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"Quel avenir après les accords Union Européenne (UE)–Mercosur et UE-Inde ? Cas de l’agriculture indienne dans les échanges mondiaux et des aides de l’Université israélienne de Tel-Aviv aux agriculteurs indiens" par Jacques Hallard

samedi 21 février 2026, par Hallard Jacques

ISIAS Agriculture Inde

Quel avenir après les accords Union Européenne (UE)–Mercosur et UE-Inde ? Cas de l’agriculture indienne dans les échanges mondiaux et des aides de l’Université israélienne de Tel-Aviv aux agriculteurs indiens

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 17/02/2026

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur

Préambule
Quelques rappels préliminaires sur l’Inde pour ce dossier réalisé dans un but didactique

L’inde, en bref - Immense pays du sud de l’Asie, l’Inde offre un paysage varié, des pics de l’Himalaya au littoral de l’océan Indien. Son histoire remonte à 5 millénaires. Au nord se trouvent des sites datant de l’empire moghol tels que le Fort rouge et l’imposante mosquée Jama Masjid, à Delhi, ainsi que l’emblématique mausolée du Tāj Mahal, à Agra. Les pèlerins viennent faire leurs ablutions dans les eaux du Gange, à Bénarès. Rishikesh est la capitale du yoga, mais aussi le point de départ des randonnées vers l’Himalaya. Capitale : New Delhi - Langues officielles : Hindi, Anglais - Présidente : Droupadi Murmu - Population : 1,451 milliard (2024) Banque mondiale - Continent : Asie - Superficie : 3,287 millions km² - Gouvernement : Régime parlementaire, République constitutionnelle, République fédérale, République parlementaire ― Google

Carte des États indiens actuels :

Carte de l’Inde

Source : https://www.axl.cefan.ulaval.ca/asie/inde-carte-etats2.htm

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b0/India_topogaphy-fr.jpg/250px-India_topogaphy-fr.jpg

Régions élevées de l’Inde (carte détaillée). Source

Mercosur - Le Marché commun du Sud, couramment abrégé Mercosur (de l’espagnol Mercado Común del Sur) ou Mercosul (du portugais Mercado Comum do Sul) (en guarani : Ñemby Ñemuha), est une zone de libre-échange qui regroupe plusieurs pays de l’Amérique du Sud. Il est composé de l’Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l’Uruguay. Le Venezuela est suspendu depuis décembre 2016. On trouve également des pays associés tels que le Chili, la Colombie, le Pérou ou l’Équateur. Il a été créé le 26 mars 1991 par le traité d’Asunción qui établit : « La libre circulation des biens, services et des facteurs productifs entre les pays dans l’établissement d’un arsenal externe commun et l’adoption d’une politique commerciale commune, la coordination de politiques macroéconomiques et sectorielles entre les États et l’harmonisation des législations pour atteindre un renforcement du processus d’intégration ». Actuellement, le Mercosur permet la libre circulation des citoyens. Les langues officielles sont l’espagnol et le portugais selon l’article 46 du protocole d’Ouro Preto. Le guarani jouit du même statut depuis la décision 35/06 du Consejo Mercado Común (2006). Le Mercosur représente 82,3 % du PIB total de l’Amérique du Sud et d’autre part, se constitue comme la zone économique et la plateforme industrielle la plus dynamique et compétitive de tout l’hémisphère sud. Il est considéré comme le 4e bloc économique du monde en termes de volume d’échanges … - Source Wikipédia

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Introduction

Ce dossier aborde tout d’abord les accords de libre-échange qui se nouent entre l’Union Européenne (UE) et le Mercosur, d’une part, et l’Union Européenne et l’Inde, d’autre part…

L’accent est plus particulièrement mis ensuite sur les typicités de l’agriculture indienne, notamment les subventions agricoles accordées en Inde et sur les coopérations d’Israël vis-à-vis des agriculteurs indiens

Les articles qui ont été sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après

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Sommaire

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§§§


  • Accord UE–Mercosur : quel avenir après la saisine de la Cour de justice ? - Mis à jour le 10.02.2026 - Vincent Lequeux – Document ‘touteleurope.eu’
    Signé le 17 janvier 2026, l’accord UE-Mercosur est déjà contesté : le Parlement uropéen a saisi la CJUE sur sa base juridique, notamment la scission du texte et le mécanisme de rééquilibrage. La ratification est repoussée, alors que l’agriculture et l’environnement cristallisent les oppositions.{{}}

CJUE

La décision des juges de Luxembourg sur l’accord UE-Mercosur n’est pas attendue avant janvier 2027. Crédits : Gwenael Piaser / FlickR CC BY-NC-SA 2.0

Après plus d’un quart de siècle de pourparlers et de retournements, l’accord UE-Mercosur semblait en ce début d’année sur le point de franchir la ligne d’arrivée. Reportée en décembre, sa signature était autorisée le 9 janvier 2026 par le Conseil de l’UE, à la majorité qualifiée de ses membres et malgré l’opposition de cinq États dont la France. 

La cérémonie de signature s’est déroulée le 17 janvier 2026 à Asunción, capitale du Paraguay, en présence des responsables de la Commission européenne et du Mercosur réunis pour ce moment ’historique’  : la création d’une zone de libre-échange reliant 720 millions de personnes. Ne restait plus qu’à faire adopter le traité par le Parlement européen, ultime étape avant son entrée en vigueur – sans compter la ratification de chaque pays du Mercosur. 

334 ’pour’
Or les députés européens ont décidé de se laisser du temps. Lors de la séance plénière du 21 janvier, une courte majorité a préféré saisir la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), à 334 voix pour, 324 contre et 11 abstentions. Une coalition hétéroclite, mêlant des élus de bords opposés dont l’ensemble des Français, unis par des réserves agricoles et environnementales ainsi qu’une contestation de la méthode institutionnelle. 

En conséquence, l’examen parlementaire de l’accord commercial est à ce jour suspendu, le temps que les juges de Luxembourg rendent leur avis sur cette nouvelle affaire. Le délai pourrait atteindre un à deux ans, selon la charge de la Cour et la complexité des questions posées – en 2024, le temps moyen d’instruction se chiffrait à près de 18 mois. Selon une source à la Commission européenne, la solidité juridique du traité est cependant à toute épreuve et ne devrait pas être remise en cause. 

Deux accords {{}}

Le ’traité UE-Mercosur » contient dans les faits deux accords. Le premier, dit ’accord intérimaire », porte sur les seuls échanges commerciaux. Il supprime plus de 90 % des droits de douane entre les quatre pays fondateurs du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) et l’Union européenne. Le commerce étant une compétence exclusive de l’Union européenne, la ratification de l’accord intérimaire ne fait intervenir que les institutions de l’Union.

Le deuxième est l’accord de partenariat global : il ajoute aux dimensions commerciales des volets politiques, sociaux et environnementaux. Les deux parties s’engagent notamment à respecter l’Accord de Paris sur le changement climatique et à mettre fin à la déforestation illégale. En cas de violation de ces dispositions, l’une des parties peut suspendre les avantages tarifaires octroyés à l’autre.

Comme son nom l’indique, l’accord intérimaire a vocation à être remplacé à terme par l’accord de partenariat global. Ce dernier est plus vaste, mais sa ratification est aussi beaucoup plus incertaine, puisqu’elle implique les 44 parlements nationaux et régionaux des États membres. C’est la Commission européenne qui, le 3 septembre 2025, a choisi de scinder le traité originel en deux parties distinctes, afin d’assurer au moins l’entrée en vigueur du volet commercial. 

’Splitting’ et mécanisme de rééquilibrage 
Or l’une des questions que posent justement les eurodéputés porte sur cette stratégie de ’splitting’. En scindant le paquet UE-Mercosur, la Commission a-t-elle outrepassé son mandat politique initial ? 

La seconde interrogation des parlementaires porte sur le ’mécanisme de rééquilibrage’. Introduit en 2024 à la demande des pays du Mercosur, ce dispositif permet de demander une compensation si une mesure prise par l’autre partie affecte défavorablement le commerce. Par exemple, si elle interdit l’importation de produits agricoles traités avec un pesticide donné. La compensation pourrait alors prendre la forme d’une baisse des droits de douane, ou d’une hausse de quotas en faveur de la partie lésée. Mais ses détracteurs craignent qu’il ne dissuade l’UE d’adopter à l’avenir des normes environnementales ou sanitaires plus strictes. 

L’agriculture, ligne de fracture 
Sur le plan environnemental, les opposants au traité soulignent que l’intensification des flux commerciaux contribue à augmenter les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique. D’aucuns alertent également sur les écarts entre l’UE et le Mercosur en matière de normes environnementales et sur la déforestation en Amazonie. 

Mais c’est du côté des agriculteurs européens, et plus particulièrement en France, que la contestation est la plus forte. Celle-ci se concentre principalement sur l’ouverture accrue du marché aux produits sud-américains. Même si l’Union européenne et le Mercosur échangent déjà beaucoup (111 milliards d’euros en 2024), plusieurs filières comme les éleveurs de bovins craignent d’être touchées par l’augmentation des importations depuis ces géants agricoles que sont le Brésil ou l’Argentine.

À l’origine des nombreuses manifestations organisées ces dernières années, les syndicats dénoncent surtout une concurrence déloyale. Ils fustigent des normes sanitaires moins strictes dans les pays du Mercosur qu’en Europe, notamment en matière de pesticides ou d’antibiotiques. Et bien que ces denrées importées ne doivent pas contenir de substances interdites (hormones, résidus de certains pesticides…), leur contrôle et leur traçabilité comporteraient des lacunes. En novembre 2024, un rapport de la Commission européenne a ainsi ’trouvé certaines défaillances dans le système de contrôle des autorités brésiliennes’. 

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Source : https://www.touteleurope.eu/economie-et-social/accord-ue-mercosur-quel-avenir-apres-la-saisine-de-la-cour-de-justice/

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  • Accord Union Européenne - Inde : quand l’agriculture n’est pas la variable d’ajustement - Vendredi 30/01/20 26 - Un article de Raphaël Lecocq publié par ‘Pleinchamp’

https://api.prod.pleinchamp.com/var/site/storage/images/_aliases/partner_logo/8/2/4/4/4428-5-fre-FR/8703f5f99628-CA_Favicon_PleinChamp_48x48px.pngPublié par Pleinchamp

[Edito] - A 10 jours d’intervalle, l’UE a signé deux accords de libre-échange aux facettes diamétralement opposées et légitimant a posteriori, si besoin en était, l’opposition des agriculteurs européens au traité UE-Mercosur.

Le 17 janvier dernier, la présidente de la Commission européenne signait à Asunción (Paraguay) un accord de libre-échange « historique » entre l’UE et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay). Le 27 janvier, Ursula von der Leyen était à New Dehli (Inde) pour signer « l’accord des accords » entre l’UE et le sous-continent. Points communs entre les deux accords : plus de 20 ans de négociations suivies d’une accélération subite (non sans lien avec le dynamitage trumpiste du commerce mondial), une vaste étendue de population concernée (respectivement 700 millions et 2 milliards) et un champ d’application couvrant tous les secteurs de l’économie, qu’il s’agisse de marchandises et de services. Deux différences : le traitement réservé au secteur agricole et les non-réactions post-signature.

Produits ultrasensibles

Alors que l’accord UE-Mercosur a défrayé la chronique pendant plus d’un an, alimentant une colère agricole qui ne manquait pas de carburant, l’accord UE-Inde est passé quasiment inaperçu. Mieux : il a reçu le blanc-seing du Copa-Cogeca, organisation représentant agriculteurs et coopératives de l’UE. Et pour cause : les filières agricoles jugées stratégiques par chacune des deux parties ont été exclues de l’accord. Ainsi, les agriculteurs indiens ne seront pas concurrencés par les produits laitiers, céréales, volailles et fruits et légumes des producteurs européens, qui eux-mêmes ne seront pas concurrencés par le bœuf, le sucre, le riz, la volaille, le miel ou encore l’ail de leurs homologues indiens. Pour autant, les deux parties ont trouvé matière à abaisser voire annuler les droits de douane sur des produits moins sensibles tels que, dans le sens UE-Inde, les vins et spiritueux la bière, l’huile d’olive ou encore certains produits transformés.

Le choc des modèles agricoles{{}}

Dès l’entame des négociations, l’Inde avait dressé une ligne rouge concernant ses filières agricoles ultra-sensibles, restreignant d’emblée le champ d’application du futur accord. En Inde, pays détenant l’une des plus grandes SAU au monde, l’agriculture emploie 55% des actifs et fait vivre 40% de la population. Ceci explique cela. En outre, 68% des exploitations ont une taille inférieure à 1 ha et un grand nombre sont en économie de subsistance. Au Brésil, où la déforestation ne fait que s’infléchir, 3,2% des exploitations relevant de l’agro-négoce à visée exportatrice exploitent 63% des terres agricoles, le solde étant cultivé par 3,9 millions de producteurs familiaux, dont 2,4 millions classés comme « pauvres », et 1,6 million « très pauvres ». Deux modèles à l’aune desquels les agriculteurs européens sont fondés à ne pas être traités comme des variables d’ajustement.

ÉlevageFruits & LégumesGrandes culturesVigne & VinCommercialisation & débouchésPolitiqueConjoncture agricole

À lire aussi :

L’accord commercial UE-Inde ou l’anti UE-Mercosur Lire l’article

UE-Mercosur : les agriculteurs français sur le pied de guerre Lire l’article

Source : https://www.pleinchamp.com/actualite/accord-ue-inde-quand-l-agriculture-n-est-pas-la-variable-d-ajustement

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    • Accord UE-Inde : quels impacts pour les entreprises et secteurs concernés ? - Mardi 03 février 2026 – Document ‘lyon-metropole.cci.fr’
      L’Union européenne vient de signer un accord commercial de libre-échange avec l’Inde. Après l’accord du Mercosur, l’UE poursuit ainsi l’élargissement de son réseau commercial international. Ce nouveau partenariat, conclu à New Delhi en fin janvier, annonce des retombées concrètes pour les entreprises européennes. Voici les principaux points à retenir. 

drapeau de l europe et de l inde

Accord UE-Inde : les contours d’un tournant commercial 

Le 27 janvier, à New Delhi, l’UE et l’Inde ont signé un accord de libre-échange inédit, après vingt années de négociations. En effet, dans un contexte économique international de plus en plus concurrentiel, cette zone commerciale concerne environ 2 milliards de personnes, 25 % du PIB mondial. Il vise ainsi à renforcer les échanges économiques des deux zones et à consolider la souveraineté économique de l’Europe. 

En effet, longtemps caractérisée par un fort protectionnisme, l’Inde s’engage à réduire fortement ses droits de douane : 

  • Les véhicules européens verraient leurs droits de douane baisser de de 110 % à 10 % 
  • Les vins  : de 150 % à 20 % 
  • Certains aliments comme le chocolat, les pâtes ou l’huile d’olive : de 50 % à 0 % 
  • Quant aux spiritueux, la baisse tarifaire ramènerait les droits de douane à 40 % 
    Ce cadre commercial devrait permettre une économie annuelle estimée à 4 milliards d’euros pour l’UE et un doublement des exportations européennes vers l’Inde. Par ailleurs, le texte inclut également des volets stratégiques liés à la défense, la sécurité, les services, à la mobilité des compétences (études, recherche, emplois qualifié) et à la propriété intellectuelle. 

L’Europe cherche ainsi à diversifier ses partenariats et à réduire sa dépendance vis-à-vis des États-Unis et de la Chine

carrosserie de voiture en construction dans une usine

Quels secteurs sont concernés par cet accord UE-Inde ? {{}}

L’accord entre les deux zones comporte certaines spécificités notamment sur certains produits agroalimentaires. De fait, il écarte les produits agricoles les plus sensibles. Des aliments comme le riz, le sucre ou la viande de bœuf restent protégés, afin de préserver les agriculteurs européens et d’éviter une concurrence directe avec les producteurs indiens. Cette précaution commerciale repose en partie sur les enseignements tirés du Mercosur. 

Les secteurs européens directement concernés sont les suivants : 

  • L’industrie automobile, 
  • Le secteur aéronautique, 
  • La chimie, 
  • Le matériel médical, 
  • Des services (financiers et maritimes), 
  • Les secteurs du vin, spiritueux et les produits transformés 
    De plus, les nouvelles conditions de ce marché international permettraient aux PME européennes d’accéder à un marché jusqu’ici difficile d’accès, une véritable aide à l’export. Les règles d’origine, les normes techniques et les obligations de traçabilité restent strictes. Pour la France, les filières du vin, du luxe, de l’agroalimentaire et de l’aéronautique figurent parmi les grands bénéficiaires. 

Pour le marché indien, l’exemption tarifaire pour 1,6 million de tonnes d’acier par an et l’ouverture aux investissements européens soutiennent la modernisation économique et la création d’emplois. A l’instar de l’Union européenne, cet accord permet à l’Inde de réduire sa dépendance à la Chine et d’accroître sa position de 4ème puissance mondiale. 

Sous réserve de sa validation et mise en application par les états membres de l’union européenne, cet accord représente une opportunité commerciale historique pour les secteurs concernés. 

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Source : https://www.lyon-metropole.cci.fr/actualite/accord-ue-inde-impacts-pour-entreprises-et-secteurs

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    • UE-Inde : interroger les zones d’ombre de l’accord de libre-échange - 09 février 2026 - Charlotte Thomas – Document ‘iris-france.org’

      UE-Inde : interroger les zones d’ombre de l’accord de libre-échange

Charlotte ThomasCharlotte Thomas - Associée au programme Asie-Pacifique de l’IRIS et autrice de « Pogroms et ghetto, les musulmans dans l’Inde contemporaine », Karthala, 2018

Dans un contexte de guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis et de hausse généralisée des droits de douane par Donald Trump à l’échelle internationale, l’Union européenne (UE) et l’Inde ont conclu ce 27 janvier 2026 un accord de libre-échange sans précédent qu’Ursula von der Leyen a qualifié de « mother of all deals ». Néanmoins, cet accord conserve à ce jour de nombreuses zones d’ombres. Quelle analyse peut-on livrer des négociations autour de cet accord ? Que révèle-t-il plus largement du positionnement de l’Union européenne dans la stratégie de multi-alignement de l’Inde ? Le point avec Charlotte Thomas, associée au programme Asie-Pacifique de l’IRIS et autrice de Pogroms et ghetto, les musulmans dans l’Inde contemporaine, Karthala, 2018.

Quels sont les enjeux de cet accord et quelles opportunités offre-t-il respectivement à New Delhi et Bruxelles ?{{}}

La ligne structurante à avoir en tête est que pour les dirigeants indiens, l’UE représente une source très importante de technologies et d’investissements. À l’inverse, l’Inde est perçue comme un immense marché en puissance de 2 milliards d’individus. Ceci posé, il est en réalité difficile d’évaluer les retombées du présent accord de façon éclairée. Tout d’abord, il faut avoir à l’esprit deux choses : premièrement, quoi qu’il contienne, cet accord de libre-échange (ALE) mettra cinq à dix ans avant d’être mis en œuvre, s’il doit l’être dans son intégralité. À ce stade, il n’est même pas encore signé. Ensuite, et partie liée à cette réalité pour ce qui concerne le calendrier : le contenu des accords n’est encore dévoilé ni dans la presse, ni même auprès des députés européens et députées européennes. Nous sommes donc réduits à commenter quelque chose que l’on ne connait pas vraiment.

Outre la partie « biens et services », l’accord comprend trois autres volets : la mobilité, la sécurité et la défense, et enfin l’agenda stratégique. Concernant la première section, d’ici 2030, 99 % des exportations indiennes vers l’UE et 97 % de celles européennes vers l’Inde seront exemptées de droits de douane d’après les communiqués officiels. Nous avons quelques bribes d’informations sur les exportations qui seront le fruit d’exemptions : vin, pâtes, voitures, chocolat, etc. pour l’UE ; textile, cuir, articles de sport, jouets, pierres précieuses, etc. pour l’Inde. Plusieurs domaines sont exclus de l’accord, tels que la viande bovine, le soja ou encore le riz. Toutefois, il ne s’agit pas de « préserver les agriculteurs et agricultrices européens et indiens » tel que cela a été présenté : l’examen des faits amène à une autre analyse. Pour ce qui concerne l’Inde, Narendra Modi a supprimé, en décembre 2025, le revenu agricole garanti qui existait en Inde depuis 20 ans et permettait notamment la survie des petits paysans versés à une économie de subsistance. Le Premier ministre temporise donc, mais à terme, ce « détour par l’Europe » pourrait être utilisé pour privatiser et libéraliser le marché agricole tel qu’en rêvent les grands groupes capitalistiques indiens, au premier rang desquels Reliance, de la famille Ambani, proche du Premier ministre et important financeur de son parti politique. Narendra Modi s’y était essayé en 2020 et avait dû renoncer face au plus important mouvement social de l’histoire qu’avait engendré sa décision. Il y reviendra. Et sur l’acier, composante majeure du deal pour l’Inde, comment l’UE va-t-elle s’assurer de la bonne application du mécanisme d’ajustement aux frontières ?

Le contenu des trois autres parties demeure, quant à lui, un mystère. Prenons le volet dédié à la mobilité des travailleurs indiens et travailleuses indiennes vers l’Union européenne. L’économie indienne est structurellement marquée par un chômage élevé auquel Narendra Modi n’a pas mis un terme malgré ses engagements – ce qui explique d’ailleurs l’escamotage de l’économie par l’identité dans ses discours. Le taux de chômage est également élevé dans les pays membres de l’UE quoique la structure des marchés de l’emploi ne soit pas comparable. Les rémunérations, le coût de la vie et le droit du travail n’ont rien à voir dans ces deux entités. Par conséquent, qui sera concerné ? Quelles sont les catégories d’emplois qui vont être mises en compétition directe alors que 8 000 kilomètres et toute une législation du travail les séparent ? Parallèlement aux enjeux sociaux d’un tel dumping, à une époque où le dérèglement climatique implique de limiter les trajets en avion, on peut aussi s’interroger sur le bien-fondé écologique d’une telle clause de mobilité. De même sur les volets « sécurité et défense » ou sur l’agenda stratégique : on ne sait pas ce qu’ils contiennent. 

Outre les défis que cela engendre pour l’analyse, les zones d’ombre entourant cet accord et le fait qu’il n’ait pas été rendu intelligible au « grand public » posent un problème démocratique. Il est donc frappant que les presses française et indienne relaient le discours de leurs autorités sans recul critique. Sous nos latitudes, outre vanter ce « mother of all deals » qui va permettre la création d’un « marché commun de deux milliards de personnes », soit les mots d’Ursula von der Leyen, et reprendre le peu d’éléments qui a été dévoilé, et qui irait, sur le papier du moins, dans le sens des Européens et Européennes, la presse ne dit rien sur les autres parties, dont on sait pourtant qu’elles existent, ni ne s’interroge sur le contenu de celles-ci ou sur la raison pour laquelle, précisément, elles ne sont pas dévoilées. Côté indien, la couverture médiatique de ce « deal » n’a pas fait long feu. Il a d’abord été remplacé par l’annonce du budget 2026 en fin de semaine passée, puis par les annonces faites par Donald Trump. Alors que ce « deal » est encore plus vague puisqu’il se réduit à un simple Tweet, il a beaucoup plus suscité de commentaires que son alter ego européen. L’Union européenne suscite en réalité peu d’intérêt en Inde.

Dans quel contexte cet accord a-t-il été conclu ? Quelles sont les limites de celui-ci ?{{}}

Il faut se garder de ne voir dans la signature de cet accord qu’une stricte « réaction » à la politique tarifaire mise en œuvre par Donald Trump à l’égard des deux parties prenantes puisque cet accord était en discussion depuis plus de 20 ans. Toutefois, il est indéniable que cette réalité diplomatique a eu de l’importance à double titre : premièrement, pour trouver des débouchés selon la logique néolibérale, en s’extrayant des dynamiques protectionnistes ; deuxièmement, vis-à-vis des « opinions publiques » respectives, en faisant montre d’un activisme politique visant à pallier les humiliations infligées par Donald Trump aux Indiens et aux Européens. De fait, la réaction du président états-unien a été immédiate puisqu’il a tenté de reprendre la main dès le lendemain en annonçant un « deal » avec Narendra Modi et l’abaissement des droits de douane faramineux (50 %) auxquels était soumise l’Inde.

Toutefois, l’accord indo-européen peut en réalité plus volontiers être vu comme une démonstration d’auto-organisation vis-à-vis de la Chine dont l’Union, comme l’Inde, est très dépendante. L’Inde a d’ailleurs refusé de rejoindre le Regional Comprehensive Economic Partnership (le Partenariat économique régional global), grand marché initié par la Chine et regroupant 15 pays d’Asie-Pacifique.

Cet accord n’est donc en réalité pas nécessairement le format le plus adapté pour répondre aux défis des deux parties prenantes. Les économistes hétérodoxes montrent que les accords de libre-échange n’ont, in fine, pas permis le développement humain et l’enrichissement des populations concernées. Au contraire, ils conduisent à l’appauvrissement de celles-ci et l’explosion des modèles sociaux, ainsi qu’à l’enrichissement économique et financier des grands groupes internationalisés. On peut donc émettre la même hypothèse ici : ces accords pourraient d’abord récompenser les grands acteurs capitalistiques de part et d’autre, sans répondre aux problèmes d’emploi et d’industrialisation structurels auxquels font face l’Union et l’Inde.

Côté européen, l’Union est le second marché d’exportation pour les produits indiens, après les États-Unis, mais à l’inverse, nos exportations vers l’Inde ne représentent que 2 % du volume total. En Inde, l’un des problèmes structurants de son économie est le faible taux de R&D des grandes entreprises internationalisées au profit de la seule rente – d’où un marché national atone.

Ainsi, plutôt que d’inventer de nouvelles formes de coopération innovantes à même de répondre à ces enjeux ou des négociations concertées sur des barrières tarifaires permettant de préserver des pans stratégiques de l’agriculture ou de l’industrie, l’Union européenne et l’Inde recyclent les mêmes recettes néolibérales. Pourtant les effets de ces dernières sont désormais clairement rejetés par les peuples comme l’illustrent les protestations contre le Mercosur. En outre, alors que le gouvernement indien est de plus en plus xénophobe et autoritaire, l’Union a abandonné toute velléité de défense des droits humains ou, a minima, d’alerte et de condamnation à ce sujet au profit du seul commerce.

Plusieurs domaines innovants seraient propices à des accords de partenariats ambitieux : la stratégie spatiale, eu égard aux ambitions indiennes et aux compétences européennes en la matière ; la fourniture de médicaments, l’Inde en étant considérée comme « l’usine du monde » et la crise du Covid-19 ayant montré l’absence de stratégie européenne à cet égard ; ou encore la protection de l’eau, le « château d’eau himalayen » étant déjà en proie aux dérèglements climatiques alors qu’il abreuve 40 % de l’humanité et alors que ses effets, climatiques et sociaux, se feront sans aucun doute sentir en Europe… Certains de ces sujets ont bien été évoqués, mais sans contenu ni calendrier, sous forme de grandes déclarations vagues. Il est regrettable de ne pas afficher plus de volontarisme dans ces domaines qui, potentiellement, seraient plus largement bénéfiques à la population.

Quelle place occupent l’Europe et la France dans la stratégie de multi-alignement de Narendra Modi ?{{}}

Tout d’abord, il faut bien avoir en tête que l’UE n’est qu’un partenaire parmi d’autres pour l’Inde, loin d’être privilégié. La Russie, la Chine, les Émirats arabes unis et les États-Unis sont plus importants. De plus, si l’UE est le 2e partenaire commercial de l’Inde, tous les pays européens ne vont pas tirer leur épingle du jeu de la même façon. Par exemple, la suppression des droits de douane sur les automobiles répond aux intérêts allemands, sachant que Berlin est déjà le premier partenaire commercial de New Delhi en Europe ; le chancelier Merz était d’ailleurs en Inde quelques jours avant Ursula von der Leyen et a fortement poussé pour la signature de l’accord de libre-échange. En outre, l’Inde a toujours privilégié les échanges bilatéraux avec les pays européens plutôt que via l’Union, instance que les autorités trouvent opaque, difficile à saisir et peu pertinente. Ceci posé, la France, l’Union, et les pays qui la composent de façon individuelle, sont autant d’interlocuteurs dans le cadre de sa politique multi-alignée, notamment dans sa recherche de transfert de technologie – cette dimension était d’ailleurs majeure dans le cadre de la vente des Rafales ou dans les contrats qu’a récemment signés l’Inde avec l’Allemagne. Ce faisant, New Delhi espère attirer les investissements étrangers pour compenser son faible volume de recherche et développement (R&D). Mais en dépit de la mise en récit d’une connivence appuyée entre Emmanuel Macron et Narendra Modi, la France ne peut se prévaloir d’aucun partenariat privilégié. Au contraire : la balance commerciale française vis-à-vis de l’Inde demeure clairement déficitaire.

Asie Europe - À propos Contact - © 2026 IRIS – Source : https://www.iris-france.org/ue-inde-interroger-les-zones-dombre-de-laccord-de-libre-echange/

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  • Rétrospective - L’agriculture indienne, sa spécificité mais aussi la façon dont elle s’inscrit dans les échanges mondiaux - 10/02/2016 à 15h00 – Publications ‘academie-agriculture.fr’
    Animateur(s) : {{}}

Jean-Claude GUESDON > Voir la retransmission sur Youtube

« Tout peut attendre, mais pas l’agriculture », disait en 1948 Jawaharlal Nehru, le premier ministre indien.

Depuis, l’Inde a connu une formidable croissance de sa production, mais sa population a été multipliée par 3,5, et la question de l’indépendance et de la sécurité alimentaire de cet immense pays, désormais acteur important dans les échanges mondiaux de certains produits, reste une préoccupation essentielle.

Si l’Inde n’est encore que la deuxième population mondiale avec 1.260 millions d’habitants (360 millions en 1950), derrière la Chine, ce n’est selon les démographes, que pour une décennie. Quatrième puissance agricole mondiale, ce pays est au premier rang pour de nombreuses productions. C’est le cas de la production laitière, c’est le cas aussi des exportations de viande bovine. L’Inde se situe à la deuxième place mondiale en matière de production de blé, de riz et de canne à sucre etc., et les productions végétales sont prépondérantes dans la satisfaction des besoins alimentaires de ce pays.

Depuis les années 2000, l’Inde a connu une croissance vertigineuse de sa production laitière. Cette production est d’abord tirée par une forte demande intérieure émanant de cette population nombreuse et en forte croissance (15 millions d’habitants par an), qui bénéficie d’une forte progression du pouvoir d’achat. Les indiens trouvent dans les produits laitiers une part importante de leurs besoins en protéine. La balance commerciale des produits laitiers reste excédentaire mais à un niveau modeste, les importations faisant l’objet d’une politique de régulation très prononcée.
Parallèlement, l’Inde détenant le plus important cheptel laitier du monde, la production de viande bovine y est également importante et en forte progression. Surtout, compte tenu du faible niveau de la demande intérieure, ce pays est devenu le premier exportateur mondial en volume, détrônant le Brésil. Les débouchés sont en particulier situés en Asie du Sud-est et au Moyen Orient.

Ainsi l’Inde prend une place majeure dans certains échanges mondiaux et dans les équilibres des marchés désormais mondialisés. Parce qu’il s’agit d’un grand pays agricole dont certaines productions représentent pour notre Europe et notre Hexagone, un potentiel concurrentiel ou partenarial important, mais aussi parce que ce pays présente des particularités politico-religieuse essentielles pour la compréhension des dynamiques de production et d’échanges avec le reste de la planète, il nous a semblé utile que l’Académie d’Agriculture organise une séance autour de la question du potentiel agricole de l’Inde.

Les compétences sur les filières agricoles de ce pays sont grandes et nombreuses. Nous en avons identifié et mobilisé quelques-unes pour notre séance. Ces apports nous permettront de mieux percevoir les difficultés, les potentiels, les atouts et les enjeux du développement des filières agro- alimentaires dans ce pays.{{}}

Introduction

Jean-Claude GUESDON

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Exposé(s){{}}

L’élevage paradoxal de l’Inde : le plus gros troupeau de bovinés du monde dans un espace rural surpeuplé et partiellement végétarien

Frédéric LANDY, Géographe, enseignant à l’Université Paris Ouest Nanterre

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La filière laitière tournée vers le marché intérieur{{}}

Claire AUBRON, Agroéconomiste, enseignant chercheur à Supagro Montpellier

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L’Inde, leader mondial émergent sur le marché de la viande bovine{{}}

Marie CARLIER et Sébastien BOUYSSIÈRE, Agroéconomistes à l’Institut de l’Élevage

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Conclusion Jean-Paul JAMET Télécharger la conclusion

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Source : https://www.academie-agriculture.fr/actualites/academie/seance/academie/lagriculture-indienne-sa-specificite-mais-aussi-la-facon-dont

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  • L’Agriculture en Inde d’après Wikipédia{{}}
    L’agriculture en Inde est un secteur économique important de l’Inde et l’une des productions agricoles les plus importantes de la planète. Le secteur emploie 33% de la population active en 2025. Mais de graves difficultés apparaissent liées peut-être au changement climatique [1], à la pollution par les pesticides et à l’endettement d’une grande partie des paysans indiens.

Histoire - Article détaillé : Histoire de l’agriculture dans le sous-continent indien.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/db/Camellia_sinensis_flower_tea.JPG/250px-Camellia_sinensis_flower_tea.JPGFleur du théier (Inde).

Historiquement, l’Inde était cultivée depuis l’Antiquité. Oryza sativa (riz asiatique) provient de divers événements de domestication ayant eu lieu environ 5000 ans av. J.-C. en Inde du Nord.

La colonisation a développé certains secteurs comme le thé, introduit en Inde au XIXe siècle. Entre 1840 et 1860, l’Angleterre multiplie par huit ses importations de coton indien : 463 000 balles contre 56 923[ 2], mais avec des inconvénients : elle a introduit le coton américain en Inde, avec ses maladies végétales, et parasites, comme le ver de la capsule.

Histoire contemporaine{{}}

Après 1950, des réformes agraires de la révolution verte sont mises en place, mais l’extension des terres agricoles voient leurs limites dès les années 1950-1960[3]. En 1951, les surfaces agricoles sont de 119 millions d’hectares, dont 21 millions sont irriguées [3]. L’objectif est alors d’augmenter les rendements agricoles notamment via l’irrigation, permettant 2 à 3 récoltes par an [ 3]. L’utilisation de pompes motorisées est financièrement soutenue dans certains états [3].

Dans les années 1950 et 60, une des réformes les plus importantes est un remembrement agricole notamment dans les états de l’Uttar Pradesh et de l’Haryana [3]. En 1965, la Food Corporation of India est créée pour stocker les denrées agricoles pour éviter les disettes, ainsi que pour subventionner l’achat de denrées agricoles à la population pauvre [3].

La population agricole s’enrichit relativement grâce à l’amélioration des rendements dans les régions les plus productrices notamment, le Pendjab, l’Uttar Pradesh, l’Haryana et les deltas rizicoles du sud de l’Inde [3]. Les régions du Bihar, du Bengale occidental, de l’Orissa connaissent des hausses de rendements plus tardifs ou plus limités, alors que le Deccan et une grande partie de l’Inde du Sud ont été moins touchés par la révolution verte, de par la difficulté d’accès à l’irrigation dans des régions montagneuses et semi-arides[3].

L’Inde parvient à couvrir les besoins alimentaires essentiels de sa population depuis les années 1970. La production de blé a été multipliée par 6 et la production de riz par 4 entre 1961 et 2003. Le maraichage, les cultures commerciales et l’élevage laitier (notamment grâce à la « révolution blanche ») se développent également [3]. En parallèle, l’agriculture indienne se motorise [3].

Cependant dès les années 1980, les investissements soutenus dans l’agriculture et le monde rural ralentissent, l’exode rural et la disparité de niveau de vie entre villes et campagnes s’accentuent [3]. Le réseau électrique, indispensable pour faire tourner les moto-pompes, se dégradent fortement, ainsi que les réseaux publics d’irrigations, qui manquent également d’investissements pour être étendues plus rapidement [3]. Les équipements maintenant la chaîne du froid sont peu utilisés, induisant des pertes importantes dans les denrées périssables. De plus, les sols dans certaines régions sont surexploités ou mal amendés, ennoyés ou salinisés [3].

Pourtant entre 1981 et 2002, la part des dépenses liées à la consommation de céréales baisse. La consommation de lait triple sur la même période atteignant 91 millions de tonnes en 2002 [3]. Toujours entre 1981 et 2002, la production d’œufs quadruple. La consommation de sucre triple entre 1951 et 2002 et celle des fruits passe entre 1991 et 2002 de 12,7 millions de tonnes à 19,2 millions [3].

En 1995-1996, 61,6 % des exploitations agricoles du pays ont une superficie de moins de 1 hectare, 18,7 % mesurent entre 1 et 2 hectares, 19,6 % mesurent plus de 2 hectares, pour au total de 116 millions d’exploitations [3]. En 2000-2001, les surfaces agricoles sont de 141 millions d’hectares, dont 55 millions sont irriguées [3].

Au cours des dernières décennies, les paysans ont vu leurs revenus diminuer et leurs dettes augmenter. Une étude publiée en 2020 par l’université agricole du Pendjab indique que les paysans du Pendjab sont endettés à hauteur de quatre fois leur revenu annuel[4]. Ces vingt dernières années, 300 000 paysans se sont suicidés en Inde[5]. En 2018, des manifestations rassemblant des dizaines de milliers de paysans se multiplient ; ceux-ci dénoncent notamment les très forts taux d’endettement et de suicides [6].

Le gouvernement de Narendra Modi décide en 2020 de libéraliser la commercialisation des produits agricoles en permettant aux producteurs de vendre directement aux entreprises privées, une mesure qui entrainerait la disparition des prix minimum garantis. Cette décision, susceptible d’appauvrir encore davantage les paysans, entraine une mobilisation nationale conduite par les syndicats et provoque la controverse au sein même du gouvernement [7].

Climat et sols{{}}

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e8/India_southwest_summer_monsoon_onset_map-fr.svg/250px-India_southwest_summer_monsoon_onset_map-fr.svg.png

Dates du début de la mousson estivale en Inde (couleurs). Vents dominants (flèches) durant les moussons estivales et hivernales

Le climat en Inde est fortement influencé par l’Himalaya et le désert du Thar. Le massif de l’Himalaya, de même que la chaîne de l’Hindū-Kūsh au Pakistan, constituent tous deux une barrière naturelle arrêtant les vents froids venant d’Asie centrale, maintenant ainsi au sein du sous-continent indien des températures plus élevées que dans la plupart des lieux situés aux mêmes latitudes. Le désert du Thar attire les vents de mousson chargés d’humidité qui sont responsables de la plus grande partie des précipitations en Inde.

Traversées par le Gange, le Brahmapoutre et l’Indus et bénéficiant davantage des bienfaits de la mousson, les régions au nord du pays sont les plus fertiles. La ceinture indo-gangétique est la plus grande étendue d’alluvions du monde, formée par le dépôt de limon provenant des nombreuses rivières environnantes. Les plaines sont plates et le plus souvent dénuées d’arbres, favorisant ainsi l’irrigation au moyen de canaux. La zone est également riche en sources d’eau naturelle.

Cette plaine est l’un des plus grands espaces d’agriculture intensive au monde. Les cultures poussant sur la plaine indo-gangétique sont en premier lieu le riz et le blé, via le système de rotation des cultures. Les autres cultures incluent le maïs, la canne à sucre et le coton.

L’agriculture est très dépendante de la mousson pour l’irrigation. Dans certaines régions, une mousson trop faible engendrera un déficit d’eau qui entrainera la perte des récoltes.

Ces dernières années, les événements météorologiques extrêmes, avec des sécheresses, des canicules et des cyclones récurrents, sont un facteur majeur de la chute de revenus des fermiers. Selon le Centre for Science and Environment, la plus grande ONG environnementale de l’Inde : « On fait face à une crise agricole, avec une vague de suicides de fermiers et des manifestations paysannes qui se sont multipliées par trois [8]. »

Pratiques agricoles{{}}

Cultures et mousson{{}}

Kharif désigne les cultures et récoltes au cours de la saison des pluies (mousson pluvieuse) dans la région d’Asie du Sud, qui dure entre avril et octobre en fonction de la zone envisagée. Les cultures kharif principales sont le mil et le riz. Kharif contrastent avec rabi, les cultures irriguées de la saison sèche. Les deux mots sont arrivés avec les Moghols sur le sous-continent indien et sont largement utilisés depuis. Les cultures rabi sont semées à la mi-novembre, après que les pluies de mousson sont terminées, et la récolte commence en avril/mai. Les cultures sont cultivées soit avec l’eau de pluie qui a percolé à travers le sol, ou soutenues par l’irrigation. Une bonne pluie en hiver gâte les cultures rabi mais est bon pour les cultures kharif. La récolte rabi majeure en Inde est le blé, suivi par l’orge, la moutarde, le sésame et les pois. Les pois sont récoltés tôt, car ils sont prêts tôt : les marchés indiens sont inondés avec des pois verts de janvier à mars, avec un pic en février. Les cultures kharif sont généralement semées avec le début des premières pluies vers la fin mai dans le sud du Kerala au cours de l’avènement de la saison de mousson du sud-ouest. Comme les pluies de la mousson avancent vers le nord de l’Inde, les dates de semis varient en conséquence et atteignent juillet dans le nord de l’Inde.

La moitié de la production agricole du pays est semée entre les mois de juin et septembre [9].

Seulement la moitié des terres sont irriguées. Les pratiques sont donc largement dépendantes de la mousson. À chaque publication d’un bulletin de prévision, des SMS sont envoyés à des millions d’agriculteurs pour qu’ils adaptent leurs semences en fonction du niveau des précipitations. A elle seule, la mousson peut faire varier la croissance du PIB indien de 0,5 point[9]. Les trois quarts des produits issus des cultures les plus gourmandes en eau souterraine sont exportés par trois pays : l’Inde (riz et coton, surtout vers la Chine), les États-Unis (coton, blé, maïs et soja, vers la Chine, le Japon et le Mexique), et le Pakistan (surtout du riz, à destination de l’Iran, de l’Arabie saoudite ou du Bangladesh). L’impact est important sur les ressources en eau souterraine, qui sont exploitées plus vite qu’elles ne se renouvellent[10].

OGM{{}}

L’arrivée des OGM a modifié fortement la culture de coton, le coton Bt est devenu très majoritaire (11,6 millions d’hectares en 2014) alors que 1 500 espèces de coton étaient cultivées dans le pays [11].

Pesticides et impacts sur les populations{{}}

Dans les années 2010, les cas mortels d’encéphalite aigüe sur les enfants se sont amplifiés en Inde, au Bangladesh au Vietnam et en Thaïlande. Au Bangladesh, le lien à un cocktail chimique de pesticides est mis en évidence en 2017. En Inde, le gouvernement local du Kerala a estimé que l’usage à tort et à travers de l’endosulfan avait empoisonné 4 270 personnes et causé la mort de 500 autres depuis 1978. Ce pesticide est interdit en Inde depuis 2012, mais une utilisation en contrebande est suspectée [12].

Agriculture biologique{{}}

La première rencontre nationale de l’agriculture biologique s’est tenue en 1984 à Wardha (Maharashtra) à l’initiative de l’Apigr, une association pour la promotion des ressources génétiques indigènes. Ensuite, chaque année, des congrès à thème ont eu lieu : conservation des semences, promotion des fermes bio, ressource en eau, révolution verte… Vers le milieu des années 1990, cette première organisation a passé la main à l’association Arise, animée par Bernard Declercq, un agriculteur d’Auroville. En 2002, à Bangalore, est née l’association des agriculteurs bio, l’Ofai (Organic Farming Association of India). En novembre 2017, l’Ofai a organisé avec l’Ifoam (International Foundation of Organic Agriculture Movements) à New Delhi le 19e Congrès mondial de l’agriculture biologique. Ce fut l’occasion de mieux connaître le mouvement de l’agriculture biologique en Inde.

L’Ofai a mis en place un système de garantie participative : ce sont les producteurs et les consommateurs qui vérifient que les produits sont bien cultivés en bio. Progressivement, des inspections ont été mises en place, dans un premier temps par des contrôleurs européens, puis, après leur formation, par des contrôleurs indiens.

Un État indien est précurseur en matière d’agriculture biologique, c’est le petit État du Sikkim, au nord-est du pays. Cet État s’est déclaré complètement bio en 2013[13].

Le gouvernement de l’État en question a également mis en place des mesures visant à faire de la possession de tout type de produits agrochimiques ou de pesticides un délit punissable. C’est une initiative qui a été suivie par des pays voisins comme le Bhoutan[14].

Mais à plus large échelle, le système agricole indien a favorisé une hyperspécialisation dévastatrice pour l’environnement : « Les agriculteurs du Pendjab et de l’Haryana ont été incités à la monoculture chimique du riz et du blé. Aujourd’hui, les sols sont sans vie, les nappes phréatiques s’épuisent, les eaux sont polluées par les nitrates et les pesticides, et les agriculteurs endettés par des intrants et semences industrielles pourtant subventionnés » explique le chercheur Bruno Dorin, du Cirad[15].

Productions{{}}

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/7b/R%C3%A9colte_du_th%C3%A9.JPG/250px-R%C3%A9colte_du_th%C3%A9.JPGCueillette du thé en Inde (Munnar).

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/06/Tea_plantation_in_Kannan_Devan_Hills.jpg/250px-Tea_plantation_in_Kannan_Devan_Hills.jpgPlantation de thé à Munnar, Inde, 2012.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/df/Kochi_rice.JPG/250px-Kochi_rice.JPG

En Inde (2012, Cochin), des porteurs acheminent une production de riz dans les entrepôts du port.

La surface agricole utile (SAU) est de 180 millions d’hectares, dont 140 millions d’hectares sont en culture, soit environ 60 % de la surface du pays [16].

En 2018, l’Inde :

  • C’était le deuxième producteur mondial de canne à sucre (376,9 millions de tonnes), dépassé seulement par le Brésil ;
  • C’était le deuxième producteur mondial de riz (172,5 millions de tonnes), juste derrière la Chine ;
  • C’était le deuxième producteur mondial de blé (99,7 millions de tonnes), juste derrière la Chine ;
  • C’était le deuxième producteur mondial de pomme de terre (48,5 millions de tonnes), seulement dépassé par la Chine ;
  • C’était le premier producteur mondial de banane (30,8 millions de tonnes) ;
  • C’était le deuxième producteur mondial d’oignon (22 millions de tonnes), seulement dépassé par la Chine ;
  • C’était le septième producteur mondial de maïs (27,8 millions de tonnes) ;
  • C’était le premier producteur mondial de mangue (y compris mangoustan et goyave) (21,8 millions de tonnes) ;
  • C’était le deuxième producteur mondial de tomate (19,3 millions de tonnes), seulement dépassé par la Chine ;
  • C’était le premier producteur mondial de coton (14,6 millions de tonnes) ;
  • C’était le cinquième producteur mondial de soja (13,7 millions de tonnes), perdant face aux États-Unis, au Brésil, à l’Argentine et à la Chine ;
  • C’était le deuxième producteur mondial de aubergine (12,8 millions de tonnes), seulement dépassé par la Chine ;
  • C’était le troisième producteur mondial de noix de coco (11,7 millions de tonnes), dépassé seulement par l’Indonésie et les Philippines ;
  • C’était le premier producteur mondial de millet (11,6 millions de tonnes) ;
  • C’était le plus grand producteur mondial de pois chiches (11,3 millions de tonnes) ;
  • C’était le deuxième producteur mondial de chou (9 millions de tonnes), seulement dépassé par la Chine ;
  • C’était le deuxième producteur mondial de chou-fleur et brocoli (8,8 millions de tonnes), dépassé seulement par la Chine ;
  • C’était le troisième producteur mondial de colza (8,4 millions de tonnes), dépassé seulement par le Canada et la Chine ;
  • C’était le troisième producteur mondial d’orange (8,3 millions de tonnes), dépassé seulement par le Brésil et la Chine ;
  • C’était le deuxième producteur mondial de arachide (6,7 millions de tonnes), seulement dépassé par la Chine ;
  • C’était le premier producteur mondial de haricot (6,2 millions de tonnes) ;
  • C’était le premier producteur mondial de gombo (6,1 millions de tonnes) ;
  • C’était le premier producteur mondial de papaye (5,9 millions de tonnes) ;
  • C’était le deuxième producteur mondial de citrouille (5,5 millions de tonnes), seulement dépassé par la Chine ;
  • C’était le deuxième producteur mondial de pois (5,4 millions de tonnes), seulement dépassé par la Chine ;
  • C’était le cinquième producteur mondial de sorgho (4,8 millions de tonnes), dépassé seulement par les États-Unis, le Nigéria, le Soudan et l’Éthiopie ;
  • C’était le premier producteur mondial de citron (3,1 millions de tonnes) ;
  • C’était le septième producteur mondial de raisin (2,9 millions de tonnes) ;
  • C’était le quatrième producteur mondial de pastèque (2,5 millions de tonnes) ;
  • C’était le septième producteur mondial de pomme (2,3 millions de tonnes) ;
  • C’était le premier producteur mondial de jute (1,9 million de tonnes) ;
  • C’était le quatrième producteur mondial de piment (1,8 million de tonnes) ;
  • C’était le deuxième producteur mondial d’ail (1,7 million de tonnes), seulement dépassé par la Chine ;
  • C’était le sixième producteur mondial d’ananas (1,7 million de tonnes) ;
  • C’était le 20e producteur mondial d’orge (1,7 million de tonnes) ;
  • C’était le deuxième producteur mondial de lentille (1,6 million de tonnes), dépassé seulement par le Canada ;
  • C’était le huitième producteur mondial de patate douce (1,4 million de tonnes) ;
  • C’était le deuxième producteur mondial de thé (1,3 million de tonnes), juste derrière la Chine ;
  • C’était le quatrième producteur mondial de melon (1,2 million de tonnes), seulement dépassé par la Chine, la Turquie et l’Iran ;
  • C’était le premier producteur mondial de gingembre (893 000 tonnes) ;
  • C’était le premier producteur mondial de noix d’arec (809 000 tonnes) ;
  • C’était le deuxième producteur mondial de noix de cajou (785 000 tonnes), seulement dépassé par le Vietnam ;
  • C’était le troisième producteur mondial de sésame (746 000 tonnes), dépassé seulement par le Soudan et le Myanmar ;
  • C’était le troisième producteur mondial de tabac (749 000 tonnes), dépassé seulement par la Chine et le Brésil ;
  • A produit 4,2 millions de tonnes de pois cajan ;
  • A produit 1,2 million de tonnes de ricin ;
  • A produit 1,2 million de tonnes de laitue et chicorée ;
  • A produit 978 000 tonnes de caoutchouc naturel ;
  • A produit 678 000 tonnes de anis / coriandre ;
  • A produit 583 000 tonnes de carotte ;
  • A produit 572 000 tonnes de fibre de coco ;
  • A produit 326 000 tonnes de café ;
    En plus de petites productions d’autres produits agricoles [17].

L’Inde est le deuxième pays producteur de riz au monde avec 134 millions de tonne en 2009[18], année où le pays devient importateur pour cette denrée.

L’Inde est également l’un des principaux pays producteur de thé. Les thés Darjeeling, Assam et Nilgiri sont des thés noirs originaires des régions du même nom en Inde. Le pays produit également du café, du caoutchouc (au sud) et exploite des cultures d’oléagineux au centre du pays[9].

L’Inde possède le plus grand cheptel bovin au monde, avec 325 millions d’individus[19], notamment des buffles et zébus.

L’Inde est le deuxième pays producteur de Lait de vache en 2012 (54 millions de tonnes), et le premier pour le lait de bufflonne (66 millions de tonnes). C’est également le premier pays producteur de lait de chèvre (4,8 millions de tonnes). La production est cependant insuffisante pour couvrir les besoins nationaux.

L’agriculture contribue à hauteur de 15 % au PIB indien et fait vivre 60 % de la population dans les années 2010[9].

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d5/Logo_travaux_orange-simple.svg/20px-Logo_travaux_orange-simple.svg.pngCette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?

Principales productions{{}}

Le tableau ci-dessous présente les 20 premiers produits, en valeur, de l’agriculture indienne en 2009. Le tableau indique également le rendement moyen des exploitations agricoles indiennes pour chaque produit. A titre de comparaison, sont également indiqués les rendements des exploitations les plus productives du monde en 2010 et le nom des pays concernés. Ce tableau suggère que l’Inde a de grandes possibilités de gains de productivité et d’augmentation de la production et des revenus agricoles [20],[21].

Valeurs des principales productions agricoles en Inde [22],[23]
Rang {{}} Productions {{}} Valeur

(milliards de dollars US, 2013) {{}}

Prix unitaire

(dollars/kg, 2009) {{}}

Rendement moyen

(tonnes/ha, 2010) {{}}

Pays les plus productifs

(tonnes/ha, 2010) {{}}

1 Riz 42,57 0,27 3,99 12,03 Australie
2 Lait de bufflonne 27,92 0,65 [archive] 0,63[24] 0,63[24] Inde
3 Lait de vache 18,91 0,31 1,2[24] 10,3[24] Israël
4 Blé 13.98 0,15 2,8 8,9 Pays-Bas
5 Mangues, goyaves 10,79 0,6 6,3 40,6 Cap-Vert
6 Sucre de canne 10,42 0,03 66 125 Pérou
7 Coton 8,65 1,43 1,6 4,6 Israël
8 Bananes 7,77 0,28 37,8 59,3 Indonésie
9 Pommes de terre 7,11 0,15 19,9 44,3 États-Unis
10 Tomates 6,74 0,37 19,3 524,9 Belgique
11 Légumes frais 6,27 0,19 13,4 76,8 États-Unis
12 Viande de buffle 4,33 2,69 0,138[24] 0,424[24] Thaïlande
13 Arachides 4,11 1,96 1,8 17,0 Chine
14 Gombos 4,06 0,35 7,6 23,9 Israël
15 Oignons 4,05 0,21 16,6 67,3 Irlande
16 Pois chiches 3,43 0,4 0,9 2,8 Chine
17 Viande de poulet 3,32 0,64 10,6 20,2 Chypre
18 Fruits frais 3,25 0,42 1,1 5,5 Nicaragua
19 Œufs de poule 3,18 2,7 0,1[24] 0,42[24] Japon
20 Soja 3,09 0,26 1,1 3,7 Turquie

L’agriculture dans la culture indienne - Le dieu de la pluie, Indra, est l’un des plus révérés du pays [9].

Source avec Notes et références : https://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_en_Inde

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  • En bref - L’agriculture en Inde - 06 août 2024 – Document officiel ‘agriculture.gouv.fr’{{}}
    Ce qu’il faut retenir{{}}
  • Puissance agricole majeure, l’Inde possède la 2e surface agricole au monde.
  • Si la part de l’agriculture dans le PIB est en baisse, passant de 29 % en 1988 à 16,6 % en 2022, l’agriculture reste le premier employeur du pays avec 55 % des actifs, soit 341 millions de personnes.
  • L’Inde est le 1er producteur mondial de nombreux produits : lait, protéagineux, bananes, coton, épices, et le 2e pour le riz, le blé et le thé. En 2022, le pays a dépassé le Brésil pour devenir 1er producteur mondial de sucre.
  • L’Inde doit nourrir 17 % de la population mondiale avec moins de 4 % des ressources mondiales en eau et 4 % des terres agricoles. La sécurité alimentaire reste un enjeu essentiel qui a marqué l’ensemble des politiques agricoles et rurales menées depuis l’indépendance du pays en 1947.
  • La productivité reste cependant le talon d’Achille. L’agriculture, majoritairement familiale, est caractérisée par des rendements faibles, une mécanisation peu développée sur des exploitations de taille très réduite (moyenne 1ha/exploitation) et une insuffisance d’infrastructures de stockage permettant de limiter les pertes.
  • La loi dite Food Security Act, adoptée en 2013, constitue le plus grand programme de distribution alimentaire au monde, bénéficiant à plus de 800 millions de personnes. Les achats publics à des prix minimums garantis et le stockage de céréales, nécessaires au programme, sont cependant considérés comme des éléments de distorsion des marchés internationaux, notamment par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
  • Présente sur les marchés mondiaux, notamment avec des exportations de riz (paddy), de viande bovine, d’épices et de sucre, l’Inde se distingue par des droits de douanes élevés et de nombreuses restrictions à l’importation de produits agricoles et agroalimentaires.
  • Au-delà de la dépendance à la mousson et aux aléas climatiques du fait de sa situation en zone tropicale et subtropicale, l’Inde fait également partie des pays identifiés comme les plus exposés aux effets du changement climatique et connait depuis plusieurs années une augmentation des phénomènes climatiques extrêmes.
    Télécharger la fiche pays - Inde pdf - 253.38 Ko

Voir aussi : Les politiques agricoles à travers le monde 18 juillet 2024Production & filières

Source : https://agriculture.gouv.fr/inde

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  • Les subventions agricoles en Inde - Un équilibre essentiel - Par Ranja Sengupta le 02 décembre 2024 - Document ‘iisd.org/fr’ AccueilPolicy Analysis
    Depuis les années 1960, les subventions agricoles en Inde ont soutenu la sécurité alimentaire, les revenus des exploitants et la productivité.

Ranja Sengupta examine leur impact et plaide pour des ajustements politiques précis pour lutter contre la pauvreté rurale et l’insécurité alimentaire.

Cet article fait partie de la Trade and Sustainability Review de l’IISD, commerce des denrées alimentaires et produits agricoles, décembre 2024.

Introduction{{}}

Depuis les années 1960, les subventions agricoles sont un outil politique essentiel en Inde pour soutenir la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance, ainsi que pour promouvoir la production et la productivité agricoles. Ces subventions continuent d’attirer l’attention en raison de leur taille et de leur composition. La pauvreté rurale avoisinant les 12,9 % en 2021 et 16,3 % de la population étant sous-alimentée en 2019-21, l’Inde utilise les subventions pour soutenir la production agricole et les revenus des agriculteurs ainsi que pour renforcer la sécurité alimentaire des consommateurs. Le présent article examine deux des subventions les plus importantes pour les agriculteurs indiens : le soutien des prix et les subventions aux intrants.

Garantir un prix juste et rémunérateur grâce au soutien des prix{{}}

C’est en 1965 que l’Inde a introduit le soutien des prix. Celui-ci est accordé par le biais d’un prix administré ou prix d’achat, le prix minimum de soutien, auquel le gouvernement s’approvisionne auprès des agriculteurs pour maintenir des stocks tampons et gérer son programme alimentaire public : le système public de distribution, qui garantit à 75 % des habitants en zone rurale et à 50 % des habitants en zone urbaine une quantité minimale de denrées alimentaires subventionnées.

Le prix minimum de soutien est annoncé avant la saison des semailles pour 25 cultures, dont le riz, le blé, les céréales secondaires, les légumineuses, les arachides, le soja, le tournesol, la canne à sucre, le jute brut et le coton. Après l’achat, le stock est distribué à un prix subventionné. Des organismes gouvernementaux ou semi-gouvernementaux achètent des graines oléagineuses, des légumineuses, du coton et d’autres produits afin de stabiliser les prix du marché lorsqu’ils sont inférieurs au prix minimum de soutien. Le prix minimum de soutien sert également de prix de référence pour les marchés ouverts, même si toutes les ventes ne se font pas à ce prix.

La politique d’approvisionnement a été la plus efficace pour atteindre les producteurs de riz et de blé, dont environ 37 % et 17 % respectivement de la production ont été achetés au prix minimum de soutien au cours des saisons de commercialisation 2021/22. Une analyse récente a montré que ce prix minimum de soutien bénéficie à 13 % des producteurs de riz et à 16 % des producteurs de blé, bien que cette part varie d’un État à l’autre. Cette politique a également profité aux petits agriculteurs. Plusieurs analystes estiment que cette politique a contribué à augmenter la production et à atteindre l’autosuffisance pour le riz et le blé, mais qu’elle n’a pas réussi à stimuler la croissance pour des cultures telles que les oléagineux et les légumineuses, pour lesquelles les achats ont été faibles.

Le prix minimum de soutien et le système public de distribution jouent un rôle essentiel. D’une part, ils assurent aux agriculteurs un prix garanti qui s’est avéré vital face à l’augmentation du coût des intrants et à l’effondrement des prix des denrées alimentaires. Cela a stimulé la demande rurale régionale en garantissant les revenus et en augmentant le pouvoir d’achat des agriculteurs. Ils ont également permis à de nombreux agriculteurs de produire davantage de denrées alimentaires tout en investissant dans des actifs productifs, tels que des machines agricoles et des équipements d’irrigation et de transport, dans des ressources, telles que l’achat et l’amélioration des terres, ou dans des technologies liées aux variétés de semences, aux méthodes de récolte et à l’utilisation accrue d’engrais et de pesticides. Ces politiques ont également aidé les agriculteurs à maintenir leurs moyens de subsistance et à assurer leur propre sécurité alimentaire. Plus important encore, un approvisionnement régulier par le biais d’un prix minimum de soutien a été nécessaire pour répondre aux besoins de la population indienne en matière de sécurité alimentaire.

Le prix minimum de soutien et le système de distribution publique ont également joué un rôle clé dans la stabilisation des prix, en particulier des céréales, et ont souvent empêché l’effondrement des prix grâce à l’achat et à la vente de stocks tampons en Inde. Des outils similaires ont été ou sont utilisés dans le monde entier au niveau national ou régional, avec ou sans soutien des prix, notamment aux États-Unis, dans l’Union européenne, en Grande-Bretagne, en Norvège, au Brésil, en Égypte, en Chine, en Indonésie, en Zambie, au Mali, aux Philippines et au Bangladesh. La Commission européenne indique que « 15 pays asiatiques (sur 26), 13 pays africains (sur 33) et 7 pays latino-américains (sur 22) » ont utilisé des stocks tampons pour faire face à la crise alimentaire de 2008. De nombreux pays ont utilisé cet outil depuis la crise, tandis que l’Éthiopie, le projet de réserve régionale de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et la Réserve de riz d’urgence de l’Asie de l’Est (membres ASEAN plus 3), entre autres, prévoient de sécuriser les réserves alimentaires à l’avenir.

Les stocks tampons sont un outil essentiel dans un contexte de forte volatilité des prix et de concentration des marchés agricoles mondiaux. Comme l’a montré la crise russo-ukrainienne, la domination de quelques pays ou entreprises agroalimentaires sur la plupart des marchés de produits agricoles signifie que toute perturbation des conditions d’approvisionnement dans ces pays, encore aggravée par des activités spéculatives, peut affecter les marchés mondiaux et nationaux en termes d’approvisionnement et de prix, créant de grandes incertitudes pour les producteurs et les consommateurs. Les stocks tampons, avec ou sans soutien des prix, peuvent contribuer à stabiliser les prix des denrées alimentaires.

La volatilité des prix et la concentration des marchés agricoles mondiaux signifient également que l’Inde ne peut pas compter sur eux pour satisfaire ses besoins alimentaires.{{}}

La volatilité des prix et la concentration des marchés agricoles mondiaux signifient également que l’Inde ne peut pas compter sur eux pour satisfaire ses besoins alimentaires. Cette vulnérabilité est manifeste puisque bien qu’étant un exportateur majeur de riz et de blé, l’Inde a souvent imposé des restrictions à l’exportation de ces produits pour assurer leur disponibilité sur le marché intérieur. Comme l’a montré la pandémie de COVID-19, le système public de distribution a été un programme vital de politique publique pour répondre aux besoins en matière de sécurité alimentaire. Selon le gouvernement indien, le système public de distribution opère dans 26 États et territoires de l’Union, couvrant 650 millions de bénéficiaires et, fait important, environ 80 % de la population était éligible pour recevoir des aliments subventionnés en Inde pendant la pandémie. Une étude de la Banque mondiale montre également que « les transferts de nourriture se traduisent généralement par une augmentation plus importante de la consommation de calories et les transferts d’argent par une augmentation plus importante des dépenses alimentaires ». À cet égard, le prix minimum de soutien et le système public de distribution ont joué un rôle important pour assurer la survie des agriculteurs et des consommateurs.

Les subventions aux intrants dans un scénario de coûts croissants{{}}

L’autre subvention clé concerne les intrants agricoles, tels que les engrais, l’irrigation et l’électricité, ainsi que certaines subventions au crédit et à l’assurance récolte. Les subventions aux intrants ont été introduites pour permettre aux agriculteurs d’obtenir les intrants essentiels à la production, car les coûts des intrants étaient prohibitifs et n’ont cessé d’augmenter depuis les années 1990, surtout par rapport aux prix des produits. Ces subventions sont accordées aux fournisseurs pour qu’ils fournissent ces intrants à des taux subventionnés, et le gouvernement central et les gouvernements des États remboursent la différence par rapport aux coûts réels.

La collecte des données sur les subventions aux intrants est complexe car les fonds sont affectés dans le cadre de différents budgets. Les notifications de l’Inde à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) indiquent que les subventions aux intrants pour les engrais, l’irrigation et l’électricité s’élevaient à 25 milliards USD en 2011, ont été portées à 32 milliards USD en 2021-2022, puis ont grimpé à 48 milliards USD en 2022-2023. Les engrais et l’électricité absorbent respectivement 45,6 % et 30 % de toutes les subventions aux intrants, tandis que l’irrigation, le crédit et l’assurance récolte obtiennent respectivement 16,4 %, 5,07 % et 2,69 %.

La recherche suggère que les subventions aux intrants ont bénéficié à la production et aux revenus dans le secteur agricole, parfois plus que l’investissement public, et que la subvention à l’électricité est la composante la plus efficace des subventions aux intrants, suivie par la subvention aux engrais. Cependant, les subventions aux intrants ont été plus utiles lorsqu’elles ciblaient des besoins et des zones spécifiques. Par exemple, les subventions aux engrais ont été plus efficaces dans les régions sous-développées où l’utilisation des intrants, la productivité et les revenus agricoles sont faibles et où la proportion de petits exploitants et d’agriculteurs pauvres est élevée. Les subventions à l’électricité sont plus efficaces dans les zones où les besoins en irrigation sont élevés et où les cultures sont gourmandes en eau.

Les subventions indiennes sont-elles adaptées à leurs objectifs ?{{}}

La politique de subventions agricoles de l’Inde a fait l’objet de nombreuses critiques, tant en Inde qu’à l’étranger. Certaines de ces préoccupations concernent la mise en œuvre inefficace et les résultats inéquitables, l’insuffisance des informations sur les prix minimums de soutien avant la saison des semailles, l’incapacité à atteindre les petits agriculteurs, la partialité en faveur des grands agriculteurs et de l’industrie (par exemple, les subventions aux engrais) et l’inégalité entre les régions, les cultures et l’agriculture irriguée par rapport à l’agriculture non irriguée.

Une autre critique porte sur le fait que les prix minimums de soutien en Inde sont inférieurs aux prix du marché. L’Organisation de coopération et de développement économiques et le Conseil indien pour la recherche sur les relations économiques internationales ont constaté que le prix reçu par les agriculteurs entre 2000 et 2016 était généralement inférieur aux prix internationaux correspondants et que les politiques agricoles de l’Inde finissaient en fait par taxer (plutôt que soutenir) ses agriculteurs.

Certaines critiques ont porté sur les aspects financiers, à savoir la forte pression sur le budget, le détournement des investissements publics, notamment pour la recherche et le développement, le découragement des investissements privés dans les marchés, le stockage et les entrepôts, la diversification et la commercialisation insuffisante de l’agriculture.

Sur le plan commercial, certains membres de l’OMC estiment qu’au cours des dernières années, la politique de soutien des prix de l’Inde a dépassé la limite de minimis des subventions ayant un effet de distorsion des échanges pour le riz. Toutefois, cela s’explique en partie par la méthode obsolète de calcul des subventions considérées comme ayant des effets de distorsion des échanges et de la production dans le cadre de l’Accord de l’OMC sur l’agriculture, qui se base sur les prix fixes de 1986-88 pour le riz et d’autres produits de base.

De nombreux pays en développement utilisent un mécanisme de soutien des prix pour gérer leurs programmes de stocks publics, et beaucoup d’entre eux dépassent cette limite en raison de ce prix de référence obsolète. Cette situation a conduit les pays en développement à demander à l’OMC d’autoriser ces subventions même si elles ne respectent pas les limites de minimis. Si une solution provisoire a été adoptée lors de la conférence ministérielle de Bali en 2013, une solution permanente sur cette question devait être trouvée avant 2017, mais elle n’a toujours pas été trouvée. Les groupes d’agriculteurs indiens ont fortement appuyé la demande pour une solution permanente sur les stocks publics à l’OMC qui protégera le soutien des prix.

Certains membres de l’OMC affirment également que le niveau élevé des subventions aux intrants accordées par l’Inde confère à ses agriculteurs un avantage commercial. Toutefois, l’article 6.2 de l’Accord de l’OMC sur l’agriculture autorise des subventions illimitées aux « producteurs qui, dans les pays en développement membres, ont de faibles revenus ou sont dotés de ressources limitées ». Selon les notifications du gouvernement indien à l’OMC, les exploitations agricoles de moins de 10 hectares (avec une surface moyenne exploitée inférieure à 5,72 hectares) entrent dans cette catégorie. Selon le dernier recensement agricole indien 2015-16, ces exploitations représentent 99,99 % des exploitations agricoles.

Les subventions agricoles doivent être considérées au regard de la taille du secteur agricole indien.{{}}

En outre, les subventions agricoles doivent être considérées au regard de la taille du secteur agricole indien. Par exemple, d’après les notifications à l’OMC, l’ensemble des subventions accordées par l’Inde au titre de l’article 6, y compris les subventions aux intrants, représentaient 8,11 % de la production agricole indienne en 2018. Ce chiffre est comparable aux subventions accordées par de nombreux autres pays ; les parts du Japon, de la Suisse et des États-Unis représentaient respectivement 9,7 %, 12,85 % et 7,05 % de la valeur de la production agricole dans ces trois pays. Par rapport au nombre d’agriculteurs, les subventions indiennes au titre de l’article 6 par agriculteur seront bien inférieures à celles de la plupart des pays développés.

Sur le plan de la durabilité, les critiques soulignent l’augmentation de la monoculture du riz et du blé, l’impact négatif du soutien des prix et des subventions aux intrants sur la biodiversité et les ressources naturelles, ainsi que le blocage des innovations dans les technologies vertes. Toutefois, la durabilité est un équilibre entre les dimensions économiques, sociales et environnementales. Pour un pays présentant les conditions socio-économiques de l’Inde, la dimension de la durabilité environnementale doit être mise en balance avec la nécessité d’augmenter les revenus. Cependant, même si l’augmentation des revenus des agriculteurs a sans doute conduit à des investissements plus importants dans les terres et la technologie, un ajustement des programmes de subvention de l’Inde pourrait donner de meilleurs résultats pour l’environnement.

La réalité et les subventions agricoles : la voie à suivre ?{{}}

Les subventions agricoles en Inde doivent être évaluées dans leur contexte socio-économique.

L’agriculture indienne est confrontée à de multiples défis depuis des décennies, en partie à cause d’un décalage entre les prix des denrées alimentaires et des produits agricoles et les coûts de production. Malgré les changements politiques majeurs intervenus depuis 2000, le faible niveau des investissements publics dans la recherche et le développement et dans les infrastructures, la faiblesse des mécanismes de fourniture d’intrants et l’accès inégal au crédit, à la commercialisation, au stockage et aux moyens de transport ont contribué à cette situation.

Les besoins alimentaires de la population indienne, qui compte plus d’un milliard d’habitants, ont obligé les pouvoirs publics à mettre l’accent sur les cultures vivrières. Dans le même temps, la production de cultures commerciales s’est avérée extrêmement coûteuse, entraînant des suicides d’agriculteurs et une détresse agraire persistants.

Sur le plan commercial, les subventions agricoles massives des pays développés, y compris les subventions de la catégorie verte, ont souvent conduit à un dumping sur les marchés mondiaux qui a affecté les agriculteurs des pays en développement. Par exemple, les subventions au coton accordées par les États-Unis ont constitué un défi majeur pour les agriculteurs d’Afrique et d’Inde. En outre, les récentes concessions en matière de droits d’importation accordées dans le cadre des accords de libre-échange (ALE) indiens ont également rendu les agriculteurs de plus en plus méfiants.

L’accord de libre-échange entre l’Inde et les pays d’Asie du Sud-Est a déjà vu les importations de produits agricoles, notamment d’huiles végétales, dépasser de loin les exportations et « avoir un impact négatif significatif sur les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire de plusieurs segments de la population rurale ». En outre, les accords de libre-échange récemment signés avec l’Association européenne de libre-échange et un accord de récolte précoce avec l’Australie, ainsi que les accords de libre-échange à venir avec l’UE et la Grande-Bretagne et un accord global avec l’Australie, devraient se traduire par des concessions tarifaires majeures sur les produits agricoles, ce qui entraînera une concurrence accrue au niveau des importations. La conjonction de ces facteurs fait de l’abandon des prix minimums de soutien et des subventions aux intrants un défi économique et politique.

De nombreux experts préconisent les transferts directs de revenus comme une alternative plus efficace et plus durable au soutien des prix et aux subventions aux intrants. Mais des défis majeurs subsistent : une infrastructure bancaire faible, une identification inefficace des bénéficiaires, y compris les locataires, les métayers et les agricultrices, ainsi que la corruption dans le système de décaissement et les pertes dues à la consommation non productive par les agriculteurs.

Si le régime de subventions de l’Inde présente de nombreuses faiblesses et nécessite sans aucun doute une rationalisation, un suivi et une mise en œuvre accrus, le retrait ou la refonte des subventions agricoles et leur réorientation vers d’autres outils politiques tels que la recherche et l’innovation, y compris l’innovation verte, en particulier à court et moyen terme, représentent un énorme défi. Comme indiqué précédemment, ces subventions qui représentent 21 % des revenus agricoles en Inde, sont essentielles pour les petites exploitations et les exploitations marginales, et ne peuvent être supprimées sans entraîner des difficultés et de la pauvreté en milieu rural.

Les décideurs politiques doivent prendre en compte la contribution des subventions agricoles à la croissance et à la génération de revenus tout en gardant à l’esprit les défis associés à la pauvreté rurale, à la détresse agraire, à la génération de revenus pour les communautés rurales et à l’insécurité alimentaire.

En résumé, les décideurs politiques doivent prendre en compte la contribution des subventions agricoles à la croissance et à la génération de revenus tout en gardant à l’esprit les défis associés à la pauvreté rurale, à la détresse agraire, à la génération de revenus pour les communautés rurales et à l’insécurité alimentaire. En outre, tout recalibrage des subventions agricoles en Inde doit être effectué avec prudence et après de larges consultations, non seulement avec des scientifiques et des experts politiques, mais aussi avec des groupes d’agriculteurs. Comme ce sont eux qui comprennent le mieux les réalités du terrain, aucune politique ne peut réussir sans leur coopération.

Ranja Sengupta est chercheuse principale à Third World Network.

Autres travaux :

Trade & Sustainability Review

Trade and Sustainability Review de l’IISD, décembre 2024

How Can the World Trade Organization Foster Climate-Resilient Food Systems in Least Developed Countries ?

This brief explores how World Trade Organization (WTO) rules and processes on agricultural subsidies, intellectual property, and export restrictions could be improved to foster climate-resilient food systems in least developed countries (LDCs). Brief 16 octobre 2025

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Source : https://www.iisd.org/fr/articles/policy-analysis/agricultural-subsidies-india

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  • L’Université de Tel-Aviv vient en aide aux agriculteurs indiens – 30 janvier 2026 – ‘israelscienceinfo.com’
    Le doctorant Amit Kalisker du laboratoire Nitsan pour le développement durable de l’Université de Tel-Aviv a mis au point un chatbot, agent logiciel interactif, destiné à accompagner les agriculteurs indiens en temps réel. Le projet, surnommé « Agri-Gourou » intègre WhatsApp et l’intelligence artificielle et fournit aux petits agriculteurs des conseils immédiats et personnalisés sur la gestion des cultures, les prévisions météorologiques et le contrôle des ravageurs. Au cours de l’année écoulée, des étudiant.es de l’université se sont rendus dans l’Etat de l’Uttar Pradesh, au nord de la République indienne, afin d’améliorer le chatbot pour mieux répondre aux besoins des agriculteurs locaux.

« Les tiges de mon riz sont larvées et perforées. Pourquoi ? », écrit un petit agriculteur de l’Uttar Pradesh à l’agronome gestionnaire de sa région. Les jours ont passé sans qu’il obtienne de réponse. Chaque agronome est responsable de plus de 10 000 agriculteurs, les lignes d’urgence sont saturées particulièrement lors des périodes d’infestations par les insectes ravageurs comme la pyrale du riz, et les visites sur le terrain sont rares. Les agriculteurs indiens sont donc parfois contraints d’attendre plusieurs jours pour obtenir des conseils. Les conséquences sont graves : baisse des rendements de 20 à 40 %, utilisation excessive d’engrais et de pesticides, et pollution des sols et des ressources en eau.

Allier recherche scientifique et engagement communautaire{{}}

Pour relever ce défi, le doctorant Amit Kalisker du Laboratoire Nitsan pour le développement durable de l’Université de Tel-Aviv a développé un chatbot qu’il a surnommé « Agri-Gourou ». Le chatbot fournit des conseils immédiats aux agriculteurs sur les cultures, la météo et les ravageurs, les questions nécessitant une expertise approfondie étant transmises à des agronomes qualifiés. Un tableau de bord en temps réel permet aux administrations locales de suivre les tendances et de réagir de manière proactive, une étape importante vers la réalisation du concept de « ville agricole intelligente ».

https://israelscienceinfo.com/wp-content/uploads/2026/01/agri-inde-deux-300x171.jpg

Le laboratoire Nitsan, fondé par le Prof. Fishman, se distingue par son approche pluridisciplinaire qui associe les sciences sociales, l’ingénierie et les études environnementales en vue de répondre efficacement aux défis mondiaux actuels. La vision du Prof. Fishman est de conjuguer une recherche scientifique rigoureuse à un véritable engagement communautaire, afin de développer des solutions innovantes et durables. À travers plus de 25 projets déployés dans sept pays, le laboratoire favorise la collaboration entre étudiants et chercheurs et communautés locales, combinant technologie et savoir-faire local, collectant des données et encourageant la gestion responsable des ressources. Ces initiatives couvrent des domaines variés, allant de l’amélioration de la qualité de l’eau à Chennai au développement des énergies renouvelables, en passant par la gestion des déchets et la résilience climatique, illustrant ainsi la capacité du laboratoire à promouvoir le changement en conjuguant expertise scientifique et autonomisation des communautés.

Agri-Guru incarne cette approche, démontrant comment la technologie, l’écoute et la collaboration avec les communautés peuvent engendrer de véritables changements dans l’agriculture. Au cours de l’année écoulée, plusieurs étudiants de master ont rejoint le projet. Les étudiant.es participant.es au projet y acquièrent une expérience d’apprentissage pratique axée sur le travail d’équipe, la flexibilité et l’innovation, tandis que les agriculteurs bénéficient de conseils utiles, qui leur apporte de la confiance en eux et une amélioration concrète de leur vie et de leurs récoltes.

« Une expérience transformatrice »{{}}

Durant l’été 2025, les étudiant.es se sont rendus dans l’Etat d’Uttar Pradesh pour tester et améliorer Agri-Gourou sur le terrain. Amit Israeli, étudiant de deuxième année du programme PPE (premier cycle interdisciplinaire combinant philosophie, politique et économie), décrit leur routine quotidienne sur le terrain : « Après le café du matin, nous sortions sur le terrain pour rencontrer les agriculteurs dans leurs villages, leur présenter Agri-Gourou et recueillir leurs impressions. Après deux ou trois visites de ce type par jour, nous rentrions pour intégrer les informations apprises dans la base de données du chatbot. Par exemple, si les agriculteurs avaient besoin de plus d’informations sur certains sujets, nous les ajoutions au système. Mon conseil aux autres étudiants est de garder l’esprit ouvert. ​​LInde est très différente de Tel-Aviv. La collaboration avec les autres étudiants dautres facultés est essentielle. Quand la fatigue se fait sentir, on sencourage mutuellement. Jai énormément appris sur l’agriculture et l’impact des technologies dans les pays en développement. Je retournerai sans aucun doute en Inde avec un objectif précis ».

Sasha Portianskaia, étudiante en master de développement durable, décrit l’aspect technique du projet : « Nous sommes allés de village en village, d’administration en administration, pour créer et tester un modèle d’IA pour Agri-Gourou. Le fait d’ajuster le système en fonction des feedbacks reçus a été une expérience formidable. Chaque jour apporte de nouvelles rencontres et de nouveaux défis, et il faut faire preuve de flexibilité et d’ouverture d’esprit. Ce fut une expérience transformatrice ».

Les défis n’étaient pas tous d’ordre technologique. Mor Shiran, étudiante invitée du Tel Hai College, évoque les obstacles culturels et linguistiques : « Dans les régions où les habitants ne parlent pas l’anglais, nous avons utilisé Google Traduction et dû faire preuve de créativité. Les habitants étaient ravis de rencontrer des chercheurs étrangers, curieux, encourageants et amoureux d’Israël. Ils nous ont toujours accueillis avec le sourire et de la nourriture. Sur le terrain, la situation peut changer du tout au tout en une journée, et on apprend à s’adapter, à piloter un projet et à mettre en œuvre ses idées ».

Le projet pilote mené dans l’Uttar Pradesh s’inscrit dans le cadre d’une initiative plus vaste de numérisation des services publics indiens, en collaboration avec le gouvernement local, l’Université Columbia aux Etats-Unis et l’Université Amrita en Inde. L’Uttar Pradesh est une région immense. Avec 241 millions d’habitants, c’est l’Etat le plus peuplé, non seulement de l’Inde, mais du monde entier. Si c’était un pays, ce serait au sixième dans le monde pour sa population.

Source Amis français de l’université de Tel-Aviv

Origine de l’information : https://israelscienceinfo.com/luniversite-de-tel-aviv-vient-en-aide-aux-agriculteurs-indiens/

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La visite de l’Ambassadeur d’Inde en Israël, Jitender Pal (J.P.) Singh sur le campus de l’Université de Tel-Aviv où il a rencontré le Prof. Ariel Porat, président de l’Université, le Prof. Milette Shamir, vice-présidente pour les affaires internationales et le directeur des relations avec l’Asie, Konstantin Platonov, ainsi que des dirigeants des Facultés d’ingénierie et des sciences de la vie et des étudiants indiens de l’Ecole Internationale a abouti à la signature d’un accord de coopération historique établissant la première chaire d’études indiennes dans une université israélienne. « Les liens avec l’Inde sont essentiels pour nous. Je me suis rendu en Inde en tant que président de l’Université de Tel-Aviv, et auparavant comme professeur de droit, et j’ai pu constater par moi-même la qualité et le potentiel d’une collaboration universitaire », a déclaré le Prof. Porat. 

Le Prof. Milette Shamir a fait état des liens actuels déjà importants de l’UTA avec l’Inde, relevant notamment qu’au cours de la dernière décennie, les chercheurs de l’université ont publié plus de 1000 articles en collaboration avec des collègues indiens, jetant ainsi les bases d’une coopération renforcée. Celle-ci inclut entre autres des programmes de doctorat et de master conjoints, et une mobilité accrue du corps professoral. « Notre mission est de servir de porte d’entrée vers la science et l’expertise universitaires israéliennes pour les partenaires académiques indiens, et vers l’Inde pour les chercheurs et étudiants israéliens », a-t-elle expliqué.

« Les étudiants-chercheurs indiens constituent le deuxième plus grand groupe d’étudiants étrangers à l’Université de Tel-Aviv, et forment une communauté dynamique », a souligné pour sa part Konstantin Platonov. « Ils se sentent à l’aise et en sécurité sur notre campus et tissent des liens étroits avec nos professeurs ». Au cours de la rencontre, le Président Porat et l’Ambassadeur J.P. Singh ont signé un accord établissant la Chaire ICCR-TAU Inde, première initiative de ce type en Israël, aux termes duquel l’Université de Tel-Aviv accueillera chaque année d’éminents chercheurs indiens de divers domaines, grâce au généreux soutien de l’ICCR (Conseil indien des relations culturelles).

Renforcement de la collaboration

« Cette chaire permettra aux universitaires indiens de collaborer avec l’Université de Tel-Aviv sur une base régulière », a déclaré l’Ambassadeur, qui s’est félicité de l’engagement multidimensionnel de l’Université de Tel-Aviv avec l’Inde et a souligné l’urgence de développer la coopération universitaire, les programmes d’échange, la recherche conjointe et de nouveaux modèles de présence institutionnelle israélienne en Inde. « Le moment est venu pour nous d’approfondir notre collaboration en matière d’éducation par le biais d’échanges d’étudiants et d’enseignants-chercheurs, de recherches conjointes et de partenariats entre universités, publiques et privées ».

« La chaire ICCR-TAU Inde à l’Université de Tel-Aviv de même que le Pôle TAU Inde à Delhi pour une représentation permanente de notre université en Inde renforce notre engagement auprès des étudiants, des partenaires de recherche et des autres acteurs indiens », a commenté Konstantin Platonov.

Le Prof. Porat s’est félicité de cet accord qui s’inscrit dans la perspective internationale de l’Université de Tel-Aviv, et renforce son rôle de pôle mondial d’excellence académique et d’échanges internationaux. Les interlocuteurs se sont également mis d’accord sur la création d’un nouveau Forum sur l’innovation et l’éducation, conçu comme une plateforme de dialogue et de collaboration directe entre les principales universités israéliennes et indiennes. Le Prof. Nir Ohad, vice-doyen de la Faculté des sciences de la vie et responsable des études sur la sécurité alimentaire, a insisté sur l’impact à long terme des échanges universitaires soutenus, qui trouve déjà leur expression dans le programme de double diplôme intégré entre l’Université de Tel-Aviv et l’Institut Thapar d’ingénierie et technologie en Inde : « Notre programme de master conjoint avec l’Institut Thapar a créé un parcours de formation universitaire complet, permettant aux étudiants de réaliser leurs études de Master à l’UTA, puis de poursuivre leur doctorat et leur post-doctorat jusqu’à des postes de professeurs en Inde ».

Rencontre avec les étudiants indiens de l’Ecole internationale

Le Prof. Noam Eliaz, doyen de la Faculté d’ingénierie, a souligné que tous les programmes d’ingénierie de niveau supérieur à l’Université de Tel-Aviv sont dispensés intégralement en anglais, ce qui les rend accessibles aux chercheurs internationaux indiens poursuivant des études de master, de doctorat et de postdoctorat. Dans le domaine des sciences humaines, le Prof. Liora Sarfati, du Département d’études est-asiatiques, a évoqué la contribution de l’Université de Tel-Aviv à l’éducation et aux études culturelles, en soulignant la vaste expérience de la Faculté des sciences humaines dans ce domaine. Elle a également relevé que l’UTA abrite l’un des plus importants programmes de sanskrit au monde, dont les diplômés poursuivent des carrières universitaires et de recherche de haut niveau en Israël et à l’étranger. L’Ambassadeur a également rencontré des étudiants et des chercheurs postdoctoraux venant des différentes régions de l’Inde à l’Ecole Internationale de l’Université de Tel-Aviv, dans diverses disciplines telles que médecine, chimie, sciences de la vie, ingénierie mécanique, science des matériaux et biologie végétale.

Perspectives d’avenir de la coopération indo-israélienne

Il les a encouragés à rester concentrés sur leurs objectifs académiques tout en profitant pleinement de leur expérience internationale : « Vous êtes venus ici pour étudier. Lorsque vous réussirez, vous contribuerez au développement de l’Inde. Vous êtes nos ambassadeurs. Par vos interactions quotidiennes, vos recherches et votre engagement auprès de la société israélienne, vous contribuez à rapprocher nos deux pays ». Les étudiants ont mis en avant la contribution potentielle de l’expérience israélienne en matière de startups et d’innovation pour l’essor de l’écosystème entrepreneurial en Inde, évoquant la collaboration prometteuse entre les milieux universitaires, industriels et entrepreneurs des deux pays. La visite de l’Ambassadeur J.P. Singh à l’Université de Tel-Aviv a reflété une vision commune de l’avenir de la coopération universitaire indo-israélienne, considérant l’éducation comme un moteur essentiel de l’innovation, de la compréhension culturelle et de partenariat à long terme.

Source Amis français de l’Université de Tel-Aviv

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Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant

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– 17/02/2026

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