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"Le gouvernement français lance un plan d’adaptation avec 52 mesures pour préparer la France à supporter un réchauffement de 4°C, dont un financement pour les communes littorales affectées par le recul du trait de côte - Débats" par Jacques Hallard
samedi 29 mars 2025, par
ISIAS Climat Politique Adaptation
Le gouvernement français lance un plan d’adaptation avec 52 mesures pour préparer la France à supporter un réchauffement de 4°C, dont un financement pour les communes littorales affectées par le recul du trait de côte - Débats
Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 25/03/2025
Plan du document : Humour Préambule Introduction Sommaire Auteur
Mais pourquoi les riches devraient-ils faire plus d’efforts que les autres pour le climat ? »
In « Mais pourquoi les riches devraient-ils faire plus d’efforts que les autres pour le climat ? » - Par Marie Astier– Source : https://reporterre.net/Mais-pourquoi-les-riches-devraient-ils-faire-plus-d-efforts-que-les-autres-pour
Illustration_adaptation Photo JSL /© Gilles Macagno
Illustration Adaptation - Photo JSL /© Gilles Macagno - In Dérèglements climatiques - Comment les organismes s’adaptent - Avec le changement climatique, les êtres vivants sont amenés à vivre dans des conditions nouvelles. Comprendre comment ils y répondent fait l’objet de recherches multiples et complexes. Le Bien Public - 11 juin 2022 à 22:21 - « Tous les organismes, végétaux comme animaux, sont adaptés à une enveloppe thermique : pendant des milliers d’années, ils ont évolué dans un environnement à une certaine température. Toute variation les touche forcément. Trois grands types de réponses s’observent pour y faire face. D’une part, la traque à l’habitat : les organismes se déplacent en altitude ou en latitude afin de retrouver des températures similaires à leur enveloppe thermique d’origine. D’autre part, la micro évolution directe : certains traits d’histoire de vie (notamment leur physiologie) se modifient sous l’effet de nouvelles pressions de sélection. Mais … cette plasticité reste limitée... – A lire par ici > https://www.bienpublic.com/environnement/2022/06/11/dereglements-climatiques-comment-les-organismes-s-adaptent
S’adapter dès maintenant aux conséquences du changement climatique - Armelle Barroux - Publié le 04/02/2025 -
S’adapter dès maintenant aux conséquences du changement climatique
© Cambon - Inondations, incendies, canicules, sécheresses… de plus en plus d’événements climatiques extrêmes ou ponctuels affectent notre quotidien. Des changements que les associations sont encouragées à prendre en compte pour leur propre pérennité à moyen et long terme. Les conséquences du changement climatique n’affectent pas toutes les associations de la même manière. Cela dépend des activités proposées, des lieux occupés, des structures, équipements et matériels utilisés, des moments de la journée ou de l’année où se tiennent les événements. Pour autant, toutes sont ou seront touchées d’une manière ou d’une autre. Au sein de l’association, tout le monde n’a pas nécessairement la même conscience des enjeux concernant le devenir de sa structure face au changement climatique et l’importance d’agir pour anticiper ses conséquences. Si elle souhaite mettre en place une démarche pour limiter ses impacts et amoindrir sa vulnérabilité, il est important qu’un maximum de personnes soient sensibilisées et acquises à la cause. C’est un préalable nécessaire pour que les changements opérés soient bien vécus et soutenus par ses membres… - A lire par ici < https://www.associationmodeemploi.fr/article/s-adapter-des-maintenant-aux-consequences-du-changement-climatique.77352
Quelques précisons préliminaires
Quelles sont les principales conséquences du changement climatique ? - Le changement climatique peut aggraver l’érosion, la diminution de la teneur en matières organiques, la salinisation et la perte de biodiversité des sols, les glissements de terrain, la désertification et les inondations….
L’adaptation écologique est une composante majeure de l’évolution des espèces formant la grande diversité du vivant sur Terre et expliquant l’ajustement apparent entre les traits des organismes et le milieu où ils vivent….
Qu’est-ce que l’adaptation ? - L’adaptation au changement climatique, définie au fil des rapports du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), est la démarche d’ajustement au climat actuel ou attendu, qu’il s’agisse de la variabilité climatique mais aussi des évènements climatiques extrêmes.
Qu’est-ce que le principe d’adaptation ? - La fonction d’adaptation est alors un principe d’organisation qui permet de comprendre les relations entre les parties du système et le système lui-même. Elle porte sur l’ensemble des moyens auxquels le système et ses membres doivent recourir dans la poursuite des buts.
Quels sont les principaux objectifs de l’adaptation en France ? - Premier plan de cette ampleur publié dans l’Union européenne, les mesures préconisées concernaient tous les secteurs d’activité autour de 4 objectifs : protéger les personnes et les biens ; éviter les inégalités devant les risques ; limiter les coûts et tirer parti des avantages ; préserver le patrimoine naturel.
France - Le plan national d’adaptation au changement climatique s’appuie sur une trajectoire de hausse des températures moyennes de 4°C d’ici 2100, avec un palier à 2°C en 2030 et à 2,7°C en 2050.
Le trait de côte est par définition la limite, la zone de contact entre la terre et la mer. Il représente un objet géographique théorique, simple et utile, dont on compare la position dans le temps à des fins de compréhension des dynamiques et de gestion de la frange côtière.11 janvier 2023
Ce dossier revient encore sur le sujet du réchauffement climatique avec des actualités sur le nouveau plan national d’adaptation au changement climatique français dans un contexte maussade pour l’écologie… avec deux autres documents concernant les leçons de la consultation publique (‘banquedesterritoires.fr’), d’une part, et un entretien portant sur les vérités qui dérangent, du plus grand expert mondial de l’énergie, à savoir : « Vaclav Smil, né le 9 décembre 1943 à Plzeň (Protectorat de Bohême-Moravie), est un chercheur et analyste politique canadien d’origine tchèque. En 2006, il a rédigé 23 livres sur différents sujets, dont l’énergie et l’environnement en Chine. Il affirme s’intéresser aux sujets interdisciplinaires [1]…
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/15/Vaclav-smil.jpgPortrait de Vaclav Smil, vers 2010. Source
Information récente : A quoi ressemblerait une France à + 4 °C : plus de canicules, de « nuits tropicales » et de pluies intenses - Dans un rapport publié jeudi, Météo-France décrit le futur climatique du pays si les politiques climatiques actuelles se poursuivent. « C’est un autre pays qui nous est raconté », prévient le climatologue Davide Faranda. Par Audrey Garric - Publié le 20 mars 2025 à 16h00, modifié à 17h37 – ‘Le Monde’ - PlanèteClimat< https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/03/20/secheresses-canicules-et-pluies-diluviennes-le-grand-bouleversement-d-une-france-a-4-c_6583877_3244.html
Note de Davide FARANDA -
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A propos de moi - Je suis Directeur de recherche CNRS (permanent) en sciences du climat au laboratoire LSCE de l’Université Paris-Saclay, et chef d’équipe du groupe ESTIMR. Mon expertise principale est l’attribution des événements météorologiques extrêmes au changement climatique. Depuis septembre 2017, je suis également chercheur externe au London Mathematical Laboratory, Londres, Royaume-Uni et au Laboratoire de Météorologie Dynamique de l’Ecole Normale Supérieure à Paris. 🏢LSCE, CEA Sacaly, Bat 714 – Piece 1007 Orme des Merisiers, 91191 Gif-sur-Yvette - 📞 0169088541 - davide.faranda@lsce.ipsl.fr 📕Publications 🧑🎓Curriculum Vitae🔎Research Projects 🧑🏻💻Blog 👨🏫Googlescholar
Les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après
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- Le gouvernement français dévoile le nouveau plan national d’adaptation au changement climatique dans un contexte maussade pour l’écologie – Par Romain David - Publié le 10/03/2025 à 18:34 Mis à jour le 10/03/2025 à 18:34 - Document ‘publicsenat.fr’
- Face au changement climatique, Agnès Pannier-Runacher annonce la création d’une réserve civile – Par Marie Haynes - 10/03/2025 12:04 Actualisé le 10/03/2025 12:09 Document ‘huffingtonpost.fr’
- Adaptation de la France au changement climatique - Publié le 20 décembre 2018 - Mis à jour le 10 mars 2025 - Document officiel ‘ecologie.gouv.fr’
- Changement climatique : le gouvernement lance un plan d’adaptation pour préparer la France à un réchauffement de 4°C – Article rédigé par franceinfo avec AFP France Télévisions - Publié le 10/03/2025 08:11 Mis à jour le 10/03/2025 08:18 - Document ‘francetvinfo.fr’
- Climat : les 52 mesures pour adapter la France à + 4 °C de réchauffement prêtes à être mises en œuvre - Par Matthieu Goar - Publié le 10/03/2025 07h59, modifié à 08h22
- Température de +4°C en 2100 en France : le plan national d’adaptation au changement climatique lancé ce lundi - Par Le Figaro avec AFP - Publié le 10 mars à 05h01, mis à jour le 10 mars à 09h53
- Plan national d’adaptation au changement climatique : les leçons de la consultation publique - Publié le 11 février 2025par Anne Lenormand, Localtis -Environnement – Document ‘banquedesterritoires.fr’
- Entretien - Les vérités qui dérangent sur le climat du plus grand expert mondial de l’énergie - Document ‘marianne.net/agora’ - Propos recueillis par Etienne Campion - Publié le 18/03/2025 à 18:30
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Retour au début de l’introduction
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Le gouvernement français dévoile le nouveau plan national d’adaptation au changement climatique dans un contexte maussade pour l’écologie - Par Romain David- Publié le 10/03/2025 à 18:34 Mis à jour le 10/03/2025 à 18:34 - Document ‘publicsenat.fr’
Agnès Pannier-RunacherMinistre de la Transition écologique
Ce plan qui s’articule autour de 52 mesures, vise à adapter les territoires, l’économie et plus généralement la société à une hausse des températures de 4°C d’ici la fin du siècle. Sa présentation intervient dans un contexte de remise en cause de nombreuses politiques écologiques, à la fois bousculées par les impératifs budgétaires et l’actualité internationale.
Attendu depuis plus d’un an, le troisième plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC) a finalement été présenté par le gouvernement ce lundi 10 mars. Ce document d’une cinquantaine de pages, essentiellement élaboré sous Élisabeth Borne et Gabriel Attal, fixe une série d’objectifs destinés à renforcer la prise en compte des enjeux d’adaptation climatique dans l’ensemble des politiques publiques, de la santé au logement, en passant par le travail, l’agriculture et l’urbanisme. L’ex-Premier ministre, Michel Barnier, en avait dévoilé une première mouture en octobre, qui a par la suite été soumise à consultation publique. Mais entretemps, la censure, les coupes budgétaires puis, ces dernières semaines, l’actualité internationale avec la spectaculaire remise en cause par Donald Trump de l’ordre mondial en place depuis la fin de la Guerre froide, semble avoir remisé la question écologique dans les fins fonds du débat public.
« Le dérèglement climatique n’est pas, comme voudraient nous le faire croire certains populistes, une vue de l’esprit », a martelé Agnès Pannier-Runacher, la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche, lors de la conférence de présentation. Alors que sa principale préoccupation est désormais de ramener ce sujet au centre du jeu, la locataire de l’hôtel de Roquelaure a longuement insisté surle poids de la facture climatique dans un contexte ou les défis budgétaires s’accumulent. Si la France s’est engagée à ramener ses comptes publics dans le vert d’ici 2029, elle va aussi devoir supporter la hausse annoncée par Emmanuel Macron des dépenses militaires face à la menace russe.
52 mesures pour encaisser une augmentation de 4°C des températures moyennes{{}}
« Sans action corrective, le coût des sinistres climatiques pourrait doubler au cours des 30 prochaines années », a averti Agnès Pannier-Runacher. « Ce coût additionnel est évalué à 140 milliards d’euros d’ici 2050. La France pourrait perdre jusqu’à 10 points de PIB sur une hypothèse – plutôt optimiste – de réchauffement climatique à 2°C au niveau mondial », a-t-elle expliqué. À titre d’exemple : sur la période 2015-2020, l’impact sanitaire des vagues de chaleur dans l’Hexagone a représenté une dépense estimée entre 22 et 37 milliards d’euros.
Le plan national d’adaptation au changement climatique s’appuie sur une trajectoire de hausse des températures moyennes de 4°C d’ici 2100, avec un palier à 2°C en 2030 et à 2,7°C en 2050. Le gouvernement entend faire de cette trajectoire, élaborée à partir des données du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), une référence juridique dans les documents d’urbanisme.
52 mesures ont été listées par l’exécutif, elles devront désormais être déclinées dans les territoires. Parmi elles, l’augmentation de 75 millions d’euros du fonds Barnier, qui se verra ainsi porté à 300 millions d’euros cette année. Lancé en 1995, ce fonds est destiné à accompagner collectivités et entreprises dans la prévention des risques naturels majeurs. Une enveloppe de 30 millions est prévue pour la prévention du retrait-gonflement des sols argileux. Les agences de l’eau pourront mobiliser un milliard d’euros en faveur de l’adaptation au changement climatique, dont près de 40 % fléchés en direction de solutions fondées sur la nature.
Le plan prévoit aussi des changements dans les règles de rénovation des logements pour les adapter aux canicules, la chasse aux îlots de chaleur dans les grandes agglomérations, ou encore un renforcement de l’accompagnement des exploitations agricoles et de la filière agro-alimentaire vers des modèles bas-carbone. L’une des mesures phares est la création d’une réserve civile « pour l’adaptation au changement climatique et la gestion d’évènements climatiques majeurs ».
Sale temps pour l’écologie{{}}
« Avec ce PNACC, demain, les collectivités, les grandes entreprises, les normes de construction… tout le monde devra intégrer cette trajectoire de plus 4°C », salue le sénateur écologiste Ronan Dantec, lui-même auteur d’un rapport sur l’adaptation aux dérèglements climatiques. « Dans un contexte qui n’est vraiment pas terrible pour l’écologie, c’est quand même une belle avancée même si ce plan tient plus de la cohésion sociale face au défi climatique que d’une véritable politique environnementale », souligne l’élu.
Fin février, Marine Tondelier, la secrétaire générale des Ecologistes attribuait au « syndrome de l’autruche » le recul de l’écologie dans le débat public, invoquant une forme de découragement face à l’ampleur du défi à relever. « Les neuroscientifiques ont démontré que le cerveau humain n’était pas apte à encaisser ce risque parce qu’il est trop énorme, trop immédiat, qu’on a l’impression de ne pas avoir prise puisque même si on arrête de conduire, de consommer, même de respirer, la planète sera toujours en danger », avait-elle expliqué sur France Inter. « Il y a un truc qui plonge certains dans l’éco-anxiété, d’autres dans le déni, dans la culpabilité, tout ça est extrêmement compliqué mais enfin ce n’est pas parce que c’est compliqué qu’il ne faut pas s’en occuper. »
Mais au-delà des explications psychologiques, de nombreux éléments conjoncturels sont venus percuter de plein fouet la place accordée à l’écologie dans les politiques publiques ces derniers mois, au point de donner l’impression d’une variable d’ajustement.
Après le dérapage inédit du déficit en 2024, le budget 2025 prévoit plus de 23 milliards de coupes dans les dépenses publiques, avec notamment le gel du Fonds Vert, des aides à l’achat de véhicules électriques divisées par trois ou encore le budget de MaPrimeRénov, destiné à financer les travaux de rénovation énergétique, amputé de moitié. Au Sénat, Jean-François Husson, le rapporteur (LR) général du budget, ne décolère pas contre la décision du gouvernement de limiter l’enveloppe du fonds territorial climat à 100 millions d’euros contre les 200 initialement prévus. « Si la ministre pense qu’elle va s’asseoir sur le vote des parlementaires… », tempête l’élu auprès de Public Sénat.
De son côté, l’exécutif veut voir le verre à moitié plein, rappelant que l’ensemble des dépenses consacrées à l’écologie dans la loi de finances est en augmentation de 650 millions d’euros par rapport à l’année dernière. « Et même de 3 milliards par rapport à ce qui a réellement été dépensé en 2024 », a fait valoir Agnès Pannier-Runacher sur le plateau de LCP.
Un rejet grandissant des normes{{}}
« La ministre se retrouve dans une situation délicate. Sa priorité, c’est de maintenir un budget alors que l’on sent bien que l’on a un Premier ministre qui ne porte pas vraiment ces sujets », décrypte Ronan Dantec. Le 17 février, Antoine Peillon, a annoncé démissionner de son poste à la tête du secrétariat général à la planification écologique, une structure chargée de coordonner les politiques écologiques du gouvernement et de veiller à la pleine mobilisation de ministères, mais qui a perdu de son poids politique depuis qu’elle n’est plus rattachée à Matignon, une rupture qui s’est opérée avec Michel Barnier. « En vérité, le repli sur les questions écologiques a commencé sous Gabriel Attal, au moment de la crise des agriculteurs », pointe Ronan Dantec.
C’est cette même grogne du monde rural qui a poussé à la refonte du projet de loi d’orientation agricole. Adopté le 20 février, juste avant l’ouverture du Salon de l’Agriculture, ce texte, très largement remanié par la droite sénatoriale, s’attaque à de nombreuses normes environnementales. Au point que le sénateur Yannick Jadot a dénoncé durant les débats – parfois houleux – « un négationnisme » face à l’effondrement de la biodiversité. Et la majorité sénatoriale entend bien récidiver cette semaine avec la proposition de loi « Trace », qui vise à assouplir la trajectoire de réduction d’artificialisation des sols, le fameux ZAN, dont la Chambre haute dénonce depuis plusieurs années le carcan.
« J’ai toujours dit qu’il fallait faire des politiques écologiques et environnementales l’une de nos grandes priorités, mais ce qui a fini par nuire à l’écologie dans le débat public ces dernières années, c’est le dogmatisme et l’approche sectaire. Peut-être aurait-il fallu davantage trouver des moments de transition pour parvenir à emmener tout le monde vers le même objectif », estime Jean-François Husson.
« Il y a eu une erreur évidente, commise par l’ensemble des mouvements écologistes, c’est de ne pas avoir compris que le discours sur la transition était inaudible, et même perçu comme une agression, par toute une classe moyenne qui n’est pas forcément la plus précaire, mais qui n’a pas les moyens des grandes villes et qui a dû se battre pour pouvoir profiter d’un mode de vie aujourd’hui pointé du doigt », concède Ronan Dantec, cofondateur du mouvement Territoire44.
Vers un nouvel ordre mondial{{}}
La tendance ne concerne pas que la France mais l’ensemble de l’Union européenne, avec la multiplication des attaques contre le Greendeal, le pacte vert européen, dans le viseur notamment des extrêmes-droites européennes. Outre-Atlantique, l’administration Trump, après s’être retirée une seconde fois de l’accord de Paris sur le climat, est désormais en train de tordre le cou au « Green New Deal », la politique de transition énergétique voulu par Joe Biden.
« La nécessité pour l’Europe de réaffirmer un discours de défense doit nous pousser à faire certains choix. Au bout d’un moment, tout ne peut pas être constamment prioritaire », relève Jean-François Husson. « Nous avons déjà réduit la voilure sur beaucoup de choses. Il n’est pas question d’abandonner l’écologie, mais sans doute faudra-t-il redéfinir ce qu’il est possible de faire ou non, sans nécessairement renoncer à nos objectifs, et en nous concentrant sur ce qui fonctionne. »
Pour aller plus loin : Agnès Pannier-RunacherClimatEcologieRéchauffement Climatique
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Face au changement climatique, Agnès Pannier-Runacher annonce la création d’une réserve civile – Par Marie Haynes - 10/03/2025 12:04 Actualisé le 10/03/2025 12:09 Document ‘huffingtonpost.fr’ Politique
La ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a présenté le troisième PNACC et dévoilé des mesures pour préparer la France à un réchauffement climatique à + 4 °C.
La ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher à l’Assemblée nationale le 22 octobre 2024. (Photo by Alain JOCARD / AFP)ALAIN JOCARD / AFP
La ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher à l’Assemblée nationale le 22 octobre 2024. (Photo by Alain JOCARD / AFP)
ÉCOLOGIE - S’investir pour la défense de son pays… ou pour le climat. Ce lundi 10 mars, la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runachera annoncé le lancement « d’une mission sur la mise en œuvre d’une réserve civile pour le changement climatique et la gestion d’évènements climatiques majeurs », en coopération avec le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau.
Cette annonce fait partie des 52 mesures du troisième plan gouvernemental d’adaptation au changement climatique – PNACC, longtemps repoussé – qui doit permettre à la France de s’adapter à une hausse des températures de 4 °C à l’horizon 2100. La ministre a défendu un plan qui a pour but d’« anticiper les risques et mieux les connaître, investir dans nos infrastructures, et préparer nos concitoyens », surtout dans les territoires spécifiques que sont les littoraux, la montagne et la forêt mais aussi concernant l’agriculture.
Des objectifs qui passent notamment par le renforcement des moyens financiers alloués aux collectivités locales, mais aussi par une plus grande implication des citoyens. La création d’une réserve civile, doit, selon la ministre, permettre de « transmettre une culture du risque », qui existe déjà dans certains territoires d’outre-mer où « chaque citoyen connaît les gestes et les précautions à avoir » lors de catastrophes naturelles.
« Transmettre une culture du risque »{{}}
Encore au stade de projet, cette réserve serait « sous l’égide des maires mais avec une formation qui peut être apportée de manière transversale par les acteurs de la sécurité civile et les préfectures ». Une formation dont les crédits alloués doivent encore être déterminés.
Alors que le budget 2025 et les tensions géopolitiques ont relégué la politique écologique au second plan, la ministre a tenté de faire une place à l’écologie en insistant sur « l’enjeu de souveraineté » qu’elle pose. « Avoir une politique écologique, c’est renforcer notre indépendance, a-t-elle glissé, et d’autre part, faire en sorte de ne pas être dans des logiques de prédation de territoires comme certains pays semblent aujourd’hui se mettre. »
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Adaptation de la France au changement climatique - Publié le 20 décembre 2018 - Mis à jour le 10 mars 2025 - Document officiel ‘ecologie.gouv.fr’
Sommaire{{}}
- 3e Plan national d’adaptation au changement climatique
- Fiches mesures du PNACC-3
- Qu’est-ce que l’adaptation ?
- Politique nationale d’adaptation au changement climatique
- Centre de ressources sur l’adaptation au changement climatique
La démarche d’adaptation, enclenchée au niveau national par le ministère de l’Environnement à la fin des années 1990, est complémentaire des actions d’atténuation. Elle traite des conséquences du changement climatique.
3e Plan national d’adaptation au changement climatique
Pour avancer de manière coordonnée sur le sujet de l’adaptation au changement climatique, la France s’est dotée d’une trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC). Définie à partir du scénario tendanciel, elle doit servir de référence à toutes les actions d’adaptation menées en France.
Le 3e Plan national d’adaptation au changement climatique, publié le 10 mars 2025, a ainsi pour socle la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique.
Le PNACC prévoit un ensemble d’actions concrètes pour adapter notre territoire, Hexagone et Outre-mer, aux impacts visibles et attendus du changement climatique : canicules, inondations, sécheresses, retrait-gonflement des argiles, érosion côtière, feux de forêt, perte de biodiversité, etc. Il a pour objectifs de protéger la population et de construire la résilience de la société française. Il s’agit d’adapter nos modes de vie, notre économie, nos infrastructures et nos décisions politiques en intégrant le climat futur dans l’ensemble de la planification écologique.
Ce plan a été élaboré en associant l’ensemble des parties prenantes : collectivités territoriales, État et opérateurs, organisations syndicales, filières économiques et associations. Ses mesures ont été discutées au sein de quatre groupes de travail – territoires, biodiversité, économie, normes techniques – qui se sont réunis de juillet à décembre 2023. Une consultation publique volontaire a ensuite été organisée du 25 octobre au 27 décembre 2024 sur la base du projet élaboré par les groupes de travail. Elle a permis d’enrichir le document des contributions de citoyens et d’acteurs publics et privés avant son adoption définitive. Le projet de plan a également été soumis à l’avis du Conseil national de la transition écologique le 28 janvier 2025.
Fiches mesures du PNACC-3 < {{}}
Télécharger Synthèse de la consultation publique sur le PNACC PDF – 3.53 Mo
Télécharger Présentation : La France s’adapte. Vivre à + 4°C PDF – 1.87 Mo
Qu’est-ce que l’adaptation ?{{}}
L’adaptation au changement climatique, définie au fil des rapports du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), est la démarche d’ajustement au climat actuel ou attendu, qu’il s’agisse de la variabilité climatique mais aussi des évènements climatiques extrêmes.
Concrètement, il s’agit de limiter les impacts du changement climatique et les dommages associés sur la population, les activités socio-économiques et sur la nature. Les politiques publiques d’adaptation ont pour objectifs d’anticiper les impacts à attendre du changement climatique, de limiter leurs dégâts éventuels en intervenant sur les facteurs qui contrôlent leur ampleur (par exemple, l’urbanisation des zones à risques) et de profiter des opportunités potentielles.
La démarche d’adaptation, qui agit sur les conséquences du changement climatique, est complémentaire des actions d’atténuation qui visent à réduire les causes du changement climatique, c’est-à-dire les émissions de gaz à effet de serre.
L’atténuation cherche à limiter les causes du Changment climatique, l’adaption cherche à gérer ses effets
Meem/Onerc
La mal-adaptation{{}}
On utilise également le concept de mal-adaptation pour désigner un changement opéré dans les systèmes naturels ou humains qui font face au changement climatique et qui conduit (de manière non intentionnelle) à augmenter la vulnérabilité au lieu de la réduire.
Une situation de mal-adaptation correspond à l’une des situations suivantes :
- utilisation inefficace de ressources comparée à d’autres options d’utilisation (par exemple, le recours massif à la climatisation au lieu de l’investissement dans l’isolation) ;
- transfert incontrôlé de vulnérabilité : d’un système à un autre, mais également d’une période à une autre ; réduction de la marge d’adaptation future (mesures qui limitent la flexibilité éventuelle, par exemple, plantation d’essences d’arbres à rotation longue) ;
- erreur de calibrage : sous-adaptation ou adaptation sous-optimale (par exemple, une digue de protection n’a pas été suffisamment rehaussée).
Dans le contexte d’incertitude de la prise de décision en matière de changement climatique, l’erreur de calibrage est un axe potentiel important de mal-adaptation.
Prendre la mesure du risque de mal-adaptation, c’est notamment privilégier le choix de stratégies « sans regret », qui permettent de réduire la vulnérabilité au changement climatique et qui gardent des avantages quelles que soient les évolutions climatiques.
Les activités de renforcement des capacités d’adaptation sont souvent considérées comme des mesures « sans regret » dans la mesure où elles rendent la société moins vulnérable à un ensemble de pressions (y compris à la variabilité climatique), quel que soit le niveau effectif du changement.
Politique nationale d’adaptation au changement climatique{{}}
La France est l’un des pays les plus avancés en matière de planification de l’adaptation au changement climatique.
Sélection de ressources{{}}
Centre de ressources sur l’adaptation au changement climatique{{}}
Action phare du deuxième plan national d’adaptation au changement climatique, le Centre de ressources sur l’adaptation au changement climatique a été présenté lors de l’édition 2020 du Salon des maires et des collectivités locales.
Conçu pour accompagner tous les acteurs de l’adaptation au changement climatique, ce nouveau centre de ressources donne accès à des informations personnalisées sur la réalité du changement climatique, ses enjeux et les solutions existantes. Il permet d’outiller tous les acteurs et de les mettre en capacité d’agir au moyen de cinq parcours utilisateurs (élu, technicien de collectivité, particulier, acteur économique, bureau d’études). Tous les thèmes de l’adaptation au changement climatique y sont traités.
Des pages spécifiques regroupent les informations régionales (cartographie des initiatives locales, répertoire des acteurs locaux, etc.).
Un moteur de recherche offre des accès à différentes ressources : rapports, fiches, guides, synthèses, projets de recherche, etc.
Le Centre de ressources propose à tous une sélection d’actualités et de formations.
Des liens sont faits vers les projections climatiques locales réalisées par les chercheurs français : DRIAS, ClimatHD, …
Centre de ressources sur l’adaptation au changement climatique
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Source : https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/adaptation-france-changement-climatique
Changement climatique : le gouvernement lance un plan d’adaptation pour préparer la France à un réchauffement de 4°C – Article rédigé par franceinfo avec AFP France Télévisions - Publié le 10/03/2025 08:11 Mis à jour le 10/03/2025 08:18 - Document ‘francetvinfo.fr’
Une cinquantaine de mesures sont au programme. L’ensemble est jugé insuffisant par plusieurs observateurs, qui mettent notamment en cause son financement.
Des maisons et bâtiments inondés à Bourg-des-Comptes (Ille-et-Vilaine), le 3 mars 2025. (GLAZ / REMI LEMENICIER / HEMIS.FR / AFP)
Des maisons et bâtiments inondés à Bourg-des-Comptes (Ille-et-Vilaine), le 3 mars 2025. (GLAZ / REMI LEMENICIER / HEMIS.FR / AFP)
Une poignée de degrés, mais des risques gigantesques. Pour préparer la France à un réchauffement de 4°C, le gouvernement présente lundi 10 mars son troisième plan national d’adaptation au changement climatique (Pnacc), plusieurs fois retardé. La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, doit dévoiler la ’version finalisée’ de ce plan comportant un ’ensemble d’actions concrètes pour adapter notre territoire’ à l’évolution du climat, selon le gouvernement.
Parmi la cinquantaine de mesures du projet présentées en octobre figure le renforcement du fonds Barnier, créé en 1995 pour aider collectivités, petites entreprises et particuliers à financer les travaux nécessaires pour réduire leur vulnérabilité aux catastrophes naturelles, pour le porter à 300 millions d’euros. Un montant insuffisant, a déjà commenté France Assureurs.
En parallèle, le gouvernement veut renforcer les protections pour les travailleurs exposés aux canicules, mener différentes études pour mieux adapter les transports et exploitations agricoles, faire évoluer les règles de rénovation des logements ou encore mieux protéger de grands sites culturels français comme la tour Eiffel ou le Mont-Saint-Michel.
Des incertitudes sur la mise en œuvre{{}}
Si ce plan présente ’un certain nombre de bonnes intentions’, il se ’heurte au fait qu’on ne sait pas si elles sont financées et comment elles sont pilotées’, a commenté auprès de l’AFP Nicolas Richard, vice-président de France Nature environnement (FNE). ’Il montre la bonne direction mais il lui manque une tête et des jambes’, regrette-t-il.
Attendu depuis fin 2023, le Pnacc avait été annoncé comme un des axes majeurs de la stratégie du gouvernement Borne pour lutter contre le réchauffement climatique, en complément de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Mais il n’avait cessé d’être repoussé au gré de diverses échéances politiques, jusqu’à la dissolution de juin 2024 qui l’avait une nouvelle fois différé.
A cette époque, le Haut Conseil pour le climat avait jugé que le pays n’était pas à la hauteur, réclamant un ’changement d’échelle dans l’adaptation’. Quelques mois plus tôt, la Cour des comptes avait pressé les pouvoirs publics de ’prendre conscience’ de l’urgence de s’attaquer à ce chantier, qui exige selon elle un ’mur d’investissements’.
Climat : les 52 mesures pour adapter la France à + 4 °C de réchauffement prêtes à être mises en œuvre - Par Matthieu Goar - Publié le 10/03/2025 07h59, modifié à 08h22
Le gouvernement présente lundi la version finale du plan national d’adaptation au changement climatique, qui vise à préparer les secteurs économique et social. Le littoral, la montagne, les secteurs agricole et forestier sont en première ligne.
A lire sur ce site : https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/03/10/climat-les-52-mesures-pour-adapter-la-france-a-4-c-de-rechauffement-pretes-a-etre-mises-en-oeuvre_6577743_3244.html
Température de +4°C en 2100 en France : le plan national d’adaptation au changement climatique lancé ce lundi - Par Le Figaro avec AFP - Publié le 10 mars à 05h01, mis à jour le 10 mars à 09h53
Attendu depuis fin 2023, le plan avait été annoncé comme un des axes majeurs de la stratégie du gouvernement Borne pour lutter contre le réchauffement climatique, en complément de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre…
A lire sur ce site : https://www.lefigaro.fr/actualite-france/40c-en-2100-en-france-le-plan-national-d-adaptation-au-changement-climatique-lance-lundi-20250310
Plan national d’adaptation au changement climatique : les leçons de la consultation publique - Publié le 11 février 2025par Anne Lenormand , Localtis
Environnement – Document ‘banquedesterritoires.fr’
Le ministère de la Transition écologique a publié le 7 février 2025 la synthèse de la consultation sur le projet de troisième plan national d’adaptation au changement climatique (Pnacc3). Près de 6.000 réponses ont été recueillies et quelque 175 cahiers d’acteurs déposés sur la plateforme dédiée. De nombreuses contributions enjoignent à renforcer encore les actions d’adaptation et le ministère de la Transition écologique dit réfléchir à rendre opposable la trajectoire de référence du réchauffement à 4°C d’ici à 2100.{{}}
couverture
© Ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche et Adobe stock
Le ministère de la Transition écologique a publié ce 7 février la synthèse de la consultation sur le projet de troisième plan national d’adaptation au changement climatique (Pnacc3)(Lien sortant, nouvelle fenêtre) qui avait été présenté par Michel Barnier, alors Premier ministre, le 25 octobre dernier (lire notre article). Pour rappel, le Pnacc, qui a fait l’objet d’une consultation publique jusqu’au 27 décembre 2024, se structure en cinq axes et vise à préparer tous les pans de la société française (citoyens, collectivités territoriales, entreprises, etc.) à faire face aux effets du dérèglement climatique présents et à venir. Il est fondé sur une trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (Tracc) pour préparer le pays à trois niveaux de réchauffement - +2°C en 2030, +2,7°C en 2050 et +4°C en 2100 par rapport à l’ère préindustrielle.
La consultation, qui s’appuie sur une plateforme participative (Lien sortant, nouvelle fenêtre), visait à informer le public sur les enjeux de l’adaptation au changement climatique et à recueillir les attentes des Français pour enrichir les travaux d’élaboration du Pnacc. Le public était invité à répondre à vingt questions portant sur les cinq axes du Pnacc avec un espace d’expression libre pour chaque question. Les acteurs institutionnels – parmi lesquels les collectivités territoriales et les associations – ainsi que les entreprises avaient la possibilité de donner leur avis sur les cinq axes du Pnacc en déposant des cahiers d’acteurs en ligne.
Contributions des acteurs locaux{{}}
Le cabinet de la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, s’est félicité ce 7 février d’une ’mobilisation assez importante’, le site de la consultation ayant été visité ’plus de 50.000 fois’. 5.965 réponses au questionnaire et 175 cahiers d’acteurs(Lien sortant, nouvelle fenêtre) ont été déposés sur la plateforme, provenant d’une grande variété d’organismes - associations, collectifs de citoyens, collectivités territoriales, partis politiques, fédérations d’entreprises et syndicats. On y trouve les contributions de nombreux acteurs du monde local - Régions de France, Fédération nationale des communes forestières de France (FNCofor), ANPP-Territoires de projet, Association nationale des élus de la montagne (Anem), Fédération nationale des agences d’urbanisme (Fnau), Montpellier Méditerranée Métropole et ville de Montpellier, ville et Eurométropole de Strasbourg, région Île-de-France, Fédération des agences locales de l’énergie et du climat, Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM), département de Loire-Atlantique et de l’Association des maires de Loire-Atlantique, Les Eco Maires, Syndicat mixte Parc naturel régional Périgord Limousin, région Normandie, Nantes Métropole, Syndicat mixte pour l’assainissement et la gestion des eaux du bassin versant de l’Yerres, Réseau des agences régionales de l’énergie et de l’environnement (RARE), Fédération des parcs naturels régionaux de France, Conseil départemental de la Savoie, ville de Paris, etc.
Intégrer la trajectoire de référence et le plan dans l’ordre juridique français{{}}
L’entourage d’Agnès Pannier-Runacher retient d’abord un ’intérêt global’ des participants pour se fonder sur la Tracc pour établir le plan. Plusieurs répondants soulignent l’importance d’intégrer cette trajectoire dans l’ordre juridique français, en la rendant ’opposable’, tout comme le Pnacc. Une mission de l’IGEDD a été lancée sur le sujet, dont les conclusions — qui n’ont pas été rendues — ’semblent converger vers la possibilité de l’inscrire dans tous les plans stratégiques réglementaires’, indique le cabinet de la ministre.
La question des moyens affectés a aussi été soulevée. Sur ce sujet, l’entourage d’Agnès Pannier-Runacher se dit satisfait de voir les 75 millions d’euros supplémentaires attribués au fonds Barnier être ’confirmés’ dans le projet de loi de finances pour 2025 définitivement adopté par le Parlement, de même que la ’volonté de prioriser l’adaptation dans le fonds vert’, doté d’1,15 milliard d’euros, ’pour financer les différentes mesures éligibles du Pnacc’.
Sur le volet gouvernance, des attentes ont également été exprimées par les acteurs, souhaitant ’être associés aux études’ qui seront lancées dans le cadre du Pnacc, visant à ’établir au mieux’ les besoins d’adaptation. Quant aux indicateurs de suivi, le cabinet d’Agnès Pannier-Runacher précise qu’ils seront ’transmis’ lors de la publication du plan qui devrait intervenir ’dans le courant du mois de mars’.
Renforcements prévus sur les volets assurance, biodiversité et logement{{}}
D’ici là, le ministère de la Transition écologique compte renforcer le document sur plusieurs points, notamment en le complétant sur le volet assurantiel, l’idée étant d’impliquer les assurances dans le financement de la prévention.
Le plan sera également retravaillé pour renforcer l’apport des solutions fondées sur la nature et du ’rôle de la biodiversité dans l’adaptation’ au changement climatique. Dans son avis adopté le 28 janvier dernier, le Conseil national de la transition écologique (CNTE) a demandé qu’un ’principe de non-dégradation des écosystèmes figure dans les grands principes stratégiques’ du Pnacc mais le ministère s’y montre opposé.
Sur le volet logement, les dispositions du plan devraient être aussi revues ces prochaines semaines pour mieux tenir compte du confort d’été lors des travaux de rénovation et de performance énergétique.
Recul du trait de côte : vers un ’dispositif d’accompagnement et de financement unique’ pour les communes littorales{{}}
En matière de recul du trait de côte, le Pnacc devrait être enrichi des ’résultats du comité national du trait de côte’, le CNTC, l’objectif du ministère étant de parvenir à créer un ’dispositif d’accompagnement et de financement unique’ pour les communes littorales concernées. Dans son cahier d’acteurs, le CNTC propose la création d’un Fonds national d’adaptation au changement climatique des territoires littoraux dédié au recul du trait de côte. ’Ce fonds pérenne, qui reposerait sur le principe d’une solidarité nationale, pourrait être alimenté par différentes sources de financement : une taxe additionnelle à la DMTO à l’échelle nationale révisable tous les ans ; l’affectation d’une partie de la fiscalité de la production d’énergie éolienne en zone économique exclusive (ZEE) ; une taxe sur les plateformes d’hébergement ou encore sur les locations touristiques de courte durée et éventuellement un alignement de la taxe de séjour en mobil-home et bungalow de l’hôtellerie de plein air sur celle de l’hôtelier. Il serait mobilisé pour accompagner notamment la mise en œuvre de projets partenariaux d’aménagement littoraux (PPAL) et d’une aide au rachat des biens menacés, ainsi que pour ’augmenter la capacité d’intervention sur les ouvrages et les protections douces pour donner le temps aux collectivités de s’adapter’ et ’accompagner les ménages exposés les plus fragiles économiquement’.
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Entretien - Les vérités qui dérangent sur le climat du plus grand expert mondial de l’énergie - Document ‘marianne.net/agora’ - Propos recueillis par Etienne Campion- Publié le 18/03/2025 à 18:30
Auteur prolifique et esprit incisif, Václav Smil est l’un des plus grands spécialistes mondiaux de l’énergie. Dans ‘2050’, il rappelle une vérité essentielle : les révolutions énergétiques prennent des décennies, et les combustibles fossiles resteront dominants bien plus longtemps qu’on ne le pense. {{}}
Václav Smil est l’un des penseurs les plus influents en matière d’énergie et d’environnement. Ce scientifique tchéco-canadien, professeur émérite à l’université du Manitoba, s’est distingué par ses analyses rigoureuses et sans concession des grandes transformations énergétiques. Il est décrit comme « le plus grand expert mondial dans le domaine de l’énergie » par la revue Science, et Norman Foster le qualifie d’« auteur phénoménal qui remet les faits à leur place face aux préjugés et aux modes ».
Souvent comparé à Jean-Marc Jancovici, ce dernier affirme d’ailleurs : « Il est l’un des auteurs les plus prolifiques du monde anglo-saxon sur la place de l’énergie dans le fonctionnement du monde. [...] Je suis parvenu à des conclusions très voisines des siennes. » Auteur prolifique, Smil a publié plus de soixante ouvrages et des centaines d’articles scientifiques, abordant des sujets aussi variés que les ressources naturelles, les transitions énergétiques et leurs implications géopolitiques.
Dans ‘2050’, traduit par la jeune et prometteuse maison d’édition Arpa, il analyse les perspectives du mix énergétique mondial à l’horizon 2050, les limites des énergies renouvelables, les risques liés aux métaux rares et la difficulté d’inverser la courbe des émissions de CO₂. Un ouvrage incontournable pour comprendre les défis énergétiques à venir.
Marianne : Étant donné votre scepticisme quant à une décarbonation rapide, quel est selon vous le mix énergétique le plus réaliste pour le monde en 2050, et quelle part reposera encore sur les combustibles fossiles ?
Vaclav Simil : Les transitions prennent des décennies. Le passage du bois au charbon a duré un siècle. En 2022, les combustibles fossiles ont fourni 82 % de l’énergie mondiale, contre 86 % en 1997, mais leur utilisation absolue a augmenté de 55 %. Remplacer 500 exajoules (EJ) d’ici 2050 nécessiterait 9,4 EJ par an – soit six fois plus que la moyenne de 1,7 EJ depuis 1997. Peu probable. Le scénario des politiques déclarées de l’AIE (Agence internationale de l’énergie) prévoit 70 % de fossiles en 2050 ; j’estime plutôt 50-60 %. Les renouvelables pourraient atteindre 30-40 %, le nucléaire moins. La dépendance aux fossiles persistera – le pétrole et le gaz ne disparaîtront pas d’ici le milieu du siècle.
Vous critiquez souvent la « pensée magique » dans la politique énergétique. Quelles sont les idées fausses les plus courantes sur les énergies renouvelables que les décideurs et le public entretiennent encore ?
Les gens ignorent la physique. L’éolien et le solaire échouent lorsque la nature ne coopère pas – leur intermittence les paralyse sans stockage massif ou solution de secours. En 2022, ils ont produit 12 % de l’électricité, contre 62 % pour le charbon et le gaz. L’échelle est mal évaluée : une éolienne nécessite 500 tonnes de matériaux par MW, une turbine à gaz, 30 tonnes. Les coûts trompent – le solaire sera 9 % moins cher que le gaz d’ici 2027, mais une fois le stockage et le réseau intégrés, l’éolien offshore triple de prix. Il n’existe pas de solutions rapides.
La transition vers une énergie bas-carbone requiert d’énormes quantités de matériaux comme les métaux rares. Comment évaluez-vous les risques environnementaux et géopolitiques liés à cette dépendance ?
Les besoins matériels dépassent l’imagination.
La décarbonation nécessite 600 millions de tonnes de cuivre – soit trente ans de production. Avec un minerai à 0,6 %, cela signifie déplacer 100 milliards de tonnes de roche. Les écosystèmes en souffriront. La Chine contrôle 90 % des terres rares, 65 % du cobalt, 60 % du lithium. L’AIE prévoit une demande de lithium multipliée par 40 d’ici 2040. Toute perturbation ou l’emprise chinoise pourrait tout ralentir. L’autosuffisance est lointaine.
Que faudrait-il pour inverser la tendance historique de la hausse des émissions ?
Les émissions ont augmenté de 54 % depuis 1997 – de 25,5 à 39,3 milliards de tonnes en 2023. Pour atteindre zéro d’ici 2050, il faudrait réduire 1,45 milliard de tonnes par an, soit trois fois l’augmentation annuelle moyenne depuis 1995. L’efficacité aide – les véhicules électriques consomment 25 % de l’énergie de l’essence ; les moteurs, qui représentent la moitié de l’électricité mondiale, peuvent être améliorés.
Le nucléaire stagne – les petits réacteurs modulaires (SMR) ne sont pas prêts. Le captage du carbone atteint 45 millions de tonnes en 2023, une goutte d’eau face aux milliards nécessaires. L’agriculture, responsable de 25 % des émissions, devra évoluer. L’ampleur et la coordination rendent cette inversion improbable.
Que pensez-vous du rôle de Jean-Marc Jancovici en France, qui sensibilise activement aux mêmes questions énergétiques et climatiques que vous ? Quel est selon vous l’impact des lanceurs d’alerte climatiques, et ne devrait-on pas en avoir davantage ?
Jean-Marc Jancovici voit l’énergie comme une question de physique et non d’illusion : nos perspectives convergent. Il est peut-être plus optimiste que moi. L’âge joue peut-être un rôle. Quoi qu’il en soit, le public et les médias préfèrent les solutions simplistes. Plus de réalistes comprenant l’échelle de 500 EJ et 15.000 milliards de dollars par an pourraient faire évoluer le débat, mais pas nécessairement la politique.
Par Etienne Campion
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On a discuté avec Jean-Marc Jancovici du succès de sa BD et du film ’Don’t look up’
Fichier:MARIANNE LOGO.PNG — Wikipédia
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