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"Menaces sur l’étiquetage nutritionnel ‘Nutri-score’ en Europe : diversité et qualité des aliments sont primordiaux pour une bonne santé, notamment au cours d’une chimiothérapie (ex. cancer hormono-dépendant) - Conseils" par Jacques Hallard

vendredi 21 mars 2025, par Hallard Jacques


ISIAS Alimentation Santé

Menaces sur l’étiquetage nutritionnel ‘Nutri-score’ en Europe : diversité et qualité des aliments sont primordiaux pour une bonne santé, notamment au cours d’une chimiothérapie (ex. cancer hormono-dépendant) - Conseils

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 20/03/2025

Alimentation Nutri-Score mars 2025 - Le dessin de Chaunu : le nouveau Nutri-Score validé, au grand dam des industriels - Le dessinateur et caricaturiste Chaunu croque au quotidien l’actualité française et internationale pour Ouest-France. Aujourd’hui, il représente l’adoption du nouveau Nutri-Score par le gouvernement ce vendredi 14 mars 2025. Une bonne nouvelle pour les consommateurs, moins pour les producteurs de lait, de charcuterie et d’aliments transformés qui peuvent être mauvais pour la santé s’ils sont consommés en trop grande quantité.

Le dessin de Chaunu du 15 mars 2025.

https://www.ouest-france.fr/medias/ouest-france/chaunu/le-dessin-de-chaunu-le-nouveau-nutri-score-valide-au-grand-dam-des-industriels-415ebdc6-00f8-11f0-b813-760796e3e8a4

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur


Préambule

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/7d/Nutri-score-A.svg/220px-Nutri-score-A.svg.png

Le Nutri-score « A » désigne les aliments les plus sains

Nutri-score est un système d’étiquetage nutritionnel à cinq niveaux, allant de A à E et du vert au rouge, placé sur le devant des emballages alimentaires, établi en fonction de la valeur nutritionnelle d’un produit alimentaire. Il a pour but d’aider les consommateurs à reconnaitre la qualité nutritionnelle globale des aliments et de les aider à comparer les aliments entre eux, afin de favoriser le choix de produits plus favorable à la santé et ainsi de participer à la lutte contre les maladies chroniques comme les maladies cardiovasculaires, certains cancers, l’obésité et le diabète1.

Proposé en 2014 par les chercheurs universitaires — de l’équipe de recherche du Pr Serge Hercberg de l’université Sorbonne-Paris-Nord — et mis en place à l’initiative du gouvernement français par Santé publique France en 2016 dans le cadre de la loi de modernisation du système de santé2, il est ensuite repris dans d’autres pays comme la Belgique, l’Espagne, l’Allemagne, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Suisse, et son utilisation est recommandée par le Centre international de recherche sur le cancer3 et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et soutenue par le Groupe de travail sur la promotion de Nutriscore de la Fédération mondiale des associations de santé publique (WFPHA), préparé avec la Société française de santé publique4.

Des études scientifiques comparatives ont montré que dans les douze pays et pour les trois catégories d’aliments étudiés, le Nutri-score obtient les meilleurs résultats, suivi du MTL (Multiple Traffic Lights), du HSR (Health Star Rating System (en)), du symbole d’avertissement et des RI (Reference Intake (en)) en termes de compréhension par le consommateur de la qualité nutritionnelle des aliments, et ce dans des environnements socio-culturels différentsa. En 2020, la Commission européenne avait envisagé la mise en place d’un logo nutritionnel obligatoire, alors qu’un règlement datant de 20115 permet à un État de recommander un type d’étiquetage graphique mais sans l’imposer6. Fin avril 2023, les autorités compétentes des pays ayant adopté le Nutri-score annoncent que son algorithme va évoluer pour promouvoir des choix alimentaires plus favorables à la santé7. En 2025, l’Union européenne aurait renoncé à la généralisation du Nutriscore8.

Lire en totalité sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nutri-score

Les aliments dits ultratransformés, dans la classification Nova, se caractérisent par le recours à certains procédés de transformation et par l’ajout d’additifs dits cosmétiques et de substances rarement utilisées lors de la préparation des repas à domicile, comme les isolats de protéines ou les huiles hydrogénées.

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Introduction

Ce dossier reprend le résultat d’une enquête de la Cellule investigation de Radio France concernant l’abandon par la Commission européenne du Nutri-Score, jusque-là obligatoire au sein des 27 pays membres…

Les autres documents retenus ici traitent des aliments interdits pendant une chimiothérapie, des aliments interdits en cas de cancer hormono-dépendant, ainsi que des recommandations pour une bonne santé intestinale : pour mieux comprendre les effets potentiels sur la santé des aliments dits ultratransformés, reconnaître l’importance d’une alimentation diversifiée riche en fibres et plus végétale qui serait la clé pour favoriser la bonne santé de notre microbiote intestinal…

Enfin une information sur les régimes végétariens et végans sont bons pour la santé à une condition, d’après les autorités sanitaires…

On peut trouver en annexe de ce dossier  : Végétarien, végétalien et végan : Quelles différences ? Article ‘Ouest France’ - Philippe SERIEYS – Publié par Ouest France le 24/05/2024 à 14h00

Les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après

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Sommaire

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  • Alimentation - Enquête - Pourquoi la Commission européenne a décidé d’enterrer le Nutri-Score obligatoire au sein des 27 pays membres – Article rédigé par franceinfo, Cellule investigation de Radio France, Géraldine Hallot - Radio France – Publié le 28/02/2025 06:23 Mis à jour le 28/02/2025 14:53 - Diffusion ‘francetvinfo.fr’
    En 2020, la Commission avait proposé de mettre en place un logo nutritionnel harmonisé et obligatoire au sein des 27. Soutenu par la communauté scientifique, le Nutri-Score faisait figure de favori. Mais selon les informations de la cellule investigation de Radio France, la Commission y a renoncé.

Enquête - Pourquoi la Commission européenne a décidé d’enterrer le Nutri-Score obligatoire au sein des 27 pays membres

https://www.francetvinfo.fr/pictures/_MG07avMkJmEy43MrojrIFgCmII/100x100/filters:format(jpg)/https%3A%2F%2Fapi.radiofrance.fr%2Fv1%2Fservices%2Fembed%2Fimage%2F4b73b319-8b0f-4e1c-acbf-ecf7cd9d0c35%3Fpreset%3D400x400Le choix de franceinfo La rédaction de franceinfo Du lundi au vendredi à 6h44, 8h15, 9h39 et 14h50, le samedi à 8h21, 10h21, et 12h54

En 2020, la Commission avait proposé de mettre en place un logo nutritionnel harmonisé et obligatoire au sein des 27. Soutenu par la communauté scientifique, le Nutri-Score faisait figure de favori. Mais selon les informations de la cellule investigation de Radio France, la Commission y a renoncé.

Mis en place en 2017 en France, le Nutri-Score est aujourd’hui présent dans sept pays européens. (RAPHAËL CANNESANT / CELLULE INVESTIGATION / RADIO FRANCE)

Mis en place en 2017 en France, le Nutri-Score est aujourd’hui présent dans sept pays européens. (RAPHAËL CANNESANT / CELLULE INVESTIGATION / RADIO FRANCE)

C’est une petite phrase d’apparence anodine mais qui enterre de fait l’idée d’un Nutri-Score obligatoire partout en Europe. Le 24 mars 2023, le directeur général à l’Agriculture au sein de la Commission européenne Wolfgang Burtscher doit s’entretenir avec les responsables du groupe Schwarz, propriétaire des magasins Lidl. Lors de ce rendez-vous, la question sensible d’un logo nutritionnel harmonisé et obligatoire au sein des 27 doit être abordée. Pour préparer l’entretien, les services de la Commission ont résumé quelques ’messages clés’ dans une note interne. ’La proposition de l’UE ne copie/collera aucun système existant’, peut-on lire dans ce document obtenu fin 2024 par l’ONG Foodwatch et que la cellule investigation de Radio France révèle aujourd’hui.

Dans le paragraphe qui suit, la Commission précise : ’Nous comprenons qu’un système d’évaluation (similaire à Nutri-Score) est facile à comprendre pour les consommateurs. La DG AGRI [direction générale de l’Agriculture] n’y voit pas d’objection.’ En clair, le futur logo européen pourrait ressembler au Nutri-Score, mais ce ne sera pas le Nutri-Score. ’C’était politiquement trop sensible de proposer le Nutri-Score. Cela aurait été trop dur à avaler pour les Italiens’, analyse Suzy Sumner, la responsable du bureau de Foodwatch à Bruxelles. Interrogée, la Commission répond qu’elle ne souhaite faire ’aucun commentaire sur des documents qui ont fuité’.

Extrait de la note interne de la Commission européenne du 24 mars 2023. (RAPHAËL CANNESANT / CELLULE INVESTIGATION / RADIO FRANCE)

Extrait de la note interne de la Commission européenne du 24 mars 2023. (RAPHAËL CANNESANT / CELLULE INVESTIGATION / RADIO FRANCE)

’Hypocrite et absurde’

Le concepteur du Nutri-Score, le professeur Serge Hercberg fulmine : ’C’est totalement hypocrite et absurde. D’un côté, la Commission reconnaît l’intérêt du Nutri-Score basé sur la science, mais de l’autre, elle cède aux pressions des lobbys’, en écartant ce logo. Surtout, estime Serge Hercberg, ’scientifiquement parlant, cela n’a aucun sens. Si on change le format graphique, si on change quoique ce soit au Nutri-Score, il faut refaire les études qui valident le logo’. Cela ferait perdre beaucoup de temps... Dans un dossier où la Commission joue clairement la montre.

Tout avait pourtant bien commencé. En mai 2020, dans le cadre de son ambitieux Pacte vert, la Commission européenne dévoile sa stratégie ’Farm to fork’, ’de la ferme à la fourchette’. Il est question de créer à l’horizon fin 2022, un logo nutritionnel harmonisé et obligatoire sur le devant des emballages (Front-of-pack nutrition labelling, ou FOPNL, en anglais). ’La Commission a pris cette décision parce que l’étiquetage nutritionnel, et en particulier le Nutri-Score, prenait de l’ampleur au niveau européen’, raconte Emma Calvert, la porte-parole du Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC).

Serge Hercber, père du Nutri-Score le 31 octobre 2017, date à laquelle l’arrêté interministériel préconisant son utilisation a été signé. (LUC NOBOUT / MAXPPP)

Serge Hercber, père du Nutri-Score le 31 octobre 2017, date à laquelle l’arrêté interministériel préconisant son utilisation a été signé. (LUC NOBOUT / MAXPPP)

C’est en France, en 2017, que le Nutri-Score a été créé. Il a été mis au point par une équipe de chercheurs de l’université Sorbonne-Paris-Nord, sous la direction du professeur Serge Hercberg. Dans la foulée, il est adopté par cinq pays européens : l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, l’Espagne, auxquels s’ajoute la Suisse, tous séduits par sa simplicité d’utilisation et le consensus scientifique qui l’entoure. Grâce à ses cinq lettres (de A à E) et ses cinq couleurs (de vert à rouge), il permet de connaître en un clin d’œil la valeur nutritionnelle d’un produit (teneur en gras, sucre, sel...), là où auparavant il fallait déchiffrer un tableau écrit en tout petit à l’arrière des emballages.

Ses bénéfices en matière de santé sont étayés par près de 150 études. ’Les personnes qui consomment en majorité des aliments avec un bon Nutri-Score ont moins de risques de développer des maladies chroniques, une maladie cardiovasculaire ou un cancer’, explique Mathilde Touvier, directrice de recherches à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui a participé à l’élaboration du Nutri-Score. Sauf que les marques sont libres de l’afficher ou pas. Seule l’Union européenne peut le rendre obligatoire. En France, 60% des produits vendus en supermarché affichent le Nutri-Score sur leur emballage.

Une campagne de lobbying très intense{{}}

En octobre 2021, les députés européens approuvent, dans son principe, l’idée d’un logo nutritionnel obligatoire. Mais depuis, la Commission n’a formulé aucune proposition législative. Rien n’a bougé, sauf en coulisses. ’Une campagne de lobbying très intense s’est mise en place contre le Nutri-Score’, témoigne Emma Calvert. Avec en première ligne, l’Italie et sa puissante industrie agroalimentaire, comme l’ont raconté nos confrères de Mediapart(Nouvelle fenêtre). ’L’Italie avait peur du Nutri-Score, elle redoutait que ce soit ce label qui soit généralisé en Europe’, se souvient Suzy Sumner de Foodwatch. ’C’était le seul logo qui remplissait tous les critères que la Commission a formulés. Il est scientifique et basé sur 100 grammes de produit’, là où l’industrie agroalimentaire préfère la notion de portion qui lui est plus favorable.

Quatre des labels nutritionnels existants en Europe. (RAPHAËL CANNESANT / CELLULE INVESTIGATION / RADIO FRANCE)

Quatre des labels nutritionnels existants en Europe. (RAPHAËL CANNESANT / CELLULE INVESTIGATION / RADIO FRANCE)

Parmi tous les labels nutritionnels existants en Europe (Traffic lights, Heart symbol, Keyhole...), le Nutri-Score fait figure de favori à Bruxelles. Mais plus pour longtemps. Les responsables politiques et les industriels italiens font pression sur la Commission et en particulier sur ses deux directions qui pilotent le dossier : la DG Agri et la DG Santé. D’ordinaire, ce genre de lobbying se fait en coulisses mais l’association Foodwatch, aidée du BEUC, est parvenue à obtenir des comptes-rendus de réunions de hauts-fonctionnaires de la Commission(Nouvelle fenêtre) grâce à une fastidieuse procédure d’accès aux documents (’ask the EU’).

Dix-sept réunions avec les intérêts économiques, seulement deux avec la société civile{{}}

’Ils ont eu 17 réunions avec des opposants au Nutri-Score ou des intérêts commerciaux et seulement deux avec la société civile’, explique Emma Calvert qui a épluché tous ces comptes-rendus, réunis sous le nom de Nutriscore papers. ’Ce qui est aussi surprenant, ajoute-t-elle, c’est de voir certains des arguments avancés lors de ces réunions. Par exemple, les Italiens ont dit qu’il n’y avait pas de preuves scientifiques derrière le Nutri-Score alors qu’en réalité, il n’y a pas d’étiquette nutritionnelle qui a autant de preuves scientifiques !’

Autre argument avancé par l’Italie : la généralisation du Nutri-Score risquerait d’entraîner ’des difficultés économiques pour les producteurs de cacao dans les pays pauvres’ et par conséquent, cela provoquerait ’une hausse de l’immigration en Europe’. ’Voilà le genre d’arguments absurdes et extrémistes que l’on a entendus à propos d’un simple étiquetage nutritionnel de produits alimentaires’, lâche Emma Calvert. Il faut dire que l’opposante numéro un au Nutri-Score n’est autre que la Première ministre italienne Giorgia Meloni. Issue du parti d’extrême droite Fratelli d’Italia, elle n’a eu de cesse de décrire le Nutri-Score comme une ’folie’, qui nuirait aux produits ’made in Italy’. ’Notre gouvernement et nos industriels mentent en permanence quand ils parlent du Nutri-Score’, dénonce le médecin nutritionniste italien Antonio Pratesi, contributeur régulier du journal indépendant Il Fatto Alimentare. ’Ils affirment que c’est une multinationale de l’alimentation qui a créé le Nutri-Score afin de mettre un coup d’arrêt au ’made in Italy’. Mais c’est faux !, s’emporte-t-il. Ils prétendent aussi que le Nutri-Score est contre le régime méditerranéen et que l’huile d’olive est notée E. Ce n’est pas vrai, elle est notée B.’

Giorgia Meloni, Première ministre italienne et Ursula Von der Leyen, présidente de la Commission européenne à Bruxelles, le 3 novembre 2022. (DURSUN AYDEMIR / ANADOLU AGENCY / VIA AFP)

Giorgia Meloni, Première ministre italienne et Ursula Von der Leyen, présidente de la Commission européenne à Bruxelles, le 3 novembre 2022. (DURSUN AYDEMIR / ANADOLU AGENCY / VIA AFP)

Un combat existentiel pour l’Italie de Meloni

Impossible de savoir si Giorgia Meloni et Ursula von der Leyen ont parlé ensemble du classement de l’huile d’olive mais il est certain que la Première ministre italienne et la présidente de la Commission européenne se sont vues à plusieurs reprises en 2022 pour échanger notamment sur le Nutri-Score, selon les documents révélés dans les Nutriscore papers. ’La pression exercée sur la Commission pour qu’elle ne propose pas le Nutri-Score comme étiquetage nutritionnel a été très forte’, analyse a posteriori la porte-parole du Bureau européen des unions de consommateurs, Emma Calvert.

Interrogé sur cette implication personnelle de la Première ministre italienne, le député européen Michele Picaro, membre de Fratelli d’Italia, reconnaît que ’le combat contre le Nutri-Score est un combat politique important pour le gouvernement Meloni. Nous défendons l’agriculture italienne et les traditions culinaires du pays’, affirme-t-il, estimant que les produits italiens sont ’menacés’. Les charcuteries et fromages notamment seraient ’moins bien notés’ que leurs homologues français. Une affirmation que réfute Mathilde Touvier : ’Les aliments italiens, fromages ou charcuterie, ne sont pas moins bien classés que les produits français. Tout est une histoire de sel et d’acides gras saturés, explique l’épidémiologiste. Et contrairement à ce qu’on entend, on ne dit pas qu’il ne faut pas consommer ces aliments-là. C’est juste qu’il faut en manger en fréquence et en quantité raisonnables.’

Des Français ’silencieux’{{}}

Un message inaudible en Italie où le lobby agroalimentaire est très puissant. ’C’est lui qui fixe l’agenda nutritionnel’, estime le nutritionniste italien Antonio Pratesi, citant l’exemple de Federalimentare, l’équivalent italien de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania) et de Coldiretti, une association de producteurs agricoles aux 1,6 million d’adhérents. ’Il y a un alignement parfait entre ces organisations et notre gouvernement’, poursuit Antonio Pratesi. Résultat : ’Tout le monde en Italie est contre le Nutri-Score : les institutions, les ministères, les lobbies, les entreprises’, déplore le médecin. L’Italie a transformé son opposition au Nutri-Score en ’combat existentiel’, raconte une source française au Parlement européen. ’Elle a fait un récit, une forme de storytelling, comme quoi leur art de vie et leur art culinaire seraient attaqués. Face à eux, très peu de voix se sont élevées pour défendre le Nutri-Score.’ 

Y compris côté français, où l’on était soucieux de ne pas trop ’charger la barque’ avec le Pacte vert européen, qui fait figure d’épouvantail pour les agriculteurs. Par ailleurs les deux députées françaises qui militaient à Bruxelles pour un Nutri-Score obligatoire, Michèle Rivasi (Les Ecologistes) et Véronique Trillet-Lenoir (Renaissance), sont toutes les deux décédées en 2023.

Visuel posté sur X par le compte de Giorgia Meloni contre le Nutri-Score, qualifié de “scandaleux système français d’étiquetage (RAPHAËL CANNESANT / CELLULE INVESTIGATION / RADIO FRANCE)

Visuel posté sur X par le compte de Giorgia Meloni contre le Nutri-Score, qualifié de “scandaleux système français d’étiquetage (RAPHAËL CANNESANT / CELLULE INVESTIGATION / RADIO FRANCE)

Les ONG en attente de documents clés{{}}

’Ursula von der Leyen [la présidente de la Commission] avait besoin de Meloni pour être réélue, alors elle a cédé à ses exigences’, poursuit notre source au Parlement européen. Et tant pis si le parti de Giorgia Meloni a finalement voté contre la reconduction d’Ursula Von Der Leyen à la tête de l’exécutif européen en juillet 2024. Aujourd’hui, les députés Fratelli d’Italia triomphent à Bruxelles. ’Notre succès contre le Nutri-Score a été obtenu grâce à une étroite collaboration entre différents parlementaires européens qui partagent nos préoccupations, nous dit ainsi Michele Picaro. C’est une victoire importante, mais nous restons vigilants. Nous surveillons ce qui se passe à Bruxelles et serons toujours prêts à agir pour protéger notre alimentation.’

Mais les ONG de défense des consommateurs ne baissent pas les bras. Faute de voir le Nutri-Score s’imposer en Europe, elles souhaitent mettre la Commission face à ses contradictions en la forçant à publier deux documents clés : l’étude d’impact sur le logo nutritionnel obligatoire qu’elle a réalisée en 2022 ainsi que l’avis du comité d’examen de la réglementation (CER). Le CER donne son feu vert quand un texte est prêt à être proposé au Parlement et aux Etats membres.

’Nous pensons qu’en 2022 tout était prêt, tout était bouclé. Les citoyens ont le droit de savoir pourquoi une législation en faveur de leur santé et d’une meilleure alimentation a été retardée, puis bloquée’, avance Suzy Sumner de Foodwatch. Devant le refus réitéré de la Commission de publier ces documents, elle a saisi la médiatrice de l’Union européenne, qui lui a donné raison dans une décision au ton particulièrement ferme(Nouvelle fenêtre). ’C’est un cas de mauvaise administration’, peut-on lire dans cet avis non contraignant. ’La Commission devrait accorder un accès beaucoup plus large à ce type de documents. C’est dans l’intérêt du public, et cela fait partie du droit des citoyens de savoir comment les lois sont élaborées’, explicite Honor Mahony, la porte-parole de la médiatrice de l’Union européenne, rencontrée dans son bureau bruxellois. ’Lorsque ces documents ne sont pas divulgués, les gens pensent qu’il y a peut-être quelque chose à cacher.’

Interrogée pour savoir si elle comptait in fine publier ses documents, la Commission européenne ne nous a pas répondu sur ce point. Mais elle précise que ses ’travaux approfondis sur l’étiquetage des denrées alimentaires [...] ont confirmé la complexité de cette question et mis en évidence les défis à relever pour parvenir à des solutions communes.’ Côté français, on ne se fait guère d’illusion. La question du logo nutritionnel harmonisé et obligatoire n’est même pas mentionnée dans la ’Vision pour l’agriculture et l’alimentation’(Nouvelle fenêtre) publiée mi-février 2025. ’Je ne vois pas la Commission mettre un texte législatif sur la table dans les années à venir’, confie une source diplomatique européenne.

La Finlande et les Emirats Arabes Unis intéressés par le Nutri-Score{{}}

Face au renoncement de la Commission, le Nutri-Score continue malgré tout son chemin. D’après les informations de la cellule investigation de Radio France, la Finlande souhaite l’adopter. ’On essaye d’avancer de notre côté car rien n’avance au niveau européen, explique une source gouvernementale finlandaise. Comme partout, notre industrie agro-alimentaire n’aime pas le changement. Mais on leur dit que ce sera plus facile pour eux de vendre leurs produits sur les marchés français et allemands s’ils affichent le Nutri-Score.’

Les Emirats Arabes Unis sont également intéressés. Le pays du Golfe, où 61% des adultes sont en surpoids, envisage même de le rendre obligatoire. Une délégation d’Abu Dhabi doit se rendre à Paris au printemps prochain pour rencontrer des responsables de Santé Publique France, qui gère le Nutri-Score côté français.

Le retrait de Danone, un coup de tonnerre{{}}

Reste qu’en France, le logo nutritionnel bien connu des consommateurs doit faire face aussi à des vents contraires. Alors qu’il était dans une dynamique de progression depuis son lancement en 2017 – 1400 marques l’ont adopté –, un coup de tonnerre s’est produit en septembre 2024. Danone, l’un des plus gros soutiens du Nutri-Score, annonce le retirer de ses yaourts à boire Actimel, Danonino, Hi-Pro et Activia. En cause, le nouveau mode de calcul plus strict du Nutri-Score, adopté en 2023, avec un délai de deux ans accordé à l’industrie agroalimentaire pour changer ses emballages.

Danone a annoncé retirer de ses yaourts à boire le Nutri-Score suite au nouveau mode de calcul du système d’étiquetage nutritionnel. (DR)

Danone a annoncé retirer de ses yaourts à boire le Nutri-Score suite au nouveau mode de calcul du système d’étiquetage nutritionnel. (DR)

Ce nouvel algorithme déplaît fortement à Danone, qui le juge ’biaisé’. Il a pourtant été mis au point de manière collégiale par un comité scientifique indépendant, dans lequel siègent des experts reconnus issus des sept pays qui ont adopté le Nutri-Score. ’Le mode de calcul du Nutri-Score a été modifié pour tenir compte des avancées de la science en matière de nutrition, explique Chantal Julia, chef de service santé publique à l’hôpital Avicenne, membre de ce comité scientifique. Globalement, ce nouveau Nutri-Score durcit les notes pour la majorité des produits, sauf pour les poissons gras, certaines huiles végétales et quelques fromages à pâte dure peu salés comme l’emmental.’ Le plus gros changement concerne le lait. Il bascule de la catégorie des aliments vers la catégorie des boissons. Seule l’eau obtient la lettre A. Les laits écrémés et demi-écrémés sont notés B au lieu de A, et le lait entier obtient un C, contre B précédemment.

Un taux de sucre similaire aux sodas{{}}

L’impact de ce changement de catégorie se fait surtout sentir pour les yaourts à boire. ’Les Actimel, qui étaient au préalable A ou B, vont passer en D ou E selon les taux de sucre. Cela ne plaît évidemment pas à Danone, explique l’épidémiologiste Mathilde Touvier. Mais c’est totalement justifié. On parle quand même de taux de sucre qui dépassent les 10 grammes pour 100 millilitres de produit, du même ordre que ce qu’il y a dans les sodas’.

Chez Danone, qui se décrivait jusque-là comme un ’pionnier’ du Nutri-Score, ce nouveau mode de calcul est vécu comme une trahison. ’Ce qui nous pose problème, c’est le biais cognitif, nous dit une source interne. Nos yaourts à boire sont désormais considérés comme des boissons. Or une boisson, c’est de l’eau et du sucre. Nos produits apportent de la vitamine D, des protéines et du calcium et cela n’est pas valorisé dans le nouveau mode de calcul.’

Des marges colossales{{}}

Exit donc le Nutri-Score sur les yaourts à boire. Une décision que l’expert David Garbous, président du collectif En vérité juge ’incompréhensible’. ’Une étude récente de l’institut Kantar montre que les produits qui affichent un Nutri-Score, même un E, se vendent mieux que les produits qui ne l’affichent pas, explique celui qui a travaillé pendant 20 ans dans l’industrie agroalimentaire, chez Fleury-Michon, Lesieur et... Danone. Les consommateurs ont compris que quand il n’y avait rien de marqué, c’était plus suspect que quand il y avait une mauvaise note. Ils ont l’impression que la marque leur cache quelque chose. Et c’est horrible pour la confiance.’

Mais si Danone prend le risque d’ébranler la confiance des consommateurs, c’est parce qu’il y a, à la clé, de gros enjeux financiers. Actimel est l’un des produits phares du groupe, avec une étiquette ’d’alicament’, à mi-chemin entre l’alimentation et la santé. Olivier Mevel, maître de conférence en sciences de gestion à l’Université de Bretagne occidentale, a fait les calculs : ’Actimel est vendu aux environs de 2,70 euros le litre, sachant que les producteurs de lait sont rémunérés en moyenne 420 euros les 1 000 litres de lait [soit 42 centimes le litre]. Actimel permet au groupe de réaliser des marges colossales. Ils ont eu peur qu’avec le nouveau Nutri-Score les ventes chutent.’

’Ils ont tapé haut et fort’{{}}

Danone a donc déployé les gros moyens pour éviter que le nouveau logo ne voie le jour. D’après les informations de la cellule investigation de Radio France, le groupe a fait un intense lobbying dans les ministères en 2023, lorsque le comité scientifique planchait sur le nouvel algorithme et qu’avaient déjà fuité ses futurs contours. ’Danone et toute la filière laitière ont tapé haut et fort’, nous dit une source ministérielle. Parmi leurs interlocuteurs, le cabinet de la ministre chargée des professions de santé Agnès Firmin Le Bodo, qui avait dans son périmètre la nutrition et la santé alimentaire.

Interrogée sur ce point, l’ancienne ministre confirme ces entretiens. ’L’idée était d’avoir des échanges avec tous les acteurs de l’alimentation, assume Agnès Firmin Le Bodo, aujourd’hui député Horizons de Seine-Maritime. Le Nutri-Score est un travail collectif. Ça ne me paraît pas anormal de rencontrer les principaux intéressés qui vont être impactés par une mesure. En matière de prévention et de lutte contre l’obésité, ils [les industriels] ont aussi un rôle à jouer.’

Les arguments de Danone et de la filière laitière semblent en tout cas avoir eu l’oreille du cabinet de la ministre. Une conseillère a par exemple demandé aux experts du comité scientifique de définir ’ce qu’était une boisson’. Absurde ? ’Non’, nous dit Agnès Firmin Le Bodo. ’L’enjeu autour du lait, c’était de savoir si c’était un aliment ou une boisson. Qu’on se fasse préciser très clairement ce qu’entendait le comité scientifique sur la place du lait dans notre alimentation, c’était important pour prendre une décision qui, juridiquement, aurait pu être remise en cause.’

Agnès Firmin-Le Bodo, alors ministre de la Santé et de la Prévention, arrive au Sénat à Paris le 18 octobre 2023. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / VIA AFP)

Agnès Firmin-Le Bodo, alors ministre de la Santé et de la Prévention, arrive au Sénat à Paris le 18 octobre 2023. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / VIA AFP)

Le nouveau Nutri-Score toujours pas en vigueur en France{{}}

In fine, malgré le lobbying de Danone et de la filière laitière, le nouveau Nutri-Score est adopté par le comité scientifique et approuvé par les sept pays concernés. Il est entré en vigueur le 1er janvier 2024. Mais en France, c’est toujours l’ancien Nutri-Score qui est affiché sur les emballages, contrairement aux autres pays européens qui l’ont mis à jour immédiatement. L’arrêté interministériel qui valide le nouveau Nutri-Score n’a en effet toujours pas été signé par les ministères concernés (Agriculture, Santé et Consommation). Il est pourtant rédigé et attend dans les parapheurs depuis près d’un an. Un retard qui peut s’expliquer par l’instabilité politique, avec la dissolution de l’Assemblée en juin 2024 puis la censure du gouvernement six mois plus tard. Mais il y a aussi l’opposition frontale exercée ces derniers mois par la filière laitière. ’On a été demander des rendez-vous au ministère de l’Agriculture et au ministère de la Santé, explique Carole Humbert, la directrice de la Coopération laitière, qui regroupe 240 coopératives. L’Agriculture comprend notre problématique et la façon dont on est impacté par les notes du Nutri-Score. On sait que l’arrêté doit être validé par les trois ministères. Pour le moment, on attend de voir quand et si ça va être signé.’

D’après les informations de la cellule investigation de Radio France, le nouveau Nutri-Score verra bien le jour en France. L’arrêté doit être signé ’dans les prochaines semaines’ nous fait savoir le ministère de la Santé. ’On laisse passer le salon de l’agriculture et on signera après’, nous dit une autre source ministérielle.

Quant à Danone, toujours selon nos informations, il envisage aujourd’hui d’abandonner le Nutri-Score sur toutes ses marques et pas seulement sur ses yaourts à boire. Coup de pression ou coup de bluff, l’avenir le dira.

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  • Santé - Les aliments interdits pendant une chimiothérapie - Publié le 7 mars 2025 à 22:47 - Par Pauline Capmas – Document ‘topsante.com’
    Pauline Capmas-Delarue est journaliste et autrice. Elle a commencé sa carrière en 2014 dans la presse féminine, au sein du média Femme Actuelle, avant de se spécialiser dans la santé. Après avoir occupé le poste de cheffe de rubrique santé pour Medisite pendant trois ans, elle s’est envolée pour le Canada en 2022. Depuis, elle exerce son activité à distance, comme journaliste pigiste, et collabore avec plusieurs médias - dont Top Santé. C’est également la fondatrice du podcast Grossophobia, qui vise à déconstruire les idées reçues sur le poids et mettre en lumière la grossophobie ordinaire.

Pendant une chimiothérapie, l’alimentation peut jouer un rôle crucial dans la gestion des effets secondaires. Si certains aliments sont à bannir pour limiter les risques d’infection ou d’irritation, d’autres permettent de maintenir son énergie et de lutter contre l’amaigrissement.

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Sommaire : {{}}

•Cancer : qu’est-ce que le traitement par chimiothérapie ?

•Cancer : quels aliments éviter quand on suit une chimiothérapie ?

•Quels aliments privilégier quand on fait de la chimio ?

•Quels aliments manger en cas de perte d’appétit ?

•Peut-on manger juste avant une chimiothérapie ?

Lorsqu’on suit une chimiothérapie, l’alimentation joue un rôle clé pour maintenir son énergie et limiter les effets secondaires. Pourtant, certains aliments peuvent aggraver les désagréments liés au traitement ou augmenter le risque d’infection. Quels sont les aliments à éviter ? Ceux à privilégier ? Madonie Heudron, diététicienne comportementaliste à Bordeaux, formée en coaching et en PNL, dévoile quelques conseils pour adapter son régime alimentaire en fonction de la période du traitement.

Cancer : qu’est-ce que le traitement par chimiothérapie ?{{}}

La chimiothérapie est un traitement anticancéreux utilisant des substances chimiques pour détruire les cellules cancéreuses ou inhiber leur croissance. Elle agit de manière systémique sur l’ensemble du corps, ciblant principalement les cellules à division rapide. Ce traitement peut être utilisé seul ou en combinaison avec d’autres thérapies comme la chirurgie, la radiothérapie ou l’immunothérapie.

Quels sont ses effets secondaires ?{{}}

Les effets secondaires classiques de la chimiothérapie sont principalement liés à son action sur les cellules saines à renouvellement rapide.

  • Troubles hématologiques : leucopénie (baisse des globules blancs) augmentant le risque d’infections, anémie (baisse des globules rouges) causant fatigue et faiblese, thrombopénie (baisse des plaquettes) qui augmente le risque de saignements.
  • Troubles digestifs : nausées et vomissements, perte d’appétit, perte de poids, diarrhée ou constipation.
  • Atteintes cutanées et phanères : chute des cheveux et des poils, modifications de la texture ou de l’apparence de la peau.
  • Fatigue intense et persistante.
  • Troubles des muqueuses : plaies buccales ou nasales, irritations et ulcérations des muqueuses digestives et génitales.
  • Troubles cognitifs et de la mémoire (’brouillard cérébral’).
  • Modifications sensorielles, comme une altération du goût et de l’odorat.
  • Risques de dommages aux organes internes (cœur, poumons, foie, reins).
    L’intensité et la nature de ces effets secondaires varient considérablement d’une personne à l’autre en fonction du type de chimiothérapie administrée, de la dose reçue et de la sensibilité individuelle du patient. Une prise en charge adaptée permet souvent d’atténuer ces désagréments et d’améliorer le confort du patient pendant le traitement.

Cancer : quels aliments éviter quand on suit une chimiothérapie ?{{}}

Pendant une chimiothérapie, il est important d’éviter certains aliments pour prévenir les complications et atténuer les effets secondaires du traitement.

L’alcool est fortement déconseillé, car il peut accentuer les nausées, irriter le tube digestif, mais aussi interagir avec les médicaments de chimiothérapie. Les aliments épicés ou acides (agrumes, vinaigre, tomates) peuvent irriter les muqueuses buccales et aggraver les aphtes, un effet secondaire fréquent de la chimiothérapie.

Les viandes, charcuteries, poissons, fruits de mer et œufs crus ou insuffisamment cuits sont à proscrire. Cela inclut le sushi, le carpaccio, les huîtres crues et les œufs à la coque. Ces aliments peuvent contenir des bactéries dangereuses pour les patients dont le système immunitaire est affaibli par la chimiothérapie. De même, les produits laitiers crus (fromages au lait cru, yaourts non pasteurisés) et les jus de fruits non pasteurisés doivent être évités, en raison du risque de toxi-infection d’origine alimentaire.

Toujours pour éviter les risques de contamination par des pathogènes, évitez de consommer des fruits et légumes non lavés, ainsi que des aliments choisis sur des buffets en libre-service.

La friture et les aliments ultra-transformés, en particulier ceux qui sont riches en graisses saturées et en acides gras trans, peuvent être inflammatoires et aggraver certains effets secondaires de la chimio, comme les nausées et la diarrhée. En cas de diarrhée, il est aussi recommandé de limiter les aliments riches en fibres comme les crudités, les céréales complètes et les légumineuses, ainsi que les aliments riches en lactose en cas d’intolérance (lait, crèmes glacées...).

Enfin, certaines chimiothérapies peuvent provoquer une sensibilité au froid ou au chaud. Il est alors préférable d’éviter les aliments aux températures extrêmes (très chauds ou très froids).

Vous l’aurez compris : si certains aliments sont à éviter chez tous les patients traités par chimiothérapie, ’d’autres ajustements alimentaires vont dépendre du type de cancer traité et des symptômes ressentis par les patients’, précise la diététicienne. N’hésitez pas à en parler avec votre équipe soignante, pour obtenir des conseils personnalisés.

Quels aliments privilégier quand on fait de la chimio ?{{}}

Pendant une chimiothérapie, il est important de maintenir une alimentation variée et équilibrée pour soutenir le corps pendant le traitement, et de ’limiter au maximum la dénutrition’, souligne Madonie Heudron. Bien manger contribue à augmenter les niveaux d’énergie et le tonus musculaire, préserver la fonction immunitaire, réduire l’inflammation et gérer les effets secondaires du traitement.

Protéines{{}}

Les aliments riches en protéines sont essentiels pour maintenir la masse musculaire et soutenir le système immunitaire. Selon la Fondation québécoise contre le cancer, ’les personnes traitées contre le cancer devraient consommer chaque jour de 1,2 g à 1,5 g de protéines par kilogramme de leur poids corporel’. N’hésitez pas à varier les sources de protéines :

  • Viandes blanches et poissons bien cuits ;
  • Œufs (2 œufs par portion) ;
  • Produits laitiers (yaourts, fromages...), qui apportent aussi du calcium ;
  • Légumineuses (pois, haricots, lentilles) ;
  • Tofu et produits à base de soja ;
  • Noix et graines (en petites quantités).
    Fruits et légumes{{}}

La Ligue contre le cancer recommande de consommer 5 portions de 80 g de fruits et légumes par jour, pour leur apport en fibres, vitamines et minéraux. Privilégiez une grande variété de couleurs pour obtenir différents nutriments. Consommez aussi bien des crudités (bien lavées) que des cuidités - légumes cuits. En cas de difficultés de déglutition, tournez-vous vers les purées de fruits et les compotes.

Féculents{{}}

À chaque repas, incluez des aliments riches en glucides complexes comme le pain, les céréales, les pâtes, le riz ou les pommes de terre. Sauf en cas de diarrhée, tournez-vous plutôt vers leur version complète, plus riche en fibres et en nutriments.

Matières grasses{{}}

Consommez des matières grasses en petites quantités, en privilégiant les huiles végétales pour leur apport en acides gras essentiels. Varier les huiles utilisées permet de diversifier les types d’acides gras. La Ligue contre le cancer suggère de limiter la consommation de corps gras d’origine animale (beurre, crème) à 1 à 2 portions par jour, et de corps gras d’origine végétale à 3 à 4 portions journalières - sachant qu’une portion équivaut à 10 grammes.

Hydratation{{}}

En parallèle, il est primordial de bien s’hydrater en buvant de l’eau, des tisanes ou des bouillons de légumes. Le thé et le café léger peuvent aussi être consommés. La recommandation est de 2 litres d’eau par jour pour les femmes, et 2,5 litres d’eau par jour pour les hommes.

Autres aliments spécifiques à mettre au menu{{}}

Certains aliments peuvent aider à gérer les effets secondaires :

  • En cas de nausées  : optez pour des aliments à saveur peu intense comme la volaille, les produits laitiers et certains poissons. Privilégiez les repas froids, pour éviter les odeurs. Vous pouvez aussi commencer la journée avec des aliments secs comme les biscuits sodas, les toasts ou les crackers.
  • En cas de diarrhées : privilégiez les aliments faibles en fibres et le lactose, comme le riz blanc, les carottes cuites, les bananes mûres, la compote de pomme ou la gelée de coing.
  • En cas de constipation  : misez sur des aliments riches en fibres comme les fruits et légumes crus, les céréales complètes, les graines et les noix. Buvez au moins huit verres d’eau par jour.
  • En cas de douleurs dans la bouche ou la gorge : préférez les aliments faciles à mastiquer et à avaler (soupes, purées de légumes, viande hachée, oeufs brouillés, yaourts, compotes, salades de fruits...) et préférez les repas froids.
    Quels aliments manger en cas de perte d’appétit ?{{}}

En cas de perte d’appétit, la diététicienne conseille de fractionner ses repas en mangeant plusieurs petits repas dans la journée plutôt que trois gros repas. Cela permet de maintenir un apport énergétique suffisant sans se forcer à manger de grandes quantités.

Consommez des aliments faciles à avaler comme des potages, des purées, de la semoule ou des aliments mixés. ’Parfois, changer la texture des aliments, comme mixer la viande, permet de les manger plus facilement’.

Autre astuce : enrichir certaines préparations (comme les potages et les purées) avec du lait écrémé en poudre, des œufs, du tofu soyeux ou de la poudre de protéines. Une bonne façon d’augmenter vos apports en protéines, même si vous ressentez du dégoût pour la viande. Cette dernière peut aussi être remplacée par du poisson, des laitages ou des légumineuses.

Pensez aussi à adapter vos heures de repas en fonction de vos horaires de perfusion ou de prise de médicaments. Cela peut aider à ne pas arriver au repas sans appétit.

’Quand on sent que l’alimentation devient très difficile, il ne faut pas hésiter à avoir recours à des compléments nutritionnels oraux (CNO)’, ajoute Madonie Heudron. Ces derniers sont disponibles en pharmacie, sur prescription médicale.

Peut-on manger juste avant une chimiothérapie ?{{}}

Il est recommandé de manger en petites quantités avant une séance de chimiothérapie pour éviter l’inconfort digestif. L’idéal est un repas léger, composé de protéines maigres (viandes blanches, poissons) et de féculents bien cuits. Il est conseillé d’éviter les aliments trop gras ou trop épicés qui pourraient aggraver les nausées.

En outre, le petit-déjeuner est souvent le repas le mieux toléré. Si votre traitement est prévu plus tard dans la journée, essayez de prendre un petit-déjeuner plus substantiel. Cela vous aidera à maintenir votre énergie pendant la séance.

Vous pouvez également apporter des collations légères pour la séance, comme des crackers (petits gâteaux secs), qui sont faciles à digérer. Une bonne façon de ne pas avoir le ventre vide pendant le traitement.

Lire aussi : 9 conseils pour arrêter de malmener votre foie

Sources : {{}}

Cancer hormono-dépendant : y a-t-il des aliments interdits ?

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  • Santé - Cancer hormono-dépendant : y a-t-il des aliments interdits ? - Publié le 9 mars 2025 à 04:01 - Par Pauline Capmas – Document ‘topsante.com’
    Pauline Capmas-Delarue est journaliste et autrice. Elle a commencé sa carrière en 2014 dans la presse féminine, au sein du média Femme Actuelle, avant de se spécialiser dans la santé. Après avoir occupé le poste de cheffe de rubrique santé pour Medisite pendant trois ans, elle s’est envolée pour le Canada en 2022. Depuis, elle exerce son activité à distance, comme journaliste pigiste, et collabore avec plusieurs médias - dont Top Santé. C’est également la fondatrice du podcast Grossophobia, qui vise à déconstruire les idées reçues sur le poids et mettre en lumière la grossophobie ordinaire.

Certains cancers, comme ceux du sein ou de la prostate, sont influencés par les hormones. Dans ce contexte, l’alimentation peut jouer un rôle pour soutenir les traitements et préserver la santé. Le point sur les aliments à surveiller et ceux à privilégier. 

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Sommaire :{{}}

•Qu’est-ce qu’un cancer hormono-dépendant ?

•Qu’est-ce qu’il ne faut pas manger quand on a un cancer hormono-dépendant ?

•Nutrition et cancer hormono-dépendant : quel régime alimentaire privilégier ?

•Quelle alimentation adopter pendant une hormonothérapie ?

•Rappel : qu’est-ce que l’hormonothérapie ?

•Quels aliments privilégier (ou éviter) pendant une chimio ?

Lorsqu’un diagnostic de cancer hormono-dépendant est posé, l’alimentation devient un enjeu crucial. Certains aliments peuvent influencer les taux d’hormones et potentiellement augmenter le risque de récidive. Alors, faut-il bannir certains aliments ? Quels choix alimentaires privilégier pour soutenir les traitements du cancer et maintenir un état nutritionnel optimal ? Décryptage.

Qu’est-ce qu’un cancer hormono-dépendant ?{{}}

Un cancer est dit ’hormono-dépendant’ lorsqu’il se développe sous l’influence des hormones, principalement les oestrogènes et la progestérone. Ce type de cancer concerne principalement les cancers du sein, de l’utérus et de la prostate. Chez les femmes, ces cancers représentent une part importante des diagnostics de cancer.

Les cellules cancéreuses possèdent des récepteurs hormonaux qui, en présence d’hormones, favorisent leur croissance et leur prolifération. Ainsi, ces cancers peuvent bénéficier d’un traitement par hormonothérapie, qui vise à bloquer l’action des hormones sur les cellules cancéreuses, afin de ralentir la progression de la maladie. Ce traitement n’est administré que dans le cas de cancers à récepteurs hormonaux positifs.

La détermination du statut hormonal d’un cancer est donc cruciale pour orienter le traitement et prédire la réponse aux thérapies hormonales. Cette analyse est généralement effectuée par des tests immunohistochimiques sur des échantillons de tissu tumoral prélevés lors d’une biopsie.

Quelles sont les principales causes des cancers hormono-dépendants ?{{}}

Les causes des cancers hormono-dépendants sont multiples et combinent des facteurs génétiques, hormonaux et environnementaux. Voici les facteurs de risque majeurs :

  • Une prédisposition familiale, notamment des mutations génétiques comme BRCA1 et BRCA2, qui peuvent augmenter le risque jusqu’à 85 %.
  • Une exposition prolongée aux œstrogènes : règles précoces, ménopause tardive ou première grossesse tardive.
  • La prise de certains traitements hormonaux (comme le THS ou les contraceptifs)
  • L’obésité, en particulier chez les femmes post-ménopausées, car le tissu adipeux produit des œstrogènes.
  • La consommation d’alcool et le tabagisme.
  • Le manque d’activité physique - autrement dit, la sédentarité.
  • L’exposition à des perturbateurs endocriniens comme les dioxines, les PCB, le DDT, les BPA et les phtalates.
  • La désynchronisation du rythme circadien, qui peut perturber l’axe hormonal et le système immunitaire - par exemple, à cause d’un travail de nuit.
  • Une mauvaise métabolisation des hormones endogènes et exogènes est aussi reconnue comme un facteur de risque important.
    Quels sont les deux principaux cancers hormonodépendants ?{{}}

Les deux principaux cancers hormono-dépendants sont le cancer du sein et le cancer de la prostate. Environ 70 à 80 % des cancers du sein sont hormono-dépendants, c’est-à-dire qu’ils possèdent des récepteurs pour les œstrogènes et/ou la progestérone. Ces hormones stimulent la croissance des cellules tumorales. Ce type de cancer est souvent traité par hormonothérapie, qui bloque l’action des hormones sur les cellules cancéreuses.

Quant au cancer de la prostate, il est également hormono-dépendant, car il est stimulé par les androgènes, notamment la testostérone. L’hormonothérapie vise à réduire ou bloquer la production de ces hormones pour ralentir la croissance tumorale.

Qu’est-ce qu’il ne faut pas manger quand on a un cancer hormono-dépendant ?{{}}

En cas de cancer hormono-dépendant, il est recommandé d’adopter une alimentation variée et équilibrée. Les aliments riches en matières grasses saturées, comme la viande rouge, la charcuterie et certains aliments ultra-transformés doivent être limités, car ils sont associés à un risque accru de récidive.

De même, on évite les aliments riches en sucres ajoutés : biscuits, confiseries, boissons sucrées, desserts industriels... En revanche, contrairement aux idées reçues, arrêter de manger du sucre ne va pas ’affamer’ le cancer. Certes, les cellules tumorales se nourrissent (en partie) de glucose, mais c’est aussi le cas des cellules immunitaires ! Exit, donc, les régimes trop restrictifs.

Par ailleurs, la consommation d’alcool doit être évité. Même en petite quantité, l’alcool est susceptible d’augmenter le taux d’oestrogènes dans votre sang. C’est un facteur de risque avéré pour les cancers du sein hormono-dépendant, et il peut favoriser la croissance tumorale.

Enfin, le pamplemousse et le jus de pamplemousse sont à proscrire pendant certains hormonothérapies, et pendant les chimiothérapies à base de docétaxel. Ce fruit bloque des enzymes du foie responsables de l’élimination des médicaments, ce qui peut entraîner une accumulation excessive du traitement dans l’organisme et provoquer des effets toxiques.

Faut-il éviter le soja, qui contient des phytoestrogenes ?{{}}

Contrairement aux idées reçues, la consommation modérée d’aliments à base de soja dans le cadre d’une alimentation équilibrée est généralement considérée comme sûre. Certes, les graines de soja et les aliments à base de soja comme le tofu ou le tempeh contiennent des phyto-œstrogènes. Mais ces derniers ont une action bien plus faible sur les récepteurs hormonaux que les œstrogène naturels (produits par le corps) ou synthétiques.

Une étude financée par le World Cancer Research Fund a même trouvé des preuves selon lesquelles les aliments à base de soja pourraient réduire le risque de décès et de récidive du cancer du sein. Des recherches supplémentaires sont toutefois nécessaires pour confirmer ces résultats.

Ainsi, vous pouvez consommer jusqu’à 3 portions par jour d’aliments à base de soja, de façon tout à fait sécuritaire. Une portion représente, par exemple : 250 ml de lait de soya, 100 g de tofu ou 3 poignées de graines de soja.

Pas de compléments alimentaires à base de phytoestrogènes{{}}

Attention toutefois : si une consommation modérée d’aliments à base de soja ne pose pas de problème, la prise de compléments alimentaires à base de phytoestrogènes est à éviter ! C’est le cas des poudres et des comprimés à base de protéines de soja. Mais aussi des compléments alimentaires contenant les plantes ou molécules actives suivantes : actée à grappe noire, trèfle rouge, violet ou des prés, réglisse, kudzu, puréraire, isoflavones, génistéine, daïdzéine, glycitéine.

Nutrition et cancer hormono-dépendant : quel régime alimentaire privilégier ?{{}}

Adopter une alimentation saine et équilibrée est essentiel pour soutenir l’organisme face aux traitements du cancer et réduire le risque de récidive. Consommez au moins 5 portions variées de fruits et légumes par jour, en privilégiant des couleurs différentes pour bénéficier d’un large éventail d’antioxydants, de vitamines et de minéraux.

Côté féculents, favorisez les céréales complètes comme le blé entier, le riz brun, le quinoa, l’orge et l’avoine. Troquez le pain blanc et les pâtes blanches, fabriqués à partir de farines raffinées, par du pain complet ou intégral et des pâtes complètes. Riches en fibres, les céréales complètes favorisent un bon transit intestinal et peuvent aider à réguler les taux d’hormones en réduisant la réabsorption des oestrogènes.

Les légumineuses, elles aussi riches en fibres, constituent de bonnes sources de protéines végétales, avec une densité énergétique faible. Au moins deux fois par semaine, remplacez la viande par une portion de légumineuses (soit 200 g cuites).

Le poisson est également une source intéressante de protéines maigres. On recommande généralement d’en consommer deux fois par semaine, dont un poisson gras riche en oméga-3, comme le saumon, la truite ou le maquereau. Intégrez aussi d’autres bonnes sources de gras, en privilégiant les acides gras insaturés : les huiles végétales (olive, lin, colza), mais aussi les fruits à coque, pour leurs propriétés anti-inflammatoires bénéfiques.

En résumé, un régime de type méditerranéen ou semi-végétarien, riche en aliments d’origine végétale, en poissons et pauvre en viandes rouges et aliments transformés, semble être le plus approprié pour les personnes atteintes d’un cancer hormono-dépendant. Il est toujours recommandé de consulter un professionnel de santé ou un diététicien spécialisé en oncologie pour obtenir des conseils personnalisés.

Faut-il miser sur les antioxydants ?{{}}

Les antioxydants sont des substances présentes dans de nombreux aliments, notamment les fruits et légumes, et jouent un rôle clé dans la protection des cellules contre les dommages causés par les radicaux libres. Ces molécules instables se forment naturellement lorsque le corps utilise de l’oxygène et peuvent, en excès, endommager les cellules et favoriser l’apparition de maladies comme le cancer.

Les meilleures sources d’antioxydants se trouvent dans les aliments colorés : petits fruits (comme les fraises et les bleuets), légumineuses, crucifères (brocoli, chou), alliacés (ail, oignon), agrumes, tomate, épices (curcuma, gingembre) ainsi que le thé vert et le cacao. Chaque couleur est associée à un type de composé bénéfique, d’où l’intérêt de varier les aliments pour renforcer les défenses naturelles.

Bien qu’ils soient essentiels dans une alimentation équilibrée, les antioxydants ne préviennent ni ne guérissent le cancer : il n’existe pas d’aliment miracle qui pourrait se substituer aux traitements anticancéreux. De plus, les suppléments d’antioxydants ne procurent pas les mêmes bienfaits que les aliments complets et peuvent même augmenter le risque de certains cancers, comme l’a montré la prise de bêta-carotène en excès.

’La meilleure façon de donner des antioxydants à notre corps est d’avoir une alimentation saine plutôt que de prendre des pilules ou des suppléments’, souligne la Société canadienne du cancer. En cas de traitement du cancer, il est recommandé de consulter son équipe médicale avant de prendre des suppléments afin d’éviter toute interaction avec les thérapies en cours.

Quelle alimentation adopter pendant une hormonothérapie ?{{}}

L’hormonothérapie, traitement clé dans les cas de cancer hormono-dépendant, peut entraîner des effets secondaires comme la prise de poids, la fatigue ou les troubles métaboliques. Pour maintenir un bon état nutritionnel et améliorer la tolérance au traitement, une alimentation variée et équilibrée est essentielle :

  • Limiter les sucres raffinés : privilégiez les aliments à index glycémique bas (légumineuses, quinoa, patate douce) pour éviter les pics de glycémie.
  • Augmenter la consommation de fibres : elles facilitent la digestion et aident à moduler les niveaux d’oestrogènes circulants. Faites la part belle aux fruits et légumes (5 portions de 80 g par jour) et consommez des féculents complets à chaque repas.
  • Consommer suffisamment de protéines : viandes blanches, poisson, oeufs, légumineuses et produits laitiers.
  • Privilégier les acides gras insaturés (huiles végétales, oléagineux, petits poissons gras) et éviter les matières grasses saturées ainsi que les graisses trans. En effet, certains médicaments de l’hormonothérapie comme l’Anastrozole et le Létrozole peuvent augmenter le taux sanguin de mauvais cholestérol.
  • Avoir une hydratation optimale : boire suffisamment d’eau (1,5 à 2 litres par jour) pour favoriser l’élimination des toxines et prévenir la sécheresse muqueuse, fréquente sous hormonothérapie.
    Pendant le traitement par hormonothérapie, il est recommandé d’éviter le soja à cause de sa teneur en isoflavones, qui imitent les œstrogènes et peuvent interférer avec l’hormonothérapie, dont le but est justement de bloquer ces hormones. En dehors des périodes de traitement, vous pouvez consommer jusqu’à trois portions par jour d’aliments à base de soja de façon, de façon tout à fait sécuritaire. En revanche, pendant et en dehors du traitement, évitez les compléments alimentaires à base de soja, car ils sont beaucoup plus concentrés en phytoestrogènes.

Rappel : qu’est-ce que l’hormonothérapie ?{{}}

L’hormonothérapie est un traitement utilisé pour lutter contre les cancers hormono-dépendants, principalement les cancers du sein et de la prostate. Ce type de traitement cible spécifiquement les cellules cancéreuses qui possèdent des récepteurs hormonaux à leur surface, les rendant sensibles à l’action stimulante de certaines hormones comme les œstrogènes, la progestérone ou la testostérone.

L’hormonothérapie vise à bloquer l’action des hormones comme les œstrogènes{{}}

Le principe de l’hormonothérapie consiste à bloquer l’action des hormones sur les cellules cancéreuses, empêchant ainsi leur croissance et leur prolifération. Deux stratégies principales sont employées : soit bloquer la production des hormones dans l’organisme, soit empêcher leur action au niveau de la tumeur elle-même.

Il existe différents types de médicaments utilisés en hormonothérapie, notamment les anti-œstrogènes, les inhibiteurs de l’aromatase et les analogues de la LH-RH. Les anti-œstrogènes entrent en compétition avec les œstrogènes au niveau des récepteurs des cellules cancéreuses, bloquant ainsi leur effet stimulant. Les inhibiteurs de l’aromatase, quant à eux, empêchent la production d’œstrogènes chez les femmes ménopausées. Enfin, les analogues de la LH-RH sont utilisés pour stopper la production d’hormones sexuelles par les ovaires chez les femmes non ménopausées.

L’hormonothérapie peut être administrée à différents stades du traitement du cancer. Elle peut être utilisée avant une chirurgie pour réduire la taille de la tumeur, après une intervention chirurgicale pour diminuer le risque de récidive, ou encore en présence de métastases pour stabiliser l’évolution de la maladie. Le traitement est généralement de longue durée, pouvant s’étendre sur plusieurs années.

Quels aliments privilégier (ou éviter) pendant une chimio ?{{}}

Dans certains cas, les cancers hormono-dépendants peuvent aussi être traités par chimiothérapie. Celle-ci peut être administrée comme traitement néoadjuvent, pour réduire la taille d’une grosse tumeur, ou comme traitement adjuvent, pour réduire le risque de récidive après une chirurgie. La chimiothérapie peut aussi être combinée à l’hormonothérapie et à d’autres traitements ciblés pour traiter les cancers du sein hormono-dépendants à un stade avancé ou métastatique.

Pendant une chimiothérapie, il est recommandé de maintenir une alimentation variée et équilibrée, pour éviter la dénutrition et maintenir un bon niveau d’énergie. Mais cela est parfois difficile, en raison des effets secondaires potentiels du traitement - qui varient selon les patients : perte d’appétit, nausées et vomissements, difficultés à déglutir, aphtes, diarrhée...

Certaines astuces peuvent aider à continuer de s’alimenter, comme par exemple :

  • fractionner ses repas : manger de petites quantités toutes les 2-3 heures plutôt que de faire 3 gros repas ;
  • consommer des aliments faciles à avaler, comme des potages, des purées, de la viande hachée, des yaourts ou des compotes ;
  • éviter les aliments aux odeurs fortes, épicés, gras ou très sucrés ;
  • opter pour des repas froids, qui génèrent souvent moins de nausées ;
  • consommer des protéines à chaque repas (viandes, poissons, oeufs ou légumineuses) ;
  • inclure 5 portions de 80 g de fruits et légumes par jour ;
  • privilégier les céréales complètes pour leur apport en fibres et vitamines, sauf en cas de diarrhée ;
  • penser à bien s’hydrater, surtout en cas de vomissements.
    Dans un précédent article, la diététicienne Madonie Heudron dévoilait plus de conseils sur l’alimentation pendant une chimiothérapie, avec une liste détaillée des aliments à éviter et de ceux à privilégier.

Article relu et validé par Mariam Biermann, infirmière diplômée d’Etat. {{}}

Sources : {{}}

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Source : https://www.topsante.com/medecine/cancer-hormono-dependant-y-a-t-il-des-aliments-interdits-909711

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  • Alimentation – Santé - ’Cette recommandation pourrait révolutionner votre santé intestinale’ : voici les explications de cette experte - Par Fostine Carracillo Le 10/03/2025 à 07:30, modifié le 10/03/2025 à 07:30 – Document ‘marmiton.org’ / Mieux Manger / Bien choisir ses aliments
    Et si la clé d’une bonne santé intestinale tenait à la diversité alimentaire ? Une experte dévoile une recommandation qui pourrait tout changer. {{}}

Faut-il vraiment viser 30 aliments d’origine végétale par semaine, ou s’agit-il d’une tendance alimentaire de plus ? Derrière cette recommandation intrigante, une logique bien plus scientifique qu’il n’y paraît.

La neuroscientifique Émilie Steinbach, autrice de Votre santé optimisée (Marabout), décrypte cette approche qui pourrait bien changer notre façon de manger auprès de SoSoir.

Loin d’être une simple lubie, varier les sources végétales dans son assiette jouerait un rôle clé sur l’équilibre du microbiote, l’immunité et la santé en général.

De quoi donner envie de compter, non plus les calories, mais la diversité des légumes, céréales, légumineuses et fruits que l’on consomme chaque semaine.

La diversité alimentaire, un atout pour l’intestin et bien plus encore{{}}

Oubliez les tendances éphémères et les régimes miracles, la vraie clé d’un microbiote en pleine santé se cache dans l’assiette. Plus précisément, dans la variété des aliments qui la composent.

Ce précieux écosystème de bactéries, longtemps négligé, est aujourd’hui reconnu pour son rôle majeur dans la digestion, l’immunité et même l’équilibre émotionnel.

« Et s’il y a bien une chose que les études scientifiques confirment, c’est que plus votre alimentation est variée, mieux votre microbiote se porte », souligne Émilie Steinbach.

Une étude a d’ailleurs mis en lumière un lien frappant : les personnes consommant plus de 30 aliments végétaux différents chaque semaine affichent une diversité microbienne nettement plus riche que celles qui se limitent à moins de 10.

Et cette diversité n’est pas anodine : elle influe directement sur la digestion, la santé métabolique et le bien-être général. En clair, varier les végétaux dans son alimentation, c’est nourrir son corps autant que son microbiote, avec des bénéfices concrets à la clé.

30 végétaux par semaine : une habitude bien plus simple à adopter qu’il n’y paraît{{}}

Pas besoin d’être un cordon-bleu ni un adepte des régimes stricts pour relever le défi. Il ne s’agit pas seulement de légumes, mais de tout ce que le règne végétal a à offrir : fruits, céréales, légumineuses, noix, graines, épices et herbes… même le thé, le café et le cacao cru comptent.

Les champignons, les huiles de qualité et les aliments fermentés viennent aussi enrichir la diversité alimentaire. Loin d’être une contrainte, c’est une invitation à élargir ses horizons culinaires sans se perdre dans des listes interminables.

Un exemple simple ? Une tartine : pain au levain, avocat, filet d’huile d’olive, graines germées et trois épices. Bingo, en une bouchée, vous cochez déjà plusieurs cases.

Pour aller plus loin, il suffit d’intégrer des mélanges d’épices, d’ajouter des légumineuses à ses plats et de privilégier fruits et légumes de saison. Le secret, c’est de rendre la diversité ludique et instinctive. « Tous les aliments du règne végétal sont bons, alors, amusez-vous !  », rappelle Émilie Steinbach.

Manger varié, sans tomber dans les pièges des tendances alimentaires{{}}

Les cures détox et les superaliments à la mode promettent souvent monts et merveilles, mais la neuroscientifique Émilie Steinbach met en garde contre ces raccourcis trompeurs.

« Je ne donne pas de listes d’aliments, c’est trop réducteur. On a identifié près de 26 000 composés différents dans l’alimentation, chacun avec un rôle spécifique. Penser que quelques baies de goji ou un shot de spiruline suffisent à couvrir tous nos besoins est une illusion  », souligne-t-elle.

Autre piège : les fruits exotiques, séduisants, mais souvent trop riches en sucre et appauvris en vitamines après un long transport. Mieux vaut privilégier les produits locaux et de saison, bien plus intéressants sur le plan nutritionnel.

L’essentiel, selon elle, n’est pas de se noyer dans des règles strictes, mais d’adopter un réflexe simple : la diversité. « L’idée qu’il faille manger seulement cru est un mythe, on peut varier et diversifier les modes de cuisson en fonction de ses goûts  », précise-t-elle.

Certaines vitamines résistent mieux à la cuisson, tandis que d’autres nutriments, comme les bêtacarotènes des carottes ou des poivrons, deviennent plus bio-disponibles une fois chauffés.

Ajoutez à cela des aliments fermentés, riches en probiotiques, et vous obtenez une alimentation équilibrée et bénéfique pour votre microbiote. En bref, plutôt que de suivre aveuglément les tendances, pensez à vous amuser en cuisine et multiplier les saveurs… tout en respectant les besoins réels de votre organisme.

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Fostine Carracillo

Fostine CarracilloRédactrice cuisine - Rédactrice passionnée d’exploration gustative, je me plais autant à partager mes recettes préférées qu’à me régaler. Derrière ma plume ? Des contenus 100 % testés et approuvés. Quand mon cœur ne …

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Source : https://www.marmiton.org/bien-choisir-ses-aliments/cette-recommandation-pourrait-revolutionner-votre-sante-intestinale-voici-les-explications-de-cette-experte-s4108151.html

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  • Pourquoi Danone retire le Nutri-score de ses yaourts à boire - Publié : 10 mars 2025, 11:38 CET •Mis à jour le : 11 mars 2025, 09:42 CET – ‘The Conversation’
    Auteurs :

https://cdn.theconversation.com/avatars/881152/width170/image-20200401-66155-1afrxxb.jpgIsabelle ChalamonProfesseur-Chercheur en Marketing, INSEEC Grande École

https://cdn.theconversation.com/avatars/1227802/width170/image-20210429-15-d1lyfu.jpgImed Ben Nasr

Enseignant-Chercheur en Marketing, Excelia

https://cdn.theconversation.com/avatars/1243919/width170/image-20211022-22-53noxx.jpgYousra HallemEnseignant-chercheur, INSEEC Grande École

Déclaration d’intérêts - Les auteurs ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’ont déclaré aucune autre affiliation que leur organisme de recherche.

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Trois bouteilles Actimel aux fruits

Le Nutri-score devrait disparaître prochainement des boissons lactées de Danone (ici des produits vendus au Royaume-Uni) DenisMArt/shutterstock

Les nouveaux critères plus sévères du Nutri-score ont conduit Danone à ne plus l’afficher sur des boissons lactées. Cette décision est-elle cohérente avec le positionnement de la marque ? Comment sera-t-elle perçue par les consommateurs ?{{}}

Depuis le 1er janvier 2024, la mise en œuvre du nouvel algorithme du Nutri-score est en cours, les décrets d’application en France étant attendus au premier trimestre 2025. Les marques ont désormais deux ans (fin 2026) pour faire évoluer leur étiquetage, en intégrant le nouveau mode de calcul et revoir, si besoin, leurs recettes pour coller à ces nouvelles exigences.

Certaines marques ont d’ores et déjà pris position contre ce nouveau Nutri-score : après Bjorg et Krisprolls, la société Danone vient d’annoncer qu’elle allait faire disparaître le Nutri-score de ses emballages de boissons lactées et végétales.

Cinq marques sont ainsi concernées : Actimel, Danonino, Alpro, Danone et Activia. Cette prise de position parait pour le moins surprenante, au regard des dernières affirmations du groupe et son positionnement stratégique sur la « santé par l’alimentation », dans le sillage de son plan « Renew Danone », lancé début 2022.

Dans ce contexte, la numéro 2 de l’innovation du groupe, Carla Hilhorst, précisait à l’Usine nouvelle, dans une récente interview que,

« La santé par l’alimentation n’a jamais été aussi importante […]. Nous ne sommes plus seulement une entreprise de yaourts, mais une entreprise de santé des intestins. »

De réelles avancées sur la composition des produits du groupe sur le plan nutritionnel sont également annoncées : fin 2025, l’ensemble des produits écoulé dans le monde par le groupe contiendra moins de 10 % de sucre.

Un algorithme plus sévère{{}}

La raison invoquée à ce rejet du nouveau Nutri-score, et qui fait débat pour Danone et les autres entreprises de l’alimentaire concernées, est énoncée, en toute transparence, de la façon suivante : le nouveau mode de calcul de l’indicateur de qualité nutritionnelle, notamment sur les boissons, est bien plus sévère que le précédent.

En effet, suite aux dernières évolutions de l’algorithme, désormais, seule l’eau sera classée A parmi les boissons, le lait tombant en B, voire C pour le lait entier.

Ainsi, les boissons lactées contenant du sucre, vendues par le groupe Danone, jusqu’ici bien classées, vont être fortement pénalisées par ce changement.

France 24, 2024.

La marque semble ainsi prise dans une tension entre ses aspirations stratégiques (autour de la santé) – qui s’accompagnent de réelles avancées sur la composition de leurs produits – et les exigences institutionnelles, toujours croissantes, du Nutri-Score. Certes, le groupe se veut rassurant, en communiquant en amont sur cette décision, dans une logique de transparence, mais ces déclarations posent toutefois la question du caractère confus d’une telle démarche pour le consommateur.

Une communication cohérente ?{{}}

Cette décision soulève notamment des questions sur la transparence et la cohérence de la communication de Danone. Bien que le groupe ait choisi d’annoncer ce retrait de manière proactive, cette démarche risque de créer une confusion chez les consommateurs. En effet, le Nutri-score a démontré son influence sur les choix alimentaires, avec 43 % des adultes français indiquant que cet étiquetage pourrait modifier durablement leurs habitudes alimentaires.

Dans ce contexte, une question cruciale se pose : le Nutri-score est-il plutôt un gage de qualité ou un réducteur de risque ? Et, le cas échéant, le groupe Danone a-t-il des raisons légitimes de s’inquiéter d’une dégradation de la notation de ses boissons lactées ?

Des recherches en marketing alimentaires attestent que le Nutri-score augmente les ventes de produits bien notés sur le plan nutritionnel, sans affecter celles des produits moins sains. Dans la continuité de ces résultats, une étude plus récente confirme le rôle clé du Nutri-score dans les choix alimentaires des consommateurs.

Qualité nutritionnelle ou risques ?{{}}

Selon ses conclusions, un Nutri-score A améliore significativement la perception de la qualité nutritionnelle des produits, mais n’a pas d’impact notable sur la perception des risques associés. Cette distinction souligne le rôle du Nutri-score dans la médiation de la qualité perçue par les consommateurs, sur leurs intentions d’achat, sans pour autant agir sur leurs préoccupations liées aux risques potentiels.

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L’étude démontre ainsi que les acheteurs sont davantage motivés par la recherche de bénéfices que par l’évitement des risques. Pour les chercheurs, ces résultats suggèrent que le Nutri-score s’est imposé comme un gage de qualité et de transparence auprès du grand public.

Toutefois, les résultats démontrent que les effets négatifs d’un Nutri-score E sont moins importants sur la qualité perçue. Les consommateurs semblent alors davantage influencés par les scores positifs que par les scores négatifs, révélant une perception asymétrique de ce système d’étiquetage.

Important et imparfait Nutri-score{{}}

La décision de Danone a suscité des réactions diverses dans l’industrie. Thierry Cotillard, président des Mousquetaires, a critiqué cette décision, soulignant l’importance du Nutri-score, malgré ses imperfections. Il argue que le retrait du logo envoie un mauvais signal aux consommateurs et au secteur. Cette décision de Danone est également dénoncée par de nombreuses associations de consommateurs (FoodWatch, UFC/Que Choisir, CLCV ou encore 60 Millions de consommateurs) qui militent, plus que jamais, pour que les acteurs de l’alimentaire ne fassent pas « marche arrière »_.

Les résultats de notre recherche tendent à souligner que les inquiétudes de Danone ne sont pas totalement fondées. Toutefois, ce cas révèle également l’importance de maintenir dans le temps un même algorithme de notation. Cela est indispensable pour fournir au consommateur un repère clair, facilitant les comparaisons entre les produits et qui permette d’observer, dans le temps, les avancées objectives, sur le plan nutritionnel, des industriels. Cette constance dans les critères d’évaluation permettrait par ailleurs de travailler en étroite collaboration avec les industriels, qui seront alors de plus en plus enclins à adopter cet outil et à l’utiliser comme instrument d’optimisation de leurs recettes, s’il leur est plus familier.

Le cas Danone illustre les défis auxquels font face les entreprises agroalimentaires dans un contexte de sensibilisation croissante à la nutrition. La tension entre les objectifs de santé affichés et les réalités nutritionnelles des produits pose la question de l’adaptation des stratégies d’entreprise face à des normes nutritionnelles en évolution. Cette situation souligne également l’importance et l’impact du Nutri-score dans les choix des consommateurs, mettant en lumière le pouvoir de cet outil d’information nutritionnelle.

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Source : https://theconversation.com/pourquoi-danone-retire-le-nutri-score-de-ses-yaourts-a-boire-249964

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  • Aliments dits ultratransformés : mieux comprendre leurs effets potentiels sur la santé - 30/01/2025 - - Document ‘anses.fr’{{}}

    Aliments dits ultratransformés : mieux comprendre leurs effets potentiels sur la santé

Les aliments dits ultratransformés font partie de l’offre alimentaire mais suscitent des préoccupations pour la santé. Or, l’ultratransformation est un concept qui reste encore à étayer scientifiquement. {{}}

Ce constat étant posé, l’Anses s’est penchée sur les études disponibles sur le sujet. Son expertise identifie des signaux suggérant un lien entre la consommation de tels aliments et un risque plus élevé de développer des maladies chroniques. L’enjeu, à présent, est d’identifier les mécanismes qui sous-tendent ces risques. Parmi les pistes à explorer, l’Agence recommande de s’intéresser aux effets des nouvelles substances qui peuvent se former lors de la transformation des aliments. Elle invite par ailleurs à ne pas négliger les autres leviers d’action pour améliorer l’alimentation de la population.

Aliments dits ultratransformés : que sont-ils vraiment ?{{}}

Les procédés de transformation sont nombreux (cuisson, fermentation, fractionnement, etc.) et influencent de manière diverse la qualité et la sécurité sanitaire des produits. Dans son expertise sur les aliments dits ultratransformés, l’Agence pointe qu’il n’existe pas à ce jour de définition consensuelle de ce type d’aliments. A défaut, elle a étudié les classifications existantes fondées sur le degré de transformation des aliments. Elle s’est en particulier intéressée à la classification Nova, développée par des chercheurs brésiliens, à ce jour la plus utilisée dans les études épidémiologiques.

Dans la classification Nova, les aliments dits ultratransformés se caractérisent par le recours à certains procédés de transformation et par l’ajout d’additifs dits cosmétiques et de substances rarement utilisées lors de la préparation des repas à domicile, comme les isolats de protéines ou les huiles hydrogénées. Ces additifs et autres substances ajoutées servent notamment à modifier la texture, le goût ou faciliter la préparation. D’une façon générale, cette classification s’appuie sur la présence d’additifs et substances sans distinction, rendant son application subjective.

Des signaux à approfondir{{}}

Malgré ces limites, l’Agence a conduit une revue systématique des études scientifiques publiées sur ce sujet. Elle conclut, avec un poids des preuves faible, qu’une consommation plus élevée d’aliments qualifiés d’ultratransformés selon la classification Nova – classification la plus fréquemment utilisée – est associée à un risque plus élevé de mortalité et de maladies chroniques comme le diabète de type 2, le surpoids, l’obésité, les maladies cardio-neuro-vasculaires, le cancer du sein et le cancer colorectal.

Plusieurs hypothèses de mécanismes sous-jacents{{}}

Pour expliquer le potentiel lien entre la consommation d’aliments dits ultratransformés et la santé, l’Anses formule les hypothèses suivantes :

  • la formulation de ces aliments souvent conçus pour être pratiques et appétissants, et les circonstances de leur consommation (alimentation rapide, devant un écran, dans les transports, etc.) favorisent une prise alimentaire excessive ;
  • les procédés de transformation des aliments peuvent entraîner la formation de nouvelles substances, appelées substances néoformées, or certaines sont potentiellement nocives et peuvent être à l’origine d’interactions.
    Mener des études sur ces hypothèses permettrait de mieux caractériser le lien entre procédés de transformation et effets sanitaires, et d’orienter les politiques publiques en matière d’alimentation et de nutrition.

Identifier des leviers d’action pour améliorer la santé publique{{}}

Selon la dernière étude de santé Esteban publiée en 2020 par Santé publique France, la prévalence de surpoids et d’obésité augmente en France. Il en est de même pour les niveaux d’inactivité physique et de sédentarité. De plus, d’après la dernière étude Inca, les consommations alimentaires restent éloignées des repères nutritionnels recommandés.

Dans ce contexte, l’hypothèse d’un effet néfaste des aliments dits ultratransformés sur la santé a été soulevée. Néanmoins, à l’issue de l’expertise de l’Anses, il apparaît que les classifications actuelles des aliments selon leur degré de transformation ne peuvent pas être traduites en risques sanitaires. Il n’est donc pas possible de les employer comme outil d’éducation nutritionnelle.

Au-delà de la question de l’ultratransformation, l’Agence rappelle l’importance de mesurer l’efficacité de l’ensemble des leviers d’action collective déjà mis en œuvre pour atteindre les repères alimentaires recommandés, ainsi que les niveaux d’activité physique quotidienne et de rupture de sédentarité préconisés pour l’ensemble de la population.

En savoir plus : {{}}

Lire l’avis relatif à la caractérisation et évaluation des impacts sur la santé de la consommation d’aliments dits ultratransformés (PDF)

Annexe 11 de l’avis

Annexe 12 de l’avis

Source : https://www.anses.fr/fr/content/aliments-dits-ultratransformes-mieux-comprendre-leurs-effets-potentiels-sur-la-sante

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  • Diversifier son alimentation, le secret d’un microbiote en bonne santé - Selon les experts, une alimentation variée, riche en fibres et plus végétale serait la clé pour favoriser la bonne santé de notre microbiote intestinal. De Alisa Hrustic - Publication 5 mars 2025, 18:43 CET – Document ‘nationalgeographic.fr’
    Selon de nouvelles recherches, manger une grande variété de végétaux serait l’un des principaux facteurs d’équilibre du microbiote intestinal, que l’on soit végétalien, végétarien ou omnivore.

La bonne santé intestinale est plus atteignable que vous ne le pensez. Selon une vaste étude publiée dans la revue Nature Microbiology, consommer une grande variété de végétaux favoriserait l’épanouissement d’une grande variété de bactéries bénéfiques dans votre microbiome intestinal, et ce même s’il vous arrive de manger de la viande, qui a été liée au développement d’un plus grand nombre de « mauvaises » bactéries.

Dans le cadre de l’étude, plus de 21.000 personnes aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Italie ont utilisé une application pour répondre à des questionnaires détaillés sur ce qu’elles mangeaient au quotidien. Leur régime alimentaire a été réparti en trois catégories : omnivore (viande, produits laitiers et végétaux), végétarien (pas de viande) ou végétalien (pas de produits d’origine animale).

Les chercheurs ont ensuite eu recours à des technologies ADN afin d’analyser des échantillons de selles des participants, et ont ainsi pu identifier les différents types de bactéries qui proliféraient dans leurs microbiotes, explique Nicola Segata, professeur et chercheur principal au département CIBIO de l’Université de Trente, en Italie, et auteur de l’étude.

Les résultats ont révélé que, lorsque les participants intégraient plus de fruits, de légumes et de céréales complètes dans leur alimentation, leurs intestins abritaient davantage de « bonnes » bactéries, dont des microbes associés à une tension artérielle et à un taux de cholestérol plus sains, ainsi qu’à moins d’inflammations. Les microbiotes des individus végétaliens regorgeaient tout particulièrement de ces bonnes bactéries.

À l’inverse, les microbiotes des participants omnivores, notamment ceux qui consommaient de la viande rouge, abritaient plus de « mauvaises » bactéries, dont certaines ont été liées à un risque plus élevé de développer une maladie inflammatoire de l’intestin ou un cancer colorectal.

Gauche : Vue illustrée de la communauté d’organismes (bactéries, virus, champignons et parasites) qui vivent à l’intérieur de notre tube digestif. Ce microbiote peut avoir un impact sur la digestion, le système immunitaire et même l’humeur. Illustration de NOBEASTSOFIERCE, SCIENCE PHOTO LIBRARY

Droite : Micrographie électronique à balayage de diverses bactéries attachées à des matières végétales non digérées trouvées dans un échantillon de selles humaines. Une nouvelle étude, qui a examiné les selles de 21 000 individus, a révélé que les microbiotes de ceux qui mangeaient le plus de plantes abritaient davantage de « bonnes » bactéries. Micrographie de Steve Gschmeissner, SCIENCE PHOTO LIBRARY

Toutefois, comme ceux des végétaliens et des végétariens, les intestins des individus qui consommaient à la fois de la viande et une bonne quantité de produits végétaux variés abritaient eux aussi beaucoup de bonnes bactéries.

Autrement dit, les bactéries saines associées à la consommation d’aliments végétaux semblaient équilibrer, voire retenir, certaines des bactéries moins saines liées à la consommation de viande rouge ou hautement transformée, commente Ravinder Nagpal, professeur adjoint au département de la santé, de la nutrition et des sciences de l’alimentation et directeur du Gut Biome Lab de l’Université d’État de Floride, qui n’était pas impliqué dans l’étude.

Il est encore trop tôt pour déterminer les implications que pourrait avoir cette découverte dans la prévention des maladies. En effet, bien que les recherches existantes soient prometteuses, les experts s’accordent à dire qu’il faudra attendre d’avoir davantage de données pour pouvoir affirmer que les bonnes bactéries issues de la consommation de plantes suffisent à compenser les bactéries problématiques liées à la viande rouge. Par ailleurs, notre microbiote n’est que l’un des nombreux aspects de notre bien-être ; davantage d’études devront être menées pour mieux comprendre le réel impact de cette distribution bactérienne sur notre état de santé général.

Ce qui ne fait toutefois aucun doute, selon Segata, c’est qu’il est « important d’avoir un microbiote intestinal en bon état », et la consommation de végétaux constitue l’un des moyens les plus naturels de l’entretenir correctement.

Une variété de plantes pour une bonne santé intestinale{{}}

Le microbiote intestinal est comme un jardin rempli de dizaines de milliers de milliards de microbes qui survivent grâce à différents types de nourriture. Ce que vous mangez affecte directement les microbes qui s’installent dans votre corps, tout comme certains engrais encouragent certaines fleurs à s’épanouir, illustre Nagpal.

Les aliments végétaux sont riches en fibres, dont certaines sont mal digérées par notre organisme, décrit Sean Spencer, gastro-entérologue et médecin scientifique à Stanford Medicine.

C’est là que les bactéries entrent en jeu : elles s’installent dans le côlon et se nourrissent de ces fibres non digérées, les dégradent et les fermentent. Les produits fabriqués à l’issue de ce processus, tels que les acides gras à chaîne courte, peuvent être bénéfiques pour la santé de bien des manières, en soutenant par exemple le système immunitaire ou en régulant l’humeur.

C’est pourquoi la diversité est essentielle. Si vous n’utilisez que le chou kale comme base de votre repas du midi, vous nourrissez principalement les bactéries qui aiment cet aliment, mais pas celles qui préfèrent le chou-fleur, les choux de Bruxelles ou le quinoa. Nourrir tous ces différents microbes permet de produire divers acides gras à chaîne courte qui peuvent avoir différents effets positifs sur l’organisme. Par ailleurs, les plantes colorées regorgent de phytonutriments, dont un éventail d’antioxydants qui contribuent à protéger l’organisme contre les maladies chroniques, en favorisant notamment le développement de bactéries qui combattent les inflammations.

Cependant, même les adeptes de l’alimentation végétale peuvent passer à côté de certains avantages nutritionnels, note Segata. Par exemple, votre microbiote ne bénéficiera pas des mêmes avantages si vous consommez principalement des aliments végétaliens hautement transformés (par exemple, des produits emballés riches en sel, en sucre et en graisses saturées) plutôt que des légumineuses, des céréales, des noix, des graines, des fruits et des légumes entiers. Les auteurs de l’étude notent également que les intestins des participants végétaliens ne contenaient pas les probiotiques uniques et bénéfiques pour la santé que l’on trouve dans les produits laitiers fermentés, tels que le fromage et le yaourt ; exclure des groupes d’aliments sains peut donc également « laisser une trace » sur votre microbiote.

Comment améliorer le contenu de nos assiettes ?{{}}

Selon Nagpal, si vous souhaitez manger de la viande, il est essentiel de choisir avec soin les protéines animales que vous consommez et la fréquence à laquelle vous les intégrez dans votre alimentation.

L’expert cite notamment le régime méditerranéen, qui a fait l’objet de nombreuses études. Les personnes qui s’inscrivent généralement dans ce type de régime alimentaire peuvent consommer de la viande rouge, mais pas de façon régulière. Les fruits de mer et la viande de volaille sont consommés plus couramment (à raison de deux à trois fois par semaine), et les repas sont centrés sur de bonnes graisses, comme les noix et l’huile d’olive, des produits laitiers allégés, des céréales complètes, des fruits et des légumes.

Les fibres doivent avoir une importance centrale dans votre alimentation, car pour rappel, ce sont elles qui servent à nourrir les microbes de l’intestin. Les adultes doivent idéalement consommer entre 22 et 34 grammes de fibres par jour, un objectif atteignable de bien des manières. Selon les recommandations du département américain de l’Agriculture, pour garantir un repas équilibré, une assiette doit être composée de 50 % de fruits et légumes, de 25 % de céréales complètes et de 25 % de protéines.

Essayez également de changer un peu chaque jour : si vous mangez toujours des flocons d’avoine au petit-déjeuner, par exemple, ajoutez-y des fraises le lundi, des tranches de banane le mardi, etc. De même, si vous préparez toujours vos repas de la semaine à base de patates douces rôties, d’oignons rouges et de brocolis, essayez de varier en remplaçant l’un de ces ingrédients par un nouveau légume, comme de la courge butternut ou du chou-fleur, afin d’introduire d’autres fibres et nutriments dans votre alimentation. Vous pouvez également emporter une pomme ou des carottes pour compléter votre en-cas de l’après-midi.

En conclusion, manger plus de JH2025-03-16T14:38:00J

plantes est bénéfique pour votre santé intestinale, et la bonne nouvelle, c’est qu’il existe de nombreuses façons d’expérimenter afin de déterminer ce que vous aimez manger. Par exemple, si vous détestez le céleri, ne vous forcez pas à en intégrer dans vos repas : les alternatives sont infinies. « Il y a tellement de plantes, tellement d’aliments riches en fibres. Il suffit de trouver ceux qui correspondent à vos goûts personnels », commente Spencer.

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Source : https://www.nationalgeographic.fr/sciences/alimentation-sante-equilibre-dietetique-produits-frais-ou-surgeles-que-privilegier

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  • Les Français ont le droit de savoir ce qu’ils mangent ! - Obligez-nous (tous) à dire la vérité ! - Communication{{}}
    #envérité est une association de marques qui demandent au législateur d’imposer une véritable transparence alimentaire à l’ensemble des marques alimentaires ! Le consommateur a le droit de savoir ce qu’il mange, donnons-lui les informations nécessaires pour bien choisir.

À propos - En Vérité est une association loi 1901 regroupant des marques réunies autour d’une ambition commune : permettre aux consommateurs de savoir ce qu’ils mangent, quel que soit le produit.

Nous, marques alimentaires, sommes au cœur du système. Nos choix impactent la santé des gens mais aussi notre économie, l’emploi des paysans, la préservation de nos écosystèmes... La transparence ne peut être l’affaire de quelques marques engagées : elle doit être obligatoire pour toutes ! 

Conscientes de leur responsabilité, nous avons donc décidé de nous unir au sein du collectif « En Vérité » pour demander au législateur d’imposer à toutes les marques des règles de transparence communes Son objectif est d’aboutir à un étiquetage commun qui évaluerait quatre critères d’impact essentiels, ceux réclamés par les Français : : type d’agriculture, origine, additif, qualité nutritionnelle… Quels que soient nos choix, assumons-les et informons le consommateur !

Le mot de Sébastien Loctin à l’initiative du collectif

Manifeste - Se nourrir devrait être l’acte le plus simple du monde. Pourtant, c’est devenu un véritable casse-tête !

Entre mentions obligatoires, tournures volontairement imprécises et labels en tout genre, faire ses courses est un parcours du combattant. Les Français ne savent jamais exactement ce qu’ils achètent. Provenance, additifs, ingrédients... : d’une marque à l’autre, le consommateur passe un temps fou à chercher et à déchiffrer sur les emballages des mentions pas toujours compréhensibles, absentes voire carrément trompeuses. Ces informations sont pourtant essentielles pour son alimentation, pour sa santé, pour l’économie de son pays, pour la planète.

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Le consommateur est libre de ses choix. Mais sans information claire et lisible, le choix est-il vraiment libre ?

Pour faire un choix en toute liberté, il faut connaître la vérité sur les produits. Alors, que faire ? De nouveaux labels ? De nouveaux interdits ? De nouvelles contraintes ? Au contraire : tout ce dont le consommateur a besoin, c’est de simplicité, d’homogénéité et de clarté.

Qu’un produit soit bio ou issu d’autres pratiques agricoles, made in France ou importé, qu’il soit fabriqué avec ou sans additif – peu importe, pourvu que toutes ces informations soient clairement accessibles au consommateur qui s’apprête à choisir !

C’est pourquoi nous, marques alimentaires, lançons un appel pour créer une obligation de dire la vérité, une obligation qui s’appliquerait
à TOUTES les marques.

Comment ?{{}}

En demandant à ce que la transparence soit obligatoire sur l’étiquetage de tous les produits alimentaires, avec des critères communs à toutes les marques.
Ces critères doivent au minimum permettre aux Français de connaître la vérité sur 4 critères essentiels, ceux qui impactent le plus leur santé et leur environnement et qui correspondent à leurs attentes en termes d’information.

L’impact environnemental{{}}

En demandant à ce que la transparence soit obligatoire sur tous les produits alimentaires, avec des critères communs à toutes les marques. Ces critères doivent au minimum permettre aux Français de connaître la vérité sur 4 critères essentiels, ceux qui impactent le plus leur santé et leur environnement et qui correspondent à leurs attentes en termes d’information.

L’origine{{}}

D’où les matières premières proviennent-elles réellement ?
Parce que cette information, lorsqu’elle n’est pas tout simplement absente, manque souvent de clarté (notamment à cause de la confusion entre « origine France », « produit en France » et « transformé en France »). Il est urgent de donner aux Français le pouvoir de choisir sans ambiguïté l’origine des produits qu’ils consomment.

La nutrition 

Parce que l’alimentation est la base de la santé... et les consommateurs attendent de savoir précisément ce que leur apportent les produits qu’ils consomment. Les indicateurs plébiscités, comme Yuka ou le Nutriscore, démontrent ce besoin de savoir. Mais l’approche à la portion ou le degré de transformation par exemple restent aujourd’hui dans l’angle mort. Les informations sur les additifs restent invisibles ou excessivement complexes à comprendre. La loi permet même à de nombreux auxiliaires technologiques de ne pas apparaître dans les listes d’ingrédients !

L’information nutritionnelle doit être plus juste, plus claire, plus complète.{{}}

Tout savoir en un coup d’œil - Ces 4 vérités sont le socle permettant aux Français de savoir en un coup d’œil ce qu’ils achètent réellement. L’information devrait être harmonisée et appliquée à l’ensemble des marques alimentaires pour permettre aux consommateurs de choisir en connaissance de cause. Nourrir des gens n’est pas juste un métier, et encore moins un simple business :
c’est une responsabilité.

La vérité, à plus forte raison lorsqu’elle impacte la santé des Français, ne peut plus être une option facultative, ni un choix marketing. Au contraire, c’est une magnifique opportunité de rétablir un véritable lien de confiance avec les consommateurs.
Vouloir restreindre l’information est toujours un échec. Que ce soit à court terme pour les marques ou à moyen terme pour la santé des consommateurs et la préservation de notre planète, nous avons tout à gagner à parier sur l’intelligence et le discernement des Français.

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Des référentiels existent, ils peuvent être améliorés mais doivent être exploités. Les informations sont disponibles, elles doivent être harmonisées et simplifiées. Pour que toutes les marques jouent le jeu, en l’absence d’une autorité de régulation de l’alimentation, la loi doit définir des règles des transparences communes à toutes. Rien de plus simple alors pour les marques que de les mettre en œuvre collectivement sur leurs produits !

Lorsqu’il s’agit d’alimentation, un produit ne doit rien avoir à cacher.

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La vérité est un droit du citoyen : elle doit être un devoir des marques. télécharger le manifeste

Contact Presse presse@enverite.fr –0679517565 - Communiqué de Presse Télécharger -Le blog Adhérents / Adhésion / Origine

Retour sur le premier forum Ultra-transformation et l’Alimentation !

Jeudi 13 février 2025, le Collectif En Vérité a organisé avec Nudj et AgroParisTech, un forum au sujet de l’ultra-transformation et […] Lire l’article

Voir les marques qui exigent la transparence pour tous - Source à consulter pour lire en totalité : https://www.en-verite.fr/

Malgré la réputation des produits surgelés, considérés comme mauvais pour la santé, des recherches montrent qu’ils seraient plus sains qu’on ne le pense.

Dans le cadre d’une étude qui compare la teneur en nutriments du maïs, des carottes, des brocolis, des épinards, des petits pois, des haricots verts, des fraises et des myrtilles, frais et surgelés, des chercheurs ont découvert que les produits surgelés étaient « comparables et présentaient souvent [des vitamines] en plus grand nombre » que les produits frais. D’autres études ont corroboré cette idée, notant que la seule différence majeure du point de vue nutritif était que les produits frais perdaient leurs nutriments après quelques jours passés au réfrigérateur.

« La perception du public reste que la nourriture surgelée n’est pas saine et moins riche en nutriments parce qu’elle est plus transformée », explique Caroline Thomason, diététicienne de Washington D.C. « Mais ce n’est pas vrai. »

Les bienfaits des produits surgelés{{}}

Selon les experts, un produit est plus nutritif lorsqu’il est récolté à pleine maturité. Cependant, le moment où un fruit ou un légume est récolté dépend de la manière dont il sera vendu.

Les produits frais vendus en grande surface sont généralement cueillis avant d’être pleinement mûrs, afin de s’assurer qu’ils ne seront pas pourris avant d’atterrir dans votre chariot de course. Le voyage, de l’exploitation agricole à votre table, peut prendre une semaine ou deux, explique Caroline Thomason.

D’un autre côté, les produits surgelés sont récoltés au moment où ils sont le plus mûrs ou juste avant. Ils sont ensuite blanchis et emballés dans une atmosphère riche en azote quelques heures plus tard, ce qui aide à préserver les nutriments.

« Surgeler un produit conserve parfaitement ses nutriments, on observe que toutes les vitamines et les antioxydants restent stables durant une longue période », explique Kylie Sakaida, diététicienne et autrice du livre de cuisine So Easy, So Good, non traduit en français.

De plus, les produits frais sont souvent moins chers et se conservent plus longtemps au congélateur que les produits frais au réfrigérateur, ce qui aide à réduire les déchets alimentaires.

Quels sont les bienfaits des produits frais ?{{}}

Malgré le temps de transport plus important des produits vendus en grande surface, ils contiennent toujours un grand nombre de nutriments. Cependant, lorsqu’on les compare à des produits trouvés au marché, ces derniers peuvent parfois s’avérer plus sains.

Source : https://www.en-verite.fr/

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  • Les régimes végétariens et végans sont bons pour la santé à une condition, d’après les autorités sanitaires - Par Claire Tervé avec AFP - Document ‘huffingtonpost.fr’
    Selon une étude de l’Anses, ne pas manger de viande réduit les risques de développer du diabète et certains cancers, mais il faut prévenir certaines carences.

Le régimes végétariens et végans sont bon pour la santé à une condition, d’après les autorités sanitaires

Hinterhaus Productions / Getty Images

Le régimes végétariens et végans sont bon pour la santé à une condition, d’après les autorités sanitaires

LIFE - Les personnes qui suivent unrégime végétarien ont moins de risques de développer un diabète de type 2, voire certains cancers et maladies gastro-intestinales, mais peuvent peiner à couvrir leurs besoins nutritionnels en oméga-3 et vitamine D, estiment les autorités de santé.

Lire aussi : Pour manger moins de viande, il faut l’étiqueter comme les paquets de cigarette, selon cette étude

Après analyse des études scientifiques sur le sujet, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) évalue les « bénéfices et les risques pour la santé associés aux régimes végétariens » dans un avis publié ce jeudi 13 mars, qui s’accompagne de repères alimentaires pour les personnes adoptant ce régime.

Ces tout premiers repères à destination des végétariens publiés par l’agence doivent leur permettre « d’optimiser leurs apports nutritionnels en tenant compte de leurs habitudes alimentaires et en limitant leur exposition aux contaminants ».

Moins de risque de développer des cancers{{}}

Les personnes qui excluent la consommation de toute chair animale - viandes, poissons, mollusques, crustacés- se divisent en deux catégories. D’un côté, les « lacto-ovo-végétariens », qui consomment des œufs, des produits laitiers et du miel, de l’autre les végans et végétaliens qui excluent tous les aliments d’origine animale.

Selon cette expertise, il est établi que les végétariens ont un risque plus faible de développer un diabète de type 2, comparé aux non végétariens. Ils pourraient aussi avoir un moindre risque de développer certains cancers - prostate, estomac, sang -, certaines maladies ophtalmologiques et gastro-intestinales, au vu d’autres études.

En revanche, les végétariens auraient un risque plus élevé de fractures osseuses, et davantage de difficultés à couvrir leurs besoinsen fer, en iode, oméga-3, vitamines B12 et D - comme la population générale toutefois pour cette dernière - ainsi, pour les hommes végétaliens, qu’en zinc. C’est pour cela qu’il est important d’adapter son régime en consommant des aliments qui peuvent combler ces carences ou en prenant des compléments alimentaires.

Réduire l’exposition à certaines substances{{}}

Ces résultats pourront servir aux travaux européens en cours sur les compléments alimentaires et l’enrichissement des aliments, précise l’Anses.

Concernant la présence de contaminants dans les aliments, « enjeu majeur » pour tous les régimes alimentaires, l’agence « rappelle la nécessité de réduire l’exposition » de la population aux « substances les plus persistantes dans l’environnement, notamment les métaux ».

Elle appelle notamment à agir sur la formulation des produits, ce qui serait plus pertinent que « des arbitrages au niveau des consommateurs », insuffisants pour « limiter le risque lié à l’exposition aux contaminants » tels que le lindane (un insecticide) ou les composés polybromés (substances utilisées comme retardateurs de flamme pour les meubles et l’électronique).

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Plus : Végétarien Végétalisme Vegan Nourriture Life

Source : https://www.huffingtonpost.fr/life/article/le-regimes-vegetariens-et-vegans-sont-bon-pour-la-sante-a-une-condition-d-apres-les-autorites-sanitaires_247391.html

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Annexe - Végétarien, végétalien et végan : Quelles différences ? Article ‘Ouest France’ - Philippe SERIEYS – Publié par Ouest France le 24/05/2024 à 14h00

Soucieux de prendre soin de leur santé, de limiter leur impact sur l’environnement ou refusant de manger des animaux, ils sont de plus en plus nombreux à franchir le pas vers des régimes alimentaires qui tournent autour du végétal. Mais qui sont-ils ?

Un repas de famille végétarien.

Un repas de famille végétarien. | PHOTO D’ILLUSTRATION : GROUND PICTURE / SHUTTERSTOCK - Ouest-France

Végétarien{{}}

Le végétarisme exclut de manger toute forme de chair animale, que ce soient des animaux terrestres, viande rouge et blanche ou des produits de la mer incluant crustacés, mollusques et poissons. Si le végétarien met souvent en avant comme motivations la protection de l’environnement et le bien-être animal, l’élément déclencheur est généralement que le régime végétarien est bon pour la santé. En effet le régime végétarien équilibré, riche en fibres, en légumes et fruits et donc faible en matières grasses saturées, permet de réduire les niveaux de cholestérol, abaissant le risque de développer des maladies cardio-vasculaires, de nombreux cancers et du diabète.

Lire aussi : « On forçait mon enfant à manger de la viande » : difficile d’être végétarien à la cantine scolaire

De plus surpoids et obésité sont beaucoup moins fréquents chez les végétariens. Malgré tout suivre un régime végétarien ne suffit pas pour perdre du poids, surtout si on continue de consommer des produits sucrés ou laitiers gras, des plats industriels ou aliments transformés. Le bénéfice santé tant attendu n’est obtenu qu’au prix d’un régime végétarien sain et équilibré.

Pesco-végétarien, lacto-végétarien, ovo-végétarien, pollotarien et flexitarien{{}}

La personne qui se définit comme pesco-végétarienne ne consomme pas de viande rouge ou blanche, mais mange des poissons, mollusques et crustacés. Afin de ne pas les confondre avec les végétariens, le terme de pescétarien est désormais le plus souvent utilisé. Le lacto-végétarien est un végétarien qui en plus de ne pas consommer de chair animale, refuse de manger des œufs, mais consomme des produits laitiers, alors qu’à l’inverse l’ovo-végétarien consomme des œufs mais pas de produits laitiers.

Lire aussi : Devenir végétarien, même sur le tard ? Les conseils d’un médecin nutritionniste

Le pollotarien se définit comme un végétarien qui consomme poulet et autres volailles. Ces régimes sont souvent des étapes intermédiaires vers le végétarisme. Plus modestement, le flexitarien adapte son régime alimentaire vers une pratique flexible et plus durable, diversifiant son alimentation en augmentant la consommation de protéines végétales et limitant la consommation de protéines animales à des produits de qualité généralement bio.

Végétalien{{}}

Le végétalien ne consomme que des aliments d’origine végétale excluant donc les viandes et poissons comme le végétarien auxquels s’ajoutent les œufs et produits laitiers.

Vegan{{}}

Alors que les végétariens et végétariens renoncent à la consommation alimentaire de produits d’origine animale, le vegan va exclure de sa vie tout produit ou sous-produit issu de l’exploitation animale.

Lire aussi : TÉMOIGNAGES. « J’adorais les steaks tartares » : ils sont devenus végétariens à plus de 50 ans

Ceci comprenant l’achat de vêtements ou pièces de mobilier en cuir ou fourrure, de cosmétiques ou produits qui auraient été testés sur des animaux et l’exploitation des animaux lors de spectacles, dans un cirque ou un zoo. Luttant contre le spécisme, la grande majorité des végans qui sont avant tout des personnes sensibles à la cause animale considèrent que la pratique de l’équitation est une forme d’esclavage.

Marques végétales qui proposent des alternatives à la viande{{}}

Invisibles pendant de nombreuses années avec quelques produits perdus au milieu des rayons de boucherie et de charcuterie, les marques végétales - qui proposent désormais de nombreuses alternatives à la viande – s’imposent dans des rayons qui leur sont dédiés dans les grandes surfaces. Ils s’appellent Heura, LaVie, HappyVore, Devore food, Excellent, Accro, Beyond Meat, SOY, Next !, Garden Gourmet, Onami Foods ou encore Hari & Co et proposent des steaks végétaux, des chipos et merguez végétales, des nuggets, du bacon végétal, des aiguillettes végétales de poulet et bien d’autres produits. Ils ont tellement de succès que les grandes surfaces ont développé leurs propres gammes végétariennes en marques de distributeur avec Veggie chez Carrefour, Nat & Vie chez Leclerc, Envie de Veggie chez Auchan, Bon & Végétarien chez Système U, Vemondo chez Lidl et que depuis janvier 2018 Herta a lancé sa Knacki végétale. Onami Foods qui propose une alternative au poisson a été récompensée du prix Saveurs de l’année 2023 (Monadia) et Dévore food a décroché le prix challenge innovation 2023 avec des produits végétaux congelés certifiés Bio et sans aucun additif. Autant dire que la démocratisation du végétal est en marche.

Recettes de cuisine Seniors Économie Alimentation Gastronomie Leclerc Santé

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Source : https://www.ouest-france.fr/societe/gastronomie/recettes-de-cuisine/vegetarien-vegetalien-et-vegan-quelles-differences-ce8c1d20-0bb6-11ef-8dbf-6d0effde8a28

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Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 20/03/2025

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

Site : https://isias.info/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Alimentation Santé.7.docx

Mis en ligne par le co-rédacteur Pascal Paquin via Yonnelautre.fr : un site des alternatives, d’éducation populaire, un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, sans subvention, indépendant de tout parti, un site sans Facebook, Google+ ou autres GAFA, sans mouchard, sans cookie tracker, sans fichage, et à empreinte numérique réduite, un site entièrement géré sous Linux et avec l’électricité d’Énercoop , géré par Yonne Lautre : https://yonnelautre.fr

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