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"Rachi de Troyes (1040-1105) : commentateur biblique talmudique, juif et intégré en France, conseiller (des juifs et des chrétiens), proche des Comtes de Champagne, un modèle de la diaspora juive – Musiques juives choisies" par Jacques Hallard
dimanche 30 mars 2025, par
ISIAS Cultures Religions XIe siècle
Rachi de Troyes (1040-1105) : commentateur biblique talmudique, juif et intégré en France, conseiller (des juifs et des chrétiens), proche des Comtes de Champagne, un modèle de la diaspora juive – Musiques juives choisies
Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 30/03/2025
Série ‘Personnages historiques autour du 11ème Siècle’
1ère Partie Judaïsme
https://www.ancient-symbols.com/images/collages/1300-1000/jewish-symbols.jpg
In Symboles juifs et leurs significations – Explications à cette Source
https://www.aube-champagne.com/assets/uploads/2019/10/Rachi.jpg
L’incroyable destin de Rachi dans la petite ville de Troyes en Champagne (en passant pat Worms en Allemagne) ©2025 Aube Champagne
Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur
Ce document commence par des rappels sur la diaspora juive, sur le comté de Champagne (une principauté féodale du royaume de France au 11ème siècle), et sur l’Espagne musulmane ou Al-Andalus (de 711 à 1492)… Avec à la suite, quelques informations sur Sion, judaïsme et sionisme…
Diaspora - פזורה יהודי La diaspora juive ((he) Tefutzah, « dispersé » ou Galout, « Exil ») : c’est la dispersion du peuple juif à travers le monde au cours de l’Histoire…. – Source
La diaspora juive - Depuis la plus haute Antiquité, les Hébreux sont un peuple nomade, dont l’histoire se lit d’Égypte à Babylone ou en Judée. À l’époque romaine, se produit la grande diaspora, c’est-à-dire la « dispersion » du peuple juif.
1. Les Hébreux face à la conquête romaine
• Dès le VIIIe siècle av. J.-C., les Hébreux sont confrontés à la domination de civilisations étrangères. Le renversement du royaume de Juda, en 587 av. J.-C., et la première destruction du Temple de Jérusalem par Nabuchodonosor II entraînent la déportation d’un grand nombre de Juifs vers Babylone (le quart de la population). Leur retour en Palestine, puis la reconstruction du Temple, achevée en 515 av. J.-C., favorisent une certaine prise de conscience de l’identité juive, autour de la Torah.
• Mais le peuple juif ne peut résister à la puissance montante de Rome. En 63 av. J.-C., le général romain Pompée envahit Jérusalem. Les Juifs sont assujettis au paiement d’un tribut. De nombreux Juifs sont envoyés comme esclaves à Rome. Les populations juives sont dès lors dispersées dans une bonne partie du bassin méditerranéen : Italie, Grèce, Syrie, Égypte, Mésopotamie, Chypre, Cyrénaïque, Asie Mineure, etc.
2. La deuxième diaspora
• Devenue soumise à Rome, la Judée conservait cependant un roi juif. Le Temple de Jérusalem constituait le lieu central de la religion juive : son sanctuaire – le « Saint des Saints » – abritait, selon la Bible, l’Arche d’alliance, dans laquelle étaient conservées les Tables de la Loi, les Dix Commandements donnés par Dieu à Moïse, ainsi que la Ménorah, le chandelier sacré à sept branches, symbole de la présence divine, dont les spécifications sont décrites dans la Bible, au livre de l’Exode.
• En 66 ap. J.-C., survient la Grande Révolte des Juifs contre l’Empire romain. Après quelques succès initiaux, les Juifs sont écrasés par les légions romaines de Titus, qui pillent et rasent Jérusalem, détruisant totalement le Temple en 70. La dernière place forte juive, la forteresse de Massada, est prise en 73, les derniers défenseurs préférant se suicider plutôt que de se rendre. Des centaines de milliers de juifs furent réduits en esclavages ou exécutés, entraînant la dispersion des populations juives, la Deuxième Diaspora.
3. Le ciment du judaïsme
• Dispersés dans tout le bassin méditerranéen, sans lieu central où se rattacher, les populations juives s’organisent autour de leur religion pour maintenir leurs communautés. L’autorité religieuse des grands prêtres du Temple ayant disparu, elle est transférée de fait aux rabbins, érudits de la Torah, qui guident les prières et la réflexion religieuse. Leur rôle devient central dans la conservation du judaïsme.
• Les communautés juives maintiennent leur cohésion par leur religion, la lecture de la Torah, leur réunion dans de nouveaux lieux de culte, les synagogues, mais aussi par leur langue, l’hébreu, langue de la Torah. Les populations juives dans tout le monde romain conservent ainsi une forte identité communautaire…
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Rappel - Le comté de Champagne est une principauté féodale du royaume de France. Ce comté parfois également nommé « Comté de Champagne et de Brie » issu de la réunion des différentes terres de la dynastie des Thibaldiens, c’est-à-dire la branche issue de Thibaut « le Tricheur » (Thibaud Ier de Blois) : comté de Meaux, comté de Troyes. Le comté de Champagne est rattaché au domaine royal par le mariage de Jeanne de Navarre, comtesse de Champagne, et du futur Philippe IV le Bel en 1284.
Description de cette image, également commentée ci-aprèsAgrandir la carte
Le comté de Champagne au sein du royaume de France vers 1030 – Source
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Rappel sur l’Espagne musulmane ou Al-Andalus (en arabe : الأندلس ; en berbère : ⵍⴰⵏⴷⴰⵍⵓⵙ[4] ; en espagnol : Al-Ándalus ; en portugais : al-Ândalus) est l’ensemble des territoires de la péninsule Ibérique et certains du Sud de la France[5],[Note 1] qui furent, à un moment ou un autre, sous domination musulmane[6],[7] entre 711 (premier débarquement) et 1492 (prise de Grenade)[7],[8],[Note 2],[10]. L’Andalousie actuelle, qui en tire son nom, n’en constitua longtemps que la partie la plus méridionale [11]. Le terme d’Al-Andalus recouvre des entités politiques très différentes dans le temps. Après la conquête omeyyade du royaume wisigoth, Al-Andalus, alors dans sa plus grande étendue en 731, fut d’abord une province du Califat initiée par le calife Al-Walid I (711-750) et divisée en cinq unités administratives. En 750, la province s’émancipe du Califat abbasside et devient l’émirat de Cordoue, un émirat omeyyade indépendant fondé en 756 par Abd al-Rahman Ier et qui devient après une première fitna le califat de Cordoue, proclamé par Abd al-Rahman III en 929, ouvrant alors une période qui correspond à l’apogée d’Al-Andalus. Ravagé par la guerre civile opposant Arabes et Berbères à partir de 1009, le califat de Cordoue prend fin en 1031 après plus de 300 ans de domination omeyyade et se fragmente en royaumes rivaux fragilisés (taïfas) et menacés au nord par les forces chrétiennes. Après la première période de taïfas, Al-Andalus devient la partie ibérique d’empires fondamentalement maghrébins avec la domination almoravide (1085-1145), la deuxième période de taïfas (1140-1203) et la domination almohade (1147-1238). Cette situation prend fin avec la troisième période de taïfas (1232-1287) et la réduction d’Al-Andalus à l’émirat nasride de Grenade (1238-1492), vassal du royaume de Castille… - Article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Andalus
C’est quoi Sion selon la Bible ? - Le mot Sion a plusieurs significations dans les Écritures. La définition la plus générale de ce mot est « ceux qui ont le cœur pur » (D&A 97:21). Le mot Sion est souvent utilisé de cette façon pour désigner le peuple du Seigneur ou l’Église et ses pieux (voir D&A 82:14).
Quelle est la différence entre les juifs et les sionistes ? - Les juifs constituent une communauté religieuse et culturelle diversifiée, répartie dans le monde entier. Le sionisme, lui, est un mouvement politique qui a émergé au XIXe siècle, principalement en réaction aux persécutions et aux pogroms subis par les juifs en Europe.
La différence entre judaïsme et sionisme : dissiper la confusion - Par Bernard Raymond JABRE, le 2 novembre 2023 à 23h00
Le judaïsme et le sionisme sont deux termes souvent associés à la culture, à la religion et à la politique liées à Israël. Cependant, il est essentiel de reconnaître que ce sont des concepts distincts, et la confusion entre les deux peut avoir des implications importantes, en particulier lorsqu’il s’agit de l’accusation d’antisémitisme. Dans ce texte, nous allons explorer la différence entre le judaïsme et le sionisme, et comment la confusion entre ces deux termes peut conduire à une mauvaise interprétation.
Le judaïsme est une religion monothéiste vieille de plusieurs milliers d’années. Ses adeptes, les juifs, suivent une série de lois religieuses, de rituels et de croyances basés sur des textes sacrés, dont la Torah. Le judaïsme englobe également une riche tradition culturelle et historique, notamment la langue hébraïque, la littérature, la musique, l’art et la cuisine. Les juifs constituent une communauté religieuse et culturelle diversifiée, qui est répartie dans le monde entier.
Le sionisme, lui, est un mouvement politique qui a émergé au XIXe siècle, principalement en réaction aux persécutions et aux pogroms subis par les juifs en Europe. Il prône l’établissement d’un État juif en terre d’Israël, la région historique où le peuple juif avait jadis établi un royaume. Le sionisme repose sur l’idée que les juifs ont le droit à une patrie nationale en Israël, leur terre ancestrale.
La confusion entre le judaïsme et le sionisme découle souvent du fait que le mouvement sioniste est basé sur l’identité juive. Cependant, il est important de noter que tous les juifs ne sont pas sionistes, et tous les sionistes ne sont pas nécessairement religieux. De plus, de nombreux juifs, en particulier ceux de la diaspora, ont des opinions diverses sur le sionisme et les politiques d’Israël.
Quant à l’accusation d’antisémitisme, c’est une question sensible et grave. L’antisémitisme est une forme de discrimination et de haine envers les juifs en raison de leur religion, de leur ethnie ou de leur origine. Cependant, il est important de distinguer entre la critique légitime d’Israël en tant qu’État et l’antisémitisme. Le débat politique et la critique des actions d’Israël en tant que nation souveraine sont des éléments fondamentaux de la démocratie.
L’antisionisme est la position politique qui s’oppose au sionisme en tant que mouvement nationaliste et à l’existence de l’État d’Israël en tant qu’entité politique. Il est essentiel de comprendre que l’antisionisme n’implique pas nécessairement de l’antisémitisme. Les critiques de l’État d’Israël peuvent découler de préoccupations politiques, sociales ou humanitaires légitimes. Cependant, il est important de faire preuve de prudence pour éviter que l’antisionisme ne serve de masque à des préjugés antisémites.
Il est ainsi crucial de distinguer entre le judaïsme en tant que religion et identité culturelle et le sionisme en tant que mouvement politique nationaliste. La confusion entre ces deux concepts peut entraîner des malentendus et des généralisations inutiles. La critique d’Israël en tant qu’État ne doit pas être automatiquement qualifiée d’antisémitisme. Il est possible de débattre des politiques israéliennes de manière constructive tout en respectant le droit à la liberté d’expression et en condamnant fermement toute forme de haine envers les juifs en tant que communauté religieuse et culturelle…
NB. Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.
Ce dossier est la 1ère Partie d’une Série intitulée ‘Personnages historiques autour du 11ème Siècle’ qui aborde spécialement, à travers le personnage dénommé communément ’Rachi de Troyes’, certains aspects du Judaïsme
Le XIème siècle a été une période florissante pour la culture juive, notamment en Espagne musulmane, où de nombreux penseurs, poètes et hommes d’État juifs ont joué un rôle important. Parmi d’autres personnages juifs remarquables autour du 11ème siècle, on peut aussi citer :
Samuel Ibn Nagrela (993-1056) – Également connu sous le nom de Samuel HaNagid, il fut un homme d’État, général, poète et érudit juif en Al-Andalus (Espagne musulmane). Premier ministre du royaume musulman de Grenade, il a favorisé l’épanouissement culturel des Juifs sous la domination musulmane. Samuel ibn Nagrela fut un rabbin andalou et un homme d’État juif dans le cadre d’une principauté musulmane du XIᵉ siècle, né à Mérida en 993 et mort à Grenade en 1055 ou 1056. Wikipédia
Moïse Ibn Ezra (c. 1055-1138) – Un rabbin poète, philosophe, linguiste et grammairien andalou, il a laissé des œuvres importantes en poésie hébraïque et en philosophie, influencées par la pensée arabe et néoplatonicienne au cours des XIᵉ et XIIᵉ siècles. Wikipédia
Yehuda Halevi, ou Rabbi Juda ben Shmouel ibn Alhassan haLévi (dit ‘le Chantre de Sion’) (c. 1075-1141) – Un rabbin, philosophe, médecin et poète juif séfarade andalou : il est l’auteur du ‘Cousari’, ou ‘Kuzari’, une œuvre philosophique majeure, et de 800 magnifiques poèmes dont les Odes à Sion, exprimant son amour pour Sion et son attachement à la spiritualité juive. Né à Tudela dans l’émirat de Saragosse vers 1075, il est mort vers 1141. Wikipédia
Bahya Ibn Paquda ou Bahya ben Joseph ibn Paquda, également appelé Rabbenou Bahya, (XIe siècle, mort après 1080) - Un rabbin, philosophe et moraliste andalou (dans l’Espagne musulmane), de la première moitié du XIᵉ siècle. il est l’auteur du Duties of the Heart (Hovot HaLevavot), un ouvrage de pensée mystique et éthique qui a influencé beaucoup le judaïsme médiéval… - Wikipédia
Il a été ajouté en annexe, une approche musicale juive du ‘Moyen-Âge’ , à la suite d’une aide demandée à ChatGPT
Tous les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après
Retour au début de l’introduction
- À l’origine des Histoires : ’RACHI DE TROYES’ – Vidéo de découverte exceptionnelle durée 45 minutes - Steve Suissa - 11 mars 2024
1bis Traduction d’un article approfondi de Wikipédia sur Rachi, rabbin français et commentateur biblique et talmudique
2.Rachi (Rabbi Shlomo Its’haqi) : sa vie, son œuvre – Documentation ‘institut-rachi-troyes.fr’
3.Rachi, un rayonnement universel, d’après ‘La Maison Rachi’ (rachi-troyes.org)
5.Rachi et le patrimoine juif médiéval en Champagne – Documentation ‘aube-champagne.com’
6.Rachi, le Calvin du judaïsme – Par Antoine Nouis - 28/06/2024 - Regards protestants VIDÉO
Annexe - Approche musicale juive du ‘Moyen-Âge’ à la suite d’une aide de ChatGPT
Retour au début de l’introduction
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À l’origine des Histoires : ’RACHI DE TROYES’ – Vidéo de découverte exceptionnelle durée 45 minutes - Steve Suissa - 11 mars 2024
Rabbi Schlomo ben Itzhak, appelé Rachi est né vers 1040 à Troyes. Il est l’auteur le plus publié, puisque ses commentaires de la Bible et du Talmud sont encore aujourd’hui indissociables de toutes les éditions. Qui est Rachi ? Que dit Rachi ? Qu’est-ce qu’il symbolise pour le judaïsme français ? « Rachi de Troyes » Avec @haimkorsia @elie_korchia @francois_baroin @bernardhenrilevy Judith Kogel @perrinesimonnahum, Thierry Vernet @maison_rachi @francis_huster_ 🎬À l’Origine, une émission produite et réalisée par @stevesuissa
https://yt3.ggpht.com/QLce-Z-ZWrbDFPA0Fv3sT0EbVctdoWwxJfYmsYgR7hsB_MHnt4IIz9p6YFJj2B0-xZhXE9stoA=s88-c-k-c0x00ffffff-no-rj{{}}Steve Suissa
https://www.youtube.com/@STEVESUISSA5Source : https://www.youtube.com/watch?v=oqHUrA75K0o
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Traduction d’un article approfondi de Wikipédia sur Rachi, rabbin français et commentateur biblique et talmudique
Le rabbin Shlomo Yitzhak , connu sous le nom de Rachi (vers 1040– 29 Tammuz 1565 , 13juillet 1105 ), était un éruditfrançais renommé et l’un des fondateurs du judaïsme français au Moyen Âge. Considéré comme le plus grand commentateur de la Bible et du Talmud , il était appelé « Parshandatha » (commentateur de la religion). [ 1 ]
Son œuvre et ses commentaires ont eu une grande influence sur l’image du judaïsme. Le commentaire de Rachi se concentre sur le sens simple et littéral des Écritures. L’interprétation s’appuie presque toujours sur des sources telles que le Talmud, la Bible et les enseignements des sages. [ 2 ] Rashi s’adresse à un large éventail d’apprenants : aussi bien à l’érudit qu’à l’apprenant débutant. Rashi a renouvelé des centaines de mots en hébreu. [ 3 ]
| Rabbi Shlomo Yitzhaky Salomon de Troyes | |
Un portrait imaginaire de Rachi du XVIe siècle | |
| Portrait imaginaire de Rachi du XVIe siècle | |
| Naissance | 1040
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| disparition | 13 juillet1105(vers 65 ans)
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| Surnom | Rachi |
| Lieu de sépulture | Troyes Modifier les données sur Wikidata |
| État | Royaume de France , France Modifier les données sur Wikidata |
| résidence | Troyes , Worms , Mayence Modifier les données sur Wikidata |
| Lieu d’activité | Troyes , Comté de Champagne , Royaume de France |
| Période d’activité | ? – 13 juillet 1105 Modifier les données sur Wikidata |
| Affiliation | PremierAshkénaze |
| Sa Majesté | Rabbi Yaakov ben Yakar , Rabbi Yitzhak Segen Levia et Rabbi Yitzhak ben Yehuda - disciples de Rabbi Gershom de l’Exil |
| Ses étudiants | Ses gendres, Rabbi Meir ben Shmuel et le Rivan , ses petits-fils, le Rashbam, Rabbi YosefKara , Rabbi Shemaiah , Rabbi Simcha de Viteri , et la première génération d’ érudits Tosafot. |
| Ses compositions | Commentaire sur la majeure partie de la Bible et du Talmud babylonien |
| père | Rabbi Yitzhak le Français |
| si | Leah Miriam [ Source nécessaire ] |
| progéniture | • Yocheved • Miriam • Rachel |
L’origine du surnom « Rachi » - Dans les écrits de ses contemporains [ source nécessaire ] Rachi est appelé Rashzal (Rabbi Shlomo, que sa mémoire soit bénie ), sans la lettre Y ; Dans la plupart des cas, dans les manuscrits médiévaux, Rachi est appelé Rabbi Shlomo ou Rabbi Shlomo le Français . [ 4 ]
Dans les écrits des auteurs de Tosafot (dont certains étaient les petits-enfants de Rachi), il est appelé « Rachi » dans l’ordre. Et lorsqu’ils citent son commentaire, ils le font précéder en écrivant « Parshi » (acronyme de « Pirsh Rabbi Shlomo ben Yitzhak »).
Le surnom Rashi est plus tardif [ source nécessaire ] , et sa signification est controversée : l’interprétation commune est qu’il signifie Rabbi , pourquoi avez-vous dit cela , d’après le nom du père de Rashi - Isaac le Français . Le Hidda , [ 5 ] qui cite des écrits ultérieurs dans lesquels Rachi est signé « Shlomo ben Yitzhak », ajoute une explication pour l’ajout du nom du père au surnom « Rachi » : « J’ai trouvé écrit dans une vieille brochure qu’ils l’appelaient Rachi, et les rabbins l’ont ajouté pour impliquer le nom de son père, Rabbi Yitzhak, afin de ne pas dire Rash [=pauvre] » . Des changements similaires ont été apportés aux noms de Rabbi Shimshon de Shantz et Rabbi Shimshon de Kutzi , qui étaient appelés « Shar » et non R.S.
L’affirmation selon laquelle le père de Rachi s’appelait Its’hak est corroborée par des manuscrits de responsa de Rachi , où figure sa signature : « Shlomo ben R. Its’hak », mais une étude moderne de leurs sources a révélé [ citation nécessaire ] qu’il s’agit d’ajouts de copistes ultérieurs et non de l’inscription originale. De plus, au début de son commentaire sur la Torah , Rachi a écrit une déclaration au nom de « Rabbi Its’hak », et Rabbi Haïm Paltiel a écrit à ce sujet dans son livre « Phirusei Torah » : « Et voici la Mimra Dr. Its’hak ; tous les auteurs des midrashim l’ont cherchée sans la trouver ; mais il est admis que notre Rabbi Shlomo a dit au nom de Rabbi Its’hak son père . »
Cependant, Shlomo Buber a trouvé le manuscrit du Midrash Tanchuma, qui contient une citation de Rabbi Yitzchak, qui était donc Tanna ou Amora ; La citation, complétée par un supplément du Midrash Rabbah , est exactement la même que celle écrite par Rachi au nom de notre Rabbi Isaac [ 6 ] et, si tel est le cas, il ne s’agit pas du père de Rachi, mais d’un ancien dicton que Rachi a conservé. Malgré cela, il est possible que Rachi ait ouvert son commentaire de la Torah en mentionnant le nom d’Isaac, afin de mentionner le nom de son père. [ 7 ]
Si effectivement la lettre Y dans le surnom « Rashi » ne fait pas référence à son père, Rabbi Yitzhak, certains ont suggéré qu’il s’agit d’une abréviation du mot « Yarhi » , comme le nom de famille de Rashi, ce qui suggère (à cet avis) l’origine ancienne de la famille - de la ville de Lunil en France, connue sous le nom de « ville de la lune » (lune est moon en français ). [ 8 ]
Avraham Grossman[ 9 ] spécule que la signification originale du surnom pourrait avoir été Rabbi Bino Shai Chaya, comme ses étudiants l’appelaient simplement. D’ autres [ citation nécessaire ] ont suggéré que les initiales étaient Rabbin Sh’lama Y’chai , et il y avait aussi ceux qui ont interprété le surnom comme un acronyme rétrospectivement,comme Rabbi Sh’li Yisrael .
Son histoire de vie
Photographie du Rashi Beit Midrash de Worms , XIXe siècle
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/he/thumb/9/9d/RASHI_334.jpg/250px-RASHI_334.jpg
Copie du Rashi Beit Midrash, dans Beit Hatfutsot
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/he/thumb/6/60/Rashi_stamp.jpg/250px-Rashi_stamp.jpg
Timbre émis en Israël à l’occasion du 950e anniversaire de la naissance de Rachi
Sa famille - Rachi est né dans la ville de Troyes (Troyes, ’טרויאש’ en translittération hébraïque ) dans le nord de la France - la capitale du comté de Troyes et de la région Champagne - de son père Isaac le Français et de sa mère Léa Miriam, fils du rabbin Eliakim Klonymus, [ citation nécessaire[ ] ->https://he-m-wikipedia-org.translate.goog/wiki/1040?_x_tr_sl=iw&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sc]en l’an 1039-1040 ou 1040-1041 . [10 ] L’ immense admiration pour Rachi par toutes les générations a créé de nombreuses légendes autour de lui, mais très peu de détails biographiques sont connus sur sa jeunesse.
Le Hidda[ 11 ] cite des affirmations selon lesquelles il aurait entendu dire que Rachi n’était pas lié à une famille rabbinique connue, ou que son père n’était pas du tout un érudit (en fait, ces choses sont écrites pour la première fois dans le livre Bnei HaMachiri environ cent ans après Rachi, et sont répétées comme une hypothèse environ cinq cents ans après Rachi, dans l’introduction du livre Tori Zahav du rabbin David Halevi Segal ) ; Le Hida rejette ces affirmations.
Rashi cite une fois dans ses commentaires : « Les paroles de mon père, mon maître, sont dignes de louanges » [ 12 ] et rejette ainsi l’opinion de son maître et rabbin ; cela suggère que son père était un grand érudit et érudit de la Torah qui a écrit un commentaire sur le Talmud ou une partie de celui-ci, que Rashi cite - et que Rashi a également attribué suffisamment de poids à son père pour rejeter les paroles de son grand rabbin comme son opinion. [ 13 ] Apparemment, Rashi a appris la Torah de son père dans son enfance. D’un autre côté, il existe un doute quant à savoir si ce commentaire a été écrit par Rashi lui-même, et certains pensent [ source nécessaire ] que Rashbam l’a écrit et a fait référence à son père, Rabbi Meir ben Shmuel.
L’oncle de Rachi, le frère de sa mère, Rabbi Shimon l’Ancien, étudia la Torah auprès de Rabbi Gershom de l’Exil à Magenza , en Ashkénaze , et écrivit même sa Torah pour lui-même. Rachi a publié plusieurs commentaires en son nom.
Son séjour en Allemagne - Vers l’âge de vingt ans, Rachi quitta la France pour les grandes yéchivot d’ Allemagne , dans la vallée du Rhin, où son univers spirituel se forgea et se construisit. Il se rendit d’abord à la yéchiva de Magenza , où notre rabbin Gershom avait enseigné deux générations auparavant, et de là, il voyagea aux quatre coins du monde. À Magenza, Rachi étudia auprès de Rabbi Yaakov ben Yakar , disciple de Rabbi Gershom de l’Exil, qui devint son éminent rabbin et enseigna la Torah pendant six ans. Rachi le surnomme « le vieux rabbin » dans ses commentaires et mentionne ses commentaires à plusieurs reprises. Rachi étudia avec lui la Bible et le Talmud, et la manière d’apprendre de Rabbi Yaakov bar Yakar resta avec Rachi tout au long de sa vie, comme Rachi en témoigna : « Et en effet, je suis pendu à un grand arbre, notre Rabbi Yaakov bar Yakar ; et bien que je n’aie pas entendu cette parole de sa bouche, du plus profond de mon cœur, et j’ai compris et compris qu’elle sortait de sa bouche . » [ 14 ]
Notre Rabbi Yaakov ben Yakar mourut en 1064 , et après sa mort, Rachi alla étudier le Talmud auprès du Rabbi Yitzchak ben Yehuda , également l’un des plus grands sages de Magenza et un élève de notre Rabbi Gershom. [ 15 ] Après un certain temps, Rachi s’installa à la yéchiva de la ville de Worms , près de Magnésie, et là il reçut la Torah de Rabbi Yitzhak Halevi , connu sous le nom de Rabbi Halevi Segal, ce qui signifie grand représentant du sacerdoce. Rachi resta à Worms entre trois et cinq ans. [ 14 ]
Même après son retour en France, Rachi continua d’entretenir une correspondance avec ses rabbins ashkénazes, et peut-être aussi avec ses amis des yeshivas de Worms et de Magenza. Outre ses trois éminents rabbins, Rachi étudia également l’ashkénaze auprès du rabbin David Halevi de Magenza, avec qui il continua d’entretenir une correspondance après son retour en France .
Durant les années d’études de Rachi à Ashkenaz, il devait s’inquiéter de ses moyens de subsistance et de ceux de sa femme et de ses filles, et dans sa vieillesse, il a décrit ces années dans ses écrits comme « sans pain, sans vêtements et sans meules autour du cou ». J’ai servi devant eux et j’ai passé mes journées avec eux, et depuis que je suis revenu ici, je n’ai pas eu un moment pour les saluer, à cause d’un chagrin profond et profond, sauf un, depuis vingt-cinq ans. » [ 16 ]
En France - Après avoir passé une dizaine d’années en Allemagne, Rachi revient en France (Trouille), vers 1069, alors qu’il a une trentaine d’années, et s’intègre aussitôt à la vie de la société juive de ce pays. Il rejoint le tribunal de la ville et commence à statuer surles lois pour tous les Juifs environnants, mais refuse d’accepter un salaire pour ce poste [ citation nécessaire ] . Après environ cinq ans, Rachi retourna à Worms, et après une période d’études à la Yeshiva de Worms, il retourna à Troyes, où il resta jusqu’à sa mort. [ 17 ]
Rashi vivait apparemment du commerce à Troyes [ 18 ] ; d’autres ont spéculé, en se basant sur les vastes connaissances que Rashi démontre dans ses commentaires sur la viticulture et sur les nombreuses élaborations qu’il fait sur les lieux connexes, qu’il vivait de la culture de la vigne ou du commerce du vin , mais selon l’historien Rabbi Prof. Chaim Soloveitchik, le climat de la région de Rashi n’était pas propice à la viticulture.
Peu après son arrivée à Troyes, Rachi fonda une yéchiva, célèbre en France et à l’étranger, qui attira d’éminents érudits. D’éminents rabbins ashkénazes vinrent y étudier, comme le Riba de Spire , un élève de Rabbi Yitzhak bar Yehuda, son maître, ainsi que des étudiants venus de pays slaves . À la tête de la yéchiva , Rachi ne touchait pas de salaire, comme c’était la coutume à l’époque, et il était même tenu de subvenir aux besoins financiers de ses étudiants. [ 19 ]
L’immense grandeur de Rachi fut immédiatement reconnue dans le monde juif, et de nombreuses questions furent adressées à son école dans des domaines très variés. Nous possédons des questions adressées à Rachi par de nombreuses communautés de France et de la vallée du Rhin, et même par de grands rabbins ashkénazes, tels que Rabbi Natan et Rabbi Menahem Beni Mecher de Magenza, qui lui adressèrent des questions. Son nom le précédait, et les commentaires qu’il écrivit dans ses « Contris » furent reçus à la vitesse de l’éclair dans tout le pays. Ses deux gendres comptaient parmi les élèves des plus grands sages de France, et autour de lui se développa une œuvre de Torah qui propulsa le judaïsme français vers son âge d’or.
Rashi a également maintenu des contacts avec des sages de pays plus lointains, et les écrits des Rishonim mentionnent une question qu’il a envoyée au rabbin Nathan de Rome, l’auteur de l’Aroukh , et à ses deux frères, qui étaient à la tête de la yeshiva de la ville de Rome ,en Italie . [ 20 ]
Rachi a modifié plusieurs réglementations importantes dans les communautés juives du nord de la France. Avraham Grossman a écrit : « Rachi a joué un rôle important dans la définition des fondements du gouvernement communautaire de son époque, et il est évident qu’il a consacré beaucoup d’efforts à son établissement. […] Les réglementations de Rachi sur les questions communautaires sont d’une grande importance, la plupart portant sur des questions fiscales. » [ 21 ]
Au crépuscule de la vie de Rachi , les décrets de 1095 furent promulgués , alors que la première croisade partait en 1096. La communauté juive française fut à peine touchée par les émeutes, mais la glorieuse communauté juive ashkénaze subit un coup fatal. Le sort des communautés juives , notamment celles de Worms et de Magnésie, fut particulièrement désastreux. Des milliers de Juifs y furent massacrés, et les centres de Torah où Rachi étudiait furent détruits. Dans ses poèmes, Rachi fait apparemment référence aux décrets du XVe siècle ; dans son poème « Torah Hatamima », par exemple, il s’adresse à la Torah par un appel[ 22 ] :
« Pour les insultes de tes partisans et le sang versé de tes ennemis,
Parmi les fils des prostituées, j’ai trahi tes disciples.
Qui a déchiré tes rideaux et piétiné tes piliers
« Et avec un rugissement de colère, ils détruisirent vos demeures. »
À la fin de ses jours, Rachi était gravement malade, incapable même d’écrire. [ 23 ] Il répondait avec beaucoup de difficulté aux nombreuses questions qui lui étaient adressées, écrivant les réponses à ses élèves ou aux membres de sa famille qui étaient avec lui à ce moment-là.
Une légende [ 24 ] raconte qu’un jour, Rachi fut exilé de France dans une ville d’Espagne et séjourna chez le propriétaire de la ville. Plus tard, il le supplia de rester chez lui et d’étudier pendant qu’il subvenait à ses besoins, ce que Rachi accepta. Une fois installé, il composa un livre qu’il intitula en signe de gratitude « Le Livre du propriétaire » en son honneur. Rachi est la source de centaines de mots en ancien français qui, sans Rachi, auraient été perdus. [ 25 ]
Sa mort et son enterrement - Rachi mourut le jeudi 29Tamouz1105[https://he-m-wikipedia-org.translat... 26 [] et->https://he-m-wikipedia-org.translate.goog/wiki/%D7%A8%D7%A9%22%D7%99?_x_tr_sl=iw&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sc#cite_note-26] fut enterré, selon la tradition, dans sa ville natale de Troyes . Selon une ancienne tradition juive de Troyes, Rachi aurait été enterré dans uncimetière juif de Troyes, labouré par les habitants au début du XVe siècle et appelé depuis « le Champ des Juifs ». [ 27 ] En 1992 , le gouvernement a dédié un monument à Rachi, créé par Raymond Moretti, en sa mémoire. Vers 2012 , le chercheur des tombes des Justes,Israël Meir Gabbay, a travaillé à marquer et à commémorer la zone du cimetière comme les tombes de Rachi et de plusieurs autres auteurs de Tosafot et rishonim dans le « Champ des Juifs ». [ 28 ]
Français En 2016,le chercheur David Shapiro a publié un article sur le sujet de l’enterrement de Rachi et a cité un témoignage ultérieur fourni par le rabbin Gedaliah ibn Yahya ( 1526-1587 ) dans son livre The Chain of Kabbalah , selon lequel les étudiants du Maharamde Padoue ( 1473-1565 ) qui ont vu la tombe de Rachi à Prague ont témoigné de lui : « Et j’ai reçu des étudiants du Maharam de Padoue... qu’ils sont allés à la cour de l’empereur dans le royaume de Bohême et ont vu dans la ville de Prague l’enterrement de Rachi avec une pierre tombale en pierre et des choses écrites dessus, et la raison de leur effacement, ils ne pourront pas comprendre. » [ 29 ] Cependant, il a noté qu’il n’y a aucune source fiable selon laquelle Rachi est venu dans cette région reculée.
Ses étudiants - Parmi les étudiants de Rachi se trouvaient :
- Son gendre, Rabbi Meir ben Shmuel de Ramro , connu comme le « Père des Geonim » - le père de Rashbam, Rabbi Tam , Riv’m et Rabbi Shlomo, le « Père du Précis »
- Son deuxième gendre, Rabbi Yehuda ben Natan , dont une partie du commentaire a été imprimée en complément du commentaire de Rachi sur le traité Makot
- Rabbi Yosef Kara , commentateur de la Bible
- Rabbi Shemaiah , le « secrétaire » de Rachi et son éminent élève[ 30 ]
- Rashbam , [ 31 ] l’aîné des petits-enfants de Rachi et l’un des auteurs de Tosafot les plus importants, a même complété le commentaire de Rachi sur le traité Baba Batra et le traité Pessa’him .
- Rabbi Yaakov bar Shimshon de Pleiza, commentateur du Talmud et poska . Il était proche de Rachi et a même écrit les réponses aux questions envoyées à Rachi pendant sa maladie, lorsqu’il était incapable d’écrire.
- Rabbi Yitzhak ben Asher Halevi , le Riva de Shapira
- Les frères Rabbi Nathan et Rabbi Menachem Bnei Machir [ 32 ]
- Rabbi Simha ben Shmuel de Viteri[ 33 ]
- Rabbi Elyakim ben Yosef de Magenza
Sa lignée - Même de son vivant, Rachi était reconnu pour sa grandeur, et cette reconnaissance s’est accrue après sa mort. [ 34 ] Rachi n’est pas né dans une famille privilégiée, mais en raison de sa renommée, beaucoup ont cherché à s’identifier à lui. [ 34 ]
La lignée de Rachi revêt une valeur particulière dans le domaine de la généalogie juive. Nombreux sont ceux qui attribuent leur descendance au roi David , et la tradition attribue la descendance de David à plusieurs personnes, dont Rachi. La tradition attribue la lignée de David à Rachi de la manière suivante : Rachi est le petit-fils de Rabbi Eliakim, qui est apparenté à Rabbi Yochanan le Cordonnier , qui était la quatrième génération de Rabban Gamliel l’Ancien , fils de Shimon le Président, fils de Hillel l’Ancien , des descendants de Shephatiah, fils de David, roi d’Israël.
La source connue de cette lignée est un ancien rouleau généalogique laissé en possession dela famille Luria , et certains érudits [ source nécessaire ] montrent qu’il contient plus de falsifications que de vérités (et cela est vrai pour les générations postérieures à Rachi). De nombreux rabbins ashkénazes de toutes les époques font remonter leur lignée à Rachi, et il faut supposer qu’aujourd’hui ses descendants se comptent par centaines de milliers, voire plus.
Le nom de famille « Trevis » et ses dérivés tels que « Troysch », « Dreyfus » et d’autres sont considérés à tort comme un signe d’ascendance familiale proche de Rashi, car on pense qu’il est originaire de la ville natale de Rashi, Troyes en France. Cependant, le nom Trevisch est dérivé du nom de la ville allemande Trèves en français. [ 35 ]
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La généalogie de Rachi jusqu’au roi David : |
Légendes - De nombreuses légendes ont été racontées sur la vie et la mort du grand commentateur, et toutes sont tardives et manquent de fondement solide. Selon la légende, les parents de Rachi furent stériles pendant de nombreuses années. Son père, Rabbi Yitzhak Yirchi , était marchand de pierres précieuses et possédait une pierre précieuse dontle roi avait besoin pour une icône , ce qui, dans le judaïsme, est considéré comme de l’idolâtrie . Le père de Rachi risqua sa vie et jeta la pierre précieuse – qui représentait tous ses biens et la promesse d’une grande richesse – par-dessus le pont du navire. On le vit pleurer sa perte. Le roi le congédia et, pour cet acte, selon la légende, le prophète Élie lui apparut et lui promit un enfant « qui éclairerait les yeux d’Israël ». En effet, Rachi naquit durant la vieillesse de ses parents. On raconte également que la mère enceinte de Rachi marchait dans une rue de Worms et qu’un cavalierchrétien au galop faillit la percuter. La mère se tourna vers le mur au bord de la rue et s’y appuya, créant ainsi une dépression dans le mur où elle se cacha ( Shaul Tchernichovsky a d’ailleurs écrit la ballade « Le Mur des merveilles de Worms » [ 36 ] ), mais il semble que cela n’ait aucun fondement historique [ 37 ] .
Rabbi Guedaliah Ibn Yahya relate une autre légende dans son livre « La Chaîne de la Kabbale », selon laquelle, avant que Godefroy de Bouillon ne se lance dans la première croisade qu’il mena en 1096 , il rendit visite à Rachi, un grand juif français dont le nom l’avait déjà précédé, afin d’obtenir sa bénédiction pour sa croisade et de le consulter. Cependant, Rachi prédit que le voyage se terminerait par un échec et avertit Godefroy qu’il retournerait seul dans sa ville, accompagné seulement de trois cavaliers qui seraient autorisés à rentrer chez lui avec lui. La colère de Gottfried brûlait en lui, et il jura que si les paroles de Rachi ne se réalisaient pas et qu’il revenait du voyage avec plus de trois chevaliers , il se vengerait terriblement de Rachi et de tous les Juifs. En effet, Gottfried échoua dans ses batailles et revint en France avec seulement quatre compagnons. Dès son arrivée, il entreprit de se venger de Rachi, car il avait désormais quatre cavaliers avec lui, et non trois. Cependant, alors qu’ils franchissaient la porte de la ville, une pierre se détacha, écrasant la tête du quatrième cavalier. Certaines histoires racontent que, lorsque les paroles de Rachi se réalisèrent, Gottfried se précipita vers lui pour lui demander pardon et reconnaître sa grandeur. Mais à son arrivée, il découvrit que les funérailles de Rachi s’y déroulaient.
En réalité, Gottfried de Bouillon ne revint jamais en France après la Première Croisade et mourut dans des circonstances obscures en Terre d’Israël , avant même la mort de Rachi. Cependant, l’attribution de la légende à Gottfried de Bouillon trouve son origine dans l’« Ordre des Générations » ultérieur, tandis que la « Chaîne de la Kabbale » ne mentionne pas le lieu où se trouvait le chevalier Gottfried. D’autres sources anciennes associaient la légende au nom de Gottfried Ier, duc de Lorraine(An ’ ) , surnommé « le Brave » ou « le Grand » ; sa vie fut mouvementée et sa période ( 1060-1139 ) coïncide bien avec l’époque de Rachi.
Dans la ville de Worms , en Allemagne , subsiste un Beit Midrash portant le nom de Rachi. Selon la tradition, il y aurait étudié et rédigé son commentaire de la Torah, mais le lieu aurait été construit des siècles après sa mort. Le site comprend également la synagogue (partiellement restaurée) où il priait, le mikvé où il fut baptisé et le mur d’où, selon la légende, se serait détachée la brique qui aurait tué le quatrième cheval de Gottfried de Bouillon . [ 38 ]
La légende ajoute que lorsque Rachi était occupé à écrire son commentaire sur le traité Makot , il atteignit la page 19 et réussit à écrire le mot « pur » - et là il mourut, et « son âme partit dans la pureté ». Et au moment de sa mort, dit la légende, une voix se fit entendre et dit : « Tout Israël sera tes enfants. »
Sa personnalité{{}}
La personnalité de Rachi était dotée d’une combinaison de grandeur extraordinaire dans la Torah et de bonnes qualités , une combinaison qui est attestée à la fois par les commentaires de Rachi et par ses étudiants.
Sa grandeur dans la Torah{{}}
Sa grandeur dans la Torah était extraordinaire. L’historien Shimon Schwarzfox a écrit à son sujet :
Rachi était sans aucun doute le plus grand des sages juifs de cette génération. ... Le Rabban , le plus grand des sages ashkénazes de son temps, écrivait dès la première moitié du XIIe siècle que « Nous buvons de ses eaux et de sa bouche nous vivons » ; Il ajouta que Rachi « pesait, examinait et prêtait l’oreille à la Torah », et conclut : « La vraie Torah était dans sa bouche, il marchait en paix et sur un terrain plat, et il posa un troisième pied dans le monde, il magnifia la Torah et était puissant. » Il fut un éducateur pour toutes les générations futures, qui l’honorèrent non seulement comme un grand érudit en Torah, mais aussi comme possédant toutes les qualités qui caractérisent un érudit. L’exemple qu’il donna forgea grandement l’image de l’érudit qui se consacre entièrement à la Torah et à son enseignement. — Shimon Schwarzfox,
Les Juifs français au Moyen Âge, Tel Aviv 2001, pp. 83–89
La renommée de Rachi s’est répandue dans toute l’Europe de son vivant , et ses commentaires révèlent sa grande connaissance de toutes les parties de la Torah.
Ses dimensions et sa démarche{{}}
Avraham Grossman a noté : « Cinq traits de caractère se distinguaient de sa personnalité chaleureuse et rayonnante : l’humilité et la simplicité naturelle ; la quête de la vérité ; le souci de la dignité d’autrui ; une grande confiance en son pouvoir ; et un sens aigu de sa mission en tant que leader public. Ces traits s’exprimaient dans les actions de Rachi, dans son attitude envers autrui, dans ses relations avec ses étudiants, dans sa vision du monde, dans son mépris de l’orgueil, dans son amour de la paix, dans son œuvre littéraire et aussi dans son style d’écriture. » [ 39 ]
L’étude des commentaires de Rachi révèle sa grande humilité. Il ne contredit presque jamais les propos de ses prédécesseurs, et lorsqu’il le fait, il leur témoigne du respect et ne les rejette pas avec un langage dur ; à plusieurs reprises dans son commentaire, il évoque certains détails : « Je ne savais pas » [ 40 ] , et dans ses responsa, on trouve à plusieurs reprises Rachi écrivant qu’il s’est trompé sur tel ou tel point, puis se rétractant. [ 41 ]
Sa relation avec ses élèves témoigne d’une profonde parenté. Rashi aimait et chérissait beaucoup ses étudiants, et il les encourageait constamment à créer et à apprendre toujours plus. [ 42 ]
En revanche, dans les moments difficiles, Rachi ne s’accrochait pas à une humilité excessive, mais entrait au cœur du sujet et rendait son jugement. Ainsi, selon Grossman, il n’hésitait pas à s’élever contre les traditions acceptées, voire les coutumes et les lois, à partir des paroles des sages sur lesquelles il était en désaccord. [ 42 ]
L’honneur de la femme{{}}
Grossman a écrit dans son livre « Croyances et opinions dans le monde de Rashi » : « Les croyances et les opinions – c’est l’innovation du livre. Parce qu’ils n’y ont guère fait face. Le peuple d’Israël, la Terre d’Israël, le statut des femmes, l’amour de la vie. À mon avis, aucun sage ne se souciait autant de l’honneur des femmes que Rachi. Dans l’une de ses récitations, on trouve une phrase comme celle-ci : « Béni soit-il s’il pouvait l’acheter et la posséder pour la vie du monde à venir . » Dans son explication de la création de la femme, il cite les midrashim des sages, mais il ne cite aucun des nombreux midrashim condamnant les femmes.
Ses compositions{{}}
Avraham Grossman écrit que Rachi a commencé à écrire ses commentaires pour atteindre les objectifs suivants :
- Pour diffuser la Torah parmi les masses : Les Juifs étaient des marchands riches et occupés qui n’avaient pas le temps d’étudier, et ils ne disposaient pas de commentaires écrits qui auraient pu faciliter l’apprentissage à ceux qui n’y investissaient pas tout leur temps.
- Pour unifier le camp juif et établir la paix : A son époque, il y avait d’énormes divisions et rivalités sur le plan socio-économique, au point que même la communauté de Troyes était divisée en deux.
- La polémique avec les chrétiens : Dans les commentaires des Proverbes et de Daniel , il y a une vive polémique avec le christianisme. « Rashi était l’un des plus grands débatteurs avec elle. » « Rachi a vu dans sa vie beaucoup de destruction , beaucoup de persécution, beaucoup de propagande antijuive toxique . »
Signification de la Bible{{}}
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d0/Postscript-viewer-blue.svg/25px-Postscript-viewer-blue.svg.pngEntrée étendue – Commentaire de Rachi sur la Torah
Livre des Cinq Pentateuques avec le commentaire de Rachi sur la Bible, imprimé à Amsterdam en 1749. On peut remarquer des ratures à l’encre foncée qui obscurcissent une partie du commentaire pour des raisons de censure chrétienne .
Rachi a interprété presque toute la Bible : son commentaire sur la Torah est le plus simpliste de tous. Cependant, environ les deux tiers du commentaire de Rashi sur la Bible sont basés sur les enseignements des Sages , et son travail principal consistait à filtrer les choses qui correspondent à la simplicité de la Bible ou qui ajoutent des ajouts nécessaires, et à les formuler de manière concise.
L’intégration du Midrash dans l’interprétation biblique, là où et dans la mesure nécessaire pour l’apprenant, permet également de comprendre la source biblique des principes halakhiques et du Midrash (parfois tout en analysant l’exactitude du langage biblique ). Selon la légende racontée par Rabbi Chaim Yosef David Azulai (« le Chida »), Rachi aurait observé 613 jeûnes , correspondant à 613 mitsvot , avant d’écrire son traité sur la Bible.
Ses commentaires sur les prophètes et les Écritures sont simplistes, mais tendent davantage vers le Midrash que ses commentaires sur la Torah.
L’approche de Rachi en matière de commentaire de la Torah{{}}
Contrairement au Ramban et au rabbin Avraham Ibn Ezra , Rachi n’a pas écrit de préface à son commentaire, dans laquelle il expliquerait sa méthode d’interprétation. Cependant, une note qui clarifie la ligne qui l’a guidé dans ses commentaires apparaît incidemment au début du livre de la Genèse : « Il y a beaucoup d’agga midrashim , et nos rabbins les ont déjà classés dans leur ordre dansGenesis Rabba et dans d’autres midrashim, et je ne suis arrivé qu’au sens clair de la Bible et à l’agga qui établit les mots de la Bible, mot pour mot, à leur manière. » [ 43 ] Autrement dit, le souci de Rachi n’est pas d’introduire des légendes et des midrashim dans son commentaire, mais plutôt de résoudre les difficultés qui surgissent dans les versets. Lorsque Rachi cite les mots du midrash, selon son témoignage, on présume qu’une difficulté dans le verset l’a fait dévier du chemin de la simplicité et de la concision. Et c’est ainsi que se construit la méthode d’étude des commentateurs de Rashi comme Nechama Leibowitz , en essayant d’enquêter et de comprendre en profondeur le commentaire de Rashi tout en plongeant dans la profondeur de chaque mot de son commentaire. [ 44 ] Selon une autre méthode, Rashi souligne en fait dans ces mots (et dans d’autres endroits) que sa méthode inclut l’introduction de midrash aggadique (même s’il n’y a aucune difficulté dans le verset), mais se limite aux mots aggadiques qui peuvent être réconciliés avec la langue du verset et le contexte des mots.
Exemples{{}}
- « Ils le prirent et le jetèrent dans le puits. Or, le puits était vide, il n’y avait plus d’eau » ( Genèse 37:24 ) : Il n’y a plus d’eau, mais il y a des serpents et des scorpions.
- « Et la jeune fille était très belle de figure, elle était vierge, et aucun homme ne la connaissait » ( Genèse 24:16 ) : Une vierge – d’un lieu de virginité, et aucun homme ne la connaissait – pas selon ses manières .
Dans ces deux versets, comme dans beaucoup d’autres, Rachi avait besoin d’un midrash pour résoudre la duplication.
Parfois, Rachi mentionne l’existence d’un midrash qui fait référence à un verset, mais ne le cite pas. L’étude du midrash permet de comprendre pourquoi Rachi ne l’a pas cité, mais il ne pouvait ignorer complètement son existence :
- « Et Caïn dit à Abel, son frère : Comme ils étaient aux champs, Caïn se leva contre Abel, son frère, et le tua » ( Genèse 4:8 ) – Il entra en querelle avec lui et était sur le point de l’attaquer pour le tuer, et il y a une légende midrashique à ce sujet, mais c’est une répétition de la Bible.
Le verset ne dit pas exactement ce que Caïn a dit à Abel . Les propos de Rachi s’adressent aux propos du midrash de Bereishit Rabbah , qui présente trois opinions concernant la dispute des frères : s’ils ont discuté de la question du partage des biens, sur quel territoire le Temple serait construit, ou qui recevrait le jumeau supplémentaire d’Abel. Selon ce midrash, il est sous-entendu qu’il y a eu une dispute substantielle et équilibrée entre les frères, et non un meurtre sans cause . Le midrash contredit la tendance générale du chapitre, [ 45 ] et Rachi s’abstient donc de le citer.
Le commentaire de Rachi s’adresse intentionnellement à la fois à un public « populaire » et à un public érudit . Ce large public explique peut-être, entre autres, la grande popularité de son commentaire sur la Bible à ce jour.
Lorsque Rachi rencontre un événement qui, selon l’ordre chronologique, aurait dû se produire avant un événement dont on nous a déjà parlé, il a tendance à interpréter qu’il n’y a pas de précédent ou de suivant dans la Torah .
Commentaires sur les autres livres de la Bible{{}}
Outre son commentaire sur la Torah, Rachi a composé un commentaire sur la plupart des autres livres de la Bible. Ce commentaire est plus court que celui sur la Torah et cite fréquemment des midrashim.
Commentaires bibliques précédemment attribués à Rachi{{}}
Certains commentaires sur les livres d’Esdras , de Néhémie et des Chroniques étaient auparavant attribués à Rachi [ 46 ] mais, selon les études actuelles, ils n’ont pas été composés par lui. Ces commentaires sont parfois appelés « commentaires attribués à Rachi » [ 47 ] . Son commentaire sur le livre de Job est absent du milieu du chapitre 4 (verset 20), et d’autres commentaires ont été cités dans les manuscrits pour compléter son commentaire, comme le commentaire de Rashbam ou de R.I. Kara . Il existe également un désaccord sur l’identité de l’auteur concernant le reste du commentaire. [ 48 ]
Signification du Talmud …{{}}
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Rachi (Rabbi Shlomo Its’haqi) : sa vie, son œuvre – Documentation ‘institut-rachi-troyes.fr’{{}}
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Rabbi Shlomo Its’haqi – Rabbi Salomon fils d’Isaac -, plus connu sous son acronyme Rachi, est né à Troyes en 1040.
Rachi reçoit les meilleurs enseignements rabbiniques lors d’un séjour de plusieurs années en Rhénanie, à Worms et à Mayence, qui fut déterminant dans sa carrière spirituelle. De retour à Troyes, il crée une maison d’études juives de grande renommée. De son vivant, son enseignement sera connu dans tout le monde ashkénaze.
Le commentateur espagnol Ibn Ezra le surnommera le « Parshandata », mot araméen signifiant « commentateur par excellence de la Torah », qualité qui lui est encore attribuée aujourd’hui. Le Grand Rabbin René-Samuel Sirat explique que Rachi a développé le premier une méthode de lecture exégétique très moderne qui marquera durablement l’interprétation rabbinique. Depuis l’invention de l’imprimerie, le texte de Rachi a constamment été publié avec son commentaire, indispensable à l’intelligence du texte.
Ses gendres et petits-fils ont maintenu son enseignement en créant l’école des Tossafistes, terme provenant du mot hébreu « tossfot » signifiant « rajouts ». Ils continuèrent l’œuvre de leur maître en y ajoutant leurs propres commentaires.
Colombe Rachi
Ainsi, comme l’affirme le Rabbin Claude Sultan, Rachi reste toujours pérenne : il est le plus actuel des commentateurs de la Bible.
Dès le XIIe siècle, ses commentaires vont d’ailleurs se répandre également dans les commentaires chrétiens. Nicolas de Lyre cite par exemple Rachi à de nombreuses reprises dans ses propres commentaires de la Bible. Le renouveau des études hébraïques au XVIe siècle permet la publication et la traduction au latin de plusieurs commentaires de Rachi.
[Addenda - À propos de Nicolas de Lyre, né à La Vieille-Lyre (dans le département de l’Eure), vers 1270 et mort à Paris le 23 octobre 1349, est un frère mineur, théologien et exégète, qui influença tous les auteurs des XIVᵉ et XVᵉ siècles, ainsi que le réformateur Martin Luther… - Wikipédia ] - Livres : Nicholas of Lyra’s Apocalypse commentary, PLUS
Rachi a introduit la langue française dans son commentaire. Grâce à lui, il est possible de dater un mot de notre langue. L’accès à cette richesse est considérable si l’on considère que cette époque ne retient pas d’écrits en langues vernaculaires. Les « la’azim » ou gloses de Rachi, mots français écrits en hébreu pour faciliter la compréhension des disciples, constituent un véritable trésor de la langue française du XIe siècle.
En revanche, Rachi n’est pas l’inventeur de l’écriture qui porte son nom : le « Ktav Rachi » est un style d’écriture italien bien antérieur à Rachi.
Rachi symbolise une certaine manière d’être juif en France : intégré dans la ville, conseillant les gens, juifs comme chrétiens, fréquentant la Cour des Comtes de Champagne… Il est un modèle du judaïsme en diaspora. Les « responsa » – questions et réponses à ses disciples – qui figurent dans son œuvre, reflètent la vie communautaire juive de l’époque et constituent une source historique importante sur la vie du XIe siècle en Champagne.
Aujourd’hui, Rachi connaît toujours cette aura extraordinaire dans le monde juif, où il est étudié par les communautés du monde entier, et par les enfants, dès l’âge de cinq ans.
De nombreux détails sur la vie et l’œuvre de Rachi sont disponibles dans les interventions de spécialistes que nous vous proposons de consulter sur les liens suivants :
Conférence de Claude Sultan (source : akadem.org)
Pour plus d’informations : numéro spécial « Rachi de Troyes » de la revue « La vie en Champagne », édité par l’Association Champagne historique, nouvelle édition en français mai 2009 - Disponible à la vente en français et en anglais. En consultation à l’Institut Universitaire européen Rachi en allemand.
The ‘National Library of Israel’ propose, en ligne, de découvrir des imprimés et manuscrits de l’oeuvre de Rachi : https://www.nli.org.il/en/discover/judaism/figures/rashi
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2bis
Rétrospective - La maison Rachi à Troyes ouverte le 11 septembre 2017 – Enregistrement d’une émission Talmudiquespar Marc-Alain Ouaknin du dimanche de 9h10 à 9h42 - Accueillir Rachi (1040-1105). 03/09/2017
René Pitoun et Delphine Yagüe
René Pitoun et Delphine Yagüe • Crédits : DR
’ Et que dit Rachi ? ’ Cette question rituelle, écrit Simon Schwarfuchs, rythme aujourd’hui encore l’étude traditionnelle de la Bible et du Talmud.
Rachi est l’acronyme de Rabbi Salomon ben Isaac de Troyes (1040-1105), maître champenois qui, le premier, écrivit un commentaire exhaustif sur l’ensemble des textes sacrés du judaïsme.
Après lui, plus personne n’entreprit une telle tâche, tant son œuvre semblait parfaite. Il fut le professeur direct ou indirect de presque tous les sages d’Europe du Nord et son génie fut même reconnu dans le monde chrétien.
A ce jour, des centaines de commentaires ont été écrits sur son œuvre et les linguistes trouvent chez lui un témoin précieux de l’ancien français.
Rachi vécut à Troyes toute sa vie, ville dont il est l’un de ses plus grands ambassadeurs.
La Maison Rachi qui lui est consacrée ouvrira ses portes le 12 septembre prochain.
Pour en parler, Marc-Alain Ouaknin reçoit René Pitoun, l’un des maîtres d’ouvrage de ce projet et Delphine Yagüe, chargée de la muséographie et commissaire de l’exposition permanente de l’espace muséal. Ils nous font découvrir ensemble ce projet grandiose et magnifique.
La salle d’étude
La salle d’étude • Crédits : DR
Les invités{{}}
René Pitoun s’installe à Troyes en 1972. Il commence à s’investir dans la communauté juive de Troyes dès 1986 et à l’Institut Rachi dont il est le trésorier depuis 2000.
Passionné par les vieilles pierres et le pan de bois typiquement troyen, il restaure à titre personnel une dizaine de maisons du secteur sauvegardé du centre-ville.
En 2012, en tant que vice-président et trésorier de l’Association Cultuelle israélite de Troyes et de l’Aube, il prend la décision de conduire les cinq années de travaux de restauration des bâtiments de la synagogue datant du 17e siècle. Cette restauration, qui met en valeur un véritable fleuron de l’architecture troyenne, obtient un prix spécial de restauration.
Actuel président du Centre Culturel Rachi qui porte le projet de la Maison Rachi au sein de la synagogue de Troyes, René Pitoun est, avec Philippe Bokobza, le maître d’ouvrage de ce projet.
Delphine Yagüe est consultante indépendante. Très investie dans la valorisation des ’patrimoines’ à titre associatif et professionnel, elle crée, développe et anime des évènements culturels et touristiques.
Après de nombreuses années en Côte d’Ivoire, elle s’installe en Israël, puis à Troyes où elle dirige l’Institut Universitaire Rachi. Des expériences qui lui ont permis de s’approcher de près du célèbre exégète médiéval de Troyes, pour se voir confier l’an dernier, la réalisation de la muséographie de la Maison Rachi.
Questionnement et transmission sont les maîtres mots de l’exposition qu’elle anime par une série de médiations culturelles, avec le plaisir renouvelé de piquer la curiosité des visiteurs venus du monde entier.
Transition musicale{{}}
Films sur la Maison Rachi{{}}
Bibliographie introductive{{}}
- Victor Malka, Rachi, Que-sais-je ?, PUF, 1993.
- Simon Schwarfuchs, Rachi de Troyes, Albin Michel, 2002.
Renseignements pratiques pour la visite de la Maison Rachi http://rachi-troyes.com/tourisme-et-visite/pas-de-rachi/
L’équipe – Production : Marc-Alain Ouaknin – Réalisation : Dany Journo
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Source : https://www.franceculture.fr/emissions/talmudiques
Rachi, un rayonnement universel, d’après ‘La Maison Rachi’ (rachi-troyes.org){{}}
C’est dans la petite communauté juive de Troyes, protégée par les comtes de Champagne, que naquit le jeune Salomon, fils d’Isaac, en l’an 1040. Décelant chez Salomon des dons exceptionnels, son oncle lui propose d’aller parfaire ses connaissances bibliques dans les grandes écoles talmudiques de Rhénanie. Il part donc étudier à Worms.
[Addenda - Worms est une ville et un arrondissement d’Allemagne, située dans le Land de Rhénanie-Palatinat, sur la rive gauche du Rhin et le sud-ouest du pays. Worms est bien connue comme ‘Nibelungenstadt’ et ‘Lutherstadt’ ainsi que pour son Dom ; elle est un de trois ‘romanischen Kaiserdome’ avec ceux de Mayence et de Spire… - Wikipédia ]
Suite de l’article original
Au contact des grands enseignants, sa personnalité s’épanouit. Sa mémoire prodigieuse et son esprit de synthèse le révèlent rapidement dans une matière difficile : l’exégèse biblique.
Après cette formation de tout premier plan, Rachi revient à Troyes et y fonde une école talmudique qui devient rapidement très réputée. Connu pour sa sagesse, sa culture et son humilité, il gagne sa vie dans ses fonctions d’enseignant, de juge à l’intérieur mais aussi en dehors de la communauté juive.
Il est l’auteur en particulier de très nombreuses Responsa, des réponses doctrinales, constituant une véritable jurisprudence. Il se livre aussi à quelques tâches agricoles, dont la culture de la vigne.
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L’œuvre de Rachi{{}}
C’est dans le quartier de la Broce aux Juifs, l’actuel « tête du bouchon de champagne », que Rachi produira une œuvre universelle, tout d’abord sur le Talmud, puis sur la bible hébraïque, l’ancien testament pour les chrétiens. En 40 ans, il fera de Troyes un des plus importants lieux d’études talmudiques d’Europe. Rachi ne cherche pas à interpréter les textes sacrés comme d’autres commentateurs. Au contraire, il tente de revenir avec justesse et précision, sur le sens premier du mot.
Pour cela, il n’hésite pas utiliser la langue d’oïl, la langue vernaculaire de la Champagne, qui lui paraît plus précise, plus riche ou plus juste que l’hébreu. Il insert ainsi plus de 3 000 mots français écrits en hébreu, pour affiner ses explications. Il les complète en utilisant exemples et anecdotes pour rendre accessible un texte clos et difficile. Cet apport constitue pour de très éminents linguistes, la source répertoriée la plus ancienne du vieux français.
Son autorité est indéniable et son œuvre est immense. Elle consiste à commenter l’ensemble des textes fondateurs du judaïsme, d’en permettre une lecture claire et d’en réconcilier la lettre et l’esprit.
Rachi n’est pas le premier commentateur mais il est le « Parshandata », le commentateur par excellence de la Loi. Il livre un commentaire quasi exhaustif des textes sacrés et transmet avec justesse le sens et la profondeur du judaïsme. Sans les commentaires de Rachi, la Bible serait un livre inaccessible. Premier auteur juif à être imprimé en hébreu en 1475, il est encore aujourd’hui l’auteur français le plus publié au monde.
Il meurt à 65 ans, le 13 juillet 1105. Inhumé à Troyes, sa tombe a disparu, le cimetière juif du quartier Preize ayant été détruit au XVIe siècle pour agrandir la ville.
Après lui, de nombreux érudits, se réclamant de son école champenoise, influencent les autres communautés juives dans l’interprétation de la Bible et du Talmud. Son nom et celui du comté de Champagne se propagent alors dans tout l’Occident.
Leurs commentaires et leurs décisions juridiques sont les uniques témoignages de cette époque, attestant d’une activité intellectuelle intense et d’une vie juive locale florissante. Des théologiens chrétiens comme Nicolas de Lyre ou Martin Luther s’en inspireront et le citeront régulièrement sous le nom de Ra. Sa. (ou Rabbi Salomon).
La transmission par les femmes{{}}
Rachi fut non seulement le plus grand commentateur de la Bible et du Talmud mais il donna à ses trois filles une très solide éducation. La descendance de Rachi fut ainsi constituée de nombreux commentateurs, que l’on connaît aujourd’hui sous le nom des Tossafistes.
Rabbi Samuel Ben Meïr, dit le Rachbam, composa un commentaire très apprécié sur la Torah, mélange à la fois de rationalité et de piété. Son frère cadet, Rabbi Jacob ben Meïr, dit Rabbenou Tam de Ramerupt, rédigea d’importants ouvrages de droit halakhique. Mais il fut surtout le plus célèbre des Tossafistes. Il n’y a quasiment aucune page des 63 traités du Talmud qui ne comporte un commentaire de Rabbenou Tam. Enfin, l’excellence fut transmise aussi à la génération suivante puisque Rabbi Isaac Ben Samuel dit le Ry, arrière-petit-fils de Rachi, devint lui aussi un très grand Tossafiste.
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Cette filiation impressionnante fait de la famille de Rachi, et de l’enseignement qui y est attaché, un magnifique exemple de transmission réussie et l’une des plus belles lignées familiales de l’histoire juive.
C’est en hommage à cette exceptionnelle vitalité que le programme « Rachi – Patrimoine Mondial et Universel » est bâti.
Horaires d’ouverture sur réservation - Secrétariat ouvert de 9h à 12h du lundi au vendredi, pour les prises de rdv de réservations visites par téléphone
Téléphone - 03 25 73 53 01 – Adresse : 5 Rue Brunneval, 10000 Troyes - Email contact@rachi-troyes.com
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Source : https://rachi-troyes.org/rachi/
Pour approfondir l’histoire de Rachi de Troyes, ou Rabbi Salomon, ou encore Salomon de Troyes avec Wikipédia{{}}
Rabbi Chlomo ben Itzhak HaTzarfati (hébreu : רבי שלמה בן יצחק הצרפתי Rabbi Salomon fils d’Isaac le Français), plus connu sous les noms de Rachi, Rabbi Salomon et Salomon de Troyes, est un rabbin, exégète, talmudiste, poète, légiste et décisionnaire français, né vers 1040 à Troyes en France et mort le 13 juillet 1105 dans la même ville.
Vigneron de son état, il est surtout l’auteur de commentaires sur la quasi-totalité de la Bible hébraïque (seuls le Livre de Daniel et les Chroniques ne sont pas commentés) et la majeure partie du Talmud de Babylone. Devenus des outils indispensables à la bonne intelligence de ces textes du vivant de leur auteur, ils sont diligemment répandus dans l’ensemble du monde juif, et lui assurent une place de choix au sein des autorités rabbiniques du Moyen Âge. Ils en font de plus un témoin privilégié de la France septentrionale au XIe siècle, car Rachi atteste par ses gloses et écrits divers où l’hébreu rabbinique se mêle à l’ancien français, de la saveur et l’état de la langue orale et véhiculaire d’alors. Ils en font enfin l’un des rares savants juifs à avoir influencé le monde non-juif car son commentaire biblique a inspiré, outre ses lecteurs et super-commentateurs juifs, Pierre Abélard, Nicolas de Lyre et la traduction de la Bible par Martin Luther [1],[2].
Famille{{}}
Peu de faits historiques sûrs et avérés nous restent concernant la vie de Rachi. La date de sa mort, le jeudi 13 juillet 1105[3], est connue avec précision car elle apparaît dans plusieurs manuscrits médiévaux. Un manuscrit du XIIIe siècle conservé à la Bibliothèque nationale de France comporte ainsi une partie du texte de la Torah (les trois derniers livres), suivi du commentaire de Rachi. Il se termine par : « L’illustre rabbi Salomon fils du saint Isaac le Français est mort en l’an 4868 [4865][4], le 29 Tammouz, cinquième jour [jeudi], à l’âge de 65 ans[5]. » Cette date se trouve également dans le manuscrit de Parme (de Rossi 175) conservé à la Bibliothèque palatine (daté de l’année 1305)[6].
Son père est désigné dans le manuscrit par le nom « le saint rabbi Isaac ». Cela pourrait signifier qu’il est mort en martyr en refusant d’abjurer sa foi. On ignore s’il était un érudit. Rachi le cite une seule fois dans son commentaire du Talmud sur Avoda Zara (« mon père mon maître »), encore qu’il existe un doute sur l’auteur du texte, puisqu’il peut s’agir d’un passage écrit par son petit-fils, Rashbam, mon père désignant alors Rabbi Meïr plutôt que le père de Rachi. Le premier commentaire de Rachi sur le Pentateuque s’ouvre sur les mots amar Rabbi Itshaq (« Rabbi Itshaq a dit »). Cependant, il ne s’agit pas d’un enseignement du père de Rachi mais d’un midrash issu du recueil Tanhouma Yashan.
Son oncle maternel, Simon l’Ancien, a étudié à Mayence auprès de Rabbenou Guershom ben Yehouda, le luminaire de l’exil[7] ou lumière de la diaspora. De 20 à 30 ans, le futur Rachi suit entre autres l’enseignement en études talmudiques ashkénazes.
Si les noms de sa mère et de sa femme sont inconnus, on connait les noms de ses trois filles. Il leur enseigna son savoir, ce qui dénotait une ouverture d’esprit exceptionnelle au Moyen Âge. Il les maria avec ses meilleurs élèves qui reprirent le flambeau de la transmission et du commentaire. Myriam, sa fille aînée, épousa rabbi Judah ben Nathan (le Rivan), qui acheva le commentaire du traité talmudique Makkot (en) sur lequel travaillait Rachi avant sa mort. Yokheved épousa Meïr ben Samuel, et donna naissance à de nombreux enfants, dont trois commentateurs célèbres qui laissèrent leur trace dans l’histoire : le Rashbam, Rabbénou Tam et le Rivam. Les fils de Myriam et Yokheved font partie des Tossafistes. Leur fille Hanna écrivit une responsa sur les lois de l’allumage des bougies à Shabbat. Elle épousa Samuel ben Simha de Vitry, le fils de Simha ben Samuel de Vitry, et est la mère d’Isaac ben Samuel de Dampierre (surnommé le Ri haZaqen). Rachel (Belleassez) épousa et divorça de Rabbi Eliézer ben Shemiah.
À la suite de Raimond Martin, des auteurs chrétiens du Moyen Âge ont mal interprété l’acronyme RaShI et l’ont lu Rabbi Salomon Yarhi, croyant que Lunel (désignée dans les sources juives médiévales à partir du mot hébreu yareah « lune ») était la ville de naissance de Rashi. Cette erreur a conduit au nom Jarchi qui a aussi été utilisé pour désigner Rashi [8],[9].
De nombreuses traditions populaires existent à propos de Rachi et de sa famille, notamment sur la rencontre de son père avec de grands sages, ou sur les miracles survenus lorsque sa mère était enceinte [réf. nécessaire].
Études et enseignement{{}}
Enfant, Rachi se distingue sûrement par sa mémoire prodigieuse, et passe pour un maître accompli à 20 ans. À 18 ans, il part étudier dans les écoles talmudiques rhénanes. Il étudie d’abord six ans à Mayence (Magenza) auprès de Rabbi Yaakov ben Yakar. Rachi est fortement influencé par ce sage qu’il nomme « mon vieux Maître », doté d’un caractère modeste et se tenant à l’écart des activités publiques. Après la mort de Yaakov ben Yakar en 1064 (4824), il continue un temps ses études à Mayence avec Rabbi Itshaq ben Judah qui dirige alors la yechiva. Il étudie également avec rabbi David Halévi (« mon Maître ») avec lequel il correspondra après son retour en Champagne.
À la même époque, Itshaq Halévi haQadosh est à la tête de la yeshivah de Worms. Celle-ci connaît son apogée à la fin du XIe siècle et attire de nombreux maîtres. C’est probablement ce qui décida Rachi à venir y étudier. Rabbi Itshaq Halévi a une personnalité assez différente de Yaakov ben Yakar. Non seulement il dirige la yeshivah de Worms, mais il est aussi le chef de la communauté juive florissante de cette ville et son représentant devant les autorités. Pendant les 3 à 5 ans que Rachi étudie à Worms, il rencontre un autre étudiant brillant, Salomon ben Samson, qui deviendra le chef de la yéshiva pendant le dernier quart du XIe siècle. Par la suite, ces deux sages suivront des voies différentes car Rabbi Salomon ben Samson était beaucoup plus conservateur que Rachi. Les sources gardent des traces de la tension qui régnait entre ces deux maîtres.
Ces années passées en Allemagne ont permis à Rachi d’étudier dans les plus importants centres d’études talmudiques d’Europe et avec les plus grands maîtres. Pendant cette période, Rachi connaît des difficultés pour sa subsistance et celle de sa famille. Il est, semble-t-il, déjà marié et avait au moins une fille. Avant ses 30 ans, il revient à Troyes et commence son activité littéraire et publique.
Il fonde une école talmudique qui attire rapidement des élèves de toute l’Europe. Malgré sa renommée, il refuse de tirer profit de sa charge de rabbin et gagne peut-être sa vie comme vigneron, ainsi qu’il transparaît dans un de ses responsa, où il s’excuse de sa brièveté, étant pris par les vendanges[10]. La vigne semble encore peu développée dans la région à cette époque, mais la production et la consommation familiale ou communautaire de vin conforme à la cacherout, et la commercialisation des vins dans les foires régionales ou internationales sont des thèmes évidents.
Un siècle avant Maïmonide, sa renommée est au moins aussi grande. Maïmonide s’exprime plutôt pour l’élite, alors que Rachi reste simple et modeste, refusant d’arbitrer les cas qui ne relevaient pas de sa communauté, admettant son ignorance, tant dans ses responsa que dans ses commentaires. Rachi est à la portée du débutant comme de l’érudit.
La fin de sa vie est marquée par les Croisades et les massacres des communautés juives qui les accompagnèrent. Rachi est protégé par le comte de Champagne, mais pas un jour ne se passe sans qu’il entende une mauvaise nouvelle émanant de ses chères communautés rhénanes.
Commentateur : Que dit Rachi ?
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f2/First_page_of_the_first_tractate_of_the_Talmud_%28Daf_Beis_of_Maseches_Brachos%29.jpg/250px-First_page_of_the_first_tractate_of_the_Talmud_%28Daf_Beis_of_Maseches_Brachos%29.jpgCliquer sur l’image pour l’agrandir
Page de Talmud (ici de Babylone) où le corps du texte est encadré par des commentaires dont à droite celui de Rachi (et de Tossafot, à gauche, et autres additions dans la marge).
La petite histoire veut que Rachi ait eu l’idée de son commentaire en entendant dans une synagogue un père se tromper en donnant à son fils l’explication du sens simple (pshat) d’un verset. Rachi a l’idée de réunir dans un commentaire toutes les réponses aux questions qu’un enfant de cinq ans pourrait se poser en restant aussi concis que possible (« une goutte d’encre vaut de l’or »). Il veut trouver l’explication la plus simple du verset.
Si la Torah a toujours été commentée, on ne se concentrait jusque-là que sur le drash des versets : lorsqu’une difficulté se présente, que ce soit dans la compréhension textuelle ou contextuelle de la section lue, les maîtres tendent à donner des réponses indirectes. Qu’elles soient allégoriques, poétiques, politiques, philosophiques, voire mystiques, elles extraient souvent un verset de son contexte et le dénaturent quelque peu. Ainsi en est-il du fameux « Ne lis pas banaïkh (’tes fils’) mais bonaïkh (’tes bâtisseurs’) ». Tout exacts que soient ces propos, ce n’est pas là l’intention du verset.
En commentant le Tanakh et le Talmud, Rachi ne souhaite ni se lancer dans des discussions savantes, ni débattre de questions philosophiques ou théologiques ardues, mais seulement restituer les moyens de comprendre des textes écrits dans une langue antique, parlant de choses trop élevées, se basant sur des notions trop anciennes, et sur lesquels ils doivent pourtant se baser de façon indispensable pour continuer à perpétuer les traditions d’un peuple qui ne peut en aucun cas rajouter ni retrancher quoi que ce soit à la lettre et doit s’y conformer dans un monde en perpétuelle mutation.
Pour ce faire, il a transmis les opinions des Anciens, des maîtres de la tradition prophétique, puis rabbinique, en sélectionnant dans l’immense compilation de midrashim celui qui semble correspondre le mieux au sens simple du texte. Il recherche avant tout la clarté de pensée, et la clarté de style, n’hésitant pas à recourir à la langue d’oïl, la langue vernaculaire de la Champagne du XIe siècle (signalée par bela’az, « en laaz »), ou à chercher la comparaison avec une anecdote vécue à Troyes afin de simplifier encore plus l’explication proposée.
Livre des Prophètes assorti des commentaires de Rachi. Le diagramme illustre la vision d’Ezekiel au chapitre 45 pour la division de la Terre promise dont l’original a été probablement dessiné par Rachi pour clarifier son propos, France ?, XIIIe
Cette recherche de la concision, tant dans la forme que dans le fond de la formulation, est une valeur typiquement française selon Emmanuel Levinas ou Léon Ashkenazi.
Doué d’une mémoire et d’une connaissance encyclopédiques, il parvient à reconstituer par sa seule intuition la disposition du Tabernacle[réf. nécessaire]. Il souligne les explications connues mais erronées. Il illustre souvent par des midrashim. et en nombre d’occasions, il aborde des questions de grammaire, d’orthographe ou de cantilation lorsque cela permet d’éclairer le sens simple des versets.
Rachi traite rarement de points de théologie. Pour éclairer les Psaumes 49:11 « Ils remarquent pourtant que les sages meurent (yamoutou), tout comme périssent (yovedou) le fou et le sot, en laissant leurs biens à d’autres. », Rachi explique la différence de terme entre mita s’appliquant au sage, dont seul le corps meurt, tandis qu’aveda est pour le fou ou le sot, dont ce n’est pas seulement le corps mais l’âme qui disparaît.
Rachi n’hésite pas à dire « je ne sais pas ». Modestement, il rapporte les différentes explications possibles en soulignant que les opinions sont partagées ou qu’elles correspondent à plusieurs niveaux de lectures.
Il révise à trois reprises son œuvre colossale. Selon son petit-fils, le Rashbam, il s’apprêtait à le refaire encore peu avant sa mort.
Rashi emploie fréquemment dans ses commentaires les quatre sens de l’écriture : peshat, remez, midrash, sod.
Rachi et la langue française{{}}
Rachi est l’un des premiers auteurs à utiliser la langue française, telle qu’elle s’entendait en Champagne au XIe siècle, dans ses écrits, alors que la plupart des auteurs français qui lui sont contemporains utilisaient le latin.
À chaque fois qu’il le jugeait utile, Rachi commentait en effet un mot ou une expression difficiles, issus du texte biblique ou talmudique, dans la langue qu’il parlait habituellement, passant ainsi de l’hébreu au français. Rachi retranscrit phonétiquement en lettres hébraïques les mots français, de sorte que les mots conservent leur prononciation, ce qui fait des Commentaires de Rachi « l’un des plus précieux documents que l’on possède sur l’état réel du français tel qu’il était parlé dans la seconde moitié du XIe siècle », selon Claude Hagège[11].
Le philologue Arsène Darmesteter (1846-1888) s’est appuyé sur le texte de Rachi pour poser les bases générales de l’étude de l’ancien français dans son ouvrage, Les Gloses françaises de Raschi dans la Bible. Des philologues, parmi lesquels David Simon Blonhein (1887-1934), Louis Brandin (1894-1940), et plus récemment Moshé Catane, Claude Hagège et Simon Schwarzfuchs ont poursuivi ces travaux. Le commentaire de la Bible par Rachi contient environ 1 500 mots français, et son commentaire du Talmud, environ 3 500, selon Simon Schwarzfuchs[12].
L’œuvre de Rachi constitue le « mémorial du français des commencements », non seulement « le conservatoire, mais le conservateur où l’ancien français a été capturé et sauvé de l’oubli », selon Bernard-Henri Lévy, qui considère Rachi comme « l’un des inventeurs de la France[13] », l’un de ceux qui ont donné le « coup d’envoi » du processus qui permettra à la langue française de se substituer au latin et de créer sa propre culture.
La langue de Rachi, facilement accessible aux lecteurs chrétiens à cause de l’abondance des expressions françaises, a contribué à la diffusion de son œuvre parmi les lettrés au Moyen Âge en France. Elle constituait un ouvrage tout à fait particulier où un lecteur pouvait s’habituer à la lecture de l’hébreu, dans la mesure où Rachi ne cesse de passer d’une langue à l’autre et d’effectuer des traductions[11].
L’actuel site du Centre national de ressources textuelles et lexicales n’omet pas de répertorier les mots français dont on fait remonter la première trace au judéo-français ou à l’œuvre de Rachi[14].
Rayonnement{{}}
Rachi n’est pas le premier commentateur, mais il est le Parshan data, de l’araméen פרשנדתא (פרשן דתא), le « Commentateur de la Loi ». Quelques siècles après sa mort, le rabbin Menahem ben Zerah (he) écrit en préface à son Tseida laderekh que ses commentaires ont été écrits sous l’inspiration de l’esprit de sainteté, et que le Talmud de Babylone aurait, sans son commentaire, été un livre scellé et voué à l’oubli. Il est le premier livre juif à être imprimé en hébreu (Calabre 1475). Son commentaire édité en marge du texte est typographié à partir d’une semi-cursive italienne, pour différencier le commentaire du corpus du texte biblique, et qui ne tardera pas à être connue sous le nom d’« écriture Rachi ».
Des théologiens chrétiens, dont Nicolas de Lyre ou Martin Luther, le lisent et s’en inspirent.
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Autour de Rachi{{}}
Rachi suscite toujours une vive actualité, tant locale qu’internationale (CD, DVD, rencontres et conférences…). Par exemple avec la sortie d’un DVD documentaire de David Nadjari & J. Cohen, traduction française de la version américaine. Dans la presse, la revue La Vie en Champagne a consacré pour son édition d’avril-juin 2005 un numéro spécial intitulé « Rashi et les juifs de Troyes au Moyen Age ». Une nouvelle édition a vu le jour en 2010, auteurs David Bloch et autres, avec mise à jour[15].
Aussi quelques colloques et séminaires, et plusieurs monuments et lieux lui sont dédiés dans sa ville natale, Troyes. Notamment la synagogue Rachi de Troyes, avec un centre culturel, et deux bibliothèques auquel s’est joint en 1990 un Institut Universitaire Européen Rachi, création régionale et étatique[16],[17]
En 2012, la mairie de Troyes, dans le cadre d’un Programme Unesco, « Patrimoine immatériel », a programmé dans le cadre de « Ville en lumières » un spectacle itinérant de Pascal Bancou « Le trésoir de Rashi »[18].
Une rue de Ramerupt, où vécut notamment le Rashbam, porte son nom[19].
Généalogie - Sa mère était la sœur du poète liturgique Simon ben Isaac dont les contemporains prétendaient qu’il descendait du roi David[20]. On ne sait rien de la femme de Rachi. Le couple a eu trois filles dont d’importants érudits figurent parmi les descendants [21].
A voir à la source < Wikipédia {{}}
Source avec notes et références :
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Rachi
Rachi et le patrimoine juif médiéval en Champagne – Documentation ‘aube-champagne.com’{{}}
Synagogue Rachi - Troyes - ©J.Boitelet
Au coeur de l’Aube, l’ancien comté de Champagne comptait de prestigieuses communautés juives médiévales du XIe au XIIIe siècle. Rachi, Rabbi Salomon fils d’Isaac, immense commentateur des textes sacrés du judaïsme, y naît à Troyes en 1040. Il donne une impulsion inattendue à la créativité intellectuelle des Juifs de Champagne.
Après lui, de nombreux érudits qui se réclament de son École champenoise, influencent les autres communautés juives dans l’interprétation de la Bible et du Talmud. Le nom du prestigieux comté de Champagne se propage alors, dans toutes les communautés juives d’Occident à travers eux. Leurs commentaires et leurs décisions juridiques sont les uniques témoignages de cette époque, attestant d’une activité intellectuelle intense et d’une vie juive locale florissante.
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L’incroyable destin de Rachi dans la petite ville de Troyes en Champagne{{}}
Rachi, Rabbi Salomon fils d’Isaac, immense commentateur des textes sacrés du judaïsme, naît à Troyes en 1040. Il quitte la ville pour parfaire ses études religieuses en Rhénanie. De retour dans sa ville natale, il fonde un cercle d’étude dans lequel il formera une vingtaine d’élèves à une méthode d’exégèse (interprétation des textes) révolutionnaire.
Depuis Troyes, il consacre toute sa vie à commenter le Talmud et la Bible hébraïque. Erudit accompli, il est consulté par de nombreuses communautés. Ses trois filles lui assurent une descendance nombreuse. Il meurt à 65 ans, le 13 juillet 1105. Enterré à Troyes avec tous les honneurs, sa tombe a disparu depuis le XVIe siècle, le cimetière juif du quartier Preize ayant été détruit pour agrandir la ville. Rachi reste lu et étudié par les Juifs du monde entier qui le considèrent comme le « commentateur par excellence ».
La Champagne, carrefour intellectuel du Moyen Âge{{}}
Au XIe siècle, la Champagne est un territoire dirigé par les comtes de Champagne et de Brie, puissants vassaux du roi de France. Les Juifs y vivent depuis plusieurs siècles et jouissent de conditions de vie plutôt favorables. De nombreux échanges animent les relations entre les communautés juives et chrétiennes qui parlent la même langue, pratiquent les mêmes métiers et vivent dans les mêmes quartiers.
Dès le XIIe siècle, les comtes Thibaud II de Champagne puis Henri Ier le Libéral, favorisent l’effervescence intellectuelle du comté. Ils partagent la compagnie de nombreux érudits tels que Bernard de Clairvaux, Chrétien de Troyes, Pierre le Mangeur (Petrus Comestor) ou Abélard, et communiquent avec les Sages des communautés juives de Champagne dans une certaine convivialité.
Au XIIIe siècle, la Champagne riche et puissante, regroupe près de 50 communautés juives prospères : Troyes, Ramerupt, Dampierre, Villenauxe, Lhuître, Ervy-le-Châtel, Chappes, St-Mards-en-Othe, Barsur-Aube, Mussy-sur-Seine,Brienne, Plancy, Trannes… En dehors de l’actuel Département de l’Aube, l’ancien comté de Champagne et de Brie comptait d’autres communautés juives à Vitry, Provins, Joinville, Sens ou Château-Thierry…
Les conditions changent sous Louis IX qui limite drastiquement les droits des Juifs. Puis, Philippe le Bel et Charles expulsent les Juifs du royaume de France respectivement en 1306 puis à nouveau en 1394 pour une période de quatre siècles. La Champagne va progressivement oublier ces temps de partage féconds avec les Juifs qui y vivaient depuis des siècles.
La route européenne du patrimoine juif de l’Aube{{}}
Depuis 2019, la Champagne fait partie de la Route du patrimoine juif, Itinéraire Culturel du Conseil de l’Europe, en tant que berceau d’un patrimoine immatériel universellement connu et reconnu. La Route médiévale de Rachi en Champagne a pour mission de faire rayonner la mémoire juive du Département de l’Aube, patrimoine culturel d’une valeur inestimable partagé par les Juifs du monde entier et patrimoine historique d’un territoire de tout premier plan – l’ancien comté de Champagne – au rayonnement national et international.
Pour dynamiser le territoire, elle proposera au fil du temps, une offre culturelle et touristique plurielle dans les 20 communes actuelles de l’Aube détentrices de la mémoire des anciennes communautés juives de Champagne.
www.europeanroutes.jewisheritage.org
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Source : https://www.aube-champagne.com/fr/portfolio-post/rachi/
Rachi, le Calvin du judaïsme – Par Antoine Nouis - 28/06/2024 - Regards protestants VIDÉO{{}}
Le Commentaire biblique de Rachi de Troyes, dit « Rachi le Français », est encore trop mal connu de la théologie chrétienne. Explications du théologien protestant Antoine Nouis.
Antoine Nouis revient sur l’œuvre sans précédent de Rabbi Chelomo (Salomon) Itshaki, plus connu par l’acronyme de son nom, Rachi, considéré parmi les plus grands commentateurs de la Bible et du Talmud de tous les temps. Né à Troyes vers 1040, il passe l’essentiel de sa vie dans cette ville et meurt en 1105. Rachi est le fondateur de l’école du commentaire littéral, qui marque une révolution dans l’histoire de l’exégèse biblique. Celle-ci développe un respect scrupuleux du texte, y compris pour chaque mot, chaque lettre, afin de creuser, de chercher et de trouver le maximum de sens que recèle chaque verset. Et en même temps, une quête permanente d’actualisation : en quoi cette façon de décortiquer chaque mot, chaque lettre, peut-elle faire sens aujourd’hui ?
Production : Fondation Bersier – Regards protestants
Remerciements : Antoine Nouis
Entretien mené par : David Gonzalez
Technique : Horizontal Pictures
Un contenu proposé par Regards protestants VIDÉO - Eclairer les enjeux du monde d’aujourd’hui à la lumière des convictions du protestantisme.
https://regardsprotestants.com/wp-content/uploads/2022/06/Sans-titre-9-e1672916100174.png
Source : https://regardsprotestants.com/video/bible-theologie/rachi-le-calvin-du-judaisme/
Annexe - Approche musicale juive du ‘Moyen-Âge’ à la suite d’une aide de ChatGPT{{}}
Les enregistrements contemporains de musiques et chants juifs du XIᵉ siècle sont rares, en raison du peu de sources musicales directes de cette époque. Cependant, certaines initiatives ont permis de reconstituer et d’interpréter des œuvres médiévales juives basées sur des recherches approfondies.
L’Institut Européen des Musiques Juives (IEMJ) a publié le CD ’Juifs et Trouvères’, qui présente des chansons des communautés juives du XIIIᵉ siècle en ancien français et hébreu. Ces œuvres reflètent les traditions musicales des Juifs de France du Nord à cette période. iemj.org
De plus, l’IEMJ propose une collection intitulée ’Patrimoines Musicaux des Juifs de France’, mettant en lumière les traditions musicales juives françaises. Bien que cette collection couvre principalement des périodes postérieures au XIᵉ siècle, elle offre un aperçu précieux de l’évolution de la musique juive en France. iemj.org+3iemj.org+3Fondation Shoah+3
Enfin, la Bibliothèque nationale d’Israël a récemment présenté un parchemin unique d’un poème liturgique du XIᵉ siècle, découvert en Allemagne. Des artistes contemporains ont été invités à proposer des mélodies pour ce texte, offrant ainsi une reconstitution musicale de cette œuvre ancienne. endirectdejerusalem.com
Et si nous chantions un poème ashkénaze du XIe siècle… - 01/03/2015 - En direct de Jerusalem - Le Blog de Katy-Clara Bisraor Ayache
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La Bibliothèque nationale d’Israël présente cette semaine, un parchemin unique d’un poème liturgique datant du XIe siècle, découvert en Allemagne et rénové depuis plusieurs mois par les chercheurs de la Bibliothèque.
Dans un hébreu châtié, avec un ton emphatique, poétique et lyrique, le rav Menahem Ben Makir, un des premiers poètes liturgiques du monde ashkénaze décrit le service sacerdotal pendant la fête de Souccot et surtout le pèlerinage vers Jérusalem, les hommes, les femmes, la foule, l’émotion. L’évènement est majeur, explique le directeur de la Bibliothèque nationale ; ce n’est pas un simple parchemin, comme nous en recevons chaque semaine à la Bibliothèque. A travers ce poème, l’écriture, les formules, c’est toute la naissance de la liturgie ashkénaze que nous découvrons. Il faut se rappeler qu’à cette époque, le tout début du XIe siècle, le monde juif ashkénaze n’était encore qu’au tout début de son éclosion. Plusieurs jeunes artistes et compositeurs ont été conviés pour proposer des mélodies. L’objectif, faire revivre cet écrit juif antique. Et pourquoi pas le buzz des prochains mois. Ety Ankri avec les poèmes de Yehuda Halevy et David D’or avec les Psaumes de David n’ont-ils pas donné l’exemple.
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Introduction aux musiques juives médiévales - Par Hervé Roten – Documentation ‘iemj.org’
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On a coutume d’appeler « Moyen Âge » une période de l’histoire européenne, qui débute au V e siècle avec le déclin de l’Empire romain d’Occident et se termine au XV e siècle avec la Renaissance et les grandes découvertes. Tout au long de cette longue période de mille ans, on trouve trace de communautés juives en Orient comme en Occident.
En France, les premières communautés juives furent fondées dès le 1er siècle de notre ère, principalement sur la côte méditerranéenne, à proximité des grandes vallées fluviales : Rhône, Saône, Rhin. Ensuite, il y eut, semble-t-il, une présence juive continue dans le sud de la France, où des marchands exerçaient un commerce national et international.
Au 10e siècle, des communautés juives s’organisèrent en France du nord, et d’abord en Champagne, autour de rabbins dont l’autorité spirituelle s’accompagnait d’une connaissance approfondie de la Bible et de la tradition orale, le Talmud. Troyes se distingua dès le début grâce à Rachi (Salomon b. Isaac, 1040-1105).
De cette période moyenâgeuse ne subsiste aucune partition musicale (les juifs n’écrivaient pas la musique), à l’exception notable de trois fragments de notations neumatiques datant du XIIe siècle.
Ces documents d’un intérêt inestimable sont attribués à Abdias le prosélyte normand. Ce descendant d’une famille noble de Normandie, destiné à l’état de clerc, apprit probablement la notation neumatique dans un monastère. Attiré par le judaïsme, il se convertit en 1102 ; puis il séjourna dans différentes communautés juives d’Orient (Babylonie, Syrie, Palestine) jusqu’en 1121. Par la suite, on retrouve sa trace en Égypte où il fréquente l’ancienne synagogue Ben Ezra de Fostat, située aujourd’hui dans la banlieue du Caire. C’est dans la genizah de cette synagogue que l’on retrouve en 1918, puis en 1965, deux folios provenant d’un recueil de chants synagogaux et contenant la notation musicale d’une cantillation biblique et de deux piyyutim.
Ces deux dernières pièces, Mi al har h’orev et wa-eda mah, ont peut-être été composées par Abdias lui-même ; elles sont écrites dans le style du chant monodique occidental du Moyen Age. La cantillation Baroukh Haguever, quant à elle, comporte cinq versets bibliques (Jérémie, XVII, 7 ; Proverbes, III, 5-6-13 et Job, 5-17) et relève d’une tradition musicale fort ancienne puisque cette mélodie s’est conservée jusqu’à nos jours dans la tradition orale des communautés juives orientales de Syrie, de Djerba ainsi que chez les Juifs d’Italie.
A un niveau plus populaire, des ménestrels, troubadours, trouvères ou minnesänger juifs parcouraient les pays d’Europe et se livraient à leur art devant un public composé indifféremment de juifs et de non-juifs. Ils exécutaient des chants poétiques en tout point semblable à ceux de leurs collègues non-juifs. Lorsqu’ils se produisaient devant une assemblée juive, ils ajoutaient à leur répertoire quelques sujets tirés de la Bible ou du Midrash qu’ils chantaient dans la langue vernaculaire. On a ainsi retrouvé dans la genizah du Caire le carnet d’un ménestrel juif, datant de 1382, contenant la notation de chants d’inspiration profane ou sacrée avec des paroles allemandes écrites en caractères hébraïques.
Au XIIIe siècle, dans le nord de la France, les chansons des communautés juives utilisaient les mélodies des chansons des trouvères. La langue d’oïl et l’hébreu se mêlaient alors intimement, notamment dans les poésies religieuses (piyyoutim), les chansons de mariage ou de circoncision.
Les recherches des paléographes Colette Sirat, puis Judith Schlanger, ont permis de retrouver dans des manuscrits hébraïques plusieurs de ces chants, dont deux au moins portaient en marge le titre de la chanson de trouvère sur laquelle était chanté le texte (Voir livret du CD Juifs et Trouvères)
Dans la péninsule ibérique, de nombreux musiciens juifs étaient employés dans les différentes cours des dignitaires chrétiens ou arabes. Les rois chrétiens d’Espagne tenaient les musiciens juifs en haute estime ; les comptes de la Cour attestent notamment des rémunérations importantes et du prestige acquis par ces derniers entre le XIVe et le XVIe siècle.
Même s’il reste peu de traces de cette histoire de la musique juive moyenâgeuse, ces divers témoignages démontrent que les juifs d’hier n’étaient pas si différents de ceux d’aujourd’hui : ils aimaient la musique, la pratiquaient parfois même de manière professionnelle, aussi bien dans le domaine profane que religieux.
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Des mélodies médiévales juives du XIe siècle – ‘Le 07h43’ – Enregistrement de 1 minutes 32 - 26 avril 2016 - France Inter
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Le 07h43 dans le 7/9 par Marc Fauvelle (7h43 - 26 Avril 2016) http://www.franceinter.fr/emission-le... Retrouvez toutes les chroniques de Marc Fauvelle sur www.franceinter.fr
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Chansons juives : 12 titres - Volume 1 – Enregistrement de 34:54 - Coppelia Olivi - 23 mars 2018
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Yossel Yossel - Lomir Ale In Eynem - Oyfn Pripet Shik - Tzena Tzena Tzena - The Ballad of Abigaïl - Osse Shalom - Hatikva - Hymn - Rabbis Dance - Reyzele - Rozhinkes Mit Mandlen - Skotshne Interprétées par The Jewish Starlight Orchestra. Les plus belles musiques et chansons Yiddish de toujours.
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Musique 7 titres : {{}}
Yossel yossel Gerry Buikman and His Orchestra Jewish Songs and Music (The Best Of)
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Oyfn Pripetshik The Jewish Starlight Orchestra Jewish Songs and Music (The Best Of)
zena Tzena TzenaThe Jewish Starlight Orchestra Jewish Music and Songs (The Best Of Traditional)
Osse Shalom The Jewish Starlight Orchestra Jewish Music and Songs (The Best Of Traditional)
The Ballad of Joshua The Jewish Starlight Orchestra Jewish Music and Songs (The Best of Traditional)
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Et pour finir en gaîté > Little Girl Asks If I know ’Hava Nagila’ and Her Dad Steals The Show - Karolina Protsenko Violin - 03 octobre 2024 #karolinaprotsenkoviolin #violin - My violin cover of Jewish folk song ’Hava Nagila’ with @DangelMusic07 . His daughter Eva asks if I know ’Hava Nagila’ and her dad steals the show. I hope you like it. Source : https://www.youtube.com/watch?v=uf6X6L7cBX8&list=RDMM
Hava Nagila, parfois orthographié Hava Naguila, en français, est une chanson folklorique en hébreu qui signifie « réjouissons-nous ». Elle est utilisée comme métonymie du judaïsme. [réf. nécessaire] Bien que la mélodie soit d’origine ancienne et populaire, les paroles ont probablement été écrites en 1918 pour célébrer la victoire britannique en Palestine pendant la Première Guerre mondiale et aussi la Déclaration Balfour de 1917. Ces paroles sont inspirées du verset Psaumes 118 : 24 : « C’est ici le jour que l’Éternel a fait ; égayons-nous et réjouissons-nous en lui ! »… - Source
Collecte de documents et agencement, traductions, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 30/03/2025
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