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"La santé mentale des jeunes est au cœur des préoccupations : dépression, idées suicidaires, addictions, troubles du sommeil, récession sexuelle, et synthèse sur la jeunesse en Europe : démographie, identité, opinions politiques" par Jacques Hallard
dimanche 31 août 2025, par
ISIAS Société Jeunesse Santé
La santé mentale des jeunes est au cœur des préoccupations : dépression, idées suicidaires, addictions, troubles du sommeil, récession sexuelle, et synthèse sur la jeunesse en Europe : démographie, identité, opinions politiques
Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 26/08/2025
Dessins pour le Magazine Le Monde des Ados - Emmanuelle Martinez
Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur
Rappel de quelques définitions préliminaires
La santé mentale, composante essentielle de la santé est un état de bien-être, une aptitude de l’esprit à fonctionner normalement et répondre de manière appropriée aux stimuli de l’environnement. On parle alors de troubles mentaux lorsque cet état de bien-être est perturbé par des affections spécifiques comme la dépression. L’individu est alors dans l’incapacité de s’adapter aux situations difficiles voire douloureuses et de maintenir son équilibre psychique…. – Source : https://institutducerveau.org/fiches-maladies/depression
La dépression, ou trouble dépressif, est une maladie psychique fréquente qui par ses troubles de l’humeur, perturbe fortement la vie quotidienne. De nombreux facteurs psychologiques, biologiques et environnementaux sont en cause dans sa survenue… - Source : https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/depression-troubles-depressifs/comprendre-depression
L’idée suicidaire, la pensée suicidaire ou l’idée noire (souvent au pluriel) est la représentation que se fait un individu du recours au suicide comme solution possible à une situation qu’il estime insatisfaisante ou comme remède radical au désespoir qu’il éprouve…. – Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Id%C3%A9e_suicidaire
Aide disponible - Parlez avec quelqu’un aujourd’hui - 3114 – Numéro National de Prévention du Suicide - Horaires : Accessible 24/24 et 7/7 – gratuit et confidentiel
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Addiction : dépendance, perte de contrôle, abstinence et rechutes - Une addiction est définie par une dépendance à une substance ou à une activité, avec des conséquences nuisibles à la santé. La dépendance se caractérise par un désir souvent puissant, voire compulsif, de consommer ou de pratiquer une activité. Cette consommation ou cette pratique entraînent un désinvestissement progressif vis-à-vis des autres activités. Ainsi, une personne est dépendante lorsqu’elle se retrouve dans l’impossibilité de s’abstenir de consommer ; elle perd le contrôle de l’usage d’une substance ou d’un comportement et ce, malgré la survenue de conséquences négatives sur son équilibre émotionnel, sur sa santé et sur sa vie personnelle, familiale et sociale. La perte de contrôle conduit à des tentatives répétées pour réduire ou stopper l’usage ou le comportement. En l’absence d’une prise en charge spécifique, ces tentatives se soldent fréquemment par des rechutes. Or, après une période d’abstinence, le syndrome de dépendance peut se réinstaller beaucoup plus rapidement qu’initialement. Ce processus devient alors une source de démotivation…. – Source : https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/addictions/definition-facteurs-favorisants
Troubles du sommeil - Insomnie de l’adulte : définition, facteurs favorisants et conséquences - 28 juillet 2025 - L’insomnie est un manque ou une mauvaise qualité de sommeil qui retentit le lendemain sur les activités physiques, psychiques et sociales de la journée. D’autres troubles du sommeil existent (troubles du rythme veille/sommeil, troubles respiratoires ou moteurs, cauchemars, etc…). Mal dormir a des conséquences sur la santé psychique et physique… - Source : https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/insomnie-adulte/definition-facteurs-favorisants
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La récession sexuelle, ou sex recession en anglais, est un terme faisant référence à un phénomène sociologique de baisse du nombre de rapports sexuels, notamment des milléniaux, par rapport aux générations précédentes. Elle touche différents pays au niveau mondial comme les États-Unis, la France, le Japon et le Royaume-Uni…. – Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9cession_sexuelle
L’identité est, en sciences sociales, une notion qui a plusieurs sens, et qui se définit selon le sujet ; individuel ou collectif. La notion d’identité est au croisement de la sociologie et de la psychologie, mais intéresse aussi la biologie, la philosophie et la géographie. En psychanalyse cette notion se retrouve dans le moi comme sujet savant et dans l’identification, en philosophie, elle se retrouve dans l’identité personnelle et communautaire… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Identit%C3%A9_(sciences_sociales)
Qu’est-ce que l’identité en psychologie ? - L’identité est une notion éminemment psychosociale. « Mon identité » renvoie au sentiment d’être, au sentiment d’unité et de cohérence de la personne, à ce qui la définit comme un être singulier, spécifique, unique, particulier, en définitive à ce qui lui est propre…
Introduction
Après une recherche pour caractériser ce que l’on entend par la notion de jeunesse, notamment ‘Génération Z’ dans ce qui va suivre, l’essentiel de ce dossier est préparé dans un but didactique et il est centré sur la santé mentale des jeunes (18-25 ans) en France, avec des mesures et des recommandations sanitaires officielles…
Puis sont reproduits certains aspectes des comportements et des orientations sexuelles des jeunes en France (18–29 ans), selon des données de 2023–2025 avec l’aide de ‘ChatGPT’
Ce dossier s’achève avec une autre synthèse actualisée (2023–2025) sur la jeunesse en Europe : elle traite de divers aspects démographiques, économiques, identitaires et politiques…
Les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après
Retour au début de l’introduction
- Champ de recherches pour caractériser la jeunesse d’après une requête auprès de ‘ChatGPT’
- Prendre soin de la santé mentale des 18-25 ans - Publié le 6 février 2025 - Modifié le 6 février 2025 – Document officiel ‘jeunes.gouv.fr’ Bon à savoir
- Santé mentale : comment vont les jeunes ? - Mercredi 28 mai 2025 - Provenant du podcast Grand bien vous fasse ! – Document ‘radiofrance.fr/franceinter’
- Que disent les chiffres sur la santé mentale des jeunes en France ? Par Camille V.
- Santé mentale des jeunes en France : face à des chiffres indignes, il y a urgence à prendre le sujet à bras-le-corps - L’édito d’Alexandra Schwartzbrod - Par Alexandra Schwartzbrod - Publié le 05 août 2025 à 18h57
- Vrai ou faux - Santé mentale : les réseaux sociaux poussent-ils les jeunes au suicide ? Article rédigé par Armêl Balogog Radio France Publié le 22/08/2025 09:57 - Document ‘franceinfo.fr’
- Une synthèse traitant de la santé mentale des jeunes en France, d’après une requête auprès de ‘ChatGPT’
- Interview - « Les jeunes s’intéressent au sexe mais sont découragés » - Par David Doucet - Publié le 22/08/2025 à 17h00 – Document ‘lepoint.fr/societe’
- Une synthèse actualisée sur les comportements et les orientations sexuelles des jeunes en France (18–29 ans), selon les données fraîches (2023–2025) selon ‘ChatGPT’
- Une synthèse actualisée (2023–2025) sur la jeunesse en Europe centrée sur leurs réalités démographiques, économiques, identitaires et politiques selon ‘ChatGPT’
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Retour au début de l’introduction
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Champ de recherches pour caractériser la jeunesse d’après une requête auprès de ‘ChatGPT’{{}}
La génération Z (souvent abrégée en Gen Z) désigne un groupe démographique correspondant aux personnes nées approximativement entre 1997 et 2010–2012 (Selon les définitions, les bornes varient légèrement). Elle succède à la génération Y (ou Millennials, nés entre 1980 et 1995/2000) et précède la génération Alpha.
Caractéristiques principales de la génération Z
- Natifs du numérique : première génération à avoir grandi avec Internet, les réseaux sociaux et les smartphones ; forte imprégnation des codes visuels et interactifs (vidéos courtes, mèmes, streaming).
- Rapport à l’information : accès immédiat, usages multitâches, préférence pour des contenus rapides et visuels (TikTok, Instagram, YouTube).
- Valeurs sociales :
- Sensibilité aux enjeux climatiques et environnementaux.
- Attachement à l’égalité, à la diversité et à l’inclusion (genre, orientation sexuelle, identités culturelles).
- Forte attente vis-à-vis de l’authenticité (dans la communication, les marques, la politique).
- Éducation et travail :
- Plus diplômés que les générations précédentes au même âge.
- Importance accordée au bien-être au travail, à la flexibilité et au sens des missions.
- Esprit entrepreneurial (auto-entrepreneuriat, économie des créateurs).
- Rapports sociaux et intimes :
- Usage massif des applis de rencontre et des réseaux pour la socialisation.
- Expérimentations plus diversifiées en matière d’identité de genre et d’orientation sexuelle.
- Recherche de repères et d’espaces sécurisés (‘safe spaces’).
Repères temporels{{}}
- Nés après la démocratisation d’Internet (1995–2000).
- Enfants au moment du 11 septembre 2001 ou nés après.
- Adolescents durant la crise financière de 2008, puis la pandémie de Covid-19 pendant leurs études ou jeunes années professionnelles.
👉 En résumé, la génération Z est définie à la fois par sa période de naissance (≈1997–2010) et par des traits socioculturels liés au numérique, à la diversité et aux attentes nouvelles vis-à-vis du travail, de la société et des institutions.
Un tableau comparatif clair des générations de l’après-guerre à aujourd’hui : (Baby-boomers, Génération X, Y, Z, Alpha, pour visualiser les différences
📊 Tableau comparatif des générations
Génération |
Années de naissance (approx.) |
Contexte historique |
Caractéristiques sociales et culturelles |
Rapport au travail |
Rapport au numérique |
| Baby-boomers{{}} | 1946–1964 | Reconstruction, prospérité des Trente Glorieuses, guerre froide | Croissance économique, consommation de masse, famille nucléaire | Valeur travail fort, loyauté envers l’entreprise, carrière linéaire | Pas de numérique dans la jeunesse (adaptation plus tardive) |
| Génération X{{}} | 1965–1980 | Crises pétrolières, chômage, montée de l’individualisme | Recherche d’équilibre vie pro/perso, plus sceptique vis-à-vis des institutions | Travail = sécurité mais aussi quête d’autonomie ; plus pragmatique | Premiers ordinateurs, TV comme média central, adaptation au numérique à l’âge adulte |
| Génération Y (Millennials){{}} | 1981–1996 | Mondialisation, explosion d’Internet, 11 septembre 2001 | Valeur mobilité, importance du collectif, quête de sens | Attachement à l’épanouissement, flexibilité, goût pour les projets collaboratifs | « Digital adopters » : ont vu la transition Internet, réseaux sociaux dès adolescence |
| Génération Z{{}} | 1997–2010/2012 | Smartphones, réseaux sociaux, crise financière 2008, Covid-19 | Diversité, inclusivité, sensibilité écologique, culture de l’instantané | Attente de sens, refus de la hiérarchie rigide, importance du bien-être | « Digital natives » : n’ont jamais connu un monde sans Internet ni mobile |
| Génération Alpha{{}} | 2010/2012–2025 env. | Intelligence artificielle, crises climatiques, pandémie vécue enfants | Encore en construction : éducation très numérique, conscience écologique précoce | Trop jeunes (mais probablement quête de flexibilité et d’hybridation vie pro/perso) | « Digital first » : nés avec tablettes, IA, éducation digitalisée, hyper-connectés |
👉 En résumé, la génération Z est définie à la fois par sa période de naissance (≈1997–2010) et par des traits socioculturels liés au numérique, à la diversité et aux attentes nouvelles vis-à-vis du travail, de la société et des institutions.
Prendre soin de la santé mentale des 18-25 ans - Publié le 6 février 2025 - Modifié le 6 février 2025 – Document officiel ‘jeunes.gouv.fr’ Bon à savoir
En écho à la journée nationale de prévention du suicide du 05 février 2025, la rédaction de sante.gouv.fr vient de publier ’Prendre soin de la santé mentale des 18-25 ans’ un point sur les différents outils et dispositifs visant à prévenir le mal-être et rappeler que l’aide d’un professionnel de santé, constitue une première étape.{{}}
Les bouleversements, physiques, émotionnels, sociaux… concourent à plus de vulnérabilité chez les jeunes notamment face aux troubles psychiques (dépression, anxiété, pensées suicidaires et aux troubles des conduites alimentaires et aux addictions) qui sont des facteurs de risques à prendre en compte.
Depuis 2018, en France comme à l’international, il a été observé, une dégradation de la santé mentale des jeunes et plus particulièrement chez les filles.
De plus, la pandémie et le confinement ont également contribué à fragiliser la santé mentale des jeunes mettant en avant la fréquence de pensées suicidaires et le passage aux urgences qui ont été liés et persistent à des niveaux élevés chez les adolescents et les jeunes adultes depuis la crise du Covid-19.
Saviez-vous que près de 23 % des jeunes ont déclaré avoir le sentiment de ne pas prendre soin de leur santé mentale ?
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C’est ce que révèle une étude Harris pour le ministère de la Santé -décembre 2024 et que 55 % des jeunes de 18 à 24 ans ont déclaré avoir déjà été affectés par un problème de santé mentale - Source Odoxa/Mutualité française - septembre 2024.
À consulter et partager les différents dispositifs de prévention à destination des jeunes :{{}}
- ’Mon Bilan Prévention accessible aux 18-25 ans’ qui permet de faire le point sur son bien-être mental, de bénéficier de conseils personnalisés et d’être orienté, si l’état de santé le nécessite, vers un professionnel ou une structure adaptée en cas de besoin d’évaluation ou de suivi. Une consultation prise en charge à 100 % est proposée par des médecins, infirmiers, pharmaciens et/ou sage-femmes qui participent à ce dispositif.
- ’Mon Soutien psy’ qui permet à toutes les personnes, dès l’âge de 3 ans, qui présentent des troubles psychiques d’intensité légère à modérée, de bénéficier de 12 séances d’accompagnement psychologique par an prises en charge par l’Assurance maladie.
- le 3114, numéro national de prévention du suicide est accessible gratuitement 24h/24h et 7jours/7jours partout sur le territoire national, il s’adresse aux personnes en souffrance psychique, à leur entourage et aux professionnels qui les accompagnent.
- L’équipe du Fil Santé Jeunes ui propose un service anonyme et gratuit à destination des 12-25 ans sur tous les aspects de leur santé, notamment la santé mentale et le bien-être avec :
- une ligne d’écoute au 0800 253 236 accessible 7jours/7jours de 9h à 23h, un forum ;
- un tchat
- et un site internet pour trouver l’information et une orientation vers des structures spécialisées (lieux d’accueil et d’écoute, maisons des adolescents, structures de soins…).
A noter, les étudiants inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur reconnu par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et en situation de mal-être peuvent bénéficier gratuitement du dispositif Santé Psy Etudiant qui comprend 12 séances avec un psychologue partenaire.
- Nightline , une association qui propose une ligne d’écoute nocturne de 21h à 2h30 et un tchat tenus par des étudiants bénévoles formés à l’écoute, ainsi que des ressources sur la santé psychique.
- Cnaé (Coordination Nationale d’accompagnement des étudiantes et des étudiants) est un service d’écoute, d’accompagnement et de signalement dédié aux étudiants vivant des situations de mal-être, de violence ou de discrimination. La ligne est accessible au 0 800 737 800, de 10h à 21h en semaine et de 10h à 14h le samedi.
- Psycom, organisme public d’information sur la santé mentale, offre sur son site internet des contenus complets d’information, d’orientation et de sensibilisation sur la santé mentale avec de nombreuses ressources pour accompagner les personnes dans leur recherche d’aide et recense l’ensemble des annuaires locaux de structures de soins et d’accompagnement, lignes d’écoute et associations d’entraide.
- Le Fil Good, une action de communication de Santé publique France à destination des jeunes de 11 à 24 ans ; cinq courtes vidéos diffusées sur les réseaux sociaux font la promotion de comportements favorables à la santé mentale.
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Enfin, un programme permettant de se former au secourisme en santé mentale, a été mis en place en France depuis 2018, conçu sur le modèle des gestes qui sauvent, il vise à une meilleure connaissance de la santé mentale, des troubles psychiques, de leur repérage et des conduites à tenir en cas de problème ou de crise.
En savoir davantage, consulter le dossier ’Prendre soin de la santé mentale des 18-25 ans’ dans son intégralité...
Site dédié : https://www.info.gouv.fr/ministere/ministere-des-sports-de-la-jeunesse-et-de-la-vie-associative
La lettre du ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative - Juin 2025 - Newsroom LA LETTRE DU MINISTERE CHARGÉ DES SPORTS
Source : https://www.jeunes.gouv.fr/prendre-soin-de-la-sante-mentale-des-18-25-ans-2598
Santé mentale : comment vont les jeunes ? - Mercredi 28 mai 2025 - Provenant du podcast Grand bien vous fasse ! – Document ‘radiofrance.fr/franceinter’
Plus d’un adolescent sur quatre fait l’objet d’une suspicion d’un trouble anxieux généralisé ©Getty - Kseniya Ovchinnikova
Grand bien vous fasse !
La santé mentale chez les jeunes est souvent marquée par l’anxiété, le stress et la pression. À travers des témoignages et des analyses, on cherche ici à comprendre leurs besoins et comment mieux les accompagner.{{}}
Avec :
- Héloïse Lhérété, directrice de la rédaction du magazine Sciences Humaines
- Marie Rose Moro, pédopsychiatre, directrice de la maison de Solenn, et professeure à l’université Paris-Descartes
- Antoine Pelissolo, médecin psychiatre, chef du service de psychiatrie à l’hôpital Henri-Mondor à Créteil
- Olivia Benhamou, psychothérapeute et sexologue
- Michel Vernay, épidémiologiste
Les pouvoirs publics ont élevé la santé mentale comme grande cause nationale en 2025. Coup de projecteur dans cette émission sur la santé mentale des jeunes, cinq ans après la crise de la covid. Les pensées suicidaires des 11/18 ans ont doublé en 10 ans, et les passages à l’acte ont augmenté de 60%. Un jeune sur cinq présente une détresse psychologique élevée, des troubles anxieux, des épisodes dépressifs qui explosent au lycée et chez les étudiants.
Comment expliquer cette tendance à la dépressivité, qui excède largement les chocs de la pandémie ? Et surtout, comment agir, prévenir et soigner leur souffrance ? C’est ce que développe cette émission avec le mensuel Sciences Humaines.
Une jeunesse déjà en mal-être bien avant le COVID
Lors de leur enquête pour le numéro spécial de Sciences Humaines sur la santé mentale des jeunes, la directrice de la rédaction Héloïse Lhérété et son équipe ont été surpris de découvrir que le mal-être de la jeunesse était antérieur à l’épidémie de COVID. La santé mentale des jeunes ne cesse ainsi de se dégrader depuis 2017, avec une augmentation des tentatives de suicide dès le milieu des années 2010.
L’équipe s’est ainsi attachée à interroger, des psychologues et des psychiatres, aussi de philosophes pour essayer de comprendre d’où provient cette crise.
À écouter aussi : Le dispositif Mon Soutien Psy critiqué par les professionnels de la santé mentale L’info de France Inter 1 min
La pédopsychiatre Marie-Rose Moro abonde sur le fait que cette année zéro calquée sur celle du COVID est fausse, elle ajoute que ’l’ensemble de la société est plus sensible à cette question, mais qu’on ne fait pas’. À ses yeux, la collectivité voit la nécessité de faire quelque chose sur cette pathologie, ’car ce ne sont pas des questions existentielles, c’est de la pathologie’, mais ne fait pas. La spécialiste proposait en 2019 une dizaine de préconisations réunies dans un livre, elle déplore qu’aucune n’ait été suivie.
Ses propositions s’inspiraient notamment de ce qui avait été fait pour luter contre le cancer, avec par exemple une détection précoce, avec un suivi au plus tôt, avec la création ’d’un institut centralisant ces forces-là pour la santé mentale des jeunes, mais ça c’était insupportable, pourquoi la santé mentale des jeunes ?’.
À écouter aussi Santé mentale : le mal du siècle ?- France Culture va plus loin (l’Invité(e) des Matins) 37 min
Prévention chez les ados et accompagnement des parents
Antoine Pelissolo est médecin psychiatre, pour lui ’l’enjeu est effectivement les soins, répondre à l’urgence’ avec des phénomènes sociétaux qui entrent dans ce malaise, ’c’est gigantesque’ et les solutions sont compliquées, car, au contraire du cancer, la réponse unitaire est difficile. La prévention est aussi ’sous-valorisée’ pour Olivia Benhamou. La psychologue clinicienne explique qu’il n’est pas toujours évident de faire la distinction entre pathologie et questions existentielles, mais que ’quand on suit des jeunes vers 20 / 30 ans et ensuite des adultes, on se rend compte que les premières réponses apportées aux premiers signes de mal-être vont être déterminants dans l’évolution de ces troubles et peut-être se cristallise pour devenir de véritables troubles psy là où une dédramatisation, un accueil de la parole, et parfois juste une rencontre familiale, permet de dire au jeune ’on t’écoute, on te prend au sérieux’ et parfois ça suffira.’ Il faut aussi ajouter un accompagnement des parents, à l’établissement médical du mal-être et dans la réponse à apporter à leurs enfants.
La suite et les conseils des pédopsychiatres sont à suivre dans cette émission...
Invités :
Héloïse Lhérété, est directrice de la rédaction de Sciences Humaines.
Pr. Marie Rose Moro, est prédopsyhchiatre, pour les bébés, les enfants et les adolescents, est chef de service de La Maison de Solenn, maison des adolescents de l’hôpital Cochin (AP-HP). Egalement professeur à l’université Paris Cité et membre de l’Institut Universitaire de France, elle a publié, avec Jean-Louis Brison, Pour le Bien-être et la Santé des jeunes (Odile Jacob, 2019).
Pr. Antoine Pelissolo, est médecin psychiatre et professeur de médecine, chef de service au CHU Henri-Mondor. Il est l’auteur, avec Patrick Légeron et Christophe André, de La Nouvelle Peur des autres (Odile Jacob, 2023 ; version poche parue en octobre 2024).
Olivia Benhamou, est psychologue clinicienne, psychothérapeute et sexologue au service Universitaire de Médecine Préventive de l’Université de Rouen et en cabinet libéral, à Paris et Rouen. Elle est l’autrice du Petit guide d’entrée dans la vie sexuelle (Cherche Midi, 2022).
Dr. Michel Vernay, est directeur de la Direction des maladies non transmissibles et traumatismes chez Santé Publique France.
Que disent les chiffres sur la santé mentale des jeunes en France ? Par Camille V.| Publié le : 30 mai 2025| Santé mentale
La santé mentale des jeunes en France est aujourd’hui au cœur des préoccupations. Plusieurs facteurs influencent leur bien-être psychologique, parmi lesquels l’impact croissant des réseaux sociaux, souvent vecteurs de pression sociale, de cyberharcèlement et d’exposition à des contenus anxiogènes. Par ailleurs, les différences sociales liées au handicap, au racisme, à la religion ou à l’orientation sexuelle continuent de générer discriminations et stigmatisations. En s’appuyant sur des données récentes, cette analyse propose de mieux comprendre les enjeux majeurs qui affectent la jeunesse française.
https://www.sante-sur-le-net.com/wp-content/uploads/2025/05/Header-chiffre-sante-mentale-France.jpg
Comprendre ce qui influence la santé mentale chez les adolescents et leur prédisposition
La santé mentale des adolescents est influencée par un ensemble de facteurs biologiques, psychologiques et sociaux. L’adolescence est une période de bouleversements identitaires et émotionnels. Elle représente une phase critique où se construisent les fondations du bien-être futur. Les jeunes sont particulièrement sensibles aux remarques, aux jugements et aux conflits. C’est aussi une période cruciale d’identité et de définition de leur place dans la société.
Le contexte actuel, marqué par les conflits armés, la montée des violences, les enjeux écologiques et les séquelles de la période Covid, reste particulièrement préoccupant et affecte la santé mentale des adolescents et jeunes adultes.
- En 2024, 45 % des jeunes Français de 11 à 15 ans souffrent de troubles anxieux, dont 8 % de manière sévère.
- Seuls 17 % des jeunes qui souffrent de troubles dépressifs ont consulté un professionnel de santé mentale en 2022 et 64 % n’en ont parlé à personne.
- Le suicide qui est la troisième cause de décès chez les 15-29 ans selon l’OMS.
- Le nombre de passages aux urgences pour gestes suicidaires chez les mineurs a doublé à certaines périodes de l’année en 2021 par rapport à 2019.
Le silence peut mener à un isolement croissant et nuire aux performances scolaires. Il est donc impératif de renforcer la prévention, de valoriser l’apprentissage, la place sociale et redonner espoir aux jeunes français.
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L’impact des réseaux sociaux sur la santé des jeunes{{}}
Une étude publiée en février 2025 démontre que les réseaux sociaux sont désormais la première source d’information pour les jeunes dans l’UE, dépassant la télévision et les médias imprimés. Ainsi, 42 % des Européens âgés de 16 à 30 ans ont déclaré s’appuyer principalement sur des plateformes comme TikTok, Instagram et YouTube pour s’informer sur la politique et les questions sociales.
Les réseaux sociaux influencent un sentiment de compétition permanent et une pression sociale, avec une grande cause de désinformation. Selon les chiffres, 76 % des jeunes estiment avoir été exposés à de la désinformation et à des fausses nouvelles au cours des sept jours précédant l’enquête.
Le web, en particulier les réseaux sociaux, est également un espace propice au cyberharcèlement. En France, en 2022, 20 % des jeunes interrogés déclarent avoir été victimes de moqueries répétées en ligne, et 17 % rapportaient avoir subi des insultes à caractère récurrent. Au-delà du harcèlement, les jeunes sont aussi fréquemment exposés à des contenus inappropriés, parfois violents, choquants ou non adaptés à leur âge, ce qui peut avoir un impact négatif sur leur équilibre émotionnel et leur santé mentale.
De plus, l’hyper-connexion favorise la sédentarité chez les jeunes. Selon l’OMS, 87 % des adolescents de 11 à 17 ans scolarisés en France ne font pas assez d’exercice, un phénomène étroitement lié à l’usage prolongé des écrans.
Infographie : Quelles sont les sources d’information préférées selon les générations ? | Statista
Vous trouverez plus d’infographie sur Statista
Crédit graphique : Statista
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Discriminations et stigmatisations impactent aussi la santé mentale des jeunes{{}}
Les discriminations et stigmatisations fondées sur l’orientation sexuelle, l’identité de genre, la religion ou d’autres différences peuvent avoir des conséquences graves sur la santé mentale des jeunes. À un âge où ils cherchent à s’affirmer et à être acceptés, le rejet ou les moqueries liées à leur identité peuvent provoquer un mal-être profond, accroître l’isolement social et favoriser l’anxiété ou la dépression.
Les jeunes LGBTQIA+ sont particulièrement exposés aux risques de harcèlement, d’exclusion ou de violences verbales et physiques, que ce soit à l’école, dans leur entourage ou en ligne. De même, les adolescents issus de minorités religieuses subissent souvent des préjugés et du racisme, ce qui porte atteinte à leur estime de soi et à leur sentiment de sécurité. Les discriminations liées à l’apparence physique et au handicap sont également perçues comme particulièrement fréquentes.
- 84 % des Français pensent qu’il existe des discriminations envers les personnes en situation de handicap.
- 36 % des hommes et 33 % des femmes LGBTQIA+ sont victimes de discrimination.
- 54 % des femmes LGBTQIA+ sont victimes de sexisme en 2024.
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Promouvoir l’inclusion, l’écoute bienveillante et le respect de la diversité est donc essentiel pour assurer un développement harmonieux et préserver la santé mentale des adolescents, quelle que soit leur orientation sexuelle ou leurs croyances. De même qu’une bonne santé mentale à cet âge vulnérable dépend de plusieurs éléments comme un bon sommeil, une activité physique adaptée, une éducation émotionnelle (gestion des émotions, adaptation au stress), ainsi qu’un environnement stable et bienveillant à la maison et à l’école.
Sources :{{}}
– Évolution de la part des jeunes de 11 à 15 ans touchés par des problèmes d’anxiété en France entre 2021 et 2024. fr.statista.com. Consulté le 20 mai 2025.
– https://fr.statista.com/statistiques/1421898/violences-par-sexe-et-orientation-sexuelle/. fr.statista.com. Consulté le 20 mai 2025.
Camille V.
Camille V. 146 articles - Après de nombreuses années d’exercice en tant qu’aide-soignante et conseillère en aromathérapie, Camille, passionnée par l’univers de la santé, du bien-être et du développement personnel, s’est spécialisée dans la rédaction de contenus. Animée par l’envie de partager au plus grand nombre du contenu scientifique fiable à partir de ses connaissances et de sources vérifiées, tout en respect de notre charte HIC.
Source : https://www.sante-sur-le-net.com/sante-mentale-jeunes-francais/
Santé mentale des jeunes en France : face à des chiffres indignes, il y a urgence à prendre le sujet à bras-le-corps - L’édito d’Alexandra Schwartzbrod - Par Alexandra Schwartzbrod - Publié le 05 août 2025 à 18h57
Pensées suicidaires, troubles anxieux, addiction numérique… Le nombre d’adolescents développant des pathologies psychiatriques est alarmant, et nécessite une action publique rapide.
Clinique FSEF, dispositif soins-études pour adolescents et jeunes adultes atteints de troubles psychiatriques à Vitry-le-François, le 19 mars 2025.
Clinique FSEF, dispositif soins-études pour adolescents et jeunes adultes atteints de troubles psychiatriques à Vitry-le-François, le 19 mars 2025. (Albert Facelly/Libération)
Objectivement, quand on voit la difficulté que nous avons, nous, adultes, à préserver notre santé mentale dans ce monde en surchauffe que nous voyons se déchirer à travers des écrans allumés quasi vingt-quatre heures sur vingt-quatre, nous comprenons aisément pourquoi celle des jeunes est de plus en plus préoccupante. Les chiffres que nous publions aujourd’hui font frémir : près du quart des lycéens déclarent avoir eu des pensées suicidaires au cours des douze derniers mois. Les causes sont multiples : absence totale d’horizon et angoisse de l’avenir ; fragilité des parents qui rejaillit sur les enfants ; pression sur les notes ; harcèlement à l’école ou sur les réseaux sociaux ; vidéos traumatisantes… A un âge où l’on se cherche et où l’on manque facilement de confiance en soi, il suffit de peu pour basculer dans la dépression ou les troubles anxieux.
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L’addiction numérique est un vrai sujet que les pouvoirs publics commencent à prendre en compte mais qui ne se résoudra pas si les parents n’y mettent pas du leur. Quand on pense que les filles qui ont obtenu un smartphone à 6 ans nourrissent jusqu’à 48 % de pensées suicidaires une fois adultes contre 28 % chez celles en ayant obtenu un à 13 ans, on comprend l’urgence qu’il y a à prendre ce sujet à bras-le-corps. Cela passe par la nécessité d’interdire le portable aux plus jeunes mais aussi par la possibilité de consulter un spécialiste à la moindre alerte. Sauf que, là aussi, les chiffres font frémir : la France ne compte plus, en moyenne, que six à sept pédopsychiatres pour… 100 000 jeunes ! Et on imagine bien que, plus l’on s’éloigne d’une grande ville, plus ce chiffre baisse, ce qui cause d’énormes disparités territoriales. Des chiffres indignes d’un pays se considérant à la pointe en matière de santé publique. On voit tous les jours autour de nous les ravages causés par le manque d’investissement dans la filière psychiatrie, le problème devient crucial quand il s’agit des jeunes qui n’ont pas le même système de défense que les adultes. Les pouvoirs publics misent sur la prévention. C’est bien, mais cela ne suffira pas.
Pour aller plus loin : PsychiatrieSanté mentale
Dans la même rubrique L’édito de Hamdam Mostafavi
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Vrai ou faux - Santé mentale : les réseaux sociaux poussent-ils les jeunes au suicide ? Article rédigé par Armêl Balogog Radio France Publié le 22/08/2025 09:57 - Document ‘franceinfo.fr’
https://www.franceinfo.fr/pictures/Do3cIBzMKOzKNhypBltSl3ryU_0/100x100/filters:format(jpg)/https%3A%2F%2Fapi.radiofrance.fr%2Fv1%2Fservices%2Fembed%2Fimage%2F254d0329-51e1-4ef8-a7b4-98185ff66b7d%3Fpreset%3D400x400
Le vrai ou faux La cellule Vrai ou faux Du lundi au vendredi
https://www.franceinfo.fr/replay-ra...La députée écologiste Sandrine Rousseau a appelé à une meilleure régulation des réseaux sociaux, pointant notamment leur responsabilité dans la hausse des tentatives de suicides des jeunes.
https://www.franceinfo.fr/pictures/ojIgHOY6G_p2kPIcnekuNbkG7A0/100x100/filters:format(jpg)/2024/03/04/armel-balogog-65e601a234edb012138647.png
Une adolescente surfant sur les réseaux sociaux (photo d’illustration). (PATRICE MASANTE / MAXPPP)
Une adolescente surfant sur les réseaux sociaux (photo d’illustration). (PATRICE MASANTE / MAXPPP)
C’est une accusation qui est souvent portée envers les réseaux sociaux, par des personnalités politiques, des éditorialistes ou dans des débats sur l’actualité : les réseaux sociaux poussent-ils les jeunes au suicide ? Une accusation relancée jeudi 21 août par la députée écologiste Sandrine Rousseau dans le 8h30 de franceinfo.
A lire aussi INFOGRAPHIES. Le nombre de suicides en France est en hausse, surtout chez les hommes très âgés et les jeunes femmes
Elle a appelé à une meilleure régulation des plateformes et des réseaux sociaux, après la mort de Raphaël Graven, dit ’Jean Pormanove’, pendant son sommeil en direct sur la plateforme Kick. En plus de dénoncer les violences que le streameur subissait dans des directs, elle a aussi voulu rappeler ’que les taux de tentatives de suicide chez les jeunes explosent, mais explosent littéralement, et que les réseaux sociaux en sont une des raisons’.
Une forte hausse des tentatives de suicide chez les jeunes{{}}
Si Sandrine Rousseau a plutôt raison sur ’l’explosion’ des tentatives de suicides chez les jeunes, le rôle des réseaux sociaux en revanche n’est pas si facile à établir. D’abord, les chiffres : les tentatives de suicides des 18-24 ans ont augmenté de moitié en dix ans. Selon un rapport de Santé publique France(Nouvelle fenêtre) sur la ’prévalence des pensées suicides et tentatives de suicides chez les 18-85 ans en France’, le taux de tentatives de suicide chez les jeunes a été assez stable entre l’an 2000 et l’année 2017, restant aux alentours de 6%. Mais, en 2021, il avait dépassé les 9%. Autrement dit, selon les derniers chiffres disponibles, près d’un jeune sur dix a tenté de mettre fin à ses jours.
Les jeunes sont la catégorie d’âge la plus touchée par les tentatives de suicides. En revanche, il faut souligner que ce sont les personnes âgées de 85 à 94 ans qui sont, proportionnellement, celles qui meurent le plus après un suicide. De la même façon, si les femmes sont celles qui tentent le plus de mettre fin à leurs jours, les hommes y parviennent davantage.
La responsabilité des réseaux sociaux n’est pas établie{{}}
Néanmoins, le rôle des réseaux sociaux dans cette hausse des tentatives de suicide n’est pas vraiment certain. ’Les études scientifiques manquent aujourd’hui pour établir un lien de causalité entre ces réseaux et le bien-être mental des jeunes’, regrette un rapport officiel (Nouvelle fenêtre) remis au président de la République en avril 2024. La chercheuse et maitresse de conférence en psychologie cognitive Séverine Erhel est quant à elle plus catégorique : ’Il n’y a aucune étude qui démontre que l’utilisation des réseaux sociaux cause des suicides’, a-t-elle affirmé au magazine L’Express (Nouvelle fenêtre) en 2023.
Le rapport officiel explique que les réseaux sociaux peuvent avoir ’des effets contrastés’. D’un côté, ils peuvent constituer ’un facteur aggravant de risque pour les jeunes présentant des vulnérabilités’, notamment à cause des algorithmes qui mettent en avant des contenus inappropriés, de l’addiction aux écrans qui isolent et affectent le bien-être, ou encore parce que ces réseaux seraient le lieu d’un cyberharcèlement, mais il s’agit souvent d’un prolongement d’un harcèlement scolaire qui a déjà lieu par ailleurs. Séverine Erhel pointe aussi le fameux effet Werther, le ’phénomène dit de ’suicide mimétique’ observé dans certaines villes américaines où il y a eu des clusters de suicides liés à des transmissions d’idées suicidaires’.
Au contraire, les études montrent aussi que les réseaux sociaux peuvent avoir un impact positif sur la santé mentale notamment parce qu’ils permettent d’y trouver du soutien, une communauté qui nous ressemble quand on est marginalisé.
Isolement, difficultés financières, violences et troubles psychologiques{{}}
Les études scientifiques sur les tentatives de suicides pointent toutes un acte multifactoriel dont il est difficile d’établir les causes précises.
L’Institut pour la Recherche en Santé publique(Nouvelle fenêtre) note tout de même des liens possibles avec des troubles psychologiques, des violences qui ont été subies, notamment sexuelles ou homophobes ou ‘transphobes’, ou l’isolement social, notamment pendant les confinements liés à la pandémie de Covid-19, ou encore le chômage et les difficultés financières.
Si vous avez des pensées suicidaires, si vous êtes en détresse ou si vous voulez aider une personne en souffrance, il existe des services d’écoute anonymes et gratuits. Le numéro national 3114 est joignable 24h/24 et 7j/7 et met à disposition des ressources sur son site(Nouvelle fenêtre). L’association Suicide écoute (Nouvelle fenêtre) propose un soutien similaire au 01 45 39 40 00. D’autres informations sont disponiblessur le site du ministère(Nouvelle fenêtre) du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles(Nouvelle fenêtre).
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Une synthèse traitant de la santé mentale des jeunes en France, d’après une requête auprès de ‘ChatGPT’ {{}}
Voici une synthèse rapide et actionnable des éléments récents (2024–2025) sur la santé mentale des jeunes en France, issue d’articles, dossiers publics et études.
À retenir en 10 lignes :{{}}
- La santé mentale des adolescents et jeunes adultes s’est nettement dégradée depuis la pandémie et la tendance persiste en 2024–2025. Santé Publique FranceVie Publique
- Chez les moins de 25 ans, le suicide reste une cause majeure de mortalité (2ᵉ cause), avec une hausse marquée chez les jeunes femmes depuis 2020. DREES
- Les hospitalisations pour gestes auto-infligés poursuivent leur hausse en 2024, surtout chez les filles de 10–14 ans (+22 % vs 2023). DREES
- En milieu scolaire, une part importante de collégiens/lycéens rapporte symptômes dépressifs, idées suicidaires et troubles du sommeil. Santé Publique France
- Facteurs associés : précarité, discriminations, isolement, sommeil perturbé, usage problématique des écrans/réseaux sociaux (débat sur causalité), cyberharcèlement. Le Monde.frSanté Mentale
- L’accès aux soins reste sous tension (pédopsychiatrie), d’où l’importance des dispositifs de première ligne (Maisons des ados, 3114, psychologues). Cour des comptes3114
- Mesures récentes : Santé Psy Étudiant passe à 12 séances/an (sans consultation d’adressage, tarif revalorisé) ; “Mon soutien psy” également porté à 12 séances/an. enseignementsup-recherche.gouv.frService Public
- 123 Maisons des adolescents étaient actives en 2024 (porte d’entrée gratuite pour 11–21/25 ans). Cour des comptes
- Les indicateurs de pensées et gestes suicidaires font l’objet d’un suivi renforcé par DREES/ONS, avec publications 2025. Vie PubliqueIReSP
- Messages clés : repérage précoce, agir sur les déterminants (pauvreté, harcèlement), faciliter l’orientation et les soins, soutenir la littérature en santé mentale.
État des lieux (données récentes){{}}
- Adolescents (collège/lycée) : l’enquête publiée par Santé publique France en avril 2024 confirme une dégradation du bien-être mental, avec plus de symptômes anxiodépressifs, troubles du sommeil et idées suicidaires rapportés. Santé Publique France
- Idéations et gestes suicidaires :
- Le suicide est la 2ᵉ cause de mortalité chez les jeunes, même si le taux brut demeure inférieur à celui des adultes (2,7/100 000 <25 ans). Hausse notable chez les jeunes femmes entre 2020 et 2022 (+ 40 %). DREES
- Hospitalisations pour gestes auto-infligés : progression continue en 2024 (+6 % vs 2023), +22 % chez les 10–14 ans et +14 % chez les 15–19 ans. DREES
- Tendance générale 2024–2025 : institutions publiques (Conseil de l’enfance, SPF, DREES) convergent sur un mal-être persistant chez les enfants/ados en 2024. Vie PubliqueSanté Publique France
Déterminants et vulnérabilités{{}}
- Genre : sur-risque chez les jeunes filles pour symptômes dépressifs et passages à l’acte non mortels ; divergence avec les garçons qui ont davantage de décès par suicide. DREES+1
- Inégalités sociales : précarité et exposition aux discriminations associées à un moins bon état mental chez les jeunes. Santé Mentale
- Écrans & réseaux sociaux : consensus sur effets négatifs sur sommeil et activité physique ; liens avec santé mentale encore débattus → recommandations nationales pour limiter les usages et les designs addictogènes. Le Monde.fr
- Milieu scolaire : niveaux élevés d’idées suicidaires et tentatives déclarées (données EnCLASS relayées par institutions régionales/nationales). ARS Grand Est3114
Accès, dispositifs et politiques publiques (2024–2025){{}}
- 3114 – numéro national : 24/7, gratuit, professionnels formés ; communication renforcée (Journée internationale 2024). 3114+1
- Maisons des adolescents (MDA) : 123 MDA actives en 2024 ; accueil/évaluation/coordination pour 11–21(25) ans ; rôle de “sas” d’accès. Cour des comptes
- Étudiants :
- Santé Psy Étudiant : à compter du 1ᵉʳ juillet 2024, 12 séances/an, sans consultation d’adressage, 50 € la séance (prise en charge), renouvelable chaque année universitaire. enseignementsup-recherche.gouv.frsantepsy.etudiant.gouv.fr
- Mon soutien psy (tout public) : 12 séances/an prises en charge (campagne nationale 2025). Service Publicinfo.gouv.fr
- Suivi et connaissances : 6ᵉ rapport de l’Observatoire national du suicide (2025) et travaux DREES/INSERM affinent les tendances et comparent les sources (urgences, hospitalisations, mortalité). Vie PubliqueIReSP
Points de vigilance pour 2025{{}}
- Pic chez les très jeunes filles (10–14 ans) en hospitalisations pour gestes auto-infligés → nécessité de renforcement du repérage au collège, des dispositifs anti-harcèlement et du soutien parental. DREES
- Persistance du mal-être scolaire (sommeil, anxiété) et saisonnalité des indicateurs après la rentrée. Santé Publique France
- Ressources humaines : tension en pédopsychiatrie et attractivité de la spécialité, malgré la mobilisation des jeunes psychiatres. Le Monde.fr+1
Ressources utiles (à diffuser aux jeunes/parents/pros){{}}
- 3114 – Prévention du suicide, 24/7. 3114
- Maison des ados (départementale) – accueil gratuit, orientation. Cour des comptes
- Étudiants : Santé Psy Étudiant (12 séances/an) ; Mon soutien psy (12 séances/an, tout public). enseignementsup-recherche.gouv.frService Public
Articles de presse récents et pertinents :
Ecrans et risques pour la santé des enfants : ce que dit la science
https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://www.lemonde.fr&sz=32Le Monde.fr Ecrans et risques pour la santé des enfants : ce que dit la science
« Ils ont moins d’idées reçues, osent parler de suicide » : la parole des jeunes sur la santé mentale se libère
https://www.google.com/s2/favicons?domain=https://www.lemonde.fr&sz=32Le Monde.fr « Ils ont moins d’idées reçues, osent parler de suicide » : la parole des jeunes sur la santé mentale se libère - 25 mars 2024
Interview - « Les jeunes s’intéressent au sexe mais sont découragés » - Par David Doucet - Publié le 22/08/2025 à 17h00 – Document ‘lepoint.fr/societe’ Société
La génération Z traverse une « récession sexuelle » : moins de rapports et une masturbation qui recule. Entre anxiété, isolement et pression sociale, l’intime et le désir se recomposent.
La génération Z vit une « récession sexuelle » : moins de rapports, plus d’angoisses, d’isolement et de doutes. © IA
Que reste-t-il de la sexualité des jeunes en 2025 ? Dans son livre The Second Coming, la journaliste américaine Carter Sherman, spécialiste des questions de genre au Guardian, démonte un cliché tenace : loin de multiplier les aventures sans lendemain, la génération Z connaît une véritable « récession sexuelle ». Un quart de ses membres adultes n’a jamais eu de rapport, la masturbation elle-même décline, et beaucoup confessent leur anxiété, leur isolement ou leur manque de confiance pour franchir le pas.
Smartphones omniprésents, pression sociale, peur d’une grossesse depuis l’annulation de Roe v. Wade, l’arrêt qui garantissait depuis 1973 le droit fédéral à l’avortement : autant de freins qui expliquent ce repli. Mais derrière les statistiques, Sherman montre aussi comment les jeunes femmes et les minorités sexuelles redéfinissent les normes de désirabilité et inventent de nouvelles façons de penser le corps et l’intime.
Le Point : Vous expliquez que vous avez été frappée par l’écart entre la perception morale de la sexualité chez les jeunes et leur expérience réelle. Qu’est-ce qui a déclenché votre enquête ?{{}}
Carter Sherman : Je couvre les questions de genre et de sexualité depuis près de dix ans, mais j’ai commencé à y réfléchir plus sérieusement en 2022. Quelques jours après l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade par la Cour suprême, une jeune femme m’a écrit sur les réseaux sociaux. Elle venait de découvrir qu’elle était enceinte et ne voulait pas poursuivre sa grossesse. Le problème, c’est qu’elle vivait en Arizona, où les médecins avaient brutalement cessé de pratiquer des avortements, craignant que resurgisse une loi de 1864 interdisant la procédure.
Elle a finalement commandé en ligne des pilules abortives et a avorté seule, dans une chambre de motel. (Les experts médicaux s’accordent à dire que c’est sûr durant le premier trimestre.) Elle m’a confié avoir ressenti non pas seulement du soulagement, mais aussi de l’humiliation comme si les républicains cherchaient à la punir pour avoir eu des relations sexuelles. Cette phrase m’a bouleversée. Elle m’a fait comprendre que, depuis la fin de Roe, les jeunes Américains sont soudain replongés dans une réalité sexuelle qu’on n’avait plus connue depuis les années 1970.
Qu’est-ce que cela provoque chez eux ? Qu’est-ce que cela révèle de la société ? Et pourquoi refuse-t-on de le voir ? J’ai écrit ce livre pour répondre à ces questions et pour montrer que l’annulation de Roe v. Wade n’est qu’un point de départ. Les conservateurs sexuels appliquent désormais la même méthode pour s’attaquer à d’autres aspects de la sexualité.
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Vous décrivez une « récession sexuelle » chez les jeunes : qu’est-ce qui vous a le plus frappée lorsque vous avez commencé à travailler sur ce phénomène ?{{}}
Avant ce livre, je savais vaguement que les jeunes avaient moins de relations sexuelles, mais j’ignorais à quel point cette « récession sexuelle » était profonde. Par exemple, un adulte de la génération Z sur quatre n’a jamais eu de rapport sexuel avec une autre personne. Ce qui m’a frappée, c’est le contraste entre cette réalité et le fait de vivre à une époque où, grâce à Internet, chacun peut avoir un accès instantané à toutes les formes de sexualité imaginables (et probablement aussi à certaines qu’il ne souhaite pas voir). Si les jeunes sont si saturés de sexe en ligne, pourquoi en ont-ils si peu dans la vie réelle ?
Un adulte de la génération Z sur quatre n’a jamais eu de rapport sexuel avec une autre personne.
Les statistiques que vous citez sont frappantes : il y a moins de sexe, et même moins de masturbation. À quoi attribuez-vous ce déclin général ?{{}}
Il n’y a pas une raison unique à cette baisse, mais plusieurs facteurs probables. L’émergence du smartphone et des réseaux sociaux a joué un rôle énorme. Le déclin de la santé mentale des jeunes qui est lui-même lié aux smartphones et aux réseaux sociaux est un autre facteur. Les jeunes s’engagent aussi plus tard dans des relations sérieuses et se marient plus tard. On imagine souvent que les célibataires ont plus de rapports, mais, en réalité, ce sont les personnes en couple qui ont davantage de relations sexuelles, parce qu’elles ont une source régulière. L’évolution des normes et des attentes en matière de relations joue donc un rôle majeur dans cette « récession sexuelle », et ces changements sont observables dans tous les pays industrialisés.
Peut-on dire que la sexualité de cette génération est plus « émotionnelle » et moins « physique » ? Existe-t-il une confusion dans l’opinion publique qui assimile « moins de sexe » à un « désintérêt pour le sexe » chez la génération Z ?{{}}
Oui, c’est une idée reçue très répandue. D’après mes recherches, les jeunes de la génération Z s’intéressent bel et bien au sexe, ils sont simplement découragés par la difficulté d’y accéder. Mais je pense que leur sexualité est moins « émotionnelle » qu’« intellectuelle ». Comme ils passent énormément de temps en ligne, ils sont constamment impliqués ou témoins de discussions sur les implications sexuelles d’une œuvre, d’un événement d’actualité. Même s’ils n’ont pas de rapports physiques, ils ne cessent de penser et de parler de sexe.
Je pense que leur sexualité est moins “émotionnelle” qu’“intellectuelle”.
Les applications de rencontre sont censées faciliter les connexions, mais est-ce qu’elles ne finissent pas par aggraver l’isolement et la frustration ?{{}}
Presque toutes les personnes que j’ai interrogées disaient détester les applis de rencontre. C’est dommage, car, sur le papier, elles pourraient avoir quelque chose d’utopique : leur capacité à mettre en relation des individus venus d’horizons très différents. Mais dans les faits, elles reproduisent les mêmes logiques que les rencontres traditionnelles, en s’appuyant sur des stéréotypes très genrés et racialisés. Ainsi, une étude a montré que les femmes y sont jugées les plus désirables à 18 ans, tandis que le « pic » de désirabilité des hommes n’arriverait qu’à 50 ans. Ces applis ont aussi été associées à une baisse de l’estime de soi, notamment sur le plan physique.
Beaucoup de jeunes évoquent en particulier la façon dont elles transforment la rencontre en un jeu. En clair, les utilisateurs ont l’impression qu’il est normal de mal se comporter, puisque les autres ne sont plus perçus comme des personnes réelles, mais comme de simples avatars sur un écran.
Qu’est-ce qui vous a le plus surpris dans la centaine de témoignages que vous avez recueillis ?{{}}
Je pensais au départ trouver une plus grande diversité d’opinions sur le porno en ligne. J’imaginais que les jeunes de gauche y seraient plutôt favorables, tandis que ceux de droite s’y montreraient hostiles.
En réalité, la plupart des jeunes que j’ai interrogés estimaient que le porno en ligne les avait « déformés » sexuellement. La sociologue Arlie Russell Hochschild parle de ce qu’elle appelle une « histoire profonde » : une histoire qui semble vraie, et dont la force émotionnelle peut l’emporter sur les faits. (C’est un mécanisme qu’on retrouve constamment en politique.) Or, même si les études scientifiques sur le porno sont tellement contradictoires que l’on ignore encore son véritable impact, j’ai été frappée de voir à quel point les jeunes avaient intégré cette « histoire profonde » selon laquelle le porno leur serait néfaste.
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Dans votre livre, vous employez le terme de « fuckability » pour désigner la pression qui pèse sur les jeunes – surtout les femmes, mais aussi les hommes – afin de se plier à des standards très étroits de désirabilité : corps minces ou musclés, apparence calibrée pour Instagram. Pourquoi cette notion est-elle, selon vous, devenue centrale pour comprendre la vie intime de la génération Z ? Et qu’est-ce qu’elle dit de l’évolution des rapports de pouvoir entre les sexes ?{{}}
Je dois ce terme à la philosophe Amia Srinivasan, qui le définit comme « la désirabilité telle qu’elle est construite par nos politiques sexuelles ». Autrement dit, c’est une façon condensée de dire comment des logiques politiques (racisme, sexisme, grossophobie, etc.) façonnent ce que nous jugeons attirant. Au fond, il est impossible de savoir si l’on est attiré (ou repoussé) par certaines caractéristiques parce qu’on les aime vraiment, ou parce qu’on a été socialisé à les aimer ou à les rejeter.
Dans mon livre, j’utilise la notion de « fuckability » pour analyser comment les réseaux sociaux et les applis de rencontre mettent en lumière la hiérarchie de la désirabilité. Avec les flux incessants de likes, de commentaires, d’abonnés et de matchs, la génération Z est constamment renvoyée à la place qu’elle occupe dans cette hiérarchie. Cela peut engendrer une profonde anxiété et un désintérêt pour le sexe. Car si vous êtes persuadé de ne pas être « parfait » – et que vous pensez qu’il faut l’être pour se dénuder –, vous n’aurez guère envie de passer à l’acte. Pour beaucoup de jeunes, le sexe devient ainsi un nouvel espace où l’on se sent évalué et jugé.
Les jeunes femmes que j’ai rencontrées étaient particulièrement lucides sur le fait qu’elles utilisaient les réseaux sociaux pour paraître désirables aux yeux des hommes. Pour elles, ces plateformes ne faisaient que renforcer l’idée qu’il fallait maintenir sa « fuckability », et que ce sont les hommes qui fixent celle de tout le monde.
Votre livre dénonce aussi l’échec de l’éducation sexuelle institutionnelle aux États-Unis. Selon vous, quelles en sont les conséquences les plus dommageables ?{{}}
Au cours des vingt dernières années, le gouvernement américain a consacré plus de 2 milliards de dollars à financer des programmes d’éducation sexuelle centrés sur l’abstinence. Résultat : les Américains n’en ont pratiquement rien retiré. Les études montrent que ces programmes ne parviennent pas à retarder les rapports sexuels avant le mariage ; pire, ils rendent les pratiques moins sûres, car les jeunes ont alors tendance à utiliser moins souvent le préservatif ou d’autres moyens de contraception.
Le mouvement féministe a-t-il réussi à contrebalancer la montée de la « manosphère » en ligne, ou assiste-t-on à une radicalisation des deux côtés ?{{}}
On assiste aujourd’hui à une radicalisation des deux côtés. Aux États-Unis, les jeunes femmes sont les plus progressistes jamais observées, tandis que les jeunes hommes ont surpris les politologues en glissant nettement vers la droite. Traditionnellement, les jeunes hommes votaient plutôt pourt les démocrates ; mais en 2024, une majorité d’entre eux a choisi Donald Trump. J’ai le sentiment que l’intérêt croissant d’une partie de cette génération masculine pour la « manosphère » est en réalité une réaction à la montée du féminisme chez les jeunes femmes. Malheureusement, beaucoup semblent concevoir les droits comme un jeu à somme nulle : ce que gagnent les unes serait forcément perdu par les autres.
Les jeunes ont grandi avec la conscience que le sexe et la sexualité ont des conséquences politiques.
Diriez-vous que cette génération relie plus étroitement sexualité, politique et justice sociale que les précédentes ?{{}}
Oui. En interrogeant des jeunes, j’ai été frappée par le fait que beaucoup d’entre eux avaient compris – bien plus tôt que je ne l’avais fait moi-même – que le personnel est politique. Entre l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade et l’émergence de #MeToo, en particulier, je pense que les jeunes ont grandi avec la conscience que le sexe et la sexualité ont des conséquences politiques.
Selon vous, à quoi ressemblera la vie sexuelle des jeunes Américains dans dix ou vingt ans ?{{}}
En tant que journaliste qui couvre la politique américaine depuis plusieurs années, j’ai honnêtement cessé de faire des prédictions. L’avenir de la vie sexuelle des jeunes Américains dépendra largement de l’avenir de notre gouvernement et de notre démocratie, et celui-ci semble aujourd’hui bien incertain.
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Pensez-vous que la prochaine grande bataille culturelle aux États-Unis se jouera autour du sexe, plus encore que sur les questions raciales ou économiques ?{{}}
Je pense qu’on ne peut pas dissocier le sexe des questions raciales ou économiques. Quand les femmes luttent contre le harcèlement sexuel, elles se battent en réalité pour leur capacité à s’épanouir à l’école ou au travail. Or, si elles ne peuvent pas s’y épanouir, elles ne peuvent pas progresser socialement, gagner de l’argent ou exercer du pouvoir dans une société capitaliste. (Les violences sexuelles concernent évidemment tous les genres, mais les femmes en sont de loin les principales victimes.)
Cela dit, je crois que, sous bien des aspects, notre bataille culturelle actuelle autour du sexe est en fait le reflet d’un affrontement plus large autour du genre. Les conservateurs sexuels considèrent le sexe comme un moyen d’imposer une certaine vision de ce qu’est un homme, de ce qu’est une femme, et de ce que doit être la famille américaine.
Vous terminez votre livre sur une note d’espoir : qu’est-ce qui, dans ce paysage si polarisé, vous rend malgré tout optimiste ?{{}}
Je trouve très encourageant que les jeunes non seulement comprennent que le sexe est politique, mais mettent aussi cette conscience au service de leur engagement militant. Beaucoup de ceux que j’ai rencontrés participent activement au combat pour construire un monde meilleur. Et puis, il faut le rappeler : la grande majorité des jeunes Américains finissent par avoir une vie sexuelle. J’ai rencontré de nombreuses personnes épanouies, heureuses en couple, avec une bonne estime d’elles-mêmes. Bref, dans l’ensemble, les jeunes vont bien ou du moins, ils essaient de l’être.
À Découvrir Le Kangourou du jour Répondre
The Second Coming : Sex and the Next Generation’s Fight Over It’s Future, de Carter Sherman (Gallery Books, juin 2025, 352 p., en anglais)
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Le Point – Actualités en France et dans le monde
lepoint.fr - 6 juillet 2018 • La Chance
Une synthèse actualisée sur les comportements et les orientations sexuelles des jeunes en France (18–29 ans), selon les données fraîches (2023–2025) selon ‘ChatGPT’ :
Tendances en matière d’orientation sexuelle{{}}
- Selon une enquête récente de l’Ined (projet ENVIE, 2023), 19 % des femmes et 8 % des hommes de 18 à 29 ans ne se considèrent pas comme exclusivement hétérosexuels — une progression majeure par rapport à 2015 (3 % pour les femmes, 2 % pour les hommes) InedRadio FranceParents.fr.
- Parmi ces jeunes :
- 10 % des femmes s’identifient comme bisexuelles, 5 % comme pansexuelles, et 2 % comme lesbiennes The TimesRadio France.
- Plus d’1 femme sur 3 (37,6 %) et 1 homme sur 6 (18,3 %) déclarent ne pas être strictement hétérosexuels Radio France InternationaleVie Publique.
Comportements et pratiques sexuelles{{}}
- L’âge médian du premier rapport sexuel en France a légèrement reculé : 18,2 ans pour les femmes, 17,7 ans pour les hommes en 2023, contre respectivement 17,6 ans et 17,2 ans en 2006 Le Monde.fr.
- Les jeunes adoptent une approche de la sexualité plus progressive : elle intègre des interactions numériques, des flirts, le sexting, masturbation, et n’est plus centrée autour du premier « acte » Le Monde.fr+1.
- Pratiques numériques :
- Rencontre de partenaires en ligne : 17,9 % des femmes et 23,7 % des hommes (18–89 ans) en ont déjà fait l’expérience ; le taux avoisine 40 % chez les trentenaires Vie Publique.
- Enquête Inserm : 39,4 % des femmes et 43,5 % des hommes de moins de 30 ans ont déjà rencontré un partenaire sexuel en ligne ; 36,6 % des femmes et 39,6 % des hommes ont déjà envoyé une image intime Radio France Internationale.
- Globalement, on observe une diversification des pratiques sexuelles, avec une fréquence réduite des rapports sexuels, mais une satisfaction stable Le Monde.fr.
Acceptation sociale et perception des identités LGBTQ+{{}}
- En 2023, 69,6 % des femmes et 56,2 % des hommes estiment que l’homosexualité est une sexualité comme une autre. Pour la transidentité, ces taux sont plus faibles : 41,9 % pour les femmes, 31,6 % pour les hommes Vie Publiquevih.org.
- L’acceptation est plus forte vis-à-vis des enfants homosexuels : 77,9 % des femmes et 72,6 % des hommes y sont favorables vih.org.
Attitudes, différences selon genre et génération{{}}
- Une étude Ipsos / Fondation Jean-Jaurès (2024) montre que les jeunes hommes de moins de 25 ans sont les moins tolérants envers le coming-out :
- 15 % déclarent un impact négatif sur leur relation suite à un coming-out (vs 8 % pour la population générale) ;
- 26 % évoquent des sentiments hostiles ou des difficultés à l’annonce BFMTV.
- Selon Ipsos, les femmes de la Gen Z sont beaucoup plus favorables à la visibilité LGBTQ+ (51 %) que les hommes (33 %) Têtu Connect.
- Sur le plan sociétal, 49 % des Français soutiennent l’affichage public de l’orientation sexuelle, contre 44 % pour les démonstrations d’affection entre personnes LGBT ; un soutien global en légère baisse Ipsos.
Comportements à risque et lacunes éducatives{{}}
- Usage des préservatifs en baisse : entre 2019 et 2023, utilisation moindre (75,2 % chez les femmes, 84,5 % chez les hommes) ; avant 2023, chez les adolescents de 15 ans, l’usage est tombé de 70 % à 61 % chez les garçons et de 63 % à 57 % chez les filles Le Monde.fr+1.
- Il persiste un risque élevé d’IST, avec des jeunes moins protégés malgré une bonne information perçue Le Monde.fr.
Synthèse : Ce qu’il faut retenir{{}}
Thématique |
Tendances principales |
| Orientation sexuelle{{}} | Diversification marquée (19 % femmes, 8 % hommes non-hétérosexuels) |
| Pratiques sexuelles{{}} | Plus numériques, moins centrées sur la pénétration, moins fréquentes mais variées |
| Acceptation sociale{{}} | Majoritairement positive, mais transidentité encore moins acceptée |
| Écarts selon genre/âge{{}} | Femme Gen Z plus ouvertes, jeunes hommes plus réticents |
| Prévention{{}} | Usages préservatifs en recul, éducation sexuelle parfois insuffisante |
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10.
Une synthèse actualisée (2023–2025) sur la jeunesse en Europe centrée sur leurs réalités démographiques, économiques, identitaires et politiques selon ‘OpenAI ChatGPT’
1. Définition et profil démographique{{}}
- L’UE définit généralement les « jeunes » dans la tranche 15–29 ans pour les statistiques européennes. Au 1ᵉʳ janvier 2020, ils représentaient environ 73,6 millions, soit 17 % de la population de l’UE-27 Vie Publique.
- Le poids des jeunes a progressivement diminué : de 22,8 % en 1990, ils étaient 16,6 % en 2019, et cette proportion devrait continuer de chuter pour atteindre 15,1 % en 2080 Vie Publique.
- En décembre 2024, les 15–24 ans représentaient 10,7 % de la population de l’UE, avec des variations nationales : 12 % en France, 11,7 % en Belgique, 9,8 % en Pologne cdn.tradingeconomics.com.
2. Éducation, emploi et précarité{{}}
- Taux d’emploi pendant les études : en 2023, 25,7 % des jeunes Européens (15–29 ans) étaient employés tout en poursuivant des études LinkedIn.
- Diplômes de niveau tertiaire (25–34 ans) : en 2022, 42 % avaient atteint un niveau d’enseignement supérieur. Certaines régions (ex. Lituanie, région parisienne, Utrecht, Pays Basque) dépassaient 60 % SchengenVisaInfo.
- Chômage des moins de 25 ans :
- En mai 2025, le taux de chômage des jeunes dans l’UE était de 14,8 %, légèrement en hausse par rapport au mois précédent ; dans la zone euro, il atteignait 14,4 % Fibre2Fashion.
- En juin 2024, le taux moyen était 14,6 % au sein de l’UE, avec des extrêmes comme 25,8 % en Espagne et 6,8 % en Allemagne Statista.
- Ces données confirment une situation persistante de précarité chez les jeunes, avec de fortes disparités territoriales.
3. Fracture numérique et pratiques culturelles{{}}
- En 2024, 97 % des personnes âgées de 16–29 ans utilisaient Internet quotidiennement, contre 88 % pour l’ensemble de la population — un écart qui s’est fortement réduit depuis 2014 (-24 points) Industry Intelligence Inc..
- Immigration culturelle numérique : les taux élevés de participation aux réseaux sociaux sont notables — près de 99 % en République tchèque, 98 % à Chypre et en Grèce, contre un plus faible 70 % en France Industry Intelligence Inc..
4. Identité européenne et vie politique{{}}
- Une étude signale que la jeunesse en Europe vit l’Europe comme une normalité acquise, non comme un projet politique : seulement 5 % se sentent principalement liés à l’UE, tandis que 21 % s’estiment citoyen·ne·s du monde 20something.
- Toutefois, 67 % souhaitent que l’UE les implique davantage dans les affaires publiques 20somethingfeps-europe.eu.
- Selon une enquête FEPS / ThinkYoung (19.000 participants) :
- 65 % des jeunes considèrent que l’UE devrait suspendre les financements aux États ne respectant pas les droits humains et la démocratie ;
- 71 % veulent que les politiques expliquent mieux l’impact de l’UE dans leur quotidien ;
- 61 % affirment que l’UE doit davantage protéger les droits des personnes LGBTQI+ feps-europe.eu.
- L’European Youth Event (EYE) de juin 2025 a réuni 16–30 ans à Strasbourg pour co-créer des propositions adressées au Parlement européen, dans l’esprit de stimulus de la participation citoyenne Wikipédia.
5. Confiance, vie démocratique et orientations politiques{{}}
- Un sondage YouGov pour la Tui Foundation (été 2025) montre une érosion de la confiance dans la démocratie parmi la Génération Z (16–26 ans) :
- Seuls 57 % la perçoivent toujours comme le meilleur système, avec des niveaux plus faibles en France, Espagne, Pologne (48–52 %) ;
- 21 % se disent ouverts à un régime autoritaire dans certaines circonstances ;
- 39 % jugent l’UE peu démocratique, et plus de la moitié la considèrent trop focalisée sur des sujets secondaires The Guardian.
- Parallèlement, plusieurs jeunes votants se tournent vers l’extrême droite, notamment face à la crise du coût de la vie, du logement et par l’influence des médias sociaux — un phénomène observé dans de nombreux pays européens (France, Allemagne, Pays-Bas…) TIMEThe TimesThe Guardian.
Synthèse par thématique{{}}
Domaine |
Tendances principales |
| Démographie{{}} | Poids des jeunes en baisse, disparités nationales marquées |
| Éducation & emploi{{}} | Niveau d’études élevé, mais chômage et précarité persistants |
| Numérique{{}} | Jeunes hyper-connectés, fracture numérique réduite |
| Identité & participation{{}} | Sentiment européen diffus, souhait d’engagement politique fort |
| Confiance politique{{}} | Démocratie et UE perçues avec scepticisme, montée de populisme |
Indicateurs comparables (Gen Z/jeunes 16–26 ans)
Quand elles sont disponibles, deux mesures issues du baromètre YouGov/TUI 2025 (avril–mai 2025) sont retenues :
- % qui jugent la démocratie “le meilleur système” ;
- % “ouverts à un régime autoritaire dans certaines circonstances”.
Ces chiffres sont notamment explicités dans l’article de synthèse du Guardian (04 juil. 2025). The Guardiantui-stiftung.de
Situation “par pays” et échiquier des partis politiques{{}}
Lecture rapide : quelles familles/partis attirent le plus les jeunes, d’après les sondages récents & analyses 2024–2025)
- France — montée nette de l’extrême droite (RN) chez les 18–25, avec une seconde place pour la gauche radicale (LFI) ; centre affaibli chez les plus jeunes (données IFOP citées). POLITICO
- Allemagne — progression de l’AfD chez les 14–29 ans (≈14,5 % “premier choix” dans l’étude “Jugend in Deutschland” citée), mais jeunes femmes davantage Verts/Linke ; gros réservoir d’indécis. POLITICO
- Belgique (Flandre) — Vlaams Belang très fort chez les jeunes hommes (intention “déjà voter un jour” ≈32 %), écart de genre marqué. POLITICO
- Portugal — Chega capte une part importante des 18–34 ans (≈1 sur 4), concurrence aussi des partis “nouveaux” (IL, écologistes) chez les jeunes ; plus âgés, ils sont fidélisés par PS. POLITICO
- Finlande — Parti des Finlandais performant chez les jeunes (surtout hommes) ; Verts et gauche restent attractifs chez les jeunes femmes, mais en reflux par rapport à 2019. POLITICO
- Italie — jeunes plus ouverts à l’option autoritaire (24 % ; record de l’échantillon TUI/YouGov) ; ancrage de Fratelli d’Italia dans plusieurs classes d’âge, mais les jeunes restent plus hétérogènes (gauche et M5S présents). The Guardian
- Espagne — soutien à la démocratie “meilleur système” ≈51 % ; PSOE/Sumar et PP se disputent la jeunesse, Vox moins performant chez les jeunes femmes (écarts de genre observés au niveau européen). The GuardianTaylor & Francis OnlineUniversitat Pompeu Fabra
- Pologne — plus faible attachement relatif à la démocratie (48 %) ; jeunes hommes plus conservateurs qu’en 2021, bénéfice partiel aux droites/ultra (contexte polarisé). The Guardian
- Grèce — scepticisme structurel sur l’UE et désir d’“overhaul” institutionnel plus élevé ; polarisation accrue, droite dure gagne des segments jeunes masculins, gauche reste forte chez les femmes. The Guardian
- Royaume-Uni (hors UE, mais souvent comparé) — expansion de la cible 16–17 ans alimente une compétition Labour/LibDems/Green mais percée Reform UK chez certains jeunes hommes. ReutersThe Guardian
Tendances transversales à retenir : {{}}
- Polarisation + “gender gap” : dans de nombreux pays, jeunes hommes sur-représentés dans les intentions droite/ultra, jeunes femmes davantage gauche/écologistes (écart documenté par la recherche 2025). Taylor & Francis OnlineUniversitat Pompeu Fabra
- Moindre “enthousiasme démocratique” chez une fraction de la Gen Z, avec une minorité non négligeable “ouverte à l’autoritarisme” (21 % en moyenne, pics en Italie 24 %). The Guardian
- Participation : intention de vote correcte mais instable (beaucoup d’indécis), enjeux saillants coût de la vie/logement/migrations structurant les choix (analyses 2024–2025). PortalSALTOPOLITICO
Limites & lecture des chiffres : {{}}
- Les données chiffrées par pays sur “démocratie vs autoritarisme” proviennent de la même vague (YouGov/TUI 2025) ; la cartographie partisane s’appuie sur analyses de scrutins 2023–2024 et sondages pays (Politico, instituts nationaux). Les niveaux exacts par parti varient selon le scrutin et la méthode (sondage vs sortie des urnes). POLITICOThe GuardianPortal
A compléter avec les Pays-Bas, la Suède, l’Autriche et la Tchéquie….
🔎 Note méthodologique importante - L’étude TUI Foundation/YouGov 2025 – Young Europe 2025 ne couvre que 7 pays (Allemagne, France, Espagne, Italie, Pologne, Grèce, Royaume-Uni). Les autres pays n’y figurent pas ……
Solutions possibles :
- Ajouter des indicateurs alternatifs (p. ex. Eurobaromètre Jeunesse, FEPS/ThinkYoung) pour NL/SE/AT/CZ — avec un champ “source/question” pour garder la comparabilité ;
- Générer une carte par pays/famille politique (gauche/centre/écologistes/droite/droite radicale) basée sur les derniers sondages jeunesse nationaux.
Participation et perception de l’UE chez les jeunes (15–30 ans), Eurobaromètre 2024 : {{}}
- Intention de vote en vue des élections européennes (avril 2024) :
— UE : 64 % des jeunes (15–30) disent vouloir voter.
— En Autriche (où l’âge de vote est dès 16 ans) : 66 % Portal. - Taux de participation réel pour 15–24 ans en 2024 :
— Autriche : 56 % ont effectivement voté (plus élevé que beaucoup d’autres pays) Portal. - Perception de l’UE parmi les jeunes (15–24) :
— Au niveau UE : 47 % perçoivent l’UE positivement, 38 % de manière neutre, 14 % négativement Portal.
— Par pays : Autriche 23 % (jeunes) ont une perception négative (plus eurosceptique) ; même pour Tchéquie 19 % négatif Portal.
— Suède n’est pas explicitement mentionnée par taux, mais globalement, les pays nordiques affichent souvent des niveaux de confiance plus élevés.
Proposition enrichie : {{}}
Pays |
Couvert par TUI/YouGov 2025 |
Indicateurs substituts disponibles (Eurobaromètre 2024) |
| Pays-Bas (NL) | Non | Non disponibles (données non fournies dans les sources consultées). |
| Suède (SE) | Non | Non disponibles (pas de chiffres pays spécifiques dans nos sources). |
| Autriche (AT) | Non | • Intention de vote : 66 % (15–30 ans) Portal
• Participation réelle : 56 % (15–24 ans) Portal • Euroscepticisme (négatif) : 23 % (15–24 ans) Portal |
| Tchéquie (CZ) | Non | • Euroscepticisme (négatif) : 19 % (15–24 ans) Portal
• Intention/participation de vote : données non trouvées dans les sources actuelles. |
Récapitulatif des sources principales utilisées (chargement et priorités){{}}
- TUI Foundation / YouGov — Young Europe 2025 (rapport résultat PDF). tui-stiftung.de
- Eurobarometer — Youth and democracy (Flash, Apr/May 2024) et EP Youth Survey 2024 (données jeunesse, breakdowns nationaux si disponibles). EU AgendaEuropean Union
- Council of Europe / PJP — Young people’s participation in the 2024 European elections (synthèse utile avec chiffres par tranche d’âge). Portal
- FEPS / ThinkYoung (analyses sur la jeunesse et la démocratie ; rapports sur la participation et les effets socio-économiques). FONDATION EUROPEENNE PROGRESSISTE+1
- Recherches/national reports : University of Amsterdam / Hot Politics Lab (NL), Swedish Agency for Youth and Civil Society (MUCF), YouthWiki / national chapters (AT, CZ), OIIP/SGI analyses. Université de TilburgMUCFnational-policies.eacea.ec.europa.eu+1
Notes méthodologiques rapides (à intégrer dans un tableau final à faire / légendes){{}}
- J’ai strictement marqué “Hors champ TUI/YouGov 2025 (pas de données comparables)” pour NL/SE/AT/CZ : la TUI/YouGov Young Europe 2025 couvre seulement 7 pays (DE, FR, ES, IT, PL, GR, UK). tui-stiftung.de
- Les indicateurs Eurobarometer (intention de vote, perception de l’UE) sont utilisés quand ils existent au niveau national ; sinon j’ai cité des synthèses (Council of Europe / PJP) qui résument les résultats par tranche d’âge et pays. EU AgendaPortal
- Pour NL et SE, il existe des enquêtes nationales (UvA / Hot Politics Lab, MUCF) — ces sources sont listées dans la colonne “Source + type de question” mais les items/questions ne sont pas strictement comparables à ceux de TUI/YouGov ou Eurobarometer. Université de TilburgMUCF
Thème - Opinions politiques des jeunes en Europe (16–26 ans). Données issues du baromètre TUI Foundation/YouGov 2025, complétées par des recherches secondaires (OpenAI ChatGPT, août 2025) – Avec ChatGPT (GPT-5), assistance à la rédaction et à la recherche documentaire, OpenAI, pour ISIAS.info
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Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant
C :\Users\Jacques\Downloads\jh.jpg
– 26/08/2025
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