrines en vue d’aboutir à des conceptions communes. Des instituts franco-allemands de recherche opérationnelle seront créés.
  • Les échanges de personnel entre les armées seront multipliés ; ils concerneront en particulier les professeurs et les élèves des écoles d’Etat-major ; ils pourront comporter des détachements temporaires d’unités entières. Afin de faciliter ces échanges, un effort sera fait de part et d’autre pour l’enseignement pratique des langues chez les stagiaires.
  • En matière d’armements, les deux Gouvernements s’efforceront d’organiser un travail en commun dès le stade de l’élaboration des projets d’armement appropriés et de la préparation des plans de financement. A cette fin, des commissions mixtes étudieront les recherches en cours sur ces projets dans les deux pays et procéderont à leur examen comparé. Elles soumettront des propositions aux ministres qui les examineront lors de leurs rencontres trimestrielles et donneront les directives d’application nécessaires.
    II. - Les gouvernements mettront à l’étude les conditions dans lesquelles une collaboration franco-allemande pourra être établie dans le domaine de la défense civile.

C. - Education et Jeunesse{{}}

En matière d’éducation et de jeunesse, les propositions contenues dans les mémorandums français et allemand des 19 septembre et 8 novembre 1962 seront mises à l’étude selon les procédures indiquées plus haut :

  • Dans le domaine de l’éducation, l’effort portera principalement sur les points suivants :
    • Enseignement des langues :
      Les deux Gouvernements reconnaissent l’importance essentielle que revêt pour la coopération franco-allemande la connaissance dans chacun des deux pays de la langue de l’autre. Ils s’efforceront, à cette fin, de prendre des mesures concrètes en vue d’accroître le nombre des élèves allemands apprenant la langue française et celui des élèves français apprenant la langue allemande. Le Gouvernement fédéral examinera, avec les gouvernements des Länder, compétents en la matière, comment il est possible d’introduire une réglementation qui permette d’atteindre cet objectif. Dans tous les établissements d’enseignement supérieur, il conviendra d’organiser un enseignement pratique de la langue française en Allemagne et de la langue allemande en France, qui sera ouvert à tous les étudiants.
    • Problème des équivalences :
      Les autorités compétentes des deux pays seront invitées à accélérer l’adoption des dispositions concernant l’équivalence des périodes de scolarité, des examens, des titres et diplômes universitaires.
    • Coopération en matière de recherche scientifique :
      Les organismes de recherches et les instituts scientifiques développeront leurs contacts en commençant par une information réciproque plus poussée, des programmes de recherches concertées seront établis dans les disciplines où cela se révélera possible.
  • Toutes les possibilités seront offertes aux jeunes des deux pays pour resserrer les liens qui les unissent et pour renforcer leur compréhension mutuelle. Les échanges collectifs seront en particulier multipliés. Un organisme destiné à développer ces possibilités et à promouvoir les échanges sera créé par les deux pays avec, à sa tête, un conseil d’administration autonome. Cet organisme disposera d’un fonds commun franco-allemand qui servira aux échanges entre les deux pays d’écoliers, d’étudiants, de jeunes artisans et de jeunes travailleurs.
    III. - Dispositions finales{{}}
  • Les directives nécessaires seront données dans chaque pays pour la mise en oeuvre immédiate de ce qui précède. Les Ministres des Affaires étrangères feront le point des réalisations acquises à chacune de leurs rencontres.
  • Les deux Gouvernements tiendront les Gouvernements des autres Etats membres des Communautés européennes informés du développement de la coopération franco-allemande.
  • A l’exception des clauses concernant la défense, le présent Traité s’appliquera également au Land de Berlin, sauf déclaration contraire faite par le Gouvernement de la République fédérale d’Allemagne au Gouvernement de la République française dans les trois mois qui suivront l’entrée en vigueur du présent Traité.
  • Les deux Gouvernements pourront apporter les aménagements qui se révéleraient désirables pour la mise en application du présent Traité.
  • Le présent Traité entrera en vigueur dès que chacun des deux Gouvernements aura fait savoir à l’autre que, sur le plan interne, les conditions nécessaires à sa mise en oeuvre ont été remplies.
    Fait à Paris, le 22 janvier 1963, en double exemplaire, en langue française et en langue allemande, les deux textes faisant également foi.

Le Président de la République française Charles de GAULLE

Le Premier Ministre français Georges POMPIDOU

Le Ministre français des Affaires étrangères Maurice COUVE de MURVILLE

Le Chancelier de la République fédérale d’Allemagne Konrad ADENAUER

Le Ministre fédéral des Affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne Gerhard SCHROEDER

Source : https://france-allemagne.fr/fr/le-couple-franco-allemand/historique/traites/traite-de-lelysee-22-janvier-1963

Voir aussi Le Traité de l’Élysée en 6 questions France Diplomatie https://www.diplomatie.gouv.fr › relations-bilaterales - 23 déc. 2024Pourquoi dit-on, que le traité de l’Élysée a scellé la réconciliation franco-allemande ? ·

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15:44Le train Leica de la liberté – Regards protestants 13 août 2024 - - Regards protestants

10:50 YouTube · Les Echos Elsie Kuhn-Leitz : l’héritière Leica qui a défié les nazis ... 1 févr. 2025

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  • Un résumé biographique sur la personnalité allemande Else Kühn-Leitz - Requête auprès de ‘ChatGPT’
    Else Kühn-Leitz était une industrielle allemande et une philanthrope connue pour son courage humanitaire pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle appartenait à la famille fondatrice de la célèbre entreprise Leitz, productrice des appareils Leica (abréviation de Leitz Camera).

Origines et formation{{}}

Née en 1903 à Wetzlar (Allemagne), Else Kühn-Leitz était la fille d’Ernst Leitz II, propriétaire de l’entreprise optique Ernst Leitz GmbH. La société, fondée en 1869, est devenue mondialement connue grâce à l’invention de l’appareil photo Leica.

Else a grandi dans un milieu industriel prospère, mais aussi profondément marqué par un esprit social et humaniste transmis par son père.

Actions pendant le régime nazi{{}}

Durant le Troisième Reich, Else Kühn-Leitz s’est illustrée par ses actes de courage humanitaire :

  • Elle a aidé des employés juifs et leurs familles à fuir l’Allemagne nazie, souvent en les soutenant financièrement ou en facilitant leur départ vers les États-Unis ou d’autres pays.
  • Ces initiatives faisaient partie de ce que l’on a plus tard appelé le “Leica Freedom Train”, un réseau informel de soutien mis en place par la famille Leitz pour sauver des Juifs persécutés.
  • En 1943, elle fut arrêtée par la Gestapo pour avoir tenté d’aider une employée juive à passer la frontière suisse. Elle fut emprisonnée et maltraitée, avant d’être relâchée pour raisons de santé, mais resta sous surveillance jusqu’à la fin de la guerre.
    Après-guerre{{}}

Après 1945, Else Kühn-Leitz poursuivit son engagement social :

  • Elle travailla à la reconstruction de l’entreprise Leitz.
  • Elle créa des fondations et programmes sociaux pour soutenir les travailleurs, les jeunes, et les familles touchées par la guerre.
  • Elle continua à défendre des valeurs humanistes, la dignité humaine et la justice sociale.
    Héritage{{}}

Else Kühn-Leitz est aujourd’hui reconnue comme une figure du courage civil. En 2005, la ville de Wetzlar a donné son nom à un prix Else Kühn-Leitz, récompensant des personnes ou institutions engagées pour la solidarité et la responsabilité sociale. Elle est décédée en 1985 à Wetzlar. Souhaitez-vous que je fasse une version plus courte (environ 10 lignes) ou une version plus détaillée (style exposé ou fiche biographique complète) ?

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Une version plus détaillée, style exposé, de la biographie d’Else Kühn-Leitz, structurée de façon claire et fluide, comme pour une présentation orale ou un dossier.

Elsie Kühn-Leitz (1903 – 1985){{}}

Une femme de courage et d’humanisme au cœur du XX siècle allemand

1. Contexte familial et jeunesse{{}}

Else Kühn-Leitz naît en 1903 à Wetzlar, en Allemagne, dans une famille d’industriels prospères. Elle est la fille d’Ernst Leitz II, propriétaire de la société Ernst Leitz GmbH, une entreprise d’optique fondée par son grand-père et connue dans le monde entier pour ses microscopes et, plus tard, pour le fameux appareil photo Leica (Leitz Camera).

Son père, profondément humaniste et socialement engagé, inculque à ses enfants un sens aigu de la responsabilité morale et sociale. Dans cet environnement à la fois industriel et empreint d’éthique, Else grandit avec une grande ouverture d’esprit et une conscience des injustices sociales de son époque.

2. Une femme dans un monde industriel masculin{{}}

Dans les années 1920 et 1930, Else Kühn-Leitz commence à travailler au sein de l’entreprise familiale, à une époque où les femmes ont encore peu de place dans les affaires. Elle se distingue par sa rigueur, son intelligence et surtout par son intérêt pour le bien-être des employés.

Elle s’implique activement dans les initiatives sociales de la firme : logements ouvriers, programmes d’apprentissage, aides aux familles défavorisées. Son rôle ne se limite pas à l’administration ; elle se considère comme responsable de la communauté humaine qui gravite autour de l’entreprise Leitz.

3. L’époque nazie et les actes de résistance humanitaire{{}}

Avec l’arrivée d’Adolf Hitler au pouvoir en 1933, la situation politique et morale de l’Allemagne change radicalement. Le régime nazi impose la persécution des Juifs et de toute personne considérée comme “ennemie de l’État”. Else Kühn-Leitz refuse de se plier à ces idéologies.

Sous sa direction et celle de son père, la famille Leitz met discrètement en place un réseau d’aide connu plus tard sous le nom de “Leica Freedom Train”. Ce réseau consistait à :

  • Employer des Juifs ou des opposants au régime dans l’entreprise Leitz.
  • Les transférer à des filiales à l’étranger (notamment aux États-Unis ou en France) sous prétexte de raisons professionnelles, afin de leur permettre d’échapper à la persécution.
  • Fournir des fonds, des lettres d’emploi et parfois des passeports de travail.
    Else Kühn-Leitz joue un rôle actif et personnel dans ces opérations, risquant sa vie à plusieurs reprises.

En 1943, elle tente d’aider une employée juive à passer clandestinement la frontière suisse. La Gestapo découvre son action ; elle est arrêtée, interrogée brutalement et incarcérée.
Elle ne doit sa libération qu’à son état de santé et à la réputation internationale de la famille Leitz, mais reste sous surveillance jusqu’à la fin de la guerre.

4. Engagements après 1945{{}}

À la fin du conflit, l’Allemagne est dévastée, matériellement et moralement. Else Kühn-Leitz consacre alors toute son énergie à la reconstruction :

  • Elle participe à la réorganisation de l’entreprise Leitz à Wetzlar.
  • Elle met en place des programmes d’aide sociale pour les travailleurs, les veuves de guerre et les jeunes sans emploi.
  • Elle soutient la formation professionnelle et l’accès à l’éducation, convaincue que seule une société instruite peut éviter les dérives du passé.
    Son action dépasse le cadre économique : elle devient une voix morale dans la société allemande d’après-guerre, prônant la responsabilité, la solidarité et le respect de la dignité humaine.

5. Reconnaissance et héritage{{}}

Else Kühn-Leitz s’éteint en 1985 à Wetzlar. Elle laisse derrière elle un héritage de courage, de compassion et de fidélité à l’humanisme. En hommage à son engagement, la ville de Wetzlar a créé en 2005 le Prix Else Kühn-Leitz, décerné à des personnes ou organisations œuvrant pour la solidarité sociale, la tolérance et la responsabilité humaine. Son nom reste aussi associé à celui de la famille Leitz, dont les actions ont permis à de nombreux Juifs allemands de survivre aux persécutions nazies.

6. Conclusion{{}}

Else Kühn-Leitz représente un modèle de courage civil dans une époque où la peur paralysait la plupart des consciences. Femme, industrielle et humaniste, elle a su mettre en pratique les valeurs que son père lui avait transmises : la dignité, la justice et la compassion. Par son engagement discret mais décisif, elle incarne la résistance silencieuse de ceux qui, au nom de l’humanité, ont refusé de se taire face à la barbarie.

Souhaitez-vous que je vous le reformate pour un exposé oral (avec une introduction, un plan et une conclusion à dire à voix haute) ou pour un document écrit à remettre (style dossier ou biographie rédigée) ?

Avec l’aide de l’agent conversationnel ‘ChatGPT’, chatbot développé par OpenAI

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  • Recherche sur une publication en allemand : « In Memoriam Dr. Elsie Kühn-Leitz » Europa Union Verlag Bonn 1994 – Pourriez-vous faire un résumé en français des différents chapitres SVP ? JH – Requête auprès de ‘ChatGPT’
    « Parfait — j’ai cherché le volume Elsie Kühn-Leitz — Mut zur Menschlichkeit. Vom Wirken einer Frau in ihrer Zeit. Dokumente, Briefe und Berichte (éd. Klaus Otto Nass, Europa-Union Verlag, Bonn 1994) et je n’ai pas trouvé en ligne une table des matières complète accessible en texte intégral. Google Books donne un extrait partiel (quelques rubriques et pages) et plusieurs sources secondaires citent des passages et des numéros de page du livre — ce qui permet toutefois de reconstituer de façon fiable les grands chapitres/thèmes et d’en proposer un résumé en français chapitre par chapitre reconstitué. (Si vous souhaitez un résumé strictement littéral chapitre-par-chapitre, la meilleure option est de me fournir une photo/scan de la table des matières — je pourrai alors résumer phrase par phrase.) »

Sources principales utilisées pour cette reconstruction : la fiche Google Books (extrait de la table des matières), l’article Wikipédia sur Elsie Kühn-Leitz et des sites locaux/commémoratifs qui citent des pages du volume. Google Livres+2Wikipédia+2

Ci-dessous je vous propose donc des résumés en français des rubriques principales telles qu’elles apparaissent (ou sont citées) dans l’ouvrage — j’indique à la fin de chaque résumé si le point est explicitement listé dans l’extrait consulté ou reconstitué/inféré à partir des citations.

Résumés (reconstitués) des chapitres / rubriques{{}}

  • Geleitwort / Préface (Geleitwort de Bernhard Vogel)
    Bref texte d’introduction et de mise en perspective, rédigé par Bernhard Vogel (ex-politicien), qui situe la figure d’Elsie Kühn-Leitz dans le contexte historique et moral de l’Allemagne du XXᵉ siècle. Le préfacier souligne son courage humain et l’importance des documents rassemblés dans le volume. (présence mentionnée dans la notice bibliographique). Google Livres
  • Mut / « Le courage » (rubrique d’ouverture, p. 9 d’après l’aperçu)
    Texte introductif thématisant l’idée de « courage » comme fil conducteur de la vie d’Elsie : actes pendant la période nazie, engagement civique après-guerre, et défense de la réconciliation franco-allemande. Sert d’ouverture morale au recueil de documents. (extrait visible dans Google Books : entrée « Mut »). Google Livres
  • Die frühen Jahre / Les premières années (p. 15 selon l’extrait)
    Biographie de jeunesse : origines dans la famille Leitz (Wetzlar), études (commerce, droit), doctorat, mariage et premiers engagements. Ce chapitre retrace la formation intellectuelle et sociale qui a façonné son comportement éthique (valeurs familiales, éducation progressiste). (intitulé et page repérés dans l’extrait). Google Livres+1
  • 1943 — In Gestapohaft / 1943 — En détention par la Gestapo (p. 41 dans l’extrait)
    Récit des poursuites et de l’arrestation : circonstances de sa détention, conditions de prison, accusations politiques ou liées à son aide aux personnes persécutées. Témoignages et documents (récits personnels, procès-verbaux, lettres) éclairent cette épreuve et ses conséquences personnelles et familiales. Ce passage est souvent cité par des travaux locaux sur la persécution dans la région de Wetzlar. (rubrique et pages citées dans les références locales et Google Books). Google Livres+1
  • Aide aux persécutés / Les actions d’aide pendant le III Reich (rubriques réparties, pp. 41–76 citées)
    Documents et lettres relatifs aux efforts — souvent en lien avec l’entreprise familiale Leitz — pour aider des personnes (notamment juives) à échapper à la persécution (emploi, papiers, suggestions de sortie du pays). On trouve témoignages et pièces d’archives montrant l’implication personnelle d’Elsie et de sa famille dans ces dispositifs d’aide. De nombreuses études locales reprennent ces pages pour documenter « la Leica Freedom Train » et aides analogues. (plusieurs pages citées par des sites et articles). Verein WETZLAR ERINNERT e.V.+1
  • Correspondances avec des personnalités (lettres à/depuis Adenauer, Schweitzer, autres)
    Recueil de lettres et d’échanges avec des acteurs politiques, intellectuels et humanitaires (on trouve dans des citations des lettres adressées à Konrad Adenauer, à Albert Schweitzer, etc.). Ces correspondances éclairent à la fois son réseau, ses préoccupations internationales (Afrique, humanitaire) et son rôle d’intermédiaire entre milieux civils et politiques. (extraits et mentions dans d’autres ouvrages). download.e-bookshelf.de+1
  • Engagement pour la réconciliation franco-allemande / Activités dans les Deutsch-Französischen Gesellschaften
    Recueil d’articles, rapports et témoignages sur son rôle dans les sociétés franco-allemandes : fondation/animation d’initiatives, voyages, projet d’apprentissage mutuel entre sociétés civiles, mise en place de jumelages et actions culturelles. Le volume documente son importance dans le réseau des sociétés civiles qui ont porté la réconciliation d’après-guerre. (citations dans la littérature sur la coopération franco-allemande). ces.fas.harvard.edu+1
  • Activités internationales / intérêt pour l’Afrique et projets humanitaires
    Documents relatifs à ses engagements au-delà de l’Europe : lettres et comptes rendus évoquant l’Afrique (ex. contacts avec des personnalités locales, projets hospitaliers, références à Lambaréné/Albert Schweitzer). Ces pages montrent sa dimension humanitaire globale et ses préoccupations sur le développement et la santé. (citées dans des analyses contemporaines). download.e-bookshelf.de
  • Documents personnels : journaux, notes, témoignages familiaux
    Transcriptions de journaux intimes, notes de voyage, souvenirs familiaux et portraits de proches qui complètent la stricte chronologie en offrant un angle intime : sa sensibilité, ses hésitations, sa conception de la responsabilité individuelle. (structure habituelle des recueils de documents et mention générale dans la notice). Google Livres
  • Appendices / index / listes de correspondants et bibliographie
    Annexes documentaires (index des noms, bibliographie, crédits photographiques, remerciements). Le volume étant un recueil de 521 pages, il inclut des outils pour la recherche (références archivistiques, notes). (taille du volume et format éditorial repérés sur Google Books / fiches libraires). Google Livres+1
    Remarques sur la fiabilité de ces résumés{{}}
  • Les titres « Mut », « Die frühen Jahre » et « 1943 — In Gestapohaft » sont explicitement repérables via l’aperçu Google Books (pages indiquées). Google Livres
  • Les autres rubriques ci-dessus sont reconstruites à partir : (a) des citations précises de pages du volume reprises par des sites locaux/commémoratifs et des travaux académiques, (b) de la nature générale d’un « recueil de documents, lettres et rapports » tel que présenté dans la notice de l’éditeur. J’ai indiqué quand un point est purement inféré. Verein WETZLAR ERINNERT e.V.+1
    Deux options pour aller plus loin (au choix){{}}
  • Vous me fournissez une photo/scanner de la table des matières (ou le fichier PDF/ebook si vous l’avez) → je ferai immédiatement un résumé exact chapitre par chapitre, phrase par phrase, conformément au sommaire réel.
  • Je peux développer et détailler chacun des résumés ci-dessus (par exemple : résumer en 1/2 page chaque chapitre reconstitué, citer des extraits ou positions clés, ou dresser une chronologie) — je peux le faire tout de suite à partir des éléments disponibles (en me basant sur les pages citées et les sources secondaires).
    Dites simplement si vous préférez la solution (1) ou (2) — ou si vous voulez que je commence tout de suite à développer les résumés chapitre par chapitre à partir de ce schéma reconstitué (je peux le faire sans attendre votre confirmation, si vous me le demandez).

Encore une fois : si vous voulez la version strictement fidèle au sommaire — une photo/scan de la page de Inhaltsverzeichnis me permettra d’être 100 % exact. Voulez-vous que je commence à développer les résumés détaillés maintenant ?

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  • Quels sont les futurs chantiers de la coopération franco-allemande ? - Publié le mercredi 7 mai 2025 à 07:15 - Provenant du podcast La Question du jour - 9 minutes

    La Question du jour

Le nouveau chancelier allemand Friedrich Merz (CDU) a finalement été investi hier par le Bundestag et consacre sa première visite officielle à son homologue Emmanuel Macron ce mercredi. Quels sont les grands chantiers qui attendent le nouveau couple franco-allemand ? {{}}

Avec Hans Stark, professeur de civilisation allemande contemporaine à Sorbonne Université, conseiller pour les relations franco-allemandes à l’IFRI

Beaucoup voient dans la nomination du nouveau chancelier l’opportunité de relancer le couple franco-allemand, ralenti ces dernières années dans un contexte politique incertain. Quels sont les grands défis qui attendent le couple Merz-Macron ? Europe de la défense, entente sur l’énergie et sur les accords commerciaux, qu’attendre de cette nouvelle entité censée mener la stratégie des pays de l’UE ?

Le chancelier Merz, affaibli dès son élection ?{{}}

L’échec de Friedrich Merz à se faire élire chancelier dès le premier tour par le Bundestag est bel et bien un signe d’affaiblissement, selon Hans Stark : ’Pas seulement de Merz, mais de l’ensemble de la coalition gouvernementale, y compris aussi du vice-chancelier, Lars Klingbeil, nouvel homme fort du SPD, parce qu’on ne connaît pas exactement le nombre de voix qui était contre Merz. Était-ce contre le SPD, contre la CDU, contre la coalition ?’ Néanmoins, cela ne devrait pas peser sur sa rencontre avec Emmanuel Macron aujourd’hui, puisque les thèmes qui seront abordés concernent plutôt l’international. Friedrich Merz sera accompagné de son ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, qui ’partage avec Merz un prisme pro-français et pro-européen’, laissant entendre un renforcement du partenariat relations franco-allemand.

À écouter

https://www.radiofrance.fr/s3/cruiser-production-eu3/2025/03/79ebbc67-3fca-4e92-ab05-ff9095f16bb4/120x120_sc_000-36yj9td.jpgFriedrich Merz, un leader pour les 27 ? L’Esprit public 20 min

Vers le renforcement du partenariat franco-allemand ?{{}}

Alors que les relations entre Emmanuel Macron et Olaf Scholz étaient distantes, l’entente semble plus grande entre le président français et le nouveau chancelier allemand : ’Merz est un homme politique qui réagit parfois aussi de manière extrêmement spontanée et qui a un côté émotionnel qui va aussi jouer un rôle dans les relations internationales. C’est peut-être quelque chose qu’il va partager avec Macron. Merz s’inscrit dans une tradition chrétienne-démocrate de la politique européenne, héritière des années Kohl, pour ne pas remonter jusqu’à Adenauer, où le partenariat avec la France était absolument prioritaire. Toute l’Europe y est contrainte, étant donné que les États-Unis ont pris la décision de nous pousser à développer notre propre autonomie stratégique.’

À écouter

https://www.radiofrance.fr/s3/cruiser-production-eu3/2024/05/8968ceec-d669-468b-8672-9e4dc32a4557/120x120_sc_000-34ln7et.jpg

Visite d’Emmanuel Macron en Allemagne : le couple franco-allemand en crise ?Les Enjeux internationaux 10 min

Les dossiers prioritaires de la rencontre Macron-Merz{{}}

Parmi les dossiers qui seront évoqués lors de la visite de Merz en France, le sujet du Mercosur sera abordé, alors que la France et l’Allemagne ont des avis divergents. Pour Hans Stark, l’Allemagne ne changera pas de point de vue, restant favorable à l’instauration de ce traité de libre-échange : ’L’Allemagne ne va pas réinventer du jour au lendemain son modèle économique. Elle restera toujours dépendante des exportations, qui représentent à peu près 50% du PIB. Les agriculteurs allemands ne sont pas très loin de partager les soucis des agriculteurs français, mais ce qui prime en Allemagne, c’est l’industrie.’

À écouter

https://www.radiofrance.fr/s3/cruiser-production-eu3/2024/12/76c81eaf-06b1-4042-8466-4871870e4448/120x120_sc_000-36pq4bd-1.jpg

Mercosur : la France peut-elle bloquer l’accord ?La Question du jour 8 min

Concernant la stratégie à adopter par rapport à la guerre en Ukraine, Hans Stark observe davantage un binôme franco-britannique sur le devant de la scène, ce qui est ’une bonne chose, parce que la Russie est extrêmement sensible à toute forme de présence militaire allemande’, en lien avec l’histoire de la Seconde Guerre mondiale : ’Merz a laissé entendre qu’il serait moins hésitant que Scholz sur des questions comme la livraison de missiles de croisière Taurus, l’objectif de détruire le pont de Kertch, mais aussi pour des livraisons d’armes en général et tout ce qui concerne la défense antiaérienne. L’Allemagne est la première aide européenne à l’Ukraine du point de vue militaire et du point de vue financier aussi, donc son rôle est crucial.’

L’équipe - Marguerite Catton Productrice à France Culture ; Félicie Faugère Réalisation ; Juliette Devaux Collaboration ; Hugo Vlamynck Stagiaire

Source : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-question-du-jour/quels-sont-les-futurs-chantiers-de-la-cooperation-franco-allemande-5964000

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  • Relancer le partenariat franco-allemand ? Les ambitions du Conseil des ministres franco-allemand - Enjeux d’un leadership conjoint en Europe - Date de publication 27/08/2025- Extraits – Publications ‘ifri.org’

    Éditoriaux Paul MAURICE - Télécharger .pdf (349.06 Ko)

Accroche - Friedrich Merz, comme catholique rhénan, est un héritier de la politique franco-allemande de la CDU, de Konrad Adenauer à Helmut Kohl, en passant par Wolfgang Schäuble. Si le discours et les réflexes franco-allemands sont ancrés chez lui, il faut néanmoins relativiser leurs résultats.

Le président de la République française et le chancelier allemand se sont rencontrés à de nombreuses reprises, depuis les élections de février 2025 et l’élection de Friedrich Merz à la chancellerie, et semblent s’apprécier. Mais cette « alchimie » suffira-t-elle à relever les défis du « reset » franco-allemand et ses enjeux vitaux pour l’Europe ? Les ambitions affichées du Conseil des ministres franco-allemand (CMFA) qui se tient à Toulon le 29 août, le premier pour le gouvernement dirigé par le chancelier Friedrich Merz, sont-elles l’occasion de « remettre à plat les relations franco-allemandes pour l’Europe
[ii] » ? Dans le contexte actuel, le CMFA doit relever cette ambition en adoptant des feuilles de route claires, concrètes et lisibles qui permettront d’appréhender de manière réaliste les sujets clefs, qu’il s’agisse de la défense et de l’industrie de défense – notamment sur le suivi des programmes de l’avion et du char du futur, SCAF et MGCS –, de l’énergie, du commerce et de la compétitivité européenne.

Le soutien à l’Ukraine, un défi européen et franco-allemand{{}}

Avec la réforme du frein à la dette adoptée en mars 2025, le chancelier a permis d’adopter une augmentation des dépenses militaires afin de moderniser son armée. Cette modernisation doit renforcer la crédibilité de l’Allemagne sur la scène internationale, notamment vis-à-vis de ses partenaires européens, au premier titre desquels la France. Mais sur le plan de la sécurité, l’Allemagne ne peut agir seule, en raison de son histoire et de son rapport particulier à son armée. Le chancelier fédéral et le président de la République française ont proposé, lors de la visite de Friedrich Merz à Paris le 7 mai, de réunir plus régulièrement le Conseil franco-allemand de défense et de sécurité, sur les questions de stratégie, de défense et de sécurité nationale. Celui-ci doit permettre de coordonner le soutien à l’Ukraine, la planification et la production dans le domaine de la défense, les objectifs stratégiques de défense ainsi que les prochaines revues nationales stratégiques françaises et allemandes. Cette structure institutionnelle franco-allemande, créée en 1988 et tombée dans une certaine routine ces dernières années, reprendrait ainsi son sens originel, celui du dialogue stratégique, plus nécessaire que jamais, entre la France et l’Allemagne.

Par ailleurs, le chancelier Merz a dit souhaiter adopter une position plus ferme face à la Russie, rompant avec certaines ambivalences passées. L’Allemagne devra clarifier sa posture stratégique au sein de l’Union européenne (UE) et de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, en coopération avec la France. Avec le retour de la CDU à l’Auswärtiges Amt (qu’elle n’avait plus occupé depuis 1966) et la création d’un Conseil national de sécurité formalisé le 27 août, Friedrich Merz entend aussi rendre la politique étrangère allemande plus cohérente et moins soumise aux compromis internes de coalition, notamment pour les garanties de sécurité à fournir à l’Ukraine dans le cadre d’un éventuel accord de paix avec la Russie.

La prise de position du chancelier sur un « intérêt majeur » de l’Allemagne à contribuer à ces garanties de sécurité en Ukraine, sans exclure la possibilité d’engagement au sol, quelques jours après la déclaration du président américain Donald Trump sur la disposition de Berlin, Londres et Paris à envoyer des troupes au sol en Ukraine, illustre un débat qui ne fait que commencer. Dans les semaines à venir, le chancelier et sa coalition devront faire face à une pression sans précédent pour assumer les responsabilités de l’Allemagne, d’autant plus qu’elle ambitionne de se doter de « la première armée conventionnelle d’Europe ». Les prochaines semaines mettront également à l’épreuve la capacité de l’Allemagne à ne plus dépendre exclusivement de Washington pour sa défense. Mais l’hypothèse d’engager des soldats allemands sur un théâtre de conflit majeur touche le cœur de la peur allemande la plus enracinée depuis 1945, celle de la guerre.

Les évolutions de la politique énergétique allemande : quelles perspectives pour la coopération franco-allemande ?{{}}

Friedrich Merz a pour objectif de stimuler la croissance allemande, à 2 % par an selon son programme, et pour cela il a besoin de sources d’énergie moins onéreuses et doit se montrer pragmatique. Dans la feuille de route franco-allemande publiée dans une tribune conjointe dans Le Figaro et Die Welt le 7 mai, le chancelier Friedrich Merz et le président de la République Emmanuel Macron ont promis un « réalignement » des politiques énergétiques française et allemande. Ils ont affirmé leur soutien au principe de « neutralité technologique », en garantissant un traitement non discriminatoire de toutes les énergies bas-carbone au sein de l’UE et en adoptant une approche pragmatique en matière d’hydrogène bas-carbone, afin de faciliter la discussion sur la taxonomie européenne.

Le nouveau gouvernement allemand a indiqué cependant qu’il ne ré-ouvrirait pas de centrales nucléaires, les trois dernières centrales en service ayant été mises à l’arrêt en 2023. Néanmoins, les déclarations de Katherina Reiche, ministre chrétienne-démocrate de l’Économie et de l’Énergie, en marge d’une réunion du Conseil de l’UE le 22 mai, dans lesquelles elle se disait favorable au financement de projets nucléaires, plus précisément des petits réacteurs nucléaires modulaires (SMR), par le budget de l’UE, a démontré que le principe de neutralité technologique ne faisait pas consensus au sein de la coalition gouvernementale. En effet, dès le lendemain, Carsten Schneider, ministre social-démocrate de l’Environnement, a réagi avec véhémence et s’est dit défavorable à tout financement de projets nucléaires par le budget de l’UE. Il a réitéré son refus à la suite de la présentation par la Commission européenne du projet de cadre financier pluriannuel 2028-2034.

Un agenda franco-allemand pour la compétitivité{{}}

L’agenda franco-allemand doit également comporter « un nouvel agenda de politique commerciale durable pour l’UE » qui, conformément à la volonté française de souveraineté européenne, doit renforcer « la compétitivité européenne et assurer des sauvegardes efficaces sur l’agriculture et les secteurs stratégiques
[vii] ». À ce stade, la ratification d’un accord commercial avec le Mercosur reste un point de friction entre la France et l’Allemagne, qui souhaite qu’il soit signé « rapidement ».

Les tensions commerciales entre l’UE et les États-Unis renforcent la volonté de l’Allemagne, dont la croissance repose sur les exportations, à rechercher d’autres partenariats et donc à diversifier les accords commerciaux. Pour Friedrich Merz, l’Allemagne devrait aller au-delà de l’accord-cadre commercial du 28 juillet qui a été négocié entre le président américain Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et qui impose des droits de douane de 15 % sur les produits européens, en recherchant de nouveaux partenaires commerciaux dans les années à venir. Ceux-ci, qui semblent une nécessité pour l’Europe, doivent être anticipés, notamment par une préparation coordonnée entre la France et l’Allemagne sur les critères et les lignes rouges de chacun pour la signature de potentiels futurs accords.

La France et l’Allemagne doivent utiliser cette opportunité pour harmoniser leurs programmes nationaux de réformes économiques et sociales, avec une attention particulière portée à la question de l’avenir du travail et à la fiscalité. La définition d’un agenda bilatéral de simplification entre la France et l’Allemagne constitue un levier essentiel pour renforcer la compétitivité européenne. C’est l’un des objectifs du label « Finance Europe », dispositif lancé en juin 2025 afin de favoriser un meilleur rendement de l’épargne européenne en dirigeant les investissements vers les entreprises européennes.

Perspectives{{}}

Les dissensions créées ces dernières années par l’absence de cohérence dans le « German vote » à Bruxelles ont créé des tensions – inutiles – entre la France et l’Allemagne. Une coordination anticipée à long terme entre la France et l’Allemagne permettrait ainsi aux deux pays d’assumer une forme de leadership conjoint en Europe, dont la nature reste cependant à préciser, notamment lors du Conseil des ministres franco-allemand. La coopération entre l’Allemagne et la France est aujourd’hui plus nécessaire que jamais et il appartient aux deux pays d’apporter ensemble une contribution significative à la recomposition qui nous attend.

Mais, avec l’épée de Damoclès de la dissolution pesant au-dessus du gouvernement français ainsi que l’élection présidentielle de 2027 qui arrive, le temps presse entre la France et l’Allemagne. Il presse d’autant plus que les populistes pourraient l’emporter. C’est également une préoccupation en Allemagne, qui verrait ainsi dans ce partenaire un allié de moins en moins digne de confiance et pourrait alors s’en détacher.

Paul Maurice est secrétaire général du Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) à l’Ifri, où il travaille en particulier sur les questions de politique intérieure allemande, les relations franco-allemandes dans le cadre de l’Union européenne et la politique étrangère et de sécurité de l’Allemagne.

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Auteur : {{}}

paul_couleur_2.jpgPaul MAURICE Intitulé du poste

Secrétaire général du Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) à l’Ifri - Voir plus

Centres et programmes liés - Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) - Accroche centre

Le Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) a été créé en 1954 par un accord intergouvernemental entre la République fédérale d’Allemagne et la France, afin de mieux faire connaître l’Allemagne en France et analyser les relations franco-allemandes y compris dans leurs dimensions européennes et internationales. Dans ses conférences et séminaires, qui réunissent experts, responsables politiques, hauts décideurs et représentants de la société civile des deux pays, le Cerfa développe le débat franco-allemand et suscite les propositions politiques. Il publie régulièrement des études à travers deux collections : les « Notes du Cerfa » et les « Visions franco-allemandes ». 

Le Cerfa entretient des relations étroites avec le réseau des fondations et des think tanks allemands. En plus de ses activités de recherche et de débat, le Cerfa promeut l’émergence d’une nouvelle génération franco-allemande à travers des programmes de coopération originaux. C’est ainsi qu’en 2021-2022, le Cerfa a conduit un programme sur le multilatéralisme avec la Fondation Konrad Adenauer de Paris. Ce programme s’adresse à des jeunes professionnels des deux pays intéressés par les enjeux du multilatéralisme dans le contexte de leurs activités. Il a couvert une large gamme de thèmes relatifs au multilatéralisme, tel que le commerce international, la santé, les droits de l’homme et la migration, la non-prolifération et le désarmement. Auparavant, le Cerfa avait participé au dialogue d’avenir franco-allemand, co-piloté de 2007 à 2020 avec la Deutsche Gesellschaft für auswärtige Politik (DGAP) et soutenu par la Fondation Robert Bosch, ou encore le groupe Daniel Vernet (anciennement Groupe de réflexion franco-allemand) qui avait été fondé en 2014 à l’initiative de la Fondation Genshagen.

Voir plus

En savoir plus : Sécuriser les chaînes de valeur des matières premières critiques (MPC) : une condition préalable à la résilience technologique de l’EuropeDate de publication 22 octobre 2025

Concilier compétitivité et évolution démographique : un impératif franco-allemandDate de publication 16 octobre 2025

Notes

Imaginaires et réalités de la frontière franco-allemande : un laboratoire pour l’Europe de demainDate de publication 16 septembre 2025

Le « bazooka fiscal » du gouvernement Merz, un tournant économique ?Date de publication 14 août 2025

Sujets liés : France , Politique étrangère de la France , Allemagne , Politique étrangère de l’Allemagne , Relations franco-allemandes , Élections , Coopération franco-allemande , Relations franco-allemandes , Conseil des ministres franco-allemand , Friedrich Merz , Emmanuel Macron , Conseil des ministres franco-allemand (CMFA), 29 août 2025 , France , Allemagne , Europe

Source : https://www.ifri.org/fr/editoriaux/relancer-le-partenariat-franco-allemand-les-ambitions-du-conseil-des-ministres-franco

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  • Etat des relations politiques bilatérales entre la France et l’Allemagne - Mise à jour : 18.09.2025 – Document officiel ‘diplomatie.gouv.fr’
    Sommaire : {{}}

Relations politiques

• Présence française

• Visites

• Relations économiques

• Coopération culturelle, scientifique et technique

• Autres types de coopération

Relations politiques{{}}

Le traité entre la République française et la République fédérale d’Allemagne sur la coopération franco-allemande, dit « Traité de l’Élysée », signé le 22 janvier 1963 par le Chancelier Konrad Adenauer et le président Charles de Gaulle, est le socle fondateur des relations entre la France et l’Allemagne. Il met en place un vaste système de concertation systématique qui se traduit par des rencontres régulières à tous les niveaux, lesquelles ont permis de susciter entre les deux pays un réflexe « franco-allemand ».

Dans la continuité de ce premier traité fondateur, le Président Macron et la Chancelière Merkel ont signé ensemble, le 22 janvier 2019, le traité sur la coopération et l’intégration franco-allemandes, dit « Traité d’Aix-la-Chapelle ». Celui-ci a pour objectif de renforcer les liens entre la France et l’Allemagne dans un cadre européen et de leur permettre de faire face aux enjeux contemporains. Il est accompagné d’une liste de projets prioritaires, complétée le 31 mai 2021. Ce traité a notamment permis la création du Comité de coopération transfrontalière (CCT) ou bien du Fonds citoyen franco-allemand.

Mis en place en 2003, le Conseil des ministres franco-allemands (CMFA), se réunit en alternance en France et en Allemagne sur une base annuelle. En 2024, le CMFA a eu lieu en Allemagne, le 28 mai, à l’issue de la visite d’État du Président de la République, du 26 au 28 mai. Cette visite d’État, la première depuis celle du Président Jacques Chirac en 2000, revêt un caractère d’autant plus emblématique qu’elle a lieu au moment des célébrations du 75e anniversaire de la Loi fondamentale (Constitution) allemande. Le dernier CMFA s’est tenu le 29 août 2025 à Toulon, et a été suivi d’un Conseil franco-allemand de défense et de sécurité (CFADS).

Par ailleurs, les 9 et 10 octobre 2023, a eu lieu le premier « séminaire gouvernemental » franco-allemand à Hambourg. Ce nouveau format, inspiré du séminaire de rentrée du gouvernement allemand, permet aux ministres français et allemands de pouvoir échanger dans un cadre informel sur nombreux sujets et de tisser des liens plus informels avec leurs homologues.

Enfin, la coopération parlementaire franco-allemande a été renforcée avec la mise en place de l’Assemblée parlementaire franco-allemande (APFA) composée de 50 députés français et 50 députés allemands en mars 2019. Celle-ci, entend contribuer à une meilleure coopération entre l’Assemblée nationale et le Bundestag. L’AFPA a siégé le 16 juin 2025 à Paris avec une composition renouvelée suite aux dernières élections législatives en France et en Allemagne.

Présence française{{}}

Consulats généraux de France : Düsseldorf, Francfort, Hambourg, Munich, Sarrebruck, Stuttgart
Communauté française en Allemagne : 93 750 inscrits au registre en 2023
Communauté allemande en France : 86 751 résidents

Visites{{}}

Visites récentes

  • Conseil des Ministres franco-allemand à Toulon en présence de M. Emmanuel Macron, Président de la République et de M. Friedrich Merz, Chancelier fédéral d’Allemagne, ainsi que de 10 ministres français et 10 ministres allemands (29 août 2025)
  • Viste de M. Emmanuel Macron, Président de la République, à Berlin (23 juillet 2025)
  • Visite de M. Johann Wadephul ministre des Affaires étrangères pour rencontrer son homologue M. Jean-Noël Barrot à Paris (18 juillet).
  • Visite de M. Benjamin Haddad, Ministre délégué à l’Europe, à Berlin et Düsseldorf (15-17 juillet 2025)
  • Première visite à Paris de M. Gunther Krichbaum, ministre adjoint chargé des affaires européennes, pour un entretien avec M. Benjamin Haddad, Ministre délégué chargé de l’Europe (8 mai 2025)
  • Première visite de M. Friedrich Merz à Paris en tant que Chancelier fédéral à l’invitation de M. Emmanuel Macron, Président de la République française. Il était accompagné de M. Johann Wadephul, ministre fédéral des Affaires étrangères qui s’est entretenu avec M. Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères (7 mai 2025)
  • Participation de M. Olaf Scholz, Chancelier fédéral d’Allemagne, au sommet de la « coalition des volontaires » à Paris pour offrir des garanties de sécurité à l’Ukraine (27 mars 2025)
  • Visite de M. Emmanuel Macron, Président de la République française, à Berlin pour un entretien avec M. Olaf Scholz, Chancelier fédéral d’Allemagne, centré sur la préparation du Conseil européen des 20 et 21 mars et l’aide à l’Ukraine (18 mars 2025)
  • Visite de M. Olaf Scholz, Chancelier fédéral d’Allemagne, à Paris, à l’invitation de M. Emmanuel Macron, Président de la République française, à l’occasion du 62ème anniversaire de la signature du traité de l’Elysée et du 6e anniversaire du traité d’Aix-la-Chapelle (22 janvier 2025).
  • Visite de Mme Anke Rehlinger, Ministre-Présidente de Sarre, Présidente du Bundesrat et Plénipotentiaire de la République fédérale d’Allemagne pour la coopération culturelle franco-allemande, à l’occasion du 62ème anniversaire de la signature du traité de l’Elysée et du 6e anniversaire du traité d’Aix-la-Chapelle (22 janvier 2025).
  • Visite de M. Benjamin Haddad, Ministre délégué chargé de l’Europe, à Aix-la-Chapelle, pour le 6ème anniversaire du traité éponyme (20 janvier 2025).
    Relations économiques{{}}

L’Allemagne demeure de loin le premier partenaire commercial de la France. Les échanges franco-allemands connaissent toutefois un recul dans la même proportion que les échanges français avec l’UE en 2024 (-5%), mais l’Allemagne demeure à la fois le premier client et le premier fournisseur de la France et représente 13,2% du total des exportations françaises. En particulier, dans le secteur industriel, l’Allemagne constitue le premier partenaire de nombreux secteurs industriels français (transports, machines, produits chimiques, cosmétiques, métallurgie…).

La France quant à elle s’affirme depuis 2017 comme le quatrième partenaire économique de l’Allemagne, derrière la Chine, les Etats-Unis et les Pays-Bas. Les échanges franco-allemands représentaient 6,4% des échanges allemands totaux en 2023. La France est le 6ème fournisseur de l’Allemagne (5,1% des importations allemandes en 2024) et son 2ème client (7,5% des exportations allemandes en 2024).

Les économies française et allemande sont également marquées par un niveau élevé d’investissements croisés, la France constituant le 8ème investisseur en Allemagne (61 milliards d’euros de stock) et l’Allemagne le 3ème investisseur en France (stock de 112 milliards d’euros fin 2023). Selon Business France, en 2022 la France figure parmi les cinq investisseurs étrangers créant le plus d’emplois en Allemagne (aux côtés de la Suisse, des États-Unis, des Pays-Bas et du Royaume-Uni).

Selon la Chambre franco-allemande de commerce et d’industrie (AHK), quelque 2 600 entreprises françaises emploient environ 330 000 personnes en Allemagne. À l’inverse, la France abrite 3 000 entreprises contrôlées par des investisseurs allemands, employant environ 350 000 personnes. Six groupes allemands comptent parmi les 25 principaux groupes étrangers implantés en France (Allianz, HeidelbergCement, Mercedes-Benz-Group, SAP, Sartorius, Volkswagen AG).

L’Allemagne est, selon Business France, à l’origine de 232 projets d’investissement en France en 2024, ce qui la place au 1er rang des investisseurs européens avec 14 % du total du total des décisions d’investissement étrangères en France cette année. Les investissements allemands ont contribué à la création ou au maintien de plus de 4 500 emplois, représentant environ 12 % des emplois liés aux investissements étrangers en France en 2024. Les activités de production concentrent la majorité des investissements allemands. Elles sont suivies par les points de vente et des services aux entreprises.

Coopération culturelle, scientifique et technique{{}}

En vertu du traité de l’Élysée, afin d’organiser la relation bilatérale en matière éducative et culturelle, l’Allemagne désigne un plénipotentiaire chargé des relations culturelles franco-allemandes. Ce poste est occupé par rotation par un dirigeant d’un Land désigné par le Chancelier pour 4 ans, sur proposition de la conférence des ministres-présidents des Länder. Depuis le 1er janvier 2023, cette fonction est remplie par la Ministre-Présidente de la Sarre, Anke Rehlinger.

La coopération culturelle et scientifique, particulièrement intense, repose sur un réseau dense d’institutions, notamment :

  • l’Office franco-allemand pour la jeunesse, qui a permis, depuis 1963, à près de 9,5 millions de jeunes de France et d’Allemagne de participer à plus de 382 000 000 programmes d’échanges ;
  • l’Université franco-allemande, fondée en 1997, constituée par un réseau d’établissements d’enseignement supérieur proposant, en 2024, à 6 100 étudiants, 196 cursus intégrés débouchant sur des diplômes binationaux ;
  • ARTE, chaîne franco-allemande culturelle à vocation européenne fondée en 1991, est aussi une plateforme en ligne proposant un contenu audiovisuel varié, accessible dorénavant en 6 langues (français, allemand, anglais, polonais, italien et espagnol) ;
  • le Haut Conseil culturel franco-allemand, créé en 1988, qui éclaire les décisions des deux gouvernements sur les grands dossiers culturels bilatéraux et européens.
    Le réseau de coopération culturelle, scolaire, scientifique et technique en Allemagne est multiforme :
  • 1 Institut français d’Allemagne ayant 11 antennes en plus de Berlin ;
  • 5 bureaux spécialisés à Berlin (livre, cinéma, théâtre et danse, musique et arts plastiques) ;
  • 11 structures binationales (centres culturels franco-allemands et leurs antennes) ;
  • un centre de recherche en histoire (Institut français d’histoire en Allemagne, Francfort) ;
  • un service pour la science et la technologie (Berlin) ;
  • un institut français de recherche à l’étranger ;
  • 15 établissements du réseau de l’AEFE et trois lycées franco-allemands (Fribourg, Sarrebruck, Hambourg), outre celui de Buc et de Strasbourg en France.
    Cette coopération s’incarne, dans le cadre de la mise en œuvre du traité d’Aix-la-Chapelle, par la création de 4 instituts culturels franco-allemands (Rio de Janeiro, Palerme, Erbil, Bichkek) et la colocalisation de plusieurs instituts français et allemands (notamment Cordoba, Atlanta, Glasgow, Ramallah).

Autres types de coopération{{}}

Diverses instances de coopération transfrontalière existent entre la France et l’Allemagne, en particulier le Comité de coopération transfrontalière (CCT) et les instances du Rhin supérieur (Conférence du Rhin supérieur et Commission intergouvernementale du Rhin supérieur), ces dernières associant également la Suisse.
La constitution du CCT, créé le 22 janvier 2020 dans le cadre du traité d’Aix-la-Chapelle, a permis de renforcer la coopération transfrontalière. Le CCT dispose d’un secrétariat commun, installé à Kehl (Bade-Wurtemberg). Sous la présidence des deux ministres chargés de l’Europe qui sont également secrétaires généraux pour la coopération franco-allemande (SGCFA), il œuvre à la levée des obstacles transfrontaliers. Il a ainsi soutenu la relance de l’apprentissage transfrontalier (accord de Lauterbourg du 21 juillet 2023), contribué à la cessation de la double imposition des revenus de remplacement perçus par les frontaliers ou encore plaidé pour l’introduction d’une dimension transfrontalière dans les analyses d’impact des projets de loi français et allemands.

Informations complémentaires{{}}

Le portail franco-allemand france-allemagne.fr

Instantanés diplomatiques Photos France / Allemagne

Documents de référence Traité de l’Elysée (22.01.1963) Traités bilatéraux

Allemagne Présentation de l’Allemagne - Le Traité de l’Élysée en 6 questions - Le Traité d’Aix-la-Chapelle sur la coopération et l’intégration franco-allemandes - L’OFAJ, compréhension, échanges et initiatives citoyennes - France – Allemagne : une coopération frontalière innovante - Les Conseils des ministres franco-allemands - L’Université franco-allemande (UFA) - Prix franco-allemand des droits de l’Homme et de l’État de droit - Le triangle de Weimar Évènements

Représentations françaises{{}}

Ambassade de France en Allemagne - Avant toutes démarches administratives, nous vous recommandons de consulter notre site internet. Pariser Platz 5 101117 Berlin Tel : +49 30 915 880 60

Portable de permanence (pour les cas d’urgence) :+49 1608806313 - Tel (urgences) : Portable de permanence (pour les cas d’urgence) :+49 1608806313- Site Web : https://de.ambafrance.org/-Francais-

Représentations diplomatiques et consulaires en France :{{}}

Paris | Ambassade d’Allemagne 13-15, avenue Franklin Delano Roosevelt 75008 Paris - Tel : 01.53.83.45.00

Courriel : info@paris.diplo.de - Site Web : https://allemagneenfrance.diplo.de/fr-fr/missions-allemandes/botschaft-seite

Nous écrireFAQ- Tous droits réservés - Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères – 2025 service-public.gouv.fr

Source : https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/allemagne/relations-bilaterales/

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Accès à des documents d’actualités en date du 13 mars 2026{{}}

Le Monde.fr - Jacques-Pierre Gougeon, ancien diplomate : « Le profond malaise entre la France et l’Allemagne risque de fragmenter l’Union européenne » - TRIBUNE. Dans une tribune au « Monde », l’universitaire explore les mécanismes à l’œuvre dans le délitement des relations franco-allemandes...

Euractiv FR - Le fiasco autour de l’avion de combat SCAF révèle le renforcement des liens entre Berlin et le secteur de la défense - Le fiasco qui entoure le développement de l’un des avions de combat de nouvelle génération en Europe, le Future Combat Air System (SCAF),...

Ifri - France/Allemagne : « On est dans une phase de tension en raison du contexte international très tendu - A l’occasion du Conseil européen, Paul MAURICE s’est penché sur la relation entre la France et l’Allemagne, la manifestation des... - 18 déc. 2025

Fondation Jean-Jaurès - La France et l’Allemagne face aux défis européens - En mai 2025, le changement de gouvernement en Allemagne a semblé ouvrir une nouvelle ère dans les relations franco-allemandes,... - 9 déc. 2025

Radio France Table-ronde : Merz-Macron, les mauvaises ondes de la relation franco-allemande

Lors de la conférence de Munich, qui s’est tenue du 13 au 15 février 2026, la France et l’Allemagne ont exprimé publiquement leurs... » » »

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Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant

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– 14/03/2026

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

Site : https://isias.info/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Hitoire France Allemagne.7
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Mis en ligne bénévolement par le co-rédacteur par Pascal Paquin https://fr.linkedin.com/in/pascal-paquin-a85690296 - comme toutes les autres contributions publiées sur ISIAS !

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[Pascal Paquin – Ses travaux sur https://yonnelautre.fr/ ]

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