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"Point de bascule climatique imminent ? (Julie Deshayes), technologies sauvant la planète (François Jarrige), risques systémiques, stratégies de résilience (Arthur Keller), atténuer et s’adapter au changement (Juliette Nouel)" par Jacques Hallard

dimanche 18 mai 2025


ISIAS Climat Ecologie
Point de bascule climatique imminent ? (Julie Deshayes), technologies sauvant la planète (François Jarrige), risques systémiques, stratégies de résilience (Arthur Keller), atténuer et s’adapter au changement (Juliette Nouel)

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 15/05/2025

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur

Trait d’humourIn Changement climatique : faire confiance à (toute) la science et ne pas oublier l’économie - Auteur invité- 20/09/2024 :

https://climatetverite.net/wp-content/uploads/2023/03/scienceclimat.png

(Par Francesco Ramella dans IREF du19 septembre 2024)

Des « données choquantes » : selon le Corriere della Sera, le journal italien le plus diffusé, « le froid a disparu » à cause du changement climatique et l’année dernière, nous dit le Guardian, les vagues de chaleur ont tué près de 50.000 personnes en Europe. Pourtant, comme souvent lorsqu’il s’agit de traiter des questions liées au changement climatique, la réalité est beaucoup plus complexe…. – Source : https://climatetverite.net/2024/09/20/changement-climatique-faire-confiance-a-toute-la-science-et-ne-pas-oublier-leconomie/


Préambule

Quelques informations et définitions et trombinoscope d’auteurs pour commencer ce dossier réalisé dans un but didactique

Le possible effondrement de la circulation océanique atlantique, régulant le climat, inquiète les scientifiques - Par Audrey Garric - Publié le 06 janvier 2025 à 06h00, modifié le 06 janvier 2025 à 18h01 – Journal ‘Le Monde’ – - Comprendre le réchauffement climatique- 9 indicateurs de l’urgence climatique- Planète- Climat- L’AMOC, qui contribue à maintenir un climat doux en Europe, des pluies dans les tropiques et qui stocke du CO₂, devrait ralentir, et pourrait même s’arrêter, en raison du dérèglement climatique… - Source : https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/01/06/le-possible-effondrement-de-la-circulation-oceanique-atlantique-regulant-le-climat-inquiete-les-scientifiques_6483544_3244.html

Point de bascule ou point de basculement : c’est un seuil qui, lorsqu’il est franchi, entraîne de grands changements, souvent irréversibles (point de non-retour), qui modifient qualitativement l’état ou l’évolution d’un système…

Les « points de bascule » ou « tipping points » - Neuf “points de bascule” qui pourraient être déclenchés par le changement climatique et entraîner des changements irréversibles. Article scientifique - Aujourd’hui, on vous propose de vous attarder un instant sur la fameuse question des « points de bascule » – ou tipping points pour les anglophones. Si vous vous intéressez depuis quelques temps aux enjeux écologiques, et plus particulièrement au réchauffement climatique, vous avez probablement déjà dû croiser ces termes. Mais quels sont donc ces points de bascule ? Et que signifient-ils ?

C’est ici qu’intervient Jean-Marc Jancovici – ingénieur, Polytechnicien et professeur aux ‘Mines Paris Tech’ – et son article « Neuf « points de bascule » qui pourraient être déclenchés par le changement climatique », paru sur le site Medium. Cet article n’est autre que la traduction française – avec quelques apports personnels de l’auteur – d’une analyse en anglais de ‘Carbon Brief’, un site web spécialisé dans les enjeux climatiques et leurs réponses politiques, souvent récompensé pour la qualité et le sérieux de ses publications. Dans l’article présent, ‘Carbon Brief’’ a récolté les analyses de nombreux scientifiques et spécialistes de ces « points de bascule ».

Tout d’abord, en quoi consiste un « point de bascule » climatique ? Assez simplement, il s’agit d’un élément qui, s’il change trop, passé un certain cap, entraînera des modifications et des conséquences irréversibles autour de lui. Voyez ces points de bascule comme des éléments clefs pour l’équilibre climatique de la Terre : si le changement climatique modifie ceux-ci trop fortement, à partir d’un certain stade, il ne sera plus possible de revenir en arrière et l’équilibre tel qu’on le connaissait sera perdu. Ensuite, quels sont ces points de bascule ? Ils sont au nombre de neuf :

  • l’arrêt de la circulation méridionale de retournement de l’Atlantique
  • la désintégration de la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental
  • le déclin de la forêt tropicale amazonienne
  • le déplacement de la mousson ouest-africaine
  • le dégel du pergélisol et la libération des hydrates de méthane
  • la mort des récifs coralliens
  • le changement de la mousson indienne
  • la désintégration de la calotte glaciaire du Groenland
  • le changement de la forêt boréale
    Cette liste n’est pas exhaustive, et il existe bien sûr d’autres points de bascule, mais ces neuf points sont particulièrement majeurs et bien étudiés par la communauté scientifique… - Source : https://liglou.fr/ressource/les-points-de-bascule-ou-tipping-points/

https://iscd.sorbonne-universite.fr/wp-content/uploads/2020/08/Trombi-Deshayes.jpg

Julie Deshayes - Laboratoire d’Océanographie et du Climat : Expérimentations et Approches Numériques (LOCEAN-IPSL)

Définition de l’AMOC en anglais « Atlantic Meridional Overturning Circulation » ou circulation méridienne de retournement de l’Atlantique - C’est une construction mathématique, insiste la chercheuse. C’est un outil qui a permis aux climatologues de synthétiser une multitude de courants différents pour comprendre le rôle de l’océan dans le climat, et notamment dans le transfert d’énergie vers les pôles ».

Qu’est-ce que l’AMOC ? – C’est un ensemble de courants complexes dont le Gulf Stream et le courant du Labrador comptent parmi les plus connus. Il transporte les masses d’eaux chaudes – situées entre la surface et 1.000 m de profondeur – de l’équateur vers le nord de l’océan Atlantique. 30 juillet 2024

La circulation méridionale de retournement de l’Atlantique est le principal système de courants océaniques de l’océan Atlantique. C’est une composante du système de circulation océanique de la Terre et joue un rôle important dans le système climatique. Wikipédia (anglais) La circulation méridionale de retournement de l’Atlantique est le principal système de courants océaniques de l’océan Atlantique. C’est une composante du système de circulation océanique de la Terre et joue un rôle important dans le système climatique. Wikipédia (anglais)

Schéma simplifié de l’AMOC dans l’Atlantique Nord - metoffice

https://s.meteo-villes.com/uploads/AMOC_Fig_1.jpg

Source : https://www.meteo-rouen.com/en/actualites/effondrement-de-l-amoc-ce-scenario-ou-le-climat-de-l-europe-se-refroidirait

Voir aussi > Tout savoir sur l’Amoc, ces courants marins vitaux pour le climat... Novethic https://www.novethic.fr › environnement › climat › am... -Par Blandine GarotJournaliste transition écologique - 09 mars 2025 — L’AMOC a une fonction essentielle dans la régulation thermique de l’Atlantique. Fonctionnant comme
un immense tapis roulant à travers l’océan ... - Va-t-on assister à son effondrement ? Si oui, quand ? Depuis plusieurs années, les recherches sur l’Amoc se multiplient, car ces courants marins de l’Atlantique sont une véritable énigme climatique. Mais son avenir inquiète d’ores et déjà la communauté scientifique. Novethic fait le point…

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François Jarrige

https://lir3s.ube.fr/wp-content/uploads/2023/12/F_Jarrrige.jpgSource : https://lir3s.ube.fr/membres/jarrige-francois/

François Jarrige Enseignant-chercheur - Université de Bourgogne - Historien, enseignant-chercheur à l’université de Bourgogne, François Jarrige s’intéresse depuis longtemps à l’histoire des pensées critiques et à la Décroissance. Il a notamment publié Technocritiques (La découverte, 2014), La contamination du monde (avec T. Le Roux, Seuil, 2017) et Face à la puissance. Une histoire des énergies alternatives (avec Alexis Vrignon, La découverte, 2020).

François Jarrige, né le 7 mars 1978, est un historien français. Il est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne et a été membre de l’Institut universitaire de France[1]. Agrégé et docteur en histoire de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ses travaux explorent l’histoire des mondes du travail, des techniques et de l’industrialisation à l’aune des enjeux sociaux et écologiques. En 2022, il fait partie des 20 coprésidents de l’Association pour la défense des terres, appui financier du collectif des Soulèvements de la Terre[2]… Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Jarrige

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Arthur Keller

Arthur Keller, consultant, enseignant et expert des risques systémiques et des stratégies de résilience collective , né le 11 mai 1975 à Bordeaux, est un ingénieur en traitement de l’information (de formation), qui est devenu consultant puis enseignant et écrivain, sur les « risques systémiques » et sur les stratégies de résilience (principalement face au changement climatique, et notamment à l’aide du storytelling)[1]… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Arthur_Keller

Qu’entend-on par risque systémique ? - Le risque systémique désigne le risque d’effondrement d’un système dans son ensemble, plutôt que la simple défaillance de ses composantes individuelles. Dans le contexte financier, il englobe le risque d’une défaillance en cascade du secteur financier, causée par les interconnexions au sein du système financier, entraînant une grave récession économique.

Quels sont les risques systémiques ? - Cinq grandes catégories de risques sont identifiées : économiques, géopolitiques, environnementaux, sociétaux et technologiques. Dans le secteur économique, les principaux risques sont liés aux instabilités de marché, notamment de l’énergie, ainsi que financiers.

La résilience collective ou résilience communautaire est la capacité d’une communauté de continuer à vivre, de fonctionner, de se développer et de s’épanouir après un traumatisme ou une catastrophe.

Qu’est-ce que la théorie de la résilience collective ? - La résilience collective est la capacité des êtres humains à s’adapter et à faire face collectivement aux crises et à l’adversité. L’expression émotionnelle est l’élément central permettant de caractériser la dimension psychologique de la résilience collective.

Quels sont les 4 modèles de résilience ? - La résilience est souvent confondue avec l’adaptabilité et la capacité d’adaptation. Cependant, il existe quatre principaux types de résilience que nous devons cultiver pour nous soutenir dans les moments difficiles : la résilience physique, la résilience mentale, la résilience émotionnelle et la résilience sociale. 30 novembre 2022

Agrandir ce schéma

Les différents types de résilience ci-dessus - Source : Douglas, Paton, David. M. Johnston (2001), adapté d’après https://www.proudpen.com/book/la-resilience-socio-economique-et-ladaptation-entre-covid-19-risques-de-guerre/les-types-de-resilience/

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Juliette Nouel Email & Phone Number

Juliette Nouel - Animatrice débats et rédactrice dossiers sur le climat et la biodiversité at Free Lance | Paris, Île-de-France, France

L’urgence de l’ADAPTATION au changement climatique, Juliette NouelVoir aussi : https://www.youtube.com/watch?v=Rgqevd45ZKo

Qu’est-ce que l’adaptation au changement ? - S’adapter au changement signifie laisser le passé derrière soi - Nos expériences passées, qu’elles soient positives ou négatives, façonnent ce que nous sommes aujourd’hui. Elles nous apportent de précieuses leçons, des connaissances et des compétences qui peuvent être appliquées dans de nouvelles situations. 20 juillet 2023

Que signifie ’s’adapter au changement’ ? - Apprendre à s’adapter au changement peut aider à rendre la vie plus simple en nous rendant plus à même de faire face et de voir les aspects positifs. Le changement est par essence un tournant dans un événement ou une situation externe.

Comment s’appelle la capacité d’un système à s’adapter au changement ?
L’adaptation est la capacité à s’adapter et à acquérir de nouvelles compétences en réponse à des facteurs, des conditions ou encore des environnements changeants. Il s’agit d’un ‘soft skill’ très apprécié des employeurs, car tous les secteurs d’activité peuvent être imprévisibles.

Qu’est-ce que l’adaptation au changement climatique, définie au fil des rapports du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), est la démarche d’ajustement au climat actuel ou attendu, qu’il s’agisse de la variabilité climatique mais aussi des évènements climatiques extrêmes

Que fait-on pour atténuer le changement climatique ? - Des stratégies, politiques et autres mesures d’accompagnement nationales d’atténuation du changement climatique sont également en cours d’élaboration. Celles-ci comprennent des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les secteurs clés de l’économie, la promotion des énergies renouvelables et des carburants à faible teneur en carbone,

Comment contribuer concrètement à atténuer les changements climatiques ? – Actions - Source : Nations Unies - 2025

Nous pouvons tous contribuer à atténuer les changements climatiques. Que ce soit par nos déplacements, par notre consommation d’électricité ou par notre alimentation, nous pouvons faire la différence. Pour lutter contre la crise climatique, commençons par appliquer les dix actions suivantes.

Économiser l’énergie à la maison

Notre électricité et notre chauffage proviennent en grande partie du charbon, du pétrole et du gaz. Il est possible de réduire sa consommation d’énergie en diminuant le chauffage et la climatisation, en optant pour des ampoules LED et des appareils électriques à faible consommation, en lavant son linge à l’eau froide ou en le suspendant pour le faire sécher au lieu d’utiliser un sèche-linge. Économisez l’énergie à la maison. Suivez les conseils sur UN.org

Se déplacer à pied, à vélo ou en transports en commun
Partout dans le monde, les routes sont surchargées de véhicules, dont la plupart roulent au diesel ou à l’essence. Privilégier la marche ou le vélo à la voiture permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre et contribue à une meilleure santé et à une meilleure forme physique. Pour les longues distances, pensez à prendre le train ou le car. Enfin, pratiquez le covoiturage chaque fois que cela est possible. Déplacez-vous à pied, à vélo ou en transports en commun. Suivez les conseils sur UN.org

Consommer moins et mieux avec plus d’aliments d’origine végétale
En consommant plus de légumes, de fruits, de céréales complètes, de légumineuses, de noix et de graines, et moins de viande et de produits laitiers, on peut réduire considérablement son impact sur l’environnement. La production d’aliments d’origine végétale entraîne généralement moins d’émissions de gaz à effet de serre et nécessite moins d’énergie, de terres et d’eau. Consommez plus d’aliments d’origine végétale. Suivez les conseils sur UN.org

Économiser l’énergie à la maison
Notre électricité et notre chauffage proviennent en grande partie du charbon, du pétrole et du gaz. Il est possible de réduire sa consommation d’énergie en diminuant le chauffage et la climatisation, en optant pour des ampoules LED et des appareils électriques à faible consommation, en lavant son linge à l’eau froide ou en le suspendant pour le faire sécher au lieu d’utiliser un sèche-linge. Économisez l’énergie à la maison.

>. Suivez les autres conseils pratiques sur UN.org

En bref - Comment atténuer les effets du changement climatique ? – Cinq solutions concrètes pour lutter contre le réchauffement climatique (08 mars 2024) :

  • Privilégier les transports moins polluants.
  • Manger moins de viande, plus de légumes et consommer local.
  • Réduire ses déchets.
  • Lutter contre la pollution numérique.
  • Réduire sa consommation d’électricité ;
    Pour lire utilement ce dossier en totalité et se laisser convaincre – si nécessaire ! – voir ceci > {{}}

Climat : le cri d’alarme de Jean-Marc Jancovici - C à vous - www.youtube.com › watch

https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRfnsicShDU6W3An0o0b-73LPBOFtGI7xVRfQX67tHIekNj&s{{Vidéo 9:34

Climat : le cri d’alarme de Jean-Marc Jancovici - C à vous. 175K ... - YouTube · C à vous - France Télévisions · 23 février 2025 – Source : https://www.youtube.com/watch?v=bc-EsQWX2e8 -

En écouter plus à partir d’ici < https://www.youtube.com/watch?v=t4yvr9c7FuQ

Et de là < https://www.youtube.com/watch?v=ak8Hn3d8DcQ +++

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Introduction

Un autre dossier consacré au Climat et à l’Ecologie JH2025-05-14T08:54:00JIbuer nt

en général et qui fait place à un certain nombre de personnalités spécialisées et compétentes dont :

* Julie Deshayes : circulation océanique et point de bascule imminent …

* François Jarrige : rôle des technologies, risques systémiques globaux et risques d’effondrement, types de résilience communautaire ou collective …

* Arthur Keller : développement de la résilience territoriale et la notion de systémisme…

* Juliette Nouel : travailler simultanément à atténuer le réchauffement climatique et urgence de s’adapter à celui-ci…

Les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après

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Sommaire {{}}

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  • Julie Deshayes : Pourquoi les océans se détraquent ? - #62 – Vidéo 1:00:30 - Greenletter Club – 1er mars 2022
    00:39 - introduction, présentation Julie Deshayes. 03:20 - Comment les océans influencent le climat ? Ils influencent le régime des pluies ? Les températures ? 06:00 - Vous pouvez peut-être expliquer ce que c’est que l’AMOC ? C’est un courant chaud de surface... qui plonge ? 08:14 - On l’habitude de parler du Gulf Stream... c’est ça dont on parle ? Et est-ce que c’est vrai que le Gulf stream réchauffe l’Europe ? 13:35 - L’océan conserve la chaleur... est-ce qu’il conserve le surplus de chaleur qui vient de l’effet de serre ? 15:00 - Les continents se réchauffement plus vite que les océans ? C’est du à ce phénomène ? 15:28 - A quel point les océans se sont réchauffés ? 18:35 - A quel point l’océan stocke-t-il du carbone ? 20:33 - on peut lire dans le rapport du GIEC, que l’océan aurait stocké entre 20 et 30% des émissions anthropiques de CO2 ? 25:30 - Pourquoi les masses d’eau chaudes sont plus légères ? 26:30 - On parle beaucoup de l’acidification de l’océan... qu’est ce qui cause l’acidification des océans ? 27:45 - L’acidification a pour conséquence la destruction des récifs coralliens ? 28:29 - On voit que les eaux tropicales s’évaporent plus... on sait que la vapeur d’eau est le principal gaz a effet de serre (même si d’origine naturelle). Est-ce que l’évaporation va jouer sur le réchauffement de la terre ? 30:24 - La température de surface s’élève : est-ce que cela va avoir une intensification des évènements climatiques extrêmes ? 35:32 - Les tempêtes et ouragans seront de plus en plus puissants ? 36:32 - On voit la baisse de l’oxygène dans l’océan... qu’est-ce qu’il se passe ? Est-ce que c’est inquiétant ? 37:40 - Élévation du niveau des mers : il y a un phénomène relativement inquiétant... les eaux chaudes en arrivant en Antarctique déstabilisent les glaciers ? 39:57 - On en parle beaucoup à cause du glacier de Thwaites ? 42:00 - Le GIEC parle d’environ 1 mètre d’élévation du niveau des mers à l’horizon 2100... ça pourrait être beaucoup plus avec la déstabilisation de l’Antarctique ? 42:50 - L’élévation du niveau de la mer, ça n’a pas l’air de faire très peur aux gens... ce qu’il faut craindre, c’est des grandes tempêtes avec des vagues de submersion y compris en France ? 46:14 - Est-ce qu’il y a des régions qui sont particulièrement préoccupantes ? Des régions qui vont être plus concernées que d’autres ? 47:36 - Quels sont les phénomènes qui vous inquiètent le plus ? 50:00 - Face à ce constat terrible... on a l’impression qu’il y a une forme de tranquillité. Les gens ne se rendent pas compte de la gravité de la situation ? 51:35 - Il y a un film qui a beaucoup fait parlé - Don’t look up - avec Leonardo di caprio et Jenifer Lawrence... qui met en scène la surdité des politiques et des médias aux alertes des scientifiques ... comment avez-vous vécu ce film ? 54:35 - Vous avez été a la table des négociations de la COP21... quelle relation avez-vous avec les politiques quand vous les côtoyez ? 57:27 - Quel message voulez-vous adresser aux gens qui nous regardent ?

https://yt3.ggpht.com/LKUcF916dT3g95IbO3OqJC5eczcZz167IpVnIx9zKs8sAZkDDL4z3Rds8oKogbfbs8MsHm9UCIE=s88-c-k-c0x00ffffff-no-rjGreenletter Club

Source : https://www.youtube.com/watch?v=t5-G90MjOo0

Autre document :

1:13:11 #29 - Arctique : quel avenir après la fonte des glaces ? Mikaa Mered de Greenletter Club

Source : https://www.youtube.com/watch?v=t5-G90MjOo0

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  • L’évolution incertaine de la circulation océanique selon Julie Deshayes – 09 août 2023 - Document rédigé par Marion Barbé - Document ‘ipsl.fr’
    Julie Deshayes - Laboratoire d’Océanographie et du Climat : Expérimentations et Approches Numériques (LOCEAN-IPSL)

La circulation océanique est-elle en plein effondrement ? Quels seraient les impacts d’un tel phénomène sur le climat ? Cela fait plusieurs années que ces questions sont arrivées dans la sphère publique, au point d’inspirer les passionnés de science-fiction. L’observation d’un tel ralentissement se base pourtant sur des connaissances fragiles et des limites techniques qui invitent à la plus grande prudence.

Depuis plusieurs années, les mesures de la circulation océanique globale semblent indiquer que celle-ci subit un fort ralentissement.

Ces observations sont inquiétantes, car une telle baisse amènerait un cortège de perturbations supplémentaires à celles déjà provoquées par le changement climatique, du fait de l’influence de la circulation océanique sur le cycle hydrologique.

Pour les climatologues, une diminution de cette circulation, c’est une catastrophe dans la catastrophe

À l’affirmer c’est Julie Deshayes, directrice de recherche au laboratoire LOCEAN. Parmi les conséquences les plus solidement établies, on compte notamment l’intensification des sécheresses dans certaines régions du globe, ainsi qu’une augmentation des fortes précipitations dans d’autres. Pire, si cette tendance est avérée, elle pourrait amplifier le réchauffement global en diminuant la capacité de l’océan à capter et stocker le CO2 atmosphérique.

Cependant, les climatologues interprètent cette « tendance » avec beaucoup de précautions. En effet, la circulation de retournement, aussi appelée AMOC, est naturellement en proie à de très fortes fluctuations, car l’océan est régi par des cycles s’emboîtant les uns dans les autres et s’étalant sur des échelles de temps très diverses, pouvant aller du mois au millénaire.

Pour faire face à toute cette complexité, les scientifiques ne sont armés que d’une période d’observation d’une vingtaine d’années. « L’AMOC n’est donc étudié qu’à partir de modèles, avec les incertitudes que cela suppose, car les observations sont malheureusement trop peu nombreuses, » constate Julie Deshayes. Et ce n’est qu’une seule limite.

Aux limites de l’AMOC{{}}

« L’AMOC est une construction mathématique, insiste la chercheuse. C’est un outil qui a permis aux climatologues de synthétiser une multitude de courants différents pour comprendre le rôle de l’océan dans le climat, et notamment dans le transfert d’énergie vers les pôles. »

Si l’AMOC est une théorie tout à fait robuste à même de représenter finement l’alternance de certaines ères glaciaires et interglaciaires, il est loin de décrire la réalité des courants dans toute leur complexité et leur diversité, sa vocation étant de servir de synthèse pour les scientifiques. Pourtant, dans les représentations les plus communes de la circulation océanique, les courants sont représentés se déplaçant d’un océan à l’autre en un flux continu et plongeant au niveau des pôles à la manière d’un « tapis roulant ». Cette vision, directement inspirée de l’AMOC, est loin d’être fidèle à la réalité.

Les principaux moteurs de la circulation océanique mondiale sont en fait les gyres, qui décrivent de grands mouvements circulaires dans tous les océans du monde. De cette circulation, seule une part minoritaire des masses d’eau parvient à s’extirper vers d’autres latitudes, et c’est par elle que sont reliés les océans et que s’effectue l’aération des eaux profondes au niveau des pôles. Or, le mouvement des gyres, décrivant ainsi un va et vient d’ouest en est puis d’est en ouest, s’annule dans l’équation de l’AMOC.

Pour Julie Deshayes, l’usage d’une théorie si synthétique est à manier avec prudence : « C’est un très bon outil, mais nous devons nous poser la question de sa légitimité en tant qu’indicateur. »

Peu de solutions existent pour améliorer nos connaissances de la circulation de retournement, mais le maintien des campagnes d’observations en continu est essentiel pour ne pas empirer notre méconnaissance. En effet, il sera impossible de récupérer les données non mesurées si les observations sont interrompues, comme le rappelle Julie Deshayes : « Les mesures qui n’ont pas été prises dans le passé sont perdues. Aujourd’hui, la seule solution est d’améliorer notre confiance dans les modèles et d’en tirer le plus d’informations possible », conclut-elle.

Pour aller plus loin : {{}}

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  • Climat - AMOC : Point de bascule imminent ? Avec Julie Deshayes - Vidéo 36:42 - Echange Climatique - 18 octobre 2024
    Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi des villes comme New York et Madrid, situées à la même latitude, connaissent des climats si différents ? Une des raisons réside dans les courants océaniques, qui transportent la chaleur des tropiques jusqu’en Europe.

Mais ces courants, connus sous le nom d’AMOC (Atlantic Meridional Overturning Circulation), ralentissent sous l’effet du changement climatique. Ce phénomène pourrait créer une situation paradoxale où, malgré le réchauffement global, l’Europe subirait un refroidissement – un scénario digne du film Le Jour d’après. Certains médias affirment que nous nous approchons dangereusement d’un point de bascule, où l’effondrement de ce courant deviendrait inévitable. Exagération médiatique ou menace réelle ?

Pour éclaircir la question, j’ai l’honneur de recevoir Julie Deshayes, océanographe et directrice de recherche au CNRS, spécialisée sur ces dynamiques au laboratoire LOCEAN. L’AMOC, un point de bascule imminent ? C’est le sujet de ce nouvel épisode d’Échange Climatique.

Infos : https://linktr.ee/echangeclimatique Contact : echangesclimatiques@gmail.com Production : https://onetwo-onetwo.com/ 00:00 Introduction 00:54 Qu’est-ce que l’AMOC ? 10:00 Est-ce que l’on se dirige vers un effondrement de l’AMOC ? 10:48 Pourquoi l’Atlantique Nord va-t-il se refroidir ? 15:15 Dans combien de temps l’AMOC peut-il s’effondrer ? 17:13 Pourquoi l’AMOC ralentit ? 21:25 Quels seraient les impacts d’un effondrement de l’AMOC ? 30:12 Doit-on s’en inquiéter ? 33:46 Quelles sont les solutions ?

https://i.ytimg.com/pl_c/PLi7UErr4IY7TXNB4ciq0BRrtSE8TukuMo/studio_square_thumbnail.jpg?sqp=COueicEG-oaymwEICOADEOADSFqi85f_AwYIk6HPsAY=&rs=AOn4CLCAiws66QW0WSGLr_4qaLPOtgd8vw54 épisodes -

https://www.youtube.com/img/podcasts/avatar/avatar_mono_v2_square_100x100.pngPodcasts -

https://yt3.ggpht.com/Q8LJDXDV5AbDgIB24JJcLKDDHNrz7IwU-m5MBGpnE7JwEdSI79_tqxCpt30Y_HjRzJ9amkWanw=s88-c-k-c0x00ffffff-no-rjEchange Climatique Vidéos

Source : https://www.youtube.com/watch?v=Vkek3KeSJXQ

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  • La technologie sauvera-t-elle la planète ? Avec François Jarrige – Vidéo 2:21 - Echange Climatique - 21 avril 2025
    Dans l’imaginaire collectif, le progrès technique est perçu comme une évolution inexorable et forcément bénéfique pour l’humanité. Et force est de constater que le confort a augmenté rapidement pour une bonne partie de l’humanité depuis la révolution industrielle. Cependant, ce progrès technologique a un coût social et environnemental. Si bien que désormais, des idées comme le low tech, la décroissance ou la sobriété gagnent du terrain. Aujourd’hui, avec l’accélération de la transition énergétique, nous sommes à un moment charnières. Comment faire preuve de discernement face à ces nouvelles technologies ? Quelles sont les clés pour réussir cette transition ? Pour y voir plus clair, je reçois François Jarrige. Il est historien, spécialiste des techniques et de l’environnement à l’époque de l’industrialisation. La technologie sauvera-t-elle la planète ? C’est le thème de cet épisode d’Échange Climatique.

Infos : echangeclimatique.com Contact : echangesclimatiques@gmail.com

Production : https://onetwo-onetwo.com/ 00:00 - Introduction 01:44 À quoi sert l’historien ? 03:53 Il n’y a jamais eu de transition énergétique dans le passé ? 12:07 L’effet rebond 17:22 Progrès technique = progrès social ? 28:54 Comment définir le progrès ? 44:44 Faut-il lutter contre les énergies renouvelables ?

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  • Rappel - Risques systémiques globaux et risques d’effondrement - Document ‘ihemi.fr’{{}}
    Le contenu de cette page a été écrit et publié sous la direction de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) qui a rejoint l’Institut des hautes études du ministère de l’Intérieur (IHEMI) le 1er janvier 2021. Il était important pour la direction de l’IHEMI de conserver l’ensemble du contenu de l’INHESJ, qui constitue désormais la mémoire de l’institut.

Risques systémiques globaux et risques d’effondrement15 juin 2020

Bref panorama scientifique sur les risques d’effondrement, en se basant sur quelques ouvrages et publications phares des différentes disciplines concernées.

La parution en 2015 du livre de Servigne et Stevens (Comment tout peut s’effondrer) a marqué un tournant dans le débat public francophone sur la possibilité d’un futur effondrement des sociétés modernes. La notion de « collapsologie » introduite par les auteurs est polarisante et contestée, mais les réflexions autour du risque d’effondrement ne sont pas récentes. Déjà dans les années 2000, le livre de Jared Diamond (Collapse) avait rencontré un succès mondial. Finalement, ce débat avait été largement impulsé et influencé par le rapport initial pour le club de Rome sur les limites de croissance et les risques d’effondrement induits (1972) et ses différentes réactualisations (1992 et 2004), vendu à des dizaines de millions d’exemplaires à travers le monde.

Le terme de collapsologie est polémique en France. D’une part la notion d’effondrement est polysémique, renvoyant à des conceptions différentes des risques encourus. D’autre part, ce terme suggère l’existence d’une discipline scientifique de l’effondrement, ce qui n’est pas le cas. Finalement, il focalise et amplifie des ressentis différents, anxiogènes ou au contraire porteurs d’espoirs, de même que différentes critiques1.

Dans un tel contexte, il parait utile de revenir sur les éléments de connaissance scientifique relatifs aux risques d’effondrement, même en l’absence d’un champ scientifique dédié. Ceux-ci proviennent de trois grands champs disciplinaires scientifiques :

  • les sciences de l’environnement, notamment l’écologie et la climatologie nous informant sur les changements locaux et globaux et les limites planétaires ;
  • l’archéologie, l’anthropologie et l’histoire, en ce qui concerne les effondrements passés ;
  • différentes disciplines de sciences humaines (sociologie, sciences politiques, économie…), qui traitent notamment des risques systémiques globaux2.
    La suite de la discussion est structurée autour de ces trois axes, en s’appuyant sur des publications influentes appartenant à ces différentes catégories…

La dynamique Société-Environnement : limites de la croissance et effondrement{{}}

Le rapport sur les limites de la croissance est basé sur un modèle mondial représentant l’évolution sur deux siècles de la population humaine, de la production industrielle et agricole, de la pollution et des ressources non-renouvelables3. Il s’agit d’un modèle hautement stylisé, dont l’objectif n’est pas d’établir des prédictions précises du futur, mais de comprendre en quoi les rétroactions entre les divers secteurs du système contrôlent sa dynamique. Les conclusions issues de ce modèle sont donc essentiellement qualitatives, bien que les éléments pris en compte dans le modèle soient quantifiés au mieux de l’état des connaissances.

Dans ce modèle, le processus d’effondrement décrit est du type « dépassement et érosion de biocapacité » : si une population prélève durablement des ressources sur son environnement plus vite que celles-ci ne se renouvellent (ou le pollue trop vite), les capacités régénératives de celui-ci se dégradent, potentiellement jusqu’à un effondrement conjoint à la fois de la population et de l’environnement lui-même. Ce type de processus est présenté de façon schématique sur la figure 1.

Schéma Longaretti - evolution systeme population biopacité

Figure 1. Le graphe représente l’évolution de système population-biocapacité dans la configuration conduisant à un effondrement conjoint des deux. La ligne rouge verticale représente approximativement l’état actuel relatif de la population et de la biocapacité. Adapté de Meadows et al. (2004)

Un tel dépassement de biocapacité est maintenant clairement avéré et documenté. L’une des mesures les plus médiatisées de ce dépassement est l’empreinte écologique4. Par ailleurs, il est clair que notre réaction collective internationale est très lente par rapport aux enjeux : trente ans de négociations internationales sur le climat n’ont pas abouti à une inflexion des émissions de gaz à effet de serre.

La principale conclusion qualitative du modèle – à savoir l’inévitabilité d’un effondrement de la population humaine à terme en l’absence de changement de nos modes de production – est particulièrement robuste, ce qui constitue en soi un résultat remarquable. Par contre, de nombreuses discussions récentes de ce modèle dans le grand public accordent un niveau de confiance injustifié à certains de ces aspects quantitatifs. Quoi qu’il en soit, cette étude a eu un impact considérable et l’émergence de la question des limites planétaires5 lui a donné une visibilité nouvelle.

Les civilisations du passé et leur impact environnemental : des leçons pour le futur ?{{}}

Plusieurs ouvrages ont été spécifiquement consacrés aux effondrements passés et à aux éclairages que ceux-ci peuvent peut-être fournir sur la situation actuelle. Si celui de Jared Diamond (déjà cité plus haut) est le plus connu du grand public, le plus influent au niveau académique est celui de Joseph Tainter.

L’effondrement selon Jared Diamond{{}}

Diamond définit l’effondrement comme une réduction importante de la population et/ou de la complexité sociale/politique/économique sur une aire et une période étendues. Cette définition est sujette à une certaine liberté d’appréciation. Il émerge toutefois clairement de l’ouvrage de Jared Diamond que l’une de ses principales préoccupations est la question du dépassement de biocapacité et de ses conséquences environnementales et sociales, même si un certain nombre de facteurs endogènes ou exogènes autres (tels que les conflits avec d’autres États) sont identifiés.

Effondrement a été fortement critiqué pour ses imprécisions factuelles ou son positionnement. La notoriété du livre lui a même valu une critique collective dans un ouvrage académique dédié, Questioning Collapse. Pour les auteurs de cet ouvrage, la résilience socio-culturelle est plus importante que l’effondrement lui-même6 et ses conséquences humaines, au point d’en occulter quelquefois ses conséquences les plus lourdes et immédiates. De façon générale, une majorité de critiques – mis-à-part celles relevant d’erreurs factuelles ou d’inévitables points aveugles que comporte un livre de grande envergure – porte sur des questions normatives, ce qui en réduit leur pertinence. Si les exemples choisis par Diamond ne relèvent que partiellement ou pas du tout d’une dynamique de dépassement de biocapacité, le point central de son analyse – la nécessité de remettre en cause certaines valeurs collectives pour se confronter avec succès aux risques d’effondrement – parait lui peu sujet à discussion.

L’effondrement selon Joseph Tainter{{}}

D’autres approches génériques des questions d’effondrement ont été proposées en histoire et en archéologie. L’une des plus intéressantes pour notre société globalisée moderne est celle développée par Tainter dans son ouvrage séminal, The Collapse of Complex Societies. Pour Tainter, les sociétés humaines croissent régulièrement en complexité jusqu’à atteindre un point où elles deviennent vulnérables à l’effondrement. L’accroissement de complexité est un outil de résolution des problèmes : historiquement, les sociétés développent des nouveaux rôles, institutions ou techniques, ou introduisent de nouvelles régulations pour résoudre leurs problèmes. Par contre, un tel processus de complexification continu a un coût en énergie.

L’apport principal de Tainter est de démontrer que la complexité est soumise au principe des rendements décroissants7. Dans les premiers temps, un ajout de complexité produit un bénéfice supérieur à ses coûts. C’est donc naturellement que la complexité augmente. Toutefois, ce ratio coût/bénéfice tend à décroître dans le temps. Ses effets ne sont généralement pas ressentis, car les principaux bénéficiaires de la complexité (les élites) sont également les moins susceptibles d’en porter les coûts. La décroissance du ratio se poursuit jusqu’à un point où les coûts d’un rajout de complexité dépassent les bénéfices relatifs de celle-ci. C’est à partir de ce seuil que les sociétés deviennent vulnérables à l’effondrement pour Tainter. Un effondrement désigne ici une perte rapide de complexité (voir figure 2).

Schéma Longaretti - Bénéfices de la complexité

Figure 2. Courbe des rendements décroissants de la complexité. Dans la phase initiale, l’accroissement de complexité sociétale s’accompagne de bénéfices dans la résolution des problèmes collectifs qu’il s’agisse de questions de production vivrière, de défense contre des attaques extérieures, de résilience face à des changements environnementaux, etc. Avec le temps, toutefois, ces bénéfices deviennent de moins en moins importants, jusqu’à devenir négatifs (au-delà, en complexité, du maximum de la courbe en cloche). Il serait alors plus efficace de réduire la complexité sociétale pour retrouver un ratio coût/bénéfice positif.

Historiquement, la croissance de la complexité est à sens unique. Mise à part une exception (l’Empire byzantin entre le VIIe et Xe siècle), les sociétés semblent incapables d’inverser leur complexification et tendent inévitablement vers un effondrement à terme.

Les critiques de la théorie de Tainter sont mineures. Elles se focalisent sur son approche plutôt descriptive qu’explicative et généraliste plutôt que particulariste. Au regard de la grille de lecture de Tainter, celles-ci échouent à remettre en question l’observation qu’à ce niveau macroscopique, le poids des circonstances spécifiques ou des décisions humaines tend à s’effacer devant des tendances de plus long terme.

Les risques systémiques globaux{{}}

Les sociétés modernes sont caractérisées par un très haut niveau d’interconnexions entre de nombreux secteurs, porteuses de risques intrinsèques, dits systémiques du fait des rétroactions présentes entre toutes les parties du système socio-environnemental global. Le principal point de fragilité lié à ces risques réside dans la propagation de chocs à travers les différents secteurs d’activité.

La littérature consacrée aux risques systémiques est importante, qu’il s’agisse de modélisations plutôt issues des sciences dures8, ou d’analyses plutôt issues des sciences sociales9. Toutefois, pour l’instant, des catégories entières de risques restent peu ou mal appréhendées dans une perspective systémique.

Cinq grandes catégories de risques sont identifiées : économiques, géopolitiques, environnementaux, sociétaux et technologiques. Dans le secteur économique, les principaux risques sont liés aux instabilités de marché, notamment de l’énergie, ainsi que financiers. Les risques géopolitiques portent largement sur les sources potentielles de conflit, liées ou non à la menace terroriste. Sur le front environnemental, le changement climatique, la perte de biodiversité et leurs conséquences dominent, mais les catastrophes naturelles peuvent aussi jouer un rôle ; les problématiques liées aux changements d’usage des sols (déforestation, érosion et désertification, artificialisation) sont également très importantes. Sur le plan sociétal ou socio-politique, les questions d’inégalités, de sécurité alimentaire, d’accès à l’eau, de risques sanitaires (notamment de pandémie), de migrations, sont proéminentes. Quant aux risques technologiques, ils portent largement sur les fragilités des systèmes de communication informatisés modernes et des infrastructures de réseau (par exemple réseaux de distribution électrique). Ces catégories de risque et leurs interactions sont représentées sur la figure 3.

Schéma Longaretti - Risques

Vue agrandie de ce schéma

Figure 3. Principaux risques systémiques globaux et leurs interconnections selon le rapport 2011 du World Economic Forum. Cette évaluation résulte d’un questionnaire adressé à plus d’un millier de récipiendaires dont le profil et les compétences ne sont pas divulgués. De ce fait, l’influence relative de chaque élément reflète souvent plus une préoccupation conjoncturelle qu’une connaissance objectivable dans leur importance relative et celles de leurs interconnexions.

Ces risques sont réels ; la pandémie du COVID-19 a vu des conséquences d’ordre sanitaire impacter l’économie ou le déplacement des personnes. Dans ce cadre, une dynamique d’effondrement peut résulter à terme de la multiplication de crises de ce type. Dans le cas où chacune de ces crises produirait une incapacité du système à retrouver son état pré-crise, celles-ci pourraient se transformer en une suite cumulative de dégradations abruptes successives, plutôt qu’en évolution lente, mais continue.

Les facteurs déclenchant ou amplifiant ces crises systémiques sont de divers ordres. L’un des plus fréquemment évoqués est une nouvelle crise financière – de fait enclenchée par la crise sanitaire en cours – qui, compte-tenu de la fragilité accrue des Etats et du système bancaire et financier global, serait très vraisemblablement beaucoup plus difficile à maîtriser que la précédente (2008), d’autant plus que les effets de cette dernière ne sont toujours pas complètement effacés. De ce point de vue, le cumul de la crise de 2008 et de celle en cours du fait du COVID-19 est préoccupant.

Force est de constater que l’analyse de ces risques dans la littérature spécialisée reste souvent qualitative et à dire d’expert. Sans minimiser l’importance de ce type d’éclairage pour la compréhension des processus en jeu et des risques associés, dans l’état actuel des connaissances, ces risques restent mal connus et, en règle générale, sous-estimés.

Conclusions{{}}

Le niveau de quantification est très variable selon le type d’analyse. La plus fouillée sur ce plan au niveau systémique – celle du modèle World3 et de ses différents dérivés – reste stylisée, bien que qualitativement robuste ; en tout état de cause, les aspects quantitatifs de cette analyse sont considérablement moins fermement établis que, par exemple, ceux du changement climatique. Les autres types d’analyses (historique/archéologique, risques systémiques globaux) sont par nature plus qualitatifs, même si des éléments quantitatifs (notamment statistiques ou économétriques) peuvent les renforcer. Finalement, l’analyse des risques systémiques, notamment, reste très partielle et lacunaire.

Pour autant, notre connaissance de ces risques n’a jamais été aussi grande, de même que la nécessité d’y faire face et de s’y adapter, si possible en les anticipant. Une difficulté majeure sur ce plan est que les trois types de dynamiques brièvement décrites plus haut se renforcent mutuellement. De ce point de vue, la « collapsologie » souligne à juste titre une certaine forme d’urgence au moins sur le plan de l’anticipation et de la préparation, et de ce point de vue, l’absence d’une communauté scientifique structurée dédiée spécifiquement aux risques d’effondrement est un manque réel.

Force est de constater que dans les faits, l’impréparation est grande sur de nombreux plans, comme en témoigne la crise sanitaire en cours. Si la probabilité d’occurrence de ces risques est relativement faible sur des échelles de temps courtes, ils sont pour une bonne partie d’entre eux certains sur le plus long terme. La mise en place de politiques préventives représente un défi considérable, compte-tenu de la grande multiplicité des risques en question, du peu d’exemples historiques témoignant de la réussite de ce genre de démarche et du degré de sous-estimation voire d’ignorance dont ils font l’objet.

Remerciements - L’auteur remercie Grégoire Chambaz pour sa relecture attentive de ce texte et ses suggestions d’amélioration de son contenu.

Bibliographie : {{}}

Ugo Bardi. The Limits to Growth Revisited. Springer-Verlag, 2011.

Jared Diamond. Collapse : how Societies choose to fail or succeed. New York, Penguin Books, 2005. La traduction française chez Gallimard est maintenant indisponible y compris en édition de poche.

Ian Goldin and Mike Mariathasan, 2014. The Butterfly Defect : How Globalization Creates Systemic Risks, and What to Do about It. Princeton University Press.

Patricia McAnany, Norman Yofee, Eds. Questioning Collapse. Cambridge University Press, 2010.

Donella Meadows, Jürgen Randers, Dennis Meadows. Limits to Growth – the 30-Year Update. Chelsea Green Publishing Company, 2004. Traduction française : Les limites de la croissance. Rue de l’Echiquier, 2012. Disponible en format de poche dans la collection L’Ecopoche.

Guy Middleton. Understanding Collapse. Ancient History and Modern Myths, Cambridge University Press, 2017.

Pablo Servigne et Raphaël Stevens. Comment tout peut s’effondrer. Le Seuil, 2015.

Joseph Tainter. The Collapse of Complex Societies. Cambridge University Press, 1988.

Notes :{{}}

1. Par exemple, Pierre-Henri Castel, 2018. Le mal qui vient, Les Editions du Cerf. Voir aussi Jérémie Cravatte, https://www.barricade.be/publications/analyses-etudes/effondrement-parlons-limites-collapsologie.

2. Ces risques sont liés aux interactions et rétroactions présentes entre tous les éléments du système socio-économique mondialisé, entraînant la généralisation de crises sectorielles à l’ensemble de l’activité humaine.

3. Voir Meadows, Randers et Meadows, 2004, cité dans la bibliographie.

4. Pour plus d’information sur les notions de biocapacité et d’empreinte écologique, le lecteur peut se référer à l’article de Wikipedia sur l’empreinte écologique. https://fr.wikipedia.org/wiki/Empreinte_%C3%A9cologique.

5. Rockström, J., et al., 2009. A safe operating space for humanity. Nature, 461, 472-475.

6. Ce point est très clairement souligné par J.R. McNeill, 2010. Sustainable Collapse, in Questioning Collapse, op. cité.

7. Le terme a une connotation économique, mais il s’agit de rendements physiques et pas nécessairement monétaires, même s’il y a en général un lien entre les deux.

8. Voir par exemple D. Helbing, 2013. Globally Networked Risks and how to Respond. Nature, 497, 51–59.

9. Voir par exemple M.A. Centeno, M. Nag, T.S. Patterson, A. Shaver, and A.J. Windawi. The emergence of global systemic risk, 2015. Annual Review of Sociology, 41, 65–85.

 Crédits photo : Engin Akyurt from Pixabay

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Source : https://www.ihemi.fr/articles/risques-systemiques-globaux-risques-effondrement

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Contenu {{}}

Une chapitre présente la prise de conscience de la situation et l’aptitude à la résilience, la flexibilité comme nécessité à la résilience, les compétences à l’innovation envers la résilience, les quatre types de résilience : personnelle, communautaire, organisationnelle, social.{{}}

Certains auteurs se demandent qui renforce la résilience ? Certains d’entre eux relient les concepts d’amour et de résilience, l’amour qui permet la résilience et la résilience qui permet l’amour .il explique que les deux se renforcent mutuellement dans toute type de la résilience : individu, famille, groupe, communauté, organisation, entreprise, état, nation, etc…

La flexibilité comme nécessité à la résilience{{}}

La diversité du groupe est un atout pour la créativité. En revanche, les différences peuvent nuire à la cohérence de la communauté lorsqu’elles sont mal acceptées et intégrées. Le groupe doit donc être capable d’assimiler ses différences et d’en tirer profit. L’adaptabilité et la réactivité sont indispensables pour éviter une phase de rupture. Cela passe par une ouverture à la différence et à la nouveauté, d’un point de vue individuel et collectif. Trop de conformisme limite les capacités d’adaptation et restreint l’imagination de solutions. La flexibilité développe les capacités favorables à la résilience.

Il est important d’éviter le repli sur soi, tant au niveau individuel que collectif : il est important de maintenir du lien malgré le changement. D’une part, en conservant du lien avec les autres membres du groupe bien sûr, mais aussi avec les autres communautés. Pour rester efficace et continuer à se développer, un groupe ne doit pas se couper du monde et se replier sur lui-même, mais continuer à échanger. La cohésion est capitale, ainsi que le maintien d’un fonctionnement collectif. Une résilience solide est forcément collective : les individus meurent, migrent, évoluent, mais la communauté perdure et continue de s’épanouir.

En maintenant un lien avec la réalité, il faut avoir une construction suffisamment commune de la « réalité » pour qu’elle survive à un choc et continue à rassembler. Cela peut être les traditions, les normes et habitudes, les règles de courtoisie, de politesse : tout ce qui renforce le sentiment d’appartenance, et qui permet à l’individu de s’identifier au groupe.

Une communauté qui peut tolérer et assimiler le changement, sans rupture, sans exploser et en maintenant ces liens, fait preuve de flexibilité et de résilience.

La prise de conscience de la situation et l’aptitude à la résilience{{}}

Il n’y a pas de résilience possible sans aptitude à dépasser le traumatisme et/ou le changement socioéconomique, environnemental catastrophe naturelle, guerre, etc, puis à l’intégrer.

Dépasser le traumatisme et/ ou le changement, c’est être capable de le « penser », et de gérer les émotions qui y sont liées. Cela passe par un modèle mental qui inclut le changement ou l’événement traumatique comme étant « possible » et surmontable au niveau individuel, collectif, organisationnel et national.

Une des clés est la prise de conscience des dangers divers auxquels les gens sont exposés, de la probabilité qu’un événement perturbateur, voire qu’une catastrophe se produise et de son impact sur la vie courante. Cela facilite la prise de conscience en mettant en lumière ce qu’il s’est déjà passé, tout en suggérant que les groupes humains ont toujours trouvé des solutions pour continuer à vivre malgré les désastres rencontrés.

Le comportement mental facilite et accélère le « deuil », qui est une phase normale dans l’acceptation du changement ou du traumatisme. Individuellement ou collectivement, un deuil mené à son terme aboutit à une reprise d’énergie, alors qu’un échec du deuil aboutit à une phase de dépression. Il est aussi important de s’adapter rapidement au changement pour garantir une continuité dans l’organisation de la communauté.

Les compétences à l’innovation envers la résilience{{}}

Une communauté résiliente doit pouvoir développer rapidement de nouvelles compétences, de nouvelles, techniques, de nouveaux outils, tout en sachant s’inspirer des techniques déjà existantes. L’anticipation est nécessaire, pour éviter la phase de rupture, et garantir la continuité du fonctionnement de la communauté. En ayant une vue d’ensemble de ses besoins et de ses ressources, il est possible de réfléchir efficacement à des solutions potentielles, et éviter ainsi de se trouver désemparé. En complément de l’innovation, il est incontournable de s’inspirer de techniques et de solutions déjà existantes. En effet, selon le contexte et les ressources, des méthodes ayant été utilisées par le passé ou étant utilisées dans d’autres régions ou pays peuvent s’avérer facilement adaptables. Une des conditions essentielles à l’innovation est la diversité dans la communauté. À l’inverse de la spécialisation, la diversité permet de disposer de compétences et de savoirs variés et complémentaires. Un groupe ouvert à la diversité, à la créativité, à la différence et aux erreurs qui vont forcément avec, se donne les outils pour créer des solutions aux problèmes émergents.

Les types de résilience{{}}

Les spécialistes regroupent les types de la résilience en quatre principaux types, qui s’entre agissent en vue de renforcer les forces des personnes affrontant des situations catastrophiques, soit socioéconomique, sanitaire, environnementale que de guerre comme présenter par cette figure.

Les types de résilience - Proud Pen - Open Access Book PublisherAgrandir le schéma

Figure 7. Montre les types de résilience
Source : Douglas, Paton, David. M. Johnston (2001), Adapté

La Résilience personnelle{{}}

La résilience personnelle se base sur la capacité d’une personne de continuer à vivre physiquement et psychiquement, fonctionner, se développer et s’épanouir après un traumatisme ou une catastrophe vécue par lui-même. Cette résilience personnelle se porte sur

des éléments principaux (vision, conscience de soi, organisation, interaction) en relation avec des éléments secondaires (confiance en soi, détermination, relation, résolution de problèmes) tout en prenant en considération les : Contrôle personnel sur soi-même, Contrôle personnel sur les réponses aux personnes, Contrôle personnel des réponses aux événements comme illustrer dans la figure suivante.

La résilience communautaire{{}}

Une communauté est un regroupement humain, pouvant revêtir différentes formes. Les communautés répondent principalement à deux types d’organisation spatiale : le réseau ou la zone. Un réseau est composé d’individus (ou de groupes d’individus) dispersés géographiquement, qui sont liés par un intérêt commun. Une zone est un regroupement d’individus établi sur un lieu défini géographiquement. Par exemple : un quartier, un village, un immeuble. La résilience communautaire ou (collective) est la capacité d’une communauté de continuer à vivre, fonctionner, se développer et s’adapter après un traumatisme ou une catastrophe.

Une communauté résiliente est un groupement de personnes organisé pour s’adapter rapidement au changement, surmonter un traumatisme, tout en maintenant sa cohésion et des relations ouvertes avec le reste du monde. L’homme est un être social, étroitement lié à son entourage, qui s’organise en groupe, il peut être exposé à des traumatismes d’ordre personnel (la perte d’un proche, une maladie), ou aussi à des événements extérieurs, qui peuvent affecter sa communauté comme une catastrophe naturelle ou environnemental ou choc économique ou impact de guerre menaçant les civiles. De ce fait, son autonomie au sein de la société est relative et surtout fragile. Dans ces cas de souffrance elle s’efforce d’améliorer son quotidien en tissant à nouveau du lien social et en misant davantage sur la solidarité. La résilience communautaire est étroitement liée à une faculté de résilience individuelle.

La résilience d’un couple, d’une famille, concerne bien sûr ses membres, mais aussi leur entourage et les générations à venir : les parents cherchent généralement à offrir à leurs enfants une situation qu’ils considèrent comme « meilleure » que celle qu’ils ont connue, avec des effets collectifs souvent imprévus.

Une communauté résiliente est donc un groupement de personnes structuré pour s’adapter rapidement au changement, surmonter un traumatisme, tout en maintenant sa cohésion et des relations ouvertes avec le reste du monde.

Les qualités et aptitudes nécessaires à la résilience d’un groupe sont relativement similaires à celles utiles à la résilience individuelle.

Les aptitudes et qualités composant la résilience communautaire sont présentées dans la figure suivante :

Figure 9. Montre les aptitudes et qualités composant la résilience communautaire
Source. www.bing.com/images/search ? community+rsilience+model, Adapté.

La résilience organisationnelle{{}}

La résilience organisationnelle est la capacité d’une organisation ou entreprise de continuer à vivre, fonctionner, se développer et s’adapter après un traumatisme ou une catastrophe.

La résilience organisationnelle ne se considère pas en soi, mais plutôt elle est le produit de l’intégration de bonnes pratiques organisationnelles. La Résilience organisationnelle est obtenue grâce à des approches modulaires qui tirent parti des pratiques de pointe de diverses disciplines scientifiques.

La solution proposée de la résilience organisationnelle s’améliore en intégrant des méthodologies propriétaires de succès prouvés dans le passé et en personnalisant une solution spécifique à l’organisation concernée.La résilience organisationnelle se montre comme la figure suivante.

– La résilience organisationnelle comme de bonnes pratiques organisationnelles

– La résilience organisationnelle comme solution proposée en intégrant des méthodologies propriétaires

Figure 10. Montre la résilience organisationnelle
Source : Barone, Anthony A. (2020), Adapté.

La résilience sociale ou (nationale){{}}

La résilience sociale ou (nationale) est la capacité d’une société /nation de continuer à vivre, fonctionner, se développer et s’adapter après un traumatisme ou une catastrophe touchant une partie ou la totalité de cette société /nation.

Le traumatisme ou la catastrophe touche les composantes de la société comme (Individus : personnes ; interpersonnel : familles, amis, réseaux sociaux, organisations : écoles, organismes, institutions ; Communauté : relations entre et intra communauté ; Société : politique, culture, Normes, …). La solidarité d’une société ou nation joue un rôle primordial pour bâtir un model socio- écologique de la résilience comme le montre la figure suivante.

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Figure 11. Illustre-le model socio-écologique de la résilience
Source : GRF, International disaster and risk conference IDRC (2016), Adapté.

La résilience sociale se présente comme illustrer par cette figure suivante.{{}}

Figure 12. Illustre la résilience sociale
Source : Siriwardhana, Chesmal et al (2014), Adapté.

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  • Résilience communautaire ou collective selon Wikipédia - Pour les articles homonymes, voir Résilience.
    La résilience communautaire (ou résilience collective) est la capacité d’une communauté de continuer à vivre, fonctionner, se développer et s’épanouir après un traumatisme ou une catastrophe.

Une communauté résiliente est un groupement de personnes structuré et organisé pour s’adapter rapidement au changement, surmonter un traumatisme, tout en maintenant sa cohésion et des relations ouvertes avec le reste du monde. Elle s’efforce d’améliorer son quotidien en tissant à nouveau du lien social, en misant davantage sur la solidarité.

La résilience communautaire se veut l’application concrète du concept de résilience à l’échelle d’une communauté.

L’homme est un être social, étroitement lié à son entourage, qui s’épanouit et s’organise en groupe. L’homme peut être exposé à des traumatismes d’ordre personnel (comme la perte d’un proche, la maladie), mais aussi à des événements extérieurs, qui peuvent affecter sa communauté (catastrophe naturelle, choc économique, rupture dans les réseaux d’approvisionnement, etc.). De ce fait, son autonomie au sein de la société est relative et surtout fragile. L’homme moderne est généralement dépendant des chaînes logistiques qui permettent l’approvisionnement des énergies, des biens et des services.

Développer la résilience collective passe donc inévitablement par le développement de l’autonomie du groupe et par un travail de dépassement du traumatisme, au niveau personnel et collectif. La résilience individuelle est étroitement liée à une faculté de résilience collective.

Un parallèle peut être fait avec le domaine de la santé : la résilience du corps ne concerne qu’un seul individu, mais dans d’autres domaines comme la traumatologie, les séquelles non organiques (psychologiques ou sociopsychologiques) se considèrent dans un contexte de relation avec l’autre.

La résilience d’un couple, d’une famille, concerne bien sûr ses membres, mais aussi leur entourage et les générations à venir : les parents cherchent généralement à offrir à leurs enfants une situation qu’ils considèrent comme « meilleure » que celle qu’ils ont connue, avec des effets collectifs souvent imprévus.

Bases et définitions{{}}

Résilience{{}}

La résilience est un terme qui vient de la physique. Il s’agit de la capacité d’un matériau à revenir à sa forme initiale après un choc.

Le terme a été utilisé par la suite dans d’autres domaines, comme l’écologie, où il désigne l’aptitude d’un écosystème à se régénérer après un choc, par exemple une forêt naturelle après un incendie.

Employé aussi en psychologie, notamment grâce au travail de Boris Cyrulnik, la résilience correspond à la capacité qu’a un individu de continuer à vivre et à s’épanouir après un traumatisme.

Communauté{{}}

Une communauté est un regroupement humain, pouvant revêtir différentes formes. Comme son nom l’indique elle « met des choses en commun ». Les communautés répondent principalement à deux types d’organisation spatiale : le réseau ou la zone.

Un réseau est composé d’individus (ou de groupes d’individus) dispersés géographiquement, qui sont liés par un intérêt commun. Par exemple : les réseaux sociaux ou forums internet, le cercle de bénévoles d’une association, une famille dont les membres sont dispersés, etc.

Une zone est un regroupement d’individus établi sur un lieu défini géographiquement. Par exemple : un quartier, un village, un immeuble...

Toute communauté en zone est forcément liée à un réseau, mais l’inverse n’est pas forcément vrai. Un réseau peut ne pas avoir d’attaches spatiales, il peut être complètement nomade et conserver ses connexions, sa structure, ses règles, etc.

Résilience communautaire{{}}

La résilience communautaire est donc la capacité d’une communauté de continuer à vivre, fonctionner, se développer et s’épanouir après un traumatisme ou une catastrophe.

Les bouleversements susceptibles d’impacter les communautés humaines peuvent être graduels ou brutaux, de diverses origines : catastrophe naturelle, guerre, rupture dans l’organisation ou la structure d’une société, choc économique, etc.

Une communauté résiliente est donc un groupement de personnes structuré et organisé pour s’adapter rapidement au changement, surmonter un traumatisme, tout en maintenant sa cohésion et des relations ouvertes avec le reste du monde.

Les qualités et aptitudes nécessaires à la résilience d’un groupe sont relativement similaires à celles utiles à la résilience individuelle.

Qualités mentales{{}}

Il n’y a pas de résilience possible sans aptitude à dépasser le traumatisme et/ou le changement, puis à l’intégrer.

Dépasser le traumatisme, c’est être capable de le « penser », et de gérer les émotions qui y sont liées. Cela passe par un modèle mental qui inclut le changement ou l’événement traumatique comme étant « possible » et surmontable.

Une des clés est la prise de conscience des dangers divers auxquels nous sommes exposés, de la probabilité qu’un événement perturbateur, voire qu’une catastrophe se produise et de son impact sur la vie courante. Une autre clé est la connaissance de l’histoire, et du vécu des anciens. Cela facilite la prise de conscience en mettant en lumière ce qu’il s’est déjà passé, tout en suggérant que les groupes humains ont toujours trouvé des solutions pour continuer à vivre malgré les catastrophes rencontrées.

Ce modèle mental facilite et accélère le « deuil », qui est une phase normale dans l’acceptation du changement ou du traumatisme. Individuellement ou collectivement, un deuil mené à son terme aboutit à une reprise d’énergie, alors qu’un échec du deuil aboutit à une phase de dépression.

Il est aussi important de s’adapter rapidement au changement pour garantir une continuité dans l’organisation de la communauté. Le développement d’un modèle mental ouvert et capable de flexibilité est donc une autre nécessité.

L’adaptabilité et la réactivité sont indispensables pour éviter une phase de rupture. Cela passe par une ouverture à la différence et à la nouveauté, d’un point de vue individuel et collectif. Trop de conformisme limite les capacités d’adaptation et restreint l’imagination de solutions.

La diversité du groupe est un atout pour la créativité. En revanche, les différences peuvent nuire à la cohérence de la communauté lorsqu’elles sont mal acceptées et intégrées. Le groupe doit donc être capable d’assimiler ses différences et d’en tirer profit.

Ces modèles mentaux constituent une base nécessaire, une fondation à partir de laquelle vont se développer les autres capacités favorables à la résilience.

Capacité à maintenir des liens{{}}

Il est important d’éviter le repli sur soi, tant au niveau individuel que collectif : il est important de maintenir du lien malgré le changement.

D’une part, en conservant du lien avec « les autres ». Avec les autres membres du groupe bien sûr, mais aussi avec les autres communautés. Pour rester efficace et continuer à se développer, un groupe ne doit pas se couper du monde et se replier sur lui-même, mais continuer à échanger.

La cohésion est capitale, ainsi que le maintien d’un fonctionnement collectif. Une résilience solide est forcément collective : les individus meurent, migrent, évoluent, mais la communauté perdure et continue de s’épanouir.

La forêt naturelle est un exemple fort de résilience : si un arbre meurt, si une espèce animale ou végétale est décimée, si un incendie la ravage, la forêt va se reconstruire : la végétation et la vie vont réapparaître, grâce à l’action conjointe de tous les composants.

D’autre part, en maintenant un lien avec la réalité. Pour cela, il faut avoir une construction suffisamment commune de la « réalité » pour qu’elle survive à un choc et continue à rassembler. Cela peut être les traditions, les normes et habitudes, les règles de courtoisie, de politesse : tout ce qui renforce le sentiment d’appartenance, et qui permet à l’individu de s’identifier au groupe.

Un certain conformisme est utile pour maintenir le lien, à travers les codes communs qu’il met en place. Cependant ces codes peuvent, et doivent être adaptables eux aussi pour garantir la résilience d’un groupe. Ils doivent pouvoir évoluer tout en restant efficaces.

Une communauté qui peut tolérer et assimiler le changement, sans rupture, sans exploser et en maintenant ces liens, fait preuve de flexibilité et de résilience.

Aptitudes à l’innovation{{}}

Avec pour base un modèle mental ouvert et flexible, une communauté résiliente doit pouvoir développer rapidement de nouvelles compétences, de nouvelles, techniques, de nouveaux outils, tout en sachant s’inspirer des techniques déjà existantes.

L’anticipation est nécessaire, pour éviter la phase de rupture, et garantir la continuité du fonctionnement de la communauté. Pour cela, il faut prendre conscience des risques auxquels le groupe est expos et de leur impact possible sur son organisation. En ayant une vue d’ensemble de ses besoins et de ses ressources, il est possible de réfléchir efficacement à des solutions potentielles, et éviter ainsi de se trouver désemparé.

En complément de l’innovation, il est incontournable de s’inspirer de techniques et de solutions déjà existantes. En effet, selon le contexte et les ressources, des méthodes ayant été utilisées par le passé ou étant utilisées dans d’autres régions peuvent s’avérer très adaptées, ou facilement adaptables. L’importance du lien est encore primordiale ici : lien avec le passé, avec les autres communautés.

Une des conditions essentielles à l’innovation est la diversité dans la communauté. À l’inverse de la spécialisation, la diversité permet de disposer de compétences et de savoirs variés et complémentaires. Un groupe ouvert à la diversité, à la créativité, à la différence et aux erreurs qui vont forcément avec, se donne les outils pour créer des solutions aux problèmes émergents.

Avantages, développement et améliorations{{}}

Une communauté capable de résilience a beaucoup plus de chances de s’adapter et de surmonter les traumatismes lors de catastrophes ou de changements rapides de ses conditions de vie.

En développant sa résilience, une communauté améliore aussi le quotidien de ses membres et favorise leur épanouissement, renforce leur liberté et le respect de leurs différences. Une communauté résiliente est un système au fonctionnement complexe, en équilibre constant entre tradition et innovation, stabilité et mouvement.

Ce concept est particulièrement intéressant pour le développement durable et la gestion de crise. En effet, en gestion « classique » des crises, on gère souvent le symptôme et les dégâts, plutôt que de se pencher en amont sur le risque et les enjeux, et sur la capacité de l’organisme ou du groupe à se réparer ou à retrouver un équilibre.

Chaque groupe a possibilité de développer sa résilience collective par des actions diverses et progressives.

Cela peut commencer par un renforcement des liens via des activités diverses, ou organiser des groupes de travail et de réflexion pour trouver des solutions pratiques.

Avec de la créativité, toutes sortes de solutions peuvent être imaginées : pour développer des ressources alimentaires locales (potager ou poulailler collectif), pour mieux gérer les besoins en biens de consommation courante (achat en commun de certains biens, etc.), pour élaborer un réseau d’entraide ou de partage de connaissances qui permette de rendre certains services plus accessibles, ou encore un réseau de troc de biens et services. Beaucoup de solutions sont imaginables, selon le contexte, les ressources, les besoins des communautés.

Source de l’article avec Notes et références : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9silience_communautaire

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  • Arthur Keller : « Nous allons vivre une grande descente énergétique et matérielle » - Propos recueillis par Magali Chouvion - [REDIFF]- Publié le mardi 10/09/2024 - 12:00

    Arthur Keller

Conférencier, co-auteur de Collapsus et L’effondrement de l’empire humain, deux livres aux noms évocateurs parus en 2020, Arthur Keller nous invite à entrer en résistance contre le système et à construire ensemble un autre rapport au monde et au vivant, pour nous préparer à la grande descente énergétique et matérielle à venir.

Vous travaillez sur l’état du monde naturel et des sociétés. Comment va-t-il, ce monde ?{{}}

Le monde ne va pas bien. La plupart d’entre vous l’ont remarqué, même si d’aucuns pensent qu’il y a toujours eu des crises, qu’à certains égards, ce n’est pas si catastrophique et qu’on va s’en sortir. Mais ça, c’est une vue de l’esprit ! Certes, le monde s’est amélioré et s’améliore encore sur quelques points. Mais il existe des dynamiques lourdes qui sont en train de se développer et sont extrêmement délicates pour envisager l’avenir. Que l’on considère le dérèglement climatique, l’érosion de la biodiversité, les états des eaux ou des sols, le monde est en train de se déliter du fait de l’impact de l’humanité. On prélève des ressources, on les transforme pour les utiliser et on rejette des déchets. L’être humain transforme la nature en déchets !

Mais au-delà des chiffres, il y a une autre dimension essentielle à prendre en compte : tout cela se fait dans la douleur. Mon alerte ne concerne pas uniquement une description abstraite, mais une situation sensible qui justifie de s’en occuper.

Concrètement, comment envisagez-vous l’avenir ?{{}}

L’avenir n’est pas écrit. Le futur sera ce que l’on va en faire. Chacun de nous peut se projeter et avoir une vision prospective. Nous créons ainsi une multitude de visions du futur, avec une déclinaison culturelle radicalement différente selon nos lieux de vie. Mais malgré ces divergences, des choses absolument inéluctables vont se produire. Nous allons tous et toutes vivre une grande descente énergétique et matérielle, constellée de disruptions écologiques et sociétales. C’est-à-dire que dans les prochaines années et décennies, nous aurons de moins en moins d’énergie et de matière. Et des pénuries. En parallèle, principalement en raison du dérèglement climatique et de l’effondrement de la biodiversité, quelques disruptions (1) écologiques vont se produire. Des écosystèmes vont moins bien fonctionner. Tout cela va créer des implications négatives sur nos sociétés. Ce contexte général va s’appliquer partout, mais à différentes vitesses et à différents niveaux selon les lieux.

Le constat est difficile et pourrait mener, selon vous, au délitement de pans entiers de notre société : biodiversité, énergie entre autres. Est-ce forcément une mauvaise nouvelle ? Ne peut-on pas plutôt y voir quelque chose de positif dans cette nécessaire réinvention ?{{}}

Bien sûr ! Même si nous avons tout de même plus de mauvaises nouvelles que de bonnes... Mais dans ces dynamiques de délitement, des projets de résilience font sens. Ils pourraient nous permettre – et le font déjà à certains endroits – de nous sevrer de notre addiction à l’information, à l’accélération de la vie, à la consommation, à cette espèce de course en avant qui nous fait perdre le sens. Nous sortirions alors de cette course folle, ingagnable, de ces aliénations collectives et individuelles et de ces accoutumances, de ces dissonances cognitives qui font réaliser à de plus en plus des gens que leurs actions sont plus du côté du problème que de la solution... Sortir de ce tourbillon nous donne une chance d’être heureux. Car, aujourd’hui, il est difficile d’être heureux quand on se pose des questions.

Si on apprend à anticiper (le délitement de la société et son impact sur la planète, NDLR), si les humains préparent des systèmes résilients capables d’assurer leurs besoins alimentaires et énergétiques, alors tout va bien se passer. Si ce n’est pas le cas, si on ne se prépare pas, alors nous allons vivre le chaos.

La renaissance des sociétés peut donc être source de création positive… Néanmoins comprenez-vous l’angoisse, voire le refus, que peuvent ressentir beaucoup d’entre nous à l’idée de changer notre mode de vie ?{{}}

Je comprends cette angoisse et je n’y suis pas immunisé moi-même. L’être humain n’aime pas le changement. Nous sommes des êtres de rituels et d’habitudes, de culture... Or la situation demande de changer vers une contraction des possibles et non une expansion. Jusqu’ici, on pensait que le plus apportait le mieux. Mais, pour la première fois, la planète Terre est saturée de l’humain et de son activité. Cependant, ce n’est pas parce que je parviens à convaincre les gens sur le plan intellectuel que les émotions vont suivre. Pour avoir moins peur de la fin des sociétés existantes, il est préférable de pouvoir se projeter dans des futurs désirables, de visualiser l’avenir de manière concrète grâce à des images de ce que serait ce futur, mais aussi comme des héros et des héroïnes de cette alternative. Lorsque l’on fait ça, on est capable de dépasser cette appréhension.

Notre angoisse ne vient-elle pas aussi, comme le pense Rob Hopkins, d’une incapacité collective à imaginer l’avenir ? Ou y a-t-il d’autres biais cognitifs et obstacles à la conscientisation de la crise écologique et sociale en cours ?{{}}

Je suis à la fois d’accord et pas d’accord avec Rob Hopkins. Ce qu’il dit est fondamental. Mais de là à dire que l’imagination est LA clé de voûte du changement... Selon moi, il s’agit d’une des clés. Je travaille sur une approche systémique de la résilience collective : la résilience comme remède à l’effondrement, mais aussi face au spleen et à l’angoisse que l’on peut ressentir face à ce qui arrive.

Dans la fabrique de cette résilience, j’ai noté quatre dimensions. D’abord, effectivement, un nécessaire travail sur nos imaginaires : des récits, des travaux et des chantiers, pour réimaginer le monde dans la tête et dans les mains. Ensuite, l’importance du faire ensemble. Car si on part dans des individualismes, on crée les conditions du conflit. Puis changer le système tel qu’il existe, partout où on peut le changer, jusqu’à entrer en résistance contre les pans du système les plus destructifs. Enfin, créer concrètement la résilience : ne pas faire évoluer le système existant, mais en fabriquer un autre qui fonctionne sur d’autres bases, en parallèle du premier.

Force est de constater que tout le monde n’avance pas en même temps, ni par le même chemin. Alors que certaines personnes choisissent la voie collective pour agir, d’autres essaient d’abord de se sauver elles-mêmes - en proie à ce qu’elles imaginent une incompréhension généralisée. Les survivalistes ou les mini-collectivités qui se montent avec une objectif d’autonomie, par exemple, sont-ils la solution ? La somme des individualités fera-t-elle le collectif face au risque d’effondrement ?{{}}

Aujourd’hui, toute l’économie dominante est basée sur le concept que la somme des égoïsmes va faire l’intérêt général. Mais c’est faux ! Selon moi, l’individualisme quel qu’il soit (moi et les miens, moi et mes potes, ma famille...) ne fonctionne pas contre l’effondrement. Que l’on soit dans la mouvance survivaliste, juste un égoïste, que l’on soit riche sur une île personnelle résiliente ou que l’on soit même – et c’est la moins pire des formes d’individualismes – un « transitionneur » avec sa petite ferme en permaculture, tout ceci ne fera jamais collectif ! Les personnes qui se préparent ont raison de le faire et ne sont pas ridicules. Mais la fixation, le tropisme (2) qui peut en résulter, est dangereux.

Certes, les individualités sont nécessaires pour faire du collectif, mais les individualismes, c’est autre chose ! Ce qui fait un collectif, ce sont ses règles d’interaction, son organisation et sa culture, ses valeurs et leur hiérarchie, comment se comporter vis-à-vis de la mort, du non-humain...

Vous insistez sur le fait que seule une pensée systémique nous permettra d’entrevoir une solution aux nombreuses crises que nous traversons. Comment se fabrique cette pensée faite de liens entre tout ?{{}}

Effectivement, je ne pense pas que les réponses technologiques existent dans notre situation. Les technologies peuvent avoir leur rôle à jouer, mais les réponses devront être systémiques, c’est-à-dire culturelles : une nouvelle façon d’être au monde, un nouveau rapport entre soi et les autres, entre soi et l’avenir, avec le reste du monde vivant...

La pensée systémique, c’est comment on relie les choses en systèmes et comment les dynamiques croisées de différents processus font un tout cohérent qu’on peut comprendre et sur lequel on peut globalement agir. Concrètement, sur un territoire donné, la pensée systémique implique d’arrêter de traiter chacun des défis comme un problème isolé, mais plutôt de réfléchir au cheminement, aux effets en cascade de ce choc. Alors qu’aujourd’hui nos sociétés sont extrêmement vulnérables à certains égards, cette pensée devient indispensable. Il nous faut faire travailler ensemble des citoyen·nes, des élu·es, des associations, des intellectuel·les... même si la plupart de ces gens sont encore dans des bulles et ne s’écoutent pas, ne se comprennent pas et parfois même se tirent dans les pattes. Je fais peut-être un vœu pieu mais je me dois de le prononcer.

Pouvez-vous nous décrire un projet de résilience tel que vous l’imaginez ?{{}}

Il s’agirait d’une résilience collective à la juste échelle - quelques milliers de personnes, sur un même territoire, agissant dans la bienveillance et se préparant aussi aux situations de violence -, représenterait la situation la plus efficace et permettrait surtout un avenir digne pour chacun et chacune. Un projet de résilience territorial a pour objectif d’assurer les besoins vitaux de chaque personne : alimentation, énergie, social, entre autres. Les communs, qui assurent ces besoins essentiels, seraient donc protégés. Il ne s’agit pas de créer des bulles autarciques, mais simplement d’éviter de se retrouver dans une situation de famine si les camions de la grande distribution ne nous fournissent pas, pour telle ou telle raison.

Vous en convenez, de nombreuses initiatives de résilience existent sur les territoires. Cependant, montrer – comme nous le faisons régulièrement dans Sans transition ! - des « transitionneurs » très engagés qui travaillent dur en permaculture, sont passés au zéro-déchet ou ne se déplacent qu’en vélo… Est-ce vraiment le bon récit à adopter ?

Les descriptions d’initiatives sont nécessaires, mais insuffisantes. Elles peuvent effectivement avoir des effets pernicieux. Nous avons besoin de personnes qui fassent le travail et qui racontent leur histoire. C’est l’histoire de la transformation qui est intéressante à raconter et qui peut être inspirante.

Mais là où le principe devient délicat, c’est lorsque l’on parle toujours du même type de personnes, et lorsque les imaginaires proposés sont encore le fait de ce même type de personnes. Le récit tourne alors à l’entre-soi . Et finalement la société se clive, se fracture entre celles et ceux qui agissent tel que proposé, et celles et ceux qui font l’inverse. Et le clash se prépare. Pour éviter ce biais, multiplions les façons de faire les choses, les cultures avec lesquelles on les fait et les formes de récits qu’on utilise, pour que de plus en plus de personnes, dans des communautés différentes, se sentent concernées.

Dans la multiplication des actions, vous entendez initiative mais aussi résistance ?{{}}

Oui, car notre système ne va pas disparaître du jour au lendemain. La seule manière de le dépasser est d’entrer en résistance contre lui. On peut essayer de le changer de l’intérieur ou de l’extérieur, mais une forme de radicalisation devient nécessaire. Il ne s’agit pas d’extrémisme, mais d’une juste réponse, adaptée et proportionnée à l’enjeu. Car aujourd’hui, malheureusement, la situation demande de hausser d’un cran les modes de mobilisation. Arrêtons d’attendre un personnage providentiel. Il nous faut construire ensemble un autre rapport au monde et au vivant.

La grande descente énergétique et matérielle à venir, qui signifie une descente économique au sens premier du terme – et donc une diminution de pouvoir d’achat -, pourra devenir audible et acceptable seulement si les biens essentiels de chacun sont assurés. Et donc si les communs sont gérés, libérant ainsi la pression sur le pouvoir d’achat. Revoir notre anthropocentrisme, dans une logique de respect et de régénération du vivant, est une utopie qui justifie un combat.

 Notes :

(1) C’est-à-dire ruptures, fractures.

(2) Du grec tropos (tournement), tendance d’un organisme (surtout d’une plante) à croître dans une direction donnée, par exemple vers la lumière.

Arthur Keller effondrement Collapsologie

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🔺 Partie 1 : Diagnostic en 5 notions clés 00:00:00 Introduction 00:03:10 1.a) L’anthroposphère 00:05:27 1.b) La grande accélération 00:07:16 1.c) Les points de bascule 00:12:46 1.d) Les limites planétaires 00:23:25 1.e) La descente énergétique et matérielle

🔺 Partie 2 : La transition n’est pas une solution 00:30:02 2.a) Quel serait le traitement ? 00:37:46 2.b) Pourquoi ça ne va pas marcher ? 00:44:27 2.c) L’erreur des scientifiques

🔺Partie 3 : L’espoir de la systémique 00:59:44 3.a) C’est quoi la méthode systémique ? 01:05:36 3.b) C’est quoi une crise systémique ? 01:12:53 3.c) Les fausses bonnes solutions 01:18:42 3.d) Les 4 types de postures 01:25:34 3.e) La résilience (la posture n°4)

🔺 Partie 4 : Les plans d’Arthur Keller 01:34:37 4.a) Si tu étais 1er ministre ? 01:37:18 4.b) Si tu n’étais pas conférencier ? 01:39:55 4.c) Tes actualités : série, atelier, livre... 01:44:43

Crédits 🔷 Références 💥 Projets à impact d’Arthur Keller 01:40:08 Son cours : https://www.sator.fr/cours/risques-sy... 01:40:39 Booster de projets « Changeo » : https://www.changeo.net 01:42:05 Atelier « Déclic de conscience » : https://www.desenjeuxetdeshommes.com/...

📖 Oeuvres citées 01:03:10 Pour une pensée systémique - Donella Meadows 01:19:14 L’intelligence de la complexité - Edgar Morin & Jean-Louis Le Moigne 01:19:20 l’école de Palo Alto - Edmond Marc & Dominique Picard 01:23:47 La convivialité - Ivan Illich 01:42:44 Manuel d’un monde en transition(s) - Lucas Verhelst et al. 🖋️ Sources 00:06:06 The trajectory of the Anthropocene : The Great Acceleration, Will Steffen and al. (2015) 00:13:27 A safe operating space for humanity, Johan Rockström and al. (2009) 00:26:29 Courbes rouge et verte : data.footprintnetwork.org/#/countryTrends ?cn=5001&type=earth

▶️ Épisodes mentionnés 00:02:37 Arthur Keller (précédente interview) :

 

https://www.gstatic.com/youtube/img/watch/yt_favicon_ringo2.png • Faire Face aux Risques SYSTÉMIQUES - ... 

00:34:57 Dilemme du prisonnier :

 

https://www.gstatic.com/youtube/img/watch/yt_favicon_ringo2.png • What Game Theory Reveals About Life, ... 

01:44:31 Olivier Vidal :

 

https://www.gstatic.com/youtube/img/watch/yt_favicon_ringo2.png • Les Besoins Matériels de la Transitio... 

01:44:34 Philippe Bihouix :

 

https://www.gstatic.com/youtube/img/watch/yt_favicon_ringo2.png • Comment mettre fin à l’étalement urba... 

🔷 CRÉDITS 🎤 Interview : Aristide Athanassiadis 🎞️ Montage : https://codexprod.fr - 🔷 LIENS VERS LE PODCAST 💌 Newsletter : https://www.circularmetabolism.com/ 👀 Youtube :

 

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Circular Metabolism Podcast Metabolism of Cities

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Source : https://www.youtube.com/watch?v=_Ex-yP5Eg7Q

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  • Le systémisme selon Arthur Keller - Publié le dimanche 11 mai 2025 – Enregistrement de 36 minutes par ‘radiofrance.fr/France inter’ - Provenant du podcast ‘En quête de politique’

Arthur Keller, enseignant et expert des risques systémiques et des stratégies de résilience collective - AK

Arthur Keller, enseignant et expert des risques systémiques et des stratégies de résilience collective - AK

Thomas Legrand vous propose une émission particulière consacrée au systémisme ou plutôt la systémique qui est une manière d’expliquer tout type de phénomène en le considérant comme un ensemble d’interactions dans une approche globale, macroscopique, holistique ou synthétique.{{}}

Avec Arthur Keller, spécialiste des risques systémiques et des stratégies de résilience collective et professeur à Centrale Supélec

Thomas Legrand reçoit dans ce numéro d’« En quête de politique » Arthur Keller qui est intervenant dans diverses grandes écoles. Il forme des élus et conseille des collectivités locales dans leurs stratégies de sécurité globale des territoires face aux bouleversements en cours. Il a conçu une méthode permettant de transformer les basculements qui se profilent en opportunités de métamorphose systémique.

« Systémisme », « résilience » sont des termes qui peuplent nos débats, la grande conversation nationale. Des mots dont l’acception se dissout dans les polémiques ou le flot des discours politiques, de ceux qui doivent bien parler de l’avenir de l’humanité en proie au réchauffement climatique mais qui ne veulent ou ne peuvent pas trop en dire non plus, par peur, par ignorance ou tout simplement parce que se plonger vraiment, honnêtement, sérieusement dans la réalité de ce qui nous fait face est inconcevable. C’est à cet exercice un peu grave que Thomas Legrand propose de se livrer avec Arthur Keller.

Systémisme, résilience : des mots auxquels Arthur Keller d’aujourd’hui donne un sens bien particulier. Il n’est pas question d’employer dans cette émission les termes de « collapsionisme  » ou de « collapsologie » parce qu’Arthur Keller a un positionnement qui ne s’inscrit pas dans cette mouvance de pensée bien qu’il en partage certains éléments. Il s’agit plutôt d’envisager les mécanismes de possibles points de bascule ou d’effondrements systémiques et les stratégies de résilience qu’il est encore possible de déployer, si l’on s’y attelle, pour y faire face.

Bilbiographie : {{}}

  • « L’Effondrement de l’empire humain. Regards croisés », Entretiens avec Isabelle Attard, Carolyn Baker, Nicolas Casaux, Yves Cochet, Nicolas Hulot, Derrick Jensen, Jean Jouzel, Arthur Keller, Vincent Mignerot et Pablo Servigne, rue de l’Échiquier
  • « Collapsus : Changer ou disparaître ? – Le vrai bilan sur notre planète », Arthur Keller (livre collectif), Albin Michel
  • « Basculons ! Dans un monde vi(v)able : Cahier militant », Arthur Keller (livre collectif), Actes Sud
  • « Manuel d’un monde en transition(s). 101 obstacles au changement. 101 pistes d’action », sous la direction de Lucas Verhelst et préface d’Arthur Keller, l’aube
    Politique Sciences et Savoirs Sciences politiques Partis politiques Philosophie politique

L’équipe - Thomas Legrand Production - Christophe Imbert Réalisation - Franck Olivar Attaché(e) de production

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Sommaire : {{}}

1. 3e Plan national d’adaptation au changement climatique

2. Fiches mesures du PNACC-3

3. Qu’est-ce que l’adaptation ?

4. Politique nationale d’adaptation au changement climatique

5. Centre de ressources sur l’adaptation au changement climatique

La démarche d’adaptation, enclenchée au niveau national par le ministère de l’Environnement à la fin des années 1990, est complémentaire des actions d’atténuation. Elle traite des conséquences du changement climatique.

3e Plan national d’adaptation au changement climatique

Pour avancer de manière coordonnée sur le sujet de l’adaptation au changement climatique, la France s’est dotée d’une trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC). Définie à partir du scénario tendanciel, elle doit servir de référence à toutes les actions d’adaptation menées en France. 

Le 3e Plan national d’adaptation au changement climatique, publié le 10 mars 2025, a ainsi pour socle la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique.

Le PNACC prévoit un ensemble d’actions concrètes pour adapter notre territoire, Hexagone et Outre-mer, aux impacts visibles et attendus du changement climatique : canicules, inondations, sécheresses, retrait-gonflement des argiles, érosion côtière, feux de forêt, perte de biodiversité, etc. Il a pour objectifs de protéger la population et de construire la résilience de la société française. Il s’agit d’adapter nos modes de vie, notre économie, nos infrastructures et nos décisions politiques en intégrant le climat futur dans l’ensemble de la planification écologique.

Ce plan a été élaboré en associant l’ensemble des parties prenantes : collectivités territoriales, État et opérateurs, organisations syndicales, filières économiques et associations. Ses mesures ont été discutées au sein de quatre groupes de travail – territoires, biodiversité, économie, normes techniques – qui se sont réunis de juillet à décembre 2023. Une consultation publique volontaire a ensuite été organisée du 25 octobre au 27 décembre 2024 sur la base du projet élaboré par les groupes de travail. Elle a permis d’enrichir le document des contributions de citoyens et d’acteurs publics et privés avant son adoption définitive. Le projet de plan a également été soumis à l’avis du Conseil national de la transition écologique le 28 janvier 2025.

L’adaptation au changement climatique, définie au fil des rapports du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), est la démarche d’ajustement au climat actuel ou attendu, qu’il s’agisse de la variabilité climatique mais aussi des évènements climatiques extrêmes. 

Concrètement, il s’agit de limiter les impacts du changement climatique et les dommages associés sur la population, les activités socio-économiques et sur la nature. Les politiques publiques d’adaptation ont pour objectifs d’anticiper les impacts à attendre du changement climatique, de limiter leurs dégâts éventuels en intervenant sur les facteurs qui contrôlent leur ampleur (par exemple, l’urbanisation des zones à risques) et de profiter des opportunités potentielles.

La démarche d’adaptation, qui agit sur les conséquences du changement climatique, est complémentaire des actions d’atténuation qui visent à réduire les causes du changement climatique, c’est-à-dire les émissions de gaz à effet de serre.

L’atténuation cherche à limiter les causes du Changment climatique, l’adaption cherche à gérer ses effets

Meem/Onerc

La mal-adaptation{{}}

On utilise également le concept de mal-adaptation pour désigner un changement opéré dans les systèmes naturels ou humains qui font face au changement climatique et qui conduit (de manière non intentionnelle) à augmenter la vulnérabilité au lieu de la réduire.

Une situation de mal-adaptation correspond à l’une des situations suivantes :

  • utilisation inefficace de ressources comparée à d’autres options d’utilisation (par exemple, le recours massif à la climatisation au lieu de l’investissement dans l’isolation) ;
  • transfert incontrôlé de vulnérabilité  : d’un système à un autre, mais également d’une période à une autre ; réduction de la marge d’adaptation future (mesures qui limitent la flexibilité éventuelle, par exemple, plantation d’essences d’arbres à rotation longue) ;
  • erreur de calibrage : sous-adaptation ou adaptation sous-optimale (par exemple, une digue de protection n’a pas été suffisamment rehaussée).
    Dans le contexte d’incertitude de la prise de décision en matière de changement climatique, l’erreur de calibrage est un axe potentiel important de mal-adaptation.

Prendre la mesure du risque de mal-adaptation, c’est notamment privilégier le choix de stratégies « sans regret », qui permettent de réduire la vulnérabilité au changement climatique et qui gardent des avantages quelles que soient les évolutions climatiques.

Les activités de renforcement des capacités d’adaptation sont souvent considérées comme des mesures « sans regret » dans la mesure où elles rendent la société moins vulnérable à un ensemble de pressions (y compris à la variabilité climatique), quel que soit le niveau effectif du changement.

Politique nationale d’adaptation au changement climatique{{}}

La France est l’un des pays les plus avancés en matière de planification de l’adaptation au changement climatique.

Sélection de ressources{{}}

Centre de ressources sur l’adaptation au changement climatique{{}}

Action phare du deuxième plan national d’adaptation au changement climatique, le Centre de ressources sur l’adaptation au changement climatique a été présenté lors de l’édition 2020 du Salon des maires et des collectivités locales.

Conçu pour accompagner tous les acteurs de l’adaptation au changement climatique, ce nouveau centre de ressources donne accès à des informations personnalisées sur la réalité du changement climatique, ses enjeux et les solutions existantes. Il permet d’outiller tous les acteurs et de les mettre en capacité d’agir au moyen de cinq parcours utilisateurs (élu, technicien de collectivité, particulier, acteur économique, bureau d’études). Tous les thèmes de l’adaptation au changement climatique y sont traités.
Des pages spécifiques regroupent les informations régionales (cartographie des initiatives locales, répertoire des acteurs locaux, etc.).
Un moteur de recherche offre des accès à différentes ressources : rapports, fiches, guides, synthèses, projets de recherche, etc.
Le Centre de ressources propose à tous une sélection d’actualités et de formations.
Des liens sont faits vers les projections climatiques locales réalisées par les chercheurs français : DRIAS, ClimatHD, …

MINISTÈRE DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE, DE LA BIODIVERSITÉ, DE LA FORÊT, DE LA MER ET DE LA PÊCHE - Liberté, Égalité, Fraternité

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Source : https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/adaptation-france-changement-climatique

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Cartographie des risques/prospective : Sans mesures d’adaptation, les vagues de chaleur pourraient devenir au XXIe siècle source d’une surmortalité chronique (jusqu’à 700% plus élevée en zone tropicale) ; ici modélisées en 20312080 par rapport à 19712020, dans l’hypothèse d’un scénario RCP8.5 + scénario démographique à forte variante, et sans mesure d’adaptation)[1]

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b9/Responses_to_Sea_Level_Rise.svg/500px-Responses_to_Sea_Level_Rise.svg.png

Stratégies d’adaptation aux changements climatiques pour diminuer les risques face à l’élévation du niveau marin pour les communautés côtières : ➀ pas de réponse ; ② protection avancée ; ③ ajustement ; ④ avancée ; ⑤ retrait ; ⑥ adaptation basée sur les écosystèmes[2].

L’adaptation au changement climatique est l’ensemble des stratégies, initiatives et mesures visant à réduire la vulnérabilité des systèmes naturels et humains contre les effets (présents et attendus) du réchauffement climatique. Le mot adaptation évoque une aptitude à s’ajuster, et donc une vision dynamique voire évolutive du fonctionnement des sociétés.

Les stratégies d’adaptation complètent les mesures d’atténuation qui visent, elles, à moins émettre de gaz à effet de serre et à restaurer ou protéger les capacités de puits de carbone des écosystèmes ou agroécosystèmes car même si l’on cessait toute émission de gaz à effet de serre, l’inertie climatique implique des décennies (voire siècles) de perturbations anthropiques du climat.

L’adaptation est à la fois individuelle (modifications de comportements) et collective (impliquant tant les collectivités que les entreprises, associations, etc.).

Dans plusieurs pays, dont en France (via les plans climat-air-énergie territorial (PCAET) et les schémas régionaux d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET) par exemple), la législation prévoit d’intégrer l’adaptation dans les processus d’aménagement du territoire et de pilotage du développement durable.

Éléments de définition{{}}

Dans le monde{{}}

Au sens large et pour le GIEC l’adaptation au changement climatique est « la démarche d’ajustement au climat actuel ou à venir, ainsi qu’à ses conséquences[3]. Il s’agit à la fois de réduire les effets préjudiciables du changement climatique tout en exploitant les effets bénéfiques »[4]. L’adaptation aux changements climatiques a été inscrite dans l’Accord de Paris qui y consacre son article 7 et son préambule explicite le fait que l’adaptation doit être considérée au même titre que l’atténuation. Toutefois, l’Accord de Paris ne définit pas clairement ce qu’est l’adaptation. Il énumère plutôt les objectifs de l’adaptation, qui ne contribuent pas véritablement à en apprécier le périmètre exact : renforcement des capacités d’adaptation, accroissement de la résilience et réduction de la vulnérabilité, en vue de contribuer au développement durable[5].

Les solutions d’adaptation vont varier selon les zones biogéographiques et les contextes loco-régionaux. Leurs enjeux sont plus aigus dans les régions où le climat est déjà extrême (ex : zone polaire et pergélisol, déserts et zones subdésertiques) et dans certaines zones plus vulnérables (polders et îles basses notamment). Ainsi la définition des groupes « prioritaires » ou « activités prioritaires » et la hiérarchisation des enjeux changeront selon le contexte. Et des modes d’exploitation de l’environnement pouvant être incompatibles avec des zones densément peuplées et riches pourraient s’avérer être des facteurs de résilience dans certaines zones de pays en développement[6].

Un facteur important est la « sensibilité » du système (écosystème, agrosystème, infrastructures…) ou de la population dans la région considérée [7]. Cette « sensibilité » est dans ce contexte définie par le GIEC comme « degré d’affectation positive ou négative d’un système par des stimuli liés au climat. L’effet peut être direct (modification d’un rendement agricole en réponse à une variation de la moyenne, de la fourchette, ou de la variabilité de température, par exemple) ou indirect (dommages causés par une augmentation de la fréquence des inondations côtières en raison de l’élévation du niveau marin, par exemple) ». La résilience doit être appréhendée au regard de cette sensibilité non seulement face à un type d’évènement, mais face à une répétition de ces évènements, ou face à la conjonction de plusieurs évènements affectant les entités considérées.

Selon la Stratégie internationale de prévention des catastrophes des Nations unies (en), l’adaptation est « l’ajustement dans les systèmes naturels ou humains en réponse à des changements climatiques actuels ou attendus, ou à leurs effets, qui atténue les dommages ou en valorise les bénéfices ». L’UNISDR précise que le concept peut être aussi appliqué à des facteurs non-climatiques comme l’érosion du sol ou de sa surface [8].

Définitions européennes{{}}

Dans son livre vert [9], l’Europe juge que l’adaptation est nécessaire, mais qu’elle ne doit pas faire oublier l’atténuation (mitigation pour les anglophones), car plus le réchauffement sera important « plus les coûts de l’adaptation monteront en flèche. Voilà pourquoi l’atténuation est une nécessité impérieuse pour la communauté internationale ».

Dans son livre blanc (2009), l’Europe insiste sur l’adaptation de la gestion des écosystèmes pour les rendre plus robustes et résilients face au changement. Elle propose parmi les actions prioritaires à mener (« UE et États membres ») de « Promouvoir des stratégies destinées à renforcer la résilience face au changement climatique en ce qui concerne la santé, les infrastructures et les fonctions productives des sols, notamment en améliorant la gestion des ressources en eau et des écosystèmes »[10].

L’Europe propose 3 types de stratégies à combiner :

  • Atténuation. Elle consiste à limiter la vitesse d’augmentation des taux de gaz à effet de serre dans l’air, en maîtrisant mieux des gaspillages énergétiques, en substituant des énergies nouvelles aux énergies fossiles et en stockant du carbone. L’atténuation consiste à mettre en place des programmes de développement durable. Pour les États, ce sont des stratégies nationales de développement durable, pour les collectivités, des agendas 21, et pour les entreprises, des programmes de responsabilité sociétale des entreprises.
  • Adaptation. Elle consiste à rendre les systèmes ou territoires moins vulnérables au dérèglement climatique, par des actions diminuant les impacts effectifs du changement climatique, ou améliorant les capacités de réponse des sociétés et de l’environnement (naturel ou cultivé)[11]. L’ajustement des systèmes naturels ou humains en réponse à des stimuli climatiques présents ou futurs ou à leurs effets, afin d’atténuer les effets néfastes ou d’exploiter des opportunités bénéfiques.
  • Transition. Le changement sera probablement à la fois caractérisé par une succession de pics extrêmes (canicules, inondations, etc.) et une tendance continue au réchauffement global. Il ne s’agit donc pas, rappelle le CEDD de « savoir comment s’adapter à un « nouveau » climat, mais de savoir comment et à quel coût nous pouvons adapter nos sociétés à un climat « sans cesse changeant ». L’adaptation doit donc être comprise comme une politique de transition permanente sur le très long terme. Un plan d’adaptation sur quelques années n’est qu’une étape dans ce processus [12]. » De plus, dans le même temps la dégradation des écosystèmes pourrait exacerber d’éventuelles crises sociales, économiques et géopolitiques. Il sera parfois impossible ou trop coûteux de s’adapter « à la marge » en maintenant à l’identique et au même endroit les activités ou les services existants.
  • « De manière générale, la vulnérabilité (V) et la capacité d’adaptation (CA) sont (…) considérées comme inversement proportionnelles, un faible niveau de V engageant de bonnes CA, et vice versa. Les scientifiques ont ainsi établi que la V était une fonction à la fois de l’exposition du système aux aléas naturels et de sa CA »[13].
    « S’adapter au changement climatique requiert souvent des bifurcations vers d’autres activités et/ou d’autres localisations »[12], ce qui implique un cadre international, solidaire, intersectoriel et une approche très prospective et anticipatoire de l’aménagement du territoire et des plans d’urbanisation (ou de désurbanisation, modification ou arrêt de l’agriculture dans les zones les plus vulnérables, tels que déjà pratiqués aux Pays-Bas dans certaines zones de polders qu’on rend à la mer). La question des transitions entre activités et/ou entre régions devient dès lors un enjeu central. Depuis les années 2000 émergent en France dans certaines collectivités des programmes de transition écologique, de transition écologique et sociale, avec notamment depuis 2011 des assises de la transformation écologique et sociale régionale (TESR) organisée par la région Nord-Pas-de-Calais.
    Définitions retenues en France{{}}

Le Conseil économique pour le développement durable a défini l’adaptation[ 12] comme :

« l’ensemble des évolutions d’organisation, de localisation et de techniques que les sociétés devront opérer pour limiter les impacts négatifs du changement climatique et en maximiser les effets bénéfiques. »

Il s’agit aussi donc d’anticiper les effets des dérèglements climatiques sur l’environnement, et donc sur l’économie, la société, la santé et la vie quotidienne, voire d’en valoriser certains aspects là et quand cela apparaît possible. Le Code de l’environnement précise aussi que la gestion de l’eau « prend en compte les adaptations nécessaires au changement climatique » [14]

Histoire de la prise en compte de l’adaptation aux changements climatiques…{{}}

Lire la suite de ce document sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Adaptation_au_changement_climatique

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Comment adapter la France au changement climatique ? www.youtube.com › watch 16:27 adaptation au changement climatique (Pnacc). Ce plan doit préparer la France à vivre dans un monde à +4°C d’ici 2100 - YouTube · franceinfo · 10 mars 2025

L’adaptation au changement climatique : une introduction www.youtube.com › watch 8:56 - Lisa Schipper, professeure à l’université de Bonn (Allemagne), s’intéresse dans cette vidéo à l’adaptation au changement climatique. YouTube · UVED · 2 nov. 2023

Solutions d’adaptation au changement climatique fondées sur ... www.youtube.com › watch - 10:11 - Virginie Duvat, professeure à La Rochelle Université, s’intéresse dans cette vidéo aux Solutions d’adaptation au changement climatique ... - YouTube · UVED · 3 nov. 2023

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  • L’urgence de l’adaptation au changement climatique, par Juliette Nouel – Document ‘thebigshift.fr’
    Quelle différence entre atténuation du changement climatique, et adaptation à ses effets ?{{}}

Écouter sur une appli :

https://podcasts.apple.com/fr/podcast/lurgence-de-ladaptation-au-changement-climatique/id1560903398?i=1000615096100

https://podcasts.google.com/feed/aHR0cHM6Ly9mZWVkcy5hdWRpb21lYW5zLmZyL2ZlZWQvYzRiYjFlNjYtMGU2Ni00Y2Q5LWEwZTEtOWVkOTQ5YjI5MzNjLnhtbA/episode/NDBkNzIwYTgtNTA3ZS00ODhhLWIwMzYtNGQ1MzY1ZTE4YjNh

https://open.spotify.com/episode/7349xxxsSkOHY4XG0AIRxx?si=7SNY6j6dSP2bIWLEfb2v2g

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https://www.deezer.com/fr/show/2626192Spotify - Podcast X Webflow Template

https://podcastaddict.com/podcast/the-big-shift-ecologie/3342550Spotify - Podcast X Webflow Template

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Mettre des clims partout parce qu’il va faire de plus en plus chaud 🥵. Logique ! Et pourtant, les clims réchauffent l’air extérieur, et rendent plus vulnérables les personnes non équipées.

Mettre des digues pour éviter les inondations 🌊🏚️, logique ! Et pourtant, cela pousse à un faux sentiment de sécurité et à la construction d’habitations en zones inondables.

Ce sont deux exemples de #maladaptations, ou de fausses bonnes idées pour nous rendre résilients face aux changements climatiques d’aujourd’hui.

Il y en a des tas d’autres, des idées qui paraissent intéressantes : la neige artificielle pour protéger les emplois montagnards, qui nuit aux ressources en eau des habitants ; des méga-bassines pour irriguer des productions agricoles au détriment d’autres agriculteurs ou de la biodiversité locale, etc…

Quand on parle de changement climatique, on connait très bien le principe d’atténuation : comment faire pour réduire nos émissions de CO2 ?

En revanche, on parle beaucoup moins de comment faire pour être résilient face aux changements qui sont déjà là, et irréversibles à court terme : l’#adaptation.

Et d’ailleurs, la première fois qu’on m’a parlé d’adaptation, je me suis dit “ça y est, on a baissé les bras sur la réduction des émissions ? Maintenant on valide qu’on doit vivre dans l’enfer ?”

En fait, les deux sont très complémentaires, et l’adaptation aux changements déjà actifs et en cours est essentielle.

Alors évidemment, ce n’est pas aussi simple : l’adaptation n’est jamais une science sûre, car c’est parfois difficile d’imaginer les conséquences secondaires d’un projet.

Il y a tout de même des adaptations qui sont faciles, et ne requièrent pas d’investissements majeurs. Par exemple : réduire la vitesse sur autoroute à 110km/h permet à la fois de limiter les émissions de GES, de limiter le bruit, de fluidifier le trafic, et potentiellement de créer un report modal vers le train. Si vous connaissez des externalités négatives à cette solution d’adaptation (et d’atténuation d’ailleurs), je suis ouvert à les recevoir !

Juliette Nouel est une des personnes les plus inspirantes que j’ai rencontrée depuis que j’ai créé mon podcast THE BIG SHIFT ! Podcast. C’est l’épisode 99, et j’ai pris une claque comme au 1er !

Elle a créé les ateliers de l’adaptation au changement climatique, et c’est le sujet de notre épisode du jour.

Ateliers de l’adaptation au changement climatique

Reçois un récap de mes sujets préférés chaque mois !{{}}

Xavier Seux, fondateur Echoes Studio et animateur The Big Shift !Xavier Seux Entrepreneur & Podcasteur

Je cherche à comprendre les grands enjeux de la transition écologique, ce qui la freine, et ce qui pourrait l’accélérer, en passant par tous les grands silos de notre société : économie, agriculture, mobilité, culture, logement, énergie, politique, et bien d’autres sujets !

D’autres épisodes Parcourir

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  • Jusqu’où peut-on s’adapter au changement climatique ? Avec Juliette Nouel – Vidéo 50:09 - Echange Climatique - 10 mars 2025
    Avec le changement climatique, les catastrophes naturelles deviennent plus fréquentes et plus intenses.

Ce n’est pas un problème lointain : en France, le coût des événements climatiques a déjà doublé en seulement quatre ans. L’adaptation n’est plus une option, c’est une nécessité. Pour comprendre comment s’y prendre, j’ai invité Juliette Nouel, journaliste et spécialiste de l’adaptation. Ensemble, nous analyserons quatre catastrophes récentes afin d’identifier les solutions permettant de limiter les dégâts et de sauver des vies. Sommes-nous voués à subir le changement climatique ? C’est le thème de cet épisode d’Échange Climatique. Si vous êtes intéressés par un Atelier d’Adaptation au Changement Climatique, n’hésitez pas à me contacter : echangesclimatiques@gmail.com

https://yt3.ggpht.com/Q8LJDXDV5AbDgIB24JJcLKDDHNrz7IwU-m5MBGpnE7JwEdSI79_tqxCpt30Y_HjRzJ9amkWanw=s88-c-k-c0x00ffffff-no-rjEchange Climatique

L’interview d’actualité - Julie Deshayes

Télé Matin France Télévisions est une chaîne publique française. Wikipedia - 25 juil. 2023

Retrouvez les émissions en intégralité sur https://www.france.tv/france-2/telema... On parle réchauffement climatique avec Julie Deshayes, océanographe et chercheuse au CNRS.

https://yt3.ggpht.com/7PMUC7jOtT1xl-gUejTauVrap_h8_7nQQe1psSufGXdR5aPGhbfOmw1w5le3jUSUio1YLkITVQ=s88-c-k-c0x00ffffff-no-rjTélé Matin

Source : https://www.youtube.com/watch?v=WM_rZ6tZV6c

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Collecte de documents et agencement, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 15/05/2025

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

Site : https://isias.info/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Climat Ecologie.7.docx

Mis en ligne par le co-rédacteur Pascal Paquin via Yonnelautre.fr : un site des alternatives, d’éducation populaire, un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, sans subvention, indépendant de tout parti, un site sans Facebook, Google+ ou autres GAFA, sans mouchard, sans cookie tracker, sans fichage, et à empreinte numérique réduite, un site entièrement géré sous Linux et avec l’électricité d’Énercoop , géré par Yonne Lautre : https://yonnelautre.fr

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