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"Coïncidence de trois fêtes religieuses en mars 2026 : l’Aïd el-Fitr chez les musulmans, Pourim dans la tradition juive et la Transfiguration dans le christianisme : origines, significations, rituels, différences, convergence" par Jacques Hallard

samedi 28 février 2026, par Hallard Jacques

ISIAS Religions Spiritualité Philosophie

Coïncidence de trois fêtes religieuses en mars 2026 : l’Aïd el-Fitr chez les musulmans, Pourim dans la tradition juive et la Transfiguration dans le christianisme : origines, significations, rituels, différences, convergence

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 25/02/2026

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur

Méditerranée, berceau et devenir de l’Europe : rôle et évolution des religions abrahamiques | Institut Universitaire Elie Wiesel

In Méditerranée, berceau et devenir de l’Europe : rôle et évolution des religions abrahamiques : un nouveau cycle de conférences à trois voix, avec un intervenant juif, chrétien et musulman, en coopération avec l’Institut Elie Wiesel, le Collège des Bernardins et l’Institut Al Ghazali, à l’occasion du 50ème anniversaire de la Fraternité d’Abraham. Ce projet académique commun aux trois établissements, constitue une première dans la construction du dialogue entre les trois monothéismes en France. Source : http://www.instituteliewiesel.com/content/m%C3%A9diterran%C3%A9e-berceau-et-devenir-de-l%E2%80%99europe-r%C3%B4le-et-%C3%A9volution-des-religions-abrahamiques


Préambule

Tour d’abord une sélection de documents pour entrer dans ce dossier conçu, préparé et proposé dans un but didactique autour de 3 fêtes religieuses abrahamiques : judaïsme, christianisme et islam.

Un monothéisme (du grec μόνος [monos], « seul, unique » et θεός [theos], « dieu ») est une religion qui affirme l’existence d’un Dieu transcendant unique, omnipotent, omniscient et omniprésent. C’est notamment le cas de ces religions abordées à la suite

Pourim est une fête juive d’origine biblique et d’institution rabbinique, qui commémore les événements relatés dans le Livre d’Esther : la délivrance miraculeuse d’un massacre de grande ampleur, planifié à l’encontre des Juifs par Haman dans l’Empire perse sous le règne de Xerxès 1er. Wikipédia - Date : lundi 02 mars 2026 – mardi 03 mars 2026

Comment souhaiter un bon Pourim ? – Si vous voulez souhaiter une bonne fête de Pourim à votre entourage, il convient de dire ’Pourim Saméah’ ou ’Hag Saméah’. 11 mars 2025

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La fête religieuse de la Transfiguration est célébrée diversement selon les différentes églises chrétiennes : par exemple le 6 août dans les calendriers liturgiques catholique et orthodoxe, mais de nombreuses Églises protestantes la célèbrent le dernier dimanche du temps de l’Épiphanie… - Voir en détail sur ce site : https://en-wikipedia-org.translate.goog/wiki/Feast_of_the_Transfiguration?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=rq

Dans le protestantisme, la Transfiguration n’est pas célébrée comme une fête liturgique distincte au 6 août, mais le récit de la Transfiguration (Matthieu 17, Marc 9, Luc 9) est souvent lu et médité pendant le temps du Carême, en particulier lors du deuxième dimanche de Carême. En 2026, ce dimanche tombe le 1er mars. Ce jour-là, de nombreuses églises protestantes et catholiques proposent des prédications et des réflexions sur le thème de la Transfiguration, en lien avec la montée vers Pâques (catholique-blois.net+2).

Chez les catholiques, le récit de la Transfiguration est également lu lors du deuxième dimanche de Carême, comme en témoignent les lectures liturgiques de ce jour. Cela permet de souligner la dimension de transformation spirituelle et de préparation à la résurrection du Christ, thème central du ‘Carême catholique-blois.net+1).

En résumé, la Transfiguration n’est pas célébrée en mars comme une fête à part, mais son récit est intégré dans la liturgie du Carême, surtout le deuxième dimanche, pour inspirer les fidèles dans leur cheminement vers Pâques. Source : https://www.catholique-blois.net/actualite/commentaires-evangile/dimanche-1-mars-2026-2eme-semaine-de-careme

La Transfiguration est un épisode de la vie de Jésus-Christ relaté par le Nouveau Testament, dans lequel Jésus change d’apparence corporelle pendant quelques instants de sa vie terrestre, pour révéler sa nature divine à trois apôtres. Cet état physique, considéré comme miraculeux, est rapporté dans les trois Évangiles synoptiques : (Mt 17,1-9, Mc 9,2-13, Lc 9,28-36). C’est, selon le christianisme, la préfiguration de l’état corporel annoncé aux croyants pour leur propre résurrection. Le mot « transfiguration » en français vient de la traduction latine du mot grec metamorphosis (métamorphose). La fête religieuse de la Transfiguration est célébrée le 6 août dans les calendriers liturgiques catholique et orthodoxe. De nombreuses Églises protestantes la célèbrent le dernier dimanche du temps de l’Épiphanie… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Transfiguration_(christianisme)

Lecture suggérée : La transfiguration - Esprit de liberté – Site https://espritdeliberte.leswoody.net - 27 mai 2025 — « Et après six jours, Jésus prend avec lui Pierre et Jacques et Jean, et les mène seuls à l’écart, sur une haute montagne. Et il fut transfiguré ... » - Pasteur James Woody

Ecoute possible : Que signifie la Transfiguration de Jésus ? - YouTube·KTO TV·30 avr. 2024 - Vidéo 3:51

Transfiguration - Changement miraculeux dans l’apparence du Christ. L’éclat de la divinité du Christ transparaît à travers son humanité, préfigurant son triomphe après sa passion et sa mort. Les disciples ne comprendront le sens de cet évènement qu’après la résurrection de Jésus. Ils seront confirmés dans la certitude que Jésus Christ, Fils de Dieu est venu accomplir les promesses de Dieu énoncées dans l’Ancien Testament.

la TransfigurationLa Transfiguration du Seigneur

La fête de la Transfiguration du Seigneur célèbre le jour où, sur le mont Thabor, le Christ Jésus, devant ses Apôtres Pierre, Jacques et Jean, manifesta sa gloire de Fils bien-aimé du Père, en présence de Moïse [...] - Source : https://eglise.catholique.fr/glossaire/transfiguration/

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Aïd el-Fitr est la fête musulmane marquant la rupture du jeûne du mois de ramadan. Elle est célébrée le premier jour du mois de chawwal. Elle est aussi parfois appelée aïd as-Seghir, « la petite fête », par opposition à l’aïd al-Kebir, « la grande fête ». Source : Wikipédia - Date : jeudi 19 mars 2026 – vendredi 20 mars 2026

Les deux Aïd - « Petite fête » et « grande fête » - L’Aïd el-Fitr est aussi appelée Aïd as-Seghir, comprendre « la petite fête », en opposition, donc, à l’Aïd el-Kebir, qui est « la grande fête ». L’Aïd el-Kebir (ou Aïd al-Adha) est la plus grande célébration du monde musulman. 30 mars 2025

Quelle est la différence entre l’Aïd al-Fitr et l’Aïd Moubarak ? - L’Aïd el-Fitr est une fête qui suit le Ramadan. « Aïd Moubarak » est une formule de vœux utilisée pour souhaiter le bonheur à l’occasion de l’Aïd. L’Aïd el-Fitr est célébré par des prières, des festins et des actes de charité. On souhaite « Aïd Moubarak » aussi bien pour l’Aïd el-Fitr que pour l’Aïd el-Adha. 21 mars 2025

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Résumé pédagogique en bref : spirituellement, trois fêtes, trois chemins vers le sens - Au fil de l’année, les grandes religions monothéistes proposent des fêtes qui ne sont pas seulement des traditions culturelles, mais de véritables repères pour penser la vie humaine. L’Aïd el-Fitr, Pourim et la Transfiguration illustrent trois manières différentes — et complémentaires — d’aborder l’épreuve, la joie et l’espérance.

Rappel - Un monothéisme est une religion qui affirme l’existence d’un Dieu transcendant unique, omnipotent, omniscient et omniprésent. C’est notamment le cas des religions abrahamiques : judaïsme, christianisme et islam. Source : Wikipédia

🕌 L’Aïd el-Fitr (islam) - La joie après l’effort

  • Il marque la fin du Ramadan, mois de jeûne et de discipline.
  • Il rappelle que la liberté ne consiste pas à tout faire, mais à se maîtriser.
  • Le partage avec les plus pauvres est central : la spiritualité va toujours de pair avec la justice sociale.
    👉 Message clé : l’effort intérieur ouvre à une joie responsable et solidaire.

Pourim (judaïsme) - La joie comme résistance

  • Il commémore un salut inattendu du peuple juif face à une menace.
  • Dieu n’y apparaît pas de manière visible : l’être humain doit agir dans l’histoire.
  • La fête est joyeuse, parfois exubérante, pour affirmer que la vie l’emporte sur la peur.
    👉 Message clé : même dans l’incertitude, l’action humaine et la solidarité peuvent sauver.

La Transfiguration (christianisme) - La lumière au cœur de l’épreuve

  • Elle évoque un moment où Jésus révèle sa lumière divine avant la souffrance à venir.
  • Elle affirme que la fragilité humaine n’est pas un échec définitif.
  • Elle invite à croire à une transformation possible de l’être humain.
    👉 Message clé : le sens ultime ne supprime pas l’épreuve, mais lui donne un horizon.

🔍 Ce qui les rapproche :

  • Toutes parlent de traverser une épreuve (jeûne, menace, souffrance).
  • Toutes ouvrent sur une joie qui n’est pas naïve, mais profonde.
  • Toutes proposent une vision de l’être humain capable de changer, résister et espérer.
    🌱 Pourquoi est-ce important aujourd’hui ?

Dans un monde marqué par les misères, les crises et les conflits de toutes sortes, ces fêtes rappellent que :

  • la spiritualité peut aider à donner sens à l’action,
  • la joie peut être un acte de courage,
  • le dialogue entre traditions n’efface pas les différences, mais les rend fécondes.
    « Comprendre ces fêtes et célébrations, ce n’est pas seulement découvrir et apprendre des rites pratiqués : c’est aussi découvrir des manières de rester humain face aux épreuves ».{{}}

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Introduction {{}}

Ce dossier repose sur la concordance de trois fêtes religieuses monothéistes au cours du mois de mars 2026 :

La fête musulmane Aïd el-Fitr {{}}

La fête juive de Pourim {{}}

La Transfiguration dans les églises chrétiennes{{}}

Figure ensuite une analyse comparative et synthétique de ces trois fêtes religieuses, en mettant en lumière leurs origines, leurs significations spirituelles, leurs rituels et leurs différences profondes, ainsi que quelques points de convergence et d’analogie possibles

Il a été ajouté à la suite « pour se distraire », un film prisé par nos voisins : « Et maintenant, on va où ? »

Les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après

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Sommaire {{}}

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  • Aïd al-Fir : philosophie et importance en Islam - Par Moubarak Husein Yousouf - Thursday, 3 April, 2025 – Document ‘azhar.eg’

Le mot « Aïd  » (trois lettres) dérive en réalité du mot arabe « ‘Awd », qui signifie « retour » et « récurrence ». Il doit son nom à sa récurrence annuelle. Cependant, le sens littéral de « Aïd » est « fête », « joie » ou « félicité ». Le concept de l’Aïd est aussi ancien que l’histoire de l’humanité.

L’histoire islamique révèle que le premier Aïd au monde a été célébré le jour où le repentir d’Adam a été accepté. Le deuxième Aïd a été célébré le jour où la guerre entre Habīl et Qabīl, « Abel et Caïn », a pris fin. Le peuple d’Abraham (psl) a célébré l’Aïd le jour où le feu de Nimrod s’est transformé en fleur. Le peuple de Jonas (psl) célébrait l’Aïd le jour où celui-ci est sorti du grand poisson. De même, le peuple du prophète Moïse (psl) célébrait l’Aïd le jour où, avec l’aide d’Allah, il avait sauvé les enfants d’Israël de la tyrannie de Pharaon. Le peuple de Jésus célèbre encore l’Aïd le jour de sa naissance.

Contrairement à tout cela, les musulmans célèbrent deux Aïds chaque année : l’Aïd al-Fiṭr et l’Aïd al-Aḍḥá. L’Aïd el-Fiṭr est une fête religieuse qui marque la fin du mois de Ramadan. Chaque année, le premier du mois de Shawwāl est célébré avec ferveur et enthousiasme. Allah, le Tout-Puissant, a pris soin de la psyché humaine. L’homme a reçu le droit au bonheur, avec certaines limites liées à ses loisirs naturels. Le respect de ces limites et restrictions est obligatoire et nécessaire pour tout musulman. En Islam, ces occasions joyeuses sont appelées « Aïd ». Célébrer en respectant les règles et conditions requises est gratifiant et louable. Cependant, enfreindre ces règles et conditions peut engendrer tristesse et chagrin le Jour de la Résurrection.

La philosophie des fêtes islamiques et l’étude des enseignements islamiques montrent clairement que célébrer l’Aïd et exprimer sa joie revient en réalité à invoquer et à remercier Allah, le Tout-Puissant, pour ses précieux bienfaits. Ainsi, l’Aïd est synonyme de gratitude pour les bienfaits d’Allah Tout-Puissant, d’abnégation, d’unité et de solidarité, et non pas simplement de bonheur et de joie dénués de spiritualité. Contrairement aux Juifs et aux Chrétiens, nos Aïds ne sont pas liés à des événements historiques ni à des coutumes du passé. Les jours désignés par l’Islam pour ces fêtes ne sont associés à aucun événement passé, mais sont au contraire considérés comme le fondement des festivités célébrées chaque année. Allah Tout-Puissant a donc fixé les deux fêtes de l’Aïd au moment où les musulmans ont accompli un acte d’adoration. La fête de l’Aïd al-Fiṭr est donc célébrée après le Ramadan, et comme les musulmans ont consacré un mois entier à l’adoration, cette fête est ancrée dans ce bonheur et cette récompense.

L’Aïd a un impact profond et durable sur la société islamique, ce qui la distingue des autres fêtes du monde. Sur le plan spirituel, l’islam n’a pas fait des fêtes un modèle de luxe qui érode les valeurs morales et contredit les exigences spirituelles de l’homme, mais y a placé des manifestations d’adoration passionnées qui sont un moyen d’atteindre la spiritualité, la divinité et la sincérité. Les fêtes célébrées dans le respect des limites et des restrictions islamiques suscitent des sentiments de piété et stimulent l’esprit humain à accomplir de bonnes actions. Ainsi, tant que la société et la civilisation islamiques conserveront leur splendeur, les fêtes islamiques continueront d’avoir un impact spirituel et, à ce titre, de constituer une source de nourriture spirituelle pour les musulmans.{{}}

La particularité des fêtes de l’Aïd réside dans le fait qu’elles constituent des occasions de joie et de divertissement favorisant l’éveil et l’inclination religieux, et stimulant les tendances religieuses au sein de la société. Par ailleurs, les fêtes du reste du monde n’ont ménagé aucun effort pour enterrer leurs enseignements religieux. Les fêtes islamiques, comme celles des autres religions, interdisent le luxe et les jeux d’argent. Les extravagances sous couvert de bonheur sont absolument interdites, car leur observance et leur pratique obscurcissent le bonheur et engendrent un sentiment d’infériorité parmi les couches défavorisées de la société. L’islam a maintenu les principes fondamentaux de simplicité, d’ascétisme et de contentement lors de ces occasions de bonheur. On ne porte pas de vêtements neufs ni de nourriture raffinée et chère ; il est nécessaire de porter des vêtements propres, même s’ils sont vieux. L’enseignement de l’Islam sur la nourriture et la boisson pendant les fêtes est de garder à l’esprit sa capacité ou sa limite. Au lieu de se rafraîchir avec ces choses matérielles, il faut prendre des dispositions pour invoquer les bénédictions d’Allah Tout-Puissant et le rendre heureux par le souvenir et l’adoration.

Ces manifestations de simplicité et de contentement lors des fêtes ont un impact profond sur le bonheur personnel et individuel au sein de la société islamique. Il est donc important de comprendre que la célébration ne signifie pas que les bienfaits d’Allah doivent être gaspillés, mais que la gratitude envers Allah est l’esprit même du bonheur. Il est permis d’organiser des activités lors des fêtes islamiques qui ne vont pas à l’encontre des enseignements de l’Islam, comme la récitation de poèmes, de naats et d’hymnes, afin de susciter la fierté et l’amour. De plus, ces activités renforcent l’esprit de liberté, la fierté nationale et le soutien islamique au sein de la société, et offrent également des divertissements appropriés. Ces activités récréatives positives ont un impact profond sur la société islamique. Cependant, avec la modernisation et l’absence d’enseignements islamiques, les objectifs des fêtes islamiques ont presque disparu de la société. Il convient donc de se demander si les rituels et fêtes occidentaux, désormais courants dans la société islamique et qui suscitent l’intérêt de la nouvelle génération, auront un impact positif sur celle-ci. Absolument pas ! Il est donc essentiel de toujours respecter les limites prescrites par l’islam. Bien qu’il soit conforme à la Sunna de célébrer l’Aïd, il est conseillé d’éviter les fêtes où se mêlent les plaisirs de la vie, le flirt et les pratiques du diable.

Une fois le Ramadan terminé, on n’est pas libre de retomber dans ses péchés et de se libérer des contraintes du Ramadan. Nous célébrons l’Aïd parce qu’Allah nous a accordé l’occasion de L’adorer et de demander pardon. En d’autres termes, l’Aïd est une récompense pour toutes les bonnes actions accomplies pendant le Ramadan. Qu’Allah accepte enfin notre jeûne en cette Aïd al-Fiṭr et continue de nous bénir tout au long de l’année et, par conséquent, tout au long de notre vie. Que les bénédictions d’Allah éclairent notre chemin et nous conduisent au bonheur, à la paix, à la prospérité et au succès. Joyeux Aïd à tous.

Source : https://azhar.eg/observer-fr/details/ArtMID/1154/ArticleID/91768/A239d-al-Fi%E1%B9%ADr-philosophie-et-importance-en-Islam

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  • La fête musulmane Aïd el-Fitr d’après Wikipédia

Prière de Aïd el-Fitr, dans la mosquée Süleymaniye d’Istanbul.
Prière de Aïd el-Fitr, dans la mosquée Süleymaniye d’Istanbul.

Nom officiel arabe : عِيدُ ٱلْفِطْر (`Aïd al-Fitr)
Observé par Tous les musulmans
Signification Marque la fin du ramadan.
Date Le 1 chawwal
Date 2026 Vendredi 20 mars 2026
Célébrations Une prière particulière a lieu le matin du jour d’Aïd, suivie du sermon d’un imam.
Observances Donner l’équivalent d’un repas aux pauvres (zakat al-Fitr).
Lié à Ramadan et Aïd al-Adha

Ad el-Fitr (en arabe : عِيدُ ٱلْفِطْر, ʿīdu ʾal-fir, « fête de la rupture ») est la fête musulmane marquant la rupture du jeûne du mois de ramadan. Elle est célébrée le premier jour du mois de chawwal. Elle est aussi parfois appelée aïd as-Seghir (عِيدُ ٱلصَّغِير, ʿīdu ʾa-aīr), « la petite fête », par opposition à l’aïd al-Kebir, « la grande fête ».

Étymologie{{}}

Certains lexicographes arabes associent le terme Aïd à la racine « ’wd », « le retour ». Pour autant, il s’agit plutôt d’un terme arabe emprunté à l’araméen. Il est à associer au mot syriaque ʿī « fête, jour férié ». Un tel emprunt est courant pour le vocabulaire religieux[1].

Dates de l’Aïd el-Fitr{{}}

La date de l’Aïd el-Fitr est le jour suivant le dernier jour du mois sacré de ramadan : il arrive donc 29 ou 30 jours après le début du mois de ramadan, selon les années.

Tous les ans, la date de l’Aïd el-Fitr est avancée de 10, 11 ou 12 jours par rapport au calendrier grégorien, car le calendrier hégirien est un calendrier lunaire.

Le jour de l’Aïd el-Fitr est arrêté par l’observation de la lune et dépend de la position géographique de ceux qui observent l’arrivée du croissant lunaire, ce qui explique des différences selon les pays. Les savants – oulémas — sont unanimes sur le fait que deux témoins musulmans dignes de confiance sont suffisants afin d’établir l’observation de la lune[2].

Les précédentes et prochaines dates de l’Aïd el-Fitr, précisées à l’issue de la nuit du doute, sont les suivantes en France :

S’il ne l’a pas fait pendant le ramadan, le fidèle doit s’acquitter de l’aumône de la rupture du jeûne (la Zakat al-Fitr)[7] avant la prière de l’Aïd.

La prière (salat al aïd) a lieu en début de matinée et est effectuée soit dans une mosquée, soit en plein air dans un musalla permettant de rassembler plus de fidèles. Elle doit être commune. Formellement, elle provient d’une forme plus ancienne que les alāt quotidiennes ou du vendredi et est à associer à la alāt pour la pluie et à la alāt de l’éclipse[1].

La tradition musulmane au Liban veut que le musulman prenne son déjeuner, préférablement composé de viandes blanches et de gâteaux, après la prière et la visite des cimetières[8]. Après la prière et selon les pays, les fidèles accompagnés de leurs enfants, visitent leurs proches et amis afin de leur présenter leurs vœux de l’Aïd[1]. Pour l’année 2020, la plupart des gouvernements arabes ont interdit les prières collectives de l’Aïd à cause de la pandémie de Covid-19[9],[10].

Les différentes appellations{{}}

Aïd al-Fitr est l’appellation musulmane canonique, provenant d’Arabie ; c’est celle utilisée dans les hadîths. D’autres appellations locales coexistent :

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/4b/Eid_in_Morocco.JPG/250px-Eid_in_Morocco.JPG

Maroc, 19 août 2012.

Au Maghreb

L’Aïd al-Fitr est également appelée « Aïd as-Saghir » (seghir signifie petit en arabe) par opposition à l’« Aïd al-Kebir » (kabir signifiant grand), fête du sacrifice ; ces deux fêtes étant les principales manifestations festives chez les musulmans.

En Indonésie

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/60/EIDUL_FITRI_IN_BAIDOA_Eidul_Fitr_in_-1-9.jpg_%2814587452130%29.jpg/250px-EIDUL_FITRI_IN_BAIDOA_Eidul_Fitr_in_-1-9.jpg_%2814587452130%29.jpg

Somalie, 28 juillet 2014.

Le nom est prononcé « Idul Fitri ». Les Indonésiens appellent plus spontanément la fête « Lebaran », un mot autochtone qui évoque la dispersion (sous-entendu : après avoir communié dans le jeûne). Lors du Lebaran, les Indonésiens musulmans demandent rituellement pardon à toute personne rencontrée, en prononçant la formule : « Minal ’Aidin wal-Faizin, Maaf Lahir Bathin » (من العائدين والفائزين), ce qui peut se traduire par : « (Nous sommes) de ceux qui reviennent et ont réussi, (je vous demande) pardon (pour mes fautes) de l’extérieur et de l’intérieur ». Bien que les mots en soient arabes, il semble que cette formule soit propre à l’Indonésie. Les premières personnes à qui l’on demande pardon sont les parents, les grands-parents et plus si elles sont encore vivantes. On va également se recueillir et déposer des fleurs sur la tombe des aînés décédés. Le Lebaran est donc l’occasion d’un mouvement massif dans lequel des dizaines de millions de personnes retournent dans leur village d’origine. Pour les Indonésiens musulmans, le Lebaran est traditionnellement la fête la plus importante.

En Malaisie et à Singapour

On dit plutôt « Hari Raya Puasa », qui signifie « Fête du jeûne » (puasa, du sanskrit upavasa, jeûne).

En Albanie

Cette fête s’appelle officiellement Fitër Bajrami mais on l’appelle plus souvent Bajrami i vogël : Le petit Bajram, tandis que l’Aïd el-Kébir s’appelle Bajrami i madh (« le grand Bajram ») ou Kurban Bajrami : le sens est le même à l’appellation du Maghreb.

En Bosnie-Herzégovine

C’est « Mali Bajram » (« Le petit Bajram ») qui marque la fin du Ramadan. On dit aussi « Ramazanski Bajram » (« Le Bajram du Ramadan »). Le terme « bajram » est issu du mot turc « bayram » et se prononce en français comme lui.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3c/S%C3%A9n%C3%A9gal-C%C3%A9r%C3%A9monie_de_la_Korit%C3%A9_%28AOF%29.jpg/250px-S%C3%A9n%C3%A9gal-C%C3%A9r%C3%A9monie_de_la_Korit%C3%A9_%28AOF%29.jpg

Sénégal : cérémonie de la Korité (carte postale coloniale réalisée en AOF).

En Turquie

Cette fête est appelée « Ramazan Bayramı » (« Fête du Ramadan ») ou « Şeker Bayramı » (« Fête du Sucre »).

En Afrique de l’Ouest

Au Sénégal, cette fête est nommée « Korité ».

Au Mali, elle est nommée « Seli fitini » (qui veut dire « Petite fête »).

Au Niger, elle est nommée « Karamas’Sallah » ou « Djingar Keyna » (qui veulent dire « Petite fête »).

Au Cameroun, elle est nommée Djouldé Soumaé[11].

En Inde

L’Aïd el-Fitr est communément connue sous le nom de Ramzan ou Ramjan Id (« Fête du Ramadan ») [12].

Source avec Notes et références : https://fr.wikipedia.org/wiki/A%C3%AFd_el-Fitr

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  • Aïd al-Fir : philosophie et importance en Islam - Par Moubarak Husein Yousouf – 03 avril 2025 – Document ‘azhar.eg’

    Aïd al-Fiṭr : philosophie et importance en Islam

Le mot « Aïd  » (trois lettres) dérive en réalité du mot arabe « ‘Awd », qui signifie « retour » et « récurrence ». Il doit son nom à sa récurrence annuelle. Cependant, le sens littéral de « Aïd » est « fête », « joie » ou « félicité ». Le concept de l’Aïd est aussi ancien que l’histoire de l’humanité.

L’histoire islamique révèle que le premier Aïd au monde a été célébré le jour où le repentir d’Adam a été accepté. Le deuxième Aïd a été célébré le jour où la guerre entre Habīl et Qabīl, « Abel et Caïn », a pris fin. Le peuple d’Abraham (psl) a célébré l’Aïd le jour où le feu de Nimrod s’est transformé en fleur. Le peuple de Jonas (psl) célébrait l’Aïd le jour où celui-ci est sorti du grand poisson. De même, le peuple du prophète Moïse (psl) célébrait l’Aïd le jour où, avec l’aide d’Allah, il avait sauvé les enfants d’Israël de la tyrannie de Pharaon. Le peuple de Jésus célèbre encore l’Aïd le jour de sa naissance.

Contrairement à tout cela, les musulmans célèbrent deux Aïds chaque année : l’Aïd al-Fiṭr et l’Aïd al-Aḍḥá. L’Aïd el-Fiṭr est une fête religieuse qui marque la fin du mois de Ramadan. Chaque année, le premier du mois de Shawwāl est célébré avec ferveur et enthousiasme. Allah, le Tout-Puissant, a pris soin de la psyché humaine. L’homme a reçu le droit au bonheur, avec certaines limites liées à ses loisirs naturels. Le respect de ces limites et restrictions est obligatoire et nécessaire pour tout musulman. En Islam, ces occasions joyeuses sont appelées « Aïd ». Célébrer en respectant les règles et conditions requises est gratifiant et louable. Cependant, enfreindre ces règles et conditions peut engendrer tristesse et chagrin le Jour de la Résurrection.

La philosophie des fêtes islamiques et l’étude des enseignements islamiques montrent clairement que célébrer l’Aïd et exprimer sa joie revient en réalité à invoquer et à remercier Allah, le Tout-Puissant, pour ses précieux bienfaits. Ainsi, l’Aïd est synonyme de gratitude pour les bienfaits d’Allah Tout-Puissant, d’abnégation, d’unité et de solidarité, et non pas simplement de bonheur et de joie dénués de spiritualité. Contrairement aux Juifs et aux Chrétiens, nos Aïds ne sont pas liés à des événements historiques ni à des coutumes du passé. Les jours désignés par l’Islam pour ces fêtes ne sont associés à aucun événement passé, mais sont au contraire considérés comme le fondement des festivités célébrées chaque année. Allah Tout-Puissant a donc fixé les deux fêtes de l’Aïd au moment où les musulmans ont accompli un acte d’adoration. L’Aïd al-Fiṭr est donc célébrée après le Ramadan, et comme les musulmans ont consacré un mois entier à l’adoration, cette fête est ancrée dans ce bonheur et cette récompense.

L’Aïd a un impact profond et durable sur la société islamique, ce qui la distingue des autres fêtes du monde. Sur le plan spirituel, l’islam n’a pas fait des fêtes un modèle de luxe qui érode les valeurs morales et contredit les exigences spirituelles de l’homme, mais y a placé des manifestations d’adoration passionnées qui sont un moyen d’atteindre la spiritualité, la divinité et la sincérité. Les fêtes célébrées dans le respect des limites et des restrictions islamiques suscitent des sentiments de piété et stimulent l’esprit humain à accomplir de bonnes actions. Ainsi, tant que la société et la civilisation islamiques conserveront leur splendeur, les fêtes islamiques continueront d’avoir un impact spirituel et, à ce titre, de constituer une source de nourriture spirituelle pour les musulmans.

La particularité des fêtes de l’Aïd réside dans le fait qu’elles constituent des occasions de joie et de divertissement favorisant l’éveil et l’inclination religieux, et stimulant les tendances religieuses au sein de la société. Par ailleurs, les fêtes du reste du monde n’ont ménagé aucun effort pour enterrer leurs enseignements religieux. Les fêtes islamiques, comme celles des autres religions, interdisent le luxe et les jeux d’argent. Les extravagances sous couvert de bonheur sont absolument interdites, car leur observance et leur pratique obscurcissent le bonheur et engendrent un sentiment d’infériorité parmi les couches défavorisées de la société. L’islam a maintenu les principes fondamentaux de simplicité, d’ascétisme et de contentement lors de ces occasions de bonheur. On ne porte pas de vêtements neufs ni de nourriture raffinée et chère ; il est nécessaire de porter des vêtements propres, même s’ils sont vieux. L’enseignement de l’Islam sur la nourriture et la boisson pendant les fêtes est de garder à l’esprit sa capacité ou sa limite. Au lieu de se rafraîchir avec ces choses matérielles, il faut prendre des dispositions pour invoquer les bénédictions d’Allah Tout-Puissant et le rendre heureux par le souvenir et l’adoration.

Ces manifestations de simplicité et de contentement lors des fêtes ont un impact profond sur le bonheur personnel et individuel au sein de la société islamique. Il est donc important de comprendre que la célébration ne signifie pas que les bienfaits d’Allah doivent être gaspillés, mais que la gratitude envers Allah est l’esprit même du bonheur. Il est permis d’organiser des activités lors des fêtes islamiques qui ne vont pas à l’encontre des enseignements de l’Islam, comme la récitation de poèmes, de naats et d’hymnes, afin de susciter la fierté et l’amour. De plus, ces activités renforcent l’esprit de liberté, la fierté nationale et le soutien islamique au sein de la société, et offrent également des divertissements appropriés. Ces activités récréatives positives ont un impact profond sur la société islamique. Cependant, avec la modernisation et l’absence d’enseignements islamiques, les objectifs des fêtes islamiques ont presque disparu de la société. Il convient donc de se demander si les rituels et fêtes occidentaux, désormais courants dans la société islamique et qui suscitent l’intérêt de la nouvelle génération, auront un impact positif sur celle-ci. Absolument pas ! Il est donc essentiel de toujours respecter les limites prescrites par l’islam. Bien qu’il soit conforme à la Sunna de célébrer l’Aïd, il est conseillé d’éviter les fêtes où se mêlent les plaisirs de la vie, le flirt et les pratiques du diable. Une fois le Ramadan terminé, on n’est pas libre de retomber dans ses péchés et de se libérer des contraintes du Ramadan. Nous célébrons l’Aïd parce qu’Allah nous a accordé l’occasion de L’adorer et de demander pardon. En d’autres termes, l’Aïd est une récompense pour toutes les bonnes actions accomplies pendant le Ramadan. Qu’Allah accepte enfin notre jeûne en cette Aïd al-Fiṭr et continue de nous bénir tout au long de l’année et, par conséquent, tout au long de notre vie. Que les bénédictions d’Allah éclairent notre chemin et nous conduisent au bonheur, à la paix, à la prospérité et au succès. Joyeux Aïd à tous.

Source : https://azhar.eg/observer-fr/details/ArtMID/1154/ArticleID/91768/A239d-al-Fi%E1%B9%ADr-philosophie-et-importance-en-Islam

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3Bis.
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  • La fête juive de Pourim d’après Wikipédia {{}}
Pourim (פורים « Sorts ») -
Durée : 1 minute et 9 secondes.1:09 - Accroche d’un reportage sur l’ancienne deuxième chaîne de 2016, avec un panel de traditions et coutumes de la fête en Israël.
Signification Fête joyeuse célébrant les évènements décrits dans le Livre d’Esther.
Date 14 adar (ou adar II lors des années embolismiques)
Date 2026 Du 2 mars au soir au 3 mars
Observances Mikra meguila (he) (lecture du Livre d’Esther),

mishte vesimha (grand festin),

mishloah manot (en) (envoi de colis alimentaires),

matanot laèvyonim (he) (dons aux indigents),

« Mahatsit Hashekel » (don de quelque pièces commémorant l’impôt d’un demi shekel destiné au Temple)

Lié à Jeûne d’Esther, Chouchan Pourim, Pourim sheni et Pourim katan.

Pourim est une fête juive d’origine biblique et d’institution rabbinique, qui commémore les événements relatés dans le Livre d’Esther : la délivrance miraculeuse d’un massacre de grande ampleur, planifié à l’encontre des Juifs par Haman dans l’Empire perse sous le règne de Xerxès 1er.

La fête est célébrée chaque année le 14 Adar (en février ou mars du calendrier grégorien). Quand le mois d’Adar est redoublé (années embolismiques), Pourim est célébrée le 14 Adar II. Cette date correspond à la dernière Pleine Lune de l’hiver, une lune avant la première Pleine Lune du printemps, marquée par la fête de Pessah.

Aux pratiques traditionnelles, consignées dans le Livre d’Esther et ordonnancées par les Sages de la Mishna, se sont ajoutées diverses coutumes, notamment culinaires, avec les deblas et les oreilles d’Aman, ainsi que des manifestations joyeuses et carnavalesques, et l’usage de crécelles à l’évocation du nom de Haman.

Origines de la fête{{}}

Dans la Bible hébraïque{{}}

Article détaillé : Livre d’Esther.

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C’était du temps d’Assuérus, de cet Assuérus qui régnait depuis l’Inde jusqu’en Égypte sur cent vingt-sept provinces.

La fête de Pourim commémore les événements décrits dans le Livre d’Esther, dernier Livre de la Bible hébraïque à avoir été canonisé, dont la rédaction peut être approximativement datée au IVe siècle av. J.-C.[1]. Selon ce récit, le roi Assuérus prend pour femme Esther bat Avihaïl, une belle jeune femme qui tient secrètes ses origines judéennes sur les conseils de son oncle (cousin) Mardochée[2]. Celui-ci sauve le roi d’un complot[3].

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Haman implorant le pardon d’Esther, Rembrand, v. 1635

Peu après, Haman, fils de Hamedata l’agaggite, monte en faveur auprès du roi de Perse[4]. Outré par le fait que Mardochée ne s’incline pas devant lui alors que le protocole établi par le roi l’y oblige, il fait publier au nom du souverain et avec son accord un décret d’extermination de tous les Juifs vivant dans les 127 provinces de l’empire achéménide (où vit la quasi-totalité de la population juive de l’époque[5]). La date d’application du décret est fixée au 13e jour du douzième mois, c’est-à-dire le mois d’adar[6] par tirage au sort (hébreu : פור pour, cf. l’akkadien pûrû), d’où vient l’origine du mot « Pourim ». En effet, Pourim est aussi connu sous le nom « la fête des Sorts »[7].

Sur l’insistance de Mardochée, Esther vient trouver le roi (au péril de sa vie)[8]. Elle l’invite à un festin avec Haman sans dévoiler ses motifs où elle les convie à un second festin[9]. Troublé, Assuérus se fait lire les annales royales pour occuper ses insomnies et prend connaissance de sa dette envers Mardochée. Il le récompense par des honneurs devant un Haman dépité[10]. Lors du second festin, Esther dévoile son identité juive et le complot qui vise les siens[11]. Haman est pendu à la potence même qu’il réservait à Mardochée[12] et les Juifs sont autorisés à se défendre contre leurs assaillants[13]. Après un jour de batailles (deux à Suse)[14], les Juifs célèbrent dans l’allégresse ces retournements du sort et une fête est instituée pour les générations à venir[15].

Les innovations de Mardochée, devenu grand vizir du roi, ont une nature davantage sociale que religieuse : en effet, le jour est marqué par 4 obligations religieuses (mistvot) : la lecture rituelle du Livre d’Esther (mikra meguila (he)), le repas festif (mishte vesimha), l’envoi de portions (mishloah manot (en)) et le don aux pauvres (matanot laèvyonim (he))[16].

Dans la littérature rabbinique{{}}

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Costumes de Pourim, Heusden (Pays-Bas), 1657.

La fête de Pourim n’est, selon la tradition rabbinique, observée dans un premier temps que par les Juifs de Suse avant d’être généralisée à l’ensemble des communautés juives, lorsque le Livre d’Esther est inclus après de nombreux débats dans le canon biblique par la Grande Assemblée[17].

Son prestige ne cesse dès lors de croître au travers des nombreuses interprétations rabbiniques du Livre d’Esther compilées dans les Talmuds, le Midrash, le Zohar et la littérature médiévale.

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Pourim en Allemagne, 1718-1724

Outre de nombreux embellissements, il est rappelé avec insistance que l’histoire apparemment profane et décousue du Livre d’Esther est en réalité le plan d’un Dieu qui agit « en voilant sa face » (hébreu : הסתר פנים Hester panim) et que le nom même de l’héroïne y fait allusion[18],[19]. L’affrontement entre Mardochée et Haman réactualise la lutte perpétuelle que se livrent Israël et Amalek[20], d’autant plus que l’ancêtre de Mardochée, Saül, a indûment épargné l’ancêtre de Haman, Agag[21],[22].

Rédemption{{}}

La rédemption de Pourim fait aussi écho à celle qui se produit un mois plus tard, à Pessa’h et, pour cette raison, la fête de Pourim doit être célébrée au quatorzième jour du second et non du premier mois d’adar lors des années embolismiques[23]. À de nombreux égards, les rédemptions de Pessa’h et Pourim sont opposées : les Hébreux d’Égypte sont un peuple sans droit, sauvé par l’intervention directe de Dieu qui les fait sortir d’Égypte alors que les Juifs de Perse sont intégrés à leur nation et trouvent leur salut dans une intervention humaine qui renforce leur présence dans leur pays d’accueil[22]. Cependant, leur conclusion est fortement analogue et Esther 9:27 (« les Juifs reconnurent et acceptèrent pour eux, etc. ») répond ou fait suite à Exode 24:7 (« [Moïse] prit le livre de l’Alliance, dont il fit entendre la lecture au peuple et ils dirent : « Tout ce qu’a dit H’, nous l’exécuterons et nous l’écouterons » »)[24].

La fête de Pourim est, selon les kabbalistes, comparable à Yom Kippour[25],[26]. Les rabbins avancent même qu’elle sera encore observée aux temps messianiques, alors même que les autres fêtes disparaîtront[27].

Ses ordonnances sont principalement abordées dans le traité Meguila, dixième de l’ordre Moëd qui couvre les lois relatives aux fêtes.

Lecture de la Meguila{{}}

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Meguila d’Esther (Jérusalem, 1900)

La lecture du Livre d’Esther, qui se présente sous la forme d’une meguila (« rouleau »), est érigée en pratique perpétuelle, le 14 adar pour les habitants des petites villes et villages et le 15 adar pour ceux des villes fortifiées à l’époque de Josué[28] (afin de ne pas diminuer le statut de Jérusalem, dont les murailles sont en ruine au temps d’Esther, par rapport à celui de Suse[29]).

Rabbi Yehoshoua ben Levi (en)[30] (ou Bar Kappara (en)[31]) rend la lecture de la Meguila obligatoire pour les femmes car c’est par une femme que le miracle est arrivé ; la lecture doit se faire non seulement la journée du 14 (ou du 15) adar mais aussi la veille de celui-ci[30]. Selon Rabbi Meïr, elle doit être lue dans son entièreté tandis que selon Rabbi Yehouda, elle peut être commencée avec l’introduction de Mordekhaï (Esther 2:5) ou, selon Rabbi Yosse, avec celle de Haman (Esther 3:1)[32] - les codificateurs médiévaux ont retenu la première opinion[33]. Elle peut, théoriquement, être lue dans la langue comprise par le public mais les décisionnaires médiévaux s’opposent à cet usage et imposent l’hébreu[34]. La lecture se fait souvent à la synagogue, mais pas obligatoirement.

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Effacement du nom de Haman (Mechiyat Haman) du bois et de la pierre, selon la coutume des Tossafistes, à la synagogue d’Amsterdam, en 1701.

Divers usages apparaissent afin de magnifier le cérémonial de la lecture : le Talmud prescrit notamment d’encadrer la lecture de bénédictions[35] et de lire les noms des dix fils de Haman[36] (Parchandata, Dalfôn, Aspata, Porata, Adalia, Aridata, Parmachta, Arissaï, Aridaï, Vaïzata) en un souffle afin de faire savoir qu’ils sont morts simultanément (ou, selon une interprétation plus récente, parce qu’il n’est pas agréable aux Juifs d’évoquer la mort, fût-ce de leurs ennemis)[37]. On prend l’habitude, dès l’époque des gueonim, de dérouler entièrement la meguila avant sa lecture et de réciter deux, puis quatre versets dits « de rédemption » (Esther 2:5, 8:15-16 & 10:3) à voix haute afin de publiciser le miracle[38]. Quelques siècles plus tard, les Tossafistes de France et de Rhénanie instaurent la pratique de cogner des morceaux de bois sur lesquels est marqué le nom de Haman afin de se conformer au commandement d’effacer le nom d’Amalek, même du bois et de la pierre ; cette pratique évolue pour donner lieu à une cacophonie de sifflements, crécelles et autres manifestations bruyantes à la moindre mention du nom de Haman[39].

En ce qui concerne la Meguila elle-même, le texte du rouleau d’Esther doit être écrit à la main, en hébreu, sur du parchemin. Selon la tradition, le texte est présenté en colonnes et peut être illustré, ce qui fait souvent des Meguilot des objets de grande beauté[40].

La lecture de la meguila est généralement suivie de chants prenant leur source dans les versets du Livre d’Esther et les passages des Talmuds relatifs à Pourim avec, notamment, Chochanat Yaakov, OuMordekhaï yatza, Mishenikhnas adar et Hayav einich[41].

Festin et coutumes de joie{{}}

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Annonce d’un bal masqué de Pourim donné à Paris en 1866[42].

Le repas festif de Pourim constitue une obligation religieuse (mishte vesimha). De façon symbolique, le festin renvoie aussi aux nombreux banquets dans l’histoire de la meguila. La composition du repas varie selon les traditions culinaires, mais il est important de marquer la spécificité du festin de Pourim – qui doit se distinguer d’un repas habituel – par la présence de plats élaborés et souvent carnés. En Tunisie notamment, le festin de Pourim est constitué de viandes grillées (méchoui) accompagnées d’une salade fraîche d’herbes aromatiques et de galettes salées et anisées (zraderks) ou d’une poule farcie, suivies des gâteaux de Pourim dont des yoyos au miel. Par son aspect exceptionnel, le festin de Pourim est donc basé sur le modèle du repas sabbatique[43].

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Pourim hassidique à Safed, XIXe s.

Les rabbins ayant remarqué que le mishte (festin alcoolisé) figure de manière prééminente dans le Livre d’Esther, en concluent que « le miracle a eu lieu grâce au vin » ; par conséquent, les festins prescrits en fin de Livre doivent être alcoolisés. Rava déclare que « l’on doit « se parfumer » (s’enivrer) à Pourim jusqu’à ne plus pouvoir distinguer « maudit soit Haman ! » de « béni soit Mardochée ! » ».

Il est aussi à l’origine des premiers chefs-d’œuvre de la littérature parodique juive, dont la Massekhet Pourim ; rédigé au XIVe siècle par Kalonymos ben Kalonymos dans le style du Talmud, ce « traité de Pourim » prescrit de s’enivrer joyeusement et proscrit formellement l’eau[44],[45].

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Pourim dans la communauté juive de Bitola (Monastir) en Macédoine, 1917.

Cette veine extravagante et burlesque se poursuit pendant la journée : le Talmud évoque des « jeux de Pourim » parmi lesquels des sauts au-dessus du feu[46] et, dès le Ve siècle, il est de coutume de réaliser des processions solennelles au cours desquelles Haman est pendu ou brûlé en effigie. Certains voient dans cette coutume l’origine des pièces jouées à Pourim sur les bases desquelles le théâtre yiddish se développe au XVIIIe siècle[47]. Connu aussi sous le nom Pourim Shpil dans la tradition ashkénaze, ces pièces de théâtre satiriques incorporent tous les arts du spectacle – théâtre, musique, danse, chants, mimes et déguisements.

Les thèmes des Pourim Shpil sont généralement fondés sur le récit du Livre d’Esther mais peuvent incorporer d’autres récits ou personnages bibliques, ou bien des éléments inspirés de l’actualité et des personnages politiques contemporains[48]. La pratique a été inscrite à l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France, en tant que pratique festive, en octobre 2015[49].

Elle se retrouve aussi au Moyen Âge sous une forme différente, à Francfort-sur-le-Main : des maisons de cire sont confectionnées, figurant Haman, son épouse Zeresh, son bourreau et des gardes. La maison, placée sur la bimah (estrade d’où se conduit l’office), est brûlée avec ses occupants dès le début de la lecture de la meguila[50].

Ces débordements sont diversement accueillis par les chrétiens qui les interdisent par intermittence au cours des siècles, car ils y voient (surtout dans l’exécution de Haman) une parodie détournée de Jésus et de la Croix[51].

Ils sont également critiqués par certains rabbins qui tentent de limiter le degré de licence en la matière. Toutefois, c’est l’attitude indulgente qui prévaut[50], d’autant que diverses mesures sont prises pour contrôler le chaos, dont les moindres ne sont pas les autres coutumes de Pourim[22]. Tronc à aumônes pour la fête de Pourim, Espagne, 1319.

Coutumes sociales{{}}

L’échange de colis et les dons aux indigents deviennent avec le temps l’un des aspects principaux de Pourim [50].

Ils ont pour but, selon Israël Isserlein (en), une certaine égalisation sociale dans l’accès à la joie en ce jour, transcendant même la barrière entre Juifs et Gentils [52]. Il a aussi été suggéré plus récemment que ces coutumes répondaient trait pour trait aux accusations portées par Haman envers le peuple juif, puisqu’il les déclare dispersés et qu’ils se montrent solidaires[53].

Observance de Pourim dans le judaïsme rabbinique

La fête de Pourim est célébrée depuis le soir du 14 adar au soir du 15, en terre d’Israël comme en Diaspora, dans les villes qui n’étaient pas fortifiées à l’époque de Josué. Les habitants de ces villes fortifiées, dont Jérusalem, célèbrent le Pourim de Suse qui a lieu le jour suivant[55]. Cette situation donne lieu, lorsque le Pourim de Suse a lieu à chabbat, au Pourim meshoulash (« Pourim tripartite »), où les célébrations sont réparties sur trois jours[56].

Bien que les jours de Pourim soient qualifiés de yom tov (Esther 9:19), ils n’ont pas le caractère saint du chabbat ni des autres fêtes bibliques ; il n’y a aucune restriction d’activité et les mariages sont permis[57]. Cependant, les activités professionnelles et, plus généralement, tout ce qui pourrait empêcher de se réjouir en ce jour, sont découragés voire, en certains endroits, restreints[58]. En outre, les marques publiques de deuil sont interdites[59].

Du point de vue rituel, Pourim se distingue par ses quatre prescriptions (mikra meguila, mishte vesimha, mishloah manot, matanot laèviyonim). Du point de vue liturgique, une bénédiction spécifique intitulée Al Hanissim et analogue à celle de Hanoucca est intercalée dans la bénédiction de hoda’a (« reconnaissance [de la majesté divine] ») des prières du soir, du matin et de l’après-midi ainsi que dans la bénédiction qui suit les repas pris le 14 adar, afin de louer Dieu pour les miracles réalisés en faveur des Juifs[60].

Lors des années embolismiques, où un second mois d’adar, dit adar beth ou vèadar est intercalé dans le calendrier, Pourim est célébré le 14e jour de ce second mois[61]. Les 14 et 15 adar du premier mois fait l’objet de quelques manifestations de joie, appelées Pourim katan[62].

À l’approche de la fête{{}}

La joie que l’on doit manifester à Pourim commence dès l’entrée du mois d’adar[63]. Cependant, les pieux jeûnent le 7 et le 9 adar[64], et le 14 adar lui-même est précédé par le Taanit Esther un jour de jeûne instauré vers le VIIIe siècle en souvenir des Juifs qui se sont rassemblés en ce jour dans l’attente de leurs ennemis[50]. En effet, le « jeûne d’Esther » renvoie au récit de la Meguila, et à la demande d’Esther à son peuple de « jeûner à mon intention » avant qu’elle entreprenne son plan pour les sauver auprès du roi[65]. Dans certaines traditions, le jeûne est rompu par une collation, suivi d’un repas léger végétarien - le « repas d’Esther ». Ce repas rappelle les récits légendaires, concernant le végétarisme d’Esther. Selon cette tradition, la reine respectait les règles kashrut, sans pour autant révéler son identité juive tenue secrète à la cour du roi, en observant un régime composé exclusivement de graines, fruits, et légumes[66].

Dans beaucoup de foyers, les semaines avant la fête sont également marquées par la confection de gâteaux, y compris les fameuses hamentashen (en yiddish), oznei Haman (en hébreu) ou « oreilles d’Aman ».

Soir de Pourim{{}}

Il est d’usage d’accueillir Pourim comme chabbat, avec des habits de fête et une belle table[67]. L’office du soir est précédé par l’offrande d’une somme équivalente à trois fois la moitié de l’unité de monnaie locale - il ne s’agit pas du don aux pauvres, bien que l’argent collecté leur soit souvent redistribué, mais d’une réminiscence de l’impôt du mahatsit hasheqel, autrefois prélevé en adar pour les besoins du culte dans le Temple[68].

Première lecture de la Meguila

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Une crécelle de Pourim, agitée pour couvrir la mention du nom de Haman lors de la lecture de la Meguila.

« On fait tourner la toupie de Hanoucca par le haut et la crécelle de Pourim par le bas parce que le miracle de Hanoucca s’est déroulé sur le plan physique, tandis que le miracle de Pourim a été obtenu par le jeûne et la prière (Nahalat Yaaqov)[69] »

La première lecture de la Meguila (hébreu : מקרא מגילה Mikra Meguila) se fait le soir, après l’office de prière[70]. Elle est obligatoire pour tous, hommes et femmes et se fait de préférence à la synagogue[71]. Il est recommandé d’y amener les enfants qui n’ont pas encore atteint leur majorité religieuse, pour autant qu’ils ne perturbent pas (trop) leurs parents lors de la lecture[72].

La lecture se fait dans un rouleau manuscrit (et non dans une édition imprimée)[73]. De nombreuses communautés ont pour coutume de réagir bruyamment à la mention du nom de Haman (elle a ses défenseurs[74] et ses détracteurs[75]). Comme il est obligatoire d’écouter toute la lecture de la meguila, l’officiant marque une pause à ces moments[76]. D’aucuns suivent par précaution la lecture dans leur propre meguila manuscrite (pour autant qu’elle soit conforme et sans fautes)[77].

Bien que la prescription d’écouter la Meguila concerne les femmes et que certaines autorités médiévales estiment qu’elles devraient pouvoir la lire, ce n’est pas l’usage, à l’exception de certaines communautés orthodoxes modernes ; mais dans ces cas, la lecture se fait souvent dans un cercle exclusivement composé de femmes[78]. En revanche, une lecture publique par des femmes orthodoxes, en présence d’hommes et de femmes (séparé par une cloison – la mekhitsa), est organisée à Paris depuis 2012[79].

Festin{{}}

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Hamantashen faits maison.

Un festin joyeux (hébreu : משתה ושמחה Mishte vesimha) fait suite à la lecture de la meguila. Il est de coutume de le faire précéder par une étude de la Torah ou, à tout le moins, quelques mots afin de lui conférer davantage de dignité (et pour prévenir les excès[80]). Il est si important d’y bien boire et manger que, lorsque Pourim a lieu un dimanche, certaines autorités autorisent à se restreindre sur le troisième repas de chabbat afin de mieux profiter du mishte[81].

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Hamantaschen à Dresde (Allemagne), 2016.

La table comprend souvent des plats typiques de la fête, en particulier des pâtisseries triangulaires fourrées (hamantashen chez les ashkénazes, fazuelos (en) chez les séfarades, orrechi d’Aman en Italie, etc.), des kreplach (beignets farcis à la viande, au foie ou au poulet servis dans la soupe), et des fèves (car Esther n’aurait, à l’instar de Daniel, mangé que des fèves à la cour du roi Assuérus, afin d’éviter d’enfreindre le code alimentaire des Juifs)[44],[82]. Certains mangent lacté à l’instar de Chavouot, car les Juifs ont accepté la Torah en ce jour[83].

Diverses attitudes se rencontrent quant à la consommation de vin et d’alcools[84], depuis ceux qui estiment qu’il suffit d’être légèrement embrumé et de ne plus pouvoir calculer la valeur numérique de « maudit soit Haman » et « béni soit Mardochée » jusqu’à ceux qui autorisent véritablement de confondre les deux phrases[85]. Tous reconnaissent cependant qu’il est interdit de s’enivrer jusqu’au point de ne plus pouvoir réaliser les prescriptions[26] (comme l’action de grâce après les repas[86]) et d’aucuns découragent aussi l’intoxication chez les individus sensibles pour des raisons d’étiquette[87].

Journée de Pourim{{}}

Le jour de Pourim doit être joyeux et les manifestations de deuil comme le jeûne ou l’oraison funèbre sont à proscrire[88].

L’office du matin, comme celui de la veille, comprend ’Al Hanissim, et la lecture de la meguila. À la différence de Hanoucca, on ne récite pas le Hallel car les miracles n’ont pas eu lieu en terre d’Israël et que les Juifs sont restés en Perse ; on ne lit cependant pas non plus le Tahanoun (office de supplications)[89].

Une lecture publique du passage Vayavo Amalek (Exode 17:8-16) est faite avant la lecture de la meguila, afin de souligner le caractère perpétuel de la lutte entre Israël et Amalek ; certains ont coutume de répéter le dernier verset[90]. Le psaume 22 est récité après la lecture de la meguila, car il contient, selon les rabbins, de nombreuses allusions à la reine Esther à l’heure de sa détresse, alors qu’elle s’apprête à se présenter devant le roi[89].

La journée se passe ensuite dans la liesse et l’exubérance, les échanges de cadeaux et les dons aux démunis.

Envoi de colis{{}}

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Mishlohim déposés devant une porte.

L’envoi de colis alimentaires (en) (hébreu : משלוח מנות Mishloah manot) incombe à toute personne ayant atteint la majorité religieuse (12 ans pour les filles, 13 pour les garçons), y compris les endeuillés[91]. Il faut, pour s’en acquitter, envoyer au moins deux plats prêts à être consommés à une personne[92] le jour de Pourim même[81] (les femmes envoient aux femmes, les hommes aux hommes[93]).

Dons aux démunis{{}}

La prescription des dons aux démunis (he) (hébreu : מתנות לאביונים matanot laèvyonim) nécessite de faire un don à deux pauvres au moins ; elle a priorité sur le mishloah manot car la réjouissance des pauvres revêt, selon la tradition, une importance particulière devant Dieu[92].

Comme le mishloah manot, elle concerne les hommes et les femmes[93], les endeuillés[91] et même les pauvres[94]. Il convient de ne pas faire de distinction entre ceux-ci et toute personne prête à accepter le don peut en bénéficier, y compris un non-Juif[94].

Lorsque le 15 adar a lieu un chabbat, ces dons doivent être réalisés avant le chabbat, afin de permettre aux pauvres d’en profiter [56].

Observance de Pourim dans les traditions non-rabbiniques…

Lire l’article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pourim

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  • La Transfiguration dans le christianisme d’après Wikipédia {{}}
    Pour les articles homonymes, voir Transfiguration.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/23/Transfigurationraffaelo.jpg/250px-Transfigurationraffaelo.jpg

La partie supérieure de la Transfiguration de Raphaël (1520), représentant Élie, Jésus et Moïse (tenant les Tables de la Loi).

La Transfiguration est un épisode de la vie de Jésus-Christ relaté par le Nouveau Testament, dans lequel Jésus change d’apparence corporelle pendant quelques instants de sa vie terrestre, pour révéler sa nature divine à trois apôtres. Cet état physique, considéré comme miraculeux, est rapporté dans les trois Évangiles synoptiques : (Mt 17,1-9, Mc 9,2-13, Lc 9,28-36). C’est, selon le christianisme, la préfiguration de l’état corporel annoncé aux croyants pour leur propre résurrection.

Le mot « transfiguration » en français vient de la traduction latine du mot grec metamorphosis (métamorphose). La fête religieuse de la Transfiguration est célébrée le 6 août dans les calendriers liturgiques catholique et orthodoxe. De nombreuses Églises protestantes la célèbrent le dernier dimanche du temps de l’Épiphanie.

Textes{{}}

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La Transfiguration, manuscrit arménien de l’Évangile selon Marc, 1300. - Évangile selon Marc, 9:2-13 :

« Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il les conduisit seuls à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ;ses vêtements devinrent resplendissants, et d’une telle blancheur qu’il n’est pas de foulon sur la terre qui puisse blanchir ainsi. Élie et Moïse leur apparurent, s’entretenant avec Jésus. Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Rabbi, il est bon que nous soyons ici ; dressons trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. Car il ne savait que dire, l’effroi les ayant saisis. Une nuée vint les couvrir, et de la nuée sortit une voix : Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! Aussitôt les disciples regardèrent tout autour, et ils ne virent que Jésus seul avec eux. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur recommanda de ne dire à personne ce qu’ils avaient vu, jusqu’à ce que le Fils de l’homme fût ressuscité des morts. Ils retinrent cette parole, se demandant entre eux ce que c’est que ressusciter des morts. Les disciples lui firent cette question : Pourquoi les scribes disent-ils qu’il faut qu’Élie vienne premièrement ? Il leur répondit : Élie viendra premièrement, et rétablira toutes choses. Et pourquoi est-il écrit du Fils de l’homme qu’il doit souffrir beaucoup et être méprisé ? Mais je vous dis qu’Élie est venu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu, selon qu’il est écrit de lui[1]. »

Évangile selon Matthieu, 17:1-13 :

« Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Élie leur apparurent, s’entretenant avec lui. Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici ; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur. Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit : Levez-vous, n’ayez pas peur ! Ils levèrent les yeux, et ne virent que Jésus seul. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts. Les disciples lui firent cette question : pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Élie doit venir premièrement ? Il répondit : il est vrai qu’Élie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Élie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part. Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean Baptiste [1]. »

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La Transfiguration, icône russe du XVe siècle. Le Christ transfiguré entre Élie (les livres des Prophètes) à sa droite et Moïse (le Pentateuque) à sa gauche. En bas de gauche à droite, les apôtres Jacques, Jean et Pierre.

Évangile selon Luc, 9:28-36 :

« Environ huit jours après qu’il eut dit ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier. Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage changea, et son vêtement devint d’une éclatante blancheur. Et voici, deux hommes s’entretenaient avec lui : c’étaient Moïse et Élie, qui, apparaissant dans la gloire, parlaient de son départ qu’il allait accomplir à Jérusalem. Pierre et ses compagnons étaient appesantis par le sommeil ; mais, s’étant tenus éveillés, ils virent la gloire de Jésus et les deux hommes qui étaient avec lui. Au moment où ces hommes se séparaient de Jésus, Pierre lui dit : Maître, il est bon que nous soyons ici ; dressons trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. Il ne savait ce qu’il disait. Comme il parlait ainsi, une nuée vint les couvrir ; et les disciples furent saisis de frayeur en les voyant entrer dans la nuée. Et de la nuée sortit une voix, qui dit : Celui-ci est mon Fils élu : écoutez-le ! Quand la voix se fit entendre, Jésus se trouva seul. Les disciples gardèrent le silence, et ils ne racontèrent à personne, en ce temps-là, rien de ce qu’ils avaient vu[1]. »

Récit évangélique{{}}

Articles connexes : Profession de foi de Pierre et Secret messianique.

Dans les Évangiles, la Transfiguration se situe après la multiplication des pains, au moment où les disciples, Pierre en particulier, reconnaissent en lui le Messie. Jésus a déjà annoncé une fois qu’il doit mourir et ressusciter trois jours après, et qu’il doit se rendre à Jérusalem. Il l’annoncera encore deux fois après sa Transfiguration. Il semble que ce soit au cours de la fête juive des tentes que cet épisode se déroule.

Jésus, rendu sur une montagne avec ses disciples Pierre, Jacques et Jean, se trouve métamorphosé : l’aspect de son visage change et ses vêtements deviennent d’une blancheur éclatante. Cette description rappelle celle de la descente de Moïse du mont Sinaï (« La peau de son visage rayonnait »)[2], et celle qui est faite, dans les textes apocalyptiques, des anges envoyés du Seigneur.

Aux côtés de Jésus se tiennent deux grandes figures bibliques : Élie et Moïse.

Symbolique du texte{{}}

La Transfiguration, icône du XVe siècle, galerie Tretiakov.

Le lieu traditionnel de la Transfiguration est le mont Thabor, près du lac de Tibériade. Ce lieu a peut-être été choisi à l’époque byzantine pour sa proximité avec Nazareth et le lac de Tibériade. Certains exégètes situent l’événement au mont Hermon, puisque les épisodes évangéliques qui l’encadrent se situent dans cette région. Pour les maronites, la Transfiguration a eu lieu dans la région de Bcharré, sur le mont Liban.

La montagne de la Transfiguration fait référence au mont Horeb et au mont Sinaï, deux lieux symboliques de l’Ancien Testament, en raison de la présence aux côtés du Christ de Moïse et d’Élie, dont les missions leur sont liées[3].

La nuée d’où sort la voix du Père fait écho à la nuée qui enveloppait les Hébreux lors de l’Exode et de leur traversée du désert. La proposition de saint Pierre de dresser trois tentes fait également référence selon certains observateurs à la tente de la rencontre dans l’Ancien Testament[4].

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La Transfiguration. Pologne, fin XIVe siècle / début XVe siècle. L’image de l’amande, dont il faut casser l’écorce pour trouver la substance, se retrouve dans les icônes où le Christ est représenté au centre d’une figure en forme d’amande.

Pour l’Église catholique, le but immédiat de la Transfiguration était « de préparer le cœur des disciples à surmonter le scandale de la croix ». Cette transfiguration est aussi une annonce de la « merveilleuse adoption qui fera de tous les croyants des fils de Dieu »[5].

Selon Hans Urs von Balthasar, quand « les disciples, à la fin, voient de nouveau Jésus seul, ils savent quelle plénitude de mystère se cache dans sa simple figure, car sa relation à toute l’ancienne Alliance, sa relation permanente au Père et à l’Esprit qui, comme nuée, a aussi couvert de son ombre les disciples représentant l’Église à venir, tout cela se trouve inclus en lui. Sa Transfiguration n’est pas une anticipation de la Résurrection — dans laquelle son corps sera transformé à Dieu — mais au contraire la présence du Dieu trinitaire et de toute l’histoire du salut dans son corps prédestiné à la croix. »

La fête de la Transfiguration{{}}

La date d’instauration de cette fête est incertaine : pour les uns, elle serait connue en Orient depuis le Ve siècle[5], mais selon l’historien Maurice Sachot, « elle fut vraisemblablement instaurée dans le calendrier de Constantinople vers la fin du VIIe siècle. En effet, la plus ancienne attestation certaine de la festivité de la Transfiguration dans un calendrier grec est fournie par l’homélie d’Anastase le Sinaïte composée au Monastère Sainte-Catherine du Sinaï. La festivité fut ensuite adoptée par l’Église de Constantinople à la fin du VIIe siècle »[6]. C’était déjà en 1956 l’opinion du byzantiniste et chercheur Venance Grumel qui optait pour le début du VIIIe siècle[7].

Elle a lieu en général le 6 août. Une corrélation est possible avec la fête juive du 15 Av, qui a lieu au même mois et comporte certaines ressemblances[8]. L’Église catholique fête la Transfiguration le 6 août mais cette fête peut être avancée ou reculée au dimanche le plus proche. Les Églises d’Orient ont les premières célébré cette solennité, qui devint une grande fête universelle en Occident après la victoire de Belgrade en 1456 où l’avancée turque fut stoppée pour 70 ans[9]. L’Église orthodoxe fête elle aussi la Transfiguration (une des Douze Grandes Fêtes) le 6 août. Pour les Églises qui utilisent le calendrier julien, elle tombe actuellement le 19 août du calendrier grégorien. C’est une grande fête où l’on jeûne bien que située avant la période de jeûne de la Mère de Dieu du 14 août au 28 août. Dans l’Église d’Éthiopie, la fête est appelée Buhe. Elle est célébrée avec éclat le 6 août selon le calendrier julien. Dans l’Église arménienne, la fête de la Transfiguration est fêtée au mois de juillet (le 7 en 2013) en correspondance avec l’ancienne fête païenne de Vartavar.

Représentations dans l’art{{}}

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La Transfiguration par Giovanni Bellini.

Comme le premier art chrétien des mosaïques de Rome et de Ravenne, l’art roman et l’art byzantin ont souvent représenté cette scène.

De nombreux peintres, parmi lesquels Raphaël, Rubens, Bellini ont représenté la Transfiguration. On y retrouve le trio de Jésus entouré de Moïse et d’Élie, avec à leurs pieds, les disciples endormis trop empêtrés dans leur nature terrestre pour comprendre pleinement la signification de la rencontre. Il faudra l’arrivée d’une nuée et l’intervention d’une voix qui en sort qui leur confirme la nature du Christ pour les éclairer.

En musique, cet événement a fait l’objet d’un oratorio d’Olivier Messiaen, intitulé La Transfiguration de Notre Seigneur Jésus-Christ, écrit de 1965 à 1969, et créé à Lisbonne le 7 juin 1969 sous la direction de Serge Baudo[10]. L’œuvre dure une heure et demie, et fait appel à sept solistes, 100 choristes et 109 instrumentistes.

Peintures de la Renaissance{{}}

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La Transfiguration est un événement significatif dans le Nouveau Testament où Jésus révèle sa gloire divine devant trois de ses disciples, Pierre, Jacques et Jean. Sur une montagne, il est transformé, son visage brillant comme le soleil, et il est accompagné de Moïse et d’Élie. Cet événement souligne l’importance de la foi des disciples et préfigure la souffrance de Jésus. La Transfiguration est considérée comme un moment clé de son ministère, symbolisant une union profonde avec Dieu et la révélation de sa nature divine.

En anglais : Transfiguration

Orthographe alternative : La Transfiguration

Veuillez noter : les exemples ci-dessous sont fournis à titre illustratif uniquement et ne reflètent pas une traduction ou une citation directe. Il est de votre responsabilité de vérifier la véracité des faits.

Le concept Chrétien de la « Transfiguration »{{}}

La Transfiguration est un événement central dans le christianisme, où Jésus révèle sa gloire divine à ses disciples, Pierre, Jacques et Jean [1]. Cet événement se déroule sur une haute montagne, traditionnellement identifiée comme le Mont Thabor [2]. Lors de cette transfiguration, l’apparence de Jésus change radicalement : son visage brille comme le soleil et ses vêtements deviennent blancs comme la lumière [3].

Moïse et Élie apparaissent également aux côtés de Jésus, symbolisant la Loi et les Prophètes, soulignant ainsi la continuité entre l’Ancien et le Nouveau Testament [4]. Une voix venant d’une nuée se fait entendre, identifiant Jésus comme le Fils bien-aimé de Dieu, appelant les disciples à l’écouter [5]. Cet événement est une manifestation de la nature divine de Jésus [6].

La Transfiguration est un moment d’instruction et de révélation [7]. Elle renforce la foi des disciples et les prépare aux souffrances à venir de Jésus, car elle marque le début solennel de sa Passion et de sa mort [8]. Elle offre également une perspective importante pour comprendre l’entrée de Jésus dans la gloire [9].

L’événement met en évidence la clarté du corps glorifié du Christ [10]. La Transfiguration est un événement mystérieux, plus ressenti que compris, qui produit un sentiment de crainte et d’émerveillement chez les disciples [11]. C’est un événement d’une grande importance spirituelle et symbolique [12].

Cet épisode biblique met en lumière la lumière divine et l’union avec Dieu [13]. Il fait explicitement la mission du Fils de Dieu, unissant l’humanité à Dieu et fonctionnant comme un microcosme pour toute la mission [14]. La Transfiguration est un moment unique de reconnaissance pour les disciples [15].

L’événement souligne la nécessité d’écouter Jésus [16]. La Transfiguration a des liens significatifs avec le récit de la résurrection [17]. Elle représente un aperçu de la gloire future du Christ [18].

La Transfiguration sert de préparation à la Passion de Jésus [19]. L’événement n’est pas mentionné dans l’Évangile de Jean [20]. La Transfiguration est un événement central de la vie de Jésus [21].

Elle sert de moment de reconnaissance unique pour les disciples [22]. La Transfiguration est une transformation profonde qui altère l’apparence de Jésus [23]. La Transfiguration révèle la nature divine de Jésus [24].

Sources et références pour une lecture plus approfondie :{{}}

La liste ci-dessus est basée sur un certain nombre d’articles (en anglais) sur le christianisme, la Bible, l’histoire et d’autres sources. Les références utilisées et plus d’informations sur la signification du symbole « Transfiguration » peuvent être trouvées ci-dessous :

 ) Expositions of Holy Scripture door Alexander Maclaren : ^(1), ^(3), ^(5), ^(6), ^(8), ^(16), ^(18), ^(23), ^(24)

 ) A Cyclopedia of Biblical literature door John Kitto : ^(2), ^(7), ^(21)

 ) Bible cyclopedia, critical and expository door Andrew Robert Fausset : ^(4), ^(19)

 ) Acta Theologica : ^(9), ^(17)

 ) Summa Theologica (English translation) door St. Thomas Aquinas : ^(10)

 ) A Dictionary of the Bible (Hastings) door Andrew Robert Fausset : ^(11), ^(12), ^(20)

 ) Journal of Moral Theology : ^(13), ^(14)

 ) Ante-nicene Fathers door Alexander Roberts : ^(15), ^(22)

Dernière modification le : 04 January, 2026

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Source : https://www.wisdomlib.org/fr/christianisme/concept/transfiguration?utm_source=chatgpt.com

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  • Une analyse comparative et synthétique des trois fêtes religieuses : l’Aïd el-Fitr chez les musulmans, Pourim dans la tradition juive et la Transfiguration dans le christianisme, en mettant en lumière leurs origines, leurs significations spirituelles, leurs rituels et leurs différences profondes, ainsi que quelques points possibles de convergence et d’analogie
    🕌 1. Aïd el-Fitr (Islam)

📆 Quand ?

  • Célébrée au début du mois de Chawwal, juste après la fin du mois de Ramadan, le mois sacré de jeûne dans l’islam.
    📖 Signification religieuse
  • Marque la fin du jeûne de Ramadan (un acte d’obéissance, de purification et de discipline spirituelle).
  • C’est une fête de gratitude à Dieu (Allah) pour la force accordée pendant le jeûne et une expression de joie, de solidarité et de reconnaissance.
    🙏 Pratiques principales
  • Prière communautaire le matin (salat al-‘id).
  • Zakat al-Fitr : une aumône obligatoire pour aider les pauvres.
  • Rencontres familiales, repas festifs, échanges de vœux, cadeaux et partage.
    🧠 Dimension religieuse
  • Elle est fondée sur un acte d’adoration accompli (le jeûne) et se veut un temps de joie spirituelle, fraternelle et sociale.
  • Elle célèbre l’unité de la communauté croyante après un mois de dévotion.
    ️ 2. Pourim (Judaïsme)

📆 Quand ?

  • Célébré chaque année le 14e jour du mois d’Adar (calendrier hébraïque), ce qui correspond souvent à février ou mars du calendrier grégorien.
    📖 Signification religieuse
  • Commémore la libération du peuple juif d’un complot visant à l’anéantissement dans l’empire perse, relaté dans le Livre d’Esther.
  • Par extension, c’est une fête du triomphe de la vie et du salut de la communauté face à l’adversité.
    🙏 Pratiques principales
  • Lecture publique du Livre d’Esther (Megillah).
  • Dons aux pauvres, envoi de vivres et cadeaux à des amis.
  • Repas festif et coutumes joyeuses (costumes, bruit pour effacer le nom de Haman, etc.).
    🧠 Dimension religieuse
  • C’est surtout une fête du salut et de la joie communautaire, pas un acte d’adoration formel comme un rite de prière ou de pénitence stricte.
  • Elle met l’accent sur la grâce divine et la résilience historique plutôt que sur une directive rituelle prescrite.
    ️ 3. Transfiguration (Christianisme)

📆 Quand ?

  • La Fête de la Transfiguration du Seigneur est traditionnellement observée le 6 août dans la plupart des Églises (occidentales et orientales).
    📖 Signification religieuse
  • Commémore l’événement bibliqueJésus se manifesta dans sa gloire divine devant trois de ses apôtres (Pierre, Jacques et Jean) sur une montagne (probablement le mont Thabor).
  • Cet épisode révèle la nature divine du Christ et anticipe la Résurrection et la gloire céleste.
    🙏 Pratiques principales
  • Liturgies spéciales, lectures évangéliques, méditations spirituelles et parfois bénédictions de fruits dans certaines traditions.
  • Chez les orthodoxes, la fête est l’une des grandes célébrations liturgiques de l’année.
    🧠 Dimension religieuse
  • C’est un temps de contemplation théologique et mystique : révélation, lumière divine, espérance eschatologique.
  • Elle célèbre une révélation spirituelle unique dans l’histoire du salut chrétien.
    🧠 Comparaisons : Similarités & Différences

Dimension

Aïd el-Fitr (Islam)

Pourim (Judaïsme)

Transfiguration (Christianisme)

Nature de la célébration{{}} Fin d’une pratique spirituelle (jeûne) Commémoration historique communautaire Commémoration d’un événement révélateur
Lien à un récit religieux{{}} Oui (Ramadan) Oui (Livre d’Esther) Oui (Évangiles synoptiques)
Dimension rituel formel{{}} Fort (prière, aumône) Moyen (lecture, dons, fête) Fort dans la liturgie
Temps de joie & de partage{{}} Oui Oui Pas essentiellement festif mais profondément spirituel
Objectif spirituel{{}} Gratitude, solidarité Soutien communautaire, mémoire du salut Révélation de la divinité, espérance

🔍 Analyse philosophique & religieuse

🔸 Points de similitude

  • Communauté et rassemblement — Les trois fêtes rassemblent des fidèles autour d’une expérience partagée (prière/fête, outrance de joie ou méditation spirituelle).
  • Mémoire sacrée — Chacune s’appuie sur une mémoire (fin du Ramadan, salut dans l’histoire d’Esther, révélation du Christ) qui fonde l’identité religieuse.
  • Dimension morale sociale — Aïd et Pourim comportent des éléments d’aumône ou de partage renforçant la solidarité.
    🔹 Points de divergence
  • Nature du sacré{{}}
    • L’Aïd al-Fitr est profondément enraciné dans une pratique spirituelle vécue (jeûne).
    • Pourim est centré sur un récit historique spécifique, avec joie communautaire plutôt que liturgie formelle.
    • La Transfiguration relève d’une révélation théologique christologique, célébrée dans un cadre liturgique.
  • Fêtes “de joie” vs “de révélation”{{}}
    • Aïd et Pourim sont surtout des moments de joie, partage, festivités.
    • La Transfiguration est davantage une fête contemplative et théologique avec une portée spirituelle profonde, moins centrée sur la fête profane.
  • Calendrier et temporalité{{}}
    • Aïd et Pourim suivent des calendriers lunaires (islamique et hébraïque respectivement) ; la Transfiguration suit le calendrier liturgique chrétien.
      🧠 Conclusion
  • L’Aïd el-Fitr met l’accent sur la fin d’un acte d’adoration, la joie, la fraternité et la solidarité.
  • Pourim célèbre une victoire collective dans l’histoire d’un peuple, avec joie et festivités, sans être un rituel strictement liturgique.
  • La Transfiguration est une fête chrétienne de révélation mystique, centrée sur la manifestation de la nature divine du Christ, et donc plus contemplative et théologique.

Un approfondissement en deux volets clairement distincts et complémentaires :

  • Interprétations philosophiques comparées (existentielle, symbolique, interreligieuse)
  • Chronologie comparative précise pour l’année 2026, avec mise en perspective du mois de mars
    I. Approfondissement des interprétations philosophiques{{}}

1️ Lecture existentielle (sens de l’existence humaine)

🕌 Aïd el-Fitr

  • Logique existentielle :
    L’être humain se transforme par la discipline, la privation volontaire et la maîtrise de soi.
  • Le jeûne du Ramadan est une épreuve du désir, et l’Aïd marque :
    • la réconciliation avec le monde,
    • la joie légitime après l’effort,
    • l’affirmation que le sens naît de la fidélité à une loi transcendante.
  • Philosophiquement :
    → vision d’un être humain responsable, perfectible, qui s’accomplit par l’obéissance libre.
    ️ Pourim
  • Logique existentielle paradoxale :
    • Dieu est absent du texte d’Esther,
    • l’homme agit dans un monde apparemment profane et incertain.
  • Pourim célèbre :
    • la survie,
    • la joie malgré la menace,
    • la responsabilité humaine face à l’histoire.
  • Philosophiquement :
    → une vision proche de l’existentialisme juif : le sens n’est pas donné de façon spectaculaire, il se découvre dans l’action, la solidarité et la mémoire.
    ️ Transfiguration
  • Logique existentielle verticale :
    • l’être humain est appelé à une transformation ontologique,
    • la matière elle-même est appelée à la lumière.
  • La Transfiguration affirme :
    • que la souffrance à venir (la Croix) n’est pas absurde,
    • que la vérité ultime est dévoilée, non produite par l’homme.
  • Philosophiquement :
    → anthropologie de la vocation : l’homme est destiné à devenir plus que ce qu’il est.
    2️ Lecture symbolique comparative

Symbole

Aïd el-Fitr

Pourim

Transfiguration

Temps{{}} Après l’épreuve Renversement soudain Suspension du temps
Lumière{{}} Intérieure (pureté) Cachée Éclatante
Joie{{}} Méritée Subversive Contemplative
Transformation{{}} Morale Historique Ontologique

3️ Lecture interreligieuse (dialogue des monothéismes)

Ces trois fêtes expriment trois manières de penser le salut :

  • Islam : salut par la fidélité à Dieu et la justice sociale
  • Judaïsme : salut par la mémoire, l’intelligence de l’histoire et la solidarité
  • Christianisme : salut par la révélation et la transformation de l’être
    👉 Elles ne s’opposent pas frontalement : elles forment plutôt une triade spirituelle
    (discipline – responsabilité – transfiguration).

II. Chronologie comparative dans l’année 2026{{}}

📆 Repères calendaires (année civile 2026)

️ Pourim 2026

  • Date : 1er mars 2026 (soir du 28 février au soir du 1er mars)
  • Contexte :
    • Fin de l’hiver
    • Fête du renversement et de la survie
      🕌 Aïd el-Fitr 2026
  • Date probable : 20 ou 21 mars 2026
    (selon observation lunaire)
  • Contexte :
    • Équinoxe de printemps
    • Passage du dépouillement à la fécondité
      ️ Transfiguration
  • Date liturgique fixe : 6 août 2026
  • MAIS :
    • L’épisode est proclamé au cœur du Carême dans certaines traditions (dimanche de la Transfiguration),
    • Ce qui crée un écho théologique avec les dynamiques de mars.
      🧭 Lecture symbolique du mois de mars 2026

Mars 2026 devient un moment-clef interreligieux :

  • Pourim : la vie triomphe malgré la menace
  • Ramadan Aïd : l’âme se purifie et s’ouvre à la joie
  • Carême chrétien : tension vers la lumière pascale
    👉 Philosophiquement :

Mars apparaît comme un temps axial, où l’être humain traverse l’épreuve, l’incertitude et l’espérance.

Conclusion de synthèse

  • Ces fêtes ne disent pas la même chose,
  • mais elles répondent à une même question fondamentale :
    Comment l’homme traverse-t-il l’épreuve du monde sans perdre le sens ?{{}}
  • Islam : par la discipline et la gratitude
  • Judaïsme : par l’intelligence de l’histoire et la joie
  • Christianisme : par la transformation et la lumière
  • rédiger un texte interreligieux de médiation (conférence, article, enseignement),
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Voici un texte interreligieux de médiation, rédigé dans un style universitaire accessible, adapté à un dossier de réflexion, de conférence ou d’enseignement, et cohérent avec la ligne éditoriale d’ISIAS.info (analyse, transdisciplinarité, dialogue des savoirs et des cultures).

Concordances religieuses et philosophiques au seuil du printemps{{}}

Aïd el-Fitr, Pourim et Transfiguration : trois voies monothéistes de transformation{{}}

Introduction{{}}

Trois traditions, une même interrogation humaine{{}}

Dans le calendrier religieux mondial, certaines périodes concentrent de manière frappante des célébrations issues de traditions différentes. Le mois de mars 2026 offre un tel moment de convergence symbolique : les musulmans célèbrent l’Aïd el-Fitr, les juifs commémorent Pourim, tandis que les chrétiens entrent dans la dynamique spirituelle du Carême, orientée vers la lumière pascale, en écho à la Transfiguration.

Ces fêtes ne célèbrent ni les mêmes événements ni les mêmes doctrines. Pourtant, elles interrogent toutes une question fondamentale et universelle :
comment l’être humain traverse-t-il l’épreuve du monde — le temps, la souffrance, l’incertitude — sans perdre le sens, la dignité et l’espérance ?

I. Trois récits, trois expériences du salut{{}}

1. L’Aïd el-Fitr : la joie après l’épreuve{{}}

L’Aïd el-Fitr marque l’aboutissement du mois de Ramadan, temps de jeûne, de prière et de discipline intérieure. Il ne s’agit pas seulement d’une fête de rupture du jeûne, mais d’une réintégration consciente dans le monde, transfigurée par l’effort spirituel.

La logique qui s’y exprime est claire :

  • l’être humain se transforme par la maîtrise de ses désirs,
  • la liberté véritable naît de l’adhésion volontaire à une loi transcendante,
  • la joie n’est pas une fuite, mais la conséquence d’un chemin parcouru.
    La dimension sociale est essentielle : l’aumône obligatoire rappelle que toute élévation spirituelle est vaine si elle ne s’incarne pas dans la justice et la solidarité.

2. Pourim : la survie dans l’histoire et l’intelligence du réel{{}}

Pourim commémore un événement singulier : le salut du peuple juif face à une menace d’anéantissement, raconté dans le Livre d’Esther. Particularité notable : le nom de Dieu n’y apparaît pas explicitement.

Ce silence n’est pas un vide, mais une pédagogie spirituelle. Pourim enseigne que :

  • le sens n’est pas toujours révélé de manière spectaculaire,
  • l’action humaine, le courage politique et la solidarité communautaire sont décisifs,
  • la joie peut être un acte de résistance face à la peur et à la fatalité.
    La fête, marquée par le déguisement, l’inversion et l’excès joyeux, rappelle que l’histoire n’est jamais figée, et que l’espérance peut surgir là où tout semblait perdu.

3. La Transfiguration : la lumière au cœur de la fragilité{{}}

Dans la tradition chrétienne, la Transfiguration est un événement de révélation : Jésus apparaît dans la lumière divine devant ses disciples, avant d’entrer dans la Passion.

Sa portée dépasse le cadre narratif. Elle affirme que :

  • la souffrance n’a pas le dernier mot,
  • la matière elle-même est appelée à la lumière,
  • l’être humain est destiné à une transformation radicale de son être.
    La Transfiguration ne nie pas l’épreuve ; elle lui donne un horizon. Elle invite à contempler ce que l’humanité peut devenir lorsque le sens ultime se dévoile.

II. Lecture comparée : différences, complémentarités, résonances{{}}

Trois chemins, une dynamique commune{{}}

Dimension

Aïd el-Fitr

Pourim

Transfiguration

Épreuve Discipline spirituelle Menace historique Annonce de la Passion
Mode du salut Obéissance et gratitude Responsabilité humaine Révélation et transformation
Joie Méritée Subversive Contemplative
Rapport au monde Réconciliation Lucidité critique Transfiguration

Ces fêtes ne sont pas interchangeables. Elles proposent trois anthropologies distinctes :

  • l’homme comme être responsable devant Dieu (islam),
  • l’homme comme acteur moral dans l’histoire (judaïsme),
  • l’homme comme être appelé à devenir autre (christianisme).
    Mais loin de s’exclure, ces visions peuvent se lire comme trois moments d’un même itinéraire humain :
    discipline → responsabilité → transformation.

III. Une médiation pour le monde contemporain{{}}

Dans un contexte global marqué par la fragmentation, les conflits identitaires et la perte de repères symboliques, ces fêtes offrent une ressource précieuse de médiation.

Elles rappellent que :

  • la spiritualité n’est pas une fuite hors du monde,
  • la joie peut être un acte de résistance,
  • la transformation personnelle et collective reste possible.
    Le dialogue interreligieux ne consiste pas à effacer les différences, mais à les rendre intelligibles et fécondes. À ce titre, l’Aïd el-Fitr, Pourim et la Transfiguration ne parlent pas d’un même Dieu de la même manière, mais ils témoignent ensemble d’une conviction partagée :
    le réel n’est pas clos, et l’humanité n’est pas condamnée à l’absurde.

Conclusion - Trois traditions, une espérance active{{}}

Ces célébrations, inscrites dans des calendriers différents mais résonnant parfois dans une même saison, invitent à penser une spiritualité de la traversée : traversée du manque, de la peur, de la nuit, vers une forme de lumière.

À l’heure où les sociétés cherchent des voies de réconciliation entre sens, science et responsabilité, leur mise en regard ouvre un espace de réflexion profondément actuel :
celui d’une humanité capable de se transformer sans se renier.

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Annexe - Pour se distraire : un film prisé par notre voisin : Bas du formulaire

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Et maintenant, on va où ?{{}}

Données clés
Titre original وهلّأ لوين؟

W halla’ la wayn

Réalisation Nadine Labaki
Scénario Rodney Al Haddid

Jihad Hojeily

Nadine Labaki

Bassam Habib

Acteurs principaux Kevin Abboud

Claude Baz Moussawbaa

Julian Farhat

Sociétés de production Rotana Film Production

Les Films des Tournelles

Pathé

Les Films de Beyrouth

United Artistic Group

Prima TV

France 2

Chaocorp

Pays de production

Drapeau de la FranceFrance

Drapeau du LibanLiban

Drapeau de l’ÉgypteÉgypte

Drapeau de l’ItalieItalie

Genre Comédie dramatique
Durée 110 minutes
Sortie 2011

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Et maintenant, on va où ? (وهلّأ لوين؟, W halla’ la wayn) est une comédie dramatique franco-libano-égypto-italienne de Nadine Labaki sortie le 14 septembre 2011.

Synopsis{{}}

Dans un village du Liban, chrétiens et musulmans vivent ensemble depuis toujours. Les femmes pleurent chacune un frère, un enfant. Le village est isolé, entouré de mines antipersonnel, et ses seules connexions avec l’extérieur sont les voyages à scooter que deux jeunes du village, Nassim et Roukoz, font pour procurer des provisions à l’épicerie locale.

L’arrivée de la télévision au village, offerte par l’épouse du maire, permet aux villageois réunis d’écouter les informations de l’extérieur, qui parlent de troubles religieux chrétiens et musulmans. Des femmes du village se lèvent soudain et sèment la confusion à propos de querelles de voisinage, afin de distraire les hommes pour qu’ils n’écoutent pas ces informations. Elles retournent plus tard saboter la télévision.

La vie du village est ponctuée de petits troubles entre chrétiens et musulmans, chaque groupe accusant l’autre d’être à l’origine de petits larcins et de provocations. Quelqu’un renverse les photographies des morts déposés sur des tombes. Roukoz casse la croix de l’église par accident, et les troubles ne sont évités que parce que le prêtre accuse le vent et se plaint de l’état de délabrement de l’église. Quelqu’un vole les chaussures des musulmans devant la mosquée. Les hommes énervés se rendent pieds nus à travers le village au café pour se battre avec des chrétiens. L’intervention de Mme Amal met un terme à la bagarre.

Les femmes du village, musulmanes et chrétiennes, multiplient les stratagèmes pour éviter les troubles. Elles brûlent les journaux commandés par les villageois, lorsqu’ils parlent des troubles religieux qui secouent le pays. Yvonne, la femme du maire, avec la complicité d’autres femmes et du prêtre, simule une transe dans laquelle elle communique avec la Vierge. Elle décrit un futur sombre où les hommes cherchent leurs armes et commencent à s’entre-tuer, et délivre des conseils de paix.

Une nuit que Nassim et Roukoz rentrent plus tard que prévu en prenant pour prétexte un pneu crevé, les femmes découvrent un prospectus pour un spectacle de danseuses de cabaret, que les deux jeunes hommes seraient allés voir en cachette. Elles décident de rassembler de l’argent pour faire en sorte que les danseuses rejoignent le village et distraient les hommes de leurs penchants belliqueux. L’autobus qui conduit les danseuses d’une ville à l’autre est victime d’un sabotage déguisé en panne mécanique, et les danseuses ukrainiennes ainsi que leur agent doivent passer quelques jours au village. Elles sont hébergées par les villageois.

Quelques jours plus tard, Roukoz revient de la ville en scooter, portant derrière lui son cousin mort. Nassim a été atteint d’une balle perdue du conflit religieux sur le chemin du retour. La mère de Nassim, craint que la mort du jeune ne dégénère en conflit armé dans le village, et commence par faire croire que Nassim est atteint des oreillons et ne peut recevoir de visite. La ruse est éventée lorsque les autres femmes se souviennent que Nassim en avait déjà été atteint et ne peut donc en être malade de nouveau. Mais les hommes ignorent toujours le destin de Nassim. À la demande d’une des femmes, une des ukrainiennes utilise un enregistreur de poche pour espionner les conversations des hommes, qui parlent de chercher leurs armes.

Les femmes, l’imam et le prêtre, organisent une réunion obligatoire des villageois, officiellement afin d’apaiser les tensions religieuses. Les femmes préparent des sucreries et des boissons additionnées de hachich et de calmants. Sous l’effet de la drogue, les hommes deviennent plus joyeux, musulmans et chrétiens s’appellent frères. Les danseuses entrent en scène pour un spectacle de danse orientale. Les femmes profitent de la distraction pour déterrer les armes cachées dans un conteneur en dehors du village, afin que les hommes ne puissent plus penser à chercher leurs armes. Lorsque les hommes s’éveillent, leurs femmes ont échangé de religion. Les chrétiennes sont devenues musulmanes, et les musulmanes chrétiennes. Ainsi elles arrivent à calmer les hommes, qui ne peuvent plus attaquer d’autres villageois pour motifs religieux puisqu’ils sont désormais tous mariés avec une femme de l’autre groupe. Alors que le cercueil de Nassim est emmené au cimetière, les porteurs ne savent soudain plus s’ils doivent l’enterrer du côté musulman ou du côté chrétien, et demandent « Et maintenant, on va où ? »

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Et_maintenant,_on_va_o%C3%B9_%3F

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