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"De la fête musulmane ‘Isra et Miraj’ (voyage nocturne et montée aux cieux, le 16 janvier en 2026) à l’explorateur marocain Ibn Battûta : de la Mecque jusqu’aux bords de la Volga, en passant par le Mali et jusqu’en Chine" par Jacques Hallard

samedi 17 janvier 2026, par Hallard Jacques

ISIAS Monde arabe Islam Voyages

De la fête musulmane ‘Isra et Miraj’ (voyage nocturne et montée aux cieux, le 16 janvier en 2026) à l’explorateur marocain Ibn Battûta : de la Mecque jusqu’aux bords de la Volga, en passant par le Mali et jusqu’en Chine

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 15/01/2026

Les voyages d’Ibn Battûta et Marco Polo

Carte des voyages d’Ibn Battûta et Marco Polo issue du site : https://villemagne.net/site_fr/jerusalem-ibn-battuta

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur


Préambule

En bref : pour débuter ce dossier à teneur religieuse et historique dans la culture musulmane :

‘Isra et Miraj’
- L’isrâ’ est, pour les musulmans, le voyage nocturne du prophète Mahomet de La Mecque à Jérusalem. Il est suivi par le Miraj, moment où, selon la tradition musulmane, Mahomet est monté aux cieux en compagnie de l’ange Gabriel sur une monture appelée Bouraq… - Source : Wikipédia

Ibn Battûta (1304-1368 ou 1369) est le voyageur le plus connu du monde musulman. Parti en 1325 pour La Mecque, il regagna son pays vingt-quatre ans et 120.000 kilomètres plus tard, après avoir traversé le nord de l’Afrique, le Sahara, la Russie méridionale, l’Inde, la Chine et le Soudan. Dans le récit de ses Voyages, publié en 1358, il livre une description précise de son itinéraire et des lieux visités durant ce périple qu’il débuta à Tanger… Source 

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Introduction

Ce petit dossier propose des récits sur une fête religieuse musulmane de ce moment en 2026 (Isra et Miraj), d’une part, et sur les voyages de l’explorateur marocain Ibn Battûta (1304-1368 ou 1369), de l’Afrique à la Chine, d’autre part…

Les documents sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après

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Sommaire

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  • Fête musulmane – Pourquoi célèbre-t-on Isra et Miraj ? - Publié le 09 octobre 2018, mis à jour le 02 juin 2024 – Document ‘Lepetitjournal Dubai’

    FETE Isra et MirajMonture ailée surnaturelle, la Bouraq

Écrit par Lepetitjournal Dubai

Vous vous réjouissiez sans doute de votre week-end prolongé, et pensiez à tout ce que vous alliez bien pouvoir faire pour en profiter ! Cette année, ça tombe juste pas comme vous auriez eu envie car Isra Wal Mira 2024, c’est samedi. À défaut d’en profiter, on va vous expliquer cette fête. 

Israa et Miraj sont une référence au voyage nocturne (Isra, en arabe) qu’a entrepri le prophète Mohammed depuis la mosquée sacrée de La Mecque jusqu’à celle de Jérusalem, avant de monter aux cieux (Miraj), en compagnie de l’Ange Gabriel (Jibril) et de sa monture ailée surnaturelle, la Bouraq. Les historiens estiment que ce voyage - considéré comme miraculeux dans la religion musulmane a eu lieu autour de l’année 620 de l’ère chrétienne.

Ce périple d’une nuit s’est donc déroulé en deux parties, la première étant le voyage jusqu’à Jérusalem : Mohammed est tiré de son sommeil par l’Ange Gabriel, qui lui fait entreprendre un voyage nocturne jusqu’à Jérusalem. En chemin, il lui montre les puissances de l’Enfer et du Paradis, puis ils se rendent à Hébron et Bethléem, avant d’arriver à Jérusalem, où Mohammed accroche sa monture aux portes de la mosquée, avant de rencontrer les prophètes Moïse, Abraham et Jésus, et prier.

Lors de la deuxième partie de ce voyage miraculeux, Mohammed monte aux sept cieux à l’aide d’une échelle, ou de sa Bouraq [monture]. Au premier ciel, il rencontre Adam, au deuxième, Jésus et Jean-Baptiste, au troisième Joseph, puis Hénoch, Aaron, Moïse, et enfin, au septième ciel, Abraham. Lorsque tous les cieux ont été franchis, Mohammed atteint un lieu où il rencontre Allah, en compagnie de Moïse ? Ils discutent du nombre de prières quotidiennes à observer, qu’Allah voudrait définir à cinquante. Moïse et Mohammed trouve ce nombre trop important, et après plusieurs négociations, le Prophète parvient à faire réduire le nombre de cinquante à cinq. C’est donc pendant cette nuit de l’ascension que les cinq prières ont été rendues obligatoires.

Mohammed revient ensuite à la Mecque, pour témoigner de son aventure, mais la plupart des gens ne le croient pas, et le traitent alors de menteur. A force de descriptions, Mohammed parvient à les convaincre de le croire.

Dans la religion musulmane, cette fête est célébrée tous les ans pendant la nuit de l’ascension (Lailat al Miraj). Selon certains pays, on étudie l’histoire de ce voyage, des prières sont faites à la mosquée ou chez soi, des lumières sont allumées, on prépare un festin que l’on partage en famille ou en communauté ?

La rédaction ( www.lepetitjournal.com/dubai ) 

lepetitjournal.com DubaiÉcrit par Lepetitjournal Dubai

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Source : https://lepetitjournal.com/lepetitjournal-dubai-683

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  • Fête musulmane d’Isra et Miraj d’après Wikipédia
    « Voyage nocturne » redirige ici. Pour le titre de livre, voir Wolfgang Hildesheimer (auteur) et Gabrielle Wittkop (traductrice).

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b5/Miraj_by_Sultan_Muhammad.jpg/250px-Miraj_by_Sultan_Muhammad.jpg

Une miniature persane du XVIe siècle célébrant l’ascension de Mahomet aux cieux [1].

L’isrâ’ (en arabe : إسراء « voyage nocturne », venant du verbe سرى [sara’a], « voyager la nuit ») est, pour les musulmans, le voyage nocturne du prophète Mahomet de La Mecque à Jérusalem[1]. Il est suivi par le Miraj (معراج, « échelle, ascension »), moment où, selon la tradition musulmane, Mahomet est monté aux cieux en compagnie de l’ange Gabriel (en arabe : ملك جبريل, malak Jibrīl) sur une monture appelée Bouraq (بُرَاق) [1]. La tradition situe cet événement au 27 rajab de l’an 2 avant l’hégire, soit autour de l’année 620 de l’ère chrétienne, et le commémore durant la « nuit de l’ascension » (Lailat al-Miraj)[2].

L’Islam des premiers temps ne mentionne pas la destination, mais une tradition apparue dès le VIIIe siècle (qui ne s’est toutefois véritablement développée qu’après la première domination croisée sur Jérusalem, fin du XIe siècle-début du XIIe siècle) donne la destination comme étant le mont Al-Aqsa à Jérusalem faisant ainsi de celle-ci la troisième ville sainte de l’Islam [3],[4],[5].

Sources

Le voyage nocturne se fonde sur le verset 1 de la sourate 17, « Le voyage nocturne » du Coran, qui dit :

« Gloire à celui qui a fait voyager de nuit son serviteur de la Mosquée sacrée à la Mosquée très éloignée dont nous avons béni l’enceinte, et ceci pour lui montrer certains de nos Signes. Dieu est celui qui entend et qui voit parfaitement. » — Coran, XVII, 1, Traduction D. Masson [6].

D’autres versets (1-18 de la sourate 53, « L’Étoile », et la sourate 71 « Noé », 19-25) ont été lus comme des compléments de celui-ci, qui décrivent le phénomène sans le nommer précisément[7].

L’événement est ensuite développé dans tous les grands recueils de hadith[8], dans les commentaires du Coran comme celui de Tabari, et dans une littérature spécialisée (kutub al-miraj, livres du miraj). Le plus ancien est l’œuvre du chiite Hisham ibn Salim Jawaleqi, disciple des cinquième et sixième imams (Muhammad al-Baqir et Jafar al-Sadiq), et consiste en une compilation de traditions [7].

La littérature relative au miraj dépasse rapidement le cercle des religieux et des théologiens, et se développe ensuite comme un genre littéraire arabe (genre des qisas al-miraj, histoires du miraj), dont les plus représentatifs sont :

  • al-Isra wa’l-miraj attribué au compagnon du Prophète Ibn Abbas (m. 67/686) mais sans doute apocryphe.
  • kitab al-miraj d’Abū l-Qāsim al-Qushayrī (m. 465/1073), théologien et mystique shafiite
  • kitab qissat al-miraj de Abu’l-Hasan Ahmad ibn Abdallah Bakri (viie – viiie siècles), très proche du récit du pseudo Ibn Abbas
  • al-Ibtihak bi’l-kalam ala’l-isra wa’l miraj de Muhammad ibn Ahmad ibn Ali Gayti (m. 984/1576), traditionniste shafiite [7].
    Des éléments existent aussi dans d’autres types d’œuvres : récits des prophètes, histoires générales, littérature de l’apocalypse et de la résurrection, littérature des mirabilia [7]. La biographie de Mahomet par Ibn Hisham et le commentaire du Coran de Tabari détaillent ainsi l’événement [9].

La littérature persane a également développé le thème du miraj dans sa poésie mystique, comme dans le Khamseh de Nezami.

Description du voyage - Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (mai 2021). 

L’ensemble des récits de l’isra et du miraj rapportent une même succession d’événements :

  • Mahomet, qui dort à la Mecque près de la Ka’bah, est réveillé par l’ange Gabriel ;
  • il accomplit le voyage vers la mosquée la plus éloignée (nommée masjed al Aqsa dans le Coran, en référence au mont Al Aqsa à Jérusalem) sur Bouraq, une espèce de cheval surnaturel. En route, Mahomet rencontre des puissances bonnes et mauvaises, visite Hébron et Bethléem ;
  • arrivé à Jérusalem, il rencontre les Prophètes Abraham, Moïse et Jésus, et dirige leur prière ;
  • il monte dans les sept cieux par une « échelle » ou toujours sur Bouraq ;
  • il visite les sept cieux. Au ciel inférieur, il rencontre Adam, au second Jésus (’Issa) et Jean le Baptiste (Yahya), au troisième il vit Joseph fils de Jacob (Yusuf), au quatrième, Hénoch (Idris), au cinquième, Aaron (Haroun), au sixième, Moïse (Moussa) et enfin, au septième ciel, c’est au tour d’Abraham (Ibrahim). Il atteint ensuite un lieu où il entend le bruit des calames qui écrivent la destinée ;
  • il rencontre Dieu et discute avec Lui le nombre de prières quotidiennes. Moïse participe à la discussion et encourage Mahomet à demander une réduction du nombre de prières de cinquante à cinq, ce qui est fait après plusieurs aller-retour, sans que ces prières perdent de valeur ;
  • il revient à la Mecque, où son récit est accueilli avec scepticisme par ses proches, hormis Abu Bakr [10].
    Des détails, variantes et compléments nombreux existent dans les textes. Bukhari fait par exemple mention du Lotus des confins, Sidrat al-Muntaha et de la visite du Paradis par Mahomet ; certains textes évoquent aussi une visite des enfers. Les modalités du réveil de Mahomet varient : parfois, l’archange Gabriel est accompagné de Michel et ouvre le toit de la maison.

Évolution des interprétations
L’isra et le miraj ont suscité beaucoup de commentaires et d’exégèses de la part des savants musulmans. Trois interprétations du verset XVII, 1 peuvent être distinguées [11]. Toutes s’accordent sur le fait que le terme abd (« serviteur ») désigne Mahomet et que le « Sanctuaire sacré » (al-masjid al-haram) est soit la Ka’bah, soit l’ensemble de La Mecque ; mais elles se différencient sur l’interprétation de l’expression masjid al-aqsa (« la Mosquée très éloignée ») et sur la nature du voyage nocturne.

Une version estime que le voyage n’est pas corporel, mais une vision offerte par Dieu au Prophète ; elle se base sur le verset 62 de la sourate 17, « Le voyage nocturne ». Il semble que, aux premiers temps, le thème de l’ascension était considéré comme un thème impossible, selon la sourate « Le Bétail », 6, verset 35 [12].

Une autre version estime que le voyage a été effectué corporellement vers un espace céleste [13], que désignerait le terme « la mosquée la plus lointaine » (al-masjid al-aqsa) [14]. Le voyage aurait donc été synonyme d’une « Ascension » de Mahomet. Cette version a été rapidement [Quand ?] abandonnée après le VIIIe siècle [source insuffisante].

Dans un texte remontant au milieu du VIIIe siècle déjà, Ibn Ishaq est le premier à identifier al-masjid al-aqsa en tant que Jérusalem, et affirme que Mahomet était monté au ciel depuis cette ville [15] ; il est possible toutefois que des traditions ait existé antérieurement, mais qu’elles soient restées orales [16]. Cette interprétation a ensuite été la seule perpétuée dans les traditions musulmanes et a connu un renouveau dans les traditions musulmanes au début du XXe siècle [17]. La date à laquelle a été entérinée la liaison entre la mention coranique et la ville réelle, puis l’esplanade du Temple, reste toutefois sujette à débats. Il est possible qu’elle ait été réalisée dès le règne d’Abd al-Malik (685-705), comme tendait à le montrer la sacralisation de l’espace de l’ancien Temple juif par la construction du dôme du Rocher. Elle s’expliquerait alors par des raisons politiques autant que religieuse, les Omeyyades ayant alors cherché à augmenter le prestige de leurs territoires syriens aux dépens de La Mecque, tenue par leur rival Abd Allah ibn Zubayr[ 18]. Cette théorie serait confirmée par la symbolique architecturale du dôme, par le fait qu’à la même période est fixée la date du 27 rajab[ 19]. Toutefois, l’absence du verset XVII, 1 dans les inscriptions du dôme du Rocher, et le fait que les sources rapportant la volonté des Omeyyades de détourner le pèlerinage soient partisanes, entraînent Oleg Grabar à nuancer cette datation [20], d’autant que l’édification du dôme a lieu au moment de la défaite d’Ibn Zubayr [21]. L’identification du point de départ de Mahomet au Rocher sur lequel est construit le dôme apparaît dans les sources au Xe siècle seulement, avec le développement de la littérature liée au miraj, et se renforce après la première domination croisée sur Jérusalem (1099-1187) [22].

Source avec Bibliographie sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Isra_et_Miraj

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3.
Les aventures incroyables d’Ibn Battûta (du Maroc au Moyen-Orient – Partie 1) - Vidéo 57:47 - Ave’Roes - 31 juillet 2024 – ‘youtube.com’

120.000 km, du Maroc jusqu’à la Chine. Ce que je vous propose, c’est de suivre ses pas, comme si vous voyagiez avec lui 7 siècles plus tôt. 🙏 Je remercie les relectrices du script de cette vidéo : Linda @TruellelaVie et Elsa @PasseportPourHier).

Chapitrage : 00:00 : Introduction 02:28 : Partenariat Babbel 04:14 : 1ère étape (du Maroc à l’Égypte) 17:27 : 2ème étape (de la Palestine à La Mecque) 34:49 : 3ème étape (découvertes de l’Iraq et de la Perse) 44:58 : 4ème étape (les côtes d’Afrique de l’Est et d’Arabie)

📚 Bibliographie : surtout une reprise des connaissances accumulées ces dernières années. Pascal Buresi et Mehdi Ghouirgate, Histoire du Maghreb médiéval. XIe-XVe siècle, Paris, Armand Colin, 2013. L’Encyclopédie de l’Islam Le site Islamicart et Archnet Behrens-Abouseif Doris, « The Funerary Complex of Sultan Qalawun (1284-1285), Between Text and Architecture » (Academia). Daftary Farhad, The Isma’ilis : Their History and Doctrines, 1990. El-Hibri Tayeb, The Abbasid Caliphate. A History, 2021. Jambet Christian et Amir-Moezzi Ali Mohammad, Qu’est-ce que le shî’isme ?, 2014. Kate Raphael, Muslim Fortresses in the Levant. Between Crusaders and Mongols, Oxon, Routledge, 2011. Loiseau, Julien, Les Mamelouks (XIIIe-XVIe siècle). Une expérience du pouvoir dans l’islam médiéval. Le Seuil, 2014. Peter Jackson, The Mongols and the Islamic World. From Conquest to Conversion, Yale University Press, New Haven et Londres, 2017. Philipp Thomas et Haarmann Ulrich, The Mamluks in Egyptian Politics and Society, 1998. Paoli Bruno. « Histoire et religion des alaouites de Syrie », dans Voguet Élise et Troadec Anne, Minorités en Islam, islam en minorité, Diacritiques Éditions, 2021, p. 79-100. Cousin Michaël. « La perception des minorités religieuses dans les récits des voyageurs musulmans à l’époque médiévale », dans Brizay François, Identité religieuse et minorités, Presses universitaires de Rennes, 2018. Rabbo Kamel Bilal Abed, « Fortifications of al-Zahir Baybars in ‘Ajloun Castle, an Archaeological and Architectural Study », International Journal of Cultural Inheritance & Social Sciences, vol. 5, 9, mars 2023. Vallet Éric, L’Arabie marchande, Éditions de la Sorbonne, 2010.

🎥 Vidéos/extraits utilisés Les séries Marco Polo, Kingdoms of Fire, The Imam (Ahmad ibn Hanbal), les Assassins (Al Hashashin) et Rûmî. Des documentaires d’Arte (Tanger et le cimetière d’al-Qarafa), de France 5 (Madinat al-Zahra) et d’al-Jazira (sur Ibn Battûta). Des extraits anciens de Pathé (sur le pèlerinage à La Mecque). 🎶 Musiques 🎶 Adrian Von Ziegler Ancient Arabian Music Crusader Kings II Kevin McLeod Civilization The Elder Scrolls IV Mount and Blade Bannerlord Et d’autres...

💪 Remerciements Je remercie tous ceux qui me font confiance, souhaitent approfondir leur savoir et lutter pour une vision plus juste en accédant à mes programmes payants... De même qu’aux tipeurs qui soutiennent financièrement la chaîne : Mehdi, Ced, Jakan, Aicadryle, Pomme, Paul, Sabri, Tom MacWhirr, CHN-W, Lara, Alescandra, Menarion, Overview_effect, Melnuur, Nicolas Martin, Ouazani et Ecrevis.

Je vous explique ce qu’est le soufisme (même si vous n’y connaissez rien). de Ave’Roes

Ibn Jubayr (1183-1185) : d’Occident en Orient - Focus #7 de Ave’Roeshttps://www.youtube.com/watch?v=Vym...

3 femmes musulmanes du moyen âge qui ont marqué l’histoire de Ave’Roes

Cette ville a tout perdu : l’histoire tragique de la « Venise de l’Orient’ (Bassorah) de Ave’Roes

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Source : https://www.youtube.com/watch?v=VvcVSikhgMw

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  • Ibn Battuta, l’explorateur marocain qui ’fait passer Marco Polo pour un flemmard’ - Publié le : 14/06/2025 - 15:18 - Par : Stéphanie TROUILLARD– Document ‘france24.com’
    Il y a 700 ans, le 14 juin 1325, le Tangérois Ibn Battuta débutait un long périple. En près de trente ans, il aurait parcouru 120.000 kilomètres de la Mecque jusqu’aux bords de la Volga, en passant par le Mali ou encore la Chine. Connu dans le monde arabe comme l’un des plus grands explorateurs de tous les temps, ce pèlerin devenu voyageur a été éclipsé par Marco Polo dans les pays occidentaux.

Au cours de ses voyages, Ibn Battuta aurait parcourir 120 000 km de l’Afrique jusqu’en Asie.

Au cours de ses voyages, Ibn Battuta aurait parcourir 120.000 km, de l’Afrique jusqu’en Asie. © Studio graphique FMM

’Je sortis de Tanger, lieu de ma naissance, le jeudi 2 du mois de redjeb, le divin et l’unique, de l’année 725 [14 juin 1325], dans l’intention de faire le pèlerinage de La Mecque et de visiter le tombeau du Prophète. (…) Je me déterminai donc à me séparer de mes amis des deux sexes, et j’abandonnai ma demeure comme les oiseaux abandonnent leur nid’.

Dans le récit de ses voyages, publié en 1358, Ibn Battuta décrit le début de son périple. Lorsqu’il part de la ville de Tanger, dans l’actuel Maroc, le jeune homme âgé de 21 ans ne sait pas encore qu’une longue vie d’exploration s’ouvre devant lui.

Un pèlerinage qui se prolonge{{}}

À cette époque, il n’a pourtant qu’un but : celui se rendre à la Mecque. ’Son objectif initial était d’accomplir le hajj, mais il se peut aussi qu’il ait eu l’intention d’étudier le droit musulman dans un ou deux centres intellectuels réputés, probablement Le Caire ou Damas, puis de rentrer au Maroc pour y mener une carrière honorable dans le droit’, explique Ross Edmunds Dunn, professeur émérite à l’Université de San Diego, aux États-Unis, auteur de ’The Adventures of Ibn Battuta, a Muslim Traveler of the Fourteenth Century’ (éd. University of California Press).

Une illustration d’un livre du XIIIe siècle réalisée à Bagdad par al-Wasiti, montrant un groupe de pèlerins en pèlerinage

Une illustration d’un livre du XIIIe siècle réalisée à Bagdad par al-Wasiti, montrant un groupe de pèlerins en pèlerinage © Wikimedia

Les ancêtres d’Ibn Battuta étaient des Berbères du nord du Maroc, mais le jeune homme a grandi dans une famille aisée de juristes et dans un milieu urbain, celui de la cité arabophone de Tanger. ’La ville était carrefour naturel entre l’Est et l’Ouest (Atlantique et Méditerranée) et entre le Nord et le Sud (Afrique et Europe). Il y a sûrement côtoyé des marchands, des pèlerins et des aventuriers venus du monde entier’, décrit Don Holsinger, professeur émérite de l’Université Seattle Pacific, aux États-Unis, spécialiste de l’histoire de l’Afrique du Nord.

Après être passé par Tunis, Tripoli, Alexandrie, Gaza, Jérusalem, ou encore Damas, il arrive finalement à la Mecque à l’automne 1326 pour son premier pèlerinage. Mais au lieu de prendre le chemin du retour, il décide de poursuivre son voyage. ’Il se rendit en Irak et dans l’ouest de l’Iran, sans jamais préciser les raisons de son choix’, estime Ross Edmunds Dunn.

Pour ce biographe d’Ibn Battuta, le Tangérois avait certainement plusieurs motivations : celle d’un pèlerin - il a accompli le hajj six ou sept fois -, celle d’un étudiant en droit islamique et celle d’un adepte du soufisme qui a consacré une grande partie de ses voyages à visiter des saints soufis et leurs sanctuaires. ’Il partit aussi à la recherche d’un emploi. Arrivé à Delhi [alors sous le règle d’une dynastie turque, NDLR], il reçut de généreux salaires et des honneurs pour avoir servi le gouvernement turc musulman en tant que juge et administrateur royal. Il occupa également un poste de juge aux Maldives pendant plusieurs mois’.

À lire aussi À La Mecque, la chaleur n’arrête pas la foi du million de musulmans venus pour le hajj

’Une curiosité et un courage inné’{{}}

En près de 30 ans, tout en multipliant les mariages et les divorces, Ibn Battuta aurait ainsi parcouru plus de 120 000 kilomètres jusqu’en Chine. Une distance difficile à imaginer pour un voyageur du XIVe siècle. Mais pour l’historien Randall L. Pouwels de l’Université de Central Arkansas, aux États-Unis, il a bénéficié de plusieurs facteurs favorables. ’Animé par une curiosité et un courage inné’, il a également eu ’une chance incroyable’ lui permettant d’échapper plusieurs fois à la mort.

’De plus, il a débuté et a conclu ses voyages au moment opportun. S’il avait commencé quelques décennies plus tôt ou plus tard, sa route aurait probablement été entravée par des conflits religieux et politiques bien plus nombreux, notamment en Irak, en Perse et en Inde’, analyse ce spécialiste de l’histoire de l’Afrique, auteur d’une étude sur Ibn Battuta pour l’Oxford Research Encyclopedia of Asian History.

Après un premier retour à Tanger en 1349, il reprend la route pour visiter l’Andalousie puis le désert saharien et les pays du Niger. À la fin de ses pérégrinations, il dicte en 1354 le compte-rendu de ses voyages à Ibn Juzayy, un érudit rencontré à Grenade, à la demande du sultan du Maroc. Comme le souligne Ross Edmunds Dunn, il ne s’agit pas d’un journal intime : ’Il n’avait pris aucune note de ses aventures. Ce livre appartient au genre littéraire connu sous le nom de rihla, c’est-à-dire un récit de voyage généralement centré sur un pèlerinage à La Mecque. Ce genre s’est répandu en Afrique du Nord et dans l’Espagne musulmane entre le XIIe et le XVe siècle, et le long texte d’Ibn Battuta en est la représentation la plus ambitieuse’.

Une copie du récit de voyage d’Ibn Battuta publiée en 1836 au Caire et exposée lors d’une exposition à Berlin en 2019.

Une copie du récit de voyage d’Ibn Battuta publiée en 1836 au Caire et exposée lors d’une exposition à Berlin en 2019. © Wikimedia

Des historiens remettent toutefois en question certains de ses déplacements jusqu’au Mali ou en Chine. ’Ce dernier est en effet problématique. Je pense qu’Ibn Battuta a bien visité certaines villes de la côte sud de la Chine, mais qu’il ne s’est pas rendu à Pékin pour assister aux funérailles de l’empereur mongol, contrairement à ce que prétend le livre, car aucun d’entre eux n’est mort l’année où s’il y est rendu’, estime l’historien de l’Université de San Diego.

Des parties de ce texte peuvent aussi paraitre fantaisistes, comme celle qui mentionne un oiseau géant ou des régiments de guerrières amazones dont Ibn Battuta a entendu parler. ’Il est clair que le livre contient des passages copiés d’auteurs de rihla antérieurs et qu’il inclut des visites dans certains lieux, notamment la vallée de la Volga, où il ne s’est pas réellement rendu. Mais les spécialistes s’accordent à dire que la majeure partie du récit est à la fois fiable et authentique’, tempère Ross Edmunds Dunn.

Le tombeau présumé d’Ibn Battuta dans sa ville natale de Tanger, au Maroc.

Le tombeau présumé d’Ibn Battuta dans sa ville natale de Tanger, au Maroc. © Wikimedia

Un écrivain de voyage en avance sur son temps{{}}

Malgré l’importance de ces trente années de voyages, Ibn Battuta est surtout connu dans le monde arabe. Dans les pays occidentaux, la figure de l’explorateur italien Marco Polo, qui n’a parcouru ’que’ 24 000 kilomètres à travers l’Europe et l’Asie de 1271 à 1295, est bien plus célèbre. ’Comme je le disais à mes étudiants, Ibn Battuta fait passer Marco Polo pour un flemmard. Si l’on compare l’étendue de leurs voyages, ceux d’Ibn Battuta sont bien plus impressionnants’, s’amuse Don Holsinger.

Alors pourquoi Marco Polo l’a-t-il éclipsé ? ’Quand on sait qu’à la fin du XIXe siècle, les puissances européennes contrôlaient près de 85 % des terres et des populations de la planète, il n’est pas étonnant que les Européens aient développé un chauvinisme extrême face au passé’.

La caravane de Marco Polo voyageant vers les Indes, tiré de l’Atlas catalan réalisé en 1375.

La caravane de Marco Polo voyageant vers les Indes, tiré de l’Atlas catalan réalisé en 1375. © Wikimedia

Pour son confrère Ross Edmunds Dunn, ’les contributions des deux hommes à notre compréhension du monde afro-eurasien aux XIIIe et XIVe sont immenses’. Mais pour cet historien américain, Ibn Battuta est un écrivain de voyage plus ’moderne’ que Marco Polo : ’Il a des opinions personnelles tranchées sur de nombreux sujets et il nous régale de beaucoup plus de commentaires sur ses goûts, ses dégoûts, ses faiblesses, ses préjugés et, je pourrais ajouter, ses exploits sexuels que Marco Polo’.

À lire aussi Marco Polo de retour à Pékin

Son livre, dont le titre officiel est ’Cadeau aux observateurs concernant les curiosités des villes et les merveilles rencontrées lors des voyages’ est ’d’une valeur documentaire considérable’, résume Ross Edmunds Dunn. ’Il est le seul témoignage qui nous soit parvenu sur les îles Maldives, l’Afrique de l’Ouest soudanaise et plusieurs autres régions telles qu’elles étaient au XIVe siècle’.

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Source : https://www.france24.com/fr/afrique/20250614-ibn-battuta-explorateur-marocain-fait-passer-marco-polo-pour-flemmard

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  • La face cachée d’Ibn Battûta : enquête sur le plus grand voyageur de l’histoire – Vidéo 23:11 - Ave’Roes - 11 octobre 2024 – ‘youtube.com’
    Il est probablement le plus grand voyageur de tous les temps. En 28 ans, entre 1325 et 1353, Ibn Battûta aurait parcouru environ 120.000 km, du Maroc jusqu’à la Chine. Pourtant, des soupçons pèsent sur son récit de voyage, la Rihla… Ibn Battûta nous aurait-il menti ? Ou bien est-ce l’auteur, Ibn Juzayy ? On enquête ensemble ;)

Chapitrage : 00:00 : Introduction 01:54 : Problème n°1 : les incohérences chronologiques 03:54 : Problème n°2 : des descriptions inégales ou erronées 07:43 : Problème n°3 : Ibn Battûta… copieur ! 09:37 : Problème n°4 : un récit merveilleux et irréaliste 13:02 : Annonce Apprentissage Hebdo 13:45 : Entrer dans les mentalités du XIVe siècle (auteurs et lecteurs) 22:06 : Deniers mots

📚 Bibliographie : C. F. Beckingham, « The Rihla, fact or fiction ? », Ian Richard Netton (ed.), Golden Roads. Migration, Pilgrimage and Travel in Mediaeval and Modern Islam, Curzon Press, 1993, p. 72-79. Christine Chism, « Memory, Wonder, and Desire in the Travels of Ibn Jubayr and Ibn Battuta », Nicholas Paul et Suzanne Yeager (ed.), Remembering the Crusades. Myth, Image and Identity, The Johns Hopkins University Press, 2012, p. 29-49. Daniel L. Newman, « Arabic Travel Writing », Nandini Das, Tim Youngs (eds.), The Cambridge History of Travel Writing. Cambridge University Press ; 2019, p. 143-158. François-Xavier Fauvelle et Bertrand Hirsch, « Voyage aux frontières du monde : topologie, narration et jeux de miroir dans la Rihla de Ibn Battûta », Afrique & histoire, 2003, n°1, p. 75-122. Hadrien Collet, Le Sultanat du Mali. Histoire régressive d’un empire médiéval (XXIe XIVe siècle), Paris, CNRS Éditions, 2022. Hadrien Collet, « Deviser les merveilles du monde », Annales islamologiques, 51, 2017, p. 85 109. Houari Touati, Islam et voyage au moyen âge. Histoire et anthropologie d’une pratique lettrée, Éditions du Seuil, 2000. Ian Richard Netton, « Ibn Battûta in Wanderland : voyage as text », Ian Richard Netton (ed.), Orientalism Revisited. Art, land and voyage, Routledge, Londres et New York, 2013, p. 223-251. Ian Richard Netton, Seek Knowledge. Thought and Travel in the House of Islam, Routledge, 1996. Marlène Barsoum, « The traveller and his Scribe : In the footsteps of Ibn Battuta and their rendering by Ibn Juzayy », The Journal of North African Studies, 11, 2, 2006, p. 193-203. Roxanne L. Euben, Journeys to the Other Shore. Muslim and Western Travelers in Search of Knowledge, Priceton University Press, 2006. Thouroude Guillaume, « Perspectives littéraires sur l’oeuvre d’Ibn Battuta : le merveilleux, l’auctorialité et la double rhétorique du voyageur. » Études littéraires, vol. 50, n°2, 2021, p. 177–190. Conférences/vidéos : Gabriel Martinez-Gros, « Les voyages d’Ibn Battuta : Pourquoi partir, pourquoi rentrer ? », Festival Histoire et Cité, 8 avril 2021

 

https://www.gstatic.com/youtube/img/watch/yt_favicon_ringo2.png • Les voyages d’Ibn Battuta : Pourquoi partir... 

🎥 Vidéos/extraits utilisés Les séries The Empire, Marco Polo, Kingdoms of Fire, les Assassins (Al Hashashin) et Rûmî. Des documentaires d’al-Jazira (sur Ibn Battûta, Ibn Fadlân et Hassan al-Wazzan/Léon l’Africain), d’Arte (les Mongols). 🎶 Musiques 🎶 Adrian Von Ziegler Ancient Arabian Music Crusader Kings II Kevin McLeod Civilization The Elder Scrolls IV Mount and Blade Bannerlord Et d’autres... 💪

Remerciements - Je remercie tous ceux qui me font confiance, souhaitent approfondir leur savoir et lutter pour une vision plus juste en accédant à mes programmes payants... De même qu’aux ‘tipeurs’ qui soutiennent financièrement la chaîne ;)

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