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"Des ensembles multiculturels, intergénérationnels, se référant aux trois religions monothéistes abrahamiques partagent les cultures musicales de la Méditerranée malgré 8 décennies d’Histoire tumultueuse au Proche-Orient" par Jacques Hallard

mercredi 21 mai 2025, par Hallard Jacques


ISIAS Musique Histoire Palestine Israël

Des ensembles multiculturels, intergénérationnels, se référant aux trois religions monothéistes abrahamiques partagent les cultures musicales de la Méditerranée malgré 8 décennies d’Histoire tumultueuse au Proche-Orient

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 18/05/2025

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur


Préambule
Quelques informations préliminaires pour commencer ce dossier

Religion monothéiste abrahamique : c’est une religion qui a pour figure importante Abraham. Il s’agit surtout du judaïsme, du christianisme, et de l’islam, trois grandes religions monothéistes. Ces religions ont de nombreux textes et croyances en commun, contenus dans la Bible hébraïque, le Nouveau Testament et le Coran… - Source

« Union méditerranéenne » : Qu’en est-il exactement du projet de Nicolas Sarkozy ?

Géopolitique – Carte de l’« Union méditerranéenne » d’après un projet du président de la République française Nicolas Sarkozy (du 16 mai 2007 au 15 mai 2012) - 23 janvier 2008, par Ronan Blaise - Source

L’Orchestre Andalou israélien d’Ashdod - Fondé en 1994 à Ashdod, l’orchestre andalou israélien œuvre depuis des années pour préserver et faire connaitre le chant dans sa diversité culturelle et la tradition musicale andalouse classique auprès des valeurs de tolérance et de paix qui existaient à la période de l’âge d’or en Espagne et qui sont ancrées dans le cœur battant de la prestigieuse tradition du judaïsme d’Afrique du nord, particulièrement au Maroc. La création de l’orchestre est un acte social constitutif et une source de fierté et d’identification qui lui a fait emporter le prix d’Israël en 2006 « Pour sa contribution à la société israélienne en élevant la liturgie, la poésie et la musique andalouse. Pour sa réussite à amener la musique andalouse et la poésie liturgique à faire partie des couleurs de la culture israélienne contemporaine »… - Extrait de https://lobservateur.info/article/102268/culture/musique/musique-andalouse-des-artistes-musulmans-et-juifs-celebrent-la-diversite-et-la-joie-du-vivre-ensemble

L’orchestre ’Jérusalem Est et Ouest’ (ou Jérusalem Orient et Occident) est un orchestre multiculturel et intergénérationnel, composé de musiciens professionnels et amateurs, se référant aux trois religions monothéistes abrahamiques, venant de toutes les régions du pays d’Israël et de tous les secteurs de la société israélienne. L’orchestre est un ensemble unique sur la scène musicale mondiale, mettant à l’ordre du jour à la fois la qualité artistique musicale et le divertissement… En savoir plus

Les articles suivants – mis en ligne sur ‘ISIAS.info’ - se rapportent aussi au thème du présent dossier :

’Le Nouvel An 2022 avec des musiques et des chants, typiques et pacificateurs, interprétés par des artistes (dont Marie Keyrouz) et des orchestres créés et/ou dirigés par Tom Cohen, Daniel Barenboïm et Jean-Claude Casadesus, autour de la Méditerranée. Mise à jour géopolitique et faits porteurs d’espoir’ par Jacques Hallard

’La fonction pacificatrice de la culture musicale avec des enregistrements concernant les religions monothéistes abrahamiques et des documents juifs, arabo andalous, judéo-marocains, iraniens, magyar (hongrois), grec et corse’ par Jacques Hallard

Qu’est-ce que la musique arabo-andalouse ? - La musique arabo-andalouse est le résultat d’un métissage entre la musique arabe venue de l’Orient, la musique afro-berbère du Maghreb et la musique pratiquée dans la Péninsule Ibérique avant l’année 711, date à laquelle Târiq Ibn Ziyâd traverse le détroit pour conquérir JH2025-05-17T09:22:00JL - ²

l’Andalousie….

Rappel - Conquête musulmane de l’Hispanie - La conquête musulmane de l’Hispanie est l’expansion initiale du califat omeyyade sur l’Hispanie (ancien nom latin de la péninsule ibérique), s’étendant en grande partie de 711 à 726. La conquête aboutit à la destruction du royaume wisigoth et l’établissement de la wilaya d’al-Andalus et marque l’expansion la plus occidentale du califat omeyyade et de la domination arabo-musulmane en Europe. La conquête du royaume wisigoth par les dirigeants musulmans du califat omeyyade est un long processus, qui dure quinze ans, de 711 à 726, dans lequel ils viennent prendre la péninsule Ibérique et une partie du Sud de la France actuelle, bien que ce qui est le territoire péninsulaire du royaume soit déjà conquis en 720, soit neuf ans après le début de la conquête. En 711, le général omeyyade Tariq ibn Ziyad sous les ordres de Moussa Ibn Noçaïr débarque à Gibraltar [1], dans la péninsule Ibérique, à la tête d’une armée composée de 12 000 soldats. Il fait campagne plus au nord après avoir vaincu Rodéric à la bataille de Guadalete, après quoi il est renforcé par une armée de 18. 000 soldats arabes dirigée par Moussa ibn Noçaïr en personne. En 717, les forces militaires omeyyades franchissent les Pyrénées et envahissent la Septimanie et la Provence (734) [2]… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Conqu%C3%AAte_musulmane_de_l%27Hispanie

Dans une annexe de ce dossier est présentée une Synthèse des musiques et des chants typiques des pays autour de la Méditerranée, organisée par grande région géographique, avec les styles, instruments et caractéristiques culturelles les plus représentatifs. Avec l’aide de ‘ChatGPT’

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Introduction
Ce dossier propose une sélection de documents axés sur diverses expressions musicales typiques qui se rapportent au bassin méditerranéen et commence par la célébration de la diversité et de la joie du vivre ensemble avec des artistes Musulmans et Juifs qui se produisirent au Maroc en 2022…

Les autres documents choisis relatent les contributions artistiques - malgré les temps très difficiles au Proche-Orient -,

* de l’Orchestre andalou d’Ashdod (qui a marqué ses 30 ans en 2024 en jouant dans des hôpitaux et des bases militaires et qui sont prêts à retourner sur scène)……

* de l’Orchestre ‘Jérusalem Orient et Occident’ notamment dirigé par le chef d’orchestre israélien « andalou » Tom Cohen qui a grandi à Beer Sheva en Israël, vit à Bruxelles et dirige des orchestres dans cinq autres pays…

Les répertoires musicaux font souvent appel à la musique arabo-andalouse ou musique « andalouse »[1],[2] ou bien encore musique mauro-andalouse[3],[4] (arabe : الطرب الأندلسي), aussi appelée al musiqa al andalusiya, ou en Algérie, gharnati, sanâa et malouf pour les variantes régionales et aroubi, chaâbi, hawzi pour les genres dérivés et tarab al-ala, tarab al-andaloussi au Maroc, malouf en Tunisie et en Libye est un genre musical profane, classique ou savant, du Maghreb, distinct de la musique arabe classique pratiquée au Moyen-Orient (ou Machrek) et en Égypte. Dénominations - L’expression « musique arabo-andalouse » ne s’est imposée que depuis quelques décennies, c’est un point de vue strictement occidental pour désigner un ensemble de pièces musicales et poétiques originaires d’Al-Andalus, elle est préférée à musique « andalouse » (andalusiyya). Cette dénomination n’est pas toujours comprise de la même façon et n’a cessé de se modifier depuis son apparition [5]. Si le terme de musique « arabo-andalouse » s’est généralisé en France, il ne recouvre pas toujours la même réalité. Ce vocable englobe le répertoire traditionnel « classique », mais aussi les chants citadins qui lui sont périphériques tels le Hawzi, le Aroubi, le Mahjouz et parfois le Chaâbi algérien [6]… , selon Wikipédia, article repris dans ce dossier…

Ce dossier se termine par une étude publiée par l’Institut national du service public (Centre de ressources et d’ingénierie documentaires) et intitulée « Comment comprendre le conflit israélo-palestinien de ses origines au 7 octobre 2023 ? » (Par Marie DURRIEU, le 14 août 2024)…

Dans une annexe, figure une Synthèse des musiques et des chants typiques des pays autour de la Méditerranée, organisée par grande région géographique, avec les styles, instruments et caractéristiques culturelles les plus représentatifs…

Les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après

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Sommaire

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  • Maroc - Musique andalouse. Des artistes Musulmans et Juifs célèbrent la diversité et la joie du vivre ensemble - 18 Mar 2022, 12:19 - Par Kawtar Firdaous - Document ‘lobservateur.info’
    L’Association Marocaine de la Musique Andalouse organise sous l’égide du Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, en partenariat avec l’Orchestre Andalou Israélien d’Ashdod un rassemblement artistique légendaire sous la houlette du grand maître Mohamed Briouel. Le 30 Mars 2022 au Théâtre National Mohamed V - Rabat à 20h30 & le 31 Mars 2022 au Palais Mechouar - Casablanca à 20h30.

Organisé par l’AMMA en partenariat avec l’Orchestre Andalou israélien d’Ashdod, le concert dirigé par maître Mohamed Briouel accueillera Abderrahim Souiri, Emile Zrihane, Abir El Abid, Shir Ifrah et Chaimaa Imran.

Organisé par l’AMMA en partenariat avec l’Orchestre Andalou israélien d’Ashdod, le concert dirigé par maître Mohamed Briouel accueillera Abderrahim Souiri, Emile Zrihane, Abir El Abid, Shir Ifrah et Chaimaa Imran.

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Oeuvrant pour la préservation et la promotion du patrimoine musical andalou marocain avec toutes ses composantes et dérivés, l’Association Marocaine de la Musique Andalouse (A.M.M.A) présidée par Fatima Mabchour, célèbre en partenariat avec l’Orchestre Andalou Israélien d’Ashdod « un rassemblement musico-culturel inédit sous la houlette du Maître Mohamed Briouel ».

« La richesse plurielle de la musique marocaine est un patrimoine culturel et spirituel à la confluence des civilisations, à promouvoir pour les générations futures, rappelle la présidente de l’AMMA.

Terre millénaire de tolérance et de partage, le Maroc a toujours été un havre de paix et une source d’inspiration pour les peuples de l’humanité, poursuit Fatima Mabchour. Situé à la confluence de plusieurs civilisations, le Royaume s’est imprégné tout au long des siècles d’influences diverses, tout en enrichissant à son tour de multiples contrées par sa culture aux multiples facettes ».

La particularité du modèle civilisationnel marocain sera donc commémorée lors de cet événement musical où 55 artistes - musiciens et chanteurs, célèbreront la diversité et la joie du vivre ensemble, des valeurs que le royaume a toujours prônées et qui sont au cœur de son modèle pluriel aux influences diverses.

Le public aura le privilège d’apprécier le talent d’artistes reconnus tels que : Abderrahim Souiri, Emile Zrihane, Abir El Abid, Shir Ifrah et Chaimaa Imran.

Les artistes interprèteront des partitions de musique andalouse, un florilège du patrimoine Melhoun, Gharnati, Chgouri ainsi que des chants soufis, puisant leurs inspirations dans la richesse des répertoires judaïques et musulmans.

L’Orchestre Andalou Israélien d’Ashdod. Un modèle de paix et de tolérance

L’Orchestre Andalou israélien d’Ashdod.L’Orchestre Andalou israélien d’Ashdod.

Fondé en 1994 à Ashdod, l’orchestre andalou israélien œuvre depuis des années pour préserver et faire connaitre le chant dans sa diversité culturelle et la tradition musicale andalouse classique auprès des valeurs de tolérance et de paix qui existaient à la période de l’âge d’or en Espagne et qui sont ancrées dans le cœur battant de la prestigieuse tradition du judaïsme d’Afrique du nord, particulièrement au Maroc. La création de l’orchestre est un acte social constitutif et une source de fierté et d’identification qui lui a fait emporter le prix d’Israël en 2006 « Pour sa contribution à la société israélienne en élevant la liturgie, la poésie et la musique andalouse. Pour sa réussite à amener la musique andalouse et la poésie liturgique à faire partie des couleurs de la culture israélienne contemporaine ».

Primé dans plusieurs festivals à l’international, Hicham Lasri a été contacté par Netflix, tout comme une dizaine de réalisateurs arabes de renom -Khairy Beshara (Egypte) ; Sandra Bassal (Égypte) ; Hany Abu Assad et Amira Diab (Palestine) ; Michel...

L’orchestre compte plus de 40 musiciens dont certains jouant des instruments classiques occidentaux et d’autres des instruments de tradition musicale arabe et andalouse. L’équipe musicale comprend des chefs d’orchestre, des arrangeurs, des consultants musicaux, des compositeurs et des solistes qui se complètent tous l’un l’autre, chacun grâce à sa spécialité. Les mots écrits, la poésie et la liturgie font partie indissociable de la création musicale classique andalouse et arabe. En 2018, l’orchestre a été reconnu par le ministère de la culture comme leader dans le domaine de la musique classique d’orient et d’Afrique du nord et comme orchestre national auprès de l’orchestre philarmonique dans son propre domaine.

Tout au long de l’année, l’orchestre se produit devant des dizaines de milliers de spectateurs dans tout le pays et dans le monde et bénéficie d’une grande popularité et d’une estime grandissante auprès d’un public divers. L’orchestre produit des activités vastes et diversifiées au sein du système scolaire, auprès des enfants et de la jeunesse et a une saison au programme très riche destiné à toute la famille et s’investit dans l’enseignement de la musique andalouse pour les enfants.

Musique- 18 Mar 2022, 12:19

Source : https://lobservateur.info/article/102268/culture/musique/musique-andalouse-des-artistes-musulmans-et-juifs-celebrent-la-diversite-et-la-joie-du-vivre-ensemble

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  • Israël - Malgré les temps difficiles, l’Orchestre d’Ashdod marque ses 30 ans - Les musiciens ont joué dans des hôpitaux et des bases militaires et sont prêts à retourner sur scène - Par Jessica Steinberg 25 janvier 2024, 16:12 – Document ‘The times of Israël’

    La chanteuse Valerie Hamaty se produira avec l’Orchestre andalou d’Ashdod lors de sa première série de concerts depuis le 7 octobre 2023. (Crédit : Autorisation)

La chanteuse Valerie Hamaty se produira avec l’Orchestre andalou d’Ashdod lors de sa première série de concerts depuis le 7 octobre 2023. (Crédit : Autorisation)

[Addenda – EN - Valerie Hamaty (Arabic : فالري حماتي, Hebrew : ואלרי חמאתי ; born September 28, 1999) is an Arab Israeli singer and actress. She finished in second place in the eighth and eleventh seasons of the singing competition HaKokhav HaBa…. - FR - Valérie Hamaty (arabe : فالري حماتي‎, hébreu : ואלררי חמאטי ; née le 28 septembre 1999) est une chanteuse et actrice arabe israélienne. Elle a terminé à la deuxième place lors de la huitième et de la onzième saison du concours de chant HaKokhav HaBa….

Hamaty in 2021Hamaty en 2021 – Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Valerie_Hamaty ]

Ce n’est qu’au cours des dernières semaines que l’Orchestre andalou d’Ashdod a décidé de poursuivre la série de concerts prévue pour marquer son 30e anniversaire.

« Il n’était pas évident de savoir si nous allions le faire ou non », a déclaré le directeur et violoniste Elad Levi. « Tout change d’un instant à l’autre ces jours-ci. »

Les musiciens de l’orchestre – un groupe majoritairement jeune, selon Levi – voulaient retrouver leur public, malgré ce qui est arrivé en Israël le 7 octobre, lorsque le groupe terroriste palestinien du Hamas a attaqué les communautés frontalières de Gaza, tuant 1.200 personnes et en enlevant 253 autres, et alors que leurs propres amis servent sur la ligne de front.

Les deux solistes, Benjamin Bouzaglo et Valerie Hamaty, étaient également de la partie.

[Addenda - בנג’מין בוזגלו Benjamin Bouzaglo est un virtuose des mélodies judéo-arabes et arabo-andalouses. Il a été élevé au son des chants liturgiques et de la musique marocaine. Le Royaume résonne profondément en lui, tout comme sa passion pour le malhoun, le matrouz et le chaâbi. 20 août 2023

Benjamin Buzaglo est un chanteur et compositeur franco-israélien qui interprète de la musique arabe, andalouse et nord-africaine, et il est le chanteur principal de l’Orchestre Andalou Israélien…- Né le 19 janvier 1987 à Paris, France - Axe d’activité : Israël, Maroc et France - Période d’éducation à partir de 1996 - Lycée Kfar Maimon - Musique arabe et nord-africaine - Langue préférée Français - Piano et Instruments à percussion… - Source (en hébreu) : https://he.wikipedia.org/wiki/%D7%91%D7%A0%D7%92%27%D7%9E%D7%99%D7%9F_%D7%91%D7%95%D7%96%D7%92%D7%9C%D7%95 ]

Pour mémoire - [Kibboutz Beeri au coeur des ruines - Keep Watching ]

Supernova : « We will dance again » – pas seulement un slogan 00:00/03:19

« Nous nous sommes donc dit que nous allions tenter notre chance », a ajouté Levi. « Quoi qu’il arrive, nous aurons au moins essayé. »

Les sept concerts de l’orchestre se déroulent dans tout le pays, du nord au sud, ainsi qu’à Tel Aviv et à Jérusalem, et se concentrent sur la musique arabe traditionnelle connue sous le nom de maqam, le système des modes mélodiques, ainsi que sur les prières liturgiques.

Bouzaglo est un barde franco-israélien qui interprète de la musique arabe, andalouse et nord-africaine, et qui est le chanteur principal de l’orchestre. Hamaty est une chanteuse arabo-israélienne qui se produit en hébreu, en arabe et en anglais, pour différents publics et dans différents lieux.

Le répertoire de l’orchestre a également été modifié depuis le 7 octobre.

« Aucun d’entre nous n’est le même depuis cette date », a souligné Levi. « Il y a des chansons que Benjamin avait l’habitude de chanter, mais qu’il ne peut plus supporter. Nous ne sommes pas dans une situation normale et nous le ressentons tous. »

La musique, cependant, est la thérapie qu’ils recherchent tous, et Levi et de nombreux autres musiciens de l’orchestre se sont produits régulièrement au cours des trois derniers mois, se portant volontaires dans les hôpitaux, pour les soldats et les personnes évacuées.

« Chaque fois que nous nous sommes produits, le public a voulu que nous soyons là », a-t-il précisé.

Pourtant, le moment était venu de retourner sur scène pour offrir au public un événement digne de ce nom.

« En tant que musiciens, jouer pour des gens qui viennent vous écouter nous manque », a expliqué Levi, qui a récemment recommencé à jouer avec le musicien Amir Benayoun, et qui a dit combien c’était formidable de voir un public habillé pour sortir et écouter de la musique.

« C’est quelque chose que l’on ressent de son public », a-t-il déclaré.

« Lorsque nous jouons pour des soldats, ils sont prêts, ils veulent que vous leur redonniez le moral. C’est la même chose pour le public habituel en ce moment. »

Hamaty, qui a 24 ans, s’est également produite dans des hôpitaux et pour des personnes évacuées, ainsi que sur la « Place des Otages » à Tel Aviv au cours des derniers mois. Elle est connue du jeune public pour avoir remporté la deuxième place de l’émission de télé-réalité musicale « Rising Star » en juin 2021, perdue face au talentueux Tamir Grinberg.

« C’est compliqué et je suis quelque part entre les deux à cause de mon identité, mais je suis dans la même situation que tout le monde », a affirmé Hamaty.

Au cours des derniers mois, Hamaty a chanté pour les survivants du 7 octobre et a découvert que sa musique aidait souvent les gens à surmonter leurs traumatismes, ne serait-ce qu’un peu.

« J’ai accompagné des personnes qui avaient vécu des choses terribles et qui ne s’étaient pas encore laissées aller, qui n’avaient pas encore pleuré », dit-elle. « Quelque chose dans la musique leur a été salvateur. »

Elle se réjouit de jouer avec l’Orchestre andalou, même pendant la guerre.

« C’est l’occasion de se connecter à quelque chose de plus normal en ces temps, à quelque chose qui manque aux gens », a-t-elle souligné. « La musique apaise vraiment l’âme en ce moment. »

Hamaty interprétera une demi-douzaine de chansons pour la série de concerts, dont deux sont ses propres chansons originales, deux sont des reprises de la musique de Fairuz, une chanteuse emblématique du monde arabe, et deux sont des duos avec Bouzaglo, dont le classique « Hallelujah » de Leonard Cohen, qu’elle avait chanté avec Tamir Grinberg.

« C’est très compliqué, mais il est important de suivre son cœur en ce moment », a affirmé Hamaty.

« C’est ce qui nous aide à guérir. » - Pour connaître les dates des concerts et acheter des billets, consultez le site web de l’orchestre andalou.

Note > Israël est important pour vous… ... alors c’est le moment d’agir. Le Times of Israel est attaché à l’existence d’un Israël juif et démocratique, et le journalisme indépendant est l’une des meilleures garanties de ces valeurs démocratiques. Si, pour vous aussi, ces valeurs ont de l’importance, alors aidez-nous en rejoignant la communauté du Times of Israël. Oui, Israël est important pour moiDéjà membre ? Connectez-vous pour ne plus voir ce message

Source : https://fr.timesofisrael.com/malgre-les-temps-difficiles-lorchestre-dashdod-marque-ses-30-ans/

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  • Israël - L’Orchestre andalou d’Ashdod accueille un pianiste de jazz, un chanteur berbère et un saxophoniste éthiopien – Avec 3 vidéos musicales à écouter - Par Jessica Steinberg 11 mai 2025, 10:30 – Publication ‘Times of Israël’
    Dans le cadre d’une nouvelle série de concerts intitulée ’De l’Est à l’Ouest’, les musiciens Omri Mor, Abatte Barihun et Aziz Ozouss sont en tournée en Israël pendant un mois{{}}

L’Orchestre andalou d’Ashdod accueillera trois musiciens invités dans le cadre d’une nouvelle série de concerts intitulée « De l’Est à l’Ouest », qui se déroulera dans différentes salles israéliennes du 16 mai au 19 juin 2025. (Crédit : Autorisation)

L’Orchestre andalou d’Ashdod accueillera trois musiciens invités dans le cadre d’une nouvelle série de concerts intitulée « De l’Est à l’Ouest », qui se déroulera dans différentes salles israéliennes du 16 mai au 19 juin 2025. (Crédit : Autorisation)

L’Orchestre andalou d’Ashdod accueillera le pianiste de jazz Omri Mor, le saxophoniste Abatte Barihun et le chanteur marocain Aziz Ozouss pour une série de concerts sur un mois.

Le spectacle « De l’Ouest à l’Est » mettra en vedette des compositions anciennes et des œuvres originales écrites par les artistes invités, avec des concerts prévus du 16 mai au 19 juin dans différentes villes du pays.

Ces trois musiciens n’ont jamais joué avec l’orchestre, a déclaré le directeur artistique Elad Levi, même s’il a déjà joué avec chacun d’entre eux.

Tous trois représentent différents styles musicaux du continent africain : le chanteur marocain Aziz Ozouss, au rebab (luth à archet), chante principalement de la musique berbère ; Omri Mor fait le pont entre la musique andalouse d’Algérie et le jazz ; Abatte Barihun, quant à lui, apporte les chants sacrés et la musique de son Éthiopie natale.

Pour mémoire - [Kibboutz Beeri au coeur des ruines - Keep Watching ]

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Mor, qui tourne fréquemment avec le trio du bassiste Avishaï Cohen, est le fil conducteur qui relie les trois invités, avec des influences musicales allant du classique et du jazz à la musique algérienne et africaine, a expliqué Levi.

« Omri est la combinaison de tout cela », a-t-il déclaré.

« Il est le mélange de tout cela. Omri surfe sur tout et comprend aussi l’andalou. »

Levi et lui jouent ensemble depuis longtemps, a précisé Mor, mais pas avec l’orchestre, que Levi dirige depuis près de deux ans.

« Je ne veux pas paraître ringard, mais je les adore tous », a déclaré Mor.

« Abate est un musicien unique en son genre, et j’ai entendu Aziz et je l’adore depuis longtemps. »

La musique jouée par les trois invités, éthiopienne, berbère et andalouse, jazz et latine, est basée sur des pulsations, a poursuivi Mor.

« Je ne suis expert dans aucun de ces genres, mais je m’y retrouve, je suis en quelque sorte une passerelle », a-t-il ajouté.

Chacun des musiciens interprétera au moins une de ses chansons, les trois artistes se produiront également ensemble et certains d’entre eux en duo.

« Je prédis une grande alchimie entre nous quatre, car il existe un lien », a déclaré Mor.

« Je vois également cette connexion dans les rythmes. »

Selon Levi, c’est un plaisir particulier de réunir des artistes et l’Orchestre andalou.

« Je recherche des idées qui m’intéressent et qui ne sont pas encore connues de notre public habituel », a-t-il expliqué.

« Et surtout, créer une musique que mes musiciens auront envie de jouer. »

Le public habituel de l’Orchestre andalou est souvent plus âgé et souhaite entendre les mélodies plus traditionnelles et la musique liturgique généralement associées à la musique andalouse israélienne, selon Levi.

« Notre public viendra à ces concerts pour découvrir quelque chose de nouveau », a-t-il déclaré.

« Mais nous aurons également des spectateurs qui viendront écouter Omri, Mor ou Abate et qui se diront : ‘Cet orchestre est également formidable’. »

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En savoir plus sur : Israël Inside Ashdod Concert en Israël Musique

Par Times of Israel Staff 11 mai 2025, 09:32

Source : https://fr.timesofisrael.com/lorchestre-andalou-dashdod-accueille-un-pianiste-de-jazz-un-chanteur-berbere-et-un-saxophoniste-ethiopien/

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  • Orchestre andalou israélien d’après Wikipédia{{}}
    L’ Orchestre andalou israélien ( hébreu : התזמורת האנדלוסית הישראלית ) est un ensemble musical basé à Ashdod , en Israël .

Histoire - Né d’un projet visant à honorer l’héritage des immigrants du Maghreb , l’Orchestre andalou israélien a été créé à Ashdod en décembre 1987, à l’initiative conjointe du chanteur liturgique et chef d’orchestre classique Moti Malka et du maire de l’époque Arieh Azulay, [ 1 ] tous deux d’origine marocaine. [ 2 ] L’Orchestre est financé par la municipalité d’Ashdod et le ministère de la Culture et a effectué des tournées en Israël, aux États-Unis, [ 3 ] et dans plusieurs pays européens. [ 1 ]

L’orchestre comprend une trentaine de musiciens et chanteurs, principalement d’ origine tunisienne , marocaine et russe . Il propose des musiques et des poésies traditionnelles judéo - arabes et andalouses , mêlant instruments classiques arabo-andalous et européens. Le directeur artistique et chef principal de l’orchestre est Sivan Albo-Ben Hur .

Prix ​​et reconnaissance : En 2006, l’orchestre a reçu le Prix Israël , pour l’ensemble de sa carrière et sa contribution particulière à la société et à l’État. [ 4 ]

Voir aussi : Musique d’Israël Liste des lauréats du prix Israël

Source avec les références : https://en-m-wikipedia-org.translate.goog/wiki/Israeli_Andalusian_Orchestra?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sc

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File:Ashdod Israel Map.pngSource

C’est une ville très dynamique et qui a eu une croissance récente très rapide, notamment grâce à l’apport de nouveaux immigrants en provenance de France, d’Éthiopie, de Russie, d’Amérique latine, du Maroc et d’Algérie.

Histoire - La cité est l’une des cinq villes fondées par les Philistins dans l’Antiquité et fut le centre du culte du dieu Dagon. Selon la Bible, c’est à Ashdod que les Philistins emmenèrent l’Arche d’alliance comme un trophée en l’honneur de Dagon, après une victoire à Afek contre les Hébreux autour de -1050. Le récit mentionne de grands désastres à Ashdod dus à la présence de l’Arche qui sera alors transférée à Gath puis rendue aux tribus d’Israël.

Au Xe siècle avant notre ère, Ashdod et la Philistie auraient été selon la Bible un moment une province vassale du royaume de David, mais auraient continué ensuite leurs hostilités contre les royaumes de Juda et d’Israël après le schisme jusqu’à la conquête de la ville au VIIIe siècle avant notre ère. En -711, Ashdod s’allia à l’Égypte et aux royaumes de Juda, Moab et Édom dans une rébellion contre l’Assyrie jusqu’à l’écrasement de la révolte par les troupes de Sargon II qui firent d’Ashdod une province assyrienne.

Selon Hérodote, le pharaon Psammétique (règne de -664 à -610) a assiégé la ville pendant vingt-neuf ans [4].

La cité fut rebaptisée Azotos sous les Grecs (Azotus en latin) après la conquête d’Alexandre le Grand puis la ville passa sous le contrôle des Ptolémées de -323 à -199. Enfin, durant la révolte des Maccabées en Judée, le temple de Dagon fut détruit par Judas Maccabée avant que la ville ne soit intégrée au nouveau royaume hasmonéen puis à l’Empire romain au Ier siècle avant notre ère.

Entre le IVe siècle et le VIe siècle, Ashdod est un centre important de la foi chrétienne en Palestine, avec une des plus anciennes et des plus grandes basiliques chrétiennes trouvées en Israël[ 5]->https://fr.wikipedia.org/wiki/Ashdod#cite_note-5]. L’édifice, découvert en 2017, a permis d’établir l’importance du clergé féminin dans cette communauté qui ordonnait des diaconesses, ce qui est corroboré dans les Actes des apôtres [6]. La basilique aurait connu un certain déclin lors de l’épidémie de peste dite de Justinien en 541, avant d’être détruite par un incendie en 600. Selon l’anthropologue Hila May, de l’université de Tel Aviv, cette basilique aurait été construite à l’emplacement du tombeau d’une sainte qui n’a pas encore été formellement identifiée mais pourrait être apparentée à l’apôtre Philippe [7].

En 1956, la ville moderne de Ashdod fut construite sur les ruines de l’ancienne ville et du village de Isdud, détruit au cours de la guerre d’indépendance. La majorité des résidents arabes du village devinrent des réfugiés palestiniens.

L’histoire moderne d’Ashdod est liée à celle de l’État d’Israël depuis sa création.

Notamment :

  • au cours de la Guerre israélo-arabe de 1948, les kibboutzim de la région d’Ashdod sont attaqués par l’armée égyptienne.
  • au cours de la seconde intifada, un attentat-suicide dans le port d’Ashdod fait 10 morts et 16 blessés le 14 mars 2004. Le Cheikh Ahmed Yassine, chef spirituel du Hamas qui revendiqua l’attentat, se réjouit que la réplique de l’armée israélienne avait été faible. Quelques jours plus tard, le 22 mars 2004, Yassine est tué à la sortie de la prière du matin par une attaque ciblée des hélicoptères israéliens.
  • au cours des affrontements entre Israël et le Hamas, Ashdod est devenue une cible du Hamas et de diverses organisations terroristes de la bande de Gaza depuis l’opération Plomb durci en décembre 2008. Depuis, la ville reste régulièrement la cible desdites organisations terroristes. L’installation de batteries anti-missiles Dôme de fer a nettement diminué le nombre d’impacts sur la ville, sans cependant le réduire à 0.
    Le 21 juin 2005, une collision entre un train et un camion près d’Ashdod fait au moins 8 morts et plus de 191 blessés. Les circonstances exactes de la collision n’ont pas été déterminées.

La ville moderne……{{}}

Lire l’article complet sur ce JH2025-05-16T22:18:00J

site > https://fr.wikipedia.org/wiki/Ashdod

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  • Maroc, Israël, Beershéva,… Shalom Marciano nous fait découvrir la musique Andalouse - Par Israelvalley Desk|21 Jan 2021 | Document ‘israelvalley.com’ - Catégories : CULTURE
    ‘IsraelValley’ a déniché un nouvel auteur. Erudit et amoureux du Maroc, Shalom Marciano est un virtuose qui parle d’art et musique.{{}}

Les juifs dans la musique andalouse au Maroc. Nous connaissons l’architecture Andalouse : les poètes, les philosophes, les médecins, juifs et arabe, mais nous ignorons presque tout sur la musique Arabo-Andalouse et son influence sur la musique classique Européenne.

Aujourd’hui nous pouvons trouver de la musique Arabo- Andalouse profane, classique ou savante, avec une variété infinie de styles selon les pays, les regions ou les villes.

La musique arabo -andalouse est l’héritière de la tradition musicale, importée au IX siecle de Bagdad a Cordoue, par Zeriab, musicien d’origine Kurdo Perse et savant. Zeriab en créa les bases, en composant des milliers de chansons. Il allait aussi créer le premier conservatoire d’Europe a Cordoue, et introduisait le Oud auquel il ajoutait une cinquième corde. Le oud permettra plus tard, de développer en Europe, le Luth et d’autres instruments a cordes.

Cette musique est à l’origine des chants des troubadours, du flamenco et « des Cantigas de Santa Maria », du Roi Alphonse X de Castille, au 13ème siècle, qui influencèrent la musique de l’Europe médiévale. Cette musique influencera aussi le Monde occidental et même la musique de Camille Saint Saens.

Son implantation au Maghreb s’était accentuée, quand les maures et les juifs Sépharades, arrivèrent en masse au Maroc, après leur expulsion d’Espagne en 1492. Du Maroc cette musique allait se propager vers l’ensemble de l’Afrique du nord et jusqu’en Lybie.

Les juifs qui ont dû quitter la péninsule Ibérique, emportaient avec eux leurs instruments de musique, et un savoir qui allait influencer et révolutionner la musique en Europe.

 « La musique andalouse marocaine est une synthèse des traditions musicales arabes, berbères, juives et espagnoles. Elle est nettement différente de la musique orientale arabe ».

Les juifs et la musique andalouse {{}}

La musique andalouse actuelle est le résultat d’une importante collaboration entre juifs et musulmans, et le Maroc a compté de grands auteurs – compositeurs et interprètes juifs. Dans ce pays on parle de musique Judéo-Marocaine.

Sanaa Marahati une des grandes dames de la chanson du Maroc, interprète principalement le Malhoun et la Musique Judéo Marocaine, de Samy El Maghribi et d’autres. Elle en est fière et le déclare à chaque occasion.

Addenda - Sanaa Marahati est une interprète marocaine du subtil répertoire du Melhoun, du chegouri et plus généralement de la musique arabo-judéo-andalouse. Elle est née à Séfrou en 1984 dans une famille férue de Melhoun, où le père apprend par coeur une centaine de qçidas.

[[Suggestions d’écoute]

]

Cette musique est présente dans beaucoup de foyers en Afrique du nord. Elle nous intéresse parce qu’elle offrait et offre toujours un terrain particulier de collaboration et d’entente, entre juifs et musulmans au Maroc, en Algérie, en Israël, en Europe et au Canada.{{}}

Ces dernières années, les juifs d’origine marocaine ont repris contact avec le Maroc, et progressivement cette population redécouvre la musique andalouse. L’orchestre andalous d »Israël a été créé et offre de nouveau, un champ de collaboration entre juifs et arabes. Des musiciens musulmans marocains se produisent en Israël, et des musiciens juifs d’Israël ou d’ailleurs se produisent au Maroc.

En 2018, pour la première fois, l ‘Orchestre Andalous d’Ashdod se rendait au Maroc pour se produire au Festival des Andalousies Atlantiques, et donnait son premier concert a la soirée d’ouverture. La tournée fut un grand succès et l’Orchestre se rendait à nouveau au Maroc, une année après, pour participer au même Festival.

Cet orchestre à la particularité d’utiliser des partitions qui permettent aux musiciens de formation occidentale, de se produire avec l’orchestre. Au Maroc et en Afrique du nord, comme en Orient, la connaissance de la musique est purement orale et rarement écrite.

En Israël le Dr Avi Eilam Amzalag, un des fondateurs de l’Andalouse d’Ashdod, était pionnier, a commencé a transcrire la musique Andalouse sur des partitions, afin de permettre a des musiciens occidentaux d’interpréter cette musique. D’autres compositeurs Israéliens ont suivi.

Les grands auteurs, compositeurs et interprètes juifs.{{}}

Le Maroc redécouvre avec intérêt ses grands auteurs- compositeurs et interprètes Juifs, tel que Samy El Maghribi (1922-2008), Salim Halali (1920 – 2005), Zohra El Fassia, Maurice El Medioni et bien d’autres.

Le Maroc leur rend hommage et en fait son patrimoine national dont il est très fier.

En 2007, Maurice El Medioni, originaire d’Oran, était au coeur du rendez-vous de la musique judéo-arabe au 4eme festival d’Essaouira.

El Medioni, le dernier de ces grands maitres est toujours parmi nous , vit en Israel et continue a se produire .

En 2008, le Festival andalou d’Essaouira a été consacré ă l’oeuvre, de Samy El Maghribi, de son vrai nom Salomon Amzallag, surnommé « Le Lion Du Maroc »

A titre posthume Samy el Maghribi a été décoré, du Wissam du mérite national, qui lui a été décerné par SM le Roi Mohamed VI.

A l’occasion de son 80eme anniversaire, la télévision Marocaine lui avait consacré une émission spéciale. Une autre émission a été diffusée au moment de son décès.

Ă ses obsèques participaient l`ambassadeur du Maroc au Canada, son excellence Mohamed Tangi qui a lu des versets du Coran.

En 2005, Essaouira rendait hommage au grand musicien judéo-algérien Salim Halali (1920- 2005),qui était un des plus grands chanteurs d’Afrique du Nord , virtuose , original , et extravagant .

En 1938, a Paris, paraissaient les premiers disques de Salim Halali avec des chansons, telle que « Nadera » et « Andaloussia », qui devenaient les plus grands succès d’avant-guerre en Afrique du Nord. Il avait 18 ans.

Durant l’occupation à Paris, il fut sauvé, sur instruction royale, par le marocain Kadour Benghbrit, premier Recteur et fondateur de la mosquée de Paris, qui le fera passer pour musulman. Sa jeune sœur âgée de 17 ans, fut déportée et assassinée dans les camps de la mort nazis.

Après la guerre il créait ă Paris les cabarets orientaux « Ismailia folies » et « Serail ». En 1949 il quittait la France, pour s’installer ă Casablanca où il créa le cabaret oriental « Le Coq d’or ». Il a chanté des classiques nord africains, du flamenco et du pop francais.

Il était le premier chanteur d’orient a réussir en occident avec de la musique arabo andalouse. Sur Internet il y a toujours une lutte féroce entres algériens et marocains. Tous veulent s’accaparer les oeuvres de Salim Halali et de Samy El Maghribi. Chacun crie : « Il est des nôtres ».

Tout est mis en oeuvre pour que la population marocaine connaisse et apprécie les grands interprètes Juifs qui ont quitté le Maroc dans les années 60. Le Maroc leur rend Hommage, et en fait son patrimoine national, dont il en est très fière.

Sur Facebook, un musulman marocain, Hassan Znati a créé un site consacré ă la Musique Judéo arabo-andalouse.

Sur Youtube on peut trouver des dizaines de chansons de Samy el Maghribi, Salim Halali, Maurice El Medioni , Lili Boniche , Raoul Journo , Reinette l’Oranaise (Sultana Daoud) Zohria El Fassia, Cheikh Raymond Leyris, Line Monty, Louisa Tounsia, Blond Blond ( Albert Rouimi) , Lili l’Abassi et bien d’autres, et ces chansons sont commentées par des juifs et des musulmans du Maroc, d’Algérie, de France d’Israël et d’ailleurs …

Tom Cohen - Le fameux et célèbre Tom Cohen, chef d’orchestre, originaire de Beer Sheva, grand joueur de mandoline, est aujourd’hui la grande vedette de la collaboration musicale entre Israël et le Maroc.

Cohen dirige 5 orchestres qu’il a aussi créés :{{}}

  • L’Orchestre Est- Ouest de Jérusalem
  • Le Med a Bruxelles pour la communauté Maghrebine,
  • L’Andalous de Montréal avec des musiciens canadiens de formation classique pour la communaute juive originaire du Maroc,
  • Un Orchestre a Paris qui compte aussi des musiciens Algériens.
  • Mais l’apogée se trouve peut-être au Maroc ou il dirige l’Orchestre Andalous Symphoniat de Casablanca, qu’il a créé a la demande de sa Majesté Mohamed VI.
    L’orchestre Symphoniat se réunit une fois par an , avec des musiciens classiques qui viennent du monde entier, juifs, arabes , musulmans , chrétiens : du Japon , du Vietnam, d’Europe et des Amériques , avec comme dénominateur commun, l’amour pour la musique Andalouse et la musique Marocaine .

Cette année, deux des plus grandes chanteuses Marocaine actuelles, Sanaa Maharati et Nabila Maan avec la chanteuse Israélienne Neta Elkayam se sont joint à l’orchestre .Un autre musicien Israëlien fait partie de l’Orchestre, le très grand Pianiste Omri Mor .

Shalom Marciano - shalommarciano@gmail.com

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Source : https://israelvalley.com/2021/01/21/maroc-israel-beersheva-shalom-marciano-nous-fait-decouvrir-la-musique-andalouse/

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  • Israël - Présentation de l’orchestre ’Jérusalem Est et Ouest’ (ou Jérusalem Orient et Occident) – Document ‘tjo.co.il/fr
    Il s’agit d’un orchestre multiculturel et intergénérationnel, composé de musiciens professionnels et amateurs, se référant aux trois religions monothéistes abrahamiques, venant de toutes les régions du pays d’Israël et de tous les secteurs de la société israélienne. L’orchestre est un ensemble unique sur la scène musicale mondiale, mettant à l’ordre du jour à la fois la qualité artistique musicale et le divertissement… En savoir plus

Les arrangements orchestraux, écrits par le directeur musical, sont fondés sur le langage musical développé par l’orchestre au fil des ans. L’orchestre a su combiner les méthodes musicales de l’Orient et de l’Occident, et les faire fusionner en un langage uniforme, cohérent et organique unissant, notamment, le maqam et les rythmes des pays arabes et islamiques avec l’harmonie et l’esthétique occidentales.

מאסטרו תום כהן

Tom Cohen • Crédit photo : Daniel Kaminski

Tom Cohen – Directeur artistique et principal chef d’orchestre - Le directeur artistique et principal chef d’orchestre est le maestro Tom Cohen (40 ans), diplômé de l’Académie de musique de Jérusalem.

Tom Cohen a fondé l’orchestre en 2009 – avec son ancien directeur général, M. Ofer Amsalem – et il écrit tous ses arrangements musicaux.

Tom Cohen est connu pour sa capacité unique à transmettre la musique des pays arabes et nord-africains à des musiciens au parcours classique occidental – et vice versa. Cette aptitude l’a amené à diriger des ensembles musicaux très variés – de l’Orchestre philharmonique d’Israël à l’Orchestre algérien chaâbi « El Gusto ». Elle l’a également poussée à constituer des orchestres, à l’image de son orchestre hiérosolymitain, à travers le monde, notamment :

• l’Orchestre symphonique andalou de Montréal (Canada)
• le Med Orchestra (Belgique)
• le Symphoniyat (Maroc)

ד״ר אלברט בן שלושDr Albert Ben Shlush Directeur général de l’Orchestre

Le directeur général de l’Orchestre est Dr Albert Ben Shlush, un homme qui vit et respire la culture. Il est né au Maroc il y a 68 ans. À l’âge de trois ans, il a immigré en Israël avec ses parents. Il a passé presque quatre décennies de sa carrière professionnelle dans la municipalité d’Acre, d’abord comme directeur du département des acquisitions, puis pendant 31 ans comme directeur de la division culturelle, un poste qu’il a occupé avec succès jusqu’en 2015. En mars dernier, il a achevé un mandat de six ans supplémentaires en tant que directeur général de la Société économique d’Acre. Au cours de la période où il a occupé ces différents postes, Albert a réussi à mettre en place l’infrastructure organisationnelle et logistique d’une multitude d’événements dans la ville. Le plus notable de ces événements est sans conteste le Festival d’Acre, qu’il gérait en tant que directeur général et principal producteur depuis 2000. Parallèlement, il a également dirigé le festival « Theatronetto » avec feu Yaakov Agmon. Et si cela ne suffisait pas, Albert a également produit le Festival « Arabesque » de musique arabe classique et andalouse.

Ensemble musical :{{}}

La composition de l’ensemble musical de l’orchestre est la suivante :

Darbouka, qanun, oud et flûte ney permanents, rejoints par des musiciens invités selon le contenu musical – jouant par exemple du kamanja ou de la guitare flamenco.

Particulièrement flexible en termes de capacité à voyager entre les styles de musique orientaux et occidentaux.

« Brass section » Ah-La-Broadway : trompette, saxophone et trombone, joués également en solistes en cas de besoin.

Guitare basse, guitare électrique, batterie et percussions – darbouka, bendir, tambours sur cadre, riqq, cajón, bongos et mini maracas et xylophones.

Tous ces instruments permettent d’interpréter des morceaux de musique orientale arrangés à l’occidentale – et vice versa. L’ensemble respecte la composition originale, tout en s’efforçant de l’enrichir et de la rendre communicative et entraînante pour de nouveaux auditeurs. Il expose ainsi les publics les plus larges possible à la musique de toutes les cultures présentes à Jérusalem.

Sur scène : toutes les divisions - Instruments classiques orientaux - Section cordes - Section cuivres - Division rythmique

Voir tous les artistes avec leur instrument, ainsi que toutes les personnes qui contribuent, à cette source > https://tjo.co.il/fr/a-propos/

Chefs d’orchestre :{{}}

מתן יונה (צילום : אורי אלקיים)Matan Yona – Chef d’orchestre permanent

אתי תבלEtty Tevel

אייל מזיג

Eyal Mazig

אלונה ממן

Alona Maman

קרין בן יוסף

Carine Ben Yossef

https://tjo.co.il/new/wp-content/uploads/2022/07/ניזאר-אלכאטר.-צילום_-יואל-לוי-scaled.jpg

Nizar Elkhater

Spectacles de la saison des abonnements- Concerts pour enfants

À propos de l’Orchestre- À propos- Maestro Tom Cohen- Sur scène- Dans les coulisses

Répertoire- Nos œuvres au fil des ans- Écrit pour nous- Activité pédagogique- Musico

Orient et Occident- Bon à savoir- Association des amis- Médias- Nous contacter

Suivez-nous sur les réseaux sociaux : YoutubeInstagramFacebookSpotify

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Source : https://tjo.co.il/fr/a-propos/

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  • Israël - Orchestre Jérusalem Orient et Occident - Saison des abonnements 2024​ - Aperçu

    תום כהן

Créativité non-stop - Brise Marine

L’un des liens les plus forts et les plus émouvants du bassin méditerranéen s’est tissé au fil des ans entre la musique grecque et le public israélien, et nous sommes ravis d’écrire un autre chapitre de cette belle collaboration créative. L’orchestre est enthousiaste d’accueillir Kostas Karafotis, l’un des grands chanteurs de la musique Laïka en Grèce, dont les chansons ont été adaptées en hébreu et sont devenues des succès. Se joignent aux classiques bien-aimés du Zeibekiko et aux ballades deux autres stars venant de Grèce – Manolis Karantinis, le plus grand joueur de bouzouki de notre époque, et Arti Katima, l’une des étoiles montantes et marquantes de la Laïka moderne.

Galerie :

Between East and West : Episode 6 - Arabic Music : Egypt

Between East and West : Episode 5 - Musical Evolution in France

TJOEW w/ Maestro Tom Cohen ft. Shlomi Shabat - Biglal HaRuach - בגלל הרוח

TJOEW w/ Maestro Tom Cohen ft. Shlomi Shabat, Manor Shabat - HaShabat Kvar Nichnest - השבת כבר נכנסת

TJOEW w/ Maestro Tom Cohen ft. Shlomi Shabat - Lekol Ehad Yesh - לכל אחד יש

TJOEW w/ Maestro Tom Cohen ft. Shlomi Shabat, Avihu Shabat - Aba - אבא

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Soutien à l’orchestre - Au fil des ans, nous avons eu la chance de voir des amis et amies, aspirer à se joindre à notre voyage sur un plan plus personnel. Outre leur soutien financier, ces amis ont donc contribué à notre développement et à notre réussite, notamment en nous procurant des relations à l’étranger, des collaborations commerciales et parfois même simplement en offrant de bons conseils… Venez participer

תזמורת ירושלים מזרח ומערב עם דויד ברוזה

מאסטרו תום כהן

À propos de l’orchestre

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  • Rappel - Le chef d’orchestre israélien « andalou » qui séduit même le roi du Maroc - Tom Cohen a grandi à Beer Sheva, vit à Bruxelles, dirige des orchestres dans cinq pays et fait son retour à Akko pour le festival Arabesque - Par Jessica Steinberg 11 juin 2019, 12:22 – ‘Times of Israël’
    Chef d’orchestre atypique qui n’a pas suivi de formation classique et qui joue de la mandoline, il a composé la musique du générique d’une série télé qui est devenu l’hymne des stades et des supporters de football.

C’est ce qui est arrivé à Tom Cohen, qui a composé le thème musical de « Zaguri Imperia », et dont les « Oh, oh, oh, oh, oh, oh, » sont devenus le refrain entonné par de nombreux spectateurs dans les stades de foot israéliens. Mais tout cela n’est pas nouveau.

Le chef d’orchestre âgé de 36 ans est aujourd’hui de retour en Israël pour diriger le deuxième festival Arabesque d’Akko, du 11 au 15 juin, qui propose des musiques arabes et andalouses interprétées par des artistes arabes et juifs, dont Miri Mesika, Sarit Hadad et Raymond Abecassis, l’Orchestre Firqat El Nour et Violet Salameh.

[Pour mémoire - Kibboutz Beeri au coeur des ruines Keep Watching]

Chaque artiste va chanter dans sa langue maternelle et dans d’autres langues, pour créer des liens qu’ils sont curieux de mettre en place, explique Tom Cohen.

« C’est vraiment fantastique pour moi, en tant que musicien, de réunir de grandes vedettes israéliennes comme Miri Messika ou Sarit Hadad, aux côtés d’une légende comme Violet Salameh », se réjouit le chef d’orchestre.

C’est le message du festival puisque la musique montre que toutes les personnes impliquées partagent la même culture, identité et tradition, ‘nous partageons les mêmes racines’ », ajoute-t-il.

La musique andalouse, la musique arabe classique est jouée partout à travers le Levant. C’est un élément central de la vie de Tom Cohen, et cela l’a été pendant toute sa carrière.

Quand Tom Cohen était enfant à Beer Sheva, il entendait de la musique et la langue arabes dans son quartier, mais elles n’étaient pas présentes sur les grandes scènes musicales, c’était la langue de l’ennemi, explique-t-il.

Avec l’arrivée de YouTube et Facebook, les choses ne sont plus noires et blanches, ajoute-t-il, et le message peut être plus complexe.

Son amour pour la musique andalouse a commencé alors qu’il était encore adolescent. Il a ensuite été recruté pour assister l’arrangeur musical de ce qui était alors l’orchestre andalou israélien. Il existe aujourd’hui plusieurs orchestres andalous.

Il a fini par en devenir le chef de l’orchestre – « c’était comme passer de sous-chef à chef », c’est là qu’il a commencé à recevoir des invitations d’orchestres du monde entier.

On pourrait dire que Tom Cohen est un expert en musique andalouse.

Il est actuellement le directeur musical et chef d’orchestre de l’Orchestre de Jérusalem Est et Ouest (il célèbre ses dix ans à ce poste). Il dirige et supervise le MED ou l’orchestre méditerranéen à Bruxelles, où il vit aussi avec sa femme née au Liban et leur fils. Il a fondé et dirige l’orchestre andalou à Montréal, composé de musiciens canadiens avec une formation occidentale classique. Il est le chef d’orchestre et le co-directeur d’un orchestre qui joue en France et qui comprend des musiciens algériens.

Enfin, il a fondé un autre orchestre au Maroc, le berceau de la musique andalouse, à la demande personnelle du roi du Maroc.

Il y a beaucoup d’orchestres andalous au Maroc, mais ils voulaient Tom Cohen pour la manière dont il travaille, a-t-il dit.

« Nous essayons de créer une nouvelle langue musicale, et c’est tout à fait naturel dans des lieux comme Jérusalem ou Akko où les cultures occidentales et orientales ont vécu et existé pendant des milliers d’années comme culture locale, et non comme étrangère », explique le chef d’orchestre.

Il a dit qu’il ne voyait pas cela comme une fusion de l’Est et de l’Ouest, mais plutôt comme la formation d’une nouvelle langue.

« Notre démarche est différente. Nous ne sommes pas seulement focalisés sur la musique andalouse, nous sommes beaucoup moins focalisés sur sa préservation. Pour moi, la meilleure façon de saisir l’essence de ce qui a fait de cette musique quelque chose de super et génial, c’est de l’habiller dans des nouveaux vêtements, avec des harmonies occidentales, de manière à lui donner plus de valeur. J’essaie de créer une musique telle que si la vous connaissez déjà, vous aimerez le travail accompli, et que si vous ne l’avez jamais entendue, vous puissiez la comprendre ».

Tom Cohen a le sentiment que lui et d’autres jeunes musiciens d’Israël et d’ailleurs continuent de porter un amour et un respect profonds pour la tradition, la vie et le souffle dans leur musique, et de « perpétuer un héritage, de le conduire vers une autre étape », a-t-il dit.

Au final, pour en revenir à « Zaguri Imperia », créée et écrite par Moar Zaguri, un ami acteur, qui a basé la série populaire sur l’histoire de sa propre famille marocaine.

Quand il réfléchissait à l’idée de la série, Moar Zaguri a demandé à son ami de composer le thème musical. Mais quand le moment final est arrivé, il rejetait tout ce que Tom Cohen avait créé. En fin de compte, le compositeur a fini par trouver la musique qui a finalement été utilisée pour la série, mais Moar Zaguri ne l’aimait pas non plus.

« Je lui ai dit, ‘Ecoute, c’est la bonne’ », se souvient Tom Cohen. « Les gosses en voyages scolaires et les fans dans les stades de football vont la chanter ».

Moar Zaguri lui a fait confiance et l’a utilisée. Quelques mois plus tard, il appelle son ami musicien et met son téléphone sur haut-parleur pour qu’il puisse entendre la foule chanter sa musique sur la place Rabin de Tel Aviv, après que l’équipe de basketball du Maccabi Tel Aviv a remporté la Coupe d’Europe.

« 30 000 personnes chantaient la chanson », raconte Tom Cohen, qui a aussi produit des albums et des spectacles pour les chanteurs Ninet Tayeb, Omer Adam, Berry Sakharof, Ehud Banai et Dudu Tassa.

Il s’estime chanceux de pouvoir faire ce qu’il fait, et le prochain festival d’Akko est le sommet de cette satisfaction, confie Tom Cohen.

« C’est avoir la chance de réaliser ses rêves et d’être payé pour cela »….

Source : https://fr.timesofisrael.com/le-chef-dorchestre-israelien-andalou-qui-seduit-meme-le-roi-du-maroc/

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Dénominations

L’expression « musique arabo-andalouse » ne s’est imposée que depuis quelques décennies, c’est un point de vue strictement occidental pour désigner un ensemble de pièces musicales et poétiques originaires d’Al-Andalus, elle est préférée à musique « andalouse » (andalusiyya). Cette dénomination n’est pas toujours comprise de la même façon et n’a cessé de se modifier depuis son apparition[5]. Si le terme de musique « arabo-andalouse » s’est généralisé en France, il ne recouvre pas toujours la même réalité. Ce vocable englobe le répertoire traditionnel « classique », mais aussi les chants citadins qui lui sont périphériques tels le Hawzi, le Aroubi, le Mahjouz et parfois le Chaâbi algérien[6].

La première mention de « musique andalouse » apparaît au début du XXe siècle dans les textes de Jules Rouanet, un musicologue français établi à Alger[5]. Il fait imprimer avec l’aide d’Edmond Nathan Yafil, musicien juif d’Alger, une série des transcriptions du répertoire des noubas, intitulée Musique arabe et maure et non « Musique andalouse ». Toutefois, les auteurs insistaient sur le souci de sauvegarder un patrimoine de « musique andalouse ou de Grenade »[7]. Il est difficile de savoir si Rouanet, le premier qui a entériné par écrit le terme de « musique andalouse », a inventé l’expression ou bien, il l’a emprunté à ses informateurs algérois Yafil et Cheikh Sfindja[7].

Au cours du XXe siècle, cet héritage a été véhiculé sous le vocable de « musique andalouse » (andalusiyya) et non celui d’« arabo-andalouse », en Afrique du Nord et plus particulièrement en Algérie. Les Algériens considèrent en effet l’héritage andalou comme le reflet de leur propre culture et la musique andalouse ne peut être qu’arabe[8]. En 1921, Mohamed Ben Smail, un Algérien de Tlemcen, fonde en 1921 à Oujda l’association musicale andalouse (al-Jam’iyya al-andalusiyya), la première au Maroc et la première du genre à endosser cette dénomination[8].

Dans les années 1930, il y a eu un regain d’attention pour le répertoire savant arabe par les Espagnols, lié sans doute à leur présence dans le nord du Maroc. Pour eux, il existe une musique andalouse, mais, elle est différente de celle d’Afrique du Nord[7]. Pour lever toute équivoque, les Espagnols ont adopté le terme al-Andalus pour désigner le patrimoine légué par les Arabes, et Andalucia quand il s’agit de la région espagnole[8].

En Algérie, après de la Seconde Guerre mondiale, une nouvelle dénomination est apparue : « musique classique » (mûsîqá klasikiyyah)[9]. En 1951-1952, El Boudali Safir publie une étude sur l’héritage musical andalou : La musique arabe classique[10]. Cette nouvelle expression s’affine en « musique classique algérienne » (Bouali, 1968), puis en « musique classique du Maghreb » (Guettat, 1980). Enfin, Ahmad Sefta publie à Alger en 1988 un ouvrage intitulé Musique classique andalouse[10].

En 1932, se produit le Congrès de musique arabe du Caire, un événement capital pour le développement de la musique arabe. La musique dite andalouse y apparaît fractionnée en trois entités distinctes : musique maghrébine-andalouse, musique algérienne-andalouse, musique tunisienne-andalouse[10].

Dès 1962, Mohamed Ghali El Fassi, Ministre de la Culture du Maroc, va bouleverser toutes les données. Il donne une conférence sur le thème : La musique marocaine dite musique andalouse[10]. Il dénonce ouvertement l’Occident pour avoir imposé à tort le terme de « musique andalouse » et propose de le remplacer par un autre vocable qui reflète mieux la réalité : « musique andalouse-maghrébine »[11]. Le ministre fait remarquer que cet art n’est pas figé et a toujours été renouvelé par l’apport de ses interprètes successifs. L’appellation d’andalou-marocain a été adoptée au Maroc tout en faisant des émules, en Algérie, où, bien que timide, l’expression « musique andalouse-algérienne » est désormais employée[11].

Le Proche-Orient revendique également des liens avec les legs d’Al-Andalus. Les pays du Machrek voient apparaître l’expression « andalouse » dès la seconde moitié du XIXe siècle, en l’appliquant au mouachah, une forme à la fois poétique et musicale[11].

Chacune des musiques régionales était autrefois dotée d’un vocabulaire spécifique qui lui assurait une identité propre. Ce vocabulaire n’apporte cependant aucune information sur un lien hypothétique avec al-Andalus, sauf dans le manuscrit algérois d’Ahmad Bin Ali Bin ’Isa (XIXe siècle), al-Safina wa-hiya ashar al-Arab wa-kalâm ahl al-Andalus (« Le Vaisseau, c’est-à-dire les poèmes des Arabes et l’idiome des habitants d’al-Andalus »)[12].

Dans les textes manuscrits des XVIIIe et XIXe siècles, le terme nouba est le plus souvent utilisé pour désigner l’art arabo-andalou. Mais le vocabulaire en vigueur varie d’une région à l’autre[ 13]->https://fr.wikipedia.org/wiki/Musique_arabo-andalouse#cite_note-Poché25-13]. Au Maroc, c’est le terme âla’ qui revient pour exprimer ce répertoire. En Algérie, le terme san’a (« métier »), s’impose notamment à Alger. À Constantine comme en Tunisie, la musique savante traditionnelle est appelée malouf (« fidèle à la tradition ») [13].

Histoire……..

Source de l’article complet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Musique_arabo-andalouse

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Lyrics : Mohammed Fatwih Music : Mohammed Fatwih Arrangement : Tom Cohen Sound Mixing : Liron Schaffer | Jaffa Sound Arts Video Production : Avi Nishniver Lightning Designer : Itamar Gabay Gnawa - Live Show at Holon Theater - East & West Series 13/6/22

https://yt3.ggpht.com/3F66mfVSHYdO53Rsr0PjtXSSRV7meTm7IG4COp0yvRAkMrWcfsvSX12ekwcT-S8APCGSCkAyuA=s88-c-k-c0x00ffffff-no-rjתזמורת ירושלים מזרח ומערב Jerusalem Orchestra E&W

Source : https://www.youtube.com/watch?v=zb_A3FKNbNg

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  • Comment comprendre le conflit israélo-palestinien de ses origines au 7 octobre 2023 ? - Par Marie DURRIEU, le 14 août 2024 

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    Marie Durrieu est doctorante contractuelle associée à l’Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire (IRSEM) et rattachée au Centre Michel de l’Hospital (CMH). Elle est enseignante en Relations Internationales et Science politique à Sciences Po Paris. Ses recherches portent sur le rôle et l’usage de l’humiliation en relations internationales. Elle est spécialiste du conflit israélo-palestinien et s’est rendue plusieurs fois sur le terrain. Elle est l’auteur du livre : « Du conflit israélo-palestinien au nucléaire iranien : l’humiliation, la variable oubliée des négociations » aux éditions l’Harmattan.

Le conflit israélo-palestinien est souvent mal compris et mal interprété. Alors que la guerre fait rage à Gaza, il est indispensable d’analyser la situation en prenant en compte la réalité historique et celle du terrain.

Cet article présente les fondements de ce conflit, de ses origines à la tragédie du 7 octobre 2023. Quelles sont les dates et les chiffres clés de ce conflit ? Quelle est l’essence du conflit ? Pourquoi le 7 octobre 2023 nous a-t-il surpris ?

En réalité, le conflit israélo-palestinien est avant tout un conflit territorial entre deux peuples. Avec un texte très maitrisé, cinq photos, deux cartes et un lexique, Marie Durrieu fait ici oeuvre de pédagogie géopolitique.

DEPUIS le 7 octobre 2023, les discours politiques et médiatiques parlent de « guerre Israël-Hamas ». Or, c’est avant tout, une phase du « conflit israélo-palestinien ». Nous ne pouvons pas comprendre ce qui se passe à Gaza sans l’inscrire dans le temps long du conflit qui oppose les Israéliens et les Palestiniens depuis 1948… Comment en sommes-nous arrivés là ? Quelle est l’essence de ce conflit ? Pourquoi le 7 octobre 2023 nous a-t-il surpris ? Cet article a l’ambition de contextualiser la tragédie actuelle.

Partie 1. Le conflit israélo-palestinien : dates et chiffres clés{{}}

25 dates clés{{}}

1917 : Arthur Balfour, secrétaire d’État britannique aux Affaires Étrangères, adresse une lettre ouverte au Lord Lionel Walter Rothschild, figure du mouvement sioniste, et déclare être en faveur de l’établissement d’un « foyer national pour le peuple juif » en Palestine qui jusqu’ici faisait partie de l’Empire Ottoman.

1920 : Lors la chute de l’Empire Ottoman, la Société Des Nations (SDN) attribue au Royaume-Uni un mandat sur la Palestine. Les Britanniques administrent le territoire.

1917-1948 : À la suite de la déclaration de Balfour, de nombreux juifs font leur « alya » (acte d’immigration en « terre promise »). Ils passent d’environ 70 000 personnes en 1917 à environ 650 000 début 1948. Le mouvement est accéléré par le génocide contre la population juive en Europe (5 à 6 millions de victimes, représentant 50 % de la population juive d’Europe).

1946 : Le Royaume-Uni est dépassé par les tensions qui surgissent entre les Arabes et les Juifs en Palestine mandataire. Ils abandonnent le dossier qu’ils transmettent à l’ONU.

29 novembre 1947 : Le plan de partage de la Palestine est adopté (résolution 181), malgré l’opposition de tous les États arabes. Ce plan prévoit la division de la Palestine en trois secteurs : le secteur arabe (45%), le secteur juif (55%) et Jérusalem sous tutelle de l’ONU.

14 mai 1948 : David Ben Gourion proclame l’indépendance de l’État d’Israël.

1948-1949 : La première guerre israélo-arabe oppose Israël au Liban, la Syrie, l’Égypte, la Jordanie et les Palestiniens. Envers et contre tous, l’État juif récupère 78% du territoire. Les 22% restant sont annexés par la Jordanie (la Cisjordanie) et l’Égypte (bande de Gaza). Pour les Palestiniens, c’est la « Nakba » - la catastrophe – plus de 800 000 personnes fuient la Palestine.

28 mai 1964 : L’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) est créée afin de représenter le peuple palestinien et organiser la résistance contre Israël et la récupération de leur terre. Yasser Arafat prend la tête de l’organisation.

5 juin 1967 : Israël lance une offensive contre l’Égypte. La guerre dure six jours. Israël, qui s’oppose à l’Égypte, la Syrie, la Jordanie, l’Irak et le Liban, remporte une victoire écrasante. Les Israéliens ont tout conquis : la Cisjordanie, la bande de Gaza, le Golan, la péninsule du Sinaï et Jérusalem-Est. Les voisins arabes finissent par récupérer leurs territoires, mais les Palestiniens, n’ont plus jamais repris le contrôle de leurs terres. Le Conseil de Sécurité de l’ONU adopte la résolution 242 qui condamne l’acquisition des territoires par la guerre.

6 octobre 1973 : L’Égypte et la Syrie lancent une attaque surprise et inédite contre Israël, au moment de Yom Kippour, fête juive. Israël parvient finalement à repousser l’offensive. À la suite de cette guerre du Kippour, l’Égypte et Israël signent un accord de normalisation des relations à camp David, et Israël se retire du Sinaï (1978). L’Égypte est suspendue de la Ligue arabe. Le Conseil de Sécurité de l’ONU adopte la résolution 338 qui demande l’application de la résolution 242 et décide qu’un processus de négociation doit commencer.

1987 : Début de la première intifada – « la guerre des pierres ». Le peuple palestinien se soulève contre l’occupation israélienne. Les violentes émeutes, brutalement réprimées par l’armée israélienne, durent jusqu’en 1993. C’est au début de la première intifada que naît le Hamas ; à l’origine, un mouvement de jeunes inspirés par les Frères musulmans et qui estimaient que l’OLP ne combattait pas suffisamment Israël et qu’il fallait organiser la résistance armée.

15 novembre 1988 : Yasser Arafat, qui jusqu’ici refusait le plan de partage de l’ONU et prônait la résistance armée, annonce la création d’un État palestinien sur le principe des résolutions 181, 242 et 338 ; et de ce fait, reconnait implicitement Israël.

1991 : Première tentative de négociation à Madrid entre Israël et les pays arabes sous l’égide des États-Unis et de l’URSS. Les Palestiniens sont intégrés dans une délégation jordano-palestinienne.

13 septembre 1993 : Les accords d’Oslo sont scellés par une poignée de main historique entre Yasser Arafat et Yitzhak Rabin. Le processus d’Oslo s’est déroulé dans le secret, en parallèle des négociations à Madrid qui n’aboutissaient pas. L’accord est une déclaration de principes qui donne naissance à l’Autorité Palestinienne et qui prévoit une période de transition de 5 ans afin d’aboutir à la création d’un État palestinien. Cette période de transition n’a jamais été dépassée et les accords n’ont finalement jamais été appliqués.

4 novembre 1995 : Pendant son discours sur la paix, Yitzhak Rabin, Premier Ministre israélien, est assassiné par un juif extrémiste opposé aux accords d’Oslo.

Juillet 2000 : Des négociations reprennent à Camp David, sous l’égide des États-Unis. Les questions territoriales, le statut de Jérusalem et la question des réfugiés palestiniens paralysent le processus qui finit par échouer. Yasser Arafat est accusé d’avoir fait échouer les pourparlers.

28 septembre 2000 : Après l’échec de Camp David, Ariel Sharon, chef de l’opposition nationaliste de droite en Israël, fait une visite controversée sur l’esplanade des Mosquées/Mont du temple à Jérusalem (Voir Lexique en pied de page). La deuxième intifada, encore plus meurtrière que la première, éclate.

2002  : Ariel Sharon, qui a été élu Premier Ministre d’Israël, prend la décision de construire « un mur de sécurité » (Voir Lexique en pied de page) entre Israël et les Territoires palestiniens.

2003 : L’initiative de Genève, qui prévoit un plan de paix très détaillé, est signé par Yossi Beilin, Ministre israélien et Yasser Abd Rabbo, Ministre palestinien. L’accord est reconnu par l’Autorité Palestinienne mais rejeté par Ariel Sharon et le Hamas. Le plan de paix n’a jamais été appliqué.

2005  : Mahmoud Abbas succède à Yasser Arafat, mort en 2004, à la tête de l’OLP. Israël se retire de la bande de Gaza après 38 ans d’occupation, conformément au plan de désengagement unilatéral d’Ariel Sharon.

2006  : Des élections législatives sont organisées en Palestine et remportées par le Hamas. Les élections ont été surveillées par des observateurs internationaux qui en ont validé le bon déroulement démocratique. Pourtant, lorsque le Hamas a remporté ces élections, la communauté internationale a choisi de ne pas reconnaître le résultat et de faire pression sur l’Autorité Palestinienne pour qu’ils ne donnent pas le pouvoir au Hamas, vainqueur des urnes.

2007  : Le Hamas prend le contrôle de la bande de Gaza, tandis que l’Autorité Palestinienne garde le contrôle sur la Cisjordanie. Depuis, la Palestine est divisée politiquement et plus aucune élection n’a pu être organisée.

2009 : Benyamin Netanyahu est élu Premier Ministre d’Israël, il encourage nettement la colonisation en Cisjordanie et durcit la politique sécuritaire.

2020 : Donald Trump, en présence de Netanyahu, présente « le plan de paix américain pour le conflit israélo-palestinien » qui a été négocié sans les Palestiniens. Ces derniers refusent ce plan favorable à Israël. Les accords d’Abraham sont pourtant signés et normalisent les relations d’Israël avec les Émirats Arabes Unis et le Bahreïn, puis, avec le Soudan et le Maroc.

7 octobre 2023 : Depuis la bande de Gaza, le Hamas conduit une série d’attaques et d’atrocités contre des militaires et civils israéliens. 1 200 Israéliens sont tués et 240 otages sont amenés dans la bande de Gaza. En représailles, une opération militaire israélienne, visant à éliminer le Hamas, est lancée contre Gaza. Début février 2024, le ministère de la Santé de Gaza compte plus de 27 000 morts Palestiniens.

Plus :{{}}

Tous les podcasts géopolitiques de l’émission Planisphère depuis septembre 2024, en un clic. Et avec en bonus une synthèse rédigée, c’est possible ? Oui, ici.

10 chiffres clés <{{}}

(Source : https://www.un.org/unispal/fr/faits-et-chiffres/)

5,6 millions de réfugiés palestiniens ont été contraints de quitter le territoire sur lequel ils habitaient.

61% de la superficie de la Cisjordanie est interdite aux Palestiniens.

3 572 Palestiniens, 198 Israéliens tués entre 2011-2021.

593 checkpoints israéliens en Cisjordanie visant à contrôler la circulation des Palestiniens.

Plus de 630.000 colons (Voir Lexique en pied de page) installés en Cisjordanie dans 150 colonies établies officiellement et 128 colonies érigées sans l’autorisation d’Israël.

85% des ressources palestiniennes d’eau sont contrôlées par Israël.

2 millions de Palestiniens sont en situation d’insécurité alimentaire.

Partie 2. Essence et particularités du conflit israélo-palestinien{{}}

Un conflit territorial entre deux peuples{{}}

Le rappel des faits historiques et des chiffres est essentiel. Cependant, il faut aussi comprendre l’essence du conflit. Il y a beaucoup de confusions sur la nature de la confrontation israélo-palestinienne. Est-ce une guerre de religion entre juifs et musulmans ? Une guerre entre des groupes terroristes et un État ? En réalité, le conflit israélo-palestinien est avant tout un conflit territorial entre deux peuples.

Les enjeux principaux sont le contrôle du territoire et la souveraineté. Un peuple, les Palestiniens, vivait sur cette terre, administrée par les Ottomans puis par les Anglais. Un autre peuple, les Juifs, persécutés ailleurs, a commencé à émigrer sur cette même terre avec laquelle ils ont un lien religieux et historique. Depuis, l’équation est claire : deux peuples veulent habiter sur la même terre et en revendiquent le contrôle.

Toutes les grandes étapes du conflit sont profondément liées à des enjeux territoriaux. 1948 a marqué le début du conflit : Ben Gourion a proclamé l’État d’Israël et c’était le début de la « Nakba », l’expulsion de 800 000 Palestiniens. Le conflit israélo-palestinien est donc né de la création d’un nouvel État revendiquant sa souveraineté sur une terre et de l’expulsion du peuple qui habitait cette terre. La guerre de 1967, qui a été un moment charnière, n’était autre qu’une affaire de conquête de territoires. Israël a, par la force, pris le contrôle de tout le territoire et a même occupé une partie de l’Égypte, de la Syrie et du Liban. À l’inverse, en 2005, le retrait des Israéliens de la bande de Gaza a également été un grand tournant.

De la même manière, toutes les négociations portent avant tout sur des considérations territoriales. En 1978, lors des accords de camp David, l’Égypte a accepté de reconnaître l’existence de l’État d’Israël, en échange de pouvoir récupérer le contrôle de la péninsule du Sinaï. En 1995, à la suite des accords d’Oslo, un découpage territorial de la Cisjordanie a été négocié : les zones A sont placées sous contrôle palestinien, les zones B sous contrôle civil palestinien mais contrôle militaire israélien et les zones C sous contrôle israélien. En 2000, l’attribution du contrôle de Jérusalem est un des sujets qui a paralysé les négociations à Camp David.

Un combat mètre carré par mètre carré{{}}

Dans cette guerre pour le territoire, le combat se mène mètre carré par mètre carré. En ce sens, Israël utilise de nombreux outils. La colonisation est une des armes principales. Des terres qui ont été attribuées par l’ONU aux Palestiniens sont réquisitionnées, parfois des habitations palestiniennes sont démolies, pour construire des colonies (Voir Lexique en pied de page) où des colons Israéliens viennent s’installer et occuper le territoire.

Comment comprendre le conflit israélo-palestinien de ses origines au 7 octobre 2023 ?

Photographie d’une colonie israélienne construite aux abords de Bethlehem, en Cisjordanie. Septembre 2023 - Crédit Marie Durrieu - Durrieu/Diploweb.com

La construction du « mûr de sécurité » (Voir Lexique en pied de page) est aussi un outil territorial. Officiellement, le mur devait être construit sur la « ligne verte » (frontière établie par le plan de partage de l’ONU de 1947) et devait avoir pour fonction de faire un barrage sécuritaire. Cependant, le mur est ostensiblement construit plus à l’Est que la frontière prévue par l’ONU, ce qui permet aux Israéliens de gagner, de facto, du terrain. De plus, alors que la ligne verte ne mesure que 315 km, le mur fait plus de 700 km parce qu’il fait des tours et des contours qui permettent de grignoter des bouts de territoires palestiniens.

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Photographie du mur de séparation entre Jérusalem et Bethléhem avec une tour de contrôle. Septembre 2023 - Crédit Marie Durrieu - Durrieu/Diploweb.com

À ceci s’ajoute la construction de routes interdites aux Palestiniens, la démolition d’habitations et l’interdiction de construire pour les Palestiniens, l’isolation de certains commerces palestiniens pour les contraindre à partir, l’omniprésence des militaires israéliens et les checkpoints partout en Cisjordanie… En somme, les Israéliens remportent le combat territorial.

Les territoires palestiniens rétrécissent à vue d’œil pendant que les colonies israéliennes se multiplient…{{}}

De l’autre côté, les Palestiniens ne se déclarent pas vaincus et essayent désespérément de garder des bouts de terre. Certains Palestiniens expulsés choisissent de rejoindre des camps de réfugiés en Cisjordanie (858 000 réfugiés) ou à Gaza (1,4 millions de réfugiés) plutôt que de partir dans les pays voisins ; parce qu’ils estiment que rester est une manière de résister. Lors d’un échange avec une jeune fille dans un camp de réfugiés en Cisjordanie, elle m’a confié : « ils [les israéliens] nous rendent la vie impossible, parce qu’ils veulent que nous partions, mais en restant ici je résiste ! Je résisterai jusqu’à ma mort… ». Reste que les territoires palestiniens rétrécissent à vue d’œil pendant que les colonies israéliennes se multiplient…

https://www.diploweb.com/local/adapt-img/960/10x/IMG/png/cartes-simplifiees-evolution-conflit-territorial-israelo-palestinien.png?1725281463

Cartes simplifiées qui montrent l’évolution du conflit territorial. Les territoires palestiniens rétrécissent, et en parallèle les territoires sous contrôle israélien s’élargissent {{}}

Source : https://www.flickr.com/photos/43405897@N04/4055313294

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Carte qui décrit la réalité du terrain en Cisjordanie {{}}

Carte qui décrit la réalité du terrain en Cisjordanie. Le mur est ostensiblement construit à l’Est de la ligne verte fixée par l’ONU et fait des détours pour gagner du terrain. Le territoire est presque entièrement contrôlé par les Israéliens et seuls certains ilots restent sous control partiel des Palestiniens. Des colonies israéliennes s’implantent progressivement dans les territoires palestiniens.

Source : carte dressée par l’organisation B’Tselem et adaptées par le Monde diplomatique. https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/occupationcisjordanie2006

Amalgames sur l’essence du conflit {{}}

Ainsi, le conflit israélo-palestinien est avant tout un conflit territorial. Il ne faut pas se tromper sur la nature du conflit, sinon les analyses que nous en feront sont vouées à être erronées.

Le conflit israélo-palestinien n’est pas un conflit de religions. Certes la religion est en toile de fond puisque la terre disputée est la « terre sainte », berceau des trois religions monothéistes. L’attachement à cette terre est renforcé par la présence des lieux saints. Par exemple, la Mosquée Al-Aqsa (troisième lieu Saint de l’Islam) et le mur des lamentations (endroit le plus saint pour les juifs) au cœur de la vielle ville de Jérusalem, expliquent en partie le refus catégorique des Israéliens et des Palestiniens de céder sur le statut de Jérusalem.

Cependant, ce n’est pas un conflit qui oppose la religion juive à la religion musulmane. C’est un conflit entre deux peuples, les juifs et les arabes palestiniens (dont une partie de ces personnes sont chrétiens) pour obtenir le contrôle d’une terre.{{}}

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L’esplanade des Mosquées/Mont du Temple à Jérusalem. Voir Lexique en pied de page {{}}

L’esplanade des Mosquées/Mont du Temple à Jérusalem (Voir Lexique en pied de page). Troisième lieu saint de l’Islam, sur laquelle se trouve la Mosquée Al-Aqsa et le Dôme du rocher. Selon la tradition musulmane c’est l’emplacement où Mahomet se serait élevé au ciel. Selon la tradition juive c’est l’emplacement où se situaient le Temple de Salomon, puis le Temple d’Hérode, dont il ne resterait plus que le mur des lamentations. Septembre 2023. Crédit Marie Durrieu.

Durrieu/Diploweb.com

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Le mur des lamentations au cœur de la vieille ville de Jérusalem {{}}

Le mur des lamentations au cœur de la vieille ville de Jérusalem. Lieu le plus saint pour la religion juive et qui serait le seul vestige du Temple d’Hérode. Surplombé par l’esplanade des Mosquées/Mont du temple (Voir Lexique en pied de page). Janvier 2020. Crédit Marie Durrieu. Durrieu/Diploweb.com

Ceci-dit, comme l’a écrit Alain Dieckhoff [1], le facteur religieux est parfois instrumentalisé de part et d’autre. Par exemple, le Hamas s’est appuyé sur l’islam pour se légitimer en opposition à l’Autorité Palestinienne laïque. À l’inverse, dans le nouveau gouvernement Netanyahu certains ministres sont issus de partis juifs ultraorthodoxes comme le Foyer juifs ou le Judaïsme unifié de la Torah. Le facteur religieux est aussi souvent utilisé par l’État hébreu pour justifier la colonisation. Néanmoins, si certains acteurs choisissent de « jouer la carte de la religion » (Alain Dieckhoff), cela ne veut dire pour autant que nous sommes face à un conflit de religions.

Par ailleurs, dépeindre le conflit comme une guerre asymétrique entre des groupes terroristes et un État, est une grille de lecture extrêmement limitée. C’est incontestablement un conflit asymétrique puisque les forces en présence sont complétement déséquilibrées en faveur d’Israël.

Cependant, parler de conflit entre des groupes terroristes et un État est en réalité une manière de délégitimer l’une des parties, les Palestiniens, tout en légitimant la partie adverse, Israël. Certains acteurs, de part et d’autre, dont le Hamas, doivent être qualifiés de terroristes. Cependant, pour saisir le fond du conflit, il faut comprendre que c’est avant tout deux peuples qui luttent pour une même terre par différents moyens.

L’aspect territorial : obstacle principal à la résolution de conflit{{}}

Par ailleurs, c’est précisément l’aspect territorial du conflit qui rend sa résolution complexe. Comment deux ennemis peuvent-ils être chez eux au même endroit ? C’est un jeu à somme nulle : les gains de l’un, égaleront les pertes de l’autre. Les générations se multiplient mais personne, ni d’un côté ni de l’autre, ne renonce à ce qu’ils estiment être leur terre. Une jeune fille palestinienne née dans un camp de réfugiés, me parle d’Hébron, ville de laquelle sa famille a été délogée par une colonie israélienne il y a pourtant deux générations, comme « chez elle ».

À ce conflit territorial, la seule solution véritablement envisagée et envisageable reste la « solution à deux États ». Autrement dit, il faut diviser la terre de manière équitable entre un État Palestinien et un État Israélien qui seront souverains sur leur portion et pourront vivre en sécurité, et en tout liberté.

Néanmoins, les colonies sont incontestablement une difficulté pour la mise en place d’une solution à deux États. L’extension des colonies en Cisjordanie a démembré le territoire palestinien qui ressemble à archipel (voir cartes ci-dessus). Afin d’obtenir une continuité territoriale nécessaire à un État palestinien viable, il faudrait vider les colonies israéliennes. Une solution que les plus de 600 000 colons et le gouvernement Netanyahu, qui au contraire encourage la colonisation, ne sont pas prêt à accepter…

Les Israéliens et les Palestiniens sont irrémédiablement voisins

Enfin, un des aspects qui caractérise et qui complexifie la résolution de ce conflit est l’imbrication sur le terrain. La surface est extrêmement limitée et tout est imbriqué. Les Israéliens et les Palestiniens sont irrémédiablement voisins. Malgré la haine, les murs, les barrières culturelles et linguistiques – ils vivent côte à côte et les séparations sont artificielles. La vieille ville de Jérusalem incarne cette imbrication qui complexifie la situation : d’une rue à l’autre on passe du souk arabe au quartier juif. Il est possible d’entrer sur l’esplanade des Mosquées par le mur des lamentations juif.

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Checkpoint-tourniquet israélien dans la ville d’Hébron qui permet de contrôler et bloquer le passage des Palestiniens d’une rue à l’autre - Crédit Marie Durrieu - Durrieu/Diploweb.com

Hébron incarne aussi cette imbrication. Là les colonies se sont carrément implantées dans certaines rues de la ville. Il faut passer des tourniquets et des contrôles d’une rue à l’autre. Tandis que le tombeau des patriarches a été divisé en deux, d’un côté une mosquée et de l’autre une synagogue. Or, cette imbrication ne peut pas être négligée. Nous ne pouvons pas traiter ce conflit comme un conflit où une fois réglé chacun repartira chez soi : en Israël et en Palestine les deux peuples devront vivre ensemble.

Partie 3. L’horreur du 7 octobre 2023 a brisé l’invisibilation du problème palestinien - Stratégie d’invisibilisation du problème palestinien{{}}

Le 7 octobre 2023 a surpris le monde entier. Nous avons été choqués, à juste titre, par la cruauté et la barbarie des attaques perpétrées sur des civils. Mais l’opinion publique mondiale a aussi été surprise de la violente réactivation d’un conflit qui était majoritairement oublié…

En réalité, c’est en grande partie le résultat d’une stratégie politique d’invisibilisation finement orchestrée par Netanyahu. En effet, le Premier Ministre israélien a, depuis des années, mis en place une stratégie politique qui consiste à minimiser et à faire oublier le problème palestinien. Auprès de la population israélienne et aux yeux de la communauté internationale, le gouvernement israélien entretenait l’idée qu’il n’y avait plus vraiment de conflit israélo-palestinien, ou qu’il était au point mort, et que la question palestinienne était sous contrôle ou sommeillait.

Pour nourrir ce discours, Netanyahu a mobilisé plusieurs outils. Par exemple, afin que personne n’envisage de nouvelles négociations, Netanyahu a nourri l’idée que du côté palestinien il n’y avait pas d’interlocuteur politique légitime. Depuis 2006, il n’y a pas eu d’élections et la Palestine est divisée politiquement entre l’Autorité Palestinienne et le Hamas, reconnu comme terroriste par un certain nombre d’États alliés d’Israël. Une situation dont Netanyahu s’est servie, et qui a été entretenue, pour progressivement faire oublier le besoin de négocier…

Par ailleurs, la menace iranienne a aussi été un outil instrumentalisé par le Premier Ministre israélien. Ces dernières années, il a largement agité la menace iranienne pour démontrer que le problème qui mérite attention est l’Iran et non pas les Palestiniens. Une stratégie qui s’est avérée très efficace à la fois vis-à-vis de la population israélienne et vis-à-vis de la communauté internationale.

L’organisation d’une rave-party à 6 km de Gaza témoigne de la profondeur du déni dans lequel une partie de la population israélienne était plongée…

Une stratégie efficace{{}}

La population israélienne ne se préoccupait plus du problème palestinien. Sur le terrain, l’évolution était notable. Avant le 7 octobre 2023, les Israéliens avaient deux préoccupations majeures : l’Iran et la réforme de la justice de Netanyahu. Les faire parler des Palestiniens était devenu difficile. Ils n’avaient rien à dire à ce propos, comme si le problème était réglé, voire n’existait pas… La population, et notamment les jeunes cosmopolites dans les grandes villes, était dans une sorte de déni très étonnant lorsqu’on connait ce qui se passe de l’autre côté du mur.

Un déni symbolisé par la rave-party qui s’est tenue proche de Gaza et qui a été épouvantablement attaquée par le Hamas. L’organisation d’une rave-party à 6 km de Gaza, que l’ancien Premier Ministre Dominique de Villepin [2] a décrit comme « l’enfer sur terre », démontre la profondeur du déni dans lequel la population israélienne était plongée…

Par ailleurs, la stratégie d’invisibilisation était également très efficace vis-à-vis de la communauté internationale. Alors que résoudre le conflit israélo-palestinien a été le rêve de plusieurs grands présidents, depuis les années 2000 plus personne n’avait l’ambition d’organiser des négociations. La cause palestinienne n’était plus à l’agenda diplomatique. Les dirigeants et les organisations internationales avaient d’autres priorités : le terrorisme djihadiste, le climat, la covid-19, la guerre russe en Ukraine, les migrations, la cybersécurité… Il en allait de même pour l’opinion publique mondiale ; le problème du Proche-Orient ne préoccupait plus vraiment.

Les accords d’Abraham, conclus en 2020, ont cristallisé cette invisibilisation du problème palestinien. Alors qu’historiquement, la cause palestinienne unissait le monde arabe et que les pays arabes soutenaient inconditionnellement le peuple palestinien, en 2020, les Émirats Arabes Unis, le Bahreïn, le Soudan et le Maroc ont choisi de normaliser leur relation avec l’État d’Israël sans exiger aucune concession pour les Palestiniens en retour.

Le monde avait les yeux fermés sur une réalité qui n’a pourtant jamais cessé d’exister. Ce déni était une souffrance supplémentaire pour le peuple palestinien qui vivait le désespoir au quotidien. En 2020, Sahar Qawasmi, député d’Hébron, m’avait demandé : « Pourquoi sommes-nous l’exception des droits humains ? ». Pour le peuple palestinien, taire leur souffrance et oublier leur situation était une injustice incompréhensible qui permettait, en parallèle, à Israël de poursuivre sa politique de colonisation en toute impunité. En ce sens, les accords d’Abraham, ont été accueillis par l’Autorité Palestinienne comme une trahison terrible.

Le 7 octobre 2023 a brisé violement l’invisibilisation dans laquelle le problème palestinien était plongé

7 octobre 2023 : une rupture{{}}

Dans ce contexte d’invisibilisation, les attaques du Hamas sont arrivées comme une surprise et ont stupéfait le monde entier. Pourtant, sur le terrain, l’escalade était prévisible. Plus personne ne parlait de « paix » ou de « solution à deux États ». La jeunesse palestinienne n’avait plus aucun espoir ni politique, ni de négociations, ni de perspectives meilleures. Les jeunes parlaient de plus en plus de « résistance par tous les moyens ». Les dirigeants de l’Autorité Palestinienne qui continuaient de défendre la voix pacifique avertissaient qu’ils craignaient ne plus pouvoir contenir la colère de leur population. Plusieurs d’entre eux m’ont confié que si la situation ne changeait pas et que la communauté internationale n’arrêtait pas l’occupation d’Israël, l’escalade de violence serait inévitable. Paradoxalement, mis à part les Palestiniens, personne, ni les Israéliens, ni la communauté internationale, ne semblait craindre un tel soulèvement et une telle violence.

En réalité, la tragédie du 7 octobre 2023 a brisé violement l’invisibilisation dans laquelle le problème palestinien était plongé. Le sujet n’est pas nouveau, nous en avons simplement repris conscience.

Le conflit israélo-palestinien est redevenu une préoccupation pour l’opinion publique mondiale. Les évènements à Gaza font la Une des médias depuis l’attaque du Hamas ; en relayant presque la guerre en Ukraine au deuxième plan. Les réseaux sociaux sont inondés de publications, favorables aux uns ou aux autres, sur la situation au Proche-Orient. C’est un sujet qui revient au cœur des débats avec beaucoup d’émotions : ce sont des questions qui fracturent fortement nos opinions publiques.

La cause palestinienne est redevenue un sujet de mobilisation. À travers le monde, de nombreuses manifestations propalestiniennes ont été organisées. Plusieurs personnalités médiatiques ont exprimé leur soutien aux Palestiniens ; certaines comme l’actrice Susan Sarandon - qui a été limogée par son agence artistique (UTA) - en ont payé le prix fort… Les réseaux sociaux sont activement utilisés comme plateforme pour le soutien de la cause palestinienne. Au sein du monde arabe la cause palestinienne est redevenue un sujet de préoccupation et d’identification. Même dans les États du golfe où les gouvernements se rapprochaient de plus en plus de l’État hébreu, les populations expriment maintenant clairement leur soutien aux Palestiniens.

Voir aussi Guillaume Ancel, Quels liens entre la guerre russe en Ukraine depuis 2022 et la relance du conflit israélo-palestinien depuis le 7 octobre 2023 ?

Par ailleurs, la situation au Proche-Orient est redevenue un sujet de préoccupation pour les organisations et les acteurs politiques. Le conflit israélo-palestinien est à nouveau à l’agenda diplomatique. En témoigne les déplacements des dirigeants sur le terrain ; comme la visite d’Emmanuel Macron en Israël et en Cisjordanie. L’ONU s’est ressaisi du problème. Plusieurs sessions du Conseil de Sécurité ont été dédiées à la situation à Gaza, même si l’adoption de résolutions est complexifiée par l’usage du véto, notamment américain. Antonio Guterres, Secrétaire Général de l’ONU, a formulé à plusieurs reprises son soutien à la solution à deux États et le besoin d’un cessez le feu.

En somme, que nous le voulions ou non, le conflit israélo-palestinien reste central et l’écarter n’est pas une option viable à long terme. La situation humanitaire catastrophique ne peut pas être ignorée. De plus c’est un conflit qui divise à plusieurs niveaux.

C’est un conflit qui divise nos sociétés. Depuis le 7 octobre 2023, il y a une fracture notable dans nos sociétés européennes entre ceux qui défendent le droit d’Israël à se défendre et ceux qui soutiennent les droits du peuple palestinien. Il y a eu une résurgence des actes antisémites et racistes. Les partis politiques se sont positionnés et se sont servis des évènements selon leurs intérêts. Par exemple, en France, le caractère islamique du Hamas a servi les discours anti-immigration portés par l’extrême droite ; tandis que la cause palestinienne est portée par des partis de gauche.

C’est aussi un sujet qui divise le monde entre les pays du sud qui soutiennent majoritairement la Palestine, et les pays du nord qui soutiennent majoritairement Israël. Alors que la fracture entre d’un côté les démocraties occidentales, et de l’autre côté, les États du sud, les émergents et les régimes autoritaires se creusait déjà, le conflit israélo-palestinien vient l’accentuer. Le soutien inconditionnel des États-Unis et l’appui des Européens à Israël participent à nourrir l’idée que « l’Occident oppresse les peuples du sud et qu’il ne respecte le droit international que selon ses intérêts ». Un discours qui sert des États comme la Russie, l’Iran ou la Chine qui veulent justement faire tomber l’ordre mondial établi et cherchent des soutiens auprès des États qui se sentent oppressés par l’Occident.

Ainsi, le conflit israélo-palestinien et ses conséquences ne peuvent pas être ignorés. L’asymétrie entre les parties au conflit est telle que la solution ne pourra venir que de l’extérieur. La communauté internationale doit s’engager pour trouver une solution qui permettra de garantir les droits des uns et des autres. La solution à deux États reste la seule solution acceptable. Pour la mettre en œuvre et qu’elle fonctionne, il faudra prendre en compte la réalité du terrain.

Lexique du conflit israélo-palestinien, par Marie Durrieu {{}}

Cliquer sur la vignette pour télécharger le lexique. Le conflit israélo-palestinien se prolonge dans le langage. L’usage des termes n’est jamais neutre et il y a une véritable guerre des mots. Sur le terrain, le choix des mots est un casse-tête mais est crucial parce qu’il nous positionne d’un côté ou de l’autre. Dans la colonne de gauche, le vocabulaire palestinien. Dans la colonne de droite le vocabulaire israélien. Copyright Février 2024-Durrieu/Diploweb.com

Durrieu/Diploweb.com - Copyright Février 2024-Durrieu/Diploweb.com -
Mise en ligne initiale sur le Diploweb.com le 18 février 2024.

Source : https://www.diploweb.com/Comment-comprendre-le-conflit-israelo-palestinien-de-ses-origines-au-7-octobre-2023.html

Qu’est-ce que Diploweb ? - Diploweb - Centre de ressources et d’ingénierie documentaires de l’INSP. 3 octobre 2024

Diploweb Site internet - Docteur en géopolitique de l’Université de Paris IV ’ Sorbonne, Pierre Verluise est le fondateur de Diploweb, et son directeur de publication. Avec la collaboration de diplomates, universitaires et stratèges, il met en ligne des documents inédits sur les grandes questions internationales, l’actualité g... Lire la suite

Date de mise à jour : 03-10-2024

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Annexe - Synthèse des musiques et des chants typiques des pays autour de la Méditerranée, organisée par grande région géographique, avec les styles, instruments et caractéristiques culturelles les plus représentatifs. Avec l’aide de ‘ChatGPT’

🌍 Synthèse des musiques et chants méditerranéens

🔹 Europe du Sud

1. Espagne{{}}

  • Flamenco (Andalousie) : chant cante jondo, guitare espagnole, palmas (claquements de mains), danse expressive.
  • Instruments : guitare flamenca, cajón, castagnettes.
  • Influences : arabe, gitane, juive séfarade.
    2. France (sud méditerranéen, Provence, Corse, Occitanie){{}}
  • Polyphonies corses : chants sacrés a cappella, harmonies vocales.
  • Musique occitane : vielle à roue, galoubet-tambourin, chants en langue d’oc.
  • Chants marins et pastoraux.
    3. Italie{{}}
  • Tarantella (Sud, notamment Naples et Pouilles) : danse rapide, tambourin.
  • Polyphonies sardes : voix gutturales, tradition ancestrale (cantu a tenore).
  • Chants religieux et populaires dans les villages.
    4. Grèce{{}}
  • Rebetiko : musique urbaine populaire, thèmes mélancoliques.
  • Musique traditionnelle : clarinette, lira, bouzouki.
  • Chants byzantins : liturgiques, monodiques.
    🔹 Afrique du Nord

5. Maroc, Algérie, Tunisie{{}}

  • Musique andalouse (chaâbi, malouf) : héritage de l’Espagne musulmane.
  • Gnawa : chants mystiques, rythmes hypnotiques (Maroc).
  • Rai (Algérie) : musique populaire née à Oran.
  • Instruments : oud, qraqeb, bendir, ney.
    6. Égypte{{}}
  • Musique classique arabe : oud, qanûn, chant mélismatique.
  • Chants soufis : dévotionnels, souvent accompagnés de danses.
  • Inspiration pharaonique et copte dans certains chants traditionnels.
    🔹 Moyen-Orient Méditerranéen

7. Liban, Syrie, Palestine, Israël{{}}

  • Muwashshah, zajal : poésie chantée, formes anciennes andalouses.
  • Chants liturgiques chrétiens (maronites, orthodoxes) et juifs séfarades.
  • Instruments : oud, qanûn, darbouka, ney.
  • Maqâm : système modal qui structure la mélodie.
    🔹 Balkans

8. Croatie, Bosnie, Albanie, Monténégro, Macédoine, Grèce (nord){{}}

  • Polyphonies albanaises : inscrites à l’UNESCO.
  • Musique folklorique des Balkans : asymétrie rythmique (5/8, 7/8), danses rapides.
  • Instruments : gaïda (cornemuse), tambura, kaval, gusle.
    🧭 Caractéristiques communes méditerranéennes
  • Chant mélismatique : ornementation vocale très présente.
  • Instruments à cordes : oud, bouzouki, guitare, lyre.
  • Modes musicaux : maqâm (Orient), échelles modales (Occident).
  • Transmission orale : importance du répertoire transmis de génération en génération.
  • Fonction sociale et rituelle : chants de travail, mariages, deuils, fêtes.
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Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 18/05/2025

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

Site : https://isias.info/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Musique Histoire Palestine Israël 10.docx

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