Accueil > Arts & Créations artistiques > "Jean-Baptiste de La Quintinie (1626-1688), Jardin du Roi à Versailles - (…)
"Jean-Baptiste de La Quintinie (1626-1688), Jardin du Roi à Versailles - 让-巴蒂斯特-德-拉昆提尼 - 凡尔赛国王的菜园 - King’s Garden at Versailles - Garten des Königs in Versailles" par Jacques Hallard
samedi 14 février 2026, par
ISIAS Création artistique Potager du roi Versailles
Jean-Baptiste de La Quintinie (1626-1688), Jardin du Roi à Versailles - 让-巴蒂斯特-德-拉昆提尼 - 凡尔赛国王的菜园 - King’s Garden at Versailles - Garten des Königs in Versailles
C :\Users\JH\AppData\Local\Temp{BE43D714-6826-4E2D-A577-D296A9D401FF.tmp
Travail symbolique au pinceau chinois avec couleurs par Jacques Hallard février 2025
Jean-Baptiste de La Quintinie, né le 1ᵉʳ mars 1626 à Chabanais et mort le 11 novembre 1688 à Versailles, est un avocat, jardinier et agronome français qui fut le créateur du Potager du roi à Versailles… - Wikipédia
Jean-Baptiste de La Quintinie - Wikipedia{{}}
Versailles / Potager du roi / Statue de La Quintinie{{}}
Machine à écrire la prospérité constant jean baptiste la quintinie vendeur Meilleur magnifique
1140x600banner_00_potager_1
Interview à Versailles, Yvelines : la nouvelle directrice du Potager du Roi prépare des « gros travaux » - Par Benjamin Aguillon - Publié le 30 septembre 2021 à 6h26
Alexandra Bonnet, directrice depuis début septembre du Potager du Roi, à Versailles (Yvelines), livre à ‘78actu’ ses ambitions pour ce site hors du commun.
Alexandra Bonnet, 47 ans, a pris la tête de l’École nationale supérieure de paysage et du Potager du Roi le 1septembre 2021.
Alexandra Bonnet, 47 ans, a pris la tête de l’École nationale supérieure de paysage et du Potager du Roi le 1er septembre 2021. (©Benjamin Aiguillon)
Alexandra Bonnet, la nouvelle directrice de l’École nationale supérieure de paysage et du Potager du Roi, a pris ses fonctions le 1er septembre. Elle compte poursuivre les chantiers de rénovation du site initiés par son prédécesseur, Vincent Piveteau.
Actu : Pourquoi avez-vous ‘candidaté’ au poste de directrice de l’École supérieure de paysage et du Potager du Roi ?
Alexandra Bonnet : Par conviction. Les enjeux des métiers du paysage sont au cœur des sujets de transition écologique. J’ai travaillé dans tous les ministères du vivant : le ministère de l’Agriculture, le ministère de l’Écologie et celui de la Mer. Les enjeux de préservation et de valorisation des paysages sont majeurs. Il est urgent de développer le métier de paysagiste et de développer chez les donneurs d’ordre le réflexe paysagiste. Le paysagiste ne devrait pas être consulté à la fin d’un projet d’aménagement. Il doit intervenir au moment même de l’idée de l’aménagement. Je m’estime extrêmement chanceuse de prendre la tête de cette institution en laquelle je crois.
« Je suis sûre que je ne serai pas la dernière »
Vous êtes la première femme à occuper ce poste en 340 ans. Qu’en pensez-vous ?
A.B. : On m’a dit ça, j’ai eu du mal à le croire. C’est un fait étonnant. Mais cela ne relève pas du hasard. Et cela montre qu’il y a encore beaucoup de chemin à faire vers l’égalité entre les hommes et les femmes. Je suis la première, mais je suis sûre que je ne serai pas la dernière.
Quelle est votre vision du Potager du Roi et de sa place à Versailles ?
A.B. : Depuis sa création sous Louis XIV par Jean-Baptiste de La Quintinie, le Potager du Roi rassemble trois aspects : un jardin école, un jardin nourricier et un jardin d’agrément. On peut ajouter une autre vocation, celle de l’innovation. C’est ici que La Quintinie a inventé le principe de serre. Il faut conserver ces traditions. Il ne faut pas oublier que ce lieu est d’abord une école. Nous avons 300 étudiants à l’école sur Versailles. Par ailleurs, on cherche à maintenir ici le lien très fort qui unit les Versaillais et plus particulièrement les habitants du quartier Saint-Louis au Potager du Roi.
Où en est aujourd’hui sa rénovation ?
A.B. : Le Potager du Roi n’avait pas été rénové depuis 120 ans. La structure était vieillissante. Et certaines plantations étaient en fin de vie, comme des arbres fruitiers datant de 1880-1900. Un énorme travail a été entrepris par mon prédécesseur Vincent Piveteau pour lancer le chantier de restauration. On commence à en voir les effets. On refait actuellement les enduits sur les murs en cours de restauration au Potager du Roi. Dans un lieu aussi important, il y a toujours des travaux. Cela s’inscrit sur des dizaines d’années.
Interface entre l’école et le Potager du roi{{}}
Quel est le prochain chantier qui va être mis en œuvre ?
A.B. : Nous allons faire une terrasse qui fera l’interface entre l’école et le Potager du Roi. Tout le parterre va être revu. On est en réflexion. Ce qu’on va y mettre devra être utile et agréable. Des plantes aromatiques, par exemple. C’est un grand projet de rénovation qui est couplé avec la création d’un nouveau parking pour améliorer les conditions d’accès des visiteurs, des élèves et des enseignants. C’est un projet à mettre en œuvre en concertation avec toutes les personnes concernées, les professeurs et les étudiants en premier lieu. On va aussi continuer à rénover les murs du Potager du Roi. Nous avons ici 9 000 m2 de bâtiments historiques dont une partie réalisée par Hardouin-Mansart. Nous avons restauré la façade du pavillon de La Quintinie, l’idée est de restaurer le toit et l’intérieur du bâtiment dans les années à venir. Pour cela on ira chercher du mécénat.
Comment le Potager du Roi doit-il évoluer selon vous ?
A.B. : L’idée est de faire vivre ce jardin en s’adaptant au vivant et au changement climatique. Il faut penser aux générations futures. Quand on plante, c’est pour 100 ans. Aujourd’hui on a une réflexion sur les variétés des plantations des fruits et légumes. Les 3/4 sont des variétés anciennes, 1/4 de variétés modernes. Nous avons un peu plus de 9 jardiniers pour 9 ha. Un jardin est en constante interprétation. À l’époque de La Quintinie il y avait peu d’arbres fruitiers. Ils se sont développés au XIXe siècle. Les arceaux où poussent des poires dans le Potager du Roi datent de 1880. Aujourd’hui nous avons pour projet de les faire restaurer par des ferronnier d’art. Nous gardons ces arceaux parce qu’ils font partie de l’histoire du Potager.
Quels sont vos grands objectifs ?
A.B. : J’ai un mandat de 5 ans. Ce que j’espère c’est qu’au bout de mon mandat tous les schémas de déploiement de la rénovation et de la revalorisation soient clairs et qu’on ait commencé un certain nombre de gros travaux : la rénovation des murs, des arceaux avec le palissage et la replantation des fruits, l’aménagement de la terrasse qui fait interface entre l’école et le jardin et la rénovation des bâtiments historiques. Pour cela, on va reprendre une campagne active de prospection de grands mécènes. Beaucoup de mécènes sont sensibles à ce site exceptionnel et à sa dimension patrimoniale. Nous aurons aussi besoin des subventions de la Région, du Département et du ministère de l’Agriculture. C’est nécessaire.
Votre région, votre actu ! Recevez chaque jour les infos qui comptent pour vous.
Y aura-t-il toujours des événements culturels ?
A.B. : Bien sûr. De par mon passé d’élève à l’école de danse de l’Opéra national de Paris, je suis très attachée aux spectacles proposés au Potager du Roi.
« On ne va pas abattre les murs »{{}}
Vous n’allez donc pas faire de révolution au Potager du Roi ?
A.B. : J’ai un respect pour ceux qui m’ont précédée. On ne va pas abattre les murs. On va les garder et les rénover. Il faut avoir de l’humilité et du respect pour ceux qui ont fait ce lieu et cette école. Il faut s’inscrire dans la continuité et non dans la rupture. Pour autant, je n’ai pas l’intention de figer ce lieu mais de le faire vivre. Les projets d’aménagements seront menés en concertation. Je ne prétends pas décider en quinze jours pour tout le monde.
Votre prédécesseur avait lancé une campagne de financement participatif pour rénover une partie du Potager du Roi. Allez-vous renouveler l’expérience ?
A.B. : Notre campagne de financement participatif l’an dernier a été un franc succès avec 60.000€ reçus de 400 donateurs personnels. Le don moyen était de 140 €. On a récolté plus de deux fois le chiffre qu’on s’était fixé. Cela me conforte dans l’idée que cet endroit a vocation à rayonner. Nous reproduirons cette campagne de financement participatif pour poursuivre la rénovation des arceaux dans le Grand Carré. La nouvelle campagne permettra, on l’espère en 2022, début 2023, de replanter des fruits sur les arceaux. Mais il faut séquencer la rénovation. Si on enlevait 11 lignes d’arceaux dans le jardin, le potager serait marqué. Il est inapproprié de tout refaire en une fois.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu. Actu.fr - Qui sommes-nous ? Contact
© 2026 actu.fr, détenu et coexploité par Publihebdos et ses filiales.
Hébergement dédié : Groupe DIS, Digital Ad Trust et ACPM. Conception et design : Datagif.
Le Potager du Roi, jardin historique et vitrine du savoir-faire horticole français depuis 350 ans {{}}
© École nationale supérieure de paysage
Un jardin nourricier d’exception, depuis 1683{{}}
Construit entre 1678 et 1683 à la demande de Louis XIV au cœur du domaine royal de Versailles, le Potager du Roi est un jardin remarquable de 9 hectares, classé au titre des Monuments historiques et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Créé par l’architecte Jules Hardouin-Mansart (1646-1708) et par le directeur des jardins fruitiers et potagers royaux, Jean-Baptiste de La Quintinie (1626-1688), ce jardin nourricier avait pour vocation d’approvisionner la table du Roi en fruits et légumes d’une qualité et d’une rareté exceptionnelles.
Agrandir l’image - fenêtre modale - Formes fruitières du Potager du Roi avec vue sur la cathédrale Saint-Louis
© Le Potager du Roi
Le Potager du beau et du bon{{}}
Le Potager du Roi présente aujourd’hui une collection de plus de 750 variétés fruitières et potagères, anciennes et actuelles selon une géométrie caractéristique des jardins classiques français.
Ouvert sur le ciel, ce havre de verdure perpétue l’art des jardins et le savoir-faire unique de la taille fruitière en espalier. Les amoureux du jardin et du bien-vivre apprécieront ce patrimoine vivant dont les saveurs, les senteurs et le paysage se renouvellent au rythme des saisons.
Agrandir l’image - fenêtre modale
© Nora JACCAUD
Un jardin relevant les défis de son temps{{}}
Depuis 350 ans, le Potager du Roi s’adapte aux défis de son temps et s’engage dans une démarche agro-écologique respectueuse du vivant, par les méthodes de culture et le choix de replantation des arbres fruitiers. Aujourd’hui, il constitue une fresque vivante et ininterrompue de l’évolution des pratiques alimentaires et jardinistes.
Agrandir l’image - fenêtre modale - Esprit Jardin, édition 2018.
© Ville de Versailles
Un espace convivial{{}}
Le Potager du Roi est un lieu habité avec bonheur par les jardiniers, étudiants, enseignants, visiteurs, humains et non-humains. Site historique et culturel ouvert au public, jardin de production et de vente, campus de l’École nationale supérieure de paysage... Il aspire à encourager les échanges et le partage, dans un cadre propice au bien-être.
Agrandir l’image - fenêtre modale
© École nationale supérieure de paysage.
Un lieu de transmission des savoirs{{}}
Potager royal puis École d’horticulture au 19e siècle, le Potager du Roi héberge aujourd’hui l’École nationale supérieure de paysage (ENSPÉcole nationale supérieure de paysage), qui y dispense l’art et les techniques du jardin et du paysage. Rattachée au ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, l’ENSPÉcole nationale supérieure de paysage assure ainsi la conservation, la gestion et la valorisation du Potager du Roi.
Faire un don- Source : https://www.ecole-paysage.fr/fr/lepotagerduroi
Le Potager du Roi d’après Wikipédia
Image illustrative de l’article Potager du Roi Vue aérienne du potager près du Roi du château de Versailles. |
Le potager du Roi est un jardin potager de 9 hectares, créé en 1683 près du château de Versailles par le directeur des vergers et potagers royaux Jean-Baptiste de La Quintinie, à la demande du roi Louis XIV pour alimenter la cour de Versailles.
Son sort évolue après la Révolution : successivement mis en location puis jardin d’application, il est finalement exploité par l’École nationale supérieure d’horticulture de 1874 à 1995. Depuis 1995, il est pris en charge par l’École nationale supérieure de paysage de Versailles.
Il est classé, avec le parc Balbi voisin, aux monuments historiques par arrêté du 15 mars 1926[1]. Reconnu Jardin remarquable de France, il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979 avec le parc de Versailles.
Principes{{}}
Il s’agit d’un potager de château classique :
- il est à l’écart du parc du château
- il est entouré de hauts murs
- c’est un potager nourricier
Un exemple contraire est fourni par le potager de Villandry, qui sert d’écrin au château . Il est intégré dans un jardin à la française qui l’entoure et est essentiellement décoratif.
Le potager du Roi se distingue par sa taille de neuf hectares, ce qui en fait le plus grand de France. En comparaison, l’un des plus grands potagers privés, celui de Saint-Jean de Beauregard, fait deux hectares. Il se distingue aussi par ses multiples murs intermédiaires (voir la gravure de Pierre Aveline). Ces murs ont une triple fonction :
- coupe-vent
- accumulation de chaleur
- support pour palisser des espaliers qui forment des tapisseries végétales[3]. Ils doivent être distingués des contre-espaliers qui nécessitent des supports métalliques.
Ces murs sont constitués de deux parements de moellons enduits de plâtre avec un remplissage intermédiaire en glaise. Pour cette raison, leur faîtage (avec chaperon débordant) nécessite un entretien pour éviter que la pluie ne lessive les intérieurs et provoque des éboulements.
Une autre caractéristique importante du potager du Roi est qu’il s’agit d’un potager d’essais : amendements, sélection des variétés, taille, greffage, traitements, acclimatation d’espèces méditerranéennes [4] ou tropicales [5], forçage (sous châssis, sous cloche ou en serre) pour obtenir des fruits et légumes hors saison. Louis XIV le voulait en effet comme une vitrine du savoir français et le faisait volontiers visiter à ses invités de marque.
Histoire{{}}
Création par La Quintinie à la demande de Louis XIV{{}}
Jean-Baptiste de La Quintinie est un avocat devenu agronome par passion. Après la disgrâce de Fouquet, Louis XIV l’embauche avec d’autres membres de l’équipe de ce dernier [6]. En 1673, il le nomme intendant de ses vergers et en 1677 directeur des vergers et potagers royaux. À la demande du roi, il crée entre 1678 et 1683 ce jardin potager de 9 hectares, structuré en jardin à la française, voisin de l’Orangerie de Versailles et de la cathédrale Saint-Louis [7].
Le terrain choisi était proche de l’aile du midi du Château mais jugé, jusque-là, inutilisable car occupé par un marécage d’eau croupissante. Il a fallu le drainer, installer un aqueduc souterrain, et le remblayer en utilisant la terre extraite de la future pièce d’eau des Suisses [7]. Ensuite, il a fallu amender la terre en faisant venir des écuries du Château des centaines de tombereaux de fumier. Dans son Instruction pour les jardins fruitiers et potagers, La Quintinie explique candidement toutes les difficultés qu’il a rencontrées avant de parvenir à ses fins [8]. En même temps, il devait veiller à l’édification des murs d’enceinte et intérieurs selon le plan établi, avant de pouvoir commencer à planter.
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/53/Potager-Versailles.jpg/330px-Potager-Versailles.jpgLe potager du Roi, par Pierre Aveline (1700)
L’emplacement est commode d’accès pour Louis XIV qui s’y rend par l’allée du Potager et entre par la Grille du Roi, œuvre de Louis Fordrin, serrurier ordinaire des Bâtiments du roi, une des plus belles portes monumentales en fer forgé de Versailles (parmi les rares grilles d’origine), face à la pièce d’eau des Suisses [9],[10]. Le Fonds mondial pour les monuments (WMF) a contribué à sa restauration en 1993 [11].
Comme le montre la gravure d’Aveline ci-dessus et le plan tiré de l’ouvrage de La Quintinie (voir plus bas), il y a une différence fondamentale avec la suite de l’histoire du potager : l’utilisation des contre-espaliers n’est pas systématique : au contraire, nombre de carrés sont bordés de fruitiers taillés en gobelet (en buisson, sur basse tige et sans charpentière axiale), une taille beaucoup plus légère et moins contraignante que la taille en espalier, d’autant qu’aucun support métallique n’est alors nécessaire. L’abandon de cette formule fut lourde de conséquences.
La Quintinie.La Quintinie.
Vue aérienne, à gauche de la pièce d’eau des Suisses.
Jean-Baptiste de La Quintinie.Statue de Jean-Baptiste de La Quintinie.
Potager du Roi, la Grille du Roi.
Potager du Roi, la Grille du Roi.
Fronton de la Grille du Roi.
Fronton de la Grille du Roi.
Vue intérieure du potager.
Vue intérieure du potager.
Jardin nourricier pour la cour du château de Versailles{{}}
Ce jardin potager a pour tâche de fournir des fruits et légumes, en toutes saisons, au service de la Bouche du roi du château de Versailles. L’objectif de ce jardin est aussi de participer à la révolution agricole de l’époque en formant des jardiniers, en cultivant des plantes et variétés nouvelles. Le travail qui y est réalisé permet de développer des techniques de cultures expérimentales et innovantes, pour optimiser la qualité et permettre une productivité intensive d’horticulture.
Pour le roi Louis XIV, ce jardin allie agrément, esthétique, qualité, productivité, et sécurité alimentaire. Féru de jardinage, il aime s’y promener, et apprend même à tailler les arbres fruitiers avec son jardinier. Madame de Sévigné note ironiquement dans des mémoires : « Le chapitre des pois dure toujours ; l’impatience d’en manger, le plaisir d’en avoir mangé, et la joie d’en manger encore sont les trois points que nos princes traitent depuis quatre jours »[12].
Acclimatation de nouvelles variétés culturales{{}}
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/4c/Potager_du_Roi_%28Legumes_divers%2940.50_CL_J_Weber01_%2823568707992%29.jpg/250px-Potager_du_Roi_%28Legumes_divers%2940.50_CL_J_Weber01_%2823568707992%29.jpgLégumes du potager du Roi, en 2009.
Jean-Baptiste de La Quintinie expérimente, sélectionne, acclimate, et développe entre autres la culture de près de 400 variétés légumières qui se succèdent au fil des saisons [13]. Parmi celles-ci : laitues, oseille, épinards, fines herbes, oignons, choux, artichauts, poireaux, pois, petit pois, fèves, concombres, aubergines, carottes, tomates, asperges, citrouilles, potirons, champignon de Paris, rosé des prés.
De nombreux fruits y sont aussi cultivés tels que les melons, cerises, fraises, framboises, cassis, groseilles, figues, raisins, amandes, pommes, poires, coings, prunes, pêches, nectarines, abricots [14].
Une partie du jardin est occupée par les plantes médicinales, il y a également des fleurs.
Des plantes exotiques rapportées par les voyageurs, sont également acclimatées dans le jardin : kakis, grenades, mais les citrons et oranges sont réservés à l’Orangerie créée en 1686.
Des innovations techniques pour obtenir des produits hors saison{{}}
Il expérimente et développe des techniques d’étude des plantes au microscope. Concernant la gestion des arbres fruitiers, de savants procédés de taille, de porte-greffe, d’espalier, de treille permettent de façonner les arbres.
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c8/Hiver-quintinie.jpg/330px-Hiver-quintinie.jpg{Instruction de La Quintinie : l’hiver.
Les techniques de paillage et d’irrigation, permettent de gérer la qualité du sol. L’enrichissement de la fertilité des sols est rendu possible par l’usage du fumier de bœuf, de vache, ou de cheval des écuries royales.
Des techniques de protection climatique sont également mises en place, par l’installation de successions de murs qui, en jouant des diverses expositions, permettent de créer des micro-climats pour préserver de la chaleur du soleil ou abriter du vent et des gelées.
Ce qui est également rendu possible par l’utilisation de cloches de verre de jardinage, et de culture sous serres chauffées au bois, avec les premières vitres de verre de grandes tailles produites à partir de 1685 par la Manufacture royale de glaces de miroirs Saint-Gobain.
Les instructions de La Quintinie{{}}
Instruction pour les jardins fruitiers et potagers, de La Quintinie.
La savante combinaison de toutes ces différentes méthodes de culture permet de servir des légumes et des fruits frais hâtifs et tardifs, à la cour du château de Versailles, même en dehors des saisons habituelles. Jean-Baptiste de La Quintinie publie ses connaissances et résultats de ses observations journalières de ce chef-d’œuvre de sa carrière, dans son ouvrage d’horticulture de référence intitulé : « Instruction pour les jardins fruitiers et potagers, avec un traité des orangers, et des réflexions sur l’agriculture ». L’ouvrage est paru en 1690, à titre posthume [15]. Il a été maintes fois réédité. Dans ce livre, il décrit « ce qui, tant pour l’abondance que pour l’agrément, peut faire réussir avec plus de facilité et moins de dépense ».
Il y décrit en particulier une de ses grandes réussites, si appréciée de Louis XIV :
« La chaleur, tant dans la terre que dans l’air ne peut régulièrement venir que des rayons du soleil. J’ose dire pourtant que j’ai été assez heureux pour l’imiter en petit à l’égard de quelques petits fruits : j’en ai fait mûrir cinq et six semaines devant le temps, par exemple des fraises à la fin mars, des précoces, et des pois en avril, des figues en juin, des asperges et des laitues pommées en décembre, janvier... ».
Jardin d’application après la Révolution française{{}}
Placide Massey a été directeur du potager du roi entre 1819 et 1848, il développe des techniques perfectionnées. Par exemple, le principe du thermosiphon est utilisé pour le chauffage des serres. Ce système est mis en place par le jardinier en chef, M. Masson. Ce procédé était déjà adopté à l’époque par les horticulteurs anglais [16].
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d0/Versailles_potager_du_roi_fontaine_Hardy.jpg/250px-Versailles_potager_du_roi_fontaine_Hardy.jpgLa Fontaine Hardy au potager du Roi.
Le 3 octobre 1848, le gouvernement de la Deuxième république décide la création d’un Institut national agronomique situé à Versailles dans la Grande Écurie, qui ouvre ses portes en décembre 1850. Le potager de Versailles devient le champ d’application d’un établissement d’instruction. La direction des jardins est confiée à Auguste Hardy (1818-1882). L’Institut national agronomique est supprimé par décret le 14 septembre 1852, au rétablissement du Second Empire [16], mais Auguste Hardy reste à la tête du potager.
undefined
Auguste Hardy, botaniste et directeur du potager du Roi.
L’École nationale d’horticulture prend la suite, avec tout naturellement Auguste Hardy à sa tête [17] ; elle est créée en 1873 et sera transférée à Angers en 1995 (puis deviendra l’Institut national d’horticulture et de paysage, INHP). Elle gère donc le potager du Roi de 1873 à 1995. C’est à cette époque qu’on assiste à une explosion du nombre des arbres : on passe de 1500 à 15.000 en 1910 selon Vincent Piveteau, directeur de la structure qui a pris la suite de l’ENH, l’École nationale supérieure du paysage [18]. Par ailleurs, pour rendre plus spectaculaire le potager et accentuer son aspect vitrine du savoir, on a systématisé la taille en espalier à la place des arbres taillés en gobelet, comme le montrent les plans de l’époque [19]. La charge de travail et le coût d’entretien du jardin s’en trouvent considérablement accrus et ne vont pas manquer de poser des problèmes, d’autant qu’à partir de 1927, l’école décide de former des ingénieurs et non plus des jardiniers, ce qui accroît la pénurie de main-d’œuvre [20]. D’où une baisse progressive contrainte et forcée du nombre d’arbres à partir du point haut. Par ailleurs, personne ne s’est à l’époque et depuis posé la question de la justification esthétique de ce remplacement des gobelets par des espaliers. Au contraire, le Livre blanc des Amis du potager se félicite de l’aspect esthétique des quadrillages de contre-espaliers dans le Grand Carré [21].
Architecture{{}}
Plan du potager du Roi en 1716, de l’ouvrage Instruction pour les jardins fruitiers et potagers, de La Quintinie.
Ce jardin se compose de deux parties [ 9] :
- le « grand carré » central de 3 hectares, consacré à la culture des légumes. Il est divisé en seize carrés disposés autour d’un grand bassin circulaire orné d’un jet d’eau central, qui sert de réserve pour l’eau d’arrosage, et entouré de quatre terrasses surélevées qui le transforment en une sorte de scène théâtrale. Les carrés sont entourés de poiriers palissés sur des contre-espaliers. À la fin du XVIIIe siècle, les terrasses du levant et du couchant ont été transformées en rampes pour faciliter la circulation des charrettes.
- 29 jardins clos répartis autour du grand carré, et clos de hauts murs (les Onze (vergers), la figuerie, la melonnière, la prunelaie...) pour cultiver et abriter des légumes, des petits fruits et surtout des arbres fruitiers, pommiers et poiriers principalement, palissés en partie en espaliers sur les murs ou en forme libre ou conduits en espaliers. Six murs sont supprimés en 1785, dans la partie sud, trop humide et insuffisamment aérée, ne laissant subsister que cinq jardins au lieu de onze.
Depuis 1995 : l’École nationale supérieure de paysage{{}}
Il est placé depuis 1995 sous la responsabilité de l’École nationale supérieure de paysage de Versailles (ENSP), qui fut à l’origine une division de l’ENSH [22]. L’ENSP forme des paysagistes dans la lignée de Jean-Claude Forestier, le responsable des espaces verts de la ville de Paris au début du XXe siècle, père de l’école française d’architectes-paysagistes, opérant dans la sphère publique de l’urbanisme, mais aussi aptes à créer des jardins privés. L’ENSP forme 110 paysagistes par an sur deux sites, Versailles et Marseille [23]. Elle offre aussi au grand public la possibilité de s’initier au jardinage. Mais la formation à l’arboriculture fruitière au sein du BEPA [24] (brevet d’études professionnelles agricoles) a quitté le site de Versailles en 1985 [25].
Le directeur de l’ENSP a sous sa coupe celui du potager du Roi, de qui dépend un chef d’exploitation. De 1995 à 2011, ce dernier a été Jacques Beccaletto. Comme le montrent les photos, à l’époque, les murs étaient couverts d’espaliers sans discontinuité [3]. Le comptage effectué à son départ donne 5.013 arbres [26], un chiffre stabilisé à son époque, mais en forte baisse depuis le plus haut de 1910. En 2007, Antoine Jacobsohn est nommé directeur du potager [27]. Il dit être venu à la culture par goût des légumes (auxquels il a consacré plusieurs ouvrages [28]) et au potager du Roi par goût de l’histoire [27]. Il a d’ailleurs écrit un livre sur le sujet en 2017 : Le potager du Roi, dialogues avec La Quintinie.
Après le départ de Jacques Beccaletto, il applique de nouvelles méthodes : d’abord la permaculture pour les légumes, qui permet aux terres de maintenir et de développer leur fertilité naturelle et donc est conçue en opposition aux méthodes agro-industrielles destructrices des sols. Fondée en outre sur une observation minutieuse des interactions, elle prône les cultures mélangées. Au sein des cultures légumières, il va développer celles des lamiacées, car il manifeste un intérêt particulier pour les plantes à parfum, notamment les cultivars de romarin et de basilic [27]. Pour les fruitiers aussi, il voudra prendre le virage écologique de deux façons :
- en ‘renaturant’ les sols (herbe au pied des arbres [29]) mais l’herbe a besoin d’être tondue pour éviter de communiquer des maladies aux arbres, et la tonte ne peut se faire dans ces endroits qu’avec une débroussailleuse qui risque de blesser les troncs. En outre, elle consomme de l’eau et empêche de mettre les nutriments dont les fruitiers ont besoin : fumier de cheval les premières années, puis compost et/ou paillage. Tous les auteurs anciens préconisent un sarclage avant fumure ou paillage, pour éliminer les mauvaises herbes, ameublir le sol et faciliter la pénétration des nutriments [30].
- en supprimant en 2015 tous les traitements par pulvérisation, pas seulement les pesticides mais aussi les produits dits naturels (purin d’ortie ou de prêle, bouillie bordelaise, huile en hiver, etc…). Il s’en explique dans une interview de 2017 : « C’est notre troisième saison d’absence totale de traitements, même biologiques. Sur un coup de tête collectif, nous avons décidé d’arrêter les pulvérisations, car jusqu’alors il s’agissait seulement de remplacer un produit chimique par un produit bio, mais la logique de culture restait identique. C’est une décision difficile à assumer, certains arbres meurent... Cependant il faut en passer par cette période de transition pour instaurer un nouveau système de culture » [31]. Il utilise juste les insectes (type coccinelles) et reconnaît un risque d’échecs. Les dégâts seront en fait considérables, avec des murs entiers complètement dégarnis [32] et la perte de presque la moitié des arbres (2.787 au recensement de 2018)[33].
Le potager du Roi cultive à ce jour plus de 460 variétés fruitières (sur quelque 5.000 arbres fruitiers) et presque autant de variétés légumières, et produit 40 à 50 tonnes de fruits et 20 tonnes de légumes annuels, dont une partie est vendue au public (frais, en conserves et en jus) dans la boutique d’accueil attenante, ou au marché Notre-Dame de Versailles (créé par Louis XIV).
Ouvert au public depuis 1991 (du mardi au dimanche de 10h00 à 18h00, du premier week-end d’avril au dernier week-end d’octobre), avec près de 40.000 visiteurs annuels[34], il recherche des partenaires et mécènes pour financer les frais d’exploitation, d’entretien et les importants besoins de restauration de ce chef-d’œuvre horticole historique [35],[36],[37],[38].
Le grand carré.
Le grand carré.
Le grand bassin, et la cathédrale Saint-Louis.
Le grand bassin, et la cathédrale Saint-Louis.
Carré de légumes.
Carré de légumes.
Carré de légumes.
Carré de légumes.
Carré des potirons.
Carré des potirons.
Le verger Lelieur, et la cathédrale Saint-Louis.
Le verger Lelieur, et la cathédrale Saint-Louis.
Les jardins des élèves.
Les jardins des élèves.
Le verger du Quatrième des Onze, pommiers et poiriers.
Le verger du Quatrième des Onze, pommiers et poiriers.
Arbres fruitiers en espalier.
Arbres fruitiers en espalier.
Lupin des jardins.Lupin des jardins.
Controverse{{}}
Les résultats visibles de la nouvelle politique suscitent une levée de boucliers : d’abord un Livre blanc de l’association des Amis du potager du Roi en 2018, qui cherche à expliquer comment on en est arrivé là, émet des critiques et formule des suggestions après avoir consulté nombre d’acteurs du secteur, dont le paysagiste Louis Benech, Alix de Saint Venant pour le potager de Valmer, et l’ancien chef-jardinier du jardin du Luxembourg, Denis Retournard, qui a accompli sans casse la transition vers le zéro phyto.
Le 5 octobre 2019, un article de Marc Mennessier dans le Figaro [39] inspiré par cette association des Amis dénonce une « gestion hasardeuse, l’air de friche du jardin, les murs effondrés et des squelettes d’arbres mourants ». Le directeur de l’ENSP, Vincent Piveteau, tient le 17 une conférence de presse où il estime les accusations injustes et les affirmations erronées. D’après lui, le verger se porte bien parce qu’il porte une fois et demie à deux fois plus d’arbres qu’à l’époque de son fondateur. Effectivement, le nombre d’arbres à l’époque de La Quintinie constitue un point bas. Le 30, Marc Mennessier lui répond dans les colonnes du Figaro en rappelant que les comptages de 2011 et de 2018 montrent une réduction drastique [26] et le spectacle des murs nus a été documenté, alors qu’auparavant Jacques Beccaletto l’avait évité en planifiant de façon rigoureuses les replantations [40]. Le 18 janvier 2020, le Monde publie une tribune en soutien aux responsables du potager [41] cosignée par plus de 80 intellectuels, universitaires, paysagistes, architectes du patrimoine, historiens de l’art des jardins, avec à leur tête Erik Orsenna et Gilles Clément (professeur à l’ENSP), qui dénonce à son tour les positions qu’elle juge rétrogrades et erronées de l’association des Amis du Potager du Roi.
De la suite, on retiendra trois faits :
- des efforts d’entretien des pieds d’arbres, avec notamment des paillages de miscanthus d’aspect très net [42].
- un travail considérable de replantation d’espaliers, qui devraient à terme reconstituer la tapisserie de verdure qui était la marque du potager, sachant toutefois qu’il faut dix à quinze ans pour reconstituer une palmette Verrier, forme actuellement la plus répandue. Ces replantations sont notamment visibles sur la page d’accueil du potager du Roi en 2023 [43].
- une aide renouvelée du WMF, qui sera très bien venue pour l’important programme de travaux qui reste à réaliser [44].
Au cinéma - 2014 : Les Jardins du roi, d’Alan Rickman, et dans le rôle Louis XIV, avec David Foxxe dans celui de Jean-Baptiste de La Quintinie, et Matthias Schoenaerts dans celui d’André Le Nôtre[45],[46].
Source avec Notes et références : https://fr.wikipedia.org/wiki/Potager_du_Roi
« « «
In memoriam - La personnalité de Maurice Bernier : Une figure méconnue du Potager du Roi – Auteur : Alain Durnerin Ingénieur horticole ; Ingénieur en chef du génie rural et des eaux et forêts
En octobre 2016 est décédé Maurice Bernier qui a consacré 40 années de sa vie à l’École nationale supérieure d’Horticulture de Versailles. Recruté sur concours, il est en 1948 chef d’atelier stagiaire, responsable de la pépinière de l’École. Au fil des ans, il accumule diverses responsabilités dans l’ancien Potager du roi : le service des ateliers, la conduite des arbres fruitiers, la conservation et le conditionnement de leur production, l’organisation de la salle de ventes des fleurs, fruits, légumes produits au potager et enfin la direction du Centre de formation professionnel pour adultes CFPPA annexé à l’ENSH.{{}}
Maurice Bernier était, durant nos études de 1964 à 1967 à l’École Nationale Supérieure d’Horticulture, le responsable de la pépinière de quatre hectares située de l’autre côté de la Pièce d’eau des Suisses. C’était sa fierté à juste titre. En effet, en 1948, le directeur de l’époque, M. Lenfant, lui avait confié un terrain en friche peuplé de chardons, de ronces et d’orties. A force de travail et avec l’aide des élèves de l’ENH, qui alors assuraient tous les travaux de production et d’entretien au Potager de Versailles, il en avait fait une pépinière modèle, propre, bien tenue et même rentable.
https://www.jardinsdefrance.org/wp-content/uploads/2017/12/Bernier.jpg
Maurice Bernier dans le Potager du Roi en en juin 2014 ©A. Durnerin
Source : https://www.jardinsdefrance.org/maurice-bernier/
« « «
Histoire et mémoire de la Section du paysage et de l’art des jardins de l’École nationale supérieure d’horticulture, et de l’École nationale supérieure de paysage de Versailles – Par Pierre Donadieu - Version du 10 juillet 2018
Les chapitres de ce document sont provisoires et susceptibles de modifications avec la poursuite des recherches sur l’histoire de la Section du paysage et de l’ENSP de Versailles-Marseille.
Les personnages de l’histoire (>1945){{}}
Dans le texte ci-dessous, les intitulés des enseignements datent de 1947 pour les matières enseignées et de 1980 pour les départements d’enseignement.
Entre parenthèses, la période d’enseignement ou d’administration dans la Section et/ou à l’ENSP. Ces chiffres peuvent être inexacts.
La liste provisoire n’est pas limitée aux noms cités. Elle sera complétée. Les responsables de département sont soulignés. Lire les détails à la source
Sommaire : {{}}
Chapitre 1 : Les débuts de la Section du paysage et de l’art des jardins, la naissance (ENH Versailles, 1946-1956).
Chapitre 2 : L’enseignement de la Section du paysage et de l’art des jardins, la renaissance (1956-1968)
Chapitre 3 : Le premier projet d’Institut du paysage (1965-1972)
Chapitre 4 : Le grand flottement (1968-1974)
Chapitre 5 : Histoire du Centre National d’Étude et de Recherche du paysage (CNERP) 1972-1979
Chapitre 6 : Les débuts de l’enseignement à l’ENSP (1975-1980)
Chapitre 7 : Les débuts de la recherche à l’ENSP (1980-1982)
Chapitre 8 : L’enseignement de 1979 à 1982
Chapitre 9 : Le projet d’Institut français du paysage (1982-1985)
Chapitre 10 : La revue Paysage et Aménagement (1984-1996)
Chapitre 11 : L’École nationale d’horticulture de Versailles et les paysagistes (1874-1945)
Chapitre 12 : Le paysage, les paysagistes et le CEMAGREF de Grenoble (1974- 2003)
Chapitre 13 : L’enseignement de la botanique à l’ENSH et à l’ENSP
Chapitre 14 : L’École nationale d’Horticulture et l’enseignement de l’architecture des jardins (1930-1960)
Chapitre 15 : La séparation de l’ENSH et de l’ENSP de Versailles (1989-1994)
Chapitre 16 : Retour à l’école
Chapitre 17 : Les Ateliers Pédagogiques Régionaux de l’ENSP de Versailles,1985-1996
Chapitre 18 * : La saga des diplômes
Chapitre 19 : Un conseil des enseignants ordinaire à l’ENSP de Versailles
Chapitre 20 : Transmettre le métier de paysagiste concepteur
Chapitre 21 : Conversation avec le paysagiste et urbaniste Jacques Sgard
Chapitre 22 : Le concours en loge de la Section du Paysage et de l’Art des Jardins
Chapitre 23 : Plaisirs des fêtes au Potager du Roi (1960-67)
Chapitre 24 : De l’horticulture au paysage, de l’ENSH à l’ENSP au Potager du roi de Versailles (1874-2000)
- À suivre…
Biographies
Publié dans Histoire ENSP [Très riche documentations…]
Source : https://topia.fr/2018/07/04/histoire-ensp-introduction/
« « «
Voir aussi : Motiver quand on est jardinier à Versailles - | 7 septembre 2017 -
Motiver quand on est jardinier à Versailles
Classé monument historique et jardin remarquable, le Potager du roi est un petit joyau qui prospère tranquillement dans l’ombre du château de Versailles. Commandé par Louis XIV et créé par La Quintinie entre 1678 et 1683, ce potager fournissait la table du roi et de sa cour en fruits et légumes. Ouvert au public, il est aussi le sujet d’étude de l’École Nationale Supérieure de Paysage. Ce fleuron de l’agronomie française est dirigé par Antoine Jacobsohn, un américain qui n’avait jamais rêvé de cultiver des terres aristocrates. Passionné par l’histoire de la production et de la consommation de fruits et légumes, ses compétences lui ont valu ce poste qu’il cultive avec passion depuis 10 ans… - Source : https://www.mieux-lemag.fr/articles/motiver-quand-on-est-jardinier-a-versailles/
« « «
Rappel - Le printemps 1/5 : Le gel est fini, tous au jardin ! - Lundi 11 mai 2015 - Provenant du podcast Les Nouvelles vagues
Les Nouvelles vagues carré
Avec Antoine Jacobsohn, responsable du potager et Ingrid Amaro,
Toute cette semaine, nous célébrons le printemps. Aujourd’hui nous passons une première émission dans les jardins. Avec ** Antoine Jacobsohn , agronome et historien, responsable du Potager du Roià Versailles et Ingrid Amaro , paysagiste, coordinatrice du projet La Semeuse, plateforme pour une biodiversité urbaine aux Laboratoires d’Aubervilliers. **
Antoine Jacobsohn et Ingrid AmaroAntoine Jacobsohn et Ingrid Amaro © Radio France
C’est le premier temps d’une semaine thématique sur le Printemps. Voilà qui est déjà redondant. Le printemps appelant étymologiquement déjà cette idée de temps premier, « Primus tempus »*, * de temps renouvelé. S’il est un lieu où cette belle saison des amours est attendue comme le messie c’est bien le jardin. Qu’il soit celui du roi, celui de l’ouvrier, qu’il soit bien personnel, ou totalement partagé, le jardin se réveille au printemps et les passionnés aussi. Le sol se réchauffe, la lumière augmente. On commence à semer, planter. On regarde le ciel, et l’on se lèche les babines d’avance, au chant des hirondelles, qui quand elles s’y mettent à plusieurs, peuvent tout de même annoncer la saison.
** Nos invités s’appellent Antoine Jacobsohn et ** Ingrid Amaro. Le premier est agronome et historien, il est responsable du Potager du Roi à Versailles ; la seconde est paysagiste, coordinatrice du projet ‘La Semeuse’, plateforme pour une biodiversité urbaine aux Laboratoires d’Aubervilliers, en région parisienne.
Chaque jour à 16h45, nous demandons à quelqu’un de nous raconter un moment marqué par une émotion forte. Cette semaine, c’est Beata UmuBYeyi Mairesse qui se prête à l’exercice. Elle a grandi au Rwanda, qu’elle a quitté à 15 ans pour la France, en 1994, fuyant le génocide. Après avoir travaillé plusieurs années pour différentes Organisations Non gouvernementales, elle a monté récemment à Bordeaux un cercle de littérature afro-caribéenne, et se consacre maintenant au militantisme et à l’écriture. Elle publie dans quelques jours un recueil de nouvelles, EJO , aux éditions La cheminante. Aujourd’hui elle nous raconte deux visites au musée ethnographique de Butare au Rwanda, deux visites espacées de quelques années durant lesquelles elle avait fui le pays.
Programmation musicale : Villagers - Dawning on me - Jacques Brel - Au printemps - Pierre Perret - Lily
Environnement Vie quotidienne Maison – Jardin Jardinage Concerts et festivals de musique
L’équipe :
Marie RicheuxMarie Richeux Productrice de l’émission ’le Book Club’ sur France Culture et écrivaine - Claire Mayot Collaboration - Inès Dupeyron Collaboration
Romain de Becdelièvre
Romain de Becdelièvre Collaboration - Anne-Laure Chanel Réalisation
« « «
Interview Antoine Jacobsohn - Le Potager du Roi - Partie 1 - Fondation Louis Bonduelle 04 juin 2018
Le potager du Roi a été construit entre 1678 et 1683 par Jean-Baptiste La Quintinie, à la demande de Louis XIV. Ouvert au public, il abrite l’École nationale supérieure de paysage. Classé monument historique et jardin remarquable, ses jardiniers perpétuent l’art de la taille et cultivent une grande diversité de fruits et légumes dans un jardin à la Française, avec des méthodes modernes, inspirées de la permaculture.
https://yt3.ggpht.com/Yf0CfqFVSC0I_1ynl75wA2v0nNP5RZcdPbEAPBK91rpEMUlENmkqyvIJPX75RaHyQFq2Roxpjg=s88-c-k-c0x00ffffff-no-rjFondation Louis Bonduelle
Source : https://www.youtube.com/watch?v=unTeefbl6LA
Interview Antoine Jacobsohn - Le Potager du Roi - Partie 2 - 04 juin 2018
Depuis sa création par La Quintinie, le Potager du Roi a connu de nombreuses transformations et il continue à changer d’aspect, confortant son rôle historique d’espace d’expérimentation et de démonstration. Son objectif est de perpétuer les pratiques culturales, en limitant les traitements. Un magnifique exemple d’agriculture urbaine et de proximité.
https://yt3.ggpht.com/Yf0CfqFVSC0I_1ynl75wA2v0nNP5RZcdPbEAPBK91rpEMUlENmkqyvIJPX75RaHyQFq2Roxpjg=s88-c-k-c0x00ffffff-no-rjFondation Louis Bonduelle
Source : https://www.youtube.com/watch?v=-ujlzIU9yWM
« « «
Actualités - A Versailles, le Potager du Roi entame sa troisième renaissance après 350 ans d’histoire - Par Catherine Bocquet - Publié le 02 octobre 2025 à 07:00 - Document ‘lesechos.fr’
Près du château, ce jardin remarquable entame une nouvelle phase de restauration. Plus de 6.500 arbres fruitiers vont être replantés. La Fondation du patrimoine a lancé une collecte pour contribuer à financer ce projet estimé à 3 millions d’euros.
Dans le Potager du Roi, les doyens sont des poiriers de 120 ans taillés en « palmette horizontale à cinq branches ».
Dans le Potager du Roi, les doyens sont des poiriers de 120 ans taillés en « palmette horizontale à cinq branches ». (DR)
Au Potager du Roi, ce ne sont pas des pierres qu’il faut restaurer, mais des arbres. Et l’enjeu n’en est que plus sensible : remplacer des organismes vivants par d’autres, sans trahir l’esprit d’un paysage façonné depuis plus de trois siècles. Pour mener à bien cet ambitieux projet, l’Ecole nationale supérieure de paysage vient de recevoir le soutien de la Fondation du patrimoine. Celle-ci a lancé, le 20 septembre 2025, une vaste collecte destinée à contribuer au financement de la replantation des fruitiers de ce jardin historique, niché au coeur de Versailles (Yvelines).
Construit à la demande de Louis XIV, intégralement restauré dans les années 1780 puis de nouveau en 1880, le Potager du Roi entame ainsi sa troisième renaissance. « Ce patrimoine végétal inestimable est en activité depuis plus de 350 ans de manière continue, avec des fruits et des légumes en maraîchage », raconte Sophie Villemin, directrice de la communication et des relations extérieures de l’Ecole. Ici, les doyens sont des poiriers de 120 ans taillés en « palmette horizontale à cinq branches ». Une forme héritée des techniques de Jean-Baptiste de La Quintinie, créateur, avec Jules Hardouin-Mansart, du potager. « Ce sont des sculptures végétales vivantes, mais elles arrivent au bout de leur cycle », explique la responsable.
Une adaptation au dérèglement climatique{{}}
Plus de 6.500 arbres fruitiers seront plantés d’ici à 2034 : la moitié pour remplacer les 3.500 sujets sénescents, l’autre pour densifier et diversifier le verger. « Avec le dérèglement climatique, les murs exposés plein sud brûlent littéralement les fruits. Nous devons repositionner certaines variétés au nord », détaille Sophie Villemin. À l’inverse, les façades les plus ensoleillées accueilleront désormais des espèces capables d’endurer la chaleur : pêchers, abricotiers, figuiers. « Comme au XVIIᵉ siècle, mais avec une logique contemporaine : il faut des arbres capables d’encaisser 40°C ». De nouvelles essences seront testées : amandiers, grenadiers ou encore néfliers. Il faut des arbres capables d’encaisser 40°C.
Sophie Villemin, directrice des relations extérieures de l’Ecole nationale supérieure de paysage
Autre changement majeur prévu : la fin du règne des espaliers. Les formes en deux dimensions, comme plaquées contre les murs, laissent la place à des architectures plus volumétriques. Seront désormais privilégiées les formes en trois dimensions permettant aux fruits situés à l’intérieur de l’arbre d’être naturellement protégés de la chaleur.
Parrainer un arbre{{}}
Le programme de replantation, chiffré à 3 millions d’euros sur dix ans, a déjà reçu un premier soutien officiel avec la Fondation du Patrimoine qui vise une collecte de 400.000 euros. Des mécénats sont en cours de négociation. Mais l’opération se veut aussi populaire. Chacun peut, à partir de 500 euros, devenir parrain d’un arbre. « Un arbre peut célébrer une naissance, un mariage, un souvenir heureux. Le parrain choisit son emplacement, son essence et même sa forme. Il en devient le gardien pour toute sa vie », argumente Sophie Villemin.
Lire aussi :{{}}
Le Poids du Vivant, la plateforme qui connecte les entreprises avec la nature
A Versailles, une école pour redonner ses lettres de noblesse au métier de jardinier
Le potager du roi à Versailles.
Le potager du roi à Versailles. (Thibaut Chapotot)
Lieu de production, de recherche et de transmission, le Potager du Roi ne veut pas rester un potager pour des férus d’horticulture seulement. Il accueille chaque année 50.000 visiteurs, dont 10.000 scolaires, étudiants et bénévoles. Et le premier week-end d’octobre, il ouvre ses allées pour la fête des Saveurs, avec un grand marché des expositions et des rencontres avec ses jardiniers, entre autres.{{}}
L’auteur de ce travail, Jacques Hallard, séjourna dans ces lieux chargés d’Histoire et d’histoires, comme ‘compagnon’ stagiaire, en 1957 et 1958…{{}}
Remerciements à Bastien M. pour son soutien en informatique et le traitement
d’images{{}}
Exécuté et transmis par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 08/02/2026 - Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales - Site : https://isias.info/
Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France
Courriel : jacques.hallard921@orange.fr
Fichier : ISIAS Création artistique Versailles.7.docx
Mis en ligne par le co-rédacteur Pascal Paquin via Yonnelautre.fr : un site des alternatives, d’éducation populaire, un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, sans subvention, indépendant de tout parti, un site sans Facebook, Google+ ou autres GAFA, sans mouchard, sans cookie tracker, sans fichage, et à empreinte numérique réduite, un site entièrement géré sous Linux et avec l’électricité d’Énercoop , géré par Yonne Lautre : https://yonnelautre.fr –
Yonnelautre.fr utilise le logiciel libre SPIP et le squelette Koinós. Pour s’inscrire à nos lettres d’info > https://yonnelautre.fr/spip.php?breve103
http://yonnelautre.fr/local/cache-vignettes/L160xH109/arton1769-a3646.jpg?1510324931
— -
