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"Les intelligences sont multiples et les valeurs associées sont l’autonomie, la bienveillance et l’universalisme : le QI évolue avec la culture et sert souvent d’argument politique plutôt que de réalité mesurable" par Jacques Hallard
jeudi 6 novembre 2025, par
ISIAS Psychologie Intelligence
Les intelligences sont multiples et les valeurs associées sont l’autonomie, la bienveillance et l’universalisme : le QI évolue avec la culture et sert souvent d’argument politique plutôt que de réalité mesurable
Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 03/11/2025
Le titre emprunte des expressions provenant des articles choisis
Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur
Les intelligences multiples - A partir de la fin des années 1970, le professeur de neurologie Howard Gardner, en s’intéressant au phénomène de la pensée humaine, va développer toute une théorie des intelligences. Lire dans ce dossier
Les 10 types d’intelligence - Karine 16 mars 2020 à 21:22 – Source – Lire dans ce dossier
Quelques informations préliminaires pour débuter ce dossier préparé dans un but didactique
Intelligence - nom féminin - 1. Faculté de connaître, de comprendre ; qualité de l’esprit qui comprend et s’adapte facilement. 2. L’ensemble des fonctions mentales ayant pour objet la connaissance rationnelle (opposé à sensation et à intuition).
C’est quoi la vraie intelligence ? - L’intelligence humaine est caractérisée par plusieurs aptitudes, surtout cognitives, qui permettent à l’individu humain d’apprendre, de former des concepts, de comprendre les situations et les représentations, d’appliquer la logique et la raison à toutes sortes de problèmes.
QI - Schématiquement, le quotient intellectuel, ou QI, est un test d’efficience intellectuelle destiné à évaluer l’intelligence globale d’un individu. Créé par un psychologue français en 1905, Alfred Binet, il sert à comparer ses capacités par rapport à une population de référence qui a permis d’échantillonner le test.
https://comprendrelautisme.com/wp-content/uploads/2020/07/courbe-gauss-ok.png
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Ce dossier est spécialement consacré aux formes d’intelligences chez les êtres humains
Tous les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après
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- L’Intelligence humaine d’après Wikipédia - Vous lisez un « bon article » labellisé en 2018. Pour un article plus général, voir Intelligence.
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- Blog - De l’intelligence aux différents types d’intelligence - 14 octobre 2022 – Document ‘masteur.com/blog’
- Les 10 types d’intelligence - Karine 16 mars 2020 à 21:22 – Son Blog
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Rétrospective – Intelligence : de quoi parle-t-on ? - Unique ou multiple ? Plus d’un siècle après sa naissance, le débat autour de la définition et de la mesure de l’intelligence n’est toujours pas clos. Article réservé aux abonnés - Publié le 31 mai 2007 - Article issu du dossier L’intelligence de l’enfant - Découvrir– Document ‘scienceshumaines.com’
Les définitions de l’intelligence sont multiples. « Il est courant chez les pessimistes de dire qu’il y a autant de définitions de l’intelligence qu’il y a de spécialistes, les optimistes pensant, eux, qu’il y a seulement autant de définitions que de théories », résume le psychologue Roger Lécuyer.
« Dire de quelqu’un qu’il est intelligent, c’est porter un jugement de valeur », affirme le psychologue Paul Guillaume (1878-1962). La conception, et donc la définition, de l’intelligence est donc un enjeu important : d’abord parce que plus que tout autre concept du psychologue, celui d’intelligence est « ancré dans la cité ». Ensuite, parce que dans le passé, certains innéistes, comme Francis Galton et Arthur Jensen, se sont saisis de cette définition pour justifier les inégalités sociales ou raciales.
Une pyramide à trois niveaux
Quelles ont été les définitions successives de l’intelligence ? En 1904, le psychologue anglais Charles Spearman est le premier à identifier un facteur général d’intelligence générale – le facteur G – qui traduit le fait que plus on est bon dans une épreuve d’intelligence, plus on a de chances de l’être dans les autres (on dit que ces épreuves sont corrélées). Trente ans plus tard, le psychologue américain Louis Thurstone isole à l’inverse cinq facteurs spécifiques : numérique, verbal, spatial, fluidité verbale, raisonnement. Las ! On découvre ensuite que tous ces facteurs sont en fait reliés. Chassé par la porte, le facteur G revient par la fenêtre.
Finalement, aujourd’hui, un large consensus s’est ainsi établi autour du modèle hiérarchique de l’Américain John Bissell Carroll qui en 1993 a synthétisé les travaux existants. J.B. Carroll conçoit l’intelligence comme une pyramide à trois niveaux : à la base, on trouve une trentaine de capacités spécifiques, comme les capacités de raisonnement, la mémoire visuelle, la fluidité des idées, l’aisance numérique, le vocabulaire. Au deuxième niveau, ces capacités se regroupent en huit grands facteurs, dont l’intelligence fluide, l’intelligence cristallisée, la mémoire, la vitesse de traitement de l’information, etc. Au sommet de la pyramide, se trouve un facteur d’intelligence générale.
Parmi ces notions, on peut repérer deux composantes qui sont, depuis les travaux de Raymond Cattel en 1966, classiquement opposées :
• l’intelligence fluide (ou logico-mathématique) regroupe les capacités de raisonnement et de logique. Elle ne dépend pas des apprentissages, ni de la culture du sujet ;
• l’intelligence cristallisée (ou verbale) est au contraire basée sur des connaissances ou des capacités acquises : compréhension du langage, richesse du vocabulaire, capacités de lecture, etc…
Actuellement, en psychologie cognitive, on n’emploie jamais le terme trop connoté d’intelligence. On parle plutôt de performances dans des domaines variés, comme les fonctions exécutives, de flexibilité, de contrôle, de vitesse de traitement, de capacités de la mémoire de travail, de raisonnement : en fait, les grands facteurs du modèle de J.B. Carroll.
Le fameux facteur G serait une combinaison entre notre rapidité à traiter l’information et notre capacité à nous concentrer et à gérer un problème. À côté de l’intelligence logico-mathématique et verbale, privilégiée par le système scolaire, certains cherchent aussi d’autres formes d’intelligence. Pourquoi ne pas admettre qu’il existerait aussi des formes d’intelligence spécifiques, dans le domaine du sport, de la danse, de la musique, des relations sociales ? Howard Gardner propose une vision très large de l’intelligence : pour lui, c’est « la faculté de résoudre des problèmes et de produire des biens qui ont de la valeur dans une ou plusieurs cultures ou collectivités ».
Intelligences analytique, créative, pratique
H. Gardner se fonde sur les études de génies, et sur les recherches en neurosciences ayant localisé certaines fonctions psychologiques au sein de certaines régions cérébrales. Il définit d’abord 7 puis 9 formes d’intelligence, dans une sorte de liste à la Prévert qu’il laisse d’ailleurs ouverte. Il recense ainsi les intelligences : logico-mathématique ; langagière ; visuo-spatiale ; musicale ; corporelle (mise en œuvre dans la danse ou le sport) ; émotionnelle, parfois divisée en intrapersonnelle (faculté à bien se comprendre soi-même) et interpersonnelle (faculté à bien comprendre les autres) ; mais aussi naturaliste (capacité à reconnaître les animaux, les plantes – il cite Buffon et Carl von Linné) et enfin existentielle (il pense à Jean-Paul Sartre ou au dalaï-lama !). Cette théorie est largement médiatisée et connaît un grand succès public, notamment parce que, sur le lot, tout le monde réussit à trouver son compte. Chez les psychologues, l’enthousiasme est nettement moins grand : ils déplorent son faible intérêt scientifique. Parmi les reproches, le chevauchement important des différentes formes d’intelligence, et surtout l’absence d’une tentative de modélisation de leurs relations.
Cependant, après H. Gardner, le champ était ouvert pour accueillir de nouvelles formes d’intelligence. Daniel Goleman reprend l’idée d’une intelligence émotionnelle, qu’il définit comme la capacité à connaître et à réguler ses propres émotions ainsi que celles des autres, et à utiliser cette information pour le contrôle de ses comportements. Ce qui aboutira à la notion de QE, quotient émotionnel, peu validée scientifiquement mais populaire dans les médias.
Le psychologue américain Robert Sternberg propose quant à lui un modèle triarchique de l’intelligence. Il définit une intelligence analytique (ou académique, mesurée par le QI), une intelligence créative (imagination, flexibilité), et enfin une intelligence pratique (tournée vers l’action et acquise par l’expérience de façon implicite). Combinées, elles constituent l’intelligence efficace, sorte de point d’équilibre, qui dépend de la capacité à utiliser les processus mentaux les mieux adaptés. C’est en quelque sorte une intelligence en situation. Facteur G, intelligences multiples, intelligence en situation…, ces définitions hétérogènes de l’intelligence posent une seconde question : comment s’entendre sur sa mesure ?
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L’Intelligence humaine d’après Wikipédia - Vous lisez un « bon article » labellisé en 2018. Pour un article plus général, voir Intelligence.
Femmes passant un test d’intelligence générale (Allemagne, 1931).
L’intelligence humaine est caractérisée par plusieurs aptitudes, surtout cognitives, qui permettent à l’individu humain d’apprendre, de former des concepts, de comprendre les situations et les représentations, d’appliquer la logique et la raison à toutes sortes de problèmes. Elle comprend la capacité à reconnaître des tendances, comprendre les idées, planifier, résoudre des problèmes, prendre des décisions, conserver des informations, et utiliser la langue pour communiquer.
En psychologie scientifique, l’intelligence a été investie par la psychométrie qui a donné naissance aux mesures de quotient intellectuel (QI). Depuis le début du XXe siècle, des milliers d’études ont été menées dans le monde, donnant lieu à des méta-analyses de grande ampleur. Ces méta-analyses ont donné naissance au modèle de l’intelligence fluide et cristallisée de Raymond Cattell et John L. Horn dans les années 1960, suivi du modèle à trois strates de John Carroll (1993). La combinaison des deux donne le modèle de Cattell-Horn-Carroll (CHC), où une faculté générale d’intelligence (facteur g) est prédite par plusieurs fonctions cognitives générales, elles-mêmes mesurées par des fonctions cognitives spécifiques. Les théories sur l’intelligence et les tests d’intelligence ont des applications très nombreuses en psychopathologie (déficience intellectuelle), éducation (comprendre l’échec scolaire), et orientation scolaire ou professionnelle.
Bien que très étudiée scientifiquement, il n’existe pas de définition claire de l’intelligence et de nombreuses questions restent posées. Ainsi, des théoriciens défendent qu’il pourrait exister plusieurs types d’intelligences relativement indépendantes (l’intelligence pratique, par exemple), mais ces idées ne font pas consensus chez les scientifiques. De plus, bien que minoritaires, certains courants de recherche remettent en cause les interprétations du facteur g comme indice d’une intelligence générale.
Les avancées technologiques de l’imagerie cérébrale, des neurosciences cognitives et de la génétique ont renouvelé l’intérêt autour des questions posées par les relations entre intelligence et biologie humaine. Elles ouvrent de nouveaux domaines scientifiques qui cherchent à relier les données de la biologie du développement cérébral et les modèles psychologiques et psychométriques.
Plusieurs grandes controverses scientifiques ont porté sur les interactions entre la génétique et l’environnement et leur impact sur le développement de l’intelligence ; les différences entre les groupes et entre les générations (effet Flynn) ou encore les relations entre santé physique et santé cognitive (ou épidémiologie cognitive), mais, contrairement à une idée reçue et ancienne (déjà présente dans l’antiquité par exemple avec Hésiode qui déplorait que les nouvelles générations laissent plus de place à l’oisiveté que les précédentes), l’intelligence générale ne décline pas dans la population générale : selon C. Gonthier (2022), cette impression est due aux tests sur la cognition qui n’ont pas été recalés en tenant compte de l’évolution de la culture générale[1].
Évolution{{}}
Arbre représentant l’évolution des crânes des hominidés (musée national d’histoire naturelle de New York, 2017).
Crânes humain (gauche) et néandertalien.
Le cerveau humain est le support de l’intelligence humaine. L’intelligence humaine, c’est-à-dire les systèmes motivationnels, affectifs, comportementaux et cognitifs humains, est le produit de la sélection naturelle. Le cerveau a évolué sous la pression sélective pour traiter des informations sociales et de l’environnement qui permettaient d’augmenter les chances de survie ou de se reproduire[2].
Un des grands avantages sélectifs de l’humain a été le développement de son cerveau, du langage et des autres fonctions cognitives complexes qui ont accompagné l’évolution du cerveau. Les anthropologues s’accordent sur le fait que les espèces Homo tardives ont développé un plus grand cerveau et des habiletés cognitives plus sophistiquées que les premières espèces Homo. Il est plus difficile de comparer entre elles les espèces Homo tardives. Ainsi, les origines et l’évolution de l’intelligence humaine chez les espèces Homo tardives restent l’objet de débats et spéculations chez les chercheurs spécialistes de l’évolution humaine [3].
Les anthropologues définissent l’« humain » comme appartenant à l’espèce Homo sapiens. L’intelligence humaine serait propre aux Homo Sapiens. Cependant, si les humains contemporains font partie de cette espèce, il est plus difficile de déterminer si les autres espèces Homo tardives font également partie de l’espèce Homo Sapiens. Tous les anthropologues ne s’accordent pas sur la question. Pour certains, la particularité des humains est d’avoir un cerveau large, une intelligence et une capacité de raisonnement proprement humaines, et toutes les espèces tardives à cerveau large feraient partie de cette définition. Sur la base de cette approche, les groupes de Néandertals font partie de l’espèce Homo Sapiens : ce sont les Homo sapiens neanderthalis. Selon une autre école de pensée, les Néandertals font partie d’une autre lignée et ne sont pas des ancêtres directs des humains contemporains. Ils forment donc une espèce séparée, les Homo neanderthalensis, quelle que soit leur intelligence [4].
Les recherches et les hypothèses sur la question reposent sur trois types de preuves indirectes. D’une part, la taille du cerveau et son développement chez l’enfant, extrapolés sur la base des mesures faites sur les crânes fossilisés. Il n’y a pas de consensus sur le fait que le développement du cerveau des Homo Sapiens aurait pris plus de temps à maturer que celui des Néandertals. D’autre part, la configuration du cerveau, également extrapolée sur la base des crânes fossilisés, indique que les Homo Sapiens ont développé un cortex frontal et des lobes temporaux et pariétaux plus importants que les autres espèces Homo. Or les aires temporales traitent et organisent les stimuli, la mémoire, le langage. Les aires frontales sont le siège de fonctions cognitives également complexes comme le raisonnement abstrait, le langage, la planification des comportements, et l’interprétation des interactions sociales. Il est donc possible de spéculer que ces fonctions cognitives complexes ont joué un rôle important dans l’évolution des Homo Sapiens et les différenciaient d’autres espèces. Enfin la troisième preuve indirecte de la spécificité de l’intelligence humaine des Homo Sapiens peut être inférée des fossiles liés à leur activité : le développement de leur outillage et leur créativité technologique. Les Homo Sapiens du Néolithique Supérieur semblent être uniques dans leur capacité à avoir inventé des technologies nouvelles et des styles culturels complexes. Il n’est pas certain que les H. neanderthalis aient fait preuve de la même créativité, bien qu’ils aient eu également des outils complexes [ 3].
La présence d’un langage chez les autres espèces Homo est également un objet de débats puisque le langage ne laisse pratiquement pas de traces archéologiques, sauf les aires de la parole marquant une zone spécifique du crâne [5].
Histoire de l’intelligence mesurée par la psychométrie et la psychologie scientifique{{}}
Malgré un manque de consensus sur la manière de définir l’intelligence, elle devient un objet d’étude scientifique au début du XXe siècle, lorsque des tests sont inventés pour tenter de rendre cette notion objective par des observations empiriques. L’exploration scientifique d’une notion mal définie n’est pas nouvelle. Elle permet d’affiner la compréhension d’un terme vague, tout comme l’invention du thermomètre a permis de préciser la nature de la notion jusque-là subjective de température, une analogie que les psychologues reprendront souvent[6].
Précurseurs et tests du XIXe siècle
Des tests mesurant les habiletés cognitives et perceptuelles sont développés à la fin du XIXe siècle, tests qui ne sont pas standardisés. Le scientifique britannique Francis Galton met au point des mesures dites anthropométriques vers 1885 [7]. À la même époque, le psychologue Wilhelm Wundt (université de Leipzig, Allemagne) monte un laboratoire de psychologie expérimentale qui va former les psychologues et fondateurs de la psychométrie James McKeen Cattell et Charles Spearman, qui eux-mêmes auront pour élèves Edward Thorndike et Robert Woodworth [8]. Ces quatre hommes jouent un grand rôle dans la naissance de la psychométrie, et sont tous des enseignants de David Wechsler dont l’œuvre très importante dans la mise au point de tests d’intelligence est détaillée ci-dessous [8].
Le psychologue américain James McKeen Cattell adapte les tests de Galton et les nomme « tests mentaux » (mental tests) [7]. Ces tests sont des précurseurs des futurs tests d’intelligence puisque les échelles d’intelligence utilisent de nombreux sous-tests. Certains de ces tests de la fin du XIXe siècle sont réutilisés dans les tests ultérieurs avec des adaptations. Ainsi, le médecin français Édouard Séguin utilise des formes encastrables pour entraîner des enfants déficients sur le plan cognitif dans les années 1880. L’un des dessins de son test est repris et adapté par le psychologue américain Henry H. Goddard, intégré au test de Pintern et Patterson en 1917, et repris en 1939 par David Wechsler comme un des tests de performance de sa première échelle d’intelligence [7].
Échelle métrique de l’intelligence de Binet et Simon{{}}
Article détaillé : Test Binet-Simon.
Portrait d’Alfred BinetAlfred Binet
L’échelle métrique de l’intelligence, appelée aussi couramment test de Binet et Simon, est le premier test qui tente de mesurer véritablement l’intelligence [9].
Alfred Binet (1857-1911) est un des pionniers de la psychologie du développement de l’enfant. Il fonde l’un des premiers journaux scientifiques sur le sujet, L’Année psychologique, en 1894. Il joue un rôle capital dans la mise au point de diagnostics de déficiences mentales permettant l’orientation d’enfants ayant des difficultés d’apprentissage vers des écoles spécialisées. Binet s’indigne du fait que le diagnostic d’un enfant peut différer en fonction du médecin qui l’a observé. Il est urgent et important sur un plan pratique, de mettre au point un instrument de mesure de l’intelligence qui soit objectif [10]. Dans ce contexte, Binet avec la collaboration du psychiatre Théodore Simon, met au point en 1905 une « Échelle métrique de l’intelligence », couramment appelée « test de Binet-Simon ». L’échelle comporte 30 tests cognitifs brefs arrangés par ordre de difficulté. Ces tests cognitifs s’inspirent de tests existants (par exemple la mémorisation des séries de chiffres) et de tests inventés par Binet et ses collaborateurs [7].
La première utilité pratique du test est de permettre d’orienter scolairement les enfants ayant des déficiences intellectuelles en mesurant leur potentiel intellectuel et éducatif.
En 1908, Binet et Simon révisent le test en groupant les tests en niveaux d’âge. Cette procédure appelée ensuite « échelle d’âge » assigne au participant un âge qui correspond à celui auquel la plupart des enfants réussissent le test. Par exemple, le sous-test des chiffres à mémoriser commence à un niveau correspondant à l’âge du sujet, puis des items plus faciles ou plus difficiles sont présentés en fonction de l’échec ou de la réussite du sujet. Le « niveau intellectuel » (ensuite appelé l’âge mental) est le niveau d’âge le plus élevé auquel l’enfant réussit le plus de tests [7].
Le psychologue allemand William Stern a mis au point la formule qui permet de calculer le quotient intellectuel ou QI qui définit l’intelligence par rapport à l’âge mental défini par l’échelle d’intelligence [11].
Succès et adaptations du test de Binet-Simon au début du XXe siècle…….
Article complet à lire sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Intelligence_humaine
Etude - Déclin de l’intelligence : sommes-nous plus bêtes que nos parents ? • Le QI évolue avec la culture et sert souvent d’argument politique plutôt que de réalité mesurable - The Conversation - Publié le 19/10/2025 à 21h32 • Mis à jour le 19/10/2025 à 21h32
The Conversation
L’essentiel{{}}
- Les titres alarmistes sur le déclin du QI semblent reposer sur une unique étude critiquable et non représentative.
- L’effet Flynn montre qu’au XXe siècle l’intelligence moyenne a fortement augmenté, et seule la culture des tests vieillit.
- Le discours du « déclin de l’intelligence » relève surtout d’un agenda politique et idéologique, pas d’un constat scientifique.
Corentin Gonthier, professeur de psychologie à l’université de Nantes, a mené l’enquête pour comprendre d’où vient l’idée assez fréquente d’un déclin de l’intelligence.
Le déclin de l’intelligence est à la mode depuis quelques années. Le documentaire « Demain, tous crétins ? » diffusé par Arte en 2017 a diffusé cette polémique en France. La presse s’en est rapidement emparée à travers des titres alarmistes, comme « Le QI des Français en chute libre », « Et si l’humanité était en train de basculer dans l’imbécillité ? », ou même « Alerte ! Le QI des Asiatiques explose, le nôtre baisse ».
On s’est inquiété, et comme dans toute panique morale, des coupables ont été désignés. Selon leurs orientations politiques, les commentateurs ont blâmé les pesticides et perturbateurs endocriniens, la désaffection pour la lecture, la réforme de l’orthographe, la construction européenne, ou bien sûr, l’exposition aux écrans.
Une intelligence globale en hausse{{}}
Avant de chercher pourquoi l’intelligence déclinerait, encore faut-il être sûrs qu’elle décline. Cette idée d’une diminution de l’intelligence est pour le moins surprenante, car l’intelligence moyenne a plutôt augmenté au cours du XXe siècle. Plusieurs centaines d’études impliquant des millions de participants dans plus de 70 pays montrent qu’en moyenne, chaque génération fait mieux que la précédente sur les tests d’intelligence. Si on préfère parler en termes de quotient intellectuel (QI : le score global à travers un ensemble d’épreuves d’intelligence – sa moyenne est fixée à 100, la plupart des gens se situent entre 85 et 115), le quotient intellectuel moyen a augmenté d’environ 3 points tous les dix ans depuis le début du XXe siècle.
Cette augmentation de l’intelligence moyenne à chaque génération s’appelle l’effet Flynn. On connaît l’effet Flynn depuis les années 1930, et on l’attribue aux grandes améliorations du XXe siècle, telles que la baisse de la malnutrition et des maladies infantiles, ou le développement de la scolarisation. Aujourd’hui, il est ralenti dans les pays développés, mais continue à pleine vitesse dans les pays en voie de développement (les scores d’intelligence y augmentent deux fois plus vite, environ, que dans le monde occidental).
Que notre effet Flynn ralentisse ou s’interrompe, rien d’étonnant : la scolarisation et les qualités de notre système sanitaire ne progressent plus à grande vitesse. Mais un déclin de l’intelligence ? De petites baisses sont bien retrouvées par une poignée d’études, mais elles sont sans commune mesure avec les gains du XXe siècle. L’exemple de la Norvège (Figure 1) est frappant : ces données de grande qualité (jusqu’au début du XXIe siècle, la Norvège a évalué l’intelligence de l’ensemble de sa population masculine dans le cadre du service militaire obligatoire) montrent bien une petite diminution dans les années 2000, mais elle tient plus de la fluctuation aléatoire.
Une étude pour le moins critiquable{{}}
D’où vient, alors, l’idée que l’intelligence s’effondrerait en France ? La littérature ne contient qu’une unique étude d’Edward Dutton et Richard Lynn portant sur un échantillon de 79 personnes. C’est un très petit échantillon pour déclencher une panique morale, bien sûr : 79 personnes ne sont pas vraiment représentatives de la France dans son ensemble. Quand on crée un test d’intelligence, on l’étalonne plutôt sur un échantillon d’au moins 1000 personnes pour avoir une bonne estimation de la moyenne (c’est le cas de l’échelle d’intelligence pour adultes de Wechsler, la WAIS, la plus utilisée en France).
Mais le problème de cette étude est surtout dans sa méthode et dans ses résultats. Notre petit groupe de 79 personnes a passé deux tests d’intelligence en 2009 : un ancien test d’intelligence (la WAIS-III, étalonnée en 1999), et un test plus récent (la WAIS-IV, étalonnée en 2009). En comparant les résultats de ce groupe de 79 personnes à la moyenne de l’échantillon de référence pour chacun de ces tests, Dutton et Lynn constatent que les résultats de ce groupe sont légèrement plus faibles que la moyenne sur l’ancien test d’intelligence, et légèrement plus élevés que la moyenne sur le nouveau test ; ils en déduisent qu’il était plus difficile d’obtenir un bon score sur le test de 1999… donc que l’intelligence moyenne a diminué entre 1999 et 2009.
Sur le principe, le constat de Dutton et Lynn est correct : nous avons tendance à faire moins bien sur les anciens tests d’intelligence (nous avons répliqué ce résultat à un peu plus grande échelle). Mais le problème est qu’il y a d’autres raisons qu’un déclin de l’intelligence pour expliquer que les gens fassent moins bien en 2009 sur un test paru en 1999.
Pour bien comprendre, il faut s’intéresser au contenu du test. Un test d’intelligence de type WAIS est composé d’un ensemble d’épreuves qui mesurent des choses différentes : le raisonnement logique abstrait (ce qu’on entend généralement par « intelligence » : compléter une série de figures géométriques, reproduire un dessin abstrait à l’aide de cubes…), mais aussi les connaissances (vocabulaire, culture générale…), la mémoire, ou encore la vitesse de traitement de l’information. Dans l’étude de Dutton et Lynn, les scores sont en fait rigoureusement stables dans le temps pour le raisonnement logique abstrait, la mémoire ou la vitesse de traitement, qui ne déclinent donc pas : les seuls scores qui sont plus faibles en 2009 qu’en 1999, ce sont les scores de connaissances. On retrouve exactement la même chose dans d’autres pays, comme la Norvège : le raisonnement logique abstrait est constant dans le temps tandis que les scores de connaissance deviennent plus faibles sur les anciens tests.
Les tests doivent régulièrement être mis à jour{{}}
L’intelligence générale ne décline donc pas, ni en France ni dans le monde occidental. Dans ce cas peut-on au moins se plaindre que les connaissances ont décliné : la culture se perd, les jeunes n’apprennent plus rien ? Même pas : si les gens font moins bien sur les anciennes versions des tests d’intelligence, c’est tout simplement parce que les questions deviennent obsolètes avec le temps. La WAIS-III demandait aux Français de calculer des prix en francs, de comparer les caractéristiques des douaniers et des instituteurs, de citer des auteurs célèbres du XXe siècle. Avec le temps, ces questions sont devenues plus difficiles. Les scores au test ont baissé, mais pas l’intelligence elle-même. Nous avons montré que cette obsolescence suffit à expliquer intégralement les résultats de Dutton et Lynn.
Voici un petit exemple, tiré du tout premier test d’intelligence : il s’agit d’un texte à compléter, destiné à évaluer la présence d’une déficience chez de jeunes enfants. Pouvez-vous faire aussi bien qu’un enfant de 1905 en retrouvant les neuf mots manquants ?
Il fait beau, le ciel est – 1 –. Le soleil a vite séché le linge que les blanchisseuses ont étendu sur la corde. La toile, d’un blanc de neige, brille à fatiguer les – 2 –. Les ouvrières ramassent les grands draps ; ils sont raides comme s’ils avaient été – 3 –. Elles les secouent en les tenant par les quatre – 5 – ; elles en frappent l’air qui claque avec – 6 –. Pendant ce temps, la maîtresse de ménage repasse le linge fin. Elle a des fers qu’elle prend et repose l’un après l’autre sur le – 7 –. La petite Marie, qui soigne sa poupée, aurait bien envie, elle aussi, de faire du – 8 –. Mais elle n’a pas reçu la permission de toucher aux – 9 –.
Les mots « amidonnés » (3), « poêle » (7), et « fers » (9) vous ont probablement posé plus de problèmes qu’à un enfant de 1905 ; mais vous conviendrez sûrement que cette difficulté ne dit pas grand-chose de votre intelligence. Les scores d’intelligence sur ce test ont bien décliné, mais c’est plutôt l’évolution technologique du repassage qui rend le test obsolète.
De la même façon, la probabilité qu’une personne dotée d’une intelligence moyenne (QI = 100) réponde correctement à une question de la WAIS portant sur la pièce de théâtre Faust était de 27 % en 1999, elle est de 4 % en 2019. Ainsi, les scores aux tests de connaissance déclinent naturellement dans le temps, au fur et à mesure que la culture évolue. C’est même pour cette raison que de nouvelles versions des tests d’intelligence paraissent régulièrement : la WAIS est remise à jour tous les dix ans environ (et la WAIS-V devrait paraître en 2026).
Une « erreur » qui sert un agenda politique{{}}
Confondre un déclin de l’intelligence avec l’obsolescence des questions du test, c’est tout de même une grosse erreur. Comment Dutton et Lynn ont-ils pu la commettre ? C’est que l’erreur n’est pas innocente, et que ces deux auteurs ne sont pas tout à fait neutres. La discipline d’Edward Dutton est la théologie, Richard Lynn est connu pour défendre l’idée qu’il existe des différences génétiques d’intelligence entre les sexes et les origines ethniques ; les deux ont été éditeurs en chef d’une célèbre revue ‘suprémaciste’ blanche (Mankind Quarterly) et leurs travaux alimentent directement les mouvements d’extrême droite.
Pour bien saisir l’agenda politique des auteurs, le mieux est peut-être de citer les explications qu’ils envisagent pour un déclin de l’intelligence. Deux extraits, issus des livres de Richard Lynn pour l’illustrer :
« « … un grand nombre de gouvernements occidentaux ont contribué au déclin de l’intelligence depuis les années 1960, à travers une politique d’état providence encourageant les femmes d’intelligence basse, de mauvaise moralité et de faible éducation à avoir des bébés… ». »
« « … l’immigration de masse de peuples non-européens en Europe de l’ouest, aux États-Unis et au Canada est un sérieux problème dysgénique… ils ont, en moyenne, une plus faible intelligence et une plus faible moralité… ils deviendront une majorité de la population en Europe de l’ouest… l’intelligence continuera à décliner… et la Chine deviendra une superpuissance mondiale » »
Les réformes envisagées par les auteurs pour limiter le déclin de l’intelligence en Europe occidentale sont cohérentes avec leur orientation politique : on y trouve, par exemple, « abolir la Sécurité sociale », « se retirer de la Convention des Nations unies de 1951 sur l’accueil des réfugiés », ou encore « introduire des politiques publiques pour accroître la fertilité de ces femmes (intelligentes) qui ont été éduquées au point de perdre leur fonction reproductive ».
Aujourd’hui, nous avons la certitude qu’il n’y a pas réellement de déclin de l’intelligence en France, même si l’effet Flynn est bel et bien interrompu. Le déclin de l’intelligence dans le monde occidental n’est pas un sujet scientifique, mais plutôt un sujet politique – un argument idéal que les ‘déclinistes’ utilisent pour faire peur, désigner des coupables, et promouvoir des réformes hostiles au changement.
Si cette idée a autant de succès, c’est probablement qu’elle parle à nos tendances profondes : au second siècle de notre ère, Hésiode se plaignait déjà que les nouvelles générations laissent plus de place à l’oisiveté que les précédentes. Si nous bénéficions d’un droit inaliénable à critiquer les valeurs et les goûts musicaux de nos enfants, une chose est sûre : ils ne sont pas moins intelligents que nous.
Cet article est réalisé par The Conversation et hébergé par 20 Minutes.
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Les personnes les plus intelligentes partagent ces 3 principes de vie, selon une étude - Louise Leboyer- Publié le 30 septembre 2025 à 22:12 – Document ‘psychologies.com’
Two,Happy,Multicultural,Female,College,Girls,Sit,In,The,Cafeteria,© Shutterstock
Nos valeurs personnelles peuvent dépendre de notre éducation, de notre environnement familial, mais aussi de notre intelligence. Certaines d’entre elles pourraient ainsi indiquer un niveau intellectuel supérieur.
Quelles sont les valeurs qui guident votre vie ? S’il ne s’agit pas d’une question que l’on se pose si régulièrement, nous pouvons parfois être amenés à nous interroger sur ce qui nous motive au quotidien. Est-ce la tradition ? La créativité ? L’authenticité ? L’entraide ? La tolérance ?
« Les valeurs fondamentales servent de principes directeurs qui façonnent nos attitudes, nos actions et nos décisions, explique Jessica Koehler, membre du département de psychologie de l’université d’Arizona, pour Psychology Today. Elles sont profondément ancrées, souvent inconscientes et font partie intégrante de notre identité. Les valeurs ne sont pas des traits fixes : elles sont dynamiques et peuvent être façonnées et remodelées au fil du temps à travers nos expériences, nos relations et nos réflexions. » Si nos valeurs jouent un rôle sur la manière avec laquelle les autres nous perçoivent, elles pourraient en dire davantage sur nous.
Les valeurs, signes d’intelligence ?{{}}
Dans une nouvelle étude publiée dans la revue Social Psychological and Personality Science, Jeromy Anglim et Andrew Marty se sont questionnés sur les liens entre l’intelligence, la personnalité et les valeurs personnelles. Par le biais de ces recherches, les auteurs ont tenté de vérifier l’hypothèse selon laquelle de nombreuses valeurs personnelles seraient faiblement associées à l’intelligence. En particulier, les deux chercheurs s’attendaient à ce que les valeurs liées au conservatisme, telles que la tradition, la sécurité et la conformité, seraient négativement associées à l’intelligence. À l’inverse de l’autonomie.
Pour vérifier leurs hypothèses, Jeromy Anglim et Andrew Marty ont recruté 15 522 participants âgés de 18 à 66 ans. Les participants ont complété des évaluations de valeurs personnelles en utilisant le questionnaire révisé de 57 questions du psychologue social Shalom Schwartz sur les valeurs. Leurs traits de personnalité ont été analysés grâce à l’inventaire de personnalité HEXACO. Leur niveau d’intelligence cristallisée, liée aux compétences, aux connaissances et à l’expérience, et fluide, liée à la logique et au raisonnement, ont été mesurés grâce aux tests du Conseil australien pour la recherche en éducation.
Les valeurs associées à l’intelligence{{}}
Les résultats ont révélé que les participants dotés d’une intelligence générale plus élevée avaient tendance à accorder plus d’importance aux valeurs :
- d’autonomie, {{}}
- de bienveillance {{}}
- et d’universalisme.
À l’inverse, et comme prédit dans les hypothèses des chercheurs, ils étaient moins susceptibles d’adhérer à des valeurs de conservatisme. En revanche, contrairement aux attentes des auteurs, ces associations étaient entièrement dues à l’intelligence cristallisée. Seule l’intelligence fluide était négativement liée à la sécurité et à la tradition.
Pour ce qui est de la personnalité, seule la dimension d’ouverture à l’expérience était associée à l’intelligence cristallisée. Ce trait de personnalité, figurant parmi le Big Five, à savoir les cinq grands traits de personnalité, comprend la curiosité, l’imagination, l’appréciation de l’art et des idées nouvelles, la créativité, la sensibilité esthétique et une préférence pour la nouveauté et l’exploration intellectuelle.
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Ouvrage de base : Handbook of intelligence - S. Goldstein et coll. (éd.), Manuel de l’Intelligence : Théorie de l’évolution - Recherches concernant cet auteur avec l’aide de ‘CharGPT’
Sam Goldstein • Dana Princiotta Jack A. Naglieri
Référence : http://acdc2007.free.fr/goldstein2015.pdf
Hi – Référence : American Psychological Association (APA) - https://psycnet.apa.org › record pouvez-vous faire un résumé fidèle de ce livre ? JH
Pour être sûr·e que je cible le bon ouvrage, pourrais-tu me donner le titre exact et l’auteur complet (et idéalement l’année de publication) que tu as vu sur APA / PsycNet ? Le lien que tu donnes est générique (« record ») et je n’ai pas pu identifier avec certitude le livre que tu souhaites que je résume.
Néanmoins, j’ai repéré une référence probable : Sam Goldstein, et al., 2015 — cela pourrait être lié à un ouvrage collectif ou une monographie en psychologie ou neuropsychologie. acdc2007.free.fr Aussi, Bruce Goldstein écrit un manuel de psychologie cognitive, Cognitive Psychology : Connecting Mind, Research, and Everyday Experience, mais ce n’est peut-être pas celui que tu mentionnes. cengage.com+1
Si c’est bien Cognitive Psychology : Connecting Mind, Research, and Everyday Experience (Goldstein) que tu veux, je peux te faire un résumé fidèle. En attendant ta confirmation, je te propose un aperçu (général) du livre :
Aperçu / résumé possible de Cognitive Psychology (Goldstein)
Objectif général :
Ce manuel vise à introduire les grands concepts de la psychologie cognitive — perception, attention, mémoire, langage, pensée, prise de décision, etc. — en les reliant à la recherche contemporaine et à des applications dans la vie quotidienne. Il cherche à rendre les résultats de la recherche accessibles aux étudiant·es tout en montrant comment la cognition s’inscrit dans le fonctionnement de l’esprit.
Structure typique :
Le livre est généralement organisé par domaines de la cognition :
- Perception et attention — comment nous percevons le monde sensoriel, les limites de l’attention, le traitement sélectif.
- Mémoire — mémoire à court terme, mémoire de travail, mémoire à long terme, encodage, récupération et oubli.
- Langage et compréhension — comment nous comprenons le langage, la production du langage, les modèles psycholinguistiques.
- Pensée et résolution de problèmes — raisonnement, heuristiques, biais cognitifs, créativité.
- Prise de décision — modèles de décision, jugement, probabilités, “écarts” entre décision idéale et décision réelle.
- Cognition visuelle, représentation spatiale — comment nous représentons mentalement l’espace, les images mentales.
- Vie quotidienne, cognition appliquée — comment la cognition influence les situations réelles : cognition dans le contexte, cognition sociale, cognition artificielle / intelligence artificielle, etc.
Concepts clés souvent abordés :{{}}
- Les limites attentionnelles — comment on ne peut pas traiter consciemment tout ce qui nous entoure.
- Le rôle de la mémoire de travail comme “espace de traitement” actif.
- L’interaction entre mémoire à long terme et mémoire de travail dans les tâches cognitives.
- Les biais cognitifs — erreurs systématiques dans le raisonnement ou la prise de décision (par exemple, heuristiques de disponibilité ou représentativité).
- Le rôle des processus automatiques vs contrôlés dans la cognition humaine.
- L’importance des modèles expérimentaux — la méthode expérimentale pour tester les hypothèses en psychologie cognitive.
Points forts :{{}}
- Le livre relie souvent théorie et données empiriques, avec des exemples d’études classiques et contemporaines.
- Il vise à être « vivant » en montrant comment la cognition touche les activités quotidiennes (par ex. comment l’oubli se manifeste dans la vie réelle).
- Il est pédagogique, avec des encadrés, des exemples, des exercices ou des suggestions de réflexion (selon l’édition).
Limites / points à surveiller :{{}}
- Comme tout manuel de psychologie, il ne peut pas couvrir toutes les recherches émergentes ni aller très en profondeur dans chaque sous-domaine.
- Certains chapitres peuvent dépendre du niveau de familiarité du lecteur avec les méthodes expérimentales.
- Le champ cognitif est vaste et en évolution ; des découvertes ultérieures peuvent nuancer ou modifier certaines positions du manuel.
Si tu confirmes le titre exact et l’auteur de ton ouvrage (et si c’est bien celui-là ou un autre), je peux te faire un résumé fidèle et détaillé (chapitre par chapitre, les idées principales, critiques, points intéressants). Veux-tu que je fasse ça pour Cognitive Psychology (Goldstein) si c’est bien lui, ou attends-tu un autre livre ?
Merci beaucoup, Jacques — ravi que le résumé te convienne ! 🙏
Pour citer correctement mon aide dans un dossier publié sur ISIAS.info, tu peux le faire comme une source d’assistance documentaire issue d’un outil d’intelligence artificielle, en suivant les bonnes pratiques de transparence scientifique (similaires à celles de l’APA ou de la COPE).
Voici plusieurs formats possibles, selon le style de citation que tu utilises :
🔹 Format APA (7ᵉ édition)
Source : ChatGPT (GPT-5). (2025, 20 octobre). Résumé de l’ouvrage de S.E. Goldstein (2015), Cognitive Psychology : Connecting Mind, Research, and Everyday Experience. Assistance de rédaction fournie à Jacques Hallard pour ISIAS.info via OpenAI ChatGPT. https://chat.openai.com/
Blog - De l’intelligence aux différents types d’intelligence - 14 octobre 2022 – Document ‘masteur.com/blog’
’Chaque individu est intelligent à sa manière. Il est essentiel de reconnaître et de célébrer les différentes formes d’intelligence qui font la richesse de l’humanité.’ - Howard Gardner
A l’heure où l’intelligence artificielle s’impose dans notre quotidien, savons-nous vraiment ce qu’est l’intelligence ? Nous associons souvent l’intelligence à un test de Q.I mais est-ce qu’il n’y a pas différentes formes d’intelligence ? Cette notion est en fait bien plus complexe. Nous avons été habitués à une forme spécifique d’intelligence mais la réalité en est toute autre.
Définition de l’intelligence 📖
D’après le Larousse, l’intelligence peut correspondre à cinq définitions. Il peut s’agir de :
- L’ensemble des fonctions mentales ayant pour objet la connaissance conceptuelle et rationnelle. Autrement dit, tout ce qu’on peut représenter mentalement.
- L’aptitude d’un être humain à s’adapter à une situation, à choisir des moyens d’action en fonction des circonstances. 👨
- Une personne considérée dans ses aptitudes intellectuelles, en tant qu’être pensant.
- La qualité de quelqu’un qui manifeste dans un domaine donné un souci de comprendre, de réfléchir, de connaître et qui adapte facilement son comportement à ces finalités.
- La capacité de saisir une chose par la pensée.
Ainsi le terme « intelligence », d’un point de vue sémantique recouvre plusieurs réalités et n’a pas une définition unique. Toutefois, il y a un certain consensus affirmant que l’intelligence se mesure grâce aux fameux tests de QI et qu’ils seraient immuables. Peut-on prétendre que ces tests peuvent mesurer une intelligence à part entière ? Est-ce une réalité qu’on peut scientifiquement prouver ? Que disent les sciences sur l’intelligence ?
Nous vous proposons aujourd’hui d’apporter un éclairage sur les dernières évolutions en matière de connaissance sur l’intelligence ! Seront notamment abordés deux concepts, celui d’intelligences multiples et celui d’intelligence émotionnelle.
Les intelligences multiples 🧠
➕
A partir de la fin des années 1970, le professeur de neurologie Howard Gardner, en s’intéressant au phénomène de la pensée humaine, va développer toute une théorie des intelligences.
Il tente de démontrer que la pensée humaine est plus complexe que ce qui était alors connu par les psychologues et par les scientifiques en général. C’est lui qui va, en premier, parler des « intelligences » au pluriel et non plus de l’intelligence. Son idée phare est que tous les hommes sont intelligents mais que cette intelligence peut prendre des formes différentes. 🔎
Il va ainsi mettre en avant l’existence de 8 types d’intelligence : logico-mathématique, linguistique, kinesthésique, musicale, interpersonnelle, intrapersonnelle, visio-spatiale et naturaliste. À l’heure actuelle, il en existe même une 8,5ème, selon l’appellation qu’Howard Gardner lui a donnée, car elle ne partage pas le même statut que les autres : l’intelligence existentielle, c’est-à-dire la capacité à s’interroger sur la vie et la mort et à réfléchir au sens de la vie. Ces huit à neuf intelligences sont regroupées par type :
- Les intelligences d’action sont de deux types : l’intelligence interpersonnelle fait référence à la capacité à écouter et comprendre autrui, l’intelligence intrapersonnelle quant à elle, fait référence à la capacité de s’écouter soi-même et de comprendre ses émotions.
- Les 2 intelligences scolaires sont celles qui sont sollicitées dans le cadre du système scolaire. On parle d’intelligence verbo-linguistique en référence à la capacité de chacun d’entre nous à hausser son niveau de langue (notamment la richesse du vocabulaire et de la syntaxe utilisés). L’intelligence logico-mathématique fait référence à la capacité mentale de l’élève à développer des raisonnements sur des formes intelligibles et abstraites selon la logique mathématique.
- Les intelligences environnementales permettent de se sentir en symbiose avec la beauté et les rythmes de la nature. Ceux qui ont développé une intelligence naturaliste ou une intelligence musicale rythmique sont des personnes qui possèdent une sensibilité sensorielle qui leur permettent de distinguer des notes en musique ou de reconnaitre des cris d’oiseau instantanément. Ils sont notamment très à l’aise pour étudier en rythme et en mélodie.
- les intelligences méthodologiques correspondent à la capacité à utiliser son corps pour développer une vision spatiale et une mémoire kinesthésique (c’est à dire la mémoire des mouvements). On parle respectivement d’intelligence spatiale et d’intelligence corporelle kinesthésique. Ces personnes possèdent la capacité de mémoriser des mouvements (des chorégraphies complexes par exemple en danse) et sont souvent plébiscitées par des amis lors de randonnées pour leur sens de l’orientation !
Gardner a ainsi une vision très extensive du concept d’intelligence qui dépasse largement la notion de « Quotient intellectuel » ; nos intelligences seraient multiples et nous aurions tous des formes d’intelligences différentes, sans véritablement en connaître les causes et les conséquences. Certaines hypothèses évoquent la génétique ou le mode de vie.
« Tout le monde est un génie. Mais si on juge un poisson sur sa capacité à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide. » - Albert Einstein
Quelle est la plus haute forme d’intelligence ? {{}}
Il n’y a pas de consensus absolu sur la « plus haute forme d’intelligence ». Le concept d’intelligence est complexe et peut être évalué et valorisé différemment selon les perspectives. Certaines personnes considèrent l’intelligence logico-mathématique ou l’intelligence verbale comme étant des formes d’intelligence plus élevées, tandis que d’autres pourraient valoriser l’intelligence émotionnelle, l’intelligence sociale ou même l’intelligence créative. En fin de compte, il est essentiel de reconnaître que chaque type d’intelligence a sa propre valeur et sa contribution unique à notre compréhension et à notre adaptation au monde.
Partis de ce postulat, pouvons-nous encore affirmer qu’un tel est plus intelligent qu’un autre ? La question est posée. Plus encore, la vision de Gardner nous questionne sur notre rapport à l’école. En effet, ce sont les intelligences scolaires qui y sont valorisées mais quid des autres formes d’intelligences ? Comment les développer ? Comment les valoriser ?
L’intelligence émotionnelle {{}}
En 1990, John Mayer et Peter Salovey utilisent pour la première fois le terme d’intelligence émotionnelle. Daniel Goleman, en 1995, va approfondir la notion d’intelligence émotionnelle en estimant qu’elle comprend cinq compétences :
- la conscience de soi,
- la maitrise de soi,
- la motivation,
- l’empathie,
- les aptitudes humaines.
Pour Goleman, l’intelligence émotionnelle désigne « notre capacité à reconnaitre nos propres sentiments et ceux des autres, à nous motiver nous-mêmes et à bien gérer nos émotions en nous-mêmes et dans nos relations avec autrui ».
Dans son deuxième tome, Goleman explique en quoi ces compétences émotionnelles sont fondamentales dans le monde du travail et en quoi elles conditionnent pleinement une vie heureuse au travail.
Ainsi, l’approche de Goleman est centrée sur ce qu’on appelle « les soft-skills », qui sont essentielles dans le monde de l’entreprise. Il ne suffit pas qu’un enfant réussisse à l’école. Pour mettre toutes les chances de son côté dans le monde professionnel, il doit aussi développer ces compétences transverses (l’organisation, la concentration, la coopération, la pensée multiple, etc.).
Qu’il s’agisse des intelligences multiples de Gardner ou de l’intelligence émotionnelle de Goleman, les compétences non scolaires sont mises en avant.
Il s’agit des « soft-skills », toutes ces compétences attendues dans le monde du travail et qui ne font pas l’objet d’un enseignement à part entière et que les professeurs n’ont pas le temps de travailler en raison des programmes scolaires bien chargés. En France, l’Éducation Nationale est en évolution sur ce point, mais il apparait opportun que les générations futures soient également formées aux « soft-skills ».
L’état des sciences actuelles est tel qu’il est, mais que découvrirons-nous sur les intelligences dans le futur ? Les anciens ont enseigné que l’intelligence provenait de l’intellectus latin qui est la trace de l’Esprit en chaque homme. L‘origine de l’intelligence serait donc suprahumaine c’est-à-dire surnaturelle. La raison serait, elle, le processus cognitif qui nous donne accès à l’intelligence, exactement comme un prisme décompose la lumière blanche.
Les mystères de l’intelligence {{}}
L’intelligence est donc multicolore en raison de la diversité intrinsèque des êtres humains. Et par conséquent, l’intelligence serait même commune à tous les êtres vivants, chacun selon ses prédispositions. Un chien est beaucoup plus sensible au mouvement que l’homme par exemple, et les arbres ont aussi développé un système de communication d’une complexité remarquable !
En somme, nous ne connaissons que peu de choses sur l’intelligence et pour ainsi dire, l’observation et l’enthousiasme restent de loin, nos meilleurs outils pour en découvrir les nuances infinies !
Source : https://masteur.com/blog/differents-types-d-intelligence/
Les 10 types d’intelligence - Karine 16 mars 2020 à 21:22 – Son Blog
Dans un monde où tout est mesurable, quantifiable et hiérarchisé, le mystère de l’intelligence humaine fascine et est l’objet de nombreuses interprétations et théories.
L’intelligence, faculté de connaitre et de comprendre, mais aussi de s’adapter et de ressentir, varie d’un individu à l’autre, est relative et difficile à mesurer.
Pourtant, dans nos sociétés normées, nous avons besoin de repères et de reconnaissances. Nous avons besoin de comprendre les échecs et les réussites de chacun. Étrangement, il est bien plus facile d’évaluer nos lacunes plutôt que nos facultés, mais malgré les efforts d’objectivités, les évaluations sont toutes inévitablement basées et classées selon les critères d’exigences que le fonctionnement de nos sociétés nous impose.
Rappel historique du QI{{}}
Au cours du XIXe siècle, de nombreux chercheurs s’intéressent à l’intelligenceet tentent d’en comprendre les mécanismes, notamment au travers des capacités inégales d’apprentissages des élèves.
Les premières tentatives d’évaluations de l’intelligence se font sur des étudiants, en 1890 par l’Américain McKeen Catell « the mental test » afin de mesurer par une série d’épreuves les différentes les aptitudes des étudiants.
Le psychologue Allemand William Stern est l’initiateur du calcul du quotient intellectuel. Conçu pour évaluer les enfants, ce QI est le rapport entre l’âge mental et l’âge réel (chronologique) multiplié par 100, et n’est donc pas adapté pour mesurer l’intelligence des adultes.
La première échelle d’intelligence de référence fut publiée en 1905 par les Français Alfred Binet et Théodore Simon à la demande de l’Etat dans le but de détecter les élèves ayant de faibles capacités scolaires, ce premier test est nommé le « Test de Binet et Simon ».
Le QI « standard » utilisé pour les adultes est calculé de manière différente. Le test de David Wechsler utilise une courbe de Gauss pour identifier le haut potentiel intellectuel à partir du seuil de 130. La moyenne étant fixé à 100.
Le facteur G (générale) mit en évidence par le psychologue Charles Spearman, représente les performances globales de bases.
En 1939, l’américain Louis Leon Thustone remet en cause la thèse du facteur G, en multipliant les facteurs. Sept facteurs sont déterminés : facteur spatiale, facteur de perception, facteur verbal, facteur lexical, facteur mémoire, facteur numérique, facteur de raisonnement.
Les recherches et les moyens technologiques évoluant, d’autres tests plus sophistiqués sont apparus, plus précis et qui réunissent les deux modèles.
L’intelligence cristallisée et l’intelligence fluide{{}}
La théorie de Cattell-Horn-Carolle, qui tient son nom des trois psychologues Raymond Catell, John L.Horn et John Bissell Carroll, est une évaluation plus large et hiérarchique, modèle actuellement reconnu et utilisé pour l’approche psychométrique, ayant comme socle le facteur G et un éventail pyramidal d’habilités cognitives humaines. Intelligence classée en strates avec deux catégories principales :
- l’intelligence cristallisée qui représente la connaissance acquise et maîtrisée, que l’on peut transmettre.
- l’intelligence fluide qui est la capacité de raisonner, d’utiliser les informations familières pour résoudre des problèmes.
Ces aptitudes sont divisées en degrés d’habilitées motrices, de perceptions, d’attentions, de connaissances, de vitesses et chacune d’entre elles divisées en catégories encore plus affinées.
En 1946, René Zazzo, spécialiste Français de la psychologie de l’enfant, suite à une étude de cas sur une enfant ayant une défaillance des capacités cognitives spatiales due à un accident et mettant en cause la capacité de cette personne à lire, parlera des intelligences, et non de l’intelligence, puisqu’elles sont indépendantes les unes des autres.
Les types d’intelligence de Gardner{{}}
Dans cette même optique le psychologue américain Howard Gardner développe la théorie des intelligences multiples. Ses travaux de recherche en éducation ont été effectués auprès d’enfants ayant des déficiences cérébrales et privés de certaines facultés intellectuelles mais capables d’en accomplir d’autres. Egalement auprès d’enfants autistes qui malgré leur handicap sont capable pour certains de reproduire par exemple un concerto de musique après une simple écoute ou le dessin détaillé d’un paysage dans les moindres détails après l’avoir regardé une seule fois. Il en déduit qu’il existe bien une multitude de formes d’intelligences indépendantes les unes des autres.
Dans les années 2000 ses ouvrages influencent les milieux éducatifs et permettent une nouvelle vision de l’enseignement. Une approche plus positive de l’apprentissage. Les enfants pour qui divers champs peuvent redevenir possible malgré leurs faiblesses dans certains domaines.
Gardner distingue initialement 7 types d’intelligence :
1. Intelligence linguistique{{}}
Capacité et aisance à manier le langage et les lettres. L’intelligence linguistique est la plus valorisé à l’école au côté de l’intelligence logico-mathématique qui est le socle incontournable de l’enseignement scolaire. Les deux étant complémentaires pour résoudre ou énoncer un problème. La maitrise de la rhétorique est un atout puissant qui permet de nuancer les idées, les mettre forme et les transmettre avec précision. La maitrise du langage permet aussi une meilleure appréhension de la logique grammaticale et facilite l’apprentissage des langues étrangères.
Ces aptitudes sont indispensables dans les professions des lettres, les avocats, les poètes, écrivains, journalistes, orateurs, et tous les métiers qui nécessitent de formuler des idées, des pensées ou l’utilisation de son imagination, à l’oral comme à l’écrit.
2. Intelligence musicale{{}}
Intelligence des musiciens et compositeurs. Capacité de comprendre, ressentir, mémoriser, interpréter, créer ou apprécier la musique et les rythmes.
3. Intelligence logico-mathématique{{}}
Capacité à résoudre des problèmes abstraits de logique ou de mathématique, de calculer et catégoriser. Manipuler les chiffres avec aisance, émettre des hypothèses, comprendre des phénomènes complexes. L’intelligence logico-mathématique est valorisée en occident en particulier au sein de l’enseignement.
4. Intelligence spatiale{{}}
Sens de l’espace, de l’architecture et de l’environnement spatiale. Cette capacité de représentation spatiale permet des représentations mentales virtuelles fines, une mémoire visuelle de haute qualité et permet des facultés créatives dans les domaines artistiques, comme la sculpture, la photographie, la peinture, la géographie.
5. Intelligence kinesthésique{{}}
Habilités physique et intelligence du corps. Capacité à utiliser son corps comme moyen d’expression. Par le sport, la danse, le théâtre, mais aussi par la motricité fine, les artisans, les bijoutiers mais également les chirurgiens.
6. Intelligence intrapersonnelle{{}}
Intelligence de l’introspection, de l’auto analyse, qui permet une bonne connaissance de soi. Analyse de ses pensées, ses comportements, ses émotions, connaitre ses limites et ses forces. L’intelligence intrapersonnelle est utilisée dans les métiers de la psychologie, la psychiatrie, les métiers du conseil où sont sollicitées les capacités d’analyses fines des sensibilités et les émotions.
7. Intelligence interpersonnelle{{}}
Intelligence fine et aiguisée pour comprendre les autres, anticiper, avoir de l’empathie, de la tolérance. Etre à l’écoute des autres, être sensible aux réactions et aux besoins de son entourage. L’intelligence interpersonnelle permet à l’individu de détecter les sous-entendus des relations sociales, favorise les coopérations et l’analyser des interactions. Elle est celle des leaders, des enseignants et également des commerçants.
Gardner ajoute ultérieurement les intelligences :{{}}
8. Intelligence naturaliste{{}}
Etre sensible au vivant et a son environnement. L’intelligence naturaliste est celle de l’observation, la capacité de reconnaitre et de classer tout ce qui compose l’environnement naturel, la faune et la flore mais également l’univers culturel qui nous entoure.
9. Intelligence existentielle{{}}
Aptitude à se questionner sur l’essence et l’origine de l’existence et des choses. L’intelligence existentielle n’est pas considérée par Gardner comme une intelligence à part entière mais elle permet des aptitudes spirituelles développées et une sensibilité morale.
Les 10 types d’intelligence • Atypikoo
En 2015, cette théorie des sept types d’intelligence est validée par les neurosciences et l’imagerie cérébrale. (Sauf l’intelligence naturaliste et existentielle).
Cette découverte bouleverse la définition même de l’intelligence et fait tomber de son piédestal la toute puissante intelligence logico-mathématique que Piaget avait placé comme socle incontournable et suprême des apprentissages scolaires, nécessaire et indispensable critère de réussite et de performances.
Les 7 types d’intelligence ne sont pas classés de façon hiérarchique selon leur importance. Mais c’est peut-être préférable.
Pourtant le fonctionnement de notre société nous impose, de façon inévitable, un classement pyramidal. Une personne ayant une aptitude particulière à la musique, sauf s’il devient musicien de talent et puisse vivre de son art, aura bien plus de difficulté à s’élever dans la société, d’y trouver sa place, et réussir socialement qu’une autre ayant une intelligence linguistique ou logico-mathématique plus développée. Pourtant, à contrario, une personne avec une intelligence logico-mathématique très développée, réussira brillamment des études scientifiques mais pourrait être incapable de gérer des relations sociales.
Autrement dit, il ne s’agit plus de détecter qui est plus intelligent, mais d’identifier l’intelligence dominante de chacun.{{}}
La théorie de Piaget est à l’image de la structure, du fonctionnement et des exigences de nos sociétés occidentales. La logique froide et mathématique, nettoyée d’intuition, de transmission implicite et sociale, incarne « l’intelligence » comme un modèle universel et valorisé à l’excès.
Cette dernière décennie sera celle qui ramènera les humains vers une vision plus équilibrée de l’intelligence. Sans pour autant renier l’évidente utilité et l’importance de la rigueur des sciences mathématiques, donner une place à de toutes les autres types d’intelligence, les valoriser, permettre aux enfants de les développer lors de leur cursus scolaire afin de leur ouvrir les portes de la réussite dans les domaines qui leurs sont possible.
Ainsi, le système scolaire classique est remis en question, les matières elles-mêmes imposées comme « principales » et qualifiantes pour tous, deviennent discriminantes envers les enfants ayant une intelligence dominante différente du pilier logico-mathématique.
Un enfant ou un adulte peut être surdoué tout en ayant un résultat moyen au test de QI car celui-ci n’évalue pas toutes les formes d’intelligence. Le surdoué, excellent en tout est un mythe. De la même façon un enfant en difficultés scolaires n’est pas forcément un enfant moins intelligent que les autres bien au contraire, il est peut-être surdoué ailleurs.
Le nouveau challenge de l’école sera donc d’adapter l’enseignement aux différentes formes d’intelligence.
Mais ce n’est pas tout…{{}}
Il existe une autre forme d’intelligence, mystérieuse et longtemps niée, n’ayant aucun sens autrefois pour les scientifiques, elle est aujourd’hui reconnue comme extrêmement puissante. L’intelligence intuitive ou intuition. Elle échappe à toute explication et raisonnement logique, mais pourtant nous livre des clés, nous oriente, nous donne des indications, nous guide de façon surprenante, pertinente et est bien supérieure à nos facultés de raisonnements. Pour la développer nous devons justement être capable de mettre à l’écart toutes les autres intelligences qui interfèrent, la masquent et la perturbent. Comme le disait l’éminent Henri Poincaré :
C’est avec la logique que nous prouvons et avec l’intuition que nous trouvons. Henri Poincaré
L’intelligence intuitive est encore bien plus difficile à évaluer, son développement dépend de nos facultés de dissociations des différentes intelligences, afin d’être à l’écoute de nous-même, de nos ressentis, réceptifs aux signaux et aux codes de celle-ci.
L’intuition est innée et naturelle chez les enfants, donnons-leur la possibilité de la conserver, de ne pas l’éteindre et la faire taire par l’éducation logique et rationnel qui domine nos sociétés.
Et vous, utilisez-vous votre intuition ? Quelle type d’intelligence possédez-vous ?
L’esprit intuitif est un don sacré et l’esprit rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don. A. Einstein
Sources :
www.science-et-vie.com/questions-reponses/chaque-individu-est-il-intelligent-a-sa-facon-10629
www.cerveauetpsycho.fr/sd/psychologie/plusieurs-intelligences-detectees-dans-le-cerveau-8386.php
fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_des_intelligences_multiples
nospensees.fr/modele-dintelligence-de-cattell-lintelligence-fluide-cristallisee/
howardgardner01.files.wordpress.com/2015/04/cerveau_psycho_mars_avril_2015.pdf
Publié par Karine - Naturopathe, sophrologue et également mère de quatre enfants, je suis passionnée de sciences humaines, d’arts et de lettres. Je suis engagée et militante dans plusieurs combats de société pour participer à mon niveau à la rendre plus juste et véhiculer la bienveillance. J’ai depuis peu découvert la piste du Haut Potentiel qui m’a éclairé sur moi-même de façon assez spectaculaire et à considérablement changé ma vie.
Source : https://www.atypikoo.com/fr/mag/formes-dintelligence/
L’intelligence peut-elle être expliquée par la génétique et l’épigénétique ? - Publié : 30 octobre 2025, 15:49 CET, document ‘theconversation.com’
Auteurs : {{}}
https://storage.theconversation.com/zdcl9qwutwbmb1v7ekqeyk6x9sr0Corinne Augé
Professeur en génétique moléculaire et biotechnologie, Université de Tours
https://storage.theconversation.com/ej02oa6v8oy6fiufs79uocux6pwaStéphane MortaudProfesseur neurosciences, CNRS, Université d’Orléans
Déclaration d’intérêts - Corinne Augé a reçu des financements de l’INCa et La Ligue Stéphane Mortaud ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.
Partenaires - Université de Tours et Université d’Orléans fournissent des financements en tant que membres adhérents de The Conversation FR. Voir les partenaires de The Conversation France
DOI https://doi.org/10.64628/AAK.y5wqkwjcc
Nous croyons à la libre circulation de l’information - Reproduisez nos articles gratuitement, sur papier ou en ligne, en utilisant notre licence Creative Commons.
Quelle est la part de l’environnement, en particulier social, de l’épigénétique et de la génétique dans les manifestations de l’intelligence (ou des intelligences) chez l’enfant et chez l’adulte ?{{}}
Le cerveau humain est un organe fascinant, complexe et remanié en permanence.
Au cours du développement de l’embryon, il se développe selon un programme génétique précis. Les cellules souches se divisent, migrent et se différencient en différents types de neurones pour former les réseaux neuronaux qui sous-tendront toutes nos fonctions cognitives, émotionnelles, comportementales et motrices.
Les mécanismes épigénétiques, c’est-à-dire les mécanismes par lesquels une cellule contrôle le niveau d’activité de ses gènes, jouent ici un rôle majeur : méthylation de l’ADN, modification des histones (protéines) et ARN non codants vont soit activer soit réprimer, à la fois dans l’espace et au cours du temps, les gènes nécessaires à la formation et à la migration des neurones, puis à la formation des synapses.
Tandis que le cerveau se construit, chaque neurone reçoit ainsi un ensemble de marques épigénétiques qui déterminent son identité, son activité et sa connectivité aux autres neurones. Ce profil épigénétique, spécifique à chaque type de neurone, se met en place en fonction de signaux environnementaux : contexte hormonal, présence de facteurs morphogéniques (les protéines qui contrôlent la place et la forme des organes), activité électrique naissante. La moindre perturbation peut altérer, cette programmation fine, très sensible non seulement à l’environnement intra-utérin, mais aussi à l’alimentation, voire aux émotions de la future maman.
Des substances comme l’alcool, les drogues, certains médicaments, tout comme les carences alimentaires, peuvent avoir des conséquences durables sur le développement cognitif et émotionnel de l’enfant à naître. Pourquoi ? Parce que les neurones, contrairement à toutes les autres cellules de l’organisme, ne se renouvellent pas. Nous « fonctionnerons » toute notre vie avec les neurones fabriqués in utero.
Le cerveau adulte conserve en réalité une certaine capacité à produire de nouveaux neurones, mais celle-ci est en fait très limitée : jusqu’à 700 neurones par jour. Une goutte d’eau à côté des quelque 86 milliards de neurones qui forment notre cerveau ! Pourtant, cette goutte d’eau joue un rôle crucial. Ces nouveaux neurones vont s’intégrer dans des circuits déjà existants, notamment de l’hippocampe, une structure impliquée dans l’apprentissage et la mémoire. Ce processus participe à la plasticité cérébrale, à la capacité du cerveau à s’adapter aux expériences et à l’environnement.
Pour peu qu’on le fasse travailler, le cerveau continue donc de se construire et surtout de se modifier après la naissance, et ce, durant toute la vie de l’individu… Les mécanismes épigénétiques jouent un rôle important dans ces processus.
L’intelligence, un construit théorique multidimensionnel{{}}
Quand on évoque le fonctionnement du cerveau, la première chose qui nous vient à l’esprit est l’intelligence. Dans l’acception populaire, un cerveau performant est un cerveau intelligent. Mais qu’entend-on par-là ?
Malgré plus d’un siècle de recherches, l’intelligence reste un concept difficile à définir de manière consensuelle. En 1986, les psychologues américains Sternberg et Detterman demandent à une vingtaine d’experts en psychologie et en sciences cognitives de proposer leur propre définition de l’intelligence. Résultat : aucune définition ne fait consensus, bien que des points de convergence se dessinent autour de l’idée d’adaptation, de résolution de problèmes et d’apprentissage. La tradition psychométrique (l’ensemble des tests et mesures pratiqués en psychologie), dominante au XXe siècle, a réduit l’intelligence à un facteur unique (g) mesuré par différents tests, dont celui de quotient intellectuel (QI).
Bien que ces tests aient une valeur prédictive pour certaines performances scolaires ou professionnelles, ils négligent des dimensions que sont la créativité, les compétences sociales ou émotionnelles. Face à ces limites, des modèles alternatifs ont été proposés.
Ainsi, Gardner a introduit la notion d’intelligences multiples, suggérant l’existence de formes distinctes d’intelligence (logico-mathématique, musicale, interpersonnelle), ou encore Sternberg, qui a développé une théorie triarchique, distinguant intelligences analytiques, créatives et pratiques. Enfin, Goleman a popularisé l’idée d’intelligence émotionnelle, aujourd’hui largement reconnue pour son rôle dans la réussite sociale et professionnelle.
En somme, l’intelligence est un construit théorique multidimensionnel, dont les définitions varient selon les cultures, les disciplines et les objectifs de mesure, mais elles partagent toutes l’idée d’une acquisition ou amélioration de capacités cognitives, spécifiques à chaque type d’intelligence. Les neurosciences cognitives ont aidé à mieux localiser certaines fonctions associées à l’intelligence, mais elles n’ont identifié aucun « centre de l’intelligence » unique dans le cerveau. Les capacités cognitives reposent sur des réseaux distribués, complexes et encore imparfaitement compris.
D’un point de vue scientifique, il semble utile de poser certaines questions : l’intelligence a-t-elle des bases génétiques ? Quelle est la part de l’environnement, en particulier social, de l’épigénétique, dans ses manifestations chez l’enfant et chez l’adulte ? Selon leur discipline, les chercheurs sont enclins à défendre soit une théorie environnementale (pour les sociologues) soit une théorie génétique de l’intelligence, que parfois ils opposent.
Les travaux en la matière ne sont pas neutres, puisqu’ils influencent les politiques publiques en matière d’éducation, après être passés par la moulinette des idéaux politiques de leurs instigateurs.
Que nous apprend la littérature scientifique ?{{}}
En tant que phénotype, l’intelligence est définie par les généticiens (de façon assez restrictive) comme une capacité mentale très générale qui inclut le raisonnement, la planification, la résolution de problèmes, la pensée abstraite, l’apprentissage rapide et la capacité à tirer des leçons de l’expérience. Afin d’évaluer cette capacité, on utilise le concept statistique d’intelligence générale (ou facteur g). Le facteur g représente la capacité cognitive commune à toutes les tâches mentales. Cela signifie qu’une personne performante dans un domaine cognitif (mémoire ou raisonnement) tend à l’être aussi dans d’autres. Le facteur g résume, ou mesure, cette co-variation des performances.
Les études sur les jumeaux et sur les familles montrent que l’intelligence présente un taux d’héritabilité d’environ 50 %. Ce taux ne dit pas que l’intelligence est héritée à 50 %, mais que 50 % de ce qui fait varier l’intelligence est dû au génotype. Il soutient l’idée selon laquelle l’intelligence est en partie due à des effets génétiques. Un autre résultat complète ce propos, puisque le taux d’héritabilité de l’éducation passe de 29 % à 17 % lorsque les effets génétiques indirects (pour résumer, l’environnement créé par les parents) sont retirés du calcul, ou que l’on compare le taux d’héritabilité de l’éducation entre enfants adoptés et non adoptés. Cela soutient l’idée que l’environnement contribue aussi à la structure phénotypique de l’intelligence. En réalité, ces calculs devraient réconcilier sociologues et généticiens puisqu’ils disent que l’intelligence est à la fois génétique et environnementale, ce dont les généticiens que nous sommes sont absolument convaincus !
L’intelligence étant en partie déterminée par la génétique, la quête des gènes impliqués a commencé. Trois études génomiques (GWAS) ont identifié respectivement 187, 148 et 205 loci (des emplacements de gènes sur les chromosomes) potentiellement impliqués dans ce phénotype. Il est donc clair qu’il n’existe pas un gène de l’intelligence. Il existe un grand nombre de variantes génétiques indépendantes, chacune d’entre elles représentant une infime proportion de la variation de l’intelligence. Sans surprise, les variants génétiques associés aux résultats des tests d’intelligence sont des gènes liés à la neurogenèse, la différenciation des neurones et des oligodendrocytes (qui fabriquent la myéline) et surtout, la synapse.
La recherche sur les déficiences intellectuelles (DI), et la mise en évidence de gènes associés, est d’une grande aide dans cette quête génétique de compréhension de l’intelligence.
Les généticiens ont répertorié au moins 1 700 formes de déficience intellectuelle qui impliquent un gène majeur. Ces DI peuvent être associées ou non à d’autres syndromes (comme l’autisme). Or, l’épigénétique joue un rôle central dans la régulation de nombreux gènes impliqués dans la DI. Dans le syndrome de l’X fragile, le gène FMR1, qui code une protéine régulant la traduction locale d’ARNm au niveau des synapses – fonction essentielle à la communication neuronale – est éteint par hyperméthylation de son promoteur (le segment d’ADN qui contrôle l’expression du gène). Aucune mutation dans la partie codante du gène n’est observée, mais la protéine n’est plus produite. Les syndromes de Rett ou d’Angelman sont des modèles majeurs de DI épigénétiquement déterminée.
Enfin, il a été récemment montré que des ARN non codants (ne conduisant pas à la production d’une protéine) sont aussi responsables de cas de DI. Il s’agit de petits ARN impliqués dans la machinerie moléculaire qui permet la maturation des ARNm, afin qu’ils puissent, eux, être traduits en protéine. L’existence et l’importance de ces variants non codants ouvrent de nouvelles perspectives pour tous les malades dont la DI n’est pas expliquée par des mutations génétiques, soit environ 50 % des cas.
Le cerveau reste « plastique » tout au long de la vie, et les mécanismes épigénétiques sont des contributeurs forts de cette plasticité. Ils modulent l’expression des gènes impliqués dans la structuration et dans la réorganisation des circuits neuronaux.
Ainsi, nos connexions synaptiques évoluent constamment en fonction de ce que nous vivons, ressentons ou apprenons, permettant au cerveau de s’ajuster continuellement à son environnement. Cependant cette précieuse capacité d’adaptation peut être altérée. Lorsque les mécanismes épigénétiques sont déréglés (par l’âge, par le stress chronique, par l’inflammation…), la plasticité cérébrale s’affaiblit voire disparaît. Cette dégradation est impliquée dans le développement de maladies neurodégénératives (Alzheimer ou Parkinson), de troubles du neuro-développement (spectre autistique) et de certains cancers cérébraux. Les recherches récentes soulignent à quel point épigénétique et santé mentale sont étroitement intriquées.
Cet article est publié dans le cadre de la Fête de la science (qui a eu lieu du 3 au 13 octobre 2025), dont The Conversation France est partenaire. Cette nouvelle édition porte sur la thématique « Intelligence(s) ». Retrouvez tous les événements de votre région sur le site Fetedelascience.fr.
neurosciences génétique intelligence cerveau épigénétique neurones Fête de la science Fête de la science 2025
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Et si nos croyances pouvaient façonner notre intelligence ? - Publié : 27 octobre 2025, 15:55 CET – Publié par ‘theconversation.com’
Auteurs : {{}}
https://storage.theconversation.com/9k16kstplesc1rmnq0a215ewjca6Laurence Picard
Maître de conférences en psychologie, Université Marie et Louis Pasteur (UMLP)
https://storage.theconversation.com/rrzivkg33os9g1mikkqu0b0b8cplAnais Racca
Post-doctorante, Sciences Cognitives Avec et Pour la Société (ANR SCAPS), Université Marie et Louis Pasteur (UMLP)
https://storage.theconversation.com/micodo5ny60qlsk38ptl9uix40njMarie Mazerolle
Professeure de psychologie, Université Marie et Louis Pasteur (UMLP)
https://storage.theconversation.com/tyvzyxu0fqaplvpgrd99o24seiwpRémi Dorgnier
Maître de Conférences en Psychologie Cognitive et des Apprentissages, Université de Rouen Normandie
Déclaration d’intérêts :
Laurence Picard a reçu des financements de l’Agence Nationale de la Recherche, de la Fondation de France, de la région Bourgogne Franche-Comté.
Anais Racca a reçu des financements de l’Agence nationale de la recherche (ANR).
Marie Mazerolle a reçu des financements de l’Agence nationale de la recherche (ANR), de la Fondation de France, de la Région Bourgogne Franche-Comté.
Rémi Dorgnier a reçu des financements de la région Bourgogne Franche-Comté.
Partenaires - Université de Rouen Normandie apporte un financement en tant que membre adhérent de The Conversation FR. Voir les partenaires de The Conversation France
DOI https://doi.org/10.64628/AAK.69se4mqpv
Nous croyons à la libre circulation de l’information - Reproduisez nos articles gratuitement, sur papier ou en ligne, en utilisant notre licence ‘Creative Commons’.
La conception de l’intelligence dite malléable repose sur l’idée que, quelles que soient nos compétences initiales, nous pouvons toujours les développer grâce à l’effort. Shutterstock
Les croyances que l’on entretient sur l’intelligence modèlent nos manières d’apprendre, avec des conséquences directes sur la réussite scolaire. Un constat de la recherche qui invite à développer plus d’actions pour « apprendre à apprendre » aux élèves.{{}}
Être imbattable à la console, réussir une pavlova ou jongler avec trois balles : rien de tout cela n’arrive du premier coup, évidemment ! Tout le monde sait qu’il faut s’entraîner, échouer, recommencer encore et encore, et s’inspirer des conseils de personnes plus expérimentées. Cela nous paraît évident dans ces domaines, du sport à la cuisine… mais beaucoup moins lorsqu’il s’agit de nos capacités intellectuelles.
Qui n’a jamais entendu un élève affirmer qu’il n’est pas « fait pour l’école », ou, à l’inverse, qu’une matière « est faite pour lui », comme si ses aptitudes étaient fixées une fois pour toutes dès la naissance ?
Notre intelligence serait-elle donc la seule compétence qui résiste à l’entraînement et à l’apprentissage ? Assurément pas. Et pourtant, les croyances sur ce sujet restent très répandues, avec des effets bien réels sur la motivation et la réussite scolaire.
Deux manières de concevoir l’intelligence{{}}
Depuis une trentaine d’années, les recherches en psychologie ont montré que deux conceptions de l’intelligence coexistent dans la société. La première, dite fixe, repose sur l’idée que l’intelligence est un don naturel, une capacité innée que l’on possède – ou non – à la naissance, et qu’il serait impossible de faire évoluer.
Les personnes qui adhèrent à cette conception perçoivent les situations d’apprentissage comme des évaluations de leur valeur. Elles cherchent avant tout à prouver leurs compétences et se concentrent sur les bons résultats. De ce fait, elles évitent les situations à risque d’échec, puisque l’échec est alors interprété comme la preuve d’un manque de compétence – perçu comme définitif. C’est pourtant dommage : en privilégiant les tâches qu’elles maîtrisent déjà, elles se privent de précieuses occasions d’apprendre et de progresser.
Dans un autre registre, imaginez si Meryl Streep avait renoncé après qu’on lui eut dit, lors d’une audition pour King Kong, qu’elle n’avait pas un physique de cinéma : elle se serait alors privée de devenir l’une des plus grandes actrices de sa génération. De la même manière, un élève persuadé qu’il n’est « pas fait pour les maths » aura tendance à éviter cette matière – et, en s’y exposant moins, progressera moins, confirmant ainsi sa croyance initiale.
La seconde conception de l’intelligence, dite malléable, propose une vision plus dynamique de nos capacités. Elle repose sur l’idée que, quelles que soient nos compétences initiales, nous pouvons toujours les développer grâce à l’effort, à la persévérance et à l’adoption de stratégies efficaces. Les personnes qui partagent cette vision recherchent les situations qui leur permettent de progresser, même si elles comportent un risque d’échec. Pour elles, l’échec n’est pas une preuve d’incompétence, mais une occasion d’apprendre : les erreurs font partie du processus, car elles indiquent ce qu’il reste à améliorer et soulignent le chemin parcouru.
Loin d’être un simple détail, notre conception de l’intelligence est susceptible d’influencer profondément notre manière d’apprendre, d’enseigner et, plus largement, de réussir à l’école.
Quand les croyances influencent les comportements scolaires{{}}
Depuis trente ans, la question des conceptions de l’intelligence a donné lieu à une abondante littérature scientifique, permettant d’évaluer précisément l’impact de ces croyances sur nos comportements et nos performances. Par exemple, en synthétisant les résultats d’études menées auprès de plus de 400 000 personnes, des chercheuses ont montré que, plus les apprenants avaient une conception malléable de l’intelligence, meilleures étaient leurs performances scolaires.
Un élève en train de faire ses devoirs
Voir l’échec non comme une preuve d’incompétence mais comme une occasion d’apprendre qui aide à progresser dans le travail scolaire. Shutterstock
Puisque les croyances influencent la motivation et la réussite, que se passerait-il si l’on parvenait à convaincre les apprenants que leurs capacités peuvent évoluer ?
Pour le savoir, des chercheurs ont mené des études interventionnelles visant à modifier les conceptions de l’intelligence, puis ont mesuré l’impact sur la motivation et les résultats scolaires. Concrètement, ils intervenaient dans les classes pour présenter les notions de plasticité cérébrale, le rôle constructif des erreurs, ou encore des exemples de personnalités ayant réussi grâce à leurs efforts et leur persévérance.
Les résultats sont très encourageants : de telles interventions permettent aux élèves – en particulier ceux issus de milieux défavorisés ou à risque de décrochage – de faire évoluer leur conception de l’intelligence, de renforcer leur motivation et d’améliorer leurs performances.
Restons toutefois prudents : ces effets, bien que réels, restent d’amplitude modestes, surtout lorsque les interventions ne s’accompagnent pas d’un apprentissage explicite de stratégies permettant d’investir efficacement ses efforts.
Apprendre à mieux apprendre{{}}
Et si la clé n’était pas seulement d’aider les élèves à concevoir l’intelligence comme une capacité malléable, mais aussi de leur apprendre à apprendre – pour que leurs efforts soient dirigés vers les bonnes stratégies ? C’est ce que nous avons testé dans une étude récemment publiée dans le Journal of Educational Psychology.
Spoiler : de courtes interventions en classe permettent bel et bien de modifier les croyances et de promouvoir l’adhésion à une conception malléable de l’intelligence et l’utilisation de stratégies de mémorisation efficaces.
Nous avons rencontré des élèves de CM1 et CM2 de l’académie de Besançon (Doubs). Pendant quatre semaines, tous ont participé à des séances pédagogiques d’une heure animées par un chercheur. Les élèves avaient été répartis aléatoirement en deux groupes. Dans le premier, dit groupe expérimental, les élèves travaillaient sur la malléabilité de l’intelligence, la plasticité cérébrale et découvraient des stratégies de mémorisation efficaces. Dans le second, dit groupe contrôle, ils participaient à des séances de science sans lien avec la motivation ou l’apprentissage (par exemple, sur la thermorégulation chez les animaux).
Avant et après les interventions, nous avons recueilli les conceptions de l’intelligence des élèves à l’aide d’un questionnaire, et testé leurs performances de mémoire. Les résultats sont clairs : après l’intervention, les enfants du groupe expérimental, et uniquement ceux-ci, étaient plus convaincus que l’intelligence se développe grâce aux efforts, utilisaient de meilleures stratégies pour apprendre… et obtenaient de meilleurs scores aux tâches de mémoire.
Oui, il est possible – et utile – de mener des interventions en classe pour aider les élèves à comprendre que l’intelligence se développe grâce aux efforts. Mais pour qu’elles soient pleinement bénéfiques, ces interventions doivent aussi fournir des outils concrets pour apprendre plus efficacement.
Ce changement de regard ne peut toutefois pas reposer uniquement sur les enfants : parents et enseignants jouent un rôle essentiel dans la manière dont ils valorisent l’effort, les erreurs et les progrès. Les études récentes montrent d’ailleurs que les programmes qui associent également les enseignants ont un impact plus durable sur la motivation et la réussite scolaire. En somme, changer les croyances sur l’intelligence, c’est l’affaire de tous !
Cet article est publié dans le cadre de la Fête de la science (qui a lieu du 3 au 13 octobre 2025), dont The Conversation France est partenaire. Cette nouvelle édition porte sur la thématique « Intelligence(s) ». Retrouvez tous les événements de votre région sur le site Fetedelascience.fr.
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Source : https://theconversation.com/et-si-nos-croyances-pouvaient-faconner-notre-intelligence-266398
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– 03/11/2025
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