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"Proximité historique entre Juifs et Musulmans : la tradition judéo-islamique selon le monothéisme abrahamique et la place centrale de Moïse dans le Coran ; aussi place à la musique et à l’humour" par Jacques Hallard

mardi 6 janvier 2026, par Hallard Jacques


ISIAS Relations entre Juifs et Musulmans

Proximité historique entre Juifs et Musulmans : la tradition judéo-islamique selon le monothéisme abrahamique et la place centrale de Moïse dans le Coran ; aussi place à la musique et à l’humour

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 05/01/2026

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Partie d’échecs entre un juif et un musulman. El Libro de los Juegos, XIIIe siècle, Bibliothèque de l’Escurial, Madrid – In Histoire - Ce que les juifs doivent aux musulmans ; source

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur


Préambule

Quelques informations pour ouvrir ce dossier réalisé à des fins didactiques

Un monothéisme (du grec μόνος [monos], « seul, unique » et θεός [theos], « dieu ») est une religion qui affirme l’existence d’un Dieu transcendant unique, omnipotent, omniscient et omniprésent. C’est notamment le cas des religions abrahamiques : judaïsme, christianisme et islam.

Moïse (hébreu : מֹשֶׁה בן עמרם Moshé ben ´Amram ; grec : Mωϋσῆς / Mōÿsês ou Μωσῆς / Mōsễs ; latin : Moyses ; arabe : موسى Mūsā ; araméen syriaque : ܡܘܫܐ Mousha, Moushe) est, selon la tradition, le premier prophète du judaïsme. Moïse apparaît dans le Livre de l’Exode. Il est le personnage le plus important de la Bible hébraïque, recevant la Loi pour le judaïsme, préfigurant Jésus-Christ pour le christianisme et précédant le prophète Mahomet pour l’islam.

Pour les traditions monothéistes juive et chrétienne, Moïse est l’auteur sous inspiration divine du Pentateuque, c’est-à-dire des cinq premiers livres de la Bible, livres qui constituent la Torah juive et sont appelés la « Loi de Moïse » dans ces deux religions. C’est là que sont relatées l’histoire de Moïse lui-même, celle des Patriarches et celle du peuple d’Israël. Moïse y apparaît comme le prophète et le guide qui conduit le peuple hébreu hors d’Égypte, où il vivait dans la servitude, après que les dix plaies infligées à l’Égypte ont permis sa libération. Fils d’Amram et de Yokébed, Moïse est le premier personnage à être nommé « homme de Dieu » dans la Bible. Selon ces traditions, Moïse écrit également « sous la dictée de Dieu » le Décalogue et tout un ensemble de lois religieuses, sociales et alimentaires. En plus de cette idée d’une rédaction mosaïque sous la dictée de Dieu connue comme la « Torah écrite », les rabbins attribuent également à Moïse la réception prophétique de la « Torah orale » que constituent les commentaires de la Loi codifiés dans la Mishna[1].

En islam, Moïse — sous le nom de Moussa — est le prophète le plus présent dans le Coran, cité à cent trente-six reprises. Il fait partie des « grands prophètes », considéré comme l’un des messagers envoyés par Allah, il annonce le prophète Mahomet. Les récits mosaïques du Coran font référence au Pentateuque et à l’Aggada et proposent aussi des épisodes originaux, insistant sur le parallélisme entre Mahomet et Moïse.

La place précise de Moïse dans la chronologie universelle tout comme son historicité, demeurent inaccessibles pour la recherche contemporaine. La tradition de la rédaction mosaïque de la Torah a été remise en question à partir du XVIIe siècle, entre autres par Spinoza, puis au XVIIIe siècle par Jean Astruc, qui ne réfutent pas, pour autant, l’historicité de Moïse. Par la suite, se développe l’école de la critique biblique, étudiant la Bible comme un objet scientifique… - Source https://fr.wikipedia.org/wiki/Mo%C3%AFse

NB. Rappel – Avec ou sans majuscule selon le sens. L’islam (avec une minuscule) = la religion des musulmans (exemple : se convertir à l’islam). L’Islam (avec une majuscule) = le monde musulman, la civilisation musulmane.

Différence entre islam et Islam ?

Le mot « islam » avec une minuscule désigne la religion dont le prophète est Mahomet. Le terme d’ « Islam » avec une majuscule désigne la civilisation islamique dans son ensemble, « un ensemble de traits matériels, culturels et sociaux durables et identifiables »…

Comment ne plus confondre islamique, islamiste et musulman ?

https://vous-avez-dit-arabe.webdoc.imarabe.org/revo_vignettes/articles/default/c663075a2be6705855060f1b0ecf00c5.jpg

La distinction entre Islam et islam, musulman et islamique, est récente et ne connaît pas d’équivalent en arabe. Il s’agit d’une construction de chercheurs occidentaux s’intéressant au monde islamique, de plus en plus couramment utilisée. Néanmoins, elle n’est pas toujours respectée dans les médias, ni même dans tous les livres. Voir : https://vous-avez-dit-arabe.webdoc.imarabe.org/religion/islam-et-islam-musulman-islamique-ou-islamiste/comment-ne-plus-confondre-islamique-islamiste-et-musulman

Le Coran (en arabe : القُرْآن, al-Qurʾān ?, « la récitation ») est le texte sacré de l’islam. Pour les musulmans, il reprend mot pour mot la parole d’Allah (Dieu)[3],[4]. Œuvre de l’Antiquité tardive (VIIe siècle), le Coran reste le premier et le plus ancien livre connu en arabe à ce jour. La tradition musulmane le présente comme le premier ouvrage en arabe clair, avec le caractère spécifique d’inimitabilité dans la beauté de sa structure et dans ses principes moraux et éthiques.

Pour les musulmans, le Coran regroupe les révélations d’Allah transmises par l’archange Gabriel[3] (جبريل, Jibrīl) au dernier prophète et messager de Dieu, Mahomet (محمد, Muḥammad, « le digne de louanges »), de 610–612 jusqu’à sa mort en 632. Le Coran est parfois appelé al-kitāb (« le Livre »), adh-dhikr (« le Rappel ») ou encore al-furqān (« le Discernement »). Pour les musulmans sunnites, il est l’expression d’un attribut incréé de Dieu adressé à toute l’humanité.

La tradition musulmane considère que le texte canonique du Coran remonte au troisième calife, Uthmān. Ce point fait néanmoins toujours l’objet de recherches et de débats parmi les historiens du XXIe siècle. Pour ces derniers, le Coran est un « ensemble composite de textes compilés ou rédigés par des auteurs différents, fixé dans les dernières années du VIIe siècle, sous le règne du calife omeyyade Abd al-Malik (685-705), véritable organisateur de l’empire et qui fit de l’islam sa religion officielle »[5]. Ce texte rassemblerait des éléments venant de la prédication de Mahomet, mais aussi des textes d’origine chrétienne voire païenne. Le Coran serait donc l’héritier de sources multiples rassemblées par la première communauté des « croyants » qui se reconnaissait dans l’enseignement de Mahomet. La date de fixation du texte coranique suscite des débats chez les historiens… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Coran

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Introduction

Ce dossier est une contribution proposée sur le thème des relations entre les Juifs et les Musulmans – Les documents sélectionnés rapportent des travaux d’érudits, ainsi que des touches musicales et humoristiques pour accompagner un sujet assez difficile …

Les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après

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Sommaire

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§§§

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/8c/Ambigramm_Muslim_Jude.png/250px-Ambigramm_Muslim_Jude.png

Ambigramme en carré mélangeant les mots anglais Jude et Muslim.

Les relations entre musulmans et juifs ont commencé au VIIe siècle dès la naissance et l’expansion de l’islam dans la péninsule arabique. Les deux religions partagent des valeurs, principes et règles similaires[1]. De plus, l’islam intègre l’histoire juive comme une partie de sa propre histoire. Le concept des enfants d’Israël a une place importante dans l’islam. Moïse, le plus important prophète dans le judaïsme, est aussi considéré comme un prophète et un messager dans l’islam[2]. Il est mentionné plus que n’importe qui d’autre dans le Coran, et sa vie est relatée plus que celle d’aucun autre prophète[3]. Il y a environ quarante-trois références aux Israélites dans le Coran (sans compter les références aux prophètes)[4], et de nombreuses dans les hadiths. Certaines autorités rabbiniques ou penseurs juifs plus récents, comme Maïmonide, ont débattu de la relation entre l’islam et la loi juive. Maïmonide lui-même a, selon certains, été influencé par la pensée juridique islamique [5].

Comme l’islam et le judaïsme ont, à travers le patriarche Abraham, une origine commune située dans le Moyen-Orient, les deux sont considérés religions abrahamiques. Il existe de nombreux points communs entre le judaïsme et l’islam à la fois à cause de cette similitude et en raison de l’influence de la culture et de la philosophie musulmanes sur les communautés juives du monde musulman. Les deux religions ont été en contact et partage continu sur le plan physique, politique et théologique pendant 1 400 ans. Le premier waqf islamique, par exemple, a été donné par un juif, rabbi Mukhayriq[6]. Et en 1027, un juif, Samuel ibn Nagrela, devint le plus haut conseiller et le général en chef du taïfa de Grenade[7].

L’antisémitisme européen apparaît dans le monde musulman à partir du XIXe siècle, avec des accusations de meurtres rituels à Damas en 1840 et des attaques de fanatiques contre les Juifs. L’hostilité aux Juifs dans le monde arabo-musulman se développe durant le XXe siècle avec des massacres de Juifs notamment en Irak, à Constantine, en Libye et au Maroc. Avec le développement du sionisme et la création de l’État d’Israël, les Juifs Arabes sont contraints à l’exode, l’antisémitisme progresse fortement et les relations entre juifs et musulmans se détériorent. Avec la montée de l’islamisme, un antisémitisme d’inspiration islamique apparaît[8]. Le plus souvent l’antisionisme est confondu avec l’antisémitisme et inversement, ce qui crée dans les pays du monde arabo-musulman et chez une certaine partie de la population musulmane, la confusion et l’amalgame[9],[10].

Interactions sociales et politiques{{}}

Les Juifs et les débuts de l’islam{{}}

Articles détaillés : Tribus musulmanes et juives de Yathrib et Isra’iliyat.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/7c/Muhammad_and_the_Jews_According_to_Ibn_Ishaq.pdf/page1-250px-Muhammad_and_the_Jews_According_to_Ibn_Ishaq.pdf.jpg

(en)« Muhammad and the Jews According to Ibn Ishaq », The Levantine Review, 2013 (Cliquer pour feuilleter)

Pendant les prêches de Mahomet à La Mecque, il vit dans un premier temps les chrétiens et les Juifs (qu’il appelait les Gens du Livre) comme des alliés naturels qui avaient les mêmes principes fondamentaux que lui, et il comptait sur leur soutien. Dix ans après sa première révélation sur le mont Hira[11], une délégation constituée des représentants des douze clans les plus importants de Médine prêta serment de protéger Mahomet et l’invita, en tant qu’étranger à Médine, à servir de conciliateur pour toute la population, alors que les combats entre factions duraient depuis une centaine d’années pour savoir qui prendrait le pouvoir[12],[13],[14].

Pour mettre fin aux longues querelles qui déchiraient les tribus de Médine, Mahomet rédigea, entre autres, un document connu sous le nom de la constitution de Médine. La communauté telle que définie par la constitution de Médine était fondée sur des règles religieuses, mais était aussi marquée par des considérations pratiques et conservait en substance le mode de fonctionnement légal des vieilles tribus arabes[15]. Mahomet adopta aussi certains des rites et pratiques juives, comme le jeûne durant le jour de Yom Kippour. Selon Alford Welch, la coutume juive de prier trois fois par jour semble avoir été un facteur influençant l’introduction de la prière de midi dans l’islam, mais la décision de Mahomet de prier en direction du nord, vers la qibla (soit vers Jérusalem, qui a été la première qibla, ou direction de la prière, et fut remplacée plus tard par La Mecque), vient d’une coutume qui était aussi en honneur au sein d’autres groupes en Arabie.

La plupart des habitants de Médine se convertirent à la religion des nouveaux venus de la Mecque. Cela fut le cas particulièrement pour les membres des tribus païennes et polythéistes, mais aussi, quoique dans une moindre mesure, pour certains des Juifs de la ville[16]. Cependant, la majorité des Juifs refusèrent de voir en Mahomet un prophète[17] et mirent en avant le fait que certains passages du Coran contredisaient la Torah[18]. Les raisons de cette opposition étaient tout autant politiques que religieuses puisque de nombreux Juifs à Médine avaient tissé des liens avec Abd-Allah ibn Ubayy qui leur était favorable et qui aurait été le prince de Médine si Mahomet n’était pas arrivé dans la ville[19].

Mark Cohen ajoute que Mahomet est apparu « des siècles après la fin de la prophétie biblique » et « a rédigé son message dans un verbiage étranger au judaïsme, à la fois par son format et par sa rhétorique »[20].

Dans la constitution de Médine, les Juifs obtinrent l’égalité avec les musulmans en échange de leur loyauté politique[21] et furent autorisés à pratiquer leur propre culture et leur religion. Cependant, à partir du moment où Mahomet fit face à une certaine opposition de la part des Juifs, les musulmans commencèrent à adopter une position plus négative vis-à-vis d’eux, les voyant comme une sorte de cinquième colonne. Des accusations de violations de la constitution de Médine par les Juifs, conduisirent à l’exil les Banu Qaynuqa et Banu Nadir, deux des trois tribus juives de Médine et au massacre des hommes de la tribu des Banu Qurayza.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c1/Spanishhaggadah.jpg/250px-Spanishhaggadah.jpg

Image d’un Hazzan lisant la légende de Pessah en Andalousie, extrait de la haggada de Barcelone du XIVe siècle.

Les Juifs dans les pays à majorité musulmane{{}}

Article détaillé : Histoire des Juifs en terre d’islam.

Des communautés juives ont vécu au sein de pays à majorité musulmane pendant plus de 1 300 ans.

Les guerres israélo-arabes qui ont suivi la création d’Israël en 1948 ont provoqué une dégradation dramatique des relations judéo-musulmanes, bien que ces guerres aient eu à l’origine un objet territorial.

L’instrumentalisation de la religion dans le conflit israélo-palestinien{{}}

La montée des tensions entre les Israéliens (majoritairement juifs, mais non exclusivement) et les Arabes (majoritairement musulmans, mais pour une part d’entre eux, chrétiens et juifs) ne doit pas induire en erreur sur la nature de l’opposition des deux groupes. « Le conflit israélo-arabe n’est pas de nature foncièrement religieuse mais bien politique »[22]. « Le religieux est un outil utilisé par certains acteurs pour faire de la politique, dans des circonstances bien précises. À d’autres moments, il ne joue plus qu’un rôle secondaire, voire tout à fait marginal »[23].

Les spécialistes[Qui ?] distinguent deux périodes depuis la création d’Israël en 1948 : dans les années 1950 et 1960, aussi bien côté palestinien que côté israélien, le discours politique dominant fait référence à des valeurs laïques. Dès les années 1970, en revanche, le religieux est mis au service de la politique par les acteurs musulmans et juifs (selon A. Sela et E. Yakira, l’islamisation du combat palestinien commence un peu plus tard, dans les années 1980).

  • Dans les années 1950-1960 : l’OLP qui porte les aspirations nationales des Palestiniens est un mouvement laïque, qui tend vers la gauche radicale, et qui se réclame de l’anti-impérialisme ; dans la charte de l’OLP, le sionisme est désigné comme une force colonialiste. Quant aux Israéliens, ils ont porté au pouvoir le parti travailliste, essentiellement laïque ; les Palestiniens sont qualifiés de « terroristes », mais « personne ne songeait alors sérieusement à conquérir Jérusalem, ses lieux saints ou la Cisjordanie, qui étaient à l’époque sous souveraineté jordanienne »[24]. Le combat pour la survie d’Israël a un caractère national.
  • Dès les années 1970 : la situation change côté israélien après la guerre de 1967, la prise de Jérusalem et d’Hébron, lieux hautement symboliques, ayant été interprétée par des sionistes religieux comme un miracle que Dieu a opéré en faveur du peuple juif. Alors, le sionisme religieux, qui existait déjà dans la Palestine mandataire — avec le premier grand-rabbin de Palestine, Abraham Isaac Kook (1865-1935), comme figure tutélaire — connaît un nouvel essor et élargit considérablement son audience. Son interprétation théologique des événements politiques et militaires est portée à partir du milieu des années 1970 par le Gouch Emounim (« Bloc des fidèles »). « Ce mouvement a pour objectif l’appropriation de toute la terre située entre le Jourdain et la Méditerranée par une politique agressive de colonisation. Des colonies israéliennes apparaissent alors dans toute la Samarie et en Judée (de la Cisjordanie à Gaza). De cette manière, l’État d’Israël met concrètement en œuvre une politique et une stratégie fondées sur une idéologie messianique qui fait de la terre d’Israël une terre sainte et de sa colonisation complète à la fois un devoir religieux suprême et un droit indéniable, enraciné dans une approbation divine »[24]. « Cette conviction fait basculer la majorité du sionisme religieux vers un fondamentalisme messianique lourd de dangers »[23].
    Côté palestinien aussi, la religion est sollicitée pour justifier le combat contre l’ennemi surtout à partir des années 1980. Déjà dans la Palestine mandataire, Hajj Amin al-Husseini, mufti de Jérusalem de 1921 à 1948, avait utilisé l’islam comme ressource politique, et œuvré à faire de la Palestine « une cause non plus seulement arabe, mais islamique »[23]. À la fin des années 1980, l’islamisme radical s’engage dans le combat national palestinien contre Israël. Le cheikh Ahmed Yassine de Gaza fonde en décembre 1987, pendant la première Intifada contre l’occupation israélienne, le Hamas, « Mouvement de la résistance islamique ».

Selon Alain Dieckhoff, « la combinaison du fondamentalisme religieux et du nationalisme entretient inévitablement une logique de guerre »[23]. Selon A. Sela et E., Yakira, « un élément typique de la nature religieuse des conflits serait l’absoluité des exigences en fonction desquelles ils sont menés et l’impossibilité de tout compromis »[25].

Les musulmans en Israël Article détaillé : Islam en Israël.

Les Arabes israéliens sont pour 90 % d’entre eux musulmans, et pour 10 % chrétiens.

En Israël, vivent aussi des musulmans non arabes, notamment les Tcherkesses, dont le statut oscille, selon Eleonore Merza, entre celui de « minorité préférée » et celui de « citoyens de seconde classe » [26].

Les Doms sont une minorité musulmane arabisée dans la mesure où les locuteurs doms des pays arabes sont devenus principalement arabophones ; ils sont victimes de discriminations aussi bien de la part des musulmans arabes que des juifs israéliens.

Activités interreligieuses{{}}

Le concept judéo-chrétien-musulman, fait référence aux trois monothéismes, généralement appelées religions abrahamiques. Les échanges formels entre les trois religions, qui ont suivi le modèle des dialogues interreligieux judéo-chrétiens des dernières décennies, se sont généralisés dans les villes américaines à la suite des accords d’Oslo entre les Israéliens et les Palestiniens en 1993.

Depuis 2007, la Fondation pour la compréhension ethnique, dirigée par le rabbin Marc Schneier et Russell Simmons, a fait de l’amélioration des relations entre musulmans et Juifs son objet principal. Ils ont accueilli le sommet national des imams et rabbins en 2007, le rassemblement des leaders juifs et musulmans à Bruxelles en 2010 et à Paris en 2012 et trois délégations de musulmans et de juifs à Washington D.C. Chaque mois de novembre, la fondation organise un week-end de jumelage, qui encourage les musulmans et les juifs, les imams et les rabbins, les mosquées et les synagogues et les organisations juives et musulmanes à mettre en place des programmes partagés inspirés par les points communs entre juifs et musulmans[27].

Points communs entre les deux religions{{}}

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a6/Auguste_Raffet%2C_An_Elderly_Jew_and_a_Muslim_Tartar_in_the_Crimea%2C_1837%2C_NGA_127799.jpg/250px-Auguste_Raffet%2C_An_Elderly_Jew_and_a_Muslim_Tartar_in_the_Crimea%2C_1837%2C_NGA_127799.jpg

Un vieux Juif et un musulman, croquis d’A. Raffet, 1837.

« La critique réciproque est un trait récurrent des relations entre les religions, elle témoigne de la concurrence qu’elles se livrent pour gagner l’âme des croyants », écrit Reuven Firestone. Entre le judaïsme et l’islam existe une « indéniable reconnaissance réciproque (et aussi un besoin de critiquer) qui tient au caractère reconnaissable de l’autre religion, tant y sont nombreux les éléments familiers et déchiffrables, depuis la nature de la révélation jusqu’aux principes d’interprétation, en passant par la place centrale de la loi et la structure de la prière » [28].

Il y a beaucoup de points communs entre l’islam et le judaïsme. Au fur et à mesure de son développement, l’islam est petit à petit devenu la religion majeure la plus proche du judaïsme. Les deux sont des religions strictement monothéistes originaires de la culture moyen-orientale sémite. Contrairement au christianisme, qui trouve son origine dans l’interaction entre les cultures hébraïque et grecque antique, l’islam est proche du judaïsme dans sa conception fondamentale de la religion, sa structure, sa législation et sa pratique. De nombreuses traditions de l’islam trouvent leur origine dans la Bible hébraïque ou dans des traditions juives. Ces coutumes sont connues sous le nom général de Isra’iliyat[29].

Le Coran parle longuement des Fils d’Israël (Banû Isrâ’îl) et reconnaît que les Juifs (al-Yahûd) sont les descendants du prophète Abraham par l’intermédiaire de son fils Isaac et de son petit-fils Jacob.

Ils ont été choisis par Allah pour une mission : « À bon escient Nous les choisîmes parmi tous les peuples de l’univers » [Sûrah al-Dukhân : 32] Allah fit apparaître en leur sein de nombreux prophètes et leur accorda ce qu’Il n’avait pas accordé à de nombreux autres : « (Souvenez-vous) Lorsque Moïse dit à son peuple : ’Ô, mon peuple ! Rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous, lorsqu’il a désigné parmi vous des prophètes. Et Il a fait de vous des rois. Et Il vous a donné ce qu’Il n’avait donné à nul autre aux mondes’. » [Sûrah al-Mâ’idah : 20]. De plus, il les a exaltés au-dessus des nations de la terre et ils ont été l’objet de nombreuses faveurs : « Ô Enfants d’Israël, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés, (Rappelez-vous) que Je vous ai préférés à tous les peuples. » [Sûrah al-Baqarah : 47][30],[31].

Abraham/Ibrahim{{}}

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Le tombeau des Patriarches, lieu de sépulture d’Abraham.

Le judaïsme est apparu comme une religion monothéiste autour du XIIe siècle av. J.-C.

Selon la tradition religieuse juive, l’histoire du judaïsme commence avec l’Alliance entre Dieu et Abraham, qui est considéré comme un Hébreu (puisque le premier Hébreu est, selon la tradition, Eber, un ancêtre d’Abraham). La Bible hébraïque fait parfois allusion à des peuples « Arvi », ce qui est traduit par « Arabe », et qui vient du nom de la plaine « Arava » et signifie donc habitants des plaines. Certains Arabes vivant dans la péninsule Arabique sont considérés comme les descendants d’Ismaël, le premier fils d’Abraham. Alors que les historiens considèrent généralement que l’islam est né au VIIe siècle de notre ère dans la péninsule Arabique, la tradition islamique considère qu’Adam fut le premier musulman (dans le sens où il croyait en Allah et se soumettait à ses commandements). De plus, l’islam partage de nombreux points communs avec le judaïsme (comme c’est le cas avec le christianisme), par exemple le respect pour des prophètes communs comme Moïse et Abraham[32] qui sont reconnus par les trois religions abrahamiques.

Le judaïsme et l’islam sont appelés « religions abrahamiques » [33]. La première religion abrahamique a été le judaïsme tel qu’il fut pratiqué dans le désert de la péninsule du Sinaï à la suite de l’Exode des Hébreux hors d’Égypte, puis lorsque les Hébreux entrèrent dans le pays de Canaan pour le conquérir et s’y installer. Le royaume des tribus d’Israël finit par se scinder en deux royaumes, Israël et Juda, avant l’exil à Babylone au début du Ier millénaire av. J.-C.

Le premier fils d’Abraham, Ismaël, est considéré par les musulmans comme le Père des Arabes. Le second fils d’Abraham, Isaac, est appelé le Père des Hébreux. Selon la tradition musulmane, Isaac est le grand-père de tous les enfants d’Israël, et le fils d’Ibrahim et de sa femme Sarah, promis par Dieu bien qu’elle soit stérile. Dans les hadîths, le prophète Mahomet dit qu’environ vingt-cinq mille prophètes et messagers sont des descendants d’Ibrahim, la plupart d’entre eux descendant aussi d’Isaac, et que le dernier d’entre eux est Jésus. Dans la tradition juive, Abraham est appelé Avraham Avinu, ce qui signifie, « Abraham notre père ». Pour les musulmans, il est un prophète important de l’islam (comme, entre autres, Noé, Moïse, Jésus et Mahomet), et l’ancêtre de Mahomet par Ismaël. Le récit de sa vie dans le Coran est similaire à celui qui se trouve dans le Tanakh[3].

Il existe de nombreuses figures (avec certaines exceptions) que les deux religions considèrent comme prophètes. Les deux enseignent par exemple qu’Eber, Job et Joseph étaient des prophètes [34],[35],[36],[37],[38],[39]. Cependant, selon un des sages du judaïsme [Qui ?], toute l’histoire attribuée à Job serait en fait une allégorie, et Job n’aurait jamais existé [40],[41],[42].

Écrits sacrés{{}}

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Un Sefer Torah, ouvert pour être lu lors d’un office à la synagogue.

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Un Coran du XIe siècle originaire d’Afrique du Nord et exposé au British Museum.

L’islam et le judaïsme partagent l’idée d’une écriture révélée. Bien qu’ils diffèrent dans les détails du texte dans l’interprétation qui en est faite, la Torah hébraïque et le Coran musulman partagent de nombreux récits et commandements. De ce fait, ils ont en commun d’autres concepts religieux comme la croyance au jugement divin.

Les musulmans parlent généralement des Juifs (et des chrétiens) comme des gens du Livre : peuples qui suivent les mêmes enseignements généraux en lien avec le culte du Dieu unique adoré par Abraham.

Le Coran distingue les gens du Livre (Juifs et chrétiens) qui doivent être tolérés même s’ils gardent leur foi, mais sous le statut de dhimmis (« protégés » mais inférieurs), des idolâtres (polythéistes) qui ne doivent pas être traités avec ce degré de tolérance (Cf Al-Baqara 256). Certaines règles qui touchent les musulmans sont plus souples quand il s’agit des peuples du Livre. Un musulman peut par exemple épouser une femme chrétienne ou juive, et les musulmans sont autorisés à manger de la nourriture cashère[43].

Droit religieux{{}}

Le judaïsme et l’islam ont comme caractéristique commune d’avoir des systèmes de droit religieux fondés sur une tradition orale qui peut inverser ou annuler les lois écrites et qui ne fait pas de distinction entre les sphères sacrée et laïque[44]. Dans l’islam, les lois sont appelées la charia. Dans le judaïsme, on les appelle la Halakha. Les deux religions considèrent l’étude du droit religieux comme une forme de culte et une fin en soi.

Rites et règles de conduite{{}}

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Moïse avec les Dix Commandements, par Rembrandt.

La pratique commune la plus évidente est l’affirmation de l’unité absolue de Dieu, que les musulmans répètent dans leurs cinq prières quotidiennes (salat) et que les Juifs déclarent au moins deux fois par jour (Shema Israel), notamment dans deux de leurs trois prières quotidiennes. Les deux religions ont aussi en commun les pratiques centrales du jeûne et de l’aumône (appelée « Tsedaka » dans le judaïsme), de même que la circoncision.

En ce qui concerne les lois alimentaires, les deux religions prescrivent certaines règles d’abattage rituel. La nourriture autorisée selon des lois alimentaires strictes est appelée « casher » dans le judaïsme et « halal » dans l’islam. Les deux religions interdisent la consommation de porc. Les lois halal ressemblent à une version allégée des règles de la casherout, ce qui fait que toute nourriture cashers est halal, alors que tous les aliments halals ne sont pas cashers. Les lois du halal, par exemple, n’interdisent pas le mélange du lait et de la viande ou la consommation de fruits de mer, ce qui est interdit par les lois de la casherout (à l’exception de l’islam chiite qui considère les fruits de mer comme n’étant pas halals).

L’islam, comme le judaïsme, interdisent l’homosexualité et les relations sexuelles hors mariage [45] et ils exigent l’abstinence durant les menstruations de la femme. Les deux religions pratiquent la circoncision des hommes.

Prières{{}}

Les musulmans s’agenouillent pendant la prière, les Juifs s’inclinent, mais Reuven Firestone rappelle que l’agenouillement, dont la Bible donne de nombreux exemples, faisait partie initialement du rituel juif, avant de tomber en désuétude ; il est resté en vigueur dans le judaïsme karaïte [46].

La prière quotidienne musulmane donne une place centrale à la première page ou l’ouverture du Coran, appelée fâtiha. « Son nom même fait écho à la petiḥâ hébraïque ». Dans cette fâtiha, Dieu est appelé « Seigneur de l’univers » (rabb al-’alamîn), expression très semblable à un passage de la principale bénédiction juive, « roi de l’univers » (melekh ha-’olam)[47]. Une autre expression souvent répétée dans la prière musulmane est « Dieu est (plus) grand », Allahu akbar, et le Coran appelant souvent à « magnifier » Dieu, par exemple dans la sourate 74, 3 al-mudaththur : « Et magnifie ton Seigneur » (wa-rabbuka fakabbir) dont on trouve un équivalent exact en hébreu : « yitgaddal […] shemeih rabbah », « magnifié soit le nom de Dieu », louange figurant dans le kaddish récité lors de prières obligatoires[48].

Langues sémitiques : l’hébreu, l’arabe{{}}

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Théâtre arabe hébreu à Jaffa

Le mot « sémite » vient de la généalogie légendaire des peuples qui descendraient prétendument de Sem, le fils de Noé (Gen. x, 1) [49].

Les peuples hébreu et arabe sont généralement classés comme sémites, un concept raciste qui trouve son origine dans les récits bibliques des cultures connues par les anciens Hébreux [réf. souhaitée]. Celles qui leur étaient les plus proches étaient généralement présentées comme descendant de leur ancêtre Sem. Les ennemis des Hébreux étaient souvent présentés comme descendants de son neveu maudit Canaan, petit-fils de Noé et fils de Cham, ce qui n’est pas le cas pour les Arabes. Les historiens contemporains confirment la proximité entre les anciens Hébreux et les Arabes, en se fondant sur des caractéristiques généralement transmises de père en fils, comme les gènes ou les coutumes.

Mais la dimension la plus étudiée reste la langue. Les similarités entre les langues dites sémitiques (qui incluent l’hébreu et l’arabe) et les différences existant entre elles et d’autres langues parlées dans la région prouvent l’origine commune des Hébreux et des Arabes au sein des nations sémites[50].

Autres similarités{{}}

Le judaïsme et l’islam considèrent tous les deux la doctrine chrétienne de la Trinité et la croyance en Jésus comme étant Dieu comme explicitement contraire au monothéisme. L’idolâtrie et le culte des images sont interdits de la même manière. Les deux religions croient aux anges et aux démons : la démonologie juive mentionne Ha-Satan et la démonologie musulmane mentionne Al-Shaitan. De nombreux anges ont des noms et des rôles similaires dans l’islam et dans le judaïsme. Aucune des deux religions n’adhère au concept du péché originel. On a aussi souligné des points communs entre les textes juifs et les hadiths. Par exemple, les deux affirment que la femme de Potiphar s’appelait Zuleika[51].

Contacts et influences partagées{{}}

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Page manuscrite en arabe écrite avec l’alphabet hébreu par Maimonide (XIIe siècle)

La période médiévale, en particulier en Andalousie, vit une importante diffusion culturelle entre les philosophes rationalistes juifs et musulmans.

Saadia Gaon{{}}

L’un des premiers parmi les plus importants philosophes juifs influencé par la philosophie musulmane est rav Saadia Gaon (892-942). Son œuvre la plus importante est Emounot veDeot (Le Livre des croyances et des opinions). Dans ce livre, Saadia traite des questions qui intéressaient profondément les mutakallimun, comme la création de la matière, l’unité de Dieu, les attributs divins, l’âme, etc. ; et il y critique sévèrement les philosophes.

Le XIIe siècle voit l’apogée de la philosophie pure. Cette exaltation de la philosophie est due, dans une large mesure, à Ghazali (1058-1111) chez les Arabes, et à Juda Halevi (1075-1141) chez les Juifs. Comme Ghazali, Judah Halevi se donna comme mission de libérer la religion des errances de la philosophie analytique, et écrivit le Kuzari, dans lequel il essaya de discréditer toutes les écoles de philosophie.

Maïmonide{{}}

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Un Juif et un musulman jouant aux échecs, Madrid, al-Andalus, XIIIe.

L’érudit espagnol Moïse Maïmonide (1138-1204) essaye d’harmoniser la philosophie d’Aristote avec le judaïsme, et pour cela, il écrit Dalalat al-Hairin (Guide des égarés), connu le plus souvent sous son titre hébraïque Moreh Nevuchim, qui fut pendant de nombreux siècles le sujet de discussion et de commentaires pour les penseurs juifs. Dans cette œuvre, Maïmonide traite de la création, de l’unité de Dieu, ses attributs, l’âme, etc. et les analyse selon les théories d’Aristote dans la mesure où ces dernières n’entrent pas en conflit avec la religion. Par exemple, alors qu’il accepte les enseignements d’Aristote sur la matière et la forme, il se prononce contre l’idée d’éternité de la matière. De même, il refuse la théorie d’Aristote selon laquelle Dieu ne peut avoir de connaissance que des universels et pas des particuliers. Il affirme que s’il n’avait pas la connaissance des particuliers, Dieu serait sujet à des changements continus : « Dieu perçoit les événements avant qu’ils arrivent, et cette perception ne Lui fait jamais défaut. Par conséquent, il n’y a pas de nouvelles idées qui se présentent à Lui. Il sait que tel ou tel individu n’existe pas, mais qu’il va naître à un moment donné, exister pendant une période déterminée, puis retourner à la non-existence. Quand, plus tard, cet individu arrive à la vie, Dieu n’apprend pas de nouveau fait ; rien ne s’est passé qu’Il ne savait pas d’emblée, Il connaissait cet individu, tel qu’il est maintenant, avant sa naissance. » (Moreh, i.20). Ainsi, tout en cherchant à éviter les conséquences troubles que certaines théories aristotéliciennes pourraient avoir d’un point de vue religieux, Maïmonide ne pouvait éviter totalement celles qui sont induites par l’idée d’Aristote de l’unité des âmes ; et en cela il a porté le flanc aux attaques des orthodoxes.

La philosophie arabe a aussi des adeptes parmi les Juifs. Une série de sages, tels que Ibn Tibbon, Narboni, et Gersonide s’unissent pour traduire les œuvres philosophiques arabes en hébreu et les commenter. En particulier, les œuvres d’Averroes deviennent un sujet important de leur étude, en grande partie grâce à Maïmonide qui, dans une lettre adressée à son disciple Joseph ben Judah (1150-1220), parle de manière très élogieuse du commentaire d’Averroes.

Parmi ses réponses, Maïmonide traite de la relation entre judaïsme et islam : {{}}

Les Ismaélites ne sont pas du tout idolâtres ; [l’idolâtrie] a depuis longtemps été éliminée de leur bouche et de leur cœur ; et ils attribuent à Dieu une unité adéquate, une unité qui ne fait aucun doute. Et ce n’est pas parce qu’ils mentent à notre sujet, et nous attribuent l’affirmation que Dieu a un fils, que nous pouvons mentir à leur sujet et dire qu’ils sont idolâtres… Et si quelqu’un devait dire que la maison qu’ils honorent [la Kaaba] est une maison d’idolâtrie et qu’une idole y est cachée, que nous importe ? Les cœurs de ceux qui s’inclinent dans sa direction sont [tournés] uniquement vers le ciel… [En ce qui concerne] les Ismaélites aujourd’hui- l’idolâtrie a été éliminée des bouches de tous, femmes et enfants [inclus]. Leur erreur et leur folie est dans d’autres choses qui ne peuvent être mises par écrit à cause des renégats et vicieux parmi Israël [c’est-à-dire les apostats]. Mais en ce qui concerne l’unité de Dieu, ils n’ont aucune erreur[52].

Notes et références : {{}}

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Islamic–Jewish relations » (voir la liste des auteurs).

 Dennis Prager, Joseph Telushkin, Why the Jews ? : The Reason for Antisemitism.

  Le Coran, « Marie », XIX [archive], 51, (ar) مريم [archive] : Also mention in the Book (the story of) Moses : for he was specially chosen, and he was a messenger (and) a prophet.

  Annabel Keeler, Moses from a Muslim Perspective, in : Solomon, Norman ; Harries, Richard ; Winter, Tim (eds.

  Yahud, Encyclopedia of Islam

  Sarah Stroumsa, Maimonides in His World : Portrait of a Mediterranean Thinker [archive], Princeton University Press, 2009 p. 65-66 :’we do know the extent of Maimonides’ involvement in the wider Islamic culture.

  (en) Muqtedar Khan (en), « Mukhayriq ’the best of the Jews’ [archive] », Slash News, 4 décembre 2009

  « Samuel HaNagid (993 - 1055) [archive] » (consulté le 7 juillet 2017)

  Fatah, Tarek, 1949-, The Jew is not my enemy : unveiling the myths that fuel Muslim anti-Semitism, McClelland & Stewart, 2010 (ISBN 978-0-7710-4785-5 et 0-7710-4785-1, OCLC 759513277, lire en ligne [archive])

  Margaux TERTRE, « Antisionisme et antisémitisme, quelle différence ? [archive] », sur Ouest France, 21 février 2019 (consulté le 19 avril 2022)

  Esther Benbassa, « Antisémitisme et antisionisme : une confusion délétère [archive] », sur Libération (consulté le 20 avril 2022)

  Uri Rubin, Muhammad, Encyclopedia of the Quran

  The Cambridge History of Islam, (1997), p. 39

  Esposito, John. (1998), Islam : the Straight Path, extended edition.

  ’Muhammad, Encyclopedia of Islam’, Alford Welch

  Muhammad, Encyclopedia of Islam, Alford Welch

  Watt (1956), p. 175, p. 177

  Esposito, John. 1998. Islam : the Straight Path, extended edition. Oxford university press, p. 17

  The Cambridge History of Islam, p. 43–44

  Gerhard Endress, Islam, Columbia University Press, p. 29

  Mark R. Cohen, Under Crescent and Cross : The Jews in the Middle Ages, p. 23, Princeton University Press

  (en) Jacob Neusner, God’s Rule : The Politics of World Religions, Washington, D.C, Georgetown University Press, 2003, 281 p. (ISBN 978-0-87840-910-5, OCLC 50562077), p. 153

  Alain Dieckhoff,La mobilisation du religieux dans le conflit israélo-arabe », Histoire des relations entre juifs et musulmans, dir. Abdelwahab Meddeb et Benjamin Stora, Albin Michel, 2013, p.403-409. Voir également Avraham Sela, Elhanan Yakira : « le conflit israélo-palestinien n’est pas un « conflit de religions ». Il n’est pas davantage un conflit religieux mais, pour l’instant, un conflit entre un État et un mouvement national. », Avraham Sela, Elhanan Yakira, « La religion dans le conflit israélo-palestinien », Cités, 2003/2 (n° 14), p. 13-27. DOI : 10.3917/cite.014.0013. URL : https://www.cairn.info/revue-cites-2003-2-page-13.htm [archive]

  Alain Dieckhoff, « La mobilisation du religieux dans le conflit israélo-arabe », Histoire des relations entre juifs et musulmans, Abdelwahab Meddeb (dir.) et Benjamin Stora, Albin Michel, 2013, p.403-409

  Avraham Sela et Elhanan Yakira, « La religion dans le conflit israélo-palestinien », Cités, 2003/2 (n° 14), p. 13-27. DOI : 10.3917/cite.014.0013. URL : https://www.cairn.info/revue-cites-2003-2-page-13.htm [archive]

  Avraham Sela, Elhanan Yakira, « La religion dans le conflit israélo-palestinien », Cités, 2003/2 (n° 14), p. 13-27. DOI : 10.3917/cite.014.0013. URL : https://www.cairn.info/revue-cites-2003-2-page-13.htm [archive]. A. Sela et E. Yakira affirment que depuis les accords d’Oslo (1993) et la seconde Intifada (2000-2005), les Israéliens seraient de nouveau prêts, majoritairement, à accepter un compromis territorial, et ne se sentiraient pas liés par un devoir religieux sur cette question. Toutefois Alain Dieckhoff ne s’accorde pas avec cette analyse.

  Eleonore Merza, « Les Tcherkesses d’Israël : des « Arabes pas arabes » », Bulletin du Centre de recherche français à Jérusalem [En ligne], 23 | 2012, mis en ligne le 20 janvier 2013, Consulté le 19 octobre 2017. URL : http://bcrfj.revues.org/6850 [archive]

  (en) « FFEU Muslim-Jewish Program »(Archive.org • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), The Foundation for Ethnic Understanding (consulté le 18 septembre 2013)

  Reuven Firestone, « Les rites religieux : similitudes, influences et processus de différenciation », Histoire des relations entre juifs et musulmans, dir. Abdelwahab Meddeb et Benjamin Stora, Albin Michel, 2013, p.701

  October 2009+02:37:52 Islam and Judaism [archive], Rabbi Justin Jaron Lewis

  « Muslims’ Choice [archive] », sur reocities.com (consulté le 9 avril 2023).

  (TAM) [archive].

  Genesis 20

  Sources for the following are :

  Bereishit – Chapter 10 – Genesis [archive]

  (en) « JOSEPH - JewishEncyclopedia.com [archive] », jewishencyclopedia.com

  Bava Batra 15b.

  Prophet Hud [archive]

  Prophet Yusuf [archive]

  (en) « The Prophets Of Islam – A Referenced List [archive] », islamtutor.com

  (en) « JOB - JewishEncyclopedia.com [archive] », jewishencyclopedia.com : « One of the amoraim expressed his opinion in the presence of Samuel b. Naḥmani that Job never existed and that the whole story was a fable (B. B. 15a). »

  (en) « Donmeh West - A Commentary on the Book of Job [archive] », donmeh-west.com : « Job never was and never existed, but is only a parable.’ (Tr. Baba Bathra 15a) »

  http://www.yutorah.org/_materials/SWeiss_102307.pdf [archive] ’Job never existed and was never created, but was only a mashal [ie.a fictional tale]’ (b.

  Machine-slaughtered Meat [archive], Shaykh Muhammad ibn Adam al-Kawthari, eat-halal.com.

  Islam and Judaism – Influences Contrasts and Parallels [archive], houseofdavid.ca

  (Sayyid Abul Ala Maududi, ’The Meaning of the Quran, Volume 3’, note 7-1, p. 241, 2000, Islamic Publications

  Reuven Firestone, « Les rites religieux : similitudes, influences et processus de différenciation », Histoire des relations entre juifs et musulmans, Abdelwahab Meddeb (dir.) et Benjamin Stora, Albin Michel, 2013, p.702, 706

  Reuven Firestone, « Les rites religieux : similitudes, influences et processus de différenciation », Histoire des relations entre juifs et musulmans, Abdelwahab Meddeb (dir.) et Benjamin Stora, Albin Michel, 2013, p.702-703

  Reuven Firestone, « Les rites religieux : similitudes, influences et processus de différenciation », Histoire des relations entre juifs et musulmans, Abdelwahab Meddeb (dir.) et Benjamin Stora, Albin Michel, 2013, p.703

  Will Durant, The Story of Civilization , vol. 4, The Age of Faith p. 156

  The religion of Semites, ch 1

  (en) « A Coat of Many Cultures [archive] », ucalgary.ca

Bibliographie{{}}

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Antisémitisme dans l’Islam

Histoire des Juifs en terre d’islam

Abraham, Ibrahim

David dans l’islam

Religion abrahamique

Juifs et Musulmans, si loin si proches

Juifs arabes

Histoire des Juifs en Algérie

Exode des Juifs des pays arabes et musulmans

Histoire des Juifs au Maroc

Séfarades

Histoire des Juifs en Tunisie

Histoire des Juifs en Espagne

Al-Andalus

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Relations_entre_juifs_et_musulmans

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  • Interview - Un érudit musulman veut faire revivre la « tradition judéo-islamique », à commencer par Moïse - Par Zach Rothbart 04 janvier 2025, 1:43 pm – Document ‘fr.timesofisrael.com’
    Dans ‘Islamic Moses’, Mustafa Akyol explore la place centrale de Moïse dans le Coran pour souligner la proximité historique entre Juifs et Musulmans et ainsi encourager le dialogue {{}}

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Souhaitant mieux comprendre l’islam, un ami chrétien a un jour demandé à Mustafa Akyol, écrivain, intellectuel et journaliste turc basé aux États-Unis, de lui recommander une traduction anglaise du Coran. Quelques semaines plus tard, après avoir lu The Quran : A New Translation de Muhammad Abdel-Haleem, il reprend sa conversation avec Akyol. Il partage quelques réflexions, relève certains passages qu’il trouve opaques ou troublants, mais une chose l’a frappé plus que tout :

« Je m’attendais à lire sur la vie de Mahomet, mais au lieu de cela, j’ai surtout lu sur la vie de Moïse. »

En effet, Moïse est mentionné 137 fois dans le Coran, tandis que Mahomet n’y apparaît que quatre fois. Et le deuxième personnage le plus cité dans le texte le plus sacré de l’islam n’est autre qu’un autre protagoniste de la Bible hébraïque : Pharaon, l’ennemi juré de Moïse.

Ce choix narratif n’a rien d’un hasard, comme le souligne Akyol dans son nouvel ouvrage, The Islamic Moses : How the Prophet Inspired Jews and Muslims to Flourish Together and Change the World (Le Moïse islamique : comment le prophète a inspiré Juifs et musulmans à s’épanouir ensemble et à changer le monde).

Moïse est mentionné 137 fois dans le Coran, tandis que Mahomet n’y apparaît que quatre fois{{}}

Les personnages et le récit bibliques étaient au cœur de la nouvelle foi que Mahomet développait et propageait en Arabie et au-delà, il y a environ 14 siècles.

Mahomet s’est largement inspiré du modèle de Moïse, et les similitudes entre leurs trajectoires sont frappantes. Tous deux apparaissent d’abord comme des leaders improbables : Moïse, souffrant d’un problème d’élocution, et Mahomet, étant analphabète.

Pourtant, ils mènent chacun avec succès des migrations, des campagnes militaires et des efforts de construction nationale, tout en établissant de nouveaux systèmes juridiques et religieux : la halakha juive et la charia islamique.

Dans son livre, Akyol explore ces parallèles théologiques et s’attarde également sur les interactions historiques entre Juifs et musulmans. L’auteur rappelle que, contrairement aux idées reçues, les relations entre Juifs et musulmans ont, pendant une grande partie de l’histoire, été plus pacifiques, productives et cohérentes que celles entre Juifs et chrétiens.

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Vue partielle du complexe de Nabi Musa, où se trouverait la tombe du prophète Moïse, dans le désert de Judée, près de la ville de Jéricho, en Cisjordanie, le 02 janvier 2021. (Crédit : HAZEM BADER / AFP)

Certaines de ces interactions, comme la migration massive des Juifs ibériques exilés vers les terres musulmanes aux 15e et 16e siècles, sont bien connues. D’autres, en revanche, le sont moins, comme le fait que les Juifs aient célébré la première conquête musulmane de Jérusalem, qui a permis près de 1 400 ans de présence juive quasi ininterrompue dans la Ville sainte, après que les chrétiens leur en avaient longtemps interdit l’accès.

Akyol ne passe pas sous silence certaines périodes plus sombres des relations judéo-musulmanes, notamment les persécutions et conversions forcées sous le califat almohade. Il les considère toutefois comme des exceptions plutôt que comme la norme, et elles ne constituent pas le cœur de son ouvrage.

Mustafa Akyol. (Crédit : Richie Downs/Institut Cato)

Chercheur principal au Cato Institute et auteur prolifique, Mustafa Akyol explore fréquemment le croisement entre l’islam, la modernité et les autres traditions religieuses. Parmi ses précédents ouvrages figurent Islam Without Extremes : A Muslim Case for Liberty (L’islam sans extrêmes : un plaidoyer musulman pour la liberté), Reopening Muslim Minds : A Return to Reason, Freedom, and Tolerance (Rouvrir les esprits musulmans : un retour à la raison, à la liberté et à la tolérance) et, dans une veine proche de son dernier livre, The Islamic Jesus : How the King of the Jews Became a Prophet of the Muslims (Le Jésus islamique : comment le roi des Juifs est devenu le prophète des musulmans).

Le Times of Israel s’est entretenu avec Akyol pour comprendre ce qui l’a poussé à s’intéresser à Moïse dans la tradition islamique, ce qui l’a le plus surpris dans ses recherches et comment il perçoit la pertinence de la tradition judéo-islamique dans le contexte contemporain de l’après-7 octobre.

Times of Israel : Qu’est-ce qui vous a incité à explorer ce sujet ?{{}}

Mustafa Akyol : Pendant des décennies, en tant que musulman croyant, j’ai étudié le Coran et la tradition islamique sous un angle de plus en plus interconfessionnel. Ce qui m’a frappé, ce sont les nombreuses similitudes entre l’islam et le judaïsme, du monothéisme strict aux lois alimentaires, en passant par la place centrale du droit religieux – la halakha et la charia.

Plus je creusais ces parallèles et les liens historiques entre Juifs et musulmans, plus je réalisais l’existence d’une « tradition judéo-islamique », comme l’a appelée le regretté Bernard Lewis. Cette histoire est connue de certains universitaires, mais largement méconnue du grand public. J’ai voulu la raconter dans un ouvrage accessible. C’est ainsi qu’est né The Islamic Moses (Le Moïse islamique).

Pourquoi pensez-vous que Moïse est beaucoup plus présent dans le Coran que Mahomet ?{{}}

La prédominance de Moïse dans le Coran est en effet fascinante. Son nom est mentionné 137 fois, alors que celui de Mahomet ne l’est que quatre fois. Il y a, selon moi, deux raisons principales à cela. Premièrement, le Coran ne parle pas beaucoup de Muhammad, parce qu’il s’adresse directement à Mahomet. Il lui raconte l’histoire des anciens prophètes pour le guider et le réconforter dans sa mission. Moïse est ainsi présenté comme un modèle dont l’expérience éclaire le parcours de Mahomet.

Deuxièmement, parmi ces anciens prophètes, Moïse est le plus important, car il a été le principal modèle de Mahomet. Comme Moïse, Mahomet a conduit ses croyants de la persécution à la liberté, à travers un exode – l’Hégire (hijra). Par la suite, tous deux ont instauré des lois divines pour leurs fidèles et les ont lancés dans des conquêtes : celle de Canaan pour Moïse et celle du Hedjaz pour Mahomet.

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Un imam palestinien lit le Coran dans la mosquée du complexe de Nabi Musa, où se trouverait la tombe du prophète Moïse, dans le désert de Judée, près de la ville de Jéricho, en Cisjordanie, le 2 janvier 2021. Illustration (Crédit : HAZEM BADER / AFP)

Patricia Crone, spécialiste occidentale de l’islam, souligne ces parallèles, et qualifie Moïse de « prophète paradigmatique » de Mahomet. C’est un avis auquel j’adhère, et j’estime que cela fait également du judaïsme la religion paradigmatique de l’islam. Cela signifie que Juifs et musulmans sont confrontés à des défis similaires à l’ère moderne : comment donner une interprétation humaniste aux passages belliqueux de leurs textes sacrés, comment vivre selon leur loi religieuse sans verser dans une théocratie oppressive, et peut-être même comment réformer cette loi dans une certaine mesure.

Pourquoi avez-vous choisi d’aborder à la fois les parallèles théologiques et les rencontres historiques entre Juifs et musulmans, plutôt que de vous concentrer sur un seul de ces aspects ? Selon vous, quels nouveaux éclairages votre livre apporte-t-il ?{{}}

J’ai choisi de traiter à la fois les parallèles théologiques et les rencontres historiques parce qu’ils sont intrinsèquement liés. Dès son émergence, l’islam reconnaît le judaïsme comme une forme légitime de monothéisme, ce qui permet aux Juifs de pratiquer leur foi sous autorité musulmane. Le statut de « dhimmi » [toléré, mais aussi soumis] octroyé aux Juifs ne leur conférait pas l’égalité avec les musulmans, loin du statut de citoyenneté que nous connaissons dans les démocraties modernes. Mais pour l’époque, c’était la meilleure situation possible pour les Juifs. C’est la raison pour laquelle les conquêtes musulmanes ont été bien accueillies et même soutenues par de nombreuses communautés juives, entraînant des vagues d’immigration vers les terres musulmanes.

Cette coexistence a également permis une « symbiose judéo-musulmane », comme l’a appelée le regretté historien juif Shelomo D. Goitein, reposant sur un apprentissage mutuel. Les musulmans ont puisé dans les « Israiliyyat », ou sources juives, tandis que les Juifs ont intégré des éléments de théologie, de philosophie et même de soufisme musulman.

Mon livre rassemble ces thèmes, étudiés par des historiens et des théologiens, et les présente sous une forme accessible. Il met également en lumière des faits très peu connus, dont certains issus de la tradition ottomane, que je connais bien. Les lecteurs seront peut-être surpris d’apprendre, par exemple, que le dernier calife ottoman, expulsé de Turquie en 1924, a reçu les adieux les plus chaleureux d’un Juif ottoman. Cette anecdote, rapportée dans les mémoires du secrétaire du dernier calife, est largement ignorée, y compris en Turquie.

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Lieu exact inconnu, hommes marchant vers la Vieille Ville de Jérusalem. Un drapeau turc visible sur la porte indique que nous sommes à l’époque ottomane. (Crédit : Inconnu)

Vous êtes un écrivain, un érudit et un chercheur accompli. En travaillant sur ce livre, avez-vous découvert des épisodes historiques des relations judéo-musulmanes dont vous n’aviez jamais entendu parler ? Quelle a été la découverte la plus surprenante pour vous ?{{}}

Je vous remercie de votre gentillesse. J’ai en effet approfondi de nombreux sujets que je ne connaissais que superficiellement. J’ai notamment découvert qu’après sa conquête de Jérusalem en 638, le calife Umar a dû négocier avec les chrétiens pour permettre le retour des Juifs dans la Ville sainte. Pour certains Juifs de l’époque, cela fut perçu comme le signe d’une ère messianique, comme l’indique le texte « Les secrets de Rabbi Shimon bar Yohai ».

J’ai également appris qu’Abraham Maïmonide, fils du Rambam (Rabbin Moïse ben Maïmon), avait adopté des éléments du soufisme et avait même tenté d’introduire certaines pratiques islamiques dans le judaïsme, considérant qu’elles étaient à l’origine issues de la tradition juive.

Jack Miles, qui a eu la gentillesse d’écrire une préface pour mon livre, a noté que celui-ci « surprend encore et encore ». C’est exactement ce que j’ai ressenti en travaillant sur ces thèmes.

Quelle aurait été la réaction de Mahomet face aux massacres du 7 octobre et à la guerre régionale qui a suivi ?{{}}

Je reste généralement prudent lorsqu’il s’agit d’interpréter « ce qu’aurait fait Mahomet », car il est fréquent que les gens projettent leurs propres opinions sur lui – ou sur Jésus, dans le cas des chrétiens. Cependant, au vu de ses commandements sur l’éthique de la guerre, je peux affirmer qu’il aurait sans doute condamné toute violence délibérée contre des non-combattants. Son premier calife, Abu Bakr, a clairement énoncé : « Ne tuez ni femmes, ni enfants, ni personnes âgées ou infirmes ».

C’est sur cette base que j’ai condamné les attentats terroristes visant des civils israéliens, qu’il s’agisse du 7 octobre ou des attaques perpétrées durant au cours de ce que l’on appelle la Seconde Intifada. Il n’est pas étonnant que ceux qui justifient ces attaques se réfèrent à des concepts modernes, tels que le « colonialisme des implantations », qui n’a pas d’équivalent dans la loi islamique. Celle-ci distingue uniquement les résidents d’implantations des non-combattants en temps de guerre.

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Des photographies des victimes tuées et retenues en otage par les terroristes du Hamas à Gaza depuis le pogrom du 7 octobre sur la place Dizengoff à Tel-Aviv, le 29 septembre 2024. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90

Bien entendu, ce principe s’applique dans les deux sens. J’ai également condamné toutes les violences aveugles visant des civils palestiniens, et j’ai été horrifié de voir certains chercher à les justifier. Certains le font avec des arguments politiques modernes – « ils ont voté pour le Hamas » –, d’autres avec des références religieuses – « ils sont Amalek ».

De nombreux analystes ont étudié les effets polarisants des médias de masse et, plus particulièrement, des réseaux sociaux sur la société contemporaine. Il est indéniable que ces plateformes ont alimenté l’extrémisme et la radicalisation, notamment autour du conflit au Moyen-Orient au cours de l’année écoulée. Cependant, la technologie peut aussi créer des ponts entre des personnes aux visions opposées, issues de cultures et de contextes différents.{{}}

D’un point de vue réaliste, pensez-vous que la technologie puisse réduire la polarisation et l’extrémisme, ou devons-nous nous attendre à ce que la situation continue de se détériorer ?{{}}

Je pense que les technologies de la communication ne sont que des outils qui amplifient les idées que nous choisissons de propager. Elles peuvent servir à diffuser des idées positives ou destructrices, mais ce sont les individus, et non la technologie elle-même, qui en déterminent l’usage. Une analogie utile est celle de l’invention de l’imprimerie il y a plusieurs siècles. Elle a facilité la diffusion du savoir, mais aussi celle d’ouvrages dangereux. On pouvait ainsi imprimer aussi bien des livres sur l’amour, la miséricorde et la tolérance que des écrits haineux comme Mein Kampf. Face à ces dérives, la solution n’a jamais été d’interdire les livres, mais plutôt de combattre les mauvaises idées par de meilleures. J’adopte la même approche face aux défis posés par Internet et les réseaux sociaux.

Malgré le respect que le Coran accorde au peuple juif, certains versets présentent les Juifs sous un jour moins flatteur. Des passages tristement célèbres les décrivent comme des « singes et des porcs » (5:64-65), par exemple, tandis que et d’autres, qui malgré le fait que les Juifs soient désignés comme les « Gens du Livre », semblent contenir une sorte d’autorisation divine de les tuer (33:26). Certains extrémistes musulmans se servent de ces textes pour justifier la haine et la violence, tandis que certains sceptiques juifs et non-musulmans y voient une preuve intrinsèque du caractère antisémite et violent de l’islam. Ont-ils tort ? Que diriez-vous à ces deux groupes ?{{}}

Merci d’avoir posé cette question, que j’aborde en détail dans mon livre. En résumé, je dirais que certains passages du Coran ont été instrumentalisés pour alimenter l’hostilité envers les Juifs, soit en les sortant de leur contexte, soit en en déformant le sens.

Par exemple, le passage sur les « singes et les porcs » que vous avez évoqué à juste titre (5:60) ne désigne pas les Juifs comme tels. Il dit seulement que certains juifs désobéissants dans un passé lointain ont été transformés miraculeusement par Dieu en ces créatures, ce qui ne dit rien sur le peuple juif en général. C’est ainsi que l’ont compris la plupart des exégètes musulmans classiques, comme je l’indique dans mon livre, mais cela a été transformé en un trope antisémite au 20e siècle.

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Une sculpture représentant le « Judensau », ou cochon des Juifs, orne la façade de la Stadtkirche (église de la ville) à Wittenberg, en Allemagne, le 14 janvier 2020. (AP Photo/Jens Meyer, File)

Quant à « l’autorisation divine de les tuer », il s’agit d’une référence au siège de la tribu juive des Banu Qurayza à Médine en 627. Cet épisode est d’une violence troublante, que j’analyse en détail dans mon livre. En résumé, cette tribu n’a pas été attaquée en raison de son identité juive, mais pour avoir collaboré avec les forces ennemies qui assiégeaient Médine. De plus, les récits postérieurs – rédigés après le Coran – prétendent que des centaines d’hommes ont été exécutés, mais je mets en doute leur authenticité. Ce que l’on peut affirmer avec certitude, c’est que rien dans le Coran ne justifie la violence contre les Juifs en raison de leur religion ou de leur identité. Il contient certes des passages polémiques, mais ceux-ci doivent être replacés dans le contexte politique de Médine à l’époque de Mahomet.

Comme vous le mentionnez dans votre livre, lorsque les musulmans ont conquis Jérusalem, ils ont permis aux Juifs d’y vivre, alors que les chrétiens leur en avaient interdit l’accès. Les Juifs ont même célébré leur arrivée et il semble clair qu’il y a un espace dans l’islam pour accepter que des Juifs vivent en Terre d’Israël. Qu’en est-il du sionisme moderne et de la souveraineté juive ? Est-ce plus problématique, ou y a-t-il aussi une place pour cela dans la pensée et la loi islamiques ?{{}}

Les musulmans n’ont jamais eu de problème avec la présence juive en Terre sainte. Ils ont même aidé les Juifs à revenir à Jérusalem à deux reprises : après leur expulsion par les Romains, puis après celle infligée par les Croisés. Certes, dans l’islam traditionnel, les Juifs n’étaient pas des citoyens à part entière, mais l’Empire ottoman, qui abritait le califat, a aboli le statut de dhimmi au milieu du 19e siècle, accordant l’égalité de citoyenneté aux non-musulmans, y compris aux Juifs. Il y avait même des députés juifs au Parlement ottoman.

Quant à la souveraineté juive : Je l’envisage du point de vue ottoman. Cet empire multi-ethnique s’est progressivement effondré, et ses peuples ont fondé plus d’une vingtaine d’États-nations modernes. Certains sont à majorité chrétienne, comme la Serbie, la Grèce ou la Bulgarie. En tant que musulman, ai-je un problème avec ces États ? Non, tant qu’ils respectent les droits de mes coreligionnaires et des autres minorités, ce qui n’a pas toujours été le cas dans certaines périodes sombres de leur histoire.

De même, je ne vois aucune objection islamique à la souveraineté juive en Israël, à condition qu’elle garantisse la liberté, la sécurité et l’égalité aux musulmans vivant sous son autorité. Mais je crains que cela n’ait pas été le cas depuis 1967. Des millions de Palestiniens vivent sous occupation, sans citoyenneté ni État propre. C’est pourquoi j’ai plaidé en faveur d’une solution à deux États – ou de toute autre issue sur laquelle Israéliens et Palestiniens pourraient s’accorder. Ainsi, les deux peuples de la Terre sainte, du fleuve à la mer, pourraient vivre ensemble, côte à côte, dans la même sécurité et la même liberté.

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Supernova : « We will dance again » – pas seulement un slogan 00:00/03:19]

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  • Le mythe de la Création - Dimanche 04 janvier 2026 - Provenant du podcast Questions d’islam - Enregistrement ‘France Culture’ de 45 minutes

    Questions d’islam

La Création du monde, attribué à Melchior Bocksberger, vers 1530-1587 (Palais Rohan - Musée des Beaux-Arts, Strasbourg) - Wikimedia Commons, Morio 60

La Création du monde, attribué à Melchior Bocksberger, vers 1530-1587 (Palais Rohan - Musée des Beaux-Arts, Strasbourg) - Wikimedia Commons, Morio 60

La création du monde est relatée dans des récits bibliques et coraniques pour ce qui est du monothéisme abrahamique. Simplement, la cosmogonie religieuse défendue par les créationnistes demeure bien naïve au regard de l’astrophysique moderne.{{}}

Avec Isy Morgensztern, enseignant, auteur et réalisateur

Judaïsme, christianisme et islam affirment tous l’existence d’un Dieu unique, transcendant et créateur. La création volontaire du monde par Dieu n’a donc pas été le fruit du hasard ou d’un combat entre divinités et ce qui relie les récits de la création dans la Bible et le Coran, c’est donc une vision commune du monde : un univers créé par un Dieu unique, ordonné, porteur de sens, et dans lequel l’être humain a une place centrale. Toutefois, la cosmogonie religieuse défendue par les créationnistes demeure bien naïve au regard de l’astrophysique moderne - non parce qu’elle est religieuse, mais parce qu’elle ignore les méthodes, les preuves et les échelles sur lesquelles repose la science contemporaine. Science et religion peuvent coexister, mais seulement si chacune reste dans son domaine : l’une explique le comment, l’autre s’interroge sur le sens en recourant à un langage imagé pour exprimer des vérités théologiques.

Le philosophe Isy Morgensztern viendra expliquer ce qui serait une exégèse allusive, métaphorique, symbolique et allégorique.

Notre invité, enseignant, auteur et réalisateur, a été membre des équipes fondatrices de Libération et d’Arte. Il est notamment l’auteur des documentaires La Bible dévoilée (avec Thierry Ragobert, France 5 et Arte, 2005) et L’Aventure monothéiste (France 2, 2009). Il a également enseigné la philosophie et l’histoire des religions dans le cadre du CIREJ, centre de recherche auprès de l’université de Toulouse-Le-Mirail. Son livre, L’Aventure monothéiste - judaïsme, christianisme, islam : ce qui les rapproche, ce qui les distingue, est toujours disponible en poche aux Editions La Découverte.

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Jeune mère de famille avec ses enfants, Paris, avril 2025

La religiosité des jeunes musulmans de FranceQuestions d’islam 21 déc. 2025 • 53 minute

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Source : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-d-islam/le-mythe-de-la-creation-4452066

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  • Un orchestre israélien accusé d’appropriation culturelle à cause de son hommage à Oum Kalsoum - Par Jessica Steinberg 26 novembre 2025, 12:40 – Document ‘fr.timesofisrael.com’
    Composé de musiciens juifs et arabes, Firqat Alnoor a interprété un morceau de la défunte icône égyptienne à l’occasion du 50ème anniversaire de sa mort

Firqat Alnoor, l’orchestre classique arabe composé de musiciens juifs et arabes, interprète un morceau d’Oum Kalsoum sur les dunes de Dubaï, sorti le 23 novembre 2025 (Avec l’aimable autorisation de la photographe)

Firqat Alnoor, l’orchestre classique arabe composé de musiciens juifs et arabes, interprète un morceau d’Oum Kalsoum sur les dunes de Dubaï, sorti le 23 novembre 2025 (Avec l’aimable autorisation de la photographe)

L’orchestre israélien qui a diffusé cette semaine une vidéo à l’occasion du 50e anniversaire de la mort de l’icône égyptienne Oum Kalsoum a été accusé d’appropriation culturelle du patrimoine égyptien.

Orchestre classique arabe composé de musiciens juifs et arabes venus de tout Israël, Firqat Alnoor a tourné cette vidéo sur les dunes à Dubaï. On y voit et entend l’orchestre interpréter le morceau d’Oum Kalsoum « Ghanili Shway Shway » avec des images de l’artiste en train de chanter et des extraits du film égyptien « Salama ».

À mesure que la vidéo s’est répandue au sein du monde arabe, les réseaux sociaux se sont enflammés, accusant l’orchestre israélien d’appropriation culturelle.

La famille d’Oum Kalsoum se serait offusquée et opposée aux prochains concerts de l’orchestre, qu’elle aurait menacé de poursuites judiciaires s’il ne cessait pas.

La famille d’Oum Kalsoum estime que le fait de commercialiser des éléments de son répertoire sans autorisation revient à ignorer l’importance culturelle qu’elle revêt pour des millions d’Arabes de parle monde, peut-on lire dans les médias régionaux.

Ariel Cohen, le chef d’orchestre, a déclaré à la chaîne israélienne N12 que l’orchestre avait précisément voulu porter la voix et la musique d’Oum Kalsoum.

Oum Kalsoum, surnommée la « Quatrième pyramide » d’Égypte ou « la dame du Caire », fut l’une des chanteuses les plus vénérées du monde arabe et des Juifs mizrahi, admiratifs de sa voix profonde et puissante.

La chanteuse s’était produite à Haïfa dans les années 1930, à une époque où la ville faisait partie de la Palestine sous mandat britannique.

Après la défaite de l’Égypte face à Israël, lors de la guerre des Six Jours de 1967, Oum Kalsoum a chanté des titres aux accents patriotiques, dont un parlait de reconquête de la Palestine.

Elle est décédée huit ans plus tard, en 1975, à l’âge de 76 ans.

À l’occasion de précédentes interviews à propos de la diva égyptienne, Cohen a souvent dit qu’Oum Kalsoum n’était pas leur ennemie.

Il a déclaré à la chaîne N12 qu’il n’était pas surpris par ces menaces, dont l’orchestre avait déjà fait l’objet lors d’un concert au Caire, en 2022 dans le cadre d’un événement du ministère israélien des Affaires étrangères. Il a rappelé que ce concert avait eu lieu avant l’attaque terroriste du Hamas du 7 octobre 2023 et le boycott culturel qui s’en est suivi, lequel a valu à l’industrie artistique et culturelle israélienne de faire l’objet de boycott de la part de la communauté internationale.

« Nous n’avons reçu aucune lettre officielle », a assuré Cohen.

« Je crois au pouvoir de cette belle musique, qui rend honneur à son talent. Ceux à qui cela plaît, l’aiment de toute façon ; ceux à qui cela ne plaît pas ne parlent pas de la qualité de la musique. Toutes ces réactions et cette tempête [autour de la vidéo] tournent autour de l’appropriation culturelle », ajoute-t-il en comparant ces accusations à celles selon lesquelles Israël aurait volé les falafels et les terres palestiniennes.

Loin de n’être qu’un orchestre composé de 25 musiciens d’origine arabe et juive, Firqat Alnoor est le seul et unique orchestre en Israël à jouer sans partition des morceaux divers issus du Moyen-Orient, en arabe comme en hébreu, sans oublier la musique liturgique et israélienne.

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Espagne : une carte recensant les entités juives et israéliennes inquiète la communauté

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Source : https://fr.timesofisrael.com/un-orchestre-israelien-accuse-dappropriation-culturelle-a-cause-de-son-hommage-a-oum-kalsoum/

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  • A propos de l’orchestre Firqat Alnoor
    Firqat Alnoor פירקת אלנוּר فرقة النور @firqatalnoor8336

תזמורת פירקת אלנור למוסיקה קלאסית ערבית מנגנת ומחדשת את המיטב של המוסיקה הקלאסית המזרחית והערבית. חברים בה מוסיקאים יהודים וערבים מכל קצות הקשת החברתית והגיאוגרפית. הסולנים שרים בעברית ובערבית. מנכ’לית ומנהלת אמנותית : חנה פתיה, מנהל מוסיקלי ומנצח : אריאל כהן. ליצירת קשר : 054-8200127

Le groupe joue et reconstitue le meilleur de la musique classique orientale et arabe. Ses membres sont des musiciens juifs et arabes de tous les horizons sociaux et géographiques. Les solistes chantent en hébreu et en arabe. PDG et directrice artistique : Hannah SAP, directrice musicale et chef d’orchestre : Ariel Cohen. Personne de contact : 054-8200127

Firqat Alnoor (“Orchestra of Light/Fire”)

Who we are

L’orchestre compte 25 musiciens et 10 choristes originaires de tout le pays.

Firqat Alnoor est né de la rencontre de trois personnes – Ariel Cohen, Hana Ftaya et le professeur Yehuda Kamari – qui ont fondé l’orchestre par amour et passion pour la musique classique arabe. Ils partagent la conviction profonde que la musique est un langage intemporel capable de relier les nations, les religions et les cultures.

La singularité de cet orchestre réside à la fois dans la richesse de sa composition et dans la diversité de son répertoire. C’est le seul orchestre en Israël à jouer sans partitions, interprétant un large éventail de musiques issues du Moyen-Orient, en arabe et en hébreu, ainsi que des œuvres liturgiques et israéliennes.

Notre histoire {{}}

Dès sa fondation, Firqat Alnoor s’est donné pour mission de placer la musique classique arabe et orientale au premier plan de la scène culturelle israélienne, en tant que forme d’art légitime et prestigieuse. L’orchestre ambitionne d’offrir une tribune aux centaines de milliers de personnes profondément enracinées dans le riche patrimoine musical oriental et désireuses de partager leur musique favorite sur les scènes de concert à travers le pays et au-delà.

L’inspiration pour la création de l’orchestre provient du légendaire orchestre « Kol Israel in Arabic », dirigé par Zuzu Musa, qui a œuvré en Israël pendant des décennies jusqu’à sa dissolution dans les années 1990. Depuis la disparition de cet orchestre emblématique – composé principalement de musiciens juifs immigrés de divers pays arabes – aucune institution n’a vu le jour pour représenter dignement la tradition musicale classique orientale, notamment ses diverses traditions de chant et de poésie liturgique. Certains musiciens de Firqat Alnoor sont des élèves directs des grands artistes qui ont fait partie de cet orchestre.

Aux côtés de musiciens expérimentés, de jeunes talents en quête d’un environnement propice à l’apprentissage et à l’épanouissement ont rejoint l’orchestre, ainsi que des musiciens classiques occidentaux conquis par la musique orientale. Originaires de toutes les régions du pays, ces musiciens forment un microcosme de la société israélienne : juifs et arabes, religieux et laïcs, musulmans et chrétiens. La musique est un lien qui les unit. Ils deviennent une grande famille, et l’orchestre entame son parcours fin 2014.

Les personnes derrière l’orchestre Firqat Alnoor{{}}

Firqat Alnoor est né de la rencontre de trois personnes – Ariel Cohen, Hana Ftaya et le professeur Yehuda Kamari – qui ont fondé l’orchestre par amour et passion pour la musique classique arabe. Ils partagent la conviction profonde que la musique est un langage intemporel capable de relier les nations, les religions et les cultures.

Ariel CohenAriel Cohen Chef d’orchestre et directeur musical, fondateur de l’orchestre

Hana FtayaHana Ftaya PDG et directeur artistique, fondateur de l’orchestre

Professeur Yehuda KamariProfesseur Yehuda Kamari Cofondateur de l’orchestre

Hagit MolganHagit Molgan Présidente

Ronen Peled HadadRonen Peled Hadad Directeur et projets spéciaux

Nos objectifs {{}}

Mettre en avant la musique classique arabe et orientale sur la scène culturelle israélienne en tant que genre musical légitime et respecté, offrant un foyer culturel à des centaines de milliers de personnes dont les racines plongent dans le riche patrimoine musical oriental et qui cherchent à apprécier leur musique bien-aimée dans les salles de concert du pays.

  • Présenter au public israélien et international un message artistique et musical unique – à la fois ancien et nouveau – mettant en valeur les plus belles œuvres et la richesse culturelle du Moyen-Orient.
  • Intégrer la musique classique orientale au cœur du paysage culturel israélien, en la transformant d’un genre de niche en un style musical largement écouté, accepté et de grande qualité.
  • Pour créer des ponts entre différents secteurs en Israël et dans le monde, en partant du principe que la musique est un langage intemporel et universel qui unit les peuples.
  • Susciter l’amour de la musique classique arabe, la rendre accessible et largement appréciée en Israël et dans le monde entier. Faire découvrir au public la grandeur de ce riche patrimoine musical.
  • Servir d’institution d’excellence, vouée à la préservation, à la recherche, au développement et à l’accessibilité de la culture musicale classique orientale en Israël.

    Nos objectifs

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Source : https://www.fln.co.il/en/about-2/

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2:44 - YouTube · Firqat Alnoor פירקת אלנוּר فرقة النور · 24 décembre 2022

Source : https://www.fln.co.il/en/about-2/

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  • Ecoute suggérée comme note humoristique -
    Sketch de Mado la Niçoise à mourir de rire dans La Grosse ... www.youtube.com › watch 8:12 - Cyril Hanouna anime #LaGrosseRigolade entouré de pointures de l’humour qui viendront raconter leurs meilleures blagues. YouTube · C’est que de la télé · 27 août 2024
    Source : https://www.youtube.com/watch?v=E83xlwhGjwg

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  • A propos de Mado la Niçoise - Noëlle Perna{{}}

    Description de cette image, également commentée ci-après

Noëlle Perna en 2017 dans Super Mado.

Données clés
Surnom{{}} Mado la Niçoise
Naissance{{}} 31 juillet 1954 (71 ans)

Philippeville, département de Constantine (Algérie)

Nationalité{{}}

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d1/Flag_of_France_%281976%E2%80%932020%29.svg/20px-Flag_of_France_%281976%E2%80%932020%29.svg.pngFrançaise

Profession{{}} Humoriste
Site internet{{}} http://www.noelleperna.fr

Noëlle Perna, née le 31 juillet 1954 à Philippeville (aujourd’hui Skikda, alors en Algérie française)[1],[2], est une humoriste et comédienne française. Elle est notamment connue pour l’interprétation de son personnage « Mado la Niçoise ».

Biographie - Pieds-Noirs d’origine napolitaine et parmesane, ses parents possédaient en Algérie un bar-restaurant[3]. Arrivés en France, à Nice, ils reprennent le « Bar des Oiseaux » situé dans la vieille ville[3]. À l’âge de vingt ans, Noëlle Perna prend leur relève. Passionnée par le milieu artistique, elle se produit en spectacle derrière son comptoir. Puis elle ouvre à côté de son bar un petit théâtre en 1999, où elle effectue des représentations en invitant aussi des artistes régionaux. Son succès grandissant la pousse à parcourir les salles du sud de la France. En 2002, elle figure pour la première fois dans une programmation nationale, avec Gad Elmaleh et Jean-Marie Bigard entre autres. Elle vend le « Bar des Oiseaux » en 2015[4].

Parcours… - Lire en totalité sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/No%C3%ABlle_Perna

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Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant

C :\Users\Jacques\Downloads\jh.jpg

– 05/01/2026

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

Site : https://isias.info/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Relations entre Juifs et Musulmans.5.docx

Mis en ligne bénévolement par le co-rédacteur par Pascal Paquin https://fr.linkedin.com/in/pascal-paquin-a85690296 - comme toutes les autres contributions publiées sur ISIAS !

https://isias.info/local/cache-vignettes/L99xH99/10000000000000c8000000c80ff59cec-f91e7.jpg?1752136363

[Pascal Paquin – Ses travaux sur https://yonnelautre.fr/ ]

Mis en ligne via Yonnelautre.fr : un site des alternatives, d’éducation populaire, un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, sans subvention, indépendant de tout parti, un site sans Facebook, Google+ ou autres GAFA, sans mouchard, sans cookie tracker, sans fichage, et à empreinte numérique réduite, un site entièrement géré sous Linux et avec l’électricité d’Énercoop , géré par Yonne Lautre : https://yonnelautre.fr –

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