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"Prévenir et sensibiliser aux risques des feux de forêt et de végétation : sécheresses et canicules sont de plus en plus fréquentes et intenses à cause du dérèglement climatique - Débroussailler à temps pour réduire les risques" par Jacques Hallard
jeudi 8 mai 2025, par
Prévenir et sensibiliser aux risques des feux de forêt et de végétation : sécheresses et canicules sont de plus en plus fréquentes et intenses à cause du dérèglement climatique - Débroussailler à temps pour réduire les risques
Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 08/05/2025
Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur
Quelques informations préliminaires pour ce dossier réalisé dans un but didactique
Comment expliquer le dérèglement climatique ? - Le CO2 produit par les activités humaines est la principale cause du réchauffement climatique. En 2020, sa concentration dans l’atmosphère était passée à 48 % au-dessus de son niveau préindustriel (avant 1750). D’autres gaz à effet de serre sont émis par les activités humaines en moindres quantités… - Pour en savoir plus >
Le changement climatique, également nommé « réchauffement climatique » ou plus rarement « dérèglement climatique », est l’augmentation rapide de la température moyenne de la surface terrestre en cours aux XXe et XXIe siècles ainsi que, plus généralement, la modification des régimes météorologiques à grande échelle qui en résulte. L’une comme l’autre sont attribuées aux émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine : bien qu’il y ait eu précédemment des périodes de variabilité du climat, celui en cours depuis le milieu du XXe siècle et provoqué par les activités humaines a des conséquences sans précédent sur le système climatique de la Terre.
Le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane (CH4) représentent 90 % des émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines. La combustion de combustibles fossiles comme le charbon, le pétrole et le gaz naturel pour la production d’énergie est la principale source de ces émissions, à laquelle s’ajoutent des contributions de l’agriculture, de la déforestation et de l’industrie. La cause humaine du changement climatique fait l’objet d’un consensus scientifique. L’augmentation de la température est accélérée ou tempérée par les rétroactions climatiques, telles que la perte de couverture de neige et de glace réfléchissant la lumière du soleil, l’augmentation de la vapeur d’eau (un gaz à effet de serre lui-même) et les modifications des puits de carbone terrestres et océaniques… - Lire la suite par ici > https://fr.wikipedia.org/wiki/Changement_climatique
Lecture suggérée : Les causes du changement climatique à partir de ce site : https://climate.ec.europa.eu/climate-change/causes-climate-change_fr
Voir également : Lutter contre le dérèglement climatique - La lutte contre le dérèglement climatique est l’un des défis majeurs du XXIe siècle, tant elle appelle à des transformations profondes des sociétés, des territoires et de l’économie mondiale. Le WWF y participe activement en prenant part aux négociations internationales sur le climat, en encourageant la décarbonation de l’économie et en soutenant l’adaptation aux changements climatiques… - A lire sur ce site : https://www.wwf.fr/champs-daction/climat-energie/dereglement-climatique
Le débroussaillement (ou débroussaillage) est l’action de réduire « les matières végétales de toute nature (herbe, branchage, feuilles…) ». Il vise généralement à faciliter certains accès, à favoriser certaines espèces (chêne-liège, fruitiers par exemple) et/ou à diminuer l’intensité, la gravité et la vitesse de propagation des incendies dans les régions concernées par des sécheresses. Dans le contexte de la prévention des incendies autour des habitations et infrastructures, « le débroussaillement n’est ni une coupe rase de la végétation, ni un défrichement complet : c’est une limitation du combustible et une mise à distance des strates de végétation entre elles » [1]. Il s’agit notamment de créer des discontinuités entre les taches de végétation au sol pour que le feu ait moins de combustible à brûler (ce qui le rendra moins puissant) et pour qu’il se propage moins facilement au sol [2]. C’est une pratique courante en zone méditerranéennes pour prévenir le risque que des incendies de forêt se communiquent aux habitations ou zones urbanisées, mais avec des conséquences globalement négatives pour la biodiversité et la résilience forestière dans ces régions car, répété tous les 3 à 5 ans (voir annuellement dans certaines zones), il détruit plusieurs des strates naturelles des boisements, ce qui peut aggraver à la déshydratation des sols, et surtout entraver à long terme la régénération naturelle, car il élimine de manière récurrente les semis naturels. Dans le contexte émergent des mégafeux, le débroussaillage peut en outre ne pas avoir d’effet [3]. Avec des précautions particulières, il peut et doit être effectué le long des accotements d’infrastructures (routes, autoroutes, voies ferrées, aéroports, canaux, fossés, watringues, etc.). Des fauches ou pâturages extensifs répétés permettent d’éviter l’apparition du stade « broussaille ». En forêt, la gestion des résidus de débroussaillage peut être associée à celle des rémanents (broyage, compostage in situ… pour rendre la matière organique au sol et améliorer sa capacité de rétention d’eau)… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9broussaillement
Partant d’une actualité selon laquelle des incendies graves viennent de toucher la banlieue de Jérusalem en Israël, ce dossier propose un rappel sur la manière de combattre les feux de forêt et de végétation en France : avoir les bons réflexes pour mieux prévenir et sensibiliser aux risques, avec des consignes précises et un nouveau cadre législatif de 2023 pour lutter contre les incendies au niveau des municipalités …
Le dérèglement climatique qui attise les risques de feux de forêts a fait l’objet de recherches orientées : d’une part avec le concours de l’INRAE en France et, d’autre part avec l’Université israélienne de Bar-Ilan qui a développé un nouveau modèle d’Intelligence Artificielle (IA) permettant de prédire les incendies de forêt provoqués par la foudre avec une précision inégalée…
Il est ajouté un éditorial d’une recherche internationale qui traite des feux et incendies dans l’interface entre la nature sauvage et les zones urbanisées, et qui vise la prévention des incendies et la réduction des risques….
Information complémentaire : le Vaucluse est un département français particulièrement exposé au risque « feux de forêt ». C’est en effet le deuxième risque naturel, après les inondations. Des feux de forêt se déclarent chaque année. De 2002 à 2021 les superficies brûlées se sont élevées en Vaucluse à près de 2.600 ha, avec de fortes variations annuelles…
Les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après
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- Actualités – Incendies - En Israël, les pompiers annoncent que le feu est sous contrôle - Par LIBERATION et AFP publié le 1er mai 2025 à 9h05 - Mise à jour le jeudi 1er mai à 15 h 42 avec l’annonce par les pompiers que le feu est sous contrôle.
- Combattre les feux de forêt
- France - Feux de forêt et de végétation : ayons les bons réflexes ! Mieux prévenir et sensibiliser aux risques - Publié le 12 décembre 2023 - Mis à jour le 22 janvier 2024 – Document officiel ‘ecologie.gouv.fr’ - CONSIGNES
- France - Feux de forêt : un nouveau cadre législatif pour lutter contre les incendies - Publié le 11/07/2023 • Par Léna Jabre Pierre Garcia • dans : Actu juridique, Actu prévention sécurité, France, Textes officiels prévention-sécurité, TO parus au JO – Document ‘lagazettedescommunes.com’
- Le dérèglement climatique attise les risques de feux de forêts - Publié le 31 juillet 2024 – Document ‘inrae.fr’
- Recherche - Israël - L’Université israélienne de Bar-Ilan développe un nouveau modèle d’Intelligence Artificielle (IA) permet de prédire les incendies de forêt provoqués par la foudre avec une précision inégalée – 03 avril 2025 – Document ‘israelscienceinfo.com’
- Recherche – International - Éditorial - Feux d’incendie dans l’interface entre nature sauvage et zone urbaine : recherche appliquée pour la prévention des incendies et la réduction des risques – Document ‘frontiersin.org’ - Reçu le 15 avril 2024 ; accepté le 22 avril 2024 –
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Actualités – Incendies - En Israël, les pompiers annoncent que le feu est sous contrôle - Par LIBERATION et AFP publié le 1er mai 2025 à 9h05 - Mise à jour le jeudi 1er mai à 15 h 42 avec l’annonce par les pompiers que le feu est sous contrôle.
Benyamin Nétanyahou évoquait mercredi une « situation d’urgence nationale », face au plus grand incendie connu par le pays depuis une décennie. Emmanuel Macron a affiché sa solidarité avec l’Etat hébreu.
Près de la route reliant Latroun à Bet Shemesh, dans le centre d’Israël, mercredi 30 avril 2025.
Près de la route reliant Latroun à Bet Shemesh, dans le centre d’Israël, mercredi 30 avril 2025. (Oren Ben Hakoon/REUTERS)
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Les incendies qui ont fait rage pendant deux jours aux abords de Jérusalem étaient sous contrôle jeudi, ont annoncé les autorités israéliennes tandis que les pompiers continuaient à combattre les derniers foyers après la réouverture des routes fermées la veille.
Des milliers d’habitants ont été évacués mercredi dans des localités du centre d’Israël bordant l’autoroute entre Jérusalem et Tel-Aviv, où le feu s’est propagé, attisé par des températures élevées et des vents violents, obligeant la police à couper plusieurs axes principaux. Ils ont entraîné l’annulation mercredi de cérémonies prévues pour la fête nationale du Jour de l’indépendance, qui célèbre la création de l‘Etat d’Israël en 1948, et des soldats ont été déployés pour aider les pompiers.
« Le feu est sous contrôle », a déclaré jeudi à l’AFP Shlomi Harush, un responsable des pompiers. « Il ne reste que quelques foyers. Toutes les équipes restent déployées dans les zones touchées », a-t-il ajouté, en avertissant que le risque de reprise du feu sous l’effet du vent persistait.
« Défendre Jérusalem »
« Nous affrontons probablement le plus grand incendie en Israël depuis une décennie », avait déclaré mercredi 30 avril lors d’un point presse le commandant israélien des pompiers, Eyal Caspi. Les secours de l‘Etat hébreu étaient en état d’alerte maximale après le départ de plusieurs incendies dévastateurs, principalement à l‘ouest de Jérusalem. Après une nuit de lutte contre le feu, « toutes les routes ont été rouvertes à la circulation » jeudi matin, a déclaré la police.
Benyamin Nétanyahou avait averti dans la soirée que les feux de forêt pourraient atteindre Jérusalem. « Le vent d’ouest peut facilement pousser l‘incendie vers les quartiers en périphérie de [Jérusalem], voire jusque dans la ville elle-même », avait déclaré le Premier ministre israélien dans une vidéo diffusée par son bureau. « Actuellement, la priorité est de défendre Jérusalem », a-t-il ajouté, faisant état d’une « situation d’urgence nationale ».
Le ministre de la Défense, Israël Katz, a ordonné à l‘armée de se déployer pour maîtriser ces incendies qui se propagent rapidement en raison des vents violents et des températures élevées. Les services d’urgence du Magen David Adom (MDA) ont déclaré avoir pris en charge au moins 23 personnes légèrement blessées, ajoutant que le seuil d’alerte avait été relevé à son niveau maximal.
Le président français, Emmanuel Macron, a fait part de la solidarité de la France avec Israël et a proposé « un soutien matériel » au pays face à ces incendies d’ampleur. Benyamin Nétanyahou a en parallèle annoncé l‘arrivée imminente de trois avions d’Italie et de Croatie. Le bureau de son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, a également signalé l‘arrivée de deux avions d’Espagne, un de France, ainsi qu’un soutien de la Roumanie.
Barrer la route au feu
Dans une zone déjà ravagée par le feu il y a une semaine, la police israélienne avait fermé l‘autoroute mercredi entre Jérusalem et Tel-Aviv et évacué cinq communes le long de cet axe routier.
Les flammes dévoraient des zones boisées près de la route reliant Latroun à Bet Shemesh, où plusieurs hélicoptères s’efforçaient de les éteindre. De nombreux conducteurs piégés sur les routes entre d’épais nuages de fumée noire ont dû abandonner leur véhicule au milieu de la route et prendre la fuite.
L’armée a indiqué jeudi que des militaires, appuyés par l’aviation, restaient déployés dans le centre d’Israël et que « des dizaines de véhicules » avaient été alignés à travers le pays pour barrer la route au feu. Elle a précisé avoir envoyé une cinquantaine de camions de pompiers dans les zones touchées.
Dans un communiqué, le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a laissé entendre que les incendies pourraient être d’origine criminelle. La police a déclaré avoir arrêté un habitant de Jérusalem-Est qui avait été surpris « en train de tenter de mettre le feu à un champ dans le sud de la ville », mais aucune déclaration officielle n’a établi de lien direct avec les incendies.
« La police poursuivra ses efforts pour appréhender toutes les personnes impliquées dans ces actes terroristes incendiaires », a ajouté Itamar Ben-Gvir.
Pour aller plus loin : Israël Benyamin Nétanyahou Emmanuel Macron Incendies
Combattre les feux de forêt | Vidéo 2:11 - AFP - 13 janvier 2025 -
L’AFP est financée entièrement ou partiellement par le gouvernement français. Wikipedia
Los Angeles se prépare à un retour de vents violents menaçant d’attiser les incendies qui ont laissé des scènes de désolation dans son agglomération et ont désormais fait 24 morts, selon un nouveau bilan dimanche soir. La propagation d’un feu de forêt résulte de la combinaison du vent, de la végétation et du relief. Explication en vidéographie. VIDÉOGRAPHIE Vous souhaitez acquérir une licence d’exploitation de cette vidéo ? Contactez-nous 👉 http://u.afp.com/wvnR N.B. : les services et contenus de l’AFP sont réservés à un usage professionnel
https://yt3.ggpht.com/ytc/AIdro_kj9OP0z2yqPkt1qwB5gDNHgkySw8BFelCo3qAH3rev_UaB=s88-c-k-c0x00ffffff-no-rjAFP
Source : https://www.youtube.com/watch?v=d-N3AKmo7Gw
France - Feux de forêt et de végétation : ayons les bons réflexes ! Mieux prévenir et sensibiliser aux risques - Publié le 12 décembre 2023 - Mis à jour le 22 janvier 2024 – Document officiel ‘ecologie.gouv.fr’ - CONSIGNES
Sommaire :
1.Comprendre les feux de forêt et de végétation en France
2.Ayons les bons gestes pour prévenir les feux
3.Les actions de l’État
4.Connaître les risques près de chez soi
5.Diffusons les bons réflexes à adopter en 2024
Protéger sa maison des feux de forêt, ça se prépare toute l’année ! Un feu de végétation démarre du sol et, dans 9 cas sur 10, à cause d’une action humaine. Les éléments fins de la végétation s’enflamment (herbes, broussailles, petites branches, aiguilles, etc.) et le feu se propage grâce aux arbustes et branches mortes plus proches du sol vers les cimes des arbres.
Comprendre les feux de forêt et de végétation en France
9 feux de forêt sur 10 sont d’origine humaine, dont la moitié par imprudence : ayons les bons réflexes pour prévenir les feux de forêt et de végétation.
Avec 16,9 millions d’hectares de forêt sur son territoire métropolitain, la France est le quatrième pays européen le plus boisé. L’importance de ses surfaces boisées la rend vulnérable au risque incendie de forêt, notamment en période estivale.
Lorsque la végétation est asséchée par manque de pluie, un départ de feu devient possible et peut se propager rapidement : un mégot ou un barbecue mal éteint, une étincelle lors de travaux ou de feux d’artifice peuvent être à l’origine d’un feu dans l’herbe et les broussailles. Rapidement, le feu gagne en intensité.
Les effets du changement climatique
Les sécheresses et les canicules sont de plus en plus fréquentes et intenses en France du fait du changement climatique.
Avec le changement climatique, l’évolution du risque lié aux feux de forêt est très préoccupante et devrait se traduire par une extension spatiale et temporelle du risque, ainsi que par une intensification de ce risque, notamment dans le Sud-Est.
Consulter la FAQ sur les feux de forêt
Ayons les bons gestes pour prévenir les feux
Que faire en cas de départ de feu ?
Alerter Témoin d’un début d’incendie, je donne l’alerte en appelant le 112, le 18 ou le 114 (personnes malentendantes) et j’essaie de localiser le feu.
Se protéger - Je me mets à l’abri dans une habitation débroussaillée en attendant l’intervention des secours. La voiture n’est pas un abri sûr car elle pourrait brûler.
S’informer - Je reste informé de la situation et me conforme aux consignes des secours ou de la mairie.
Comment éviter les départs de feu ?
Feu et barbecue - J’organise les barbecues chez moi, sur une terrasse et loin de la végétation.
Cigarette et mégot - Je jette mes mégots dans un cendrier.
Travaux et étincelles - Je réalise mes travaux loin de la pelouse et des herbes sèches et je prévois un extincteur à portée de main en cas de départ de feu.
Comment se protéger dans son habitation en cas de feu ?
Tuyau d’arrosage - Avant l’arrivée du feu, je rentre mon tuyau d’arrosage. Il pourra être utile après le passage du feu pour éteindre les dernières braises.
Aération - Je bouche les aérations et les bas de porte pour m’assurer que les fumées toxiques et les flammèches ne puissent pas pénétrer à l’intérieur de mon habitation.
Linge humide - Je me couvre le nez et la bouche d’un linge humide pour me protéger de la fumée.
Comment anticiper et protéger son habitation ?
Combustible - Je stocke les matériaux et produits inflammables (bois, bouteilles de gaz) dans un abri fermé, éloigné de mon habitation.
Débroussaillement - Avant l’été, je débroussaille autour de ma maison : je coupe la végétation basse et j’élague les arbres pour qu’ils ne se touchent pas. L’objectif est d’éviter que le feu n’atteigne mon habitation. Dans les zones à risque, c’est une obligation.
Construction - Si j’habite dans une zone couverte par un plan de prévention du risque de feu de forêt, j’adapte ma maison pour ma sécurité (volet, gouttière, toiture, aération, etc.).
Les actions de l’État
À la suite de l’été 2022, qui a été historiquement dévastateur pour les forêts françaises, le président de la République a annoncé en octobre 2022 un plan d’actions pour mieux prévenir les incendies, pour renforcer les moyens humains et matériels et pour reboiser et gérer durablement avec une planification de reforestation.
Le plan d’action{{}}
- Mieux prévenir les incendies : création de la météo des forêts pour informer le grand public sur le danger de feux de forêt ; lancement d’une nouvelle campagne de communication sur les obligations légales de débroussaillement, renforcement de la campagne annuelle de prévention ; reconduction et simplification en 2024 de la mesure Fonds Vert.
- Renforcer les moyens humains et matériels des services d’incendie et de secours.
- Reboiser et gérer durablement avec une planification de reforestation : annonce des grands objectifs du chantier national de replantation des forêts avec un objectif d’un milliard d’arbres d’ici 10 ans (horizon 2030) via notamment le dispositif 1 jeune, 1 arbre).
La loi du 10 juillet 2023 sur le risque d’incendie a également renforcé les mesures de prévention et de lutte : mise en place d’une stratégie nationale de défense des forêts et des espaces non boisés, obligations légales de débroussaillement renforcées, simplifiées et mieux connues, maîtrise de l’urbanisation, interdiction de fumer en forêt pendant la période à risque.
En savoir plus Dossier de presse Plan national d’adaptation au changement climatique Table ronde : comment prévenir les feux de forêt et mieux sensibiliser la population ?
Connaître les risques près de chez soi - L’application Géorisques - La plateforme Géorisques vous permet de mieux connaître les risques sur votre territoire.
La météo des forêts
Depuis juin 2023, Météo-France diffuse la météo des forêts pour indiquer le niveau de danger de feux sur l’Hexagone et la Corse. Cette information est établie à partir des prévisions de plusieurs paramètres météorologiques qui influencent fortement le départ et la propagation des feux : pluie, humidité de l’air, température, force du vent et état de sécheresse de la végétation.{{}}
La météo des forêts est disponible chaque jour en fin d’après-midi sur le site meteofrance.com et l’application mobile de Météo-France pour les deux prochains jours, sous la forme de deux cartes, l’une pour le lendemain et l’autre pour le surlendemain. Le niveau de danger de feux y est précisé par département avec 4 niveaux de représentation, symbolisés par un code couleur : faible (vert), modéré (jaune), élevé (orange) et très élevé (rouge).
La météo des forêts n’informe pas sur les incendies en cours ou à venir.
Consulter Météo France Consulter meteo.data.gouv.fr
Diffusons les bons réflexes à adopter en 2024
Le ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche, le ministère de l’Intérieur et le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire lancent conjointement des séquences de communication sur la prévention des feux, en deux temps.
MTECT
- À la mi-mai 2024 jusqu’au début du mois de septembre 2024 lancement de la septième édition de la campagne nationale de prévention des feux de forêt et végétation, pour diffuser largement les bons réflexes à adopter pour prévenir et se protéger de ces feux.
- Puis à l’automne 2024 jusqu’à l’hiver 2025, une campagne dédiée aux obligations légales de débroussaillement, pour faire connaître cette mesure de prévention aux Français concernés et les engager à les réaliser pour leur sécurité et celles de nos forêts.
La Boîte à risques - Professeurs, éducateurs, parents… : Le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires met à votre disposition la Boite à risques. Il s’agit d’un outil pour aborder, de façon ludique, les risques naturels susceptibles d’impacter le plus la France métropolitaine : le risque de pluies-inondations et le risque de feux de forêt et de végétation.
Pour avoir plus d’informations sur la Boîte à risques feux ou inondations, vous pouvez écrire à l’adresse boite-a-risques@developpement-durable.gouv.fr. Pour en savoir plus : La Boîte à risques
Les conséquences des feux
Feux de forêt et après ?
Voir l’épisode 3 : Les activités humaines
Kit de communication feux de forêt
Nos partenaires - Ils sont engagés dans la campagne de prévention des feux de forêt et de végétation.
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/styles/grid_mobile/public/images/altice.png?itok=y_GS0j8xAltice - RMC
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/styles/grid_mobile/public/images/amf_0.jpg?itok=p4AzvDrRAMF - Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/styles/grid_mobile/public/images/Logo%20FNCOFOR.png?itok=rnNCAfgrFédération nationale des communes forestières
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/styles/grid_mobile/public/images/m%C3%A9t%C3%A9o%20france.png?itok=hRN2a9n7Météo France
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/styles/grid_mobile/public/images/ONF_1.png?itok=dsGr_B7KL’Office national des forêts
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/styles/grid_mobile/public/images/sanef.png?itok=vWaq_B9DSANEF - 107.7
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/styles/grid_mobile/public/images/vinci.png?itok=rhmp5utqRadio Vinci autoroutes - 107.7
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/styles/grid_mobile/public/images/adn-tourisme.png?itok=KObHI8Z6ADN tourisme
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/styles/grid_mobile/public/images/amrf.png?itok=ZpYGmrHiAMRF - Association des maires ruraux de France
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/styles/grid_mobile/public/images/Sans-titre-1.png?itok=aNx9OSGtAssurance prévention - Les assureurs se mobilisent
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/styles/grid_mobile/public/images/logo%20ass%20ma%C3%AFf.png?itok=8DRBYfqNAssociation prévention MAIF
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/styles/grid_mobile/public/images/Gites.png?itok=PWZ7WmXBGîtes de France
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/styles/grid_mobile/public/images/ign_1.png?itok=Q2oCHKFDIGN - Institut national de l’information géographique et forestière
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/styles/grid_mobile/public/images/fnhpa_0.png?itok=qBZS5f5hFNHPA - Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/styles/grid_mobile/public/images/Logo%20Palmarosa.png?itok=SlqsG9Y-PALMAROSA
MINISTÈRE DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE, DE LA BIODIVERSITÉ, DE LA FORÊT, DE LA MER ET DE LA PÊCHE Liberté, Égalité, Fraternité
Sauf mention contraire, tous les contenus de ce site sont sous licence etalab-2.0
Source : https://www.ecologie.gouv.fr/feux-foret-et-vegetation
4.
France - Feux de forêt : un nouveau cadre législatif pour lutter contre les incendies - Publié le 11/07/2023 • Par Léna Jabre Pierre Garcia • dans : Actu juridique, Actu prévention sécurité, France, Textes officiels prévention-sécurité, TO parus au JO – Document ‘lagazettedescommunes.com’
Un incendie de forêtJ. A. Huerta / Adobestock
La loi visant à renforcer la prévention et la lutte contre l’intensification et l’extension du risque incendie a été publiée au Journal officiel ce mardi 11 juin. Voici les principaux points à retenir.
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Alors que la sécheresse redouble d’intensité dans de nombreux départements français, la promulgation, ce mardi 11 juillet, de la loi visant à renforcer la prévention et la lutte contre l’intensification et l’extension du risque incendie, doit permettre de renforcer encore l’éventail des possibilités face aux feux de forêt.
Déposée par les sénateurs Jean Bacci (REP), Anne-Catherine Loisier (UC), Pascal Martin (UC) et Olivier Rietmann (REP), elle vient traduire les 70 recommandations législatives de la mission d’information sénatoriale sur les feux de forêt et de végétation du 3 août 2022.
Ce texte s’inscrit dans un moment décisif pour l’avenir de la sécurité civile, quelques semaines après les investissements annoncés par le président de la République, Emmanuel Macron, et la publication du rapport Falco, portant 116 préconisations sur la modernisation de la sécurité civile et la protection contre les risques majeurs.
Une stratégie nationale et territoriale{{}}
Le tout premier article de la loi est consacré à l’élaboration, d’ici le 10 juillet 2024, de la stratégie nationale de défense des forêts et des surfaces non boisées contre les incendies. Celle-ci sera élaborée par le gouvernement en concertation, notamment, avec les représentants des collectivités territoriales et de leurs groupements.
À noter également que dans les départements dont les bois et forêts sont classés à risque d’incendie, l’autorité administrative compétente de l’État élaborera, dans un délai de deux ans à compter de ce classement, un plan de protection des forêts contre les incendies, décliné pour chaque massif forestier.
De plus, les plans départementaux ou interdépartementaux de protection des forêts contre les incendies doivent intégrer le risque d’incendie de surfaces agricoles et de végétation. De même pour le schéma départemental d’analyse et de couverture des risques.
Il est précisé que lorsqu’un groupement de collectivités est compétent en matière de défense extérieure contre l’incendie, les maires des communes qui sont membres de ce groupement ou d’un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre membre du groupement de collectivités peuvent transférer au président de celui-ci des attributions lui permettant de réglementer l’activité de défense extérieure contre l’incendie.
Les obligations de débroussaillement{{}}
Le Titre II de la loi comprend de nombreuses dispositions relatives aux obligations légales de débroussaillement (OLD). Par exemple, notons que les périmètres des terrains concernés par des obligations de débroussaillement et de maintien en l’état débroussaillé sont indiqués sur un ou plusieurs documents graphiques et annexés au plan local d’urbanisme ou à la carte communale. Un décret est attendu sur ce point.
Enfin, le propriétaire qui n’a pas procédé aux travaux de débroussaillement prescrits par la mise en demeure prévue à l’article L. 135-2 est passible, à l’expiration du délai fixé, de poursuites devant le tribunal correctionnel et peut être condamné au paiement d’une amende de 50 euros – et non plus 30 euros – par mètre carré soumis à l’OLD. Quand le juge impartit un délai pour l’exécution des travaux nécessaires, l’injonction est assortie d’une astreinte dont il fixe le montant, qui ne peut désormais être inférieur à 50 euros et supérieur à 100 euros – contre 30 et 75 euros auparavant – par jour et par hectare soumis à l’OLD.
Toujours dans ce Titre, la loi dispose que le gouvernement élaborera une carte, révisée au moins tous les cinq ans, analysant la sensibilité du territoire métropolitain au danger prévisible de feux de forêt et de végétation. À partir de cette carte, un arrêté ministériel établira la liste des communes exposées à un danger élevé ou très élevé de feux de forêt et de végétation. Si le territoire d’une commune inscrite sur cette liste n’est pas couvert par un plan de prévention des risques naturels prévisibles d’incendies de forêt approuvé, le préfet de département peut délimiter une partie du territoire de la commune, dite « zone de danger », qui est exposée à un danger élevé ou très élevé de feux de forêt et de végétation. La loi décrit les contraintes liées à ces zones.
Le soutien aux Sdis{{}}
La loi prévoit que le préfet de département établit une liste des personnes et des organismes pouvant être mobilisés en soutien aux actions de lutte contre les incendies de forêt, de surfaces agricoles et de végétation et prévoit leurs conditions d’intervention. Cette liste inclut les agriculteurs disponibles et volontaires dans chaque commune ainsi que leurs citernes d’eau.
De plus, sur proposition du commandant des opérations de secours et pour les nécessités de la lutte contre l’incendie, le représentant de l’État dans le département peut faire appel par réquisition aux agriculteurs et aux entreprises de travaux forestiers, notamment pour l’approvisionnement en eau.
Aussi, il est désormais interdit de fumer dans les bois et forêts et dans un rayon de 200 mètres autour d’eux pendant la période à risque définie par arrêté préfectoral. Le code pénal indique clairement que les gardes champêtres recherchent et constatent les infractions forestières.
La loi comporte diverses mesures fiscales au profit des services d’incendie et de secours : exonération de la taxe sur les carburants, réduction des cotisations patronales pour chaque salarié sapeur-pompier volontaire, etc…
Enfin, dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la loi, le gouvernement devra remettre au Parlement un rapport réalisant un état des lieux des freins à l’engagement des sapeurs-pompiers volontaires, des dispositifs actuels visant à faciliter leur recrutement et des mesures envisageables afin de mieux concilier leur engagement et leur carrière professionnelle.
Références Loi n° 2023-580 du 10 juillet 2023, JO du 11 juillet.
Cet article est en relation avec le dossier Feux de forêt : comment éviter le scénario du pire
Le dérèglement climatique attise les risques de feux de forêts - Publié le 31 juillet 2024 – Document ‘inrae.fr’
Le dérèglement climatique induit une hausse des risques d’incendies à des niveaux inédits, ce qui menace des zones jusque-là épargnées.
Les feux de forêts qui concernent des surfaces importantes (plus de 20 ha) - historiquement concentrés sur le pourtour méditerranéen et la Corse, la Gironde, les Landes et le Lot et Garonne - vont s’étendre à de nouvelles régions dans les années à venir. Ainsi, le Haut-Languedoc, les Causses, les Cévennes et les Monts d’Ardèche, l’arrière-pays provençal, les 2/3 nord des Landes et une partie de la Dordogne sont concernés par cette expansion. À cette expansion géographique s’ajoute l’intensification des grands feux (plus de 100 ha) aussi bien dans le Sud-Ouest que dans le Sud-Est.
Qu’est-ce qu’un feu de forêt ? Un mégafeu ?
C’est dans le Sud-Est que la progression des surfaces brûlées serait la plus importante. Globalement, l’intensification des feux de plus de 20 ha pourrait même aboutir à la réunion des 3 zones à risque historiques : Sud-Est, comprenant le pourtour méditerranéen et la Corse, Sud-Ouest et Centre-Ouest pourraient ne faire qu’une d’ici 2090, dans le scénario le plus pessimiste d’augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES).
Projections pour le XXIe siècle{{}}
Pour prévenir ces risques et appuyer les politiques publiques, réaliser et affiner ces projections et cartographier les risques à l’échelle des régions concernées semble primordial. Ce travail a été réalisé par INRAE en envisageant 2 scénarios : stabilisation des émissions de GES à un niveau faible (RCP* 4.5) ou progression au rythme actuel (RCP* 8.5). Pour mémoire, le scénario RCP 4.5 correspond approximativement à la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC) proposée par le gouvernement en mai 2023.
Dans la zone Sud-Est{{}}
(Cliquez sur l’image pour voir les détails de l’infographie){{}}
https://www.inrae.fr/sites/default/files/png/Infographie-incendie-SudEst.png
- Hausse de l’activité moyenne des feux dès 2030, de +13 à +22 % selon ce que l’on mesure : surface brûlée, nombre de feux qui échappent (plus d’1 ha), nombre de grands feux (plus de 100 ha).
- Accentuation de ces tendances à horizon 2050, de +34 à +67 %, selon ce que l’on mesure.
- Augmentation du nombre de grands feux, passant d’une moyenne de 7 à 10 par an en 2050, et jusqu’à 20 feux par an en 2090, si les émissions continuent d’augmenter.
- Lors des années extrêmes qui se produisent en moyenne moins d’1 fois par décennie, on pourra atteindre jusqu’à 40 grands feux par an, quel que soit le scénario, contre 18 aujourd’hui.
- Dans les 2 scénarios, de nouvelles zones seront touchées, à l’instar du Haut-Languedoc, des Causses, des Cévennes, des Monts d’Ardèche et de l’arrière-pays provençal, bien que les ⅔ des hausses d’activité des feux concerneront la zone à risque « historique » (le pourtour méditerranéen).
- La période propice à l’activité des feux s’étale dans le temps, pouvant démarrer plus tôt et se poursuivre au-delà de la plage actuelle, ce qui nécessite d’adapter la période de mise en œuvre des dispositifs opérationnels et mobilise davantage le personnel impliqué.
Les brigades de sapeurs-pompiers seront davantage sollicitées, sur plusieurs départs de feux à la fois. Aujourd’hui, on dénombre en moyenne 1,8 journée par an avec 7 feux de plus de 1 ha. En s’appuyant sur nos projections, on peut s’attendre à une dizaine de journées de ce type d’ici 2090. Ces demandes d’intervention sur des sinistres concomitants, et la dispersion des moyens qui en résultera, multiplieront la fréquence des feux qui échappent au contrôle, devenant ainsi des incendies de grande ampleur.
Dans la zone Sud-Ouest{{}}
(Cliquez sur l’image pour voir les détails de l’infographie)
https://www.inrae.fr/sites/default/files/png/Infographie-incendie-SudOuest.png
- Hausse de l’activité moyenne des feux dès 2030, de +14 % à +23 %, selon ce que l’on mesure : surface brûlée, nombre de feux qui échappent (plus d’1 ha), nombre de grands feux (plus de 100 ha).
- Accentuation de ces tendances dès 2050.
- Entre 2001 et 2020, on constatait moins de 1 grand feu (de plus de 100 ha) en moyenne par an. D’ici 2090, ce chiffre pourrait doubler, de même que la superficie brûlée.
- Concentration des dommages lors des années extrêmes, durant lesquelles on dénombrera en moyenne 6 feux par an (contre 3,7 actuellement). L’écart entre années extrêmes et années moyennes est largement supérieur à celui de la zone Sud-Est.
- La majorité des feux significatifs (plus de 20 ha) auront lieu dans la zone à risque « historique ».
- De nouveaux territoires entreront dans la zone à risque principale : les ⅔ nord des Landes, la Dordogne, et dans une moindre mesure l’ouest du Lot-et-Garonne, où plus de la moitié des feux de plus de 1 ha devraient avoir lieu.
- Émergence de nombreux feux de petite taille, ce qui nécessite la mise en œuvre d’une politique de prévention et de lutte sur des zones étendues.
- Les périodes propices à l’activité des feux (début de printemps et été) s’étalent progressivement dans le temps, pour aboutir dès 2050 à une période d’activité continue entre la fin de l’hiver et le début de l’automne.
Là encore, les pompiers et la sécurité civile seront largement sollicités du fait d’interventions concomitantes et sur une plus longue période, la saison à risque devenant continue entre la fin de l’hiver et le début de l’automne en 2050.
Toutefois, l’ampleur de ces changements, tant au niveau des régions qu’à l’échelle nationale, dépend des évolutions futures de la végétation (fournissant plus ou moins de combustible) ainsi que des politiques de prévention et de lutte, dont cette prospective ne tient pas compte.
Dans certaines régions, à l’instar de la Bretagne ou des Vosges, les activités de feux pourraient avoir été sous-estimées, faute d’observation de feux de plus de 20 ha dans ces zones sur l’ensemble de la période 2008-2020.
Cette approche, réalisée pour le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, s’appuie sur des données fournies par l’Office national des forêts, Météo-France et différents instituts météorologiques internationaux, ainsi que sur des modélisations probabilistes INRAE. Elles complètent les études de Météo-France sur les indices de danger opérationnel et celle de l’ONF sur l’évolution de la sensibilité de la végétation aux feux. Ces trois études ont été analysées par la mission d’inspection interministérielle portant sur la Politique de prévention et de lutte contre l’incendie de forêt dans un contexte d’extension et d’intensification du risque dû au changement climatique. Cette analyse est synthétisée dans un rapport de mission rendu public fin 2023. Les travaux INRAE contribueront donc à enrichir l’information disponible pour les ministères, les préfectures et les services de l’État afin d’aider les préfectures à prioriser leurs actions de prévention et de lutte.
* RCP : scénarios GIEC de modélisation du climat futur selon diverses hypothèses d’évolution du niveau de la concentration des GES.
Pour aller plus loin : Replay du séminaire UVED : Changements climatiques et feux de forêt en France, avec François Pimont
Références :{{}}
- Rapport final d’INRAE : Projections des effets du changement climatique sur l’activité des feux de forêts au XXIe siècle : https://dx.doi.org/10.17180/gpdj-xb05
- Rapport d’inspection interministériel
- Publication dans International Journal of Wildland Fire
incendieforêtanalyse de risquechangement climatique
Cassandre Jalliffier Rédactrice - Contacts : François Pimont Contact scientifique - Le centre Provence-Alpes-Côte d’Azur Consulter le centre
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En savoir plus :{{}}
thematic Changement climatique et risques
Estimer le dessèchement des forêts pour mieux prédire le risque incendie
COMMUNIQUE DE PRESSE - Le dessèchement du feuillage des arbres est un facteur clé dans la propagation des incendies. Pourtant, lors des sécheresses, l’évolution du contenu en eau des couverts forestiers reste mal comprise. Des scientifiques d’INRAE et du CNRS ont développé le premier modèle permettant de prédire la teneur en eau des canopées en période de sécheresse et lors des vagues de chaleur. Leurs résultats, publiés dans la revue New Phytologist, pourraient permettre de développer des modèles de prévision des risques d’incendie intégrant le fonctionnement de la végétation. 05 décembre 2022
Les unités de recherche RECOVER d’Aix-Le Tholonet et Écologie des forêts méditerranéennes d’Avignon sont partenaires du projet REDURISK « De la recommandation scientifique à l’appropriation par les citoyens : la réduction du risque lié aux incendie sur un territoire sensible ». Ce projet est l’un des 15 lauréats de l’appel à projet ouvert par l’Agence nationale de la recherche sur les sciences avec et pour la société en octobre dernier. REDURISK est un projet interdisciplinaire (sciences de la communication et l’information, de la médiation scientifique, de psychologie sociale et en écologie du feu) qui regroupe des scientifiques INRAE et d’Aix-Marseille université. 21 novembre 2022
thematic Changement climatique et risques
Les images satellites, de précieux outils pour mieux gérer le risque incendie
Pour connaître la sévérité des dégâts causés par les feux de forêt, les données d’observation de la Terre sont de vraies alliées. Au sein du centre d’expertise scientifique dédié aux incendies du pôle Theia (infrastructure de télédétection par satellite), les chercheurs du centre INRAE d’Aix-en-Provence et leurs partenaires développent une méthode de cartographie et d’analyse d’images satellites automatique qui permettra, à terme, d’évaluer les niveaux de dommages sur la végétation en fonction des types de peuplements présents. Un outil sans équivalent pour mieux adapter les mesures de gestion et de prévention. 01 décembre 2019
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Source : https://www.inrae.fr/actualites/dereglement-climatique-attise-risques-feux-forets
Recherche - Israël - L’Université israélienne de Bar-Ilan développe un nouveau modèle d’Intelligence Artificielle (IA) permet de prédire les incendies de forêt provoqués par la foudre avec une précision inégalée – 03 avril 2025 – Document ‘israelscienceinfo.com’
https://israelscienceinfo.com/wp-content/uploads/2025/04/wildfires.png
Un nouveau modèle d’intelligence artificielle (IA) révolutionnaire, développé par des chercheurs de l’université Bar-Ilan en Israël, promet de révolutionner la prévision des incendies de forêt, notamment ceux provoqués par la foudre, de plus en plus fréquents en raison du changement climatique. Ce nouveau modèle d’IA peut prédire où et quand la foudre est la plus susceptible de déclencher des incendies de forêt, avec une précision de plus de 90 % : une première dans ce domaine.
Les Drs Oren Glickman et Assaf Shmuel, du Département d’informatique de l’Université Bar-Ilan, en collaboration avec des experts des universités d’Ariel et de Tel-Aviv, ont utilisé sept années de données satellitaires mondiales haute résolution, ainsi que des facteurs environnementaux détaillés comme la végétation, les conditions météorologiques et la topographie, pour cartographier et prédire les risques d’incendies de forêt provoqués par la foudre à l’échelle mondiale. Leurs recherches ont récemment été publiées dans Scientific Reports. L’importance des recherches menées par les Drs Glickman, Shmuel et leurs collègues réside dans leur capacité à prédire les incendies de forêt provoqués par la foudre avec une précision remarquable.
Le modèle d’IA surpasse les indices traditionnels de danger d’incendie grâce à une approche globale et basée sur les données. Il intègre des données satellitaires, des systèmes météorologiques et des facteurs environnementaux pour évaluer la probabilité d’incendies provoqués par la foudre, surmontant ainsi les limites des modèles régionaux et limités en données. Le modèle a été rigoureusement testé à l’aide de données sur les incendies de forêt de 2021 et a affiché un taux de précision sans précédent de plus de 90 %, un niveau de précision qui pourrait transformer les interventions d’urgence et la gestion des catastrophes dans le monde entier.
Avec l’accélération du changement climatique, les phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les orages, les conditions chaudes et sèches et les changements d’écosystèmes, contribuent à des incendies de forêt plus fréquents et plus intenses. Si l’activité humaine est souvent à l’origine de nombreux incendies, la foudre reste l’une des causes les plus imprévisibles et les plus meurtrières, en particulier dans les régions reculées.
Ces incendies peuvent couver pendant des jours sans être détectés, avant de se transformer en brasiers incontrôlables avant même que les pompiers ne puissent intervenir. Les incendies de forêt catastrophiques qui ont ravagé le nord de la Californie en août 2020 ont été déclenchés par la foudre, brûlant plus de 600.000 hectares et faisant des dizaines de victimes.
Grâce à une meilleure capacité de prévision des incendies dus à la foudre, les services météorologiques, les pompiers et les planificateurs d’urgence peuvent intervenir plus tôt, plus intelligemment et plus efficacement, ce qui peut potentiellement sauver des vies et protéger les écosystèmes.
Ce modèle comble également une lacune majeure des modèles de prévision des incendies de forêt existants : si de nombreux modèles sont efficaces pour les incendies d’origine humaine, ils peinent à prédire les incendies provoqués par la foudre, qui se comportent très différemment et se déclarent souvent dans des zones difficiles d’accès. Bien que le modèle d’IA ne soit pas encore intégré aux systèmes de prévision en temps réel, son développement marque une avancée cruciale dans la prévision des incendies de forêt.
Comme le souligne le Dr Shmuel, « Avec les implications croissantes du changement climatique, de nouveaux outils de modélisation sont nécessaires pour mieux comprendre et prédire ses impacts ; l’apprentissage automatique offre un potentiel considérable pour renforcer ces efforts. » Les nouveaux modèles d’apprentissage automatique développés par l’équipe permettent de prédire les incendies de forêt déclenchés par la foudre dans le monde entier, offrant ainsi un outil puissant pour l’atténuation et la lutte contre les incendies.
Face à un risque toujours croissant d’incendies de forêt liés au changement climatique, la détection et la prévision précoces sont essentielles pour protéger les forêts, la faune et les communautés humaines des effets dévastateurs de ces incendies. « Nous sommes à un moment crucial pour comprendre la complexité des feux de forêt », a déclaré le Dr Glickman, du département d’informatique de l’université Bar-Ilan. « L’apprentissage automatique offre le potentiel de révolutionner notre façon de prédire et de réagir aux incendies de forêt déclenchés par la foudre, en fournissant des informations susceptibles de sauver des vies et de préserver les écosystèmes. »
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Recherche – International - Éditorial - Feux d’incendie dans l’interface entre nature sauvage et zone urbaine : recherche appliquée pour la prévention des incendies et la réduction des risques – Document ‘frontiersin.org’ - Reçu le 15 avril 2024 ; accepté le 22 avril 2024 –
Publié le 1er mai 2024 - Front. Environ. Sci., 01 May 2024 - Sec. Land Use Dynamics - Volume 12 - 2024 | https://doi.org/10.3389/fenvs.2024.1417773
Luciana Ghermandi
Luciana Ghermandi
1*
Sofía GonzalezSofía Gonzalez
1
Fermín AlcasenaFermín Alcasena
2
Antnio Bento-GonalvesAntónio Bento-Gonçalves
3
Juan Ramn Molina MartínezJuan Ramón Molina Martínez
4
- 11 Institut de recherche sur la biodiversité et l’environnement, Université nationale de Comahue, Bariloche (Argentine)
- 2Département d’ingénierie, Institut de durabilité et d’innovation de la chaîne alimentaire, Université publique de Navarre, Pampelune, Espagne
- 3 Département de géographie, CECS, Université de Minho, Guimaraes (Portugal)
- 4 Département d’ingénierie forestière, Université de Cordoue, Cordoue (Espagne)
Éditorial sur le thème de recherche >
Feux d’incendie dans l’interface entre les zones naturelles sauvages et les zones urbaines : recherche appliquée pour la prévention des incendies et la réduction des risques
L’interface entre zones sauvages et urbaines (WUI) définit les établissements humains qui se mélangent ou se croisent avec la végétation naturelle et semi-naturelle (Radeloff et al., 2005), ce qui fait élever les risques d’incendie dus à l’expansion urbaine, à l’abandon des terres agricoles, aux changements climatiques et à l’évolution de l’utilisation des terres. Aux États-Unis, les destructions des maisons dues aux incendies ont augmenté de 30 % entre 1990 et 2014, les activités humaines en retiraient 90 %, ce qui a libéré d’importantes émissions de 2CO2. La hausse des températures et des sécheresses exacerbent les incendies, observées lors de saisons d’incendie sévères au Portugal et en Grèce (2017-2018) et en Australie (2019-2020) (Turco et al., 2019 ; Rovithakis et al., 2022). Au cours des dernières décennies, il y a eu une augmentation sensible des pertes en vies humaines causées par les incendies, avec environ 300 morts signalées dans le sud de l’Europe et 200 en Australie. Des mesures urgentes sont nécessaires pour gérer efficacement les zones d’utilisation rationnelle des produits de protection contre les incendies, ce qui renforce les mesures de prévention des incendies et atténue l’impact de ces catastrophes sur les communautés.
Ce sujet de recherche vise à explorer des méthodologies pour la cartographie WUI mondiale, ainsi qu’à évaluer et atténuer les risques associés aux feux de WUI. Notre objectif premier est de repousser les limites de la recherche appliquée en matière d’atténuation des risques et de gestion des zones d’interface Désormais. Bien que des études antérieures se soient concentrées sur l’analyse de l’état des zones d’interface interopérabilité et des risques d’incendie associés, notre objectif est de propulser la recherche scientifique appliquée en se concentrant sur l’optimisation des stratégies de prévention des incendies et en s’attaquant aux causes sous-jacentes des incendies de WUI. Cela implique une approche globale pour élaborer des stratégies innovantes de prévention des incendies et de gestion des risques. En intégrant les dernières avancées technologiques et les connaissances scientifiques, nous nous efforçons d’offrir de nouvelles perspectives et solutions qui peuvent contribuer de manière significative à renforcer la sécurité et la résilience dans les domaines de l’objectif WUI.
Ce thème de recherche porte sur la cartographie, l’évaluation de la vulnérabilité, l’évaluation des risques et des risques d’incendie, l’analyse des modèles d’inflammation, l’interaction entre la végétation et le feu, la hiérarchisation des zones de réduction du carburant et l’élaboration de stratégies de résilience des communautés contre les incendies de forêt. Il comprend cinq articles de 19 auteurs, donnant un aperçu complet de leurs contributions.
Le premier article de Gonzalez et Ghermandi a analysé les méthodologies utilisées par les agences de gestion des incendies dans 10 pays méditerranéens-climat, notant les approches unifiées aux États-Unis et au Portugal, mais sans méthodes à l’échelle nationale ailleurs. Trois méthodes générales de définition de l’ordinateur prêt WUI sont identifiées : les distances de mise en mémoire tampon, les réseaux de bandes et la délimitation des zones à risque. Bien que les actions de prévention des incendies soient courantes au niveau municipal, on observe une collaboration limitée entre les milieux universitaires et les organismes de gestion des incendies. L’étude recommande de mettre en œuvre des politiques de l’État pour faciliter la collaboration scientifique et technique, en permettant aux gestionnaires de lutte contre les incendies d’exprimer les besoins et d’aligner les enquêtes des chercheurs sur les exigences de l’interface Arctique.
En ce qui concerne la cartographie de la zone WUI et l’évaluation des risques d’incendie, Tikotzki et al. ont introduit une nouvelle méthode, prenant en compte les emplacements des bâtiments, la végétation inflammable et les données historiques sur les incendies pour produire des cartes plus précises. Il a mis en lumière l’influence des caractéristiques des paysages et des établissements humains, en particulier dans diverses régions comme le Golan. En intégrant des données historiques sur les incendies, il améliore l’estimation de l’exposition aux incendies de forêt et identifie les zones à haut risque, en notant les variations influencées par la densité de décombre, le type de végétation et le rayon de fenêtre en mouvement. Les améliorations futures consistent à incorporer des données sur la densité de la végétation et la teneur en humidité pour une meilleure évaluation des risques d’incendie. En outre, Salis et al. ont utilisé la modélisation de simulation d’incendie de forêt pour évaluer les risques d’incendies de forêt transfrontaliers dans la zone de coopération maritime entre l’Italie et la France, en analysant les facteurs de risque à petite échelle à une résolution de 100 mètres. Des milliers de feux de forêt ont été simulés pour générer des empreintes potentielles, réduisant les incertitudes dans les prévisions d’exposition et les évaluations des risques, en s’alignant bien sur les données historiques sur les incendies de forêt. L’importance des activités agricoles et pastorales dans la gestion des carburants et la réduction des risques d’incendie a été soulignée, fournissant des indications précieuses pour les efforts de gestion des incendies de forêt dans la région euro-méditerranéenne et plaidant en faveur d’approches normalisées et de coopération transfrontalière.
Les traitements des combustibles paysagers sont essentiels pour protéger les communautés humaines dans les zones d’utilisation rationnelle de l’Amérique du Sud et, en ce qui concerne ce Benali et al., a proposé une méthode pour quantifier le risque d’incendie de forêt à court et à moyen terme, ce qui révèle que 8,7 % des établissements sont exposés à un risque « très élevé » à court terme, touchant potentiellement 8 403 habitants, tandis que 19,5 % sont exposés à un risque « élevé », touchant 34 762 habitants. Sans incendies de forêt importants ou traitement des combustibles à grande échelle jusqu’en 2030, l’exposition devrait augmenter dans 14 % des règlements, en particulier à Coimbra (Portugal), avec une augmentation du risque estimé à 11,5 % des colonies si les conditions de vulnérabilité restent inchangées. Les faibles taux d’exécution des programmes d’atténuation existants, en particulier dans les établissements à très haut risque, donnent à penser qu’il est nécessaire de mettre en place des stratégies plus ciblées. Cette méthodologie peut aider les décideurs à évaluer l’efficacité des actions d’atténuation et à hiérarchiser les investissements rentables. En outre, Thompson et Carriger ont introduit des mesures contrefactuelles d’analyse probabiliste et d’attribution d’événements pour évaluer les performances historiques du traitement du carburant, en complément des approches basées sur la simulation. Les mesures d’attribution des événements, telles que la fraction du risque attribuable et du risque relatif, offrent des outils interprétables pour comparer les probabilités d’événements avec ou sans antécédents. L’étude souligne l’importance d’une définition minutieuse des événements et d’un potentiel pour des relations de causalité plus complexes en utilisant des modèles causals structurels dans la recherche future, visant à encourager la poursuite de la recherche sur la quantification des impacts évités des incendies de forêt et l’évaluation de l’efficacité de l’atténuation.
Sur la base des articles compilés dans ce thème de recherche, nous pouvons souligner l’importance de comprendre les critères de cartographie WUI et de plaider pour l’intégration de l’expertise en gestion des incendies de forêt afin de développer des produits opérationnels sur mesure pour différents types de combustibles et les besoins des utilisateurs. L’incorporation de données sur le régime de lutte contre le feu à partir d’enregistrements historiques ou d’estimations probabilistes de la modélisation stochastique est cruciale pour identifier les communautés à risque accru, ce qui remet en question l’hypothèse selon laquelle les zones plus grandes de l’interface WUI posent automatiquement de plus grandes menaces en raison de variations importantes des probabilités de brûlures. Enfin, l’utilisation d’estimations probabilistes pour hiérarchiser les traitements des combustibles paysagers est cruciale pour protéger les communautés humaines dans les zones d’utilisation WUI, en soulignant l’importance des indicateurs de performance dans l’évaluation du rapport coût-efficacité de ces stratégies.
LG : Rédaction de la rédaction du projet, Rédaction et examen et édition. SG : Rédaction et édition. FA : Rédaction d’un examen et d’une édition. AB-G : Rédaction et édages. JM : Réviser et éditer.
L’auteur(s) déclare(s) qu’aucun soutien financier n’a été obtenu pour la recherche, l’auteur et/ou la publication de cet article.
Conflit d’intérêts - Les auteurs déclarent que la recherche a été menée en l’absence de relations commerciales ou financières pouvant être interprétées comme un conflit d’intérêts potentiel. L’auteur ou les auteurs ont déclaré qu’ils étaient membres du comité de rédaction de Frontiers, au moment de sa présentation. Cela n’a eu aucun impact sur le processus d’examen par les pairs et la décision finale.
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Radeloff, V. C., Hammer, R. B., Stewart, S. I., Fried, J. S., Holcomb, S. S., et McKeefry, J. F. (2005). L’interface entre zones humides et zones urbaines aux États-Unis. Ecol. Appl. 15, 799-805. doi:10.1890/04-1413
Texte complet de CrossRef et Google Scholar
Rovithakis, A., Grillakis, M. G., Seiradakis, K. D., Giannakopoulos, C., Karali, A., Field, R., et al. (2022). L’impact futur du changement climatique sur les incendies de forêt danger pour la Méditerranée : le cas de la Grèce. Environ. Res. Lett. 17 (4), 045022. doi:10.1088/1748-9326/ac5f94
Texte complet de CrossRef et Google Scholar
Turco, M., Jerez, S., Augusto, S., Tarin-Carrasco, P., Ratola, N., Jiménez-Guerrero, P., et al. (2019). Les facteurs climatiques des incendies dévastateurs de 2017 au Portugal. Sci. République. 9 (1), 13886. doi:10.1038/s41598-019-50281-2
PubMed Abstract et CrossRef Full Text et Google Scholar
Mots clefs : gestion des incendies, risque d’incendie, définition de l’utilisation optimale, cartographie WUI, modélisation de la simulation d’incendie de forêt
Citation : Ghermandi L, Gonzalez S, Alcasena F, Bento-Gonçalves A et Molina Martinez JR (2024) Éditorial : Wildfires in the wildland-urban interface : applied research for fire prevention and hazard reduction. Front. Environ. Sci. 12:1417773. doi : 10.3389/fenvs.2024.1417773
Édité et examen par : Riccardo Buccolieri, Université du Salento (Italie)
Copyright - 2024 Ghermandi, Gonzalez, Alcasena, Bento-Gonçalves et Molina Martinez. Il s’agit d’un article en libre accès distribué sous les termes de la licence Creative Commons Attribution (CC BY). L’utilisation, la distribution ou la reproduction dans d’autres instances sont autorisées, à condition que le ou les auteurs originaux et le(s) titulaire(s) du droit de propriété soient crédités et que la publication originale dans cette revue soit citée, conformément à la pratique universitaire acceptée. Aucune utilisation, distribution ou reproduction n’est autorisée qui ne soit pas conforme aux présentes conditions.
Correspondance : Luciana Ghermandi, lghermandi-yahoo.it
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« Where scientists empower society - Creating solutions for healthy lives on a healthy planet »
« Là où les scientifiques responsabilisent la société - Créer des solutions pour une vie saine sur une planète saine »
Source : https://www.frontiersin.org/journals/environmental-science/articles/10.3389/fenvs.2024.1417773/full
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