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"La pensée positive peut renforcer la défense du corps contre les maladies, le vide mental (Être absent mais éveillé) : un troisième état de la conscience et une question : une IA peut-elle nous aider à décoder notre cerveau ?" par Jacques Hallard
mercredi 11 février 2026, par
ISIAS Neurosciences Pensée positive Décodage
La pensée positive peut renforcer la défense du corps contre les maladies, le vide mental (Être absent mais éveillé) : un troisième état de la conscience et une question : une IA peut-elle nous aider à décoder notre cerveau ?
Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 07/02/2026
Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur
Eléments préliminaires pour ouvrir ce dossier conçu dans un but didactique
La « pensée positive » et la « psychologie positive » ont des origines tout à fait différentes. La psychologie positive, est un domaine de la psychologie, reconnu et développé par des psychologues professionnels, qualifiés. Le domaine se construit sur la base des recherches scientifiques publiées dans des revues révisées par les pairs (donc conformes aux pratiques acceptées dans la communauté scientifique). En revanche, la « pensée positive » repose plutôt sur des ouvrages populaires et ne sont pas validés scientifiquement … ils n’ont aucun fondement solide en psychologie scientifique.
Le vide mental, un troisième état de la conscience Le ’vide mental, C’est un moment où le sujet est incapable de rapporter un contenu conscient’. Esteban Munoz Musat explique qu’il se distingue à la fois de la concentration sur une tâche et de la divagation mentale. 25 janvier 2026
La conscience en biologie - En neurobiologie, la conscience regroupe le sens de l’éveil, la connaissance de soi et la perception de l’environnement [1]. L’étude de ce phénomène a été longtemps négligée sur le plan scientifique, faute d’outils conceptuels et expérimentaux [2], tandis qu’il faisait l’objet d’intenses débats dans les domaines de la philosophie, de la métaphysique, de la religion et de la psychologie. En ce début du XXIe siècle, s’il n’existe pas encore d’explication complète de la conscience, les neurosciences commencent à décrypter le support biologique du phénomène de l’esprit, en particulier avec Antonio Damasio, qui montre dans son livre L’erreur de Descartes, que l’esprit et le corps fonctionnent de manière indissociable [3]. Dans les années 1980, les études du phénomène de la conscience concernaient surtout l’attention. Actuellement, les recherches scientifiques sur la conscience sont basées sur des analyses statistiques d’activités cérébrales, l’imagerie cérébrale, et l’étude de cas particuliers où les états de consciences sont altérés en raison de lésions cérébrales, d’épilepsie, de blessures ou d’interventions chirurgicales. Les résultats de ces études suggèrent que la conscience est un phénomène complexe, qui émerge de l’interaction entre plusieurs régions et processus cérébraux. Elle serait le résultat de processus cognitifs de haut niveau. Sa fonction concernerait le contrôle des activités cérébrales les plus complexes. Elle apparaîtrait progressivement au cours du développement, consécutivement à la maturation des réseaux neuronaux du néocortex. Ces structures neurales dont l’organisation spécifique serait à l’origine du phénomène de conscience seraient un ou des réseaux de circuits spécialisés, phylogénétiquement récents, localisés dans les aires frontales et dans les aires corticales associatives postérieures (précunéus et gyrus cingulaire postérieur) de l’hémisphère dominant ou langagier… - Source
Rappel utile : Décoder le langage interne du cerveau - 20.06.2019, par Philippe Testard-Vaillant – A lire par ici > https://lejournal.cnrs.fr/articles/decoder-le-langage-interne-du-cerveau
Rappel - La sophrologie est une pratique psychocorporelle s’appuyant sur des techniques de relaxation associées à des exercices de respiration et à de l’évocation positive, créée et développée en 1960 par Alfonso Caycedo (1932–2017). 20 février 2021
Qu’est-ce que la médecine vibratoire ? - La ’médecine quantique’ repose sur l’idée que le corps et l’esprit forment un tout, qu’ils ont un champ vibratoire, et que, si celui-ci est déséquilibré, on est malade. Le praticien doit donc faire des soins énergétiques présentés comme quantiques pour rééquilibrer ce champ vibratoire et soigner le malade. 31 décembre 2025
Ce dossier réunit des documents qui se rapportent successivement aux sujets suivants :
* Le domaine de la pensée positive comparée à la psychologie positive…
* Une étude de neurosciences montrant comment elle laisse entendre que la pensée positive pourrait renforcer l’immunité vaccinale …
* Le vide mental : le fait d’être absent tout en étant éveillé et comment cet état mental nous aide à comprendre la pensée continue… et « ce que fait notre cerveau quand on ne pense à rien »…
* Le fonctionnement du cerveau avec les diverses ondes émises part celui-ci, et comment ces ondes cérébrales sont synchronisées lors du rythme cérébral qui est décrit…
* Une explication du dispositif de décodage cérébral et une interrogation : comment une IA peut nous aider à décoder notre cerveau ….
* Une description de la sophrologie er l’évaluation de son efficacité et de sa sécurité…
* Un blog « qui nous accompagne dans les univers de la conscience humaine » : un site promotionnel à caractère de communication commerciale, abondamment fourni en proposition de livres et de vidéos de toutes sortes…
* Et finalement, la découverte de la médecine quantique d’après Wikipédia, et un questionnement : « la ’médecine quantique’ : un vrai soin ou une arnaque ? »…
Ce travail ne prétend pas être exhaustif et il laisse la place à d’autres contributions sur des sujets très discutés, qui sont souvent controversés et rejetés par certains pourfendeurs, d’une part, et défendus avec vigueur par certains praticiens des médecines complémentaires, d’autre part…
Voir également en annexe : les pratiques non conventionnelles en santé - Médecines complémentaires / alternatives / naturelles – Document officiel - Mis à jour le 22.01.2026
Les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après
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- La Pensée positive selon Wikipédia - Ne doit pas être confondue avec Psychologie positive
- La Psychologie positive d’après Wikipédia - Pour les articles homonymes, voir Psychologie (homonymie).
- Neurosciences - Une étude laisse entendre que la pensée positive pourrait renforcer l’immunité vaccinale - L’activité cérébrale liée à l’effet placebo augmente les niveaux d’anticorps après la vaccination – Traduction du 02 février 2026 par Jacques Hallard d’un article de Simon Makin en date du 30 janvier 2026 à 11h00 – Document publié » par ‘sciencenews.org’
- Être absent tout en étant éveillé : comment le vide mental nous aide à comprendre la pensée continue - 05 Octobre 2022 – Document ‘giga.uliege.be’
- Ce que fait notre cerveau quand on ne pense à rien - 22 août 2025 par Camille Stassart – Document ‘dailyscience.be’FuNF
- Neurosciences : que se passe-t-il dans notre cerveau quand on ne pense à rien ? Lundi 26 janvier 2026 – Enregistrement ‘France culture’ de 6 minutes - Provenant du podcast Les Chantiers de la recherche
- Des vagues dans le cerveau - 11 mars 2019 - Document ‘insb.cnrs.fr
- Cerveau et psy - Le cerveau dans tous ses états - Par Elena Sender le 03.12.2016 à 11h00, mis à jour le 21.12.2022 à 16h26 – Document ‘sciencesetavenir.fr’
- Ondes émises par le cerveau - 07 novembre 2023 – Document ‘cite-sciences.fr’
- Le Rythme cérébral d’après Wikipédia [et les ondes cérébrales]
- Synchronisation des ondes cérébrales
- Qu’est-ce qu’un dispositif de décodage cérébral ? Une explication – Par Duong Tran - 24 novembre 2025 – Document en forme de communiqué commercial ‘emotiv.com’
- L’IA peut-elle nous aider à décoder notre cerveau ? - Mardi 20 janvier 2026 – Enregistrement ‘France Culture’ de 6 minutes - Provenant du podcast Les Chantiers de la recherche
- La Sophrologie d’après Wikipédia
- Evaluation de l’efficacité et de la sécurité de la sophrologie – 2020 - Publié le : 20/02/2021 - Document ‘inserm.fr’
- Nous vous accompagnons dans les univers de la conscience humaine – Blog Drouot – Site promotionnel à caractère de communication commerciale
- La Médecine quantique d’après Wikipédia
- La ’médecine quantique’ : un vrai soin ou une arnaque ? - Mercredi 31 décembre 2025 – Enregistrement ‘FranceInfo’ de 2 minutes - Provenant du podcast Le vrai ou faux
Annexe - Les pratiques non conventionnelles en santé - Médecines complémentaires / alternatives / naturelles – Document officiel - Mis à jour le 22.01.2026
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La Pensée positive selon Wikipédia - Ne doit pas être confondue avec Psychologie positive.
La pensée positive désigne un mouvement pseudo-scientifique [1] créé en 1952 par le pasteur Norman Vincent Peale et véhiculé dans les années 2010 par différents acteurs œuvrant dans le secteur économique du développement personnel. Les tenants de la pensée positive postulent qu’en s’appuyant sur l’autosuggestion [2] (anciennement appelée méthode Coué), on pourrait se contraindre à devenir optimiste en toutes circonstances ce qui nous permettrait d’atteindre le bonheur, voire d’influencer « le destin ». Ce mouvement a ainsi donné naissance à la loi de l’attraction, une conception ésotérique proche de la pensée magique. Elle ne doit pas être confondue avec la psychologie positive, qui est une discipline de la psychologie. Certaines études montrent le côté néfaste de la pensée positive chez les personnes ayant une faible estime d’elles-mêmes, aggravant cette dernière [3],[4]. Dans le cas des personnes ayant une bonne estime d’elles-mêmes, elle n’améliorerait pas significativement leur bien-être global [3]. La pensée positive se base essentiellement sur la lecture de citations dites positives ou « inspirantes », sur la répétition de phrases supposées positives, la reformulation à la forme affirmative de phrases exprimant nos désirs ou nos rêves ou encore la visualisation de situations assimilées au bien-être.
Certains acteurs de la pensée positive préconisent également de réduire les contacts voire couper les liens avec nos proches ne partageant pas la vision du mouvement et présentés de ce fait comme des « personnes négatives » [5],[6] voire comme des « personnes toxiques » [7],[8].
Pensée positive et psychologie positive{{}}
La « psychologie positive » et la « pensée positive » ne doivent pas être confondues et ont des origines tout à fait différentes [9]. La psychologie positive est un domaine de la psychologie, reconnu et développé par des psychologues professionnels, qualifiés. Le domaine se construit sur la base des recherches scientifiques publiées dans des revues révisées par les pairs (donc conformes aux pratiques acceptées dans la communauté scientifique). Mais la psychologie positive est aussi critiquée par une partie de la communauté scientifique à plusieurs niveaux.
En revanche, la « pensée positive » repose sur des ouvrages populaires et ne sont pas validés scientifiquement. Par exemple, La puissance de la pensée positive paru en 1952 est un classique du genre dont l’auteur, Norman Vincent Peale, était un pasteur protestant. « Le secret » constitue un autre exemple plus récent d’ouvrage populaire, écrit par Rhonda Byrne, une productrice de télévision. Ces ouvrages ont eu un immense rayonnement, mais n’ont aucun fondement solide en psychologie scientifique.
Certaines critiques de la psychologie positive seraient attribuables à cette confusion entre la psychologie positive et la pensée positive. Dans sa foire aux questions (à l’intention du grand public), le Positive Psychology Center de l’Université de Pennsylvanie dissipe la confusion [9] :
« La psychologie positive est-elle assimilable à la pensée positive ? La psychologie positive se différencie de la pensée positive sur trois points importants. Premièrement, la psychologie positive repose sur des études scientifiques empiriques et reproductibles. Deuxièmement, la pensée positive nous incite à être positif partout et tout le temps, ce que la psychologie positive ne fait pas. La psychologie positive reconnaît que, malgré les avantages de la pensée positive, parfois la pensée négative ou réaliste est pertinente. Les études mettent en évidence que l’optimisme est associé à une meilleure santé, à la performance, la longévité et le succès social, mais il y a des preuves que, dans certaines situations, la pensée négative permet de réaliser des estimations plus justes, plus exactes, ce qui peut avoir des conséquences importantes. La pensée optimiste peut être associée à une sous-estimation des risques ». De l’ouvrage collectif déjà cité ci-dessus [10] : « La psychologie positive ne doit pas être confondue avec une psychologie naïve qui annihilerait tout sentiment de blues et d’inquiétude. (…) Elle n’est donc pas une méthode Coué d’auto-persuasion selon laquelle tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes » (p. 104).
NB. Cet article ne s’appuie pas, ou pas assez, sur des sources secondaires ou tertiaires (mai 2022). L’article peut contenir des analyses et interprétations inexactes ou inédites de sources primaires. Pour améliorer la vérifiabilité de l’article ainsi que son intérêt encyclopédique, il est nécessaire, quand des sources primaires sont citées, de les associer à des analyses faites par des sources secondaires.
Source avec Notes et références : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pens%C3%A9e_positive
La Psychologie positive d’après Wikipédia - Pour les articles homonymes, voir Psychologie (homonymie).
La psychologie positive est une discipline de la psychologie fondée officiellement en 1998 lors du congrès annuel de l’Association américaine de psychologie par son président de l’époque, Martin E. P. Seligman (cf. son discours publié en 1999 dans le journal de l’APA, The American Psychologist). Cependant, la psychologie positive a des racines plus anciennes. La psychologie positive ne doit pas être confondue avec la pensée positive, une pseudo-science[1] basée sur l’autosuggestion[2], faisant l’objet de nombreux best-sellers vendus à des millions d’exemplaires à travers le monde depuis les années 1950[3].
La psychologie positive s’intéresse surtout à la santé, à qualité de vie et au bien-être, à ce qui rend les humains résilients, heureux, optimistes, plutôt qu’aux sources des psychopathologies. L’hypothèse de la psychologie positive est qu’en étudiant pourquoi et comment certains animaux et certaines personnes surmontent mieux que d’autres les difficultés de la vie, il sera possible de trouver des moyens de développer ces qualités chez tout un chacun. Son objectif est de promouvoir l’épanouissement (en anglais, flourishing) et l’accomplissement de soi (en anglais, fulfillment), au niveau individuel, groupal et social. La psychologie positive « étudie ce qui donne un sens à la vie », selon son fondateur, Martin E. P. Seligman. C’est l’étude des forces, du fonctionnement optimal et des déterminants du bien-être.
Ce domaine de la psychologie s’inscrit ainsi dans la tradition de la psychologie expérimentale dont elle utilise les méthodes, basées sur la validation d’hypothèses, et elle se rapproche dans ses concepts de la psychologie humaniste (dont elle diffère surtout par ses méthodes). Ses concepts et méthodes peuvent aussi emprunter à d’autres disciplines de la psychologie, des neurosciences et des sciences humaines.
La psychologie positive a rapidement connu un franc succès auprès du grand public. Elle offre de nombreuses pistes de développement de soi sur des thèmes universels (joie de vivre, succès, etc.).
Cependant, la discipline est dénoncée par de nombreux chercheurs comme une pseudo-science [4] et fait l’objet de divers critiques. Sur le plan éthique, il lui est opposé, d’une part, une réappropriation de concepts, théories et méthodes existants dans d’autres branches de la psychologie ou dans le domaine des soins spirituels (spiritual care) et, d’autre part, son application pratique dans le secteur militaire. Sur le plan théorique, la dichotomie qu’elle opère entre les processus négatifs et positifs est considérée trop réductrice, voire erronée [5]. Sur le plan thérapeutique, la nouveauté et l’efficacité des méthodes de la psychologie positive sont également questionnées [6].
Histoire{{}}
La psychologie positive a officiellement commencé aux États-Unis, en 1998, par le discours de Martin Seligman, nommé président de l’Association américaine de psychologie[7] (APA) lors du congrès annuel de cette association. Martin E. P. Seligman, a déclaré que la psychologie avait concentré ses efforts sur la maladie mentale de façon trop exclusive, négligeant l’autre extrémité du spectre, soit le fonctionnement optimal, le sens et le bonheur. Par ses arguments et son influence (création de prix, de fonds de recherche et de revues savantes), Seligman a ouvert la voie à de nombreuses recherches dédiées à mieux comprendre la nature et les déterminants de l’épanouissement humain[8].
Cependant, la psychologie positive a des racines plus anciennes. Certains de ses principes remontent aux conceptions d’Aristote d’une nature humaine bonne et basée sur les vertus.
Le concept de « pensée positive » a été créé par Norman Vincent Peale, né le 31 mai 1898 à Bowersville et mort le 24 décembre 1993 à Pawling (New York), pasteur chrétien et écrivain américain, spécialisé dans les questions psychologiques.
Les psychologues humanistes, Carl Rogers (1959) et Abraham Maslow (1968), ont développé la psychologie humaniste pour se différencier de la psychanalyse et des behavioristes, et proposer des approches thérapeutiques basées sur les ressources psychologiques de leurs clients, plutôt que sur leurs faiblesses, dysfonctionnements et pathologies[9]. Le terme de psychologie positive apparaît chez Maslow, en 1954, dans son livre Motivation and Personality dont le dernier chapitre s’intitule Vers une psychologie positive. Il semblerait que depuis les années 1950, les psychologues se préoccupaient de plus en plus de la promotion de la bonne santé mentale et non pas seulement le traitement des maladies mentales, et que la psychologie positive formalise un mouvement de pensée déjà existant et grandissant[10],[11].
Le champ s’est développé et organisé comme en témoigne la mise sur pied en 2007 de l’Association internationale de psychologie positive[12], en 2010 de l’Association française et francophone de psychologie positive[13] et, en 2012 de l’Association canadienne de psychologie positive[14].
Les recherches dans le domaine, et l’intérêt pour ce domaine en général, ont connu une véritable explosion. Déjà, en 2005, plus de cinquante groupes de recherche impliquant plus de 150 universitaires dans diverses régions du monde s’intéressaient à ces thématiques [15]. Plusieurs dizaines d’universités américaines et européennes dispensent des cours sur la psychologie positive. L’engouement constaté dans les milieux académiques et dans la culture populaire a fait l’objet d’études systématiques. À titre d’exemple, les recherches publiées annuellement sur le bonheur sont passées d’environ 200 pour l’année 1990-91 à plus de 1000 pour l’année 2008-2009[16]. Pour la résilience, on est passé d’environ 100 à près de 1 600 pour les mêmes années. Pour les forces de caractère, on est passé d’environ 100 à 800 publications, toujours lors de la même période.
Thèmes de recherche{{}}
Les thèmes de recherche fréquents dans la littérature scientifique de ce courant [17],[18],[19] sont :
- Forces de caractère (sagesse, humour, curiosité, persévérance, créativité, intelligence émotionnelle),
- Émotions positives et gratitude,
- Sens à la vie et engagement vers un but,
- Relations saines, empathie et compassion,
- Motivation,
- Expérience optimale,
- Espoir et optimisme,
- Présence attentive, pleine conscience,
- Bonheur, bien-être, satisfaction, résilience (ses déterminants),
- Auto-détermination, auto-efficacité.
Méthodes de recherche{{}}
Seligman, fondateur de la psychologie positive en tant que nouvelle discipline de l’APA, a souhaité dès sa mise en place, que la psychologie positive soit une discipline validée par des recherches empiriques [20]. Bien que certains de ses concepts, tels que les valeurs ou encore la morale, puissent être relatifs ou subjectifs, la discipline s’appuie néanmoins le plus souvent possible sur les méthodes scientifiques (voir section critique, ci-dessous, pour une discussion des limites de cette approche en psychologie) [20].
Les méthodes utilisées en psychologie positive sont celles des psychologies scientifiques (voir psychologie expérimentale) mais aussi des neurosciences (par exemple l’imagerie cérébrale), des sciences humaines (sociologie, histoire), ou encore de l’économie (par exemple études de corrélations entre PIB et bonheur dans les études sur le bien-être psychologique et la pauvreté économique). Les méthodes utilisées sont diverses mais ont en commun de chercher à se baser sur le recueil de données objectivement mesurées. Les données doivent être publiées de manière transparente, répondre aux critères éthiques de l’APA et publiées dans des revues à comité de lecture scientifique.
Développement d’échelles de mesure centrées sur le fonctionnement optimal{{}}
La construction d’une échelle de mesure scientifique est un processus complexe qui doit répondre à des critères scientifiques de validité et de fiabilité. C’est en cela que les échelles scientifiques se distinguent des tests de personnalité dans la presse grand public.
La psychologie s’étant majoritairement intéressée aux aspects de souffrance de l’être humain, une grande partie des outils de mesure était conçu pour évaluer les difficultés ou les troubles psychologiques (anxiété, dépression…). Le courant de la psychologie positive a ainsi permis le développement d’échelles de mesure centrées sur les facettes fonctionnelles et optimales de l’être humain (par exemple : l’optimisme, la satisfaction de vie, le bien-être, la gratitude, les forces de caractère…)[21].
De manière plus précise encore, Christopher Peterson (en) s’est attaché dans ce cadre, autour des années 2000, aux aspects positifs et dynamiques du caractère ou de la personnalité et, ne retenant que les plus universels regroupés autour de six vertus, a conçu un questionnaire pour en mesurer l’intensité : questionnaire Valeurs In Actions, le VIA-IS composé de 120 items, soit 5 pour chacune des 24 forces identifiées et retenues.
Évaluation de l’efficacité des interventions de psychologie positive{{}}
La psychologie positive s’inscrivant dans une démarche scientifique, elle cherche à évaluer l’efficacité des interventions et des pratiques.
Depuis 2009, 9 méta-analyses ont été publiées sur la psychologie positive[22]. La méta-analyse publiée en 2020 par Alan Carr et ses collaborateurs rassemble 347 études incluant plus de 72 000 participants. Elle conclut à une efficacité des interventions de psychologie positive sur l’amélioration du bien-être et de la qualité de vie, ainsi que sur la diminution des symptômes de dépression, d’anxiété et de stress[23].
Découvertes scientifiques (par thème){{}}
Différences culturelles dans les niveaux de bien-être psychologique (bonheur, qualité de vie){{}}
Les études dans ce domaine sont nombreuses.
Par exemple, dans leur étude publiée en 2002, Eunkook M. Suh et Shigehiro Oishi ont examiné les différences interculturelles de bien-être (ou bonheur). Ils ont observé plus de 6 000 étudiants de 43 pays et mesuré leur satisfaction de vivre. Les Chinois obtenaient les scores les plus bas (3,3) et les Néerlandais les scores les plus élevés (5,4) sur une échelle de 7 points. Quand on demandait aux étudiants de quantifier le niveau de bien-être idéal, les Chinois le situaient à 4,5 (soit le plus bas) et les Brésiliens au niveau le plus élevé de 6,2 sur une échelle de 1 à 7 points. L’étude avait trois conclusions principales : (1) les personnes qui vivent dans les sociétés individualistes sont plus heureuses que celles des sociétés collectivistes, (2) les attributs psychologiques référençant l’individu sont plus pertinents pour les Occidentaux, (3) l’auto-évaluation des niveaux de bonheur dépend des différents indices et expériences de sa propre culture[24].
Personnalité{{}}
Une personnalité émotionnellement équilibrée (par opposition à une personnalité troublée) corrèle [Quoi ?] avec le bonheur. La stabilité émotionnelle résulte d’une protection contre des émotions négatives et prédit une intelligence sociale plus élevée. Elle aide la gestion des relations avec autrui (source conséquente du sentiment de bonheur) [25].
Pour la même raison, l’extraversion peut correspondre au bonheur, par l’établissement de relations et groupes de soutien. La plupart des théories de la personnalité disent que les personnes avaient une part de contrôle sur leurs comportements et cognitions à long terme.
Génétique{{}}
Quelques études génétiques indiquent que ce sont des gènes de la personnalité (en particulier l’extraversion, le névrosisme et de la conscience) et un facteur général reliant tous les cinq traits qui expliquent l’héritabilité du bien-être subjectif[26].
Une étude suggère une origine génétique au bien-être psychologique _ le 5 HTT-gène [27].
Succès et réussite{{}}
La plupart des gens croient que la réussite dans divers domaines entraîne le bonheur. Or, l’inverse est aussi vrai : le bien-être favorise le succès. Une compilation de 225 articles scientifiques (méta-analyse) totalisant 275 000 participants le confirme (Lyubomirsky, King, et Diener, 2005). L’étude aborde diverses formes de succès, dont la réussite conjugale, le succès professionnel, la santé, la longévité, etc. À titre d’exemple, une personne chez qui on mesure un plus grand niveau de bien-être aujourd’hui aura statistiquement de plus grandes probabilités de développer dans le futur une relation de couple satisfaisante et durable. Par ailleurs, d’autres bénéfices du bien-être ont été établis par la recherche : des comportements plus prévenants envers les autres, une plus grande maîtrise de soi, davantage de créativité, une plus grande persistance dans les situations difficiles, des relations plus satisfaisantes, une remise sur pied plus rapides lors de maladie, etc. (Boniwell, 2013, p. 61). En somme, être heureux n’est pas simplement une sensation agréable, mais ça augmente les chances d’avoir une vie productive et de contribuer socialement.
La psychologie positive ne s’intéresse pas uniquement au plaisir, à l’évitement de la douleur ou à la prépondérance d’émotions agréables (bien-être hédonique), mais aussi au dépassement de soi, à l’actualisation de soi et à l’investissement dans des causes sociales (bien-être eudémonique), même si ça implique des moments désagréables et des restrictions du bonheur immédiat dans le processus (Huta, 2013a et b).
Théorie{{}}
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d5/Logo_travaux_orange-simple.svg/20px-Logo_travaux_orange-simple.svg.pngCette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Trois niveaux d’étude de l’être humain : personnel, interpersonnel, social{{}}
La psychologie positive est « l’étude des conditions et processus qui contribuent à l’épanouissement ou au fonctionnement optimal des gens, des groupes et des institutions »[28]. Comme cette définition l’indique, il ne s’agit pas d’une conception égocentrique, caractérisée par la quête quasi exclusive de l’épanouissement et du développement personnel. En effet, la psychologie positive ne prend pas seulement en compte la personne humaine en tant qu’individu, mais aussi en tant qu’être en relation avec les autres, inséré dans un tissu social. Elle concerne donc également les relations interpersonnelles et les questions sociales, voire politiques. Ainsi, la psychologie positive peut tout aussi bien concerner l’épanouissement des élèves d’un collège, les bonnes relations au sein d’une équipe de travail ou encore le mode de communication entre diplomates élaborant un traité de paix.
C’est précisément la catégorisation adoptée par le premier ouvrage de synthèse francophone intégralement consacré à la psychologie positive, Introduction à la psychologie positive, travail collectif de vingt-trois auteurs universitaires[29] dont le contenu se consacre à des thèmes aussi divers que :
- les émotions positives, l’optimisme, la motivation, le sens de l’existence, etc. (niveau personnel)
- l’empathie, la gratitude, la vie de couple, etc. (niveau interpersonnel)
- la réconciliation après des conflits meurtriers, la justice restauratrice, la psychologie communautaire, etc. (niveau social)
Applications{{}}
La psychologie positive porte sur des thèmes traditionnels comme ceux de la connaissance de soi, de la spiritualité ou plus simplement de l’attention aux motivations ou à l’estime de soi. Elle présente aussi des affinités avec les psychothérapies, dont notamment les psychothérapies cognitivo-comportementales, auxquelles se rattachent des techniques telles que la gestion des émotions et la logothérapie (thérapie par le sens) [réf. nécessaire].
Optimisme, bien-être et santé physique{{}}
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d5/Logo_travaux_orange-simple.svg/20px-Logo_travaux_orange-simple.svg.pngCette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
La psychologie positive a été mise en question quant à son impact sur la santé physique. Dans les croyances populaires, bien des gens pensent qu’une attitude positive aide à recouvrer la santé physique. Cependant, la relation entre bonne santé physique et bonne santé mentale est complexe. Les personnes en bonne santé physique sont statistiquement plus heureuses et optimistes que les autres. Cependant, une relation inverse n’est pas démontrée, ni par des études épidémiologiques de grande ampleur, ni par des interventions (par exemple, les études explorant les liens entre survie au cancer et bien-être psychologique sont très nombreuses, mais ne montrent pas de résultats concluants).
Critiques de la discipline « psychologie positive »{{}}
La psychologie positive en tant que discipline de la psychologie a fait l’objet de critiques à plusieurs niveaux.
Sur le plan éthique{{}}
Dès sa création, on a reproché à la discipline d’emprunter des concepts et des méthodes ayant été développés avant l’avènement de la discipline et de se les réapproprier. La question de savoir s’il s’agit d’une bonne pratique éthique est posée. En effet, sur le plan théorique, la psychologie positive emprunte beaucoup aux pionniers de la psychologie humaniste et à son fondateur Abraham Maslow. De plus, des emprunts à d’autres disciplines de la psychologie sont régulièrement faits en matière de thérapie. Par exemple, James Coynes dans un article qu’il publie sur le blog PLOS, critique une récente méta-analyse menée par des psychologues positivistes (Sin and Lyubomirsky) qui incluent la mindfulness parmi les techniques thérapeutiques. Or la mindfulness (Pleine Conscience) a été développée et étudiée bien avant 1998 (méthode de gestion du stress par des techniques de relaxation inspirées des techniques de méditation orientales, cf. Jon Kabat-Zinn et Pleine Conscience). Il ajoute que la même remarque vaut pour d’autres techniques comme life review therapy, la forgiveness therapy ou encore la Thérapie cognitive contre la dépression de Aaron Beck : ces thérapies n’ont pas été créées par les psychologues positivistes mais qu’ils se réapproprient[30]. Il est courant que les questions de psychologie croisent plusieurs disciplines (par exemple, l’étude des différences interculturelles entre niveau de bonheur en fonction des revenus est du domaine de la psychologie positive, de la psychologie interculturelle et de l’économie).
Mais le problème posé ici est différent. Il est éthique parce que, en tant que discipline, la psychologie positive a développé ses propres associations, journaux, et a bénéficié de ressources financières dépendantes de ses publications et de ses succès. La question de la réappropriation de résultats par d’autres disciplines de la psychologie pose un problème puisqu’elle pourrait permettre à la discipline de s’approprier des fonds qu’il n’est pas prouvé qu’elle mérite.
Le fondateur de la discipline, Seligman, a été impliqué dans une controverse concernant ses interactions avec des membres de la CIA pratiquant la torture. Il aurait collaboré à partir de 2001 avec l’administration américaine de George W. Bush et aurait reçu un contrat financier pour sa collaboration en 2002. Dans la mesure où il a passé une grande partie de sa carrière à étudier comment les animaux et les humains peuvent résister (ou non) à diverses situations qui engendrent la détresse, le désespoir, le renoncement à la lutte pour la survie, et la dépression (le learned helplessness en anglais, ou Impuissance apprise : la perte de la volonté qui résulte d’une exposition prolongée à une situation tragique et qui semble sans issue), ses découvertes peuvent en effet être utilisées à des fins malveillantes. On a ainsi reproché à Seligman, le fait que ses résultats pouvaient aider des militaires à améliorer les méthodes de torture visant à détruire psychologiquement les prisonniers de guerre en augmentant leur détresse et leur désespoir. Cette controverse fit grand bruit dans la presse américaine [31],[32],[33]. L’association américaine de psychologie (APA) fut alors critiquée son absence d’éthique suffisamment sévère. Tandis qu’en 2006, l’association américaine de psychiatrie puis celle de médecine interdisaient à leurs membres toute participation au programme gouvernemental impliquant la torture, une telle interdiction n’arriva qu’en 2012 à l’APA.
Sur un plan théorique{{}}
Tandis que la psychologie positive a été conçue pour diversifier l’approche psychologique et prendre en considération les approches de l’humain comme moralement et socialement bon et contrebalancer l’approche trop pathologique qui dominait, ses opposants lui reprochent le risque d’une approche trop positive et qui manquerait d’équilibre et de complexité. Ses critiques rappellent que l’individu est beaucoup plus complexe qu’une dichotomie bon-mauvais ne le suggère, et qu’une approche positive ne peut être que très incomplète [34].
Les théoriciens tout comme les praticiens reprochent aux tenants de la psychologie positive cette dichotomie ’positif-négatif’ car elle suggère que les expériences déplaisantes et douloureuses (physiquement et psychologiquement) sont à éliminer, alors qu’elles sont des réactions automatiques, normales et même souvent utiles. Ainsi beaucoup des réactions classées comme « négatives » (par la psychologie positive), telles que le pessimisme, l’anxiété, le deuil, la tristesse, le sentiment de solitude, la peur, etc. sont des réactions normales qui protègent de certaines pathologies et de réactions pathologiques plus graves, permettant parfois de prendre de meilleures décisions, ou mettant l’organisme (physique et mental) dans un état permettant de récupérer des forces (résistance au stress, défenses psychologiques plus fortes)[34].
Par exemple, tandis que les humeurs positives ont des avantages (énumérés ci-dessus), les humeurs négatives et pessimistes ont aussi leurs avantages sur certaines prises de décision. En particulier, elles diminuent les prises de risque, ce qui est avantageux dans toute situation de danger, par exemple dans les décisions de certains métiers où la vie d’autrui est engagée, ou encore les comportements des personnes souffrant de faiblesse et maladies chroniques (voir revue par Chang et Norem, 2002 [35]).
Une autre faiblesse théorique est que les hypothèses de la psychologie positive manquent de précision. Ainsi, la psychologie positive fait l’hypothèse que l’optimisme joue un rôle positif dans le succès marital. Or, lorsqu’ils soumettent cette hypothèse à l’épreuve empirique, James McNulty et Fincham démontrent que : « 4 ostensibly positive processes—forgiveness, optimistic expectations, positive thoughts, and kindness—can either benefit or harm well-being depending on the context in which they operate ». Les modèles de psychologie positive demandent donc à faire l’objet de révisions : Les bénéfices des processus positifs dépendent des contextes ; et les auteurs exhortent à cesser de classer les traits psychologiques et les processus psychologiques en positif ou négatif [36].
Sur le plan de l’approche expérimentale choisie par la psychologie positive, Rathunde note qu’un des risques d’une approche exclusivement expérimentale et objective, serait de passer à côté de l’expérience subjective également riche en enseignements et qui passe par le discours. Cette approche a été tenue par des pionniers de la psychologie comme James, Dewey et Maslow [37] (cité dans l’ouvrage collectif de Linley [20]).
Dans Smile or Die (2009), l’auteure américaine Barbara Ehrenreich mettait en garde contre l’intériorisation à outrance des problèmes de vie que proposent la psychologie positive et le développement personnel : « Si la psychologie positive dit vrai, à quoi bon plaider en faveur de meilleurs métiers, de meilleures écoles, de quartiers sûrs ou d’une couverture santé universelle ? »[4].
Sur le plan de l’efficacité thérapeutique{{}}
Bien que la psychologie positive ait connu un succès immédiat auprès du grand public et des médias, ses bases empiriques et son efficacité thérapeutique restent à développer et font donc l’objet de nombreuses controverses et discussions. Les sociologues Edgar Cabanas et Eva Illouz, auteurs de Happycratie : Comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies [38] mettent ainsi en garde contre ce qu’ils décrivent comme une pseudo-science :
« Le bonheur se construirait, s’enseignerait et s’apprendrait : telle est l’idée à laquelle la psychologie positive prétend conférer une légitimité scientifique. Il suffirait d’écouter les experts et d’appliquer leurs techniques pour devenir heureux. L’industrie du bonheur, qui brasse des milliards d’euros, affirme ainsi pouvoir façonner les individus en créatures capables de faire obstruction aux sentiments négatifs, de tirer le meilleur parti d’elles-mêmes en contrôlant totalement leurs désirs improductifs et leurs pensées défaitistes. Mais n’aurions-nous pas affaire ici à une autre ruse destinée à nous convaincre, encore une fois, que la richesse et la pauvreté, le succès et l’échec, la santé et la maladie sont de notre seule responsabilité ? »
James Coynes décrit des biais méthodologiques majeurs dans la méta-analyse portant sur les interventions de psychologie positives publiée par Sin et Lyubomirsky[30]. D’après l’auteur, la méta-analyse de Sin et Lyubomirsky ne suit pas assez rigoureusement les critères AMSTAR, critères publiés [39] et qui dressent une liste des conditions nécessaires à la publication de méta-analyses de qualité dans le milieu médical. Pour modérer cet argument, depuis la première méta-analyse de Sin et Lyubomirsky en 2009, 6 autres méta-analyses ont été publiées, dont celle de Alan Carr et ses collaborateurs en 2020 qui présente un score AMSTAR bien plus élevé.
Les opposants de la psychologie positive ont peur que la psychologie positive crée des attentes impossibles, car il n’est simplement pas possible de se sentir bien et heureux tout le temps. Une société trop aliénée par la « pensée positive » souffrirait d’un manque de sincérité. Un discours poussant l’individu à être positif peut générer un stress et une culpabilité chez les personnes qui penseront être anormales lorsqu’elles feront l’expérience de sentiments douloureux. Il ne s’agit pas de devenir aliéné par la tyrannie de l’optimisme (Seligman, 1990).
Voici quelques critiques et mises en garde tirées de l’ouvrage collectif [29] cité ci-dessus :
– « Une attitude particulièrement regrettable consisterait à détourner la psychologie positive de son objectif en la transformant en norme sociale. Il y aurait alors grand risque de tomber dans le piège que certains qualifient de ’tyrannie de l’attitude positive’ » (p. 6)
– « Le bénéfice de l’optimisme est avéré, mais le pessimisme modéré a également ses vertus, pour peu que l’on circonscrive les conditions de son expression. Le pessimisme est un facteur potentiel de préparation à l’action qui participe également au bien-être psychologique lorsque les personnes ont mis en œuvre les moyens d’action utiles pour éviter l’apparition d’un événement négatif. » (p. 47).
Distinction entre psychologie positive et pensée positive{{}}
La « psychologie positive » et la « pensée positive » ont des origines tout à fait différentes [40]. La psychologie positive, est un domaine de la psychologie, reconnu et développé par des psychologues professionnels, qualifiés. Le domaine se construit sur la base des recherches scientifiques publiées dans des revues révisées par les pairs (donc conformes aux pratiques acceptées dans la communauté scientifique).
En revanche, « pensée positive » repose plutôt sur des ouvrages populaires et ne sont pas validés scientifiquement. Par exemple, La Puissance de la pensée positive paru en 1952 est un classique du genre dont l’auteur, Norman Vincent Peale, était un pasteur protestant. « Le secret » constitue un autre exemple plus récent d’ouvrage populaire, écrit par Rhonda Byrne, une productrice de télévision. Ces ouvrages ont eu un immense rayonnement, mais n’ont aucun fondement solide en psychologie scientifique.
Certaines critiques de la psychologie positive seraient attribuables à cette confusion entre la psychologie positive et la pensée positive. Dans sa foire aux questions (à l’intention du grand public), le Positive Psychology Center de l’Université de Pennsylvanie dissipe la confusion[40] :
« La psychologie positive est-elle assimilable à la pensée positive ?
La psychologie positive se différencie de la pensée positive sur trois points importants. Premièrement, la psychologie positive repose sur des études scientifiques empiriques et reproductibles. Deuxièmement, la pensée positive nous incite à être positif partout et tout le temps, ce que la psychologie positive ne fait pas. La psychologie positive reconnaît que, malgré les avantages de la pensée positive, parfois la pensée négative ou réaliste est pertinente. Les études mettent en évidence que l’optimisme est associé à une meilleure santé, à la performance, la longévité et le succès social, mais il y a des preuves que, dans certaines situations, la pensée négative permet de réaliser des estimations plus justes, plus exactes, ce qui peut avoir des conséquences importantes. La pensée optimiste peut être associée à une sous-estimation des risques. »
De l’ouvrage collectif déjà cité ci-dessus[29] :
– « La psychologie positive ne doit pas être confondue avec une psychologie naïve qui annihilerait tout sentiment de blues et d’inquiétude. (…) Elle n’est donc pas une méthode Coué d’auto-persuasion selon laquelle ’tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes’ » (p. 104).
Ressemblances et distinctions entre psychologie positive et psychologie humaniste{{}}
La « psychologie positive » et la « psychologie humaniste » ont en commun leur intérêt sur les forces et ressources, le développement optimal et l’épanouissement humain (par contraste avec d’autres approches qui s’intéressent historiquement d’abord aux pathologies, comme la psychanalyse et la psychothérapie cognitivo-comportementale). En ce sens, certains considèrent la psychologie positive comme un retour ou un prolongement de l’approche humaniste[41].
La psychologie positive diffère toutefois par les méthodes qu’elle utilise. Seligman souligne l’importance de la recherche scientifique conventionnelle dans le développement des connaissances. Or les psychologues humanistes adoptent une conception de la science plus ouverte comme le Constructivisme (épistémologie) et recourent davantage aux méthodes qualitatives (par exemple la recherche-action, la théorie ancrée), etc. Ces méthodes permettent de mieux capter la diversité liée aux personnes rencontrées sur le terrain ; elle est plus proche de la réalité du thérapeute. Ces méthodes sont cependant moins rigoureuses sur un plan purement quantitatif.
En somme, malgré des intérêts en commun, la psychologie positive et la psychologie humaniste demeurent deux mouvements distincts avec des méthodologies différentes et des associations, des organisations, des journaux qui leur sont propres.
Associations et centres de recherche{{}}
Le Positive Psychology Center
Le Positive Psychology Center a été fondé par Martin E.P. Seligman. Cet organisme sans but lucratif étudie et valorise trois dimensions dans leurs composants favorables au bonheur : les émotions et autres expériences subjectives positives ; les traits de caractère et comportements associés ; les organisations sociales, valeurs et pratiques associées. En raison de la généralité de cette approche humaniste, débordant le domaine de la psychologie sous plusieurs aspects, la psychologie positive est portée à se considérer comme la base d’une science du bonheur. Le premier congrès s’est tenu à Washington en 2006 [42].
Pour le Positive Psychology Center, les vertus et forces morales mises en avant sont : amour et travail, courage, compassion, résilience, créativité, curiosité, intégrité, connaissance de soi, modération, contrôle de soi, sagesse [43].
Les valeurs collectives et idéaux sociaux sont : justice, responsabilité, civisme, parentalité, soutien, éthique professionnelle, leadership, esprit d’équipe au travail, projet et tolérance[43].
L’Association Française et francophone de Psychologie Positive (AFFPP){{}}
L’Association Française et francophone de Psychologie Positive (AFFPP) est une association loi de 1901 et sans but lucratif, associée à la Société française de psychologie (SFP) et appuyée par l’Association internationale de psychologie positive / International Positive Psychology Association (IPPA) et le Réseau européen de Psychologie Positive / European Network for Positive Psychology (ENPP).
Sa vision est d’améliorer la santé psychologique grâce à la recherche et à l’application de la psychologie positive à travers la France. Elle représente des chercheurs et des universitaires engagés dans le domaine de la psychologie positive, ainsi que des acteurs de la société civile (psychologues, thérapeutes, enseignants, éducateurs, dirigeants, managers, avocats, coachs..) engagés dans l’application de la psychologie positive dans leurs domaines respectifs.
Source avec Notes et références : https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychologie_positive
Neurosciences - Une étude laisse entendre que la pensée positive pourrait renforcer l’immunité vaccinale - L’activité cérébrale liée à l’effet placebo augmente les niveaux d’anticorps après la vaccination – Traduction du 02 février 2026 par Jacques Hallard d’un article de Simon Makin en date du 30 janvier 2026 à 11h00 – Document publié » par ‘sciencenews.org’
Référence : A study hints positive thinking could strengthen vaccine immunity
Une illustration d’une personne ayant des pensées positives liées à l’effet placebo des vaccins dans de nouvelles recherches
Un état d’esprit positif active le système de récompense du cerveau, ce qui peut renforcer les réponses immunitaires — un lien que les chercheurs commencent à démêler dans les efforts d’amélioration de la santé. Richard Drury/Getty Images
La pensée positive peut renforcer la défense du corps contre les maladies.{{}}
L’augmentation de l’activité dans une région cérébrale qui contrôle la motivation et l’attente, en particulier le système de récompense du cerveau, est liée à la production de plus d’anticorps après avoir reçu un vaccin.
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A study hints positive thinking could strengthen vaccine immunity
Source : https://www.sciencenews.org/article/placebo-brain-activity-vaccine-antibody
Vide mental {{}}
Être absent tout en étant éveillé : comment le vide mental nous aide à comprendre la pensée continue - 05 Octobre 2022 – Document ‘giga.uliege.be’
imgActu
Des chercheurs du GIGA CRC In vivo Imaging de l’Université de Liège, de l’EPF de Lausanne et de l’Université de Genève publient une étude qui montre que la phénoménologie du ’mind blanking’ remet en question la croyance selon laquelle l’esprit humain est toujours en train de penser. L’étude est publiée dans la revue ‘Proceedings of the National Academy of Sciences’.
Nous considérons généralement que notre esprit est plein de pensées lorsque nous sommes éveillés. À l’instar d’un cours d’eau qui coule en permanence, nous entretenons notre propre flux mental dynamique : une pensée peut en entraîner une autre, en rapport avec ce que nous faisons ou non, en circulant entre notre vie intérieure et l’environnement extérieur. Mais comment le cerveau peut-il maintenir en permanence un tel mode de pensée ? Une étude qui vient d’être publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences indique que ce n’est pas le cas et que notre cerveau doit aussi se ’déconnecter’ pendant quelques instants, ce que nous pouvons ressentir comme des blancs dans notre esprit.
Les chercheurs de l’Université de Liège, de l’EPF de Lausanne et de l’Université de Genève ont réanalysé un ensemble de données recueillies précédemment, dans lequel des participants en bonne santé devaient indiquer leur état mental tel qu’il était avant d’entendre une sonde auditive (bip) pendant qu’ils se reposaient dans un scanner IRM. Les choix étaient parmi les perceptions de l’environnement, les pensées dépendantes du stimulus, les pensées indépendantes du stimulus et les absences mentales. Des images fonctionnelles étaient recueillies pendant cette méthode d’échantillonnage de l’expérience.
Les chercheurs ont constaté que les épisodes d’absence mentale étaient signalés assez rarement par rapport aux autres états, et qu’ils réapparaissaient aussi rarement au fil du temps. Grâce à l’intelligence artificielle, les chercheurs ont également constaté que notre cerveau, pendant les épisodes de suppression de l’esprit, s’organise de telle sorte que toutes les régions du cerveau communiquent entre elles en même temps. Ce schéma cérébral ultra-connecté était en outre caractérisé par une amplitude élevée du signal global de l’IRMf, qui est un indicateur d’un faible niveau d’éveil cortical. En d’autres termes, lorsque nous rapportons le mind blanking, notre cerveau semble être dans un mode similaire à celui du sommeil profond, à ceci près que nous sommes éveillés.
Le ’mind blanking’ est un état mental relativement nouveau dans l’étude de la cognition spontanée. Il ouvre des pistes passionnantes sur les mécanismes biologiques sous-jacents qui se produisent pendant la vie éveillée. Il se pourrait que les frontières du sommeil et de l’éveil ne soient pas si discrètes qu’elles semblent l’être après tout’, déclare la chercheuse principale, le Dr Athena Demertzi, chercheuse FNRS au GIGA ULiège. ’L’activité cérébrale qui change continuellement et rapidement nécessite des méthodes d’analyse robustes pour confirmer la signature spécifique de l’état d’esprit’, poursuit le Dr Dimitri Van De Ville.
Les chercheurs affirment que le profil neurofonctionnel rigide du mind blanking pourrait expliquer l’incapacité à rapporter le contenu mental en raison de l’incapacité du cerveau à différencier les signaux de manière informative. En attendant que les mécanismes sous-jacents soient éclairés, ces travaux suggèrent que des événements mentaux instantanés non rapportables peuvent se produire pendant l’éveil, faisant du blanc d’esprit un état mental proéminent pendant l’expérience en cours.
Référence :
Mortaheb, S., Van Calster, L., Raimondo, F., Klados, M. A., Boulakis, P. A., Georgoula, K., Majerus, S., Van De Ville, D., & Demertzi, A. (2022). Mind blanking is a distinct mental state linked to a recurrent brain profile of globally positive connectivity during ongoing mentation. Proceedings of the National Academy of Sciences, 119(41), e2200511119.
https://doi.org/10.1073/pnas.2200511119
https://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.2200511119
Contact Athena Demertzi -Image : Shutterstock
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Ce que fait notre cerveau quand on ne pense à rien - 22 août 2025 par Camille Stassart – Document ‘dailyscience.be’
Série : Plongée dans nos pensées (3/3) {{}}
« A quoi penses-tu ? » demande l’un. « A rien… », répond l’autre. Et il est bien possible que ce soit le cas. Par moments, il nous arrive d’avoir l’esprit complètement vide, sans pensée, sans image, sans mot. Rien. Ce phénomène de « vide mental » (mind blanking, en anglais) intrigue les scientifiques.
Dans une récente publication, la Pre Athena Demertzi, chercheuse qualifiée FNRS et responsable du laboratoire Physiology of Cognition (GIGA – ULiège), synthétise avec des collègues les résultats de plusieurs études sur ces épisodes de « blancs » mentaux, et avancent un nouveau modèle expliquant les mécanismes cérébraux impliqués.
Mind blanking © Pexels Olly
Un état conscient à part{{}}
Bien qu’évoquées dès les années 1990, ces interruptions de la pensée n’ont suscité l’attention des chercheurs que récemment. L’essor des travaux sur le vagabondage mental (mind wandering) a entraîné dans son sillage l’intérêt pour cette autre catégorie d’états conscients, où l’esprit semble ne mener…nulle part.
Comme le vagabondage mental, le vide mental surviendrait de manière involontaire, contrairement à la rêverie ou la méditation qui sont des pratiques actives. L’imagerie cérébrale révèle toutefois que les moments de mind blanking s’accompagnent d’une activité cérébrale propre, distincte du vagabondage mental.
« Thomas Andrillon (Paris Brain Institute, CNRS – INSERM), premier auteur de la publication, étudie actuellement ce phénomène via l’électroencéphalographie (EEG) », précise la Pre Demertzi. Cette technique sert à mesurer l’activité électrique du cerveau grâce à des capteurs placés sur la tête. « De notre côté, au laboratoire du GIGA, on l’a exploré à l’aide d’IRM fonctionnelle (IRMf) », en vue de visualiser l’activité des régions cérébrales lors de ces phases.
Quand le cerveau fait la sieste{{}}
« Avec l’IRMf, on a pu observer que pendant cet état mental, toutes les régions du cerveau communiquent de manière synchronisée. Imaginez un sapin de Noël illuminé par une guirlande dont toutes les lumières clignotent à l’unisson. C’est ce qu’on appelle l’hyperconnectivité. Pour autant, cela ne signifie pas que le cerveau est en hyperactivité », nuance la Pre Demertzi.
Au contraire, ce schéma cérébral ultra-connecté est probablement lié à une baisse générale de l’activité des neurones, « quelque chose que l’on observe normalement quand le cerveau est en phase de sommeil lent profond. »
Pour rappel, le sommeil comporte plusieurs phases : l’endormissement, le sommeil lent léger, le sommeil lent profond et le sommeil paradoxal. Chacune de ces phases est marquée par des variations dans l’activité électrique du cerveau. En sommeil lent profond, le cerveau produit des ondes lentes, de grande amplitude et de faible fréquence. « Et c’est exactement ce que Thomas Andrillon a mesuré grâce à l’EEG quand les participants rapportaient ne penser à rien. »
Fatigue, surcharge, défaillance cognitive… des mécanismes multiples{{}}
En d’autres termes, ces blancs mentaux s’apparenteraient à un petit somme du cerveau, qui surviendrait plus volontiers lorsque la fatigue s’installe. « Epuiser nos ressources cognitives – après avoir réalisé une tâche exigeante, ou en cas de privation de sommeil – pourrait effectivement induire davantage d’épisodes de mind blanking. »
Mais cette déconnexion à nos pensées ne semble pas seulement liée à un manque d’énergie. La Pre Demertzi soupçonne qu’un excès de stimulation pourrait aussi la déclencher : « On a, par exemple, montré que lorsqu’on faisait pédaler rapidement des participants sur un vélo, ils avaient tendance à expérimenter immédiatement après l’exercice davantage de périodes de vide mental. »
Dans leur publication, les chercheurs suggèrent également que ce silence mental pourrait résulter de défaillances temporaires ou pathologiques de la mémoire, du langage ou de l’attention. Dans ce cas, des pensées seraient bel et bien générées, mais on ne parviendrait pas à les restituer, par distraction, oubli ou incapacité à les verbaliser.
https://dailyscience.be/NEW/wp-content/uploads/2025/08/pexels-yaroslav-shuraev-5976833-300x200.jpgMind blanking © Pexels Yaroslav Shuraev
Une pause pour éviter la surchauffe{{}}
Une hypothèse actuellement investiguée par la chercheuse est que cette interruption des pensées aiderait à la régulation homéostatique : « Cela permettrait au cerveau de rester en équilibre. De la même manière qu’un ordinateur s’échauffe au bout d’un temps et qu’on doive l’éteindre pour qu’il se refroidisse, cet état mental pourrait être un reflet du mécanisme qui évite la surchauffe du système. »
« Ce phénomène soutiendrait donc potentiellement notre santé cognitive. Dans cette idée, si les phases de mind blanking sont trop nombreuses ou, au contraire, trop rares, cela pourrait être le signe de pathologies. On sait notamment que les personnes souffrant de troubles de l’anxiété ou d’un trouble de l’attention en rapportent davantage », signale la chercheuse.
Explorer plus en profondeur ce vide mental pourrait aider à mieux cerner les mécanismes qui nous maintiennent éveillés et attentifs. Son étude montre aussi que cette expérience diffère selon les individus, dépendant de facteurs psychologiques et cérébraux. Ce qui pourrait offrir des pistes pour mieux comprendre certaines pathologies, comme le trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH).
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Source : https://dailyscience.be/22/08/2025/36825/
Neurosciences : que se passe-t-il dans notre cerveau quand on ne pense à rien ? Lundi 26 janvier 2026 – Enregistrement ‘France culture’ de 6 minutes - Provenant du podcast Les Chantiers de la recherche
Les Chantiers de la recherche
Gros plan d’une tête humaine blanche et d’un cerveau réalisés en papier sur fond bleu. ©Getty
Gros plan d’une tête humaine blanche et d’un cerveau réalisés en papier sur fond bleu. ©Getty
Cela vous est probablement déjà arrivé : on vous demande à quoi vous pensez et vous êtes incapables de dire ce qui vous traversait l’esprit à l’instant. Ce n’est pas juste une sensation, votre cerveau peut en effet se mettre en pause, c’est ce que l’on appelle le “vide mental”. {{}}
Avec Esteban Munoz Musat, neurologue, chercheur en neurosciences cognitives rattaché à l’Institut du Cerveau de Paris et au service neurologie de l’Hôpital Lariboisière
Le ’vide mental’, c’est l’objet des recherches d’Esteban Munoz Musat, neurologue, chercheur en neurosciences cognitives rattaché à l’Institut du Cerveau de Paris et au service neurologie de l’hôpital Lariboisière. Il a coproduit une étude sur le “vide mental” publiée en décembre 2025.
Le vide mental, un troisième état de la conscience{{}}
Le ’vide mental, un moment où le sujet est incapable de rapporter un contenu conscient’. Esteban Munoz Musat explique qu’il se distingue à la fois de la concentration sur une tâche et de la divagation mentale. Longtemps peu étudié, cet état est difficile à saisir car ’on est assez mauvais pour se rendre compte qu’on est en vide mental’. Pourtant, lorsqu’on interroge les sujets au bon moment, il apparaît comme relativement fréquent, représentant 10 à 15 % du temps.
La recherche montre que ce phénomène est favorisé par la fatigue et le manque de sommeil et qu’il est plus courant dans certaines pathologies comme le trouble de l’attention. Contrairement à l’idée d’un esprit saturé, ces personnes connaissent à la fois ’plus de divagation mentale et plus de moments de vide mental’, révélant une alternance complexe des états de conscience.
À écouter
https://www.radiofrance.fr/s3/cruiser-production-eu3/2025/11/28480fa1-efb6-486a-a990-f976ccddda90/120x120_sc_ep5-gettyimages-2225035674.jpgUn silence menaçant Votre cerveau 8 min
Des signatures cérébrales spécifiques{{}}
Grâce à des protocoles expérimentaux précis, les chercheurs peuvent identifier ces états. Lors de tâches soutenues, les participants sont régulièrement interrogés sur leur contenu mental. Certains rapportent être concentrés, d’autres penser à autre chose et d’autres encore déclarent ’ne penser à rien’. Ces déclarations subjectives correspondent à des différences observables en imagerie cérébrale.
En effet, le vide mental possède des corrélats neuronaux distincts. Contrairement à la concentration ou à la divagation, où l’activation visuelle se diffuse largement, lors du vide mental ’on voit une petite activation très précoce et puis plus rien’. Le cerveau ne s’éteint pas, mais ’il peut fonctionner moins, de manière transitoire’. Esteban Munoz Musat distingue enfin ce vide spontané d’un vide volontaire, recherché par la méditation ou parfois par le sport, qui semble reposer sur des mécanismes cérébraux différents.
À écouter
https://www.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2020/09/a6d3bdc8-4ed6-49c7-a6e9-ff77bbcc69ce/120x120_800px-edvard_munch_-_night_in_saint-cloud_1890_ng.m.01111.jpgQu’est-ce que le « sentiment de vide » ? La Conversation scientifique 59 min
Bien-être Société Sciences et Savoirs Santé Psychologie Sciences
L’équipe
Guillaume ErnerGuillaume Erner Docteur en sociologie et producteur des Matins de France Culture - Juliette Devaux Collaboration
Des vagues dans le cerveau - 11 mars 2019 - Document ‘insb.cnrs.fr
Résultats scientifiques Neuroscience, cognition
Le cerveau est parcouru d’ondes cérébrales dont les rôles sont encore méconnus. En enregistrant l’activité cérébrale à la surface du scalp, les chercheurs ont montré que les ondes alpha se comportent comme des « écrans radar » qui scannent le champ visuel toutes les 100ms pour localiser un objet dans l’espace et dans le temps, chaque position de l’espace environnant étant balayée à des moments différents et dans un ordre bien défini. Ces ondes refléteraient le traitement cortical des informations sensorielles. Ce travail a été publié dans la revue ‘Cell Reports’.
On sait depuis de nombreuses années que l’activité du cerveau est structurée en rythmes cérébraux se distinguant les uns des autres par leur fréquence, différentes fréquences reflétant différents états mentaux. Mais ces ondes cérébrales auraient également des rôles fonctionnels qu’il reste à éclaircir ; en particulier, les ondes alpha à 10Hz reflètent les entrées sensorielles et l’hypothèse a été faite que l’amplitude de ces ondes dans la seconde suivant leur apparition serait corrélée avec la perception. L’organisation et la propagation de ces ondes dans tout le cortex cérébral restent largement méconnues et pourtant leur compréhension est nécessaire pour pouvoir les lier spécifiquement à un traitement sensoriel.
Les chercheurs ont utilisé dans cette étude des stimuli aléatoires ne présentant aucune périodicité ; en enregistrant l’activité cérébrale en réponse à ces stimuli à la surface du scalp des sujets humains, et en se servant des techniques électro-encéphalographiques et mathématiques de corrélation inverse, ils ont montré que ces ondes alpha générées étaient de véritables « échos perceptuels » se propageant sur plusieurs cycles, au delà de la seconde et selon une organisation très précise. Deux axes principaux de propagation de ces vagues ont été mis en évidence : un axe allant de la partie postérieure du cortex vers la partie frontale et un axe latéral allant de l’hémi-cortex opposé à la stimulation sensorielle vers l’hémi-cortex situé du même côté que la stimulation. De plus, ils ont pu montrer que deux vagues provoquées par deux stimulations situées respectivement dans les hémi-champs visuels droit et gauche resteront individualisées et se propageront en se superposant, la vague enregistrée dans l’hémi-cortex opposé à une stimulation étant en avance par rapport à la vague de l’autre cortex.
Ces vagues semblent dépendre de l’organisation structurelle et fonctionnelle des voies corticales visuelles : en effet, elles ne peuvent être induites par une quelconque périodicité dans les stimuli (qui sont aléatoires et donc non-périodiques), et elles obéissent à des règles rétinotopiques (reproduisant la cartographie des rétines) simples. Cette organisation très fine permet de postuler que les échos perceptuels mesurés à la surface du scalp se comportent comme des « écrans radar » qui scanneraient le champ visuel de façon rythmique toutes les 100ms, permettant ainsi de localiser un objet dans l’espace et dans le temps ; chaque position dans l’espace environnant est scannée à des moments différents et dans un ordre bien défini. Ces résultats permettent de comprendre le rôle fonctionnel de ces vagues cérébrales à 10 Hz qui seraient une signature du traitement cortical des informations sensorielles.
figure_vanrullen
Figure : Illustration montrant en A : la méthode utilisée et en B : la visualisation sur le scalp de la propagation des ondes pendant un cycle. © Rufin VanRullen & Diego Lozano-Soldevilla
Pour en savoir plus :
The Hidden Spatial Dimension of Alpha : 10-Hz Perceptual Echoes Propagate as Periodic Traveling Waves in the Human Brain.
Lozano-Soldevilla D, VanRullen R.
Cell Rep. 2019 Jan 8 ;26(2):374-380.e4. doi : 10.1016/j.celrep.2018.12.058.
Contact Rufin VanRullen Chercheur CNRS au centre de recherche cerveau et cognition (CerCo) - (CNRS/Univ. Toulouse Paul Sabatier) +33 5 62 74 61 16rufin.vanrullen@cnrs.fr
Source : https://www.insb.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/des-vagues-dans-le-cerveau
Cerveau et psy - Le cerveau dans tous ses états - Par Elena Sender le 03.12.2016 à 11h00, mis à jour le 21.12.2022 à 16h26 – Document ‘sciencesetavenir.fr’
Relaxation, méditation, hypnose, EMI... La conscience, caractérisée par la fréquence des ondes cérébrales, peut être modifiée à volonté, avec des bénéfices pour la santé.
Cerveau voies neuronales
Image d’un cerveau humain dévoilant les principales voies neuronales qui connectent différentes parties du système nerveux central entre elles. ©Alfred Anwander/Max Planck Institute for Human Cognitive and Brain Sciences
Si l’on portait en permanence un casque à électrodes qui mesure l’activité électrique de notre cerveau (électroencéphalographie ou EEG), nous observerions que l’on expérimente, chaque jour, de multiples états de conscience, chacun correspondant à l’émission d’ondes cérébrales différentes, d’une gamme de fréquence particulière (en hertz). De nombreuses techniques permettent de passer volontairement d’un état à un autre. Décryptage.
Les différentes ondes du cerveau{{}}
Lorsqu’il est en veille active, notre cerveau émet surtout des ondes rapides, dites bêta (de 12 à 30 Hz), avec l’apparition d’ondes gamma spécifiques (vers 40 Hz) lors d’une activité intellectuelle et mentale (intense). Alors qu’en relaxation légère ou éveil calme (assis dans son canapé yeux fermés par exemple), ce sont des ondes alpha (de 8 à 12.Hz) qui dominent. Les ondes thêta (4 à 8 Hz) correspondent, elles, à la relaxation profonde, la méditation et à un certain type de sommeil (paradoxal). Enfin, en sommeil profond, les ondes majoritaires sont de type delta (de 0,5 à 4 Hz). ’Au cours d’une journée, nous ne faisons que passer d’un état de conscience à l’autre’, explique Marie-Élisabeth Faymonville, chef du service d’algologie- soins palliatifs du CHU de Liège, hypnothérapeute mondialement reconnue.
Les différents états modifiés de conscience{{}}
Ce large éventail d’états de conscience, modulés par les ondes cérébrales, peut modifier les perceptions. Parfois, le changement est involontaire et brutal. Ainsi, en cas de danger mortel ou de situation émotionnelle extrême, nous pouvons basculer dans un état dit d’expérience de mort imminente (EMI) dont on commence à percer les secrets. Ou se mettre en hypnose spontanée. ’Les gens peuvent avoir l’impression de sortir de leur corps, de ne plus sentir de douleur, d’être dissociés’, rapporte Marie-Élisabeth Faymonville. Mais ce ’débrayage’ cérébral peut aussi être volontairement provoqué. Les chamans ou les moines bouddhistes, entre autres, ont appris à moduler leurs ondes cérébrales par la transe, l’état extatique ou la méditation profonde. En Occident, d’autres méthodes telles que la relaxation, la sophrologie, l’hypnose, la méditation de pleine conscience ou le yoga nidra font recette. Point commun : toutes sont une dissociation entre l’esprit, le corps et l’environnement, où l’individu perd plus ou moins la notion de soi de l’espace et de temps. Mais toutes n’ont pas la même intensité de dissociation. D’où le classement que le professeur Faymonville a établi, de la simple relaxation à l’état extatique ’où l’individu a la sensation d’être en fusion avec l’Univers’.
Les techniques utilisées{{}}
Différents moyens existent pour obtenir l’e. et désiré. Des plantes psychotropes comme l’ayahuasca (Amazonie), l’iboga (Afrique), des champignons hallucinogènes ou des drogues (LSD, kétamine…) induisent un état modifié de conscience. Non sans danger. Mais d’autres techniques corporelles le permettent tout autant. Selon Marc-Alain Descamps, professeur de psychologie et de yoga, auteur de Corps et extases, cela va de l’hyperventilation (transe chamanique, yoga, soufisme…) aux rotations accélérées de la tête (derviches tourneurs), en passant par l’isolation des sens ou la répétition de phrases ou d’images mentales. Quel que soit l’état recherché, le stimulus répétitif est le meilleur catalyseur. Il sature les sens et permet à d’autres fonctions cognitives de s’exprimer. Un peu comme si l’on distrayait le chef d’orchestre afin que des instruments en arrièreplan puissent jouer librement. Les techniques d’induction hypnotiques utilisent ce principe.
’Elles saturent le cerveau d’informations, poursuit l’hypnothérapeute. Je demande au patient de bien focaliser son attention sur ses pieds, de remarquer tous les changements qui surviennent, etc. À force d’être dans cet hypercontrôle, on perd le contrôle.’ Les chamans utilisent, eux, des battements de tambour répétitifs. ’Cela limite l’entrée sensorielle à un seul stimulus auditif hautement prévisible, explique Michael Hove, du Max Planck Institute for Human Cognitive and Brain Sciences de Leipzig (Allemagne) qui étudie la transe chamanique. Les chamans se retrouvent ainsi dans un état si absorbé qu’ils se désengagent de l’environnement sensoriel.’ De précédentes recherches ont montré que la fréquence des percussions utilisée se situait entre 3 et 7 Hz selon un rythme immuable, cette fréquence correspondant à celle des ondes thêta du cerveau. Ce qu’a confirmé Michael Harner, célèbre anthropologue américain, qui a déterminé que 220 battements par minute (un peu moins de 4 Hz) étaient la fréquence idéale.
Les secrets du cerveau en transe{{}}
Les chercheurs sont allés plus loin dans l’exploration du cerveau en transe. Ainsi, en 2015, Michael Hove a observé l’activité cérébrale de 15 pratiquants du chamanisme. Une fois allongés dans une IRM fonctionnelle (IRMf), il leur a diffusé le son de tambours réguliers à 4 Hz, inducteur de transe. ’Le cerveau active le cortex cingulaire postérieur impliqué dans la cognition interne, rapporte Michael Hove, mais aussi le cortex cingulaire antérieur dorsal et l’insula antérieur gauche, qui contrôlent les fonctions cognitives.’ Autrement dit, durant la transe, le réseau de cognition interne, impliqué dans les pensées indépendantes des stimuli extérieurs, est amplifié. Simultanément, l’IRMf a révélé que le réseau cérébral auditif diminuait : le chaman n’entend plus ce qui l’entoure, ce qui favorise la plongée en soi. ’Cette reconfiguration des réseaux peut promouvoir l’intégration de nouveaux concepts et une révélation (insight) peut survenir’, conclut Michael Hove.
Les effets intrigants de la méditation et de l’hypnose{{}}
Le Coma Science Group du CHU de Liège (Belgique) a montré en 2013 que l’hypnose activait également des réseaux internes (conscience de soi) et entraînait une baisse des réseaux externes (conscience de l’environnement). De même, les études d’Andrew Newberg de l’université de Philadelphie et de Richard Davidson de l’université de Wisconsin-Madison, aux États- Unis, révèlent que lorsqu’un moine tibétain médite, l’activité dans le lobe préfrontal de son cerveau augmente, signe d’une concentration intense alors que celle de la région pariétale droite diminue, indiquant une perte d’attention temporelle et spatiale. Les zones limbiques (impliquées dans les émotions) sont aussi très actives, contribuant au sentiment de bienêtre.
Par ailleurs, Richard Davidson a montré que les moines bouddhistes expérimentés produisaient, en méditant, près de 30 fois plus d’ondes gamma (activité mentale intense) que les débutants. Au CHU de Liège, une nouvelle question taraude aujourd’hui l’équipe : le niveau de conscience du cerveau en méditation est-il plus élevé qu’en phase d’éveil ? Le bouddhiste Matthieu Ricard s’est livré récemment à l’expérience. Réponse en 2017.
Le cas particulier du rêve lucide{{}}
Celui-ci est un état modifié de conscience particulier puisqu’il survient… pendant le sommeil. ’Le dormeur est capable d’avoir une conscience réflexive, il sait qu’il rêve’, définit Isabelle Arnulf, neurologue, directrice de l’unité des pathologies du sommeil à l’hôpital Pitié-Salpêtrière, à Paris. Les rêves lucides surviennent lorsque les lobes frontaux normalement endormis se réveillent, alors que la conscience de l’environnement du dormeur est toujours inhibée. Depuis que le chercheur Stephen Laberge, psychophysiologiste américain a eu l’idée, dans les années 1980 de dialoguer avec les rêveurs lucides grâce à un code oculaire, de nombreuses études ont révélé qu’on pouvait s’exercer à contrôler ses rêves. ’Pour cela il faut commencer par les noter, ce qui permet d’y prêter attention, reprend Isabelle Arnulf. Ensuite, on peut les influencer.’
A quoi servent les états modifiés de conscience ?{{}}
Selon Steven Laureys, responsable du Coma Science Group, les états modifiés de conscience spontanés tels que l’EMI seraient une protection psychologique dans une situation traumatisante. Pour les états provoqués (transe, méditation…), il y aurait d’autres bénéfices. Nancy Vuckovic, du Center for Health-Norwest de Portland (Etats-Unis), a ainsi montré sur 23 patientes souffrant de troubles temporo-mandibulaires douloureux que cinq séances de transe chamanique ont un effet antidouleur qui se prolonge au moins neuf mois. L’hypnose aussi module les circuits cérébraux de la perception de la douleur, comme l’a montré le Coma Science Group. L’équipe de Marie-Élisabeth Faymonville l’utilise donc au bloc opératoire, combinée à une anesthésie locale et à une sédation légère.
Quant à la méditation, elle a fait son entrée dans une dizaine d’hôpitaux en France, comme à Strasbourg qui a même créé le premier diplôme universitaire de Médecine, méditation et neurosciences s’adressant à des médecins, psychologues ou chercheurs. Sa principale indication : les traitements antistress et la dépression (lire Sciences et Avenir n° 797, juillet 2013). ’C’est un nouvel outil qui diminue de 30 % les rechutes dépressives’, assure le professeur de psychiatrie Gilles Bertschy du CHU de Strasbourg. Après un épisode dépressif, les médecins proposent donc aux patients un programme de méditation de pleine conscience en huit semaines, validé par des essais cliniques, pour enrayer le phénomène. Au final, Gilles Bertschy n’est pas surpris de l’engouement pour ces techniques. ’Nous sommes nombreux à avoir le sentiment d’être submergés par l’information. Le cerveau est suractivé, multitâche, distrait. C’est pourquoi on cherche de plus en plus de moyens de prendre de la distance, de faire une pause.’ En toute conscience.
À écouter aussi : {{}}
Sixième Science On connaît enfin les effets du cannabis sur le cerveau - (Rediffusion)
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DeepTechs ’L’intelligence artificielle ne connait ni la vie, ni la mort, ni l’amour’
COMA. Établir le bon diagnostic
Quarante et un pour cent des diagnostics sur l’état de conscience des patients dans le coma seraient … erronés, selon une étude du « Coma Science Group « de Liège (Belgique) publiée en 2009. Après une lésion cérébrale, il existe en effet plusieurs états de conscience altérée, aux pronostics différents.
Un coma (yeux fermés, inconscient) peut durer de quelques heures à des semaines. Ensuite, soit le patient peut se réveiller et récupérer, soit il peut décéder. Mais aussi, il peut ouvrir les yeux et demeurer inconscient de lui-même et de son environnement, dans un état dit végétatif/éveil non répondant. Dès lors, s’il ne montre pas de signe de conscience entre 3 mois (après un arrêt cardiaque) et 12 mois (après un traumatisme), ses chances de récupération fonctionnelle sont très réduites.
D’autres peuvent évoluer différemment. Sans pouvoir communiquer ils montrent des signes de conscience fluctuants mais reproductibles, dans un état dit de ’conscience minimale’ pouvant évoluer plus ou moins favorablement. Enfin des patients sortent du coma mais entièrement paralysés, atteints du locked-in syndrome ou syndrome d’enfermement, causé par une lésion du tronc cérébral. Établir le bon diagnostic est donc déterminant pour tenter d’anticiper le devenir du patient et proposer les bons traitements. L’équipe de Liège préconise ainsi l’utilisation de la Coma recovery scale revised une échelle d’évaluation en 25 étapes, plus sensible et fiable que l’examen clinique habituel.
Livres :
- Un si brillant cerveau, les états limites de conscience, Steven Laureys, Odile Jacob, 2015.
- Ces EMI qui soignent, Éric Dudoit et Elianne Lheureux, S17editions, 2013.
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Contact : https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/le-cerveau-dans-tous-ses-etats_107838
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Bonjour, je cherche à savoir si des études ont été menées ou sont en cours sur la propagation des ondes émises par notre cerveau au-delà de la boîte crânienne.
Réponse{{}}
Bonjour,
Votre question nous a été transmise par Eurêkoi en raison de sa thématique santé. Vous voulez savoir s’il existe des études scientifiques sur la propagation des ondes cérébrales en dehors du crâne. Lors de nos recherches, nous n’avons pas trouvé d’études à ce sujet. Voici les informations que nous avons trouvées au sujet du cerveau et de ses capacités.
L’Institut du cerveau vous propose un panorama général : Comprendre le cerveau, son développement, son fonctionnement, sa plasticité et ses pathologies. Juillet 2020
https://institutducerveau-icm.org/fr/actualite/comprendre-le-cerveau-et-son-fonctionnement/
Un article de Sciences et avenir, Le cerveau dans tous ses états, daté de 2016, vous rappelle les différentes fréquences des ondes du cerveau et les fonctions internes qu’elles activent :
Les différentes ondes du cerveau{{}}
Lorsqu’il est en veille active, notre cerveau émet surtout des ondes rapides, dites bêta (de 12 à 30 Hz), avec l’apparition d’ondes gamma spécifiques (vers 40 Hz) lors d’une activité intellectuelle et mentale (intense). Alors qu’en relaxation légère ou éveil calme (assis dans son canapé yeux fermés par exemple), ce sont des ondes alpha (de 8 à 12.Hz) qui dominent. Les ondes thêta (4 à 8 Hz) correspondent, elles, à la relaxation profonde, la méditation et à un certain type de sommeil (paradoxal). Enfin, en sommeil profond, les ondes majoritaires sont de type delta (de 0,5 à 4 Hz). ’Au cours d’une journée, nous ne faisons que passer d’un état de conscience à l’autre’, explique Marie-Élisabeth Faymonville, chef du service d’algologie- soins palliatifs du CHU de Liège, hypnothérapeute mondialement reconnue.
Les différents états modifiés de conscience
Ce large éventail d’états de conscience, modulés par les ondes cérébrales, peut modifier les perceptions. Parfois, le changement est involontaire et brutal. Ainsi, en cas de danger mortel ou de situation émotionnelle extrême, nous pouvons basculer dans un état dit d’expérience de mort imminente (EMI) dont on commence à percer les secrets. Ou se mettre en hypnose spontanée. ’Les gens peuvent avoir l’impression de sortir de leur corps, de ne plus sentir de douleur, d’être dissociés’, rapporte Marie-Élisabeth Faymonville. Mais ce ’débrayage’ cérébral peut aussi être volontairement provoqué. Les chamans ou les moines bouddhistes, entre autres, ont appris à moduler leurs ondes cérébrales par la transe, l’état extatique ou la méditation profonde.
En Occident, d’autres méthodes telles que la relaxation, la sophrologie, l’hypnose, la méditation de pleine conscience ou le yoga nidra font recette. Point commun : toutes sont une dissociation entre l’esprit, le corps et l’environnement, où l’individu perd plus ou moins la notion de soi de l’espace et de temps. Mais toutes n’ont pas la même intensité de dissociation. D’où le classement que le professeur Faymonville a établi, de la simple relaxation à l’état extatique ’où l’individu a la sensation d’être en fusion avec l’Univers […] »
Source : https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/le-cerveau-dans-tous-ses-etats_107838
Un article de cette revue datée de 2015, CERVEAU. Ces ondes qui en disent long sur votre santé, rappelle en effet, que la boîte crânienne laisse difficilement passer les ondes, en témoigne la difficulté des méthodes d’investigation à cette date :
Ondes. S’inspirant de la sismologie, une équipe mixte de l’Inserm et de l’université de Lyon a mis au point une méthode non invasive de détection des pathologies cérébrales. Celle-ci repose sur l’étude des ondes se déplaçant dans l’encéphale. Une technique du nom d’élastographie déjà utilisée sur le foieou la thyroïdeet qui a fait ses preuves.
Mais si les ultrasons ou la résonance magnétique conviennent à ce type d’analyses, il n’en est pas de même pour le cerveau. La boîte crânienne offre en effet une résistance au passage des ondes. Les chercheurs, dirigés par Ali Zorgania, ont donc dû faire preuve d’ingéniosité pour décrypter les vibrations de notre matière grise. Sur le fond, le principe est le même que pour les autres parties du corps : des ondes sont émises vers un organe et le traversent. Selon l’élasticité des tissus, ses propriétés sont alors modifiées.
Ainsi, une tumeur ou des zones lésées forment un amas anormalement dur, plus rapidement franchiespar l’onde que des tissus sains. Une accélération détectée par IRM et calculée grâce à un algorithme semblable à celui utilisé par les sismologues qui trahira la présence d’une anormalité dans l’organe analysé. Sur la forme cependant, les scientifiques ont dû trouver des ondes capables de passer la barrière crânienne et ont pour cela testé deux procédés. Le premier, un appareil vibrant en 12 points appliqué sur le crâne du volontaire. Le second repose quant à lui sur l’enregistrement du ’fond sonore’ naturel du cerveau : circulation sanguine, mouvements du liquide céphalo-rachidien (liquide présent entre le crâne et le cerveau, faisant office d’amortisseur de chocs)...
Pour aller plus loin sur la capacité du cerveau à utiliser des ondes à des fins « externes », une vidéo au sujet de la télékinésie, réalisée par Emma Bryce, journaliste scientifique pour TedEd (site canadien proposant des documents à destination des éducateurs et formateurs) explique :
Notre univers est contrôlé et expliqué par les lois de la physique : et une de ces lois dit que les ondes de notre cerveau ne peuvent contrôler des objets car elles ne sont ni assez fortes ni assez étendues pour influencer quoique ce soit à l’extérieur de notre crâne.
Source : https://cursus.edu/fr/14562/la-telekinesie-est-elle-possible
Concernant les capacités du cerveau et les avancées de la recherche, voici deux sites spécialisés dans lesquels vous trouverez des informations scientifiques fiables et d’actualités :
– L’Institut du Cerveau (Paris) :
https://institutducerveau-icm.org/fr/
– L’Institut des neurosciences Paris-Saclay
https://neuropsi.cnrs.fr/
Nous espérons que ces pistes vous seront utiles. Nous restons bien entendu à votre disposition pour toute recherche documentaire dans le domaine de la santé.
L’Equipe des documentalistes de Questions-santé,
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.
Service Questions-santé
http://www.cite-sciences.fr/fr/au-programme/lieux-ressources/cite-de-la-sante/
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Le Rythme cérébral d’après Wikipédia [et les ondes cérébrales]{{}}
Pour les articles homonymes, voir Rythme (homonymie).
Un rythme cérébral (appelé aussi activité neuro-électrique) désigne l’oscillation électromagnétique émise par le cerveau des êtres humains, mais également de tout être vivant. Le cortex frontal qui permet la cognition, la logique et le raisonnement est composé de neurones qui sont reliés entre eux par des synapses permettant la neurotransmission. Mesurables en volt et en hertz, ces ondes sont de très faible amplitude : de l’ordre du microvolt (chez l’être humain), elles ne suivent pas toujours une sinusoïde régulière.
L’activité neuro-électrique caractérise l’état physiologique et psychologique des êtres humains. La neurologie utilise un EEG (electro-encéphalogramme) pour mesurer cette activité et ainsi déceler d’éventuelles pathologies comme l’épilepsie, ou encore mesurer une activité nocturne. L’usage de substances psychotropes (drogues ou médicaments) permet de modifier temporairement l’activité neuro-électrique, tout comme certaines techniques telles que la méditation. Les individus ayant vécu une expérience de mort imminente ont expérimenté pendant leur mort clinique une modification de cette activité [1].
Un exemple d’oscillation neurale est celle des félins, et particulièrement celle des chats : une oscillation neurale située proche de l’hypothalamus [2] entraîne la contraction du larynx et provoque, par voie de conséquence, le ronronnement [3].
Principaux rythmes cérébraux observés chez l’être humain{{}}
L’activité neuro-électrique rythmique chez l’être humain est classée selon 5 gammes de fréquence :
- Les ondes delta : comprises entre 1 Hz et 4 Hz correspondent à un état de sommeil profond, de méditation profonde ;
- Les ondes thêta : comprises entre 4 Hz et 8 Hz caractérisent certains états de somnolence, d’hypnose ou de méditation, ainsi que la mémorisation d’informations. Le rythme thêta est présent dans la phase de sommeil paradoxal, qui s’accompagne souvent d’un rêve [4] ;
- Les ondes alpha : comprises entre 8 Hz et 12 Hz caractérisent un état de conscience apaisé, et sont principalement émises lorsque le sujet a les yeux fermés ;
- Les ondes bêta : sont comprises entre 12 Hz et généralement inférieures à 35 Hz caractérisent notre état au quotidien, lors d’une conversation, lors d’une activité mentale modérée. Le sujet peut être aussi en période d’activité intense, de concentration ou d’anxiété, et le rythme bêta est d’amplitudes faibles et de fréquences rapides, qui se divisent en bandes de fréquences Bêta 1 et Bêta 2 [5] ;
- Les ondes gamma : supérieures à 35 Hz, pouvant aller jusqu’à 80 Hz. Elles ont récemment été impliquées dans les processus de liage perceptif [6] et se caractérisent par une activité mentale intense (partie d’échecs, calculs mathématiques ou physiques complexes).
Diagrammes représentatifs :{{}}
Représentation des différentes ondes EEG sur une période d’une seconde :
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Une seconde de signal EEG.
Une seconde de signal EEG.
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Ondes Delta.
Ondes Delta.
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Ondes Thêta.
Ondes Thêta.
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Ondes Alpha.
Ondes Alpha.
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Ondes Bêta.
Ondes Bêta.
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Ondes Gamma.
Ondes Gamma.
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Ondes SMR.
Ondes SMR.
Rythmes cérébraux et stades du sommeil{{}}
Un adulte éveillé émet habituellement des ondes Alpha et Bêta. En phase d’endormissement (stade 1), l’activité alpha diminue et s’évanouit. Le sommeil léger (stade 2) est marqué par l’apparition de pics d’activité bêta et des formes d’ondes complexes (fuseaux et complexes K). Le sommeil profond (stades 3 et 4) est caractérisé par une activité cérébrale de faible fréquence (Delta). Lors du sommeil paradoxal, associé aux rêves et aux mouvements oculaires rapides, on retrouve un pic d’activité bêta.
Synchronisation neuronale{{}}
Le problème de liaison pose la question de savoir comment le cerveau réussit à rassembler les différentes caractéristiques d’un objet. Par exemple, lorsqu’on voit un chapeau rouge, la forme chapeau et la couleur rouge sont traitées par des aires différentes du cerveau, et pourtant, nous n’avons aucune difficulté à comprendre que le chapeau est rouge. Une hypothèse pour expliquer cette capacité consiste à considérer que les neurones qui traitent un même objet sont synchronisés[7],[8]. La phase commune à ces neurones lors de leur oscillation constitue donc le moyen de savoir qu’ils représentent le même objet.
L’épilepsie est une conséquence d’un emballement de cette synchronisation neuronale.
Notes et références : {{}}
- Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article intitulé « Rythme cérébral » (voir la liste des auteurs).
- (en-GB) « Life may actually flash before your eyes on death - new study », BBC News, 23 février 2022 (lire en ligne [archive], consulté le 5 janvier 2023)
- Joël Dehasse, Tout sur la psychologie du chat, Paris, Odile Jacob, 2008, 608 p. (ISBN 978-2-7381-1922-3, lire en ligne [archive])
- (en) J.E. Remmers et H. Gautier, « Neural and mechanical mechanisms of feline purring », Respiration Physiology, vol. 16, no 3, 13 juillet 1972, p. 351-361
- P. Etevenon, S. Guillou. EEG cartography of a night of sleep and dreams. Neuropsychobiology, 16, 2 & 3, 146 - 151, 1986.
- Recommendations for EEG and Evoked Potential Mapping. The Committee : W.M. Herrmann (Chairman), K. Abt, R. Coppola, P. Etevenon, G. Ferber, M. Fink, A.S. Gevins, H. Hinrichs, T.M. Itil, E.R. John, St. Kubicki, H. Künkel, J. Kugler, D. Lehmann, H. Petsche, P. Rappelsberger, J. Röhmel, M. Saito, B. Saletu, W. Scheuler. Corresponding Members : K. Maurer, M. Nuwer. April 5, 1990 ; Appeared in : Neuropsychobiology 1989 ; 22 : 170-176.
- (en) Tallon-Baudry C et Bertrand O., « Oscillatory gamma activity in humans and its role in object representation », Trends Cogn Sci, vol. 4, no 3, 1999 apr, p. 151-162 (ISSN 1364-6613)
- Le cerveau à tous les niveaux [archive]
- Étude temps-fréquence des oscillations neuronales et de leur rôle dans les fonctions cognitives [archive]
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Rythme_c%C3%A9r%C3%A9bral
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Synchronisation des ondes cérébrales
Cet article est une ébauche concernant la médecine. Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
Phénomène neurologique{{}}
La synchronisation des ondes cérébrales est le phénomène observé lorsqu’un stimulus (auditif ou visuel) augmente la puissance d’un rythme cérébral souhaité.
La synchronisation par stimulation auditive a été démontrée par de nombreuses études scientifiques [1]. En 2018, une étude parue dans Biomedical Signal Processing and Control a démontré par électroencéphalogramme que la puissance relative du rythme thêta dans les lobes temporal gauche et pariétal gauche augmente à partir de 6 minutes de stimulation par battement binaural[2]. Prolonger la stimulation résulte en une synchronisation plus importante. Celle-ci commence à diminuer après 15 minutes d’écoute [3]. Une étude des universités de Stanford, Montréal et Toronto a également observé que la synchronisation par battement acoustic/binaural est plus importante dans les bandes de fréquences inférieures à 10Hz (alpha, thêta et delta) et supérieures à 30Hz (gamma) [4].
Réduction de l’anxiété{{}}
La stimulation auditive des rythmes alpha, thêta et delta résulte en une réduction significative de l’anxiété[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11]. Elle permet d’apaiser l’anxiété au quotidien et en situation pré-chirurgicale. Cet effet a été observé via des questionnaires psychologiques, ainsi que par des indicateurs psychophysiologiques tels que la variabilité cardiaque et l’activation du système nerveux parasympathique.
Autres effets{{}}
Certaines études ont démontré d’autres effets de la synchronisation cérébrale :
- diminution de la fatigue mentale[12].
- amélioration des performances cognitives[13],[14],[15].
- diminution de la perception de la douleur chronique[16].
Mythes{{}}
Certains créateurs de ‘streams audio’ revendiquent des effets mystiques tels que l’induction de rêves lucides et la projection astrale. Ces effets n’ont été démontrés par aucune étude. L’apanage mystique de la synchronisation des ondes cérébrale est possiblement dû à son effet relaxant. En effet l’induction du rythme thêta réplique l’activité cérébrale observée lors de la méditation bouddhiste traditionnelle, ce qui l’a rendue populaire auprès du public ‘new age’ avant que ces effets ne soient vérifiés de manière rigoureuse.
Références :{{}}
- « Science [archive] » (consulté le 22 avril 2019)
- « Cumulative effects of theta binaural beats on brain power and functional connectivity [archive] », sur www.sciencedirect.com (consulté le 22 avril 2019)
- (en) Yodchanan Wongsawat et Nantawachara Jirakittayakorn, « Brain Responses to a 6-Hz Binaural Beat : Effects on General Theta Rhythm and Frontal Midline Theta Activity », Frontiers in Neuroscience, vol. 11, 2017 (ISSN 1662-453X, DOI 10.3389/fnins.2017.00365, lire en ligne [archive], consulté le 22 avril 2019)
- Bernhard Ross, Takahiro Miyazaki, Jessica Thompson et Shahab Jamali, « Human cortical responses to slow and fast binaural beats reveal multiple mechanisms of binaural hearing », Journal of Neurophysiology, vol. 112, no 8, 9 juillet 2014, p. 1871–1884 (ISSN 0022-3077, DOI 10.1152/jn.00224.2014, lire en ligne [archive], consulté le 22 avril 2019)
- (en) « Effects of Newly-Developed Superimposed Binaural Beat on Anxiety in University Students in Thailand : A Randomised Controlled Trial [archive] », sur researchgate.net, Chiang Mai University Journal of Natural Sciences
- (en) D. Menziletoglu, A. Kilinç, B. Büyükerkmen et A. Esen, « Effectiveness of binaural beats in reducing preoperative dental anxiety », British Journal of Oral and Maxillofacial Surgery, vol. 55, no 6, 1er juillet 2017, p. 571–574 (ISSN 0266-4356 et 1532-1940, PMID 28325532, DOI 10.1016/j.bjoms.2017.02.014, lire en ligne [archive], consulté le 22 avril 2019)
- (en) Juergen Fell, Nikolai Axmacher, Christian Hoppe et Elke C. Wilpert, « The Impact of Monaural Beat Stimulation on Anxiety and Cognition », Frontiers in Human Neuroscience, vol. 11, 2017 (ISSN 1662-5161, DOI 10.3389/fnhum.2017.00251, lire en ligne [archive], consulté le 22 avril 2019)
- (en) MeLisa A. Gantt, Stephanie Dadds, Debra S. Burns et Dale Glaser, « The Effect of Binaural Beat Technology on the Cardiovascular Stress Response in Military Service Members With Postdeployment Stress », Journal of Nursing Scholarship, vol. 49, no 4, 2017, p. 411–420 (ISSN 1547-5069, DOI 10.1111/jnu.12304, lire en ligne [archive], consulté le 22 avril 2019)
- R. P. Le Scouarnec, R. M. Poirier, J. E. Owens et J. Gauthier, « Use of binaural beat tapes for treatment of anxiety : a pilot study of tape preference and outcomes », Alternative Therapies in Health and Medicine, vol. 7, no 1, janvier 2001, p. 58–63 (ISSN 1078-6791, PMID 11191043, lire en ligne [archive], consulté le 22 avril 2019)
- (en) R. Padmanabhan, A. J. Hildreth et D. Laws, « A prospective, randomised, controlled study examining binaural beat audio and pre-operative anxiety in patients undergoing general anaesthesia for day case surgery* », Anaesthesia, vol. 60, no 9, 2005, p. 874–877 (ISSN 1365-2044, DOI 10.1111/j.1365-2044.2005.04287.x, lire en ligne [archive], consulté le 22 avril 2019)
- (en) « Investigate the effect of eeg for relaxation using binaural beats [archive] »
- « The effects on mental fatigue and the cognitive function of mechanical massage and binaural beats (brain massage) provided by massage chairs [archive] », sur www.sciencedirect.com (consulté le 22 avril 2019)
- « Brain responses to 40-Hz binaural beat and effects on emotion and memory [archive] », sur www.sciencedirect.com (consulté le 22 avril 2019)
- « The Effect of Binaural Beats on Visuospatial Working Memory and Cortical Connectivity [archive] »
- « The effect of binaural beat-based audiovisual stimulation on brain waves and concentration [archive] »
- « Efficacy of Theta Binaural Beats for the Treatment of Chronic Pain [archive] »
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Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Synchronisation_des_ondes_c%C3%A9r%C3%A9brales
Qu’est-ce qu’un dispositif de décodage cérébral ? Une explication – Par Duong Tran - 24 novembre 2025 – Document en forme de communiqué commercial ‘emotiv.com’
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Le domaine du décodage cérébral évolue à un rythme incroyable, avec des avancées qui transforment des concepts autrefois confinés à la théorie en une réalité tangible. Les chercheurs n’identifient plus seulement des modèles cérébraux simples ; ils commencent à interpréter des pensées complexes, comme les mots que vous pensez tout haut et sans parler. Ces progrès ouvrent de nouvelles possibilités pour la communication et l’interaction homme-machine. Au cœur de cette révolution se trouve le dispositif de décodage cérébral, qui capture les données neuronales nécessaires à la traduction. Ces avancées ne sont pas seulement des exercices académiques ; elles sont appliquées pour résoudre des problèmes concrets, en particulier pour les personnes souffrant de graves déficiences de communication.
Points clés ! {{}}
- Les décodeurs transforment l’activité cérébrale en communication : En essence, ces systèmes utilisent l’IA pour interpréter les signaux cérébraux pour des mots ou des commandes non exprimés. La principale différence réside entre les décodeurs invasifs qui nécessitent une intervention chirurgicale et ceux non invasifs comme l’EEG, qui rendent les interfaces cerveau-ordinateur plus accessibles pour la recherche et le développement.
- La technologie est prometteuse, mais pas parfaite : Bien que les décodeurs puissent désormais saisir le sens général des pensées d’une personne, ils nécessitent encore un entraînement approfondi et ne sont pas à 100 % précis. Le domaine travaille activement à rendre ces systèmes plus fiables et conviviaux tout en abordant d’importantes questions éthiques concernant la confidentialité mentale.
- L’accessibilité est le prochain objectif majeur : L’avenir du décodage cérébral réside dans le passage au-delà des équipements volumineux et basés en laboratoire. L’accent est mis sur l’adaptation de cette technologie puissante pour fonctionner avec des systèmes portables et non invasifs comme les casques EEG, en faisant un outil pratique pour la communication assistée et la recherche dans le monde réel.
Qu’est-ce qu’un décodeur cérébral ?{{}}
Un décodeur cérébral est un système qui traduit l’activité cérébrale en un format utilisable, comme du texte, de la parole ou une commande pour un ordinateur. Pensez à cela comme à un pont entre les signaux électriques de votre cerveau et le monde extérieur. L’objectif principal de cette technologie est de donner une voix à ceux qui ont perdu la capacité de parler en raison d’une blessure ou d’une maladie. C’est un domaine qui combine neuroscience, ingénierie et informatique pour interpréter les motifs complexes de notre activité neuronale. Bien que l’idée puisse sembler relever de la science-fiction, les chercheurs réalisent des progrès incroyables dans le développement de systèmes capables de comprendre ce qui se passe à l’intérieur du cerveau.
Comment fonctionnent les décodeurs cérébraux ?{{}}
Au cœur d’un décodeur cérébral, le fonctionnement repose sur quelques étapes clés. Tout d’abord, il mesure l’activité cérébrale à l’aide d’un capteur, tel qu’un casque EEG ou un scanner IRM fonctionnelle. Ces dispositifs détectent les signaux électriques ou métaboliques que vos cellules cérébrales produisent lorsqu’elles communiquent. Ensuite, le système analyse ces signaux pour trouver des motifs spécifiques associés à certaines pensées, mots ou intentions. Par exemple, le motif pour penser au mot ’bonjour’ sera différent de celui pour penser ’au revoir’. La dernière étape est la traduction, où le système convertit le motif cérébral identifié en sa sortie correspondante, comme afficher le mot ’bonjour’ sur un écran. Ce processus permet la communication sans aucun mouvement physique.
Le rôle de l’IA dans le décodage cérébral{{}}
L’intelligence artificielle, en particulier l’apprentissage automatique, est le moteur qui alimente les décodeurs cérébraux modernes. Un algorithme d’IA est entraîné sur d’immenses quantités de données cérébrales pour apprendre les motifs uniques associés à différents états mentaux ou mots. Plus il traite de données, mieux il devient pour faire des prédictions précises. C’est ce qui permet à un décodeur d’aller au-delà des commandes simples et de commencer à interpréter les nuances du langage. Les chercheurs ont utilisé l’IA pour créer des systèmes capables de prédire ce qu’une personne regarde ou écoute avec des détails impressionnants. Cette technologie est cruciale pour aider les scientifiques à comprendre comment nos cerveaux traitent le monde et forment des pensées avant même que nous parlions.
Quels signaux cérébraux pouvons-nous décoder ?{{}}
Les scientifiques explorent divers types de signaux cérébraux à décoder, mais l’un des domaines les plus passionnants est celui de la ’parole intérieure’. C’est la voix dans votre tête que vous entendez lorsque vous pensez ou lisez, sans bouger la bouche. Les chercheurs ont découvert que l’activité cérébrale produite pendant la parole intérieure est très similaire aux motifs créés lorsque vous essayez de parler à voix haute. Cette avancée est significative car cela signifie qu’une interface cerveau-ordinateur n’a pas besoin que vous tentiez une parole physique pour fonctionner. En se concentrant sur ces motifs de pensée internes, les décodeurs peuvent plonger directement dans le langage imaginé, ouvrant de nouvelles possibilités de communication.
Quels types de décodeurs cérébraux existent ?{{}}
Les décodeurs cérébraux ne sont pas une technologie universelle. Ils existent sous plusieurs formes, chacune ayant sa propre façon d’écouter l’activité du cerveau. La plus grande distinction est entre les méthodes invasives et non invasives. Les décodeurs invasifs requièrent une chirurgie pour placer des capteurs directement dans le cerveau, tandis que les non invasifs fonctionnent de l’extérieur de la tête. Cette seule différence façonne ce que la technologie peut faire, qui peut l’utiliser et où elle peut être utilisée.
Au-delà de cela, différentes technologies comme l’électroencéphalographie (EEG) et l’IRM fonctionnelle (fMRI) offrent des fenêtres uniques sur le fonctionnement du cerveau. L’EEG mesure les signaux électriques du cerveau, ce qui est idéal pour capturer l’activité en temps réel. D’autre part, l’IRM fonctionnelle suit le flux sanguin pour voir quelles parties du cerveau sont actives. Chaque approche a ses forces et est adaptée à différents objectifs, allant des applications cliniques qui aident les gens à communiquer à la recherche académique qui explore les fondements de la pensée humaine. Comprendre ces types est la première étape pour voir où cette incroyable technologie se dirige.
Invasif vs. Non-Invasif : Quelle est la différence ?{{}}
La distinction entre décodeurs cérébraux invasifs et non invasifs est claire : l’un nécessite une chirurgie et l’autre ne le nécessite pas. Les dispositifs invasifs, tels que les réseaux d’électrodes, sont implantés chirurgicalement directement dans le cortex cérébral. Cette proximité avec les neurones leur permet de capter des signaux très précis et de haute qualité. En raison des risques impliqués, cette approche est généralement réservée à la recherche clinique et aux applications médicales, telles que l’aide aux personnes souffrant de paralysie sévère à retrouver leur capacité à communiquer ou à contrôler des membres prothétiques.
Les méthodes non invasives, en revanche, mesurent l’activité cérébrale de l’extérieur du crâne. Des technologies comme l’EEG et l’IRM fonctionnelle entrent dans cette catégorie. Elles sont beaucoup plus sûres et accessibles, ce qui les rend adaptées à un éventail plus large d’utilisations, allant des études de neuromarketing à des outils de bien-être cognitif personnel. L’inconvénient est que les signaux doivent traverser le crâne, ce qui peut les rendre moins précis que les enregistrements invasifs.
Décodage avec la technologie EEG{{}}
L’électroencéphalographie, ou EEG, est une pierre angulaire du décodage cérébral non invasif. Elle fonctionne en utilisant de petits capteurs placés sur le cuir chevelu pour mesurer les petites tensions électriques générées par les cellules cérébrales. Pensez-y comme écouter le bourdonnement de l’activité électrique que votre cerveau produit lorsque vous pensez, ressentez et percevez le monde. Parce que l’EEG capte ces signaux en millisecondes, il fournit un aperçu en temps réel des processus cérébraux au fur et à mesure qu’ils se produisent.
Cette rapidité fait de l’EEG une technologie idéale pour construire une interface cerveau-ordinateur, où les pensées peuvent être traduites en commandes presque instantanément. Un objectif principal de cette technologie est d’aider les personnes qui ont perdu la capacité de parler. En décodant les signaux cérébraux associés à la parole intérieure, les chercheurs travaillent à créer des systèmes qui peuvent redonner une voix à ceux qui souffrent de paralysie.
Un aperçu de l’IRM fonctionnelle et d’autres méthodes d’imagerie cérébrale{{}}
Bien que l’EEG excelle en termes de temps, l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) est un maître concernant la localisation. Au lieu de mesurer des signaux électriques, l’IRMf détecte les changements dans le flux sanguin à l’intérieur du cerveau. Lorsqu’une zone cérébrale devient plus active, elle nécessite plus d’oxygène, et les machines IRMf peuvent localiser ces points d’activité avec une précision spatiale incroyable. Cela permet aux chercheurs de voir exactement quelles structures cérébrales sont impliquées dans une tâche particulière.
Cette méthode a été utilisée pour créer des décodeurs capables de reconstruire ce qu’une personne entend, imagine ou même voit dans un film silencieux. La principale limite de l’IRM fonctionnelle est que l’équipement est massif, coûteux, et exige que la personne reste parfaitement immobile à l’intérieur d’un grand scanner. Cela limite son utilisation à des environnements de laboratoire ou hospitaliers contrôlés, rendant son application au quotidien peu pratique.
Systèmes portables vs. basés en laboratoire{{}}
L’environnement dans lequel un décodeur cérébral peut être utilisé est tout aussi important que la technologie elle-même. Les systèmes basés en laboratoire, comme les scanners IRMf, offrent une puissance et une précision immenses, mais sont attachés à un emplacement spécifique. Ils sont essentiels pour la recherche fondamentale, mais ne peuvent pas capturer l’activité cérébrale au cours de la vie quotidienne. C’est là que les systèmes portables entrent en jeu, changeant fondamentalement notre façon d’étudier et d’interagir avec le cerveau.
Les dispositifs EEG portables, tels que notre casque Epoc X, permettent la collecte de données partout - à la maison, au bureau ou dans le monde entier. Cette flexibilité ouvre la porte à des études et à des applications dans le monde réel qui étaient autrefois impossibles. Bien que les décodeurs les plus avancés d’aujourd’hui reposent souvent sur des équipements en laboratoire, l’avenir du domaine se dirige vers des solutions plus portables et accessibles qui peuvent s’intégrer parfaitement dans nos vies quotidiennes.
Quelles sont les dernières avancées dans le décodage cérébral ?{{}}
Le domaine du décodage cérébral évolue à un rythme incroyable, avec de nouvelles découvertes qui semblent tout droit sorties de la science-fiction. Ce qui était autrefois un concept théorique devient maintenant une réalité tangible, grâce à d’importantes avancées en neuroscience, en traitement du signal et en intelligence artificielle. Les chercheurs n’identifient plus seulement des motifs cérébraux simples ; ils commencent à interpréter des processus cognitifs complexes tels que la parole intérieure et des scénarios imaginés. Ce progrès ouvre de nouvelles possibilités pour la communication, l’expression artistique et l’interaction homme-machine.
Ces avancées ne se produisent pas dans le vide. Elles résultent de meilleurs matériels pour capturer des données cérébrales et d’algorithmes plus sophistiqués pour les comprendre. À mesure que nos outils s’améliorent, notre compréhension du langage cérébral s’affine. La partie la plus excitante est de voir comment ces développements sont appliqués pour résoudre des problèmes concrets, notamment pour les personnes ayant de graves difficultés de communication. L’accent est mis sur ce qui est possible dans un laboratoire plutôt que sur ce qui est pratique et utile dans la vie quotidienne, ouvrant la voie à des technologies qui pourraient changer profondément notre manière de nous connecter les uns aux autres et au monde qui nous entoure.
Décodage de la parole et de la pensée en temps réel{{}}
Une des avancées les plus significatives récentes est la capacité à décoder la ’parole intérieure’ - les mots que vous vous pensez sans les prononcer à voix haute. Les scientifiques ont développé des interfaces cerveau-ordinateur capables d’interpréter les signaux neuronaux associés à ces pensées silencieuses. Une étude révolutionnaire a montré qu’un système pouvait lire les signaux cérébraux du cortex moteur, la partie du cerveau qui contrôle le mouvement, pour comprendre ce qu’une personne avait l’intention de dire. C’est un énorme pas en avant, offrant une manière plus intuitive et naturelle pour les personnes ne pouvant pas parler de communiquer directement leurs pensées. C’est un passage d’interactions basées sur des commandes simples à une forme de communication plus fluide et conversationnelle.
Amélioration de la précision avec un meilleur traitement des signaux{{}}
Détecter l’activité cérébrale est une chose, mais la traduire avec précision en est une autre. Les derniers décodeurs deviennent remarquablement précis, grâce à l’amélioration du traitement des signaux et des modèles d’apprentissage automatique. Les chercheurs ont créé des systèmes capables non seulement de reproduire des mots et des phrases spécifiques qu’une personne entend ou imagine, mais aussi de saisir le sens général du contenu. Par exemple, un décodeur cérébral a été capable de déterminer quelle histoire une personne imaginait parmi un ensemble d’options. Cela démontre un niveau de compréhension plus profond, allant au-delà de la traduction littérale pour comprendre le contexte et la sémantique, ce qui est crucial pour une communication significative.
Rendre les décodeurs cérébraux plus accessibles{{}}
Bien que de nombreuses percées très médiatisées reposent encore sur de gros équipements de laboratoire coûteux comme les machines IRMf, il y a une forte volonté de rendre cette technologie plus portable et accessible. L’objectif est de faire sortir le décodage cérébral du laboratoire et de le transférer dans des environnements réels où il peut avoir un impact. C’est là que les technologies non invasives comme l’EEG entrent en jeu. En développant des systèmes qui fonctionnent avec des casques portables, nous pouvons réduire le coût et la complexité de la recherche cérébrale. Ce changement est crucial pour développer la recherche académique et l’éducation, permettant à plus d’innovateurs et de développeurs d’expérimenter et de s’appuyer sur ces avancées incroyables.
Connecter les décodeurs avec les interfaces cerveau-ordinateur{{}}
L’objectif ultime du décodage cérébral est de créer un lien fluide entre le cerveau humain et les appareils externes. Ces avancées transforment ce qui est possible avec la technologie d’interface cerveau-ordinateur (BCI), notamment pour la communication assistée. Nous assistons désormais à des applications concrètes où les systèmes BCI, alimentés par des décodeurs sophistiqués, redonnent une voix à des individus souffrant de paralysie. En traduisant les signaux cérébraux en parole à travers un avatar numérique, cette technologie offre un moyen plus rapide et plus naturel pour les gens de communiquer avec leurs proches. C’est un exemple puissant de la manière dont le décodage cérébral n’est pas qu’un exercice académique, mais un outil qui peut changer la vie, en restaurant la connexion et l’indépendance.
Quels sont les défis actuels des décodeurs cérébraux ?{{}}
La technologie de décodage cérébral progresse à un rythme incroyable, mais, comme tout domaine novateur, elle doit faire face à son lot de défis. Passer d’une percée de recherche à un outil pratique et quotidien consiste à surmonter plusieurs obstacles. Ceux-ci vont du temps nécessaire pour entraîner les systèmes et l’utilisateur, à des questions éthiques importantes concernant la confidentialité. Il y a également des considérations pratiques, comme rendre la technologie abordable et accessible en dehors d’un laboratoire, et améliorer continuellement sa précision. Passons en revue les principaux défis que les chercheurs et les développeurs s’efforcent de résoudre actuellement.
La courbe d’apprentissage : formation et configuration{{}}
Un des plus grands obstacles pour tout décodeur cérébral est le processus de formation. Ce n’est pas tout à fait « plug-and-play ». À la fois la personne utilisant le dispositif et le modèle d’IA effectuant le décodage ont besoin de temps pour s’accorder. Pour l’utilisateur, cela signifie apprendre à générer des motifs cérébraux cohérents que le système peut reconnaître. Pour l’IA, cela implique une période de formation significative pour apprendre ce que ces signaux cérébraux spécifiques signifient. Certains des systèmes les plus avancés nécessitent même une chirurgie invasive, mais même les méthodes non invasives exigent un véritable engagement en matière de formation avant de pouvoir fonctionner efficacement.
Aborder les questions de confidentialité et d’éthique{{}}
À mesure que cette technologie devient de plus en plus performante, elle soulève d’importantes questions éthiques, la confidentialité mentale étant en tête de liste. C’est une préoccupation légitime : un décodeur pourrait-il accidentellement accéder à des pensées privées que vous n’avez pas l’intention de partager ? Les chercheurs prennent cela très au sérieux et intègrent activement des protections pour éviter cela. L’objectif d’une interface cerveau-ordinateur est de traduire des commandes ou des communications intentionnelles, et non de créer un flux de conscience ouvert. Établir des directives éthiques claires et des protections techniques est une étape cruciale pour bâtir la confiance du public et garantir le développement responsable des décodeurs cérébraux.
Surmonter les obstacles liés aux coûts et à l’accessibilité{{}}
Beaucoup des expériences de décodage cérébral les plus puissantes dont vous lisez parlent sont basées sur d’énormes machines coûteuses comme les scanners IRMf. Bien qu’incroyables pour la recherche, ces systèmes sont confinés aux laboratoires et hôpitaux, ce qui les rend totalement impraticables pour une utilisation généralisée. L’avenir des décodeurs cérébraux dépend de leur capacité à devenir portables et abordables. La bonne nouvelle, c’est que le domaine progresse dans cette direction. Les chercheurs explorent comment adapter leurs découvertes pour fonctionner avec des technologies plus accessibles, comme les casques EEG, qui peuvent amener la puissance du décodage cérébral hors du laboratoire et vers des environnements réels pour la recherche académique et un usage personnel.
Travailler à travers les limites techniques et de précision{{}}
Il est important d’avoir des attentes réalistes quant à ce que les décodeurs cérébraux d’aujourd’hui peuvent faire. La technologie est encore en évolution, et elle ne crée pas un transcript parfait et mot à mot de vos pensées. Au lieu de cela, les systèmes actuels sont meilleurs pour capturer l’essence ou l’idée principale de ce qu’une personne pense ou entend. Bien que certains systèmes aient obtenu des résultats impressionnants avec des vocabulaires limités, les taux d’erreur montrent qu’il reste encore du travail à faire pour atteindre le niveau de communication fluide que l’on voit dans la science-fiction. L’amélioration de la qualité des signaux et le perfectionnement des algorithmes d’IA sont des domaines clés pour rendre ces décodeurs plus précis et fiables.
Quel est l’avenir de la technologie des décodeurs cérébraux ?{{}}
Le domaine du décodage cérébral progresse à un rythme incroyable, passant de concepts théoriques à des applications pratiques. Bien que nous soyons encore à un stade précoce, l’avenir semble prometteur, avec un accent fort sur la façon de rendre cette technologie plus accessible, éthique et intégrée de manière transparente dans la vie quotidienne. Les prochaines étapes ne consistent pas seulement à peaufiner les algorithmes ; elles consistent à construire un cadre responsable pour une nouvelle génération de neurotechnologie. Les chercheurs et les développeurs travaillent à créer des systèmes qui ne sont pas seulement puissants, mais aussi portables, privés et utiles. Cette approche tournée vers l’avenir pave la voie à des innovations qui pourraient modifier la communication, la recherche et l’interaction homme-machine.
La prochaine vague de technologie non invasive{{}}
Un objectif majeur pour l’avenir est de développer des décodeurs puissants qui ne nécessitent pas de chirurgie. Les découvertes récentes se sont appuyées sur des méthodes non invasives comme l’IRMf (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle) pour traduire l’activité cérébrale en langage continu. Bien que les machines IRMf soient grandes et coûteuses, cette recherche sert de preuve de concept vitale. L’objectif ultime est d’adapter ces techniques à des systèmes plus petits et portables. Les chercheurs explorent déjà comment cela pourrait fonctionner avec des technologies comme la fNIRS (spectroscopie fonctionnelle par proche infra-rouge), amenant des capacités de décodage puissantes hors des laboratoires. Cette tendance s’inscrit dans la mission plus large de rendre les données cérébrales plus accessibles pour la recherche académique et l’éducation grâce à des casques EEG portables.
Bâtir une meilleure confidentialité et sécurité{{}}
À mesure que la technologie de décodage cérébral devient plus performante, les conversations autour de la confidentialité et de l’éthique prennent une importance accrue. Les chercheurs ne sont pas seulement conscients de ces préoccupations ; ils intègrent activement des protections dans la technologie elle-même. Un principe fondamental est d’assurer qu’un décodeur ne peut être utilisé qu’avec la coopération et le consentement complets de l’individu. Des études ont montré que la technologie ne fonctionne pas sur quelqu’un qui ne participe pas activement, et les scientifiques continuent de mettre en place des protections pour prévenir tout usage abusif potentiel. Établir un solide cadre éthique est crucial pour bâtir la confiance du public et garantir que ces outils puissants sont utilisés à bon escient.
Trouver de nouvelles applications au-delà de la communication{{}}
Alors que la restauration de la communication pour les personnes ayant perdu la capacité de parler est un moteur principal de la recherche sur les décodeurs cérébraux, les applications potentielles s’étendent bien au-delà. Cette technologie offre une fenêtre sans précédent sur la façon dont le cerveau traite l’information, comprend le langage et même forme des pensées abstraites. Pour les scientifiques, cela ouvre de nouvelles avenues pour étudier les mécanismes fondamentaux de la cognition. Au-delà du laboratoire, ces outils sont fondamentaux pour créer des interfaces cerveau-ordinateur plus intuitives et réactives. Imaginez contrôler un membre prothétique ou interagir avec un environnement intelligent d’une manière fluide qui semble entièrement naturelle.
Intégrer les décodeurs cérébraux dans la vie quotidienne{{}}
La dernière frontière pour les décodeurs cérébraux est leur intégration dans nos routines quotidiennes. Pour que cela se produise, la technologie doit devenir non seulement non invasive, mais également confortable, conviviale et abordable. Nous commençons déjà à le voir avec le développement de casques EEG plus épurés qui peuvent être portés pendant de longues périodes. L’objectif est de créer des systèmes qui offrent un moyen plus rapide et plus naturel pour les personnes paralysées de communiquer avec leurs proches et leurs soignants. En fournissant du matériel et des logiciels accessibles, la communauté des développeurs peut expérimenter et construire la prochaine génération d’applications qui apporteront les bienfaits du décodage cérébral à un plus grand nombre de personnes.
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Questions Fréquemment Posées{{}}
Un décodeur cérébral est-il la même chose qu’un dispositif de lecture de pensée ? Pas du tout. Un décodeur cérébral est conçu pour traduire des pensées spécifiques et intentionnelles, - comme les mots que vous voulez dire - en une commande ou un texte. Il nécessite votre coopération active et votre concentration pour fonctionner. Le système est formé pour reconnaître les motifs cérébraux que vous générez délibérément, et non pour interpréter passivement votre monologue intérieur. Pensez à cela comme à un outil que vous apprenez à contrôler, plutôt qu’un appareil qui a un accès ouvert à votre esprit.
Quelle est la différence pratique entre utiliser un casque EEG et un scanner IRMf pour le décodage ? La principale différence est la nature de ce qu’ils mesurent et l’endroit où vous pouvez les utiliser. Un scanner IRMf est une machine massive située dans un laboratoire qui cartographie l’activité cérébrale en suivant le flux sanguin, offrant une image très précise de où l’activité se produit. Un casque EEG, en revanche, est portable et mesure les signaux électriques du cerveau en temps réel, ce qui est excellent pour saisir quand l’activité se produit. Cela rend la technologie EEG beaucoup plus adaptée pour créer des applications accessibles dans le monde réel.
Combien de formation est nécessaire pour utiliser un décodeur cérébral ? Il est certain qu’il y a une courbe d’apprentissage impliquée. C’est un processus qui nécessite du temps et de la pratique tanto du côté de l’utilisateur que du système. Vous devez apprendre à produire des signaux cérébraux cohérents, et le modèle d’IA doit être formé sur vos motifs uniques pour comprendre ce qu’ils signifient. Il s’agit d’un effort collaboratif qui nécessite une période de configuration et d’étalonnage dédiée avant d’obtenir des résultats fiables.
Quelle est l’utilisation réelle primaire des décodeurs cérébraux aujourd’hui ? Actuellement, l’application la plus significative et la plus transformative est dans la communication assistée. Les chercheurs se concentrent sur le développement de ces systèmes pour redonner une voix aux individus qui ont perdu la capacité de parler en raison de paralysie ou de conditions neurologiques. En traduisant la parole intentionnelle à partir de signaux cérébraux en texte ou en voix synthétisée, cette technologie peut aider à restaurer une forme fondamentale de connexion humaine.
Cette technologie sera-t-elle un jour disponible pour un usage quotidien en dehors d’un laboratoire ? C’est absolument l’objectif. Bien que de nombreuses expériences les plus avancées utilisent encore des équipements de laboratoire volumineux, tout le domaine s’oriente vers des solutions plus portables, non invasives et abordables. Le développement de casques EEG sophistiqués est une étape majeure dans cette direction. En rendant le matériel plus accessible, nous ouvrons la voie pour que davantage de chercheurs, de développeurs et d’innovateurs créent des applications pratiques qui pourront un jour s’intégrer dans nos vies quotidiennes.
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Source : https://www.emotiv.com/fr/blogs/news/brain-decoder-device-explained
L’IA peut-elle nous aider à décoder notre cerveau ? - Mardi 20 janvier 2026 – Enregistrement ‘France Culture’ de 6 minutes - Provenant du podcast Les Chantiers de la recherche
Les Chantiers de la recherche
Pierre Dhaese, chercheur en IRM, montre une image cérébrale prise lors d’une étude sur les ultrasons visant à contrôler l’envie de consommer des drogues (2024). ©Getty - Rosem Morton
Pierre Dhaese, chercheur en IRM, montre une image cérébrale prise lors d’une étude sur les ultrasons visant à contrôler l’envie de consommer des drogues (2024). ©Getty -
Outre-Atlantique, Elon Musk promet depuis des années de révolutionner la connaissance du cerveau avec son entreprise Neuralink. Loin de ces annonces spectaculaires, des chercheurs dans des laboratoires explorent le potentiel des technologies pour nous aider à mieux comprendre le cerveau humain. {{}}
Avec Giulia Lioi, maîtresse de conférence à l’école d’ingénieurs IMT atlantique et chercheuse au laboratoire Lab STICC au sein de l’équipe BRAIN
Giulia Lioi explique que ses recherches visent à ’mieux comprendre le fonctionnement du cerveau’ tout en développant des applications concrètes en santé. En s’appuyant sur l’intelligence artificielle et l’analyse de l’activité cérébrale, elle cherche notamment à améliorer les interfaces cerveau-machine, capables de traduire des signaux cérébraux en commandes. Ces technologies peuvent permettre à des personnes lourdement handicapées de communiquer ou d’interagir avec leur environnement. Elles ont aussi un fort potentiel clinique, par exemple en néonatologie, où ’l’analyse rapide du tracé électroencéphalographique peut permettre des décisions thérapeutiques importantes pour les nouveaux-nés’.
Au cœur de ses travaux se trouve le modèle d’intelligence artificielle REVE, conçu pour analyser des signaux d’électroencéphalographie. Ce modèle se distingue par son entraînement sur une base de données exceptionnelle, rassemblant ’plus de 25 000 sujets’ et ’60 000 heures d’enregistrement’. Cette ampleur lui permet de ’mieux décoder l’activité cérébrale’ et surtout de s’adapter à des configurations très variées d’enregistrement, allant de quelques électrodes à plusieurs centaines, ce qui élargit considérablement ses usages potentiels.
À écouter
https://www.radiofrance.fr/s3/cruiser-production-eu3/2024/09/729bf12e-25a2-47b9-a805-a36839a8f97e/120x120_sc_gettyimages-1495819409.jpgBiocomputing : l’ordi-nature La Science, CQFD 58 min
Des défis méthodologiques et des perspectives cliniques{{}}
Le modèle REVE repose sur un apprentissage auto-supervisé : ’le modèle apprend des données elles-mêmes, pas besoin d’annotation humaine’, souligne Giulia Lioi. Cet aspect est crucial dans le domaine des neurosciences, où l’annotation manuelle des données est longue et coûteuse. Le modèle apprend ainsi la structure générique du signal cérébral, en intégrant des informations spécifiques comme la position des électrodes afin de mieux interpréter l’activité du cerveau. Les principales difficultés rencontrées n’ont pas été conceptuelles, mais liées à la constitution et à la gestion d’un volume massif de données.
À plus long terme, la chercheuse insiste sur les limites actuelles de ces outils : ’Aujourd’hui, ces modèles d’IA ne sont pas assez fiables pour un déploiement en clinique’. L’enjeu est donc d’améliorer leur robustesse, notamment en intégrant d’autres modalités. Ces avancées pourraient renforcer l’usage de l’IA dans l’étude de pathologies telles que l’épilepsie, les troubles du sommeil ou les neurosciences cognitives en général. Optimiste, Giulia Lioi conclut que ’la technologie va très vite’ et que ces recherches devraient rapidement progresser.
À écouter
Algorithmes et société, une prophétie pour rienLes Contes des mille et une sciences 12 min
Sciences et Savoirs SociétéSciences Tech – Web IA — Intelligence artificielle Recherche — Découvertes scientifiques …
L’équipe :
Guillaume ErnerGuillaume Erner Docteur en sociologie et producteur des Matins de France Culture - Juliette Devaux Collaboration
Contacter France Culture Radio France, aller à la page d’accueil
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La Sophrologie d’après Wikipédia{{}}
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La sophrologie est une pratique pseudo-scientifique[1],[2],[3],[4] utilisée par plusieurs courants comme méthode de relaxation, psychothérapie, pratique psycho-corporelle et technique de développement personnel. Elle est créée à partir de 1960 par le neuropsychiatre Alfonso Caycedo, celui-ci la définissant comme une « nouvelle école scientifique qui étudie les modifications de la conscience humaine[5] ». La CIPPAD la qualifie de « psycho-technique inventée au début des années soixante par Alfonso Caycedo, et conduisant à un état modifié de conscience voisin des sensations perçues dans les instants qui précèdent l’endormissement »[6].
Les sources d’inspiration de la sophrologie sont multiples : l’hypnose, la phénoménologie, la relaxation progressive d’Edmund Jacobson, le training autogène de Schultz, ainsi que le yoga, la méditation zen, tibétaine, et le tummo[7],[8].
La sophrologie n’a pas validé scientifiquement ses fondements et méthodes, et des critiques concernent notamment l’absence d’efficacité thérapeutique prouvée[6],[3] ou certains aspects pseudoscientifiques[4],[3]. Malgré son absence d’efficacité démontrée au-delà de l’effet placebo, elle est également utilisée dans le sport et le monde de l’entreprise ou encore dans la gestion du stress[4]. Elle a fait l’objet de mises en garde concernant le risque d’emprise ou de dérive sectaire.
Étymologie et origine du terme{{}}
Le mot sophrologie est un néologisme. Selon le médecin sophrologue Patrick-André Chéné, la notion est en fait reliée à un mouvement collectif : « des médecins, qui pratiquent l’hypnose, souhaitant à la fois la renouveler et la dépasser, créent la Sophrologie. D’après eux, et au premier rang desquels A. Caycedo, l’hypnose a des résultats thérapeutiques efficaces mais des concepts théoriques confus[SFM 1]. »
L’étymologie de « sophrologie » se compose selon trois racines de grec ancien : σῶς / sôs (« bien portant », « harmonie »), φρήν / phrến (« conscience », « esprit ») et -λογία / -logía (« étude », « science »). C’est donc littéralement « l’étude de la conscience bien portante » ou « l’étude de l’harmonie de la conscience[9] », Caycedo dit « École étudiant la conscience humaine en harmonie »[AS 1]. Selon lui, « l’âme, la conscience et le corps sont une même chose »[AS 2]. La devise de la sophrologie, dont l’objectif est la recherche de la conscience et des valeurs de l’existence, est « Ut conscientia Noscatur »[SFM 2] [« Pour que la conscience soit connue »].
L’utilisation du suffixe « -logie » (« science » ou « discours » se rapportant à une science) est contestée par les opposants à cette discipline, qu’ils considèrent comme une pseudoscience[10], jugeant qu’il serait destiné à lui donner une apparence scientifique « jusque dans son nom »[11].
Qualificatifs multiples{{}}
La sophrologie (indistinctement caycédienne ou non) est parfois qualifiée de technique de développement personnel[12],[13], de psychothérapie[14],[15],[16],[SFM 3], de méthode de relaxation[14],[17],[18],[19],[20], de pratique psychocorporelle[7],[21],[13],[22],[23], de médecine alternative[24], de « technique à médiation corporelle »[14], de technique de bien-être[22], « un entrainement, une pédagogie de l’existence »[QSJ 1]voire un outil thérapeutique[QSJ 2]. Les approches de la sophrologie sont multiples, et parfois « contradictoires »[SFM 4].
Selon le mensuel Psychologies Magazine : « Inspirée de l’hypnose et de disciplines orientales telles que le yoga ou le zen, la sophrologie est une méthode de relaxation […] dynamique qui a pour objectif de transformer nos angoisses ou phobies en pensées positives. Cette pratique psychocorporelle s’appuie essentiellement sur la détente physique, obtenue grâce à des exercices de respiration, et la visualisation d’images apaisantes. » La discipline peut également « se travailler sur le long terme » et amener « le patient à privilégier l’instrument de la parole[23]. »
Santé Magazine la qualifie de « technique de relaxation basée sur la respiration » qui affirme pouvoir aider les pratiquants à retrouver un équilibre de vie et à mieux gérer leur quotidien, à retrouver une certaine harmonie entre le mental et le physique[25]. Le magazine ajoute « cette méthode naturelle permet de mobiliser ses propres capacités : calme, bien-être, confiance en soi. Elle dynamise de façon positive les qualités, les pensées et les ressources de chacun afin d’aider à mieux utiliser son potentiel. ». Elle aiderait aussi, selon certains de ses partisans, à voir les choses telles qu’elles sont, ce qui permettrait d’être plus efficace dans l’action grâce à l’écoute de nos sensations et de ce que nous renvoie notre corps.
Historique{{}}
1960-1968 : Origines et fondation{{}}
Articles connexes : Alfonso Caycedo, Hypnose, Phénoménologie (philosophie) et Réduction phénoménologique.
La sophrologie naît dans un service de neuropsychiatrie madrilène. Le nom « Département de Sophrologie et de Médecine Psychosomatique »[26] vient remplacer celui de « service d’hypnose clinique et de relaxation »[QSJ 3] en octobre 1960. Le Pr Juan José López Ibor (es) — professeur de psychiatrie à Madrid — qui a avalisé cette décision précise : « Le changement n’était pas seulement, comme les faits l’ont démontré depuis, celui d’un mot par un autre, mais c’était bien plus, un engagement beaucoup plus profond. »[SFM 5]. Par ailleurs, son initiateur préfère placer la naissance officielle de la sophrologie au congrès de Vienne l’année suivante avec la présentation de la sémantique associée[AS 3],
C’est Alfonso Caycedo qui est à l’origine de cette initiative, un neuropsychiatre et professeur de psychiatrie passionné par l’étude de la conscience et ayant fait sa thèse doctorale sur l’électroencéphalogramme en 1959[27]. Il essaye l’hypnose comme alternative aux électrochocs et aux comas médicamenteux qu’il souhaite limiter dans le traitement des patients en psychiatrie[QSJ 3], et crée en 1959 à Madrid la société d’hypnose clinique et expérimentale[28]. Il ajoute rapidement à l’hypnose classique issue de l’école de Nancy (qu’il est allé étudier à Nancy[AS 4]) le Training autogène de Schultz et la relaxation progressive de Jacobson. C’est ce nouvel ensemble de techniques qui est nommé sophrologie, avec « comme direction pour la recherche scientifique [...] l’approche des phénomènes par la phénoménologie. »[QSJ 4].
L’inspiration phénoménologique est affirmée par Caycedo dans l’ouvrage L’aventure de la sophrologie[AS 5] et prend appui entre autres sur les travaux et concepts de Hegel et Husserl [29],[QSJ 5]. Pour Caycedo, « Pas de sophrologie sans phénoménologie »[QSJ 5], mot qui signifie littéralement l’étude de ce qui apparaît et qui désigne un courant philosophique consacré à l’étude de la conscience. C’est non pas les dysfonctions, mais les mécanismes fonctionnels et leurs sources profondes qui seraient ainsi étudiés. La terminologie « tirée de Platon » porte cette orientation[AS 6], ce que l’on retrouve dans l’expression : « la possibilité d’accéder aux structures, aux essences universelles, grâce à l’effort phénoménologique, est le grand objectif de la sophrologie[AS 7]. ».
Après une première diffusion de cette sophrologie naissante (1960-1963), Caycedo part étudier la phénoménologie (entre 1963 et 1964[SFM 6]) à la clinique suisse de Kreuzlingen (le « Sanatorium Bellevue ») auprès de Ludwig Binswanger. Ce dernier propose une application médicale de la phénoménologie : la Daseinsanalyse (ou analyse existentielle), ce que l’on retrouve chez Caycedo dans l’idée de sophrologie existentielle affiliée à l’analyse existentielle[SFM 7].
En Suisse toujours, il rencontre et épouse une française qui pratique le yoga et semble l’ouvrir à « une façon différente de concevoir la conscience »[QSJ 6] qui inclut le corps. L’enthousiasme de Binswanger[AS 8] l’encourage à partir étudier les approches corporelles orientales. Il le fait durant deux ans (1965-1967)[QSJ 7] en Inde auprès des yogis, (et en tire deux livres édités en Inde[SFM 6] : Letters of silence et India of yogi[30]), dans le nord de l’Inde auprès des lamas avec l’appui du Dalaï-lama, et au Japon dans les deux principales écoles zen (Rinzai et Sōtō). Plus précisément, les sources utilisées en sophrologie sont, d’après Chéné, « le Raja yoga comme origine de la méditation dhyâna ; le bouddhisme traditionnel, mahayana du Tibet ; le Zen japonais[SFM 8]. »
Phénoménologie et rapport aux sciences{{}}
L’intention phénoménologique de la sophrologie, et son rapport à la science selon Caycedo, se trouve dans l’ouvrage l’aventure de la sophrologie[AS 9] où Alfonso Caycedo explique que ne pouvant se référer à la phénoménologie pure, il a créé sa méthode « d’approximation sophrologique » en trois étapes :
- La réduction phénoménologique avec le retour aux choses elles-mêmes, la suspension du jugement et mise entre parenthèses (en référence à Husserl) ;
- L’étude existentielle (en référence à Binswanger) ;
- Et la vérification systématique, selon une approche statistique classique en science.
Il précise que sa recherche consiste à tenter de réunir la recherche phénoménologique pure telle qu’il l’a apprise de Husserl et Binswanger, avec cette vérification de type statistique.
Dans le même l’ouvrage, le chapitre « Amener la phénoménologie à la psychiatrie » explique l’intention de sa pratique[AS 10], et dans le chapitre « Étudier les phénomènes de la conscience humaine » comment il se réfère à Husserl[AS 11]. On y trouve aussi la façon dont il se réfère à Hegel[AS 5] qui à créé les base de la phénoménologie, ou « science de l’expérience de la conscience » selon le sous-titre de son ouvrage phénoménologie de l’esprit[31].
Ruptures et apparition de divers courants{{}}
Plusieurs branches distinctes de la sophrologie se sont déjà émancipées du fondateur lorsqu’en 1978 Caycedo tente de définir la sophrologie, dont il affirme qu’elle doit désormais intégrer une dimension sociale et « tenter de sauver les valeurs de l’homme, qui sont les valeurs de la conscience humaine, face à la crise grave que traverse notre civilisation[AS 12]. ».
En effet, plusieurs sophrologues de la première heure ne le suivent plus et différentes écoles de formation à la sophrologie, variant le contenu des apprentissages, sont déjà présentes et qualifient ce qu’elle propose de « sophrologie », un terme libre de droit.
Face à ce constat, en 1988 Caycedo décide de mettre en avant, pour le déposer le terme de sophrologie caycédienne- pour distinguer ce qu’il promeut et garder le contrôle des écoles qui diffusent son approche [32],[33]. En 1989, pour restructurer la sophrologie, Caycedo cherche à fédérer les directeurs d’écoles qui acceptent de se reconnaître de son école et assurent une formation de base en sophrologie caycédienne[34] et ouvre un cycle de formation des maîtres en Andorre, où il réside [SFM 9]. Il pose ainsi clairement une frontière entre la sophrologie telle qu’il l’a construite, qualifiée de caycédienne et celle qu’il ne reconnait pas. En 1992, afin de protéger plus efficacement sa méthode de ce qu’il considère être des copies et dérives, Caycedo dépose la marque Sophrologie caycédienne®[10] et définit un brevet à l’OMPI (organisme de protection mondiale des propriétés intellectuelles et droits d’auteur)[SFM 10]. Cela ne met pas fin à l’existence de structures constituées au fil du temps proposant des pratiques apparentées et faisant usage du mot sophrologie (écoles, syndicats, observatoires, instituts de formations, cabinets de sophrologues…) : les pratiques peuvent être plus ou moins éloignées de celles prônées par Caycedo[35]. Parmi ces divers courants classés dans la sophrologie, le CORTECS répertorie la sophroanalyse, la sophrologie existentielle, la sophrologie dynamique, la sophrosubstitution sensorielle[3].
Sophrologie plurielle{{}}
Le docteur Benoît Fouché a le premier mentionné l’expression de « sophrologie plurielle » pour qualifier les différents courants qu’il jugeait les plus sérieux de la sophrologie actuelle[QSJ 8].
D’après le Que sais-je ? sur la sophrologie il existe schématiquement deux orientations principales elles-mêmes subdivisées[QSJ 9] :
- celle fidèle au fondateur, se considérant être une pédagogie de l’existence, ne se situant pas directement dans le domaine thérapeutique (même si ses effets peuvent être thérapeutiques) ;
- Les autres, faisant partie de la « Sophrologie plurielle », qui revendique une action explicitement thérapeutique.
Les différents courants évoqués sont plus précisément[QSJ 10] :
- la sophrologie caycédienne, d’inspiration phénoménologique, qui applique strictement la méthode de Caycedo ;
- la sophrologie analytique (à tendance psychanalytique, ou sophroanalyse[36],[37]) ;
- la sophrothérapie phénoménologique ;
- la sophrologie (sophrothérapie) existentielle.
Développement et utilisation en France{{}}
C’est Raymond Abrezol (1931-2010), dentiste formé à la psychanalyse jungienne et à la médecine traditionnelle chinoise, qui impulse la diffusion de la sophrologie en France et en Suisse[3]. En 1966, il est à l’origine de la création de la Société française de sophrologie.
La sophrologie a d’abord été utilisée dans les milieux de la médecine obstétricale et du sport de compétition. Elle est devenue dans les années 2000 plus largement populaire. En 2018, il y aurait plus de 10 000 sophrologues en France, mais avec des niveaux de formation très hétérogènes. Pour baliser la profession, les États généraux de la formation en sophrologie, regroupant une trentaine d’écoles, ont fixé un minimum de formation de 300 heures, en au moins deux ans[38].
Le ministère de la santé français présente le témoignage d’un usage fait en 2011 en milieu hospitalier de la sophrologie dans le cadre de soin de suite de patients en cancérologie[39].
« En France, la sophrologie a pénétré le secteur de la santé, notamment le domaine des pathologies chroniques. Ainsi, il n’est pas rare que des patients atteints de cancers se voient proposer, pendant ou après des traitements de chimio- ou radiothérapie, la pratique de la sophrologie comme « soin de support ». Cette offre provient le plus souvent du secteur associatif d’aide aux malades, mais parfois aussi des institutions médicales », d’après le CIPPAD en 2013[6],[40]. Elle est également utilisée dans le sport et le monde de l’entreprise[6].
En 2019, « une commission « Qualité de service en sophrologie » dédiée à l’élaboration d’une norme nationale sur les prestations »[41] a été ouverte par la Chambre syndicale de la sophrologie auprès de l’Association française de normalisation (AFNOR), qui précise : « De nombreuses activités gravitent autour du bien-être. Mais la qualité des prestations n’est pas toujours au rendez-vous et de nouvelles disciplines émergent. Pour cadrer les méthodes et définir les bonnes pratiques, les professionnels font d’eux-mêmes appel aux normes volontaires. Avec l’aide d’AFNOR. »[42]. En cours de conception en 2019, la norme intitulée : Qualité de service du Sophrologue vise à être publiée en 2020[43].
En septembre 2019, un projet du Centre de ressource documentaire ministériel propose de classer la sophrologie dans les « thérapeutiques et soins », dans le sous-ensemble « Médecine psychosomatique, médecine comportementale, sophrologie, hypnose »[44].
À l’occasion de la crise sanitaire liée au coronavirus, plusieurs articles de la presse généraliste relatent des utilisations de la sophrologie pour faire face aux risques de décompensation ou plus simplement pour lutter contre le stress[45],[46],[47].
Sophrologie caycédienne{{}}
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/27/Sophrologie.jpgEmblème de la sophrologie créé par Alfonso Caycedo : Le serpent, représentant la sophrologie, réunit les deux composantes corps et esprit ; la devise signifie « Pour que la conscience soit connue ».
La sophrologie caycédienne est la méthode d’application conforme à la façon de pratiquer établie par Caycedo. Définie en 1988 puis déposée légalement, elle s’inscrit dans une longue évolution d’où ont émergé les autres méthodes.
La distinction de la méthode caycédienne se fait, selon le sophrologue Patrick-André Chéné, pour « protéger légalement et juridiquement au niveau international la Sophrologie authentique des dérapages, car le mot ’Sophrologie’ est entré dans le langage courant »[SFM 9].
Approche{{}}
L’orientation propre à l’approche caycedienne est centrée sur la conscience, avec des applications dans divers domaines :
« Selon l’Académie internationale de Sophrologie Caycédienne et Patrick-André Chené[48], la Sophrologie Caycédienne ne se considère pas comme une technique de relaxation ou comme une thérapie mais comme une discipline de développement de la conscience. Selon Chené, son domaine d’application s’étend sur de vastes domaines comme le « traitement de la pathologie psychosomatique » ou un « rétablissement de l’équilibre psychique ». Cependant, l’étude des articles référencés sur les bases de données des sciences humaines ne permet pas de conclure quant à l’efficacité de la sophrologie pour des affections spécifiques[3]. »
Caycedo distingue deux branches qu’il précise sur les diplômes qu’il attribue[SFM 11] :
- La sophrologie clinique (Caycedienne) réservée aux professionnels de la santé.
- La sophrologie socio-prophylactique (Caycedienne) réservée aux professionnels des sciences humaines, et aux sophrologues sociaux auxiliaires dans la prévention et l’éducation.
Techniques mobilisées et inspiration{{}}
En outre, on peut distinguer[6] deux types d’exercices proposés par les sophrologues caycédiens : les « sophronositations », exercices proches des techniques d’hypnoses, et les « relaxations dynamiques ». Inspirées du hatha-yoga, ces « relaxations dynamiques » s’organisent en trois « degrés ». Le premier contribue à la découverte du corps et de ses sensations. Le second, d’emprunt plus clairement bouddhique, permettrait de prendre conscience que si le corps a ses limites, la conscience n’en a pas. Le troisième, dérivé du Zen, est une approche méditative.
Enseignement{{}}
À partir de 1992, Caycedo rend les 4 premiers degrés enseignables par d’autres écoles que la sienne et invite ceux qui le souhaitent à venir en Andorre suivre son enseignement et à le diffuser sous le nom de sophrologie caycédienne. Il conserve l’exclusivité des enseignements des 8 degrés suivants qu’il met au point petit à petit. Le noyau propre à son enseignement est gardé jalousement contre toute évolution incontrôlée. Natalia Caycedo, la fille du fondateur, dirige Sofrocay, l’institution fédératrice de la sophrologie caycédienne basée en Andorre. Elle possède depuis 2013 un syndicat (SFSCay) qui défend les intérêts des sophrologues caycédiens[QSJ 11].
Sémantique{{}}
La sophrologie caycédienne repose en outre sur toute la sémantique nouvelle que Caycedo utilise à dessein et dès 1960 pour nettoyer l’entendement des a priori, suivant ainsi une démarche de réduction phénoménologique, notamment afin de se démarquer des pratiques de l’hypnose, la psychothérapie, la physiothérapie[49], Caycedo a inventé la terminologie « vivance phronique » qui est présentée comme l’essence de toute la démarche sophrologique. Il dépose en 1994, la terminologie ’SOPHROCAY Vivantial System (SVS)’[SFM 12]. Il précise que la vivance n’est pas autre chose que ce que la psychanalyse appelle inconscient[SFM 13], mais ce vécu (vivance) est inclus dans le champ de la conscience (phronique) puisque dans la sémantique caycedienne la conscience désigne la ’force d’intégration’ des expériences vécues, physique et psychique[SFM 14].
Diplômes et praticiens{{}}
En Belgique, en 2010, la profession de sophrologue n’est ni protégée ni réglementée. Il existe toutefois des formations, délivrées par des écoles reconnues ou des associations privées, sanctionnées par une attestation de réussite, sans que celle-ci ait une valeur légale[50].
En 2015, ce métier n’est pas réglementé et son exercice est libre en France (« accessible sans diplôme particulier » selon la fiche Rome K1103 de Pôle Emploi[51]). Toutefois, ce genre de praticien ne peut légalement procéder à aucun acte médical, tel que le diagnostic, la thérapie ou la prescription de médicaments, et encourt le cas échéant des poursuites pour exercice illégal de la médecine[6],[52]. La sophrologie n’est pas considérée comme une méthode thérapeutique à promouvoir selon le ministre de la Santé questionné à l’Assemblée Nationale en 2004[52].
Le titre de Master spécialiste en sophrologie caycédienne est le titre déposé et protégé juridiquement pour l’emploi légal des méthodes de l’école de recherche sophrologique. Il est délivré par la Fondation Alfonso Caycedo auprès de l’université mondiale de sophrologie d’Andorre. Le premier cycle est donné par les écoles déléguées officiellement par la Fondation, France, Belgique et Grand-Duché de Luxembourg, Suisse, Espagne, Italie, Grande-Bretagne, Portugal. Les deuxièmes et troisièmes cycles sont dispensés uniquement à Andorre sous la direction de Natalia Caycedo[53]. Aucun de ces diplômes n’a cependant de valeur universitaire. Ces titres n’ont pas de valeur diplomante réelle et ne sont reconnus par aucun état ou organisation.
La plupart des sophrologues sont rattachés à des syndicats qui garantissent un cadre de formation et des règles dans des chartes ou des codes de déontologie qui leur sont propres. Les sophrologues utilisent en général comme statut légal la micro-entreprise (auto-entreprise) ou l’entreprise individuelle (EI)[54].
Le métier de sophrologue est majoritairement exercé à son compte. En moyenne, un sophrologue pourra espérer facturer ses consultations à 50 € [55].
Critiques{{}}
Absence de validation scientifique{{}}
Le ministère de la Santé en France a publié au Journal officiel du 21 septembre 2004 sa position sur cette méthode[52] :
« La sophrologie n’est pas une discipline définie ni reconnue dans le cadre du code de la santé publique. […] À ce jour, aucune étude sérieuse n’ayant été réalisée dans ce sens sur la sophrologie, cette activité ne saurait être considérée comme une méthode thérapeutique à promouvoir. »
Le Centre d’information et de prévention sur les psychothérapies abusives et déviantes a mené une étude systématique de la littérature scientifique portant sur la sophrologie, qui a mis en évidence la pauvreté des études cliniques sur le sujet et l’absence d’effet positif avéré[6]. Les recherches sur la sophrologie sont principalement le fruit de praticiens désirant promouvoir leur discipline par des études non-scientifiques, publiées généralement en marge des canaux scientifiques, mais régulièrement brandies comme arguments par les sophrologues. Cette étude a également mis en évidence le fait que la sophrologie est aujourd’hui une pratique principalement française, quasiment inexistante dans les autres pays [6].
Richard Esposito, dans la conclusion de son Que sais-je ? consacré en 2018 à la sophrologie, indique : « Il reste à approfondir encore un travail épistémologique qui validera scientifiquement les fondements, les méthodes et les résultats de la sophrologie[QSJ 12]. »
En 2021, l’INSERM publie un rapport sur l’efficacité et la sécurité de la sophrologie qui conclut à nouveau à la pauvreté des études actuellement disponibles pour valider l’approche. Le rapport note en outre qu’il existe maintenant plusieurs courants de sophrologie dont deux peuvent être considérés comme les principaux : le premier fédéré par les continuateurs de Caycedo, qui se voit surtout comme une « pédagogie de l’existence », une méthode d’accompagnement, le second qui s’affiche davantage comme une thérapie, au même titre que la psychanalyse. L’INSERM conclut en notant que la discipline fait actuellement des efforts pour valider scientifiquement sa démarche, et que, peut-être, dans quelques années, elle acquerra une réputation s’appuyant sur des bases plus rationnelles[29].
Risques de dérives sectaires{{}}
La sophrologie est mentionnée par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES)[6] dans son guide Santé et dérives sectaires[56] de mars 2018. Elle y est associée à diverses pratiques thérapeutiques alternatives dont la Miviludes considère qu’elles peuvent être utilisées par des mouvances sectaires comme un moyen d’attirer des personnes fragiles en quête de bien-être[57] dans des stages de relativement longue durée. La Miviludes considère que de tels stages longs, qui isolent les personnes des influences extérieures, facilitent l’instauration d’une emprise par des personnes malintentionnées.
Selon l’Union Nationale des Associations de Défense des Familles et de l’Individu victimes de sectes, « les problèmes de santé offrent un excellent créneau aux sectes à l’heure où l’attraction des nouvelles médecines, douces ou parallèles, situe différemment la médecine traditionnelle : sophrologie, acupuncture, homéopathie, naturopathie... »[58].
Selon Paul Ranc, auteur du livre Le Bonheur à Tout Prix ?[59],
« la dérive de la sophrologie était prévisible. Se situant aux confins du Nouvel Âge (hypnose, training autogène, yoga) et de la médecine traditionnelle (notamment la psychiatrie et la médecine psychosomatique), la sophrologie n’a aucun point de repère solide. Basée avant tout sur l’expérience subjective de la personne et ne disposant d’aucun moyen d’évaluation objectif, la sophrologie était condamnée à des écarts de doctrine. [...] Des hommes ou des femmes ayant une connaissance plus ou moins grande de la technique sophronique se mettent à offrir des « cocktails » de « thérapies libératrices », telles que la sophrologie, la parapsychologie, le mysticisme, l’orientalisme et aussi la voyance ou la médiumnité ! Ces nouveaux « marchands de bonheur » prolifèrent un peu partout et la guerre est déclarée entre les néo-sophrologues et les sophrologues orthodoxes. »
Aspects pseudoscientifiques{{}}
Selon un article de la revue Science et pseudo-sciences de 2018[10] éditée par l’Association française pour l’information scientifique : « À lire l’Académie internationale de sophrologie caycédienne et le docteur Patrick-André Chené, la sophrologie « originelle », (brevetée depuis à l’OMPI, au même titre que Méthode Alfonso Caycedo® ou Méthode Isocay®), ne se considère pas comme une simple technique de relaxation, ni comme une thérapie mais comme une discipline scientifique de développement de la conscience. Pourtant, l’indigence scientifique de cette méthode est patente, et le corpus la documentant quasi inexistant, tandis que les prétentions, elles, sont très larges, balayant un spectre allant du « traitement de la pathologie psychosomatique » au « rétablissement de l’équilibre psychique ». Nous ne doutons pas que les patients ou les simples clients puissent en tirer des bénéfices personnels, ou de la détente et du simple plaisir, de l’une ou l’autre des sophrologies disponibles. Mais le buisson ramifié de toutes les variantes existantes (que Caycedo appelait avec amertume « des sophrologies cui-cui ») a pour souche une méthode qui n’a jamais documenté ses prétentions, et il est souhaitable que les consommateurs le sachent. » L’article conclut qu’« il n’existe aujourd’hui aucune étude méthodologiquement rigoureuse qui démontre l’efficacité ou l’absence d’efficacité propre de la sophrologie »[10].
Selon le Collectif de recherche transdisciplinaire esprit critique et sciences : « Alors qu’initialement, la Relaxation Dynamique Caycédienne ne comportait que trois degrés, Caycedo « approfondit » de plus en plus son étude de la conscience en y ajoutant davantage de néologismes, qui rendent les terminologies de plus en plus complexes pour les profanes. On peut par exemple citer l’ajout dans les degrés les plus avancés de l’utilisation de techniques de vibrations sonores, de nouvelles énergies (nommées Omicron, Ompsilon ou Epsilon) et de nouveaux niveaux de conscience (la Conscience Phronique). Ces ajouts de la part de Caycedo font fi des travaux scientifiques dans le domaine et rendent l’approche de la sophrologie Caycédienne plutôt opaque, même pour des professionnels de la santé mentale[3]. »
Comparatif avec l’hypnose{{}}
Selon Léon Chertok, la sophrologie ne serait que de l’hypnose, rebaptisée parce qu’il y aurait un tabou autour de ce terme dans les pays latins[60]. Une étude systématique publiée par Renaud Marhic et Emmanuel Besnier aboutit à la même conclusion[61].
Dérives marketing{{}}
Le sophrologue Richard Esposito reconnait en 2018 que « Depuis une dizaine d’années, [la diffusion de la sophrologie] s’est accélérée, entraînant une plus grande connaissance et reconnaissance, mais parallèlement s’est développé un “sophromarketing” qui fait croire que la sophrologie est un remède à tous les maux [38] ».
Source avec Notes et références sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sophrologie
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Evaluation de l’efficacité et de la sécurité de la sophrologie – 2020 - Publié le : 20/02/2021 - Document ‘inserm.fr’ Rapports thématiques
La sophrologie est une pratique psychocorporelle s’appuyant sur des techniques de relaxation associées à des exercices de respiration et à de l’évocation positive, créée et développée en 1960 par Alfonso Caycedo (1932–2017).
Evaluation de l’efficacité et de la sécurité de la sophrologie. Rapport d’expertise préparé par Soumaya Ben Khedher Balbolia, Aminata Ali, Christine Hassler, Caroline Barry et Bruno Falissard (unité 1018), dans le cadre d’une convention entre le Ministère de la Santé (Direction Générale de la Santé) et l’Inserm. Décembre 2020{}
Télécharger le rapport(PDF, 2,1 Mo)
Il existe aujourd’hui deux courants principaux en sophrologie :
- Celui fidèle au fondateur considérant que la sophrologie, en tant que pédagogie de l’existence, ne se situe pas dans le champ de la thérapie mais dans celui de l’accompagnement et dont les bases théoriques ont évolué depuis la création de la sophrologie en 1960 jusqu’à 1995 avec la création de la Sophrologie Caycédienne, appelée Méthode Caycedo.
- Et une sophrologie généraliste, dont les fondements théoriques se basent sur les principes la création originelle de la sophrologie (avant 1995) et se considérant comme thérapie.
De ce fait, il n’existe plus une mais des sophrologies tant d’un point de vue théorique que pratique.
La sophrologie se propose de soulager un grand nombre de troubles, certains fonctionnels (acouphènes), d’autres psychologiques (anxiété), ou encore d’accompagner des patients atteints de maladies nécessitant des traitements lourds (cancérologie). La sophrologie est assez largement implantée dans le paysage sanitaire français, ce qui rend la question de son évaluation particulièrement sensible.
L’évaluation d’un soin relève d’un long processus, aux nombreuses étapes, chacune contraintes par des enjeux éthiques et méthodologiques forts. Décrire le soin (formation des soignants, contenu des séances ou des produits utilisés) ; expliquer son mécanisme d’action ; étudier son efficacité sur les patients à l’aide d’études qualitatives et quantitatives, ces dernières imposant souvent de comparer des groupes de sujets dont les prises en charges sont tirés au sort ; rechercher avec vigilance ses effets nocifs, souvent sous-estimés : voilà les étapes que toute intervention en santé, qu’elle soit médicamenteuse, chirurgicale ou relevant des « interventions non médicamenteuses » (INM) devrait suivre avec le sérieux méthodologique qui s’impose.
En 2020, la sophrologie ne peut prétendre avoir abordé une seule de ces étapes. Les formations sont hétérogènes, peu encadrées. Le mécanisme d’action de la sophrologie est certes décrit avec force précisions dans de nombreux textes, la théorie sous-jacente n’en est pas moins toujours largement spéculative. Quelques études se sont penchées sur la question de l’efficacité de la sophrologie, trop peu sont méthodologiquement convaincantes et leurs résultats trop hétérogènes pour que l’on puisse affirmer ou infirmer une quelconque efficacité. Enfin, la question des effets indésirables reste en 3 suspens. Les craintes sont certes limitées, mais, par principe, il n’est pas acceptable de rester dans le doute dans ce domaine.
Une telle absence de données d’évaluation est particulièrement regrettable pour un soin aussi répandu. Il est difficile d’en blâmer la seule communauté des sophrologues. Rien n’est en effet organisé à l’échelon national pour aider les praticiens usant d’interventions non médicamenteuses à se lancer dans une démarche évaluative digne de ce nom. A noter cependant que dans les toutes dernières années un grand nombre d’initiatives isolées ont vu le jour et ont réussi à obtenir des financements pour mieux comprendre et apprécier l’effet de la sophrologie. Il est ainsi possible que dans quelques années l’intérêt de la sophrologie, thérapeutique qui semble susciter un certain engouement, pourra être apprécié sur des bases plus rationnelles.
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Patrick Drouot est physicien, diplômé de Columbia University New York, spécialiste mondialement reconnu de l’étude et de l’avancement des sciences cognitives, de l’expérimentation des états d’expansion de conscience et des thérapies quantiques. Il a développé une synthèse entre les nouvelles découvertes de la physique post-quantique et les grandes traditions de l’humanité. Il enseigne en France, Union Européenne, Brésil, Tahiti, États-Unis, Canada, Russie. Accompagnant de milliers d’individus d’une vingtaine de nationalités, il a écrit 11 ouvrages dont ‘La révolution de la médecine vibratoire’ aux éditions Trédaniel et ‘Le guide pratique de la cohérence cardiaque’ éditions Trédaniel. Ses ouvrages ont été traduits en huit langues et publiés à plus d’un million et demi d’exemplaires.
Liliane Gagnon Drouot{{}}
Enseignante chamanique, elle développe l’émergence du Vivant dans le cercle sacré de la vie à partir des anciennes fêtes traditionnelles liées à la Nature. Elle transmet les aspects du chamanisme ancestral, les rites et enseignements des Indiens des Amériques Nord et Sud, ainsi que les mythes reliés aux cultes des Déesses-Mères. Elle enseigne des techniques d’expression primitive basées sur la voix, les mouvements corporels et les rythmes des Peuples Premiers qui ont pour but de permettre l’émergence de la puissance régénératrice et créatrice inhérente à chaque être humain.
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Cours Vidéos Cohérence Cardiaque {{}}
Au mois de juillet dernier, j’ai réalisé ma première Masterclass avec PureSanté à Lausanne qui possède un lectorat de 700 000 abonnés sur toute la francophonie planétaire. Je vous propose un webinaire gratuit sur l’avancement de la cohérence cardiaque dont vous trouverez le lien ci-après et 13 vidéos pratiques permettant de développer le mieux-être quotidien au niveau physique, émotionnel et relationnel. J’ai souhaité développer ces pratiques pour mieux nous aider à nous déployer dans un monde chaotique et pourtant tellement prometteur.
Je vous remercie de l’intérêt que vous témoignerez à ce nouvel enseignement en ligne. Depuis sa diffusion, un très large public a réagi très positivement aux différents aspects de cet enseignement. Le monde est en marche et vous y participez !
Webinaire sur la cohérence cardiaqueLien d’inscription du cours
La nouvelle édition du livre « Le guide pratique de la cohérence cardiaque » de Patrick DROUOT est sorti le 29 août 2024 avec une nouvelle préface augmentée, accompagné du QR code qui remplace le CD de mise en cohérence et de soutien aux exercices.
La réédition du livre de Patrick Drouot Les pouvoirs secrets des cristaux aux Editions Guy Trédaniel est prévue au cours du premier semestre 2025
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La Médecine quantique d’après Wikipédia{{}}
La médecine quantique est une pseudo-médecine reposant sur l’idée proposée par Fritz-Albert Popp en 1970 selon laquelle les cellules communiquent par signaux électromagnétiques, la biorésonance, concept pseudo-scientifique. Elle est une descendante du mysticisme quantique.
La médecine quantique ne repose sur aucune base scientifique sérieuse, et est accusée d’abuser le public en reprenant la terminologie intimidante de la physique quantique pour l’appliquer à la médecine d’une manière décrite comme fantaisiste[1],[2].
Historique Article connexe : - Mysticisme quantique.
Très tôt, l’aspect révolutionnaire de la théorie quantique a suscité de nombreux fantasmes et interprétations mystiques résumées sous l’expression « Mysticisme quantique », y compris chez certains physiciens eux-mêmes, comme Erwin Schrödinger qui développe une pensée philosophique proche du védanta sur la fin de sa vie (comme Fritjof Capra intéressé par les religions orientales), persuadé de pouvoir trouver un pont entre mysticisme et physique quantique [3]. C’est donc très naturellement que le mouvement hippie, déjà féru de mystiques cosmiques et de religions asiatiques, s’est lui aussi emparé de la portée poétique de la physique quantique à la fin des années 60, avec pour source principale Le Tao de la physique de Fritjof Capra.
La médecine quantique est née des idées du biophysicien Fritz-Albert Popp en 1970. Selon lui, les cellules des organismes vivants communiqueraient non seulement par des signaux chimiques mais surtout par des signaux électromagnétiques. D’après Popp, les biophotons seraient à l’origine même de la dynamique des mécanismes biochimiques [4]. Les cellules cérébrales communiqueraient donc entre elles par des flashs de lumière, et les cellules cancéreuses pourraient être reconnues par les perturbations de cette communication [5].
Mais l’ouvrage qui lance réellement la médecine quantique comme pratique à la mode est le best-seller Le Corps quantique. Trouver la santé aux confins du corps et de l’esprit (1989) de l’endocrinologue indo-américain Deepak Chopra, qui suggère que le corps est une unité vibratoire, dont le déséquilibre ondulaire provoquerait les maladies (c’est donc une justification « quantique » de la « médecine énergétique », elle-même vaguement inspirée de la médecine chinoise et ayurvédique). Le praticien est alors censé aider à « rééquilibrer les énergies » du patient à l’aide de tout un vocabulaire faussement savant (« bio-photons », « biofeedback », ondes électromagnétiques…). Contrairement à Capra ou Popp, Chopra n’avait aucune formation en physique, et son usage des concepts quantiques est extrêmement superficiel : interrogé sur ses emprunts maladroits à la physique quantique, Deepak Chopra reconnaîtra même en 2013 qu’il y voyait « juste une métaphore » [3]. Cela ne l’a pas empêché de multiplier les ouvrages, dont certains best-sellers, notamment en 1993 Ageless Body, Timeless Mind, qui se vend à plus de deux millions d’exemplaires à travers le monde et dans lequel il développe des thèses fantaisistes sur le renversement du processus de vieillissement, l’immortalité par l’adoption d’une « vision quantique du monde ». En 1998, Deepak Chopra a reçu le prix Ig Nobel, une parodie satirique de Prix Nobel, dans la catégorie des sciences physiques, pour « son interprétation unique de la physique quantique, telle qu’elle s’applique à la vie, la liberté et la recherche de la prospérité économique »[ 6].
Plusieurs disciplines dérivées sont rapidement nées dans le sillage de la médecine quantique (acupuncture quantique, sophrologie quantique, etc…), sans toujours survivre à leur inventeur.
« Ce qui plaît, c’est le mot, qui fait à la fois mystérieux et scientifique. “Hypnose”, c’est pas mal, mais, avec “hypnose quantique”, on donne l’impression d’aller beaucoup plus loin ! »
— Romy Sauvayre, sociologue des croyances au CNRS [3].
« Le côté “quantique” […] fait sérieux et mystérieux à la fois, donc ça permet de mieux vendre […]. Ils jouent sur le fait que pour le grand public, la quantique semble enrobée de mystère, alors qu’en fait c’est très bien compris scientifiquement. »
— Julien Bobroff, physicien spécialiste de la physique quantique à l’université Paris-Saclay[7].
Cette mode a surtout dominé au tournant des années 1980-1990, avant d’être supplantée sur le marché des pseudo-médecines par une nouvelle vague moins technophile et plus spiritualiste voire folklorique, fondée sur les notions de bien-être et de développement personnel.
Un des derniers tenants actuels de cette méthode en France est Alain Lambin-Dostromon, qui auto-publie ses ouvrages dans sa maison d’éditions spécialisée, les « Éditions anthropocosmiques » [8], mais il existe un certain nombre de praticiens auto-proclamés, qui affirment parfois « soigner le mal avant même que les symptômes n’apparaissent »[9], dont certains utilisent les méthodes promues par le site Physioquanta, créé en 2005 par un certain Guillaume Moreau, et qui a été mis en demeure par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour fausses déclarations médicales [9].
Critique scientifique{{}}
La médecine quantique est généralement dénoncée comme ne résistant pas à l’analyse scientifique. {{}}
Selon le docteur Serge Blisko, président de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), il n’existe « aucun médecin ou médicament quantique digne de ce nom. […] Des faux praticiens ont lancé ce concept, mais personne n’a été fichu de dire ce que c’était. C’est une vaste fumisterie. Mon point de vue, en tant que président de la Miviludes et médecin, c’est que ce sont des mots qui ne veulent rien dire » [9].
Un chercheur de l’université de Montréal dénonce « l’exploitation de concepts empruntés à la physique et aux mathématiques sans égard à leur signification et dans des contextes où ils n’ont aucune pertinence »[2].
Pour Claude Aslangul, qui parle de « fatras verbal » et « mur d’inepties », l’expression même de « médecine quantique » est « comme une absurdité car elle associe deux mots relatifs à deux disciplines utilisant des méthodologies inévitablement et radicalement différentes car poursuivant des objectifs n’ayant rien en commun. » Il souligne l’absence de définition de ce que serait la médecine quantique, et l’impossibilité d’argumenter face à une « pensée totalement vide » [10]. Les différentes récupérations du vocabulaire de physique quantique appliqué à d’autres domaines reviennent, pour ce physicien, « à des impostures intellectuelles et exploitent la naïveté, la candeur et l’incrédulité de publics — ou pire, le désarroi de patients quand il n’est pas détresse — n’ayant pas eu la possibilité d’acquérir les connaissances leur permettant de récuser des discours n’ayant ni queue ni tête »[10].
Pour les physiciens, il est ainsi impossible de transposer la physique de l’infiniment petit à « l’organisme humain dans sa globalité et sa complexité qu’il serait illusoire et vain de vouloir réduire à un ensemble de mécanismes élémentaires. […] Quand vous mettez plein d’atomes ensemble, les niveaux quantiques vont diminuant. À l’échelle humaine, les niveaux quantiques vont être tellement serrés qu’il n’y a plus d’effet » selon Julien Bobroff, physicien et professeur à l’université Paris-Saclay[11].
En utilisant les concepts quantiques d’une manière ésotérique (incertitude de Heisenberg, « dualité » onde-corpuscule), on abuserait aisément du public, généralement peu formé à ces sujets, par l’emploi d’un vocabulaire pseudo-scientifique. Ainsi, le lexique énergétique et quantique utilisé comprend de nombreux mots qui sont séduisants par la connotation qu’ils transportent : « champ d’énergie », « interférences », « blocages », « flux », « effet tunnel », « onde », « résonance », mais qui ne sont pas fidèles aux descriptions correspondantes de notions empruntées à la physique[12].
Étant donné l’absence de faits précisément décrits et d’expériences scientifiques reproductibles[10], la médecine quantique est considérée par la science conventionnelle comme une pseudo-médecine.
Contrairement à d’autres, cette pseudo-médecine n’est cependant pas considérée comme dangereuse puisqu’aucune intervention médicale n’est faite sur le patient (il est simplement relié à un ordinateur par des électrodes fantaisistes) : ainsi Serge Blisko de la MIVILUDES considère « Nous n’avons pas un rôle de censure. Si des gens veulent professer la médecine quantique et que des adultes paient très cher une consultation, on ne peut pas l’empêcher »[9].
Risques pour la santé{{}}
D’un point de vue médical, la « médecine quantique » ne dépasse pas l’effet placebo. Le « soin quantique » se limite généralement à l’imposition des mains, à l’usage d’appareils électroniques à faible puissance (aimants, champs magnétiques) ou de pierres (lithothérapie), l’essentiel sans aucune conséquence sur la santé [3].
Toutefois un risque existe concernant l’emprise psychologique des thérapeutes (comme pour la plupart des pseudo-médecines), qui peuvent subjuguer leur patient au point de leur faire dépenser des fortunes dans des traitements illusoires pour des maladies imaginaires, ou — plus grave — les inciter à soigner une maladie grave exclusivement par leur intermédiaire, retardant d’autant la prise en charge réelle et condamnant dans certains cas un patient qui aurait facilement guéri avec des soins adaptés [3].
En conséquence, ces offres thérapeutiques suscitent l’extrême vigilance, notamment, de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes [ 3]. D’après une enquête du Monde, « en 2019, un masseur-kinésithérapeute promouvant la « thérapie quantique intégrative » a ainsi été condamné par l’ordre national des masseurs-kinésithérapeutes, après appel, à trois mois d’interdiction d’exercice (dont un mois et demi avec sursis) pour avoir fait la promotion sans réserve d’une « nouvelle pratique insuffisamment éprouvée » et manqué à son obligation de prudence. William Nelson, un Américain qui vend des appareils de « biofeedback » dont les prix peuvent aller jusqu’à 17 000 euros l’unité, s’est, lui, réfugié en Hongrie depuis sa condamnation aux États-Unis pour tromperie médicale »[3].
Cosmétique quantique{{}}
L’argument « quantique » est parfois aussi retrouvé dans des produits cosmétiques, afin d’impressionner les consommateurs par un vocabulaire faussement scientifique. Début 2024, la marque Guerlain a ainsi commercialisé une crème hydratante à 650 euros les 50 millilitres, assurant que celle-ci permettait de « restaurer la lumière quantique d’une cellule jeune à l’échelle de l’infiniment petit pour amplifier la ‘réjuvénation’ visible de la peau ». Face à l’absence totale de sens d’un tel propos, de nombreux physiciens se sont insurgés contre la récupération de leur lexique à des fins trompeuses, et le parfumeur a fait l’objet d’un sévère « bad buzz » sur internet. L’Autorité de régulation de la publicité a également dit s’être saisie du dossier [7].
Notes et références : {{}}
- La peur de l’angoisse, un marché porteur [archive] sur le site de l’UNADFI, consulté le 17 avril 2012.
- Serge Larivée, Carole Sénéchal et J.-L. Brazier, « Le nombre d’Avogadro en prend pour son rhume : l’homéopathie en question. », Revue de psychoéducation, vol. 43, no 2, juin 2014, p. 349-386 (ISSN 1713-1782, hdl 1866/13833, résumé [archive], lire en ligne [archive]).
- Léa Sanchez et William Audureau, « La « médecine quantique », de fausses thérapies qui surfent sur les révolutions de la physique quantique [archive] », sur Le Monde, 11 octobre 2022.
- Fritz-Albert Popp, « Biophotons — Background, Experimental Results, Theoretical Approach and Applications », dans Integrative Biophysics, Springer Netherlands, 2003 (ISBN 9789048162284, lire en ligne [archive]), p. 387–438
- (en) « Masaki Kobayashi [archive] », sur New Scientist.com (consulté le 28 février 2010).
- http://improbable.com/ig/ig-pastwinners.html#ig1998 [archive] The 1998 Ig Nobel Prize Winners.
- Florian Gouthière et Elsa de La Roche Saint-André, « Cosmétique « quantique » de Guerlain : un fin vernis scientifique et une grosse louche de foutaises ? [archive] », sur Libération, 5 janvier 2024.
- Alain Lambin-Dostromon, « Alain Lambin-Dostromon [archive] », sur data.bnf.fr.
- « La médecine quantique, révolution scientifique ou arnaque ? [archive] », Slate.fr, 1er décembre 2017
- Claude Aslangul, « Théorie quantique et médecine : le point de vue d’un physicien », Hegel, vol. 6, no 2, 2016 (DOI 10.4267/2042/60007, lire en ligne)
- Jean-Loup Adenor, « Le ’saut quantique’, l’arnaque à la mode des gourous du développement personnel », marianne.net, 3 février 2022 (lire en ligne [archive])
- Richard Monvoisin. Quantox, Mésusages idéologiques de la mécanique quantique, Book-e-book.com, 2013, (ISBN 2-915312-73-7) [lire en ligne [a
Site à consulter : https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9decine_quantique
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La ’médecine quantique’ : un vrai soin ou une arnaque ? - Mercredi 31 décembre 2025 – Enregistrement ‘FranceInfo’ de 2 minutes - Provenant du podcast Le vrai ou faux
Le vrai ou faux
Série « Les infox santé »
En cette période de fêtes de fin d’année, ‘franceinfo’ se penche sur les infox liées à la santé. Ce mercredi 31 décembre 2025, ‘le Vrai ou Faux’ s’intéresse aux promesses de la ’médecine quantique’.
La ’médecine quantique’ existe depuis les années 1980, mais est très en vue depuis quelques années.
Sur les réseaux sociaux, des influenceurs et des praticiens en font la promotion. ’Aujourd’hui, nous allons parler d’un domaine en pleine expansion dans le monde de la médecine : la médecine quantique’, lance une vidéo sur TikTok.
’On peut purifier toutes les toxines bien évidemment avec la bioénergie médecine quantique’, affirme une autre internaute. Quand vous êtes malades, ’les médecins vous prescriront des médicaments pour vous soigner, alors que les physiciens quantiques vous prescriront plutôt un soin énergétique’, explique un homme. Mais cela soigne-t-il vraiment ?
Aucun fondement scientifique à ladite ’médecine quantique’{{}}
La ’médecine quantique’ repose sur l’idée que le corps et l’esprit forment un tout, qu’ils ont un champ vibratoire, et que, si celui-ci est déséquilibré, on est malade. Le praticien doit donc faire des soins énergétiques présentés comme quantiques pour rééquilibrer ce champ vibratoire et soigner le malade.
Dans le livre fondateur de la discipline Le Corps quantique, publié en 1989, Deepak Chopra prétend guérir la quasi-totalité de nos maladies, dont le cancer, grâce à la ’médecine quantique’. Ces derniers temps, des gourous du développement personnel proposent aux gens de les aider à faire leur ’saut quantique’ pour sortir d’un état dépressif ou dépasser un choc traumatique. Mais tout ceci n’a aucun fondement scientifique et aucune étude scientifique n’a permis de prouver que la médecine quantique aurait un quelconque effet. Au mieux, il est possible d’avoir un effet placebo.
Ces dernières années, des physiciens se sont d’ailleurs élevés contre les détournements de la physique quantique. Il y a notamment eu une levée de bouclier au début de l’année 2024 quand la marque Guerlain avait sorti une crème censée ’restaurer la lumière quantique d’une cellule jeune à l’échelle de l’infiniment petit pour amplifier la réjuvénation visible de la peau’. Les spécialistes s’étaient accordés pour dire que c’était des foutaises, comme le rapportait Libération. L’année précédente, en 2023, un médecin du sport avait dénoncé à franceinfo l’inutilité d’un pseudo ’patch quantique’ que Novak Djokovic portait sur son torse pendant le tournoi de Roland Garros et qui était censé être composé de ’nanocristaux appelés boîtes quantiques, qui reçoivent la chaleur du corps et la lumière extérieure pour la convertir en ondes spécifiques de la lumière, principalement en infrarouge mais aussi en UV, invisibles à l’oeil nu’, selon son créateur italien Fabio Fontana qui se dit ’technicien spécialiste en champs électromagnétiques’, à RMC Sports.
Une imposture intellectuelle{{}}
Le chercheur du CNRS Aymeric Delteil, spécialiste de l’étude de la matière condensée, estime dans un article publié sur le site The Conservation qu’il s’agit là d’une imposture intellectuelle. Une ’utilisation abusive du vocabulaire scientifique (…) pour se donner une illusion de crédibilité’, selon la définition d’Alan Sokal et Jean Bricmont.
Selon lui, ’la mécanique quantique constitue un terreau idéal pour le mysticisme. Elle fournit un mélange de phénomènes fascinants, de concepts abstraits réputés difficiles et d’un vocabulaire évocateur qui est dilué dans un amalgame de lexique ésotérique New Age. Cela donne un beau mélange de ’vibrations’, ’lumière’, ’champ énergétique’, ’biorésonance quantique’, ’élévation de son niveau d’énergie’, ’clés d’harmonisation multidimensionnelle’ et tant d’autres formulations vides de sens. Les phénomènes de la mécanique quantique eux-mêmes sont dévoyés. L’intrication permettrait de soigner à distance, la bioluminescence fournirait une justification aux méridiens de l’acupuncture, le vide quantique expliquerait la mémoire de l’eau’.
Le créateur de la ’médecine quantique’, Deepak Chopra, reconnaissait lui-même en 2013 qu’il avait employé le vocabulaire de la physique quantique ’juste comme une métaphore’. Ce qu’il prône se rapproche en vérité de ce qu’enseignent les médecines chinoises et ayurvédiques.
Cet effet de manche permet de vendre très cher des pseudo-soins énergétiques et des objets censés percevoir et rééquilibrer le ’champ vibratoire’, mais qui n’ont aucun effet, voire aucun sens. ’Je considère l’expression ’médecine quantique’ (et aussi ’thérapie quantique’) comme une absurdité, car elle associe deux mots relatifs à deux disciplines utilisant des méthodologies inévitablement et radicalement différentes, car poursuivant des objectifs n’ayant rien en commun’, explique, sidéré, le physicien Claude Aslangul dans un article publié en 2016. Il qualifie cette pratique de ’fatras verbal’, ’d’impostures’ et de ’mur d’inepties’.
Médecine et physique quantique n’ont rien à voir{{}}
Pour bien comprendre pourquoi une ’médecine quantique’ n’est pas possible, il faut d’abord tâcher d’expliquer ce qu’est la physique quantique. C’est la science de l’infiniment petit. Elle s’intéresse aux électrons, aux atomes, et permet notamment d’essayer de comprendre les interactions entre la lumière et la matière à l’échelle atomique. Elle a permis d’observer qu’à cette échelle, les atomes peuvent avoir des comportements difficilement compréhensibles pour l’entendement humain, par exemple, le fait qu’un atome change par palier et non en suivant des états successifs (c’est ça, véritablement, le saut quantique), le fait que des particules peuvent être en superposition de plusieurs états, ou que deux particules qui se sont éloignées peuvent encore être liées (c’est l’intrication) si elles n’en ont pas rencontré d’autres dans leur éloignement (c’est la décohérence).
Mais ’les effets quantiques sont très fragiles’, explique Aymeric Delteil. Ils ne peuvent être observés que dans des conditions extrêmes : une température très basse, proche du zéro absolu, soit moins 273 degrés Celsius, dans un vide très poussé, une totale obscurité et avec un nombre de particules réduit. ’C’est un fait prouvé par nombre d’expériences scientifiques menées en laboratoire : quand vous mettez plein d’atomes ensemble, les niveaux quantiques vont diminuant, abonde le physicien Julien Bobroff dans Marianne. À l’échelle humaine, les niveaux quantiques vont être tellement serrés qu’il n’y a plus d’effet.’
Si ses bienfaits ne sont pas prouvés, comme elle n’entraîne aucune manipulation ni aucune intervention physique, la ’médecine quantique’ ne fait pas forcément de mal non plus. Mais il y a deux limites à cela : d’une part il s’agit d’un abus de la crédulité des gens et d’une monopolisation de leurs ressources financières à des fins douteuses, d’autre part, cela peut provoquer une perte de chance chez des patients atteints d’un cancer qui se détourneraient de la médecine conventionnelle pour lui préférer cette pseudo-médecine qui ne les soignera pas. ’A-t-on le droit de soigner avec une théorie spéculative ? La vie des gens est en jeu’, s’inquiète Bruno Falissard, épistémologue spécialiste dans l’évaluation des théories médicales non conventionnelles, dans Le Monde.
Ainsi, un masseur-kinésithérapeute promouvant la ’thérapie quantique intégrative’ a été condamné à trois mois d’interdiction d’exercice dont la moitié avec sursis par l’Ordre national des masseurs-kinésithérapeutes en 2019, pour avoir fait la promotion sans réserve d’une ’nouvelle pratique insuffisamment éprouvée’ et manqué à son obligation de prudence. Un Américain qui vend des appareils de ’biofeedback’ s’est exilé en Hongrie depuis qu’il a été condamné pour tromperie médicale aux États-Unis.
Société Santé Maladies – Épidémies
L’équipe
Armêl BalogogArmêl Balogog La cellule Vrai ou faux
Annexe - Les pratiques non conventionnelles en santé - Médecines complémentaires / alternatives / naturelles – Document officiel - Mis à jour le 22.01.2026 {{}}
Ostéopathie, chiropraxie, hypnose, mésothérapie, auriculothérapie, acupuncture…Tous ces termes désignent des pratiques de soins dites non conventionnelles (PSNC). Parfois appelées « médecines alternatives », « médecines complémentaires », « médecines naturelles », ou encore « médecines douces », ces pratiques sont diverses, tant par les techniques qu’elles emploient que par les fondements théoriques qu’elles invoquent. Leur point commun est qu’elles ne sont ni reconnues, au plan scientifique, par la médecine conventionnelle, ni enseignées au cours de la formation initiale des professionnels de santé.
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La connaissance de ces différentes pratiques est encore incomplète, voire insuffisante. Les patients doivent donc être informés de l’utilité possible de certaines pratiques proposées à titre complémentaire de la médecine conventionnelle, mais également mis en garde contre le risque de perte de chance lié à certaines d’entre elles :
– Certaines de ces pratiques non conventionnelles ont certainement une efficacité sur certains symptômes, mais celle-ci est insuffisamment ou non démontrée ;
– Certaines pratiques n’ont pas d’efficacité sur certains symptômes mais ne présentent pas non plus de risques pour la santé. Elles peuvent cependant entraîner une perte de chance pour les personnes qui seraient atteintes de maladies graves, comme le cancer par exemple, en retardant la prise en charge du malade en médecine conventionnelle. La présentation de la pratique au malade, qui se sent démuni face à la gravité de sa maladie, peut entraîner un tel retard ;
– D’autres, enfin, peuvent avoir des effets nocifs pour la santé et doivent donc être systématiquement proscrites.
Lorsque la pratique n’a pas apporté scientifiquement la preuve de son efficacité, le terme de médecine est à proscrire. Il convient également de rappeler que mettre en place une thérapeutique ne peut se faire sans qu’un diagnostic n’ait été établi. Seul un médecin, ayant les connaissances nécessaires, peut poser le diagnostic d’une maladie.
Depuis 2010, la Direction générale de la santé (DGS) finance un programme pluriannuel d’évaluation des Pratiques de soins non conventionnelles.
La DGS confie ainsi à l’Inserm ou à des sociétés savantes la réalisation d’évaluations et de revues de littérature scientifique internationale, visant à repérer les pratiques prometteuses et celles potentiellement dangereuses. Elle demande ensuite un avis complémentaire la Haute Autorité de santé (HAS) ou au Haut Conseil de la santé publique (HCSP).
Différences entre la médecine conventionnelle et les pratiques de soins non conventionnelles (PSNC){{}}
La médecine « conventionnelle » s’appuie sur des traitements qui ont obtenu une validation scientifique, soit par des essais cliniques, soit parce qu’ils bénéficient d’un consensus professionnel fort obtenu avec l’accord et l’expérience de la majorité des professionnels de la discipline concernée.
Dans la très grande majorité des cas, les pratiques de soins non conventionnelles n’ont pas fait l’objet d’études scientifiques ou cliniques montrant leurs modalités d’action, leurs effets, leur efficacité, ainsi que leur non dangerosité.
Ces pratiques sont très diverses : ostéopathie, chiropraxie, méditation, hypnose, mésothérapie, auriculothérapie, biologie totale, lypolyse, acupuncture/ moxibustion, homéopathie, biorésonance, phytothérapie, thérapie nutritionnelle, réflexologie, naturopathie, aromathérapie, hypnothérapie, sophrologie, thermalisme psychiatrique, jeûne, massages, qi gong, tai-chi etc.
Ces pratiques se développent parallèlement à la médecine « conventionnelle », en France et partout dans le monde. Elles sont également en progression dans le champ du bien-être, de la nutrition et de l’apparence esthétique.
La médecine « conventionnelle »{{}}
La médecine « conventionnelle » s’appuie sur des traitements qui ont toujours obtenu une validation scientifique, soit par des essais cliniques, soit parce qu’ils bénéficient d’un consensus professionnel fort. Les essais cliniques sont soumis à des autorisations et à des contrôles rigoureux sur le plan de l’éthique, des conditions de réalisation et de la pertinence scientifique . Les consensus professionnels, quant à eux, sont obtenus après plusieurs années de recul, avec l’accord et l’expérience de la majorité des professionnels de la discipline concernée. Les conditions d’utilisation des techniques y sont définies avec précision. En s’appuyant sur cette méthodologie rigoureuse, l’efficacité de la médecine conventionnelle est prouvée.
La médecine conventionnelle est enseignée dans les facultés de médecine. Les études de médecine conduisent à l’obtention de diplômes de niveau national : le doctorat en médecine et des diplômes dans une des spécialités médicales existantes. Pour obtenir le diplôme et le titre de médecin, les seules matières enseignées sont les pratiques « conventionnelles ». Les autres professions de santé (chirurgiens-dentistes, sages-femmes, infirmiers, etc.) bénéficient également d’un enseignement conduisant à l’obtention de diplômes de niveau national.
La déclaration des effets indésirables et des infections associés aux soins est obligatoire selon l’article L. 1413-14 du CSP. Les effets indésirables liés aux pratiques conventionnelles sont le plus souvent connus et prévisibles. Ils ne sont acceptables que lorsque les bénéfices d’une stratégie thérapeutique, médicamenteuse ou non, sont nettement supérieurs aux risques encourus.
Les pratiques non conventionnelles présentées comme thérapeutiques{{}}
Dans la très grande majorité des cas, les PSNC n’ont pas fait l’objet d’études scientifiques ou cliniques montrant leurs modalités d’action, leurs effets, leur efficacité, ainsi que leur non dangerosité. Lorsqu’elles sont utilisées pour traiter des maladies graves ou en urgence à la place des traitements conventionnels reconnus, elles peuvent donc faire perdre des chances d’amélioration ou de guérison aux personnes malades.
L’enseignement de ces pratiques ne donne pas lieu à des diplômes nationaux, à l’exception de l’acupuncture. Cependant, certaines formations font l’objet de diplômes d’université (DU) ou de diplômes interuniversitaires (DIU) placés sous la seule responsabilité d’une ou de plusieurs universités. Ces diplômes ne signifient pas, ipso facto, que l’efficacité et l’innocuité de la technique sont prouvées. Ce sont des diplômes complémentaires qui, à eux seuls, ne donnent pas le droit à l’exercice d’une profession de santé. Certaines formations sont par ailleurs délivrées au sein d’organismes privés sans aucun contrôle des institutions publiques quant à leur contenu, et sans reconnaissance par l’Etat des diplômes délivrés.
Des PSNC ou des sites Internet diffusant ces pratiques peuvent afficher un label de qualité (norme, certification du site). Ce label ne signifie pas pour autant que les effets et risques d’une technique ont été évalués scientifiquement.
Certaines PSNC sont présentées comme des « médecines naturelles », ce qui pourrait être compris comme « sans effets secondaires ».
Ces pratiques dites « naturelles » prennent en compte la personne dans son ensemble sans se focaliser sur un symptôme ou une maladie en particulier. Certaines invoquent les capacités d’auto-guérison de la personne malade. Le recours à ces pratiques peut s’expliquer par le fait que les traitements conventionnels nécessitent, pour être efficaces et sûrs, l’application de protocoles de soins rigoureux, ce qui peut donner au patient le sentiment de recevoir des soins standardisés, non adaptés à son cas. Les traitements dispensés dans le cadre des pratiques apparaissent plus personnalisés, mais ils n’offrent pas les mêmes garanties d’efficacité et de sécurité que la médecine conventionnelle.
Les effets indésirables des PSNC sont mal, voire non connus, car il n’y a pas eu d’évaluation rigoureuse préalable à leur emploi, et peu ou pas de données publiées. De plus, les professionnels qui utilisent ces PSNC ne déclarent pas ces effets indésirables.
Il est à noter que les honoraires totaux des actes et des prestations réalisés dans le cadre des PSNC peuvent être élevés et qu’il ne faut donc pas hésiter à demander, non seulement des garanties scientifiques sur la sécurité et l’efficacité de la prise en charge, mais aussi un devis global sur ce qui est proposé avant d’en accepter la réalisation.
Qui peut dispenser des soins en France ?{{}}
L’exercice des professions médicales et d’auxiliaires médicaux est encadré par le code de la santé publique (CSP). Les professionnels de santé sont titulaires d’un diplôme, certificat ou titre mentionné dans le même code qui sanctionne des études dont le programme est validé par le ministère de la santé et/ou le ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur.
Tous les professionnels de santé doivent être inscrits au registre partagé des professionnels de santé (RPPS), pour les professions médicales ou au fichier ADELI pour les autres professions. Progressivement le RPPS remplacera le fichier ADELI.
L’exercice de la médecine est réservé aux seuls médecins. Ceux-ci doivent être inscrits au tableau du Conseil de l’ordre des médecins. Le public peut vérifier cette inscription sur le site du Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM). Les chirurgiens-dentistes et les sages-femmes exercent une profession médicale à compétence limitée. Ils sont inscrits auprès de leurs Ordres respectifs.
(article L.4111-1 et L.4112-1 du code de la santé publique)
Toute personne qui, sans être médecin - ou hors de leur sphère de compétences pour les chirurgiens-dentistes, les sages-femmes et les biologistes-médicaux - prend part à l’établissement d’un diagnostic ou d’un traitement de maladies, réelles ou supposées, par acte personnel, consultations verbales ou écrites, exerce illégalement la médecine. Des sanctions (2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende) sont encourues pour l’exercice illégal de la profession de médecin, de chirurgien-dentiste, de sage-femme ou de biologiste-médical.
(article L.4161-1 et L.4161-5 du code de la santé publique)
Médecins :{{}}
Les titres, les spécialisations, les mentions de qualifications ou d’appartenance à des sociétés savantes sont réglementés par le ministère de l’Enseignement supérieur et le Conseil national de l’ordre des médecins. Les médecins ne sont pas autorisés à faire mention de qualifications qui ne figurent pas sur les listes établies par le CNOM.
Les titres et mentions pouvant figurer sur les plaques et ordonnances des médecins sont donc réservés aux seuls médecins qui sont titulaires des diplômes ou qualifications correspondants. La liste de ces titres et mentions est consultable sur le site du conseil national de l’ordre des médecins (CNOM).
Professions paramédicales{{}}
Les membres des professions paramédicales effectuent leurs actes sur prescription d’un médecin, sauf les actes qui relèvent de leur rôle propre. Ces actes sont définis dans le CSP. Par exemple, les infirmiers et infirmières donnent des soins infirmiers sur prescription ou conseil médical, ou en application du rôle propre qui leur est dévolu. Dans le cadre de leur rôle propre, les infirmiers peuvent réaliser les actes inscrits sur une liste spécifique. Les masseurs-kinésithérapeutes pratiquent le massage et la gymnastique médicale ou rééducation.
Psychothérapeutes{{}}
L’usage professionnel du titre de psychothérapeute est réglementé par l’article 52 de la loi 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique.
Ce titre est réservé aux personnes possédant une formation spécifique (décret n° 2010-534 du 20 mai 2010 relatif à l’usage du titre de psychothérapeute)
Ostéopathes/chiropracteurs{{}}
L’usage professionnel du titre d’ostéopathe ou de chiropracteur est réservé aux personnes titulaires d’un diplôme sanctionnant une formation spécifique (article 75 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé).
Il ne s’agit pas d’un diplôme d’Etat. Cette formation peut être indiquée sur la plaque du professionnel par la mention « DO » qui signifie Diplômé(e) en Ostéopathie ou « DC », Diplômé(e) en Chiropraxie. Les ostéopathes peuvent pratiquer des manipulations ayant pour but de prévenir ou de remédier à des troubles fonctionnels, c’est-à-dire des troubles qui ne relèvent pas de pathologies nécessitant l’intervention d’un médecin. Le décret n° 2007-435 du 25 mars 2007 définit les actes et les conditions d’exercice de l’ostéopathie. Certains professionnels de santé, médecins ou masseurs-kinésithérapeutes, pratiquent des actes d’ostéopathie en plus de leurs actes de professionnels de santé. Leur titre d’ostéopathe est alors aussi mentionné sur leur plaque de professionnel de santé. Le décret n°2011-32 du 7 janvier 2011 établit la liste des actes que les chiropracteurs sont autorisés à effectuer et détermine leurs conditions d’exercice.
L’article L. 1151-3 du code de la santé publique interdit les actes à visée esthétique présentant un danger grave ou une suspicion de danger grave pour la santé.
Les questions à poser avant de recourir à une pratique de soins non conventionnelle {{}}
Avant de recourir à une pratique de soins, il est prudent que la personne en demande de soins pose certaines questions afin de recueillir les informations qui lui permettront de prendre une décision éclairée.
Prescription et suivi du traitement/prise en charge{{}}
– Qui peut faire un diagnostic de mon problème de santé ?
– Qui va prescrire le traitement ?
– Quelles sont les qualifications du professionnel que je vais consulter ? Est-il inscrit au registre partagé des professionnels de santé (RPPS) ? Si c’est un médecin, est-il inscrit au tableau de l’ordre des médecins ? avec quelle qualification ?
– Le traitement est-il adapté à mon problème de santé ? Existe-il des preuves de son efficacité ? Y a-t-il des études scientifiques montrant l’intérêt de ce traitement ? Les produits sont-ils autorisés pour traiter le problème de santé ?
– Ai-je recours à ce traitement en raison d’un échec d’une médecine conventionnelle ? Me demande-t-on d’arrêter mon traitement conventionnel ?
– Combien de temps ce traitement va-t-il durer ?
– Un suivi est-il prévu ?
– Comment et quand pourrai-je juger du résultat ?
– Combien de temps vont durer les effets du traitement ?
Sécurité de la prise en charge{{}}
– Existe-t-il un traitement de médecine conventionnelle pour mon problème de santé ?
– Ce professionnel peut-il demander un avis à un autre professionnel plus spécialisé ou à une équipe hospitalière quand il se trouve face à un cas complexe ou grave ?
– Me demande-t-on d’arrêter mon traitement ? Le traitement qu’on me propose ne risque-t-il pas de retarder l’instauration d’un traitement conventionnel ?
– Où puis-je me renseigner sur la pratique qui m’est proposée ? (société savante médicale, association d’usagers en santé ?)
– Des précautions particulières sont-elles nécessaires avant ou après le traitement qui m’est proposé ?
– Le traitement est-il douloureux, si oui des antalgiques sont-ils prévus ?
– Si des injections sont prévues, les matériels sont-ils stériles et utilisés seulement pour moi ?
– Quels sont tous les risques liés à ce traitement ?
– Des effets secondaires sont-ils prévisibles ? Ai-je interrogé d’autres personnes ayant subi le même traitement sur d’éventuels accidents ?
Coût du traitement/ de la prise en charge{{}}
– Quel sera le coût du traitement (prix des consultations) ?
– Est-il remboursé ? Pourquoi n’est-il pas remboursé par la Sécurité Sociale ?
– Un devis peut-il être fourni ?
– Si je change d’avis et décide de ne pas suivre l’intégralité du traitement, devrai-je payer l’intégralité du soin ?
En cas de problème ou d’insatisfaction{{}}
– Quels moyens ai-je à ma disposition si je suis mécontent(e) du résultat ? S’il y a un effet secondaire non prévu, à qui le déclarer ?
– Le professionnel rencontré a-t-il une assurance professionnelle ?
Que faire en cas de problème avec une pratique non conventionnelle ?{{}}
Le patient peut en cas de problème consulter son médecin traitant, voire, dans certains cas, entreprendre une démarche de signalement et/ou de plainte.
Lorsque le traitement de PSNC ne produit pas l’amélioration escomptée, ou en cas d’aggravation de l’état de santé, il est prudent que le patient consulte son médecin traitant, un médecin de son choix ou un service d’urgence. Il faut avoir présent à l’esprit que le retard à l’instauration d’un traitement de médecine conventionnelle peut entraîner une perte de chance de guérison ou d’amélioration d’une pathologie grave.
>> Si vous êtes mécontent(e) de la façon dont la personne qui utilise une pratique non conventionnelle a traité votre problème de santé, vous pouvez souhaiter aller plus loin dans les démarches :
– si le professionnel travaille dans un établissement de santé, vous pouvez signaler votre mécontentement à la commission de relation avec les usagers et de la qualité de la prise en charge de l’établissement (CRUQ). Une structure de ce type existe dans chaque établissement de santé afin de proposer un règlement des conflits entre l’établissement et les usagers (article L.1112-3 du CSP). Vous pouvez également saisir le directeur général de l’ARS.
– si le professionnel est un médecin, vous pouvez vous adresser au conseil départemental de l’ordre des médecins
– si le professionnel exerce une profession paramédicale, vous pouvez vous adresser au conseil départemental de son ordre ou au conseil régional de son ordre si cette profession possède un conseil de l’ordre ou bien au directeur général de l’ARS de son lieu d’exercice
– si le professionnel est un pharmacien, vous pouvez vous adresser au conseil départemental de son ordre
– si le différend concerne un ostéopathe, un chiropracteur ou un psychothérapeute, vous pouvez vous adresser au directeur général de l’ARS de son lieu d’exercice
– si le différend concerne un professionnel autre que ceux autorisés à dispenser des soins et qui sont répertoriés dans le chapitre II (qui peut dispenser des soins en France ?), vous pouvez porter plainte auprès de tout commissariat de police ou brigade de gendarmerie ou directement auprès du Procureur de la République : Consulter le site https://www.vosdroits.service-public.fr.
>> Si vous pensez avoir été victime d’une exigence financière exorbitante, d’une déstabilisation mentale, ou si un discours dénigrant la médecine conventionnelle vous a été tenu, il est possible que vous ayez été victime d’une dérive sectaire. Vous pouvez le signaler à la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES).
>> Si vous pensez avoir été victime d’une escroquerie, vous pouvez contacter la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ou la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) de votre département.
>> Si vous pensez qu’une publicité pour une méthode non conventionnelle ne traduit pas la réalité, qu’elle est mensongère, qu’elle peut conduire des personnes confiantes à l’utiliser alors qu’elle est dangereuse, vous pouvez adresser cette publicité accompagnée de vos remarques à la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ( article L.5122-15 du CSP), ou à la direction départementale de la protection de la population (DDPP).
Vous pouvez également faire un signalement sur le Portail de signalement officiel des contenus illicites de l’internet. Enfin, vous pouvez également porter plainte auprès de tout commissariat de police ou brigade de gendarmerie, ou directement auprès du Procureur de la République sur le site service-public.
Consulter le site Droit des usagers de la santé
Ressources utiles{{}}
Organismes publics {{}}
– [L’ Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), – anciennement Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé » (AFSSAPS) - a un champ de compétence large qui comprend notamment les médicaments, les dispositifs médicaux, les produits cosmétiques et les huiles essentielles et plantes médicinales. Son champ d’action est défini par l’article L. 5311-1 du code de la santé publique.
- La Haute Autorité de santé HAS,élabore des recommandations de bonnes pratiques à destination des professionnels pour la plupart des pathologies. Les recommandations sont établies à partir des données de la littérature scientifique internationale, puis sont validées par un collège d’experts.
– L’Institut de veille sanitaire (InVS) pour la lutte contre les infections nosocomiales.
– Les agences régionales de santé (ARS), sont chargées du pilotage territorial du système de santé. Les ARS regroupent les services de l’Etat et de l’Assurance maladie
– La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) s’emploie à garantir la qualité des produits et des services, la loyauté des transactions et à protéger les consommateurs
– Les centres antipoison et de toxicovigilance sont chargés de répondre aux demandes d’avis ou de conseil concernant les intoxications.
– La mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES), est chargée d’observer et d’analyser le phénomène des mouvements à caractère sectaire dont les agissements sont attentatoires aux droits de l’homme, à l’intégrité physique et mentale et à la dignité.
Conseils de l’ordre {{}}
Les conseils de l’ordre permettent aux usagers de vérifier l’enregistrement des professionnels de santé. Les diplômes sont vérifiés par ces instances
– Conseil national de l’ordre des médecins
– Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes
– Conseil national de l’ordre des pédicures-podologues
– Conseil national de l’ordre des chirurgiens-dentistes
– Conseil national de l’ordre des sages-femmes
– Conseil national de l’ordre des infirmiers
– Conseil national de l’ordre des pharmaciens.
Associations {{}}
Les sociétés savantes médicales, les collèges nationaux professionnels de spécialité, les associations professionnelles et l’Académie de médecine donnent des informations et des règles de bonne pratique sur les traitements conventionnels.
Des associations de patients peuvent offrir une aide aux patients et à leurs familles dans le domaine de l’information et des actions légales. Quelques unes sont citées ci-dessous :
– Le Collectif interassociatif sur la santé (CISS)
– L’Union nationale des amis et familles de malades psychiques (UNAFAM)
– L’Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu victimes de sectes (UNADFI)
– Le Centre contre les manipulations mentales (CMM).
Sites de référence :{{}}
Organismes publics
Haute autorité de santé (HAS)
Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM)
Haut Conseil de la santé publique (HCSP)
Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES)
Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM)
Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES)
Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP)
France Stratégie (Organisme de réflexion, d’expertise et de concertation placé auprès du Premier ministre)
Documents {{}}
– Médecines alternatives : ce qu’en dit la science – Inserm (02 juin 2014 )
– Rapport d’orientation de la Haute Autorité de Santé : “Développement de la prescription de thérapeutiques non médicamenteuses validées”, 2011.
– Rapport annuel 2011-2012 Le risque sectaire – Rapport au Premier Ministre – MIVILUDES (page 16 : Les risques dans le domaine de la santé) Publié le 25 avril 2013
– La Note d’analyse n° 290-octobre 2012 de France Stratégie : Quelle réponse des pouvoirs publics à l’engouement pour les médecines non conventionnelles ?
Principaux repères législatifs{{}}
Sommaire{{}}
- Différences entre la médecine conventionnelle et les pratiques de soins non conventionnelles (PSNC)
- Qui peut dispenser des soins en France ?
- Les questions à poser avant de recourir à une pratique de soins non conventionnelle
- Que faire en cas de problème avec une pratique non conventionnelle ?
- Ressources utiles
- Principaux repères législatifs
Fiches d’information à consulter :{{}}
pdf Fiche Hypnose Téléchargement du pdf (264.4 kio)
pdf Fiche Mésothérapie Téléchargement du pdf (775 kio)
pdf Fiche Ostéopathie Téléchargement du pdf (693.1 kio)
pdf Fiche Fish pédicure Téléchargement du pdf (270.7 kio)
pdf Fiche Chiropraxie Téléchargement du pdf (696.3 kio)
pdf Fiche Biologie totale Téléchargement du pdf (275.1 kio)
pdf Fiche Jeûne à visée préventive ou thérapeutique Téléchargement du pdf (296.3 kio)
pdf Fiche Acupuncture Téléchargement du pdf (291 kio)
pdf Fiche Auriculothérapie Téléchargement du pdf (293.2 kio)
Sauf mention contraire, tous les contenus de ce site sont sous licence etalab-2.0
Ministère de la Santé, de la Famille, de l’Autonomie et des Personnes handicapées
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Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant
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– 07/02/2026
Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales
Site : https://isias.info/
Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France
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