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"La symbolique de l’arbre dans la tradition chinoise avec les arts martiaux dont la posture de l’arbre Zhan Zhuang 站桩 dans le Qi Gong 氣功 (ou Chi Kung) … et l’arbre de la liberté en France symbole depuis la Révolution française" par Jacques Hallard

lundi 9 juin 2025, par Hallard Jacques



ISIAS Arts martiaux Symbolique Arbres

La symbolique de l’arbre dans la tradition chinoise avec les arts martiaux dont la posture de l’arbre Zhan Zhuang  dans le Qi Gong 氣功 (ou Chi Kung) … et l’arbre de la liberté en France symbole depuis la Révolution française

Annexe- “L’arbre qui cache la forêt” – Programme des Journées d’étude de l’Association Asie-Sorbonne qui visent à réfléchir à la dynamique du rapport à l’arbre – et au-delà, à la nature – en Asie de l’Est et du Sud par rapport à l’Occident - Par Creops · 10/11/2021 – Evènement passé, rapporté ici pour mémoire] -

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 09/06/2025

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur


Préambule

Entrée en matière préalable pour ce dossier à vocation didactique

La posture de l’arbre dans les arts martiaux chinois, également connue sous le nom de « Zhan Zhuang  », est une posture fondamentale du Qi Gong. Elle consiste à se tenir debout dans une position immobile, semblable à un arbre enraciné.

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In Internal Martial Arts, Zhan Zhuang Standing & the Internal Organs by Tom Bisio (Arts martiaux internes, Zhan Zhuang, position debout et les organes internes) par Tom Bisi Source : https://www.internalartsinternational.com/free/internal-martial-arts-zhan-zhuang-standing-the-internal-organs/

Qu’est-ce que le Qi Gong 氣功 (ou Chi Kung) ? - Le qi gong, prononcé « chi gong », a été développé en Chine il y a des milliers d’années dans le cadre de la médecine traditionnelle chinoise. Il consiste à utiliser des exercices pour optimiser l’énergie du corps et de l’esprit, dans le but d’améliorer et de maintenir la santé et le bien-être…

Pour approfondir rapidement > https://conseilsport.decathlon.fr/qi-gong-debutant-lessentiel-a-savoir-avant-de-commencer

Symbolique (en français) : adjectif et nom féminin - Étymologie : xvie siècle. Emprunté, par l’intermédiaire du latin symbolicus, « significatif, allégorique », du grec sumbolikos, « qui explique à l’aide d’un signe, symbolique », lui-même dérivé de sumbolon, « signe de reconnaissance, emblème ; convention ».

I. Adjectif.

1. Relatif à un symbole, à des symboles ; qui sert de symbole, qui est constitué ou use de symboles. Une fonction, une valeur symbolique. Les astrologues attribuent un sens symbolique au mouvement des astres. Un objet, un geste symbolique. Le chien est une figure symbolique de la fidélité. Marianne est la représentation symbolique de la République.

▪ Par extension. Se dit d’une chose, d’une action qui n’a de valeur, d’efficacité que par l’intention qu’elle manifeste. Un cadeau symbolique. Bien que la loi ait été votée par le Parlement, les syndicats ont organisé une manifestation symbolique. Un franc symbolique, un euro symbolique, la somme allouée à titre de dommages et intérêts à une victime en guise de réparation morale, ou le prix auquel est vendu ou loué un bien quand l’opération ne présente pas, pour le vendeur ou le loueur, d’intérêt pécuniaire en soi.

▪ Spécialement. Qui use de lettres, de chiffres, de dessins employés comme symboles dans un système de communication donné. Le morse est un langage symbolique. Une formule mathématique est l’expression symbolique d’une loi, d’une règle opératoire. Marque de domaine : philosophie. Logique symbolique, qui étudie les rapports entre les propositions indépendamment de leur valeur de vérité, grâce à un système de règles opératoires et de symboles (on dit aussi Logique mathématique).

2. Marque de domaine : anthropologie. Marque de domaine : psychanalyse. Dans la pensée structuraliste. Relatif à chacun des phénomènes qui, dès lors qu’on les considère comme les éléments d’un système organisé, permettent de rendre compte d’une réalité humaine ou sociale. Lévi-Strauss range les rapports de parenté parmi les structures symboliques. L’ordre symbolique. Une analyse symbolique d’un mythe de création. Subst., au masculin. Le symbolique, dans la théorie de Lacan, l’ensemble des phénomènes par lesquels l’inconscient exprime un manque, une perte refoulés, et qui, parce qu’ils sont structurés comme un langage, peuvent faire l’objet d’une psychanalyse.

II. Nom féminin.
Ensemble de symboles propres à une religion, à une civilisation, ou encore à un système de pensée, à l’œuvre d’un artiste ; ensemble des significations que revêt un symbole. La symbolique celte. La symbolique médiévale. La symbolique du tarot. Un tableau empreint d’une symbolique guerrière. La symbolique du feu dans la poésie de Gérard de Nerval. (On dit aussi Symbolisme.)

▪ Désigne aussi la science qui étudie les symboles d’une religion, d’une culture, etc. Un séminaire de symbolique biblique. Source : https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9S3835

Qu’est-ce que la posture de l’arbre (Zhan Zhuang) ? - “Se tenir debout tel un arbre” est un exercice pratiqué depuis des temps très anciens en Asie du Sud-Est et en Chine, comme méditation, art de santé ou préparation aux arts martiaux.

Quelles sont les postures clés du Qi Gong ? - Dans cette position, le pratiquant se tient debout, les pieds parallèles à la largeur des épaules, les genoux légèrement fléchis, et les bras relâchés le long du corps. L’attention est portée sur la respiration abdominale et sur l’alignement vertical du corps. 10 octobre 2024

Quel est le but du Qi Gong ? - « La pratique régulière de qi gong vise l’épanouissement individuel de l’être, l’entretien de la santé, de l’équilibre émotionnel et de l’unité corps/esprit. En stimulant le fonctionnement organique, il procure une sensation de détente et de sérénité. C’est une voie de longévité… »

Quelles sont les contre-indications à la posture de l’arbre ? - Cette posture est déconseillée en cas d’hypotension artérielle, si vous souffrez de blessures importantes aux genoux, aux chevilles et aux pieds ou si vous avez des maux de tête. 18 février 2020

Que symbolise l’arbre en Chine ? - Présent dans toute la Chine, un arbre à feuilles persistantes symbolise l’intégrité, la persévérance et la longévité. Traditionnellement, les feuilles de pin, le bambou et la floraison du prunier étaient considérés comme les « trois compagnons de l’hiver et après celui-ci » par les lettrés, qui admiraient leur capacité à survivre au froid et à prospérer dans des conditions difficiles… 12 mars 2022 - Source : Wikipédia

Arts martiaux - Un art martial est un style ou une école dont l’enseignement porte principalement sur des techniques de combat, à mains nues ou avec arme. Historiquement, cet apprentissage intègre une dimension spirituelle et morale visant à la maîtrise de soi (essentielle, tant pour renoncer au combat s’il est évitable, que pour y faire face dans le cas contraire), et s’enrichit de multiples connaissances (culturelles, philosophiques et médicales, notamment). Ainsi, les arts martiaux visent au développement global de l’individu : externe (force, souplesse), interne (énergie, santé), intellectuel et moral. Du fait de son histoire, le terme « art martial » est le plus souvent, dans le langage courant, utilisé pour désigner une discipline de combat asiatique, et les arts martiaux les plus populaires en Europe et en Amérique. Ils incluent les arts martiaux japonais, chinois, vietnamiens ou coréens. Cependant, des écoles similaires d’« arts du combat » existent dans de nombreuses régions et cultures, et les arts martiaux, au sens large, englobent aujourd’hui une grande variété de disciplines. L’histoire des arts martiaux remonte aux premiers âges de l’humanité et se caractérise par un système complexe de diffusion parmi les cultures et les régions du monde… - Wikipédia

Taoïsme - Pratique rituelle du taoïsme populaire - Les traditions de maîtrise des rituels chinois, également appelées enseignements rituels (Chinois 法教 fǎjiào, parfois rendu par « faisme ») [1],[2], ou taoïsme populaire (民间道教 ; Mínjiàn Dàojiào), ou encore taoïsme rouge (principalement dans l’est de la Chine et à Taiwan), constituent un vaste groupe qui rassemble des ordres chinois d’officiants des rituels. Ils opèrent au sein de la religion populaire chinoise, mais en dehors des institutions du taoïsme officiel [3]. Les « maîtres des rites », appelés fashi (法師), sont également connus dans l’est de la Chine sous le nom de hongtou daoshi (紅頭道士), signifiant prêtre du Tao à « tête rouge » ou à « chapeau rouge » daoshi signifiant (« maîtres du Tao »). Ils s’opposent aux wutou daoshi (烏頭道士), prêtres du Tao à « tête noire » ou à « chapeau noir » du taoïsme Zhengyi qui étaient historiquement ordonnés par le Maître Céleste [3].

Le taoïsme de Zhengyi et le faïsme sont souvent regroupés sous la catégorie de « traditions rituelles daoshi et fashi » (道法二門道壇

). Bien que les deux types de prêtres aient les mêmes rôles dans la société chinoise – en ce sens que les deux peuvent se marier et accomplir des rituels pour les temples des communautés ou les maisons privées – le daoshi de Zhengyi met l’accent sur la tradition taoïste, distinguée de la tradition vernaculaire des fashis [3],[4]. Les maîtres des rituels peuvent être des pratiquants de la possession du tongji, de la guérison, de l’exorcisme et des rituels jiao [5] (bien qu’historiquement ils aient été exclus de l’accomplissement de la liturgie jiao [3]). Les seuls qui soient considérés comme chamanes (wu) sont les fashis de l’école de Lushan[ 5]->https://fr.wikipedia.org/wiki/Pratique_ritu%C3%A9lique_du_tao%C3%AFsme_populaire#cite_note-Lagerwey,_2010-5]…. – Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pratique_ritu%C3%A9lique_du_tao%C3%AFsme_populaire

Quel est l’arbre symbole de la France ? - Emblème révolutionnaire, l’arbre de la liberté symbolisait le renouveau, la fin de l’oppression et l’avènement de la République. Les arbres le plus souvent choisis étaient des chênes et des peupliers (Populus, l’arbre du peuple). Les arbres plantés durant la Révolution sont aujourd’hui très rares en France…

L’arbre de la liberté est un symbole de la liberté, depuis la période de la Révolution française. Il symbolise aussi en tant qu’arbre de la vie, la continuité, la croissance, la force et la puissance. Il est devenu au cours du XIXe siècle l’un des symboles de la République française avec la Marianne ou la semeuse. Il figure depuis 1999 sur les pièces françaises d’un euro et de deux euros. Plantés, en général dans l’endroit le plus fréquenté, le plus apparent d’une localité, comme signes de joie et symboles d’affranchissement, ces végétaux devaient grandir avec les institutions nouvelles… -

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Introduction

Ce dossier est un approfondissement d’un sujet publié antérieurement sur ISIAS <

’Qi Gong La canicule au pied des deux montagnes jumelles avec posture de l’arbre ’zhàn zhuāng’ 站桩 - Psychologie occidentale – Respiration et Thérapie des souffles - Gymnastique cérébrale de mémorisation’ par Jacques Hallard

Cette fois-ci, tout d’abord une présentation de la position de l’arbre avec une vidéo pédagogique introductive de KE Wen : née le 26 juin 1966 à Zunyi, elle est une maître de Qi-Gong, cofondatrice et directrice du Centre de culture chinoise ‘Les Temps du Corps’, auteure de plusieurs ouvrages et conférencière en culture et philosophie chinoise... Wikipédia

https://cdn-dcdoo.nitrocdn.com/QZKLZrwhzjvsSNrFRAicydPESmPVCjSc/assets/images/optimized/rev-8ff6fda/quebecqigong.com/wp-content/uploads/2019/09/Ke-Wen-Qigong.jpg{{KE Wen - Formatrice et conférencière renommée de Qi Gong, Tai ji Quan, Qi Dance, médecine et philosophie chinoise, elle consacre sa vie dans la transmission de la culture chinoise au monde occidental depuis 30 ans. Source

Puis sont abordés dans ce dossier : la symbolique de l’arbre dans la tradition chinoise et les 12 arbres symboles du calendrier de la dynastie Xia (chinois :  ; pinyin : xià cháo), qui trouve sa source dans l’historiographie chinoise, en particulier le Classique des documents (IXe – VIe siècle avant notre ère)…

Ensuite ont été sélectionnés quelques documents en français qui proposent une démarche pédagogique et culturelle de la posture de l’arbre (Zhan Zhuang) dans les pratiques taoïstes et les arts martiaux internes…

Par la suite, font écho à ces pratiques chinoises quelques textes qui abordent l’Arbre de la Liberté dans la culture française (objet, symbole, signe linguistique…), avec des exemples d’arbres de la liberté, notamment dans la Somme, à Angers, en Alsace (Arbre de la Liberté ou Freiheitsbaum)…

Une surprise finale donne accès à un enregistrement d’archives qui reproduit Georges Brassens chantantAuprès de mon arbre’… - Né le 22 octobre 1921 à Sète (Hérault) et mort le 29 octobre 1981 à Saint-Gély-du-Fesc (Hérault), il fut un auteur-compositeur-interprète et poète français très populaire, auteur de plus de deux cents chansons aux textes soignés, exigeants et littéraires…

1Manuscrits de Georges Brassens > https://autographe.com/autographes/manuscrits-de-georges-brassens/

Une annexe est intégrée pour finir : elle relate les Journées d’étude de l’Association Asie-Sorbonne - “L’arbre qui cache la forêt” – Ces journées d’étude visaient à réfléchir à la dynamique du rapport à l’arbre – et au-delà, à la nature – en Asie de l’Est et du Sud par rapport à l’Occident….

Les articles qui ont été sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après

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Sommaire

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  • Présentation de la position de l’arbre - Vidéo pédagogique introductive 7:40 de KE Wen - Documentation en forme de communiqué pratique et commercial émanant du site ‘keweninstitute.com’ - Mise à jour le 3 janvier 2024
    Comment est conçu ceJH2025-05-25T22:29:00J

cours - L’enseignement en ligne des « Position de l’arbre » est décliné à travers 11 vidéos, chacune variant entre 7-15 minutes.

Description de la méthode > La position de l’arbre Zhan Zhuang

Zhan : position debout - Zhuang : le tronc de l’arbre.

La position de l’arbre est simple et facile, nous pouvons pratiquer à tout moment et n’importe où. Le Zhan Zhuang est une école qui, comme le Qi Gong et des arts martiaux, a plus de plus de deux mille ans d’histoire.

Les effets de Zhan Zhuang

  • L’école de Zhang Zhuang, la position de l’arbre, est pratiquée par toutes les écoles de Qi Gong, de Tai Ji Quan et d’arts martiaux. Elle regroupe trois caractéristiques fondamentales : la santé, l’art de vivre et les techniques de défense.
  • La position de l’arbre nous amène rapidement dans l’état de méditation. Elle régularise, stimule et favorise la circulation du Qi et du sang dans tout le corps jusqu’aux extrémités des quatre membres. Elle élimine les toxines en accélérant les mouvements de la rate et de l’estomac. La respiration devient profonde et agit sur les 5 organes, elle nourrit toutes les cellules du corps et du cerveau, et favorise la longévité.
  • La position de l’arbre est la quintessence de la pratique dans toute la tradition, quelles que soient les méthodes et les styles. En partant du principe de la fondation du corps, on entre dans le Tao. C’est une excellente pratique pour appréhender les principes de base du taoïsme, du bouddhisme et du confucianisme par le biais du corps. Quelques dizaines de minutes suffisent pour entrer dans le Tao par l’intermédiaire du corps.
  • La position de l’arbre respecte les lois de la nature. Tout comme l’arbre, elle exige le calme et le vide, en haut, et la plénitude et la stabilité, en bas. Tout le corps respire dans cet équilibre du Yin et du Yang. Notre respiration se confond avec l’environnement. Il y a une résonance commune qui s’établit entre le microcosme de notre corps et le macrocosme de l’Univers. A travers cette expérience renouvelée par la pratique, nous comprenons le sens de l’unité de l’homme avec le ciel, et nous pouvons peu à peu sentir que nous sommes transmetteurs de vie. Il arrive un jour où on peut observer en nous les changements et les transformations du Qi sur les organes et ressentir les mouvements interne de tout le corps.
  • La position de l’arbre demande la pratique de la respiration abdominale : le Qi descend au Dan Tian, et nous sentons que nos jambes deviennent de plus en plus fortes, les reins se renforcent aussi, et l’énergie interne prospère. Le corps se construit dans la stabilité et la force qui ainsi prévient ou soigne toutes maladies.
  • Le Zhan Zhuang est une pratique d’oxygénation du corps. L’immobilité du corps à l’extérieur met en éveil tous les mouvements internes subtils des cellules.
  • La position de l’arbre permet de renforcer tout le système immunitaire en faisant travailler les triples réchauffeurs. Ainsi elle prévient et soigne l’hypertension, le diabète, rajeunit et revitalise le corps !
  • La position de l’arbre est une autre forme de méditation, elle peut s’associer avec diverses méditations pour nous aider à entrer dans un niveau plus élevé. Les ondes Alfa et le Beta dans le cerveau se stabilisent et émettent plus de sécrétions d’hormones au niveau du système endocrinien qui rendent le corps dans un état de ‘cardinalité’.
  • A un niveau plus avancé, la position de l’arbre ouvre tous les méridiens du corps en profondeur. L’intention rejoint la conscience profonde, nous arrivons à contempler chaque partie de notre corps pour le rendre plus pur et transparent, ce qui procure naturellement vitalité et aisance.
  • La position de l’arbre joue aussi un rôle important dans le traitement des arthrites. Pour les personnes souffrantes qui ne peuvent pas faire de sport, la position de l’arbre est accessible facilement par sa position statique. Elle fait circuler le sang et le Qi à l’intérieur du corps et débloque la stagnation autour des articulations en chassant l’humidité. Elle améliore ainsi très nettement les symptômes.
  • Tous les produits de beauté et de maquillage abîment plus au moins la peau des femmes dans ces temps modernes, à cause de la pollution due aux métaux lourds qui pénètrent directement à l’intérieur du corps. A partir d’un certain temps de pratique de la position de l’arbre, le Qi circule plus profondément et permet de désintoxiquer le corps en chassant peu à peu les toxines par tous les orifices.
  • Avec la position de l’arbre, nous accélérons progressivement la circulation du sang. De manière générale, seulement 60% du sang de notre corps circule, alors que le reste est stocké dans le foie et la rate.
    Alors restons debout comme un arbre de vie !

Caractéristiques du cours :

Leçons 26 Quiz 0 Durée Lifetime access Niveau Tous niveaux

Langue Français Étudiants 518 Évaluations Oui

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Détails du contenu :

1.2 Transcription de la vidéo10 minutes

2.2 Transcription de la vidéo10 minutes

3.2 Transcription de la vidéo10 minutes

4.2 Transcription de la vidéo10 minutes

5.2 Transcription de la vidéo10 minutes

6.2 Transcription de la vidéo0 minutes

7.2 Transcription de la vidéo10 minutes

8.2 Transcription de la vidéo10 minutes

9.2 Transcription de la vidéo10 minutes

10.2 Transcription de la vidéo10 minutes

11.2 Transcription de la vidéo10 minutes

12.2 Cours du 17 juin 202071 minutes

12.3 Cours du 24 juin 202073 minutes

12.4 cours du 2 juillet 2020 

Ke Wen - Les Temps du Corps

Source : https://keweninstitute.com/cours/position-de-larbre/

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  • La symbolique de l’arbre dans la tradition chinoise [… et ailleurs] d’après ‘tao-yin.fr’{{}}
    L’arbre est omniprésent dans la tradition chinoise. Difficile d’embrasser l’arbre sans parler de l’arbre ! Et plus encore sans aimer l’arbre ! {{}}

Energétique, peinture, acupuncture, horoscopie, calligraphie, Taijiquan, Kung-fu Wushu, Xingyiquan, Méditation Zhan Zhuang ou Zhan Chan (Zen) utilisent conjointement l’image de l’arbre{{}}

Il est donc difficile de parler de l’Elément Bois, de l’ enracinement, des troncs célestes et des branches terrestres, des points racine ou des branches collatérales, du Monastère de la Petite Forêt (Shaolin), de se tenir debout droit comme un pin dans la montagne et de négliger ou d’oublier l’arbre !

Georges Charles posture de l’arbre

Georges Charles posture de l’arbre

A gauche : Georges Charles dans la posture de l’arbre. A droite une sympathique illustration que nous avons retrouvée sur un autre site traitant de la Posture de l’arbre – évidemment sans mention aucune sur la provenance ni l’origine. Mais l’illustration nous a plu ! On vous en fait donc cadeau. Embrasser le Ciel : la pratique cliquer ici

Il conviendrait donc avant tout de « Rendre à César ce qui est à César et à chacun ce qui lui est du »

Et deux articles étonnants en fin de page ; Les faux arbres qui vous espionnent : L’Arbre sacré de Saint Claude entre Picardie et Normandie.

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Lui, il est Thaïlandais !

« Les énergies du printemps et la symbolique de l’arbre »{{}}

Arbre :{{}}

Végétal ligneux de grande taille (6 à 7 mètres au minimum) dont la tige (le tronc) ne se ramifie qu’à partir d’une certaine hauteur. Du latin arbor (Hachette){}

Plante ligneuse dont la tige, ou tronc, fixée au sol par des racines, est nue à la base et chargée de branches et de feuilles à son sommet. (Petit Larousse).{}

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Un vieil ami italien

En chinois classique l’arbre est représenté par le caractère, ou sinogramme, Mu (Ricci 3569) qui constitue un radical ou une clé très importante (radical 75) à partir duquel sont créés un très grand nombre de caractères importants. On le retrouve, par exemple dans le Ji (Ki) du Taiji (comme dans Taijiquan ou Tai Ki Kuan) (Grand Faîte) où il représente une poutre maîtresse ou faîtière.

Mu signifie également le Bois, l’un des Cinq Eléments de la cosmogonie classique correspondant à l’Est, à l’Orient, au Printemps, au Petit Yang, au renouveau, à la renaissance, à la résurrection (ressuscitation = faire mouvoir de nouveau = lève-toi et marche).

La notion d’arbre est donc essentielle à la pensée classique chinoise. Il serait étonnant qu’il en soit autrement dans les pratiques classiques qui découlent directement de cette pensée et de cette civilisation.

Littérature classique :{{}}

Il suffit de rappeler que la langue chinoise classique se compose de 214 caractères fondamentaux dits « radicaux » ou racines. Pour ces caractères chinois ou sinogrammes on distingue également la racine (base du caractère), le tronc (partie principale et verticale du caractère), les branches (parties secondaires du caractère horizontales ou obliques). Le caractère chinois classique se compose donc comme un arbre.

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Quelques aiguilles pour une acupuncture terrestre !

Yijing ou Livre des Mutations :{{}}

Dans le Yijing (ou Yi King – le Livre des Mutations) « Le Yi King est considéré par les Chinois comme le plus antique monument de leur littérature ; toutes les écoles sont d’accord sur ce point » (Philastre) on retrouve la notion d’arbre (Mu) dès le premier hexagramme : Qian (Kien) : Le Ciel.

« Les feuilles de l’arbre commencent à pousser, c’est l’action de la cause initiale (Bois). Les fleurs s’ouvrent c’est la liberté d’expansion (Feu). Les fruits se forment c’est le bien (Terre). Ces fruits se développent et mûrissent c’est la perfection ». Le commentaire de Wen Wang ajoute « La vie de perpétue dans la forme (Métal) ».

Tout, selon le Yijing, commence donc avec ce symbole de croissance et d’expansion contenu dans l’arbre.

L’ancien caractère désignant cet hexagramme Qian représente à droite (Yin) l’impulsion première, le souffle originel protégé. A gauche (Yang) le Soleil entre feuillage et racines. Tout ce qui existe du plus haut au plus profond. Le soleil au zénith mais que l’on observe au travers des frondaisons représente alors la « scintillance de l’Esprit » (Ming Shen).

Daodejing ou Tao Te King{{}}

« Traité de la Voie et de sa vertu » de Lao Tseu, Laozi (Lao Tseu) dans le Daodejing affirme au chapitre XVI :

 « Les êtres multiples du monde feront retour à la racine. Faire retour à la racine c’est être serein, c’est retrouver le destin. Fu, le retour signifie revenir à la racine ».

Mencius et autres auteurs classiques :{{}}

De son côté Mengzi (Mencius) l’un des grands auteurs classiques de la Chine Antique explique :

« Toute chose à des racines et des branches. Les événements ne finissent que pour recommencer. A travers dix mille mouvements et dix mille changements le Tao reste Un ».

Wang Bi (226 249) ajoute :

« Le Tao spontané est comme un arbre. Plus il accumule de substance, plus il s’éloigne de sa racine. Moins il en accumule plus il se rapproche du faîte ».{}

Arts classiques du tao{{}}

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La vie au soleil - La notion d’arbre est donc essentielle à la pensée chinoise et à ses applications dans les Arts Classiques du Tao.

Acupuncture :{{}}

Le précis d’acupuncture publié par l’Académie de Médecine Chinoise de Pékin indique :

« Les méridiens sont les troncs principaux et circulent longitudinalement tandis que les vaisseaux secondaires sont leurs branches »{}

Ce concept est précisé dans les « Cahiers d’acupuncture » N° 1 les Méridiens (Masson)

J.F. Borsarello et collectif dont Georges Charles (Masson) Page 20 :

« Le méridien principal est le tronc d’arbre si l’on veut bien considérer une ligne d’importance majeure par rapport aux branches, aux rameaux, au racines. C’est lui qui transporte l’énergie, la reçoit du tronc précédent et la transmet au tronc suivant ».{}

André Faubert explique encore dans « Initiation à l’Acupuncture traditionnelle » :

« Dans le Neijing (traité de médecine interne entre 400 et 250 Av. J.C.) les Chinois établissent une analogie entre la forme d’un arbre et celle d’un méridien. Comme l’arbre, le méridien a sa racine, son tronc, ses branches, son nœud. Les points antiques sont situés sur le tronc et les racines du méridien. Le chapitre 52 du Lin Zhu « Pilier de l’Esprit » parle du tronc et des brindilles tandis que le nœud et la racine sont traités au chapitre 5 ».

Horoscopie ou Astrologie classique :{{}}

On y retrouve la notion essentielle des « Troncs Célestes » (Tian Gan) et des « Branches Terrestres » (Di Zhi).

Suivant Françoise Bernier dans Horoscopie Chinoise – la vie à quatre sceaux – :

« Le calendrier traditionnel chinois est la combinaison d’un tronc et d’une branche, l’accouplement d’un indice solaire et d’un indice lunaire. En juxtaposant six fois les Dix Troncs et cinq fois les Douze Branches, on obtient un cycle de soixante combinaisons. La mise en place de ce cycle sexagésimal, invariable, va servir à désigner les années, les mois, les jours et les heures »{}

La conjonction de l’indice solaire et de l’indice lunaire forment la combinaison soleil/lune qui désigne le caractère Ming signifiant lumière, clarté, compréhension. C’est cette lumière qui apparaît dans l’hexagramme Qian au centre des branchages de l’arbre.

Pierre Dars dans les notes de Au Bord de l’Eau (Editions de la Pléiade) ajoute encore :

« Nous nous servons pour les énumérations de lettre de l’alphabet romain ou grec ; les Chinois emploient, eux, deux séries de signes appelés respectivement « branches terrestres » (Di Zhi) et « troncs célestes » (Tian Gan). Les branches servent, par exemple à énumérer les douze heures du jour. Ces divisions horaires correspondent d’ailleurs à 12 signes du zodiaque, à 12 directions de la boussole et à 12 animaux symboliques qui sont dans l’ordre : rat, bœuf, tigre, lièvre, dragon, serpent, cheval, bélier, singe, coq, chien et porc. Si maintenant on combine deux à deux les 10 signes des troncs et les douze signes des branches on obtient au total soixante combinaisons. Ces combinaisons sont utilisées pour désigner les années ou d’autres périodes du temps, en particulier les cycles, années, mois, jours et heures de naissance d’un individu ».{}

Pour donner un exemple, le 12 février 2002, lors de la douzième veille située entre 21h et 23 heure qui correspond à la douzième des « branches terrestres » (Zhi) correspondant au Porc (ou sanglier) des animaux cycliques, commencera l’année du Cheval de l’Eau de l’année Ren Wu. Dans ce cas Ren correspond au neuvième tronc céleste, qui représente les graines enterrées dans le sol et qui est de tendance Yang tandis que Wu, que l’on traduit par collision, heurter, se rencontrer correspond à la septième branche terrestre, de tendance également Yang, qui correspond à l’apogée du principe Yang. Ce Cheval de l’Eau, ou cheval noir, correspond à l’Eau terrestre mais au Bois céleste. « Troncs » et « branches » permettent donc de mieux préciser les tendances ayant rapport avec le Ciel (Esprit) et avec la Terre (forme ou matérialité) qui influencent à la fois le climat, les circulations d’énergie, le potentiel énergétique humain…donc les activités humaines.

Cette « branche » de l’horoscopie était jadis utilisée en médecine classique afin de compléter le diagnostic et de déterminer d’éventuelles perturbations climatiques ou/et énergétiques.

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Pratiques énergétiques et chevaleresques ou « martiales » :{{}}

Le symbolisme de l’arbre est toujours également présent dans les pratiques énergétiques ou chevaleresques, dites « martiales ».

Taijiquan (Tai Chi Chuan) :{{}}

« Poing du Grand Faîte » – Le caractère Ji (faîte) se compose du caractère Mu (arbre) en réalité le Taiji c’est la « poutre faîtière » qui soutient le « grand faîte » (toit). La poutre (Yin et intérieur) soutient le toit (Yang et extérieur) mais le toit protège la poutre.

On retrouve assez constamment dans cette pratique la notion d’enracinement. Littéralement « Ji Ben Zhan Zhuang Shi » = posture d’enracinement de base.

Ji Ben (Ki Pen) représente le Faîte/Racine donc la liaison Terre/Ciel.

Xingyiquan ( Hsing I Chuan) :{{}}

« Poing du corps et de l’intention » ou « Poing de l’Intention prenant Forme ». Pratique utilisant les Cinq Mouvements (Wu Xing) : Eau ; Bois ; Feu ; Terre ; Métal. Le mouvement Peng correspond au Bois et permet de saisir (Na) et de projeter.

La pratique du Zhan Zhuang « Se tenir fermement debout comme un arbre » que l’on retrouve actuellement dans les écoles appartenant au Xingyiquan que sont le Yiquan, le Dachengquan, le Liananquan, le Wuxingquan, le San Yiquan (Sanyiquan ou San Yi Chuan), le Taikiken et dans bon nombre de « Qigong » actuels issus de l’enseignement, ou des enseignements, de Wang Xiangzhai, originellement issue du Zhan Chan (Ritsu Zen) ou Zen debout par opposition et complémentarité au Zhou Chan (Za Zen) ou Zen assis.

Cette pratique utilise l’image de l’arbre (embrasser l’arbre, s’adosser à l’arbre…). Il y est donc habituel de parler d’enracinement, de tronc, de branches…En langue chinoise comme en français le tronc désigne la partie corporelle contenant les organes et où s’attachent la tête (sommet) et les membres (considérés comme racines et branches)

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Quelques veines centenaires !

Daoyin Qigong (Tao-Yin Chikung) :{{}}

« Art d’entretien de la Voie » ou « Gymnastique taoïste » :

On y retrouve bien évidemment la forme « embrasser l’arbre » originellement issue de l’enseignement transmis par Wang Xiangzhai (Wang Hsiang Chai ou Wang Yu Seng). Il existe deux possibilités majeures. Soit le pratiquant imagine qu’il s’adosse à un arbre, soit il imagine qu’il prend l’arbre dans ses bras (embrasser ou enlacer). Dans un cas comme dans l’autre il est toujours question de « racines » ou d’enracinement, de souche (entre racines et tronc), de tronc principal et de branches (membres supérieurs) qu’il convient d’harmoniser entre Ciel et Terre, donc du plus profond au plus haut comme le suggère le premier hexagramme du Yijing.

Dans la pratique la plus classique et non seulement gymnique on envisage le travail avec « l’en deçà » (la profondeur, la matrice mais aussi les entités telluriques) et avec « l’au-delà » (l’Esprit (Shen) et les entités célestes (Ming Shen) donc ce que l’on nomme en Occident les divinités). Pour les Japonais il s’agit, par exemple, des Kami (littéralement Feu (Ka) et Eau (Mi)) présents dans la nature. Dans un Dojo, le Kamiza est l’endroit où « s’assoient » (Za comme Zazen) les Divinités (Kami). C’est l’endroit où l’on offre des végétaux…fleurs et branches disposés en bouquets composés (Ikebana) ; arbres miniatures (Bonsaï) ou fruits en offrande. « Voici des fruits, des feuilles, des fleurs et des branches… », aurait-dit Verlaine.

Un Qigong bien occidental ! :{{}}

De son côté Henri Vincenot, plus prosaïque mais probablement initié, donne ce conseil dans « La Billebaude » (Folio N° 1370 page 139) :

« Si jamais tu es patraque, me disait le grand-père Sandrot, mets-toi le dos contre un beau chêne de futaie (chêne sauvage qui a poussé tout seul) ou un « moderne » de belle venue (chêne qui a été planté). Colle-toi les talons, les fesses, le dos et le « creuteu » (la partie postérieure du crâne, l’occiput) contre le tronc, tourné vers le sud, la paume des mains bien à plat sur l’écorce, et restes-y aussi longtemps que tu pourras…une heure, si tu en a la patience : Guari ! Regonflé à péter que tu seras ! Regonflé de quoi ? Regonflé de vie, garçon ! Et c’est facile à comprendre : l’arbre suce sa vie dans la terre, ça remonte par ses racines et par son tronc, et il la suce aussi dans le ciel par ses feuilles, et ça descend par ses branches. Ca circule dans les deux sens, tu comprends ? Et toi tu te requinques au passage ! C’est comme ça qu’ils se regôgnaient nos anciens ! ».{}

Voilà qui est fort intéressant et qui en bouche un coin à ceux qui prétendent que seuls quelques maîtres chinois ont la science infuse et connaissent les secrets de cette posture (qu’ils ont eu, par ailleurs, l’autorisation de dévoiler par leurs pairs – voir Shigeru Uemura et Michel Oliver !) plus que millénaire et que pratiquaient probablement et également nos ancêtres et les ancêtres de nos ancêtres dans les forêts gauloises. Tout y est : le fameux réglage talon, bassin, dos, occiput décrit dans le Yijing (hexagramme N°52 Ken (Ken) : l’Immobilisation, la Stabilisation) ; le fait de se tourner vers le sud, donc de « s’adosser au Yin et d’embrasser le Yang) (Daodejing de Laozi N°42) ainsi que l’explication de la jonction et de l’échange Terre/Ciel donc de l’énergie et de la matière.

L’écrivain Jean Louis Etienne, auteur de « Le pôle intérieur » (Editions Hoëbeke) cité dans le Point N°1448 du 16 juin 2000 reprend ce même principe :

« se coller contre l’arbre de tout son corps. On ressent les vibrations de l’arbre. On se sent comme traversé par la sève ».{}

Shaolinshi Quan et Kung Fu Wushu{{}}

« Poing du Monastère de la Petite Forêt ». Le symbolisme est évident puisque la « petite forêt » ou « bosquet » est représenté ici par deux arbres côte à côte. C’est la forme d’art du poing de l’externe la plus connue en Chine. C’est également le lieu où Bodhidharma (Daruma, Potitamo) initia les moines chinois aux subtilités du Chan qui deviendra le Zen. La pratique «  se tenir debout comme un arbre » procède initialement du Zhan Chan (ou Ritsu Zen) le « Zen debout » en opposition et en complément avec le Zhou Chan (ou Zazen) le « Zen assis ». Il est bon dans ce cas de se souvenir que le Bouddha trouva l’Illumination alors qu’il méditait sous un arbre, plus précisément un figuier qui porte désormais le nom de Ficus Religiosus.

Cet épisode de l’Illumination sous un figuier est repris dans la Légende Dorée du Bienheureux Jacques de Voragine (XIIIe siècle) où le Gautama Bouddha est nommé Saint Josaphat !

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« Absolu » … comme un Arbre !

Karatedo, Shorinji Kempo et Karaté Shotokan :{{}}

A Okinawa et au Japon il est à l’origine des styles Shorei et Shorin du Karatedo et du Shorinji Kempo qui signifie littéralement « Poing du Monastère de la Petite Forêt » ce qui se lit Shaolinshi Chuan Fa en chinois. L’Ecole la plus connue du Karatedo créée par le Maître Gichin Funakoshi se nomme Shotokan , ce qui signifie littéralement « Maison des Pins Bleus qui ondulent sous la brise ».

Jujutsu, Judo, Aïkido :{{}}

Le caractère japonais Ju (en chinois Rou ; Jou) (Ric. 2451) qui signifie souple, souplesse, élastique est composé du radical Mu, l’arbre, le bois et du caractère Mao (Ric.3385) désignant une tige de saule ou d’osier, par extension une hampe et une lance. La souplesse est donc symbolisée par une jeune tige flexible. Le Jujutsu (ou Jiujitsu) (Ju Shu en chinois) est donc « la pratique de la souplesse » comme le judo (Ju Tao en chinois) est la « Voie de la souplesse ». Ce n’est donc pas un hasard si le Maître Jigoro Kano, fondateur du Judo, avait choisi comme origine à son art l’Ecole du Yoshin Ryu, fondée par Yoshin Miura, de son véritable nom Akiyama Shirobei Yoshitoki, médecin à Nagasaki et qui fut, dans les années 1670-1690 l’élève d’un médecin chinois nommé Bukan (Hakutei ou Pu Quan). Le caractère Yo (Ji) (Ric. 476), identique en chinois et en japonais, représente le saule. Yoshin Ryu est donc « l’Ecole (Ryu) du Cœur (Shin ou Xin…par extension du « principe » ou de la « méthode ») du saule (Yo) ».

La légende raconte que c’est en observant une branche de saule sur laquelle la neige s’accumulait et qui ployait pour laisser tomber celle-ci pour revenir à sa place que Yoshin Miura eut l’idée d’utiliser la souplesse(Ju) comm e méthode de pratique (Jutsu). L’ « Art Souple des Saisies » (Qin Na Ju ou China Shu),créé en Chine, est donc historiquement l’ancêtre du Jujutsu.

La physiologie de l’arbre et son rapport avec la pratique énergétique :{{}}

Si il s’agissait d’une simple image (Xiang) ou d’un simple symbole spéculatif, l’arbre, dans la pratique n’aurait qu’un rôle décoratif. Mais depuis des millénaires les sages de l’ancienne Chine eurent une vision assez précise des mouvements de vie qui animent les arbres.

Ils furent donc probablement les premiers, le Liji (Li Ki) ou Livre des Rites, l’un des Cinq Grands Classiques de la Chine, en atteste, à édicter des règles qui avaient pour but de les protéger (Calendrier des Xia, Prescriptions mensuelles…) :

« Premier mois du Printemps … Il est fait défense d’abattre des arbres. Qu’on ne renverse pas les nids. Qu’on ne détruise pas les petits animaux, les fœtus, les nouveaux nés, les oiseaux au sortir du nid, ni les faons, ni les œufs… » « Second mois de Printemps …qu’on protège les bourgeons et les pousses, qu’on nourrisse les petits animaux… »{}

« Premier mois d’Eté…que rien ne soit dégradé ni ruiné, qu’on n’abatte pas de grands arbres… » « Second mois d’Eté…qu’on protège la forêt, qu’on ne fasse pas de feux dans les endroits exposés au sud » « Troisième mois d’Eté…En ce mois les arbres prospèrent : il est ordonné aux inspecteurs d’aller à la montagne et de veiller à ce que les arbres ne soient ni taillés ni abattus ». Il est ajouté « Respecter les arbres, c’est respecter la vie ».{}

C’est probablement pour ces raisons que la cuisine chinoise classique permet, grâce à son découpage et à ses divers modes de cuisson d’économiser du combustible.

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Bodhidharma et son arbre

Tout d’abord, comme tout être vivant, l’arbre respire. Il absorbe l’oxygène et produit et rejette du gaz carbonique. Ce qui pourrait être un inconvénient. Mais, heureusement, ce processus est largement compensé par la photosynthèse. Celle ci se réalise au travers des feuilles qui agissent comme de multiples panneaux qui captent à la fois la pluie et la lumière solaire.

Cette lumière permet un processus alchimique subtil permettant de fractionner les molécules d’eau (H2O) amenées jusqu’à ces feuilles à partir du sol grâce à la sève brute ou à partir du ciel par la pluie. L’oxygène (O) est alors libéré et se répand dans l’atmosphère tandis que l’hydrogène (H) s’allie au gaz carbonique pour produire des glucides. Par la suite, ces glucides, toujours dans un processus subtil, se transforment en amidon, puis en lignine donc en bois.

Cette même photosynthèse permet également de synthétiser les acides aminés en utilisant l’azote puisé dans le sol et transporté par la sève brute. Cette synthèse permet la production de la sève élaborée à partir des feuilles, sève qui se répartit ensuite dans les diverses parties de l’arbre. Cela s’effectue à partir au travers d’un important réseau de canaux situés sous l’écorce au niveau du liber.

Cette circulation particulière amenant la sève brute à partir du sol dans l’aubier jusqu’à une hauteur considérable et distribuant la sève élaborée dans les différentes parties de l’arbre s’effectue grâce à deux systèmes distincts. Le premier est l’ évaporation qui attire la sève vers le haut. Le second est produit par la différence de concentration entre la sève brute et la sève élaborée, différence produisant une pression suffisante pour faire circuler la sève.

Lorsque l’évaporation n’est pas suffisante, les racines se chargent d’ions dans le sol ce qui crée un appel d’eau suffisant pour créer une circulation minimale. Il existe donc bien une différence particulière entre la respiration diurne (Yang) et la respiration nocturne (yin) de l’arbre, comme il existe une différence entre sa circulation printanière et estivale (Yang) et sa circulation automnale et hivernale (Yin).

On retrouve donc bel et bien les quatre cycles principaux de l’énergétique chinoise, le cinquième étant celui de la production des fruits destinés à la reproduction et de lignine, donc de bois assurant la structure de l’arbre. Cette dernière production s’opère à partir du cambium qui engendre à la fois le bois de l’aubier et le liber ou circule la sève.

Chaque année l’arbre produit une nouvelle quantité de bois, le cerne. L’aubier se constitue de lignine dont les cellules vivantes sont animées par la sève brute. Le cœur même de l’arbre se constitue de lignine dont les cellules sont mortes. Il constitue en quelque sorte le squelette de l’arbre.

Bien qu’il s’agisse à l’échelon microscopique d’échanges subtils, les quantités considérées par les grands arbres sont considérables tant au niveau de la production d’oxygène que de l’évaporation en eau. Une forêt produit ainsi plusieurs millions de mètres-cube d’oxygène et l’équivalent de plusieurs milliers de tonnes d’eau. Cette production et cette évaporation massive ne sont pas sans influence sur le climat et la climatologie.

Certaines espèces comme les pins, les mélèzes, les épicéa produisent également des substances balsamiques en grandes quantités.

Enfin, les arbres influent profondément sur le sol, permettant des associations particulières notamment avec les plantes et les champignons. On connaît les associations particulières entre les champignons et certaines espèces d’arbres.

L’amanite tue mouche (Amanita muscaria) ne pousse que sous les bouleaux et est donc plus fréquente sur les sols siliceux. Les truffes (Tuber mélanosporum), comme la russule noircissante préfèrent les chênes. Lorsque l’on cueille des champignons il est donc d’abord préférable de regarder d’abord vers le haut afin de déterminer les essences d’arbres les plus favorables à la cueillette. Ce sous-bois particulier aux essences d’arbres, aux espèces végétales spécifiques comme les lichens, les mousses, les fougères influe à son tour sur les espèces animales qui trouvent un biotope favorable à leurs activités.

Le geai recherche les chênes dont il disperse les glands assurant la reproduction de l’arbre. Bon nombres d’insectes, particulièrement de papillons, sont liés à des espèces spécifiques (Bombyx du chêne, de l’ailante, sphinx du laurier rose…). L’arbre constitue donc bien un moyen d’échanges exceptionnel entre l’énergie et la matière, le ciel et la terre, l’être humain et son environnement le plus naturel.

Dans la vision chinoise de l’énergétique l’arbre ne se limite donc pas aux seules racines et à son faîte mais prend en compte ce qui est à son origine, le sol et ses minéraux (sels minéraux, cristaux attachés au Métal) et à son environnement général. Un philosophe chinois, Zhang Shi (1133 1180) a pu affirmer dans « L’initiation Correcte » (Zhengmeng) :

« l’être humain possède des défauts comme l’arbre possède de la mousse, des insectes et des oiseaux. Un arbre sans mousse, sans insecte et sans oiseau n’est plus un arbre. Un être humain sans défaut n’est plus humain ».{}

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Taiji et arbre dans la Cité Pourpre à Pékin

L’arbre et la notion de renouveau :{{}}

La Chine, nous l’avons déjà vu, ne possède pas le monopole exclusif du symbolisme de l’arbre. On retrouve bien évidemment l’arbre de vie dans la Kabbale et l’arbre de la connaissance (ou du péché !) dans la bible au côté de Adam et Eve. Mais on le retrouve également avec Ygdrasil l’arbre cosmique de la mythologie scandinave sans parler des arbres du zodiaque et des arbres généalogiques qui symbolisent la succession des générations, donc le passé, le présent et le futur. L’arbre représente donc et bien l’axe du monde (axis mundi) qui relie le Ciel et la Terre.

En énergétique chinoise l’arbre, donc le Bois, symbolise le Printemps, l’Est, l’Orient, le Petit (ou Jeune) Yang, la croissance, la régénération, la renaissance et la résurrection.

Il puise sa force dans les profondeurs de la Terre, ce qui correspond au Nadir, au Grand Yin, au Nord, à l’Eau grâce à ses racines mais sort de l’obscurité pour venir à la rencontre de la lumière. Chaque année il semble mourir en hiver mais ressuscite (se remet en mouvement) à nouveau au printemps. Cela correspond symboliquement en Chine à l’hexagramme 36 « Ming Yi », « l’obscurcissement de la lumière » ou le matériel funéraire et en Occident et au Moyen Orient à la mise au tombeau. Cette mise au tombeau, donc à l’obscurité des profondeurs de l’hiver, est naturellement suivie par le retour à la vie, à la lumière du printemps, à la résurrection, donc à la renaissance et au renouveau des énergies. En Chine, le premier jour de l’année est également le premier jour du Printemps, donc celui du renouveau de la nature, de la germination des énergies. L’élément bois est donc rattaché à la vue. On dit toujours « il a vu le jour à telle date ». Mais également aux muscles et aux tendons qui motivent le mouvement et l’activité physique.

Le symbolisme occidental de l’Arbre de Vie ou de l’Arbre de Croix{{}}

On parlait jadis de « l’arbre de la croix ». On arborait donc la croix. La croix symbolisa donc aussi l’épée franque qui souhaitait se mesurer au cimeterre, donc au croissant. Il est à noter que la croix, constituée de bois, se compose d’une barre verticale (symbolisant le Ciel) et d’une barre horizontale (symbolisant la Terre), d’une partie visible se tournant vers l’au-delà et d’une partie invisible se situant dans l’au deçà. Elle symbolise donc la vie…et la Voie. Le métal des clous et de la lance symbolise la mort physique. Le tout se transforme, lors de la résurrection, en lumière céleste et en éternité.

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avant la pratique matinale

Et une information sur les faux-arbres antennes : cliquer ici

Et une curiosité occidentale : l’arbre de Saint Claude ou Saint Gleude. C’est « l’arbre à loques » situé entre Picardie et Normandie. cliquer ici

Ding shu tao yin qigong{{}}

« Travail énergétique de prise de contact avec l’arbre », ou une autre vision des choses !

Suivant la tradition classique du Ling Pao Ming Siu Dan Pai Tao Yin Fa (Lingbaoming Xiaodanbai Daoyinfa) ou « Travaux énergétiques de la Petite Réalisation du Joyau Ecarlate » transmise au sein de San Yiquan et remontant au XIeme siècle il existe une relation particulière entre l’être humain et l’arbre. Cette mise en relation particulière est codifiée dans la pratique du Tao Yin Fa de « forme céleste ». Il s’agit d »établir une relation liée à la sensation entre le pratiquant et l’arbre. Dans ce cas il y a mise en relation entre les diverses parties de l’arbre et les diverses parties du corps du pratiquant.

– Les doigts et les orteils, plus particulièrement l’auriculaire, le périnée (muscle ancestral Zong Jin et le point Huiyin) sont mis en relation avec l’élément métal et les racines de l’arbre qui représentent la structure (Ti) et le forme (xing).

– Les poignets et les chevilles ainsi que l’annulaire et le ventre (Xiabu Tandian et le point Qihai) sont mis en relation avec l’élément eau et la souche de l’arbre qui représente le souffle et l’énergie (Huxi et Qi).

– Les coudes et les genoux ainsi que le majeur ou médius, la poitrine et le point Zhongting sont mis en relation avec l’élément Bois et le tronc de l’arbre qui représente l’émotionnel, le relationnel, le sensationnel (Tang et Ganjue)

– Les épaules et les hanches, l’index ainsi que la gorge et le point Tiantu sont mis en relation avec l’élément Feu et les premières branches qui représentent l’intentionnel (Yi)

– Le front, le point Yingtang et le pouce sont mis en relation avec les frondaisons qui représentent à la fois l’Esprit (Shen) et la production (Heng).

– Le sommet du crâne et le point Baihui ainsi que les cinq doigts sont mis en relation avec le faîte, le sommet de l’arbre (Taiji) qui représente la « mutation » (Hua) ou « quelque chose d’autre encore » et qui dépasse l’esprit

– Le corps tout entier du pratiquant est mis en relation avec l’arbre tout entier « au deçà et au-delà » (Xia Shang), donc avec le « terroir » et le « climat » de l’arbre ainsi qu’avec tout ce qui est dans son environnement direct et indirect (oiseaux, champignons, papillons, mousses, minéraux…).

Au terme de cette « prise de contact » il est possible d’obtenir une « image symbole » (Xiang) de l’arbre qui peut être transcrite sur un charme (Fu Lu) taoïste. Il s’agit alors de l’image du « Ciel Antérieur » (Xandian) de l’arbre, donc de son énergie originelle (Yuanqi). Cette transcription de la vision de cette énergie fondamentale est souvent considérée comme « écriture magique » ou « écriture en herbe » alors qu’elle représente en fait quelque chose de parfaitement concrêt puisque parfaitement abstrait.

Dans ce cas cette énergie-image peut être utilisée à diverses fins puis retranscrite sous la forme d’un « charme taoïste » (Fulu). Ces charmes sont particulièrement utilisés dans le Feng Shui de l’Ecole des Charmes (Fulupai Tao Yin Fa) utilisée au sein du Ling Pao Ming. En effet, sur le modèle de l’arbre la « prise de contact » est effectuée avec un rocher, une montagne, une chute d’eau et leur énergie reproduite afin d’apporter un traitement à un lieu ou à un habitat particulier.

Mais comme souvent seule la vision « externe » du Feng Shui prédomine et cette école particulière des Charmes est oubliée ou laissée dans l’ombre par les praticiens qui ont autre chose à faire que de méditer face à un arbre !

Comme il existe donc des « charmes » ou « viatiques » utilisés en médecine chinoise classique et qui peuvent traiter l’être humain en profondeur, il existe des « charmes » qui peuvent traiter un environnement ou un habitat en influençant profondément sur son énergie, en rééquilibrant celle-ci.

Mais il est déjà difficile pour certains d’imaginer que le Feng Shui et l’acupuncture sont deux branches d’un même domaine, l’une destinée au macrocosme environnemental, l’autre au microcosme humain !

Nos anciens praticiens chinois soignaient la nature comme ils soignaient le corps humain, les aiguilles étant remplacées par des arbres, des rochers, des lacs, des fontaines.

En Occident les mégalithes et autres alignements, les arbres sacrés, les sanctuaires avaient probablement le même but et la même fonction.

Mais tout cela est quelque peu éloigné du « scientifisme » conquérant et de la Loi d’Airain du Marché Tout Puissant !

Donc mérite d’être oublié ou passé sous silence voire considéré par les praticiens d’acuponcture ou du Feng Shui comme une supersticion dont, heureusement, ils ont su se débarrasser !

Où irait-on en effet si ces anciennes croyances dont on s’était débarrassé à grand peine, comme les loups et les ours, venaient à ressurgir du néant.

Plouf

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Source : https://tao-yin.fr/arbre-et-tradition/

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  • Les 12 arbres symboles du calendrier des Xia - Égide des arbres selon les mois lunaires dans le calendrier chinois de la dynastie des Xia (-2205 à -1767). Diffusé par taopratique.fr’{{}}
    [Addenda - La dynastie Xia (chinois :  ; pinyin : xià cháo) trouve sa source dans l’historiographie chinoise, en particulier le Classique des documents (IXe – VIe siècle avant notre ère, soit entre 7 et 10 siècles après les événements).

Ces textes, les plus anciens de l’historiographie chinoise, concernent la politique et l’administration des souverains de l’antiquité chinoise, depuis Yao. Cet empereur mythique aurait chargé Gun (), père de Yu le Grand, de lutter contre les inondations. Yu le Grand est le premier monarque légendaire chinois de la Dynastie Xia, dans une zone qui correspondrait, peut-être, aujourd’hui à l’Ouest du Henan et au Sud du Shanxi, c’est-à-dire à la zone qui recouvre à peu près la culture d’Erlitou. Il existe, par ailleurs, le site touristique de la tombe de Yu, à Shaoxing, dans la province du Zhejiang… - Source ]

Entre Terre et Ciel{{}}

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L’arbre a souvent été utilisé depuis l’antiquité comme symbole de la vie et de l’être humain, entre Terre et Ciel.{{}}

Ses racines s’enfouissent profondément dans la Terre, comme l’homme fouillant son inconscient pour y retrouver ses repères-racines, ses origines.
Le ciel, (qui commence à « fleur » du sol), est l’espace dans lequel l’arbre comme l’homme peuvent s’épanouir et se réaliser.
Dans la vision taoïste, les énergies du Ciel descendent et influent profondément la Terre, en retour les énergies de la Terre montent et influent le Ciel.
Ces énergies passent dans les deux sens à travers tous les êtres. L’arbre relie donc le Ciel et la Terre, comme l’être humain.

Dans les traditions celtiques, kabbalistique, chamaniques et d’autres encore, les humains ont aussi choisi certains arbres comme représentants de certaines valeurs.{{}}

La « résonance »{{}}

Dans la tradition chinoise, relatée par exemple dans son livre le » HuaiNan Zi », le prince Liu An (-179 -123 a.c.) auteur taoïste, rappelle que l’homme véritable est en « résonance » avec tout ce qui vit, et donc qu’il doit observer des « règles saisonnières » (Shize) pour rester en harmonie-conformité avec la nature afin de ne pas y perdre la sienne et éviter de provoquer le chaos. Ces règles sont basées sur le calendrier des Xia (dynastie chinoise régnante de -2205 à -1767 avant J.-C.).

Pour chaque saison, sont écrites les règles de ce qu’il convient de faire, entre autres comment se nourrir, se vêtir, se positionner, quelle musique écouter, quelle attitude avoir envers le peuple quand on est souverain, quelle attitude adopter avec la nature, et sous l’égide de quel arbre est placée le mois lunaire en cours.

Si l’arbre est comme l’homme, on retrouve dans des traditions dans le monde, des rituels avec les arbres. En Chine, une ancienne pratique, transmise encore de nos jours au sein de l’école du joyau magique (LingBaoMing), consiste à se mettre en relation avec un arbre, pour échanger avec lui l’énergie vitale. Cela consiste notamment à reconnaître le lien particulier que chaque tronçon du corps a avec chaque partie de l’arbre. Cette pratique se nomme DingShuGong, au terme de laquelle peut apparaître dans l’esprit du pratiquant, une image, celle d’un arbre précis, comme son arbre totem.

Avant d’aborder les 12 arbres symboliques du calendrier des Xia, représentant chaque mois de chaque saison, il convient de rappeler l’énergie de chaque saison et encore avant de rappeler à quoi correspond une saison.

La saison chinoise{{}}

Les chinois reconnaissent 4 saisons comme les nôtres, printemps (élément bois), été (élément feu), automne (élément métal), hiver (élément eau) plus une 5e saison (élément Terre), qui est à la fois une saison intermédiaire (une période de 18 jours avant chacune des 4 saisons formant une sorte de sas de transition d’une énergie saisonnière à l’autre) et une période de fin d’été où la canicule peut se présenter.

Chaque saison est basée sur le calendrier solaire-lunaire. Ainsi le paroxysme (donc le centre-milieu) de chaque saison est soit un solstice, soit une équinoxe. Par exemple, la saison hiver de (360/4=) 90 jours se termine donc (90/2=) 45 jours après le solstice d’hiver. Les mois étant calculés en fonctions des lunaisons, le premier jour du printemps est le jour de la 1ère nouvelle lune la plus proche passé cette date. A partir de ce « jour de l’an naturel », les 12 mois lunaires s’enchaînent jusqu’à la fin de l’hiver.

Égide des arbres selon les 12 mois lunaires : {{}}

Le 1er mois de l’année est celui de la saison la plus manifeste de la vie, celle où tout commence à pousser, à éclore, le Printemps. Ouverture, pousse, déploiement (rendre visible ce qui était latent ou caché l’hiver), sortie d’hibernation, dégel, cette saison est dédiée à l’ouverture des vantaux (portes et tout ce qui obstrue).
http://www.taopratique.fr/wp-content/uploads/01peuplier-200x300.jpg|1

. Le Peuplier de Chine est un arbre pouvant atteindre 12 à 15 m de haut et 6 à 8 (jusqu’à 10) m de large. et dont la longévité est importante (200 ans) Arbre à croissance rapide annuelle d’environ 50 cm, il resplendit de son feuillage dès le printemps. Il représente la générosité et la bienveillance de la nature et celles dont doivent faire preuve les hommes et les souverains en début d’année.

http://www.taopratique.fr/wp-content/uploads/02abricotier-300x293.jpg|2

. L’abricotier est originaire du nord de la Chine (province de Xinjiang) ou il est cultivé depuis 2000 ans. Espèce vigoureuse, il peut atteindre plus de 6 mètres de hauteur en situation naturelle favorable. Il a tendance à avoir une forte végétation, et caractérisé par une floraison précoce au deuxième mois de printemps.

http://www.taopratique.fr/wp-content/uploads/03prunier-300x212.jpg|3

. Le prunier est un petit arbre caduc originaire de Chine (Guangdong, Guangxi, Fujian, Sichuan) qui peut mesurer jusqu’à 12 m de haut. Il donne une floraison très précoce et très abondante, symbole de résistance au froids et aux conditions difficiles. Depuis l’antiquité, il représente le peuple chinois qui a toujours survécu à toutes les calamités humaines et naturelles.

La seconde saison est l’Été, dédiée au fourneau. Saison de la maturité et de la sérénité, grandeur, hauteur, lumière, spirituel. Récompenses, gratifications, indulgences, pour faire grandir et nourrir, poursuivre la croissance et augmenter la taille de tous les êtres.
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. Le bois de pêcher et sa couleur chassaient les démons, ses pétales étaient capables d’ensorceler les humains, et son fruit, les célèbres pêches d’immortalité, venaient à maturité tous les mille ans. D’origine chinoise, cet arbre est un fruitier à écorce lisse, haut de 2 à 7 mètres, à port étalé et à croissance rapide.

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. Arbre de 10 à 12 m de haut, très rustique, l’orme est particulièrement tolérant aux conditions de culture. Les branches d’orme mâle étaient utilisées pour chasser les mauvais esprits. On en disposait verticalement une de chaque côté de la porte d’entrée de la maison. Aujourd’hui, elles sont parfois remplacées par deux bandes de papier rouge sur lesquelles est écrit le nom de l’arbre, avec soit un charme exorciste ou une pensée du même genre.

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. Le catalpa fournit de très grandes feuilles et des fleurs en grosses grappes en juillet et août. Il dégagerait une odeur qui éloignerait les moustiques et les mouches. Son bois sert à fabriquer les cithares chinoises (guzheng). Il est aussi celui qui offre le réconfort de l’ombre en pleine canicule pour le repos quotidien, et le bois dont on confectionne les cercueils pour le repos définitif, la fin de l’été laissant place au yin qui va affaiblir les vieillards.

La troisième saison est l’automne, saison de fermeture, des punitions et châtiments, dédiée aux portes (leur entretien et leur réparation pour garantir leur fermeture, ainsi que pour les murailles et toutes les formes de protections), préparation des armes et de l’entraînement des officiers, de la chasse, de la justice et des procès, des récoltes, des poids et mesures
http://www.taopratique.fr/wp-content/uploads/07margousier-300x277.jpg|7

. Le mélia (margousier de Chine), arbre de croissance assez lente de 10 à 12 mètres et ses fleurs rose-violet apparaissent en grappe vers mai-juin. Elles sont de petite taille mais très parfumées. Elles donnent de jolies baies décoratives pouvant persister tout l’hiver qui sont censées être la nourriture du phénix. Le margousier est rustique tenant des températures jusqu’à -15°C. C’est une excellente plante médicinale utilisée pour ses qualités fongicides et antiseptiques.

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. Le mûrier tinctorial est un gros arbre avec un tronc cylindrique et une écorce gris-jaunâtre. Les branches sont épineuses, les feuilles tombent pendant la saison sèche et les petites fleurs sont beiges. Son bois en copeau est utilisé pour sa teinture jaune. Ce type de mûrier a un bois qui sert à fabriquer les arcs et les flèches utilisés pour la chasse et la guerre (qui se prépare généralement en automne saison du métal qui a un caractère de protection donc militaire, et se déclare au début de l’hiver.) C’est lui qui sert à faire cuire les aliments.

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. Le sophora, originaire des plaines arides Chine est un arbre au port majestueux, d’une grande ampleur de 20 à 25 m de hauteur et 10 m d’étalement, et qui pousse assez vite. Il exige le plein soleil.

Seuls les arbres de plus de 15 ans fleurissent, et uniquement les étés chauds. résistant bien aux basses températures, il apprécie la chaleur. Il craint les vents forts, car son bois est cassant. Avec ses racines puissantes, il est préférable de ne pas le planter trop près des bâtiments. Les chinois se servaient des boutons floraux pour teindre la soie en jaune et employaient également les fleurs dans des produits cosmétiques ou en beignets.

Mois où la coupe des arbres est enfin autorisée pour le bois de chauffage.

La quatrième saison est l’hiver, dédiée au puits. Saison du gel, de la fermeture (portes, routes,) couverture, dissimulation, surveillance, repli sur soi, confinement, interdire et fermer, obstruction des voies de passages, récompenses à titre posthume, suppression de tout ce qui est inutile, vérification des cercueils, période de repos pour tous les êtres sauf les soldats. La période des guerres s’ouvre au 1er mois de l’hiver. Entraînement des hommes au combat. Réparation des matériels agricoles. Globalement, l’hiver est la saison du ralentissement, même de la lenteur, voire aussi la mort. Mais la mort avant le renouveau avec la notion de cycle de vie, car la vie persistante revient après la mort, avec le printemps.
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. Le santal est un arbre d’essence yin, (comme la saison hiver) originaire du Népal qui atteint une hauteur de 4 à 9 mètres, et peut vivre pendant un siècle. Santalum album se produit dans les forêts sèches du littoral ou jusqu’à 700 m d’altitude.

La période des guerres s’ouvre au premier mois de l’hiver. Le bois de santal est particulièrement prisé à cause de sa dureté, de sa résistance au temps dans la fabrication du mobilier chinois. (Des meubles, des coffres et des boîtes à bijoux) Le santal est l’un des principaux constituants de l’encens fabriqué en Chine, à Taïwan, au Japon, au Vietnam, en Corée, et est destiné à être allumé dans les temples ou lors des cultes.

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. Le jujubier « So » d’origine chinoise, possède deux caractéristiques rares et intéressantes : port compact et rameaux tortueux que sa silhouette d’hiver, dépourvue de feuilles, met particulièrement en valeur. Son réseau racinaire est très développé. Certaines variétés supportent le gel jusqu’à -10°. Le bois des arbres les plus développés est recherché car d’excellente qualité en menuiserie-charpenterie ou pour faire du charbon de bois. On extrait de la graine du jujubier de Chine des composés actifs sur le système nerveux qui ont une action tranquillisante et favorisent le sommeil. Le jujube ne présente pas de toxicité importante et n’entraîne ni accoutumance ni addiction. Dans ce fruit on trouve également une substance qui permet de limiter l’apparition des caries dentaires.

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. Le chêne, en raison d’une croissance lente, a besoin de 100 à 150 ans pour atteindre la canopée ? Il a cette force qui lui permet de vivre et croître attiré par la lumière malgré son éloignement de celle-ci. Mais cette lenteur permet au chêne de produire un bois dense et dur, apprécié pour de nombreux usages. Si on le laisse vivre, le chêne dépasse facilement les 500 ans, et jusqu’à plus de 1000 ans et plus, exceptionnellement. De nombreux ’arbres remarquables’ pour leurs taille et ancienneté étaient (ou sont encore) des chênes.

La pensée chinoise taoïste dit :

Selon la pensée chinoise taoïste : « Un homme est comme un arbre, sans racine il ne pousse pas droit ». (N’étant pas droit, il n’a pas de rectitude, s’il n’a pas de rectitude, il devient pervers).

Mais aussi,{{}}

« Un arbre droit, on le coupe car il a une utilité, (planches, meubles, charpente, armes, batellerie), alors qu’un arbre tordu n’a aucune utilité, donc il vivra vieux. »{}

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Il faudrait donc savoir reconnaître ses racines pour bien pousser droit et cultiver sa rectitude et se perfectionner. Mais « point trop n’en faut ! »
Ne pas exhiber sa vertu si l’on ne veut pas attiser les convoitises et finir par être détruit. C’est la règle du juste milieu des taoïstes. »

Et nous en Occident, où en sommes-nous avec les arbres ? {{}}

Suzanne Simard, chercheuse canadienne a depuis 30 ans, a réalisé un travail très intéressant sur la communication des arbres : voir ici > L’intelligence des arbres, le film et le livre qui sèment la controverse

Pour mieux vous donner une idée des similitudes entre l’arbre et l’humain, voici une copie d’un récent rapport scientifique publié sur le site de Reforestaction.com > RÉGÉNÉRER LES ÉCOSYSTÈMES Notre mission : régénérer les écosystèmes terrestres à grande échelle pour relever les défis environnementaux planétaires en s’appuyant sur notre expérience du terrain, les communautés locales, la science et la technologie… - Source : https://www.reforestaction.com/

Et si les plantes avaient des yeux ? C’est ce qu’avance le scientifique Stefano Mancuso. Vous ne regarderez plus jamais les plantes de la même manière ! {{}}

Dans la continuité des travaux de Suzanne Simard, la scientifique canadienne qui a, pour la première fois, affirmé que les arbres communiquaient entre eux, les recherches de l’italien Stefano Mancuso démontrent que les arbres ne sont pas seulement doués de la parole, mais également… de la vue !

Cette théorie s’appuie sur la découverte récente ayant révélé le fait que la cyanobactérie, une espèce d’algue microscopique, agit comme une lentille pour projeter l’image de la source de lumière sur sa membrane cellulaire. Pour simplifier, elle agit de façon similaire à l’œil humain, qui capte la lumière et la projette sur la rétine située à l’arrière de l’œil.

D’autres espèces de plantes plus développées, telles que le chou, produiraient quant à elles des protéines comparables aux ocelles – les yeux des insectes qui leur permettent de capter les variations de luminosité.

Stefano Mancuso va même jusqu’à affirmer que la vigne sud-américaine Boquila Trifoliolata « voit » véritablement les formes qui composent son environnement. Elle possède en effet une aptitude hors du commun à changer la forme et les couleurs de ses feuilles pour se confondre avec celles de l’arbre sur lequel elle se développe.

Et vous, cela change-t-il votre regard sur les végétaux maintenant ?

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La pratique des Arts du Tao s’adresse aussi aux managers et aux dirigeants/dirigeantes d’entreprise. Si c’est votre cas, rejoignez-nous sur TaoDirigeant.com

Source : https://www.taopratique.fr/taoyin-qigong/ding-shu-gong-qi-gong-avec-les-arbres/les-12-arbres-du-calendrier-des-xia/

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  • La posture de l’arbre (Zhan Zhuang) diffusée par ‘e-qi.net’{{}}
    “Se tenir debout tel un arbre” est un exercice pratiqué depuis des temps très anciens en Asie du Sud-Est et en Chine, comme méditation, art de santé ou préparation aux arts martiaux.
    Souvent abordée comme un travail préliminaire « ennuyeux », par les pratiquants qui débutent, cette pratique qui peut être ardue, voire inconfortable au début n’en recèle pas moins de nombreux bienfaits. Il s’agit d’une des postures les plus connues du Qigong et qui, en Chine, connaît de multiples appellation et de multiples variantes.

Elle est réputée pour régulariser et accroître l’Energie Vitale (Sheng Qi).
Elle permet également de prendre physiquement conscience de la circulation de celle-ci au travers d’une pulsion profonde, le Grand Flux (Tai Su) qui est à l’origine de la fameuse respiration embryonnaire (Tai Xi) que certains font correspondre au ’Mouvement Respiratoire Primaire’ (MRP) mis en évidence en ostéopathie et qui est un mouvement profond de l’organisme qui anime celui-ci dès la conception et continue un moment encore après la mort.

Suivant les Taoïstes c’est ce mouvement de grande profondeur qui relie l’être humain au Ciel et à la Terre et qui réalise l’harmonie entre l’énergie cosmique (Shen Qi - littéralement ’Souffle-Esprit’) et les forces telluriques (Jing Qi - littéralement ’Essence-Esprit’).

La posture peut durer de 5 minutes à 1 heure. Il faut l’aborder progressivement et augmenter la durée quand on sent une amélioration dans la détente et le bien-être. Généralement les Chinois considèrent qu’une durée de 20 minutes quotidiennes permet une transformation du corps de l’intérieur.

Stacks Image 31726Agrandir l’image

1 • Suspension de la tête
2 • Le regard est porté loin devant
3 • Epaules, coudes et poitrine relâchés
4 • Genoux au-dessus de la pointe des pieds (ne pas dépasser !). Pieds parallèles
5 • Etirer la colonne vers le haut et le bas
6 • Les doigts légèrement écartés, ceux du milieu pointant l’un vers l’autre
7 • Rétroversion légère du bassin
8 • Respiration abdominale lente et profonde
9 • Le périnée s’enracine vers le bas
10 • Le poids du corps est également réparti sur les pieds

• Aucune articulation verrouillée, tous les muscles relâchés, le dos étiré
• Rentrer le menton, le bout de la langue touche le palais, les muscles du visage sont relâchés

Stacks Image 31728Agrandir l’image (en anglais) - © Anthony Cheung - brisbanechentaichi.com

Source : https://www.e-qi.net/Taiji/posture%20arbre/arbre.html

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  • La posture de l’arbre : le Chi Kung des trois cercles par Eli Montaigue –Diffusé par ‘taichi-clermont.fr’{{}}

    Agrandi la photo

La posture de l’arbre, également appelée Zhan Zhuang (Zhan = se tenir debout ; Zhuang : pieu, poteau) ou encore Chi Kung des Trois Cercles est un exercice pratiqué aussi bien en Tai Chi Chuan qu’en Chi Kung (preuve encore que même si les disciplines sont différentes, elles se font écho et se complètent). Cette posture statique peut durer de 5 à 20 minutes… voire même plus selon Eli Montaigue qui la pratique régulièrement depuis son plus jeune âge.

Dans la pratique du Chi Kung ou du Tai Chi Chuan, il est important d’équilibrer le travail en posture (Jing Dong) et les exercices en mouvement (Dong Gong) ; le mouvement sans repos épuise le Qi mais le repos sans mouvement pousse à l’inactivité, à l’indolence et affaiblit l’organisme.

La position debout est une des trois postures utilisées en Chi Kung avec l’ouise et la position couchée.

« Se tenir debout tel un arbre » est un exercice pratiqué depuis des temps très anciens en Asie du Sud-Est, et en Chine, comme méditation, art de santé ou préparation aux arts martiaux.

Méditation{{}}

L’assise est la posture de méditation la plus utilisée, mais on peut également méditer couché ou debout ; la posture debout présente l’avantage de dynamiser le corps et l’esprit, évite l’assoupissement et favorise les mouvements spontanés ainsi que l’évacuation des blocages énergétiques.

Méthode thérapeutique et prophylactique{{}}

Cette posture renforce les défenses immunitaires de l’organisme (WEI QI) en améliorant et régulant :

  • La circulation sanguine
  • L’amplification des échanges gazeux (axe Shao Yin)
  • L’évacuation des blocages et tensions (surpression du Foie)
  • L’Ouverture énergétique (libre circulation du Qi dans tous les Jing Mai ou méridiens)
  • Diminution de l’état de stress
  • Clarification de l’Esprit
    En Médecine Traditionnelle Chinoise, des postures spécifiques (variation de la position des mains) associées à des exercices internes ou des émissions de sons sont préconisées suivant telle ou telle pathologie, tel ou tel organe, dans le but de renforcer ou guérir cette affection ou fonction.

Entrainement aux arts martiaux{{}}

Cet exercice tient une place importante dans la plupart des arts internes et externes chinois, il est le cœur de l’enseignement du I-Chuan mais est également essentiel dans la plupart des styles de Tai Chi Chuan. La posture représente dans ces disciplines la matrice ou la source de tout mouvement ; le pratiquant reste ainsi plusieurs minutes ou dizaines de minutes, voir une 1/2h à une 1h, comme dans un laboratoire vivant, à concentrer puis déployer l’énergie, le Qi, à partir de son centre, effectuer des exercices de respiration spécifiques, des visualisations, ou sentir la circulation de l’énergie suivant des trajets précis dans son corps…

D’une façon générale on peut dire que la posture debout permet d’intégrer progressivement les principes de tout travail énergétique :  {}

  • Connexion au Ciel et à la terre{}
  • Repolarisation haut/bas (le bas accueille le haut).1 {}
  • Etirement et relâchement de l’axe vertébral et ouverture du Du Mai et du Ren Mai{}
  • Etirement circulaire et relâchement des membres-ouverture des 12 méridiens{}
  • Relâchement des tensions musculaires dans tout le corps  {}
  • Ouverture respiratoire{}
  • Apaisement du mental et des émotions{}
  • Développement de l’attention{}
  • Entrainement à la présence (être présent c’est être son corps){}
  • Augmentation de la confiance en soi et de la force intérieure{}
    Ce processus de repolarisation conduit naturellement à l’enracinement de la conscience dans le corps, l’unification de l’Esprit et de la Matière. « La Terre nourrit le Ciel, le Ciel féconde la Terre »

Chi Kung posture arbre

Indications de base pour la pratique{{}}

Si l’on est à l’intérieur, ouvrir un peu la fenêtre et offrir quelque chose d’agréable et de naturel au regard (plantes, paysage, ciel. Les yeux restent à demi ouverts, les paupières détendues. S’ouvrir à toutes les perceptions intérieures et extérieures.

  • Pieds parallèles et écartés de la largeur des hanches.
  • Jambes fléchies aux trois articulations ; chevilles, genoux, hanches et sensation d’ouverture, comme un ballon entre les jambes, les genoux sont à l’aplomb des orteils. Il est très important de sentir que cette flexion vient d’un relâchement, non d’un effort, et que c’est le poids du corps qui fait ployer les jambes.
  • Tête suspendue et coccyx relâché, comme « assis » dans les talons (le poids est dans les talons) sans chercher à faire basculer le bassin ; on laisse pendre la colonne.
  • Epaules et hanches sont relâchées
  • Position variable pour les bras suivant la posture, mais toujours un peu d’ouverture des coudes qui restent à l’extérieur des poignets et des épaules ; ainsi les aisselles sont « aérées » et le Qi peut circuler dans les bras.
  • Respiration naturelle, l’air entre et sort librement
    Il convient de garder la position au moins dix à quinze minutes, afin que les tensions viennent à lâcher et que l’Energie commence à circuler dans tout le corps. Commencer en restant cinq minutes et augmenter petit à petit la durée de l’exercice.

La mobilité dans l’immobilité : le but n’est pas de rester dans un immobilisme qui conduirait très vite à une rigidité ; l’arbre n’est jamais complétement immobile, ne serait-ce que par le léger mouvement de ses feuilles. D’un autre côté on ne cherche pas non plus à bouger, on « laisse faire ». Par une présence détendue et ouverte on va bientôt découvrir un mouvement intérieur incessant : mouvement respiratoire, jeu des tensions et relâchements, mouvements spontanés du corps qu’on ne cherche pas à retenir car témoignant d’une expression naturelle, de la libération de tensions accumulées à travers des mouvements musculaires ou organiques.

Ne pas retenir les bâillements (et éventuellement éructations ou pets quand les conditions le permettent !).

Accueillir les tensions et les douleurs sans lutter contre ou même s’appliquer à les relâcher, simplement les observer avec bienveillance et les ressentir pleinement, elles ont besoin de s’exprimer et vont progressivement se transformer et se dissoudre.

MAIS… Ne pas tomber dans le masochisme ou la révolte !

Quand la tension devient trop pénible :

  • Dans les bras : laisser tomber les bras, puis reprendre la position.
  • Dans les jambes : passer doucement le poids d’une jambe sur l’autre en gardant l’ouverture.
  • Dans le cou : effectuer des mouvements lents avec la nuque.
    Rester attentif aux micromouvements dans tout le corps, aux sensations qui se déplacent au fur et à mesure des relâchements successifs. Revenir constamment au relâchement des membres inférieurs en commençant par les pieds et les chevilles qui donnent accès à la terre pour l’évacuation des tensions de tout le corps.

A la fin de l’exercice, refermer toutes les « portes » pour conserver le Qi, effectuer quelques mouvements d’harmonisation, bien relâcher les membres, se masser le visage et tout le corps, puis marcher un peu.

Voici ce que maître Montaigue dit au sujet de la posture de l’arbre (traduction d’un article publié sur The Combative Corner) :

 Selon moi, le Qi Gong de l’arbre est probablement la chose la plus importante pour commencer votre voyage dans les arts martiaux internes. Et pourtant, c’est la partie sur laquelle les pratiquants passent souvent le moins de temps à s’entraîner, parce que l’exercice est considéré comme trop difficile et ennuyeux. Or, que ce soit l’aspect santé ou le côté martial qui vous intéresse dans votre pratique, le Qigong de l’arbre est la première chose par laquelle vous devriez commencer.

Tout le reste dans votre formation, que ce soit la forme de Tai Chi, le Tui Shou,la forme de combat, etc ne seront au début que des mouvements externes.
Vous ne parviendrez pas à activer votre Qi de cette façon, du moins pas avant de les avoir pratiqué à un niveau élevé, ce qui prend de nombreuses années pour la plupart des gens.
D’ici là, vous travaillez sur le perfectionnement des mouvements physiques, gagnez en souplesse et en force, etc.

Le début{{}}

Votre Qigong va cependant commencer avoir un effet sur votre Qi dès le départ, car même si ce n’est qu’une position, aussi longtemps que vous avez quelqu’un pour vous corriger (NDLR : votre maître), alors votre Qi s’activera. Alors qu’en pratiquant les formes [de Tai Chi chuan] il faut des années pour y parvenir, et alors seulement, vous commencerez à ressentir les flux de Qi. Le Qi circulera d’autant mieux que votre esprit sera calme, donc si vous êtes stressé et pensez à des tas de choses, vous ne serez pas en mesure d’activer votre Qi. {}

En pratiquant la forme de Tai Chi Chuan, tant que vous ne parvenez pas à une exécution parfaite des mouvements, alors vous serez constamment en train de penser à la façon de les réaliser. Tandis qu’avec le Qi Gong statique tout ce que vous avez à faire est de rester là debout, c’est donc beaucoup plus facile d’entrer dans un état d’esprit sans pensée parasite. {}

Votre esprit utilise plus de Qi que quoique ce soit d’autre, aussi mettre votre esprit en pause signifie que tout votre Qi peut être utilisé pour circuler à travers le corps, pour son entretien et sa guérison.{}

Comment ça marche ?{{}}

Ce Qi Gong debout se pratique en ayant les genoux pliés, pour créer de la chaleur sous le Dan Tien. Cela stimule le Qi qui part du Dan Tien et circule à travers le corps. La structure du corps ainsi maintenue et les bras permettent d’ouvrir les canaux méridiens à travers le corps. Le Qi circule toujours à travers votre corps, et en faisant Qigong nous ne faisons qu’ouvrir ces canaux et améliorer le flux.{}

La posture de l’arbre vous fait faire trois choses, à savoir construire, équilibrer et débloquer votre Qi. Chez la plupart des gens il y a un déséquilibre, et certains sont tantôt Yin, d’autres tantôt Yang. Cette posture de Qi Gong est un équilibre physique parfait entre la gauche et la droite, entre le Yin et le Yang. Ainsi, en maintenant cette posture, votre Qi suivra ce que vous faites, et il se rééquilibrera à un niveau normal. En réalisant cette posture, vous remarquerez peut-être qu’une main sera plus basse que l’autre, cela est dû à un déséquilibre gauche et à droite, donc en corrigeant cela votre Qigong suivra.

Augmenter la circulation du Qi par rapport à son niveau normal, c’est à dire en le faisant monter de votre Dan Tien, et aussi de la terre, aura pour effet premièrement de remplir votre corps avec plus de Qi, de sorte que vous vous sentirez plein d’énergie. Et deuxièmement en faisant cela vous allez débloquer vos méridiens. {}

Pensez à un tuyau bouché : s’il est plein de crasse et que vous ne laissez y passer qu’un petit filet d’eau à travers lui, la crasse ne s’en ira jamais. Mais si vous soufflez un fort courant d’eau à travers alors la crasse du tuyau sera déblayée ! {}

Donc, quand vous faîtes circuler un courant élevé de Qi à travers votre corps, la même chose se produit, vous nettoyez les canaux. Ainsi, dans la vie quotidienne, vous aurez une circulation libre et claire du Qi à travers votre corps.{}

Ceci est la raison pour laquelle vous pouvez être victime de tremblements lorsque vous faites ce Qi Gong statique lorsque vous débutez – c’est le Qi qui tente de percer les zones bloquées.{}

Qi Gong des cercles

La posture de l’arbre réalisé par les pratiquants de Tai Chi et de Chi Kung à Tai Yang Auvergne{{}}

Combien de temps et quand effectuer le qigong des trois cercles ?{{}}

Vous devriez faire votre Qigong pendant au moins 20 minutes matin et soir pendant les 5 premières années de votre formation. Quand à 14 ans j’ai commencé à suivre ma formation de façon très sérieuse je parvenais à le faire pendant au moins 20 à 30 minutes matin et soir jusqu’à ce que j’ai 19 ans. A partir de là je me suis senti très équilibré et fort, et mon autre entrainement m’avait fait parvenir à un niveau où j’étais alors en mesure de construire mon propre Qi – Mais je continue toujours de pratiquer mon Qigong assez régulièrement.{}

Maintenant, à l’âge de 25 ans, ma forme est devenue très interne, minimaliste et je peux faire sortir de ma forme ce que j’utilise pour l’obtenir seulement de mon Qigong, et plus encore, en faisant un Qigong dynamique comme la forme de Tai Chi cela devient un plus haut niveau de Qigong. {}

Mais je fais toujours ma posture [de l’arbre], car je pense qu’elle est une excellente force et méthode de construction du Qi.{}

Si vous vous intéressez vraiment au développement de votre énergie interne pour quelque raison que ce soit, alors faîtes la posture du Qigong des Trois Cercles ! 

Par Eli Montaigue, président de WTBA

Posture de l’arbre

Avant de pouvoir grimper à l’arbre du Tai Chi Chuan, il faut d’abord apprendre à se tenir simplement debout. C’est la posture de l’arbre ou du pieu. Certains chats peuvent ainsi rester très longtemps immobiles sans effort apparent (livre Tai Chi pour Chats, Jean-Louis Brodu et Christian Gaudin.)

Adresse : Association Clermontoise de Tai Chi Chuan 70 rue de la Pradelle 63000 Clermont-Ferrand - contact@taichi-clermont.fr - 0689603513

Association Clermontoise de Tai Chi Chuan :{{}}

Le Tai Chi Chuan Tui Shou Exercices Taoistes et Ji Ben Gong Applications Martiales L’association Tarifs Horaires et lieux des cours Stages L’instructeur s’inscrire en ligne - Actus Contact - Nous contacter

Venez pratiquer le Tai Chi Chuan à Clermont-Ferrand au sein de l’Association Clermontoise de Tai Chi Chuan - Site Internet développé par CSW / Dessineleweb

Source : https://www.taichi-clermont.fr/2016/09/chi-kung-posture-arbre-selon-eli-montaigue/

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  • Zhan Zhuang ou posture de l’arbre avec Maître RenPing Su-Goarzin - Vidéo 16:10 - Ecole Wushu Brest - 14 avril 2020
    同学们好!Bonjour à tous ! Aujourd’hui RenPing nous propose une vidéo sur la posture de l’arbre pour nourrir la vie. Bon entraînement et prenez soin de vous ! 再见! https://www.wushubrest.fr

Musique :

https://lh3.googleusercontent.com/WOLirlTTWzztctgEFCehIjCLboIgLaSPiEpTPdsz9j7vgJLGflRoI0XfpDCi5bcN29iBOnRKbjorAz-gOiseau de Peng 四仰, 石磊, 張笛 Sravasti

https://yt3.ggpht.com/ytc/AIdro_nTGNnv1NvGp0uoz87xMQtz_i9yMIot4uuV-b8Loauj_g=s88-c-k-c0x00ffffff-no-rjEcole Wushu Brest

Source : https://www.google.fr/search?sca_esv=906e902b7acb391e&q=Posture+de+l%27Arbre+arts+isias&spell=1&sa=X&ved=2ahUKEwi15s-foZyNAxVEKvsDHbDDApcQBSgAegQICxAB&biw=736&bih=302&dpr=2.61#sv=CBMSGQoIOTIzMTVkMGUSC2xXT1dnWm13X20wGAAgqPmNywEwAUAB

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  • Approfondissement de la Posture de l’Arbre dans les pratiques taoïstes et les arts martiaux internes - {{}}

« Embrasser le Ciel en enlaçant un arbre » - Retrouver le souffle originel{{}}

« Posture de l’Arbre », ou « Embrasser un arbre » ou « Adossé à un arbre » : il s’agit d’une des postures les plus connues du ‘Daoyin Qigong’ et qui, en Chine, connaît de multiples appellation et de multiples variantes.

https://tao-yin.fr/wp-content/uploads/2015/05/posture_zhan.jpg

L’arbre dans la tradition chinoise et occidentale : cliquer ici

Elle est réputée pour régulariser et accroître l’Energie Vitale (Sheng Qi).

Elle permet également de prendre physiquement conscience de la circulation de celle-ci au travers d’une pulsion profonde, le Grand Flux (Tai Su) qui est à l’origine de la fameuse respiration embryonnaire (Tai Xi) que certains font correspondre au « Mouvement Respiratoire Primaire » (MRP) mis en évidence en ostéopathie et qui est un mouvement profond de l’organisme qui anime celui-ci dès la conception et continue un moment encore après la mort.

Suivant les Taoïstes c’est ce mouvement de grande profondeur qui relie l’être humain au Ciel et à la Terre et qui réalise l’harmonie entre l’énergie cosmique (Shen Qi – littéralement « Souffle-Esprit ») et les forces telluriques (Jing Qi – littéralement « Essence-Esprit »).

Par le biais de cette pratique qui consiste à « Embrasser le Ciel en enlaçant un arbre » on régularise en profondeur cette pulsion profonde grâce à l’utilisation de la respiration consciente (Huxi) et de la visualisation intentionnelle (Yi). Il s’agit de la recherche d’une harmonisation profonde entre la posture (Xing), le souffle (Qi), l’intention (Yi) et l’esprit (Shen) pour provoquer une transformation (Hua) ou même une mutation (Yi).

Comme dans l’immense majorité des pratiques classiques cette posture se rattache à des explications précises apportées par les textes classiques ou essentiels propres à la culture et à la pensée chinoise.

Le terme « Embrasser le Ciel »provient, par exemple, du chapitre 42 du Daodejing de Laozi (Tao Te King de Lao Tseu) qui énnonce :

« Le Tao engendre Un. Un engendre Deux. Deux engendre Trois. De Trois naissent les dix mille êtres qui s’adossent au Yin en embrassent le Yang recherchant l’harmonie au sein des espaces intermédiaires ». S’adosser au Yin, c’est s’appuyer sur la structure, sur la terre : embrasser le Yang c’est embrasser le Ciel.

L’Etre Humain peut, ainsi, s’inclure dans le Tao matérialisé par le Taiji (voir figure II) ou « Faîte Ultime ». Ce Taiji, à l’origine représentait une poutre faîtière, donc ce qui est à la fois au faîte et ce qui soutient la cohésion de la maison.

Le sommet (faite) est visible mais la poutre faîtière ne l’est pas…elle n’en est pas mois essentielle. Cela explique que le sommet est unique mais que le Taiji peut varier. Un sommet est toujours un sommet mais une montagne ne ressemble pas à une autre montagne. Ni une poutre à une autre poutre. Il est donc normal que cette posture, bien que considérée comme unique et essentielle, puisse varier suivant les écoles et les enseignements.

De plus l’enseignant n’est, somme toute, que le guide qui indique au pratiquant le meilleur moyen d’atteindre le sommet de la montagne. Il peut même aider celui-ci à gravir la pente et à franchir les difficultés mais il ne peut pas remplacer la pratique personnelle de ce pratiquant.

Dans cette posture l’Unité (Un) demeure la cohésion de l’ensemble. On doit se sentir « Entier comme le bois brut » (Chapitre 15 du Daodejing). Tête, corps, bras, jambes forment une Unité fondamentale.

Deux est ce qui différentie Yin/Yang : haut ou Grand Yang (Ciel) et bas ou Grand Yin (Terre) ; gauche ou Est (Petit Yang) et droite ou Ouest (Petit Yin) ; intérieur (Nei) et extérieur (Wai) ; face et dos ; inspire (Xi) et expire (Hu), pensée (Shen) et acte (Dong).

Trois est la relation subtile entre la Terre, l’Homme et le Ciel ; la naissance, la vie et la mort ; le début, le milieu, la fin, symbolisé par le caractère Wang, l’empereur ou par les figures symboliques du carré (Terre), du triangle (Homme) et du cercle (Ciel).

Les « dix mille êtres »ou « la myriade des êtres » (Wan Wu) ne sont que la multitude dont chaque représentant est un individu (du latin individis, unique, qui ne peut être divisé…). Pour les sages taoïstes chinois cette multitude est à la fois Ren, l’humanité et Ren l’individu, l’être humain unique. Qu’il soit, par ailleurs, homme ou femme, jeune ou âgé, fort ou faible, riche ou pauvre.

Lorsque cet être « s’adosse au Yin », donc à la terre, celle-ci confie son énergie essentielle (Jing Qi) qui s’élève et pénètre le dos.
Lorsqu’il embrasse le Yang, donc le Ciel, celui-ci engendre son énergie spirituelle (Shen Qi) qui descend et pénètre la face.

Cet être se trouve ainsi dans la position d’un accumulateur qui se recharge peu à peu en profitant au mieux des énergies cosmiques (Shen Qi) et des forces telluriques (Jing Qi) qui s’animent en lui dans le « Grand Flux » (Tai Su). Il est alors dit que « Les bras enlacent le Ciel, le courage enlace le corps, l’énergie vitale enlace les organes ». Il demeure au pratiquant, par le biais de la méditation, de bien harmoniser ce flux et, éventuellement de le canaliser vers un méridien ou un groupe d’organes.

Respiration, décontraction, relaxation et méditation.{{}}

Un des enseignements essentiels de Kongzi, le Maître Kong ou Confucius, consiste à rendre aux mots leur juste valeur. « Qigong » signifie littéralement « Travail (Gong) du Souffle (Qi) » ou « pratique énergétique ». Il serait étonnant qu’un « travail du souffle » ne tienne pas compte de la respiration (Huxi). Respiration, à son tour, signifie « Relier (Re) l’esprit (Spir) à l’acte (action ou axion) ».

En respirant il est donc indispensable d’unir l’acte et l’esprit. Inspiration signifie, à son tour, « l’Esprit (Spir) agit (action ou axion) à l’intérieur ou « dedans » (in) » tandis que l’expiration signifie « l’Esprit (Spir) agit (action ou axion) à l’extérieur ou » au dehors ».

En inspirant il convient de veiller à « remplir » (dedans) en allant de la base vers le sommet.

En expirant il convient de veiller à « vider » (dehors) en allant du sommet vers la base. L’inspire et l’expire, donc la respiration, est ce qui unit l’homme à la terre (base et intérieur) au ciel (sommet et extérieur), donc la matière à l’énergie et le grossier au subtil. Il convient de particulièrement veiller à ce que la matière soit toujours animée d’un mouvement.

Ce mouvement (Dong) est, dans cette pratique du flux et du reflux, nommé Tui La. Ce qui signifie simplement « pousser et tirer ». Tui (Dui) (pousser) se compose du caractère main et du caractère oiseau ce qui indique la légèreté mais aussi la précision. On retrouve ce même symbolisme en Taijiquan dans le mouvement « Se saisir de la queue de l’oiseau » (Lan Qiao Wei). La (tirer) se compose également du caractère main mais accolé au caractère être debout.

Ce caractère indique une grande force qui est indiquée par trois tendons (Li) réunis. Pousser et tirer indique la croissance, le changement, la mobilité. Comme en Occident, pousser et croître sont des termes également utilisés en ce qui concerne les plantes.

Lorsque ce mouvement est harmonieux il est alors possible d’accueillir, ou de cueillir, (Cai ou Tsai) l’énergie subtile du Ciel Antérieur (Xan Tian) qui est à l’origine profonde de la vie. Une fois encore le caractère Cai (Tsai) signifiant cueillir concerne les plantes. Il est difficile de cueillir (Cai) un fruit sur un arbre donc la croissance n’est pas achevée. Ces nombreuses références au végétal (Mu) donc à l’arbre ont également été à l’origine du nom de cette pratique (enlacer l’arbre). Ce symbolisme de l’arbre est omniprésent, bien que discret, dans toute la pensée chinoise classique et dans ses applications. On retrouve le symbole de l’arbre dès le premier hexagramme du Yijing (Yi King).

On le retrouve également en acupuncture où il est question des points « racine » et des « branches collatérales ». Ainsi qu’en astrologie avec les « dix troncs célestes » (Tian Gan) et les « douze rameaux célestes » (Di Zhi). En Taijiquan on parle souvent d’enracinement. Dans l’Art du Poing Externe, ou Kung Fu Wushu, k’Ecole la plus connu et la plus représentative, lorsqu’il ne s’agit pas de l’un de ses récents ersatz de music-hall, est Shaolin Shi Quan, littéralement le « Poing du Monastère de la Petie Forêt ». Difficile d’imaginer une forêt sans arbre !

Le China Shou (Art Souple des Saisies) ancêtre chinois du Jujutsu (Jiu Jitsu) japonais s’éctit avec le caractère Chin (Jin) qui signifie « souplesse » et qui se compose de deux arbres, impliquant un arbre (grand arbre) et une branche (petit arbre). L’image de la souplesse est celle d’une branche de saule ployant sous la neige jusqu’à ce que celle-ci tombe permettant à la branche de revenir en place.

On retrouve ce caractère dans la formation de l’idéogramme « Judo » et il fut donc utilisé conjointement par les Chinois et les Japonais en connaissance de cause ! En énergétique chinoise classique l’élément Bois (Mu) est omniprésent. Or, une fois encore pas de « Bois » sans arbre ! Les textes les plus classiques eux-mêmes utilisent fréquemment l’image de l’arbre. Les racines en sont le fondement (Pen) donc ce qui est à l’origine profonde, les frondaisons et les « mille fleurs » sont l’aboutissement tandis que les branches représentent la diversification.

L’arbre est donc à la fois symbole d’unité et de multitude, de commencement et d’aboutissement et ceci dans la pérennité et la longévité. {{}}

Il aurait dont été étonnant qu’on ne retrouve pas ce symbolisme essentiel à la Chine dans le « Qigong » classique ! « Se tenir debout comme un arbre »est donc une formule très utilisée pour qualifier cette posture et, en outre d’apprendre à se décontracter : la décontraction est, étymologiquement, ce qui permet d’enlever, de retirer, de supprimer (Dé) ce qui empêche (contre) d’agir (action ou axion). Retirer ce qui empêche d’agir est donc la phase active (Yang). En complément l’expiration permet d’apprendre à se relaxer, donc de doubler (Re) le lâcher (lax, lâche) de l’action (action axion) tout en conservant son axe en « se reliant à l’axe ». Donc la relaxation. Laisser faire est donc la phase passive.

Décontraction et relaxation invitent, ensemble, au délassement puis au dénouement. C’est le rapport qui existe, naturellement, entre plein et vide, entre plénitude et vacuité.

Or, plénitude et vacuité, qui sont les deux faces d’une même pièce (symballein) invitent à la méditation. Mais, entre nous, la réalité chinoise diffère de la théorie occidentale puisque le plein induit la vacuité (et non la plénitude !) et que le vide induit la plénitude (et non la vacuité). Il serait donc judicieux de nommer ces deux-là « vacuitude » et « plénité » puisqu’il existe bien la « bravitude » (entendu sur la Muraille de Chine !) qui, elle-même est « fortitude » (force d’âme suivant Chinese Gordon).

Pratiquement, le rapport entre la décontraction, la relaxation et le fait de se relier à un axe permet d’aboutir naturellement à la méditation. Méditation signifie, à son tour, agir (action axion) centré (médius). Se relier à un axe et agir centré par le biais de la respiration et au travers d’une posture entre terre et ciel est la caractéristique fondamentale de ce travail. C’est simplement pourquoi cette posture se nomme également Zhan Chan (littéralement méditation debout) ce qui se traduit en japonais parRitsu Zen en opposition et en complément de Zazen( Zhou Chan en chinois). En Chine elle est donc commune aux pratiques taoïstes (Daoyin) et aux pratiques bouddhistes.

Quelques conseils pratiques pour faciliter la pratique{{}}

Le réglage classique de cette posture est défini dans l’hexagramme 31 (Xian) du Yijing (Yi King) : la Mobilisation ou l’Incitation : « déclencher l’influence ».

A la base de la posture, comme à la base de l’hexagramme, les gros orteils sont écartés entre la largeur des hanches et la largeur des épaules.

En second, les talons s’appuient sur un axe Terre/ciel. Ce qui permet en troisième lieu de placer le bassin sur ce même axe.

e quatrième trait correspond à la poitrine qui est bien dégagée.

Le cinquième trait correspond au dos, à la colonne vertébrale, et particulièrement à la nuque qui est étendue et repose également sur le même axe Terre/Ciel.

Le sixième trait correspond au crâne qui repose sur l’axe au niveau du centre de l’occiput (Yu Zheng ou oreiller de jade).

Il est très important que ces points soient bien alignés et sur cet axe fondamental. Il est donc conseillé, au début, de pratiquer adossé à un mur (Yin !) puis, par la suite de s’en détacher en conservant la notion de ces points de contact et ce cet axe. Retrouver un axe et un équilibre dans le principe d’une orientation est important. Le langage populaire ne s’y trompe pas lorsqu’il évoque le fait d’être désorienté, déséquilibré ou désaxé.

Une fois ces liaisons réalisées et cet alignement effectué il convient de paisiblement amener les bras en devant de soi comme si on « enlaçait un arbre ». Les bras forment donc un cercle idéalement parfait. Les épaules sont basses et décontractées. Les paumes sont vers soi et les pouces sont tournés vers le ciel et se situent à la hauteur du haut de la poitrine (clavicules). Il est possible d’élever ces mains à la hauteur du visage ou de les descendre en face du ventre pour d’autres travaux énergétiques particuliers. La respiration est profonde et ventrale.

Un caractère très ancien décrivait le nombril (Pi) (voir figure 10) comme « ce qui conspire (deux individus qui se suivent pas à pas, deux conspirateurs) avec le crâne (figure d’un crâne et d’une face montrant la fontanelle).

On retrouve encore le sixième trait de l’hexagramme 31 (Xian) : « Incitation de tous les os du crâne, de la mâchoire et de la face ».

Il convient, debout ou en forme couchée, de « maintenir la position quelques instants, quelques minutes ou un peu plus longtemps ». Peu à peu, par le biais de la respiration profonde qui influe sur le ventre (Pi – le nombril) au niveau du Tan Tien, sur la colonne vertébrale par le biais du coccyx, sur le crâne par le biais de l’occipital, un mouvement tout d’abord imperceptible puis profond anime peu à peu le corps. C’est la « respiration embryonnaire » (Taixi) animée par le Grand Flux (Tai Su) qui est, en réalité, le mouvement du Taiji donc de la terre (force tellurique) et du ciel (énergie cosmique) et, partant, de l’univers et du Tao.

C’est ce mouvement subtil et profond qui permet une régénération exceptionnelle et il est possible, pendant les vacances, de trouver de multiples endroits pour le pratiquer tant à la campagne qu’à la mer ou à la montagne, sinon en ville. Il est possible de visualiser très paisiblement un arbre, ses racines, son tronc, ses branches, ses frondaisons, son faîte, le flux et le reflux de la mer sur le sable ou sur des rochers, une montagne imposante avec son adret, son ubac, son sommet et ses sentes ou un être humain libre et debout. il est également possible de méditer sur les textes classiques ou les figures du Yijing mais il s’agit alors d’une particularité spécifique à la méditation taoïste ou bouddhiste.

Quelques minutes par jour permettent d’en apprécier pleinement les effets. Attention de ne surtout pas crisper les muscles ou de contraindre le dos, conserver ensuite une respiration calme paisible et profonde. En toutes circonstances il convient de bien se décontracter d’abord pour mieux se relaxer ensuite et méditer, enfin.

« Embrasser le ciel en enlaçant un arbre » Bien qu’il s’agisse d’une posture ancienne elle fut plus particulièrement développée par le fameux maître Wang Xiangzhai (Wang Hsiang Chai de son vrai nom Wang Yushen) (1890 1963) qui l’avait étudiée sous la direction du Maître Kuo Yun Shen connu dans toute la Chine sous le pseudonyme évocateur de « La Paume assassine du Bouddha » (Fo Jun Sha)…ou la « Paume Divine ».

Il s’agissait donc à l’origine d’une posture commune au Xingyi Quan ou « Poing de l’Unité du Corps et de l’Intention » de forme naturelle (Tseujan), l’un des trois principaux arts internes du Poing, et au Daoyin Fa de l’école du Ling Pao Ming ou « Clarté du Joyau Ecarlate ». Elle se situait donc à l’exacte limite entre l’art de combat et l’art de santé…entre ce qui est capable de donner la mort ou de restituer la vie. Kuo Yun Shen au court de sa carrière affronta une soixantaine d’adversaire en duel et ne fut mit en difficulté que deux fois par Dong Haiquan (Tong Hai Chuan) le fondateur du Baguazhang (Pa Kua Chang) ou « Paume des Huit Trigrammes »et par un de ses condisciple de pratique Che I Chai qui était, avec lui, l’élève de Li Neng Jang. Bien que d’une efficacité redoutée Kuo étudiait également la pratique de l’art de santé taoïste (Daoyin).

Wang Xiangzhai, moins remuant remporta également quelques duels dont l’un, contre le Japonais Kennichi Sawai, demeura célèbre. Sawai, haut gradé de plusieurs Budo (Judo, Karatedo, Aïkijutsu, Kendo, Iaido…) japonais deviendra, par la suite, disciple de Wang. Wang Xiangzhai transmit à la fois la pratique de combat et l’art de santé dans leur version taoïste jusqu’en 1949.

Pendant cette époque il eut une vingtaine de disciples dont Wang Tse Ming (Wong Tai Ming) (1909…) qui se réfugiera en France et fut, pendant dix années l’enseignant de Georges Charles. L’arrivée des marxistes au pouvoir en Chine modifia profondément l’enseignement et le discours de Wang Xiangzhai qui dut se résoudre à ne plus transmettre, si on excepte ses toutes dernières années d’enseignement, que la pratique de santé dépouillée de toute référence à la tradition taoïste et à la pensée classique.

Une pratique unique pour de multiples appellations ! Il changea jusqu’au nom de cette pratique en la nommant tantôt Yiquan (I Chuan) ou « Poing de l’Intention », ce qui était néanmoins une référence directe à ses anciens maîtres Kuo et Li, tantôt Dachengquan (Ta Tcheng Quan) ou « Poing du Grand Dénouement « , tantôt Zhan Zhuang (Chan Chuang) ou « Se tenir comme un arbre », tantôt Zhan Chan(Chan Chuan – Ritsu Zen en japonais ) ou « méditation debout » et même Taiji Taisu(Tai Chi Tai Chu – Taiki Taiso en japonais) ou « Grand flux du Grand Faîte ». Ceci en fonction des circonstances et de l’idéologie du moment.

Il n’en réussit pas moins, malgré de multiples interdictions touchant les Arts de combat et les pratiques de santé liées au taoïsme et au bouddhisme à continuer de transmettre cet enseignement au nez et à la barbe du pouvoir. Il eut, prétend-t-on, entre 1949 et 1963, plus d’un millier d’élèves assidus. Ce qui explique que cette posture est toujours très connue et très pratiquée en Chine sous ses multiples aspects les plus divers et souvent les plus contradictoires. Certains de ces élèves n’on jamais, de leur vivant, eu une autre vision que celle d’une pratique de santé, d’autres, par contre, ont bénéficié d’une transmission directement liée à la pratique de l’art interne taoïste sinon à la pratique du combat réel dans laquelle, malgré un tempérament pacifique et conciliant Wang excellait. Wang pouvait demeurer plusieurs heures dans cette posture de l’arbre et, disait-il, en retirait un grand bénéfice.

Son disciple Japonais Kennichi Sawai faisait de même puisqu’il arrivait vers sept heures du matin dans un parc, prenait la posture, et ne commençait à bouger que vers dix heures. Lorsqu’arrivait la plupart de ses disciples. Visite à la tombe de Wang Xiangzhai où figure bien, n’en déplaise à certains, le nom de Wang Zemin (Wang Tse Ming). Il est vrai que dans un forum un internaute éveillé émettait l’hypothèse que Yohan Radomski, qui avait pris les photos, avait peut-être gravé lui-même ce nom dans le granit ! Probablement avec les doigts ?

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Wang Tse Ming et le Liananquan (Lien Han Chuan) : Wang Tse Ming (Tai Ming Wong ; Wang Tsö Ming ; Wang Tse Min)(1909 2002), par contre, ne maintenait cette posture que quelques minutes, tout au plus une dizaine de minutes, il expliquait que Wang et Sawaï étaient des « maîtres d’arme » et n’avaient, par conséquence, que cela à faire alors que lui-même dirigeait une importante société d’import-export à Shanghaï et que ses concurrents n’étaient pas dans un parc.

Il développa donc une version plus dynamique basée sur un apport personnel consistant dans les enseignements particuliers de l’un de ses ancêtres, également très connu dans toute la Chine et jusqu’au Japon et en Corée où il est connu sous le nom de O’Yomei : Wang Yang Ming (Wang Shuren) (1472 1529), réputé pour avoir modifié les examens impériaux et rétabli la paix dans plusieurs provinces grâce à ses capacités martiales et stratégiques exceptionnelles.

Wang Zemin ou Wang Tse Ming

Wang Zemin (en Pinyin) (1909 2002) Illustration originale de Patrice Vaidie

Et qui suivant les transcriptions se lit aussi Wang Tsemin, Wang Tseming, Wang Tse Ming, Wang Tai Ming, Wang Tsö Ming et Tai Ming Wong ou Wong Tai Ming – ce dernier nom est la « vietnamisation » de son nom chinois et le patronyme sous lequel il fut naturalisé français. Il est loin d’avoir été le seul asiatique à avoir changé de nom à cause, notamment, des circonstances et des diverses phonétisations fantaisistes en cours !

Réfugié politique en France à cause du simple fait qu’il avait un ancêtre quelque peu encombrant, le fameux Wang Yangming alias Wang Yang Ming, Wang Shuren (Wang Shu Jen ou O’Yomei…) il avait préféré « vietnamiser » son nom de Wang Tse Ming (Wang Zemin) en Tai Ming Wong ou Wong Tai Ming et vivre et travailler dans le quartier vietnamien de Paris entre la rue Monsieur le Prince et la place Maubert.

D’autres que lui, par la suite, ont effectué la démarche contraire et « enchinoisé » leur nom vietnamien (ou Minh, par exemple, est devenu Ming…) quand ils n’ont pas transformé leur patronyme français en un nom chinois mieux adapté à leur profession (…Shan).

En ce qui me concerne c’est en Chine, à Hong Kong et à Taiwan, que pour des raisons de transcriptions en caractères chinois Charles est simplement devenu Cha Li Shi ce qui signifie simplement « celui qui enseigne avec une règle ». Précisons encore, pour les petits malins et les divers forums me concernant sans me trop me concerner que San Yiquan est la transcription en Pinyin Zimu de San I Chuan ou de San Yi Chuan qui a toujours été le nom de l’Ecole que je dirige depuis 1979, date à laquelle Wang Zemin m’a transmis Lien Han Chuan (Liananquan) et donc que cette école n’a jamais changé de nom depuis puisque les caractères chinois demeurent inchangés et semblables à ce qu’ils étaient et à ce qu’ils seront.

Comme j’ai coutume de le dire « Georges Charles demeure Georges Charles et San Yiquan demeure San Yiquan ». Tout le monde ne peut pas nécessairement en dire autant. Le reste n’est que baratin à géométrie variable et vaticinations.

San Yiquan ou « Poing des Trois Harmonies » Wang Tse Ming enseigna cette forme de 1949 à 1979 en France à plusieurs disciples chinois sous le nom de Liananquan (Poing des Fusions circulaires) puis la transmit sous le nom de Sanyi Quan(San Yiquan) ou « Poing des Trois Harmonies » à Georges Charlesqui l’enseigne depuis 1974 et la transmet officiellement depuis 1979 en tant que successeur en titre de Wang Zemin. L’Institut des Arts Martiaux Chinois Traditionnels, fondé et déclaré en 1978, Association régie par la Loi de 1901 est le cadre juridique légal de cette transmission puisque nous sommes en France qui, suivant les Chinois, est le « Pays de la Loi » (Faguo).

Georges Charles est l’un des Membres fondateurs, l’un des Membres du Conseil des Sages et l’un des Membres du Comité Technique du Fonds International pour la Préservation des Arts Martiaux Traditionnels FIPAM. L’Institut des Arts Martiaux Chinois Traditionels IDAMCT et l’Ecole San Yiquan font partie de la FIPAM. San Yiquan a donc pignon sur rue et depuis un bon moment, déjà.

San Yiquan calligraphie en nuages

San Yiquan ou San I Chuan calligraphie en « nuages » de Wang Zemin

Le terme de San Yiquan désigne la fusion entre Trois Ecoles Externes et Une Ecole Interne.

l’Unité des Trois Yi : Yi sur Terre représente aussi le chiffre 1 donc l’unité fondamentale sans laquelle rien ne peut exister ni perdurer. Yi pour l’Etre Humain représente l’Intention, le vouloir « Ce qu’exprime le Coeur au travers de la Rate » - Yi dans le Ciel représente les mutations ou transformations telles que l’exprime le Yijing.

San Yi est également une réfèrence classique au chapitre 14 du Daodejing de Laozi : « L’Invisible, l’Impalpable, l’Inaudible qui tous TROIS s’unissent en UN » C’est le Jing, le Qi, le Shen qui s’unissent dans le Tai Yi, donc dans le Tao.

Mais c’est aussi et enfin l’indication que cet enseignement particulier trouve sa source fondamentale dans l’Ecole de la Pureté du Coeur « Xin Xue » telle qu’elle fut transmise par Wang Yang Ming à ses disciples. L’un de ses préceptes essentiels est , en effet :

« San Jiao He Yi » : « Que les Trois (San) Ecoles (Jiao) (Bouddhiste, Taoïste, Confucianiste) s’Unissent (He) en Un (Yi).

Xinguiquan et Sanyiquan

Xingyiquan et San Yiquan, anciennement Hsing I Chuan et San I Chuan !

De l’Intention (Yi) prenant forme (Xing) dans le Poing (Quan) au Poing (Quan) des Trois (San) Unités (Yi) (ou Trois Harmonies). On peut dire, bien évidemment, que la Posture de l’arbre se prend « comme çi et comme ça, en mettant les pieds et les mains « comme çi et comme ça » et en respirant, ou en ne respirant pas « comme çi et comme ça ».

Mais on a peut-être envie d’en savoir un peu plus si on veut pratiquer un peu plus longtemps. Ou dépasser le simple stade de la pratique.

Faire n’a jamais empêché de savoir. Faire. Savoir. Savoir-faire. Faire savoir. et même peut-être savoir-faire faire. Ne sont pas incompatibles, loin de là.{{}}

En savoir plus : L’arbre vu par les occidentaux modernes : Les faux arbres dissimulent des antennes radios ! Hou, hou méfions-nous. cliquer ici > https://electrosensible.info/2013/02/22/les-antennes-relais-ces-faux-arbres-qui-cachent-la-foret/

Une tradition respectée - La règle de Confucius concernant les écoles :

Depuis la transmission de Li Lo Neng (Li Neng Jan), de la forme de Xingyiquan de tendance « orthodoxe » (Laojia) vers la forme « évolutive » (Ziranjia) le nom propre de l’Ecole représentée par le(s) Maître(s) Héritier(s) désigné(s) du vivant du Chef d’Ecole (Laoshi), s’est toujours modifié. Li choisit le terme Yiquan (Poing de l’Intention).

Son successeur Guo choisit le terme Wuxingquan (Poing des Cinq Formes). Son successeur Wang Xiangzhai (Wang Yusen) choisit le nom de Dachengquan (Poing du Suprème Dénouement). Le dénouement c’est « retirer les noeuds », donc être libre d’agir. Qui est traduit à tort par « Achèvement » puisque dans la tradition classique chinoise rien n’est achevé ni accompli. La « création » (le créateur, l’élan créateur, le mouvement créateur…), comme « l’achèvement » ou « l’accomplissement » sont des notions purement occidentales et très judéo-chrétiennes. Avant il y a quelque chose, ce qui pré-existe, après il y a autre chose, ce qui est perdure.

C’est simplement « avant le Ciel » (Xan Tian) et « après le Ciel « (Hou Tian). Par la suite, après 1949, il reprit, contrairement à cette tradition le terme utilisé par le Maître de son Maître, donc Yiquan (ou I Chuan !) . Ce qui entretient toujours une confusion Yiquan/Dachengquan ! (avec le slash !) L’un de ses successeurs, Kennichi Sawai choisit la transcription japonaise de Taikiken (qui est la traduction japonaise littérale de Xingyiquan).

L’un de ses successeurs, Wang Tse Ming choisit le nom de Liananquan (Poing des Générations Circulaires). Son successeur en titre et direct , Georges Charles (Cha Li Shi), choisit le nom de Sanyiquan (Poing des Trois Harmonies). Ceci pour la raison suivante : « Le nom d’une école appartient à son fondateur.

Ce nom disparaît avec lui à sa mort et ne figure plus que dans les généalogies. Si un disciple souhaite fonder sa propre Ecole, il ne doit en aucun cas l’utiliser. Eventuellement il peut le garder en partie, associé au nouveau nom et ceci pour lui rendre hommage ».

YILI(I Li) Cérémonial. Classique faisant partie des San Li de la Chine Antique. Attribué à Kongzi (Confucius). Cité par le Maître N’Guyen Dan Phu (1911 1995). Dont la plupart des disciples, d’ailleurs, respectent la Règle et la transmettent à leur tour. Mais, évidemment, à notre époque la lecture des « classiques » ne motive plus grand monde et leur respect encore moins ! »

« Après la perte du Tao vient l’Efficace (Te ou De).
Après la perte de l’Efficace (Te ou De) vient la bienveillance(Ren).
Après la perte de la bienveillance (Ren) vient l’équité (Yi).
Après la perte de l’équité (Yi) vient la courtoisie (Li)
Après la perte de la courtoisie (Yi) vient le chaos (Lan) »
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Livre du Prince de Huainan (Wainanzi) IVe siècle avant notre ère.{{}}

Il convient, évidemment, de justifier l’utilisation des termes.

Wang Zemin (Wang Ze Min ou Wang Tze Ming) souhaitait respecter Confucius dans la juste utilisation des termes (ou des noms), donc respecter le « bon sens » (Zheng Ming). Inutile de traduire Tao. Tout au plus nous pouvons lui attribuer une majuscule. Le Te ou De est la « vertu », comme la « vertu du Prince » ou la « vertu d’une plante médicinale », donc son efficace.

Ici encore nous pouvons lui attribuer une majuscule. Ren c’est simplement la bienveillance envers les 10 000 êtres, la myriade des êtres, (Wan Wu) et non seulement vis à vis d’une catégorie. L’humanité est un mot vide de sens et avec une majuscule c’est un journal. Comme la Santé avec une majuscule est une prison. Et on sait fort bien qu’à certaines époques ou en certains lieux certains humains sont plus humains que d’autres. Le Tao n’a rien à faire de l’inhumanité ou de l’humanitaire ni du communautaire.

Nous préférons l’équité à la justice car « la justice est au droit ce que le bordel est à l’amour » (Clemenceau). Et l’équité est de « Rendre à César ce qui est à César et à chacun ce qui lui est du » La seconde proposition ayant été soigneusement oubliée par les « boutiquiers de César » ! Comme il existe encore des « boutiquiers de Confucius » tels que les dénonçaient Wang Yang Ming, l’ancêtre de Wang Zemin.

Mais aussi des Chinois qui ne respectent pas même Confucius ni les règles essentielles de courtoisie. La courtoisie c’est la « noblesse du coeur et de l’attitude » et le respect mutuel. Ce n’est pas de quelconques salamalecs et ronds de jambes plus ou moins ritualisés. Le chaos c’est tout le reste et surtout ce qui ne reste plus.

Mais l’important et même l’essentiel demeure la pratique sur le terrain et dans ce domaine particulier nous avons l’avantage de l’antériorité.

Plouf

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Source : https://tao-yin.fr/la-posture-de-l-arbre/

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  • L’Arbre de la Liberté selon Wikipédia (en anglais)
    C’est un symbole de liberté depuis la Révolution française . Arbre de vie, il symbolise également la continuité, la croissance, la force et la puissance. Au XIXe siècle, il est devenu l’un des symboles de la République française, aux côtés de la Marianne et du semeur. Depuis 1999, il figure sur les pièces françaises d’un et de deux euros.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b8/LibertyTreePlanting.jpg/250px-LibertyTreePlanting.jpg

Plantation d’un arbre de la Liberté en 1790, par Jean-Baptiste Lesueur .

Plantées, généralement dans l’endroit le plus fréquenté et le plus visible d’une localité, en signe de joie et symbole d’émancipation, ces plantes allaient pousser avec les nouvelles institutions.

Origines{{}}

La coutume de planter des arbres en signe de joie populaire est immémoriale. On la retrouve aussi bien chez les Gaulois que chez les Romains . Le précurseur de ces arbres fut l’ arbre de mai , planté en de nombreux endroits pour célébrer l’arrivée du printemps. [ 1 ] À Paris, jusqu’à la fin de l’ Ancien Régime , les clercs de la Basoche plantaient chaque année un arbre sans racines dans la cour du palais, donnant ainsi lieu à une fête. Le premier en France à planter un Arbre de la Liberté, plusieurs années avant la Révolution, fut le comte Camille d’Albon, en 1782, dans les jardins de sa demeure de Franconville , en hommage à Guillaume Tell.

Les arbres de la liberté pendant la Révolution française…{{}}

A lire en totalité sur ce site : https://en-m-wikipedia-org.translate.goog/wiki/Tree_of_Liberty_(symbol) ?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=rq

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  • Ouvrage d’archives - L’arbre de la liberté : objet, symbole, signe linguistique - [article]

    persee.frBas du formulaire

sem-linkErik Fechner

- Mots. Les langages du politique Année 1987 15 pp. 23-42

Fait partie d’un numéro thématique : Comment nommer ? Barbares - Berbères. Islam. Arbre de la liberté. Economia. Les juifs de Cagayous. Sig(is)mund.

Résumés Documents liés Référence bibliographique

Source : https://www.persee.fr/doc/mots_0243-6450_1987_num_15_1_1350

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  • Des exemples d’arbres de la liberté – Document ‘nievresomme-tourisme.fr’{{}}

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Les arbres de la liberté{{}}

A partir de 1789 et surtout en 1792-1793, toutes les communes françaises se sont mises à planter des arbres de la liberté. Cette pratique se rattachait à la tradition ancienne, peut-être héritée de vieux cultes païens, de la plantation des arbres de mai, qui symbolisaient le retour du printemps et de la fertilité. Emblème révolutionnaire, l’arbre de la liberté symbolisait quant à lui le renouveau, la fin de l’oppression et l’avènement de la République. Les arbres le plus souvent choisis étaient des chênes et des peupliers (Populus, l’arbre du peuple). Les arbres plantés durant la Révolution sont aujourd’hui très rares. Le seul arbre subsistant est celui de Flixecourt, planté en 1798. La plupart ont été coupés pendant la Restauration (1814-1830) ou ont disparu pour d’autres raisons comme les guerres, les événements climatiques ou la vieillesse. C’est le cas du gros tilleul de Vignacourt, planté par un particulier en 1793 et détruit durant la Première Guerre mondiale.

Active durant la Révolution française, cette dynamique de plantation reprend avec la révolution de 1848 et la proclamation de la Deuxième République. Le gros marronnier de Picquigny en est peut-être un représentant.

Arbre flixecourt

Flixecourt possède le dernier arbre de la liberté issu de la Révolution. Ce platane a été planté en l’an VI (1798). Crédit photo : J.Monin

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A Picquigny, en bordure de la Somme, se trouve un gros marronnier planté en 1850, peut-être comme arbre de la liberté. Crédit photo : L.Lemaître

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A Vignacourt, un tilleul, aujourd’hui disparu, avait été planté en 1793 par un particulier.

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Coupé pendant la Première Guerre mondiale, l’arbre de la liberté de Vignacourt a été remplacé par un alignement de tilleuls. Crédit photo : J.Monin/M.Diarra

Toute l’équipe vous attend : Maison du tourisme Nièvre & Somme 5 Chemin de halage 80310 Picquigny Tél : 03 22 51 46 85 Contactez-nous

Source : https://www.nievresomme-tourisme.fr/pages/decouvrez/nature/les-arbres-de-la-liberte.html

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10.
9.Haut du formulaire

Premiers arbres de la liberté - Chronique historique d’Angers - Par Sylvain Bertoldi, conservateur en chef des Archives d’Angers – ‘Vivre à Angers’ n° 446

Symbole entre tous : l’arbre. Arbres consacrés aux dieux dans l’Antiquité : le chêne à Jupiter, le tilleul à Vénus, le laurier à Apollon. Arbres sacrés des Gaulois : les chênes. « Arbres de mai » plantés le premier jour de ce mois, en signe de renouveau printanier. Mais ces « mai » étaient sans racines.

La Révolution les transforme en arbres de la liberté et les enracine dans les villes étroites et noires de l’époque. L’idée des arbres d’alignement fera ensuite son chemin avec les progrès de l’urbanisme. Aujourd’hui, plus de 16 000 arbres d’alignement bordent places et rues angevines…

Le premier arbre de la liberté paraît avoir été planté par le curé de Saint-Gaudent en Poitou, près de Civray, dans la Vienne. En mai 1790, ce prêtre patriote a l’idée de planter un jeune chêne sur la place du village en l’honneur de la nouvelle municipalité. Le geste est partout imité. L’arbre rituel, orné de rubans « à la nation » (tricolores) est déjà érigé à soixante mille exemplaires en mai 1792. Plus de deux cents ombragent Paris.

Premier arbre de la liberté

Angers n’en avait pas encore. Le premier est planté à l’initiative de la société des Amis de la Constitution, le 1er juillet 1792. En grand cortège, musique militaire en tête, on se rend d’abord dans les prairies de la ci-devant abbaye Saint-Nicolas. Le maire y prononce un discours « sur l’avantage de la liberté et de l’égalité ». « Tous les citoiens ont répété le serment de « vivre libre ou mourir », des cris de « vive la liberté, l’égalité, la nation et le genre humain » ont été répétés avec entousiasme [sic]. » Les drapeaux de la garde nationale, les tambours ont été suspendus à l’arbre de la liberté. La garde nationale a assemblé des faisceaux d’armes, « tous les citoiens réunis ont formé des danses et jeux, qui respiroient l’ivresse la plus pure : celle de l’égalité » (relation de la fête dans les délibérations du conseil municipal). Retour sur le soir place de la Commune (place Louis-Imbach), où le président des Amis de la Constitution, Guillier, prononce un discours. L’arbre est planté, non au milieu de la place, mais - selon l’idée de la municipalité, afin qu’il se voie mieux - sur l’ancien clocher de Saint-Michel-du-Tertre (emplacement du jardin du Muséum). Pour cela, il a fallu une barre de fer « considérable » et des haubans dont le prix est encore à acquitter par la municipalité, en décembre.

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Érection d’un arbre de la liberté, vers 1792-1794. Étienne Béricourt, dessinateur. Cliché Paris Musées / Musée Carnavalet.

Le culte des symboles révolutionnaires se poursuit avec la plantation, le 24 février 1793, d’un second arbre, cette fois « de la fraternité », place du Ralliement, en hommage à Michel Lepeletier, député de la Convention assassiné le 20 janvier 1793 pour avoir voté la mort du roi.

Angers prise par les Vendéens en juin 1793, ces arbres sont vite sciés. Lorsque les Républicains réintègrent la ville le 4 juillet, les citoyens Mamert-Coullion, commissaire du département de Maine-et-Loire et Béraud, chef de bataillon de la garde nationale, font assembler le conseil général de la commune pour lui demander de siéger en permanence et l’informer de la situation. Ils disent « qu’à leur arrivée en cette ville, ils ont fait ôter les drapeaux blancs placés sur la tour de l’horloge de la maison commune et sur le clocher de l’église de la Trinité, qu’ils ont replacé le drapeau tricolore et fait replanter l’arbre de la liberté sur la place de la Commune et sur celle de l’Égalité » (ci-devant place Monsieur, à l’entrée de la rue Saint-Aubin).

La grande fête du 20 pluviôse an II

Après la mise en déroute des Vendéens lors du siège de la ville des 3 et 4 décembre 1793, la municipalité décide d’une grande fête pour marquer la victoire : « Vous l’avez donc réellement éprouvé, la Montagne* a sauvé la patrie… Républicains…, élevons à l’objet de nos vœux un monument digne de ses bienfaits, plantons un arbre à la liberté sur la place de la Commune… » (délibération du 6 février 1794).

Il fallait replanter dignement l’arbre déshonoré par « la hache infâme des brigands »… Des commissaires sont nommés. Ils devront se procurer « un chêne vivant ». La solennité se déroule le 8 février 1794 (20 pluviôse an II).

Une « promenade patriotique » conduit à travers la ville les bustes de Brutus, Franklin, Jean-Jacques Rousseau, Lepeletier et Marat, jusqu’à la place de la Commune où un immense brasier de titres féodaux et honorifiques conclut le cortège, tandis que « l’arbre à jamais vivant de la liberté » est mis en terre, cette fois au milieu de la place. « Cet arbre saint planté, sa tige superbe élevée vers le ciel qui semble déjà étendre ses rayons salutaires pour le garantir des injures de l’air, tous les corps constitués se sont séparés au son d’une musique guerrière et des chants d’allégresse que les échos reportaient au loin et le reste de la journée a été passé en danses et dans les plaisirs où régnait la plus douce liberté et la plus sainte égalité. »

Dans un récit manuscrit relatant les faits d’armes de la garde nationale d’Angers, l’ancien relieur Berthe a évoqué le souvenir des grandes fêtes révolutionnaires. Trois d’entre elles, écrit-il, sont restées gravées dans sa mémoire : celle de Beaurepaire en octobre 1792, la fête des Victoires en nivôse an II et celle de la plantation de l’arbre de la liberté sur la place de la Commune, le 20 pluviôse an II.

En marge du compte rendu de la fête, dans le registre des délibérations municipales, le greffier a laissé ces touchantes annotations : « Cet arbre, mesuré à six pieds de terre le 11 ventôse an 5e, avait dix-sept pouces trois lignes de circonférence [environ 46,5 cm]. 1er mars 1797.
Le 3e jour complémentaire an 10e, il avoit à la même hauteur de terre vingt-trois pouces et demi [environ 63,5 cm] de circonférence » [20 septembre 1802].

Dès mars 1794, l’arbre est protégé par une « enceinte de bois octogonale » d’environ 1,30 de haut. On s’en préoccupe beaucoup. En mai 1798, la municipalité s’inquiète des chevaux que l’on attache à cette barrière de protection pendant toute la durée des marchés : leurs urines risquent de faire périr l’arbre. Tous les animaux qui seront trouvés là, seront donc conduits en fourrière.

En sursis

La symbolique de l’arbre de la liberté est cultivée à chaque grande fête patriotique, notamment aux fêtes de l’Être suprême, de la Souveraineté du peuple et du 10 août. Sous ses rameaux s’élève un autel de la patrie. Un nouvel arbre est érigé pour la fête de l’Être suprême (8 juin 1794) sur les quinconces du Mail. D’autres arbres sont plantés, au château (20 mars 1794) et dans les communes de Saint-Augustin et de Saint-Léonard. Mais ces derniers sont abattus une belle nuit de mai 1797.

Les arbres de la liberté sont en sursis. Un arrêté du 20 mars 1800 introduit un autre type de symbole : les colonnes départementales, pour honorer la mémoire des soldats morts pour la patrie et la liberté. Le préfet en pose la première pierre à Angers, place du Ralliement, le 14 juillet 1800. Mais l’éloge de la liberté s’efface devant celui du premier consul. Les événements politiques du XIXe siècle ne laissent aucune chance aux arbres de la liberté. Après 1802, on n’en entend plus parler.

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Modèles d’arbres de la liberté pour la commémoration de la Révolution de 1848. Édition Bibliothèque historique de la Ville de Paris, 1984, d’après une gravure du musée Carnavalet. Cliché Paris Musées / Musée Carnavalet.

Ils ne devaient ressurgir qu’en 1848, de façon éphémère : l’arbre, planté le 16 avril sur les quinconces du Mail, est déjà retrouvé scié au matin du 9 février 1851… Il faut attendre ensuite le bicentenaire de la Révolution française : l’un d’eux, un tilleul cendré, est planté le 21 mars 1989 devant la bibliothèque municipale. Dernièrement, dans le cadre du budget participatif, un arbre de la liberté a été placé au jardin des Plantes. Espérons que ce magnifique spécimen de chêne rouge du Texas vieillisse sereinement !

*Groupe politique composé des révolutionnaires les plus radicaux.

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Arbre de la liberté – Quercus nuttallii – chêne rouge du Texas – planté en 2021 au jardin des Plantes dans le cadre du budget participatif. Cliché Sylvain Bertoldi, 12 mars 2022.

Chroniques historiques - Index des chroniques

Archives patrimoniales de la ville d’Angers - Source : https://archives.angers.fr/chroniques-historiques/les-chroniques-par-annees/janvier-2020/premiers-arbres-de-la-liberte/index.html

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.Arbre de la Liberté (ou Freiheitsbaum) en Alsace – Par Jean-Michel Boehler – Document ‘dhialsace.bnu.fr’

Encore appelé «  arbre civique  ». Arbre planté entre 1789 et 1793 pour célébrer la Révolution. Il s’agit le plus souvent d’un chêne, symbole de la force, d’un peuplier, considéré comme l’arbre du peuple, ou du traditionnel tilleul. Il fait l’objet de plantations spontanées ou sauvages dans l’enthousiasme de l’automne et de l’hiver 1789, avant que la pratique ne soit officialisée en 1792 par l’Assemblée législative qui lui donne son nom.

La signification de ce rite, sorte de cérémonial codifié par François de Neufchâteau, donne lieu à discussion, en particulier sur la filiation supposée entre l’arbre de la Liberté et la tradition populaire et préchrétienne du «  mai  » (Maibaum), planté le premier jour du mois de mai en signe de respect, d’amour, ou encore de dérision en fonction du feuillage choisi. En général il accompagne un événement exceptionnel (mariage, contrat, construction). Replacé dans le contexte de la Révolution, l’arbre de la Liberté signifie-t-il, du fait de sa charge symbolique, menace et avertissement à la manière d’une potence  ? Révolte et libération  ? Renouveau et fécondité  ?

Le fait qu’il soit planté sur les places publiques, et pas nécessairement devant la porte des châteaux, des presbytères ou des demeures des rentiers, plaide en faveur d’une signification positive correspondant, dans l’imaginaire de la Révolution, à l’avènement d’un monde nouveau et de l’ère de la Liberté. De ce fait, paré de rubans tricolores, béni par le clergé constitutionnel, choyé et tutoyé, il devient rapidement signe d’adhésion politique au point que sa mutilation et son abattage constituent, a contrario, un acte contre-révolutionnaire caractérisé.

La plantation de l’arbre de la Liberté est surtout attestée dans le Sud-Ouest de la France. Mais l’implication dans la polémique de deux hommes politiques de l’Est, l’abbé Grégoire et le député François Antoine de Hell, atteste des préoccupations propres à l’Alsace. Le premier publie en l’an II un Essai historique et patriotique sur les arbres de la liberté qui sera réédité en 1833 par Charles Dugast sous le titre de Histoire patriotique des arbres de la liberté. Le second, membre du Comité d’Agriculture, est chargé de rédiger le texte qui, fin 1793, châtie ceux qui s’en prennent aux arbres de la Liberté et nous a laissé une Suite de notes sur les arbres de liberté.

Parmi les arbres de la Liberté qui sont connus, on retiendra à Strasbourg, l’un planté le 6 novembre 1791 um dem Bundeshügel, l’autre transplanté le 4 mai 1792 de la place du Château dans la cour de l’actuel Lycée Fustel de Coulanges, celui de Colmar (21 juillet 1793), celui de Mulhouse (15 mars 1798) et, plus modestement, ceux de Barr dès 1789, semble-t-il (sur la place de la Liberté en face de l’Hôtel de Ville), de Blienschwiller en 1793, d’Alt­kirch et de Hirsingue en 1794, année au cours de laquelle on procède, par ailleurs, à une replantation de celui de Quatzenheim, le 10 mars. Quatre autres ont été plantés dans les quatre arrondissements de Strasbourg, place de la Parade, place de la Responsabilité, place du 10 août, place du Vieux-Marché aux Vins.

Ce symbole révolutionnaire, qui a valeur d’archétype, s’exporte par-delà les frontières françaises, en particulier dans le pays de Bade, et perdure, bien au-delà de la période révolutionnaire (1789-1799), tout au long du XIXe siècle  : le symbole sera repris en 1848 et deviendra un signe de subversion en 1852. Signe de libération, l’arbre de la Liberté fera sa réapparition en 1918 et en 1945, puis en 1989 pour le bicentenaire de la Révolution.

Bibliographie : {{}}

Geschichte der Gegenwärtigen Zeit XLI du 10 nov. 1791, p41.

HERMANN (Jean), Notice historique et archéologique de Strasbourg, 1905, p. 123.

HECKER (Friedrich), Die Stadt Barr, Colmar, 1911, p. 234.

DEBRIX (Jean R.), «  Promenade à travers … Le Lycée Fustel de Coulanges avec M. le Proviseur Georgin  », La vie en Alsace, t. XVI, 1938, p. 135-137.

ANDEREGG (Suzanne), Der Freiheitsbaum, ein Rechtssymbol im Zeitalter des Rationalismus, Zürich, 1969.

BOEHLER (Jean-Michel), «  Catholiques et protestants du Kochersberg face à la Révolution. Contribution à l’histoire religieuse de la Basse-Alsace  », AEA, t. XVIII, 1970, p. 262, note 5.

KUHN, (Axel), Jakobiner im Rheinland, Stuttgart, 1976.

OZOUF (Mona), La fête révolutionnaire (1789-1799), Paris, 1976, p. 280-316.

KUHN, (Axel), «  Die deutschen Revolutionsfreunde beim Feiern beobachtet  », Deutsche Jakobiner, Mayence, 1981, t. I, p. 177 à 192. In Ausstellung des Bundesarchivs der stadt Mainz, Deutsche Jakobiner. Mainzer Republik und Cisrhenanien 1792 – 1798, Bundesarchiv der Stadt Mainz, Mayence, 1981.

SOBOUL (Albert), Dictionnaire historique de la Révolution française, Paris, 1989, p. 30.

LACHIVER (Marcel.), Dictionnaire du monde rural. Les mots du passé, Paris, Fayard, 1997, notice «  mai  », p. 1066.

Notices connexes : Autel de la Liberté Fédération Fêtes Fête-Dieu (Maien) Garde nationale Maibaum

Jean-Michel Boehler

Source : https://dhialsace.bnu.fr/wiki/Arbre_(de_la_Libert%C3%A9)

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12.
Surprise - Georges Brassens chante ’Auprès de mon arbre’ - Enregistrement d’archives – Diffusé le 31/05/2011 {{}}

Titre : ’Auprès de mon arbre’ - (Réalisateur de l’émission dont est tiré l’extrait : François Chatel).

En octobre 1991, la chaîne française ’Antenne 2’ rendait un hommage à Georges Brassens pour les 10 ans de sa disparition. Une émission d’une durée de 2 heures, richement dotée en archives télévisuelles (extraits d’émissions, de reportages, de documents privés) orchestrée par Jacques Chancel. Vidéo enregistrée sur VHS en 1991 et numérisée avec un Archos 5 en 2011.

A voir sur ce site : https://www.dailymotion.com/video/xj0zbc

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Annexe - Journées d’étude de l’Association Asie-Sorbonne - “L’arbre qui cache la forêt” – Ces journées d’étude visent à réfléchir à la dynamique du rapport à l’arbre – et au-delà, à la nature – en Asie de l’Est et du Sud par rapport à l’Occident - Par Creops · 10/11/2021 – Evènement passé, rapporté ici pour mémoire] – Programme ‘creops.hypotheses.org’ –

https://creops.hypotheses.org/files/2021/11/photo-JE-arbre-300x281.png

Wu Guanzhong – Tree roots 树根, 1980s. Ink and colour on paper. Courtesy Hong Kong Museum of Art

Journées d’étude de l’Association Asie-Sorbonne - L’arbre qui cache la forêt - 19-20 novembre 2021

INHA, salle Ingres (2e étage) le 19 novembre et salle Perrot le 20 novembre 2 rue de Vivienne, Paris 75001

Comité scientifique et organisation : Conseil d’administration d’Association Asie-Sorbonne. L’association Asie-Sorbonne est une société savante dont l’objet est de valoriser la recherche sur les cultures de l’Asie (orientale et du sud) dans le domaine des humanités (art, philosophie, histoire, géographie, anthropologie), par le biais de rencontres, colloques, échanges interuniversitaires, et publications à caractère scientifique. Ses membres sont des chercheurs institutionnels ou indépendants, conservateurs, critiques, membres de la scène artistique. Retrouvez l’information : https://asiesorbonne.hypotheses.org/

Concept :{{}}Ces journées d’étude visent à réfléchir à la dynamique du rapport à l’arbre – et au-delà, à la nature – en Asie de l’Est et du Sud par rapport à l’Occident. Nous postulons que cette relation, que ce soit dans l’art, dans les pratiques religieuses ou dans l’agroforesterie ou encore dans les pratiques de loisirs de type « bains de foret » ou Shinrin-Yoku, s’inscrit dans un rapport paradigmatique à la nature qui est déterminé par un imaginaire de l’arbre, des souvenirs associés au paysage et des pratiques culturelles. Le concept chinois de qi (au Japon ki), c’est-à-dire l’énergie vitale partagée entre l’homme et la nature, ainsi que la perception spécifique de l’arbre dans la philosophie chinoise et japonaise, peuvent être invoqués pour soutenir cette dimension culturelle implicite. La forêt comme lieu d’éveil est également essentielle pour les bouddhistes et les jaïns, et la représentation de Yaksha et Yakshini témoigne du rôle de l’arbre comme source de vie, parfois ambivalent, dans la tradition indienne, où certaines espèces d’arbres sont encore aujourd’hui considérées comme sacrées. De telles représentations ont existé en Occident avant la révolution industrielle, puis en réaction à celle-ci, par exemple dans le gothique, et dans le romantisme européen ou le transcendantalisme américain.Les journées abordent une double question : comment les pratiques culturelles, artistiques, religieuses, classiques ou populaires, traditionnelles ou contemporaines, ainsi que les théories philosophiques/esthétiques témoignent-elles d’une certaine vision de la forêt ; et comment conditionnent-elles potentiellement l’expérience réelle de l’immersion en forêt ?Une expérience immersive en forêt sera organisée le 21 novembre.Mots-clés : art et nature ; anthropocène ; nature et culture ; arbre et forêt, Shinrin-Yoku

Chaque communication dure 25 minutes plus 5 minutes de questions/réponses en fin de session.

19 novembre{{}}

9h Accueil des participants

9h30- 9h45 Introduction Christine Vial Kayser, présidente de l’association.

10h- 11h00 Conférence plénière 

Georges Metailié, directeur de recherche honoraire au CNRS et membre honoraire du centre Alexandre Koyré.

L’arbre compagnon en Chine et Asie orientale{{}}

Un trait commun aux cultures des pays d’Asie orientale est leur rapport réel ou supposé, plus ou moins important, à la culture chinoise. Aussi, devant la richesse et la diversité des interventions proposées durant ces deux jours, je voudrais, d’abord, apporter des éléments fondamentaux concernant la conception de l’arbre dans la pensée chinoise ancienne et médiévale afin de disposer d’éléments pour des comparaisons éventuelles. Dans un second temps, c’est à partir d’images personnelles, que je souhaite étendre ponctuellement le sujet pour finir par évoquer la place des arbres originaires de Chine et du Japon dans notre environnement local contemporain.

11h-12h Session I La symbolique de l’arbre au Moyen-âge en Asie{{}}

Présidence : Georges Metailié, directeur de recherche honoraire au CNRS

  • Fréderic Girard, directeur d’études émérite de l’EFEO spécialisé en études japonaises classiques.
    L’arbre dans le Japon bouddhique{{}}

Cette communication vise à retracer la place symbolique complexe de l’arbre au Japon ancien comme contemporain. Dès les débuts de l’histoire du Japon, dans les Annales du Japon, Nihonshoki (722) l’arbre joue un rôle cosmologique. Il est un axe du monde ainsi que la source des processus vitaux qui assurent à l’archipel une place capitale dans l’univers.

Au sommet des montagnes la cime des arbres abrite les divinités vénérées par des femmes chamanes, jusqu’à leur interdiction à partir de 764 qui a conduit l’arbre comme réceptacle divin à redescendre dans les plaines. Selon le moine Annen, au IXe siècle, l’accès à l’état de Bouddha est possible pour les plantes et les arbres ainsi que les minéraux car il existe une « âme triple », intellective, végétative et centrifuge, doctrine qui est devenue dominante au Japon. Le dialecticien Dōgen (1200-1253) et la pensée zen considèrent au contraire que seule l’âme intellective est en mesure de faire émerger la pensée de l’Eveil.

Chez lui l’arbre, la fleur et le végétal ont un autre rôle : faire naître l’Eveil chez l’individu qui les perçoit. Dans le Nô, dans les sites religieux, dans l’art des jardins, et l’aménagement urbain, dans l’organisation des loisirs en milieux sylvestres, l’arbre apparaît comme un repère, l’axe des activités humaines, un lien avec l’environnement spirituel. L’arbre est également vénéré comme une individualité considérée comme vivante et acquiert une valeur marchande dans le commerce avec la Chine où il est échangé contre des reliques et des livres sacrés. D’où vient donc le culte de l’arbre « individué » au Japon. Plusieurs de ces hypothèses peuvent s’être combinées.

  • Johan Rols, docteur EPHE
    L’arbre dans la Chine ancienne : culte, ressource et « décroissance »{{}}

Cette communication concernera l’analyse des différents discours religieux, politiques et économiques interdisant l’abattage des arbres dans la Chine ancienne (du Ve siècle avant l’ère commune au VIe siècle de notre ère). J’évoquerai les interdits cultuels en rapport avec certains arbres ou bosquets symbolisant une divinité́ spécifique (les dieux du Sol) ou effectifs pendant un rituel (rituel de la pluie), les préceptes taoïstes et bouddhiques du IVe au VIe siècle de notre ère ainsi que les discours calendaires relatifs à l’établissement d’un calendrier des activités humaines selon un rythme quotidien, mensuel ou saisonnier et qui s’articule autour de deux problématiques juxtaposées : les problématiques économiques et qualitatives (sylviculture) et les problématiques politiques et religieuses liées à l’harmonie cosmique entre les hommes, leurs gouvernants et le divin.

On mettra en évidence dans un texte du Zhuangzi et un autre du Huainanzi l’existence d’une critique radicale de l’exploitation de l’arbre par l’homme, de la conception de l’arbre en tant qu’objet cultuel ou ressource et tout simplement de la domination de l’homme sur la nature au nom de la civilisation et de son développement.

En présentant ces différentes conceptions relatives à l’interdiction d’abattre l’arbre dans la Chine ancienne, que cela soit en promouvant une sobriété originelle idéalisée telle qu’elle est suggérée par Zhuangzi et le Prince du Huainan ou en suivant un ensemble de règles et de préceptes avec, selon les textes, un dessein politique, religieux ou économique précis, il s’agira d’apporter à la discussion générale un questionnement sur les paradigmes ancestraux de notre relation à l’arbre et, à travers lui, à la nature.

(Questions 10 minutes){}

12h-13h.30 Déjeuner{{}}

13h30-15h00 Session II Comment le passé informe le présent{{}}

Présidence : Rolan Lin, chargé de conférence PSL-EPHE, membre du Creops

  • Benoit Jacquet, historien, MCF EFEO, enseignant ENSA Paris La Villette.
    La colonne qui soutient la forêt : comment revitaliser un paysage culturel ? Exemple de la région de Kitayama au Japon. (Via Zoom).

Dans les montagnes du nord de Kyoto, la région de Kitayama abrite l’une des plus anciennes forêts plantées au monde. Depuis plus de 400 ans, les habitants du village de Nakagawa ont cultivé une variété de cryptomère (sugi, Cryptomeria japonica), et développé des techniques et des pratiques particulières afin de fournir des bois de construction – les célèbres colonnes ornementales – mis en œuvre dans l’architecture japonaise. En 2004 « le paysage de la sylviculture des cryptomères de Kitayama (Kitayama sugi) » a été désigné par l’Agence des affaires culturelles comme l’un des neuf paysages répondant à un « projet pour la conservation et les pratiques d’un paysage culturel », notion récemment intégrée aux lois patrimoniales.

Dès lors, plusieurs recherches sur le paysage, l’architecture, la sylviculture et les activités culturelles et sociales associées à l’agroforesterie du Kitayama sugi ont été menées par la ville de Kyoto et des institutions de recherche nationales. Nous présenterons cette forêt, sa sylviculture, les pratiques et les croyances religieuses qui l’ont formée, ainsi que le potentiel éco-symbolique qu’elle recèle en nous fondant sur une recherche et des enquêtes de terrain menées depuis 2014 auprès d’un forestier du village de Nakagawa. Garant de la transmission des valeurs « patrimoniales » de l’agroforesterie traditionnelle de ce paysage culturel, ce forestier est également conscient que la question du devenir de sa forêt est liée aux valeurs contemporaines qui pourront s’y développer.

En effet, le patrimoine forestier de Kitayama est aujourd’hui en mutation vers davantage de biodiversité, et il représente un potentiel important pour de nouvelles pratiques et études liées aux bienfaits thérapeutiques de la forêt. Cela passe par la redécouverte des pratiques ancestrales autant que par l’exploration de nouvelles gestions et expériences forestières, en réponse à des enjeux sociétaux actuels.

  • Geetha Ganapathy-Doré, MCF HDR en anglais, spécialisée en études postcoloniales, Université Sorbonne Paris Nord.
    The Tree and the Forest in Indian Culture : Making Meaning of the Multiple Narratives. (En anglais).

This communication aims to make meaning of the multiple narratives which center on the forest as a material as well as imaginative territory in India. Indian civilization has revered the tree as part of the living that protects the living. In The Bhagavat Gita, Lord Krishna says “Among the trees, I am Ashvatha,” making it godly. The very same ficus religiosa is associated with Buddha as he attained enlightenment in Gaya under its boughs. In the many temples of India, mango and palm leaf decorations, coconut and banana fruit offerings, mediate between the temporal and the spiritual.

As for the forest, it has served as a space for meditation and place of birth of the philosophical treatises of the Upanishads. In the two major epics, The Mahabharata and The Ramayana, the forest features as a symbolic place of creation and recreation, a territory of exile and survival, a ground for training and transformation. The forest narrative took an exotic turn in British India, thanks to Kipling’s The Jungle Book, followed by the jungle narratives of the hunter-cum-naturalist Jim Corbett. In postcolonial India, the Chipco movement of the 1970s to protect trees from being cut down in the Garhwal Himalayas showed the close link between women and ecology. In Arundhati Roy’s essay “Walking with the Comrades”, 2011, the forest of Dandakaranya in Central India becomes the theatre of war between the national government and Maoist resistance, between modernization and tribal ways of life. Last, the government’s efforts to amend the Indian Forest Act 1927 tell the story of the tension between conservation and commodification in the anthropocene.

  • Mary Picone, anthropologue, UMR CNRS-Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Chine, Corée, Japon.
    S’immerger dans les forêts du Tôhoku (nord-est du Japon). Réflexions sur le passé et pratiques artistiques contemporaines. (Via Zoom).

Après une introduction la forêt notamment dans les théories identitaires essentialistes japonaises cette communication présentera le travail de trois artistes contemporains qui, de façon très variée, ont pratiqué « l’immersion » dans des forêts ou près des arbres dans la région du Tôhoku. Le premier, Honda Takashi, vit et dessine dans les bois autour de Tôno (préfecture d’Iwate). Dans des séries telles que Marcher dans les montagnes (2009) il photographie des éléments des bois puis retravaille les images avec un crayon au charbon. Cette région est très célèbre au Japon en tant que sujet d’un recueil de contes (re)écrits par le fondateur de l’ethnographie japonaise, Yanagita Kunio, où la forêt apparait le plus souvent comme un lieu dangereux habité par des « monstres surnaturels ».

La deuxième, Nagasaka Yuki, a une pratique hybride fondée en partie sur ses résidences d’artiste où elle recherche et reprend des œuvres locales antérieures. En 2019, au Centre des arts d’Akita, elle photographie, commente et remet dans leur contexte des peintures du voyageur proto-ethnographe Sugae Masumi à la fin du 18e siècle, se focalisant sur des dessins d’arbres sacrés dans les forêts environnantes.

Le troisième et le plus célèbre est Hatakeyama Naoya, qui a photographié la destruction de sa petite ville natale (Rikuzentakata, Iwate) notamment entre 2011 et 2013, montrant des arbres et des forêts détruites ou peut-être, en train de repousser. Cependant, après la catastrophe de Fukushima, le dommage le plus grave et irréparable est l’irradiation d’une partie importante des forêts locales, alors que les autorités incitent au retour…

(Questions 15 minutes){}

15h00- 18h00 Session III L’arbre comme Alter ego dans la peinture et littérature chinoise

Présidence : Mael Bellec, conservateur en chef, Musée Cernuschi

  • Yingzhi Zhao, docteur en littérature et culture chinoise, Harvard Univ. Chercheur indépendant basée en Chine.
    Social Engagement and Spiritual Transcendence : Forests in the Seventeenth Century Chinese Chinese imagination. (Via Zoom, en anglais).

The role that forests play in Chinese civilization is ambiguous. Mountain forests were conceived as the pristine sanctuary for Chinese recluses who valued individual transcendence over social engagement. Reclusive disengagement, however, caused anxiety among Confucianists, stout humanists committed to social obligations. My communication focuses on the mid and late seventeenth century, between the collapse of the last Chinese dynasty Ming and the ensuing Qing dynasty, when the tension between forests as a symbol of freedom and transcendence and withdrawing to forests as a sign of renouncing social engagement took new forms. As the literati identified physically and spiritually with trees, forests were represented in their dreams of happy ontological transformation while their anxiety of losing engagement with people was echoed in nightmares in which the human world turned into forests where they had no one to talk to.

Nonetheless, these recluse grafted the knowledge of Chinese medicine onto the Buddhist belief that all things in the world, the human body included, comprise the Four Great Elements—earth, water, fire, wind—and that when the transient body dissolves, it returns to these Elements. This led to the idea that the human body was identical to plants and trees and that those who thought so were more willing to self-sacrifice for righteous causes. This moral and political twist transformed forests into a ground of cultural resistance Their spiritual practices—e.g. using a fragrant wood cut to bring forth distinct aromas of plants and trees and to transform them into different types of fragrance—were both aesthetic and poetic, and charged with social significance.

  • YizhouWang, doctorante, Institut d’histoire de l’art de l’Asie de l’Est, Université de Heidelberg, Allemagne.
    Voices of Willows in Crisis : (Wo)men-Tree Interface in Artists’ World of Ming-Qing China (17th c). (En anglais).

Focusing on the role and agency of willow trees in the seventeenth-century Chinese art world, especially paintings, this communication investigates the human-and-plant intimacy in the era of dynastic crisis when the prosperity of urban life, human contacts, and festival events were suspended, and in which the ambiguous self-identity and social position became the source of anxiety. It shows how the artists and poets immersed themselves in the real and imaginary world of plants and landscape, in the case of willows, to seek a way of self-expression and a remedy in dealing with the chaos in life and mind. It will examine the imageries of the slender “Spring Willows” and the lonely “Cold Willow” by female poets and painters, including the celebrated courtesan Liu Rushi (Liu Yin, 1618-1664) ; the wild and monochrome depiction of the “Abandoned Willows” in the Ming loyalist and recluse landscapist Gong Xian’s (1619-1689) paintings ; the imaginary or idealized view of the luxuriant and brightly green willows painted by another Ming loyalist artist Fan Qi (1616- after 1694), along with the “Autumn Willows” poems and poetry society initiated by the early Qing poet and scholar-official Wang Shizhen (1640-1688) at the Lake Ming. It will also explore willows’ interactions or companies with other plants (e.g., plum trees, rootless grass, and peach blossoms) in the overlapped human-nature and poetry-painting realms.

(Questions 10 minutes) - Pause café

  • Li Xiaohong, MCF en études chinoises, Université d’Artois, Vice-présidente Asie-Sorbonne.
    Une branche d’arbre suffit à révéler la forêt ou la technique de la « branche sectionnée » (zhezhi 折枝) dans la peinture chinoise

Dans la peinture chinoise classique, il existe une technique appelée « zhezhi 折枝 » ou « branche sectionnée » qui consiste à peindre seulement une branche d’un arbre (ou la tige d’une fleur) pour suggérer la totalité de la plante. Mais la « branche sectionnée » (ou éventuellement un arbre) suffit aussi à évoquer tout un ensemble paysagé (quanjing 全景), comme une forêt ou un paysage montagneux. L’arbre peut suggérer le tout, comme on le voit dans les expressions composées qui désignent des catégories de peintures shu 树-shi 石, arbre – rocher, shu 树- shui 水, arbre – rivière, ou shu 树-shanshui 山水, arbre-montagne-eau, car comme l’a dit Wang Wei 王 维 dans son essai « Le traitement des montagnes et des eaux 山水论 » : « La montagne emprunte l’arbre comme habit, les arbres empruntent la montagne comme ossature ». Enfin, l’arbre la tige sectionnée de l’arbre (zhezhi 折枝) représente la vertu ou le sentiment du peintre lettré, l’homme et la nature étant unis dans un même tout (wuwo jiaorong 物我交融).

Nous examinerons les différentes manières dont a été exécutée la technique « zhezhi » dans la peinture de petit format de peintres tels que Xu Gu 虚谷, Ni Zan 倪瓒, Huang Binhong 黄宾虹,Guan Shanyue 关山月, Li Xiongcai 黎雄才, chacun ayant tenté à sa manière de faire « vivre » les branches d’arbre représentées, c’est-à-dire de leur donner une âme ou un esprit qui révèle leur appartenance à la vie de la nature.

  • Marie Laureillard, MCF HDR en études chinoises, Université de Lyon 2, trésorière Asie-Sorbonne.
    L’imaginaire de l’arbre et de la forêt dans l’art chinois d’aujourd’hui{{}}

Certains artistes contemporains chinois sont sensibles à la présence des arbres non seulement d’un point de vue philosophique, mais également écologique. Alors que la peinture de paysage en Chine a toujours accordé un rôle central aux arbres et aux rochers, comme en témoigne le Manuel du jardin gros comme un grain de moutarde (XVIIe siècle), la nature n’a guère été respectée, très tôt exploitée de manière à provoquer une déforestation à grande échelle (Elvin, 2006). Les correspondances néoconfucéennes entre nature macrocosmique et affaires humaines se retrouvent dans la conception de l’arbre, auquel on prête souvent les vertus des lettrés à partir des Song (960-1279), mais les nobles visions que transmettent les paysages peints masquent la réalité de l’action humaine sur l’environnement. Le peintre Wu Guanzhong 吴冠中(1919-2010), célèbre le rôle de l’arbre qu’il représente inlassablement, mais se lamente de sa raréfaction. L’artiste Xu Bing 徐冰 (né en 1955), qui peint des paysages à partir de caractères d’écriture, lance son « Forest Project » (2008-2014), associant art et écologie. Zhang Enli 张恩利 (né en 1965) et Hu Liu 胡柳 (née en 1982), qui ont participé à l’exposition « Arbres, arbres » de la fondation Cartier à Shanghai (2021), prolongent la réflexion chacun à sa manière. A travers ces quelques exemples, nous interrogerons les modes de représentation de l’arbre à l’époque contemporaine ainsi que leur rôle métaphorique ou symbolique et nous verrons dans quelle mesure ces artistes réinventent la tradition tout en contribuant à un essor de la conscience écologique en Chine.

  • Isabelle Davy, docteur en théorie de l’art, chercheur associé à AIAC-Paris 8.
    Zao Wou-Ki : fadeur de l’arbre et forêts d’encre{{}}

Comme l’a senti Henri Michaux à partir du moment où il renoue avec l’encre, les œuvres de Zao Wou-Ki jouant à leur manière les souffles et rythmes de la Chine suggèrent les mouvements de la nature et en particulier l’énergie vitale de l’arbre : « Vide d’arbres, de rivières, sans forêts, ni collines, mais pleine de trombes, de tressaillements, de jaillissements » (Michaux, 1993) ».

Dans la tradition lettrée, l’arbre constitue un thème fondamental et une métaphore en peinture et en calligraphie. Il est pris en modèle pour les circonvolutions du pinceau, en particulier dans l’écriture cursive. Cette communication étudie la manière dont les encres de Zao Wou-Ki résonnent avec les peintures Tang et Song et la pensée des lettrés tout en construisant une dynamique nouvelle de la relation à l’arbre.

L’œuvre invite à une immersion dans des expériences sensibles connues où l’haptique ouvre sur un espace-mémoire du sentir (résurgences) et témoigne des entrelacs du visible et de l’invisible dans et par le Vide, à la fois milieu et matrice, comme au seuil de la différenciation (émergences).

Plus encore peut-être que la peinture Xie Yi, Zao Wou-Ki aboutit à un Vide de l’arbre, une fadeur de l’arbre qui diffuse dans des forêts d’encre et vient nourrir notre réflexion sur la perception et l’imaginaire de l’arbre.

[Henri Michaux, Jeux d’encre/Trajet Zao Wou-Ki, L’Échoppe, 1993 (1950)].

(Questions 15 minutes) - Fin 18h00

20 novembre - 9h Accueil des participants

9h30-10h30 Session IV L’arbre dans l’architecture et les jardins

Présidence : Okyang Chae, MCF en Histoire de l’art, Université de Bordeaux Montaigne, membre d’Asie-Sorbonne

  • Giada Ricci, architecte et scénographe, docteur de l’EPHE, professeur SUAD
    Exposer la nature : l’arbre au musée au Japon{{}}

Cette communication évoque l’imaginaire de l’arbre et de la forêt au Japon depuis 1970 à travers l’étude de cinq musées. Le musée du collectionneur et amateur de jardins, Adachi Zenkō (1899-1990) à Yasugi de 1970 cherche à renouveler la vision des peintures par la beauté des jardins aux différentes saisons.

Le Musée du bois de Hyōgo, conçu par Andō Tadao en 1994, entre palais et temple du bois, joue sur les sens multiples du kanji 木, arbre et forêt pour recréer une sensation et une expérience en rapport avec la nature.

Le Musée Nezu, Tōkyō, conçut par Kuma Kengo en 2008 comme un aménagement urbain fait appel au végétal pour dessiner un espace architectural autant que symbolique. Anticipant sur la croissance des branches, des troncs ou des racines, les formes arrondies ou concaves de la petite galerie d’art, le Musée Roku, créé à Oyama par Nakamura Hiroshi en 2010 suivent les volumes des arbres plantés au nord pour protéger du vent d’hiver et des espèces à feuilles caduques au sud pour abriter du soleil d’été.

Le musée d’art de Teshima, de 2013, abrite l’œuvre « Matrix » de l’artiste Naito Rei. C’est une coque en béton imaginée par l’architecte Nishizawa Ryūe qui laisse entrer les éléments naturels par deux grandes ouvertures ovales. L’eau de pluie s’y écoule librement selon l’inclinaison du sol et la direction du vent, pendant que la lumière changeante et les sons de la mer et des feuillages se réverbèrent sur les parois. Incitation à ressentir plus qu’à voir, ce que ce musée-installation donne à voir n’est autre que la nature.

  • Hongyue Liu-Deguillaume, architecte et sinologue, doctorante PSL-EPHE-CRCAO
    L’arbre, et le paysage urbain dans la Chine prémoderne{{}}

Notre relation avec l’arbre, le monde végétal et la terre vivante, est de nos jours un sujet majeur dans les disciplines de l’architecture, du paysage et de l’urbanisme qui conditionne l’aménagement du territoire et les espaces de la vie quotidienne. Dans l’histoire urbaine de la Chine, toutes les échelles d’aménagements présentant des végétaux, patio, jardin, rue, quartier, ville, se basent sur une pensée holistique de l’habitat dans le paysage où l’homme et les plantes forment un tout, en développant une réflexion sur les fines relations homme-arbre, arbre-environnement, arbre-habitat. L’arbre forme un milieu vivant qui influence son environnement à travers la perception de l’homme de cet espace.

Cet art de planter historique peut être qualifié d’habitat poétique et présente une mine de sources d’inspiration pour la pratique d’aujourd’hui. Après l’exposé de la définition de l’arbre dans la perception historique et spatiale en Chine, qui est bien différente de la définition botanique scientifique, nous analyseront les manuels pratiques de l’aménagement de l’habitat et du jardin, écrits par des spécialistes aux alentours du XVII-XVIIIe siècle afin de comprendre quels sont les critères du choix d’un arbre par rapport aux autres, le traitement de ses relations avec l’eau, la terre, la topographie, les cheminements, le bâti, les autres plantes, le climat, la lumière, l’ombre, etc. Enfin nous présenterons des exemples concrets d’arbres plantés dans la ville de Yangzhou au XVII-XVIIIe siècle et les témoignages écrits de l’époque.

(Questions 10 minutes) {}

10h30- 13h00 Session V L’espace narratif comme forêt virtuelle

Présidence : Edith Parlier-Renault, professeur d’histoire de l’art indien, Directrice du Creops, Présidente d’honneur d’Asie-Sorbonne

  • Sonakshi Srivastava, Mphil student Indraprastha University, Delhi.
    Arbo(Real) Entanglements, and Eco-Grief in Kiran Desai’s Fiction. (Via Zoom, en anglais)

In Kiran Desai’s ‘Hullabaloo in the Guava Orchard’, a young Sampath seeks solace from the clamour of incomprehensible existence in a guava orchard – a rather incidental incident after failing to make a mark in the commercial and familial world. Pre-destined to be ‘different’ (his mother Kulfi has rather uncommon cravings during pregnancy – almost bordering on the absurd), his retreat into the guava orchard – his arboreal kingdom inaugurates a series of adventurous events for the entire town of Shahkot. This hinging on the arboreal imagery seems to convey a sense of assurance to his being, his existence – and this idea forms the crux of this paper.

Through a close reading of the text, I will attempt to unravel how the arboreal imaginations at work in and within the text function as the exponents of existential and personal navigation for the protagonist. The metamorphosis into a guava offers a radical reading and understanding of the texts. The aim of the paper is to offer a reconciliatory reading of the text and the arboreal imaginaries by rooting it primarily in indigenous philosophies of Hinduism and Buddhism, thereby delineating and bringing to the fore the politics of existence, the politics of existing, the ecology of bio-healing, and the solidarity between (subalterned) humans and trees, and the nature-culture division in the wake of the Anthropocene.

  • Jacline Moriceau, agrégée d’arts plastiques honoraire, chercheur associée à Langarts.
    Destruction et reconquête du sens : L’arbre et plus largement la nature au cœur de l’oeuvre de deux créateurs japonais Kurosawa Akira, et Teshigahara Hiroshi{}

L’arbre et plus largement la forêt tiennent une place considérable dans la tradition japonaise qu’elle s’origine au shintoïsme ou plus tard au bouddhisme.

Par ses racines, son tronc et sa ramure, l’arbre capable de recevoir et d’abriter les esprits (kami) se fait l’intercesseur entre la terre le ciel et l’homme, entre le monde sacré du divin et le monde profane. Ce socle de la culture japonaise subit un ébranlement considérable consécutif à la catastrophe que furent la guerre, la défaite et le feu nucléaire, autant d’atteintes de la nature par l’homme. Face à ce bouleversement inouï de tous les repères, les artistes ont tenté d’apporter leur réponse.

Parmi bien d’autres, j’ai retenu la manière dont deux créateurs japonais, Kurosawa Akira (1910-1998) et Teshigahara Hiroshi (1927-2001) ont recherché une « écriture du désastre » et son dépassement. Pour ce faire je m’appuierai sur les huit récits du film Dreams (Yume, Rêves 1989), sorte de testament de Kurosawa et sur quelques créations de Teshigahara, du cinéma à la calligraphie, de la céramique à l’installation. Entre cauchemars et rêves, réalisme et utopie tous deux n’ont cessé de s’interroger sur la nécessité et la possibilité grâce à l’arbre, de retisser le lien entre l’homme et la nature, de restaurer les valeurs fondatrices d’une civilisation.

(Questions 10 minutes) Pause café

  • Chloé Paberz, MCF en études coréennes, Inalco.
    Forêts et liminalité dans les jeux vidéo coréens{{}}

En Corée du Sud, la plupart des jeux vidéo populaires dépeignent l’épopée d’un jeune héros contrôlé par le joueur. Dans ces univers codifiés, l’aventure débute le plus souvent au village natal du héros, qui apprend que l’équilibre du monde est menacé et se voit confier la mission de le sauver. Les conventions veulent qu’il quitte alors le village et, équipé d’un matériel rudimentaire, affronte ses premiers ennemis dans un environnement inconnu : la forêt.

S’ensuit une phase d’expérimentation durant laquelle il se familiarise, à tâtons, avec les commandes du jeu. Cette désorientation constitue la première des trois caractéristiques des forêts vidéoludiques. La deuxième est leur caractère liminaire : le héros passe par la forêt vers un objectif (une ville, un château, etc.) La troisième est la qualité régénératrice des sylves, capables de restaurer les énergies vitales et magiques du personnage. Je propose d’étudier ces trois caractéristiques à la lumière des théories anthropologiques sur la structure tripartite des rites de passage.

D’après Van Gennep, la séquence rituelle est composée de trois phases : préliminaire (exclusion), liminaire (transformation) et post-liminaire (réintégration). Pendant le rite, l’individu est temporairement exclu de la société et des règles ordinaires de la vie et de la mort ; physiquement, ces rites se déroulent précisément hors du village, dans la forêt. Nous verrons comment les composantes concrètes et imaginaires de l’arbre et de la forêt dans les conceptions coréennes permettent d’envisager la forêt comme un espace liminaire doté d’une puissance transformatrice, ancrée dans une temporalité proprement extraordinaire.

  • Christine Vial Kayser, conservatrice du patrimoine HDR, chercheur associé Héritages (Cergy-Pontoise), présidente d’Asie-Sorbonne.
    La forêt comme réservoir de l’invisible dans l’œuvre de l’artiste thaï Apichatpong Weerasethakul, et de Macha Makeïeff{{}}

Dans l’œuvre de l’artiste thaï Apichatpong Weerasethakul, à la fois cinéaste, vidéaste et créateur d’installations, la nature est omniprésente. Situées près de Khon Kaen, où il vit, près de la frontière laotienne, ses récits mettent en évidence des zones liminales, des poches de traditions animistes sous-jacentes aux pratiques religieuses officielles du bouddhisme comme à la modernité quotidienne.

La forêt est l’une d’elle. Elle apparaît notamment dans ses films Blissfully yours (2002) comme un lieu de purification des laideurs de la modernité, dans Oncle Boonmee (2010) comme le lieu de retour à la terre mère, lieu des fantômes bienveillants. Mais une forêt métaphorique est également rendue visible par ces images, celle de notre psyché façonnée par les affects, les tabous, les récits, les médias de la culture populaire. Lors des immersions dans la forêt naturelle la bande son faite des crissements stridents des grillons, du craquement des feuilles, du chuintement des cours d’eau mettent à jour ces souvenirs visibles dans le clair-obscur des feuilles.

A ce titre son œuvre peut être mise en rapport avec celle de la metteuse en scène Macha Makeieff, tout particulièrement son installation Volière (2019), dans laquelle la bande son faite de bruits d’eau et de souffle du vent transporte le spectateur immobile hors d’une cage de souvenirs paralysants, faits de souvenirs de voyages et de cauchemars sous la forme d’oiseaux taxidermisés.

Cette communication tentera de proposer une analyse sensible de l’expérience de ces œuvres qui révèle la manière dont nous projetons nos vies antérieures sur le réel, et la forêt comme topos de cette mise en évidence.

(Questions 10 minutes){}

 13h00- 13h30 Contribution exceptionnelle

KE Chin-yuan, documentariste, spécialisé dans les relations de l’homme à la nature.

Sacred forest (2019) et le rapport à la forêt, du pratique au sacré à Taiwan. (Via zoom en chinois et anglais, traduit en français par Beixian Zhou).

Questions (10 minutes)
(voir le film https://www.youtube.com/watch?v=uXWEj5KJuJ4 )

FIN 13h30{{}}

Dimanche 21 {{}}

Immersion en forêt de Meudon. 10 personnes, sur inscription

Départ de la gare Montparnasse à 8h.30. Descendre Chaville rive gauche ; ou Rdv à Chaville rive gauche à 9h10. Marche de 4 km de 9h30 à 12h30.

OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Creops (10 novembre 2021). “L’arbre qui cache la forêt” Carnet du CREOPS. Consulté le 23 mai 2025 à l’adresse https://doi.org/10.58079/nc05

https://creops.hypotheses.org/files/2025/05/photo-Salon-asiatique-22-Mai-25-520x245.png

SALON ASIATIQUE Conférence « The Disjunction between Historical Texts and Zhu Bishan-Style Silver Raft Cups’ Life-History » présentée par Mme HAN Changjun, professeure d’histoire de l’art à l’Université de Suzhou, le jeudi 22 mai à 14h (INHA – 2e étage, salle 239 – CREOPS). 17/05/2025

https://creops.hypotheses.org/files/2024/10/Table-Ronde-Chine-Iran-illus-391x245.png

Asian Objects in European Collections : Research and Projects 26/10/2024

https://creops.hypotheses.org/files/2023/04/Table-ronde-Art-du-Sacre-520x245.jpg

Salon Asiatique – Table Ronde L’ART DU SACRÉ 13/04/2023 Carnet du CREOPS 2025

Fièrement propulsé par WordPress. Theme by Press Customizr. Un carnet de recherche proposé par Hypothèses - Ce carnet dans le catalogue d’OpenEdition - Politique de confidentialité - Signaler un problème - Flux de syndication - Crédits - ISSN 2607-1657

Source : https://creops.hypotheses.org/2409

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Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 09/06/2025

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

Site : https://isias.info/

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