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"Du Roc à l’Art : géologie du Lubéron et genèse d’une œuvre statuaire de Camille Soccorsi : le cheval du village de Mollégès en Provence – Reportage avec photos d’archives de François Teissèdre" par Jacques Hallard

samedi 6 septembre 2025, par Hallard Jacques

ISIAS Géologie Statuaire Arts

Du Roc à l’Art : géologie du Lubéron et genèse d’une œuvre statuaire de Camille Soccorsi : le cheval du village de Mollégès en Provence – Reportage avec photos d’archives de François Teissèdre

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 31/08/2025

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur

Préambule

Le monument du Cheval (Mollégès) | Provence-Alpes-Côte d’Azur Tourisme

La statue du cheval – au cœur du village de Mollégès 13940 - représente un cheval de trait, typique comme tous ceux qui ont travaillé les terres grasses et fertiles de ce village – surtout grâce à l’aménagement et à gestion des eaux dans les terres au cours des siècles - et qui ont permis la reconquête momentanée et intense des activités agricoles au 19ème siècle et encore la remise en valeur des paluds tentée après la seconde guerre mondiale (1039-1045). Sculpté dans un bloc de roche d’Oppède (Vaucluse 84) par Camille Soccorsi (1019-2007), sculpteur et peintre de Tarascon (Bouches-du-Rhône 13), la statue du cheval a été inaugurée le 7 mai 1989 sur la place du lavoir. Il n’existe, à notre connaissance, que deux autres monuments dédiés au cheval de trait : l’un à Callac, l’autre à Landivisiau JH2024-11-19T10:28:00J

en Bretagne – voir ci-après – Arrangé et plus détails par ici : https://provence-alpes-cotedazur.com/que-faire/culture-et-patrimoine/lieux/le-monument-du-cheval-molleges-fr-3045372/

Le peintre et sculpteur Camille Soccorsi et son épouse Angèle au pied de l’une de ses œuvres : la statue en roche calcaire d’Oppède dans le Massif du Lubéron , placée près du lavoir, au centre du village de Mollégès 13940 (©, P. Devillers)

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Autres statues dédiées au cheval en France, Région Bretagne :

Callac – Callac [kalak] est une commune française située historiquement en Cornouaille, bien que se trouvant désormais dans le département des Côtes-d’Armor, en région Bretagne…. – Source

Statue du cheval Naous (né en 1935) est un étalon fondateur du cheval de trait Breton, de robe alezan. Ce chef de race se reproduit durant 14 ans dans la commune de Callac [1], exerçant une grande influence [2]. Il est statufié en 1954, sur demande de René Pleven. Cette statue est désormais érigée sur la principale place de Callac, constituant un symbole pour ce village…. – Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Naous

Landivisiau [lɑ̃divizjo] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Située dans le nord du département, la ville est la capitale historique du cheval breton (foire aux chevaux annuelle)…. – Source

Camille Soccorsi est un sculpteur et peintre français né à Bourg-Saint-Andéol le 21 octobre 1919 et mort à Tarascon le 25 novembre 2007. Il a contribué au renouveau des arts et traditions populaires, notamment de Provence… - Wikipédia

Commune de Mollégès - 43° 48′ 24″ nord, 4° 57′ 01″ est – Mollégès est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ses habitants sont appelés les Mollégeois et les Mollégeoises. Commune située au nord du département des Bouches-du-Rhône au pied du versant nord de la chaîne des Alpilles. L’agglomération, qui compte 2 662 habitants (année 2020), s’est développée dans une plaine, à vocation agricole dont la fertilité est liée à la proximité des eaux de la Durance et à des nappes phréatiques connexes abondantes. Sa position favorable non loin d’Avignon (23 km) et à proximité de Cavaillon (à 10 km), du Massif du Luberon et de Saint-Rémy-de-Provence (à 13 km), aux portes du Massif des Alpilles, a favorisé, depuis une dizaine d’années, le développement d’un tourisme, privilégiant la qualité de l’accueil et la préservation du patrimoine naturel et culturel… - Wikipédia

La géologie dans le Luberon - Le Luberon est un massif forestier de moyenne altitude. Il se trouve entre le Vaucluse et les Alpes de Haute Provence et s’étend sur environ 3.000 km². Paysages typiques avec : crêtes arrondies du Grand Luberon, combes rocheuses du Petit Luberon, ocres colorés au milieu des pins, marnes grises en buttes, pierres de taille dites « du Midi » - C’est une composante fondamentale des paysages et des reliefs, qui détermine aussi en partie l’occupation des sols. Voir par exemple Géographie et géologie du Luberon - Mise à jour le 19/06/2024 – « Le Luberon se caractérise par sa grande variété écologique, préservée par le climat méditerranéen tempéré de l’endroit. En outre, il alterne vallées et vallons avec des plaines, des plateaux, des vignobles et des forêts. Cette diversité environnementale est propice à une faune et une flore particulièrement foisonnantes… - Copyright Luberon.fr - édité par Up’nboost > https://luberon.fr/luberon/geographie

Pierre du Midi à Oppède – C’est une roche calcaire plus ou moins coquillée de très bonne qualité datant du Miocène, âgée de plus de 20 millions d’années, et qui s’est formée dans ce qui était à l’origine une mer chaude… » - Ce beau calcaire blanc est un peu crayeux mais assez homogène à grains fins compacts. Cette pierre naturelle est exploitée sur le territoire de la commune d’Oppède située sur la face Nord de la montagne du Luberon, au sud de la RN 100, 10 km à l’est de Cavaillon, dans le département du Vaucluse.

Visite en drone de la carrière des Estaillades – Vidéo de 4 minutes - Paul MARIOTTA – 1er mars 2016 - Visite en drone de la carrière d’Oppède, dans le département du Vaucluse 84, mais aussi des ateliers. Source pour visionner : https://www.youtube.com/watch?v=ZZUH9lzaht0

Statuaire - Art de réaliser des statues - La sculpture est une activité artistique qui consiste à concevoir et réaliser des formes en volume, en relief, soit en ronde-bosse, en haut-relief, en bas-relief, par modelage, par taille directe, par soudure ou assemblage. Le terme de sculpture désigne également l’objet résultant de cette activité… - Wikipédia

Comment définir une sculpture ? – C’est la représentation d’un objet dans l’espace, au moyen d’une matière à laquelle on impose une forme esthétique ; ensemble des techniques qui permettent cette représentation ; ensemble d’œuvres d’art qui en résultent. 24 juillet 2024

L’origine géologique du calcaire d’Oppède dans le Petit Lubéron

Le calcaire d’Oppède, situé dans le Petit Lubéron, est un élément géologique notable de cette région. Le Petit Lubéron est un anticlinal déversé vers le sud, caractérisé par un plateau sommital formé de calcaires urgoniens datant du Crétacé inférieur. Ces calcaires, très purs et blancs, ont été exploités dans plusieurs carrières, dont celles d’Oppède 12. Le massif du Petit Lubéron est principalement constitué de calcaires marneux entrecoupés de bancs de calcaire plus durs, formant de grandes falaises. Le versant nord est principalement occupé par des formations du Barrémien, tandis que le sommet est marqué par des calcaires urgoniens 1.- Les carrières d’Oppède ont joué un rôle important dans l’extraction de ce calcaire pur, utilisé pour diverses constructions et applications locales. La région est également riche en fossiles et en formations géologiques variées, témoignant d’une histoire géologique complexe et fascinante 34. Avec l’aide de ‘ChatGPT’

frenchmoments.eu/luberon...

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Introduction

Ce dossier est constitué dans une optique de diffusion patrimoniale d’une œuvre artistique originale, installée et visible dans le village provençal de Mollégès

Titré Du Roc à l’Art, ce document comprend en fait 3 rubriques :

Rubrique A : elle est consacrée à la géologie du massif du Lubéron en Provence, et aux divers usages de ces roches calcaires typiques, et à partir desquelles le matériau brut a été extrait pour réaliser une oeuvre statutaire originale

Rubrique B : elle aborde certains aspects des techniques et des outils de la sculpture et de l’Art Statuaire, en rapport avec cette réalisation artistique

Rubrique C : elle présente la genèse d’une œuvre statuaire de l’artiste peintre et sculpteur Camille Soccorsi

On y retrouve l’inspiration patrimoniale et les initiatives locales, certaines traditions rurales et des savoir-faire autour des chevaux, ainsi que des images de l’artiste à l’œuvre, en faisant appel à des photos de reportage, provenant des archives de François Teissèdre et reproduites ici avec son autorisation.

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Photo François Teissèdre - Contact : fteissedre@wanadoo.fr

Faisant écho à ce dossier, il est ajouté en annexe la reprise d’une Conférence intitulée « Du bloc de marbre à l’œuvre d’art : les secrets des sculpteurs de génie » - Conferentia septembre 2022) Diffusée le : 08/09/2022 - Présentée par Marie Garet

Tous les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après

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Sommaire

Rubrique A : Géologie du Lubéron

Rubrique B : L’Art Statuaire

Inspiration patrimoniale - Traditions rurales et savoir-faire - L’artiste à l’œuvre

Photos de reportage - Archives de François Teissèdre (avec son autorisation)

Annexe - Conférence : Du bloc de marbre à l’œuvre d’art : les secrets des sculpteurs de génie - Conferentia 09 septembre 2022 - Diffusée le : 08/09/2022 - Présentée par Marie Garet

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Rubrique A : Géologie


  • Le massif du Luberon – Document pédagogique ‘accro2geologie.fr’ - 7 janvier 2022 Sorties géologiquessteph88master – Extraits d’un article spécialisé – La plupart des images (codées Ph.) sont à visionner à la source
    Le massif du Luberon s’étend de Cavaillon (84) à Volx (04) soit sur une distance de 80 km environ.

C’est un long anticlinal structuré il y a 40 millions d’années (éocène-bartonien) comme les autres massifs Provençaux. Son ossature hauterivienne et barrémienne est calcaire. Erodé, il est recouvert en discordance par l’oligocène lacustre puis par les transgressions miocènes dès le burdigalien.

Il présente un ensellement vers Manosque ; son axe enfoncé, est surmonté par l’oligocène qui est, alors, à l’affleurement. Il chevauche en rampe le pays d’Aygues depuis la fin du miocène suite au contrecoup alpin.

De ce fait, le delta de la paléo-durance qui existait déjà a été repoussé de Cucuron et Cabrières d’Aigues vers Ansouis et Pertuis avant de prendre sa place actuelle au messinien.

Le petit Luberon, détaché du grand par une faille décrochante senestre chevauche plus avant le secteur de Mérindol et vient ployer les couches calcaires de l’éocène.

Ph1- carte géologique très simplifiée.

Ph2- grandes lignes de l’histoire du Luberon.

Ph3- migration de la Durance pendant la surrection du Luberon à la fin du miocène.

Le petit Luberon :

Ph 4- quelques coupes pour illustrer la géologie du petit Luberon.

+1- au-dessus de la combe de Vidauque.

Il a l’aspect d’un anticlinal dont la voûte est éventrée par l’érosion. Ph 5-6-7-8.

https://accro2geologie.fr/wp-content/uploads/2022/01/4-petit-luberon-2-150x150.jpg

+ 2- au niveau de la font de l’Orme et la crau de St Phalès.

Sur une surface érodée sur laquelle se sont déposés les sédiments miocènes, le petit Luberon se chevauche lui-même (écaillage). Ph 9-10-11.

+ 3- au niveau du vallon de Roque Rousse.

Le chevauchement du petit Luberon plisse son “avant-pays“ éocène. On voit 2 anticlinaux de part et d’autre d’un synclinal. Les voûtes anticlinales reposant sur du sable se sont vite érodées, éventrées, le sable dégagé en partie, le synclinal s’est retrouvé légèrement perché. Ph 4-12-13-14.

La colline St Jacques à Cavaillon est séparée du petit Luberon par le fossé tectonique d’Orgon. Le jeu des failles Salon-Cavaillon l’a isolée du reste du massif. Ce fossé a, en outre, permis a la Durance d’aller se jeter dans le Rhône il y a 35000 ans (ou 70000, selon les auteurs). Ph 14bis.

Le grand Luberon :

+ 1- au niveau de Lourmarin.

Dans les gorges creusées par l’Aiguebrun guidé par la faille décrochante senestre et aidé par la crise messinienne, on peut apprécier la dissymétrie de l’anticlinal et il est impossible de ne pas remarquer la discordance hauterivien-miocène sur le flanc sud de l’anticlinal qui est le témoin de la transgression marine du burdigalien sur le relief plissé puis érodé du paléo-luberon. Ph 15- 16.

+ 2- au niveau de Cucuron.

— vallon de la Fayette.

La discordance bien visible à l’entrée du vallon entre l’hauterivien très penté (70-80°S) et le miocène qui l’est moins (45-50°S) montre bien qu’il y a eu plusieurs phases de plissement. A l’éocène, il y a 40MA, plissement en anticlinal du Luberon (hauterivien, ici) puis, après érosion, dépôt des couches du miocène. Fin miocène, une deuxième phase va plisser le tout. Ph 17.

https://accro2geologie.fr/wp-content/uploads/2022/01/17-Animationfayette-1-150x150.gif

https://accro2geologie.fr/wp-content/uploads/2022/01/15-combe-lourmarin-1-150x150.jpg

https://accro2geologie.fr/wp-content/uploads/2022/01/16-Animation-aiguebrun-1-150x150.gif

— de l’Ermitage à Ratavoux.

Un cours d’eau laisse en amont les éléments grossiers, en aval, les plus fins (limons et marnes) car il perd de sa compétence en arrivant dans la plaine alluviale ; d’où la variation latérale de faciès qu’on voit entre la chapelle de l’Ermitage et la butte de Ratavoux. Les cours d’eau dévalaient les pentes du Luberon, perdaient de leur compétence en arrivant dans la plaine alluviale et allaient se jeter dans le golfe de Cucuron où se trouvait le delta de la paléo-durance. Ph 3 et 18.

— de l’Ermitage à Ratavoux en vue de profil.

La sédimentation en éventail du miocène continental indique que les dépôts de pente se formaient au fur et à mesure de la surrection du Luberon : c’est une formation syntectonique. Ph 19.

— - rocher de Curet.

Le rocher de Curet est directement au-dessus du miocène continental (brèches). Il manque le miocène marin. Cette partie du Luberon vient chevaucher le flanc Nord du synclinal de Cucuron. Ph 20 et 21.

Le Luberon de Manosque :

Dans ce secteur, l’axe de l’anticlinal s’abaisse laissant affleurer les terrains oligocènes dont on peut voir les différents faciès. Ph1.

C’est une série très épaisse (environ 2000m) de calcaires, marnocalcaires et marnes.

Les fossiles –ph 22-23-24 (planorbes, limnées, potamides …) et le lignite témoignent d’un milieu lacustre peu profond d’autant qu’on y trouve également des évaporites comme le gypse-ph 25 (et du sel qui n’est pas affleurant mais utilisé en profondeur pour du stockage de produits pétroliers par Geosel). La dalle à empreintes de mammifères proche de Manosque avec ses fentes de dessication et les traces de mammifères (Antilopes, Ronzothères ou rhinocéros sans corne) était en bordure du lac où les animaux venaient boire –ph26.

https://accro2geologie.fr/wp-content/uploads/2022/01/25-gypse-1-1-150x150.jpg

https://accro2geologie.fr/wp-content/uploads/2022/01/26-dalle-a-empreintes-1-150x150.jpg

La subsidence qui a permis cette grande épaisseur de sédiments est due au jeu de la faille de la moyenne Durance. Les éléments détritiques provenaient du plateau de Valensole qui, à cette époque, constituait un relief qui s’érodait –ph27.

Le chevauchement du Luberon n’est pas visible, mais la présence d’un pli déversé (en genou), nous rappelle qu’il doit exister en profondeur-ph28.

Le Luberon de Volx :

C’est l’extrémité Nord du massif.

En voici 2 coupes.

+coupe 1- ph 29. Dans ce secteur, pendant l’oligocène, de grands blocs de crétacé déstabilisés par le jeu de la faille de la moyenne Durance sont descendus du plateau de Valensole (alors relief) et sont venus se ficher dans les sédiments oligocènes (olistolithes) – Ph27.

Aujourd’hui, à la faveur de failles, des kérogènes issus de la maturation des produits organiques mal décomposés dans ce lac, remontent et suintent au travers des marnes, des failles, dans le vallon de Fontamauri – ph30 et 31.

+ coupe 2- ph 32. Le Luberon chevauche vers l’Est les terrains du miocène. Non loin du contact, les couches sont renversées, témoins ces rides de vagues (ripple marks) à l’envers –ph 33.

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Articles récents :

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  • Réserve naturelle géologique du Luberon – Document ‘reserves-naturelles.org’{{}}
    Couvrant une surface de près de 400 hectares sur 27 communes, les 28 sites de la réserve naturelle géologique du Luberon appartiennent tous à l’ère tertiaire. Ils se répartissent en 4 catégories : sites à vertébrés, insectes et végétaux fossiles oligocènes, dalles à empreintes de pas de mammifères oligocènes, sites à vertébrés de l’Eocène et du Miocène, sites à invertébrés du Miocène et du Pliocène.

Une zone de protection de 70.000 hectares a été mise en place autour de ces sites par arrêté préfectoral, étendant la protection aux affleurements fossilifères de l’Oligocène (à vertébrés, végétaux et insectes), à certains affleurements du Miocène (à invertébrés essentiellement) et aux terrains de l’Aptien et de son sous-étage Gargasien.

Les calcaires oligocènes, en fines plaquettes, livrent en certains sites une faune et une flore fossiles tout à fait remarquables. Vertébrés (mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons), insectes (libellules, papillons...) et végétaux (feuilles, graines, fleurs...), parfaitement conservés dans leurs structures les plus fines, témoignent d’environnements lacustres riches et diversifiés au cours de l’ère tertiaire. D’autres sites livrent des ossements fossiles de mammifères primitifs (chevaux, éléphants, gazelles). Ailleurs, ce sont les empreintes de pas de rhinocéros, de hyènes, de chevrotains et d’oiseaux qui ont été conservées à la surface de plusieurs dalles calcaires.

Surface officielle de la réserve - Périmètre de protection : à consulter à la source

Les milieux

Il y a 12 milieux mentionnés dans le périmètre de la réserve naturelle Géologique du Luberon.

  • Surfaces essentiellement agricoles, interrompues par des espaces naturels importants (19,27 ha)
  • Systèmes culturaux et parcellaires complexes (17,15 ha)
  • Terres arables hors périmètres d’irrigation (7,14 ha)
  • Végétation sclérophylle (98,34 ha)
  • Forêts mélangées (102,38 ha)
    En voir plus- Sources des données : Observatoire des Réserves naturelles / Corine Land Cover 2018. Listes non exhaustives.

Les espèces

Il y a 31 espèces réparties en 3 groupes mentionnées dans le périmètre de la réserve.

Famille Réserve naturelle nationale (RNN)
Classée pour son patrimoine géologique

  • Codes RNN90 - FR3600090
  • Site internet reserve-naturelle.parcduluberon.fr
  • Superficie officielle 397,74 hectares
  • Date de création Le 16/09/1987
  • Conservateur·trice : Stéphane Legal
  • Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
  • Départements Alpes-de-Haute-Provence, Vaucluse
  • Communes Aubenas-les-Alpes, Bonnieux, Cabrières-d’Aigues, Caseneuve, Céreste, Cheval-Blanc, Cucuron, Gignac, Montfuron, Montjustin, Murs, Oppedette, Reillanne, Revest-des-Brousses, Saignon, Sainte-Croix-à-Lauze, Saint-Maime, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Saturnin-lès-Apt, Vachères, Viens, Villeneuve
  • Organisme gestionnaire Syndicat Mixte du PNR du Luberon (organisme principal) Collectivité 60 place Jean Jaurès BP 122 84400 Apt
    0490044200 contact@parcduluberon.fr
    www.parcduluberon.fr
    Toutes les réserves - Tous engagés par nature - Protéger – Gérer - Sensibiliser

Source : https://reserves-naturelles.org/reserves/geologique-du-luberon/

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  • Fiche technique de la pierre d’Estaillades – Communiqué ‘sculptures-bidal.com’

    Pierre d’estaillades, la pierre de provence, une pierre naturelle française idéale pour cheminées et fontaines.

La pierre d’Estaillades est une roche sédimentaire. Ce beau calcaire blanc est un peu crayeux mais assez homogène à grains fins compacts.

Cette pierre naturelle est exploitée sur le territoire de la commune d’Oppède située sur la face Nord de la montagne du Luberon, au sud de la RN 100, 10 km à l’est de Cavaillon, dans le département du Vaucluse.

Caractéristiques techniques :{{}}

Position géologique : ère tertiaire, époque miocène, étage burdigalien

Masse volumique apparente : 1 910 à 1 990 kg/m3

Porosité (selon la norme NF EN 1936) : 26,3% à 29,3 %

Mesure du coefficient d’absorption d’eau par capillarité (selon la norme NF EN 1925) :

    • Absorption parallèle aux plans d’anisotropie C2 : 203,6 g/m².s0.5
    • Absorption perpendiculaire aux plans d’anisotropie C1 : 200,9 g/m².s0.5
      Vitesse de propagation du son (selon la norme NF B 10-505) :
    • Sens parallèle au lit de carrière : 3 075 m/s
    • Sens perpendiculaire au lit de carrière : 3 070 m/s
      Mesure de résistance en flexion (selon la norme NF EN 12372) :
    • Force exercée perpendiculairement aux plans d’anisotropie : 3,3 à 5,3 MPa
      Essai d’usure / Abrasion (selon la norme NF EN 14157) : 29,0 mm

Compression : 13,8 Mpa

Essai de glissance en milieu humide (selon la norme NF EN 14231) : 85

Résistance aux attaches : 1 570 N

Essai de gélivité (selon la norme NF EN 12371) : 24 cycles

Principales utilisations :

Cette pierre est certainement l’une des plus connues des ’pierres naturelles du Sud’. Et à juste titre ! Ce calcaire homogène présente une tonalité claire, presque blanche en plein soleil. Son aptitude à être taillée, et même sculptée, ainsi que sa résistance aux écarts de température en font une pierre de premier choix pour une cheminée. Mais, on peut également l’utiliser pour des bancs, des fontaines ou du dallage…

© 2024 BIDAL, Tous droits réservés — Mentions légales - Source : https://www.sculptures-bidal.com/article/10/nos-pierres/fiche-technique-de-la-pierre-destaillades 

Carrière les Estaillades | Oppède - Luberon - https://paysages.pnrsud.fr/sites/397

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  • La pierre de taille du Midi : la carrière des Estaillades à Oppède dans le Lubéron
    En Vaucluse 84, la pierre reine reste la pierre du Midi, une roche calcaire plus ou moins coquillée de très bonne qualité datant du Miocène, âgée de plus de 20 millions d’années, et qui s’est formée dans ce qui était à l’origine une mer chaude. C’est avec cette pierre, extraite depuis des siècles que nos villages, nos maisons, nos églises, nos châteaux, nos cimetières ont été bâtis. Dans le département, ce sont près d’une centaine de carrières qui ont pu ainsi être répertoriées, alors que moins d’une dizaine sont encore en activité. Il existe encore une carrière de pierre de taille en activité à Oppède : la carrière des Estaillades. C’est l’un des trois sites d’extraction des Carrières de Provence, avec ceux du Pont-du-Gard et de Fontvieille. 

Témoin des extractions passées, Une carrière souterraine totalement excavée telle une grande salle occupée par quelques machines correspond à une galerie du XVIIe, peu à peu agrandie. Des traces noires sur la roche témoignent de l’usage des lampes à pétrole au XIXe, de même que les stries obliques sur les parois rappellent l’emploi traditionnel de l’escoude, un pic à deux bords tranchants, disparu du fait de la mécanisation. Les scies crocodiles, les fils hélicoïdaux et diamantés ont aussi fait place aux haveuses et rouilleuses, de grandes tronçonneuses capables de scier jusqu’à trois mètres de profondeur. Quant aux scies circulaires, elles peuvent couper des blocs de plus d’un mètre d’épaisseur. Témoins de cette histoire le rond-point des Poulivets avec ces blocs de pierre et les statues-ouvriers de la pierre. 

La carrière d’Oppède a failli disparaître avec le déclin du marché local, et la fin brutale du marché de la cheminée, encore très prospère il y a une quarantaine d’années. Ce fut pourtant la pierre utilisée à l’édification du palais des Papes à Avignon. Le dôme de la Maison-Blanche a été même confectionné exclusivement avec de la pierre oppédoise. Aujourd’hui, la carrière cible plutôt le marché de la construction en pierre massive (caves viticoles, conservatoires,…). Le site d’extraction actuel, entièrement à ciel ouvert, sera transformé en théâtre de verdure à la fin de l’extraction, pour satisfaire aux exigences environnementales

La carrière des Estaillades{{}}

Témoin des extractions passées, Une carrière souterraine totalement excavée telle une grande salle occupée par quelques machines correspond à une galerie du XVIIe, peu à peu agrandie. Des traces noires sur la roche témoignent de l’usage des lampes à pétrole au XIXe, de même que les stries obliques sur les parois rappellent l’emploi traditionnel de l’escoude, un pic à deux bords tranchants, disparu du fait de la mécanisation. Les scies crocodiles, les fils hélicoïdaux et diamantés ont aussi fait place aux haveuses et rouilleuses, de grandes tronçonneuses capables de scier jusqu’à trois mètres de profondeur. Quant aux scies circulaires, elles peuvent couper des blocs de plus d’un mètre d’épaisseur. Témoins de cette histoire le rond-point des Poulivets avec ces blocs de pierre et les statues-ouvriers de la pierre. 

La carrière d’Oppède a failli disparaître avec le déclin du marché local, et la fin brutale du marché de la cheminée, encore très prospère il y a une quarantaine d’années. Ce fut pourtant la pierre utilisée à l’édification du palais des Papes à Avignon. Le dôme de la Maison-Blanche a été même confectionné exclusivement avec de la pierre oppédoise. Aujourd’hui, la carrière cible plutôt le marché de la construction en pierre massive (caves viticoles, conservatoires,…). Le site d’extraction actuel, entièrement à ciel ouvert, sera transformé en théâtre de verdure à la fin de l’extraction, pour satisfaire aux exigences environnementales.

Vers une IGP - Indication Géographique Protégée de notre pierre de taille {{}}

Il existe un projet de création d’une IGP pour cette pierre unique en son genre. C’est un matériau écologique, naturel, réutilisable, facile à tailler, qui peut servir de parement pour des édifices publics, ou être utilisée dans la restauration des monuments historiques. Quant aux anciennes carrières, elles méritent d’être redécouvertes pour leur beauté naturelle, et certaines d’entre elles peuvent même servir de cadre à des manifestations culturelles.

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La carrière des Estaillades 75, Place Félix-Autard 84580 Oppède - +33 (0)4 90 76 90 06 - ENVOYER UN EMAIL - Horaires d’ouverture : Mardi au Jeudi de 9h à 12h et le Vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30

Source : https://www.oppede.fr/les-carrieres-mairie-oppede-84-vaucluse-luberon_fr.html

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  • Valorisation des ressources naturelles en Région Sud’ (PACA) - Les pierres tendres (molasses provençales) – Document PDF{{}}
    Rapport définitif du BRGM pour le Conseil régional Provence Alpes Côte d’Azur - VALORISATION DES RESSOURCES NATURELLES - LES PIERRES TENDRES (molasses provençales) – Par GONZALEZ G.
    N° contrat : 88 / 7901 - Décembre 1992 - R 36294 - DOCUMENT NON PUBLIC
    BRGM - PROVENCE - ALPES - CÔTE D’AZUR
    Marseille : 117, avenue de Luminv • 13009 Marseille France
    Tél. (33) 91.41.24.46 • Télécopieur : (33) 91.41.15.10
    Sophia Antipolis 1 : 065Ó5 Valbonne Cedex, Fronce
    Téf : (33) 93.65.42.62 - Télécopieur : (33) 93.65.35.06

Source à consulter : http://infoterre.brgm.fr/rapports/RR-36294-FR.pdf

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5bis.
Synthèse récapitulative d’après une requête formulée à ‘ChatGPT’

Image

Description

Source

Image 1 Vue des carrières de calcaire d’Oppède, montrant les bancs de calcaire blanc et pur. Site de la mairie d’Oppède
Image 2 Paysage du Petit Lubéron avec ses falaises calcaires et ses formations géologiques caractéristiques. Site du Luberon
Image 3 Affleurements rocheux et falaises du Petit Lubéron, illustrant la diversité géologique de la région. Site Toutelaterre

Ces images et descriptions devraient vous donner une bonne idée de l’origine géologique et des caractéristiques visuelles du calcaire d’Oppède dans le Petit Lubéron.

https://toutelaterre.weebly.com/uploads/1/2/9/4/129453328/20191109-104037-001r_orig.jpg

Affleurements rocheux et falaises du Petit Lubéron, illustrant la diversité géologique de la région.

Voici un aperçu du calcaire d’Oppède, au cœur du Petit Luberon, avec quelques clichés typiques extraits de carrières, falaises et bâtiments anciens.

https://www.sculptures-bidal.com/photos/4/0/4/2/0/40420d7ba72727f539c2f9c33b38fa2c2d53e444.jpeg

oppede.fr/les-carrieres-...

voyage-hors-saison.fr/20...

martinpierre.fr/pages/tr...

Voici un aperçu du calcaire d’Oppède, au cœur du Petit Luberon, avec quelques clichés typiques extraits de carrières, falaises et bâtiments anciens.

🪨 Origine géologique

1. Un massif crétacé sur un socle tertiaire{{}}

  • Le versant nord du Petit Luberon est constitué d’un banc de calcaires urgoniens surplombant un talus incliné de molasse calcaire  : une structure géologique typique nommée ’cuesta’ Cirkwi+2IGNrando+2Cirkwi+2.
  • La zone fait partie de la Réserve naturelle nationale géologique du Luberon, sauvegardant des affleurements remarquables et des formes karstiques (lapiaz, gorges) Voyage Hors Saison+15Cirkwi+15Wikipédia+15.
    3. Une roche d’exception exploitable{{}}
  • La pierre d’Oppède, un calcaire coquillier du Miocène de très haute qualité, a été exploitée depuis l’Antiquité. Utilisée notamment pour bâtir le Palais des Papes à Avignon et le dôme de la Maison Blanche Cirkwi+7www.oppede.fr+7www.oppede.fr+7.
  • Aujourd’hui, la carrière des Estaillades est toujours active, fournissant une pierre écologique, taillable, utilisée pour la construction moderne et la restauration patrimoniale. Un projet d’IGP vise à valoriser cette pierre unique Wikipédia+2www.oppede.fr+2www.oppede.fr+2.
    🏞️ Illustrations géologiques & paysagères
  • Le premier cliché (turn0image5) montre des blocs de pierre fraîchement extraits à la carrière, avec leur teinte claire caractéristique.
  • Le deuxième (turn0image7) illustre un site d’extraction souterrain ou ancien, mettant en évidence les stries d’outil et traces historiques d’exploitation.
  • Le troisième (turn0image6) capture le village d’Oppède-le-Vieux perché sur son éperon calcaire, pittoresque et caractéristique du paysage local.
  • Enfin, le quatrième (turn0image8) détaille une ruelle pavée encastrée dans des murs en pierre taillée, typique de l’architecture locale.
    🧾 En résumé

Élément

Description

Roche{{}} Calcaires urgoniens (cristallins, blancs, du Crétacé inférieur)
Relief{{}} Cuesta (falaises calcaires face nord, talus de molasse au nord)
Exploitation{{}} Pierre de taille de qualité historique (Avignon, Maison Blanche)
Gestion actuelle{{}} Carrières encore en activité, projet IGP, reconversion patrimoniale
Paysage{{}} Villages perchés, gorges, affleurements karstiques, molasse en plaine

‘’’

Un approfondissement sur les utilisations architecturales de la pierre calcaire d’Oppède (et plus largement des calcaires du Luberon) en Provence :

🏛️ Usages architecturaux de la pierre calcaire en Provence

1. Monuments historiques et édifices religieux{{}}

La pierre d’Oppède et des massifs calcaires voisins (notamment les Estaillades et le Fontvieille) a servi à construire de nombreux édifices emblématiques, grâce à sa teinte claire, sa finesse de grain et sa facilité de taille.

  • Palais des Papes (Avignon) : La pierre extraite du Luberon a été largement utilisée pour ériger les murs et sculptures intérieures, en raison de sa durabilité et de sa capacité à être finement sculptée.
  • Abbaye de Sénanque (près de Gordes) : Un chef-d’œuvre de l’art cistercien construit dans une pierre calcaire locale, sobre, qui capte magnifiquement la lumière provençale.
  • Cathédrales et églises : À Cavaillon, Apt, Avignon… beaucoup d’édifices religieux sont bâtis ou restaurés avec ces pierres calcaires.
    2. Bâtiments civils et demeures bourgeoises{{}}
  • Hôtels particuliers à Avignon, Aix-en-Provence et Arles utilisent la pierre du Luberon dans les encadrements de portes, balcons, frontons, escaliers intérieurs.
  • Les voûtes, arches, escaliers à vis et éléments ornementaux (balustres, corniches) sont taillés directement dans le calcaire tendre mais robuste.
    3. Villages perchés et habitats traditionnels{{}}
  • Dans des villages comme Oppède-le-Vieux, Ménerbes, Gordes, Lacoste, toute l’architecture est fondée sur la pierre locale : murs, toitures plates, escaliers extérieurs, bancs intégrés, fontaines…
  • Les murs à sec qui bordent les restanques et chemins sont aussi en calcaire local, posés sans liant.
  • On trouve aussi des calades (pavages anciens des rues en pierres taillées) dans les villages médiévaux.
    4. Restaurations patrimoniales & constructions contemporaines{{}}
  • La pierre d’Oppède est encore exploitée aujourd’hui pour les restaurations de monuments historiques via des carrières actives (comme à Ménerbes, Oppède ou les Estaillades).
  • Elle est aussi utilisée dans des projets contemporains d’architecture bioclimatique ou vernaculaire, car elle régule naturellement température et humidité.
  • Exemples modernes :
    • Villas haut de gamme dans le Luberon, avec parement en pierre calcaire.
    • Aménagements publics : escaliers, fontaines, bancs ou placettes habillées de pierre.
      🧱 Caractéristiques techniques appréciées

Propriété

Avantage

Couleur claire{{}} Réfléchit la lumière, donne un aspect lumineux typique du sud
Facile à tailler{{}} Permet des moulures, arcs, linteaux fins
Bonne tenue au temps{{}} Résiste aux intempéries, au gel, patine bien
Compatible avec le bâti ancien{{}} Permet une intégration harmonieuse dans les villages classés

📸 Quelques exemples visuels typiques

  • Voûtes romanes en pierre massive (Abbaye de Sénanque)
  • Encadrements de fenêtres sculptés en calcaire tendre (hôtels particuliers d’Avignon)
  • Fontaines et lavoirs de village (Oppède, Goult, Bonnieux)
  • Murs et escaliers en pierre brute ou taillée dans des bastides et maisons troglodytiques
    Voici une carte simplifiée de la région du Luberon en Provence, mettant en évidence les principaux villages perchés (Gordes, Ménerbes, Oppède, Bonnieux…) associés à la pierre calcaire locale utilisée dans l’architecture Wikipédia+10French Moments+10Luberon+10.

🏛️ Tableau des édifices principaux en Provence utilisant la pierre calcaire d’Oppède / Luberon

Édifice

Commune

Période & type

Rôle de la pierre calcaire

Collégiale Notre‑Dame‑d’Alydon{{}} Oppède‑le‑Vieux Roman‑gothique (Xe‑XVIe s.) Construit en pierres de taille locales extraites à Oppède, notamment pour clocher, voûtes, contreforts, autel baroque en calcaire restauré avec pierre d’Oppède Guide Tourisme France+4Wikipédia+4Annuaire Mairie+4Wikipédia+11abbaye-saint-hilaire-vaucluse.com+11French Moments+11Luberon
Château de Gordes{{}} Gordes Renaissance provençale (1525‑1541) Construction en calcaire local pour les assises, tours, fronts ; le rocher calcaire sous-jacent a été exploité pour matériaux et caves troglodytes réaménagées WikipédiaWikipédia
Abbaye Notre‑Dame de Sénanque{{}} Gordes XIIe s. (Cistercien) Édifice en calcaire urgonien / molasse du Luberon : murs, colonnes sobres, portails sculptés, intégration paysagère provençale LuberonLuberon
Caves du Palais Saint‑Firmin{{}} Gordes Moyen Âge / remaniées (sous l’habitat) Carrières de calcaire utilisées pour creuser des salles troglodytes sous les maisons, escaliers, citernes  : pierre réintégrée à l’architect

🗺️ Carte explicative

  • Oppède‑le‑Vieux : point central d’extraction (carrières des Estaillades) et de construction locale (collégiale, maisons anciennes).
  • Gordes : bastion d’architecture calcaire avec abbaye, château, réseaux souterrains.
  • Autres villages (Ménerbes, Cabrières-d’Avignon, Bonnieux)
    _ : architecture traditionnelle en pierre calcaire, murs secs, fontaines, églises, ruelles pavées
    📝 Commentaire général
  • La pierre de taille calcaire (urgonien ou molasse du Luberon) a servi principalement aux constructions monumentales ou religieuses (églises, abbaye, château).
  • L’architecture vernaculaire provençale, notamment des villages perchés, utilise cette pierre pour bâtiments domestiques, éléments de voierie (calades), murs et cabanes en pierre sèche.
  • L’exploitation des carrières locales a permis aussi la création de volumes souterrains (caves, espaces troglodytes) réutilisés à des fins diverses.

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Rubrique B : Statuaire{{}}


  • La sculpture - Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Principes d’analyse scientifique. Méthode et vocabulaire{{}}
    Comment définir une sculpture ?{{}}

Représentation d’un objet dans l’espace, au moyen d’une matière à laquelle on impose une forme esthétique ; ensemble des techniques qui permettent cette représentation ; ensemble d’œuvres d’art qui en résultent. 24 juillet 2024

Qu’est-ce qui rend une sculpture intéressante ?{{}}

Contrairement à la peinture, qui représente traditionnellement une illusion d’espace tridimensionnel sur une surface plane, la sculpture habite réellement l’espace partagé par le spectateur. La sculpture est également tactile : on peut réellement la toucher et ressentir ses différentes textures et formes.

Quel est le but de la sculpture ?{{}}

Action de tailler une matière dure, de façonner une matière selon des techniques appropriées, d’assembler divers matériaux, afin de dégager, dans un but utilitaire ou esthétique, un objet, une figure, un ornement ; ensemble des techniques utilisées à cet effet.

Il existe quatre grands types de sculptures classiques : la sculpture sur pierre, le moulage en bronze, la sculpture sur bois et la cuisson de l’argile.

Quelle est la méthode de sculpture ?{{}}

La sculpture consiste à découper ou à ébrécher une forme dans une masse de pierre, de bois ou d’un autre matériau dur. La sculpture est un processus soustractif par lequel la matière est systématiquement éliminée de l’extérieur vers l’intérieur.

Quels sont les quatre types fondamentaux de sculpture dans l’art ?{{}}

Les quatre types courants de sculptures comprennent la sculpture en relief, la sculpture additive, la sculpture soustractive et la sculpture de moulage.

Quels sont les trois principaux types de sculptures ?{{}}

Les trois principaux types de sculptures sont l’assemblage, la taille et le modelage. L’assemblage consiste à assembler différents objets. La sculpture consiste à retirer les matériaux indésirables pour créer la forme artistique de la sculpture. On l’appelle également sculpture soustractive.

Référence à consulter :

LA SCULPTURE. Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Principes d’analyse scientifique. Méthode et vocabulaire.

BAUDRY Marie Thérèse - Edité par Imprimerie Nationale, Paris, 1978 – 3ème édition 1990 - Avant-Propos d’André Chastel. - BAUDRY Marie-Thérèse, Dominique BOZO, Jacques THIRION.

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Sommaire :

  • le modelage
  • le moulage
  • technique de la fonte
  • technique de la taille
    Le modelage{{}}

Carpeaux, Amélie de Montfort, New York, The Metropolitan Museum of Art

Matériaux : argile, cire, plâtre{{}}

De toutes les techniques de la sculpture, la plus simple à mettre en oeuvre, et aussi la plus ancienne, est la technique du modelage à main libre. Elle n’exige pas nécessairement l’utilisation d’outils particuliers puisque la main du sculpteur suffit à modeler une matière naturelle et malléable comme l’argile ou la cire. Le sculpteur connaît deux procédés pour modeler la matière : le procédé de modelage par accumulation de matière et le procédé de modelage par suppression de matière.

Mais, bien souvent, c’est en combinant les deux procédés que le sculpteur façonne son oeuvre. Le modelage permet au sculpteur de réaliser rapidement son ébauche dans l’argile, puis de la modifier et de la rectifier à volonté tant que l’argile ne sèche pas. Ainsi, les artistes prennent soin de réserver leurs sculptures sous un linge humide entre chaque séance de travail.

Ces qualités ont fait du modelage pendant tout le XIXe siècle la technique privilégiée du sculpteur. En effet, à partir de la Renaissance, le modelage s’est vu attribuer un caractère privilégié, dans la mesure où l’essentiel du travail du sculpteur, dès cette époque, a davantage résidé dans la conception et le façonnage des modèles que dans l’exécution des oeuvres définitives. Celle-ci a été laissée le plus souvent aux mains des mouleurs, fondeurs et des praticiens.

Quelques précisions techniques{{}}

Le modelage d’une ronde-bosse par adjonction de boulettes (écrasées) ou de colombins se pratique, selon les cas, avec ou sans armature. Les rondes bosses de grand format qui doivent servir de modèle définitif et ne sont pas soumises à la cuisson, se façonnent presque toujours à partir d’une armature.

Les ‘rondes bosses’ en argile destinées à être cuites, qu’on appelle aussi « terre cuite », sont presque toujours évidées. Elles ne renferment pas d’armature qui ferait fendre et se crevasser la terre. Cet évidement, indispensable pour faciliter le séchage et éviter les risques d’éclatement au moment de la cuisson, s’opère après l’achèvement de l’oeuvre.

Le moulage{{}}

Matériaux : plâtre (en général){{}}

La technique du moulage, qui consiste à reproduire à l’aide d’un moule des formes en ronde bosse ou en relief, joue un rôle important en sculpture. Elle permet au sculpteur, dans une phase intermédiaire de son travail, de tirer une ou plusieurs répliques (1) à l’exacte imitation d’un modelage exécuté dans un matériau fragile et au mouleur de multiplier les reproductions de certaines sculptures célèbres, afin d’un assurer une diffusion commercialisée (épreuves d’édition).

Il existe 2 types de procédé de moulage :

Le moulage à creux-perdu. La réalisation d’un moule à creux-perdu en plâtre (le moule est généralement une coquille en deux morceaux) entraîne la détérioration du modèle original en terre, ou en cire. Le modèle original a donc essentiellement pour fonction de permettre le tirage d’une épreuve originale unique plus résistante.

Le moulage à bon-creux. Dans le cas du moule à bon creux, le moule est fractionné selon la complexité du modèle en plusieurs morceaux qui s’assemblent entre eux. Avant d’exécuter un moule à bon-creux à pièces, le mouleur examine le modèle dont il doit prendre l’empreinte pour déterminer l’emplacement, la forme et le nombre de pièces nécessaires (certaines statues au drapé compliqué exigent la confection de près de 1.200 pièces). Pour faciliter l’opération du moulage à bon-creux à pièces, on est souvent obligé de découper le modèle en terre. Le moulage, en plâtre ou en terre, garde trace des coutures correspondant à la jonction des éléments du moule. On le « répare » en effaçant ces traces.

(1) « Ces répliques généralement en plâtre sont obtenues par coulage de plâtre dans le moule. Le façonnage des épreuves de série en terre (argile cuite) à l’aide d’un moule à bon-creux s’effectue par pressage.

La technique de la fonte{{}}

Matériau : métal, plus généralement le bronze (2){{}}

La technique de la fonte est considérée comme l’une des plus anciennes techniques de la sculpture (apparue vers la deuxième moitié du IIIe millénaire av. J.-C.). Jusqu’au XIXe siècle, les différentes opérations ont été pratiquées soit par les sculpteurs eux-mêmes, soit, le plus souvent, par des ouvriers spécialisés placés sous leur contrôle (mouleur, fondeur, ébarbeur, ciseleur, monteur, etc.). Au sortir du moule – quel que soit le procédé employé – les oeuvres fondues ne sont pas totalement achevées, elles doivent être réparées et retravaillées : ébarbage, ciselure, polissage, patine.

Il existe deux principaux procédés de fonte : la fonte à cire-perdue et la fonte au sable.

Bien qu’ils connaissent une faveur égale, des raisons pratiques conduisent les sculpteurs à privilégier :

Le procédé de la fonte au sable pour couler un nombre relativement élevé d’exemplaires (exemplaires de série, d’édition) reproduisant des modèles de formes simples ou complexes, de petites et moyennes dimensions.

Le procédé de la fonte à cire-perdue, sans destruction du modèle, pour couler un nombre limité d’exemplaires reproduisant des modèles de formes complexes de petites et grandes dimensions (le procédé de la fonte à cire-perdue convient particulièrement bien à la réalisation des œuvres monumentales comme les statues équestres) fondues en un seul jet.

Fonte à la cire perdue {{}}

Pour les sculptures en bronze, la technique la plus couramment utilisée au XIXe siècle est celle de la fonte à la cire perdue. Dans un nouveau moule en creux réalisé à partir du plâtre original, le fondeur coule de la cire et obtient une réplique fidèle du modèle. Lorsque la cire a durci, elle est entourée d’un réseau de conduits par lesquels s’échapperont, à l’étape suivante, la cire fondue et les gaz. L’ensemble est recouvert d’une coque en matériaux réfractaires, puis chauffé. La cire fond, s’écoule, et le métal en fusion est introduit par l’intermédiaire des conduits dans l’espace laissé libre. Lorsque le bronze a repris sa consistance solide, le moule est cassé, les conduits ou évents coupés au ras de la surface ; l’ensemble est ciselé et poli avant d’être patiné. Lorsqu’on veut obtenir une fonte creuse, ce qui est le cas le plus fréquent et surtout lorsqu’il s’agit d’une sculpture de grand format, un noyau constitué de matériau réfractaire est introduit au début de l’opération dans le moule en plâtre. L’espace laissé vide entre le moule et le noyau sera seul occupé par la cire, puis par le bronze. Le noyau sera ensuite extirpé et la sculpture sera creuse. Ces opérations peuvent être répétées à partir du premier moulage en plâtre, permettant l’édition de multiples.

(2) La composition du bronze, qui conditionne l’aspect et la résistance de l’oeuvre, consiste essentiellement en un alliage de cuivre (70 à 90 %) et d’étain (15 %). Comme le plâtre, le bronze sait conserver jusque dans ses moindres détails, la forme modelée par le sculpteur. Il est inaltérable et se brise difficilement, mais à côté de tous ces avantages, il possède deux inconvénients : il est coûteux et pesant.

Vous pouvez aussi consulter ou regarder :

Élisabeth Lebon, Dictionnaire des fondeurs de bronze d’art, France 1890-1950, Perth, Marjon éditions, 2003 : http://dico.fondeursdart.free.fr/lebon.html

Élisabeth Lebon, Fonte au sable – Fonte à la cire perdue. Histoire d’une rivalité, Paris, INHA-Ophrys, 2012 : http://inha.revues.org/3243

Adrian de Vries’s Bronze Casting Technique : http://www.getty.edu/art/gettyguide/videoDetails?segid=437 (vidéo en anglais, durée : 8’ 38’’)

Casting Bronzes : http://www.getty.edu/art/gettyguide/videoDetails?segid=370 (vidéo en anglais, durée : 6’10’’)

La technique de la taille{{}}

Matériaux : pierre, bois, plus généralement le marbre{{}}

La technique de la taille, qui consiste à supprimer de la substance dans un bloc de matière, peut être pratiquée selon deux procédés : la taille directe et la taille avec mise-aux-points.

La taille directe est un procédé de taille pratiquée par l’artiste lui-même, soit d’après nature - on pense que Michel-Ange a fait poser un marbrier de Carrare pour son David -, soit d’après des esquisses dessinées ou modelées.

La technique de la taille de la pierre s’oppose de façon très nette à celle du modelage : alors qu’en modelant, le sculpteur peut à son gré ajouter et retrancher, le fait de tailler implique exclusivement l’idée d’enlèvement de matière sans possibilité de repentirs. Aussi procède-t-on avec prudence par étapes successives : dégrossissage, ébauche, taille des plans principaux, taille des plans intermédiaires, rendu du modelé, finition et polissage. Aussi les sculpteurs, dès la Renaissance, ont-ils préféré recourir au procédé de la taille avec mise aux- points qui leur permettait de se faire aider par des praticiens ou même d’abandonner à ceux-ci la totalité des opérations de façonnage.

La taille avec mise-aux-points est un procédé qui exige le recours à un modèle définitif résistant et ayant tout le fini souhaité, pour ne donner lieu à aucune interprétation de la part du praticien qui se borne à le reproduire mécaniquement. Ce modèle est généralement un moulage en plâtre (épreuve originale) reproduisant un modèle préparatoire plus fragile, en terre ou en cire.

A partir du XVIIe siècle, le travail des sculpteurs a surtout consisté à concevoir et élaborer les modèles destinés à la taille avec mise-aux-points. Sur le modèle sont prises des mesures, réseau de points de repère qui sont reportés sur le bloc à tailler. Ces points de repère indiquent l’épaisseur de matière à supprimer au fur et à mesure du travail. La densité des points augmente au fur et à mesure. Le report des points de repère peut s’effectuer à l’aide de divers instruments. Les méthodes de mise-aux-points pour reproduire un modèle sont :

La mise-aux-points sous châssis avec fil à plomb, couramment pratiquée aux XVIIe et XVIIIe siècles pour l’ébauche des ‘rondes bosses’.

La mise-aux-points par la méthode des trois compas (deux de ces compas sont à branches droites ou légèrement courbes et le troisième, appelé compas d’épaisseur, est à branches courbes). Pour un buste, la mise en place de deux ou trois cents points de repères nécessaires, représente 2 ou 3 mois de travail.

La mise-aux-points à la machine (3) : plus rapide et plus fidèle que toutes les autres méthodes de mise-aux-points, cette technique est inventée au début du XIXe siècle, elle est composée de trois pointes mobiles et d’un bras articulé susceptible de prendre toutes les positions.

(3) L’écart entre invention et exécution s’est définitivement creusé au début du XIXe siècle avec l’invention du pantographe par Achille Collas (1837), qui facilitait les méthodes de report et autorisait même l’agrandissement ou la réduction du modèle. Le pantographe est ainsi à l’origine de l’abondante production de fontes d’édition qu’a connues le XIXe siècle.

Pour appréhender la genèse d’une sculpture taillée, vous pouvez regarder le film :

La Genèse d’une sculpture, par Adam-Tessier, réalisé par Olivier Clouzot et Julien Pappe (13 minutes, noir et blanc), faisant partie de la Roland Collection of Films on Art (www.rolandcollection.com, bande-annonce gratuite, téléchargement payant).

Ainsi que : Carving Marbles with Traditional Tools : http://www.getty.edu/art/gettyguide/videoDetails?segid=4219 (vidéo en anglais, durée : 2’48’’)

Illustrations :

1. Jean-Baptiste Carpeaux, Amélie de Montfort, esquisse de femme debout, New York, The Metropolitan Museum of Art, 1989.289.2 (ph. www.metmuseum.org, May 13, 2011)
2. Fonte à la cire perdue, bronze entouré de conduits et évents, Copenhague, Musée des Beaux-Arts (ph Wikimedia, ESM)

BAUDRY et BOZO

BASSETT and FOGELMAN

Pour ces questions de technique, il y a plusieurs ouvrages utiles contenant des définitions ayant trait à l’art de la Sculpture (types de sculptures, processus de création, méthodes de fonte...).

En français :

Marie-Thérèse BAUDRY et Dominique BOZO, Principes d’analyse scientifique. La Sculpture, Méthode et Vocabulaire, Paris, Ministère de la Culture, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Imprimerie nationale, 1978

En anglais :

Jane BASSETT and Peggy FOGELMAN, Looking at European Sculpture. A Guide to technical terms, The J. Paul Getty Museum in collaboration with The Victoria and Albert Museum, 2007

Voir aussi la vidéo suivante qui décrit les outils du sculpteur Gaston Lachaise (1882-1935) :

Lachaise’s Toolbox : Documenting an installation at the Portland Museum of Art, novembre 2020 (Vidéo 15’53 en anglais) - Source : https://www.youtube.com/watch?v=4HZOHDq9g9E

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Source : https://frenchsculpture.org/index.php/Articles/Show/Details/id/23

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  • La sculpture définie par le musée des Beaux-Arts d’Orléans {{}}
    Le terme sculpture vient du latin sculpere = tailler, enlever. Ce mot renvoie à la pierre et à l’importance accordée à ce matériau par les Romains.

En France, le mot s’impose à la Renaissance. Au Moyen Âge, on parlait d’images et d’imagiers tant pour la peinture que pour la sculpture.

La sculpture se caractérise par :{{}}

 La présence de trois dimensions, c’est un volume qui vit dans et par l’espace qui l’entoure.

 La création d’un volume dont la finalité n’est pas utilitaire mais esthétique, spirituelle, sensorielle...

Cependant, les limites sont parfois floues avec le domaine des objets d’art (céramique, tapisserie, joaillerie...). La perméabilité des domaines, des techniques, des matériaux laisse parfois perplexe celui qui tente de classer les créations humaines.

 La prédominance de l’homme et de l’animal comme source d’inspiration ; le paysage et la nature morte sont presque absents de la sculpture et n’interviennent que comme éléments de situation ou de décor.

Rondes bosses et reliefs :{{}}

La sculpture en relief est solidaire d’un fond. La manière dont les formes émergentes de ce fond permet de classer les œuvres en bas et haut reliefs. Dans tous les cas le relief n’offre qu’un point de vue privilégié (frontal). Ce type d’œuvre est propice à la narration, à la sculpture de détails et aux jeux d’ombre et de lumière. Ces œuvres sont généralement intégrées à une architecture ou à une sculpture monumentale, sur le socle le plus souvent.

La ronde bosse est autonome, elle vit et anime l’espace qui l’entoure. On peut tourner autour, sauf si elle est placée dans une niche ou s’il s’agit d’un buste dont on occulte la vision arrière en le plaçant contre un mur afin de privilégier les autres points de vue. La ronde bosse induit l’idée de synthèse, de monumentalité et joue avec les pleins et les vides.

Démarches de sculpteurs{{}}

La taille s’applique à tous les matériaux solides traités par enlèvement de matière.

Il s’agit d’une démarche centrifuge qui nécessite une conception mentale préalable car le repentir n’est pas possible.

Cette technique nécessite des outils adaptés au matériau.{{}}

Les formes sont synthétiques du fait de la résistance de la matière ; c’est la beauté de cette dernière qui est mise en valeur.

Le modelage s’applique aux matières ductiles. Il s’agit d’une démarche centripète dans laquelle les mains jouent le rôle principal, les outils n’intervenant que de manière accessoire.

Le travail par adjonction et retrait successifs permet le tâtonnement et l’expression de la spontanéité du sculpteur.

L’assemblage de matériaux identiques ou différents offre de grandes possibilités créatrices. Cette technique permet également le tâtonnement. Les vides, les couleurs, les textures jouent un rôle important dans ce type d’œuvres.

Le moulage et la fonte n’obéissent pas à des démarches de créations, ils font suite à l’acte créateur lui-même.

Ce sont des moyens techniques permettant soit de réaliser une œuvre dans un matériau pérenne, soit de la multiplier.

L’œuvre unique en sculpture est rare. Le temps et le coût des matériaux obligent souvent le sculpteur à produire plusieurs exemplaires.

Matériaux et outils{{}}

L’argile{{}}

L’argile est un matériau abondant dans la nature, donc peu coûteux ; sa mise en œuvre ne nécessite pas de techniques ni d’outils complexes. Elle se caractérise par sa malléabilité et peut être utilisée sous forme de bloc de terre à modeler ou être liquéfiée et coulée dans un moule. Son grand inconvénient reste sa fragilité qui est atténuée par la cuisson… Le fil d’acier sert à couper la portion de terre désirée. Les mirettes sont constituées d’anneaux métalliques placés aux deux extrémités d’une tige de bois. Leurs formes sont très variées, elles permettent d’enlever les excédents de terre. Les ébauchoirs, en bois, servent à aplatir, amincir, modeler, lisser la matière et laissent souvent des traces sur l’œuvre. La spatule permet de réaliser des aplats et l’éponge sert à lisser.

La pierre{{}}

La pierre est un matériau abondant, pérenne, présentant une grande diversité de grains, de couleurs, de dureté. Le choix dépend souvent des ressources locales, mais la pierre la plus recherchée des sculpteurs est le marbre blanc. La pierre nécessite du temps et de la force. La forme du bloc et son aspect sont essentiels, ils guident l’artiste au cours de sa création.

La pointe est l’outil de base, elle sert à enlever de la matière. La grosseur de la pointe est choisie en fonction de l’état d’avancement de la taille. La gradine est une tige d’acier dont l’un des bouts est aplati et dentelé.

Elle permet, après le travail de dégrossissage avec la pointe, de dégager les formes. L’écartement des dents permet d’obtenir des effets de matière très variés. Le ciseau plat est constitué d’une tige dont l’une des extrémités est aplatie et forme un tranchant. Il sert à aplanir les surfaces, à gommer les traces laissées par la gradine et à créer des passages entre les plans. C’est un instrument de finition. Ces outils sont utilisés avec une masse en acier pour les pierres dures, un maillet en bois pour les pierres tendres.

Ce travail de percussion permet de détacher la matière. L’angle que forme l’outil avec la surface de la pierre varie en fonction du degré d’avancement du travail. Avoisinant un angle de 45° au début, il est peu à peu réduit et l’outil se rapproche de la pierre pour dégager le modelé. Le sculpteur termine son travail avec des rifloirs (râpes). Pour le polissage, des abrasifs de plus en plus fins sont utilisés : papiers émeri, papiers de verre fins, pierre ponce... L’usure de la surface permet d’obtenir un aspect lisse et brillant.

Le bois{{}}

Le bois est un matériau abondant mais fragile et périssable. Il en existe une grande variété de dureté, de densité, de grains et de résistance différents. Le bois se caractérise par sa structure fibreuse hétérogène qui contraint le sculpteur à s’adapter au matériau. Comme pour la pierre, la matière première guide les choix de l’artiste. Seul le bois sec est propice à être sculpté. Le cœur de l’arbre et l’aubier sont écartés, on utilise généralement les cernes proches du cœur.

Le ciseau est constitué d’une lame d’acier biseautée dont le tranchant entame le bois tandis que le biseau le soulève. Les gouges sont des outils tranchants concaves et semi-circulaires. Ces outils sont utilisés avec un maillet en bois. Pour les finitions, on utilise des limes, des râpes...

Autres matériaux :{{}}

Les matériaux utilisés par les sculpteurs sont très nombreux et appelés sans cesse à se multiplier du fait de la multitude des matières plastiques, des nouveaux alliages... et surtout du fait de la modification de la notion de sculpture.

En effet, les artistes font appel, depuis longtemps déjà, au façonnage et à l’assemblage de matériaux “pauvres” comme la tôle, le carton, le ciment, le béton, le plexiglas... et aux matériaux de rebut, largement utilisés depuis les dadaïstes*.

Au-delà de l’intrusion du quotidien dans la sculpture, c’est le concept même de l’œuvre pérenne qui est aujourd’hui souvent remis en cause par l’introduction de l’éphémère. La sculpture peut être élaborée avec de la glace, de la nourriture, de la lumière, où en mettant en scène l’homme lui-même, cependant la sculpture humaine s’apparente plus au happening* qu’à la sculpture proprement dite.

* mots définis dans le glossaire en fin de dossier

Œuvres du musée des Beaux-Arts d’Orléans - La sélection présente des œuvres d’époques, de techniques, de matériaux diversifiés. Elles sont présentées chronologiquement.

Source : https://www.orleans-metropole.fr/fileadmin/orleans/MEDIA/document/culture/musees/offre_pedagogique/2022/mba/dossier/Dossier-PEDA_La_Sculpture.pdf

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  • Les outils de sculpture d’après André M. Winter – Document diffusé par ‘carto.net’ {{}}
Pointerolle, smille, polka, laie, taillant, ciseau et bretture {{}}

websize photograph

^ ^ Description de la photo{{}} Titre : Pointerolle, smille, polka, laie, taillant, ciseau et bretture
Prise de : Exposition dans l’ancien réfectoire de l’Abbaye de Boscodon, Vallée de Boscodon, Crots, Hautes-Alpes, Provence-Alpes-Côte-d’Azur, France.
Description : Outils de tailleur de pierre servant lors des travaux de la taille des pierres de construction.Pour la restauration on s’est basé sur les outils manuels, sans doute aussi par économie.
Mots clés : outil, lapicide, maçon

Données image

Image sizes : 4505*1812px, 3226kb
Origin : Originally a digital image, with postprocessing
Date/Time : 20150820-150240
Camera : Canon EOS 700D
Iso : 100
Speed : 1/50s
Aperture : F4.5
Focal length : 10.0mm
Author : André M. Winter
Photo copyright : This photograph is copyrighted (©) by André M. Winter and others. A free permissions for re-use may be given for non-commercial purposes. Commercial use requires a license. Contact André M. Winter for any kind of use. This extended copyright notice applies in all cases. Infringements always will be persecuted worldwide. Legal court : Innsbruck, Austria, E.U.
Text copyright : Description texts and meta data are covered by the GNU Free Documentation License (GFDL). Any re-use requires the URL and the author(s) of this document to be named in.
Link to this page : link to this page
{{}} {{}}

Source : https://www.carto.net/andre.mw/photos/2015/08/20_b_abbaye-de-boscodon/20150820-150240_pointerolle_smille_polka_laie_taillant_ciseau_et_bretture.shtml

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  • Pour les outils de sculpture, voir également le document suivant avec illustrations : {{}}
    Les percussions ‘lancées’ - Ce sont des outils qui frappent directement le bloc. Ils servent essentiellement à dégrossir. Ils sont utilisés de ce fait à la fois par le carrier pour dégrossir le bloc en carrière mais également par le tailleur de pierre pour la phase de dégrossissage et de mise aux cotes…

[Document explicatif avec nombreuses illustrations techniques et artistiques des outils pour la pratique de sculpture

Source : http://ruedeslumieres.morkitu.org/apprendre/outils/percussions_l/index_percussions_l.html

Voir aussi : Outils pour sculpture sur pierre - Boesner.fr - [Communiqué à usage commercial avec description et prix de vente des outils]

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  • Statuaire et Sculpture grecque antique d’après Wikipédia
    Cette page d’homonymie répertorie les différents sujets et articles partageant un même nom. Sur les autres projets Wikimedia : statuaire, sur le Wiktionnaire

Le mot statuaire désigne à la fois :

Sculpture grecque antique{{}}

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/7f/NAMA_Diadum%C3%A8ne_2.jpg/200px-NAMA_Diadum%C3%A8ne_2.jpg

Copie du Diadumène de Polyclète, v. 100 av. J.-C., musée national archéologique d’Athènes

La sculpture est probablement l’aspect le plus connu de l’art grec antique, celui qui permettait pour un contemporain de la Grèce antique, mais après la peinture, d’offrir les plus beaux présents aux dieux, célébrer les héros et obtenir leur protection. Les sculptures grecques, souvent par l’intermédiaire de leurs copies et variantes romaines, ont servi de références permanentes aux sculpteurs du monde occidental, surtout depuis la Renaissance italienne jusqu’aux toutes premières années du XXe siècle.

Seule une faible partie de la production sculpturale grecque nous est parvenue, tandis que quasiment toute la peinture a disparu, hormis les céramiques peintes. Beaucoup de chefs-d’œuvre décrits dans la littérature antique sont désormais perdus ou extrêmement mutilés, et une grande partie ne nous en est connue que par des copies, plus ou moins habiles et fidèles, de l’époque romaine. Beaucoup de celles-ci ont été restaurées par des sculpteurs occidentaux, de la Renaissance à nos jours, parfois dans un sens bien différent de l’œuvre d’origine : tel discobole se transforme ainsi en gladiateur mourant, tel dieu reçoit les attributs de tel autre, les jambes de telle statue se trouvent greffées au tronc de telle autre. Le travail de dé-restauration permet, dans certains cas, de retrouver l’œuvre, même fragmentaire.

Cependant les découvertes archéologiques nous font connaître, sans cesse, autant de nouvelles statues monumentales en marbre et parfois en bronze ou en terre cuite, que la multitude des statuettes. Celles-ci, par leur nombre, témoignent de l’émulation qui animait le travail des sculpteurs en Grèce, sur cette longue durée : du VIIIe siècle au IIe siècle avant notre ère. Enfin la recherche scientifique sur cet ensemble constamment augmenté nous permet de mieux appréhender ces réalisations et le contexte culturel de leur production. Ces connaissances nous permettent d’autant mieux de les apprécier sous de multiples aspects…

Article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sculpture_grecque_antique

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  • Vidéo - C’est pas sorcier - Sculpture : les sorciers sur la sellette - C’est pas sorcier - 16 mai 2013 – Durée 26:02
    La chaine officielle de l’émission de France 3. ‘C’est pas sorcier’, le magazine de la découverte et de la science. Du modelage en terre glaise au moulage en plâtre, et de la taille de la pierre à la fonte des bronzes d’art, Fred, Jamy et Sabine nous dévoilent toutes les techniques de la sculpture.

Pourquoi les argiles conservent-elles la forme qu’on leur donne et par quelle alchimie deviennent-elles solides quand on les cuit ? Comment les sculpteurs taillent-ils la pierre ? Comment peut-on agrandir une petite statuette à l’échelle d’un monument ? Et comment fond-on une statue en bronze ? Devant les chefs-d’oeuvre du musée d’Orsay et les biscuits de la Manufacture de Sèvres, en passant par une école de taille de pierre, puis dans la plus ancienne fonderie de France, nos trois sorciers nous initieront aux secrets d’atelier et nous feront suivre toutes les étapes qui permettent de transformer la matière informe en oeuvre d’art achevée.

Personnes mentionnées :

https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRFZhK4SFiipl7W5fyG41eoAUPGZEy6mU0O2OZj2kcRorKNjnXuKVBcUv6dhgbcAuguste Rodin

https://encrypted-tbn1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQc8acqueCY8pNEdSViigQbmfF_XCS1EPGjuMmRJyE65rfYX3sB0SsVpTiPhmYYFrançois Pompon

https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcT4qvfMspyfs0YzlCjZpBzeJM8HPEGDeaBBa-PXNT4S-z4r3kYL1MWB-9dIXjy9Camille Claudel

Source : https://www.youtube.com/watch?v=ia1DHHVGVwM

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La statuaire publique : revoir l’invisible 

Manifestante sur le Monument à la République (1883) de Léopold Morice, à Paris, lors d’un rassemblement contre le racisme le 9 juin 2020. © François Mori/AP/SIPA.

Alors qu’elles font partie des rares œuvres d’art visibles actuellement (hors écrans), les statues situées dans l’espace public font l’objet de nombreux débats politiques et sociétaux. Tour d’horizon.

En juin dernier, place Vauban à Paris, des militants et militantes anti-racistes drapaient une statue représentant le maréchal Joseph Gallieni, militaire et administrateur colonial de la fin du XIXe siècle, d’un large tissu noir. Symbolique, l’action était accompagnée de l’inscription d’une phrase sur le socle du monument, « Déboulonnons le récit officiel », et fut largement relayée sur les réseaux sociaux. Interrogée par l’artiste Seumboy Vrainom, créateur de la chaîne YouTube Histoires Crépues, l’historienne Françoise Vergès expliquait alors dans une vidéo que la « question du déboulonnage des statues n’a rien à voir avec l’effacement de l’histoire. 

Au contraire, c’est une justice du récit historique qui est pour l’instant essentiellement celui de l’hégémonie blanche ». Lors de l’action, on entendait également des personnes scander « Dans un musée ! » au sujet de l’édifice commémoratif. Loin de faire l’unanimité auprès des historiens et historiennes, cette action et les autres, nombreuses, autour des statues publiques a le mérite de poser plusieurs questions : que dit la statuaire publique française du récit de l’histoire ? L’art dans l’espace public est-il un art neutre ? Le retrait de statues est-il une revendication nouvelle ?

Selon l’historien Maurice Agulhon, l’apogée de la ‘statuomanie’ se situe, en France, entre 1870 et 1914. Dans La ‘statuomanie’ et l’histoire, en 1978, il recense la mise en place pendant cette période à Paris de 150 statues « représentant des personnages célèbres, contre 25 de 1815 à 1870 ». Il le dit également, ces « grands Hommes » sont généralement tous… des hommes.

Depuis la fin du XIXe siècle, l’espace public continue d’être régulièrement agrémenté de monuments et statues, malgré un ralentissement pendant la Première Guerre mondiale et une phase de destruction sous le régime de Vichy. « Le terme de commande publique recouvre une réalité complexe pour le XIXe siècle, précise l’historienne de l’art Claire Garcia. À côté de commandes de l’État et des villes, des comités privés étaient créés pour honorer la mémoire d’un grand homme, puis il fallait obtenir un décret d’hommage public pour sceller l’installation du monument. La ville n’entre dans ce dernier cas que pour valider le projet et lui trouver un emplacement dans l’espace public. » 

Jeanne d’Arc, exception dans son genre

L’accélération de l’installation de statues publiques est flagrante sous la IIIème République. « Il y a plusieurs conjonctures à cela, détaille Claire Garcia. À Paris, notamment, les changements urbains liés à l’haussmannisation, l’agrandissement des avenues, la création de places et de parcs favorisent l’aménagement de sculptures. De plus, les gouvernants comprennent la valeur pédagogique que peuvent avoir ces œuvres d’art. » Et vont tenter d’utiliser en leur faveur ce panthéon à ciel ouvert.

Pourtant, selon l’historien d’art Georges Poisson, durant la période de statuomanie, l’État n’est l’instigateur direct que d’un seul monument public : la statue de Jeanne d’Arc commandée à Emmanuel Frémiet et inaugurée en 1874 place des Pyramides à Paris. Sans en avoir l’initiative directe, l’État subventionnera un grand nombre d’autres projets de statuaire publique représentant Jeanne d’Arc.

Dans un article paru en 2001 dans Sociétés et représentations, la chercheuse Christel Sniter décrit Jeanne d’Arc comme « le symbole de la patrie et du patriotisme (...) une figure unificatrice utile dans le cadre de la construction de la nation après la défaite de 1870 et la perte de l’Alsace et de la Moselle ». Elle est si fédératrice que l’on constate « une sorte d’émulation entre les pouvoirs publics : l’État érige sa première statue, place des Pyramides ; la Ville de Paris inaugure la sienne boulevard Saint-Marcel en 1891 ; l’État surenchérit et en érige une troisième place Saint-Augustin, en 1900, avec l’accord de la Ville ».

Or, si la figure de Jeanne d’Arc est très présente dans l’espace public, elle reste une exception dans son genre : « Le corpus des statues de femmes célèbres érigées à Paris de 1870 à nos jours se caractérise par une grande hétérogénéité, détaille Christel Sniter dans un article de 2008 sur « La gloire des femmes célèbres ». Sur les 38 cas recensés, seules 21 statues furent effectivement érigées. Plusieurs types majeurs peuvent cependant être dégagés qui ne sauraient prétendre à l’exhaustivité : Jeanne d’Arc la guerrière dressée, Edith Cavell l’héroïne martyre exceptionnelle, les femmes de lettres et artistes assagies et Dalida, la starisation de la célébrité. »

‘Décommémorer’ ?

Même s’il n’en a pas la charge directe, l’État a donc rapidement compris que l’espace public pouvait être le support d’une pédagogie, d’un message. Le lieu de la diffusion de symboles. Pourtant, au tournant du XXe siècle, on observe « un essoufflement du phénomène d’installation, analyse Claire Garcia. Il y a une forme de rejet général : ce type d’art est dénigré à la fois par le public et les artistes qui le jugent trop académique ». On reproche à ces sculptures leur « manque d’originalité, de créativité, poursuit la chercheuse. Elles sont alors de moins en moins regardées », et perdent en puissance symbolique. Ainsi, au-delà de l’intérêt esthétique de ces œuvres, le sens du décor que nous traversons tous les jours ne s’est-il pas perdu ? 

Si les œuvres qui ornent l’espace public sont les conséquences de décisions, privées ou non, leur retrait aussi. Aujourd’hui, la destruction ou le déboulonnage de statues choquent certains historiens et historiennes qui y voient une forme d’effacement de l’Histoire.

C’est notamment le cas de Mona Ozouf ou Michel Winock, tous les deux signataires d’une tribune publiée le 24 juin dans Le Monde. Ils y déclaraient que déboulonner une statue, c’est faire preuve d’« anachronisme. Ce péché contre l’intelligence du passé consiste, à partir de nos certitudes du présent, à plaquer sur les personnages d’autrefois un jugement rétrospectif d’autant plus péremptoire qu’il est irresponsable ». 

Cependant, pour la chercheuse en histoire de l’art Christelle Lozère, « le déboulonnage appartient à l’histoire de l’art. Il faut que nous l’acceptions, cela fait partie de l’écriture de l’histoire ». 

Cela n’est donc pas neuf et l’espace public français s’est transformé au rythme des diverses métamorphoses politiques. D’ailleurs, si les figures qui y sont représentées manquent aujourd’hui de diversité, c’est en partie en raison du retrait ou de la destruction de certaines de ces œuvres : sous le régime de Vichy, la loi du 11 octobre 1941 prévoyait « l’enlèvement des statues et monuments métalliques en vue de la refonte ».

Seuls les monuments qui « présentaient un intérêt artistique ou historique devaient être gardés » et de nombreuses œuvres ont été fondues (les métaux étant acheminés vers l’Allemagne), dont la sculpture représentant le général Thomas Alexandre Dumas, père de l’écrivain Alexandre Dumas et premier général d’origine antillaise, détruite en 1942. Érigée en 1913, cette œuvre d’Alphonse-Emmanuel Moncel est aujourd’hui visible sur la base de données À Nos Grand Hommes, qui recense tous les monuments connus de l’espace public.

Dans le podcast Paroles d’histoire, la sociologue au CNRS Sarah Gensburger emploie le terme de « décommémoration » pour parler du retrait de ces œuvres et en évoque plusieurs, à travers le monde. Dès les années 1960, la RDA a, elle aussi, enclenché un processus de décommémoration tout comme des pays anciennement colonisés, dont le Congo, qui dès les années 1970 a effacé le passé colonial de son espace public. Ainsi, pour des raisons idéologiques très diverses, le mouvement d’enlèvement de la statuaire publique est loin d’être une nouveauté. On pourrait même parler d’un héritage qui expliquerait certains manques, mais aussi la présence de certaines figures aujourd’hui contestées. 

Traces visibles et invisibles

Au-delà du retrait ou du « déboulonnage » qu’on a pu observer notamment aux États-Unis, l’action sur et autour de ces œuvres d’art publiques est récurrente. Du graphe à la décapitation, les citoyens et citoyennes interviennent régulièrement dans l’espace public pour revendiquer, dénoncer, soutenir, dire.

Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, nombreux furent celles et ceux qui se réunirent place de la République à Paris et ornèrent le Monument à la République (1883) de Léopold Morice de dessins, mots et fleurs. Ce mémorial spontané à la mémoire des 130 victimes des attaques terroristes est resté fardé de ses « Même pas peur » et autres nombreuses paroles de soutien pendant quelques mois, le temps du deuil, avant d’être nettoyé. « Il y a beaucoup de sculptures dans l’espace public et certaines sont souvent sujettes à des graphes, explique la restauratrice spécialisée dans la sculpture Anaïs Lechat. Dans certains cas elles sont nettoyées, dans d’autres non. Il appartient à la collectivité et à la DRAC de faire les choix de restauration. »

Ainsi, à Marseille, une statue de Joseph Chinard représentant la Paix est régulièrement nettoyée tandis qu’à quelques encablures, un monument équestre n’est que rarement lavé des inscriptions qu’il porte. En plus des interventions humaines, la statuaire publique est soumise à de nombreux autres risques : « Les intempéries provoquent des phénomènes d’érosion et des micro-organismes peuvent venir se déposer sur la sculpture.

De plus, si les variations de température sont fortes, cela peut provoquer des fissures ou des fractures », raconte Anaïs Lechat, qui explique que les restaurateurs et restauratrices ne sont pas décisionnaires de ces restaurations. Elle désapprouve par ailleurs les personnes qui s’essaient au nettoyage d’une sculpture sans pour autant avoir été formées à la discipline. « Soigner ce que l’on considère comme étant un mal infligé à une sculpture n’est pas à la portée de tous et toutes, insiste la jeune femme. Ceux qui n’ont pas de formation risquent de les dégrader davantage. » Ou de faire disparaitre « des témoignages d’histoire de l’œuvre que l’on voudrait garder et documenter ».

Par ailleurs, si elles abîment les œuvres, ces inscriptions rendent parfois de nouveau visibles ces statues, souvent ignorées par les promeneurs. La directrice de la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage Dominique Taffin abonde : « Un monument est une trace matérielle visible mais également assez discrète. On assiste aujourd’hui à un regain d’attention publique autour de ces œuvres grâce aux mililtants et militantes qui veulent que l’histoire coloniale française soit elle aussi présente dans l’espace public et surtout expliquée. » 

Une place au musée ?

« Mon sentiment est partagé, confie l’historienne de l’art Christelle Lozère. Détruire des monuments publics est quelque chose que je ne conçois pas, d’autant que ces œuvres témoignent du passé et construisent les mémoires. Mais je comprends que ces atteintes aux statues soient des symboles forts, et que la société s’interroge et retravaille les symboles. » La chercheuse martiniquaise évoque des cas récents d’atteinte à la statuaire publique : celui de la statue de Joséphine de Beauharnais, place de la Savane à Fort-de-France, qui a été décapitée, mais aussi deux sculptures de Victor Schoelcher, qui a fait adopter le décret sur l’abolition de l’esclavage en 1848 tout en défendant la colonialisation.

L’une, édifiée en 1906-1907, était très mal entretenue et « disparaissait dans la plus grande indifférence », selon Christelle Lozère. L’autre, datée des années 1960, était l’œuvre de la sculptrice Marie-Thérèse Julien Lung-Fou (1909-1981). « Elle était engagée et fut la première femme sculptrice de la Martinique. Son histoire n’était pas connue de celles et ceux qui ont détruit l’œuvre… C’est très dommage car nous avons perdu une belle pièce d’une artiste du patrimoine martiniquais », déplore la chercheuse. Pour elle, ces atteintes à la statuaire publique témoignent « du contexte de crise sociale et politique actuel ». Elle développe : « En Martinique, nous avons le sentiment de ne pas être écoutés, nos plaies sont encore ouvertes et l’héritage colonial encore présent. Ces déboulonnages sont le reflet du sentiment d’abandon de l’État français qu’éprouvent les Martiniquais, le reflet de la paupérisation de la société. »

Dominique Taffin observe de son côté « des jeunes qui revendiquent une justice sociale, une lutte contre le racisme, contre le sexisme... Il y a une attente de la jeunesse qui souhaite un changement de société ». Pour ce faire, ne lui faut-il pas connaitre sa propre histoire ? L’histoire de l’esclavage et de la colonisation est pourtant peu enseignée en France et les lacunes existent chez « les décideurs et les acteurs politiques français », explique Dominique Taffin pour qui commenter et contextualiser ces œuvres décriées est la clé. Et d’ajouter : « Il est important qu’il y ait une politique de cet espace mémoriel en lien avec la formation des jeunes citoyens, important de faire découvrir ce qui, du bâti en France, est en lien avec l’esclavage. Le paysage français est façonné par ce lien. » Il est important de montrer que le racisme, le sexisme et de nombreuses formes de discriminations sont encore inscrites physiquement dans l’espace public.

Certains chercheurs et militants souhaitent que cette contextualisation se fasse au sein des musées : ces œuvres mériteraient qu’on les explique, qu’on les replace dans une histoire. Pour Christelle Lozère, « les symboles que représentent certaines statues ne correspondent plus à notre société actuelle ». Quels symboles veut-on aujourd’hui ? Quels types de héros ou héroïnes ont aujourd’hui leur place dans l’espace public ? Des Thomas Dumas et des Mary Wollstonecraft ? À Londres, la sculpture représentant la philosophe féministe du XVIIIe siècle a cependant reçu un accueil mitigé. La sculptrice Maggi Hambling a, en effet, décidé de modeler l’autrice de la Justification des droits de la femme (1792) dénuée de vêtements, qui « l’auraient restreinte », a-t-elle déclaré. Ainsi, qu’on en ajoute, qu’on en retire, qu’on écrive dessus ou les drape dans du tissu, les statues publiques font vivre et évoluer l’espace public au gré de l’histoire et l’actualisent pas à pas. 

Par Marine Vazzoler - Le Quotidien de l’Art : l’actualité de l’art et son décryptage

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Source : https://www.lequotidiendelart.com/articles/18695-la-statuaire-publique-revoir-l-invisible.html

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Rubrique C - Genèse d’une œuvre statuaire du peintre et sculpteur Camille Soccorsi 


Inspiration patrimoniale - Traditions rurales et savoir-faire {{}}

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Préparation des terres par un cultivateur avec son cheval légèrement harnaché et outillé – Archive familiale des années 1930
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Le savoir-faire des bourreliers pour les harnachements (en français et en provençal) https://cdn.isias.info/sync/Cheval%20Photos%20%20Francois/CHEVAL%20PHOTOS%20Fran%C3%A7ois/img317.jpg

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Démonstration du travail du sol dans les cultures avec les chevaux et outils agraires https://cdn.isias.info/sync/Cheval%20Photos%20%20Francois/CHEVAL%20PHOTOS%20Fran%C3%A7ois/img318.jpg

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La tradition des charrettes ramées en Provence – Transmission des savoir-faire pour les harnachements et la conduite sportive des chevaux lors des fêtes locales réputées - https://cdn.isias.info/sync/Cheval%20Photos%20%20Francois/CHEVAL%20PHOTOS%20Fran%C3%A7ois/img308.jpg

Sur ce sujet > lectures suggérées < ’Les Fêtes des charrettes ‘Carreto Ramado’ en Provence figurent à l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel de la France : religieuses (catholiques) ou laïques, elles sont vivaces en Petite Crau, Pays d’Arles et Camargue’ par Jacques Hallard

L’artiste, l’œuvre et son histoire{{}}

Le peintre et sculpteur Camille Soccorsi et son épouse Angèle au pied de l’une de ses œuvres : la statue en roche calcaire d’Oppède dans le Massif du Lubéron , placée près du lavoir, au centre du village de Mollégès 13940 (©, Photo - Pierre Devillers)

Note sur l’artiste Camille Soccorsi – C’ est un sculpteur et peintre français né à Bourg-Saint-Andéol le 21 octobre 1919 et mort à Tarascon le 25 novembre 20071,2. Il a contribué au renouveau des arts et traditions populaires, notamment de Provence3,4. Biographie - Né le 21 octobre 1919, Camille Soccorsi est fils d’immigrés italiens5. Il passe son enfance dans l’Ardèche et apprend la sculpture chez le marbrier de Bourg-Saint-Andéol6. Il s’engage à l’adolescence comme mousse et découvre d’autres formes d’art dans le monde en parcourant les mers. Durant la Seconde Guerre mondiale, il s’engage et sera déporté pendant que la maison familiale est bombardée durant son absence6. Après la guerre, il devient sculpteur de métier tout en pratiquant la peinture. Installé à Tarascon et encouragé par son épouse, Angèle, il développe à la fois un intérêt pour l’art animalier et pour sa région, la Provence dont il perpétue les traditions populaires, tout en réalisant des sculptures ou peintures à thèmes religieux6,4. Peu avide d’honneurs, son œuvre peint ou sculpté sera toutefois récompensé aussi bien dans les régions de France et à Paris, et plus loin à Rome (académie Léonard De Vinci) ou à Tokyo7,6… - Lire ses Œuvres et l’article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Camille_Soccorsi

Rappel d’initiatives locales concernant le cheval :{{}}

C’est le 7 mai 1989 qu’avait été inauguré un monument en l’honneur du cheval de trait sur la commune de Mollégès - L’initiative revient à Claude Parraud qui assura en 2009 le 20ème anniversaire de ce Monument du Cheval de Mollégès -

A la base du monument du Cheval à Mollégès, figure un texte gravé en provençal : c’est le dernier quatrain d’une œuvre poétique de 13 strophes de Charles Galtier :

Noun se pòu devina ço que deman preparo
E, pèr qu’à l’aveni se posque saupre encaro
Lou bonur qu’a liga lis ome e lou chivau,
Dins la pèiro entaia, iéu, eici, fau signau. [1]

[1] - Nul ne peut deviner ce que demain prépare et, pour qu’à l’avenir puisse se savoir encore le bonheur qui a lié les hommes et le cheval, dans la pierre taillée, moi, ici, je témoigne. Publié le 19 décembre 2009 par Magali Blanc - Mis à jour le 28 juillet 2023 – Source : http://www.tradicioun.org/Molleges-et-le-monument-du-Cheval

Charles Galtier, né le 15 janvier 1913 à Eygalières et mort le 1ᵉʳ janvier 2004 à Saint-Rémy-de-Provence, est un écrivain d’expression provençale et française… - Wikipédia - Livres : Météorologie populaire dans la France ancienne : la Provence, empire du soleil et royaume des vents, PLUS 

Notes - Lou Journau dou Chivau de Moulegès – Vendredi 8 mai 2009 – Comité du Monument du Cheval – Document de 4 pages décrivant l’histoire de la sculpture du ‘Cheval de Mollégès’, les éléments descriptifs d’un défilé des outils agraires locaux, avec images - En français et en provençal – Médiathèque de Verquières 13

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La médiathèque se situe à côté de la mairie et face à l’école. Nos services : La médiathèque est ouverte à tous et seul le prêt de documents est soumis à inscription. L’utilisation du poste Internet et du Wi-Fi est soumis à une demande préalable.


Photos d’un reportage - Archives de François Teissèdre (avec son autorisation){{}}

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Carrière d’extraction des blocs de calcaire -
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De blocs extraits prêts pour être travaillés :
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Des matériaux de qualités variables pour différentes destinations
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Esquisse de l’artiste préparant la sculpture du cheval de trait de Mollégès
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Présentation de la maquette préparatoire agrée du cheval, taillée sur bois de tilleul https://cdn.isias.info/sync/Cheval%20Photos%20%20Francois/CHEVAL%20PHOTOS%20Fran%C3%A7ois/img320.jpg

Collection Pierre Devillers – Photos Gérard S. 2024

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Tracés sur la pierre et élaboration progressive de l’oeuvre{{}}

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L’artiste Soccorsi tavaillant à la base de son oeuvre et la botte de céréales servant à soutenir la masse de la statue https://cdn.isias.info/sync/Cheval%20Photos%20%20Francois/CHEVAL%20PHOTOS%20Fran%C3%A7ois/img304.jpg

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Signature de l’artiste : 1989 Soccorsi
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Vue nocturne du cheval de Mollégès - https://cdn.isias.info/sync/Cheval%20Photos%20%20Francois/CHEVAL%20PHOTOS%20Fran%C3%A7ois/img313.jpg

Phase finale de l’œuvre statuaire du peintre et sculpteur Camille Soccorsi {{}}

Collection Pierre Devillers – Photos Gérard S. 2024

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Annexe - Conférence : Du bloc de marbre à l’œuvre d’art : les secrets des sculpteurs de génie - Conferentia 09 septembre 2022 - Diffusée le : 08/09/2022 - Présentée par Marie Garet

Qu’elle soit imposante comme le David de Michel-Ange ou plus intimiste comme Le Baiser de Rodin, la sculpture impressionne. À la différence des autres arts, la sculpture occupe l’espace, elle nous invite à lui tourner l’autour, à l’observer sous tous les angles.

Avec Marie Garet, plongez dans les merveilles étourdissantes de l’histoire de l’art sculpté : des grands maîtres de la Renaissance jusqu’au XIXᵉ siècle. Cette première conférence est une introduction au cycle de conférences sur quatre sculpteurs de génie : Michel-Ange, Le Bernin, Canova et Rodin. Notre guide-conférencière vous donnera aussi les clés de lecture et de compréhension de cet art si particulier.

De la ronde-bosse, à la taille directe, en passant par la fonte à la cire perdue et autres pratiques de chic, aucune technique n’aura plus de secrets pour vous. Une conférence qui ne vous laissera pas de marbre ! Retrouvez toutes nos conférences sur www.conferentia.fr

https://yt3.ggpht.com/EoGberizMlJ4y703BWs1c1L6sm-E6Di1Vy7AIT20nchfrOWfoXwXpPsz1npeKZCeoUlSeX_V1BI=s88-c-k-c0x00ffffff-no-rj

Conferentia

Source : https://www.youtube.com/watch?v=u9WfdZUSzcE

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Remerciements à :{{}}

François Teissèdre pour la mise à disposition de ses photos d’archives{{}}

Michel Maleplate et Bastien Maleplate pour la gestion des images


Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 31/08/2025

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

Site : https://isias.info/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Géologie Statuaire Arts.20.docx

Mis en ligne par le co-rédacteur Pascal Paquin via Yonnelautre.fr : un site des alternatives, d’éducation populaire, un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, sans subvention, indépendant de tout parti, un site sans Facebook, Google+ ou autres GAFA, sans mouchard, sans cookie tracker, sans fichage, et à empreinte numérique réduite, un site entièrement géré sous Linux et avec l’électricité d’Énercoop , géré par Yonne Lautre : https://yonnelautre.fr

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