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"Les forêts = trésor à préserver : les risques d’incendies remontent en France, les exploiter sans les détruire (voir en Amazonie d’Équateur) et revoir leur rôle absorbant une partie du CO2 en excès dans l’atmosphère (puits de carbone)" par Jacques Hallard
samedi 13 décembre 2025, par
ISIAS Forêts durables Partie 2
Les forêts = trésor à préserver : les risques d’incendies remontent en France, les exploiter sans les détruire (voir en Amazonie d’Équateur) et revoir leur rôle absorbant une partie du CO2 en excès dans l’atmosphère (puits de carbone)
Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 12/12/2025
Série ‘Forêts durables’
Partie 1 : ’L’organisation modèle de la forêt d’Auberive (Haute-Marne) résulte d’une collaboration historique entre divers partenaires pour une gestion forestière durable et innovante avec l’Office National des Forêts (ONF)’ par Jacques Hallard - 11 décembre 2025 - ISIAS Forêts durables Partie 1
Partie 2 : Les forêts = trésor à préserver : les risques d’incendies remontent en France, les exploiter sans les détruire (voir en Amazonie d’Équateur) et revoir leur rôle absorbant une partie du CO2 en excès dans l’atmosphère (puits de carbone)
Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur
Lecture préalable conseillée pour ce dossier à usage didactique <
La forêt, un trésor à préserver - Puits de carbone, havres de biodiversité… Les forêts nous sont vitales, mais font face à de nombreuses pressions, notamment climatiques. Découvrez comment les chercheurs veillent et innovent pour les protéger. Mots-clés : forêts arbres climat Biodiversité Incendies Guyane Amazonie France changement climatique Déforestation – Source à consulter > https://lejournal.cnrs.fr/dossiers/foret-arbres-climat
Accueil en délégation au CNRS – UN ŒIL SUR LA CORNE / AN EYE ON THE HORN
Qu’est-ce qu’une forêt primaire ? - Une forêt primaire est un écosystème boisé d’une grande richesse biologique qui n’a pas été exploité ni défriché par l’homme, ou qui a eu suffisamment de temps pour se régénérer après une exploitation passée. Ces forêts sont apparues sur Terre il y a environ 380 millions d’années. 08 janvier 2024
Selon Wikipédia, une forêt primaire, ou plus couramment une forêt vierge, appelée parfois aussi forêt naturelle, forêt primitive, forêt originelle ou forêt mature, selon une terminologie non encore fixée à l’heure actuelle et créée par différents auteurs[5], est une forêt composée d’espèces indigènes où aucune trace d’activité humaine passée ou présente n’est clairement visible. Ce sont des forêts intactes (ou originelles), ou des forêts à haut degré de naturalité n’ayant jamais été détruites ni très exploitées, ni fragmentées, ni directement ou manifestement influencées par l’Homme. Elles sont capables d’assurer leur pérennité selon un processus évolutif appelé sylvigenèse. Les forêts primaires sont des réservoirs de biodiversité et des puits de carbone qui présentent une valeur biologique et écologique très variable. Si les forêts tropicales et équatoriales sont dotées de hauts niveaux de biodiversité, les forêts tempérées et boréales peuvent ne contenir qu’un nombre limité d’espèces végétales et animales. Néanmoins, la superficie des forêts primaires fait partie de plusieurs importants indicateurs de l’état des écosystèmes forestiers et ces forêts vierges fournissent de nombreux services écosystémiques autres que la conservation de la biodiversité : conservation des sols et des eaux, séquestration du carbone et préservation de valeurs esthétiques, culturelles et religieuses[6]. En zone tropicale (là où la biodiversité forestière est la plus élevée (elle rassemble entre 50 et 90 % de la faune et la flore des terres émergées)[7], mais aussi, souvent, là où les pressions humaines sont récemment devenues les plus élevées[8]), une étude de 2011 fondée sur la comparaison de nombreux échantillons de forêts plus ou moins dégradées a conclu que « pour maintenir la biodiversité tropicale, il n’y a pas de substitut possible aux forêts primaires »[8], même si, comme a conclu une autre étude datant aussi de 2011, elles restent néanmoins vitales quand elles sont dégradées[9]. Toutes les forêts anciennes ne sont pas primaires, elles sont dites secondaires quand elles sont régénérées depuis longtemps sur une forêt autrefois détruite ou dégradée, significativement modifiée ou exploitée par l’Homme. ; ; - source : https://fr.wikipedia.org/wiki/For%C3%AAt_primaire
Où peut-on trouver une forêt primaire en France ?
Photo de la Loire, forêt primaire de France
Récréasciences
Une forêt primaire existe en France le long du fleuve royal de la Loire. Avant de répondre à cette question, commençons par définir ce qu’est une forêt primaire. D’après le dictionnaire Larousse, une forêt vierge ou primaire est une « formation ayant évolué sans aucune intervention humaine ». En France métropolitaine, le taux de boisement s’élève à 31 %, et couvre 16,9 millions d’hectares, chiffres de 2019 1. L’ONF, l’Office national des forêts, fondé en 1964, gère les forêts domaniales depuis son origine et a repris le flambeau de l’ancienne administration des Eaux et Forêts fondée en 1291 par Philippe le Bel. Ainsi, en plus des forêts privées souvent utilisées pour l’exploitation du bois, toutes les forêts métropolitaines sont dites « gérées » depuis bien longtemps et ne peuvent donc être considérées comme primaires. Pourtant, malgré les idées reçues, une forêt résiste à la règle, le long du fleuve royal long de 1012 km qu’est la Loire. Les graines d’arbres, comme celles du peuplier noir ou de l’orme lisse, sont charriées par le vent ou les courants parfois très violents du fleuve et transportées sur des kilomètres avant de se fixer et de germer de manière aléatoire sur une berge, un banc de sable ou de graviers, ou une île plus ou moins temporaire. La forêt naturelle de bois tendre qui se développe, évoluera naturellement au cours du temps en forêt de bois dur, et est ce qu’on peut appeler une forêt primaire. Cette forêt permet à une grande biodiversité de se développer et des animaux emblématiques comme le castor y vivent à présent en toute tranquillité. Faites-le vous-même ! Chacun à son échelle peut participer à la préservation de la biodiversité. Ceux qui ont la chance d’avoir un jardin peuvent éviter de tondre trop souvent, garder un coin préservé mais pour tous les autres, un pot sur un balcon, un rebord de fenêtre est déjà un bon début. On trouve facilement des plantes pour former des couverts végétaux. Constitué d’un mélange des espèces comme des phacélies, trèfles, vesces, radis, tournesol, par exemple, servent d’abris et de nourriture aux animaux du sol. 1 : Données de l’Inventaire forestier - Photo de ML Thurier - Centre-Sciences Source : https://www.centre-sciences.org/ressources/ou-peut-trouver-une-foret-primaire-en-france
Voir également : Association Francis Hallé pour la forêt primaire Association Francis Hallé https://www.foretprimaire-francishalle.org › foret-prima...
L’Amazonie en Équateur - Connue sous le nom d’Oriente, la forêt amazonienne équatorienne abrite une biodiversité absolument stupéfiante, avec plus de 300 espèces de mammifères, 800 espèces de poissons et 350 espèces de reptiles. Occupant environ un tiers du territoire équatorien, le bassin amazonien se situe à l’est des hauts plateaux andins.
L’Équateur vote contre le pétrole et pour l’Amazonie – Référendum - Réservé aux abonnés - Publié le 22 août 2023 à 14h17 - Lors d’un référendum réalisé en même temps que les élections générales, dimanche 20 août, les Équatoriens ont voté pour l’arrêt d’une exploitation pétrolière dans la forêt amazonienne de Yasuní, dans le nord-est du pays, malgré l’énorme manque à gagner que cela représente pour l’État. Pour la première fois, les Équatoriens ont pu décider, dimanche 20 août 2023, de l’avenir d’une exploitation pétrolière de la forêt amazonienne de Yasuní, une importante réserve naturelle située dans le nord-est du pays. Et ils ont choisi d’en finir. Lors d’un référendum inédit, qui a eu lieu le même jour que les élections générales, le oui l’a largement emporté, avec presque 59 % des voix. En vertu de quoi, la compagnie nationale pétrolière Petroecuador devra démanteler le Bloc 43, dont une bonne partie se situe dans le parc naturel de Yasuní et qui fournit environ 12 % du pétrole équatorien, principal produit d’exportation du pays. Pour la revue Plan V, il s’agit d’“un triomphe de la foi de la jeunesse équatorienne en l’avenir de la planète”. Un point de vue partagé par Luca Bardino, un des jeunes défenseurs de l’environnement présents lundi 21 août à la maison de la culture de Quito, la capitale, pour fêter le résultat. Interviewé par le site d’information GK, il déclare : “Ce résultat est non seulement très positif pour le pays, mais aussi pour le monde.” - À l’étranger, de nombreux militants, mais aussi des personnalités comme Leonardo DiCaprio et Greta Thunberg, avaient défendu le oui au référendum, alors que s’enchaînentles catastrophes liées au réchauffement climatique… Article abonné - Pour lire la suite > https://www.courrierinternational.com/article/referendum-l-equateur-vote-contre-le-petrole-et-pour-l-amazonie
L’Équateur vote contre le pétrole et pour l’Amazonie
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Un puits de carbone ou puits de CO2 est un réservoir de carbone (naturel ou artificiel) absorbant du carbone depuis le cycle du carbone. Ce carbone est séquestré dans le réservoir avec un temps de résidence très long par rapport à celui dans l’atmosphère. Les puits de carbone principaux sont les océans[4] par dissolution et le vivant par assimilation via la flore (forêt, tourbière, prairies, phytoplancton), la faune, et les sols (humus). Les tourbières et prairies contiennent chacune 2 à 2,5 fois plus de carbone que les forêts tropicales humides ; et avec seulement 3 % des surfaces émergées les tourbières stockent près de 613 Gt de carbone, soit près d’un tiers du total planétaire[5]. Les bactéries photosynthétiques, la chaîne alimentaire et la nécromasse qui en dépendent contribuent aux puits de carbone. Le carbone est stocké sous forme de matière organique dissoute (MOD) dans les sols et les eaux. En absorbant et séquestrant une partie du CO2 atmosphérique, les puits de carbone influent sur le climat planétaire, les écosystèmes et la présence des espèces. Les équilibres récents sont désormais menacés par la production massive de carbone anthropique et sa diffusion dans l’atmosphère. Les puits de carbones absorbent et séquestrent une partie seulement de ce nouvel apport. Ces puits sont eux-mêmes dégradés : la végétation potentielle diminuée par les activités humaines a réduit sa capacité de stockage de carbone par assimilation de 900 à 450 pétagrammes/an[6]. En France, la loi Grenelle II prévoit[7] qu’un rapport du Gouvernement au Parlement portera sur « l’évaluation des puits de carbone retenu par les massifs forestiers » et leur « possible valorisation financière pour les territoires » (art. 83). Sur le temps long, les processus biologiques d’assimilation et dépôts ont permis l’accumulation d’importants stocks de carbone fossile sous forme de charbon, pétrole, gaz naturel, hydrate de méthane et roches calcaires. Ces stocks datent principalement du Carbonifère…- Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Puits_de_carbone
Ce dossier est la Partie 2 de la Série Forêts durables - Il y est fait appel à :
* 4 épisodes d’une Série de courts reportages de ‘Radio France - France Inter’
* un bilan des incendies de forêt en France en 2025 (Office National des Forêts ONF)
* une synthèse en français des principaux incendies de forêt survenus en 2025 en France métropolitaine, basée sur les bilans officiels et la couverture locale/nationale. Requête formulée auprès de ‘ChatGPT (GPT-5)’ le 06 novembre 2025
* une étude « Comment une forêt peut-elle émettre plus de CO₂ qu’elle n’en capture ? » (02 octobre 2025, 11:20 CEST – Document ‘The Conversation FR’)
Les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après
Retour au début de l’introduction
- Série ‘Radio France - France Inter’ - Le Grand reportage de France Inter, du lundi au vendredi à 7h16 - Tous les jours, un reportage là où l’actualité se fait – 4 épisodes - Durée 4 minutes chacun
- Bilan des incendies de forêt en France en 2025 selon l’Office National des Forêts (ONF)
- Une synthèse en français des principaux incendies de forêt survenus en 2025 en France métropolitaine, basée sur les bilans officiels et la couverture locale/nationale. Requête formulée auprès de ‘ChatGPT (GPT-5)’ le 06 novembre 2025
- Comment une forêt peut-elle émettre plus de CO₂ qu’elle n’en capture ? - Publié : 2 octobre 2025, 11:20 CEST – Document ‘The Conversation FR.’
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Série ‘Radio France - France Inter’ - Le Grand reportage de France Inter, du lundi au vendredi à 7h16 - Tous les jours, un reportage là où l’actualité se fait – 4 épisodes - Durée 4 minutes chacun
« Forêt, un trésor à préserver »
Dans quelques jours, la COP 30 a lieu au Brésil, aux portes de l’Amazonie et de ses forêts tropicales. La forêt, puits de carbone, est un l’enjeu majeur de cette COP : comment la préserver, comment lutter contre la déforestation ? Toute la semaine, France Inter vous explique ce qui les menace. En savoir plus
Source : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/serie-foret-un-tresor-a-preserver
Épisode 1/5 : La dernière forêt primaire en Europe, une frontière sous tension - Par Virginie Pironon ⸱ Publié le lundi 3 novembre 2025 à 07:13
Le Grand reportage
Dans quelques jours, la COP 30 aura lieu au Brésil, dans la ville de Bélem, aux portes de l’Amazonie et de ses forêts tropicales. Mais ce matin nous partons pour l’Europe, où la dernière forêt primaire du continent subit les conséquences du changement climatique... et de la géopolitique.{{}}
Pour entrer dans la réserve intégrale (5.000 ha sur les 150.000 de forêt au total) il faut être accompagné d’un guide. Veste et treillis kaki, Mateuz, employé du parc national, nous emmène sur un chemin recouvert de feuilles mortes d’un jaune éclatant. Autour de nous, l’âge moyen d’un chêne, par exemple, est de 300 ans : cela peut aller jusqu’à 600 ans, 7 mètres de circonférence et 40 mètres de hauteur.
26 essences d’arbres, 60 espèces de mammifères{{}}
Ici, la nature est restée inchangée depuis la fin de la dernière ère glaciaire, il y a environ 12.000 ans. ’C’est une forêt unique’, explique notre guide. ’La forêt de Bialowieza a survécu grâce au fait qu’elle abritait des bisons : les rois, puis les tsars voulaient les chasser, ils en ont donc fait une réserve et la forêt n’a jamais été transformée en terres agricoles.’
La forêt de Bialowieza abrite une soixantaine d’espèces de mammifères, 26 essences d’arbres (érables, chênes, tilleuls, épicéas, bouleaux, trembles, charmes…) Et ce qui frappe, c’est la présence de bois mort : 30% de la biomasse. Mais cette biodiversité est aujourd’hui en partie menacée, rattrapée par la géopolitique.
Sous la pluie, un hélicoptère de l’armée polonaise passe juste au-dessus de nos têtes. Il y a eu des coupes d’arbres en 2016 par le gouvernement polonais de l’époque, puis la crise migratoire, depuis 2021 : le régime du président biélorusse, Alexandre Loukachenko, allié de Vladimir Poutine, a fait venir des milliers de migrants en Pologne à travers la forêt, et les autorités polonaises ont érigé un mur. Il y a aussi désormais la situation liée à la guerre en Ukraine, avec une présence accrue de l’armée.
Un mur anti-migrants qui a aussi bloqué des bisons{{}}
Le mur anti-migrants, construit en 2022, est une clôture en métal de plus de 5,5 mètres de haut, avec des fils barbelés. Elle est en ce moment renforcée, dans le cadre du Bouclier Oriental. Pas question de s’approcher trop près, sous peine d’être aussitôt contrôlé par la police aux frontières.
Sur les 1500 bisons des deux côtés de la frontière, plusieurs se sont retrouvés coincés entre le mur anti-migrant et un mur plus ancien, érigé par les autorités soviétiques. Ils risquent de ne pas survivre. Quatre sont morts dans des accidents avec l’armée polonaise, et la population de lynx, encore plus fragile, est en voie d’extinction.
Dans son bureau de l’institut de recherche sur les mammifères, Rafal Kowalczyk, spécialiste mondialement reconnu du bison, estime qu’une forêt naturelle serait de loin la meilleure protection en cas d’attaque de la Russie ou de son allié biélorusse. ’Il faudrait restaurer les marais, cela formerait une barrière en cas d’invasion militaire.’ Mais dans une telle situation, la nature est toujours la grande perdante.
’On a protesté contre la construction du mur, mais en général, l’opinion des scientifiques n’est pas prise en compte quand il s’agit de la sécurité du pays.’
Info Environnement Biodiversité Climat Changement climatique
L’équipe : Virginie Pironon Journaliste
Épisode 2/5 : Réchauffement climatique : la forêt vosgienne se prépare (elle aussi) au risque de méga-feu estival - Par Sandy Dauphin ⸱ Publié le mardi 4 novembre 2025 à 07:13 - Provenant du podcast Le Grand reportage de France Inter
Le Grand reportage
Les forêts du sud de la France ne sont plus les seules à brûler l’été : avec le réchauffement climatique, le risque d’incendie remonte en France. Reportage dans le Grand Est, où la forêt vosgienne tente de s’adapter à ce nouveau danger. {{}}
En se promenant dans la forêt de Bois de-Champ (dans les Vosges) on distingue encore les traces de l’incendie qui a détruit plus d’une vingtaine d’hectares en juin 2023. Sur une parcelle clairsemée où les épicéas et les sapins ont brûlé, il reste quelques bouleaux. La forêt vosgienne en flammes l’été, difficile à imaginer il y a encore quelques années. ’Jusqu’à présent, les Vosgiens regardaient les feux de forêt à la télévision. C’était sur l’arc méditerranéen, tout le sud de la France, on ne pensait pas que ce risque arriverait ici dans le quart nord-est... Mais ça y est’, explique Martial Magnier, chef du service forêt à la DDT 88, le service départemental de l’état en charge des massifs.
La prise de conscience remonte vraiment à l’été 2022. Une sécheresse historique. En août, 150 hectares de forêt sont ravagés par les flammes. Un électrochoc dans le département dans lequel la forêt recouvre la moitié du territoire, s’inquiète Martial Magnier : ’Ici, la forêt, c’est viscéral, c’est un peu notre drapeau, comme la choucroute pour l’Alsace. On a la ligne bleue des Vosges, nos sapins, notre miel de sapin. Le réchauffement climatique, on en parle depuis des années. Là, ça nous arrive. On va devoir vivre avec.’
Un ’Plan de protection de la forêt’ élaboré...{{}}
Face au danger, la préfecture des Vosges a mis tout le monde autour de la table : les maires, les entreprises forestières, les agriculteurs, les randonneurs, pour élaborer un Plan de protection de la forêt (PDPFCI). Il a fallu notamment réécrire l’arrêté qui définit les conditions de brûlage et l’usage du feu dans le département - le dernier remontait à… 1977. Pour mettre tout le monde d’accord, 24 brouillons ont été nécessaires avant la version définitive du document, confie Martial Magnier qui a participé à sa rédaction.
Désormais, des cartes de risque d’incendie, élaborées en lien avec Météo France et des agents sur le terrain, sont mises à jour chaque semaine pour onze massifs vosgiens, avec six niveaux, du risque ’faible’, en bleu, au risque ’exceptionnel’, en noir. Des cartes assorties d’une panoplie de consignes : la préfecture peut interdire les barbecues près de la lisière de la forêt, interdire les feux de forêt. Sujet plus sensible, elle peut aussi interrompre des travaux forestiers, car les outils qui font des étincelles représentent un risque.
À écouter
https://www.radiofrance.fr/s3/cruiser-production-eu3/2025/11/96927254-e2ea-4c8f-a0f3-d7713e65bf34/120x120_sc_000-9q76t8.jpgDans la dernière forêt primaire en Europe, à cheval sur une frontière sous tension
Beaucoup de gens, des Vosgiens, mais aussi des touristes, n’ont toujours pas conscience du risque. Par exemple, il est interdit de fumer en forêt et on m’a souvent fait la réflexion qu’on n’est pas dans le Sud ici !’, insiste le responsable de la DDT 88, pour qui il est nécessaire de faire preuve de beaucoup de pédagogie dans ces massifs très fréquentés. Car - comme dans le sud, désormais - en cas de risque incendie élevé l’été, certains massifs des Vosges pourront être fermés au public. Mesure qui n’a toutefois encore jamais été appliquée, les deux derniers étés ayant été plutôt pluvieux.
... et une base de ravitaillement pour les avions bombardiers d’eau{{}}
Face au risque de feu de forêt accru, les pompiers des Vosges ont, eux aussi, adapté leur dispositif. L’aéroport d’Épinal-Mirecourt a été aménagé en pélicandrome, un format de base stratégique qui permet de ravitailler les avions bombardiers en produit retardant et en eau. Un avion anti-incendie comme le Dash peut faire le plein en sept minutes, top chrono. Ce pélicandrome doit servir à 18 départements du quart nord-est de la France, voire aux voisins allemands ou belges. Et c’est un précieux gain de temps lors des interventions : ’Avant la création de ce pélicandrome, lors des incendies de l’été 2022 dans le Jura et les Vosges, les avions bombardiers d’eau ont dû aller se ravitailler à Valence dans la Drôme... S’ils s’étaient ravitaillés ici, ils auraient été plus efficaces pour aller sur le terrain’, explique le lieutenant-colonel Thibault Dupuis, référent-adjoint feux de forêt du Service départemental d’incendies et de secours des Vosges.
Les moyens terrestres aussi ont été renforcés, avec huit camions commandés pour le département. Il a fallu aussi se former à la lutte contre les feux de forêt, détaille le commandant Pascal Imbert référent feux de forêt pour le département. ’Dans le sud de la France, le risque de feu de forêt est courant, donc tous les sapeurs-pompiers sont formés. Chez nous, c’est une formation supplémentaire au risque habituel. Jusqu’en 2022, 250 pompiers des Vosges sur 3000 étaient formés, aujourd’hui, on approche des 500.’
Encore faut-il que les camions de pompiers puissent circuler facilement dans les massifs en cas de feu. Dernier acteur à entrer en ligne de compte : l’Office national des forêts, qui travaille à l’amélioration des accès. ’Souvent, on a une route forestière qui fait trois ou quatre kilomètres de long. Pour faire demi-tour, il faut aller au bout de cette route. Or, les pompiers doivent pouvoir se croiser au milieu et pas aller jusqu’au bout de la route, car il peut y avoir un feu’, explique le délégué départemental, Hervé Hornbeck. Et pour protéger les sapins des Vosges, l’ONF créé aussi des pare-feu naturels en diversifiant les types d’arbres plantés, ce qui peut contribuer à ralentir la progression des flammes en cas d’incendie.
Info Environnement Biodiversité Protection de la nature Incendies ONF Pompiers Forêts
L’équipe : Sandy Dauphin Journaliste - Xavier Demagny Édition
Épisode 3/5 : En Equateur, du cacao sans déforestation pour protéger l’Amazonie - Mercredi 5 novembre 2025 - Provenant du podcast Le Grand reportage de France Inter
Le Grand reportage
En Équateur, les populations d’Amazonie misent sur la culture du cacao, sans déforestation. Ce pays est le troisième producteur de cacao après la Côte d’Ivoire et le Ghana. Reportage près de Tena, dans la communauté de Santa Rita. {{}}
Avec Célia Quilleret, journaliste Environnement à France Inter
Bienvenue dans ce village du chocolat ! Ici, sur ces hauts plateaux à 700 mètres d’altitude, la porte d’entrée de la jungle amazonienne avec au loin les sommets enneigés des Andes, le paysage est splendide, la végétation exceptionnelle.
Le climat, tous les jours identique, est idéal pour le cacao. Efrain Alvaredo, membre de cette communauté quechua de Santa Rita, nous montre ses plantations. Plus de 150 essences de plantes natives, endémiques. De la cannelle, des caféiers, des bananiers, des plantes médicinales, les cultures sont très variées. Des cabosses rouges et jaunes scintillent dans cette étendue de vert. Les arbres ne sont pas très hauts, mais très denses.
’ C’est ma parcelle de cacao, nous indique-t-il. Ici, nous n’utilisons que des fertilisants biologiques, cela permet de maintenir un sol humide’, ’il y a 300 arbres, dans un seul hectare’, ajoute-t-il, ’deux fois plus que dans une parcelle conventionnelle de cacao’. Parce que cet agriculteur s’appuie aussi sur des cultures de manioc, ou de plantain, sur le modèle des ’chakras’, les parcelles traditionnelles des populations d’Amazonie.
Efrain Alvaredo, de la communauté de Santa Rita, nous fait visiter ses plantations, non sans inquiétude pour sa forêt.
Efrain Alvaredo, de la communauté de Santa Rita, nous fait visiter ses plantations, non sans inquiétude pour sa forêt. © Radio France - Célia Quilleret
A ses côtés, Rodrigue Gehot de la Fondation Pachama, une ONG de protection de la forêt, l’aide pour maintenir ce modèle agricole durable. ’Regardez, ce cacao, c’est du Fino de aroma, un cacao rare, c’est une culture sans déforestation avec une gestion durable des sols. Des essences de cannelle donnent des arômes au chocolat, ce qui ne serait pas possible dans une monoculture intensive de cacao’, insiste-t-il.
’La diversité des cultures, sur le modèle des chakras favorise aussi le mélange génétique et renforce la résistance face à certaines maladies’, ajoute-t-il. Ce cacao est récolté plusieurs fois dans l’année, puis séché, avant d’être transformé à Quito, puis vendu avec le label ’chakra’, une garantie de qualité.
Rodrigue Géhot, de la fondation Pachamama, une ONG présente en Equateur, et Yvonne Chavez, de l’association Winak, aident les cultivateurs de Santa Rita.
Rodrigue Géhot, de la fondation Pachamama, une ONG présente en Equateur, et Yvonne Chavez, de l’association Winak, aident les cultivateurs de Santa Rita. © Radio France - Célia Quilleret
Le modèle économique est viable, 200 familles en vivent ici à Santa Rita, le village du chocolat.
Cette agriculture durable permet-elle de sauver la forêt en Equateur ?{{}}
Cette culture de cacao est un modèle, soutenu notamment par l’Agence française de développement. Elle permet de tirer des revenus d’une production respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. Mais cette communauté s’inquiète car un fléau, en augmentation, mine cette région, l’orpaillage illégal.
Ici, les chasseurs d’or sont en embuscade constate Yvonne Chavez, elle conseille les agriculteurs de la région pour le groupement de producteurs Winak. ’Nous avons fait une analyse, il y a une nette augmentation de l’activité minière illégale, ici sur la rive du fleuve Napo, là où sont les producteurs de bananes plantin et de manioc’, précise-t-elle. ’Nous sommes allés dans les parcelles, on a vu les dégâts de l’orpaillage, des machines sur les sites, ca abîme les cultures’, regrette-t-elle.
Pollution des sols, des rivières, cet eldorado amazonien est en danger. Efrain Alvaredo est inquiet pour sa communauté, ses voisins, ses enfants. ’Cela nous préoccupe beaucoup, mais ici nous travaillons pour protéger nos terres, car nous sommes tout près des réserves de biodiversité’, tempère-t-il.
Cet eldorado est menacé par le pétrole et les mines illégales.
Cet eldorado est menacé par le pétrole et les mines illégales. © Radio France - Célia Quilleret
’On travaille pour l’humanité parce qu’ici, c’est le poumon de la planète, l’Amazonie est le dernier joyau que nous devons protéger.’ Aujourd’hui, 10% du cacao est produit sans déforestation en Equateur. Les populations autochtones se battent pour que ce soit plus encore.
Leur travail est crucial pour défendre cette forêt, si précieuse au monde entier
Environnement Économie Écologie Entreprises – Marchés Agriculture Paysans - Agriculteurs Forêts Tribus – Peuples
Épisode 4/5 : Exploiter sans détruire : les secrets d’une forêt durable - Par Célia Quilleret ⸱ Jeudi 6 novembre 2025 - Provenant du podcast Le Grand reportage de France Inter
Le Grand reportage
Suite de notre série sur la forêt, un trésor à préserver. Près de Châteauroux, la forêt de Lancosme est exploitée pour le bois ou le papier. C’est une forêt certifiée avec le label FSC. Les gestionnaires doivent respecter certaines consignes de protection de la biodiversité et c’est plutôt rare !{{}}
Avec Célia Quilleret, journaliste Environnement à France Inter
L’image est frappante lorsqu’on arrive sur les chemins broussailleux de cette forêt de 2000 hectares. Ici, des pins maritimes, vieux de 50 ans, là des feuillus, et dans ces massifs, aucune trace de coupe rase, aucune zone totalement ‘déforestée’.
Quand les tronçonneuses prélèvent le bois, elles laissent toujours quelques arbres. Au moins cinq pour un hectare. C’est la règle numéro 1. Nous suivons Kévin Brice, gestionnaire du massif.
’Les arbres sont marqués avec de la peinture, ils sont récoltés et les arbres que nous gardons pour la biodiversité sont marqués autrement, avec une peinture fluo rose’, nous montre-t-il. Il gère le massif avec un peuplement qui est renouvelé, régénéré naturellement.
La biodiversité, une assurance-vie pour le futur de la forêt{{}}
Des branches mortes sont laissées à terre pour maintenir la qualité du sol, un humus vivant. On aperçoit des champignons, puis des buses dans le ciel, des pics verts, on entend des mésanges aussi.
Guillaume Dahringer est le responsable du label FSC, cette forêt est certifiée, 10% de la surface est protégé.
’ La biodiversité est là, se réjouit-il, elle va permettre à la forêt de mieux résister à l’augmentation des températures, aux sécheresses, aux fortes chaleurs, elle permet aussi de réduire le risque d’incendie’, détaille-t-il.
Un peu plus loin, Kevin Brice regarde les plantations de nouvelles essences, la forêt est diversifiée. C’est un reboisement. Il y a un petit cèdre, des chênes, des fruitiers, des bouleaux, ’on teste des essences adaptées au futur, on ne joue pas aux apprentis sorciers’, explique-t-il.
La forêt joue ici sa survie, la biodiversité c’est son assurance-vie face au changement climatique. 2% du massif sont mêmes laissés en libre-évolution, ’ce réservoir de biodiversité est essentiel pour l’ensemble de la forêt’, ajoute Guillaume Dahringer.
Ici, Kévin Brice, gestionnaire de la forêt, teste de nouvelles essences, comme le cèdre du Liban ou le chêne Cécile.
Ici, Kévin Brice, gestionnaire de la forêt, teste de nouvelles essences, comme le cèdre du Liban ou le chêne Cécile. © Radio France - Célia Quilleret
Thomas Brusten est ingénieur au CNPF, le centre national de la propriété forestière, il conseille les gestionnaires. ’La diversification est la clé de l’adaptation, insiste-t-il, plus elle est diversifiée, plus elle est résiliente aux effets du changement climatique !’ Et il ajoute : ’la monoculture est à éviter, car elle rend la forêt moins productive’.
Des bruyères, des étangs, des loutres, cette forêt n’est pas seulement un réservoir de bois, à exploiter de façon intensive.
L’entreprise CNP Assurances, propriétaire du massif, et premier propriétaire forestier en France, préfère miser sur une forêt en bonne santé, capable de stocker du CO2. Elle espère ainsi, à son échelle, en labellisant tous ses massifs, tenter de limiter le réchauffement et le par là le risque climatique.
Ici, 2% du massif est laissé en libre-évolution. Un réservoir de biodiversité pour Guillaume Dahringer, directeur technique du label FSC en France.
Ici, 2% du massif est laissé en libre-évolution. Un réservoir de biodiversité pour Guillaume Dahringer, directeur technique du label FSC en France. © Radio France - Célia Quilleret
Le label FSC, un gage de qualité ?{{}}
En France oui, le bois FSC est vertueux pour Sylvain Engerand, de l’ONG Canopée Forêts vivantes. D’autant que le label vient d’être durci.
Mais à l’échelle mondiale, les contraintes ne sont pas les mêmes. Ce défenseur des forêts dénonce un manque de transparence.
’Quand vous achetez un bois avec un label, nous n’avez pas le nom du pays, FSC continue de certifier des coupes rases en Roumanie ou en Suède, où on détruit des forêts primaires et le consommateur ne peut pas s’y retrouver’, regrette ce militant qui conseille de s’approvisionner directement dans des scieries, en demandant, bien sûr, d’où vient le bois.
Et en France, moins d’1% de la surface de la forêt est certifiée FSC. C’est l’exception. Ailleurs, les coupes rases, la monoculture sont souvent la règle. Nous sommes au tout début du chemin vers une forêt productive et en bonne santé.
Environnement Biodiversité Climat Changement climatique Protection de la nature Forêts Nature Oiseaux
L’équipe : Célia Quilleret Journaliste
Bilan des incendies de forêt en 2025 selon l’Office National des Forêts (ONF){{}}
Cet été, l’Office national des forêts a pleinement mobilisé ses équipes dans le cadre de sa mission d’intérêt général de Défense des forêts contre les incendies (DFCI), confiée par l’État. Les forestiers ont été engagés dans la prévention, la surveillance, l’aide à la lutte contre les feux et la gestion post sinistre.Marqué par deux épisodes caniculaires et une sécheresse prolongée, l’été 2025 a compté près de 15.000 départs de feu en France, touchant 30.000 hectares de forêts et autres végétations. Parmi eux, 1.800 feux de forêt ont ravagé près de 20.000 hectares. L’incendie le plus marquant reste celui de Ribaute (Aude), survenu le 5 août 2025 dans le massif des Corbières avec plus de 11.300 hectares détruits.
Pour en savoir plus > Télécharger le communiqué de presse (669,4 Ko - format .pdf)
Contact presse Guillaume Larrière Attaché de presse
Direction générale : 2 bis avenue du Général Leclerc - CS 30042
94704 Maisons-Alfort - Tél. 06 27 66 73 94 - Contacter
Source : https://www.onf.fr/espace-presse/%2B/2996::bilan-des-incendies-de-foret-en-2025.html
Une synthèse en français des principaux incendies de forêt survenus en 2025 en France métropolitaine, basée sur les bilans officiels et la couverture locale/nationale. Requête formulée auprès de ‘ChatGPT (GPT-5)’ le 06 novembre 2025
J’ai fait le tri par grands faits puis par régions concernées (exemples représentatifs), puis « J’ajoute impacts et enseignements/prévention ».
Faits-clés nationaux (en bref){{}}
- L’Office national des forêts (ONF) indique qu’en 2025 la France a compté environ 15.000 départs de feu, touchant environ 30.000 ha de forêts et autres végétations ; parmi eux 1.800 feux de forêt ont ravagé près de 20.000 ha. Le feu le plus marquant a touché le massif des Corbières (Aude, Ribaute) avec 11.300 ha détruits. Office national des forêts.
- L’été 2025 a été marqué par des épisodes caniculaires et une sécheresse prolongée : de nombreux départs de feux se sont propagés très vite sous l’effet du vent (mistral, tramontane, etc.), en particulier dans le Sud et le Sud-Ouest. Les médias et autorités ont évoqué plusieurs feux « d’ampleur exceptionnelle » dans l’Aude, le pourtour méditerranéen et certaines zones du Sud-Ouest. TF1 INFO+1.
Synthèse par territoires (exemples représentatifs) {{}}
J’indique pour chaque événement : dates principales, surface / ordre de grandeur, impacts humains/économiques et source.
Aude — massif des Corbières (été, début août 2025){{}}
- Incendie majeur déclenché début août ; il est souvent cité comme l’événement le plus grave de l’année en métropole. L’ONF repère le secteur de Ribaute (Corbières) avec 11 300 ha détruits (l’ampleur médiatique évoque des valeurs plus larges si l’on inclut zones adjacentes, jusqu’à 16–17 000 ha selon reportages locaux). Evacuations, dégâts importants sur la vigne et surfaces forestières ; mobilisation nationale (pompiers, armée, Sécurité civile). Office national des forêts+1.
Provence-Alpes-Côte d’Azur (Bouches-du-Rhône — Pennes-Mirabeau / Marseille / Martigues — juillet/août 2025){{}}
- Plusieurs feux violents débutant en juillet (ex. grand feu entre Pennes-Mirabeau et l’Estaque déclaré le 8 juillet 2025) ont forcé confinement/évacuations de quartiers, destruction d’habitations et déplacements de population ; d’autres foyers (Martigues, Le Rove) ont embrasé centaines d’hectares. Impacts sanitaires (fumées) et logistiques importants pour l’agglomération marseillaise. Santé publique France+2Bouches-du-Rhône+2.
Occitanie (Hérault, Pyrénées-Orientales, Aude){{}}
- Multiples départs de feux pendant la vague de chaleur d’août : Hérault et Pyrénées-Orientales ont connu feux de moyenne à grande ampleur, évacuations locales, et arrestations d’auteurs présumés pour certains départs (actes volontaires constatés dans des cas isolés). L’Aude concentre le plus gros sinistre (voir supra). TF1 INFO+1.
Nouvelle-Aquitaine (Gironde, Landes) — vigilance forte (été 2025){{}}
- Plusieurs départements du Sud-Ouest ont été placés sous vigilance accrue, with restrictions d’emploi du feu. La préfecture de Gironde et celle des Landes ont fait passer le niveau de risque en rouge à certains moments et multiplié les interdictions (interdiction d’emploi du feu, interdiction de fumer en forêts, etc.). Même si la Gironde n’a pas connu en 2025 l’équivalent des grands feux de 2022, la région a été en alerte et a enregistré de nombreux petits/ moyens incendies. Gironde Gouvernement+1.
Corse{{}}
- Multiples foyers ponctuels au cours de l’été ; autorités locales ont prolongé les interdictions d’emploi du feu tant que la sécheresse persistait (mesures prolongées jusqu’en automne dans certains cas). Les pompiers et moyens aériens ont été fortement sollicités. corse-du-sud.gouv.fr+1.
Autres départements (exemples ponctuels) :{{}}
- Charente, Drôme, Vaucluse et la Drôme ont signalé feux importants ponctuels en lien avec la canicule et la sécheresse, mobilisant des dizaines à centaines d’hectares selon les épisodes. Médias locaux ont couvert des feux fixes mais coûteux en moyens. TF1 INFO.
Impacts observés :{{}}
- Humains : évacuations massives de quartiers ou campings dans plusieurs départements ; quelques victimes et blessés signalés (cas tragiques documentés dans l’Aude). Perte de logements et hébergement d’urgence à plusieurs centaines d’habitants. TF1 INFO+1.
- Économiques / agricoles : dégâts sur vignobles, cultures et forêts (fonds d’urgence débloqués pour agriculteurs dans certaines zones). TF1 INFO.
- Environnement / santé : qualité de l’air fortement dégradée localement (fumées, particules fines) — services régionaux de santé environnementale ont communiqué sur les effets respiratoires et la nécessité de limiter l’exposition. atmosud.org+1.
Causes et facteurs aggravants :{{}}
- Climat : canicules et sécheresse prolongée en 2025 ont fortement augmenté la vulnérabilité des massifs (bois secs, broussailles inflammables).
- Vent : mistral/tramontane et autres vents d’épisode ont favorisé la propagation rapide.
- Origine humaine : de nombreux départs restent d’origine humaine (accidentelle ou volontaire) — enquêtes locales et interpellations ont eu lieu dans certains cas. TF1 INFO+1.
Actions et réponses : {{}}
- Mobilisation nationale (pompiers départementaux, Unités de la Sécurité civile, hélicoptères et avions bombardiers d’eau). Renforts interrégionaux selon besoin. Préfectures ont pris mesures de restriction (interdiction d’emploi du feu, annulation de feux d’artifice, etc.). L’ONF et collectivités mènent aussi des actions post-sinistres (protection des sols, reconquête végétale, gestion DFCI). Office national des forêts+1.
Enseignements et pistes (très synthétique) : {{}}
- Renforcer prévention locale (coupe-feux, accès pour engins, information et sanctions contre comportements à risque).
- Adapter la gestion forestière et la planification urbaine en lisière de forêt (réduire la « vulnérabilité » des zones habitées).
- Préparer réponses sanitaires (qualité de l’air, confinement en cas de fumées) et dispositifs d’hébergement d’urgence.
- Accent sur la coopération européenne pour moyens aériens en pics de sinistralité (modèle mutualisé). Office national des forêts+1.
Sources principales consultées (sélection) : {{}}
- Office national des forêts — Bilan des incendies de forêt en 2025 (communiqué/CP ONF). Office national des forêts
- Reportages & suivi médiatique (ex. TF1 Info) — couverture des grands feux (Aude, Bouches-du-Rhône, etc.). TF1 INFO
- Communiqués préfectoraux / Santé publique régionale (ex. Pennes-Mirabeau / Bouches-du-Rhône). Santé publique France+1
- Cartographie et analyses locales / dossiers récapitulatifs sur l’été 2025 (synthèses régionales). actu-cartes-de-france.fr+1
- Études/analyses d’impact air-santé (ex. ATMO/Atmosud analyses d’impact des incendies). atmosud.org
Si vous voulez, je peux maintenant :
- Faire une carte interactive (liste des principaux incendies 2025 par département avec dates et surfaces) — je peux rassembler un tableau source par source et vous le présenter.
- Fournir un bref dossier (1–2 pages) focalisé sur une région précise (ex. Aude ou Bouches-du-Rhône) avec chronologie heure par heure et sources locales.
- Extraire uniquement chiffres officiels (liste chiffrée : départs de feu, ha brûlés par département) à partir des communiqués ONF + préfectures.
Dites-moi lequel de ces trois formats vous intéresse et je le produis tout de suite (je peux préparer le tableau / la carte / le document dans la conversation).
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Une liste non exhaustive des principaux incendies de forêt ou de végétation survenus en 2025 dans les régions de Bretagne et d’Alsace (France métropolitaine), avec date, localisation, surface estimée, et contexte :
Bretagne{{}}
| Date | Localisation | Surface estimée | Contexte / remarques |
|---|---|---|---|
| 5 – 6 avril 2025 | Réserve naturelle « Gorges de Corong » (à cheval Finistère / Côtes-d’Armor) | 120 hectares centrepresseaveyron.fr | Incendie dans une zone classée Natura 2000. |
| 17 juillet 2025 | Forêt de Brocéliande (commune de Tréhorenteuc, Morbihan) | 100 à 120 hectares Feux de forêt+2La Gazette France+2 | Vent, sécheresse ; mobilisation importante (335 pompiers + aérien). |
| 16 août 2025 | Plélan‑le‑Grand (Ille-et-Vilaine) | 5 000 m² (soit 0,5 hectare) Le Télégramme | Feu rapidement maîtrisé, mais dans un contexte d’alerte estivale. |
Alsace{{}}
| Date | Localisation | Surface estimée | Contexte / remarques |
|---|---|---|---|
| 1 avril 2025 | Forêt de Rothbach (Bas-Rhin) | 2 hectares DNA | Feu de litière, sol très sec, mobilisation d’une trentaine de pompiers. |
Avec l’aide de ‘ChatGPT (GPT-5)’ pour ISIAS.info {{}}
Comment une forêt peut-elle émettre plus de CO₂ qu’elle n’en capture ? - Publié : 2 octobre 2025, 11:20 CEST – Document ‘The Conversation FR.’
Auteurs : {{}}
https://storage.theconversation.com/v8opraqy2kicz2d3rebs4m7f3cc0Ariane Mirabel
Tropical ecology researcher, Cirad
https://storage.theconversation.com/bfq20skk9l4f2nol2jubgjc1yettGéraldine DerroireChercheuse, Cirad
https://storage.theconversation.com/nbygq5b2p9cml2t2w6bc76r27u5nPlinio Sist
Écologue des forêts tropicales, Cirad
https://storage.theconversation.com/dfgbonx16shqsa1svvk2iwm1w74rStéphane TraissacEnseignant-Chercheur sur la dynamique des forêts tropicales, AgroParisTech – Université Paris-Saclay
Déclaration d’intérêts :
Ariane Mirabel a reçu des financements de recherche publics.
Géraldine Derroire a reçu des financements de recherche publics.
Plinio Sist a reçu des financements de la recherche publique.
Stéphane Traissac a reçu des financements de la recherche publique française
Partenaires :
Université Paris-Saclay apporte des fonds en tant que membre fondateur de The Conversation FR.
Cirad et Agro ParisTech fournissent des financements en tant que membres adhérents de The Conversation FR.
Voir les partenaires de The Conversation France
DOI : https://doi.org/10.64628/AAK.whrngg59y
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Longtemps considérées comme de précieux « puits de carbone » absorbant une partie du CO2 en excès dans l’atmosphère, les forêts voient aujourd’hui ce rôle fragilisé. Certaines émettent désormais plus de CO2 qu’elles n’en captent. La cause de ce phénomène est multiple : elle tient au changement climatique, aux pressions anthropiques et à leurs conséquences.
Par le processus de photosynthèse, les plantes utilisent l’énergie lumineuse et le CO2 de l’atmosphère pour produire de la matière organique.
Les forêts contribuent donc, comme le reste du règne végétal, au piégeage de carbone dans leur biomasse : en grande partie les troncs, les branches et les feuilles – on parle alors de biomasse « aérienne », mais également les racines et les sols. Dans les forêts tropicales et tempérées, cette biomasse est principalement aérienne, tandis qu’elle est majoritairement stockée dans les sols en forêt boréale.
Avec une constante : sous tous les climats, les forêts sont les écosystèmes qui stockent le plus de carbone. Cependant, l’évolution de ce stock de carbone dépend de la dynamique des forêts.
En effet, même si du carbone est séquestré lors de sa croissance, une plante (et donc un arbre), comme tout organisme vivant, respire, et va à son tour émettre du CO2 dans l’atmosphère. Par ailleurs, les végétaux se décomposent après leur mort. À terme et dans la plupart des cas, le carbone stocké est donc restitué à l’atmosphère sous forme de carbone atmosphérique (excepté sous certains climats boréaux où la décomposition n’est pas totale et la biomasse s’accumule dans les sols, par exemple sous forme de tourbières).
Pour avoir un effet vertueux sur le climat, il faut donc que les forêts séquestrent davantage de carbone (dans les troncs, les branches, les racines et les sols) qu’elles n’en émettent (à travers la respiration et la mort des végétaux). On parle alors pour les décrire de « puits de carbone » naturels.
Mais sous certaines conditions, les forêts peuvent avoir un bilan carbone net émetteur : elles émettent davantage de CO2 qu’elles n’en captent. Comment cela est-il possible et pourquoi ? Une telle situation est-elle amenée à se généraliser sous l’effet du changement climatique ? Tour d’horizon.
À lire aussi : Que sont les « puits de carbone » et comment peuvent-ils contribuer à la neutralité carbone en France ?
Les forêts, des puits de carbone… à certaines conditions{{}}
Dans une forêt à l’équilibre, qui ne serait pas perturbée par des changements environnementaux, d’origine naturelle ou anthropique, les flux de carbone liés à la croissance et à la mortalité s’équilibrent. Dans le bilan global, il n’y a dans ce cas alors ni stockage ni émission de carbone.
Le puits de carbone forestier, bien documenté depuis la fin du XXe siècle, provient ainsi des dynamiques de reforestation, de récupération après des perturbations antérieures et de l’augmentation de la concentration en CO2 de l’atmosphère, qui conduisent les écosystèmes forestiers vers un nouveau point d’équilibre, non encore atteint précédemment.
Les feux de forêt ou la déforestation (conversion de forêts en zones agricoles ou urbaines), à l’inverse, déstockent le carbone forestier et génèrent d’importantes émissions de carbone atmosphérique.
Mais au-delà de la disparition des forêts, même lorsqu’un couvert forestier est maintenu, c’est bien le bilan net des flux de carbone qui va déterminer si une forêt stocke du carbone ou si elle en émet.
Des forêts qui stockent de moins en moins de carbone{{}}
Dans certaines conditions, en effet, des forêts peuvent avoir un bilan carbone émetteur : plutôt que de stocker le carbone, elles le déstockent. Pourquoi ?
Une première explication tient à la balance croissance-mortalité des arbres. En effet, tout facteur augmentant la mortalité – ou limitant la croissance des arbres (sécheresses, maladies, ravageurs) – va induire une réduction du stockage de carbone, voire un déstockage.
Or, depuis quelques années, on observe une diminution globale de la croissance des arbres et une augmentation de leur mortalité, en lien avec les sécheresses plus longues et plus intenses.
Ce déclin du rôle de puits de carbone des forêts a été observé notamment en Amazonie. Les forêts matures, à l’équilibre, stockent moins de carbone depuis les années 2000 : la quantité moyenne de carbone stockée par hectare a chuté d’environ 30 % entre 2000 et 2010.
Au contraire, en Afrique centrale, le stockage de carbone est resté constant entre 2000 et 2010. Cette différence s’expliquerait par le fait que les essences d’arbres qu’on retrouve dans les forêts tropicales africaines seraient davantage adaptées à des épisodes de sécheresse et de fortes températures.
À lire aussi : Les forêts tropicales, des « puits de carbone » hautement vulnérables
Les forêts changent de composition sous l’effet du changement climatique{{}}
Les mélanges d’espèces végétales qui composent les forêts ont donc un rôle majeur. Tout changement dans cette composition, dans une logique d’adaptation au changement climatique ou aux pressions anthropiques, est donc susceptible de modifier le bilan carbone d’une forêt.
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Lorsqu’un arbre meurt, il n’est pas toujours remplacé par un autre de la même espèce.
En effet, la quantité de carbone stockée par une forêt dépend aussi de la couverture forestière et de la densité du bois des arbres, qui diffèrent pour chaque espèce d’arbre.
De tels changements de composition peuvent subvenir sous toutes les latitudes. Ils existent également en forêts tempérées, mais sont particulièrement flagrants dans les forêts boréales et tropicales :
- En forêt boréale, les arbres peuvent être remplacés par des espèces arbustives ou herbacées, plus résistantes à la sécheresse, mais plus petites et moins denses.
- En forêt tropicale, les arbres de forêt mature, de grande taille et à bois dense, peuvent être remplacés par des espèces de forêt secondaire, plus petites et à bois moins dense.
Dans les deux cas, cela peut entraîner une baisse des quantités de carbone stocké.
Le cas particulier des forêts tempérées{{}}
Qu’en est-il pour les forêts tempérées ? En Europe, une meilleure gestion et des politiques de reforestation ambitieuses ont permis d’augmenter les quantités de carbone stockées chaque année entre 1990 et 2005.
Cependant, les effets combinés des sécheresses, tempêtes, maladies et ravageurs, ont augenté la mortalité des arbres et diminué leur croissance. De fait, la quantité de carbone stockée chaque année en forêt tempérée, en tenant compte des variations de croissance et de l’augmentation des surfaces forestières, a diminué au cours des dernières décennies : aux États-Unis, la baisse a été de 10 % entre 2000 et 2010. En Europe, elle avoisine 12 %.
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Les forêts françaises (ici, la forêt de Chantilly, dans l’Oise) aussi voient leur rôle de puits de carbone s’affaiblir. Air Images/Shutterstock
En France, les dernières données de l’inventaire forestier indiquent que sur la période 2014-2022, les forêts métropolitaines ont absorbé 39 millions de tonnes de CO2 par an en moyenne, tandis qu’elles en absorbaient 63 millions de tonnes de CO2 par an au cours de la période 2005-2013.
À lire aussi : La forêt française et ses sols pour limiter les gaz à effet de serre
L’influence délétère des feux de forêt{{}}
Le changement climatique alimente des conditions climatiques particulièrement propices aux feux de forêt et aux invasions de ravageurs
Or, les feux de forêt sont des facteurs aggravants de la dégradation du puits de carbone forestier : non seulement ils entraînent des émissions massives de gaz à effet de serre, mais ils accélèrent aussi les changements de composition des forêts, qui peuvent alors mettre des décennies à retrouver leur état d’origine.
Dans certains cas, il s’agit même de transition vers des écosystèmes non forestiers : les forêts disparaissent purement et simplement.
En forêts boréales, cela affecte d’ores et déjà le stockage du carbone. Celui-ci est en nette diminution depuis les années 90.
- En Russie, par exemple, les forêts dont devenues émettrices dans les années 2010.
- Au Canada, elles étaient encore neutres dans les années 1990, mais sont devenues émettrices entre les années 2000 et 2010.
Ce phénomène devrait s’amplifier et se répéter à l’avenir, car des saisons d’incendies telles que celle connue par le Canada en 2023 sont appelées à se multiplier.
Dans ces zones normalement froides, le changement climatique peut aussi entraîner le dégel et l’assèchement des sols, ce qui conduit à une dégradation accélérée du carbone organique qu’ils contiennent, et à un déstockage plus rapide de carbone. Les feux de forêt contribuent aussi à consumer la matière accumulée.
À l’échelle globale, l’absorption de carbone par les sols en forêt boréale a ainsi diminué de 30 % entre 2000 et 2010. Ces flux de carbone sont difficiles à évaluer et variables dans le temps et l’espace, mais quasiment toutes les études pointent vers une réduction du stockage de carbone organique dans ces sols.
Mais les feux de forêt ne dépendent pas que des conditions climatiques : en forêts tempérées, les activités humaines sont responsables de la quasi-totalité des départs de feux.
En 2022, à l’échelle de l’Europe, 785 000 hectares de forêts ont brûlé, ce qui représente plus du double de la moyenne entre 2006 et 2021. Cette année 2025, le Portugal, la Grèce et la Turquie ont enregistré de nouveaux records d’incendies. La France n’est pas épargnée : 17 000 hectares ont brûlé en quelques jours dans l’Aude.
Près de 30 % de carbone en moins entre 1990 et 2010{{}}
Que retenir de tout ceci ? Si les causes de réduction du stock de carbone forestier sont identifiées aux différentes latitudes, il est difficile de prédire finement l’évolution à venir des forêts et les conséquences qui en découleront.
Ainsi, aucune forêt n’est épargnée : toutes sont susceptibles de devenir émettrices de carbone suite aux effets combinés des activités anthropiques et du changement climatique.
Globalement, il est estimé que la quantité de carbone stockée chaque année par les forêts dans le monde a diminué d’environ 30 % entre 1990 et 2010. Cette tendance risque de se poursuivre.
La meilleure façon d’endiguer ce déclin reste de préserver les forêts existantes. Dans les forêts gérées par l’humain, le maintien du stock de carbone forestier et/ou l’accompagnement des transitions des peuplements d’arbres vers des espèces adaptées aux nouvelles conditions climatiques est un nouvel enjeu de la gestion forestière à l’échelle planétaire.
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Caroline Nourry Directrice générale The Conversation France
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12/12/2025
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