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"L’hydrogène : seulement pour faire de l’acier et des engrais azotés (Jancovici), néanmoins engouement géopolitique, avancées technologiques pour l’hydrogène ‘vert’ et énormes ressources probables d’hydrogène ‘blanc’" par Jacques Hallard

mardi 19 août 2025

ISIAS Energies Hydrogène Partie 3

L’hydrogène : seulement pour faire de l’acier et des engrais azotés (Jancovici), néanmoins engouement géopolitique, avancées technologiques pour l’hydrogène ‘vert’ et énormes ressources probables d’hydrogène ‘blanc’

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 19/08/2025

Série ‘Filières à hydrogène ‘bas carbone’

Présentation de la série :

Partie 1 - : ’Les « couleurs » de l’hydrogène : un discours trompeur pour la transition énergétique (Aurore Richel) - Les raisons qui poussent l’Europe à miser sur l’hydrogène pour respecter son objectif de neutralité carbone d’ici à 2050’ par Jacques Hallard

Partie 2 - ’Le discours trompeur pour la transition énergétique avec les « couleurs » de l’hydrogène : du narratif plus que du réalisme dans une filière qui se construit avec un optimisme collectif (durabilité, innovation, circularité, autonomie)’ par Jacques Hallard- 17 août 2025 - ISIAS Energies Hydrogène Partie 2

Partie 3 - L’hydrogène seulement pour faire de l’acier et des engrais azotés (Jancovici), néanmoins engouement géopolitique, avancées technologiques pour l’hydrogène ‘vert’ et énormes ressources putatives d’hydrogène ‘blanc’

Plan du document : Humour et actualisation Préambule Introduction Sommaire Auteur->#AUTEUR]


Humour et actualisation en images

L’hydrogène, trop gourmand en énergie pour être écologique

In « L’hydrogène, trop gourmand en énergie pour être écologique » - Par Celia Izoard- 1er février 2021 à 09h35 - Mis à jour le 1er septembre 2021 à 09h57 - ENQUÊTE 1/3 — Les plans de relance gouvernemental et européen font la part belle à l’hydrogène, qui serait l’énergie « verte » de l’avenir. Pourtant, la production de ce gaz pose de nombreux défis écologiques et l’enjeu de cette conversion paraît davantage économique que climatique. Cet article est le premier d’une enquête en trois volets consacrée à l’hydrogène. Le deuxième volet : « Le plan hydrogène français entérine discrètement la relance du nucléaire » ; le troisième : « L’hydrogène, un rêve industriel mais pas écologique ». (c) Reporterre - Tous droits réservés - Source : https://reporterre.net/L-hydrogene-trop-gourmand-en-energie-pour-etre-ecologique

Le plan hydrogène français entérine discrètement la relance du nucléaire

In « Le plan hydrogène français entérine discrètement la relance du nucléaire » - Par Celia Izoard- 2 février 2021 à 09h48 -Mis à jour le 18 février 2021 à 18h36 - ENQUÊTE 2/3 — Produire toujours plus d’hydrogène « vert », comme le prévoient le « plan » français et la « stratégie » européenne, va nécessiter de grandes quantités d’électricité non fossile. L’industrie nucléaire est sur les JH2025-08-17T21:43:00J

rails. (c) Reporterre - Tous droits réservés - Source : https://reporterre.net/Le-plan-hydrogene-francais-enterine-discretement-la-relance-du-nucleaire

L’hydrogène, un rêve industriel mais pas écologique

In « L’hydrogène, un rêve industriel mais pas écologique » - Par Celia Izoard- 3 février 2021 à 09h42 - Mis à jour le 26 février 2021 à 21h53 - ENQUÊTE 3/3 — L’ambition d’un développement massif de la production hydrogène à grand renfort d’argent public fait peser de nombreux risques sur l’environnement, qu’il s’agisse de transport, de délocalisation de la production dans des pays pauvres ou encore du fantasme du stockage du carbone. - (c) Reporterre - Tous droits réservés - Source : https://reporterre.net/Le-plan-hydrogene-francais-enterine-discretement-la-relance-du-nucleaire

In « Hydrogène blanc [natif] : quelles perspectives ? » - Mis à jour le 19 octobre 2023 | Commissariat Général au Développement Durable – « Combustible qui n’émet pas de CO2 et naturellement disponible dans le sous-sol, l’hydrogène blanc (dit aussi « natif » ou « naturel ») suscite actuellement de l’intérêt (et des interrogations) comme alternative possible aux énergies fossiles dans l’industrie et les transports. Plusieurs gisements potentiels en France … Une énergie décarbonée… - Sauf mention contraire, tous les contenus de ce site sont sous licence etalab-2.0 - Source : https://www.notre-environnement.gouv.fr/actualites/breves/article/hydrogene-blanc-quelles-perspectives

Pyrénée

In « Hydrogène blanc  : la nouvelle richesse cachée des Pyrénées, Aquitaine, Lorraine » - Par Amandine Leclerc - Publié le 02 juillet 2025 – « Intriguant, le sous-sol français vient de révéler un secret bien gardé : des filons d’hydrogène naturel ont été identifiés… sans savoir s’ils changeront notre avenir énergétique. – Le 30 juin 2025, Bercy confirme que la France détient des gisements d’hydrogène natif, dans le bassin aquitain, le piémont pyrénéen et le bassin houiller lorrain. Encore nébuleux, ce potentiel suscite des espoirs de souveraineté énergétique, mais l’exploitation reste hypothétique. Un potentiel géologique inédit en France… Zones à fort enjeu stratégique… Trois régions ont été identifiées comme zones à haut potentiel : le bassin aquitain, le piémont pyrénéen et le bassin houiller lorrain. Exploration minière et encadrement juridique… Freins technologiques et économiques… Une promesse de souveraineté énergétique ? » - © 2024 | L’energeek | Tous droits réservés - Source : https://lenergeek.com/2025/07/02/hydrogene-blanc-la-nouvelle-richesse-cachee-des-pyrenees-aquitaine-lorraine/

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Préambule

Quelques informations pour commencer

Lhydrogène est l’élément chimique de numéro atomique 1, de symbole H. L’hydrogène présent sur Terre est presque entièrement constitué de l’isotope 1H (ou protium, comportant un proton et aucun neutron) et d’environ 0,01 % de deutérium 2H (un proton, un neutron). Ces deux isotopes de l’hydrogène sont stables. Un troisième isotope, le tritium 3H (un proton, deux neutrons), instable, est produit dans les réactions de fission nucléaire (réacteurs nucléaires ou bombes). L’hydrogène peut avoir les nombres d’oxydation 0 (dihydrogène H2 ou hydrogène métallique), +I (dans la plupart de ses composés chimiques) et –I (dans les hydrures métalliques). L’hydrogène est un élément électropositif, fréquemment ionisé à l’état H+ ou H3O+. Il forme aussi des liaisons covalentes (notamment dans le dihydrogène et les hydrocarbures) et des liaisons de nature intermédiaire appelées liaisons hydrogène (notamment dans la molécule d’eau et la matière organique). L’hydrogène est le principal constituant du Soleil et de la plupart des étoiles (dont l’énergie provient de la fusion thermonucléaire de cet hydrogène), et de la matière interstellaire ou intergalactique. C’est un composant majeur des planètes géantes, sous forme métallique au cœur de Jupiter et de Saturne, et sous la forme de dihydrogène solide, liquide ou gazeux dans leurs couches plus externes et dans les autres planètes géantes. Sur Terre, il est surtout présent à l’état d’eau liquide, solide (glace) ou gazeuse (vapeur d’eau), mais on le trouve aussi dans les émanations de certains volcans sous la forme de H2 et de CH4 (méthane)… - Source : Wikipédia

Quel est l’inconvénient de l’hydrogène ? - L’hydrogène est un gaz explosif. Une caractéristique d’autant plus ennuyeuse que les risques de fuite sont plus importants qu’avec n’importe quel autre gaz et qu’il est difficile, voire impossible, de rendre totalement étanches les réservoirs qui le contiennent. De plus, il est aussi particulièrement inflammable… 18 février 2022

Quels sont les risques à l’utilisation de l’hydrogène ? - L’hydrogène est un gaz dangereux : il s’enflamme beaucoup plus facilement que d’autres gaz au contact de l’oxygène, sa température de flamme est très élevée (2.000°C) et la combustion peut dans certaines conditions prendre la forme d’une explosion (techniquement, une détonation)’, rappelle un rapport. 7 février 2023

L’hydrogène ‘blanc’, naturel, ou encore natif, sera-t-il le nouveau pétrole ? - Par Vincent Lucchese - 24 juillet 2023 à 09h31 Mis à jour le 26 juillet 2023 à 11h52 – L’« hydrogène blanc », dont une forte concentration a été détectée en mai en Lorraine, est une nouvelle ressource énergétique qui attire. Reste à savoir si elle est vraiment renouvelable et exploitable… - Lire par ici > https://reporterre.net/L-hydrogene-naturel-sera-t-il-le-nouveau-petrole

Acier – Un acier est un alliage métallique constitué principalement de fer et de carbone. Il se distingue des fontes et des ferroalliages par sa teneur en carbone comprise entre 0,02 % et 2 % en masse. C’est essentiellement cette teneur en carbone qui confère à l’acier ses propriétés mécaniques de dureté, de résistance et d’élasticité. Depuis le XIXe siècle, les aciers sont très utilisés dans l’industrie, le bâtiment et les travaux publics (BTP) et le génie civil et militaire ; purs ou sous forme d’alliages, et souvent améliorés par des traitements thermiques, mécaniques et chimiques agissant sur leurs propriétés mécaniques (recuit, trempe, revenu, cémentation, nitruration et carbonitruration), leur dureté, résilience et de résistance à l’usure et à la corrosion… - Source

Engrais azotés – Ce sont des éléments nutritifs essentiels à la croissance des plantes. Ils peuvent être apportés sous différentes formes absorbables par la plante et être d’origine organique ou minérale. La France est productrice d’engrais azotés, mais ne couvre qu’un tiers de ses besoins - Les engrais azotés simples sont fabriqués à partir de l’ammoniac, obtenu par la combinaison de l’azote de l’air et de l’hydrogène provenant du gaz naturel. Environ 80% du coût de production de l’ammoniac est lié à l’utilisation de gaz naturel. Ce pourcentage passe à 55 à 60% pour les engrais solides de type ammonitratesqui représentent plus de 50% de l’azote minéral utilisé en France et en Europe. Les solutions azotées et l’urée solide dépendent aussi de cette matière première…

rond-orange

N2 + ½ O2 + CH4 + H2O

flech2 NH3 + CO2

 

L’ammoniac est la matière première de base de toute l’industrie des engrais azotés. En particulier, il subit une oxydation pour être transformé en acide nitrique et il est combiné à d’autres produits pour donner naissance à d’autres engrais azotés…….. - Source

Voir aussi : Les engrais azotés de synthèse, un danger pour la santé et l’environnement ... Radio France https://www.radiofrance.fr › ... › La Terre au carré 9 mars 2021 — « L’usage de cet engrais entraine et crée un danger environnemental et sanitaire, nuisant à la santé humaine, aux écosystèmes naturels... »

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Introduction

Cette Partie 4 de la Série ‘Filières à hydrogène ‘bas carbone’, mise en ligne sur ISIAS dans un but didactique, commence par une reprise de la position réitérée de Jean-Marc Jancovici sur l’hydrogène, « démontant le mythe de l’hydrogène devant le Sénat »…

À propos - Jean-Marc Jancovici, né le 13 février 1962, est un ingénieur, enseignant et conférencier français, spécialisé dans les questions d’énergie et de climat. Date/Lieu de naissance : 13 février 1962 (Âge : 63 ans), Paris - Enseignement : Télécom Paris (1984–1986), École polytechnique (1981–1984) - Organisations fondées : The Shift Project, Carbone 4…. - Wikipédia

Les articles sélectionnés ici reprennent des prises de position politiques et géopolitiques, comme la Belgique « un pivot stratégique pour l’avenir énergétique de l’Europe » …

Des avancées technologiques sont rappelées comme celle des moteurs thermiques, avec lesquels « des scientifiques sont parvenus à réduire la pollution nocive des moteurs à combustion interne à hydrogène »…, ou encore celle « optimisation de la production d’hydrogène ‘vert’  » qui « pourrait changer la production d’hydrogène pour toujours »…

Est abordée dans ce dossier la percée de l’hydrogène blanc ou natif : « La France possède le plus gros gisement gazier mondial d’hydrogène blanc et il sera bientôt le plus important pour toute la planète.. » - En France, un gisement d’hydrogène correspondrait à 1.300 fois le PIB de la terre … qui pourrait alimenter l’humanité pour des siècles en hydrogène…

Mais d’autres gisements putatifs d’hydrogène se trouveraient aussi en Amérique du Nord… « Un jackpot sous nos pieds : les milliards de mégatonnes d’hydrogène qui pourraient redéfinir notre avenir énergétique » …

Concernant l’hydrogène vert, « les énergéticiens tricolores sont à l’assaut de l’eldorado marocain »…

Une autre vision optimiste : Une révolution dans le transport de l’hydrogène : la technologie LOHC transforme l’énergie propre » …

Quel est l’acronyme LOHC ? - Parmi les technologies de stockage de l’hydrogène par voie chimique, les systèmes de transport d’hydrogène organique liquide (LOHC) sont considérés comme une solution prometteuse. Ils sont faciles à gérer dans des conditions ambiantes, les processus de stockage/libération de l’ H₂ sont sans carbone et le liquide porteur est réutilisable. 18 octobre 2024

Voir à ce propos :

LOHC - Liquide organique transporteur d’hydrogène - Un liquide organique transporteur d’hydrogène[a] (en anglais : Liquid Organic Hydrogen Carrier, ou LOHC) est un composé organique liquide, ou un mélange de tels composés, capable de fixer puis de libérer de l’hydrogène à travers des réactions chimiques. Ces substances peuvent ainsi être employées pour le stockage de l’hydrogène, comme, en principe, tout composé organique insaturémolécules organiques ayant au moins une double liaison C=C ou une triple liaison CC — susceptible de fixer de l’hydrogène par hydrogénation. Efficacité énergétique - La séquence formée par la déshydrogénation endothermique suivie par la purification de l’hydrogène libéré en retour limite l’efficacité du cycle de cette méthode de stockage[3],[4],[5],[6]. Le transport d’hydrogène par liquide organique sans recyclage de chaleur a une efficacité énergétique de 60 à 70 %, selon le taux de déshydrogénation, ce qui est équivalent au transport sous forme d’hydrogène liquide. Avec recyclage de chaleur, l’efficacité énergétique passerait à 80-90 %[7],[8]. Composés - Différents composés sont étudiés pour le développement de systèmes LOHC. Ce sont notamment les couples méthylcyclohexane / toluène, décaline / naphtalène et perhydrodibenzyltoluène (généralement abrégé H18-DBT) / dibenzyltoluène … - Source : : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liquide_organique_transporteur_d%27hydrog%C3%A8ne

Stocker l’hydrogène par voie chimique grâce au procédé LOHC - Posté le 11 octobre 2021 par Nicolas LOUIS dans Énergie - L’hydrogène sous haute pression ou liquide sont les deux principales méthodes de stockage de ce gaz. Une autre technique, nommée LOHC (Liquid organic hydrogen carrier), connaît un regain d’intérêt et consiste à l’héberger au milieu de molécules de liquides organiques porteurs d’hydrogène. L’hydrogène est un gaz extrêmement léger qui possède une très faible densité volumique à la pression atmosphérique. Deux techniques sont principalement utilisées pour réduire son volume et le stocker efficacement. La première, la plus courante, consiste à le comprimer à 700 bar, et la seconde à le transformer en liquide en le refroidissant à très basse température (-252,87°C). Depuis quelques années, une autre méthode, par voie chimique, connaît un regain d’intérêt et consiste à héberger le gaz au milieu de molécules de liquides organiques porteurs d’hydrogène. D’abord appelé Organic Liquid Hybrides, ce procédé est à présent plus connu sous le nom de LOHC pour Liquid Organic Hydrogen Carrier…. – Source : https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/stocker-lhydrogene-par-voie-chimique-grace-au-procede-lohc-102990/

Stockage chimique de l’hydrogène dans les liquides organiques (LOHC) - Auteur(s) : Valérie MEILLE, Isabelle PITAULT - Date de publication : 10 avr. 2024 | Read in English- Résumé - Le procédé de stockage chimique de l’hydrogène dans les liquides organiques (LOHC) est régi par deux réactions catalytiques : l’hydrogénation de la molécule pauvre en hydrogène et la déshydrogénation de la molécule riche. Les couples de molécules sont choisis stockables et transportables sur de longues durées et distances dans des infrastructures standard. Cet article fait un état des lieux des couples de LOHC, des catalyseurs et des réacteurs impliqués dans la mise en place de cette solution technologique pour permettre un dimensionnement de procédé. Les aspects efficacité énergétique et les aspects environnementaux et économiques sont également analysés. Lire cet article issu d’une ressource documentaire complète, actualisée et validée par des comités scientifiques. Lire l’article – Source : https://www.techniques-ingenieur.fr/base-documentaire/energies-th4/stockage-et-transport-de-l-hydrogene-42722210/stockage-chimique-de-l-hydrogene-dans-les-liquides-organiques-lohc-hy3700/

Les autres documents choisis pour ce dossier (Partie 4 de la Série ‘Filières à hydrogène ‘bas carbone’)  :

  • Quel avenir pour l’hydrogène en France ? - Jeudi 21 novembre 2024 – Enregistrement ‘radiofrance.fr/franceculture’ de 5 minutes
  • Production d’hydrogène - Un projet déterminant pour l’avenir de l’énergie en France va voir le jour avec cette usine de production d’hydrogène fruit d’une alliance entre Air Liquide et TotalEnergies
  • La France pourrait-elle produire son propre hydrogène vert de façon compétitive ? – Document ‘infos.ademe.fr’ - Octobre 2024
  • Rappel - Note sur hydrogène blanc, ou l’hydrogène natif d’après Wikipédia
  • L’hydrogène naturel / blanc / natif : une ressource reconnue et un potentiel pressenti – Note parue le 16 juillet 2024 – Documents ‘connaissancedesenergies.org’
    Tous les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après

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Sommaire

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§§§

Francois LE COAT

Source : https://www.youtube.com/watch?v=JdiG_MsDViU

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  • France - Jancovici démonte le mythe de l’hydrogène devant le Sénat ! Vidéo 14:34 - Éthique et tac - 10 août 2025 #Jancovici #Transition #Energie
    Dans cette intervention devant le Sénat sur l’électricité, Jean-Marc Jancovici explique pourquoi l’hydrogène est un vecteur énergétique et non une énergie primaire. Il détaille son rendement quatre fois plus faible que l’électricité dans les transports, en évoquant les pertes lors de l’électrolyse, du stockage et dans la pile à combustible. Il cite ses rares usages pertinents : réduction du minerai de fer et fabrication d’ammoniac pour les engrais.

Jancovici critique l’aviation à hydrogène, compare aux fusées Ariane, explique la faible densité énergétique par volume, le coût et la difficulté de la manutention de l’hydrogène liquide. Il aborde aussi le stockage de l’électricité par hydrogène et son très mauvais rendement. Il fait le lien entre consommation d’électricité, PIB mondial, et facteurs limitants comme le pétrole, le gaz ou les minerais. Il analyse la baisse de l’approvisionnement en hydrocarbures en Europe depuis 2007, liée aux pics de production : pétrole conventionnel (2006), gaz de la mer du Nord (2005), et charbon en déclin depuis les années 50.

Enfin, il compare la conversion à l’électricité des usages actuels et l’érosion de l’économie physique européenne, expliquant qu’il est impossible de prévoir laquelle des deux tendances dominera. #Jancovici #Hydrogene #Energie #Electricite #Transition Réduire la qualité de la vidéo. Pour changer le système : Réclamer le RIC constituant : https://convergence.ric-france.fr/ Changer de banque : https://www.lanef.com/ https://change-de-banque.org/particul... Passer à l’action militante : https://extinctionrebellion.fr/ https://ripostealimentaire.fr/ Changer de travail : https://jobs.makesense.org/fr Sources :

 

https://www.gstatic.com/youtube/img/watch/yt_favicon_ringo2.png • Électricité : audition de Jean-Marc Jancovici 

Musique : Invisible Beauty - Aakash Gandhi Montage : lakl42 Réponses au quiz de fin : / !\ Description à ne pas lire avant d’avoir vu la vidéo entièrement / !\ / !\ / !\ / !\ Quelle est la perte d’énergie lors de la production d’hydrogene 40% À quoi Jancovici compare-t-il l’avion à hydrogène ? À une fusée Ariane Depuis quand l’indicateur des tonnes chargées dans les camions baisse-t-il en Europe ? Depuis 2007

664 commentaires : quelques-uns à la suite >

Hallard Jacques

Ajoutez un commentaire…

@reginaldpressard2846 il y a 5 jours

’J’espère ne pas avoir raté une marche ’. J’adore cette aimable et impertinente synthèse devant l’interminable question posée ; question du genre ’ pâté cérébral total ’ de cet élu navrant, bien représentatif du faible niveau culturel des députés dans leur ensemble .

@yohips8321 il y a 5 jours

Le talent de ces gens à poser des questions qui font 500 mots. Et ces gens sont supposés avoir fait des études et sont pas foutu d’être synthétiques et focus sur leur question.

@christinescrick7994 il y a 1 jour

Quel contraste entre le style de la question et le style de la réponse. Avec Mr Jancovici on ne s’ennuie pas ! Il ne se contente pas d’approximation et recadre tout ce qui recadrable avec une ironie espiègle en bonus

@sylv_ain il y a 6 jours

Le premier exploit c’est d’arriver à ne pas s’endormir quand un type te balance une question à rallonge comme au début de cette vidéo.

@axaoxo3257 il y a 5 jours

Chaque fois que j’entends ces députés et sénateurs poser leurs questions lors de ces auditions, je me demande s’ils sont vraiment intellectuellement outillés pour leurs lourdes tâches. Ils bafouillent, ils sont confus, ils sont redondants comme s’ils parlaient mécaniquement sans savoir ce qu’ils disent, ils sont approximatifs et vagues et très souvent on se rend compte, lorsqu’ils reposent une autre question, qu’ils n’ont rien compris à la réponse précédente.

@pierre6322 il y a 6 jours

Je crois qu’on ne se rend pas assez compte de la chance que nous avons d’avoir une pointure telle que JMJ. J’ai vécu pendant un temps en Espagne, et je peux vous garantir qu’il n’existe rien qui pourrait permettre à ces personnes de pouvoir appréhender les problématiques de notre monde actuel et à venir. Espérons que nous puissions tirer profit d’une telle chance et adapter notre vie en conséquence. Pour ma part, fort des discours de JMJ entre autres, j’ai quitté Barcelone pour vivre dans le Cantal. Au-delà du sens, c’est un vrai bonheur de se reconnecter aux fondamentaux.

Source : https://www.youtube.com/watch?v=jbpcOHhgG_k

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Présentation du projet Hydrogen Valley lors de l’assemblée générale du cluster Tweed, le 16 Avril 2024

La Belgique a un grand rôle à jouer dans le déploiement de l’hydrogène en Europe. En effet, son emplacement central, son port mondialement connu et ses expertises techniques en font un excellent acteur pour le déploiement de cette filière.{{}}

Afin de valoriser et faciliter le développement de l’hydrogène en Belgique, deux clusters régionaux, le cluster Tweed pour la Wallonie et WaterstofNet pour la Flandre, se sont réunis en 2023 afin de créer une entité belge : le Belgian Hydrogen Council.

Le cluster Tweed (Technologie wallonne énergie – environnement et développement durable) est une organisation qui rassemble les entreprises, les centres de recherches, les universités et les instances publiques qui sont actives dans les énergies renouvelables. Aujourd’hui, cette association regroupe plus de 200 membres. Ce cluster organise plusieurs événements afin de favoriser les échanges entre les entreprises ayant un intérêt commun mais également les échanges entre les entreprises et le secteur public. Tweed est également présent lors de conférences internationales pour promouvoir les acteurs wallons et favoriser des partenariats à l’étranger. L’innovation est aussi au centre des préoccupations de ce cluster et il est partenaire des Initiatives d’Innovation Strategique (IIS) wallonnes.

Afin de structurer les sujets clés des énergies renouvelables, plusieurs écosystèmes ont été élaborés : CERACLE pour les communautés d’énergie, Heat2Net pour les réseaux de chaleurs renouvelables, la mobilité, le stockage et H2Hub pour l’hydrogène décarbonée. L’écosystème H2Hub a pris de plus en plus d’ampleur ces dernières années et aujourd’hui, une centaine de ses membres sont associés à cet écosystème. Le cluster Tweed est associé à plusieurs projets européens sur la thématique hydrogène : le projet Interreg Green SKHy s’intéressant aux formations et compétences en matière d’hydrogène et le projet horizon Europe HyPOP visant à sensibiliser le grand public à la thématique hydrogène. 

Plusieurs grands projets wallons sont également coordonnés par H2Hub :

• Le projet e‑WallonHy, en collaboration avec le CRM Group et l’université catholique de Louvain, afin d’accompagner les grands projets en recherche et innovation sur toute la chaîne de valeur de l’hydrogène.

• Le projet Hydrogen Valley, en collaboration avec le CRM Group. L’objectif est que la Wallonie soit reconnue comme une Hydrogen Valley en 2025. En plus de favoriser l’accès aux subsides européens, cette reconnaissance européenne constitue une étape essentielle dans le développement de la filière hydrogène dans la région. En effet, elle permet de fédérer tous les acteurs de la région et de mutualiser leurs forces pour mettre sur pied un projet d’envergure industrielle englobant toute la chaîne de valeur de l’hydrogène.

Le Belgian Hydrogen Council rassemble les acteurs de la Wallonie et de la Flandre afin d’accroître la visibilité de la belgique lors d’évènements internationaux. En 2024, le Belgian Hydrogen Council était notamment présent aux événements suivants : Hyvolution à Paris, World Hydrogen Summit à Rotterdam, World Power-to‑X au Maroc et European Hydrogen Week à Bruxelles. En 2025, le Conseil prévoit d’assister à ces mêmes événements stratégiques. La présence du BHC à ce type d’évènement permet de mettre en avant les sociétés belges actives dans l’hydrogène et de créer des partenariats avec les pays étrangers. Le Belgian Hydrogen Council a d’ailleurs signé un MoU (Memorandum of understanding) conjoint avec les Pays-Bas et l’Allemagne lors du World Hydrogen Summit et un MoU avec la France lors de la visite d’État en France du roi et de la reine de Belgique.

https://www.innovation24.news/wp-content/uploads/2025/03/2.jpg

Signature du MoU entre l’Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique lors du World Hydrogen Summit 2024.

 Toutes les sociétés belges actives dans cette nouvelle chaîne de valeur de l’hydrogène propre sont présentées sur l’image ci-dessous. Un descriptif synthétique de chacune de ces sociétés est disponible sur le site web du BHC : https://belgianhydrogencouncil.be/

Parmi tous ces acteurs belges, il est intéressant de citer les plus notables :

• John Cockerill, mondialement connu pour la fabrication d’électrolyseurs ;

• Le port d’Anvers-Bruges, premier port d’exportation d’Europe ;

• AGFA, pour ses membranes ZIRFON, essentielles à la fabrication des électrolyseurs ;

• Virya, société très active dans la production et la distribution d’hydrogène : plusieurs stations hydrogène ont été développées en Belgique sous sa marque DATS24.

• Fluxys, gestionnaire de réseau pour le transport de gaz en Belgique. Il a été officiellement reconnu par le gouvernement pour gérer également le transport d’hydrogène.

• Air Liquide, société très active dans la filière hydrogène. En Belgique, les 600 km de pipelines existants sont gérés majoritairement par Air Liquide.

• BESIX, société mondialement connue pour la création d’usines « clés sur porte ». Active dans la filière hydrogène, elle est d’ailleurs un partenaire officiel avec Vyria, Fluxys et John Cockerill, du grand projet Hyoffwind de production d’hydrogène vert (25 MW) à partir d’éoliennes offshore.

Le Belgian Hydrogen Council organise également des groupes de travail avec ses membres. Ces travaux mènent à des propositions concrètes à soumettre aux gouvernements régionaux, et fédéral, afin de favoriser le développement de la filière hydrogène. Par exemple, le Conseil a rédigé avec l’aide de ses membres un positionnement sur l’implémentation de la REDIII (ce document est également disponible sur notre site web).

Même si l’hydrogène est produit et utilisé depuis de longues années, sa production de manière décarbonée et sa consommation comme vecteur énergétique sont très récentes. La recherche et l’innovation sont donc très importantes et, afin de centraliser les expertises belges, nous les avons répertorié sur le site web du Belgian Hydrogen Council (onglet Research).

https://www.innovation24.news/wp-content/uploads/2025/03/ValueChain-BHC-15-11.jpg

Acteurs belges actifs dans la chaîne de valeur de l’hydrogène.

Pour finir, notons que la Belgique a une grande ambition concernant le développement de l’infrastructure de transport de l’hydrogène. En effet, vu la forte densité énergétique de la Belgique, la stratégie du pays n’est pas d’être spécifiquement un leader mondial dans la production d’énergie verte. En revanche, étant donné sa place centrale et son port stratégique, la Belgique ambitionne de devenir une plaque tournante pour l’hydrogène, comme elle l’est actuellement pour le gaz naturel. Pour 2030, elle a comme objectif d’importer 45 TWh d’hydrogène via le port d’Anvers-Bruges, d’utiliser 15 TWh de cet hydrogène pour sa consommation nationale et d’exporter 30 TWh vers l’Allemagne, la France, le Luxembourg et les Pays-Bas.

Des actions concrètes sont déjà en cours de réalisation pour atteindre cet objectif : un opérateur de transport de l’hydrogène a été désigné (Fluxys) et les travaux d’infrastructures ont déjà commencé. Air Liquide finalise son usine de craquage d’ammoniac en hydrogène sur le port d’Anvers-Bruges, reconnaissance européenne du port d’Anvers-Bruges comme un hub d’hydrogène. 

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  • Technologie Moteurs thermiques - Haut du formulaire
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Des scientifiques sont parvenus à réduire la pollution nocive des moteurs à combustion interne à hydrogène - Traduction du 15 octobre 2024 par Jacques Hallard , d’un article du 10 octobre 2024 intitulé Scientists cut harmful pollution from hydrogen engines diffusé par ‘Science News’ – Source de l’information : Université de Californie-Riverside

[L’université de Californie à Riverside (communément nommée UCR ou U.C. Riverside) est une université publique membre de l’université de Californie. Elle est fondée en 1954, et située à Riverside, à 97 km à l’Est de Los Angeles. Elle occupe un terrain de 781 ha dans un quartier de la périphérie de Riverside, ainsi qu’une annexe de 8 ha à Palm Desert1,2. L’université trouve son origine dans la U.C. Citrus Experiment Station, fondée en 1907. L’université a acquis sa renommée grâce à sa recherche dans la lutte biologique et dans l’utilisation de phytohormones ayant permis de faire passer la saison de croissance des citrus de quatre à neuf mois. L’UCR est l’une des universités les plus diverses économiquement et ethniquement parlant des États-Unis3,4. Outre l’étude du genre Citrus, elle dispose d’importants fonds documentaires concernant la photographie et la science-fiction. Depuis 2018, l’université de Californie à Riverside compte dans ces rangs les lauréats du prix Nobel Richard R. Schrock (prix Nobel de chimie) et Barry C. Barish (prix Nobel de physique)5… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_de_Californie_%C3%A0_Riverside ]

Référence : https://www.sciencedaily.com/releases/2024/10/241010205911.htm?utm_source=substack&utm_medium=email

Résumé :

Les scientifiques ont découvert une méthode peu coûteuse pour réduire considérablement cette pollution des moteurs à combustion interne à hydrogène en améliorant l’efficacité de leurs convertisseurs catalytiques.

Les chercheurs ont découvert que l’infusion de platine dans les convertisseurs catalytiques avec un matériau hautement poreux appelé zéolithes Y améliore considérablement les réactions entre les oxydes d’azote et l’hydrogène, convertissant les oxydes d’azote malsains en azote gazeux inoffensif et en vapeur d’eau.

Texte complet

Les moteurs à combustion interne à hydrogène sont très prometteurs dans la lutte contre le changement climatique car ils sont puissants sans émettre de carbone réchauffant la terre. Ils peuvent alimenter des camions et des autobus lourds et conviennent aux équipements ‘tout-terrain’ et agricoles et aux générateurs d’alimentation de secours, offrant des alternatives plus propres aux moteurs diesel.

Pourtant, ils ne sont pas entièrement propres. Ils émettent des oxydes d’azote pendant le processus de combustion à haute température. Les oxydes d’azote réagissent avec d’autres composés présents dans l’atmosphère pour former de l’ozone nocif et des particules fines, ce qui aggrave nos poumons et entraîne des problèmes de santé à long terme.

Heureusement, les scientifiques d’UC Riverside ont découvert une méthode peu coûteuse pour réduire considérablement cette pollution des moteurs à hydrogène en améliorant l’efficacité de leurs convertisseurs catalytiques. Comme indiqué dans la revue ‘Nature Communications’, les chercheurs ont découvert que l’infusion de platine dans des convertisseurs catalytiques avec un matériau hautement poreux appelé zéolithes Y améliore considérablement les réactions entre les oxydes d’azote et l’hydrogène, les convertissant en azote gazeux inoffensif et en vapeur d’eau.

[Addenda - Une zéolithe, ou zéolite, est un minéral faisant partie d’un groupe de même nom de cristaux formés d’un squelette microporeux d’aluminosilicate1, dont les espaces vides connectés sont initialement occupés par des cations et des molécules d’eau. Les ions et les molécules d’eau sont mobiles au sein de la structure, ce qui permet d’une part des échanges ioniques, d’autre part une déshydratation partielle réversible, et la possibilité de remplacer l’eau par une autre phase adsorbée. Le groupe comprend un grand nombre d’alumosilicates de structure (et, rarement, de béryllosilicates, de zincosilicates, de béryllophosphates) constitués de tétraèdres liés par des coins et contenant des cations échangeables ; plusieurs de ces minéraux ont d’importantes applications techniques1. Plusieurs sous-groupes sont distingués (par exemple le sous-groupe Natrolite). Le caractère cristallin du squelette implique que les porosités de la structure sont toutes de même taille. Ces porosités peuvent autoriser ou non le passage de molécules, avec un pouvoir discriminant inférieur à 100 picomètres (10–10 m). C’est pourquoi l’on qualifie les zéolithes de tamis moléculaires… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Z%C3%A9olithe ]

Suite de l’article traduit >

Par rapport à un convertisseur catalytique sans zéolithes, la quantité d’oxydes d’azote qui est convertie en substances inoffensives a augmenté de quatre à cinq fois à une température du moteur de 250 degrés Celsius, selon l’étude.

Le système était particulièrement efficace à des températures plus basses, ce qui est crucial pour réduire la pollution lors du premier démarrage des moteurs et qui sont encore relativement froids. De plus, la technologie peut également réduire la pollution des moteurs diesel équipés de systèmes d’injection d’hydrogène, a expliqué Fudong Liu, auteur correspondant et professeur agrégé de génie chimique et environnemental au ‘Bourns College of Engineering’ de l’UCR.

L’injection d’hydrogène serait similaire aux systèmes d’injection utilisés dans les systèmes de réduction catalytique sélective pour les camions diesel à grande plate-forme. Les zéolithes sont des matériaux à faible coût avec une structure cristalline bien définie composée principalement d’atomes de silicium, d’aluminium et d’oxygène. Leur grande surface et leur structure tridimensionnelle en forme de cage de pores et de canaux uniformes permettent une décomposition plus efficace des polluants. En mélangeant physiquement du platine avec de la zéolite Y - un type synthétique de la famille plus large des composés de zéolite-les chercheurs ont créé un système qui capte efficacement l’eau générée pendant le processus de combustion de l’hydrogène.

Cet environnement riche en eau favorise l’activation de l’hydrogène, ce qui est essentiel pour améliorer l’efficacité de la réduction de l’azote. Shaohua Xie, chercheur scientifique à l’UCR et auteur principal de l’étude, a expliqué que la zéolite elle-même n’est pas un catalyseur. Au lieu de cela, il améliore l’efficacité du catalyseur au platine en créant un environnement riche en eau.

Liping Liu, doctorante, et Hongliang Xin, professeur agrégé à ‘Virginia Tech’, ont encore validé ce concept grâce à une modélisation théorique du nouveau système catalytique. ’Ce concept peut également s’appliquer à d’autres types de zéolithes’, a ajouté Xie. ’C’est une stratégie universelle.’ Liu a souligné que la méthode de réduction de la pollution est relativement simple. ’Nous n’avons pas besoin d’utiliser des processus chimiques ou physiques compliqués’, a déclaré Liu. ’Nous mélangeons simplement les deux matériaux - le platine et la zéolite - ensemble, nous effectuons la réaction, puis nous constatons une amélioration de l’activité et de la sélectivité.’

Liu, Xie et Kailong Ye de l’UCR ont mélangé des poudres de platine et de zéolite Y et les ont fournies au scientifique collaborateur Yuejin Li de ‘BASF Environmental Catalyst and Metal Solutions’, ou ECMS, à Iselin, New Jersey. La poudre a été transformée en une suspension liquide épaisse avec des composés liants et appliquée sur les structures en nid d’abeilles à l’intérieur de prototypes de convertisseurs catalytiques.

Des scientifiques de la National Synchrotron Light Source II, ou NSLS-II, du ‘Brookhaven National Laboratory’ à Upton, New York, étaient également des collaborateurs. Liu et Xie s’attendent à ce que BASF, qui a financé l’étude, commercialise la technologie, qui fait l’objet d’un brevet en instance. ’Eh bien, nous sommes fiers’, a déclaré Xie. ’Nous avons mis au point une nouvelle technologie pour lutter contre les émissions d’oxyde d’azote, et nous pensons que c’est une technique incroyable.’

Source de l’information - Story Source : Materials provided by University of California - Riverside. Note : Content may be edited for style and length.

Référence : Shaohua Xie, Liping Liu, Yuejin Li, Kailong Ye, Daekun Kim, Xing Zhang, Hongliang Xin, Lu Ma, Steven N. Ehrlich, Fudong Liu. Zeolite-promoted platinum catalyst for efficient reduction of nitrogen oxides with hydrogen. Nature Communications, 2024 ; 15 (1) DOI : 10.1038/s41467-024-52382-7

Citer cette page - Cite This Page : MLA APA Chicago - University of California - Riverside. ’Scientists cut harmful pollution from hydrogen engines.’ ScienceDaily. ScienceDaily, 10 October 2024. <www.sciencedaily.com/releases/2024/...> .

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Source : https://www.sciencedaily.com/releases/2024/10/241010205911.htm?utm_source=substack&utm_medium=email

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  • Optimisation de la production d’hydrogène ‘vert’ - Cette découverte pourrait changer la production d’hydrogène pour toujours - 08 septembre 2024 - Document ‘futura-sciences.com’
    [EN VIDÉO] Interview : comment est née l’intelligence artificielle ? L’intelligence artificielle vise à mimer le fonctionnement du cerveau humain, ou du moins sa logique...

Pour optimiser la production d’hydrogène « verte » afin de la rendre moins énergivore, des chercheurs canadiens ont demandé à une IA de créer l’alliage catalyseur le plus performant. Une expérience concluante.

L’hydrogène est abondant sur Terre et employé comme combustible, il ne génère que pour seul déchet de l’eau. Un combustible parfaitement propre donc en théorie. Mais, en réalité, l’électrolyse nécessaire pour le séparer des autres éléments (carbone, oxygène...) implique de consommer une quantité importante d’énergie. Et justement, pratiquement l’intégralité de l’hydrogène produit, l’est par des sources d’énergies issues de la combustion de sources fossiles.

Pour réduire la facture énergétique et surtout pour pouvoir produire de l’hydrogène de façon optimisée à partir d’énergies renouvelables, l’intelligence artificielle (IA) a été mise à contribution par des chercheurs de l’université de Toronto au Canada. Les scientifiques souhaitaient mettre au point un meilleur alliage catalyseur pour produire l’hydrogène, lors de cette électrolyse. Ils ont entraîné l’IA qu’ils ont conçu à partir de plus de 36 000 combinaisons d’oxydes métalliques. À l’issue de cet apprentissage, les algorithmes ont réalisé des simulations pour déterminer quelles seraient les associations de matériaux les plus efficaces, stables et durables.

Un gain de temps phénoménal
Au final, parmi les milliards de combinaisons d’oxydes métalliques, au bout de quelques jours l’IA a pu dénicher la perle rare : un alliage composé de ruthénium, de chrome et de titane. Celui-ci s’est avéré être vingt fois plus stable et durable que l’alliage de référence actuel. Sans l’assistance de ce programme, il aurait fallu des années pour parvenir à trouver cette association. Les scientifiques sont ensuite passés de la théorie à la pratique en confectionnant cet alliage et en le testant. Pour évaluer ses performances, ils ont utilisé les puissants rayons X d’un synchrotron. À l’issue de cet essai, ils ont pu conclure que l’IA avait fait un assemblage judicieux.

Ce n’est pas la première fois que l’IA est mise à contribution pour générer des alliages. L’an dernier DeepMind avait permis de mettre au point 2,2 millions de nouveaux alliages pouvant être utilisés pour optimiser les batteries du futur.

Image du site Futura Sciencespar Sylvain Biget Journaliste

Source : https://www.futura-sciences.com/tech/actualites/tech-cette-decouverte-pourrait-changer-production-hydrogene-toujours-115713/

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  • La France possède le plus gros gisement gazier mondial d’hydrogène blanc et il sera bientôt le plus important pour toute la planète - Publié le 12/09/2024 à 11:05 – Point du vue de Loïc Nicolay aka « nicoln »- Journaliste
    Je suis un passionné de Tech et de science  : de l’astronomie aux voitures électriques, en passant par l’informatique qui est à l’origine de ma passion pour la Tech. Sans oublier mes sports : la force athlétique, le tennis et les sports mécaniques. Bref, ma vie gravite autour du sport et de la Tech.

Un trésor de 46 millions de tonnes enfoui en Lorraine ! La France vient de découvrir le plus grand gisement d’hydrogène naturel au monde, soit l’équivalent de la moitié de la production mondiale actuelle. Cette découverte pourrait révolutionner l’énergie propre et accélérer la transition énergétique.

La France possède le plus gros gisement mondial de ce gaz, et il sera bientôt le plus important pour toute la planète

La nouvelle fait parler d’elle depuis quelques semaines, mais les informations autour de cette situation se sont intensifiées au début du mois de septembre. Dans le bassin minier qui se trouve autour du puits de Folschviller, en Moselle, les scientifiques du laboratoire ‘GeoRessources’ de l’Université de Lorraine et ceux du CNRS ont récemment repéré un gisement d’hydrogène blanc en réalisant des sondages. Après étude, il s’avère que ce gisement serait le plus grand au monde pour cette ressource.

Une découverte réalisée par hasard… ou presque

À l’origine, les scientifiques ne cherchaient pas d’hydrogène blanc, mais du méthane. Ils ont finalement trouvé autre chose, à partir de 1250 mètres de profondeur. Le gisement contiendrait, selon les estimations, jusqu’à 46 millions de tonnes d’hydrogène blanc, soit plus de la moitié de la production annuelle mondiale actuelle d’hydrogène gris, c’est-à-dire de l’hydrogène produit en usine à l’aide de gaz naturel.

«  Nos données indiquent que le sous-sol du bassin minier lorrain est très riche en hydrogène blanc. Si elle est validée, cette découverte pourrait grandement aider à assurer la transition vers des sources d’énergie propre, protectrices du climat  », expliquait en juillet dernier Philippe de Donato, directeurs de recherche au sein du laboratoire GeoRessources de Nancy. Car la production d’hydrogène gris s’avère très polluante, notamment par rapport à l’énorme quantité de CO2 qu’elle produit. Or, ce gaz a effet de serre joue un rôle aussi grave qu’important dans les changements climatiques actuels.

La France possède le plus gros gisement mondial de ce gaz, et il sera bientôt le plus important pour toute la planète

«  Le pétrole de demain  »

Interrogé récemment par BFM Business, Laurent Favre, le directeur général de Plastic Omnium, est allé dans le sens des chercheurs. «  L’hydrogène blanc, c’est l’hydrogène naturel, natif. Contrairement à l’hydrogène vert ou gris qu’on produit et qui est l’hydrogène utilisé en grande quantité aujourd’hui, le blanc est quelque part sur la planète et il y en a beaucoup de disponible. Il est utilisable tel quel, c’est peut-être le pétrole de demain.  »

Des gisements d’hydrogène blanc avaient déjà été identifiés en Australie, au Mali ou encore aux États-Unis. Mais en France, c’est une première. Et cela pourrait avoir une importance capitale dans les prochaines années, avec le développement des véhicules propres qui cherchent à délaisser les énergies fossiles. On trouve déjà régulièrement dans les villes des bus qui roulent à l’hydrogène, et cela n’est clairement qu’un début.

L’accès à un gigantesque gisement d’hydrogène blanc en France pourrait contribuer à accélérer cette mutation du secteur des transports, mais aussi à limiter la production, polluante, de l’hydrogène gris ou vert. Mais il reste encore de nombreux tests à réaliser pour confirmer la hauteur et la valeur de cette découverte, qui pourrait grandement aider à réduire la production de gaz à effet de serre dans l’Hexagone, et ce pendant de longues années.

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Source : https://www.jeuxvideo.com/news/1923379/la-france-possede-le-plus-gros-gisement-mondial-de-ce-gaz-et-il-sera-bientot-le-plus-important-pour-toute-la-planete.htm

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  • France – Gisement d’hydrogène - 1.300 fois le PIB de la terre : la France est assise sur la plus grosse fortune de son histoire qui pourrait alimenter l’humanité pour des siècles en hydrogène - 12 sept 2024 – ‘jeuxvideo.com’
    La France possède le plus gros gisement mondial de ce gaz, et il sera bientôt le plus important pour toute la planète - Publié le 12/09/2024 à 11:05 – Point du vue de Loïc Nicolay aka « nicoln »- Journaliste

Je suis un passionné de Tech et de science  : de l’astronomie aux voitures électriques, en passant par l’informatique qui est à l’origine de ma passion pour la Tech. Sans oublier mes sports : la force athlétique, le tennis et les sports mécaniques. Bref, ma vie gravite autour du sport et de la Tech.

Un trésor de 46 millions de tonnes enfoui en Lorraine ! La France vient de découvrir le plus grand gisement d’hydrogène naturel au monde, soit l’équivalent de la moitié de la production mondiale actuelle. Cette découverte pourrait révolutionner l’énergie propre et accélérer la transition énergétique.

La France possède le plus gros gisement mondial de ce gaz, et il sera bientôt le plus important pour toute la planète

La nouvelle fait parler d’elle depuis quelques semaines, mais les informations autour de cette situation se sont intensifiées au début du mois de septembre. Dans le bassin minier qui se trouve autour du puits de Folschviller, en Moselle, les scientifiques du laboratoire ‘GeoRessources’ de l’Université de Lorraine et ceux du CNRS ont récemment repéré un gisement d’hydrogène blanc en réalisant des sondages. Après étude, il s’avère que ce gisement serait le plus grand au monde pour cette ressource.

Une découverte réalisée par hasard… ou presque

À l’origine, les scientifiques ne cherchaient pas d’hydrogène blanc, mais du méthane. Ils ont finalement trouvé autre chose, à partir de 1250 mètres de profondeur. Le gisement contiendrait, selon les estimations, jusqu’à 46 millions de tonnes d’hydrogène blanc, soit plus de la moitié de la production annuelle mondiale actuelle d’hydrogène gris, c’est-à-dire de l’hydrogène produit en usine à l’aide de gaz naturel.

«  Nos données indiquent que le sous-sol du bassin minier lorrain est très riche en hydrogène blanc. Si elle est validée, cette découverte pourrait grandement aider à assurer la transition vers des sources d’énergie propre, protectrices du climat  », expliquait en juillet dernier Philippe de Donato, directeurs de recherche au sein du laboratoire GeoRessources de Nancy. Car la production d’hydrogène gris s’avère très polluante, notamment par rapport à l’énorme quantité de CO2 qu’elle produit. Or, ce gaz a effet de serre joue un rôle aussi grave qu’important dans les changements climatiques actuels.

La France possède le plus gros gisement mondial de ce gaz, et il sera bientôt le plus important pour toute la planète

«  Le pétrole de demain  »

Interrogé récemment par BFM Business, Laurent Favre, le directeur général de Plastic Omnium, est allé dans le sens des chercheurs. «  L’hydrogène blanc, c’est l’hydrogène naturel, natif. Contrairement à l’hydrogène vert ou gris qu’on produit et qui est l’hydrogène utilisé en grande quantité aujourd’hui, le blanc est quelque part sur la planète et il y en a beaucoup de disponible. Il est utilisable tel quel, c’est peut-être le pétrole de demain.  »

Des gisements d’hydrogène blanc avaient déjà été identifiés en Australie, au Mali ou encore aux États-Unis. Mais en France, c’est une première. Et cela pourrait avoir une importance capitale dans les prochaines années, avec le développement des véhicules propres qui cherchent à délaisser les énergies fossiles. On trouve déjà régulièrement dans les villes des bus qui roulent à l’hydrogène, et cela n’est clairement qu’un début.

L’accès à un gigantesque gisement d’hydrogène blanc en France pourrait contribuer à accélérer cette mutation du secteur des transports, mais aussi à limiter la production, polluante, de l’hydrogène gris ou vert. Mais il reste encore de nombreux tests à réaliser pour confirmer la hauteur et la valeur de cette découverte, qui pourrait grandement aider à réduire la production de gaz à effet de serre dans l’Hexagone, et ce pendant de longues années.

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  • Technologies Hydrogène - France – Gisement d’hydrogène : 1.300 fois le PIB de la terre : la France est assise sur la plus grosse fortune de son histoire qui pourrait alimenter l’humanité pour des siècles en hydrogène - Rédaction : Shirley Taieb- Date : 18 octobre 2024 à 17h05
    Un jackpot sous nos pieds : les milliards de mégatonnes d’hydrogène qui pourraient redéfinir notre avenir énergétique{{}}

Une équipe de chercheurs de l’Université du Nebraska-Lincoln vient de révéler que le rift du Midcontinent, une structure géologique ancienne sous le lac Supérieur, pourrait détenir une ressource inestimable pour l’avenir de l’énergie propre. Cette zone, s’étendant à travers plusieurs États américains, renfermerait une immense quantité d’hydrogène naturel, capable de révolutionner notre approche des ressources énergétiques.

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Le rift du Midcontinent est non seulement riche en formations rocheuses volcaniques datant de plus d’un milliard d’années, mais il pourrait également abriter des quantités colossales d’hydrogène. Selon l’U.S. Geological Survey, la croûte terrestre contiendrait entre des dizaines de millions et des dizaines de milliards de mégatonnes d’hydrogène. Cette réserve phénoménale pourrait répondre aux besoins énergétiques mondiaux pour des millénaires. L’exploration de cette réserve pourrait transformer les stratégies énergétiques mondiales et stimuler une nouvelle ère de développement technologique basé sur des ressources proprement inépuisables.

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Défis et promesses de l’extraction d’hydrogène

L’extraction de cet hydrogène, situé entre 900 et 1500 mètres de profondeur, représente un défi technique majeur. Cependant, les résultats préliminaires des forages sont prometteurs, indiquant une accumulation significative d’hydrogène qui pourrait être économiquement viable à extraire. Cette découverte ouvre la porte à des innovations majeures dans les techniques d’extraction et de gestion de l’hydrogène souterrain. Les techniques actuelles devront être adaptées et améliorées pour exploiter ces vastes ressources en minimisant l’impact environnemental.

Impact potentiel sur la transition énergétique

L’hydrogène, en tant que source d’énergie propre et renouvelable, offre une alternative formidable aux combustibles fossiles et a le potentiel de réduire drastiquement les émissions de carbone. L’exploitation de cette ressource pourrait être un pilier de la transition vers une économie plus verte et plus durable. Les implications pour les politiques énergétiques mondiales sont profondes, car l’hydrogène peut être utilisé dans une variété de secteurs, y compris le transport et la production industrielle.

Investissement dans la recherche et l’avenir

Face à l’immense potentiel de cette découverte, la recherche a reçu un soutien substantiel sous forme d’une subvention de 1 million de dollars de la National Science Foundation. Ce financement est destiné à explorer en profondeur les propriétés de l’hydrogène du rift, y compris son comportement de flux, ses options de stockage et son interaction avec les matériaux géologiques. Ces recherches permettront de définir les meilleures stratégies pour la commercialisation et l’utilisation sécuritaire de cette ressource.

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Vers une économie mondiale de l’hydrogène

Les implications de cette recherche vont bien au-delà des frontières des États-Unis, avec des répercussions possibles sur des rifts similaires à travers le monde, notamment en France, en Allemagne, en Russie, et en Afrique. La cartographie et la modélisation de ces ressources pourraient radicalement transformer notre approche de l’exploitation des énergies renouvelables. L’intégration de l’hydrogène dans les réseaux énergétiques mondiaux pourrait ainsi être accélérée, marquant un tournant décisif dans les efforts mondiaux de réduction des gaz à effet de serre.

Le potentiel français en matière d’hydrogène

La France possède également un potentiel significatif pour l’exploitation de l’hydrogène naturel, notamment dans des régions géologiquement actives où des rifts similaires pourraient exister. Avec son engagement croissant envers les technologies vertes et sa recherche avancée dans le domaine de l’hydrogène, la France pourrait devenir un leader dans l’exploitation et l’utilisation de cette ressource. Des initiatives de recherche sont en cours pour identifier et caractériser ces potentiels gisements d’hydrogène, ce qui pourrait considérablement renforcer l’autonomie énergétique du pays et réduire sa dépendance aux énergies fossiles.

Estimation de la valeur de l’hydrogène : entre rêve et réalité{{}}

Pour estimer la valeur potentielle de 10 milliards de mégatonnes d’hydrogène, nous devons considérer divers facteurs, notamment les prix actuels qui fluctuent selon le type d’hydrogène. Actuellement, l’hydrogène vert, obtenu par électrolyse, peut coûter entre 5 et 13 euros le kilogramme, tandis que l’hydrogène gris, produit à partir de gaz naturel, coûte entre 1,50 et 2 euros le kilogramme. En utilisant ces données, la valeur minimale de cette quantité d’hydrogène s’élèverait à environ 15 000 000 milliards d’euros, tandis que la valeur maximale pourrait atteindre 130 000 000 milliards d’euros correspondant environ à 1 300 fois le PIB de la Terre.

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Cet article explore la découverte révolutionnaire de vastes réserves d’hydrogène sous le lac Supérieur et les efforts en cours pour exploiter cette ressource inépuisable. Avec des avancées continues dans la recherche et la technologie, cette initiative pourrait marquer un tournant décisif dans la lutte contre le changement climatique et la dépendance aux énergies fossiles. En tirant parti de ces nouvelles sources d’hydrogène, nous pourrions voir émerger une nouvelle ère de durabilité énergétique à l’échelle mondiale.

Source : Université du Nebraska

Tags Linky - Article suivant :Le diesel et l’essence, c’est terminé : cette batterie avec une autonomie infinie va détruire l’industrie des carburants fossiles

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Shirley Taieb - Shirley Taieb est une experte en rédaction technologique qui écrit pour Mobeez depuis sa création. Elle apporte une richesse de connaissances et d’expériences à la table, et son style d’écriture est engageant et informatif. Shirley est passionnée par la technologie et elle aime aider les autres à l’apprendre. Pendant son temps libre, elle aime lire, cuisiner et passer du temps avec sa famille.

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  • Hydrogène – Gisements putatifs en Amérique du Nord… et en France - Un jackpot sous nos pieds : les milliards de mégatonnes d’hydrogène qui pourraient redéfinir notre avenir énergétique - 18 octobre 2024 à 17h05 – Document ‘mobeez.fr’
    Une équipe de chercheurs de l’Université du Nebraska-Lincoln vient de révéler que le rift du ‘Midcontinent’, une structure géologique ancienne sous le lac Supérieur, pourrait détenir une ressource inestimable pour l’avenir de l’énergie propre. Cette zone, s’étendant à travers plusieurs États américains, renfermerait une immense quantité d’hydrogène naturel, capable de révolutionner notre approche des ressources énergétiques.

Addenda – Le rift du Midcontinent ou rift médio-continental (Midcontinent Rift System, MRS), rift nord-américain, ou rift de Keweenaw[[a] est un rift de 2.000 km de long, situé au centre du continent nord-américain et au milieu du bord sud de la plaque nord-américaine. Il s’est formé lorsque le cœur du continent, le craton nord-américain, a commencé à se désagréger durant le Mésoprotérozoïque, il y a 1,1 milliard d’années. La formation du rift fut avortée (il s’agit d’un aulacogène), laissant des couches épaisses de roches magmatiques exposées au nord, mais recouvertes par des formations sédimentaires ultérieures sur la plus grande partie des bras est et ouest, lesquels se rejoignent au lac Supérieur, qui est entièrement contenu dans la vallée du rift. La rive nord (en), située en Ontario et dans le Minnesota, définit l’arc nord du rift. Partant du lac, le bras est du rift tourne vers le sud du Michigan, et s’étend peut-être jusqu’à travers l’Indiana, l’Ohio, le Kentucky, le Tennessee et l’Alabama[1]. Le bras ouest traverse une partie du Wisconsin, du Minnesota, de l’Iowa, et du Nebraska pour atteindre le nord-est du Kansas[2], et peut-être même l’Oklahoma[3].

Formation et arrêt{{}}

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Les roches du rift sont exposées dans les régions colorées en orange autour du lac Supérieur (en noir). La région orange au nord du lac correspond à la zone du lac Nipigon. Parmi les formations rocheuses créées par le rift, on trouve des roches plutoniques (gabbro et granite) ainsi que des laves basaltiques[4]. Dans la région du lac Supérieur, les remontées de ces roches fondues peuvent être dues à un point chaud, qui a produit une jonction triple[2]. La région s’est soulevée, et des flots de lave basaltique se sont écoulés à partir de l’axe central du rift, de façon analogue à la formation actuelle de la dépression de l’Afar. Les extensions au sud-est et au sud-ouest correspondent à deux des bras de la jonction triple, tandis que le bras avorté s’étend vers le nord à travers l’Ontario, formant une dépression contenant le lac Nipigon[3],[5]. Le rift peut avoir été causé par des forces d’étirement liées au développement de l’orogenèse grenvillienne à l’est[3], les compressions ultérieures ayant amené à l’arrêt du rift après environ 20 millions d’années[3],[6],[7]. Si le processus avait continué, il en serait résulté l’effondrement du craton nord-américain et la création d’une mer : le rift avait progressé presque jusqu’au point où l’eau océanique se serait engouffrée [8]. Le rift médio-continental est le rift avorté le plus profond jamais découvert : tous les rifts plus profonds se sont transformés en bassins océaniques [8]. Le rift aujourd’hui …….

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Les strates volcaniques émergent à l’Isle Royale et à la péninsule de Keweenaw[9].

Lire la suite sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Rift_m%C3%A9dio-continental ]

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Un trésor énergétique caché{{}}

Le rift du Midcontinent est non seulement riche en formations rocheuses volcaniques datant de plus d’un milliard d’années, mais il pourrait également abriter des quantités colossales d’hydrogène. Selon l’U.S. Geological Survey, la croûte terrestre contiendrait entre des dizaines de millions et des dizaines de milliards de mégatonnes d’hydrogène. Cette réserve phénoménale pourrait répondre aux besoins énergétiques mondiaux pour des millénaires. L’exploration de cette réserve pourrait transformer les stratégies énergétiques mondiales et stimuler une nouvelle ère de développement technologique basé sur des ressources proprement inépuisables.

Défis et promesses de l’extraction d’hydrogène{{}}

L’extraction de cet hydrogène, situé entre 900 et 1500 mètres de profondeur, représente un défi technique majeur. Cependant, les résultats préliminaires des forages sont prometteurs, indiquant une accumulation significative d’hydrogène qui pourrait être économiquement viable à extraire. Cette découverte ouvre la porte à des innovations majeures dans les techniques d’extraction et de gestion de l’hydrogène souterrain. Les techniques actuelles devront être adaptées et améliorées pour exploiter ces vastes ressources en minimisant l’impact environnemental.

Impact potentiel sur la transition énergétique{{}}

L’hydrogène, en tant que source d’énergie propre et renouvelable, offre une alternative formidable aux combustibles fossiles et a le potentiel de réduire drastiquement les émissions de carbone. L’exploitation de cette ressource pourrait être un pilier de la transition vers une économie plus verte et plus durable. Les implications pour les politiques énergétiques mondiales sont profondes, car l’hydrogène peut être utilisé dans une variété de secteurs, y compris le transport et la production industrielle.

Investissement dans la recherche et l’avenir{{}}

Face à l’immense potentiel de cette découverte, la recherche a reçu un soutien substantiel sous forme d’une subvention de 1 million de dollars de la National Science Foundation. Ce financement est destiné à explorer en profondeur les propriétés de l’hydrogène du rift, y compris son comportement de flux, ses options de stockage et son interaction avec les matériaux géologiques. Ces recherches permettront de définir les meilleures stratégies pour la commercialisation et l’utilisation sécuritaire de cette ressource.

Vers une économie mondiale de l’hydrogène{{}}

Les implications de cette recherche vont bien au-delà des frontières des États-Unis, avec des répercussions possibles sur des rifts similaires à travers le monde, notamment en France, en Allemagne, en Russie, et en Afrique. La cartographie et la modélisation de ces ressources pourraient radicalement transformer notre approche de l’exploitation des énergies renouvelables. L’intégration de l’hydrogène dans les réseaux énergétiques mondiaux pourrait ainsi être accélérée, marquant un tournant décisif dans les efforts mondiaux de réduction des gaz à effet de serre.

Le potentiel français en matière d’hydrogène{{}}

La France possède également un potentiel significatif pour l’exploitation de l’hydrogène naturel, notamment dans des régions géologiquement actives où des rifts similaires pourraient exister. Avec son engagement croissant envers les technologies vertes et sa recherche avancée dans le domaine de l’hydrogène, la France pourrait devenir un leader dans l’exploitation et l’utilisation de cette ressource. Des initiatives de recherche sont en cours pour identifier et caractériser ces potentiels gisements d’hydrogène, ce qui pourrait considérablement renforcer l’autonomie énergétique du pays et réduire sa dépendance aux énergies fossiles.

Estimation de la valeur de l’hydrogène : entre rêve et réalité{{}}

Pour estimer la valeur potentielle de 10 milliards de mégatonnes d’hydrogène, nous devons considérer divers facteurs, notamment les prix actuels qui fluctuent selon le type d’hydrogène. Actuellement, l’hydrogène vert, obtenu par électrolyse, peut coûter entre 5 et 13 euros le kilogramme, tandis que l’hydrogène gris, produit à partir de gaz naturel, coûte entre 1,50 et 2 euros le kilogramme. En utilisant ces données, la valeur minimale de cette quantité d’hydrogène s’élèverait à environ 15 000 000 milliards d’euros, tandis que la valeur maximale pourrait atteindre 130 000 000 milliards d’euros correspondant environ à 1 300 fois le PIB de la Terre.

Cet article explore la découverte révolutionnaire de vastes réserves d’hydrogène sous le lac Supérieur et les efforts en cours pour exploiter cette ressource inépuisable. Avec des avancées continues dans la recherche et la technologie, cette initiative pourrait marquer un tournant décisif dans la lutte contre le changement climatique et la dépendance aux énergies fossiles. En tirant parti de ces nouvelles sources d’hydrogène, nous pourrions voir émerger une nouvelle ère de durabilité énergétique à l’échelle mondiale.

Source : Université du Nebraska

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  • Hydrogène vert – France - Maroc : les énergéticiens tricolores à l’assaut de l’eldorado marocain - Juliette Raynal30 octobre 2024, 18:59 – Document ‘latribune.fr’
    Si le royaume chérifien présente des conditions idylliques pour la production de molécules à partir de ses champs solaires et éoliens, son mix électrique reste encore largement carboné. De quoi interroger sur la véritable couleur de ce futur hydrogène.

Juliette Raynal

Le Maroc présente des conditions idylliques : outre un ensoleillement exceptionnel, le royaume jouit des vents alizés.

Le Maroc présente des conditions idylliques : outre un ensoleillement exceptionnel, le royaume jouit des vents alizés. (Crédits : Reuters)

Le Maroc est-il devenu le nouvel eldorado de l’hydrogène vert et de ses dérivés ? C’est ce que l’on pourrait penser au regard des vastes projets dévoilés par TotalEnergies et Engie. Ceux-ci ont été révélés à l’occasion de la visite d’Etat de trois jours d’Emmanuel Macron, placée sous le signe d’une grande relance de la relation franco-marocaine et, au-delà, de l’Europe et l’Afrique.

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À travers le projet « Chbika », TotalEnergies entend développer, conjointement avec l’autrichien Eren, un gigawatt de capacités solaires et éoliennes terrestres (soit peu ou prou l’équivalent d’une tranche nucléaire) dans la région en pleine transformation de Guelmim-Oued Noun. Objectif : produire de l’hydrogène, et surtout, quelque 200.000 tonnes d’ammoniac vert par an à destination du marché européen.

Plusieurs milliards d’euros{{}}

« Ce projet constituera la première phase d’un programme de développement visant à créer un centre de production d’hydrogène vert de taille mondiale », avance la major pétro-gazière, dans un communiqué de presse. Si aucun montant officiel n’a été avancé, cette première brique d’investissements pourrait se chiffrer à un, voire deux milliards d’euros.

De son côté, Engie entend mener « quatre projets industriels d’envergure » avec le spécialiste des phosphates OCP, l’un des plus gros industriels du pays. Dans ce cadre, le groupe, dirigé par Catherine MacGregor, ambitionne aussi de construire de vastes champs éoliens et solaires, dont les capacités se compteront en gigawatts (GW), afin de soutenir la production d’ammoniac vert d’OCP.

« Le Maroc est le deuxième fournisseur d’engrais de la France, après la Russie, rappelle Pierre-Etienne Franc, directeur général de la société d’investissement Hy24. En l’accompagnant dans sa stratégie de décarbonation, on engage un processus vertueux pour la planète, tout en renforçant la souveraineté alimentaire du Maroc, mais aussi la nôtre ».{}

Engie, qui exploite déjà près de 400 mégawatts (MW) de capacités renouvelables dans le pays, entend aussi travailler sur la production d’e-méthanol et de carburants de synthèse pour le transport maritime et aérien. Le groupe ne cache pas son intérêt pour, à terme, les exporter.

Des conditions idylliques{{}}

Ce large engouement n’a absolument rien d’étonnant. Et pour cause, la production de l’hydrogène décarboné, et ses molécules dérivées, repose sur l’électrolyse de l’eau. Un procédé qui requiert d’utiliser énormément d’électricité pour casser les molécules d’eau afin de séparer l’atome d’oxygène des atomes d’hydrogène. Les électrons représentent ainsi une partie écrasante du coût de production de l’hydrogène, de l’ordre de 70%.

Or, le Maroc présente des conditions idylliques pour cette activité : outre un ensoleillement exceptionnel, le royaume jouit des vents alizés. « Résultat, les éoliennes installées sur les côtes présentent presque les mêmes performances que l’éolien en mer, au prix de l’éolien terrestre  », résume grossièrement Cédric Philibert, analyste de l’énergie et du climat, associé à l’Institut français des relations internationales (Ifri). De quoi tirer sensiblement les prix vers le bas.

« Lorsque l’on combine les performances du solaire et de l’éolien au Maroc, le mégawattheure revient à une fourchette de prix allant de 25 à 30 euros. Ce qui laisse supposer que l’hydrogène pourrait être produit à moins de 3 euros le kilo. En prenant en compte le coût d’acheminement, ce même kilo d’hydrogène pourrait arriver à Fos-sur-Mer [Bouches-du-Rhône, ndlr] à 5 euros. Ce qui est un niveau très compétitif comparé aux 6, voire 7 euros que devrait coûter l’hydrogène fabriqué à partir du nucléaire », abonde Pierre-Etienne Franc, qui voit dans le Maroc un allié stratégique de la France « pour accompagner ses besoins de décarbonation en matière d’électricité, d’hydrogène et de ses produits dérivés  ».

Un mix électrique largement carboné{{}}

Sur le papier, le royaume chérifien coche donc toutes les cases. À un détail près. Le boom de la production d’électricité renouvelable, fruit d’un vaste plan lancé en 2009, ne suffit pas à satisfaire la hausse de la demande électrique du pays, dopée par l’augmentation de sa population et le raccordement au réseau électrique des zones rurales.

Ainsi, en parallèle du développement des panneaux photovoltaïques et des éoliennes, le royaume ouvre des centrales à charbon, très émettrices de CO2 et donc très néfastes pour le climat, comme la centrale thermique de Safi, opérée par Engie. Mise en service il y a un peu plus de cinq ans, elle assure aujourd’hui plus du quart de l’approvisionnement électrique du pays.

Aujourd’hui, le Maroc se vante d’être en avance sur son objectif de 52% d’énergies renouvelables dans les capacités électriques totales du pays à l’horizon 2030. Il prévoit, en effet, d’atteindre 56% de la capacité installée en 2027. Mais ces taux sont à prendre avec de grandes pincettes, car ils ont pour référence les capacités installées et non le mix de production électrique du pays.

« Si le Maroc vise un objectif de 52%, ce niveau ne se traduira, in fine, que par une part de 25 à 30% des renouvelables dans son mix électrique, car les capacités solaires et éoliennes présentent des facteurs de charge très inférieurs à celui des centrales fossiles », explique Cédric Philibert.

De l’hydrogène vert, vraiment ?{{}}

De quoi pousser plusieurs observateurs à s’interroger sur la véritable couleur de ce futur hydrogène. Pourra-t-on réellement parler d’hydrogène vert alors qu’il sera fabriqué par un pays, qui recourt massivement au charbon pour produire sa propre électricité ? Pour Cédric Philibert, le Maroc doit donc, avant tout, prioriser la décarbonation de sa production électrique et revoir ses objectifs en la matière à la hausse.

Pour y parvenir, le pays ne devrait pas manquer de ressources foncières. « Si seulement 1% du désert était équipé en éolien et en solaire cela donnerait au Maroc la capacité de générer autant d’électricité renouvelable que ce que vise l’Europe à l’horizon 2030 », pointe Pierre-Etienne Franc.

Juliette Raynal

Juliette Raynal

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Source : https://www.latribune.fr/climat/energie-environnement/hydrogene-vert-les-energeticiens-tricolores-a-l-assaut-de-l-eldorado-marocain-1010181.html

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11.
Hydrogène - Une révolution dans le transport de l’hydrogène : la technologie LOHC transforme l’énergie propre - Publié le 16 novembre 2024 - Écrit par : Jean-Baptiste Giraud – Document ‘lenergeek.com’

La technologie des LOHC (Liquid Organic Hydrogen Carriers) révolutionne le stockage et le transport de l’hydrogène, le rendant plus sûr, économique et adaptable aux infrastructures existantes. En facilitant son adoption mondiale, cette innovation ouvre la voie à une décarbonation accrue dans des secteurs clés comme l’industrie, les transports et l’énergie. Un pas décisif vers un avenir énergétique durable et sans carbone.

De Lhydrogene Teleporte Pour La Premiere Fois Dans Lhistoire De Lhumanite 20 Tonnes Qui Peuvent Etre Partout

Une révolution dans le transport de l’hydrogène : la technologie LOHC transforme l’énergie propre | L’EnerGeek

Le transport de l’hydrogène n’est plus un défi insurmontable. Grâce à une avancée technologique majeure, cette source d’énergie propre franchit une étape décisive. La technologie des Liquid Organic Hydrogen Carriers (LOHC) ouvre la voie à une adoption mondiale en surmontant les obstacles qui limitaient jusqu’à présent son utilisation comme vecteur énergétique principal.

La révolution LOHC : un bond en avant pour l’hydrogène{{}}

Le partenariat entre la société japonaise Eneas et l’américaine Honeywell Technology marque un tournant dans l’histoire de l’énergie propre. La technologie LOHC permet désormais de stocker l’hydrogène sous forme liquide en le liant au toluène. Cette innovation offre plusieurs avantages :

  • Un transport sécurisé sur de longues distances
  • L’utilisation d’infrastructures existantes (navires, camions)
  • Une manipulation à température ambiante
  • Une réduction significative des coûts de transport
    Ken West, président de Honeywell Energy and Sustainability Solutions, souligne que cette avancée pourrait favoriser des partenariats mondiaux plus solides. Elle faciliterait l’adéquation entre l’offre et la demande d’hydrogène à l’échelle internationale, un pas crucial vers des solutions énergétiques zéro carbone.

De l’industrie lourde aux réseaux électriques : les applications prometteuses{{}}

L’impact de cette technologie s’étend bien au-delà du secteur énergétique. L’hydrogène présente un potentiel de décarbonation pour des industries difficiles à électrifier :

Secteur

Avantages de l’hydrogène

Transport maritime Alternative aux carburants fossiles
Industrie lourde Réduction des émissions de gaz à effet de serre
Automobile Propulsion propre et efficace
Aérospatiale Carburant à faible empreinte carbone

Au-delà de ces applications, la technologie LOHC pourrait révolutionner la gestion des réseaux électriques. Elle offrirait une solution de stockage et d’approvisionnement fiable pour les énergies renouvelables, garantissant une alimentation constante et durable.

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Un processus chimique éprouvé au service de l’innovation

Bien que la recherche sur les LOHC soit relativement récente, les réactions chimiques impliquées sont utilisées depuis longtemps dans l’industrie, notamment dans la production de produits pétroliers et la modification des huiles végétales. Le processus LOHC fonctionne selon un principe réversible :

  • Hydrogénation : l’hydrogène est ajouté au support organique, libérant de la chaleur.
  • Déshydrogénation : la chaleur est réabsorbée, libérant l’hydrogène stocké.
    Ce système en boucle fermée assure une efficacité énergétique optimale pour le transport d’hydrogène à grande échelle. La capacité à stocker et transporter l’hydrogène sous forme liquide à température ambiante est cruciale pour son intégration future. Elle permet aux industries et aux consommateurs de manipuler l’hydrogène dans un système liquide familier, favorisant ainsi une adoption plus large.

Vers un avenir énergétique plus vert{{}}

La technologie LOHC transforme radicalement le stockage et le transport de l’hydrogène, répondant aux préoccupations qui limitaient son potentiel. Désormais, l’hydrogène peut être transporté en toute sécurité et de manière économique sur de longues distances, facilitant son intégration dans de nombreux secteurs.

Cette avancée représente un pas de géant dans l’effort mondial de décarbonation et de lutte contre le changement climatique. Alors que le monde cherche à s’affranchir des combustibles fossiles, la technologie LOHC s’apprête à jouer un rôle clé dans la transition vers un avenir plus écologique et à faible émission de carbone.

L’adoption de cette solution marque une étape importante dans la quête d’alternatives énergétiques durables. Elle ouvre la voie à un avenir où l’hydrogène pourrait devenir un pilier central de notre mix énergétique, contribuant significativement à la réalisation des objectifs climatiques mondiaux.

Source : https://lenergeek.com/2024/11/16/de-lhydrogene-teleporte-pour-la-premiere-fois-dans-lhistoire-de-lhumanite-20-tonnes-qui-peuvent-etre-partout/

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12.
Quel avenir pour l’hydrogène en France ? - Jeudi 21 novembre 2024 – Enregistrement ‘radiofrance.fr/franceculture’ de 5 minutes - Provenant du podcast Le Journal de l’éco

Le Journal de l’éco

Alors que la COP29, qui se tient à Bakou en Azerbaïdjan, suscite de vives controverses, nous nous penchons ce matin sur une technologie prometteuse : l’hydrogène. Cette solution pourrait jouer un rôle clé dans la décarbonation de l’industrie et des transports. {{}}

En 2021, Emmanuel Macron dévoilait le plan ’France 2030’ dont l’enveloppe estimée à 54 milliards d’euros devait permettre de rattraper notre retard en matière de transition écologique. L’un des piliers de ce plan consistait à faire du pays ’le leader de l’hydrogène vert’. Sauf que trois ans après ces annonces, les objectifs fixés sont encore loin d’avoir été atteints.

Actuellement, 95 % de l’hydrogène produit en France est dit ’gris’. Cela signifie qu’il est fabriqué à partir d’énergies fossiles, comme le gaz ou le pétrole. Contrairement à l’hydrogène vert, qui est produit par électrolyse, à partir d’eau et d’électricité renouvelable ou nucléaire.

Cependant, sur les 250 projets prévus, qui permettraient d’installer une capacité de 10 500 MWh, beaucoup restent encore à l’état de projet. À l’heure actuelle, en France, seulement 30 MW sont produits par électrolyse. En conséquence, l’objectif initial fixé pour 2030, qui était de 6 500 MWh, a été révisé à seulement 300 MWh.

Ces projets concernent, d’une part, les transports dits ’lourds’, comme les camions et les autocars, mais aussi l’industrie, notamment celle de la chimie pour la production d’engrais, ou encore celle de l’acier ’propre’, à l’image du projet Gravithy à Fos-sur-Mer.

En France, la production d’acier repose encore majoritairement sur l’utilisation de charbon, avec des conséquences environnementales significatives. En effet, produire une tonne d’acier génère environ deux tonnes de dioxyde de carbone provenant du minerai de fer. Cependant, les retards accumulés dans le développement des projets s’expliquent notamment par l’absence d’une vision stratégique claire des précédents gouvernements, essentielle pour soutenir les porteurs de projets. À cela s’ajoute le besoin d’une plus grande stabilité des prix de l’énergie estime Philippe Boucly, président de l’association France Hydrogène qui représente l’ensemble des acteurs de la filière :

’Les deux tiers, voire les trois quarts du prix de l’hydrogène. C’est le prix de l’électricité. Et donc il faut que les porteurs de projets et de la visibilité sur quinze ans sur le prix de l’électricité. Donc, ça va se faire par la conclusion de contrats de long terme avec des fournisseurs d’électricité, électricité renouvelable ou électricité nucléaire. A un tarif qui doit être de l’ordre de 70 euros du mégawattheure. Si c’est beaucoup plus que 70 euros du mégawattheure. La compétitivité va être très difficile à atteindre.’{}

En effet, pour être compétitif face à la concurrence étrangère il faudrait que le Kilo d’hydrogène vert passe sous la barre des 10 euros.

Alors, si la France à pris beaucoup de retard dans le développement de l’hydrogène, ce n’est pas le cas de notre voisin allemand.{{}}

L’Allemagne fait figure de locomotive en Europe. Il faut dire que son industrie est l’un des piliers de son économie, que ce soit dans la chimie, la sidérurgie ou l’automobile. La question de ses ressources énergétiques représente donc un enjeu stratégique majeur, particulièrement depuis la guerre en Ukraine. En effet, avec l’embargo, l’Allemagne n’importe plus de gaz russe, alors qu’avant le conflit, la Russie était l’un de ses principaux fournisseurs. Pour Berlin, l’hydrogène vert doit également permettre d’atteindre, d’ici 2045, ses objectifs en termes de neutralité carbone, notamment dans son industrie.

Afin de soutenir la demande et décarboner les processus industriels, le gouvernement fédéral a mis en place des contrats d’écart compensatoire appliqués au carbone.

Un instrument financier essentiel, accompagné d’une norme sur l’acier à faible teneur en carbone, vise à stimuler la demande en acier vert, notamment grâce aux marchés publics. Pour atteindre cet objectif, l’Allemagne prévoit également la construction d’un réseau de distribution de 9 000 kilomètres de tuyaux souterrains.

Le coût de cette opération est estimé à 3 milliards d’euros, financés sous forme d’un emprunt auprès de l’Union européenne. À titre de comparaison, le réseau de distribution français ne s’étend actuellement que sur 500 kilomètres.

Enfin, pour concrétiser ses ambitions, le gouvernement fédéral prévoit d’importer 50 à 70 % de l’hydrogène nécessaire, en collaborant à la fois avec des pays européens et des nations du Maghreb. Cela inclut, par exemple, le partenariat stratégique signé en juin dernier entre Berlin et Rabat pour la production et la fourniture d’hydrogène vert.

À écouter : L’hydrogène vert : tout comprendre en une carte Les Cartes en mouvement 5 min

À écouter : Hydrogène : un marché plus lourd qu’il n’en a l’air ? e Journal de l’éco 4 min

Économie Environnement Écologie Azerbaïdjan Énergies renouvelables

L’équipe - Anne-Laure Chouin Production - Hakim Kasmi Journaliste –

Source : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-journal-de-l-eco/quel-avenir-pour-l-hydrogene-en-france-1785676

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13.
Production d’hydrogène - Un projet déterminant pour l’avenir de l’énergie en France va voir le jour avec cette usine de production d’hydrogène fruit d’une alliance entre Air Liquide et TotalEnergies - Publié par : Guillaume AIGRON - Date : 30 novembre 2024 – Document ‘media24.fr’

Air Liquide et TotalEnergies lancent un projet pionnier d’hydrogène renouvelable.{{}}

Air Liquide et TotalEnergies viennent d’annoncer un projet majeur pour l’avenir de l’énergie en France avec une nouvelle usine de production d’hydrogène renouvelable à La Mède, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ce partenariat renforcé avec TotalEnergies vise à révolutionner l’approvisionnement en énergie de la bioraffinerie locale, inaugurant une nouvelle ère pour l’hydrogène durable dans l’industrie.

Lire aussi :

Au cœur de ce projet ambitieux, Air Liquide s’engage à construire et exploiter une installation de pointe sur le site de TotalEnergies à La Mède. Cette unité de production d’hydrogène aura une capacité annuelle de 25 000 tonnes et utilisera des coproduits biogéniques recyclés de la bioraffinerie pour produire de l’hydrogène. Ce processus, favorisant une économie circulaire, se distingue par son rejet minimal de carbone, contrairement aux méthodes traditionnelles basées sur les hydrocarbures fossiles.

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Un bond en avant dans la décarbonisation industrielle grâce aux briques-batteries du MIT. Une société issue du MIT, Electrified Thermal Solutions, vient de développer une technologie innovante de batteries thermiques utilisant des briques conductrices d’électricité. Cette invention pourrait remplacer les combustibles fossiles par de l’énergie renouvelable pour le chauffage industriel et ainsi s’attaquer à un … Lire la suite de Les Etats-Unis inventent une technologie capable de générer une chaleur renouvelable de 1800°C pour s’attaquer au dernier bastion des énergies fossiles

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Technologie avancée pour une production durable d’hydrogène française{{}}

L’installation à La Mède deviendra la plus grande unité de production d’hydrogène renouvelable sur la plateforme industrielle, avec un investissement prévu de plus de 80 millions d’euros. Programmée pour démarrer en 2028, elle ambitionne de réduire les émissions de CO₂ de la bioraffinerie de TotalEnergies de près de 130 000 tonnes par an, contribuant ainsi de manière significative à la décarbonation de ses opérations.

Impacts économiques et environnementaux de l’installation de la Mède{{}}

Ce projet n’est pas seulement un pas en avant pour la décarbonation, mais aussi un moteur économique pour la région de Fos-sur-Mer, un centre industriel clé pour Air Liquide. L’entreprise y est implantée depuis plus de cinquante ans, opérant diverses unités et ayant récemment mis en place la première station hydrogène haute pression pour poids lourds longue distance en Europe. Ce nouveau projet renforcera la position d’Air Liquide comme un acteur majeur dans l’hydrogène et soutiendra la transition énergétique locale.

Un partenariat stratégique en continuité{{}}

Emilie Mouren-Renouard, membre du Comité Exécutif d’Air Liquide, souligne la continuité et l’importance de ce partenariat avec TotalEnergies. Deux ans après le projet d’économie circulaire à Grandpuits et le protocole d’accord pour la raffinerie de Gonfreville, cette initiative s’inscrit dans une stratégie à long terme pour alimenter les industries en hydrogène renouvelable. Air Liquide prouve ainsi son engagement envers les solutions durables et l’innovation technologique au service de la transition énergétique.

Perspectives futures pour l’hydrogène renouvelable{{}}

L’impact de ce projet dépasse les frontières de la région, posant les bases pour une adoption plus large de l’hydrogène comme solution viable pour la décarbonation de l’industrie lourde et le développement de la mobilité bas carbone. En offrant une palette de solutions de décarbonation, incluant le captage de CO₂ et l’hydrogène bas carbone, Air Liquide se positionne comme un leader technologique indispensable à la réalisation des ambitions climatiques mondiales.

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Cet article explore la collaboration stratégique entre Air Liquide et TotalEnergies pour le déploiement d’un projet majeur d’hydrogène renouvelable à La Mède, en France. En plaçant l’innovation et la durabilité au cœur de leurs opérations, ce partenariat vise à réduire significativement les émissions de CO₂ et à promouvoir l’hydrogène comme une alternative propre pour l’avenir énergétique de l’industrie et de la mobilité.{}

Source : TotalEnergies

Tags Industrie française

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Source : https://media24.fr/2024/11/30/un-projet-determinant-pour-lavenir-de-lenergie-en-france-va-voir-le-jour-avec-cette-usine-de-production-dhydrogene-fruit-dune-alliance-entre-air-liquide-et-totalenergies/

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14.
La France pourrait-elle produire son propre hydrogène vert de façon compétitive ? – Document ‘infos.ademe.fr’ - Octobre 2024{{}}

Énergies

L’hydrogène bas carbone et renouvelable est un vecteur énergétique d’avenir. C’est en particulier une alternative précieuse pour décarboner l’industrie française. Mais pourra-t-on le produire sur le territoire national de façon compétitive et privilégier ainsi notre souveraineté énergétique ? Ou bien le recours à l’importation serait-il moins cher, en valorisant l’électricité renouvelable produite dans les pays à très fort potentiel photovoltaïque ou éolien ? L’ADEME a étudié la question.

Hydrogène : de quoi parle-t-on ?{{}}

Actuellement, environ 400 000 tonnes d’hydrogène carboné sont produites à partir de gaz fossile et consommées par l’industrie française (chimie et raffinage essentiellement), entraînant l’émission de 4 millions de tonnes de CO2. Pour remplacer cet hydrogène carboné par un hydrogène bas carbone et renouvelable, le pays a besoin d’électrolyseurs de grande taille. En effet, c’est l’électrolyse, une technologie qui utilise l’électricité pour casser la molécule d’eau, qui permet de produire l’hydrogène dit « bas carbone » (si l’électricité utilisée est d’origine nucléaire) ou « renouvelable » (si l’électricité est issue d’une source renouvelable comme le solaire ou l’éolien). En septembre 2020, la première Stratégie nationale pour le déploiement de l’hydrogène décarboné a été dotée de 9 milliards d’euros pour créer une filière hydrogène performante d’ici 2030. Centrée sur l’électrolyse, elle visait une production exclusivement française et des équipements fabriqués sur le territoire national ou en Europe. 

Quels sont les objectifs de production français et européen ?{{}}

Ils sont très ambitieux : en 2020, la France s’est fixé l’objectif d’atteindre une capacité de production de 6,5 gigawatts d’hydrogène bas carbone et/ou renouvelable d’ici 2030 (soit l’équivalent de 650 parcs éoliens terrestres). Cela représente 600 000 tonnes d’hydrogène. Or, la filière est en phase d’émergence : ainsi selon les projections actuelles, le pays devrait atteindre 0,3 gigawatts de capacité de production installée d’ici 2026. Du côté de l’Europe, le plan REPowerEU invite à produire 10 millions de tonnes d’hydrogène renouvelable d’ici 2030 et en importer la même quantité.

Dans un rapport rendu cette année, la Cour des comptes européenne souligne que d’importants moyens sont déployés pour atteindre ces objectifs (18,8 milliards d’euros pour la période 2012-2027). Un défi majeur subsiste néanmoins : s’assurer que les choix politiques qui seront faits ne vont pas créer de nouvelles dépendances stratégiques. « Aujourd’hui, l’heure est à la révision à la baisse de tous ces objectifs, bien trop ambitieux compte tenu du temps nécessaire au développement de la filière hydrogène et des technologies associées » explique Luc Bodineau, coordinateur du programme Hydrogène à l’ADEME. La stratégie nationale hydrogène de la France est d’ailleurs en cours de révision et sera publiée bientôt.

Petits et grands projets émergent sur le territoire{{}}

De nombreux projets locaux sont d’ores et déjà déployés ou en cours de déploiement sur le territoire français, avec en particulier les 35 premiers écosystèmes territoriaux hydrogène dont un bilan a été publié par l’ADEME en 2023. Par ailleurs, des électrolyseurs de grande taille devraient bientôt se déployer dans les principales zones industrielles.

  • À Port-Jérôme, c’est la société Air Liquide Normand’Hy qui prévoit de produire 200 MW d’hydrogène renouvelable dès 2025 pour éviter l’émission de plus de 250 000 tonnes de CO2 par an dans le bassin industriel normand.
  • À La Mède en région PACA, TotalEnergie et ENGIE vont mettre en service « Masshylia » d’ici la fin de l’année, qui produira 5 tonnes d’hydrogène renouvelable par jour en moyenne, grâce à des centrales photovoltaïques situées à proximité.
    Alors… faut-il produire en France ou importer ?{{}}

Certains pays d’Amérique du Sud ou d’Afrique du Nord bénéficient de gisements d’énergies renouvelables très favorables qui pourraient permettre de produire de l’hydrogène sur place à bas coût. Mais « si on veut pouvoir transporter l’hydrogène en quantités industrielles, nous avons deux options : la compression et le transport par canalisation, à l’image du gaz naturel, ou bien la liquéfaction pour l’acheminer par bateau comme pour le gaz naturel liquéfié » explique Luc Bodineau. Ces deux options représentent des défis technologiques et techniques importants, car les canalisations et navires permettant de transporter l’hydrogène sur de longues distances n’existent pas encore. La liquéfaction de l’hydrogène est en outre très énergivore et suppose de refroidir l’hydrogène à -250°C ! C’est pourquoi il existe une alternative : produire l’hydrogène et l’utiliser directement sur site (ou à proximité) ou pour fabriquer des « produits dérivés », dont on pourrait avoir besoin pour la transition industrielle, tels que :

  • l’ammoniac, qui est la base de tous les engrais et qui se produit à partir d’azote issu de l’air et d’hydrogène,
  • les minerais de fer pré-réduits (DRI) pour décarboner la production d’acier,
  • le méthanol qui est couramment utilisé dans la chimie,
  • l’e-kérosène, carburant de synthèse produit à partir d’hydrogène et donc d’électricité, qui est un carburant plus durable pour l’aviation que le kérosène produit à partir de ressources fossiles.
    Pour répondre à la question «  faut-il produire en France ou importer l’hydrogène ? », l’ADEME a établi plusieurs scénarios à horizon 2030 et 2050. Chaque scénario évalue les forces et faiblesses, d’un point de vue strictement économique, d’une production française comparée à une importation depuis le Maroc ou le Chili (qui disposent d’un potentiel de développement de centrales photovoltaïques pour la production d’hydrogène).

Entre production française et importation, des coûts similaires mais…{{}}

La temporalité joue beaucoup sur les résultats obtenus. À l’horizon 2030, l’analyse de l’ADEME montre que la production d’hydrogène en France resterait compétitive dans la majorité des cas (l’importation d’hydrogène produit au Maroc à partir d’électricité photovoltaïque et acheminé via des réseaux à créer de transport d’hydrogène présenterait des coûts néanmoins assez proches). En 2050, les conclusions sont plus nuancées compte tenu de la baisse des coûts attendue pour la production EnR : à l’horizon 2050, une production d’hydrogène en France serait compétitive uniquement dans le cas où la France disposerait d’infrastructures de transport et de stockage souterrain, permettant un fonctionnement flexible des électrolyseurs. 

En ce qui concerne les « produits dérivés », la concurrence internationale est plus importante car « l’ammoniac et les minerais de fer disposent déjà d’infrastructures de transport longue distance et de débarquement portuaire. Pénétrer ces marchés avec des molécules décarbonées à partir d’hydrogène décarboné va s’avérer difficile, sauf dans le cas favorable à la production française où le prix de l’électricité resterait inférieur à 50€/MWh » indique Cyrielle Borde, cheffe adjointe du service Industrie à l’ADEME. À l’horizon 2050, le e-kérosène importé semble très compétitif mais reste soumis néanmoins aux incertitudes du développement du DAC (direct air capture du CO2) à l’étranger.

C’est là que se pose la question de la souveraineté industrielle française. Faut-il consolider une production décarbonée d’ammoniac sur le territoire dans une logique de souveraineté nationale ? Avons-nous intérêt à développer une production française d’e-kerosène ? Jusqu’où la France veut-elle développer sa souveraineté ? « Sans une impulsion forte de l’État, rien ne sera possible » tranche Luc Bodineau. Pour assurer la compétitivité de ces produits dérivés, il faudrait en particulier que l’État garantisse un tarif compétitif de l’électricité, via un dispositif de soutien ou une fiscalité différente, éco-conditionnée par exemple à l’atteinte d’une décarbonation profonde. Car si le prix de l’électricité baisse à moins de 50/MWh, il sera plus avantageux d’opter pour un hydrogène made in France pour décarboner l’industrie du pays.

Les prochaines étapes {{}}

« Développer le stockage et les infrastructures associées est indispensable si l’on veut être compétitif d’ici 2030 et 2050 » indique Luc Bodineau. Des projets comme MosaHyc dans le Grand Est sont en train de bâtir des canalisations adaptées. Mais même en réussissant à transporter l’hydrogène sur de longues distances, la production française présente un avantage éthique non négligeable par rapport aux importations. « Produire sur notre sol nous évite d’aller accaparer les ressources en eau et électricité de nos voisins. Le Maroc aura peut-être besoin de ses propres ressources pour répondre aux défis d’électrification du continent africain » souligne Luc Bodineau. Une bonne raison d’opter pour un hydrogène made in France  ?

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Source : https://infos.ademe.fr/energies/2024/la-france-pourra-t-elle-produire-son-propre-hydrogene-vert-de-facon-competitive/

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15.
Rappel - Note sur hydrogène blanc, ou l’hydrogène natif d’après Wikipédia {{}}

L’hydrogène natif, également appelé hydrogène naturel, hydrogène géologique, ou hydrogène blanc, est le dihydrogène présent dans la nature, par opposition au dihydrogène produit au laboratoire ou dans l’industrie. Il semble principalement issu de la réaction de l’eau sur des roches riches en fer ou très radioactives, provoquant l’oxydation du fer et l’émission d’hydrogène gazeux. Il a été trouvé dans de nombreuses roches mères, sur tous les continents sauf l’Antarctique, dans certains fonds marins (zones de dorsales essentiellement) et dans des zones situées au-delà des bassins sédimentaires où opèrent les compagnies minières et pétro-gazières.

L’USGS estime les réserves d’hydrogène natif à des milliards de tonnes, mais enfouies dans la croûte terrestre. Longtemps considéré comme une curiosité géologique et écologique, il suscite dans les années 2020 un intérêt de la part des mondes de l’énergie, de l’industrie et de la finance, qui se traduit notamment par la création d’un grand nombre de startups recherchant des gisements exploitables et rentables ou des méthodes d’extraction ou de dopage de la production de gisements (qui contiennent souvent aussi de l’hélium, du méthane ou du diazote).

La dénomination hydrogène blanc le distingue de l’hydrogène vert (vecteur énergétique issu des énergies renouvelables ou d’autres procédés décarbonés) et de l’hydrogène gris/brun/noir (issu de sources fossiles). L’hydrogène natif est réputé peu polluant, pourtant son exploitation s’accompagne d’émissions et de pollutions liées à son exploitation, et peut contribuer à l’effet de serre. Il pourrait permettre une exploitation à moindre coût, comparé à l’hydrogène industriel, toutefois en 2024, selon le géochimiste Viacheslav Zgonnik, cité par le MIT comme « l’un des plus grands experts dans le domaine de l’hydrogène naturel », le potentiel est énorme, mais « la liste des inconnues est longue, tout comme le chemin vers les premiers projets commerciaux ».

A lire sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hydrog%C3%A8ne_natif

Quel potentiel pour l’hydrogène naturel ?{{}}

Les moyens de production de l’hydrogène sont souvent assimilés à une palette de couleurs, chacune permettant de rapidement déterminer la provenance de l’hydrogène et l’empreinte carbone qui peut y être associée. Si l’hydrogène est l’élément chimique le plus abondant dans l’univers, il n’existe que très rarement à l’état naturel et est généralement combiné avec d’autres atomes. Exception faite de l’hydrogène blanc, que l’on pensait rare à l’état naturel, mais dont le potentiel n’est pas à négliger.

https://energy-observer.imgix.net/resources/Energy-Observer_ARRIVEE_TENERIFE_AMELIE.CONTY00152.jpg?auto=format&crop=focalpoint&domain=energy-observer.imgix.net&fit=clip&w=250&h=166.67716733871&q=82&fm=pjpg&fp-x=0.5&fp-y=0.5&ixlib=php-2.1.1

Energy Observer à Tenerife -© Energy Observer Productions I Amélie Conty

Les couleurs de l’hydrogène (de préférence vert){{}}

Plusieurs couleurs sont attribuées à l’hydrogène - noir, gris, vert, bleu, turquoise, rose et jaune – selon son mode de production.

L’hydrogène vert, par exemple, est produit par électrolyse de la molécule d’eau avec de l’électricité provenant de source d’énergies renouvelables, comme le solaire et l’éolien. C’est le moyen de production utilisé sur Energy Observer, dont la chaîne de production d’hydrogène utilise l’électricité produite grâce aux énergies renouvelables du bord et de l’eau de mer dessalée puis déminéralisée.

L’hydrogène gris, à l’inverse, provient de gaz naturel, ou les atomes d’hydrogène sont séparés des atomes de carbone par de la vapeur d’eau (une technique appelée vaporeformage). Cette méthode couramment utilisée émet par contre une moyenne de 9,3 kg de CO2 par kilo d’hydrogène. Ces émissions provenant du vaporeformage peuvent être captées et séquestrées, rendant le processus “bas carbone”. C’est cela que l’on appelle l’hydrogène bleu. Au final si la molécule d’hydrogène est la même, c’est bien son moyen de production qui sera déterminant dans l’impact carbone global d’un système énergétique reposant sur l’hydrogène.

Pour les autres couleurs de  ’hydrogène, vous pouvez vous référer au tableau à la fin de l’article.

https://www.youtube.com/watch?v=_OR...

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Des sources naturelles d’hydrogène en Nouvelle-Calédonie{{}}

En Nouvelle-Calédonie, où le navire Energy Observer se trouve actuellement, il est possible de trouver de l’hydrogène blanc. Ce type d’hydrogène n’est non pas créé par l’Homme, mais est naturellement présent, sous forme de gaz, soit dans la croûte continentale, dans les couches profondes de la croûte océanique, dans les gaz volcaniques, dans les geysers ou dans les sources hydrothermales. Il semble que l’hydrogène soit naturellement produit dans une variété de formations rocheuses et de régions géologiques.

Le processus naturel de formation de l’hydrogène n’est que peu connu à ce jour. Il existe plusieurs hypothèses  : dégazage directement depuis le manteau de la terre, réaction de l’eau avec des roches ultrabasiques (serpentinisation*) ou avec des agents dans le manteau terrestre, radiolyse naturelle de l’eau (dissociation de la molécule d’eau par de l’uranium ou du plutonium), ou décomposition de matière organique. En Nouvelle-Calédonie, l’origine proposée du gaz est la serpentinisation, où l’eau réagit avec certaines roches (ici des ophiolites) et dégaze son hydrogène. La source néo-calédonienne se trouve dans la Baie de Prony, dans le lagon, où des sources sous-marines libèrent de l’eau chaude (43˚C), alcaline (pH>11), et riche en H2 (entre 12 et 34%).

Une ressource difficile à identifier{{}}

Considéré auparavant comme une occurrence rare, des études récentes prouvent que l’hydrogène blanc sous forme de gaz est beaucoup plus répandu dans la nature qu’on ne le pensait. Cette erreur de jugement peut s’expliquer de plusieurs façons. Tout d’abord, si personne ne s’attend à trouver de l’hydrogène «  libre  », personne ne le cherche. C’est pourquoi, encore aujourd’hui, beaucoup d’outils de mesures et de méthodes analytiques sont peu performants dans la détection d’hydrogène. Un autre facteur diminuant la découverte d’hydrogène blanc réside dans le fait que la plupart des puits dans le monde furent creusés dans des roches sédimentaires, là où les énergies fossiles sont stockées. Or, ces roches sont peu propices à la formation d’hydrogène. Enfin, étant l’élément le plus léger de la planète, l’hydrogène se diffuse rapidement dans l’air et d’autres environnements. Il ne reste donc pas longtemps emprisonné dans les roches.

Contrairement aux stocks d’énergies fossiles qui requièrent des millions d’années pour être formés, l’hydrogène naturel est créé en continu, avec un cycle de renouvellement rapide à l’échelle d’une vie humaine.

Où l’hydrogène est une source (et non plus un vecteur) d’énergie{{}}

L’hydrogène blanc, avec sa production continue et son temps de stockage court, doit être considéré comme un flux plutôt que comme un stock. Ce système extrêmement dynamique pourrait élargir notre usage de l’hydrogène actuel, où ce gaz précieux pourrait devenir une source d’énergie et non plus uniquement un vecteur d’énergie. Cette potentialité est démontrée au Mali, où une source d’hydrogène avec 98% de pureté est directement exploitée. Le gaz est brûlé dans une turbine pour produire de l’électricité qui alimente ensuite tout le village de Bourakébougou.

Aujourd’hui, 95% de l’hydrogène crée par l’homme provient du vaporeformage, une technique avec un haut rendement, mais une empreinte carbone désastreuse. À l’inverse, l’électrolyse peut être réalisée avec de l’électricité provenant d’énergies renouvelables, mais deux tiers de l’énergie est perdu dans le processus.

L’hydrogène naturel est maintenant perçu comme source abondante d’énergie décarbonée qui, de plus, requière une infrastructure minimale pour son extraction, surtout comparée aux besoins des énergies fossiles. Du fait du manque d’études dédiées à l’hydrogène blanc, il est difficile d’estimer les ressources aujourd’hui présentes dans le monde. Mais, depuis mars 2021, l’initiative EarthH2 rassemble scientifiques et industriels pour augmenter la connaissance actuelle sur la genèse et les ressources d’hydrogène naturel.

Un futur à l’hydrogène vert et blanc pourrait nous aider à transiter enfin vers des sources d’énergies zéro carbone, pour le meilleur de la planète et de l’humanité.

* La serpentinisation est un processus naturel d’altération des roches riches en fer et en magnésium par l’eau. Cette altération, couplée à l’oxydation des métaux contenus dans les roches, produit un gaz enrichi en hydrogène et une eau très alcaline (pH jusqu’à 12,5).

Exemple de serpentinisation dans l’olivine (minéral riche en fer et magnésium) :

3 Fe2SiO4 + 2 H2O –> 2 Fe3O4 + 3 SiO2 + 2 H2

Fayalite + Eau –> Magnétite + Silice + Hydrogène

Pour aller plus loin : les moyens de production de l’hydrogène{{}}

  • Gris  {{}}
    Production par vaporeformage. Un gaz naturel (souvent le méthane, CH4) réagit avec de la vapeur d’eau dans un mélange à haute pression. Cela produit du dioxyde de carbone et de l’hydrogène.

CH4 + H2O –> CO + 3 H2

puis

CO + H2O –> CO2 + H2

  • Vert{{}}
    L’hydrogène peut aussi être créé par électrolyse de l’eau. Cela signifie que la molécule d’eau est divisée en deux par une source d’électricité, séparant l’oxygène de l’hydrogène.

L’hydrogène vert ou «  propre  » veut dire que l’électricité provient de source d’énergie renouvelable (solaire, éolien, géothermique etc.).

  • Bleu  {{}}
    L’hydrogène est appelé bleu lorsque les émissions de CO2 provenant du processus de vaporeformage sont capturées et séquestrées pour éviter leur libération dans l’atmosphère.
  • Noir/Brun {{}}
    Par transformation du charbon en gaz. Le charbon est chauffé à 700˚C (sans combustion) et de l’oxygène et/ou de la vapeur d’eau est ajouté. Le mélange de monoxyde de carbone et de vapeur d’eau est transformé en dioxyde de carbone (CO2) et en hydrogène. Ce procédé est appelé gazéification.

CO + H2O –> CO2 + H2

  • Turquoise  {{}}
    Le méthane (gaz naturel, CH4) peut également être séparé à très haute température par un procédé appelé pyrolyse. Avec cette technique, l’hydrogène est libéré sous forme de gaz et le carbone sous forme solide. Le carbone solide est facilement séquestré ou réutilisé comme matière première. Ce processus est aussi “bas-carbone” parce que le CO2 n’est pas relâché dans l’atmosphère. Encore faut-il que l’énergie fournie pour le processus de pyrolyse soit renouvelable.
  • Rose {{}}
    Quand l’électricité pour l’électrolyse provient d’une source nucléaire.
  • Jaune {{}}
    Quand l’électricité pour l’électrolyse provient uniquement de l’énergie solaire.

Contenus associés :

Article Qu’est-ce que l’hydrogène ?

Article L’hydrogène, accélérateur de la mobilité lourde décarbonée

Vidéo Pourquoi avons-nous créé le premier navire à hydrogène ?

Source : Bas du formulaire

Source : https://www.energy-observer.org/fr/ressources/energy-observer-premier-navire-propulse-hydrogene

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16.

L’hydrogène naturel / blanc / natif : une ressource reconnue et un potentiel pressenti – Note parue le 16 juillet 2024 – Documents ‘connaissancedesenergies.org’

Exploitation d’hydrogène naturel

Site de forage d’hydrogène naturel dans le Kansas par Natural Hydrogen Energy (Photo courtesy of Viacheslav Zgonnik)

L’hydrogène naturel, également qualifié d’hydrogène « blanc » ou « natif », désigne le dihydrogène présent dans le sous-sol terrestre ou marin. 

Une fois extrait, il peut éventuellement être stocké sous forme comprimée ou liquide dans des réservoirs spécialement conçus pour une utilisation ultérieure. L’hydrogène peut ensuite être transporté via des pipelines ou des camions-citernes et utilisé comme carburant dans des piles à combustible pour produire de l’électricité, ou comme matière première dans diverses industries.

D’où vient l’hydrogène naturel ?{{}}

Sur Terre, on trouve essentiellement le dihydrogène (H2) sous forme combinée - à l’oxygène dans l’eau (H2O), au carbone (CH4, C2H6, etc.) - mais aussi directement sous forme gazeuse.

Le dihydrogène (H2) est communément qualifié d’hydrogène et se trouve dans le sous-sol terrestre et marin. 

L’Académie des technologies mentionne 3 principales réactions permettant la production de dihydrogène dans le sous-sol :

  • la réduction de l’eau en présence de roches riches en fer (celui-ci s’oxyde) ; 
  • la radiolyse par la radioactivité naturelle des roches qui casse la molécule d’eau ; 
  • la maturation tardive de la matière organique, en particulier des charbons, libère aussi, au-dessus de 200°C, de l’hydrogène en profondeur, tout comme les processus industriels de gazéification du charbon.
    Quel potentiel en France ?{{}}

« La certitude de l’existence d’hydrogène sous nos pieds n’en était pas une il y a encore dix ans », relevait Yannick Peysson, responsable de programmes sur l’hydrogène naturel à IFP Energies nouvelles, fin 2023. « Les choses s’accélèrent, c’est absolument clair », abonde le géochimiste Alain Prinzhofer, spécialiste de l’hydrogène naturel.

Une reconnaissance comme ressource{{}}

La France a reconnu début 2022 l’hydrogène naturel comme une ressource dans le code minier(1) et les premiers permis d’exploration ont été déposés. « La géologie de certaines régions de France est propice à la présence de cette ressource », souligne l’Académie des technologies (notamment dans les Pyrénées où la présence d’hydrogène a été mise en évidence).

Ont été attribués à ce jour un permis hydrogène au sud d’Orthez dans les Pyrénées-Atlantiques à TBH2 Aquitaine et deux permis hélium (ces gaz sont parfois liés dans le sous-sol, l’hélium est beaucoup plus cher que l’hydrogène mais son marché en volume est plus restreint) à 45-8 Energy dans la Nièvre et le Doubs.

Plusieurs demandes de permis et projets de recherche sont par ailleurs en cours. 

« Les candidats aux permis d’exploration souhaitent un raccourcissement des délais d’obtention des permis exclusifs de recherche (PER) et une simplification des procédures actuelles qui imposent des demandes distinctes pour l’hydrogène et pour l’hélium, ces dernières étant traitées par deux guichets différents. Le délai de dix-huit mois est jugé trop long d’autant plus qu’il semble être dû à un manque de personnel. Les demandes de concession de production sont réputées encore plus lentes, pouvant aller jusqu’à trois ans. En comparaison, en Allemagne, les réponses pour l’hélium sont fournies en moins de trois mois  », note entre autres l’Académie des technologies.

Une évaluation en cours{{}}

La Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) a formulé une première demande d’état des lieux auprès de l’IFPEN pour une durée d’un an, avec un budget de 300 000 € alloué à cette mission.

Selon l’Académie des technologies, « quelques millions suffiraient pour faire une évaluation à grande échelle des zones prospectives. Par exemple, une somme équivalente aux 500 000 € investis en Nouvelle-Aquitaine pour chaque région permettrait de compléter les cartes et d’avancer significativement dans cette exploration  ».

Recherche autorisée{{}}

Le 3 décembre 2023, la France a autorisé pour la première fois des recherches de réserves d’hydrogène naturel en accordant un permis exclusif de cinq ans à la société TBH2 Aquitaine. Ce permis, nommé ’Sauve Terre H2’, couvre une zone de 225 km² dans les Pyrénées-Atlantiques et inclut également la recherche d’hélium et de substances connexes.

Il s’agit du premier projet approuvé parmi six demandes similaires en France, tandis que les autres sont encore en cours d’examen. Les autres dossiers à l’instruction sont situés dans le centre du pays, en Lorraine et dans le Jura, ainsi que dans les Pyrénées-Atlantiques. Une autre demande de permis a été déposée en mars 2023 par 45-8 ENERGY et Storengy pour une zone voisine de 266 km², dont 10 km jouxtent le projet ’Sauve Terre H2’.

On en trouve d’ailleurs aussi côté espagnol, où l’entreprise Helios Aragón veut exploiter un puits foré il y a cinquante ans. « À l’époque, ça n’intéressait personne », souligne la scientifique Isabelle Moretti. La société espagnole table sur une réserve de 1,1 million de tonnes d’hydrogène naturel, qui pourrait être produit à un prix avoisinant un euro le kilo, « soit moitié moins cher » que l’hydrogène le plus abordable actuellement - qui lui n’est pas décarboné.

La plus grande réserve au monde en Moselle ?{{}}

Une découverte inattendue pourrait révéler la plus grande réserve mondiale d’hydrogène natif, dans le sous-sol houiller de la Moselle. Des chercheurs du CNRS, engagés depuis quatre ans dans le projet Regalor, ont découvert d’importantes quantités de ce gaz naturel en sondant le sous-sol de Folschviller à plus de 1 000 mètres de profondeur, alors qu’ils recherchaient initialement du méthane. Si les concentrations d’hydrogène sont uniformes dans tout le bassin houiller lorrain, cela pourrait représenter environ 60 millions de tonnes de cette ressource, faisant de cette région la plus grande réserve mondiale potentielle. Cependant, ces premières estimations nécessitent d’être confirmées par d’autres forages, a précisé Jacques Pironon, le directeur de recherche.

Actuellement, les scientifiques ont atteint une profondeur de 1 250 mètres avec une sonde de six centimètres de diamètre, unique au monde. Selon plusieurs modélisations, la concentration en hydrogène pourrait atteindre 90 % à une profondeur de 3 000 mètres. Des discussions sont en cours avec les autorités pour réaliser des forages plus profonds, entre 3 000 et 3 500 mètres, dans la région de Saint-Avold (Moselle), afin de déterminer à quelle profondeur se forme l’hydrogène blanc.

Financements{{}}

Les sociétés demandant des permis sont actuellement « pour la plupart de petites compagnies et elles n’ont pas une force de frappe suffisante, ni en personnel ni en fonds propres, pour commencer massivement les acquisitions une fois les permis octroyés ».

Le coût des puits à forer est toutefois « relativement bas (en comparaison de puits profonds en mer). Quelques dizaines de millions d’euros suffiraient à les aider à évaluer les zones prospectives ».

L’Académie des technologies appelle les banques comme la BPI à apporter un soutien à ces sociétés. « La labélisation au niveau de la Commission européenne de l’hydrogène naturel comme hydrogène décarboné est évidemment essentielle pour accéder à des subventions potentielles et pour faciliter la commercialisation en cas de découverte ».

Pour la spécialiste Isabelle Moretti, « Beaucoup de chercheurs français travaillent sur l’hydrogène naturel, mais notre avance est en train de se réduire, car certains gouvernements mettent énormément d’argent » dans la filière naissante.

Mi-décembre 2023, le président de la République Emmanuel Macron avait annoncé à Toulouse le lancement de ’missions d’exploration’ de réservoirs d’hydrogène naturel sur tout le territoire, promettant ’des financements massifs’ dans le domaine.

Et ailleurs dans le monde ?{{}}

Des pays « historiquement plus à l’aise avec l’exploitation des richesses du sous-sol ont pris conscience du potentiel des ressources en hydrogène sur leur territoire et accélèrent le développement de cette nouvelle filière », en premier lieu les États-Unis et l’Australie (où deux premiers puits forés près de la ville d’Adélaïde en octobre et novembre 2023 ont en particulier permis une importante découverte d’hydrogène et d’hélium), indique l’Académie des technologies.

Mais c’est au Mali que de l’hydrogène naturel est extrait depuis près de 10 ans, dans des quantités modestes (1 400 m3 par jour) mais de façon continue. « C’est une découverte qui a changé beaucoup de choses », selon Alain Prinzhofer, qui connaît bien ce gisement situé à 100 mètres de profondeur à Bourakébougou. « On a constaté que la pression y reste constante, voire augmente », ce qui implique un renouvellement des flux « à l’échelle d’un temps humain ».

Selon lui, la bascule est faite dans la filière. Après les recherches pionnières « de petites entreprises qui acceptent le risque [...] les gros pétroliers et les grandes majors de l’énergie sont désormais en embuscade et surveillent l’évolution » du secteur.

En deux ans, nous sommes passés de questions scientifiques « d’où vient l’hydrogène dans le sous-sol ? », « l’hydrogène peut-il être une ressource ? » à « où prendre des permis d’exploration ? » et « qui sera le premier gros producteur ? ». Les choses avancent très vite… comme souvent plus vite ailleurs qu’en France, et plus vite avec des start-up dédiées que dans les grands groupes ; mais vu le nombre de puits forés en 2023, la réponse à ces questions va venir bientôt. Dr. Isabelle Moretti

Hydrogène vert, blanc, gris... différence et enjeux{{}}

Présent naturellement partout sur la planète, l’hydrogène natif dit ’blanc’ suscite des appétits croissants car il aurait l’avantage de ne pas émettre de CO2, un des gaz à effet de serre responsables du changement climatique, contrairement à celui produit à partir d’énergies fossiles dit hydrogène ’gris’. A condition que son extraction, son stockage et son transport soient moins chers que la fabrication de l’hydrogène industriel (gris ou vert).

« Par souci de clarification, il est courant d’attribuer une couleur symbolique à l’hydrogène en fonction de son mode de production », rappelle l’Académie des technologies.

On distingue ainsi traditionnellement :

  • l’hydrogène « blanc » qui correspond à l’hydrogène naturel ;
  • l’hydrogène « gris » produit par vapocraquage du méthane sans captage de CO2 ;
  • l’hydrogène « bleu » également produit à partir de sources fossiles, mais captage et stockage des émissions de CO₂ associées ;
  • l’hydrogène « vert » est produit par électrolyse de l’eau, utilisant de l’électricité issue de sources renouvelables.
    Mais « ces qualifications peuvent conduire à des ambiguïtés : par exemple l’hydrogène produit par électrolyse de l’eau avec les caractéristiques du mix électrique mondial actuel émet plus de CO2 que celui produit par vapocraquage  », souligne l’Académie des technologies.

La note mentionne également l’Advanced Research Project Agency-Energy (ARPA-E) aux États-Unis qui a dédié un budget de 20 millions de dollars essentiellement affecté à des projets de recherche sur la génération d’hydrogène par injection d’eau dans des roches riches en fer. Cet hydrogène non naturel est dit « orange ».

On peut aussi appeler hydrogène « jaune » celui crée à partir de nucléaire.

Actuellement, plus de 95% de l’hydrogène utilisé dans le monde est produit à partir des hydrocarbures et du charbon (vaporeformage du méthane, gazéification du charbon). 

L’hydrogène « bas carbone » ou « vert », généré par électrolyse de l’eau en utilisant de l’électricité provenant d’énergies renouvelables compte pour moins de 0,5% des volumes d’hydrogène consommés.

L’hydrogène est très convoité pour le potentiel de décarbonation qu’il offre aux industries et à la mobilité qui doivent progressivement se passer de charbon, de pétrole et de gaz. Dans l’industrie pétro-chimique, il est utilisé en grande quantité pour désulfurer les carburants.

Sources / Notes : Ordonnance no 2022-536 du 13 avril 2022 modifiant le modèle minier et les régimes légaux relevant du code minier.

« Accélérer la caractérisation de la ressource et l’exploration de l’hydrogène naturel en France », Académie des technologies)

Sur le même sujet :

TRIBUNE D’ACTUALITÉ

Dr. Isabelle Moretti

https://www.connaissancedesenergies.org/tribune-actualite-energies/debut-de-lexploration-production-dhydrogene-naturel-une-nouvelle-ere-pour-lhydrogene

Aéronautique : en Occitanie, coups de frein sur la filière hydrogène

Sources / Notes

  • « Accélérer la caractérisation de la ressource et l’exploration de l’hydrogène naturel en France », Académie des technologies), 12 juin 2024.
  • Ordonnance no 2022-536 du 13 avril 2022 modifiant le modèle minier et les régimes légaux relevant du code minier.
  • Au moment de l’avis de l’Académie des Technologies en juin 2024, avaient été attribués un permis hydrogène au sud d’Orthez dans les Pyrénées-Atlantiques à TBH2 Aquitaine et deux permis hélium (ces gaz sont parfois liés dans le sous-sol, l’hélium étant beaucoup plus cher que l’hydrogène mais son marché en volume est plus restreint) à 45-8 Energy dans la Nièvre et le Doubs.
  • La Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) a formulé en 2024 une première demande d’état des lieux auprès de l’IFPEN pour une durée d’un an, avec un budget de 300 000 € alloué à cette mission. Selon l’Académie des technologies, « quelques millions suffiraient pour faire une évaluation à grande échelle des zones prospectives. Par exemple, une somme équivalente aux 500 000 € investis en Nouvelle-Aquitaine pour chaque région permettrait de compléter les cartes et d’avancer significativement dans cette exploration  ».
  • Une découverte inattendue pourrait révéler la plus grande réserve mondiale d’hydrogène natif, dans le sous-sol houiller de la Moselle. Des chercheurs du CNRS, engagés dans le projet Regalor, ont découvert d’importantes quantités de ce gaz naturel en sondant le sous-sol de Folschviller à plus de 1 000 mètres de profondeur, alors qu’ils recherchaient initialement du méthane. Si les concentrations d’hydrogène sont uniformes dans tout le bassin houiller lorrain, cela pourrait représenter environ 60 millions de tonnes de cette ressource, faisant de cette région la plus grande réserve mondiale potentielle. Cependant, ces premières estimations nécessitent d’être confirmées par d’autres forages, a précisé Jacques Pironon, le directeur de recherche. Actuellement, les scientifiques ont atteint une profondeur de 1 250 mètres avec une sonde de six centimètres de diamètre, unique au monde. Selon plusieurs modélisations, la concentration en hydrogène pourrait atteindre 90 % à une profondeur de 3 000 mètres. Des discussions sont en cours avec les autorités pour réaliser des forages plus profonds, entre 3 000 et 3 500 mètres, dans la région de Saint-Avold (Moselle), afin de déterminer à quelle profondeur se forme l’hydrogène blanc.
    Début de l’exploration-production d’hydrogène naturel : une nouvelle ère pour l’hydrogène ? Par Dr. Isabelle Moretti - E2S, Université de Pau et des Pays de l’Adour
    Membre de l’Académie des technologies

TRIBUNE D’ACTUALITÉ

L’hydrogène naturel : curiosité géologique ou source d’énergie majeure dans le futur ? par Dr. Isabelle Moretti E2S, Université de Pau et des Pays de l’Adour Membre de l’Académie des technologies

Sans stockage, point d’ambition pour le plan hydrogène français… par Dr. Isabelle Moretti E2S, Université de Pau et des Pays de l’Adour Membre de l’Académie des technologies

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– 19/08/2025

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