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"Des centaines de lieux de pèlerinage des musulmans à travers le monde dont Chinguetti ville sainte de l’islam en Mauritanie et le Ramadan en mars 2025, l’un des cinq piliers de cette religion avec vidéos-découvertes" par Jacques Hallard

jeudi 20 février 2025, par Hallard Jacques


ISIAS Islam Culture

Des centaines de lieux de pèlerinage des musulmans à travers le monde dont Chinguetti ville sainte de l’islam en Mauritanie et le Ramadan en mars 2025, l’un des cinq piliers de cette religion avec vidéos-découvertes

Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 18/02/2025

L’islam dans le monde aujourd’hui

L’islam dans le monde aujourd’hui

Source : https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/islam/184605

L’Indonésie abrite la plus grande population musulmane du monde : les Musulmans y représentent 212 millions des 241 millions d’habitants (soit 88 pour cent). En Inde, les 184 millions de Musulmans forment près de 15% cent de la population du pays 1,4 milliard d’habitants…

Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur


Préambule

Quelques informations préliminaires pour ouvrir ce dossier à usage didactique

Ramadan est en fait le nom arabe du neuvième mois de l’année lunaire. C’est en effet au cours de la 27ème nuit de Ramadan que le Prophète aurait reçu la révélation. Depuis, durant ce mois, les fidèles doivent s’abstenir de manger, de boire, de fumer et d’avoir des relations sexuelles, du lever du soleil à son coucher.

Ramadan : comprendre son histoire et la tradition - Par Eslah Attar - L’observation du nouveau croissant de lune marque le début du Ramadan, mois le plus sacré de la culture islamique - Chaque année, les musulmans du monde entier anticipent l’observation du nouveau croissant de lune qui marque le premier jour officiel du Ramadan, le neuvième mois du calendrier islamique et le mois le plus sacré de la culture islamique. Le début du Ramadan fluctue chaque année car le calendrier lunaire islamique suit les phases de la Lune… - A découvrir en totalité sur ce site : https://www.nationalgeographic.fr/histoire/ramadan-comprendre-son-histoire-et-la-tradition

L’islam est une religion abrahamique qui s’appuie sur le dogme du monothéisme absolu et qui prend sa source dans le Coran, tenu, par les adhérents de l’islam, pour la parole de Dieu révélée au VIIème siècle en Arabie à Mahomet, qui est considéré par ces mêmes adhérents comme étant le dernier prophète de Dieu.... Source : Wikipédia

Mahomet, également dit Muhammad ou Mohammed, est un chef religieux, politique et militaire arabe issu de la tribu de Quraych. Fondateur de l’islam, il en est considéré comme le prophète majeur. Selon la tradition islamique, il est né à La Mecque vers 570 et mort à Médine en 632… - Wikipédia

Les religions abrahamiques sont les trois groupes de religions monothéistes, judaïsme, christianisme et islam, en ce qu’elles revendiquent l’héritage d’Abraham إبراهيم , appelé Ibrahim إِبْرَاهِيم dans l’islam…

Religion abrahamique — WikipédiaSource : https://fr.wikipedia.org/wiki/Religion_abrahamique

Rappel : le mot « islam » avec une minuscule désigne la religion dont le prophète est Mahomet. Le terme d’ « Islam » avec une majuscule désigne la civilisation islamique dans son ensemble :

https://vous-avez-dit-arabe.webdoc.imarabe.org/revo_vignettes/articles/default/c663075a2be6705855060f1b0ecf00c5.jpg

Source : Institut du Monde Arabe > voir sur : https://vous-avez-dit-arabe.webdoc.imarabe.org/religion/islam-et-islam-musulman-islamique-ou-islamiste/comment-ne-plus-confondre-islamique-islamiste-et-musulman

Il existe de nombreux lieux de pèlerinage dans l’islam, mais les plus importants sont principalement liés à l’histoire du prophète Mahomet et aux figures clés de l’islam. Voici les principaux lieux de pèlerinage musulman dans le monde :

1. Les trois sanctuaires les plus sacrés de l’islam : La Kaaba à La Mecque (Arabie Saoudite) – Le pèlerinage du Hajj, un des cinq piliers de l’islam, s’y déroule chaque année. La Mosquée du Prophète à Médine (Arabie Saoudite) – Où se trouve la tombe du prophète Mahomet. La Mosquée Al-Aqsa à Jérusalem (Palestine) – Lieu de l’ascension nocturne du prophète (Isra et Mi’raj).

2. Autres lieux de pèlerinage importants : Karbala (Irak) – Ville sainte chiite où se trouve le mausolée de l’imam Hussein, martyr de la bataille de Karbala. Najaf (Irak) – Ville où repose l’imam Ali, cousin et gendre du prophète Mahomet, figure centrale du chiisme. Mashhad (Iran) – Ville abritant le sanctuaire de l’imam Reza, le huitième imam chiite. Qom (Iran) – Ville sacrée chiite où repose Fatima Masoumeh, sœur de l’imam Reza. Kairouan (Tunisie) – Première ville sainte de l’islam en Afrique, avec la Grande Mosquée de Kairouan. Tombouctou (Mali) – Importante ville historique de l’islam en Afrique de l’Ouest. Dargahs soufis – Divers sanctuaires en Turquie, en Inde, au Pakistan (comme Ajmer en Inde, Lahore au Pakistan).

Le nombre exact de lieux de pèlerinage dépend des traditions et des écoles de pensée islamiques, mais il en existe des centaines à travers le monde… dont Chinguetti qui est une ville historique située en Mauritanie, considérée comme un important centre spirituel et intellectuel de l’islam en Afrique de l’Ouest.

Importance religieuse et historique de Chinguetti - Fondée au XIIIᵉ siècle, Chinguetti était une halte essentielle sur les routes commerciales transsahariennes et un centre de pèlerinage secondaire pour les musulmans d’Afrique de l’Ouest. Elle est surnommée la ’septième ville sainte de l’islam’, bien que cette appellation soit plus culturelle que religieuse. Chinguetti abrite d’anciennes bibliothèques contenant des manuscrits coraniques et scientifiques datant du Moyen Âge. La mosquée de Chinguetti - Son minaret en pierre est l’un des plus anciens et emblématiques de Mauritanie. Elle est toujours utilisée pour la prière et symbolise l’héritage religieux de la ville. Déclin et conservation - Aujourd’hui, Chinguetti souffre de la désertification, et l’ensablement menace ses bâtiments historiques. Elle est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO dans le cadre des anciennes villes du désert mauritanien. (Avec l’aide de ‘ChatGPT’)

Un résumé - L’une des références à consulter en priorité sur ‘Larousse’ : « La religion islamique, ou musulmane, a été fondée par Mahomet dans l’Arabie du 7ème siècle. Celui-ci consigne la révélation qu’il a eue dans le Coran, qui est, avec le hadith, la tradition (sunna), l’ensemble des règles s’imposant à la communauté des musulmans (umma). L’islam affirme l’unicité de Dieu adoré sous le nom d’Allah. L’adhésion à cette religion monothéiste repose sur cinq principes (ou « piliers ») : la profession de foi (chahada), la prière légale (salat), le jeûne diurne du ramadan, le pèlerinage (hadjdj) à La Mecque et le paiement de l’aumône légale (sekat). Toutes ces observances mettent le croyant en contact avec Dieu, sans la médiation d’un clergé. Cependant, des hommes instruits, juristes (mufti, ulema, mollah) ou juges (qadi), veillent sur l’application de la loi coranique (charia). Le développement de la communauté musulmane primitive de Médine donna lieu à un État, dont le chef (calife ou imam) était chargé de faire respecter cette loi. Puis l’État musulman s’étendit sous l’effet des conquêtes de la guerre sainte (djihad) et devint un vaste empire à la tête duquel se succédèrent des dynasties : Omeyyades, Abbassides, Ottomans. C’est ainsi que l’islam a profondément marqué l’histoire, de l’Europe, de l’Afrique et de l’Asie. On distingue deux tendances dans l’islam issues d’un schisme ancien : les sunnites (environ 90 % des musulmans) et les chiites (très présents en Iraq et surtout en Iran), ou partisans d’Ali… »

Pour avoir une vue d’ensemble sur l’islam, on peut consulter en priorité les articles suivants du dossier en cliquant sur celui de votre choix : islam Abbassides Ali Arabes califat chiisme Coran Jérusalem Mahomet La Mecque mosquée Omeyyades Empire ottoman sunnisme – Applications mobiles Index Mentions légales et crédits CGU CGV Charte de confidentialité - Contact © Larousse - Source : https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/islam/184605

Lecture suggérée pour approfondir certains aspects : De la laïcité en Islam selon Mohammad Abid Al-Jâbirî مسألة اللائكية في الإسلام عند محمد عابد الجابري - Abderrezak Dourari, Maître de conférence en Science du langage et sémiotique, Département de Français - Université de Tizi-Ouzou. Insaniyat / إنسانيات [En ligne], 11 | 2000, mis en ligne le 31 octobre 2012, consulté le 15 février 2025 pages 75-97 - https://doi.org/10.4000/insaniyat.7974 - 11 | 2000 - Le Sacré et le Politique : http://journals.openedition.org/insaniyat/7974

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Introduction

Le Ramadan 2025 est une opportunité pour contribuer à mettre en relief quelques documents sur l’une des religions abrahamiques : l’islam, religion des musulmans à travers le monde.

Les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après

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Sommaire {{}}

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  • JH2025-02-10T20:13:00J

Islam - Ramadan 2025 - Par Rédaction Actu - Publié le 9 février 2025 à 6h04 – Diffusé par ‘actu.fr’
Soirée de vendredi 28 février 2025 – samedi 29 mars 2025 - France · Dates susceptibles d’être modifiées

Cette année, Ramadan 2025 devrait débuter le vendredi 28 février, et s’achever le samedi 29 mars, date de l’Aïd El Fitr. Les valeurs de partage, de solidarité et de générosité seront mises à l’honneur, sans doute plus que jamais : le contexte est marqué par une multiplication très préoccupante d’urgences humanitaires.

Le Ramadan 2025 débute le 1er mars : quand va se terminer ce mois saint de l’Islam ? - Le mois saint chez les musulmans doit démarrer le samedi 1er mars 2025 pour durer 29 ou 30 jours.

Pendant le Ramadan, le jeûne est cassé au coucher du Soleil par l’iftar, un repas convivial.

Pendant le Ramadan, le jeûne est cassé au coucher du Soleil par l’iftar, un repas convivial. (©Fevziie / Adobe Stock)

La date potentielle de début du Ramadan a été révélée il y a quelques jours de cela : les musulmans vont donc démarrer le jeûne annuel le samedi 1er mars 2025. Le mois saint de l’islam débutera le lendemain de la fameuse Nuit du doute qui, selon les observations lunaires, doit avoir lieu le vendredi 28 février. 

Attention, les dates sont encore susceptibles de changer, dans la mesure où c’est justement cette Nuit du doute (qui elle ne bouge pas), qui doit être le moment de confirmation de l’observation lunaire. C’est lors de la nouvelle Lune que démarre le Ramadan. 

Comme le jeûne dure soit 29, soit 30 jours, on peut d’ores et déjà indiquer que le Ramadan devrait finir entre le 29 et le 30 mars 2025. 

À lire aussi :

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Le ramadan commence ce lundi : en quoi consiste cette période sacrée de l’islam ?

La date choisie en fonction de la Lune{{}}

C’est parce que le calendrier islamique est lunaire que c’est la Lune qui régit le début et la fin du mois saint. Contrairement à notre calendrier solaire qui compte 365 jours (ou 366 jours lors des années bissextiles), le calendrier lunaire, dit hégirien, est composé de 12 mois de 29 ou 30 jours. Cela équivaut à 354 ou 355 jours par an.

Cette différence d’une dizaine de jours entre les deux calendriers permet d’expliquer le changement de date du Ramadan d’une année sur l’autre. Par exemple, en 2024, il avait débuté le 11 mars pour se terminer le 9 avril, soit dix jours plus tard qu’en 2025.

Mais avec le temps (et le progrès technique), des calculs astronomiques permettent de fixer la date avant la Nuit du doute.

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VIDÉO. Ramadan 2024 : j’ai suivi une famille musulmane du lever du soleil au repas de coupure du jeûne

C’est quoi le Ramadan  ?

Pour rappel, le Ramadan est l’un des cinq piliers de l’islam avec l’aumône, le pèlerinage, la prière et le témoignage de foi. Chaque année, environ cinq millions de personnes observent cette période de jeûne en France.

Durant ce mois saint, les musulmans sont en effet invités à jeûner : s’abstenir de boire, de manger, de fumer et d’avoir des relations sexuelles, de l’aube (dès que l’on peut « distinguer un fil blanc d’un fil noir » dit le Coran) jusqu’au coucher du soleil. Tout ce qui est considéré comme un comportement impie, en somme.

Le jeûne quotidien est rompu chaque soir durant un repas nommé iftar, à partir de l’heure précise de coucher du soleil, qui varie chaque jour et selon chaque ville.

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#Islam #Ramadan

Source : https://actu.fr/societe/le-ramadan-2025-debute-le-1er-mars-quand-va-se-terminer-ce-mois-saint-de-l-islam_62222990.html

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  • Chinguetti, la 7ème ville sainte de l’Islam qui lutte contre l’oubli et l’ensablement - Date de création : 30 décembre 2024 08:56 - Fiacre E. Kakpo – Diffusion par ‘redaction@agenceecofin.com’

    Chinguetti, la 7e ville sainte de l’Islam qui lutte contre l’oubli et l’ensablement

(Agence Ecofin) - Chinguetti s’éveille lentement sous un ciel limpide, au rythme de ses premiers visiteurs en ce mois de décembre. Cette cité millénaire, nichée au cœur du désert mauritanien, semble figée dans une autre époque. Pourtant, pour quelques jours, elle s’anime à l’occasion de la 13ᵉ édition du Festival des Villes Anciennes, désormais rebaptisé Festival des Cités du Patrimoine. Manuscrits anciens, artisanat local, conférences : l’événement se veut un hommage à une ville autrefois rayonnante 7ᵉ ville sainte de l’Islam, encore appelée “La Sorbonne du désert” par les francophiles — aujourd’hui menacée par l’ensablement et l’oubli.

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Ancienne mosquée engloutie par le sable du désert

Un carrefour d’histoire et de savoirs{{}}

Fondée au XIIIᵉ siècle, Chinguetti fut l’un des plus grands centres intellectuels et spirituels de l’Afrique saharienne. Elle succède à une première cité fondée en 777, nommée alors Aber, ’le petit puits’ en arabe. Très vite, celle que l’on surnomme aussi ’La Mecque mauritanienne’ se dote de douze mosquées monumentales, capables chacune d’accueillir 1000 fidèles. Bien plus tard, il y a plus d’une cinquantaine d’années, une troisième ville a émergé autour de l’ancien fort français, à un peu plus d’un kilomètre de l’antique cité. Aujourd’hui, les deux mondes s’observent, séparés par une étendue de sable, comme si le temps s’était figé entre eux. L’ancienne cité est presque engloutie par les dunes de sable des plateaux désertiques de l’Adrar.

Mais Chinguetti, c’est d’abord une mémoire{{}}

Une mémoire enfouie dans des manuscrits anciens, conservés dans une dizaine de bibliothèques familiales que le vent du désert menace d’engloutir. Ces textes, rédigés en arabe, évoquent la théologie, l’astronomie, la médecine. “Ses murs en terre sont depuis des siècles les gardiens de manuscrits, legs de générations d’étudiants et de pèlerins : traités de mathématiques, poèmes, écrits coraniques ou documents juridiques, rédigés sur du papier de Chine ou de la peau de gazelle. À l’image d’un traité de médecine d’Avicenne du XIᵉ siècle, conservé depuis des générations au cœur de la bibliothèque El Habott, riche de ses quelque 1400 manuscrits,” a décrit Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO.

Ces textes racontent aussi l’âge d’or de cette cité caravanière au XIIIᵉ siècle, où pèlerins et marchands se croisaient avant de s’élancer vers La Mecque ou les marchés de l’Afrique du Nord. Carrefour du commerce transsaharien, Chinguetti connectait jadis le Maroc, l’Algérie, le Sénégal, le Mali et le Soudan. Les caravanes venaient avec du sel, des épices, de l’or. “Jusqu’à 30.000 chameaux pouvaient y transiter en une nuit”, raconte un sage de Ouadane, faisant de la ville une halte incontournable pour les caravanes. Mais cette prospérité, rongée par l’oubli et le désert, appartient désormais à une mémoire que le sable menace chaque jour d’effacer.

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Dans une bibliothèque de manuscrits anciens de Chinguetti

Un patrimoine fragile{{}}

Lors du festival, plusieurs bibliothèques familiales ont exceptionnellement ouvert leurs portes. Derrière des vitrines modestes, des ouvrages, certains datant du XIVᵉ siècle, sont exposés au public. ’Ces manuscrits sont notre héritage, mais leur conservation devient de plus en plus difficile,’ explique Idrissa, un cadre du ministère de la Culture. Faute de moyens, beaucoup d’entre eux se dégradent, victimes de l’humidité et du sable omniprésent. “Beaucoup de ces manuscrits ont été envoyés à Nouakchott pour y être conservés dans de meilleures conditions,” explique un chercheur du CNRS (Centre national de la recherche scientifique) français.

L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), le pendant arabe de l’UNESCO, a profité des festivités pour annoncer son intention de restaurer l’ancienne mosquée de Chinguetti, située dans le quartier historique, classé au patrimoine islamique et mondial depuis 1996.

Un vent de dématérialisation accompagne ces initiatives de sauvegarde. Le projet de numérisation des manuscrits, désormais actif aussi bien à Nouakchott qu’à Chinguetti, s’inscrit dans cette dynamique. Cette année, l’UNESCO a mis la main à la pâte en dotant les bibliothèques de matériel : boîtes de conservation sans acide, étagères adaptées, climatiseurs portables, mais aussi scanners, ordinateurs et disques durs ... pour conserver cette mémoire menacée par le poids des années. 

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Audrey Azoulay, DG de l’UNESCO dans une bibliothèque de Chingetti

Le festival : une bouffée d’oxygène{{}}

Depuis 2011, le Festival des Villes Anciennes tente de redonner vie à ces cités sahariennes, de Chinguetti à Ouadane, en passant par Tichitt et Oualata. L’idée ? Faire revivre un patrimoine en péril tout en attirant touristes et investisseurs. À Chinguetti, cette année, l’effervescence est palpable. Entre les expositions de manuscrits, les concerts de musique traditionnelle, les courses de chevaux et les démonstrations d’artisanat, la ville retrouve, l’espace de quelques jours, un souffle de vitalité. Avec le soutien du ministère de la Culture, de nombreuses délégations, composées d’au moins 60 personnes chacune, sont venues des différentes régions de Mauritanie, en dehors des délégations officielles, pour assister aux festivités. Plus de 250 véhicules gouvernementaux ont été mobilisés pour l’occasion.

Un décor toujours fragile{{}}

Mais derrière la beauté des festivités, le décor reste toujours aussi fragile. Le désert avance, inexorablement. À chaque tempête de sable, un peu plus de la ville disparaît. Les maisons en pierre ocre, typique de l’architecture locale, s’effondrent, les ruelles de la nouvelle “ancienne ville” s’ensablent. Et la population, elle aussi, s’amenuise. Sur les quelques milliers d’habitants qu’elle comptait autrefois, Chinguetti n’en accueille plus qu’une poignée, principalement des familles d’artisans et quelques éleveurs nomades. “La jeunesse a déserté cette ville où la vie reste particulièrement rude,” confie un natif de Chinguetti, désormais partagé entre Nouakchott et Tunis. Un cadre du ministère de la Culture abonde : “Nous œuvrons à redynamiser la présence des jeunes dans une ville qui s’est vidée au fil des années, victime de l’exode rural et du manque d’opportunités locales.”

Pourtant, le gouvernement mauritanien veut croire en un renouveau. C’est d’ailleurs l’objectif de ce festival annuel. « Pour tenir cet engagement, le gouvernement a mobilisé plus de 16 milliards d’Ouguiya (Ndlr : 240 milliards de FCFA), alloués notamment au secteur de la santé, de l’éducation, de communication et au soutien aux mosquées, aux bibliothèques de manuscrits, aux artisans, aux jeunes, aux femmes de l’artisanat, aux insfrastructures routières et aux touristes », a détaillé Mohammed Ould Ghazouani, le président Mauritanien dans son discours inaugural.

La route Atar-Chinguetti, symbole d’espoir, le tourisme, lueur d’espoir{{}}

Avec la réhabilitation en cours de la route reliant Atar ville aéroportuaire à Chinguetti, l’accès à la cité historique est devenu plus aisé. Cette voie de plus de 80 kilomètres, financée entre autres par la Banque Islamique de Développement (BID), offre non seulement une meilleure connectivité mais ouvre aussi de nouvelles perspectives pour le tourisme. Les visiteurs, qu’ils viennent de Nouakchott ou d’Atar, échappent désormais aux longues heures passées sur des pistes sablonneuses. Sur le trajet, ils peuvent s’immerger dans une symphonie visuelle où les grands canyons taillés par le temps, les chaînes de montagnes qui dominent l’Adrar, et les étendues désertiques, vastes et silencieuses, s’étirent à perte de vue. Des reliefs qui se succèdent, baignés par la lumière du désert, et préparent doucement le visiteur à l’arrivée ou la sortie de Chinguetti. Un paysage époustouflant qui échappe encore, ou timidement, à la valorisation touristique. Et le débat est unanime. 

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’Le tourisme est la solution pour revitaliser la région,’ avance un responsable touristique de l’Adrar. Mais le potentiel reste largement sous-exploité : en 2023, seulement 4000 touristes internationaux ont foulé le sol mauritanien, un chiffre qui paraît dérisoire comparé aux années fastes des décennies 1980-1990, où le désert mauritanien attirait des aventuriers par milliers. Depuis 2011, quand la région a été classée en zone rouge par les autorités françaises à cause des risques sécuritaires, le secteur est tombé en déshérence.

En 2017, le ministère français des Affaires étrangères avait reclassé certaines zones, notamment Chinguetti et Ouadane, en zone orange, une décision qui avait favorisé un regain d’intérêt pour le tourisme saharien en Mauritanie, avec la reprise des vols charters.

La saison touristique 2018/2019 a vu l’arrivée de plusieurs milliers de visiteurs. Et si le pays n’a pas enregistré d’attaque terroriste sur son sol depuis le 20 décembre 2011, date à laquelle des hommes armés, présumés affiliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), ont enlevé un gendarme dans la localité d’Adel Bagrou, près de la frontière malienne, certaines régions du pays restent classées en zone rouge. Ce qui rend les voyageurs internationaux, majoritairement des français, toujours frileux.

“La Mauritanie n’a jamais été une grande destination touristique comme ses voisins du Maghreb,” reconnaît un haut responsable mauritanien. “Mais le potentiel est là, il faut le révéler.” Sur le papier, des campagnes de promotion sont en cours pour tenter de redorer l’image du pays et attirer les voyageurs épris de désert et d’aventure.

Sur le terrain, l’accès reste un casse-tête. Chinguetti, isolée au cœur du Sahara, souffre de sa géographie et d’un réseau de transports jusque-là limité, même si des efforts ont été faits ces dernières années 12 milliards d’ouguiyas sont consacrés à la construction de la route Atar-Chinguetti. Une lueur d’espoir toutefois : selon des sources bien informées, Air France réfléchirait à lancer une ligne directe vers l’aéroport d’Atar, ville militaire, bastion de la datte, où se trouve également les para commandos de l’armée mauritanienne. Un vol hebdomadaire serait en discussion, mais pour l’heure, aucun calendrier officiel n’a été annoncé. 

En attendant, pour les habitants de Chinguetti, le festival est aussi une manière de se réapproprier leur histoire. Ici, tout le monde a un lien avec le passé glorieux de la ville, que ce soit à travers les manuscrits, l’artisanat, ou simplement les récits transmis de génération en génération.

Et si le sentiment qui demeure reste celui d’un lieu en suspension, à la fois ancré dans le passé et en quête d’un futur, à travers le Festival des cités du patrimoine, cette cité d’une Mauritanie trait d’union entre l’Afrique arabo-berbère et l’Afrique subsaharienne se bat pour un nouveau souffle. Mais pour combien de temps encore ?

Fiacre E. Kakpo{{}}

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Source : https://www.agenceecofin.com/actualites-tourisme/3012-124603-chinguetti-la-7e-ville-sainte-de-l-islam-qui-lutte-contre-l-oubli-et-l-ensablement

Que faire en Mauritanie ? Road trip et vanlife

Mauritanie

Sources des cartes : https://leptitreporter.com/que-faire-mauritanie-road-trip-van/ (à gauche) et https://www.axl.cefan.ulaval.ca/afrique/mauritanie.htm (droite)

Chinguetti ou Chinguitti (en arabe : شنقيط, šinqīṭi) est une ville du centre-ouest de la Mauritanie, située sur les plateaux désertiques de l’Adrar. Avec d’autres villes anciennes fortifiées (ksour) de Mauritanie, la ville est sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1996. La ville est séparée en deux par un oued qui, aujourd’hui, est asséché. D’un côté, il y a la vieille ville, qui s’ensable progressivement, et de l’autre la nouvelle. Située sur les plateaux désertiques de l’Adrar. Avec d’autres villes anciennes fortifiées de Mauritanie, la ville est sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1996. Wikipédia - Population : 6.230 hab. (2010)

Chinguetti compte une dizaine de bibliothèques recensées, et de nombreux foyers y possèdent quelques manuscrits. Certaines pièces de ces collections datent du IXe siècle, ont parfois été rédigées sur des peaux de gazelles, ou sont protégés par des couvertures en peau de chèvre. La majorité de ces ouvrages traitent de religion et du Coran, mais beaucoup parlent de science ou de littérature. Ceci est à comparer aux manuscrits de Tombouctou. Ce riche patrimoine vaut à la ville le surnom de « Sorbonne du Désert »6,7. La ville est classée comme site du Patrimoine culturel mondial de l’UNESCO depuis 1996.

Lors du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) de 2000, Chinguetti comptait 4.711 habitants5.

Urbanisme - Progressivement envahie par les sables, la ville a gardé son tissu urbain élaboré entre le XIIe et le XVIe siècle, avec ses maisons à patio se serrant en ruelles étroites autour d’une mosquée à minaret carré, coiffée de 5 œufs d’autruche. Les matériaux utilisés pour ses constructions étaient essentiellement la pierre, et le banco local de couleur ocre. Les toitures sont faites à partir de troncs et de branches d’arbres ou de palmiers dattiers. On y voit quelques anciennes portes massives en acacia.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Chinguetti

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Mosquée al-Haram de La Mecque.

De plus, chaque branche de l’islam possède ses propres villes saintes 

Sunnisme [extrait sélectionné]{{}}

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/de/Mosque_of_Oqba_Courtyard%2C_Kairouan.jpg/220px-Mosque_of_Oqba_Courtyard%2C_Kairouan.jpg

Grande Mosquée de Kairouan, Tunisie

Bien qu’il n’y ait pas de cité sainte spécifique pour les musulmans sunnites outre celles mentionnées supra, il y a de nombreuses villes importantes pour le sunnisme, dans lesquelles il s’est formé.

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  • Pourquoi La Mecque est loin d’être le seul lieu de pèlerinage musulman - Par Camille Renard - Publié le mercredi 30 août 2017 à 09h27 – Document ‘radiofrance.fr’
    Le pèlerinage de la Mecque commence ce 30 août. 5ème pilier de l’islam, c’est le pèlerinage le plus important, mais loin d’être l’unique pour les musulmans. Cartographie d’un phénomène social, autant politique que religieux.

Le pèlerinage de la Mecque débute ce mercredi. Cinquième pilier de l’islam, il constitue le pèlerinage le plus important pour les musulmans. La Mecque est pourtant loin de constituer le seul lieu saint de l’islam. Cartographie d’un enjeu clé de l’avenir de la pratique religieuse musulmane.

Le hajj, le plus important pèlerinage musulman{{}}

Carte des nombreux lieux saints et de pèlerinage musulmans

Carte des nombreux lieux saints et de pèlerinage musulmans © Radio France - Camille Renard

Sur les pas du Prophète, chaque musulman a l’obligation d’accomplir le pèlerinage à La Mecque au moins une fois s’il en a les moyens physiques et matériels, point d’orgue de sa vie de croyant. Au-delà du nombre impressionnant de deux millions de pèlerins réunis en six jours (du 8 au 12 ou 13 du 12e mois du calendrier musulman), quelques autres chiffres permettent d’esquisser l’ampleur du pèlerinage de la Mecque (données recueillies par l’Institut du Monde Arabe pour l’année 2012) :

  • 50 0000 tentes dans la plaine de Mina (à 4 km de La Mecque)
  • 49 cailloux ramassés par pèlerins dans la plaine de Muzdalifa
  • 97 020 000 cailloux ramassés et jetés (en 2013)
  • 8 litres d’eau zem zem consommée par pèlerin
  • 40 000 pèlerins sans permis de pèlerinage
  • 1 621 982 pèlerins arrivés par avion (113 026 par autobus, 17 930 par bateau)
  • 5 000 € (contre 276 € en 1976) : prix moyen du hajj au départ de France
  • 42 000 caméras de surveillance
  • 100 000 policiers et militaires sur place
  • 360 000 pèlerins se sont rendus dans des centres de soin médicaux
  • 632 : date du 1er pèlerinage à la Mecque
    À écouter

https://www.radiofrance.fr/s3/cruiser-production-eu3/2024/07/9bcdb421-a7bf-4f2a-90f2-4043008ffc6c/120x120_sc_horizon-concordance-des-temps.jpg

La Mecque, la foi et la foule Concordance des temps 59 min

Le rôle joué par le hajj dans la vie de millions de musulmans permet à l’Arabie saoudite de s’en servir comme outil de pression politique, cette année en particulier vis-à-vis de son voisin qatari, comme l’explique Nabila Amel, journaliste au service étranger de France Culture :

Le hajj, instrument géopolitique 1 min

Le hajj est loin d’être le seul pèlerinage musulman{{}}

Au Kazakhstan, mausolée soufi de Yasawi, un des deux principaux sanctuaires soufis d’Asie centrale.

Au Kazakhstan, mausolée soufi de Yasawi, un des deux principaux sanctuaires soufis d’Asie centrale. © AFP - Robert Harding

Dès la naissance de l’islam au VIIe siècle, à partir des trois villes saintes de l’islam - Jérusalem, La Mecque et Médine - un réseau dense de lieux sacrés essaime, particulièrement au Maghreb (Maroc), en Égypte, en Inde et en Indonésie. Leur forme va de la modeste tombe près d’un arbre abritant la dépouille d’un poète soufi, à la plus prestigieuse mosquée urbaine contenant le mausolée d’un membre de la famille du Prophète. Si La doctrine officielle de l’islam ne reconnaît comme saint que Dieu, et bannit donc l’application à d’autres de la notion de sainteté, la reconnaissance de la sainteté du Prophète entraîne progressivement la sacralisation de sa tombe à Médine, et provoque à son tour celles de ses proches, puis, au début du XIIIe siècle, l’instauration de la commémoration de sa naissance. Les initiatives populaires étendent ainsi peu à peu la vénération portée à Muhammad et aux prophètes bibliques à de multiples saints, savants et sages locaux.

À écouter :

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Les pèlerinages, sur tant de routes... Concordance des temps 59 min

Plusieurs facteurs propres à la religion musulmane et à son inscription dans l’espace et l’histoire, contribuent à expliquer cette multiplication des lieux saints :

- Le caractère canonique, obligatoire, du hajj à La Mecque, et la difficulté de sa réalisation. Avant le développement des transports de masse modernes, à mesure que l’on s’éloigne de La Mecque se multiplient les figures saintes intermédiaires, et les pèlerinages auprès de leurs mausolées, plus accessibles à la majorité des musulmans. Dans ces ’hajj par substitution’, selon l’expression de l’historienne de l’islam Catherine Mayeur-Jaouen, plusieurs éléments sont calqués sur le pèlerinage canonique : mixité homme femme, circumambulation autour d’un objet... comme lors du pèlerinage bosniaque d’Ajvatovica, considéré comme ’la Ka‘ba du pauvre ’.

– Au Pakistan, en Afghanistan, ou en Inde par exemple, l’islam, lui-même pluriel, se mêle aux religions chrétienne, sikhe et hindoue. Au sein du réseau de lieux saints né de ces diverses traditions religieuses s’établissent des hiérarchies et des hybridations, des conflits, parfois, constituant une géographie sacrée au croisement des religions.

- L’absence de représentations figurées et de reliques dans l’islam impose une ’dictature du lieu’, qui explique l’importance des sanctuaires et des tombeaux.

- La pérégrination est un trait fondamental de la civilisation musulmane, qui s’est construite dans les frontières mouvantes d’un empire.

– Citons enfin les enjeux économiques, avec le développement d’un business de la charité mêlé à celui du tourisme : les revenus générés par le hajj, tous confondus, ont par exemple été estimés par Sylvia Chiffoleau à 20 milliards de dollars en 2013, et les possibles instrumentalisations politiques et géopolitiques, le rassemblement des foules étant propice à la propagande. L’interruption des pèlerinages chiites iraniens vers les villes saintes de Nadjaf et Kerbala, en Irak, depuis la guerre qui a opposé les deux pays au cours des années 1980, et les obstacles dressés par le pouvoir de Saddam Hussein à la pratique du culte des chiites, ont par exemple infléchi les itinéraires des pèlerins en direction de la Syrie, drainant des mouvements touristico-religieux qui ont bénéficié à l’économie du pays, jusqu’à l’inversion du flux depuis 2011 et le développement du conflit syrien.

La diversité des termes pour qualifier les types de pèlerinages exprime la diversité des pratiques religieuses vis-à-vis des lieux saints :

  • hajj (“se rendre à”) : uniquement le pèlerinage canonique à La Mecque.
  • ‘umra : le petit pèlerinage à La Mecque, à n’importe quel moment de l’année.
  • ziyârât (’visites’) : pèlerinages individuels ou par petits groupes dans des sites liés au Prophète (descendants et compagnons), à des saints soufis....
  • mawsim (’saison’ et ’fête’, a donné le mot français ’moussem’) : fêtes patronales, fréquentes au Maghreb, qui associent autour d’un sanctuaire, rituel religieux, foire et fête foraine.
  • mawlid ou mouled (’anniversaire’) : célébration de la naissance du Prophète, mais aussi fêtes patronales, en Égypte notamment.
    La montée en puissance de l’islamisme radical permet de comprendre l’enjeu actuel du pèlerinage dans le monde musulman. Le wahhabisme interdisant tout culte des saints, les Saoudiens au pouvoir arasent un grand nombre de lieux sacrés à travers le pays, et au sein même de La Mecque et de Médine. En 2012, à Tombouctou au Mali, les islamistes de Ansar Edine détruisent sept des seize sanctuaires musulmans inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. La même année, les ultra-radicaux libyens font exploser le mausolée soufi le plus important du pays, à Zliten. Ces lieux saints et de pèlerinage représentent pour ces tenants d’un islam radical une vision populaire, festive, affective et profondément humaine de la pratique de l’islam, qui contrevient à leur vision puriste et dogmatique du Coran et la religion. Cette ’tentation de supprimer ces modalités de croyance, ces fêtes religieuses, par une adhésion diffuse aux normes des wahhabites et des salafistes’ constitue selon l’historienne Sylvia Chiffoleau ’un des enjeux clé de l’islam pour les années à venir’.

A lire ’Les mondes de l’islam’, série de cartes et d’analyses sur les nombreuses facettes de l’islam

Références - Société Religions – Spiritualité Islam Cartographie La Mecque

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Source : https://www.radiofrance.fr/franceculture/pourquoi-la-mecque-est-loin-d-etre-le-seul-lieu-de-pelerinage-musulman-3224577

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