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"La biodiversité menacée politiquement malgré ses avantages : sa conservation et son utilisation durable sont indispensables – Déclin alarmant des populations d’oiseaux en France, Europe, Etats-Unis, Chine … malgré l’Histoire" par Jacques Hallard

vendredi 21 mars 2025, par Hallard Jacques


ISIAS Biodiversité Oiseaux

La biodiversité menacée politiquement malgré ses avantages : sa conservation et son utilisation durable sont indispensables – Déclin alarmant des populations d’oiseaux en France, Europe, Etats-Unis, Chine … malgré l’Histoire

Jacques Hallard, Ingénieur CNAM, siteISIAS – 18/03/2025

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur


Préambule

Tout d’abord un rappel de quelques définitions préliminaires

La nature du vivant : le monde vivant se caractérise dans sa composition par la présence de molécules organiques. Il est constitué majoritairement par quatre atomes qui sont le carbone (C), l’hydrogène (H), l’oxygène (O) et l’azote (N). La cellule constitue l’unité du vivant, et il existe différents types cellulaires dans le monde vivant… -

Les êtres vivants se caractérisent par leur capacité à absorber de la nourriture pour créer de l’énergie, à respirer, à produire des déchets, à se reproduire et à avoir une progéniture, à croître et à changer, et à réagir aux changements de leur environnement…

Une interaction biologique, appelée aussi interaction biotique ou interaction écologique, désigne un processus impliquant des échanges ou relations réciproques entre plusieurs individus ou espèces dans un écosystème, ou entre deux ou plusieurs individus d’une même population… - Wikipédia

Documents utiles – Biologie - Philosophie : qu’est-ce que le vivant ? - Publié le vendredi 20 mai 2022 à 17h12 - Comment définir le vivant ? Depuis l’Antiquité, la philosophie tente de répondre à cette question. Une sélection d’émissions pour découvrir les différentes doctrines qui se sont succédé depuis les théories d’Aristote et jusqu’aux débats les plus récents en matière de bioéthique. Observer le vivant, en être le témoin, est une expérience des plus communes : il suffit de regarder la respiration d’une personne endormie, un animal bondir ou le bourgeon d’un arbre se déployer. Mais expliquer le mystère qu’est la vie, cet ’élan vital’ qui anime les êtres pour reprendre l’expression d’Henri Bergson dans L’Évolution créatrice, est tout de suite plus compliqué… et c’est pourquoi cette question occupe les philosophes depuis l’Antiquité ! Par définition, le vivant désigne l’ensemble des membres de toutes les espèces qui manifestent par leur organisation les caractéristiques de la vie : ils sont mortels, mais tendent à se reproduire et ainsi se perpétuent. En cela, le vivant se distingue de la simple matière, inerte ou artificielle, mais également de l’existence, qui est liée à la conscience du vécu. Comment penser alors le vivant ? En raison du caractère sacré accordé à la vie par les religions, la philosophie s’est longtemps heurtée à la prégnance des religions et de leurs explications dogmatiques de la vie. Elle s’est cependant employée à le décrire selon une perspective finaliste (tout vivant a un but), mécaniste (l’organisation du vivant peut être pensée comme celle d’une machine) ou vitaliste (le vivant est régi par un ’principe vital’, distinct des forces physico-chimiques et de l’âme). Au XIXe siècle, le vivant devient l’objet d’une science nouvelle… - Découvrir la suite à partir d’ici > https://www.radiofrance.fr/franceculture/philosophie-qu-est-ce-que-le-vivant-7317487

Ensuite deux rappels historiques pour illustrer les dégâts d’une mauvaise prise en compte de la nature du vivant et des interactions biologiques, quant à l’importance du maintien de la biodiversité, notamment pour la survie des oiseaux :

La publication de ‘Printemps silencieux’, un livre écrit par la biologiste Rachel Carson et publié aux États-Unis par Houghton Mifflin en septembre 1962. Ce livre est connu pour avoir contribué à lancer le mouvement écologiste dans le monde occidental… - Wikipédia – Par curiosité, vous pouvez passer directement à ce sujet !

La ‘Campagne des quatre nuisibles’, lancée par Mao Zedong, homme d’État chinois, fournit un bel exemple de destruction de la biodiversité. Dans les années 1950, pour sauver la Chine de la famine, il avait lancé une vaste campagne d’extermination de tous les oiseaux sous prétexte qu’ils mangeaient les graines lors des semailles…. Avec de lourdes conséquences qu’il fallut ensuite corriger…

Ces sujets sont traités en détail vers la fin de ce dossier

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Introduction

Ce dossier – constitué dans un but didactique - est centré sur la biodiversité qui est tout d’abord présentée ainsi que son indispensable conservation et son utilisation durable…

Malgré le fait positif que lors de la COP 16 Biodiversité à Rome, les États soient parvenus à un accord sur le financement d’actions internationales, les autorités politiques en France et aux Etats-Unis notamment, prennent des mesures qui vont à l’encontre de la biodiversité ….

Concrètement, des constats et des rappels :

* Les espèces concernées par la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité en France

* L’intensification de l’agriculture qui est à l’origine de la disparition des oiseaux en Europe (Document CNRS Environnement)

* La disparition inquiétante des oiseaux dans les milieux agricoles en France (LPO)

* Le déclin continu et alarmant des populations d’oiseaux aux États-Unis (Rapport 2025 sur l’état des oiseaux et appel à des mesures de conservation urgentes)

* En rappel, l’erreur politique historique en Chine : pourquoi l’éradication des moineaux par Mao avait favorisé la famine en Chine… lors de la fameuse « Campagne des quatre nuisibles » dans les années 1950…

Ce dossier se termine par une évocation du livre : ‘Printemps silencieux’ de Rachel Carson paru en 1962… et pourquoi - plus de 60 ans après la sortie de cet ouvrage “Printemps silencieux” - Rachel Carson fait toujours et encore autant de bruit (2 Vidéos sont suggérées) …

Les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après

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Sommaire

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  • Qu’est-ce que la biodiversité ? – Documentation officielle ‘ofb.gouv.fr’
    Définition - La biodiversité désigne l’ensemble des êtres vivants ainsi que les écosystèmes dans lesquels ils vivent. Ce terme comprend également les interactions des espèces entre elles et avec leurs milieux.

Bien que la biodiversité soit aussi ancienne que la vie sur Terre, ce concept n’est apparu que dans les années 1980. La Convention sur la diversité biologique signée lors du sommet de la Terre de Rio de Janeiro (1992) reconnaît pour la première fois l’importance de la conservation de la biodiversité pour l’ensemble de l’humanité.

Les bénéfices de la biodiversité

La biodiversité répond directement aux besoins primaires de l’Homme en apportant oxygène, nourriture et eau potable. Elle contribue également au développement des activités humaines en fournissant matières premières et énergies.

Dans le domaine de la recherche, nombre d’inventions ont vu le jour en observant et en imitant les formes ou le fonctionnement des êtres vivants. C’est aussi une ressource extraordinaire pour le monde médical. La morphine (pavot) ou l’aspirine (saule blanc) sont deux exemples très connus de remèdes issus de la nature.

En agriculture, la biodiversité est primordiale ; la contribution des animaux pollinisateurs ou des organismes participant au renouvellement des sols n’est plus à démontrer.

Si la nature est un formidable réservoir pour l’Homme, elle protège aussi des risques environnementaux. Par exemple, la préservation et la restauration de prairies inondables permettent de diminuer l’impact des inondations en absorbant l’eau. Ce surplus d’eau alimente par la suite les nappes souterraines et pourra être utilisé lors de période de sécheresse.

Poisson-clown bistré (Amphiprion melanopus) et son inséparable anémone. Crédit photo : Thomas Vignaud

Poisson-clown bistré (Amphiprion melanopus) et son inséparable anémone. Crédit photo : Thomas Vignaud

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Blanchissement corallien, un phénomène de dépérissement des coraux : lorsqu’ils sont stressés, les coraux expulsent leurs algues symbiotiques, perdent leur couleur et blanchissent. Crédit photo : Julien Wickel / Lagonia

Blanchissement corallien, un phénomène de dépérissement des coraux : lorsqu’ils sont stressés, les coraux expulsent leurs algues symbiotiques, perdent leur couleur et blanchissent. Crédit photo : Julien Wickel / Lagonia

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État et menaces de la biodiversité

De par l’étendue de son espace maritime et la diversité de ses habitats, la France abrite l’un des patrimoines naturels les plus riches du monde.

Alors que la métropole est championne d’Europe pour la diversité des amphibiens, oiseaux et mammifères, les collectivités d’Outre-mer abritent 10 % des récifs coralliens mondiaux.

Mais cette richesse est de plus en plus menacée. Ainsi, selon l’Observatoire national de la biodiversité, 18% des espèces ont disparu et 78% des habitats sont dans un état de conservation défavorable.

Les activités humaines sont responsables de cette érosion de la biodiversité.

Cinq facteurs majeurs influent sur la diversité biologique :

  • La conversion de milieux naturels en milieux artificiels est la cause principale de la destruction et du morcellement des écosystèmes. Par exemple, en construisant des barrages sur les cours d’eau, l’homme perturbe la libre circulation et le cycle de reproduction de certaines espèces animales.
  • Les pollutions de l’air, du sol, de l’eau mais aussi lumineuse et sonore affectent tous les aspects de l’environnement. Par exemple, le plastique pollue les milieux et touche tous les organismes qui les peuplent.
  • La surexploitation des ressources compromet gravement le fonctionnement des écosystèmes et leur renouvellement. Malgré la réforme de la politique européenne commune de la pêche (2014), quatre stocks de poissons sur dix exploités en France ne le sont pas de manière durable.
  • Le changement climatique influe sur les cycles de vie de l’ensemble des êtres vivants. Il impacte également la répartition géographique des espèces et donc la chaîne alimentaire. Les écosystèmes sont d’excellents thermomètres des effets du changement climatique, et leur gestion doit prendre en compte les évolutions constatées.
  • L’introduction volontaire ou involontaire par l’homme d’espèces exotiques envahissantes (EEE) impacte tous les milieux et territoires. La menace est particulièrement forte dans les îles des collectivités d’outre-mer ou dans les îles des Outre-mer qui concentrent 74 % de ces espèces. Depuis 2018, elles font l’objet d’une règlementation nationale.
    En savoir plus

Du 29 avril au 4 mai 2019, plus de 130 experts mondiaux de l’IPBES se sont réunis à Paris. Ensemble, ils ont établi un rapport sur l’état mondial de la nature et proposé des pistes de solutions pour enrayer son déclin. C’est la première fois qu’une telle synthèse scientifique était réalisée. La publication de leurs conclusions contribue à une prise de conscience collective et la mise en place d’actions concrètes en faveur de la biodiversité.

Quelles initiatives pour protéger la biodiversité ?{{}}

Afin d’enrayer l’érosion de la biodiversité, différentes solutions existent et sont mises en œuvre. Parmi elles, la création d’espaces protégés qui ont pour vocation de préserver les écosystèmes. Certains d’entre eux permettent le développement de manière durable des activités économiques ou de loisirs.

Les parcs naturels marins, les sites Natura 2000, les réserves de chasse et de faune sauvage ou les parcs nationaux de France sont quelques exemples de ces espaces protégés. Par ailleurs, plus de 7000 espèces de faune et de flore bénéficient d’un statut de protection légale. Il est donc interdit de les chasser, de les cueillir, de les détruire ou de les déplacer.

Sur le terrain, 1.700 inspecteurs de l’environnement veillent au respect de la protection de la nature. Ils luttent contre le braconnage, le trafic d’espèces protégées, participent à une meilleure connaissance des espèces et assurent leur suivi sanitaire pour empêcher la propagation d’épidémies animales.

Concernant le prélèvement des espèces, la pratique de la chasse est désormais mieux encadrée pour permettre un renouvellement naturel de la faune sauvage. Quand une espèce en surpopulation comme le sanglier menace la biodiversité, ses quotas de prélèvement sont augmentés. Ce principe s’appelle la gestion adaptative des espèces.

Les espèces de tortues présentes dans le monde sont toutes menacées (menaces naturelles ou anthropiques). A Mayotte, la menace la plus importante est celle du braconnage. Ici, opération de ramassage de carapaces de tortues braconnées organisée par le REMMAT (Réseau d’échouage mahorais de mammifères marins et de tortues marines). Crédit photo : Katia Ballorain / OFB

Les espèces de tortues présentes dans le monde sont toutes menacées (menaces naturelles ou anthropiques). A Mayotte, la menace la plus importante est celle du braconnage. Ici, opération de ramassage de carapaces de tortues braconnées organisée par le REMMAT (Réseau d’échouage mahorais de mammifères marins et de tortues marines). Crédit photo : Katia Ballorain / OFB

En matière d’aménagement du territoire,  la séquence « éviter-réduire-­compenser » vise la prise en compte des enjeux environnementaux dans le développement de projets. Il s’agit d’éviter toute atteinte aux milieux naturels, à défaut de les réduire, et en dernier lieu, de les compenser.

Les sciences participatives offrent la possibilité à chacun de devenir acteur de la préservation de la nature tout en améliorant la connaissance utile aux chercheurs. Par exemple, la réalisation d’Atlas de la biodiversité communale est une démarche qui permet de mobiliser les citoyens et les élus autour d’un inventaire de la biodiversité d’un territoire.

La mobilisation de l’ensemble des acteurs de la société s’organise également à travers l’initiative « Engagés pour la nature » a vu le jour en 2019. Elle a pour objectif de faire émerger, reconnaître et accompagner les plans d’actions en faveur de la biodiversité émanant de collectivités, entreprises, associations et fédérations…

Au quotidien, la biodiversité est l’affaire de tous. En adoptant des modes de consommation durables et écologiques, chacun peut œuvrer en faveur de la biodiversité.

Dans cette rubrique :

Huitriers Pie - Crédit : Didier Ruppé-Rolland

Mieux connaître les espèces en France

Mer de corail. Crédit photo : Martial Dosdane

Le milieu marin

Plan d’eau de la Chaize effacé, dans le département des Deux-Sèvres (79). Crédits : Michel Bramard / Office français de la biodiversité

Les milieux aquatiques

Crédit photo : Guillaume Feuillet / Parc amazonien de Guyane

Les milieux terrestres

Haie et bosquet au printemps dans un paysage vallonné et verdoyant. Crédit : Sébastien Lamy / Office français de la biodiversité

Haies et bocages : des réservoirs de biodiversité

REPUBLIQUE FRANCAISE

OFB

Source : https://www.ofb.gouv.fr/quest-ce-que-la-biodiversite

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  • Conservation et utilisation durable de la biodiversité - Dernière mise à jour le 05 février 2024 - Document ‘UNESCO’
    La biodiversité s’appauvrit actuellement à un rythme 1 000 fois supérieur au rythme naturel. Pour désigner cette crise, certains scientifiques parlent désormais de « sixième extinction de masse sur Terre » et établissent une comparaison avec la dernière grande crise d’extinction qui s’est déroulée il y a 65 millions d’années. Ces extinctions sont irréversibles et constituent une grave menace pour notre santé et notre bien-être. La désignation et la gestion de zones protégées constituent les fondements de la conservation de la biodiversité. Cependant, en dépit d’une augmentation du nombre total de zones protégées à travers le monde, la biodiversité continue de s’appauvrir. 

En matière de planification de la conservation, il est essentiel d’adopter une approche intégrée à l’échelle du paysage pour garantir que les espèces disposent d’habitats adaptés. Toutefois, de nombreuses zones protégées ne fonctionnent pas aussi efficacement que ce qui était initialement prévu, notamment en raison des ressources limitées consacrées au maintien de ces zones et à l’application des cadres juridiques pertinents. En outre, il pourrait être nécessaire de remettre en adéquation les réseaux actuels de zones protégées pour prendre en considération le changement climatique. Les efforts visant à préserver la biodiversité doivent tenir compte non seulement de l’environnement physique, mais aussi des systèmes sociaux et économiques entretenant des liens étroits avec la biodiversité et les services écosystémiques. Pour que les zones protégées contribuent efficacement à assurer l’avenir de la biodiversité, il faut prendre des mesures destinées à améliorer la représentativité des réseaux et à améliorer l’efficacité de la gestion.

  • La multiplication des zones protégées dans de nombreux pays aide à préserver des options pour l’avenir, mais l’utilisation et la gestion durables des territoires situés en dehors des zones protégées restent une priorité. 
  • Pour améliorer l’efficacité des zones de conservation, il est urgent de prendre des mesures visant à améliorer la situation environnementale et d’adopter des approches à l’échelle du paysage. 
  • Le manque de capacités et de ressources techniques et financières adéquates peut limiter la transposition de solutions innovantes, ce qui montre encore la nécessité de mettre en oeuvre une coopération régionale et sous-régionale. 
  • Le renforcement des capacités est un facteur essentiel pour parvenir à éviter ou réduire la dégradation des sols et à éclairer les activités de restauration. 
  • Les besoins en termes de renforcement des capacités doivent être pris en charge à trois niveaux : national, provincial et local. 
  • Le renforcement des capacités doit permettre à des sources non gouvernementales d’éclairer les services compétents et d’orienter les politiques relatives à la biodiversité (par exemple, grâce à des experts, des universitaires et des groupes de réflexion).
    Sites, paysages connectés et réseaux{{}}

Conservation de la biodiversité et son utilisation durable{{}}

L’UNESCO agit dans le domaine de la conservation de la diversité biologique et de l’utilisation durable de ses éléments constitutifs par l’intermédiaire des sites qu’elle désigne, notamment des réserves de biosphère, des sites du patrimoine mondial et des géoparcs mondiaux UNESCO. L’UNESCO agit dans le domaine de la conservation de la diversité biologique et de l’utilisation durable de ses éléments constitutifs par l’intermédiaire des sites qu’elle désigne, notamment des réserves de biosphère, des sites du patrimoine mondial et des géoparcs mondiaux UNESCO.

En 2018, les sites désignés par l’UNESCO protégeaient plus de 10 millions de km², une superficie équivalente à la taille de la Chine. Dans le cadre de ces instruments de conservation, des politiques et des stratégies ont été adoptées pour protéger ces sites tout en favorisant la réalisation des objectifs plus larges du développement durable. On peut citer, par exemple, la Politique pour la prise en considération du développement durable dans les processus de la Convention du patrimoine mondial.

L’UNESCO est également dépositaire de la Convention relative aux zones humides d’importance internationale. D’innombrables espèces de plantes et d’animaux dépendent de ces habitats délicats pour leur survie.

Patrimoine mondial : une contribution unique à la conservation de la biodiversité

UNESCO - International Union for Conservation of Nature 2023

La première évaluation exhaustive des espèces présentes dans les sites du patrimoine mondial révèle l’importance de leur rôle dans la préservation de la diversité du vivant sur Terre.

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Biodiversité et maladies zoonotiques : leçons pour une gouvernance efficace de la biodiversité et la résilience aux pandémies en Afrique

UNESCO Office in Nairobi - University of Rwanda University of Massachusetts Boston 2021

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Le Programme sur l’Homme et la biosphère (MAB) et le Réseau mondial de réserves de biosphère : connecter les paysages et concilier conservation et développement {{}}

Les réserves de biosphère sont désignées dans le cadre du Programme MAB de l’UNESCO visant à concilier conservation de la biodiversité et utilisation durable de la biodiversité aux niveaux local et régional.

Ce réseau dynamique et interconnecté de sites encourage l’intégration harmonieuse des populations humaines à la nature en vue de promouvoir le développement durable par le dialogue participatif, le partage des connaissances, la réduction de la pauvreté, l’amélioration du bien-être humain, le respect des valeurs culturelles et les efforts déployés pour améliorer les capacités de la société à faire face au changement climatique. Des progrès ont été accomplis s’agissant de connecter les paysages et les zones protégées par le biais des réserves de biosphère, mais il faut poursuivre les efforts.

Réseau mondial des réserves de biosphère (WNBR)

Projets sélectionnés :

Projet BIOsphère et PAtrimoines du Lac Tchad (BIOPALT)

Des Femmes pour les Abeilles - programme conjoint de l’UNESCO et Guerlain

Protection des grands singes et de leurs habitats

Restauration des écosystèmes pour le développement durable en Haïti (Français | Español)

Projets d’économie verte au Guana, au Nigéria et en Tanzanie *

Plus d’activités et de projets

L’UNESCO travaille à la conservation de la biodiversité et l’utilisation durable de ses composantes à travers les sites désignés par l’UNESCO

Itaipu Biosphere Reserve, ParaguayItaipu Biosphere Reserve

Renforcement des capacités{{}}

Le renforcement des capacités permet d’apporter aux États membres le soutien dont ils ont besoin pour atteindre les objectifs internationaux relatifs à la biodiversité et les ODD. Dans certains pays, les capacités techniques, institutionnelles et de gestion ne permettent pas la définition de principes directeurs pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité. En outre, les capacités institutionnelles et techniques existantes sont souvent fragmentées, et insuffisantes.

À mesure que de nouvelles manières d’interagir avec la biodiversité apparaissent, il est essentiel que les parties prenantes soient formées et disposent de capacités suffisantes pour mettre en oeuvre des approches nouvelles et variées. Il sera donc nécessaire de déployer des efforts supplémentaires pour faciliter le renforcement des capacités en favorisant les aptitudes en matière d’apprentissage et de leadership. 

L’UNESCO a pour mandat d’aider les États membres à concevoir et à mettre en oeuvre des politiques nationales dans les domaines de l’éducation, de la culture, des sciences, de la technologie et de l’innovation, concernant notamment la biodiversité. 

Le projet BIOPALT : une gestion intégrée des écosystèmes {{}}

Plus de 30 millions de personnes vivent dans le bassin du lac Tchad. Il s’agit d’un site d’une grande importance en termes de biodiversité et de patrimoine naturel et culturel. La dimension transfrontière du bassin présente en outre des possibilités d’intégration sous-régionale. Le projet cible la réduction de la pauvreté et la promotion de la paix, et vise à renforcer les capacités des États membres de la Commission du bassin du lac Tchad en vue de la sauvegarde et de la gestion durable des ressources en eau, des socio-écosystèmes et des ressources culturelles de la région. 

Des Femmes pour les Abeilles : Autonomisation des femmes et conservation de la biodiversité{{}}

Des Femmes pour les Abeilles est un programme d’entrepreneuriat apicole féminin de pointe, lancé par l’UNESCO et Guerlain. Il est mis en œuvre dans les réserves de biosphère désignées par l’UNESCO à travers le monde avec le soutien du centre de formation de l’Observatoire Français d’Apidologie (OFA). Sa marraine, l’actrice, cinéaste et activiste Angelina Jolie, aidera à promouvoir son double objectif : l’autonomisation des femmes et la conservation de la biodiversité.

Commission océanographique intergouvernementale (COI) et développement des capacités {{}}

Le développement des capacités est présent dans tous les domaines d’action de la COI, au niveau de son programme mondial et au sein de ses trois sous-commissions et du Comité régional de la COI pour l’océan Indien central (IOCINDIO). En 2015, la COI a adopté sa Stratégie pour le développement des capacités. Elle est l’organisme responsable de l’ODD 14. 

En collaboration avec le programme Échange international des données et de l’information océanographiques (IODE), la COI a déployé un réseau de centres régionaux de formation dans le cadre du projet d’Académie mondiale OceanTeacher (OTGA), qui compte sept centres de ce type à travers le monde (Belgique, Colombie, Inde, Kenya, Malaisie, Mozambique et Sénégal). Par le biais de son réseau de centres, l’OTGA dispense un programme de formations en lien avec les activités de la COI, qui contribuent à la gestion durable des océans et des zones côtières à travers le monde. L’OTGA a mis en place une plate-forme d’apprentissage en ligne qui héberge toutes les ressources des formations et les met gratuitement à la disposition de toutes les parties intéressées. 

Depuis 2012, les formations ont permis à 270 scientifiques issus de 69 pays d’apprendre à gérer des données relatives à la biodiversité marine, à publier des données par l’intermédiaire du Système d’informations biogéographiques relatives aux océans (OBIS), et à réaliser des analyses de données scientifiques aux fins de l’élaboration de rapports et d’évaluations. Depuis 1990, les centres de la COI pour la formation et la recherche situés dans la région de l’ouest du Pacifique ont formé plus d’un millier de personnes sur divers sujets dont : 

  • le suivi des incidences écologiques de l’acidification de l’océan sur les écosystèmes des récifs coralliens, 
  • les efflorescences algales nuisibles, 
  • la taxonomie traditionnelle et moléculaire, 
  • le suivi de la santé des récifs, 
  • l’écologie et la gestion des zostères et des mangroves. 
    La plupart des cours sont dispensés dans des salles de classe, mais la formation peut aussi être effectuée en ligne grâce aux TIC et à la plateforme d’apprentissage en ligne d’OceanTeacher, ce qui permet de toucher plus de monde. 

Le projet BIOPALT est axé sur la réduction de la pauvreté et la consolidation de la paix par la promotion de l’économie verte et la valorisation des ressources naturelles du bassin

BIOPALT project, capacity building in Niger to produce Balanite oil

UNESCO/Jean Philippe Odinakachi

Gouvernance et mise en relation des échelles{{}}

Les systèmes de gouvernance de nombreux pays fonctionnent comme des facteurs indirects de transformation des écosystèmes et de la biodiversité. À l’heure actuelle, la plupart des politiques relatives à la biodiversité sont ciblées et manquent de cohésion. En outre, telles qu’elles sont conçues aujourd’hui, la gouvernance, les institutions et les politiques prennent rarement en considération les diverses valeurs de la biodiversité, et des difficultés majeures empêchent d’élaborer et de mettre en oeuvre des initiatives transfrontières et régionales efficaces pour mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité, à la dégradation des écosystèmes, au changement climatique et au développement non durable. L’élaboration de politiques efficaces dépend aussi de la mobilisation de ressources financières adéquates. Accroître les fonds versés par des sources tant publiques que privées et mettre en place des mécanismes de financement innovants, tels que les transferts fiscaux écologiques, aideraient à renforcer les capacités institutionnelles. 

  • Les options de gouvernance qui tirent parti de synergies sont les plus à même de conduire à la réalisation des ODD. 
  • Il convient de mobiliser davantage les parties prenantes aux mécanismes de gouvernance et de mettre en place des initiatives avec elles dans le cadre d’une coopération régionale et de partenariats avec le secteur privé. 
  • Placer la biodiversité au coeur des politiques, plans et programmes de développement peut améliorer les efforts déployés pour atteindre aussi bien les objectifs d’Aichi que les ODD. 
    L’UNESCO s’efforce de mettre en place de nouveaux modes de gouvernance à tous les niveaux par le biais du Programme LINKS, du Programme MAB, du Programme conjoint UNESCO-CDB et d’une gestion intégrée des écosystèmes mettant en relation les échelles locale et régionale. 

L’UNESCO favorise la gestion intégrée des écosystèmes mettant en relation les échelles locale et régionale, en particulier dans le cadre des réserves de biosphère, des sites du patrimoine mondial et des géo-parcs mondiaux UNESCO. La gouvernance et la gestion d’une réserve de biosphère mettent particulièrement l’accent sur le rôle crucial joué par la combinaison du savoir, de l’apprentissage et du développement des capacités dans la création et le maintien d’une dynamique et d’interactions mutuellement bénéfiques entre les objectifs de conservation et les objectifs de développement aux échelles locale et régionale. 

Une réserve de biosphère transfrontière se définit par les éléments suivants : un écosystème partagé ; une culture et des traditions communes, des échanges et une coopération au niveau local ; la volonté de gérer conjointement le territoire dans le respect des valeurs et des principes de la réserve de biosphère ; un engagement politique concrétisé par un accord officiel entre les autorités gouvernementales des pays concernés. La réserve de biosphère transfrontière met en place une structure de coordination représentant les différentes administrations et conseils scientifiques, les autorités chargées des différentes zones incluses dans les aires protégées, les représentants de communautés locales, du secteur privé et d’ONG. Un secrétariat permanent est établi et un budget est alloué pour son fonctionnement. Des points focaux sont chargés de la coopération dans chaque pays participant. 

Conservation et coopération transfrontières{{}}

La Réserve de biosphère transfrontière de Trifinio est située entre El Salvador, le Guatemala et le Honduras. C’est la première réserve de biosphère transfrontière d’Amérique centrale et elle représente une contribution majeure à la mise en oeuvre du Corridor mésoaméricain. Elle englobe des zones de biodiversité essentielles telles que le Parc national de Montecristo et divers écosystèmes forestiers.

Connecter les échelles : la Réserve de biosphère transfrontalière de Trifinio Fraternidad (El Salvador/Guatemala/Honduras)

Trifinio Fraternidad Transboundary Biosphere Reserve (El Salvador/Guatemala/Honduras)

Plan Trifinio, Honduras

Source : https://www.unesco.org/fr/biodiversity/conservation

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3.
COP 16 Biodiversité : les États parviennent à un accord sur le financement de l’action internationale - Biodiversité | 28.02.2025 | L. Radisson Envoyer par e-mail

Lueur d’espoir dans le multilatéralisme aujourd’hui menacé, les États parties à la Convention sur la diversité biologique ont trouvé un accord à Rome sur une voie pour financer les 200 Md$/an nécessaires pour enrayer l’effondrement de la biodiversité.

COP 16 Biodiversité : les États parviennent à un accord sur le financement de l’action internationale

© FAO/Pier Paolo Cito Les États parties à la Convention sur la diversité biologique, réunis à Rome, sont parvenus, le 27 février, à trouver un accord.

« Les résultats de cette réunion montrent que le multilatéralisme fonctionne et qu’il est le véhicule pour construire les partenariats nécessaires pour protéger la biodiversité et nous faire avancer vers la paix avec la nature », s’est félicitée Astrid Schomaker, secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique. Les États parties à la Convention sur la diversité biologique (CBD), réunis à Rome, sont en effet parvenus, jeudi 27 février, à trouver un accord sur la méthode à suivre pour mobiliser les ressources financières nécessaires pour protéger la biodiversité sur le plan international.

Si la COP 16 Biodiversité de Cali (Colombie) était parvenue à certaines avancées, en particulier sur le partage des bénéfices découlant des ressources génétiques numérisées (DSI) et sur la création d’une instance permanente relative aux peuples autochtones, elle avait en revanche buté sur la stratégie de mobilisation des ressources à adopter pour atteindre l’objectif de disposer de 200 milliards de dollars par an (Md$/an) d’ici à 2030, décidé lors de la COP 15, en décembre 2022, à Montréal. Ce qui a nécessité l’organisation de ce deuxième volet de la COP 16, à Rome.

Méthode de mobilisation des ressources{{}}

Les représentants des États se sont cette fois-ci accordés sur une méthode de mobilisation des ressources, surmontant l’opposition entre certains pays du Sud, favorables à la création d’un nouvel instrument financier pour la biodiversité, et les pays occidentaux, dont la France, qui militaient pour l’utilisation des instruments d’ores et déjà existants, en particulier le Fonds du cadre mondial pour la biodiversité (GBFF) créé lors de la COP 15 sous la houlette du Fonds pour l’environnement mondial (FEM).

« Jusqu’à présent, expliquaient Juliette Landry et Laetitia Pettinotti, de l’Iddri, (1) dans un billet de blog (2) publié avant la COP, les ressources internationales ont été mobilisées à travers le financement bilatéral direct, les banques multilatérales de développement, les fonds multilatéraux dédiés à la Convention (le Fonds pour l’environnement mondial, le Fonds pour la biodiversité de Kunming et le tout nouveau Fonds GBF), ainsi que le secteur privé et les philanthropies. »

« En décembre 2024, deux ans après la COP 15, le GBF avait programmé plus de 200 millions de dollars pour 40 projets dans 41 pays, a précisé le président du FEM, Carlos Manuel Rodriguez. La famille de fonds du FEM, au cours de la période de juin 2022 à décembre 2024, a approuvé 3,07 milliards de dollars pour des projets en soutien au Cadre mondial de la biodiversité Kunming-Montréal. Ces projets devraient mobiliser plus de 22 milliards de dollars de cofinancement, dont 1,9 milliard de dollars du secteur privé. »

Mais, « un paysage de financement aussi fragmenté crée de graves problèmes d’accès pour les pays en développement », expliquent les chargées de recherche de l’Iddri. D’où la proposition de la présidence colombienne de créer un instrument mondial de financement qui permettrait notamment de structurer les besoins financiers des pays en développement.

“ Il s’agit d’un grand pas en avant pour conserver la nature, restaurer les écosystèmes et veiller à ce que le financement parvienne à ceux qui en ont le plus besoin ” WWFLa solution de compromis dégagée repose sur l’engagement d’établir des mécanismes financiers conformes au texte de la Convention, tout en travaillant à l’amélioration des instruments existants. Une feuille de route établissant les étapes à accomplir a été tracée pour les COP 17, 18 et 19. La stratégie retenue identifie un large éventail d’instruments, de mécanismes et d’institutions, publics et privés, susceptibles de contribuer à la mise en œuvre de l’Accord de Kunming-Montréal, indique le secrétariat de la Convention. Le Cadre mondial pour la biodiversité (GBF), adopté lors de la COP 15, fixe quatre objectifs pour 2050 et 23 cibles à atteindre d’ici à 2030, dont celle, emblématique, de protéger 30 % des terres et des mers du globe.

Élargissement de la base des donateurs{{}}

« Ce texte est une victoire des positions défendues par la France, se félicite Agnès Pannier-Runacher, ministre française de la Transition écologique, qui a participé aux négociations. Il ne crée pas de fonds, ce qui était notre ligne rouge et ce qui aurait ajouté à la dispersion de la finance mondiale de la biodiversité. Il crée un processus double : d’une part, une mobilisation de toutes les ressources, nationales et internationales, privées et publiques, d’autre part, un processus de revue du paysage financier de la biodiversité, afin qu’il soit plus efficace et plus opérationnel (…). » Une cible du Cadre mondial pour la biodiversité vise en effet à réduire, d’au moins 500 Md$/an d’ici à 2030 les subventions qui nuisent à la biodiversité.

« Enfin, et c’est un résultat majeur, ajoute la ministre française, le texte souligne l’élargissement de la base des donateurs, ce qui est une invitation aux pays émergents à contribuer davantage au financement mondial de la biodiversité. » Le gouvernement français s’était positionné en amont de la COP en faveur de la mise à contribution des pays en développement ayant un PIB par habitant supérieur au sien et/ou ayant une forte empreinte sur la biodiversité.

« Il s’agit d’un grand pas en avant pour conserver la nature, restaurer les écosystèmes et veiller à ce que le financement parvienne à ceux qui en ont le plus besoin, salue également le WWF. Mais le travail difficile commence maintenant, tempère l’ONG. Nous avons encore besoin que les pays développés tiennent leur promesse de fournir 20 milliards de dollars d’ici à 2025 pour soutenir les efforts mondiaux en faveur de la biodiversité. Le moment est venu de passer de ces promesses aux actes.  »

Mécanisme de suivi de la mise en œuvre du cadre mondial{{}}

Les représentants des États se sont également mis d’accord sur le mécanisme de suivi de la mise en œuvre des objectifs et des cibles du Cadre mondial pour la biodiversité, grâce à la fixation de critères communs que les parties devront utiliser pour mesurer les progrès accomplis. Ils ont aussi déterminé la manière dont les engagements d’acteurs non gouvernementaux (secteur privé, collectivités territoriales, peuples autochtones, communautés locales, société civile, jeunes, femmes, etc.) pouvaient être inclus dans le mécanisme de suivi. Les parties se sont également accordées sur les modalités du bilan mondial qui devra être effectué en 2026 lors de la COP 17 qui se tiendra en Arménie. L’échec de la mise en œuvre des objectifs d’Aichi, fixés en 2010 lors de la COP 10, avait notamment été expliqué par l’absence d’un véritable cadre de suivi. « Cet examen sera essentiel pour évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre du cadre et pour déterminer les mesures à prendre pour corriger le tir si les pays ne respectent pas leurs engagements  », explique le WWF. Problème toutefois : seuls 46 États ont soumis leur stratégie ou plan d’action national (SPANB), alerte l’ONG, 150 pays étant encore attendus pour publier un plan d’action actualisé.

Cette conférence a également été marquée par le lancement, le 26 février, du Fonds Cali sur le partage des avantages découlant des ressources génétiques numérisées. Ce fonds, décidé lors du premier round de la conférence en Colombie, est alimenté par le secteur privé. « Les entreprises qui exploitent commercialement les données issues des ressources génétiques naturelles dans un certain nombre d’industries lucratives sont désormais censées verser une partie de leurs revenus ou de leurs bénéfices au Fonds », explique le secrétariat de la Convention. Le produit de ces contributions, dont au moins 50 % doivent être fléchés vers les peuples autochtones et les communautés locales, doit soutenir la mise en œuvre du cadre mondial.

1. Institut du développement durable et des relations internationales2. Consulter le billet de blog de l’Iddri
https://www.iddri.org/fr/publications-et-evenements/billet-de-blog/cop-16-que-sest-il-passe-cali-et-que-doit-il-se-passer

https://www.actu-environnement.com/images/illustrations/contact/31_photo.jpgLaurent Radisson, journaliste
Rédacteur en Chef de Droit de l’Environnement

© Tous droits réservés Actu-Environnement Reproduction interdite sauf accord de l’Éditeur ou établissement d’un lien préformaté [45689] / utilisation du flux d’actualité.

Vidéo sur le même thème :

https://www.actu-environnement.com/images/illustrations/reportage_video/42540_medium.jpgDéchets à Bali : les associations se mobilisent Alors que Bali reste une destination prisée des touristes, les déchets s’accumulent dans un environnement riche en biodiversité, mais fragilisé. Les associations sont de plus en plus nombreuses à venir en aide aux autorités. - 15/09/2023

1 réaction à cet article : 196 états souverains, mais pour combien de temps ? Les 3 grosses dictatures aux dents longues polluent autant sinon plus que le reste du monde. Prenons un exemple concret ; En Europe on demande de diminuer l’élevage et aux USA et en Chine on développe les usines de viande cellulaires. En Europe on demande d’interdire les véhicules thermiques et la Chine nous propose des véhicules électriques et des batteries et des panneaux solaires à bas prix ! C’est ça la souveraineté ? - ouragan | 03 mars 2025 à 12h15

Source : https://www.actu-environnement.com/ae/news/biodiversite-cop16-rome-financement-resume-45689.php4

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    • Politique – France - Adopté par 49.3, le budget 2025 est « un désastre pour l’écologie » - Par Erwan Manac’h - 4 février 2025 à 09h18 - Mis à jour le 14 février 2025 à 09h42Extrait d’un article de ‘Reporterre’ Politique

      Adopté par 49.3, le budget 2025 est «  un désastre pour l’écologie  »{{}}

Discours du Premier ministre François Bayrou sur le budget 2025 à l’Assemblée nationale, le 3 février 2025. - © Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Cinq mois de discussions budgétaires n’ont fait qu’alourdir la cure d’austérité. Les politiques écologiques figurent parmi les plus durement touchées, avec des crédits en baisse de 2,1 milliards d’euros entre 2024 et 2025.

Brutal coup d’arrêt. Il y a un an, l’espoir était encore de rigueur face à un début de mobilisation de l’État sur le front de la transition écologique. Le président Emmanuel Macron et sa Première ministre Élisabeth Borne avaient entamé un mouvement avec la création d’un fonds vert pour les collectivités, début 2023, et des investissements écologiques en hausse. Mais leurs ambitions ont fait long feu. Emportées par le dérapage inattendu des comptes publics, en raison d’une dégradation mal anticipée de la conjoncture mondiale et de six ans de baisses d’impôts ayant fragilisé le budget de l’État. Le gouvernement a gelé 10 milliards d’euros en urgence en février dernier, puis 10 nouveaux milliards sur le deuxième semestre. Déjà, l’écologie figurait parmi les cibles de choix, alors que les budgets des ministères régaliens (Défense, Intérieur et Justice) sont en hausse.

Un an de tragicomédie politique plus tard, le budget 2025 issu de la commission mixte paritaire prévoit 2,1 milliards d’euros de coupes budgétaires sur la mission Écologie par rapport à 2024, selon les groupes d’opposition de gauche. C’est plus que ce qui était prévu à l’automne par le gouvernement de Michel Barnier. La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a dit ces dernières semaines « assumer de faire [s]a part de l’effort budgétaire »….

Lire l’article complet sur ce site : https://reporterre.net/Adopte-par-49-3-le-budget-2025-est-un-desastre-pour-l-ecologie

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    • Politique - Etats-Unis – En une seule journée, Donald Trump démantèle 31 règles environnementales - Par Hortense Chauvin - 13 mars 2025 à 15h11 Mis à jour le 14 mars 2025 à 18h15 – Extrait d’un autre article ‘Reporterre’
      L’administration de Donald Trump a annoncé le 12 mars 2025 démanteler 31 règlementations environnementales, notamment pour polluer davantage. Une journée noire pour l’écologie.

Donald Trump poursuit méthodiquement son travail de sape de l’action environnementale. Le 12 mars 2025, son administration a frappé un grand coup, en annonçant le démantèlement de 31 règlementations parmi les plus importantes du pays.

« Nous enfonçons un poignard droit dans le cœur de la religion du changement climatique afin de faire baisser le coût de la vie des familles américaines, libérer l’énergie américaine, ramener les emplois du secteur automobile aux États-Unis et bien plus encore », s’est félicité le directeur de l’Agence étasunienne de protection de l’environnement (EPA), Lee Zeldin, dans une allocution vidéo…….

Lire l’article complet sur ce site  : https://reporterre.net/En-une-seule-journee-Donald-Trump-demantele-31-regles-environnementales

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    • Ecologie - Conservation et utilisation durable [de la biodiversité] en France : quelles espèces et quelles causes  ? - Par Magali Laguillaumie - Mis à jour le 12/11/2023 – Document ‘lemagdesanimaux.ouest-france.fr’

      Déclin des oiseaux en France : quelles espèces et quelles causes ?Agrandir l’image

Au cours des dernières décennies, en France, en Europe et partout dans le monde, le déclin de certaines espèces avicoles est plus que préoccupant car ces oiseaux ont rejoint la liste rouge des espèces en voie d’extinction de l’UICN. Quelles sont les espèces dont le déclin annoncé pourrait modifier à tout jamais la biodiversité que nous connaissons encore aujourd’hui ? Quelles sont les causes de cet effondrement de leur population ? Peut-on encore stopper ce désastre annoncé ?

Un déclin qui touche de nombreuses espèces d’oiseaux {{}}

Quelles nichent, hivernent ou passent simplement quelques mois sur le territoire français, de nombreuses espèces avicoles sont aujourd’hui répertoriées sur la liste rouge de l’UICN. En danger critique, ou simplement en danger, la liste ne cesse de s’allonger. Ainsi, les études de 2021 réalisées par le Muséum National d’Histoire Naturelle et l’Office Français de la Biodiversité mettent en avant une disparition programmée de 30 % de nos oiseaux communs. Pour l’UICN, les populations d’oiseaux nicheurs seraient les plus touchées, en Europe, comme en France.

Les oiseaux nicheurs menacés d’extinction {{}}

Nombre d’espèces d’oiseaux nicheurs sont sur la liste rouge de l’UICN. Ces oiseaux communs qui vivent, nichent et élèvent leur couvée dans les marais, les îles, les archipels, les forêts, les villes et les zones agricoles ont vu leur population s’effondrer au fur et à mesure des années. Une longue liste d’oiseaux qui participent à la biodiversité et à la vitalité de nombreux territoires et qui perd jusqu’à 25 % de ces effectifs en seulement 10 ans :

  • Pigeon ramier ;
  • Perdrix grise ;
  • Harle huppé ;
  • Eider à duvet ;
  • Grèbe jougris ;
  • Pygargue à queue blanche ;
  • Marouette poussin et marouette de Baillon ;
  • Grue cendrée ;
  • Bécassine des Marais ;
  • Sterne de Dougall et sterne arctique ;
  • Macareux moine ;
  • Pic tridactyle ;
  • Mésange rémiz ;
  • Pie-grièche à poitrine ;
  • Outarde canepetière ;
  • Pingouin torda ;
  • Ganga cata ;
  • Pétrel tempête.
    D’autres espèces qui n’ont pas encore rejoint la liste rouge de l’UICN démontrent une baisse préoccupante de leur effectif. C’est le cas pour le butor étoilé, le courlis cendré, le grand Tétras, le faucon crécerellette, la sarcelle d’hiver, certaines espèces de gravelots ou le balbuzard pêcheur.

Parmi les oiseaux qui nichent, hivernent ou ne sont que de passages, les oiseaux nicheurs représentent 32 % des espèces dont la vitalité est plus que préoccupante. Le moineau triquet et même nos mésanges sont en grand danger d’extinction. L’alouette des champs connaît aussi aujourd’hui une forte baisse de sa population, qu’il s’agisse d’espèces nicheuses ou migratrices.

Des espèces avicoles hivernantes en danger {{}}

Parmi les espèces en danger que pointe également l’UICN se trouvent de nombreux oiseaux migrateurs qui viennent hiverner dans l’Hexagone. Parmi eux, là encore, on trouvera aussi bien des oiseaux du littoral que des oiseaux qui trouvent gîte et couvert sur nos terres agricoles :

  • Oie de toundra ;
  • Bernache à ventre pâle ;
  • Milan Royal ;
  • Spatule blanche ;
  • Macreuse brune ;
  • Oie des moissons.
    Enfin, certaines espèces de passage connaissent elles aussi un état préoccupant de leur population. C’est le cas du bruant ortolan, du labbe à longue queue, de la cigogne noire, du pétrel-tempête ou du si célèbre coucou.

Des causes multiples ont précipité cette baisse catastrophique des populations communes avicoles en France {{}}

En milieu urbain, périurbain et dans les zones agricoles, les ornithologues estiment que l’Europe a perdu 600 millions d’oiseaux en près de 40 ans. Aux États-Unis, c’est près de 3 milliards d’oiseaux que l’on ne verra plu, ni n’entendra plus pépier. En France, les populations de moineaux domestiques qui égayent nos villes et villages connaissent, elles aussi, un fort déclin : 75 % en seulement 13 ans. Mais c’est l’avifaune des milieux agricoles qui reste majoritairement touchée avec une diminution de 57 % quand les forêts voient leurs populations d’oiseaux diminuer de 18 %. Le milieu urbain n’est guère plus en santé avec une baisse de 28 %.

La raréfaction des sites de ponte en partie responsable {{}}

Si la progression des milieux urbains et la bétonnisation raréfient l’accès aux espaces de nidification pour les espèces comme le martinet ou les hirondelles, les campagnes ne sont pas exemptes d’un milieu devenu hostile pour de nombreuses espèces d’oiseaux. Entre bétonisation à outrance qui empêche les individus de profiter d’anfractuosité pour se nicher, s’ajoutent une raréfaction des insectes souvent indispensables au nourrissage des couvées. Moineaux et moineaux friquets se nourrissent de graines et de fruits, quand leurs oisillons sont majoritairement nourris d’insectes et de vers. En milieu rural, l’uniformisation des habitats, l’abattage des haies et la mécanisation provoquent une véritable hécatombe pour l’alouette des champs, la perdrix et de nombreux passereaux.

Un changement climatique qui accroît la tendance {{}}

Les activités humaines responsables du changement climatique ne sont pas en reste pour asséner le coup de grâce à certains oiseaux. Nos espèces communes qui apprécient le froid comme la sarcelle d’hiver ou le grand Tétras supportent mal ce changement. La ponte, la couvaison des œufs et le développement des oisillons sont particulièrement impactés par le réchauffement climatique. Lorsque les premières céréales sont prêtes à moissonner, bien souvent, les nichées ne sont pas encore prêtes pour leur premier envol. Certains oiseaux migrateurs comme le coucou ne peuvent se reproduire, car les nids des oiseaux communs dans lesquels ils pondent habituellement leur œuf pour le laisser aux bons soins des parents adoptifs voient leurs couvées déjà éclosent.

Une pression forte sur les populations d’oiseaux du fait de notre agriculture intensive {{}}

L’agriculture intensive et la mécanisation mise en place à l’après-guerre sont aujourd’hui pointées du doigt par de nombreux ornithologues et scientifiques. Et pour les espèces avicoles qui se nourrissent presque exclusivement d’insectes ou d’invertébrés, les engrais et les pesticides ont un impact négatif pour 143 espèces. Or, leurs études ne s’appuient que sur 170 espèces analysées durant la période de reproduction. Lorsque les oiseaux éprouvent des difficultés pour trouver leur nourriture, la reproduction comme la survie des oisillons est en danger. Les observations sur notre faune avicole qui s’étend sur 37 années a mis en évidence les aspects délétères de l’agriculture intensive sur nos moineaux domestiques et nos gobemouches gris. Pire, de nombreux insecticides ont des effets indirects sur la bonne santé des oiseaux et la biodiversité.

Les pesticides : une mort annoncée pour des millions d’oiseaux {{}}

En France comme dans de nombreux pays industrialisés, le recours aux pesticides et insecticides rythme les saisons agricoles. 65 000 000 de tonnes sont déversées chaque année pour protéger aussi bien les récoltes céréalières que la betterave ou les vignes. Les oiseaux qui se nourrissent d’invertébrés, d’insectes, de fruits et de graines payent un lourd tribut.

En plus d’une raréfaction de leur habitat même dans les zones rurales, les espèces avicoles ingèrent bien malgré elles des composés toxiques. Ainsi, la bromadiolone, anticoagulant destiné aux campagnols tuent leurs prédateurs naturels comme les rapaces. Le milan en fait bien souvent les frais. Les néonicotinoïdes interdits en France depuis 2018 ne sont pas seulement responsables du déclin des abeilles, ils agissent efficacement sur les trois quarts des insectes, proies de la plupart de nos oiseaux communs. Enfin les vermifuges utilisés pour protéger les élevages bovins, ovins ou équins se montrent toxiques pour les vers, mais aussi pour ceux qui s’en repaissent comme l’étourneau, le tarier ou la bergeronnette.

Désherbants, fongicides et insecticides fragilisent les espèces avicoles. Leurs effets funestes sur le foie et l’encéphale sont reconnus et ne sont pas les seuls. Ces agents chimiques produisent aussi chez les oiseaux :

  • Dérèglement hormonal et baisse de fertilité ;
  • Fragilisation de la coquille des œufs ;
  • Retard de croissance chez l’oisillon ;
  • Lésion nerveuse ;
  • Dérèglement des hormones thyroïdiennes indispensables à la navigation et à la migration des oiseaux.
    La plupart des molécules utilisées ne possèdent pas un effet foudroyant sur les animaux, mais leur ingestion répétée met en jeu la santé de l’animal et la survie de l’espèce par ces effets transgénérationnels. C’est le cas du DDT, dont on trouve des traces dans le liquide amniotique des femmes enceintes encore aujourd’hui. Or, la pulvérisation de cette substance est interdite depuis 1970. De nombreuses substances s’accumulent ainsi dans les sols. Plus près de nous, l’imidaclopride, dont on enrobe les semences semble lui aussi résiduel : des traces ont été retrouvées dans le pollen et le nectar des fleurs prisées les insectes butineurs.

Comment agir pour protéger la biodiversité de notre faune avicole commune  ?

Alors que 20 millions d’oiseaux disparaissent chaque année dans le monde, et que leur déclin finira à terme par sceller notre future, il peut être judicieux de leur offrir des espaces protégés où croître et grandir. Bien que le réchauffement climatique permette à d’autres espèces de se sédentariser sur nos territoires, celles-ci ne remplaceront pas forcément l’oiseau qui aura mis des dizaines de milliers ou de millions d’années à s’adapter. Souvent spécialisées, nos espèces avicoles communes risquent fort de laisser une place vacante dans la lutte contre invertébrés et insectes qui colonisent nos cultures. Dans les milieux urbains, le doux chant des oiseaux risque bien de disparaître au profit du bruit continu de la ville faute d’espace où se reposer et de mets à picorer. Bien que de nombreuses actions à petite échelle aient vu le jour et ont pu participer à la sauvegarde de certains oiseaux, une lutte plus ambitieuse protégerait la biodiversité ailée de nos villes en :

  • Freinant l’étalement urbain ;
  • Protégeant des espaces verts sauvages ;
  • Limitant l’utilisation des pesticides dans nos jardins et sur nos balcons ;
  • Aménageant des structures où les oiseaux pourront nicher a contrario des murs lisses ;
  • Réduisant notre pollution lumineuse.
    La création d’espace protégé, en milieu urbain comme en milieu rural ; participerait à la vitalité ou au maintien de nos espèces. Des zones sans pesticides où les oiseaux retrouveraient le confort des haies, des broussailles et des arbres concourront à leur protection.

En campagne, une agriculture respectueuse de l’environnement, exempte de pesticide et s’appuyant sur des alliés naturels comme les insectes ou les oiseaux limiteraient la disparition de nombreux insectes volants et invertébrés. En seulement trente ans, l’utilisation des pesticides et des insecticides a conduit à la disparition de près de 80 % des insectes volants.

Enfin, une régulation de la chasse et un contrôle efficace du braconnage limiteraient aussi notre impact sur une biodiversité animale comme végétal indispensable à la survie de tous sur la planète Terre.

Source : https://lemagdesanimaux.ouest-france.fr/dossier-1862-declin-oiseaux-france.html

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    • L’intensification de l’agriculture est à l’origine de la disparition des oiseaux en Europe - 16 mai 2023 – Document CNRS Environnement

En bref :{{}}Le nombre d’oiseaux a décliné de 25 % en 40 ans sur le continent européen, voire de près de 60 % pour les espèces des milieux agricoles.

L’agriculture intensive est la principale pression associée au déclin des populations d’oiseaux.

Ces résultats viennent de l’étude la plus vaste et la plus complète à ce jour sur les oiseaux en Europe.

Une large collaboration scientifique européenne a quantifié pour la première fois l’impact direct de différentes activités humaines sur les oiseaux à l’échelle du continent : les données recueillies pendant près de 40 ans montrent une perte de près d’un quart du nombre d’oiseaux sur cette période. Plus précisément, l’étude démontre l’effet négatif et prépondérant de l’intensification des pratiques agricoles. Ces travaux, dirigés par deux scientifiques du CNRS et un doctorant de l’Université de Montpellier ont impliqué des chercheurs et chercheuses du Museum national d’histoire naturelle et de nombreux pays d’Europe. Ils sont publiés dans PNAS la semaine du 15 mai 2023.

Environ 20 millions. C’est le nombre moyen d’oiseaux disparaissant en Europe d’une année sur l’autre, depuis près de 40 ans. Soit 800 millions d’oiseaux en moins depuis 1980. Ces chiffres viennent d’être établis grâce à une équipe européenne qui a démontré, dans une même étude, la responsabilité dominante de l’évolution des pratiques agricoles.

Les scientifiques ont comparé pour cela plusieurs pressions liées à l’activité humaine : l’évolution des températures, de l’urbanisation, des surfaces forestières et des pratiques agricoles. Ils ont ainsi pu quantifier et hiérarchiser pour la première fois leurs impacts sur les populations d’oiseaux, en rassemblant le jeu de données le plus complet jamais réuni : 37 ans de données de 20 000 sites de suivi écologique dans 28 pays européens, pour 170 espèces d’oiseaux différentes. Celles-ci permettent même d’observer finement l’effet des pressions cumulées à l’échelle de chaque pays, d’une année sur l’autre.

Si les populations d’oiseaux souffrent de ce « cocktail » de pressions, les recherches montrent que l’effet néfaste dominant est celui de l’intensification de l’agriculture, c’est-à-dire de l’augmentation de la quantité d’engrais et de pesticides utilisée par hectares. Elle a entraîné le déclin de nombreuses populations d’oiseaux, et plus encore celle des oiseaux insectivores. En effet, engrais et pesticides peuvent perturber l’équilibre de toute la chaîne alimentaire d’un écosystème.

L’autre pression la plus importante est celle liée à l’augmentation globale des températures, qui touche bien sûr plus durement les espèces préférant le froid, avec 40 % de déclin, mais n’épargne pas les espèces préférant le chaud, avec 18 % de déclin. Enfin, si le nombre d’oiseaux a chuté à l’échelle du continent, certains écosystèmes sont plus durement touchés que d’autres : alors que le nombre d’oiseaux forestiers a diminué de 18 %, ce chiffre monte à 28 % pour les oiseaux urbains et bondit à 57 % pour les oiseaux des milieux agricoles.

La France est un bon miroir de la situation européenne  : elle figure néanmoins parmi les pays dont la surface agricole exploitée de manière intensive est la plus élevée mais aussi parmi ceux dont cette surface a le plus augmenté récemment. La température a également augmenté d’environ 1 °C entre 1996 et 2016, la surface artificialisée est supérieure à la moyenne européenne et la couverture forestière inférieure à la moyenne européenne même si elle s’est accrue depuis 1996. Le nombre d’oiseaux agricoles et forestiers a diminué de 43 % et 19 % respectivement. Le nombre d’oiseaux nichant en milieu urbain a lui augmenté de 9 %. Certaines espèces ont vu leur population chuter de manière spectaculaire : -75 % environ pour le moineau friquet, le tarier des prés et le pipit farlouse, par exemple.

Ce déclin illustre la répercussion des activités humaines sur tout un groupe d’espèces aux exigences très différentes. C’est la signature d’une dégradation environnementale profonde. Plus directement, les oiseaux sont impliqués dans des interactions fondamentales dans les écosystèmes : prédation et régulation d’autres espèces, dissémination des graines, ressources pour d’autres espèces prédatrices. Leur disparition met ainsi en péril l’ensemble des écosystèmes.

Ces travaux démontrent l’urgence de repenser le mode de production alimentaire actuel. Ils ont bénéficié du soutien de l’Office français de la biodiversité et impliqué en France des scientifiques de l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier (CNRS/IRD/Université de Montpellier) et du Centre d’écologie et des sciences de la conservation (CNRS/MNHN/Sorbonne Université).

https://www.cnrs.fr/sites/default/files/inline-images/schemoiseauxsmol.jpgAGRANDIR l’image

Principaux résultats de l’étude sur les oiseaux européens publiée dans PNAS.
© Vincent Devictor

https://www.cnrs.fr/sites/default/files/inline-images/Bruant%20proyer%20alim%2015052016%20-%20Hye%CC%80res-c-Aur%C3%A9lien%20Audevardsmol.jpgAgrandir l’image

Bruant proyer (Emberiza calandra), aussi appelé proyer d’Europe. Ce membre de la famille des passereaux a vu sa population décliner en Europe, comme d’autres espèces liées aux milieux agricoles. © Aurélien Audevard

Bibliographie :{{}}

Farmland practices are driving bird populations decline across Europe. Rigal, S et al. PNAS, la semaine du 15 mai 2023.

Télécharger le communiqué de presse (1.13 Mo)

Contact Vincent Devictor Chercheur CNRS +33 4 67 14 92 38- vincent.devictor@umontpellier.fr

Stanislas Rigal Doctorant Université de Montpellier stanislas.rigal@universite-paris-saclay.fr

François Maginiot Attaché de presse CNRS +33 1 44 96 51 51 presse@cnrs.fr

Source : https://www.cnrs.fr/fr/presse/lintensification-de-lagriculture-est-lorigine-de-la-disparition-des-oiseaux-en-europe

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Après un constat global du déclin des oiseaux et l’étude spécifique des oiseaux liés au bâti, intéressons-nous aujourd’hui aux oiseaux des milieux agricoles, dont la situation est dramatique…

En effet, ce n’est plus un secret : les oiseaux des milieux agricoles disparaissent !{{}}

La preuve avec des exemples frappants d’espèces qui ne vous sont peut-être pas familières, car elles sont (étaient !) surtout présentes dans les paysages agricoles :

  • Bruant jaune : -46,6% en AuRA (-58,5% en France)
  • Moineau friquet : -61% en AuRA (-72,7% en France)
  • Le Bruant ortolan a quant à lui disparu de la plupart des campagnes de notre région alors qu’il y était présent un peu partout autrefois.
    En cause, des pratiques agricoles incompatibles avec la biodiversité et un changement climatique sans précédent.

vue agrandie

Moineau friquet © René Diez

Les causes du déclin{{}}

L’agriculture moderne, dite conventionnelle, a un impact sur les paysages et la biodiversité :

  • Usage massif de produits phytosanitaires (herbicides, fongicides, insecticides, rodenticides…) polluant l’eau, les sols et les organismes ;
  • Haies et arbres détruits au profit de l’agrandissement des parcelles et de la rationalisation agricole, réduisant la capacité d’accueil des paysages ainsi que les déplacements (corridors biologiques) et donc les échanges inter-espèces ;
  • Destruction des zones humides, qui, bien qu’ayant ralenti, se poursuit encore et toujours, supprimant des zones refuges pour la faune sauvage ;
  • « Entretien » inadapté des haies, talus, fossés, réduisant leur capacité d’accueil.
    Les oiseaux inféodés strictement aux milieux agricoles voient ainsi leur espace de reproduction, de chasse et de refuge se réduire comme peau de chagrin. Champs, haies, espaces ouverts, arbres isolés… Ce cocktail parfait n’est malheureusement plus aussi abondant et pour ces espèces, le bâti, les forêts ou les gîtes artificiels ne sont pas adaptés et ne sont donc malheureusement pas des « plans B » envisageables.

Même des espèces inféodées aux grands espaces très ouverts comme l’Alouette des champs (à qui arbres et haies ne sont pas indispensables), voient leur densité diminuer car leur nourriture, constituée d’insectes en été et de graines en hiver, n’est plus suffisante.

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Alouette des champs © Christian Aussaguel

Changement climatique et (non) adaptation{{}}

À cela s’ajoute le changement climatique auquel certaines espèces peinent à s’adapter.

Le Bruant jaune par exemple, plutôt inféodé aux milieux prairiaux frais, laisse progressivement sa place à son proche cousin le Bruant zizi naturellement adapté aux climats chauds et secs.

Le Tarier des prés quant à lui ne peut s’adapter aux pratiques modernes de fauche des prairies. Cet oiseau niche en effet dans l’herbe, dans les prairies diversifiées riches en insectes dont il se nourrit. Les prairies de fauche de plaine ne lui sont aujourd’hui plus favorables car fauchées trop tôt, l’empêchant donc d’y accomplir sa nidification.

Les prairies de moyenne montagne ont suivi un mode d’exploitation similaire : les printemps chauds et l’usage d’engrais azotés favorisent les graminées, et la fauche est désormais de plus en plus précoce au détriment des plantes à fleurs, des insectes et de leurs prédateurs (oiseaux, chauves-souris).

D’autres facteurs tels que les conditions de survie en période de migration et d’hivernage influencent également l’état des populations d’oiseaux.

vue agrandie

Tarier des prés © Violaine Guilloux

Les conseils de la LPO : La situation est inquiétante, mais des solutions existent pour aider les oiseaux des milieux agricoles à retrouver des milieux propices à leur survie.

Conseils pour les élus :{{}}

  • Favoriser une agriculture raisonnée ou biologique de proximité (pour les cantines scolaires ou l’événementiel par exemple)
  • Aider l’installation des jeunes agriculteurs en agriculture raisonné ou biologique/ permaculture / élevage extensif
  • S’impliquer auprès des agriculteurs pour le maintien, la gestion adaptée et l’amélioration des infrastructures agroécologiques favorables à la diversité des paysages et à la biodiversité (arbres hors forêt, hais, mares, murs en pierre, talus, fossés…)
    Conseils pour les agriculteurs : {{}}
  • Adopter des techniques d’agroécologie
  • Limiter l’usage d’intrants de synthèse (produits phytosanitaires)
  • Limiter l’usage d’engrais à fort coût environnemental (engrais de synthèse)
  • Favoriser l’usage d’engrais organiques locaux
  • Adopter des pratiques favorisant la diversité végétale et animale, agricole et sauvage
  • Accueillir les prédateurs naturels des ravageurs (rapaces, chauves-souris… qui vont se nourrir respectivement de petits mammifères et d’insectes)
  • Préserver et restaurer des infrastructures agroécologiques : haies, arbres isolés/alignement, mares, murets, fossés… Connaissez-vous le programme « Bâti rural et biodiversité » ?
  • Mettre en place un programme d’agroforesterie (intégrer l’arbre et les haies au système d’exploitation)
  • Militer pour la rémunération de la gestion et de l’entretien des infrastructures agroécologiques au titre de « Communs » favorables à la diversité des paysages et à la biodiversité.
    Conseils pour les citoyens : {{}}
  • Acheter des produits agricoles locaux et si possible issus de l’agriculture biologique
  • Visiter les fermes, s’intéresser au travail des agriculteurs et les aider à agir pour la biodiversité
  • Militer pour la rémunération de la gestion et de l’entretien des infrastructures agroécologiques au titre de « Communs » favorables à la diversité des paysages et à la biodiversité.
  • Privilégier les achats écoresponsables
  • Voter pour une Politique Agricole Commune favorable au vivant
    Le label Agriculture biologique (AB), une référence en la matière ?{{}}

https://vert.eco/wp-content/uploads/2023/01/Bien-etre-animal1-559x1024.pngAgrandir l’image

Source : https://vert.eco/articles/ab-demeter-hve-les-labels-sont-ils-vraiment-ecolos

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    • Etats-Unis - Le déclin alarmant des populations d’oiseaux aux États-Unis se poursuit : le rapport 2025 sur l’état des oiseaux appelle à des mesures de conservation urgentes – Traduction du 17 mars 2025 par Jacques Hallard d’un article du 13/03/2025 publié par ‘ScienceDaily’ sous le titre US bird populations continue alarming decline - 2025 State of the Birds Report calls for urgent conservation action
      Source de l’information : Cornell University - L’université Cornell est une université privée américaine située principalement dans la ville d’Ithaca dans l’État de New York. Elle possède également un campus dans la ville de New York ainsi qu’un autre au Qatar…. - Wikipédia

Résumé {{}}

Le rapport 2025 sur l’état des oiseaux aux États-Unis, produit par une coalition d’organisations scientifiques et de conservation de premier plan, révèle un déclin généralisé et continu des populations d’oiseaux américains dans tous les habitats continentaux et marins, avec 229 espèces nécessitant des mesures de conservation urgentes.

Texte complet {{}}

La publication du rapport 2025 sur l’état des oiseaux aux États-Unis a été annoncée aujourd’hui lors de la 90e Conférence annuelle nord-américaine sur la faune et les ressources naturelles à Louisville, Kentucky. Le rapport, produit par une coalition d’organisations scientifiques et de conservation de premier plan, révèle un déclin continu et généralisé des populations d’oiseaux américains dans tous les habitats continentaux et marins, 229 espèces nécessitant des mesures de conservation urgentes. Le rapport intervient cinq ans après l’étude historique de 2019 qui a documenté la perte de 3 milliards d’oiseaux en Amérique du Nord sur 50 ans.

Les principales conclusions du nouveau rapport montrent que plus d’un tiers des espèces d’oiseaux des États-Unis sont préoccupantes pour la conservation, y compris 112 espèces à point de basculement qui ont perdu plus de 50% de leurs populations au cours des 50 dernières années.

Cela comprend 42 espèces en alerte rouge confrontées à des populations dangereusement faibles, telles que le Colibri d’Allen, le Merle tricolore et le Bruant des marais salants - des oiseaux en péril sans intervention immédiate.

Travailler de manière proactive pour protéger les oiseaux américains ne concerne pas seulement les oiseaux. Selon le rapport, soutenir la conservation des oiseaux peut stimuler l’économie américaine. Avec près de 100 millions d’Américains engagés dans des activités d’observation des oiseaux, leurs contributions aux économies locales et étatiques sont substantielles.

Le rapport met en évidence les conclusions de l’Enquête nationale de 2022 sur la pêche, la chasse et les loisirs associés à la faune, notant que la production économique totale liée aux activités d’observation des oiseaux est de 279 milliards de dollars et que les activités liées à l’observation des oiseaux soutiennent 1,4 million d’emplois.

’Les oiseaux nous disent que nous avons une urgence totale dans tous les habitats’, a déclaré Marshall Johnson, responsable de la conservation à la National Audubon Society. Selon le rapport, les populations d’oiseaux dans presque tous les habitats sont en déclin.

Plus particulièrement, les populations de canards, qui ont été un point positif dans les rapports antérieurs sur l’état des oiseaux, ont connu une tendance à la baisse ces dernières années. ’Le déclin rapide des oiseaux signale l’intensification des facteurs de stress auxquels la faune et les humains sont confrontés dans le monde entier en raison de la perte d’habitat, de la dégradation de l’environnement et des phénomènes météorologiques extrêmes’, a déclaré la Dre Amanda Rodewald, directrice de la faculté du Cornell Lab of Ornithology’s Center for Avian Population Studies. ’Lorsque nous constatons des déclins comme ceux décrits dans le rapport, nous devons nous rappeler que si les conditions ne sont pas saines pour les oiseaux, il est peu probable qu’elles le soient pour nous.’

’Il ne fait aucun doute que le rapport 2025 sur l’état des oiseaux est alarmant’, a déclaré Jeff Walters, coprésident du comité de conservation de l’American Ornithological Society, ’ mais c’est aussi une source d’espoir.

L’intérêt du public pour les oiseaux et les avantages économiques de l’observation des oiseaux sont à des niveaux sans précédent, tout comme l’information disponible sur la situation de chacune de nos espèces d’oiseaux.’

Le rapport souligne l’importance économique et les avantages pour le bien-être de l’observation des oiseaux comme raisons supplémentaires de soutenir les efforts de conservation. Il note que les oiseaux et la nature sont vitaux pour la santé mentale des Américains, citant des recherches indiquant que les rencontres avec des oiseaux se sont avérées bénéfiques pour le bien-être humain, notamment en réduisant le stress, l’anxiété et les symptômes dépressifs.

Malgré les tendances inquiétantes, le rapport souligne que les efforts de conservation peuvent réussir s’ils sont soutenus de manière adéquate. ’De nombreuses populations d’oiseaux sont en difficulté. Mais un plan directeur éprouvé pour réussir est une planification scientifique et un investissement collaboratif dans la conservation de l’habitat’, a déclaré le Dr Steve Adair, scientifique en chef de Canards Illimités. Les programmes de terres privées et les partenariats de conservation tels que l’élevage de conservation, la restauration côtière, le renouvellement des forêts et la translocation des oiseaux de mer montrent comment des efforts concertés et des investissements stratégiques peuvent rétablir les populations d’oiseaux.

’Des décennies de conservation stratégique et agressive des habitats humides par les chasseurs, les propriétaires fonciers, les agences étatiques et fédérales et les entreprises ont stimulé de nombreuses espèces d’oiseaux aquatiques et d’oiseaux aquatiques lorsque les conditions météorologiques sont favorables.

Nous avons montré que cela fonctionne. Et nous devons faire plus’, a déclaré Adair. ’Heureusement, bon nombre des actions qui sont bonnes pour les oiseaux sont bonnes pour nous. Lorsque nous protégeons les habitats dont dépendent les oiseaux, nous protégeons également les services écosystémiques qui nous soutiennent’, a déclaré Rodewald.

’Nous avons des preuves claires que la conservation fonctionne en arrêtant les déclins’, a déclaré Michael J. Parr, président de ‘American Bird Conservancy’. ’Ce dont nous avons plus que jamais besoin, ce sont des programmes et du financement qui correspondent à l’ampleur des plus grands défis auxquels les oiseaux sont confrontés aujourd’hui. La science est solide sur la façon d’inverser les dommages causés, mais pour réussir, ces problèmes doivent être pris au sérieux.’

’Les oiseaux nous unissent à travers l’hémisphère et à travers le spectre politique — il ne devrait y avoir aucune hésitation alors que nous agissons pour les protéger aujourd’hui et à l’avenir’, a déclaré Johnson. Le rapport 2025 sur l’état des oiseaux aux États-Unis a été produit par un consortium d’organisations et d’entités scientifiques et de conservation dirigé par l’Initiative de conservation des oiseaux de l’Amérique du Nord (ICOAN).

The 2025 U.S. State of the Birds report was produced by a consortium of scientific and conservation organizations and entities led by North American Bird Conservation Initiative (NABCI).

Eléments d’information : Materials provided by Cornell University. Note : Content may be edited for style and length.

Pour citer cette page : MLA APA Chicago

Cornell University. ’US bird populations continue alarming decline.’ ScienceDaily. ScienceDaily, 13 March 2025. <www.sciencedaily.com/releases/2025/...> .

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Traduit avec DeepL.com (version gratuite)

Source : https://www.sciencedaily.com/releases/2025/03/250313130951.htm?utm_source=substack&utm_medium=email

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    • Rappel - Erreur politique en Chine - La minute historique : pourquoi l’éradication des moineaux par Mao a favorisé la famine en Chine ? – Par Anthony Mirelli - 23 avril 2023 à 13:00 – Documentation ‘rtbf.be’
      Écouter l’article • 1 minute

https://ds.static.rtbf.be/article/image/180x100/8/e/d/d9685fbf530ea769676efa3c6ce33ad2.jpg© Unsplash

Dans les années 1950, Mao Zedong, le président du Parti communiste chinois, annonça le lancement d’un programme de développement de la Chine, baptisé le ’grand bond en avant.’ {{}}

En quelques mots, il s’agit d’une modernisation forcée de nombreux secteurs, dont le secteur agricole et industriel.

Mais ’la campagne des quatre nuisibles’ (également appelée la campagne des quatre pestes), l’une des mesures de ce ’grand bond’, ne se déroula pas comme prévu. Sur le papier, l’idée de cette mesure était de limiter la propagation des maladies en éradiquant les quatre principaux parasites responsables de la peste dans le pays. Une campagne d’hygiène qui visait les moustiques, les rongeurs, les mouches et les moineaux.

À lire aussi : Mais où sont donc passés nos moineaux ?

Mais en réalité, l’éradication des moineaux engendra un autre problème de taille. Les oiseaux, qui étaient visés en raison de leur consommation présumée des céréales du pays, furent systématiquement chassés. Les nids furent détruits et tout oiseau trouvé était tué, ce qui forçait les survivants à quitter leur habitat naturel, à la recherche de zones plus sûres.

Seulement voilà, les moineaux sont utiles en tant que prédateurs naturels de nombreux insectes, dont les criquets. Et vu que les criquets ne figuraient pas sur la liste de Mao (tout simplement car les moineaux mangeaient les criquets en même temps que les céréales), l’élimination des oiseaux en tant que prédateurs aura un effet dévastateur pour le pays.

Un an après le lancement de ’la campagne des quatre nuisibles’, 15 à 55 millions de personnes ont perdu la vie, à cause de la production du riz qui était limitée, et en proie à de la corruption. En 1960, les criquets ont naturellement envahi les cultures de riz, limitant l’approvisionnement alimentaire et provoquant une famine dans le pays.

Résultat ? La Chine a dû importer 250.000 moineaux pour mettre fin à ce désastre écologique et humain.

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Sur le même sujet : {{}}

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Les coulisses de la Chine maoïste : entre propagande et terreur

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Source : https://www.rtbf.be/article/la-minute-historique-pourquoi-l-eradication-des-moineaux-par-mao-a-favorise-la-famine-en-chine-11184350

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À la demande du président Mao Zedong, les moineaux furent tués par les paysans, causant un déséquilibre écologique majeur1

La campagne des quatre nuisibles (chinois simplifié : 除四害运动 ; chinois traditionnel : 除四害運動 ; pinyin : chú sì hài yùndòng), selon le langage officiel, aussi appelée grande campagne du moineau (chinois simplifié : 打麻雀运动 ; chinois traditionnel : 打麻雀運動 ; pinyin : dǎ máquè yùndòng) ou campagne « Tuez les moineaux » (chinois simplifié : 消灭麻雀运动 ; chinois traditionnel : 消滅麻雀運動), fut l’une des premières campagnes lancées lors du Grand Bond en avant de 1958 à 1962. Les quatre nuisibles à éliminer étaient les rats, les mouches, les moustiques et les moineaux friquets.

Campagne : {{}}

Affiche de 1956.Affiche de 1956.

Affiche de 1958.Affiche de 1958.

Affiche de 1960.Affiche de 1960.

Les oiseaux - La campagne contre les « quatre nuisibles » fut une campagne d’hygiène à grande échelle, instaurée par Mao Zedong, qui avait identifié la nécessité d’exterminer les moustiques, mouches, rats et moineaux. Les moineaux (principalement le Moineau friquet) avaient été inclus sur la liste parce qu’ils mangent les graines de céréales, privant la population majoritairement rurale du fruit de son travail. Les masses populaires chinoises avaient été mobilisées pour éradiquer les oiseaux. Les citoyens avaient alors la consigne de faire du bruit (en frappant des pots et des casseroles ou des tambours) pour effrayer les oiseaux et les empêcher de se poser, les forçant ainsi à voler jusqu’à ce qu’ils tombent du ciel d’épuisement. Les nids furent démolis, les œufs cassés, et les oisillons tués. Les moineaux et autres oiseaux furent abattus dans le ciel, entraînant la quasi-disparition des oiseaux en Chine2.

En avril 1960, les dirigeants chinois se rendirent compte que les moineaux ne mangeaient pas seulement les céréales, mais également une grande quantité d’insectes. Plutôt que d’être augmentés, les rendements de riz après la campagne ont sensiblement diminué. Mao a alors ordonné la fin de la campagne contre les moineaux, la remplaçant par la chasse aux punaises dans la campagne en cours contre les quatre nuisibles. Mais il était trop tard : en l’absence de moineaux pour les manger, les populations de criquets ont dangereusement augmenté dans le pays1. Il en résulta une amplification des problèmes écologiques déjà causés par le Grand Bond en avant. Un tel déséquilibre écologique est mis en avant par certains pour expliquer la Grande Famine chinoise dans laquelle plus de 30 millions de personnes seraient mortes de faim.

Le gouvernement chinois a finalement recours à l’importation de 250 000 moineaux d’Union soviétique pour repeupler le territoire chinois3.

Les insectes - Pour lutter contre les mouches et moustiques, puis les punaises, les écoles distribuent des pompes de DDT aux enfants4.

Les rats - Les écoliers sont mis à contribution aussi pour les rats, et chaque classe lance un concours du nombre de queues de rat rapportées, pour encourager l’extermination4. Pour inciter à tuer ces rongeurs, une prime était versée par queue de rat rapportée aux autorités, mais certains se sont mis à élever des rats5 ...

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Campagne_des_quatre_nuisibles

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    • {{}}
      Rappel - Livre : ‘Printemps silencieux’ de Rachel Carson 1962 – Note Wikipédia{{}}
Printemps silencieux
Auteur Rachel Carson
Pays

Drapeau des États-UnisÉtats-Unis

Version originale
Langue anglais américain
Titre Silent Spring
Éditeur Houghton Mifflin
Lieu de parution Boston
Date de parution 27 septembre 1962
Version française
Traducteur Jean-François Gravrand
Éditeur Plon
Lieu de parution Paris
Date de parution 1963
Nombre de pages 287
modifier 

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/38/Info_Simple.svg/12px-Info_Simple.svg.png

Printemps silencieux (titre original : Silent Spring) est un livre écrit par la biologiste Rachel Carson et publié aux États-Unis par Houghton Mifflin en septembre 1962. Ce livre est connu pour avoir contribué à lancer le mouvement écologiste dans le monde occidental1.

Quand Printemps silencieux fut publié, Rachel Carson était déjà connue pour ses écrits sur l’histoire naturelle, mais n’était pas encore connue pour son rôle de critique sociale. Le livre, dont de larges extraits parurent dans quatre numéros consécutifs spéciaux du New Yorker intitulés Printemps silencieux, fut un succès (surtout après sa sélection au « Livre du Mois (en) » et le soutien du juge de la Cour Suprême William O. Douglas). Il resta dans la liste des bestsellers du New York Times pendant plusieurs semaines et provoqua une prise de conscience par le public des problèmes liés aux pesticides et à la pollution de l’environnement. Printemps silencieux contribua à l’interdiction du pesticide dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT) aux États-Unis en 19722.

L’ouvrage traite des effets négatifs des pesticides sur l’environnement, et plus particulièrement sur les oiseaux. Rachel Carson déclarait que le DDT s’avérait être la cause de l’apparition de coquilles d’œufs plus fines chez les oiseaux, et qu’il occasionnait une hausse de la mortalité ainsi que des problèmes de reproduction. Elle accusait également l’industrie chimique de pratiquer la désinformation, et les autorités publiques de répondre aux attentes de l’industrie chimique sans se poser de questions.

Printemps silencieux apparaît dans de nombreux classements des meilleurs œuvres littéraires hors-fiction du XXe siècle. Il est classé 5e dans la liste Modern Library des meilleurs écrits non romanesques du XXe siècle ; et 78e dans le classement de la revue conservatrice National Review3. Plus récemment, Printemps silencieux fut déclaré comme faisant partie des vingt-cinq plus grands ouvrages de tous les temps par l’éditeur du Discover Magazine4.

Une suite lui fut donnée dans Beyond Silent Spring5, un ouvrage coécrit par Helmut Fritz van Emden (en) et David Peakall et publié en 1986.

Contenu{{}}

Le livre décrit les pesticides et analyse la manière dont leur utilisation non contrôlée peut entraîner une mortalité collatérale non seulement chez les animaux, en particulier les oiseaux, mais aussi chez les humains. Rachel Carson y soutient que les pesticides devraient être renommés biocides, en raison de leur effet létal sur d’autres organismes que ceux ciblés6. Le titre évoque un printemps où l’on n’entendrait pas le chant des oiseaux parce qu’ils seraient tous morts à cause des pesticides. Ce titre a été inspiré par un poème de John Keats, La Belle Dame sans merci, qui contient les vers : « The sedge is wither’d from the lake, And no birds sing », ce qui signifie en français : « La laîche est fanée près du lac, et nul oiseau ne chante »7.

Soutien{{}}

Le professeur d’histoire Gary Kroll (en) fit observer que « Printemps silencieux de Rachel Carson a joué un grand rôle dans l’établissement de l’écologisme comme « sujet subversif », c’est-à-dire comme une vision allant à l’encontre du matérialisme, du scientisme, et du contrôle de la nature par la technologie »8.

Dans son ouvrage Les grands textes fondateurs de l’écologie, Ariane Debourdeau9[réf. incomplète] rappelle que, selon Al Gore, Printemps silencieux est l’alter ego de La Case de l’oncle Tom en ce qui concerne l’impact que l’ouvrage a pu avoir sur la société américaine. Mais contrairement à l’esclavage, qui a été aboli, la crise environnementale ne fait que croître malgré l’interdiction du DDT.

Le magazine Time a déclaré dans une publication de 1999, qu’environ un an après la publication de Printemps silencieux, « tous les critiques de Carson, excepté ceux qui servaient leurs propres intérêts, cherchèrent très vite un terrain plus sûr. Par leur ignoble campagne destinée à réduire les protestations d’une courageuse scientifique à un simple problème de relations publiques, les intérêts de l’industrie chimique n’ont fait qu’éveiller plus encore la conscience du public. »

Carson a clairement fait comprendre qu’elle ne préconisait pas l’interdiction totale des pesticides utiles, mais qu’elle encourageait au contraire une utilisation prudente et responsable qui tiendrait compte de l’impact des produits chimiques sur tout l’écosystème. Toutefois, certains de ses détracteurs affirmèrent qu’elle demandait l’élimination de tous les pesticides10.

Impact international{{}}

Printemps silencieux fut vendu à plus de deux millions d’exemplaires dans le monde11. Le livre a été interdit en Chine pendant la révolution culturelle. L’œuvre contribua à la création de l’Agence américaine de protection de l’environnement11 en 1970 et à l’interdiction du pesticide dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT) aux États-Unis en 19722. Elle sema aussi les graines du mouvement écologiste11. L’écologiste québécois Henri Jacob a d’ailleurs entamé ses longues années de militantisme à la suite de sa lecture12.

Printemps silencieux apparaît dans de nombreux classements des meilleures œuvres littéraires hors-fiction du XXe siècle. Il est classé cinquième dans la liste Modern Library des meilleurs écrits non romanesques du XXe siècle ; et 78e dans le classement de la revue conservatrice National Review3. Plus récemment, Printemps silencieux fut déclaré comme faisant partie des 25 plus grands ouvrages de tous les temps par l’éditeur du Discover Magazine4.

Dans son tableau The Last Leaf of Rachel Carson, la peintre féministe et environnementale Luchita Hurtado rend hommage à Carson et à son livre Printemps silencieux13.

Une exposition virtuelle est dédiée depuis 2012 sur le site de l’Environment & Society Portal, au livre de Rachel Carson, Printemps silencieux et à son impact dans la société et la culture14.

Traduction française{{}}

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    • Rappel historique - Plus de 60 ans après “Printemps silencieux”, Rachel Carson fait toujours du bruit - 26 juin 2023 - Vidéo 33:38 - France Culture
      Radio France est une chaîne du service public français. Wikipedia

26 juin 2023 #environnement #bookclubculture #rachelcarson

Rachel Carson, figure majeure de la pensée écologiste du XXe siècle, est plutôt méconnue du grand public, bien que ses travaux aient une résonance particulière face aux enjeux environnement actuels. Pour en parler, le Book Club reçoit la romancière Isabelle Collombat et l’essayiste Thierry Paquot. #bookclubculture #environnement #rachelcarson Venez participer au Book club, on vous attend par ici 👉  / bookclubculture_  Et sur les réseaux sociaux avec le hashtag #bookclubculture Retrouvez votre rendez-vous littéraire quotidien 👉

 

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Personnes mentionnées :

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Rachel Carson

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Thierry Paquot

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Isabelle Collombat

Musique :

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Big Yellow Taxi

Joni Mitchell

Ladies of the Canyon

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Source : https://www.youtube.com/watch?v=qV70bqN67K8

Et si JH2025-03-17T21:45:00J

vous voulez aller plus loin à propos de Rachel Carson > allez donc vois par ici >

Rachel Carson - Gentes Dames Badass #25 - La Prof - 15 mai 2024

Scientifique reconnue comme l’une des premières lanceuses d’alerte sur les dangers des pesticides, Rachel Carson a développé très tôt une passion pour la nature et sa complexité. Bibliographie : LEAR Linda - Rachel Carson, the life of the author of Silent Spring PAQUOT Thierry - Rachel Carson SOUDER William - The life and legacy of Rachel Carson : on a farther shore YVARD-DJAHANSOUZ Gelareh - ’La question du genre dans l’engagement politique et social de Rachel Carson (1907-1964)’, Voix de femmes dans le monde - Aidez à financer mes vidéos sur KissKiss : https://www.kisskissbankbank.com/fr/p... Et retrouvez tous mes autres liens et réseaux sociaux par ici : https://linksight.me/laprof

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Rachel Carson{{}}

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Source : https://www.youtube.com/watch?v=TnUHOqOoF5M

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Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 18/03/2025

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

Site : https://isias.info/

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Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Biodiversité Oiseaux.7.docx

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