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"Célébrer le Nouvel An juif dans la tourmente avec les rabbins Delphine Horvilleur et Yann Boissière et découvrir l’historienne franco-tunisienne Sophie Bessis répondant à ceci : notre Histoire et l’Occident sont-ils "judéo-chrétiens" ?" par Jacques Hallard
mardi 7 octobre 2025, par
ISIAS Histoire Judaïsme
Célébrer le Nouvel An juif dans la tourmente avec les rabbins Delphine Horvilleur et Yann Boissière et découvrir l’historienne franco-tunisienne Sophie Bessis répondant à ceci : notre Histoire et l’Occident sont-ils ’judéo-chrétiens’ ?
Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 06/10/2025
Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur
Le miel et les pommes, et en particulier les pommes trempées dans du miel, sont l’un des symboles de Rosh HaShana - la fête du Nouvel An juif - Wikipédia
Quelques repères culturels et portraits de personnalités citées dans ce dossier, avant d’entrer dans ce dossier préparé à des fins pédagogiques
Nouvel An juif - En 2025, le passage à la nouvelle année se fait du lundi 22 au mercredi 24 septembre selon le calendrier hébraïque, et il marque le début de l’année 5786. Roch Hachana, qui signifie « tête de l’année » en hébreu, est célébrée sur deux jours.20 septembre 2025
Tishri (en hébreu : תשרי, « tishri », « tichri », « tishrei » ou « tisseri ») est le 1er mois de l’année civile et le 7e mois de l’année ecclésiastique du calendrier hébraïque. C’est un mois automnal de trente jours. Le nom « tishri », d’origine akkadienne (tašrītu : « commencement », de šurrû : « commencer »), était largement utilisé depuis la captivité à Babylone, apparaissant dans le Talmud et le Targoum d’Onkelos. Le Baal Hatourim dans son commentaire sur la Torah dans Béréchit 1:1 dit qu’en inversant les lettres de בראשית (Béréchit - Au commencement) on obtient א בתשרי (soit 1er tishri)… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tishri
Roch-hachana - hébreu : ראש השנה, prononcé /ʁɔʃ a.ʃa.na/ ; nom complet : ראש השנה לשנים, roch hachana lachanim, « commencement des années civiles ») est une fête juive célébrant la nouvelle année civile du calendrier hébraïque. Appelé dans la Bible Zikhron terouʿa (Lévitique 23:24, « souvenir de la sonnerie ») ou Yom terouʿa (Nombres 29:1, « jour de la sonnerie »), laquelle s’effectue au moyen d’un chofar taillé dans la corne d’un bélier, le jour devient dans la tradition rabbinique celui du jugement de l’humanité, et inaugure une période de dix jours de pénitence dans l’attente du grand pardon accordé aux repentants (Yom Kippour). La sonnerie du chofar sur différents rythmes invite dès lors l’assemblée à la techouva (« repentir »), ancêtre hébraïque de l’examen de conscience des chrétiens. Une coutume plus tardive s’est développée sous l’influence du Talmud de Babylone consistant à tenir un repas rituel, le seder leil Rosh Hashana (he) (séder de Roch Hachana (en)) au cours duquel les Simana milta, des mets « signes des temps » dont une pomme trempée dans le miel et une grenade, sont consommés dans un but propitiatoire. Elle est fêtée, en terre d’Israël comme en diaspora, les deux premiers jours du mois de tishri qui tombe, selon les années, en septembre ou en octobre dans le calendrier grégorien… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Roch_Hachana
Kippour, Yom Kippour : (hébreu : יום כיפור, « le jour de la propitiation »), également appelé le Jour du Grand Pardon, est un jour saint du judaïsme. Fixé au dixième jour du premier mois de l’année juive civile, il est observé au temps des Temples de Jérusalem par un chômage complet, un jeûne et un rituel élaboré au cours duquel un bouc chargé des fautes d’Israël est envoyé dans le désert tandis que le grand-prêtre d’Israël pénètre pour la seule fois de l’année dans le Saint des saints afin de se présenter à Dieu. Après la destruction des temples, seul le souvenir de ce rituel subsiste dans la liturgie ; la loi juive appuie en revanche sur le chômage et diverses privations outre le jeûne pour réaliser au mieux la « mortification des esprits » décrétée par la Bible. Les rabbins rapportent que Dieu signe en ce jour le destin du peuple juif pour l’année à venir, et rappellent à la suite des prophètes que ce jour expie seulement les fautes commises envers Dieu mais non envers autrui ; ils enseignent de surcroît qu’il est, en dépit de sa solennité et de son austérité, l’un des jours les plus attendus et joyeux du calendrier juif. Yom Kippour a lieu en septembre ou en octobre dans le calendrier grégorien selon les années. Devenu au fil du temps le point culminant d’une période pénitentielle d’au moins dix jours, il est marqué par un chômage et un jeûne complets, ainsi qu’une longue prière répartie en cinq offices, et enrichie de nombreuses compositions liturgiques déclamées par un chantre souvent recruté pour l’occasion. Le jour se manifeste dans toute sa solennité, où il est observé par la majorité de la population juive à divers degrés, y compris parmi les non-pratiquants… - Wikipédia
Soukkot ou Souccot (en hébreu : חַג הַסֻּכּוֹת, Hag haSoukkot, « Fête des Cabanes », « des Huttes », « des Tentes » ou « des Tabernacles »), est l’une des trois fêtes de pèlerinage prescrites par la Torah, au cours de laquelle on célèbre dans la joie l’assistance divine reçue par les enfants d’Israël lors de l’Exode et la récolte qui marque la fin du cycle agricole annuel. Elle est fêtée à partir du 15 tishri (qui correspond, selon les années, aux mois de septembre ou octobre dans le calendrier grégorien) et dure sept jours, outre le ou les deux jours de la fête suivante, Chemini Atseret. Seul le premier jour (ainsi que le deuxième dans le judaïsme orthodoxe de la diaspora) est totalement férié. Divers rites de commémoration de l’événement historique ou de propitiation pour obtenir l’abondance des pluies et des récoltes s’y rattachent, parmi lesquels la prescription pour les Juifs de résider (au minimum prendre leurs repas) dans une soukka (une sorte de hutte, souvent décorée), et celle des quatre espèces végétales…. – C’est un Fête joyeuse commémorant l’Exode et la fin de l’année agricole… - Wikipédia
Date de Soukkot en 2025 : soirée de lundi 06 octobre 2025 au lundi 13 octobre 2025
Simhat-Tora Sim’hat Torah (hébreu שמחת תורה « joie de la Torah ») est une fête juive, d’origine rabbinique, fêtée le 23 tishri (le 22 en Terre d’Israël), au cours de la fête biblique de Chemini Atseret, et marque la fin du cycle annuel de lecture de la Torah. Elle est célébrée à la synagogue par les orants qui défilent autour de la bima (estrade de lecture) en chantant et en dansant avec les rouleaux de la Torah. Aux origines de Sim’hat Torah - Les célébrations de Sim’hat Torah ne sont pas mentionnées dans le Talmud. Celui-ci ne connaît que le « second jour de Chemini Atseret » (qui n’a cours qu’hors de la Terre d’Israël), et ce second jour ne diffère du premier que sa haftara (section de lecture, généralement choisie dans les Livres prophétiques) [1]. La fête apparaît pour première fois dans un livre de la période des gueonim, qui recense les différences entre les rites et coutumes des gens de l’Est (Babylone) et de l’Ouest (la terre d’Israël) : les premiers centralisent la lecture de la Torah et la divisent en 54 sections de lecture, de sorte que le cycle est bouclé en un an tandis que les seconds suivent un cycle triennal d’instauration plus ancienne (il est attesté dans le T.B. Meguila 29b), laissant en outre son autonomie à chaque lieu. En conséquence, la dernière section est lue chez les premiers « lors de la fête de Souccot » tandis que les seconds terminent qui toutes les 154 semaines, qui toutes les 167, qui toutes les 141[2] (ces distinctions existent encore au temps de Maïmonide, où la communauté des « Irakiens » suit le cycle annuel alors que les Juifs originaires de la terre d’Israël s’en tiennent à leur coutume, dont Maïmonide précise « qu’il est moins répandu. » Benjamin de Tudèle note cependant que ces Juifs ont pour usage de rejoindre leurs frères babyloniens lors de leur célébration). Peu auparavant, Amram Gaon indique dans son Seder qu’une nouvelle haftara, le premier chapitre du Livre de Josué, est assignée au second jour de Chemini Atzeret[3]. Comme les haftarot présentent un lien thématique avec la parasha (section de la Torah) du jour, et que le premier chapitre de Josué fait immédiatement suite au récit du Pentateuque, on peut en inférer que la coutume de lire en ce jour, et non un chabbat, la dernière parasha de la Torah est établie à cette époque. Des hymnes et poèmes particuliers y sont déjà récités : le Seder mentionne que Saadia Gaon interdit la récitation d’Asher biglal avot (un poème liturgique acrostiche, où la première lettre de chaque vers suit l’ordre de l’alphabet hébreu) en deçà de la lettre pe (car ce qui suit ne présente aucun rapport ni intérêt) [3]. Le système babylonien est adopté par l’ensemble des juifs (orthodoxes) de par le monde, y compris en terre d’Israël (un cycle triennal est repris par certaines communautés progressistes, mais elles fêtent toujours Sim’hat Torah de façon annuelle [4])… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sim%27hat_Torah
Date de Sim’hat Torah en 2025 : soirée de mardi 14 octobre 2025 au mercredi 15 octobre 2025
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Delphine Horvilleur, née le 8 novembre 1974 à Nancy, est une écrivaine [1] et femme rabbin française appartenant à l’organisation juive libérale Judaïsme en mouvement, issue du Mouvement juif libéral de France et de l’Union libérale israélite de France [2],[3]. Elle est membre du Conseil des rabbins libéraux francophones ainsi que directrice de la rédaction de la revue Tenoua. Biographie – Origines – Delphine Horvilleur naît à Nancy. Ses grands-parents paternels sont originaires d’Alsace-Lorraine et ses grands-parents maternels sont issus des Carpates, « survivants des camps de concentration, où ils avaient perdu chacun conjoint et enfants », ayant migré ensuite en France et y ayant fondé une famille [4],[5]. Son grand-père paternel a mené des études rabbiniques au séminaire israélite de France avant de renoncer à devenir rabbin pour passer l’agrégation de lettres puis devenir proviseur de lycée [6]…
Delphine Horvilleur (2019) - Wikipédia
Yann Boissière, né le 27 janvier 1962 à Lille, est un rabbin libéral français. Il officie à la synagogue Beaugrenelle, du Judaïsme en mouvement, située dans le 15e arrondissement de Paris. Il est le fondateur et président de l’association de dialogue interconvictionnel « Les Voix de la Paix ». Biographie - Yann Boissière étudie la linguistique et la civilisation anglo-saxonne à l’université Sorbonne-Nouvelle et à l’université de Bourgogne de Dijon, puis la réalisation au Conservatoire libre du cinéma français à Paris. Pendant 15 ans, il est scénariste pour le cinéma et la télévision [1]. Il est également créatif publicitaire en recherche de noms de marques et de nouveaux produits [2]. À la suite d’un enseignement de Pierre-Henri Salfati, qui lui semble le révéler à lui-même, Boissière se convertit au judaïsme. De 1999 à 2007, il enseigne et dirige le Talmud Torah à la synagogue de Beaugrenelle, dans le 15e arrondissement de Paris [3]. Il étudie l’hébreu et la théologie juive à l’université Paris-Sorbonne et à l’École des hautes études en sciences sociales. Il participe à la traduction du penseur juif contemporain Yeshayahou Leibowitz aux côtés de Gérard Haddad dans deux ouvrages en 2007 et 2010 [4],[5]. À Jérusalem, il suit les cours de la Conservative Yeshiva (Fuchsberg Jerusalem Center) et de l’Institut Steinsaltz [6]. Il soutient son mémoire de fin d’études au séminaire rabbinique de l’université de Potsdam, le (en) Abraham-Geiger Kolleg. Le 23 novembre 2011, il est ordonné rabbin à Bamberg, en Allemagne [7]. En 2012, il devient rabbin de la synagogue Beaugrenelle, aux côtés de Delphine Horvilleur, qui y officie depuis 2008. La synagogue est membre du Mouvement juif libéral de France (MJLF, fondé en 1977 par Daniel Farhi) puis en 2019 de Judaïsme en mouvement [8],[9],[10],. Intéressé par le dialogue interreligieux, Yann Boissière donne des conférences à la Fraternité d’Abraham, l’Amitié judéo-chrétienne de France, Coexister, et enseigne au Collège des Bernardins et à Espace culturel et universitaire juif d’Europe (ECUJE) à Paris[11],[12],[13],[14]. Il est secrétaire général du conseil d’administration de l’Institut des hautes études du monde religieux (IHEMR) [15]. À la suite des attentats de janvier et du 13 novembre 2015 en France, avec notamment l’attaque meurtrière contre la rédaction de Charlie Hebdo et la prise d’otages du magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes, il organise le 22 mars 2016 à hôtel de ville de Paris une journée interconvictionnelle pour la paix [16],[17],[18],[19]. Sont présents, outre la maire de Paris Anne Hidalgo, de nombreuses personnalités civiles et religieuses [note 1],[note 2]. Il fonde alors d’association Les Voix de la paix, dont il est président [20],[21]. En 2022, il organise un voyage d’étude en Israël et dans les territoires palestiniens, avec 63 personnes [22],[23],[24]. Il réalise à son retour une exposition itinérante, illustrée par des photographies de Karine Sicard Bouvatier [25]. Il intervient également auprès de think tank dans le monde de l’entreprise [26]… -
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cd/Yann_BOISSIERE.jpg/330px-Yann_BOISSIERE.jpgLe rabbin, écrivain et philosophe Yann Boissière Wikipédia
Sophie Bessis : (arabe : صوفي بسيس), née en 1947 à Tunis, est une historienne et journaliste féministe[1] franco-tunisienne[2]. Biographie – Famille : Sophie Bessis est issue d’une famille de la bourgeoisie juive tunisienne [3],[4]. Elle est la fille de Juliette Bessis, historienne et ancienne membre du Parti communiste tunisien, et d’Aldo Bessis, responsable communiste et militant syndicaliste. Son grand-père, le bâtonnier Albert Bessis, a été ministre et député [4] … -
Sophie Bessis, grand témoin au Festival international de géographie 2011. Wikipédia
NB. Ne pas confondre Sophie Bessis avec Sandra Bessis
Note sur Sandra Bessis : née tunisienne, elle vit successivement dans son pays natal et dans divers pays avant de s’installer en France, où elle habite depuis l’âge de 18 ans.
Parallèlement à ses études universitaires littéraires, elle étudie le chant, avec Suzy Sachs d’abord, et Françoise Semellaz plus tard. Depuis plusieurs décennies, elle parcourt le territoire des chants séfarades et des musiques de la Méditerranée, se produisant sur de nombreuses scènes et festivals, tant en France qu’à l’étranger, travaillant également à diverses créations en compagnie d’autres artistes, sur le thème de la rencontre entre les traditions musicales du bassin Méditerranéen. Son premier CD, d’une lointaine Espagne, paraît en 1992. Avec le flûtiste John Mac Lean, elle se promène dans le répertoire des chants judéo-espagnols en laissant libre cours à la créativité et à la fantaisie, jouant sur les timbres et les instruments. Son quatrième CD, Entre deux rives, fruit d’un enregistrement « live » à la Synagogue de Carpentras, avec Rachid Brahim-Djelloul et Anello Capuano, sorti en 2005, opère une sorte de retour aux sources, croisant chants séfarades et autres chants de la Méditerranée, arabo-andalous notamment. En 2006, elle crée à Paris, avec Rachid Brahim-Djelloul et Noureddine Aliane, un spectacle mêlant bribes de contes, Bouqalat, poésies populaires des femmes d’Alger, fragments d’histoires, d’Histoire, venant ponctuer romances, kantigas et mouwachahat. Déambulation jouant sur les registres à la fois parlé, chanté, joué, parcourant à nouveau les chemins de la transmission, d’une rive à l’autre de la Méditerranée. Avec l’ensemble Naguila, elle participe au ‘voyage de Sefarad’, spectacle créé à Montpellier en décembre 2009. De 2010 à 2013 elle est une des deux chanteuses invitées à la dernière création de Bratsch, Orient mon Amour, mélodies et poèmes des rivages méditerranéens. Le spectacle, qui réunit 17 musiciens autour du poète Salah el Hamdani, est accueilli entre 2010 et 2013 par de nombreuses scènes nationales françaises. Habitée par le goût des mots, du dévoilement de la parole intime, elle co-crée en 2013 au Théâtre de l’Epée de Bois, à la Cartoucherie de Vincennes, avec Mireille Diaz-Florian et l’accordéoniste Jasko Ramic, la lecture en musique : Toute chose au monde m’est nouvelle, textes et poèmes d’Aimé Césaire, Mahmoud Darwich, Saint John Perse, Anna Seghers, Sophie Bessis, Nancy Huston et Leïla Sebbar, et signe un peu plus tard un spectacle solo entre paroles et musiques, mettant en scène, en voix, une femme laissant remonter en elle traces, ombres et parfums du Mare Nostrum, échos et romances des exilés, et quelques figures de femmes. Depuis 2015, ce spectacle, jouant sur l’intimité avec le public, a été accueilli plus d’une quarantaine de fois en France, en Italie. Cordoue 21 – Sur les traces de Sefarad, sorti en 2014, est son cinquième CD consacré à ces répertoires. Elle y réunit autour d’elle Rachid Brahim-Djelloul au violon et à la voix, Noureddine Aliane au ‘oud, au mandole, Jasko Ramic à l’accordéon, Yousef Zayed aux percussions et au bouzouk, Théo Girard à la contrebasse et Araik Bakhtikian au doudouk, pour un nouveau voyage musical, libre déambulation en mer Méditerranée, se jouant des langues et de leurs identités respectives. En décembre 2022, toujours à la Cartoucherie, avec la comédienne Fatima Soualhia Manet et le musicien Marius Pibarot, elle met en espace Ce que leur disent les anges, lecture musicale qu’elle a conçue en faisant se rencontrer les textes d’Annemarie Schwartzenbach, écrivaine-voyageuse prématurément disparue en 1944, et la chanteuse-poète Patti Smith. Ses concerts sont une invitation au voyage dans l’univers musical puisant aux sources de l’Andalousie médiévale, puis continuant de cheminer dans les Orients qui héritèrent de sa décomposition, tel qu’il résonne pour nous, ici et maintenant. “Voix ample, déclamation frissonnante, Sandra Bessis porte, en lointain héritage, le chant judéo-espagnol de l’Andalousie musulmane… Son chant embrasse en fait toute la Méditerranée, parce qu’il est nomade et ornementé”, selon Libération - Publié le 17 août 2020 Auteur communication Catégories Master-classes - Source : https://iimm.fr/maria-zopounidis-sandra-bessis/
Sandra Bessis Discography : Vinyl, CDs, & More | DiscogsSandra Bessis > https://www.discogs.com/fr/artist/3718325-Sandra-Bessis
Ecoutes musicales fortement préconisées > La serena | Sandra Bessis et Rachid Brahim Djelloul - Sandra Bessis - 13 janvier 2024 - Enregistrement du CD ’Cordoue 21, sur les traces de Sefarad’, à l’auditorium du Conservatoire de Gennevilliers – Source : https://www.youtube.com/watch?v=W_9eY0uo8JM
Ce dossier réunit quelques documents choisis à l’occasion du Nouvel An juif et place est laissée tout d’abord aux rabbins Delphine Horvilleur et Yann Boissière qui célèbrent « les fêtes de Tichri dans la tourmente »…
Puis sont intégrées à la suite, les contributions de l’historienne et journaliste féministe franco-tunisienne Sophie Bessis qui développe ses points de vue autour et répond à cette question : « L’Occident est-il ’judéo-chrétien’ ? »
Une Note sur Sandra Bessis, une autre personnalité née tunisienne, a été intercalée à la fin du préambule avec des suggestions d’écoutes musicales remarquables …
Des requêtes comparatives ont été faites auprès des deux IA génératives : « Le Chat, assistant IA de Mistral AI », d’une part, et ‘ChatGPT d’Open AI’ d’autre part : elles font l’objet de commentaires positifs, mais aussi de critiques historiques argumentées sur les travaux de Sophie Bessis…
Les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après
Retour au début de l’introduction
- Célébrer les fêtes de Tichri dans la tourmente. 1/2 Rabbin Delphine Horvilleur, Roch-hachana et Kippour - Dimanche 28 septembre 2025 – Enregistrement France Culture 32 minutes
- Célébrer les fêtes de Tichri dans la tourmente. 2/2 Rabbin Yann Boissière, Soukkot et Simhat-Tora - Dimanche 5 octobre 2025 - Provenant du podcast Talmudiques - Enregistrement France Culture 32 minutes
- Notre histoire est-elle réellement judéo-chrétienne ? – Enregistrement France Culture de 40 minutes 07– (Radio France est une chaîne du service public français Wikipedia ) - 14 août 2025
- L’Occident est-il ’judéo-chrétien’ ?
- Requête auprès de « Le Chat, assistant IA de Mistral AI » - Sujet : vidéo ’L’Occident est-il ’judéo-chrétien’ ?
- Requête auprès de ‘ChatGPT’ - Sujet : vidéo ’L’Occident est-il ’judéo-chrétien’ ?
Retour au début de l’introduction
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Célébrer les fêtes de Tichri dans la tourmente. 1/2 Rabbin Delphine Horvilleur, Roch-hachana et Kippour - Dimanche 28 septembre 2025 – Enregistrement France Culture 32 minutes
Talmudiques
Delphine Horvilleur ©Radio France - Tenoua{{}}
Delphine Horvilleur ©Radio France – Tenoua
Le rabbin Delphine Horvilleur, cette semaine, et le rabbin Yann Boissière la semaine prochaine, nous font partager leurs réflexions sur leur métier de rabbin en cette période des ’yamim noraïm’, « les jours redoutables », qui résonnent avec force dans les temps inquiets que nous traversons.{{}}
Le calendrier hébraïque vient d’ouvrir une nouvelle page, celle de l’année 5786, 5786e année après la création du monde selon la tradition du rituel hébraïque Une nouvelle page qui s’est ouverte par le nouvel an, Roch-Hachana, mardi et mercredi dernier, fête suivie de celle de Kippour qui aura lieu mercredi soir 1er octobre et le 2 toute la journée. Et pour en parler nous avons choisi de recevoir dans Talmudiques le rabbin Delphine Horvilleur.
L’invitée{{}}
Delphine Horvilleur est directrice de la rédaction de Tenoua. Ordonnée rabbin au Hebrew Union College en 2008, Delphine est depuis lors rabbin au MJLF (JEM) à Paris. Elle a pris la tête de Tenoua en 2009.
Elle est l’auteure de nombreux ouvrages dont le dernier, Euh... Comment parler de la mort aux enfants, paru en avril 2025 aux éditions Bayard et Grasset.
Archive sonore{{}}
Le site de la revue ’Tenoua’{{}}
Notre choix de revues 16 Tenoua
Revue Tenoua © Radio France - DR
Tenoua est un média digital gratuit dirigé par Delphine Horvilleur, qui a pour objectif d’éclairer l’actualité par le prisme de la pensée juive. Publié à l’origine au format papier trimestriel, Tenoua est, depuis 2024, disponible en ligne sur le site Tenoua et sur les réseaux sociaux.
« Tenoua, תנועה » signifie « mouvement » en hébreu.
Dernier livre de l’invitée{{}}
« Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. » La phrase qui conclut les contes réservés aux enfants élude une vérité évidente et douloureuse : les personnages vieilliront, perdront des gens qu’ils aiment, tomberont malades et mourront. Alors pourquoi le cacher ? Que dire à un enfant ou un adolescent qui se trouve démuni face à la perte ? Pour nous aider à trouver nos propres réponses d’adulte, Delphine Horvilleur puise dans les textes de la tradition, dans son expérience de rabbin qui accompagne des familles endeuillées, dans les rituels ancestraux ou contemporains, dans son expérience personnelle, et même l’observation de la nature.
Delphine Horvilleur
Delphine Horvilleur © Radio France - Edition Bayard/Grasset
Sciences et Savoirs Société Philosophie Religions – Spiritualité Judaïsme Philosophie contemporaine
Source : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/talmudiques/-7576375
Célébrer les fêtes de Tichri dans la tourmente. 2/2 Rabbin Yann Boissière, Soukkot et Simhat-Tora - Dimanche 5 octobre 2025 - Provenant du podcast Talmudiques - Enregistrement France Culture 32 minutes
Talmudiques
Rabbin Yann Boissière ©Radio France - DRRabbin Yann Boissière ©Radio France - DR
Après avoir reçu le rabbin Delphine Horvilleur la semaine dernière, nous recevons cette semaine le rabbin Yann Boissière pour faire partager ses réflexions sur le métier de rabbin en cette période des ’yamim noraïm’, « les jours redoutables », et ces temps inquiets que nous traversons.{{}}
La semaine dernière nous avons reçu dans Talmudiques le rabbin Delphine Horvilleur et évoqué avec elle le sens des « jours redoutables », yamim noraïm en hébreu, ces qui inaugurent la nouvelle année juive, à savoir les deux jours de Roch-hachana, le nouvelle an et le jour de Kippour 10 jours plus tard, jour du grand pardon que nous avons exploré et dont nous avons montré les harmoniques autour des thèmes du retour, du questionnement, de l’amour et du respect du prochain, et du rituel du Shofar.
Nous allons cette semaine explorer avec le rabbin Yann Boissière les jours qui clôturent ce mois inaugural de la nouvelle année, des jours organisés en un temps de rendez-vous autour du rituel de la Soukka, cette cabane recouverte d’un toit de feuillage dans laquelle se déplace toute la vie domestique, des repas aux nuitées passées à la belle étoile, car il est essentiel que les étoiles soient visibles à travers le feuillage. Un temps de rendez-vous qui est aussi le temps d’un autre rituel, celui du loulav, un bouquet composé d’une branche de palmier fermée, de branches de saule et de myrte, et d’un cédrat, bouquet que l’on agite en pointant les quatre points cardinaux, le ciel et la terre et dont les significations incessamment renouvelées donnent un charme particulier à ce rituel. Un temps de rendez-vous qui trouve son apogée dans une nuit d’étude et le recommencement de la lecture de la Tora à la synagogue.
L’invité - Yann Boissière est rabbin au sein du courant Judaïsme en mouvement (JEM), fondateur de l’association les « Voix de la Paix », secrétaire général de l’IHEMR (Institut des Hautes Études du Monde Religieux), auteur de nombreux ouvrages dont le dernier intitulé Le devoir d’espérance : Faire face à la crise spirituelle, paru chez Desclée de Brouwer en 2024.
Archive sonore : Haporeis Sukkat Shalom | Cantors Dan Mutlu & Jenna Pearsall | June 30, 2023{{}}
Le site des ’Voix de la Paix’ https://www.lesvoixdelapaix.fr/
Le site des Voix de la Paix
Le site des Voix de la Paix © Radio France - DR
Le dernier livre de l’invité - La crise spirituelle est, selon Yann Boissière, la crise majeure de notre temps. Elle n’est pas une crise supplémentaire, elle est la matrice de toutes les autres. Le constat est sans appel : l’individu né avec la modernité, fort de sa conscience autonome, éclate sous la pression de la révolution technologique et numérique.
La mutation anthropologique qu’elle implique écartèle l’homme entre deux postures contradictoires : d’une part, la prétention à contrôler le monde de manière purement mentale ; de l’autre, l’impuissance et le désengagement face à la supériorité supposée des machines. Si cette crise est profonde - disparition du for intérieur, incapacité à accepter la limite, projet postmoderne de tuer le temps -, elle n’a cependant pas le dernier mot.
S’appuyant sur la pensée juive et les enseignements de la sagesse universelle, Yann Boissière montre que l’espérance est à notre portée pour redonner sens et souffle à nos existences bouleversées.
Yann Boissière
Yann Boissière © Radio France - DR
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Notre histoire est-elle réellement judéo-chrétienne ? – Enregistrement France Culture de 40 minutes 07– (Radio France est une chaîne du service public français Wikipedia ) - 14 août 2025 #occident #judaïsme #christianisme
En septembre dernier, sur LCI, Bruno Retailleau affirmait : ’Notre culture est judéo-chrétienne’. Quelques mois après, sur la même chaîne, Benyamin Netanyahou s’exclamait : “Notre victoire, c’est votre victoire ! C’est la victoire de la civilisation judéo-chrétienne contre la barbarie. C’est la victoire de la France !’.
L’expression “civilisation judéo-chrétienne” domine dans les discours politiques et médiatiques. Ce concept serait le socle de l’Occident et les massacres à Gaza seraient une guerre de la civilisation judéo-chrétienne contre la barbarie. Aux côtés de Sophie Bessis, historienne, spécialiste de l’Afrique subsaharienne et du Maghreb, nous nous questionnons sur la naissance de cette idée et son appropriation par l’Occident. 📌 Toute les émissions juste ici : https://www.radiofrance.fr/francecult... #christianisme #judaïsme #occident - Retrouvez-nous sur : Instagram : / franceculture Facebook : / franceculture TikTok : / franceculture LinkedIn : / franceculture Bluesky : https://bsky.app/profile/francecultur... Et abonnez-vous à la newsletter Culture Prime : https://www.cultureprime.fr/
Chapitres : 00:00 - Résumé 00:45 - Introduction et présentation de l’invitée
02:50 - Du gréco-latin au judéo-chrétien : une construction idéologique 05:00 - Judéo-christianisme : Un outil de réécriture de l’histoire
07:00 - L’exclusion de l’islam dans le récit occidental
10:00 - Sionisme, Europe et rejet de la part orientale du judaïsme
13:00 - Théodore Herzl et le sionisme comme projet colonial
15:00 - L’arrivée des juifs d’Orient en Israël : entre besoin et rejet
18:40 - Juifs d’Orient, soutien paradoxal à la droite israélienne
21:15 - Le soutien occidental à Israël : culpabilité post-Shoah ?
23:30 - Parallèle entre otages israéliens et civils gazaouis
25:30 - L’ONU, la résolution de 1947 et l’État palestinien oublié
27:00 - La politique française vis-à-vis d’Israël : de De Gaulle à Macron
29:00 - Les accords d’Abraham : une instrumentalisation religieuse
31:00 - Le philosémitisme d’État : un autre piège idéologique
33:30 - La singularisation dangereuse des Juifs par les États
35:00 - Rôle des historiens : sortir du roman national
38:00 - Juifs de la diaspora : des ponts contre les fractures
39:30 - Conclusion
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Source : https://www.youtube.com/watch?v=CzydgyM3p9c
- L’Occident est-il ’judéo-chrétien’ ? | Les idées larges | ARTE - ARTE – (Arte est une chaîne de service public franco-allemande. Wikipedia ) - 24 septembre 2025
Disponible jusqu’au 19/09/2030 - Un épisode de la série documentaire ‘Les idées larges’ avec Laura Raim, à retrouver ici : https://shorturl.at/dfIN2
AVEC SOPHIE BESSIS - La société occidentale est-elle judéo-chrétienne ? L’historienne Sophie Bessis explique à quel point cette notion est dénuée de fondements historiques et montre qu’elle sert surtout plusieurs fonctions idéologiques, aussi bien du point de vue de l’Occident que du nationalisme arabe et d’Israël. Que signifie cette appropriation par la culture occidentale de la judéité ? Contre quel ennemi ce concept est-il mobilisé ?
Références : Sophie Bessis, ’La civilisation judéo-chrétienne. Anatomie d’une imposture’, Les liens qui libèrent, 2025 Sophie Bessis, ’Je vous écris d’une autre rive. Lettre à Hannah Arendt’, Elyzad, 2021 Sophie Bessis, ’L’Occident et les autres’, La Découverte, 2001 Abonnez-vous à la chaîne ARTE
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Source : https://www.youtube.com/watch?v=dqNwCVNRCfM
Requête auprès de « Le Chat, assistant IA de Mistral AI » - Sujet : vidéo ’L’Occident est-il ’judéo-chrétien’ ? | Les idées larges | ARTE’ - Cette vidéo a-t-elle fait l’objet de commentaires positifs, mais aussi de critiques historiques argumentées ? - Si oui, pouvez-vous en résumer les contenus en citant les sources ? JH{{}}
Le chat > La vidéo ’L’Occident est-il ’judéo-chrétien’ ?’ diffusée dans l’émission ’Les idées larges’ sur ARTE, avec l’historienne Sophie Bessis, a suscité à la fois des commentaires positifs et des critiques historiques argumentées.
Résumé des contenus et des critiques :{{}}
- Thèse principale : Sophie Bessis y défend l’idée que la notion d’’Occident judéo-chrétien’ est historiquement infondée et sert surtout des fonctions idéologiques, tant du côté occidental que du nationalisme arabe ou israélien. Elle s’appuie sur son ouvrage ’La civilisation judéo-chrétienne. Anatomie d’une imposture’ (2025), où elle démontre que cette expression occulte des réalités historiques complexes, notamment l’antisémitisme européen et les rapports de force géopolitiques
- Critiques historiques : Plusieurs sources soulignent que le terme ’judéo-chrétien’ est utilisé pour légitimer une vision essentialiste et unifiée de l’Occident, alors que l’histoire montre plutôt des conflits, des exclusions et des instrumentalisations politiques. Bessis rappelle que cette notion a émergé dans un contexte de guerre froide et de construction de l’État d’Israël, servant à la fois à occulter l’antisémitisme européen et à opposer un ’Occident judéo-chrétien’ à un ’Orient musulman’
- Réactions : La vidéo a été saluée pour son approche critique et déconstructiviste, notamment par des intellectuels et des médias engagés dans la déconstruction des récits identitaires. Certains commentaires, comme celui de Laura Raim, soulignent que la vidéo ’fait un sort à l’idée d’un Occident ’judéo-chrétien’’, notion qualifiée de ’fallacieuse’ et liée à des enjeux géopolitiques contemporains
Sources citées :
- Sophie Bessis, ’La civilisation judéo-chrétienne. Anatomie d’une imposture’, Les liens qui libèrent, 2025
- Articles et podcasts ARTE, Mediapart, ARTE Radio
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Citation : « Le Chat, assistant IA de Mistral AI. ’L’Occident est-il ’judéo-chrétien’ ? Résumé des commentaires et critiques historiques autour de la vidéo ARTE (2025).’ Réponse générée le 4 octobre 2025, d’après les sources suivantes :
Bessis, Sophie. La civilisation judéo-chrétienne. Anatomie d’une imposture. Les liens qui libèrent, 2025.
ARTE, Les idées larges, « L’Occident est-il ’judéo-chrétien’ ? » (2025) [en ligne]. Disponible sur : https://www.arte.tv/fr/videos/122772-005-A/l-occident-est-il-judeo-chretien/
ARTE Radio, Les idées larges, « L’Occident est-il judéo-chrétien ? » (2025) [en ligne]. Disponible sur : https://www.arteradio.com/son/l-occident-est-il-judeo-chretien
Mediapart, « De quoi le judéo-christianisme est-il le nom ? » (2025) [en ligne]. Disponible sur : https://blogs.mediapart.fr/christophe-courtin/blog/160325/de-quoi-le-judeo-christianisme-est-il-le-nom »
Requête auprès de ‘ChatGPT’ - Sujet : vidéo ’L’Occident est-il ’judéo-chrétien’ ? | Les idées larges | ARTE’ - Cette vidéo a-t-elle fait l’objet de commentaires positifs, mais aussi de critiques historiques argumentées ? - Si oui, pouvez-vous en résumer les contenus en citant les sources ? JH{{}}
Oui — la vidéo « L’Occident est-il “judéo‑chrétien” ? | Les idées larges | ARTE » suscite des réactions assez contrastées : certains la saluent pour sa démarche critique (ou la vocation de poser le débat), tandis que d’autres la jugent insuffisamment rigoureuse ou partielle selon les sensibilités historiques ou théologiques. Je vais te donner un panorama des arguments positifs et des critiques, avec des exemples concrets et leurs sources.
Ce que dit la vidéo / son positionnement{{}}
Avant de passer aux réactions, rappelons l’angle de la vidéo (et de l’ouvrage de Sophie Bessis auquel elle se rattache) :
- Sophie Bessis y soutient que l’expression « civilisation judéo‑chrétienne » est idéologiquement chargée et un construit moderne, plutôt qu’une réalité historique incontestable. ARTE+2arteradio.com+2
- Elle critique l’idée selon laquelle judaïsme et christianisme formeraient un bloc homogène dans la constitution de l’Occident, en montrant que historiquement il y a eu des conflits, des exclusions, et une tension entre les deux traditions. biblioweb.hypotheses.org+2L’Orient-Le Jour+2
- Elle signale que l’usage du terme sert à masquer l’antisémitisme chrétien européen, à « blanchir » l’Occident, mais aussi à exclure l’islam du récit civilisationnel (en le construisant comme l’Altérité). arteradio.com+3L’Orient-Le Jour+3biblioweb.hypotheses.org+3
- Elle place l’essor de ce concept dans un contexte politique récent, à partir des années 1980, post‑Shoah, où se crée une exigence de réparation ou de redéfinition identitaire. L’Orient-Le Jour+3Le Monde.fr+3ARTE+3
La vidéo est avant tout une stimulation du débat plutôt qu’un exposé très académique exhaustif.
Réactions positives ou accueillantes{{}}
Voici quelques lignes de défense ou d’appréciation que j’ai pu repérer :
- Reconnaissance de la nécessité de déconstruire le concept
Plusieurs lecteurs ou commentateurs louent le courage de remettre en cause ce que beaucoup considèrent comme une évidence. Par exemple, sur Reddit :
« … le christianisme s’est inspiré de l’Ancien Testament … mais la prétendue civilisation judéo‑chrétienne est un mythe » Reddit
« L’historienne Sophie Bessis publie La civilisation judéo‑chrétienne, Anatomie d’une imposture … l’autrice démonte la notion de “civilisation judéo‑chrétienne” » Reddit
On perçoit un accueil favorable dans certains cercles qui estiment utile de déconstruire les narratifs dominants.
- Éloge de la clarté et de la concision
L’ouvrage de Bessis, et par extension le propos de la vidéo, est salué pour sa brièveté et sa capacité à poser rapidement les enjeux. Un commentaire :
« Un livre court mais ciselé ; tranchant mais toujours documenté ; engagé mais équilibré » Reddit
- Ouverture au débat historique
Certains commentateurs apprécient que la vidéo incite à questionner ce concept, même si tous ne sont pas convaincus de ses conclusions. Elle ramène l’attention sur les usages politiques contemporains du terme, ce qui est perçu comme utile.
Critiques historiques et argumentées{{}}
Il y a aussi des critiques formulées, certaines plus académiques que d’autres. En voici les principales (avec nuances) :
- Le concept a une légitimité historique, selon certains médiévistes
Dans une tribune intitulée « Non, la civilisation judéo‑chrétienne n’est pas une invention politique », Xavier‑Laurent Salvador (maître de conférences en langue et littérature médiévales) défend l’idée que l’expression, même si moderne dans sa formulation, repose sur une réalité de filiation intellectuelle et religieuse :- Il cite l’exemple de la Bible historiale de Guyart des Moulins (fin XIIIᵉ siècle) : ce texte mêle des récits bibliques, des commentaires, des digressions, et intègre des traditions juives (midrash, exégèse) dans le contexte chrétien médiéval. Santé-Environnement-Politique
- Il argue que la transmission intellectuelle (commentaires, gloses, exégèses) entre judaïsme et christianisme a bien eu lieu dans l’Europe médiévale. Il juge que nier toute continuité est historisant mais excessif. Santé-Environnement-Politique
- Il note aussi que la critique radicale du concept montre une asymétrie : ceux qui contestent le « judéo‑christianisme » ne sont pas toujours ceux qui montrent les continuités historiques, mais parfois des postures idéologiques. Santé-Environnement-Politique
Cette position ne nie pas les critiques de Bessis, mais nuance la rigueur de certaines de ses affirmations en lui opposant des exemples concrets de continuité culturelle / intellectuelle.
- Critique du « creux conceptuel » mais aussi du « vernis idéologique » (et réflexion dans la presse)
Dans un article du Monde — Idées :- Le concept de « civilisation judéo‑chrétienne » est présenté comme une « trouvaille sémantique et idéologique » ; l’article met en tension le flou du concept avec son poids symbolique. Le Monde.fr+1
- On y lit aussi que ce terme est devenu hégémonique dans le discours politique, souvent repris sans réflexion critique, ce qui lui donne puissance symbolique disproportionnée à son contenu historique. Le Monde.fr+1
L’article vaut comme une critique « médiatique » du livre de Bessis, soulignant à la fois ses mérites et ses limites (par exemple le risque de trop polariser le débat).
- Mise en garde sur l’excès de radicalité dans le rejet
L’article « Débat sur la notion de civilisation Judéo‑Chrétienne » (site Santé-Environnement-Politique) cite le risque selon lequel rejeter totalement l’idée de « judéo‑christianisme » pourrait retomber dans une posture trop dichotomique :
« En rejetant en bloc cette notion, l’autrice […] adopte — probablement à son insu — une position structurellement proche de celle d’Édouard Drumont ou de Charles Maurras » Santé-Environnement-Politique
Autrement dit : prendre de façon maximale l’argument de la « supercherie » pourrait repousser dans l’exclusion (mais de signes inversés). C’est une critique plus stratégique que strictement historique.
- Un débat de choix heuristiques et de niveaux de généralité{{}}
- Certains critiques insistent sur le fait que le judaïsme et le christianisme ne sont pas des blocs homogènes : toute tentative d’« amalgamer » peut être trompeuse (ce que Bessis signale d’ailleurs).
- D’autres montrent que, historiquement, la relation entre judaïsme et christianisme a été complexe — parfois de rejet, parfois des emprunts — ce qui rend l’idée d’un bloc unifié problématique.
- Enfin, la question de la période de référence est cruciale : parler d’« Occident judéo-chrétien » en 1950 ne renvoie pas aux mêmes réalités qu’au Moyen Âge ou au Ier siècle.
- Critique du registre politique dominant de Bessis
Certains commentateurs reprochent que l’approche de Bessis insiste beaucoup (par nécessité) sur les dimensions idéologiques et symboliques (exclusion de l’islam, blanchiment moral de l’Occident), mais offre moins d’archives originales ou d’analyses comparatives profondes entre traditions religieuses.
Par exemple, dans La Croix (analyse partagée sur le site Laïcité-République), on note que la critique de Bessis pourrait gagner en dialogue avec les historiens du Moyen Âge, plutôt que de polariser. Laïcité République
Bilan provisoire / ce qu’on peut retenir{{}}
- Oui, la vidéo / l’essai de Bessis suscitent des réactions argumentées, positives et critiques. Elle est perçue comme une salutaire remise en question, mais certains la jugent trop « tranchée » ou insuffisamment nuancée historiquement.
- Le débat porte en grande partie sur la validité du concept :
• Est‑il purement construit pour des enjeux contemporains ?
• Ou bien reflète-t-il des continuités historiques intellectuelles entre judaïsme et christianisme ? - Plusieurs critiques appellent à faire dialoguer la démarche de Bessis avec les historiens des périodes médiévale et antique, et à éviter de substituer une vision idéologique à une méthode historique rigoureuse.
Si tu veux, je peux me plonger dans les réactions académiques universitaires (revues spécialisées, comptes rendus) de l’ouvrage de Bessis ou à propos de la vidéo, et te donner une version plus « savante » du débat ? Tu veux ça ?
Oui, volontiers >
Je n’ai trouvé aucun compte rendu universitaire majeur (dans des revues d’histoire, sciences religieuses ou études religieuses) qui traite exactement l’essai La civilisation judéo‑chrétienne. Anatomie d’une imposture de Sophie Bessis comme objet central — du moins parmi les sources accessibles en ligne. Mais il y a quelques textes critiques spécialisés, des analyses situées dans des champs voisins (penseurs intellectuels, médias, blogs académiques) qui appellent l’attention. Je vais te donner ce qu’on peut dégager de ces réactions plus « savantes » (ou à mi‑chemin), en les situant dans le débat historique.
Quelques pistes critiques ou réflexives “académiques” proches{{}}
Avant d’entrer dans les textes contemporains, il est utile de rappeler que le débat autour de la notion de « judéo‑christianisme » ou de « judéo‑chrétiens » est ancien dans l’historiographie religieuse (notamment dans les études sur les premiers siècles du christianisme). Par exemple :
- Marcel Simon, dans Recherches d’histoire judéo-chrétienne (recueil d’articles de 1936 à 1955), étudie les relations entre le judaïsme et le christianisme primitif, montrant les convergences et divergences entre ces deux traditions dans les premiers siècles. Persée
- Cela montre que l’idée d’un “judéo-christianisme” en tant que phénomène ancien n’est pas étrangère aux historiens — mais cela ne garantit pas qu’on puisse tirer de là un concept stable et généralisable pour toute l’Occident médiéval ou moderne.
Quant aux réactions contemporaines, voici ce que j’ai pu recenser :
Principales analyses critiques (blogs, essais, entretiens, blogs académiques) du livre de Bessis / de la vidéo{{}}
1. Biblioweb – “La civilisation judéo‑chrétienne, une imposture ? Critique d’un concept ambigu”{{}}
- Cet article propose une lecture “critiquement ample” du projet de Bessis, en signalant que l’émission ARTE s’inscrit dans la continuité de ses écrits antérieurs (notamment L’Occident et les autres). biblioweb.hypotheses.org
- Il rappelle les objectifs de Bessis : « dévoiler les mécanismes de cette invention » (le concept) et ses usages politiques contemporains. biblioweb.hypotheses.org
- Le texte souligne aussi la difficulté méthodologique : si l’idée est de déconstruire le concept, il faut veiller à ne pas simplement inverser les termes du discours identitaire. L’article critique implicitement l’écueil d’une « pure démolition idéologique » sans ancrage suffisant dans l’érudition historique. biblioweb.hypotheses.org
Cette analyse est intéressante car elle adopte un point de vue “intermédiaire” : ni laudatif, ni rejet total, mais attentif aux méthodes.
2. Histoire coloniale / Horizons XXI – entretien et débat{{}}
- Le site Horizons XXI propose une séance de “carte blanche” dans laquelle Sophie Bessis est invitée à exposer ses arguments. Le cadre est celui de la critique postcoloniale du discours occidental. Histoire Coloniale
- Le texte met en avant la dimension politique forte du concept : l’idée que le “judéo-christianisme” est mobilisé dans le cadre de la “guerre contre le terrorisme” ou d’une vision de confrontation civilisationnelle. Histoire Coloniale
- Il alerte sur la transformation du terme en « étendard identitaire » dans les mouvements de droite ou d’extrême droite, ainsi que chez des dirigeants tels que Benyamin Netanyahu. Histoire Coloniale
Cette lecture situe l’œuvre dans les réseaux intellectuels critiques (post-colonialisme, pensée décoloniale) plus que dans l’historiographie académique classique.
3. La Croix / Comité Laïcité-République – “La « civilisation judéo-chrétienne », un concept fallacieux ?”{{}}
- Cet article reprend (et résume) les principaux arguments de Bessis : que l’expression est un construit politique récent (apparu dans le discours public fin XXᵉ siècle) ; qu’elle “occulte l’antagonisme historique entre judaïsme et christianisme” ; qu’elle sert à “expulser l’islam” du récit civilisationnel occidental. Laïcité République+1
- Il cite aussi le point soulevé par Bessis sur ce qu’elle appelle le “grand remplacement du registre helléno‑latin par le judéo‑chrétien”, c’est-à-dire le basculement discursif dans la culture de l’Occident. Laïcité République+1
- L’article met en parallèle le jugement de l’historien Paul Veyne, qui considérait que la religion était « un facteur parmi d’autres » dans la formation d’une civilisation, et non le “nom de famille” définitif. Laïcité République+1
Cette tribune est utile pour voir comment certains milieux “laïques engagés” interprètent l’argument. Elle n’entre pas dans des débats de source historique profonde, mais elle rend visible la réception dans le champ public.
Limites constatées et “angles morts” dans les réactions savantes{{}}
En examinant ces textes critiques, on repère les points faibles ou non traités du débat jusqu’à présent :
- Peu de contre-analyses archivistiques détaillées
— Aucun des articles que j’ai trouvés ne propose une contre-exploration systématique des sources médiévales, patristiques ou scolastiques pour prouver que l’“idée” de civilisation judéo‑chrétienne existait dans le discours dominant dans le passé.
— En d’autres termes, l’effort principal tient dans la critique des usages contemporains, plus que dans la production d’un “manuel d’histoire alternative”. - Risque de lecture anachronique ou de sur-généralisation
— Certains critiques soulignent implicitement que projeter sur des époques anciennes des concepts modernes de “civilisation” ou “identité collective” est délicat — il faut être attentif aux transformations chronologiques des catégories intellectuelles.
— Le “concept” de civilisation lui-même est une construction moderne : cela pose la question de savoir si on peut ‘rétrojecter’ ce mot dans les siècles passés sans commettre des anachronismes. - Tension entre démarche critique et position idéologique
— Plusieurs textes relèvent que l’argumentaire de Bessis a une forte portée politique (et c’est d’ailleurs voulu), ce qui impose une vigilance méthodologique.
— Par exemple, l’article du site Santé‑Environnement-Politique avertit que rejeter le terme “judéo-chrétien” de façon trop radicale peut, paradoxalement, rejoindre certaines constructions ‘excluantes’ (comme les courants antisémites traditionnels qui ne reconnaissaient pas le judaïsme comme légitime dans l’Occident). Santé-Environnement-Politique
— Cette remarque témoigne du fait que le débat n’est pas seulement historique, mais engage des rapports de pouvoir (identité, exclusion, mémoire). - Peu de dialogue avec les historiens du christianisme médiéval ou des relations interreligieuses
— Les critiques et analyses disponibles n’exploitent pas (ou peu) les travaux spécialisés en histoire de l’Église, études patristiques, ou histoire des interactions judéo‑chrétiennes/musulmanes au Moyen Âge.
— Cela laisse une “zone grise” : à savoir comment les historiens spécialistes de ces époques verraient la thèse de Bessis, si on leur proposait de l’évaluer précisément.
Ce qu’on peut retenir en l’état — entre promesse et réserve{{}}
- L’originalité de Sophie Bessis est de placer la notion de “civilisation judéo‑chrétienne” dans une perspective critique contemporaine, en montrant comment elle fonctionne comme outil discursif, symbole de légitimation morale ou identitaire, plus que comme concept historiquement solidement enraciné.
- Ses critiques les plus fortes concernent l’instrumentalisation politique du terme (notamment vis-à-vis de l’islam, de l’Europe, du récit mémoriel de la Shoah) et la façon dont ce mot est mobilisé pour légitimer des hiérarchies identitaires.
- Mais l’absence (à ce jour, dans les sources que j’ai pu consulter) d’une réfutation détaillée au niveau des sources anciennes, point par point, laisse le champ ouvert aux historiens de spécialité pour approfondir ou critiquer ses affirmations.
- Le débat reste ouvert : ni le “oui, le judéo‑christianisme est un mythe total” ni le “non, il est historiquement fondé” n’a encore fini d’être tranché de façon consensuelle.
Source : contribution de ‘ChatGPT’ pour ISIAS.info{{}}
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