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"Face à la santé mentale des personnes âgées en danger et à la solitude, un phénomène qui touche aussi les jeunes : des façons de mieux vivre ensemble et de s’intéresser davantage à ce qui nous rapproche qu’à ce qui nous divise" par Jacques Hallard

dimanche 12 octobre 2025, par Hallard Jacques

ISIAS Santé mentale Personnes âgées Jeunes

Face à la santé mentale des personnes âgées en danger et à la solitude, un phénomène qui touche aussi les jeunes : des façons de mieux vivre ensemble et de s’intéresser davantage à ce qui nous rapproche qu’à ce qui nous divise

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 10/10/2025

https://lespetitscitoyens.com/wp-content/uploads/2024/11/Discute-sante-mentale-1024x321.jpg

In Ça existe la santé mentale ? - © Les Petits Citoyens – 2024 – Tous droits réservés – CGV – CGUMentions légales – Association loi 1901 agréée par le ministère de l’Éducation nationale – Source : https://lespetitscitoyens.com/le_journal/ca-existe-la-sante-mentale/

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur


Préambule

Quelques informations préliminaires pour entrer dans le sujet de ce dossier élaboré dans un but didactique

Le trouble dépressif (également connu sous le nom de dépression) est un trouble mental courant. Il se caractérise par la présence d’une humeur dépressive ou d’une perte durable de la capacité à éprouver du plaisir ou de l’intérêt .29 août 2025

Une humeur dépressive est une baisse de moral et une aversion d’activité pouvant affecter le comportement, les émotions et le bien-être physique d’un individu [1]. Elle peut comprendre tristesse, anxiété, sentiment de vide, déception, culpabilité, irritabilité, sentiments d’inutilité ou agitation, et être accompagnée de troubles du sommeil ou de l’alimentation. L’état de dépression doit être diagnostiqué par un professionnel. .. – Source : Wikipédia

Quelles sont les phases de la dépression ?

  • Un manque d’intérêt pour les activités habituelles.
  • Une baisse d’énergie.
  • Des difficultés de concentration.
  • Une perte de désir.
  • Des troubles du sommeil.
  • Des modifications de l’appétit.
    Quels sont les 9 symptômes de la dépression ? Symptômes et typologie - 29 août 2025 :
  • difficultés de concentration ;
  • sentiments de culpabilité excessive ou faible estime de soi ;
  • désespoir face à l’avenir ;
  • idées suicidaires ;
  • troubles du sommeil ;
  • fluctuations de l’appétit ou du poids ;
  • fatigue intense ou perte d’énergie.
    Qu’est-ce qui guérit la dépression ? - Le traitement de la dépression par la psychothérapie. La psychothérapie est recommandée, quel que soit le type de dépression. Elle fait régresser les symptômes dépressifs, diminue la fréquence des récidives ou conduit à la rémission durable.

Actualités - Cap sur les Semaines d’information sur la santé mentale 2025 publié le 06.10.25

Organisées partout en France du 6 au 19 octobre, les Semaines d’Information sur la Santé Mentale (SISM) sont un temps fort annuel destiné à mieux informer, lutter contre la stigmatisation et promouvoir la santé mentale. En cette année de Grande Cause Nationale dédiée à la santé mentale, le thème de la 36ème édition des SISM, « pour notre santé mentale, réparons le lien social », trouve une résonnance particulière.

https://sante.gouv.fr/local/adapt-img/1024/10x/IMG/png/sism2025_sism2022_facebook_851x315.png?1759733507

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), « des liens sociaux de qualité sont essentiels à notre santé mentale et physique ainsi qu’à notre bien-être ».

Avoir un réseau social satisfaisant « procurerait avant tout un soutien permettant de modérer le stress suscité par certains événements ou situations » et pourrait jouer un rôle de protection contre le risque de dépression, comme le rappelle la revue de la littérature scientifique. [1] - Le Psycom est un organisme public d’information, d’orientation et de sensibilisation sur la santé mentale, il coordonne depuis 2013 les SISM, portées par un Collectif national de 25 partenaires.

Temps fort national et moments d’échanges autour de la santé mentale

Pendant ces deux semaines, de nombreux évènements, sur tous les territoires : ciné-débat, ‘escape-game’, karaokés, etc… sont organisés par de multiples acteurs : institutions, associations culturelles et autres, structures de soins, professionnels, collectivités via des collectifs SISM locaux. L’occasion de construire des projets en partenariat pour parler de santé mentale avec l’ensemble de la population et faire évoluer le regard sur ce sujet. Une carte interactive sur le site des SISM permet de retrouver un événement gratuit et ouvert à tous près de chez soi.

Les SISM visent plusieurs objectifs :
Promouvoir une vision globale de la santé mentale à partir d’une thématique définie chaque année,

  • Informer sur la santé mentale, les troubles psychiques les possibilités de rétablissement, ainsi que les droits et la variété de ressources existantes,
  • ‘Déstigmatiser’ les troubles psychiques,
  • Favoriser le développement des ressources pour prendre soin de la santé mentale de la population,
  • Fédérer les personnes qui souhaitent agir en faveur de la santé mentale, construire des événements en partenariat local et ouvrir des débats citoyens,
  • Faire connaître les lieux, les moyens et les personnes pouvant apporter soutien de proximité et information fiable sur la santé mentale.
    Découvrez les grands enjeux des SISM en vidéo avec les explications d’Anne Nomblot, responsable du secrétariat général du collectif national des SISM - A quoi servent les Semaines d’information en santé mentale (SISM) ? par Ministère de la Santé et de la Prévention

Les liens sociaux, remparts dans la lutte contre l’isolement

Thématique 2025 des SISM, les liens sociaux peuvent être définis comme les liens que l’on entretient avec les autres pour nous définir en tant qu’individu et en tant que groupe. Les actions de santé communautaires, créées par et pour les personnes, ainsi que les projets de ‘pair-aidance’, sont essentielles à la promotion du lien social.

Selon la Fondation de France, « [2] il existe de multiples manières de lutter contre l’isolement :

  • Ecouter : espaces et numéros dédiés ;
  • Rassembler : cafés et restaurants sociaux, tiers-lieux de proximité, jardins communautaires, activités culturelles/artistiques partagées ;
  • Rejoindre : aller-vers, porte à porte, veille de proximité, maraudes ;
  • Soutenir : aide aux démarches administratives, lutte contre l’illectronisme, accompagnements aux services médico-sociaux ;
  • Faire participer : engagement dans du bénévolat, dans des activités centrées sur la communauté.
    Les politiques publiques ont un grand rôle à jouer dans la lutte contre l’isolement via la promotion de l’inclusion sociale ou encore, la facilitation de l’accès aux services. Mais tout le monde peut agir à son niveau pour aider à rompre l’isolement des personnes autour de soi, rappelle Psycom dans un communiqué.

Un programme d’animations pour sensibiliser à la santé mentale aux ministères sociaux - A l’occasion de la Grande cause nationale dédiée à la santé mentale, le ministère se mobilise fortement dans sa communication tant auprès des citoyens que des agents. Dans le cadre des SISM, plusieurs actions sont organisées dans les locaux du ministère : projection en avant-première de film et documentaire, présentation de l’association Premiers secours en santé mentale (PSSM) et l’accueil du dispositif Bibliothèque Vivante pour faire tomber les préjugés.

Pour en savoir plus :

Consulter la page de Psycom dédiée aux SISM

[1Santé mentale et lien social - Éducation Santé

[2La crise du Covid interroge notre rapport à la solitude », par Cécile Van de Velde - Fondation de France

Source : https://sante.gouv.fr/actualites-presse/actualites-du-ministere/article/cap-sur-les-semaines-d-information-sur-la-sante-mentale-2025

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Introduction

Ce dossier fait suite à celui-ci :

’La santé mentale des jeunes est au cœur des préoccupations : dépression, idées suicidaires, addictions, troubles du sommeil, récession sexuelle, et synthèse sur la jeunesse en Europe : démographie, identité, opinions politiques’ par Jacques Hallard - 31 août 2025 - ISIAS Société Jeunesse Santé

Les documents sélectionnés pour ce dossier traitent plus spécialement de la santé mentale des personnes âgées, d’une part, des jeunes dans la tranche d’âge des 18-25 ans, d’autre part…

A été ajoutée in fine une publication recommandée du Courrier international -1er octobre 2025 - N°109. « Les liens qui nous font du bien » - Article complet éservé aux abonnés

Les articles choisis pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après

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Sommaire

1. La santé mentale des personnes âgées en danger, l’analyse de la psychiatre Véronique Lefebvre des Noëttes - le 09 janvier 2025 - Modifié le 10 janvier 2025 – Document ‘rcf.fr’

2. Préserver la santé mentale des personnes âgées - Publié le 27/05/2025 – Document officiel ‘solidarites.gouv.fr’

3. La santé mentale des aînés demande plus que des médicaments - ‘Publié le 01-10-2025 à 12h41 – Document ‘lalibre.be’

4. Santé mentale : cette ligne d’écoute en première ligne face à la détresse psychique des séniors - Par Alice Kachaner ⸱ Publié le mercredi 24 septembre 2025 à 06:04 - Provenant du podcast France Inter sur le terrain

5. La solitude, un phénomène qui touche les jeunes - Un article rédigé par Lola Mollaret - Dialogue RCF (Aix-Marseille), le 26 septembre 2025 - Modifié le 26 septembre 2025

6. Prendre soin de la santé mentale des 18-25 ans – Document officiel ‘sante.gouv.fr’ publié le 30.01.25

7. Publication recommandée - Courrier international -1er octobre 2025 - N°109. « Les liens qui nous font du bien » - Réservé aux abonnés

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Aujourd’hui, la santé mentale des personnes âgées est un sujet souvent ignoré malgré son ampleur. Près de la moitié des résidents d’EHPAD sont sous traitement antidépresseur. Parallèlement, la question de la loi sur la fin de vie revient en débat et alimente le problème. L’accès des plus fragiles à l’euthanasie est-il en effet souhaitable ? Analyse et discussion avec la docteure Véronique Lefebvre des Noëttes, psychiatre et gériatre, auteure de l’ouvrage à paraître, Bonne nuit, bonne santé, nous éclaire sur les défis liés à la santé mentale des seniors.

Le vieillissement de la population, phénomène à enjeux

Le vieillissement de la population, phénomène à enjeux

Environ un Français sur quatre se trouve concerné par des troubles psychiatriques au cours de sa vie. Cette problématique touche particulièrement les personnes âgées. Pour en parler, Pierre-Hugues Dubois et Louis Defresne accueillent Véronique Lefebvre des Noëttes, psychiatre et gériatre, auteure de l’ouvrage Quelles évolutions dans l’image du vieillissement ?

Une dépression généralisée chez les personnes âgées

Près de la moitié des résidents de maisons de retraite consomment des antidépresseurs. C’est d’ailleurs le sujet de la ’grande cause nationale’, initiative de sensibilisation de Michel Barnier en septembre 2023. Elle visait à traiter de la protection des personnes vulnérables, enfants et seniors.

Le Covid a exacerbé la situation, avec l’isolement des plus âgés dans les EHPAD. Beaucoup ont été pratiquement séquestrés, sans pouvoir être en contact avec leurs familles. Selon Véronique Lefebvre des Noëttes “l’isolement est un facteur majeur de la dépression.”

La vieillesse en soi n’est pas une maladie, mais en vieillissant, il est plus fréquent de souffrir de plusieurs maux.

Par ailleurs, plus de 800.000 personnes âgées en affection de longue durée (ALD) n’ont pas de médecin traitant. Les médecins ne se rendent plus à domicile, et certains territoires connaissent des déserts médicaux. L’accompagnement médical des personnes âgées est de plus en plus compliqué. Les familles, elles, se déplacent de moins en moins pour rendre visite à leurs aînés. Pour Véronique Lefebvre des Noëttes, « la responsabilité revient d’abord aux familles. C’est à elles d’assurer ce soutien, mais aussi à la puissance publique.”

Les aides mises en place

L’État et les particuliers sont les deux fers de lance de l’aide pour les seniors. L’ État fournit l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), qui s’élève à 1100€ par mois environ. Pourtant, selon la psychiatre, cette somme ne permettrait pas de vivre décemment à Paris ou en Île-de-France. Cette précarité pèse sur les personnes âgées, qui manquent de soins de proximité, notamment dans les campagnes.

Les hôpitaux de villes se caractérisent par une absence de visites extérieures, bien que les patients en soins de longue durée ont droit à des équipes de soignants, dont des médecins et des psychologues. À l’inverse, les EHPAD sont des lieux de vie. Les soignants jouent souvent le rôle d’accompagnants jusqu’à la fin. 

Des associations comme Saint-Vincent-de-Paul apportent du réconfort aux patients. Le rôle des bénévoles est essentiel, mais ce n’est pas un rôle thérapeutique. Leur rôle est de donner de la présence.

Une solution humaine

Dans son livre La force de la caresse, Véronique Lefebvre des Noëttes vous explique l’importance de l’humanité dans les soins, et notamment l’importance de la caresse donnée au patient. Elle précise : 

La caresse provoque une libération des hormones du désir de vivre et à l’attachement, tout en réduisant l’hormone du stress. Ce geste d’humanité est gratuit et essentiel, mais il est souvent négligé dans les protocoles médicaux, qui insistent davantage sur la distance et l’efficacité plutôt que sur la présence.

Cette approche est difficile à appliquer dans les soins, car ces derniers sont souvent trop centrés sur des procédures standardisées et sur la ’juste distance’. Cependant, il est nécessaire d’apprendre la ’juste présence’, sujet qui n’est pas abordé dans les formations publiques.

Une réponse politique mitigée

Selon Véronique Lefebvre des Noëttes, la potentielle évolution législative concernant le suicide assisté peut risquer d’influencer les personnes fragiles. Au Québec ou en Belgique, certains particuliers ont demandé l’euthanasie anticipatoire pour des raisons de précarité sociale. Pour elle, il faut éviter ces dérives, échappatoire sinistre pour les isolés : “Une personne déprimée n’a plus qu’une idée : la fin de la souffrance. Si on lui propose une alternative à la souffrance, elle risque de ne plus voir d’autre option que l’euthanasie.”

Une personne souffrante aurait besoin de l’accompagnement d’une présence, et non de la possibilité de choisir la mort.

“Il est essentiel d’avoir un soignant qui tend la main, pas une seringue.”

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v2.14.0 (21796db) - ©2024 RCF Radio. Tous droits réservés. Images non libres de droits. Source : https://www.rcf.fr/articles/actualite/la-sante-mentale-des-personnes-agees-en-danger-lanalyse-de-la-psychiatre

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    • Préserver la santé mentale des personnes âgées - Publié le 27/05/2025 – Document officiel ‘solidarites.gouv.fr’ - Personnes âgées

Le vieillissement est une période de changements qui peut affecter la santé mentale des personnes âgées. Des événements importants sont susceptibles de déstabiliser leur vie : départ à la retraite, condition physique altérée, perte de mobilité et d’autonomie, maladie, etc. Au-delà de ces aspects, la solitude et l’isolement sont également des facteurs de vulnérabilité qui favorisent le développement de souffrances psychologiques. Les personnes âgées sont plus particulièrement touchées par des problèmes de dépression et des troubles anxieux, nécessitant une vigilance accrue de la part de leurs aidants et leur entourage. 
La santé mentale ne doit pas rester tabou, parlons-en !

Quels sont les facteurs de vulnérabilité des personnes âgées ?

L’isolement social des personnes âgées constitue un facteur aggravant de troubles de la santé mentale, notamment la dépression et l’anxiété. Ce repli peut entraîner une perte d’autonomie progressive et affecter leur capacité à gérer les actes du quotidien, comme l’alimentation ou l’hygiène. 

La solitude nuit également aux capacités cognitives, en limitant les stimulations intellectuelles et les interactions sociales, pourtant essentielles au maintien des fonctions cérébrales. 

Par ailleurs, les problèmes de santé engendrés par le vieillissement naturel et le déclin des capacités fonctionnelles peuvent altérer la santé mentale des personnes âgées. Douleurs chroniques, perte de mémoire, mobilité réduite, nécessitent des traitements au long cours. Au fil des années, les problèmes de santé sont susceptibles de s’accumuler et de créer une détresse psychologique chez les personnes concernées.

Quels sont les signes d’une souffrance psychologique chez les personnes âgées ?{{}}

Des signaux peuvent alerter sur le mal-être durable d’une personne âgée, à distinguer d’une simple baisse de moral passagère : 

  • rapport à soi dégradé  : détérioration de l’image corporelle, hygiène ou apparence négligée ;
  • habitudes alimentaires inhabituelles  : perte d’appétit ou refus de s’alimenter, arrêt d’un régime alimentaire recommandé ;
  • sentiment d’isolement  ;
  • attitude de repli : repli sur soi, mutisme, apathie ;
  • instabilité de l’humeur : agressivité, irritabilité, pessimisme, etc. ;
  • santé altérée  : perte de poids, trouble du sommeil, fatigue inhabituelle et/ou durable, douleurs physiques, symptômes médicaux inexpliqués, plaintes autour de la perte de la mémoire, etc. ;
  • refus de soins et refus ou mauvaise observance d’un traitement ;
  • consommation d’alcool inhabituelle ou de benzodiazépines  ;
  • baisse ou arrêt d’activités : négligences dans l’entretien du logement, diminution ou arrêt des sorties, etc. 
    Quels sont les troubles psychologiques les plus fréquents chez les personnes âgées ?{{}}

Selon l’OMS, environ 14 % des personnes de 60 ans et plus vivent avec un trouble psychique. Les problèmes de santé mentale dont souffrent les personnes âgées sont de différentes natures et peuvent se combiner : 

  • les troubles dépressifs ;
  • les troubles anxieux ;
  • les troubles addictifs (à l’alcool et aux benzodiazépines) ;
  • les troubles cognitifs (maladies neurodégénératives, Alzheimer) ;
  • les troubles du sommeil.
    Ces troubles sont souvent peu ou mal repérés par les professionnels de santé, ou les personnes âgées elles-mêmes. Le regard de la société sur les maladies psychiques et la vieillesse accentue ces difficultés de repérage. Les personnes peuvent se sentir honteuses de demander de l’aide, ce qui aggrave leur isolement et les troubles dont ils souffrent. 

Comment conserver une bonne santé mentale en vieillissant ?{{}}

La souffrance psychologique des personnes âgées n’est pas une fatalité. De nombreuses actions au quotidien permettent de s’en prémunir :

  • Maintenir une alimentation saine et équilibrée{{}}
    La vieillesse peut avoir des effets délétères sur l’alimentation : diminution ou perte d’appétit, perception gustative modifiée, difficultés pour déglutir, trouble de la mastication, mauvaise évaluation des besoins nutritionnels, etc. 

La dénutrition touche environ 4 à 10 % des personnes âgées vivant à domicile. Or, un bon apport énergétique est essentiel pour maintenir des facultés motrices et cérébrales optimales. Une alimentation insuffisante, notamment en protéines, ou de mauvaise qualité peut engendrer une perte de force et accentuer le risque de chutes.

  • Préserver des liens sociaux afin d’éviter l’isolement{{}}
    Les liens sociaux ont une importance fondamentale sur la santé des personnes âgées car ils jouent un rôle clé dans la prévention contre l’isolement social et la solitude. Le fait de maintenir des relations avec des amis, des voisins ou des proches permet de se sentir soutenu et compris, ce qui est essentiel pour préserver une bonne santé mentale. 

Faire du sport, avoir une activité culturelle, artistique ou associative sont autant de pratiques qui permettent de créer du lien social et favoriser une vieillesse active et épanouie. 

Le bénévolat des seniors peut aussi favoriser les relations sociales. La plateforme « Je veux aider » facilite l’accès à l’information sur les différentes offres de bénévolat. Cet outil permet également à des jeunes d’agir auprès des personnes âgées pour les aider dans leur quotidien (balade, rendez-vous médicaux, démarches administratives, etc.).

En savoir plus sur jeveuxaider.gouv.fr.

Pour lutter contre l’isolement et favoriser la détection de fragilités, le dispositif des heures de lien social propose un accompagnement pour les personnes âgées bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) à domicile. Depuis janvier 2024, il permet d’ajouter au maximum 9 heures par mois au plan d’aide des personnes âgées qui en ressentent le besoin.

Pour en savoir plus sur les heures de lien social.

Les maisons des seniors sont des structures dédiées aux personnes âgées où sont proposées des activités sportives, culturelles, manuelles, permettant de maintenir une vie sociale active. Elles sont souvent gérées par des municipalités ou des associations. 

Les centres communaux d’action sociale (CCAS) agissent au quotidien dans le maintien du lien social. Ces structures locales organisent des activités et des événements (repas partagés, sorties culturelles, ateliers) qui permettent aux personnes âgées de rester connectés à leur communauté. Elles offrent également des services d’accompagnement social et de visite à domicile pour lutter contre l’isolement.

  • Pratiquer une activité physique adaptée{{}}
    La pratique d’une activité physique adaptée et régulière permet non seulement de préserver la mobilité et l’équilibre, mais aussi de rompre l’isolement et de renforcer le bien-être psychologique. Le sport, en favorisant les rencontres et en stimulant le corps comme l’esprit, est ainsi un levier clé pour préserver l’autonomie des seniors, et lutter contre les maladies liées à la sédentarité
  • Le site mangerbouger.fr donne de nombreux conseils pour rester en forme après 65 ans.
  • Le site pourbienvieillir.fr fournit des informations pour trouver l’activité physique qui convient à chacun.
    Pour favoriser la pratique du sport auprès des personnes âgées accompagnées en établissement, l’État a introduit, par la loi du 2 mars 2022, la désignation d’un référent activité physique et sportive (APS) dans chaque établissement social et médico-social. Son rôle est d’informer les résidents de l’offre d’APS dans l’établissement et dans l’environnement proche de la structure. Il peut également proposer un plan personnalisé d’APS en lien avec les professionnels de santé intervenant auprès de la personne.

En savoir plus sur le référent sport dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS).

Le ministère en charge des sports et le ministère en charge de la Santé ont lancé en 2019 les maisons Sport-Santé afin d’accompagner les personnes qui le souhaitent dans leur pratique d’une activité physique durable quel que soit leur âge. Ces structures ont pour mission d’informer et d’orienter le public vers les offres d’activité physique adaptée de proximité. Des professionnels de la santé et du sport proposent des programmes sport-santé personnalisés pour répondre aux besoins spécifiques de chacun. 

En savoir plus sur les maisons sport-santé.

  • Repérer rapidement les signes d’alerte des troubles psychiques ou neurodégénératifs{{}}
    Les professionnels du soin et de l’accompagnement jouent un rôle essentiel auprès des personnes âgées, en garantissant un suivi médical adapté à leurs besoins spécifiques mais aussi par leur vigilance vis-à-vis de leur santé mentale. Ils sont les interlocuteurs privilégiés en cas de mal-être psychologique.

Cependant, toute autre personne rencontrant une personne âgée peut être témoin d’une situation d’isolement ou de détresse psychologique. Cela peut être un proche, un voisin, un commerçant, un gardien d’immeuble, le facteur, un bénévole, etc. En fonction de la situation, il existe différentes façons de créer du lien : échanger régulièrement avec la personne, l’informer sur les aides existantes, les activités et temps de convivialité autour de chez elle, contacter un réseau de professionnels et bénévoles, etc.

En savoir plus sur les actions pour lutter contre l’isolement des personnes.

Par ailleurs, la personne vieillissante est souvent accompagnée par un ou plusieurs proches aidants. Le rôle de ces personnes ressources est primordial dans la prévention des problèmes de santé, l’organisation quotidienne des soins et la médiation avec les intervenants au domicile. Grâce à leur contact régulier, ils peuvent repérer plus facilement les signaux d’alerte d’un trouble de santé mentale. Néanmoins, leur propre santé mentale peut être altérée par ce rôle souvent épuisant. 

Le site solidarites.gouv.fr propose une page dédiée aux solutions d’accompagnement pour soutenir le quotidien des aidants.

En savoir plus sur les solutions pour soutenir le quotidien des aidants.

 Pour en savoir plus{{}}

Professionnels {{}}

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Source : https://solidarites.gouv.fr/preserver-la-sante-mentale-des-personnes-agees

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    • La santé mentale des aînés demande plus que des médicaments - ‘Publié le 01-10-2025 à 12h41 – Document ‘lalibre.be’ - Contribution externe
      Des efforts doivent être faits, qui nécessitent des investissements, mais surtout une prise de position claire : reconnaître que la santé mentale des aînés mérite autant d’attention que leur santé physique.{{}}

santé mentale personnes âgées

En 2024, près d’un octogénaire sur quatre prenait des antidépresseurs, contre moins d’une personne sur dix parmi les moins de 40 ans. ©Copyright (c) 2024 Lucigerma/Shutterstock. No use without permission.

Une opinion de Dr Ruud Saerens, médecin aux Mutualités Libres (Partenamut){{}}

Les chiffres des dernières analyses des Mutualités Libres (Partenamut) confirment une tendance claire : plus on vieillit, plus le recours aux psychotropes augmente, tandis que les soins psychologiques perdent du terrain. En 2024, près d’un octogénaire sur quatre prenait des antidépresseurs, contre moins d’une personne sur dix parmi les moins de 40 ans. L’utilisation d’antipsychotiques est aussi élevée : environ un octogénaire sur 15 s’est vu prescrire ce type de médicament au moins une fois au cours de l’année écoulée. En maisons de repos, ces chiffres sont encore plus élevés : près d’un résident sur deux prend des antidépresseurs, et un résident sur trois des antipsychotiques.

À lire aussi Est-on heureux quand on est vieux ? Les personnes âgées s’attribuent un niveau de bonheur supérieur à celui de la population active

Malgré leur riche expérience de vie, leur résilience et leur sagesse, qui peuvent les aider à traverser des périodes difficiles, les personnes âgées ne sont pas à l’abri des problèmes psychiques. Divers facteurs comme les problèmes de santé, deuils ou perte d’autonomie peuvent les rendre plus vulnérables. Et pourtant, elles font relativement peu appel aux services d’aide psychologique. Les chiffres de la convention soins psychologiques de première ligne, créée pour rendre ces soins plus accessibles, montrent que ce sont surtout les jeunes adultes qui y ont recours. Après 65 ans, le recours chute fortement et, chez les plus de 80 ans, il devient quasiment négligeable, malgré le fait que les obstacles financiers aient été en grande partie supprimés dans ce dispositif.

Des signaux qui passent inaperçus{{}}

Pourquoi les personnes âgées recourent si peu à cette forme de soin ? Plusieurs facteurs l’expliquent : une offre de soins correspondant peut-être moins bien à leurs besoins, des contraintes pratiques comme la mobilité, mais surtout il semble exister des barrières plus profondes. Pour beaucoup d’aînés, la santé mentale reste encore un tabou. Les sentiments dépressifs ou les angoisses sont souvent considérés comme normaux avec l’âge, ou il leur manque des mots pour les exprimer. Résultat : ces signaux passent souvent inaperçus tant pour les personnes âgées que pour leur entourage ou le personnel soignant. Ainsi, la demande de soins est souvent sous-estimée.

Des opportunités restent inexploitées pour favoriser le rétablissement psychique avec des thérapies efficaces même à un âge avancé. La santé mentale constitue en effet un pilier fondamental de la qualité de vie, quel que soit l’âge.

S’il existe déjà des initiatives visant à renforcer la résilience mentale et la littératie en santé des jeunes, l’offre pour les aînés reste quant à elle insuffisante.

Les psychotropes peuvent aider dans certaines situations mais leur consommation prolongée comporte des risques considérables : chutes, troubles cognitifs et interactions nocives avec d’autres médicaments. Parallèlement, des opportunités restent inexploitées pour favoriser le rétablissement psychique avec des thérapies efficaces même à un âge avancé. La santé mentale constitue en effet un pilier fondamental de la qualité de vie, quel que soit l’âge.

Indispensable collaboration{{}}

Le Centre Fédéral d’Expertise des Soins de santé et le Vlaamse Ouderenraad avaient déjà formulé, dans leurs rapports respectifs de 2018 et 2020, des recommandations concrètes pour améliorer la santé mentale des aînés. Pourtant, l’écart entre l’utilisation de médicaments et le soutien psychologique reste criant. Pour y remédier, une collaboration entre les différents niveaux de pouvoir est indispensable. Aujourd’hui, le paysage des soins de santé est encore trop fragmenté et la politique concernant les personnes âgées peut facilement se retrouver entre deux feux. La santé mentale doit trouver une place structurelle dans les politiques en faveur des aînés, et pas seulement lorsque la situation est déjà critique.

Que faire ?

  • Renforcer la littérature en santé mentale des personnes âgées et de leurs aidants proches.
  • Mettre en place des campagnes ciblées via des canaux et dans des lieux fréquentés par les personnes âgées.
  • Organiser des sessions sur le stress, le deuil, la dépression, l’anxiété ou d’autres thèmes pertinents pour les aînés, dans le cadre de la convention sur les soins psychologiques de première ligne.
  • Utiliser le témoignage de pairs pour briser les tabous.
  • Intégrer la santé mentale dans les bilans de santé existants ou les soirées d’information sur la nutrition, l’exercice physique ou les maladies chroniques, afin que ces thèmes deviennent aussi banals que la tension artérielle ou le diabète.
  • Élargir l’offre de soutien psychologique spécifiquement destinée aux personnes âgées, et garantir son accessibilité financière et pratique.
  • Adapter les approches thérapeutiques aux besoins des aînés.
  • Rendre le soutien psychologique systématique dans les maisons de repos, notamment au moment de l’admission.
  • Fournir une aide logistique aux personnes âgées pour les déplacements ou recourir à la téléconsultation quand c’est approprié.
    À lire aussi La consommation d’antidépresseurs bondit avec l’entrée en maison de repos : ’Un changement culturel majeur’ est nécessaire

Ces efforts nécessitent des investissements, mais surtout une prise de position claire : reconnaître que la santé mentale des aînés mérite autant d’attention que leur santé physique.

Vieillir ne doit pas rimer avec ’plus de médicaments, moins de dialogue’. Les chiffres parlent d’eux-mêmes mais des solutions existent. Il est essentiel de les appliquer : pour nos parents, grands-parents, et finalement pour nous-mêmes. Comme le chantait Jacques Brel : ’Les vieux ne rêvent plus, leurs livres s’ensommeillent, leurs pianos sont fermés…’ À moins que nous choisissions collectivement d’écouter. Et d’agir.

Les textes qui paraissent dans la rubrique Débats sont des contributions externes, qui n’engagent pas la rédaction. Mission de La Libre

Source : https://www.lalibre.be/debats/opinions/2025/10/01/la-sante-mentale-des-aines-demande-plus-que-des-medicaments-JMZ27XXKLVGNPNSUJX56ERNPKQ/

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Sur le terrain

Les plus âgés souffrent, eux aussi, de problèmes de santé mentale et sont même, de loin, celles qui se suicident le plus en France. L’association ’Petits frères des pauvres’ a ouvert, il y a déjà plusieurs décennies, une ligne d’écoute dédiée aux plus de 50 ans pour faire face à cette situation.

La santé mentale est une question qui touche tout le monde, y compris les personnes âgées. Sujet encore tabou, elles sont de loin celles qui se suicident le plus, avec des niveaux de passage à l’acte chez les plus de 85 ans dix fois supérieurs à ceux des plus jeunes. Pour faire face à ce mal-être, une ligne d’écoute dédiée aux plus de 50 ans existe, ’Solitude écoute’, joignable au 0800 474 788 et mise en place dans les années 1980 par l’association ’Petits frères des pauvres’ et dont nous avons pu visiter les locaux.

Au bout du téléphone, il y a notamment Marie, bénévole de l’association. De l’autre côté, ce monsieur qui parle de son jardin. D’autres parlent de leur chat, du temps qu’il fait, mais tous ont en commun leur isolement, leur solitude. ’Les gens qui disent qu’ils ont perdu leur mari, leurs enfants, plus personne n’est là et plus personne ne m’aime.’ Une carence affective, à laquelle s’ajoutent des soucis de santé, un corps qui vieillit et surtout : une souffrance psychique.

’Certains états, dans le vieillissement, peuvent mettre en situation de vulnérabilité’

’Je ne sers à rien, je l’entends tout le temps. J’écoute, car nombre de personnes âgées ne peuvent pas le dire à leur entourage. C’est trop compliqué’, poursuit Marie, la bénévole.

En France, 16 % des plus de 70 ans connaissent des syndromes dépressifs, un mal-être qui peut glisser vers des crises suicidaires. Le risque de passage à l’acte est accru lors de moments de bascule, de bifurcation. ’Les ruptures sont liées au deuil, aux fins d’activités professionnelles’, explique Sylvie Lattanzi, référente sur les questions de santé aux ’Petits frères des pauvres’. ’Vieillir n’est pas une maladie, en revanche, certains états, dans le vieillissement, peuvent mettre en situation de vulnérabilité.’

Elle rappelle l’importance de la prévention auprès de ces publics vulnérables, 3.000 personnes de plus de 65 ans se donnent la mort chaque année, en France.

Info Société Santé Santé psychologique – Psychiatrie EHPAD – Maisons de retraite Vieillesse – Personnes âgées

L’équipe : Alice Kachaner Journaliste

Épisodes précédents

Au cœur d’une Unité de Vie Protégée pour les malades d’Alzheimer

Quels sont les secrets des ados heureux ?Le Mag de la vie quotidienne

Santé mentale : cette ligne d’écoute en première ligne face à la détresse psychique des séniors

La radio Contacter France Inter - Radio France, aller à la page d’accueil

Source : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/france-inter-sur-le-terrain/rep-fi-sur-le-terrain-du-mercredi-24-septembre-2025-3472979

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    • La solitude, un phénomène qui touche les jeunes - Un article rédigé par Lola Mollaret - Dialogue RCF (Aix-Marseille), le 26 septembre 2025 - Modifié le 26 septembre 2025
      L’invité de Dialogue RCF Jeanne Sialelli, présidente de SOS Amitié Marseille écouter (8 min) - voir les épisodes

’Depuis deux ou trois ans, nous avons beaucoup, beaucoup, beaucoup plus de jeunes qui nous appellent, voire de très jeunes. La plus jeune avait onze ans.’ Au micro de notre journaliste Guillaume Genet, Jeanne Sialelli, présidente de SOS Amitié Marseille, nous alerte sur l’augmentation du nombre d’appels émis par des jeunes touchés par la solitude. Où en est-on en France ?

©Creative commons©Creative commons

Un phénomène qui augmente{{}}

Selon le rapport 2024 sur les solitudes de la Fondation de France, 1 personne sur 10 en France est en situation d’isolement social, c’est-à-dire qu’elle n’a aucun ou très peu de contacts physiques avec d’autres personnes. Contrairement aux idées reçues, le sentiment de solitude connaît un pic marqué chez les jeunes actifs âgés de 25 à 39 ans : plus d’1 sur 3 se sent particulièrement seul, soit deux fois plus que les 60-69 ans. Un phénomène qui n’est pas nouveau, mais qui a été mis en lumière pendant la pandémie de COVID-19.

Les multiples facettes de la solitude{{}}

Chez les jeunes, le sentiment de solitude est plus souvent exprimé qu’avant, car il y a moins de tabous autour de la santé mentale. Mais dans un article de la revue en ligne Enfances Familles Générations, les chercheurs soulignent que cette solitude est multiple. Pendant la pandémie, on pense surtout à la solitude relationnelle liée au confinement. Or, ce sont des solitudes existentielles et politiques qui ressortent de cette recherche, faisant référence à un sentiment de marginalisation ou d’isolement par la société au sens large. Cette dernière touche particulièrement les jeunes vivants loin des grandes villes ou en situation de migration.

Une solitude aux impacts bien concrets{{}}

La solitude n’est pas sans effet sur notre corps. Elle augmente par exemple les probabilités de développer de l’anxiété ou une dépression. Selon l’OMS, depuis 2020, les cas de troubles psychiques chez les jeunes ont été multipliés par deux, voire trois, au niveau mondial. En France, on observe également une inégalité entre les femmes et les hommes. Selon une grande étude du CEReSS (Centre d’Études et de Recherche sur les Services de Santé et la Qualité de Vie), ’la pandémie de COVID-19 a joué un rôle catalyseur, exposant une forte augmentation des troubles psychiatriques chez les jeunes’. Cette hausse des troubles anxio-dépressifs est particulièrement marquée chez les adolescentes et jeunes femmes, dont le nombre d’hospitalisations pour tentatives de suicide a augmenté de 14 % par rapport à 2016.

Ainsi, pour alerter sur la situation et faire grandir le lien social, SOS Amitié à Marseille organise une marche en se donnant la main le 5 octobre le long de la Corniche Kennedy. L’occasion, comme le souligne Jeanne Sialelli, pour rappeler aux personnes présentes ’qu’elles ne sont pas toutes seules’.

L’invité de Dialogue RCF

Cet article est basé sur un épisode de l’émission :

L’invité de Dialogue RCF

L’invité de Dialogue RCF

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RCF – Source : https://www.rcf.fr/articles/actualite/la-solitude-un-phenomene-qui-touche-les-jeunes

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    • Prendre soin de la santé mentale des 18-25 ans – Document officiel ‘sante.gouv.fr’ publié le30.01.25
      La santé mentale est une composante essentielle de la santé. Pourtant, depuis 2018, en France comme à l’international, celle des jeunes s’est dégradée, de manière plus marquée chez les filles. Des outils et dispositifs existent pour agir et prévenir le mal-être avant qu’il ne s’aggrave. En parler avec un professionnel de santé est l’une des premières étapes.

« Il n’y a pas de santé sans santé mentale  » rappelle l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Cet état de « bien-être mental permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive et d’être en mesure d’apporter une contribution à la communauté »

Les bouleversements (physiques, émotionnels, sociaux…) liés à la transition à l’âge adulte, des étapes comme les choix d’orientation, l’entrée dans la vie active ou l’expérience d’exclusion sociale, de conditions socio-économiques défavorables ou d’évènements de vie traumatisants…sont autant de facteurs de risques. Ils peuvent rendre les jeunes adultes plus vulnérables notamment face aux troubles psychiques (dépression, anxiété, pensées suicidaires [1]…), aux troubles des conduites alimentaires et aux addictions.

La pandémie et le confinement ont également fragilisé la santé mentale des jeunes, en témoigne la fréquence des pensées suicidaires et les passages aux urgences qui y sont liés et qui persistent à des niveaux élevés chez les adolescents et les jeunes adultes depuis la crise du Covid-19 [2]

https://sante.gouv.fr/local/adapt-img/884/10x/IMG/png/visuel-rubrique-sante-mentale.png?1756979093

Chiffres clés :

23 % des jeunes ont le sentiment de ne pas prendre soin de leur santé mentale (Source : étude Harris pour le ministère de la Sant, décembre 2024)

55 % des jeunes de 18 à 24 ans ont déjà été affectés par un problème de santé mentale (source : Odoxa/Mutualité française, septembre 2024).

S’adresser à un professionnel de santé {{}}

Face à des signes de souffrance psychique (sentiment d’isolement social, de tristesse, d’angoisse, d’épuisement, voire idées noires…) et des signes physiques (perte du sommeil, de l’appétit…), il ne faut pas hésiter à s’adresser rapidement au professionnel de santé le plus accessible : médecin traitant, service de prévention et de santé au travail, service santé étudiante, psychologue…pour obtenir écoute, soutien, conseils adaptés et être, si besoin, redirigé vers un service / une structure ou un professionnel spécialisé.

Mon Bilan Prévention accessible aux 18-25 ans, est un dispositif de prévention qui permet notamment de faire le point sur son bien-être mental, de bénéficier de conseils personnalisés et d’être orienté, si l’état de santé le nécessite, vers un professionnel ou une structure adaptée en cas de besoin d’évaluation ou de suivi. Cette consultation prise en charge à 100 % est proposée par des médecins, infirmiers, pharmaciens et/ou sage-femmes qui participent à ce dispositif.

Consultez l’annuaire des professionnels de santé proposant Mon Bilan Prévention sur Santé.fr

Des possibilités d’accompagnement psychologique sans frais{{}}

Le dispositif Mon Soutien psy permet à toute personne, dès l’âge de 3 ans présentant des troubles psychiques d’intensité légère à modérée, de bénéficier de 12 séances d’accompagnement psychologique par an prises en charge par l’Assurance maladie. Pour y avoir accès, il est nécessaire au préalable de prendre rendez-vous avec un psychologue partenaire du dispositif ou de consulter son médecin ou sa sage-femme afin d’évoquer le besoin en accompagnement psychologique.
De façon cumulative, les étudiants inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur reconnu par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et en situation de mal-être peuvent bénéficier du dispositif Santé Psy Etudiant. Gratuit, il permet de réaliser jusqu’à 12 séances avec un psychologue partenaire.

Des ressources accessibles gratuitement {{}}

Des lignes d’écoute : {{}}

Le numéro national de prévention du suicide 3114, accessible gratuitement 24h sur 24 et 7 jours sur 7 en tout point du territoire national, s’adresse aux personnes en souffrance psychique, à leur entourage et aux professionnels qui les accompagnent. Ce service est assuré par des professionnels du soin, infirmiers ou psychologues spécifiquement formés à l’écoute, l’évaluation, l’orientation et l’intervention auprès des personnes en crise suicidaire.

Le Fil Santé Jeunes est un service anonyme et gratuit à destination des 12-25 ans sur les différents aspects de leur santé, notamment la santé mentale et le bien-être. Dispensé par des professionnels, il et propose une ligne d’écoute au 0800 253 236 accessible 7 jours sur 7 de 9h à 23h, un forum, un tchat et un site internet mettant à disposition de l’information permettant une orientation vers des structures spécialisées (lieux d’accueil et d’écoute, maisons des adolescents, structures de soins…).

Des dispositifs spécifiques pour les étudiants

  • Nightline est une association proposant une ligne d’écoute nocturne de 21h à 2h30 et un tchat tenus par des étudiants bénévoles formés à l’écoute, ainsi que des ressources sur la santé psychique.
  • Cnaé (Coordination Nationale d’accompagnement des étudiantes et des étudiants) est un service d’écoute, d’accompagnement et de signalement dédié aux étudiants vivant des situations de mal-être, de violence ou de discrimination. La ligne est accessible au 0 800 737 800, de 10h à 21h en semaine et de 10h à 14h le samedi.
    Des informations en santé mentale {{}}

Psycom, organisme public d’information sur la santé mentale, offre sur son site internet des contenus complets d’information, d’orientation et de sensibilisation sur la santé mentale. Il propose de nombreuses ressources pour accompagner les personnes dans leur recherche d’aide et recense l’ensemble des annuaires locaux de structures de soins et d’accompagnement, lignes d’écoute et associations d’entraide.

Le Fil Good est une action de communication de Santé publique France à destination des jeunes de 11 à 24 ans. Cinq courtes vidéos diffusées sur les réseaux sociaux font la promotion de comportements favorables à la santé mentale.

Le saviez-vous ? Il est possible de se former au secourisme en santé mentale. Ce programme, mis en place en France depuis 2018, est conçu sur le modèle des gestes qui sauvent. Il vise à une meilleure connaissance de la santé mentale, des troubles psychiques, de leur repérage et des conduites à tenir en cas de problème ou de crise.

Pour plus d’informations : consultez le site de PSSM France

Pour en savoir plus :

[2Sante publique France - Point mensuel

Ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles

ContactsArchives presse

Source : https://sante.gouv.fr/actualites-presse/actualites-du-ministere/article/prendre-soin-de-la-sante-mentale-des-18-25-ans

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    • Publication recommandée - Courrier international -1er octobre 2025 - N°109. « Les liens qui nous font du bien » - Réservé aux abonnés - Hors-série

      Couverture

Partout dans le monde, de la sphère de l’intime au champ politique, se réinventent des façons de mieux vivre ensemble. Contre l’individualisme et la polarisation, éloge du collectif.

Partout dans le monde, de la sphère de l’intime au champ politique, se réinventent des façons de mieux vivre ensemble. Contre la radicalisation de nos sociétés et la montée de l’individualisme, éloge du lien social à travers les reportages et les réflexions de la presse étrangère.

Logo

Courrier internationalPublié le 1 octobre 2025 à 05h00

Cet article est issu de Réveil Courrier. Chaque matin, dès 6 heures, un résumé de l’actualité du jour. “Les liens qui nous font du bien”, un hors-série de “Courrier international” publié le 1ᵉʳ octobre 2025.

C’est une idée fondée sur un ressenti, une envie partagée. Depuis de longs mois, nous chroniquons une actualité marquée par les crises, la radicalisation des débats et la montée des extrêmes, nous racontons des sociétés atomisées et l’urgence climatique, des guerres qui s’enchaînent et des inégalités qui se creusent. Mais nous essayons dans le même temps de repérer des signaux, même faibles, qui dessinent une autre voie que celle tracée par le catastrophisme ambiant, que ce soit à l’échelle individuelle ou collective.

À lire aussi : Santé mentale. Du Zimbabwe à Washington, le succès des thérapies sur banc public

Ce sont tous nos dossiers, élaborés à partir de reportages ou d’analyses repérés dans la presse étrangère (“Habiter le monde autrement”, “Les amis pour la vie”, “Pourquoi court-on ?” – pour être ensemble –, “Ce qui nous lie” – évidemment –, mais aussi “Lire pour aller mieux”), qui ont nourri ce hors-série.

Dans ces moments de fatigue informationnelle, de crispations tous azimuts, pourquoi, comme le défend Lena Gorelik dans la Süddeutsche Zeitung, ne pas s’intéresser davantage à ce qui nous rapproche qu’à ce qui nous divise ? “Il est facile de parler de ce qui sépare, écrit-elle. Les fractures et les blessures se voient. Elles laissent une méfiance, de la colère, des déceptions, des cicatrices qui nous incitent à rester sur nos gardes. […] À notre tour, nous séparons, nous construisons des murs.”

C’est tout l’inverse que nous vous proposons ici, sans angélisme aucun. Simplement, nous avons cherché partout sur la planète des reportages, des analyses, des idées sur ce qui au fond fait société et nous rassemble. Comment réinventer des façons de mieux vivre ensemble ?

À lire ce hors-série, on comprend que, partout, c’est à l’échelle locale que se retissent des liens vitaux pour chacun d’entre nous, c’est là que se recrée du collectif. Ce sont ces communautés de vie en Italie où s’expérimentent le partage, la mise en commun, les familles choisies ; ce sont aussi les tontines au Burkina, qui permettent à des femmes notamment de devenir enfin propriétaires ; ou encore ces habitants d’une ville de Belgique qui accueillent chez eux des personnes atteintes de maladie mentale ; des thérapies sur les bancs publics au Zimbabwe, ou un réseau social sans algorithme et sans haine aux États-Unis.

À lire aussi : Reportage. “Le bonheur arrive par contagion” : en Italie, une communauté contre l’individualisme

ans ce numéro, il est question de la fête comme ciment de l’identité en Bachkirie, mais aussi de politique du logement à Singapour ou à Vienne, ville modèle en matière de logement et de mixité sociale, de cohabitation générationnelle, de solidarités et de remèdes contre la solitude. De nos amis, de nos amours, de nos voisins…

Tout ce qui fait du lien, et du bien aussi. Bonne lecture.

Claire Carrard - Sur le même sujet

États-Unis. Front Porch Forum, le réseau social qui rend aimable

Société. Les “GemÖk”, ces Allemands qui partagent tous leurs revenus

Entretien. Liu Thai Ker, architecte singapourien : “Ce qui est sain, c’est de faire cohabiter les gens”

Opinion. Il faut un ministère de l’amitié !

HORS-SÉRIE Pour son nouveau hors-série, Courrier international change de registre et propose une réfl exion sur l’importance du lien social, illustrée par des exemples venus du monde entier.

Je commande → - Source : https://www.courrierinternational.com/article/en-kiosque-notre-nouveau-hors-serie-les-liens-qui-nous-font-du-bien_235179

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Dans ce numéro en kiosque :

“Le bonheur arrive souvent par contagion” : en Italie, une communauté contre la solitude.

Reportage. “Le bonheur arrive par contagion” : en Italie, une communauté contre l’individualisme L’Espresso 1 octobre 2025

En kiosque. Notre nouveau hors-série : “Les liens qui nous font du bien” Courrier international 1 octobre 2025

Société. Les “GemÖk”, ces Allemands qui partagent tous leurs revenus Der Spiegel 14 septembre 2025

Neurosciences. Être sociable, un secret pour vieillir en bonne santé ? The New York Times 12 septembre 2025

Vu des États-Unis. En France, les bancs publics cristallisent les enjeux d’accès à l’espace public The Christian Science Monitor 25 août 2025

Reportage. Sur la Fraueninsel, l’île allemande des “stakhanovistes du tricot” Süddeutsche Zeitung 23 août 2025

États-Unis. Comment se préparer à l’apocalypse quand on est de gauche ? he Observer 3 août 2025

Économie solidaire. L’incroyable succès des tontines immobilières au Burkina Faso CENOZO 26 février 2024

Soirée Expat 2025 Préparez votre aventure à l’étranger dès maintenant ! Tables rondes, rencontres et cocktail pour échanger sur toutes les bonnes pratiques pour expatriation. Je m’inscris →

Source : https://www.courrierinternational.com/magazine/2025/109-hors-serie

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Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant

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– 10/10/2025

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

Site : https://isias.info/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Santé mentale Personnes âgées Jeunes.7.docx

Mis en ligne bénévolement par le co-rédacteur par Pascal Paquin https://fr.linkedin.com/in/pascal-paquin-a85690296 - comme toutes les autres contributions publiées sur ISIAS !

https://isias.info/local/cache-vignettes/L99xH99/10000000000000c8000000c80ff59cec-f91e7.jpg?1752136363

[Pascal Paquin – Ses travaux sur https://yonnelautre.fr/ ]

Mis en ligne via Yonnelautre.fr : un site des alternatives, d’éducation populaire, un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, sans subvention, indépendant de tout parti, un site sans Facebook, Google+ ou autres GAFA, sans mouchard, sans cookie tracker, sans fichage, et à empreinte numérique réduite, un site entièrement géré sous Linux et avec l’électricité d’Énercoop , géré par Yonne Lautre : https://yonnelautre.fr

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