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"Belle forme et longévité en bonne santé par une alimentation si possible issue de l’agriculture biologique et durable, avec des aliments variés et de saison, riches en nutriments, pour des menus favorisant notre microbiote intestinal" par Jacques Hallard
jeudi 3 juillet 2025, par
ISIAS Agriculture Alimentation Santé
Belle forme et longévité en bonne santé par une alimentation si possible issue de l’agriculture biologique et durable, avec des aliments variés et de saison, riches en nutriments, pour des menus favorisant notre microbiote intestinal
Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 29/06/2025
Sujet rapporté dans ce dossier
Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur
Préambule{{}}
Pour commencer ce dossier, quelques définitions particulières qui peuvent être utiles
Rappel des objectifs de l’agriculture biologique qui a recours à des pratiques de cultures agricoles et d’élevages soucieuses du respect des équilibres naturels et ayant un impact limité sur l’environnement : elle exclut notamment l’usage des organismes génétiquement modifiés (OGM) ; elle restreint intelligemment et strictement l’utilisation des produits phytosanitaires chimiques de synthèse qui polluent le milieu naturel (sols et nappes phréatiques) ; elle limite au maximum le recours aux intrants ‘engrais, matières plastiques, etc…) pour une agriculture durable – Les produits alimentaires ‘BIO’ sont par définition soumis à des exigences réglementaires strictes et à des contrôles fréquents chez les producteurs…
Un cas particulier controversé : l’agriculture biodynamique : c’est un mode de gestion des cultures sans intrants de synthèse. Courant fondateur de l’agriculture biologique, elle est issue de l’application à l’agriculture du système de pensée du philosophe Rudolf Steiner : l’anthroposophie. La biodynamie voit le jour en 1924 suite à la demande d’agriculteurs et agronomes allemands inquiets de constater des phénomènes de dégénérescence sur leurs plantes cultivées et de pertes de fécondité dans leurs troupeaux. L’agriculture biodynamique est une forme d’agriculture biologique, qui se distingue par la mise en place de pratiques spécifiques, dont l’objectif est de favoriser la vitalité des plantes en renforçant le lien entre la plante, le sol et son environnement. L’association internationale Demeter octroie, depuis 1932, le label d’Agriculture Biodynamique aux exploitations agricoles qui en respectent le cahier des charges. L’agriculture biodynamique est basée sur le concept de la ferme en tant qu’organisme vivant autonome. Elle est généralement perçue comme une recherche d’équilibre entre le système de production et son environnement global pris comme la Terre au sens large. Certaines pratiques biodynamiques en sont des piliers, telles que la synchronisation des calendriers lunaires et culturaux, l’emploi de préparations (pour les cultures et/ou les composts) à base de plantes médicinales, de bouses de vache et/ou de quartz. La dynamisation des bouillies qui consiste à brasser le préparât en est un autre. Elle partage, entre autres, avec l’agriculture biologique la mise en place de rotations culturales pluriannuelles, l’association de plantes à interactions réciproquement bénéfiques, et l’épandage de compost issu de déjections animales. La biodynamie fait l’objet de nombreuses recherches depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, en particulier en Allemagne, Suisse et Angleterre. Cette pratique fait cependant face à de nombreuses critiques en France, n’étant pas à ce jour considérée comme un objet sérieux de recherche. Cette vision semble néanmoins évoluer notamment dans le milieu viticole, et ce en lien avec le développement de l’agroécologie. La France est actuellement le deuxième pays ayant le plus de fermes biodynamiques (515 en 2018) derrière l’Allemagne (1515), mais cela représente que 1% des surfaces en Agriculture Biologique… - Source : https://dicoagroecologie.fr/dictionnaire/agriculture-biodynamique/
Qu’est-ce que l’agriculture durable ? – C’est un mode d’agriculture qui désigne des systèmes de production agricole qui, tout en respectant l’environnement, sont économiquement rentables, capables de fournir à la société une nourriture de bonne qualité et en quantité suffisante, tout en assurant des revenus suffisants aux agriculteurs, et en tenant compte des générations futures…
On distingue en France 3 piliers de l’agriculture durable : l’agriculture biologique défendue par la FNAB (Fédération Nationale d’Agriculture Biologique), l’agriculture paysanne soutenue par le FADEAR (Fédération de l’Agriculture Paysanne) et l’agriculture économe définie par la RAD (Réseau de l’Agriculture Durable)… -
L’agriculture durable favorise également la biodiversité, la santé des sols et la résilience des écosystèmes agricoles. De plus, il prend en compte les aspects sociaux en promouvant des conditions de travail équitables pour les agriculteurs et en favorisant l’accès à une alimentation saine pour les communautés locales.
Quelle est la différence entre l’agriculture biologique et l’agriculture durable ? - L’agriculture biologique, en favorisant la structure du sol et sa teneur en matière organique, améliore souvent la rétention d’eau. Cela peut réduire les besoins en irrigation de 20 à 40% dans certaines cultures. L’agriculture durable met l’accent sur l’efficience de l’utilisation de l’eau.
L’agriculture raisonnée est un mode de gestion des productions agricoles, visant à minimiser l’impact de l’agriculture sur l’environnement en optimisant les intrants (produits phytosanitaires, fertilisants, aliments pour animaux, etc.) tout en maintenant, voire en améliorant la rentabilité économique des fermes.
L’agriculture raisonnée est-elle une alternative aux pesticides ? – Nom ! L’agriculture raisonnée n’est ni plus ni moins qu’une forme d’agriculture conventionnelle chimiquement intensive mais…qui respecte la loi (stockage des pesticides dans un local fermé par exemple). Elle ne se fixe pas d’objectif de réduction des pesticides…
Qu’est-ce qu’un élevage raisonné ? - C’est un système de production animale qui met l’accent sur le bien-être animal, la production locale, la surveillance des conditions de vie et de traitement des animaux, l’utilisation réduite des antibiotiques et des hormones, l’alimentation locale et saine des animaux, le soutien aux producteurs ...
Quel est le label pour l’agriculture raisonnée en France ? - Les détenteurs du label AR (pour agriculture raisonnée) sont souvent contrôlés par des certificateurs agréés par l’Etat, et normalement indépendants, afin de s’assurer que les produits sont toujours conformes aux contraintes du cahier des charges imposé.
Quelle est la différence entre une agriculture biologique et une agriculture raisonnée ? - D’un point de vue législatif, l’agriculture biologique (AB) est définie au niveau européen, alors que l’agriculture raisonnée telle que nous la connaissons n’est définie qu’en droit français. Enfin, les produits dits « raisonnés » ne peuvent pas prétendre au label et à l’adjectif « biologiques ».
Agroécologie - Contraction d’agriculture et d’écologie, le terme ’agroécologie’ désigne un ensemble de concepts et de pratiques dans lesquels les connaissances de l’écologie scientifique sont utilisées pour la production agricole. En savoir plus par ici > https://www.mnhn.fr/fr/qu-est-ce-que-l-agroecologie
Qu’est-ce que l’agroécologie ? - L’agroécologie est une façon de concevoir des systèmes de production qui s’appuient sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes. Elle les amplifie tout en visant à diminuer les pressions sur l’environnement (ex : réduire les émissions de gaz à effet de serre, limiter le recours aux produits phytosanitaires) et à préserver les ressources naturelles. Il s’agit d’utiliser au maximum la nature comme facteur de production en maintenant ses capacités de renouvellement. Elle implique le recours à un ensemble de techniques qui considèrent l’exploitation agricole dans son ensemble. C’est grâce à cette approche systémique que les résultats techniques et économiques peuvent être maintenus ou améliorés tout en améliorant les performances environnementales. - L’agroécologie réintroduit de la diversité dans les systèmes de production agricole et restaure une mosaïque paysagère diversifiée (ex : diversification des cultures et allongement des rotations, implantation d’infrastructures agroécologiques...) et le rôle de la biodiversité comme facteur de production est renforcé, voire restauré… - Voie par ici > https://agriculture.gouv.fr/quest-ce-que-lagroecologie
Quelle est la différence entre l’agriculture biologique et l’agroécologie ? - L’agriculture biologique peut donc être comprise comme l’un des éléments englobés par l’approche holistique de l’agroécologie, avec l’exigence supplémentaire que sa production respecte certaines normes. Les systèmes d’utilisation des terres dans de nombreux pays partenaires ont déjà dépassé les limites de la durabilité…
A ce propos, lire aussi ceci > https://www.terrafutura.info/5-choses-a-savoir-sur-l-agroecologie/
Un produit alimentaire de saison est par exemple un fruit ou un légume qui a suivi le cycle naturel de sa croissance et de sa production. Il est consommé une fois qu’il arrive à maturité dans sa zone de production. Un produit de saison doit en principe pousser en pleine terre ou sous des abris non ou peu chauffés... - Les sources documentaires conseillées pour privilégier nos choix, parmi tous les produits alimentaires de saison, sont les suivantes, en France :
https://www.greenpeace.fr/guetteur/calendrier/
https://agriculture.gouv.fr/mots-cles/produits-de-saison
https://agriculture.gouv.fr/panier-de-saison-les-produits-de-lhiver
Rappel des conseils pratiques sur les nutriments dans les aliments documentations canadiennes) : à lire sur ce site : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/nutriments.html
Comment définir le microbiote ? - Un microbiote est l’ensemble des micro-organismes – bactéries, virus, parasites et champignons non pathogènes, dits commensaux – qui vivent dans un environnement spécifique. Dans l’organisme, il existe différents microbiotes dont la composition diffère selon les surfaces colonisées : on distingue ainsi le microbiote cutané, le microbiote vaginal, le microbiote urinaire, le microbiote respiratoire, le microbiote ORL et le microbiote intestinal, autrefois appelé flore intestinale, de loin le plus important avec ses 100.000 milliards de germes.
Actualité suggérée – « Note mission est d’aider le plus de gens possible à végétaliser leur alimentation » - Mehdi Favri, chef de ‘Maslow Group’ avec ses associées Julia Chican Vernin et Marine Ricklin, le trentenaire a ouvert à Paris trois restaurants sans viande ni poisson en deux ans. Parmi leurs 40.000 clients mensuels, une écrasante majorité de non-végétariens… - Propos recueillis par Léo Pajon - Publié le 26 juin 2025 à 17h30, modifié le 27 juin 2025 à 12h45 – Source : https://www.lemonde.fr/m-styles/article/2025/06/26/mehdi-favri-chef-de-maslow-group-notre-mission-est-d-aider-le-plus-de-gens-possible-a-vegetaliser-leur-alimentation_6616026_4497319.html
Suivre aussi : Nutrition - Actualités, vidéos et infos en direct - Le Monde.fr - https://www.lemonde.fr › Société › Santé
Introduction
Ce dossier sur ISIAS revient sur le thème de l’agriculture, de l’alimentation et de la santé - Les articles ici sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après
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- La santé par l’alimentation - Mise à jour 26.02.25 – Dossier officiel ‘sante.gouv.fr’
- Nutrition : La longévité se joue aussi dans l’assiette – Documentation ‘pasteur-lille.fr’
- Si vous avez envie d’une alimentation plus saine, élargissez votre gamme de produits alimentaires plutôt que de la limiter - De l’huile de krill aux suppléments à la mode, les nutritionnistes déterminent ce qui est essentiel pour une alimentation saine – Traduction du 29 juin 2025 par Jacques Hallard d’un article de Meghan Rosen Rédacteur, Sciences biologiques – En date du 20 juin 2025 à 11h00 – Titre : Want to eat healthier ? Add to your diet, rather than limit it - Document ‘sciencenews.org’
- Une tasse de pois chiches par jour réduit le cholestérol - Dans une petite étude, un régime comprenant des pois chiches ou des haricots noirs présentait des bienfaits pour la santé - Traduction du 29 juin 2025 par Jacques Hallard d’un article de Meghan Rosen du 06 juin 2025 à 9h00 – Titre : A cup of chickpeas a day lowers cholesterol
- Agriculture – Alimentation - Pourquoi manger bio ? - Document ‘greenpeace.fr’
- Découvrez les 5 menus d’une diététicienne pour booster le microbiote - et prendre soin de votre santé - Par Emilie Biechy-Tournade, Journaliste santé - Publié le 27 juin 2025 à 12h54 – Document ‘cdn.greenpeace.fr’
- Alimentation saine et durable : des verrous systémiques mais des solutions locales – Par Michel Duru - Publié : 07 février 2024, 16:44 CET - Document ‘theconversation.com’ « L’expertise universitaire, l’exigence journalistique »
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La santé par l’alimentation - Mise à jour 26.02.25 – Dossier officiel ‘sante.gouv.fr’
Chacun doit avoir accès, d’une part, à une alimentation sûre, diversifiée, en quantité suffisante, de bonne qualité gustative et nutritionnelle, issue d’une agriculture durable et, d’autre part, à un environnement qui facilite les choix alimentaires favorables pour la santé et la pratique au quotidien de l’activité physique tout en limitant les comportements sédentaires.
Si les études récentes montrent que le surpoids et l’obésité tant chez les adultes que chez les enfants se sont stabilisés, cette stabilisation survient à un niveau qui, bien que moins mauvais comparativement à celui de nombreux autres pays européens, demeure trop élevé. Ainsi près de la moitié des adultes et 17 % des enfants sont en surpoids ou obèses en France aujourd’hui, avec des inégalités sociales encore très marquées. D’autres indicateurs n’évoluent pas de façon favorable. La croissance de la prévalence du diabète de type 2 se poursuit ; la pratique d’activité physique tend à décroître, particulièrement chez les femmes et les enfants, et reste très insuffisante. Les comportements sédentaires ont fortement augmenté ces dix dernières années. La consommation de sel, après avoir diminué au début des années 2000, stagne à un niveau beaucoup trop élevé, celle de sucre est trop importante tandis que la consommation de fruits et légumes et de fibres est beaucoup trop faible.
Les attentes de nos concitoyens sont donc fortes pour une meilleure qualité nutritionnelle de l’alimentation. Mais au-delà, le consommateur recherche également des productions locales, de saison, ou sous signe de qualité, une plus grande transparence. Il s’agit donc de promouvoir une alimentation ancrée dans les territoires en lien avec une agriculture résiliente tournée vers la transition agro-écologique. Cette démarche passe par une approche cohérence de l’action publique permettant de mettre en perspective tous les enjeux attachés à notre alimentation, en s’appuyant sur l’ensemble des acteurs et des parties prenantes au sein de la chaîne alimentaire. De nombreuses actions seront engagées et poursuivies pour faire évoluer l’offre alimentaire, lutter contre la précarité et le gaspillage alimentaire, favoriser la relocalisation de notre alimentation à travers la mise en place des circuits courts et de proximité, mais également renforcer l’éducation à l’alimentation et promouvoir notre patrimoine culinaire d’exception.
Objectifs :
– UNE ALIMENTATION FAVORABLE A LA SANTE POUR TOUS
– UNE ALIMENTATION PLUS DURABLE ET SOLIDAIRE
– UNE PLUS GRANDE CONFIANCE DANS NOTRE ALIMENTATION
– DE MEILLEURS DEPISTAGES ET PRISES EN CHARGE DES PATHOLOGIES LIEES A LA NUTRITION
– NOS TERRITOIRES EN ACTION
Principales mesures
1. Promouvoir les nouveaux repères nutritionnels : permettre à tous les Français de connaître les bons réflexes alimentaires pour leur santé en actualisant, dès 2019, le site manger-bouger et la fabrique à menu pour faciliter la mise en oeuvre par tous des nouvelles recommandations alimentaires, activité physique et sédentarité.
2. Augmenter les fibres, réduire les quantités de sel, sucres, gras dans les aliments de consommation courante par un engagement ferme des acteurs économiques dès 2020 et promouvoir le Nutri-Score, afin d’améliorer la qualité nutritionnelle de tous les aliments transformés en favorisant les démarches volontaires des professionnels.
3. Réduire la consommation de sel de 30 % d’ici 2025 (engagement de la France auprès de l’OMS). Pour le pain, qui représente de l’ordre de 25 % de l’apport en sel quotidien des Français, une réflexion sera engagée dès 2019 avec les professionnels afin de déterminer le taux cible et les actions à conduire pour y parvenir.
4. Protéger les enfants et les adolescents d’une exposition à la publicité pour des aliments et boissons non recommandés : encourager la mise en place de codes de conduite en s’appuyant sur les nouvelles dispositions de la directive européenne sur les services de médias audiovisuels.
5. Permettre à tous de bénéficier d’une restauration collective de qualité en toute transparence : assurer la montée en gamme de la restauration collective par un approvisionnement de 50 % de produits bio, durables et de qualité d’ici 2022 et
promouvoir le Nutri-Score dans ce secteur.
6. Organiser dès 2020 la journée nationale « Les Coulisses de l’alimentation » sur le modèle des Journées du Patrimoine où les professionnels de l’alimentation proposeront un large choix d’événements pédagogiques et de découverte au public (journées portes ouvertes, dégustations, visites dans les centres de formation, organisation de conférences et de débats).
7. Étendre l’éducation à l’alimentation de la maternelle au lycée : des outils pédagogiques pour l’éducation à l’alimentation seront mis à disposition en 2019 pour couvrir tous les âges tels qu’un vade-mecum et une boîte à outils éducative sur le portail « alimentation » du site internet Eduscol et déploiement des classes du goût.
8. Veiller à l’alimentation de nos ainés : prévenir la dénutrition en sensibilisant le grand public et les professionnels de santé et du secteur social en mettant en place chaque année « une semaine nationale de la dénutrition ».
9. Promouvoir et partager au niveau national les actions locales innovantes, sources de créativité : dans chaque département, d’ici 2023, ces initiatives seront valorisées dans le cadre des projets alimentaires territoriaux (PAT), des chartes « collectivités et entreprises actives du PNNS » et un colloque annuel sera organisé.
10. Étendre l’obligation de don des invendus alimentaires à la restauration collective et aux industriels et favoriser les dons par les filières agricoles : dès 2019, la restauration collective et les industries agro-alimentaires seront actrices de la lutte contre le gaspillage alimentaire et seront amenées à organiser des dons alimentaires aux associations.
11. S’assurer de la qualité et de la fiabilité des applications numériques informant le consommateur dans ses choix alimentaires : d’ici 2020, définir, en concertation avec les parties prenantes dans le cadre du Conseil national de la consommation (CNC), les conditions permettant de garantir au consommateur l’accès à une information pertinente et loyale lors de l’utilisation de ces applications.
Le programme alimentation – nutrition bénéficiera d’une enveloppe de près de 40 millions d’euros. Sur ce total, les 35 millions d’euros annuels de financement européen permettront en priorité de financer la montée en gamme des produits destinés à la restauration collective/scolaire. Les autres financements cibleront les actions prioritaires du programme alimentation - nutrition, notamment le déploiement des projets alimentaires territoriaux.
Les actions seront principalement portées par le ministère des Solidarités et de la Santé et par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation ; d’autres ministères sont associés à leur mise en œuvre.
https://sante.gouv.fr/local/adapt-img/1024/10x/IMG/png/recommandations_alimentation_pnns_20-03_dicom.png?1680695497{{}}
Outil pratique :
Ces dernières années, l’autoconsommation a rencontré un succès grandissant. On entend par « autoconsommation » le fait de consommer des produits qui ne sont pas passés par les réseaux commerciaux : par exemple, les fruits et légumes du jardin, les poissons pêchés dans le cadre du loisir, les champignons cueillis en forêt… Contrairement aux produits classiques, ceux-ci ne font pas l’objet de contrôles, et peuvent exposer les consommateurs à certains dangers. Afin de profiter des bienfaits de ces produits en toute sécurité, le Ministère des Solidarités et de la Santé a édité un petit guide sanitaire tout public.
PDF - Petit guide de l’autoconsommation en toute sécurité Téléchargement du pdf (7.2 Mio)
Dans cette rubrique :
- La santé par l’activité physique et sportive
- Obésité : prévention et prise en charge
- Protéger les mineurs de la vente d’alcool et de tabac
- Renforcer le parcours de santé des enfants et adolescents protégés
- Faciliter l’accès pour tous aux Tests Rapides d’Orientation Diagnostique (TROD) pour l’angine
- Permettre des prescriptions de prévention en médecine scolaire et en médecine du travail
- Faciliter l’accès aux dépistages organisés des cancers pour les personnes en situation de handicap hébergées en établissement
- Instaurer un « rendez-vous prévention » au moment du passage à la retraite
- Le numérique au service de la prévention
Dans cet article : Principales mesures Outil pratique
A consulter + :
- pdf Dossier de presse : Comité interministériel pour la Santé - rester en bonne (…) Téléchargement du pdf (2.4 Mio)
- pdf Plan national de santé publique (PNSP) 2018-2021 - Ensemble de mesures Téléchargement du pdf (2.6 Mio)
Ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles
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Nutrition : La longévité se joue aussi dans l’assiette – Documentation ‘pasteur-lille.fr’{{}}
Y a-t-il une différence entre nutrition et alimentation ? Y a-t-il une alimentation qui garantirait une vie plus longue et meilleure ? Découvrez les réponses à ces questions, ainsi que des conseils pratiques dans ce dossier spécial nutrition. Le Dr Jean-Michel Lecerf, responsable du service de nutrition de l’Institut Pasteur de Lille, vous éclaire sur toutes les questions que vous vous posez. {{}}
service nutrition activité physique
La nutrition, une clé pour notre santé
Nous entendons beaucoup parler de nutrition et d’alimentation, mais qu’elle est la différence ? L’alimentation correspond à notre régime alimentaire alors que la nutrition englobe aussi bien notre alimentation, que notre activité physique. Ainsi, la nutrition joue un rôle considérable sur la longévité. Des milliers d’études prouvent que la probabilité d’avoir un problème de santé sérieux est augmentée par une alimentation excessive et déséquilibrée de façon régulière. Ces problèmes peuvent conduire à réduire la durée de vie et notamment la durée de vie en bonne santé. Obésité, cholestérol, diabète, maladies cardiovasculaires, DMLA, cataracte, ostéoporose, cancer… Autant de problèmes de santé, ne se limitant pas à des pathologies « nutritionnelles ». Notre nutrition influence l’ensemble de notre organisme. Le Dr Jean-Michel Lecerf, responsable du service de nutrition de l’Institut Pasteur de Lille, nous rappelle que toutes ces maladies ne sont pas dues qu’à la nutrition, mais que cette dernière est indéniablement impliquée dans un grand nombre de pathologies.
Par exemple, la qualité de notre régime alimentaire est essentielle pour maintenir nos capacités intellectuelles tout au long de la vie. C’est ce qu’a rappelé récemment le Pr Philippe Amouyel, professeur de Santé Publique au CHU de Lille et directeur de l’unité de recherche dédiée à l’étude des facteurs de risque et des déterminants liés au vieillissement sur le campus de l’Institut Pasteur de Lille : « L’adoption d’un régime méditerranéen permet de ralentir significativement le déclin de nos capacités cognitives avec l’âge et de repousser l’âge des débuts des premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer. »
Y a-t-il une alimentation qui garantirait une vie plus longue et meilleure ?{{}}
A cette question le Dr Jean-Michel Lecerf répond : “Hélas, il n’y a pas de garantie, mais il y a des bonnes chances que cela puisse y contribuer. Tant dans l’état de santé que dans la longévité, des facteurs génétiques existent et expliquent la différence entre individus à alimentation égale.” Il rappelle néanmoins que le mode de vie tient une place considérable.
Si nous savons que les excès caloriques répétés conduisent à une prise de poids, favorisent le risque de pathologies chroniques dégénératives non transmissibles, raccourcissent la longueur des télomères (ce qui est un facteur de vieillissement), nous savons aussi que l’insuffisance d’apports alimentaires (liée à la pauvreté, aux régimes successifs…), accroît les risques de déficits voire de carences et de malnutrition.
Ainsi, le médecin nutritionniste met en avant 3 principes :{{}}
- les excès alimentaires répétés et réguliers sont nocifs et altèrent la santé. Ces excès posent des problèmes lorsqu’ils sont répétés. Néanmoins modérés et rares, ils font partie d’une vie raisonnable.
- un style alimentaire avec une alimentation variée, n’excluant aucune catégorie d’aliments, comprenant à la fois des aliments d’origine animale et végétale, et d’inspiration méditerranéenne (pour notre culture française européenne) contribue fortement à vivre mieux plus longtemps.
- l’activité physique est primordiale ! Une certaine frugalité, sans carence, résulte du bon sens : c’est la modération.
Nutrition et longévité : la chasse aux idées reçues{{}}
Le vieillissement n’induit pas de sénescence significative du système digestif. La sensation de faim peut diminuer quelque peu. Ainsi, pour retrouver les mêmes saveurs, nous avons besoin d’aliments un peu plus sucrés ou salés, mis à part cela aucune différence significative n’est recensée. Nous pouvons alors nous demander ce qu’induit vraiment le vieillissement ? Tour d’horizon avec le Dr Lecerf des idées reçues autours de la nutrition.
- Je suis âgé donc je n’ai pas besoin de manger beaucoup
– Il n’y a pas, à activité physique égale, de diminution de nos besoins énergétiques. On ne doit pas manger moins !
- Je ne bouge pas donc je dois manger moins
– S’il n’y a pas de dépenses physique, oui, mais la solution réside ailleurs : il faut essayer de bouger plus pour manger plus.
- J’ai pris du ” gras ” ou du poids donc je dois maigrir
– Non. Pour les jeunes, un poids excessif représente un danger pour la santé cardiovasculaire, mais un surpoids modéré pour une personne âgée n’a pas la même signification. Il faut être très prudent vis-à-vis des régimes. Les personnes âgées ont les mêmes besoins en vitamines, magnésium, fer, etc… et même des besoins sensiblement accrus en protéine (viande, poisson, œuf, lentilles…)
- Il ne faut pas manger beaucoup le soir car la nuit on ne dépense rien
– Manger peut induire une perte de protéines. Nous n’en disposerons pas le matin suivant, ce qui nous permet, normalement, d’entamer une bonne journée.
- La cuisson de mes aliments n’a pas d’importance
– Afin de préserver les bonnes vitamines et les bons minéraux, il ne faut pas ” matraquer ” nos aliments avec des transformations inadéquates. Il faut préserver la qualité des aliments en adoptant des modes de cuisson douce. Eviter de griller ou de rôtir les aliments.
- A mon âge on peut se passer du lait
– Selon le docteur, l’homme est omnivore, il a besoin de tout pour bien se porter. De plus, le lait est l’aliment qui a la plus grande richesse avec plus de 2000 composants dont on ne peut se passer.
- Je suis constipé donc je dois manger moins
– En fait c’est l’inverse.
- Jeûner me fera du bien pour éliminer les ” toxines “
– Ce n’est pas une façon de s’entretenir, réitérer trop souvent peut même être nocif.
Études cliniques à l’Institut Pasteur de Lille{{}}
Le Centre Prévention Santé Longévité (Institut Pasteur de Lille & CHU de Lille) adopte une démarche innovante, unique en France, de prévention et d’éducation à la santé, de conseil et d’accompagnement pour un vieillissement actif et réussi. Ce centre abrite le service de Nutrition de l’Institut Pasteur de Lille qui mène des projets de recherche appliquée en nutrition (études cliniques) et santé publique, il conduit également des missions d’expertises et assure la formation des professionnels dans les domaines de l’alimentation, la diététique et la nutrition.
Les études cliniques menées au sein du centre d’investigation clinique NutrInvest permettent d’évaluer les effets nutritionnels et les atouts santé des produits alimentaires. Ces études, réalisées grâce à la participation de volontaires, contribuent à une meilleure compréhension de l’effet de certains aliments ou compléments alimentaires sur des paramètres biologiques associés à la santé. Plusieurs thématiques de recherches sont actuellement explorées autour du rôle préventif de l’alimentation : prévention de l’hypercholestérolémie et du diabète de type II et amélioration des symptômes associés au syndrome de l’intestin irritable, etc.
Doctor nutritionist in office with healthy fruits diet concept
En savoir plus sur nos études cliniques
Institut Pasteur de Lille{{}}
Reconnue d’utilité publique en 1898, l’Institut Pasteur de Lille est une fondation privée financièrement et juridiquement indépendante, habilitée à recevoir des dons, des legs et des assurances vie. © 2025 – Institut Pasteur de Lille.
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Source : https://pasteur-lille.fr/actualites/dossiers/nutrition-sante/
Si vous avez envie d’une alimentation plus saine, élargissez votre gamme de produits alimentaires plutôt que de la limiter - De l’huile de krill aux suppléments à la mode, les nutritionnistes déterminent ce qui est essentiel pour une alimentation saine – Traduction du 29 juin 2025 par Jacques Hallard d’un article de Meghan Rosen Rédacteur, Sciences biologiques – En date du 20 juin 2025 à 11h00 – Titre : Want to eat healthier ? Add to your diet, rather than limit it - Document ‘sciencenews.org’
Meghan Rosen en tête
Meghan Rosen Rédacteur, Sciences biologiques - 20 juin 2025 à 11h00
Une salade de haricots composée de pois chiches, de haricots rouges, de maïs et de persil dans une assiette blanche. Cela pourrait faire partie d’une alimentation saine.
Vous cherchez une façon simple d’intégrer des aliments riches en nutriments à votre alimentation ? Essayez une salade de haricots mélangés. PGoodie76/Getty Images
ORLANDO, Floride — Rien de tel qu’une réunion sur la nutrition pour vous donner envie de mettre le feu à votre régime.
Comme la plupart des gens qui se considèrent en relativement bonne santé, je pensais manger plutôt bien. Plutôt végétarien, beaucoup de fruits, peu d’alcool. Globalement, mon alimentation fait probablement ce qu’elle doit pour maintenir mon corps et mes os solides. Il y a encore des progrès à faire, mais sûrement pas beaucoup, n’est-ce pas ? Faux !
Lors de la réunion annuelle de l’American Society for Nutrition , qui s’est terminée début juin, j’ai appris que mon alimentation – et peut-être la vôtre aussi – pourrait être grandement améliorée. Plus tard cette année, nous recevrons de nouvelles recommandations lorsque le gouvernement fédéral publiera les recommandations alimentaires pour 2025-2030, mises à jour tous les cinq ans en fonction des dernières avancées scientifiques. Selon un récent rapport du comité consultatif sur les recommandations, ces changements pourraient inclure une plus grande importance accordée à la consommation de haricots, de pois et de lentilles , ainsi qu’une réduction de la viande rouge et transformée.
La bonne nouvelle, c’est qu’apporter de telles améliorations alimentaires n’est pas compliqué. La mauvaise nouvelle, c’est que la plupart des gens ne le font pas. Ce n’est pas surprenant. Les conseils nutritionnels abondent sur les réseaux sociaux et au-delà, et démêler le bon du mauvais peut ressembler à deviner la vérité dans le marc de café. Les influenceurs bien-être vendent des compléments alimentaires non éprouvés, les scientifiques présentent des résultats parfois contradictoires, et les recommandations fédérales peuvent être influencées par les partis politiques.
Les conseils diététiques ne doivent pas nécessairement être compliqués{{}}
Certaines tendances alimentaires peuvent paraître étranges (manger comme un carnivore) ou difficiles à suivre (ne manger que pendant une période de huit heures par jour). Et bien que les chercheurs testent des aliments spécifiques susceptibles d’avoir des effets considérables sur la santé, ils ne sont pas toujours des aliments de base. Certains aliments présentés lors de Nutrition 2025 n’ont pas fait exception. L’huile de krill ? Elle pourrait atténuer les douleurs chroniques. La lentille d’eau ? Pourrait être une bonne source de folate, une vitamine qui stimule les globules rouges . Le souchet comestible ? Peut-être qu’il améliore la fertilité masculine.
Mais les aliments n’ont pas besoin d’être atypiques pour être bénéfiques pour l’organisme. Et les régimes n’ont pas besoin d’être restrictifs pour être efficaces. Plutôt que de simplement supprimer des aliments de l’alimentation, il serait peut-être plus important de se concentrer sur ce que l’on peut ajouter, a déclaré Jaclyn Albin, médecin culinaire au UT Southwestern Medical Center de Dallas. « Historiquement, le travail en nutrition s’est trop concentré sur ce qui doit être retiré de l’assiette », a-t-elle déclaré. Il faut plutôt se demander : « Comment réintégrer les bons éléments manquants ? »
Vous connaissez probablement déjà les bienfaits. Lors de la réunion, les participants ont cité des exemples : fruits et légumes, céréales complètes, noix et graines, légumineuses. « Ce n’est pas sorcier », a déclaré Albin. Ce sont des aliments riches en nutriments, sans sel ni sucres ajoutés. Les scientifiques vantent leurs bienfaits depuis des décennies. De nouvelles recherches continuent de le confirmer. Une tasse quotidienne de pois chiches, par exemple, peut réduire le cholestérol , selon une étude présentée lors de la réunion.
Mais il existe un fossé immense entre les recommandations alimentaires et la consommation réelle des adultes américains. Selon des scientifiques, seuls 10 % d’entre nous consomment suffisamment de fruits et légumes en 2022. L’objectif est d’en consommer au minimum 3,5 tasses par jour.
L’absence de ces aliments dans l’alimentation pourrait expliquer pourquoi les adultes n’atteignent pas d’autres objectifs nutritionnels clés. Les fibres en sont un élément essentiel. En consommer suffisamment peut réduire les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 et de cancer. Aux États-Unis, les adultes devraient viser 22 à 34 grammes de fibres par jour, selon l’âge et le sexe, selon les recommandations actuelles. Or, selon les scientifiques, nous n’en consommons que la moitié environ.
Les fibres ont été un sujet récurrent lors de la réunion ; des dizaines d’affiches et de présentations ont été consacrées à ce nutriment. Les chercheurs ont rapporté avoir repensé des aliments riches en fibres, complété leur alimentation avec des fibres fermentescibles et conçu des mélanges de fibres prébiotiques. Mais les fibres n’ont pas besoin d’être sophistiquées. On les retrouve dans tous ces aliments, mentionnés par le public lors de la présentation d’Albin.
Les cours de cuisine peuvent améliorer l’alimentation des gens{{}}
Alors, comment inciter les gens à consommer davantage de nutriments ? C’est plus difficile qu’il n’y paraît, surtout si l’on n’a pas les moyens ou l’accès à une alimentation saine. Aux États-Unis, près de 50 millions de personnes vivaient dans des ménages en situation d’insécurité alimentaire en 2023, un chiffre en augmentation constante chaque année.
Et même si les gens ont les moyens d’acheter des fruits et légumes frais, ou peuvent les récupérer dans le cadre de programmes de distribution locaux, cela ne garantit pas qu’ils sachent les cuisiner, explique Jennifer Massa, chercheuse en nutrition à la Harvard TH Chan School of Public Health de Boston. Pendant la pandémie, lorsque les cantines scolaires se sont tournées vers la distribution de nourriture, elles ont souvent trouvé des aliments frais abandonnés au coin du point de collecte, explique Massa. « Il y avait un tas de chou frisé, car les gens ne savaient pas quoi en faire. »
Elle, Albin et d’autres chercheurs à travers le pays s’efforcent de changer cela grâce à des programmes de « médecine alimentaire » ou de « médecine culinaire ». Ces programmes s’articulent autour de l’idée que l’accès à une alimentation saine est si important qu’il devrait être intégré aux soins de santé, a déclaré Albin. L’éducation en est un élément clé. Les chercheurs s’associent à des cuisines communautaires, des églises locales et d’autres organisations pour proposer des cours de cuisine. « Si nous n’apprenons pas aux gens à rendre ces aliments délicieux, personne n’en mangera », a déclaré Massa.
Son équipe a récemment terminé un essai clinique au cours duquel les participants ont suivi 16 semaines de cours de cuisine intensifs . Ils ont également reçu les provisions nécessaires à la préparation des recettes, ont rapporté les chercheurs dans Nutrients en janvier. Aujourd’hui, plusieurs mois après la fin des cours, les chercheurs effectuent un suivi pour déterminer si les participants ont apporté des changements durables à leur comportement et à leur santé. « Les gens ont vraiment adoré les cours », déclare Massa. Leur assiduité était quasi parfaite.
Les cours ont créé un sentiment d’appartenance, a constaté son équipe. Ils ont également permis aux participants d’acquérir les compétences nécessaires pour cuisiner à la maison. « Certaines personnes participant à l’étude ne savaient absolument pas faire bouillir de l’eau », a déclaré Massa. Les cours offrent également un espace sécurisé pour essayer de nouvelles recettes sans risquer de gaspiller. Pour les personnes en situation d’insécurité alimentaire, a déclaré Albin, « le gaspillage n’a pas sa place ».
Même ceux qui ont suffisamment de nourriture et de bonnes compétences culinaires peuvent tirer profit des travaux des chercheurs. Il s’agit de revenir à l’essentiel : cuisiner à la maison et essayer d’intégrer un peu plus de chou frisé, de poivrons ou de lentilles à notre alimentation quotidienne. Les lentilles et autres légumineuses sont des aliments que j’ai tendance à négliger dans mes habitudes alimentaires. Mais je suis de nouveau inspirée à essayer des recettes pour rendre les haricots délicieux, comme cette salade de haricots dense et virale ou ce plat de pois chiches et de noix de coco qu’une nutritionniste m’a partagé lors de la réunion.
Considérez ceci comme un rappel de ce que vous saviez peut-être déjà. Mais il est peut-être temps d’y accorder plus de poids. Même aujourd’hui, à l’ère des médicaments amaigrissants puissants et des planificateurs de repas assistés par IA, le simple fait de consommer des aliments riches en nutriments est ce que les experts en nutrition considèrent comme important, voire crucial pour la santé.
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Citations{{}}
J. Massa et al . Améliorer les compétences culinaires, les comportements liés au mode de vie et les résultats cliniques chez les adultes à risque de maladie cardiométabolique : protocole d’un essai multicentrique randomisé en cuisine pédagogique (TK-MT).Nutriments . 16 janvier 2025. doi : 10.3390/nu17020314.
FR - À propos de Meghan Rosen E-mailX- Meghan Rosen est rédactrice et chroniqueuse sur les sciences de la vie pour Science News. Elle est titulaire d’un doctorat en biochimie et biologie moléculaire, avec une spécialisation en biotechnologie, de l’Université de Californie à Davis, et a ensuite obtenu son diplôme en communication scientifique à l’Université de Californie à Santa Cruz.
NB. Nous sommes à un moment critique et soutenir le journalisme scientifique est plus important que jamais - Science News et notre organisation mère, la Society for Science, ont besoin de votre aide pour renforcer la culture scientifique et garantir que les décisions sociétales importantes soient prises en tenant compte de la science. Veuillez vous abonner à Science News et ajouter 16 $ pour élargir vos connaissances et votre compréhension scientifiques.
Source de l’article traduit : https://www.sciencenews.org/article/healthy-diet-nutrition-beans-fiber
Une tasse de pois chiches par jour réduit le cholestérol - Dans une petite étude, un régime comprenant des pois chiches ou des haricots noirs présentait des bienfaits pour la santé - Traduction du 29 juin 2025 par Jacques Hallard d’un article de Meghan Rosen du 06 juin 2025 à 9h00 – Titre : A cup of chickpeas a day lowers cholesterol – Référence : https://www.sciencenews.org/article/chickpeas-cholesterol-beans-health
Gros plan sur des pois chiches, également appelés pois chiches, qui sont ronds et bruns.
Inclure des pois chiches dans votre alimentation quotidienne pourrait réduire le cholestérol et les signes d’inflammation. Chris Devers/flickr
ORLANDO, Floride — Les haricots ne sont pas des fruits, mais ils peuvent être magiques pour votre santé.
Dans une petite étude, la consommation quotidienne d’une tasse de pois chiches a réduit le taux de cholestérol , ont rapporté des scientifiques le 3 juin lors de la réunion annuelle de l’American Society for Nutrition. De plus, une tasse de pois chiches ou de haricots noirs par jour a réduit l’inflammation.
Les résultats révèlent clairement comment de petits changements dans votre alimentation peuvent avoir des conséquences significatives sur votre santé, explique Indika Edirisinghe, nutritionniste à l’Illinois Institute of Technology de Chicago. « Une simple tasse de haricots par jour peut faire une grande différence. »{{}}
Bas du formulaire{{}}
Edirisinghe et ses collègues ont recruté 72 personnes prédiabétiques dans un essai leur demandant de consommer une tasse de pois chiches, de haricots noirs ou de riz blanc chaque jour pendant 12 semaines. À la fin de l’essai, le taux de cholestérol des personnes suivant le régime à base de pois chiches est passé d’environ 200 à 186 milligrammes par décilitre. Cela peut paraître minime, mais c’est une véritable aubaine, affirme Edirisinghe. Cela signifie que les participants « retrouvent une bonne santé ». Les médecins considèrent qu’un taux de cholestérol total inférieur à 200 mg/dl est normal.
Les personnes des groupes pois chiches et haricots noirs ont également montré une diminution des signes d’inflammation dans le sang. L’engouement pour ces bienfaits pour la santé provient en partie des haricots eux-mêmes, explique Morganne Smith, co-auteure de l’étude et nutritionniste à l’Illinois Tech. « Ils sont très courants, abordables et accessibles. »
Cela pourrait faciliter l’intégration de légumineuses dans la cuisine. Certes, un ventre plein de haricots peut vous faire vomir. Certains participants à l’étude ont signalé des problèmes gastro-intestinaux, explique Edirisinghe, mais leurs intestins ont semblé s’adapter au fil de l’essai.
Cela signifie-t-il que nous devrions manger des haricots à chaque repas ? Pas nécessairement. Les recommandations alimentaires actuelles préconisent une tasse et demie de haricots par semaine . Mais une tasse par jour « n’est pas trop difficile à atteindre », affirme Edirisinghe. Dans le cadre de l’étude, son équipe a proposé aux participants des recettes et des photos de plats à tester, comme la salade de haricots.
Personnellement, Edirisinghe aime manger des haricots au petit-déjeuner : des pois chiches à la noix de coco. « On peut ajouter un peu de sel et de poivre, et c’est vraiment délicieux », dit-il.
Pois chiches et noix de coco d’Indika >{{}}
Ingrédients :{{}}
1 tasse de pois chiches en conserve, égouttés
2 cuillères à soupe de noix de coco râpée (fraîche ou sèche)
1 jus de citron pressé
1 pincée de sel, poivre
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
Faire chauffer l’huile dans une poêle à feu moyen. Ajouter les pois chiches et la noix de coco en remuant de temps en temps jusqu’à ce que le tout soit chaud, environ cinq minutes. Retirer la poêle du feu et ajouter le jus de citron, du sel et du poivre selon votre goût. Servir chaud.
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Citation : MM Smith et al . Effets de la consommation chronique de haricots noirs et de pois chiches sur les marqueurs métaboliques et inflammatoires chez les adultes prédiabétiques . Réunion de l’American Society for Nutrition , Orlando, Floride, 3 juin 2025.
Meghan Rosen en tête
À propos de Meghan Rosen E-mailX- Meghan Rosen est rédactrice et chroniqueuse sur les sciences de la vie pour Science News . Elle est titulaire d’un doctorat en biochimie et biologie moléculaire, avec une spécialisation en biotechnologie, de l’Université de Californie à Davis, et a ensuite obtenu son diplôme en communication scientifique à l’Université de Californie à Santa Cruz.
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Source : Want to eat healthier ? Add to your diet, rather than limit it ou : https://www.sciencenews.org/article/chickpeas-cholesterol-beans-health
Agriculture – Alimentation - Pourquoi manger bio ? - Document ‘greenpeace.fr’{{}}
Dans l’agriculture industrielle intensive, pour éviter que certains insectes mangent les cultures et ainsi affectent les récoltes, les agriculteurs et agricultrices utilisent des pesticides. Ces pesticides contaminent la terre, l’eau, l’air, tuent les pollinisateurs et nuisent gravement à notre santé.
Nous vous énumérons quatre avantages d’une alimentation biologique. {{}}
1- C’est meilleur pour notre santé et celle des agriculteurs{{}}
Quelles sont les différentes voies d’exposition aux pesticides ?{{}}
En général, la population est exposée à une multitude de pesticides via les produits alimentaires qu’elle consomme au quotidien. Dans les régions agricoles, où les pesticides sont utilisés, ces substances se retrouvent en suspension dans l’air, polluent les sols et les cours d’eau et peuvent être systématiquement absorbées par certaines espèces de plantes non ciblées.
De nombreuses études publiées entre 2007 et 2014 suggèrent que les légumes, notamment les légumes à feuilles vertes, et les fruits, tels que les pommes et les raisins, sont généralement les aliments qui contiennent les niveaux de résidus de pesticides les plus élevés .
Où se propage les pesticides ?Agrandir l’image
Quelles sont les personnes les plus touchées par les pesticides ?{{}}
Chez les enfants exposés à des taux élevés de pesticides in utero, différents impacts ont été observés, tels que le retard du développement cognitif, des effets comportementaux et des malformations congénitales. Une corrélation forte a également été mise en évidence entre l’exposition aux pesticides et l’incidence de la leucémie chez l’enfant.
Pour les agriculteurs, des études ont montré que, plus l’exposition aux pesticides est importante, plus l’incidence de plusieurs types de cancers (prostate, poumons, etc..) et de pathologies neurodégénératives (maladie de Parkinson et d’Alzheimer) est élevée. Des éléments indiquent que certains pesticides peuvent perturber les systèmes endocrinien et immunitaire.
Les personnes les plus touchées par les pesticidesAgrandir l’image
Pour plus d’informations, consulter notre rapport sur l’impact des pesticides.
2- C’est protéger la biodiversité {{}}
Les pesticides affectent tous les organismes ainsi que les environnements dans lesquels ces organismes évoluent. Ainsi, dans l’Union européenne, 24,5 % des espèces vulnérables ou en danger sont menacées par les effluents agricoles (parmi lesquels les pesticides et les engrais), notamment les abeilles, les libellules, les amphibiens…
En plus de détruire directement la biodiversité, les pesticides affectent des maillons essentiels de la chaîne alimentaire. Les oiseaux des champs en sont une illustration criante. En plus d’être directement empoisonnés, ils souffrent d’une réduction drastique de leurs ressources alimentaires (insectes, graines…). En France, plus de 70 % des couvées de perdrix grises sont exposés à au moins un pesticide.
Or, les écosystèmes naturels sont complexes : la raréfaction d’une espèce en particulier peut provoquer des déséquilibres qui mettent en danger des services que la nature fournit gratuitement.
Cette contamination concerne également le poisson, la viande (nourrie au soja transgénique), la volaille et les œufs ! Tous nourris avec des pesticides…
Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulternotre rapport sur les impacts environnementaux des pesticides.
3- C’est protéger les sols et nappes phréatiques {{}}
L’agriculture biologique respecte, restaure et entretient les équilibres biologiques sans lesquels la vie ne peut se développer et durer. L’agriculture bio ne pollue pas avec les pesticides, fongicides et autres engrais de synthèse.
L’agriculture biologique utilise moins d’eau, en raison de ses techniques de travail du sol, des variétés qu’elle utilise mais aussi parce que sa logique agronomique et donc économique, ne l’incite pas à intensifier sa production annuelle mais à raisonner sur une rotation longue.
L’agriculture écologique dynamise la fertilité des sols sans avoir recours à des produits chimiques. Elle les protège de l’érosion, de la pollution et de l’acidification.
L’agriculture écologique permet aux agriculteurs de lutter contre les ravageurs, les maladies et les mauvaises herbes en utilisant matières organiques végétales ou animales sans utiliser de pesticides chimiques qui polluent les sols, l’eau et dégradent les écosystèmes, ainsi que la santé des agriculteurs et des consommateurs.
Ecological Produce at Farmers Market in Paris. © Peter Caton© Peter Caton / Greenpeace
4- Manger bio oui, mais local et non sous serre !{{}}
En plus de toutes les raisons évoquées ci-dessus, le bio privilégie le local et les circuits courts ! L’importation de fruits et légumes de pays lointains a un impact polluant sur la planète. Le premier réflexe à adopter lorsque l’on est dans les grandes surfaces, c’est de regarder la provenance des fruits et légumes mais aussi leur saisonnalité (lien guetteur). Avec ces informations, vous éviterez la culture sous serre qui est un véritable désastre écologique.
Il existe des coopératives de produits bios et locaux qui proposeront des fruits et légumes de saison. Vous pouvez adhérer à une Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) ou à l’association sociale et solidaire Les Jardins de Cocagne. Grâce à cette adhésion, vous pouvez directement aller chercher vos fruits et légumes à la ferme, qui peut mener sa production indépendamment des grands systèmes de distribution. Le producteur, lui, s’engage à fournir à ses clients des « paniers » de fruits et légumes de saison.
Et les supermarchés dans tout ça ? Que font-ils ? {{}}
Pendant cinq ans, Greenpeace a encouragé les enseignes de la grande distribution (Carrefour, Leclerc, Auchan, Casino, Intermarché, Monoprix, Système U, etc.) dans une course vers ‘zéro pesticides’ pour les fruits et légumes. Si elles semblent avoir pris conscience du problème et multiplient les annonces, leurs efforts sont pourtant largement insuffisants, comme nous l’analysons dans ce dossier.
Pour aller plus loin : {{}}
- Je rejoins les mobilisations citoyennes organisées par des lycéen·nes dans toute la France pour demander davantage de repas végétariens à la cantine.
- Je consulte le calendrier des fruits et légumes de saison.
- Je signe la pétition contre les nouveaux OGM.
- Je rejoins le mouvement contre la déforestation, dopée par l’élevage industriel.
Sur le même sujet : {{}}
Climat La pollution numérique, qu’est-ce que c’est ? {{}}
Toxiques Mode éthique ou fast-fashion ?
Climat Quel moyen de transport écologique adopter ?
Toxiques Zéro déchet : 13 astuces très simples
Greenpeace France | HelloAsso
Source : https://www.greenpeace.fr/pourquoi-manger-bio/
Découvrez les 5 menus d’une diététicienne pour booster le microbiote - et prendre soin de votre santé - Par Emilie Biechy-Tournade, Journaliste santé - Publié le 27 juin 2025 à 12h54 – Document ‘cdn.greenpeace.fr’
Comment composer ses repas pour prendre soin de son microbiote intestinal et de sa santé en général ? A l’occasion de la journée mondiale du microbiote, une diététicienne a partagé 5 menus à privilégier. Voici lesquels.
Composé de milliers d’espèces différentes de bactéries, de virus, de parasites, de champignons non pathogènes, le microbiote intestinal joue un rôle essentiel dans le développement et l’état de santé. Ce 27 juin marque la journée mondiale du microbiome, l’occasion de rappeler les bonnes pratiques qui permettent de prendre soin de sa santé intestinale. Pour vous aider à chouchouter votre microbiote, la diététicienne-nutritionniste Sophie Janvier a partagé sur son compte Instagram, 5 menus riches en fibres, en aliments fermentés, en oméga-3, et en polyphénols.
Microbiote intestinal : 5 menus simples et gourmands pour le chouchouter{{}}
Pourquoi est-il important de prendre soin de son microbiote intestinal ? “Ce microbiote intestinal est l’ami de votre confort digestif, de votre immunité, de votre métabolisme énergétique, et plus globalement de votre santé physique et mentale”, avance l’experte, dans un post Instagram. Si vous ne savez pas quelle alimentation adopter pour booster votre microbiote, la diététicienne-nutritionniste a dévoilé 2 petits-déjeuners, 2 déjeuners et un dîner à privilégier.
Le petit-déjeuner{{}}
Que manger le matin pour prendre soin de son microbiote ? Sophie Janvier conseille par exemple une tartine de pain d’épeautre au levain avec de l’houmous, des radis émincés et une pincée de graine de lin moulues, accompagnées d’un fruit de saison et d’un thé vert. Selon elle, ce menu apporte une bonne quantité de fibres, d’amidon résistant, ou encore de polyphénols qui aident à renforcer la barrière intestinale.
Si cette option ne vous inspire pas, la diététicienne-nutritionniste propose un “overnight porridge” de flocons d’avoine au kéfir de lait, avec des morceaux de pêche, des cerneaux de noix, et une touche de miel, accompagné d’un café noir. Elle explique qu’il permet de consommer des fibres, des ferments vivants à effets probiotiques dans le kéfir, des polyphénols, et des oméga-3.
Le déjeuner{{}}
Pour le déjeuner, Sophie Janvier recommande de manger une salade de pommes de terres refroidies, de cornichons et de légumes lacto-fermentés, accompagnée de filets de maquereau aux légumes du soleil et d’une poignée de cerises en dessert. En effet, elle rappelle que les légumes et les fruits apportent suffisamment de fibres, les pommes de terre de l’amidon résistant, le maquereau des oméga-3, et les cerises des polyphénols.
Sinon, elle propose de déjeuner une salade composée avec des œufs, des courgettes rôties, des lentilles, des herbes fraîches et des graines de chanvre, avec un chia pudding à la fraise en dessert. Elle avance que les différents végétaux sont riches en fibres, que les œufs et les graines de chia apportent des oméga 3 et que les fraises et les graines permettent de faire le plein de polyphénols.
Le dîner{{}}
Afin de finir la journée sur une note bénéfique au microbiote, l’experte propose de dîner un gaspacho en entrée, puis une poêlée de pois chiches, fenouil, épinard et curcuma, avec un yaourt de brebis accompagné de myrtilles en dessert. Selon elle, on trouve des fibres dans les légumes, fruits et pois chiches, des bactéries lactiques favorables dans le yaourt, et des polyphénols dans les myrtilles et le gaspacho.
Afin de mieux comprendre notre microbiote, l’INRAE et l’AP-HP ont lancé le projet “Le French Gut”, avec l’objectif d’analyser les selles de 100.000 Français pour cartographier leur microbiote intestinal. Le but ? Favoriser la prévention santé et ouvrir la voie au développement de nouvelles thérapies contre les maladies chroniques.
A post shared by Sophie Janvier nutritionniste (@sophiejanviernutritionniste)
Le French Gut, un projet pour aider la rechercher sur le microbiote{{}}
Comme elle le souligne dans son post, Sophie Janvier est ambassadrice du projet ’Le French Gut’, projet soutenu par l’Inrae et qui vise à récolter 100 000 échantillons de selles des Français d’ici 2029 pour faire avancer la recherche sur le microbiote et in fine pour mieux prévenir et soigner de nombreuses maladies chroniques.
Comment participer ? En donnant un échantillon de vos selles grâce à un kit d’analyse et en renseignant vos habitudes alimentaires et votre état de santé sur la plateforme dédiée lefrenchgut.fr.
Sources complémentaires :{{}}
- Microbiote intestinal (flore intestinale) - Inserm
- 27 juin – Journée mondiale du microbiome - Inserm
- Le French Gut, faisons ensemble la différence - Le French Gut
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Thèmes associés : microbioteflore intestinalealimentationIntestin
Emilie Biechy – Tournade Journaliste santé - Voir ses publications
Journaliste pour les rubriques Santé, Amour, Enfant et Minceur de FemmeActuelle.fr depuis septembre 2023, j’ai à cœur de décrypter pour nos lectrices les dernières études sur les sujets qui concernent la santé des femmes, ainsi que des conseils d’experts. Le large panel de sujets sur lequel j’écris reflète l’étendue de mes centres d’intérêts que j’ai plaisir à partager dans mes articles.
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Alimentation saine et durable : des verrous systémiques mais des solutions locales – Par Michel Duru - Publié : 07 février 2024, 16:44 CET - Document ‘theconversation.com’ « L’expertise universitaire, l’exigence journalistique »
Auteur : {{}}
https://cdn.theconversation.com/avatars/1078638/width170/image-20200611-80774-n5b1an.jpgMichel Duru
- Directeur de recherche, UMR AGIR (Agroécologie, innovations et territoires), Inrae
Déclaration d’intérêts - Michel Duru est membre du conseil scientifique du Mouvement PADV (Pour une agriculture du vivant). Il est administrateur à l’entreprise associative Solagro et membre de l’atelier d’écologie politique de Toulouse (Atecopol).
Partenaires - INRAE apporte des fonds en tant que membre fondateur de The Conversation FR. Voir les partenaires de The Conversation France
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Difficile d’analyser notre modèle agroalimentaire actuel sans voir se dessiner une logique de cercle vicieux. D’un côté, il repose depuis un demi-siècle sur la recherche de biens alimentaires au plus bas coût possible, une gageure rendue possible par des gains de productivité qui ont permis de baisser les coûts de production tout en augmentant les rendements agricoles.
Et, de l’autre côté, ce modèle contribue à la plupart de nos problèmes environnementaux : dérèglement climatique, pollutions et érosion de la biodiversité. Soit autant de maux qui, avec la malbouffe, menacent notre santé avec le développement de maladies chroniques non transmissibles. Aux pandémies d’obésité et de diabète s’ajoutent les zoonoses favorisées par la déforestation.
Alors, à qui la faute ? De nombreuses critiques sont faites aux agriculteurs et aux consommateurs. Mais que peuvent vraiment ces acteurs alors que leurs comportements et pratiques sont verrouillés par des acteurs en amont et en aval ?
L’impuissance des agriculteurs face à des verrous systémiques{{}}
En agriculture, le paradigme agrochimique installé depuis une soixantaine d’années se targue de sa compétitivité face à laquelle l’agroécologie fait figure de parent pauvre par sa compétitivité moindre, ce qui l’empêche d’apparaître comme une solution, d’être soutenue et donc de se développer.
Mais ce paradigme a uniquement renforcé la compétitivité d’un nombre beaucoup trop limité d’espèces dominantes, céréales surtout, ainsi que d’élevages spécialisés concentrés géographiquement, ce qui rend encore plus difficile toute diversification des cultures et évolution de l’élevage.
Car diversifier impliquerait de nombreux changements en amont (semences, machines) comme en aval (infrastructures de collecte et stockage, abattoirs, laiteries) de l’exploitation agricole, complexifiant la transition et augmentant son coût.
En d’autres termes, le changement de paradigme est rendu difficile du fait de la dépendance des agriculteurs à de multiples marchés : marché des ressources génétiques structuré autour d’un petit nombre d’espèces proposées par quelques grands sélectionneurs recherchant des économies d’échelle pour rentabiliser leurs investissements ; dépendance des pratiques du trading poussant à l’internationalisation des matières premières, et du machinisme agricole de plus en plus connectés, dépendance des infrastructures de transformation pour les productions animales…
À lire aussi : Retour sur le combat pour les semences paysannes en Europe
La faible marge de manœuvre des consommateurs{{}}
On le voit donc bien, il n’est guère aisé pour un agriculteur seul de changer de modèle. Que penser alors du consommateur, qui par ses achats pourrait privilégier un modèle plus cohérent sur le plan environnemental et sanitaire ?
Sa marge de manœuvre semble également fort réduite : nos choix alimentaires résultent d’un arbitrage dépendant de l’offre en produits, des habitudes et budgets, du temps disponible pour les achats et le temps en cuisine, ainsi que de l’aptitude à se repérer entre différents signes de qualité qui se multiplient. L’offre alimentaire aujourd’hui est dominée par des produits ultratransformés correspondant à près de 50 % des produits vendus en grandes surfaces qui mettent en avant le prêt à manger et le prix bas.
Ces produits « phares » sont hélas à faible densité nutritionnelle et les promotions soutiennent en général plutôt des comportements peu vertueux pour la santé. Modifier cette offre remet en cause les procédés de fabrication, distribution et marketing d’industries de plus en plus aux mains de quelques acteurs internationaux qui ont les moyens de faire peser leurs exigences sur l’agriculture en définissant les règles du jeu concurrentiel. Par ailleurs, la médecine privilégie toujours le curatif, ce qui n’incite pas à des modes de vie plus préventifs.
Des politiques publiques insuffisantes pour lever les verrous{{}}
Tant les pratiques agricoles que nos choix alimentaires sont en grande partie façonnés par les technologies (numérique, robotique, génétique) et la finance qui intègre verticalement l’ensemble de la chaîne alimentaire.
En outre, les politiques publiques, le plus souvent en silo, verrouillent aussi le système alimentaire du fait notamment de la non-prise en compte de coûts cachés correspondants aux conséquences néfastes du système alimentaire conventionnel sur la santé et l’environnement, comme le traitement de l’eau, les maladies dues à la malbouffe…
De récents rapports ont pourtant évalué que ces coûts correspondaient à près de 100 % du coût de l’alimentation ou 7 % du PIB dans les pays occidentaux.
Des chiffres qui permettent d’expliciter la nécessité d’une approche préventive de l’alimentation pour la santé humaine et l’environnement. En théorie, relever cet objectif incomberait à un État non soumis aux lobbies, capable de développer des politiques fortes et claires et de jouer son rôle d’arbitre en mettant par exemple en place des mesures ad hoc telles des scores nutritionnels et environnementaux pertinents, des taxes sur les pesticides ou des réductions TVA sur les légumes.
Mais lever les verrous nécessite aussi de créer des synergies entre acteurs et entre organismes qu’il est plus facile de concevoir dans les territoires, à l’échelle de communauté de communes ou d’une Région. C’est ce qu’ambitionnent de faire les Projets alimentaires territoriaux.
De vraies alternatives émergentes dans les territoires{{}}
Les Projets alimentaires territoriaux (PAT) sont des dispositifs mis en place depuis 2014 visant la relocalisation de l’agriculture et de l’alimentation à l’échelle d’un territoire en prenant en compte ses enjeux et contraintes spécifiques.
Présentation des Projets alimentaires territoriaux par le ministère de l’Agriculture.
Ils permettent ainsi une synergie bien souvent impossible à l’échelle nationale en se basant, à l’échelle d’un territoire sur le partenariat entre une multitude d’acteurs privés, publics et issus de la société civile pour recoupler agriculture et besoins alimentaires locaux.
Les PAT incitent également le plus souvent à une consommation plus variée, plus vraie et parfois plus végétalisée, meilleure pour la santé et l’environnement.
Cet objectif se heurte souvent à une offre alimentaire inappropriée qu’une diversification dans les territoires peut améliorer, mais aussi à un manque de savoir-faire (légumineuses et diversité de légumes) que des associations ou des leaders dans la restauration scolaire peuvent combler en apportant des innovations culinaires.
Des collectivités territoriales aussi peuvent développer des innovations organisationnelles dans la restauration collective pour soutenir des changements de pratiques en agriculture et manger plus sain et plus durable. En outre, les circuits courts, sans en faire une finalité en soi, peuvent être un vecteur de développement économique et de transition vers des systèmes alimentaires plus durables, en proposant une alternative aux produits ultratransformés.
Pour certains PAT, la territorialisation passe par le développement de productions clefs pour notre santé qui ont été délaissées (légumineuses) ou que nous cultivons insuffisamment et dont le transport a un fort impact environnemental (fruits et légumes). Elle passe souvent aussi par la diversification des cultures pour créer des synergies entre plantes (céréales et légumineuses), ou entre plantes et arbres ou animaux, de façon à réduire les impacts environnementaux et fournir des services à la société (séquestration du carbone, épuration de l’eau…).
D’autres mesures permettant la création de synergies entre activités comme la méthanisation des déjections animales, couplée à l’utilisation de biodéchets pour fournir de l’énergie, gagneraient à être plus intégrées à ces projets, tout comme la création de nouvelles filières pour lever des verrous agronomiques ; par exemple, le chanvre, une plante « nettoyante » qui permet de réduire les herbicides et qui peut être utilisé pour fabriquer du bio-béton.
À l’interface entre agriculture et alimentation, des innovations technologiques (transformation des légumineuses) et logistiques sont parfois mises en place pour réduire l’empreinte carbone des producteurs comme des consommateurs. La création de légumeries, par exemple, où l’on lave, épluche, découpe les légumes avant de les livrer est souvent nécessaire pour une alimentation plus saine. Les ‘hub’ ou plates-formes alimentaires, des solutions logistiques dédiées à la rationalisation du transport des produits alimentaires, sont également incontournables pour ne pas augmenter les émissions de carbone. Ils peuvent en outre avoir une composante sociale pour rendre plus facile l’accès à la nourriture des personnes défavorisées.
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Ces orientations à multiples enjeux nécessitent des coordinations, parfois de nouveaux partenariats par exemple entre agriculteurs, coopératives, transformateurs, voire cantines, plus faciles à organiser à l’échelle locale. Les concevoir à l’échelle de petits territoires permet de tenir compte des spécificités biophysiques (sol, climat…), mais aussi économiques et sociales pour inventer et soutenir des modèles de production comme de consommation plus respectueux de l’environnement et poursuivant des objectifs d’amélioration de la santé publique et d’une plus grande justice alimentaire. Les innovations sont de nature différente selon qu’il s’agit d’une métropole (Dijon métropole) ou d’un territoire rural peu densément peuplé (Lozère).
Dans tous les cas, guider les actions pour territorialiser le système alimentaire repose sur trois principes interdépendants : autonomie, proximité et solidarité.
- Autonomie par l’agroécologie qui permet une moindre dépendance en intrants exogènes à l’exploitation agricole.
- Proximité car le territoire constitue un espace de construction des interactions sociales les plus propices au changement.
- Solidarité car c’est à cette échelle que les petits réseaux d’acteurs peuvent expérimenter des pratiques radicalement différentes du paradigme conventionnel mettant en place de nouvelles innovations techniques dans les pratiques productives ainsi que de nouveaux modes d’organisation qu’il importerait de conforter par l’instauration de régulations, normes et labels.
Cette dynamique encourage ensuite l’installation de nouveaux agriculteurs et de réseaux innovants de petites et moyennes entreprises agroalimentaires. Elle permet aussi de limiter la longueur et la complexité des filières agroindustrielles, d’adapter les dispositifs logistiques et de gouvernance qui les accompagnent, augmentant de plus la valeur ajoutée pour les agriculteurs. C’est aussi une échelle appropriée pour développer de nouvelles formes d’aide alimentaire.
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AvatarSarah Sermondadaz - Cheffe de rubrique environnement et énergie
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