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"Le frelon européen se distingue du frelon asiatique à pattes jaunes qui est un fléau pour les abeilles et qui est à piéger en automne : le rapace diurne ‘bondrée apivore’ détruit 25.000 nids de frelons asiatiques par an" par Jacques Hallard

dimanche 9 novembre 2025, par Hallard Jacques


JH2025-10-23T11:13:00J

ISIAS Animaux Frelons

Le frelon européen se distingue du frelon asiatique à pattes jaunes qui est un fléau pour les abeilles et qui est à piéger en automne : le rapace diurne ‘bondrée apivore’ détruit 25.000 nids de frelons asiatiques par an

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 07/11/2025

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur


Préambule

Quelques informations préliminaires pour ce dossier préparé à usage didactique

Abeilles et frelons - Les frelons asiatiques représentent un danger pour les abeilles, car ces dernières sont attaquées et tuées par l’espèce invasive de frelons. Ils sont ainsi la hantise des apiculteurs et peuvent même être un danger pour la nature, puisque les abeilles participent au développement et à la préservation de la végétation. 05 août 2025

Pourquoi un frelon attaque-t-il ? - Pour signaler un danger, les frelons sont capables de communiquer entre eux en émettant des signaux. Cet insecte est particulièrement protecteur de son nid. Ainsi, si vous vous approchez trop de leur habitat, volontairement ou involontairement, vous pouvez vous faire attaquer par un groupe de frelons très agressifs.

Exemple : Attaque mortelle de frelons asiatiques : un père et son fils de 15 ans décèdent lors d’une descente en tyrolienne - Par Mél.S. Publié le 07/11/25 à 14:49 - Mis à jour le 07/11/25 à 14:55 – « La descente en tyrolienne a été fatale. Lors de leurs vacances au Laos, un Américain âgé de 47 ans et son fils de 15 ans ont été assaillis par des frelons asiatiques lors d’une descente en tyrolienne, en descendant un arbre recouvert d’un nid, rapporte The Times ».Source

Que se passe-t-il si je me fais mordre par un frelon ? – Symptômes - Les piqûres d’abeilles, de guêpes et de frelons provoquent une douleur immédiate et une zone rouge, enflée et parfois prurigineuse d’environ 1 cm de diamètre. Chez certaines personnes, la zone gonfle jusqu’à atteindre 5 cm de diamètre ou plus en 2 ou 3 jours.

Que faire en cas de morsures ou piqûres par un frelon ?

  • Retirer rapidement le dard avec l’ongle ou avec une carte souple (type carte de crédit) ;
  • en cas de piqûre à la main, enlever les bagues pour ne pas gêner la circulation du sang (gonflement).
  • nettoyer à l’eau et au savon, puis désinfecter ;
  • en cas de douleur intense, prendre un antidouleur par voie orale ;
  • vérifier sa bonne vaccination contre le tétanos.
    Une consultation en urgence n’est généralement pas nécessaire, sauf :

En cas d’allergie aux hyménoptères ;

En cas de piqûres multiples (plus d’une vingtaine chez l’adulte, 4 à 5 chez un enfant) ;

En cas d’apparition de symptôme préoccupant :

Les frelons, comme beaucoup d’insectes, sont sensibles à certaines odeurs qui peuvent les éloigner. Voici quelques odeurs réputées pour les faire fuir :

Odeurs naturelles répulsives vis-à-vis des frelons :

  • L’huile essentielle de clou de girofle (eugénol)
  • L’huile essentielle de géranium rosat
  • L’huile essentielle de citronnelle de Java  : incontournable pour repousser les frelons grâce à son intensité olfactive agressive pour eux. ...
  • L’huile essentielle de lavande
  • Le vinaigre blanc (à vaporiser ou à placer dans un récipient)
  • La fumée (barbecue, encens, papier brûlé)
  • Le café moulu (à disperser près des zones à protéger)
  • Les plantes comme la menthe, la mélisse ou le basilic
    Précautions : Évitez de les attirer avec des parfums sucrés ou des aliments (viande, poisson, fruits mûrs). Si vous avez un nid, il est préférable de faire appel à un professionnel pour l’enlever, car les frelons peuvent être agressifs.

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Introduction

Ce petit dossier est spécialement consacré aux frelons asiatiques et européens. Les articles sélectionnés pour alimenter ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après

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Sommaire

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  • Comment distinguer le Frelon asiatique du Frelon européen ? Document LPO{{}}
    Le Frelon asiatique (Vespa velutina nigrithorax) est une espèce exotique envahissante (EEE) en France et il convient de bien le différencier du Frelon européen (Vespa crabro), espèce indigène indispensable aux écosystèmes, lui-même plutôt en régression et qu’il convient de protéger.

Frelon asiatique ou Frelon à pattes jaunes (Vespa velutina nigrithorax) © Stanislas Wroza

Frelon asiatique ou Frelon à pattes jaunes (Vespa velutina nigrithorax) © Stanislas Wroza

Le Frelon asiatique, également appelé Frelon à pattes jaunes (Vespa velutina nigrithorax) est originaire d’Asie tempérée. Il est apparu en France en 2004 dans le Lot-et-Garonne, lors d’un arrivage de poteries chinoises qui renfermaient des femelles fondatrices en hivernation. Il est aujourd’hui présent sur la quasi-totalité de la France hexagonale. Il a colonisé d’autres pays d’Europe comme l’Espagne, le Portugal ou la Belgique.

Le Frelon asiatique est classé Espèce Exotique Envahissante (EEE) en raison des dangers qu’il provoque sur les populations d’Abeilles domestiques (Apis mellifera) mais aussi en raison de sa prédation sur les autres insectes sauvages autochtones. Il est en effet particulièrement agressif et prédateur des abeilles, mouches et guêpes qu’il capture pour nourrir ses larves.

Frelon européen (Vespa crabro) © Frédéric Malvaud / LPO

Frelon européen (Vespa crabro) © Frédéric Malvaud / LPO

Le Frelon européen (Vespa crabro), plus gros et moins agressif que le Frelon asiatique, est une espèce européenne inféodée aux boisements clairs qui fait partie de nos écosystèmes.

Dans ce tuto, nous vous proposons d’apprendre à différencier le Frelon asiatique (F. à pattes jaunes) du Frelon européen.{{}}

Différencier le Frelon asiatique du Frelon européen

La différenciation est facile si vous prenez le temps de bien observer les individus. Les critères distinctifs reposent sur des caractères morphologiques bien visibles. Vous avez deux possibilités pour identifier à coup sûr les deux frelons :

  • Le frelon est trouvé mort, vous pouvez le prendre par une des ailes, sans toucher l’aiguillon au bout de l’abdomen (au besoin avec un papier ou un mouchoir ou un gant) et le mettre dans une petite boîte transparente. En le regardant de plus près, vous verrez facilement les critères de différenciation exposés ci-dessous.
  • Le frelon est vivant et vole sur un massif fleurit, un lierre ... Observez-le sans bouger, fixement et à distance, afin de ne pas l’exciter, au besoin avec des jumelles de faible grossissement (7x ou 8x).
    Critères de différenciation :

Crédit : Ville de Courbevoie

Le Frelon asiatique (à gauche sur le dessin) est plus petit que le Frelon européen et plus foncé. Le Frelon asiatique possède un thorax entièrement brun noir et des segments abdominaux bruns, bordés d’une fine bande jaune. Seul le 4e segment de l’abdomen est presque entièrement jaune orangé. La tête est noire, la face jaune orangé, les pattes jaunes à l’extrémité.

Le Frelon européen (à droite sur le dessin) a l’abdomen jaune avec des dessins noirs, les pattes rousses, des teintes rougeâtres sur la tête et le dessus du corps.

 

Frelon européen

Frelon asiatique

Taille{} Plus grand : -les ouvrières mesurent de 18 à 23 mm ; -les reines de 25 à 35 mm. Plus petit : de 17 à 32 mm
Pattes{} rousses jaunes aux extrémités

Crédits photos © Pierre Falatico

Crédits photos © Pierre Falatico

Pour en savoir plus sur les frelons (Ressources LPO France)

 Fiche médiation : Cohabiter avec le frelon à pattes jaunes

 Fiche médiation : Cohabiter avec les guêpes et les frelons

 Vidéo Colocataires sauvages (saison 2 épisode 5)  : Abeilles, guêpes, frelons ne manquent pas de piquant ! 

 

Bird Life International

La LPO est le représentant officiel de BirdLife International en France

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© LPO 2025 - Source : https://www.lpo.fr/la-lpo-en-actions/mobilisation-citoyenne/refuges-lpo/tutoriels/comment-distinguer-le-frelon-asiatique-du-frelon-europeen

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  • Le frelon asiatique, un fléau pour les abeilles - Mis à jour le 29 juillet 2024 – Document ‘Région Sud’
    Observé pour la première fois en France en 2004, le frelon asiatique, redoutable mangeur d’abeilles, est désormais présent partout en Europe. En région Sud, de nombreux apiculteurs voient chaque année leurs colonies décimées. Plusieurs pistes sont explorées pour limiter son impact.

En région Sud, environ 190 000 ruches sont entretenues par près de 4 500 apiculteurs amateurs et professionnels. La moyenne régionale est de 42 ruches par apiculteur, c’est deux fois plus que la moyenne nationale. Le miel produit sur le territoire bénéficie de l’Indication Géographique Protégée (IGP) « Miel de Provence », ainsi que deux Labels Rouges, pour le « miel toutes fleurs » et le « miel de lavande ».

Les abeilles domestiques, pollinisatrices essentielles au développement de la biodiversité, font face à de nombreuses menaces, comme les pesticides, les maladies ou encore le varroa destructor, un acarien parasite originaire de l’Asie du Sud-Est. Lui aussi venu de l’autre côté du globe, le frelon asiatique est une espèce exotique envahissante et un redoutable prédateur. Il est responsable de 20 à 30% en moyenne de la mortalité observée dans les ruchers. Cela peut aller jusqu’à 50% d’après des recensements effectués dans le cadre du dispositif OMAA (Observatoire des Mortalités et des Affaiblissements de l’Abeille mellifère).

Qui est le frelon asiatique ? {{}}

https://www.maregionsud.fr/fileadmin/user_upload/1-FICHIERS/1-PHOTOS/Environnement/quelle-differences-entre-le-frelon-europeen-et-le-frelon-asiatique.jpg

Plus petit que le frelon Européen, le frelon asiatique se reconnait à ses ailes et son thorax sombres ainsi qu’à ses pattes jaunes. En février, les reines qui ont hiverné émergent pour fonder leur colonie. A partir d’avril, la population augmente jusqu’à atteindre les 2000 individus par nid ! A l’automne (et déjà au cours de l’été), les futures reines s’apprêtent à hiverner à leur tour et doivent pour cela stocker des protéines, qu’elles trouvent en dévorant le corps des abeilles. Le frelon, posté en vol stationnaire, les attrape au bord de la planche d’envol. Les ruches peuvent être prises d’assaut, en l’espace de quelques heures, 20 ou 30 frelons sont capables d’exterminer une ruche de 30 000 abeilles. Une fois les ouvrières décimées, le frelon s’introduit dans la ruche pour atteindre le couvain et se nourrir des larves. Les colonies qui survivent subissent un stress permanent, qui perturbe l’activité des butineuses et la production de miel.

Comment lutter lorsqu’on est un particulier ? {{}}

Dès le mois de février, le piégeage est conseillé pour empêcher les jeunes reines de fonder leurs colonies et ainsi faire baisser drastiquement le nombre d’individus pour les mois à venir. Si le piège en bouteille percée sur les côtés, avec un appât composé d’un mélange d’un tiers sirop de fruit rouge, un tiers de bière et un tiers de vin blanc semble efficace, il présente le risque de piéger d’autres espèces. On lui préférera des pièges plus sélectifs, comme ceux de type entonnoir ou nasse. Au-delà du danger pour les colonies d’abeilles, les nids de frelons asiatiques peuvent également s’avérer dangereux aux abords de lieux qui reçoivent du public. Si vous repérez un nid, ne tentez pas de le détruire vous-même, faites intervenir la mairie ou une société spécialisée.

La Région Sud s’organise avec le Plan Abeille {{}}

Une stratégie de soutien à la structuration de la filière apicole est portée par la Région Sud depuis 2019. Elle comprend un appui technique aux apiculteurs professionnels, l’aide à l’achat de matériel ou encore le suivi de colonies pour étudier la santé des abeilles exposées aux pesticides. En attendant que le plan de lutte national soit lancé, la Région Sud se mobilise pour porter la voix de la filière apicole, notamment auprès du ministère de l’Agriculture. En ligne de mire, un régime d’aide contre la prédation, une classification du frelon comme une espèce nuisible ou encore la constitution une base de données solide qui regroupe toutes les connaissances sur ce prédateur. En parallèle, la Région a voté une augmentation de 120 000 € du budget consacré à la biodiversité, afin de soutenir les projets de lutte contre les espèces exotiques envahissantes, mettant la priorité sur le frelon asiatique.

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Environnement, ... -Les espèces exotiques envahissantes gagnent-elles du terrain en Région Sud ?

logo vectoriel Région Sud - Provence-Alpes-Côte d’Azur – Logothèque vectorielle

Source : https://www.maregionsud.fr/actualites/detail/le-frelon-asiatique-un-fleau-pour-les-abeilles

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  • Le frelon asiatique : le reconnaître et le piéger intelligemment en automne - Ombline Bergougnoux Diffusé le lundi 22 septembre 2025 à 7:40 – Document ‘francebleu.fr’
    Écouter (1 min)

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Exemple de nid de frelon asiatique © Aucun(e) - Association Les Pimprenelles

Avec la fin de l’été et l’arrivée de l’automne, il est crucial de savoir reconnaître le frelon asiatique et d’agir pour réguler sa population. Découvrez comment identifier cet insecte et quelles sont les bonnes pratiques de piégeage pour protéger nos ruches.

Différencier le frelon asiatique du frelon européen{{}}

Le frelon asiatique et le frelon européen se distinguent principalement par leur taille et leur couleur. Le frelon européen, plus gros et jaune avec une tête orangée, vole de manière plus fluide et est actif aussi bien de jour que de nuit. À l’inverse, le frelon asiatique est plus petit, sombre, avec des pattes jaunes, et son vol est plus saccadé. Ce dernier est surtout diurne et ne sort pas la nuit. Si vous voyez des frelons près de chez vous le soir, c’est que vous avez affaire à un frelon européen, donc inoffensif pour nos ruches.

Exemple de frelon européen

Frelon européen

Frelon européen © Getty - Paul Starosta

Exemple de frelon asiatique

Frelon asiatique

Frelon asiatique © Getty - Paul Starosta

Le piégeage : une action à réaliser avec prudence{{}}

À l’automne, il est encore possible de piéger les frelons asiatiques, mais attention à la sélection. Utiliser des pièges mal conçus peut affecter d’autres insectes bénéfiques pour l’écosystème. Il est recommandé d’opter pour des pièges à sec, évitant ainsi de noyer des espèces non ciblées comme les abeilles ou autres insectes utiles. De plus, une fois le piège installé, il faut le surveiller régulièrement et observer le type d’insectes capturés. Si l’on constate un trop grand nombre d’espèces non ciblées, il est préférable de cesser l’opération.

Environ 250 pièges à frelons asiatiques sont fabriqués chaque semaine à Port-Brillet

Environ 250 pièges à frelons asiatiques sont fabriqués chaque semaine à Port-Brillet © Radio France - Raphaël Aubry

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Environ 250 pièges à frelons asiatiques sont fabriqués chaque semaine à Port-Brillet.

Quand piéger et pourquoi vérifier son piège ?{{}}

Le meilleur moment pour piéger le frelon asiatique reste le début du printemps, lorsque les fondatrices sortent de l’hibernation. Cependant, en automne, il est encore possible de piéger certaines fondatrices qui cherchent à se nourrir avant d’hiberner. Pour que l’opération soit vraiment efficace, il est essentiel de s’assurer que le piège cible bien les frelons asiatiques et de continuer à observer régulièrement son efficacité. Un piégeage mal surveillé peut avoir un impact contre-productif, perturbant l’équilibre naturel des espèces locales.

Merci à Christophe Casacoli, président de l’association Les Pimprenelles.
ICI Vaucluse est partenaire de l’événement Jardin d’Automne le 5 octobre à Châteauneuf de Gadagne. L’association proposera une exposition ’Mieux connaître le frelon asiatique’ au rez-de-chaussée.

Source : https://www.francebleu.fr/emissions/vraiment-nature-ici-vaucluse/le-frelon-asiatique-le-reconnaitre-et-le-pieger-intelligemment-en-automne-3488035

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  • La bondrée apivore : ce rapace détruit 25.000 nids de frelons asiatiques chaque année – Document ‘lareleveetlapeste.fr’

Rapace insectivore commun en France, la bondrée apivore s’attaque également aux nids de frelon asiatiques. Une étude espagnole a observé des couples de bondrées décimer jusqu’à 83 nids durant la saison de reproduction. Les chercheurs préconisent des bonnes pratiques pour favoriser l’habitat de ces rapaces, qui pourraient devenir des alliés très importants dans la lutte contre ces envahisseurs.

Nous assistons à une prolifération sans précédent d’espèces exotiques envahissantes dans pratiquement tous les écosystèmes du monde. Celle des frelons asiatiques change la donne dans les jardins et menace la biodiversité. Il a été classé Espèce Exotique Envahissante par l’Union Européenne en raison de la pression qu’il exerce sur les populations d’Abeilles domestiques (Apis mellifera) et sur celles de certains insectes sauvages endémiques.

Si ce genre de sujet vous inspire, découvrez dans notre livre Animal d’autres espèces qui nous protègent et sont essentielles à notre si belle nature. Ce livre vous invite à vous émerveiller devant la beauté du peuple animal. Des dernières découvertes scientifiques sur le génie des espèces, jusqu’à leur rôle primordial dans l’équilibre du vivant, Animal vous plonge au cœur du monde sauvage et vous invite à retrouver votre instinct.

Poursuivre >>> https://lareleveetlapeste.fr/produit/animal/

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Historique et dénomination{{}}

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c7/Bondr%C3%A9e_Apivore_en_vol.jpg/250px-Bondr%C3%A9e_Apivore_en_vol.jpg

Espèce décrite par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1758 sous le nom initial de Falco apivorus[1].

Selon Cabard et Chauvet, le terme Pernis serait une modification du mot grec pternis (oiseau de proie), mais ces auteurs rappellent que pernis signifie rapide, agile en latin.

Les termes apivorus et apivore viennent de deux mots latins, apis l’abeille et voro, dévorer, même si ce rapace consomme essentiellement des larves de guêpes.

Noms vernaculaires : Bondrée apivore - Buse bondrée

Le terme Bondrée a une origine incertaine. Selon le Littré, il viendrait de bondir, ce qui signifiait autrefois retentir, à cause de son cri. Selon le Robert, il viendrait du breton bondrask, la grive, en raison de la ressemblance entre les plumages de la poitrine de ces deux oiseaux[2]. En français, la Bondrée apivore était aussi appelée Goiran[3],[4]. Pierre Belon, en 1555, dans son livre L’histoire de la nature des oiseaux, avec leurs descriptions, et naïfs portraicts retirez du naturel la nomme aussi Boudrée[4].

Synonymie - Falco apivorus Linné, 1758

Description - Cet Accipitridé de dimensions moyenne (longueur totale de 50 à 60 cm ; envergure de 130 à 150 cm) a une silhouette en vol comparable à celle d’une buse variable. Elle se reconnaît à ses ailes étroites, sa tête petite mais proéminente et sa queue très développée et parcourue de trois barres foncées, dont une large bande terminale. Son plumage est très variable. Les plumes situées à la base du bec et autour de l’œil sont courtes, arrondies et compactes, assurant une protection contre d’éventuelles piqûres de guêpes et d’abeilles. La bondrée apivore recherche sa nourriture sur le sol et peut creuser des trous atteignant 40 cm de profondeur, afin de déterrer ses proies préférées : larves et pupes d’hyménoptères. Elle complète ce régime alimentaire de batraciens, reptiles, petits mammifères et oisillons.

Mensurations - D’une longueur de 52 à 60 cm, ce rapace a une envergure allant de 120 à 150 cm et un poids variant entre 600 et 1.100 g.

Aspect des adultes{{}}

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Bondrée apivore en vol, vue de dessous - La bondrée apivore est très semblable d’aspect à la buse variable (Buteo buteo). La couleur de son plumage, variable selon les individus, est grossièrement brune sur le dessus de l’oiseau et blanc strié ou taché de brun-noir sur le dessous. Les stries horizontales du dessous des ailes et de la queue, bordées de sombre, sont caractéristiques de l’espèce. Il existe des individus plus ou moins clairs ou foncés, mais tous présentent au poignet, sur la face inférieure de l’aile, une tache circulaire sombre.

Il n’existe pas vraiment de dimorphisme sexuel chez cette espèce, même si la femelle est généralement plus grande et volumineuse que le mâle (comme la plupart des espèces de rapaces). La tête est relativement petite par rapport au reste du corps, la queue longue. Les yeux sont dorés. Le bec, crochu, est noir. La base du bec présente de courtes plumes raides ressemblant de loin à des écailles. Les pattes sont jaunes, fortes et les doigts sont couverts d’écailles épaisses.

Aspect des juvéniles{{}}

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Gros plan de la tête d’une jeune Bondrée apivore

Assez semblables à l’adulte, ils s’en distinguent par la couleur de leur iris brun au lieu de doré, et par la couleur jaune de leur cire (zone sans plume à la base du bec). De plus ils ont la queue relativement plus courte et les caractéristiques du plumage adulte ne sont pas encore totalement acquises. En effet, ils présentent notamment : mêlées aux plumes brunes des plumes blanches, qui disparaitront au cours du temps sur les parties supérieures de l’oiseau.

Comportement{{}}

Locomotion - Ses pattes lui facilitent la marche. Elle sait planer des heures, haut dans le ciel comme tous les rapaces, mais sait mieux que certains voler longtemps sans planer lors de ses trajets de migration.

Alimentation{{}}

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Gros plan de la tête d’une bondrée apivore adulte montrant les plumes protectrices de la base du bec et des yeux

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Gros plan d’une bondrée apivore adulte trouvée blessée dans le sud de la France

En été ou lors de son hivernage africain, son régime alimentaire est essentiellement insectivore. Ses proies principales sont les larves, les pupes et les adultes d’hyménoptères sociaux (principalement des guêpes, mais aussi des abeilles, des bourdons et des frelons, y compris les frelons asiatiques[5]), ainsi que la cire et le miel éventuellement trouvés dans les rayons de l’essaim. Le nid des insectes est détecté en suivant les adultes en vol jusqu’à l’emplacement de l’essaim. Les essaims souterrains sont déterrés, parfois sur 40 cm de profondeur, à l’aide de ses serres très fortes et recouvertes d’épaisses écailles, puis la bondrée apivore déchire les rayons avec son bec. La base du bec et le tour des yeux sont protégés des piqûres par des plumes raides à aspect écailleux ; les narines, étroites, empêchent la pénétration des insectes, de la terre ou de la cire dans les fosses nasales.

Au printemps, alors que les essaims sont encore peu développés, ou lorsque les proies principales se font rares, la bondrée apivore peut consommer des sauterelles, coléoptères, chenilles et autres insectes, mais aussi des araignées, des vers de terre, voire de petits vertébrés (grenouilles, squamates, mammifères, oisillons), ainsi que des œufs ou des baies. Cette nourriture est généralement chassée à pieds ou cueillie au sol, la marche étant facilitée par ses serres modérément recourbées, contrairement à de nombreux rapaces de la famille des Accipitridae[6],[7],[8].

Comportement social{{}}

Relations intra-spécifiques - Le site de nidification se situe au sein d’un territoire dont les dimensions (entre 10 et 40 km²) sont déterminées par les ressources en nourriture aux alentours du nid. Les bordures de ce territoire peuvent se chevaucher avec celles d’un couple de bondrées apivores voisines, mais les alentours du nid sont âprement défendus contre tout oiseau de proie [9].

Vocalisations - Le mâle lance des

Son ? cris sifflés [Fiche] assez mélodieux. Mâles et femelles peuvent pousser des Ki-ki-ki quand ils sont énervés [7],[10].

Reproduction{{}}

Établissement du territoire et construction du nid - La saison de reproduction a lieu entre avril et juin, ce qui coïncide avec une période d’abondance de larves d’hyménoptères, nourriture principale des oisillons. La bondrée apivore a tendance à revenir sur les mêmes sites de nidification chaque année. C’est la période où le mâle effectue des vols nuptiaux au-dessus du site de nidification et de sa femelle : il prend de l’altitude par une trajectoire oblique puis, s’immobilisant dans les airs, bat des ailes en les relevant très haut au-dessus de lui, comme s’il ’claquait des mains’ au-dessus de sa tête, et ce trois ou quatre fois d’affilée [7].

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Nid de bondrée apivore contenant deux oisillons de 28 et 30 jours

La Bondrée apivore bâtit généralement un nouveau nid, mais elle peut aussi réutiliser un nid de Corvidé ou de buse variable, le regarnissant de rameaux frais. Le nid est le plus souvent bâti dans un arbre, sur une branche latérale à une hauteur comprise entre 10 et 20 mètres du sol ; il est constitué de petites branches et de brindilles portant encore des feuilles. La construction du nid est réalisée essentiellement par la femelle, qui parachève ce travail en 10 à 15 jours[ 9]->https://fr.wikipedia.org/wiki/Bondr%C3%A9e_apivore#cite_note-rspbb-9].

Ponte, incubation et soins aux jeunes{{}}

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/0a/Pernis_apivorus_MHNT.jpg/250px-Pernis_apivorus_MHNT.jpg

Œuf de bondrée apivore - Muséum de Toulouse

La Bondrée apivore ne réalise qu’une ponte par an ; si la première ponte est détruite, il peut arriver que la femelle fasse une ponte de remplacement, mais cela semble rare [9]. La femelle pond entre 1 et 3 (généralement 2) œufs blancs fortement tachés de brun-rouge, dont les dimensions moyennes sont de 52 x 41 mm pour un poids moyen de 49 g [11]. Les œufs sont pondus avec 3 à 5 jours d’intervalle ; l’incubation débute dès le premier œuf pondu. Mâle et femelle se relaient pour couver les œufs durant 30 à 35 jours (il semble que la femelle soit plus assidue à cette tâche et s’occupe de l’incubation la nuit). L’éclosion des œufs se déroule à quelques jours d’intervalle, mais contrairement à ce qui se passe chez un grand nombre d’oiseaux de proie, il n’y a pas de rivalité au sein de la couvée, et les disputes pour la nourriture sont rares. Au cours des 7 à 10 premiers jours, la femelle s’occupe presque exclusivement des petits. Le mâle part alors en quête de nourriture, principalement des rayons issus d’essaims sauvages d’hyménoptères, que la femelle déchiquettera à l’aide de son bec afin de nourrir les oisillons avec les larves contenues à l’intérieur. Dès le 18e jour, les petits sont capables d’extraire seuls les larves des rayons apportés par les deux parents, qui déposent la nourriture dans le nid. Les autres proies, notamment les petits vertébrés, sont souvent dépecées avant d’être apportées au nid [9],[7]. Il est commun que le mâle prenne soin des petits même lorsque la femelle est présente. Il a été observé que si la femelle meurt, le mâle est capable d’assurer seul l’élevage des petits [9].

Les jeunes, qui sont nidicoles bien qu’ils naissent couverts de duvet [11], volent après 35 à 45 jours ; ils restent par la suite quelque temps à proximité du nid où les parents continueront de les nourrir jusqu’au 55e jour environ. Il s’éloigneront davantage du nid par la suite, mais ils ne seront réellement indépendants qu’après 75 à 100 jours [7],[9].

Cet oiseau atteint la maturité sexuelle aux alentours de l’âge de 3 ans. Le record de longévité pour cette espèce, déterminé sur une Bondrée apivore baguée en Allemagne et retrouvée morte de mort naturelle, est de 29 ans [12],[13],[14],[15].

Répartition et habitat{{}}

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Bondrée apivore dans le sud de la France

Cette espèce est répandue en Russie et en Europe, cette dernière constituant plus de 75 % de son aire totale de nidification. On la trouve partout en Europe, sauf au nord de la Scandinavie, en Irlande et en Islande. Sa population nicheuse européenne, globalement stable dans les années 1970-1990, était estimée à plus de 110 000 couples en 1994, dont entre 10 000 et 15 000 couples en France [16].

La Bondrée est une grande migratrice diurne. C’est là aussi son régime alimentaire qui en est la cause : elle va là où sont ses proies. Elle vit en Europe l’été et en Afrique l’hiver, au sud du Sahara. Le départ vers l’Afrique se fait généralement vers le mois de septembre, et le retour en Europe en avril ou mai.

En Europe, lors de la saison de nidification, elle niche généralement en zone boisée, préférentiellement dans les forêts matures présentant des clairières et un sous-bois clairsemé. On peut aussi la voir dans les campagnes et les friches proches de son lieu de nidification. L’espèce pourrait disparaitre de la région Île-de-France, sa nourriture se raréfiant, principalement à cause des insecticides et pesticides utilisés en agriculture intensive. Les oiseaux pourraient également être empoisonnés par la bromadiolone, un raticide anticoagulant [17].

Systématique{{}}

Taxinomie{{}}

Sa ressemblance avec la buse variable est forte, au point de porter aussi le nom de « buse bondrée[18] ». Mais les scientifiques la considèrent plus proche d’un pygargue que d’une buse.[réf. nécessaire]

L’espèce Pernis apivorus a été divisée en deux espèces distinctes :

  • Pernis apivorus (Bondrée apivore)
  • Pernis ptilorhynchus (Bondrée orientale, ou Bondrée de Malaisie casquée, ou encore Bondrée huppée)[19].
    Statut et protection de l’espèce{{}}

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/27/Honeybuzzard.JPG

Une Bondrée Apivore

En Europe, bien que les populations de Finlande et de Suède aient connu un déclin dans les années 1990–2000, les populations de Russie, de Biélorussie et de France ont été stables. Par conséquent, BirdLife International considère cette espèce comme sécurisée (« secure ») [16]. Dans le détail, l’espèce a été tout de même déclarée vulnérable en Italie, en Suisse et au Portugal, et à surveiller en Suède et en Norvège [20]. L’UICN a classé cette espèce dans la catégorie LC (préoccupation mineure) du fait de sa vaste aire de répartition (estimée à 10 millions de km²) et de sa population mondiale (estimée entre 100000 et 1 million d’individus) [21].

La Bondrée apivore subit la pression de la chasse, particulièrement lors de ses migrations. Elle est aussi menacée par la dégradation de son habitat et par la diminution en nombre de ses proies, conséquence de l’usage de pesticides et du changement climatique [22].

La Bondrée apivore bénéficie d’une protection totale sur le territoire français depuis l’arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire. Elle est inscrite à l’annexe I de la directive Oiseaux de l’Union européenne et est partiellement protégée par la CITES en annexe II depuis 1979 (statut revalidé en 2003), comme tous les Falconiformes [23]. Il est donc interdit de la détruire, la mutiler, la capturer ou l’enlever, de la perturber intentionnellement ou de la naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids et de détruire, altérer ou dégrader leur milieu. Qu’elle soit vivante ou morte, il est aussi interdit de la transporter, colporter, de l’utiliser, de la détenir, de la vendre ou de l’acheter.

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Représentation de « Bondrée apivore » [archive] sur timbres postauxVoir aussi :

Elle est aussi protégée par la Convention de Berne et par la CMS (Convention de Bonn, qui protège tous les Accipitridae), dans les deux cas en annexe II, ainsi que par l’African Convention on Conservation en classe B[24],[25],[26].

Philatélie - De nombreux pays ont émis des timbres à l’effigie de la Bondrée apivore (Pernis apivorus).

Source avec Notes et références > https://fr.wikipedia.org/wiki/Bondr%C3%A9e_apivore

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– 07/11/2025

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