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"Cultures associées au photovoltaïque et parcs ou canopées solaires agrivoltaïques sont vivement débattus (chasse au foncier, projets alibi) : eldorado des producteurs d’électricité ou tromperie pour les agriculteurs ?" par Jacques Hallard
mercredi 29 janvier 2025, par
ISIAS Energie Solaire Agrivoltaïque
Cultures associées au photovoltaïque et parcs ou canopées solaires agrivoltaïques sont vivement débattus (chasse au foncier, projets alibi) : eldorado des producteurs d’électricité ou tromperie pour les agriculteurs ?
Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS - 2023- 2024
Présentation : Série ‘Transitions simultanées agricoles et énergétiques’
Partie 2 : Cultures associées au photovoltaïque et parcs ou canopées solaires agrivoltaïques sont vivement débattus (chasse au foncier, projets alibi) : eldorado des producteurs d’électricité ou tromperie pour les agriculteurs ?
Plan du document : Humour Préambule Introduction Sommaire Auteur
STOP aux dérives Agrivoltaïques - Association Trévoloise de préservation
Agrivoltaïsme Des terres à protéger du soleil
In Agrivoltaïsme - Des terres à protéger du soleil - Juin 2022 –Source : https://www.confederationpaysanne.fr/sites/6/articles/documents/dossier%20agrivoltaisme_campagnes%20solidaires.pdf
EP30 : Raser des forêts pour mettre des panneaux solaires. Analyse de la lutte à Cruis. - YouTube
In Raser des forêts pour mettre des panneaux solaires – Lire dans ce dossier
Des points de vue en bref et des informations préliminaires
Quels sont les deux modes d’exploitation de l’énergie solaire pour produire de l’électricité ? - Actuellement, il existe deux voies principales d’exploitation de l’énergie solaire : le solaire photovoltaïque qui transforme directement le rayonnement solaire en électricité, et le solaire thermique qui transforme directement le rayonnement en chaleur.
L’énergie solaire photovoltaïque (ou énergie photovoltaïque ou EPV) est une énergie électrique produite à partir du rayonnement solaire grâce à des capteurs ou à des centrales solaires photovoltaïques. C’est une énergie renouvelable, car le Soleil est considéré comme une source inépuisable à l’échelle du temps humain. Sur l’ensemble de sa vie, dans des conditions idéales d’irradiation solaire (typiquement au Sahara ou sous d’autres climats désertiques proches de l’équateur), un panneau photovoltaïque produit de 19 à 38 fois l’énergie nécessaire à sa fabrication et à son recyclage… - Source
Quel est le principe de l’énergie solaire thermique ? - Des miroirs captent le rayonnement solaire en un point de façon à générer des températures très élevées (de 400 à 1 000 °C). La chaleur obtenue transforme de l’eau en vapeur d’eau dans une chaudière. 14 août 2024
Quelle est la différence entre le solaire thermique et le solaire photovoltaïque ? - Le solaire photovoltaïque exploite les rayons du soleil pour en faire de l’électricité. Le solaire thermique exploite les rayons du soleil pour chauffer de l’eau sanitaire et/ou le fluide de chauffage. 17 janvier 2025
Agrivoltaïsme - Comme le précise la loi d’accélération des énergies renouvelables, les solutions agrivoltaïques regroupe l’ensemble des installations solaires permettant de maintenir ou de développer une activité agricole. Ces installations doivent garantir une production agricole significative et un revenu durable.
Agrivoltaïque - L’agrivoltaïque est un système étagé qui associe une production d’électricité photovoltaïque et une production agricole au-dessous de cette même surface. La coexistence de panneaux solaires et de cultures implique un partage de la lumière entre ces deux types de production…. Wikipédia
L’agrivoltaïsme regroupe l’ensemble des solutions qui permettent de combiner sur une même surface une production agricole prioritaire et une production d’énergie solaire.
Comment fonctionne l’agrivoltaïsme ? - L’agrivoltaïsme se définit par une production d’électricité photovoltaïque en association avec une activité agricole. En agrivoltaïsme, des panneaux photovoltaïques sont placés au-dessus de cultures ou de prairies et laissent passer suffisamment de lumière pour ne pas porter préjudice à l’activité agricole… - 24 juillet 2024
Quelles cultures poussent le mieux sous des panneaux solaires ? – Les légumes à feuilles vertes : un choix de premier ordre pour l’agrivoltaïque en raison de leur croissance rapide, de leurs systèmes racinaires peu profonds et de leur capacité à prospérer dans des environnements partiellement ombragés. Des espèces telles que la laitue, les épinards, le chou frisé et la roquette sont particulièrement bien adaptées à la culture sous des panneaux solaires. 27 juillet 2023
Quels sont les avantages de l’agrivoltaïsme ? - La mise en place de l’agrivoltaïsme peut constituer un levier dans la réduction indirecte des émissions de gaz à effet de serre (GES), en équilibrant la consommation d’énergie fossile, par autoconsommation d’électricité et une réduction des émissions GES par quantité d’énergie produite sur une exploitation agricole ... - 31 mars 2023
Intérêt d’une exploitation agrivoltaïque - Telle qu’elle est définie par le décret publié en 2024, une exploitation agrivoltaïque peut avoir des bénéfices pour l’exploitant énergétique comme pour l’agriculteur. En augmentant le foncier disponible, un projet agrivoltaïque augmente la part d’énergie solaire en France, une énergie verte et décarbonée… - 06 septembre 2024 – Décret n° 2024-318 du 8 avril 2024 relatif au développement de l’agrivoltaïsme et aux conditions d’implantation des installations photovoltaïques sur des terrains agricoles, naturels ou forestiers. 08 avril 2024 - Voir les détails par ici > Décret n° 2024-318 du 8 avril 2024 relatif au développement ...
Quel avenir pour l’agrivoltaïsme en France ? - L’électricité photovoltaïque se révèle économique, d’où l’intérêt que les exploitants énergétiques lui portent. D’ici 2030, l’EDF ambitionne de multiplier davantage la production d’énergie solaire. Celle-ci pourra ainsi couvrir près de 7,5 % de la consommation nationale en 2030.
Quelle est la durée de vie d’un panneau solaire photovoltaïque ? - 30 ans ? - Généralement on annonce une durée de vie de 20 à 30 ans. Cependant, dans les faits, on constate qu’un panneau solaire correctement installé et bien entretenu peut durer une quarantaine d’années.
Quels sont les impacts négatifs des panneaux photovoltaïques sur l’environnement ? - Quel est le véritable impact des panneaux solaires sur l’environnement ? Lorsqu’ils produisent de l’électricité, les panneaux solaires ne rejettent aucun polluant. La fabrication, le transport et le recyclage d’un panneau photovoltaïque ont un impact très faible sur l’environnement… - 03 janvier 2024
Quels sont les inconvénients majeurs du photovoltaïque ? - Malgré leur potentiel de production d’énergie propre, l’un des principaux inconvénients est leur coût d’installation initial élevé. Beaucoup se demandent s’il vaut la peine de les intégrer dans leur maison ou leur entreprise… 08 janvier 2024
Monde - Quel est le premier pays producteur d’électricité à partir de solaire photovoltaïque ? – La Chine - Principaux producteurs - En 2018, La Chine était le 1er producteur d’électricité à partir du solaire photovoltaïque avec 176,9 TWh (32 % de la production mondiale), les États-Unis occupaient la deuxième place (81,2 TWh soit 15 %) et le Japon, la troisième place (62,6 TWh soit 11 %). 14 août 2024
Production mondiale d’électricité photovoltaïque - Actualisé le 06.03.2024 - Année après année, la production d’électricité d’origine solaire photovoltaïque poursuit son essor, entraînée par les deux leaders Chine et Etats-Unis. Le Brésil a particulièrement progressé en 2022 (près de 80 %). Les pays européens restent dynamiques, notamment la France et les Pays-Bas… - En lire plus sur ce site : https://www.planete-energies.com/fr/media/chiffres/production-mondiale-delectricite-photovoltaique
Il est vivement recommandé de prendre connaissance d’une Annexe à ce dossier - Énergies renouvelables – Agrivoltaïsme - Dossiers Revue S !LENCE 6 articles -
Ce dossier – préparé dans un but didactique – est la partie 2 d’une Série ‘Transitions simultanées agricoles et énergétiques’ sur le site ISIAS.
La production de l’électricité par le solaire photovoltaïque et les principaux inconvénients des panneaux solaires sont exposés par EDF …
En France, le décret sur l’agrivoltaïsme a été publié en avril 2024 et L’ADEME a été chargée de plancher sur l’évaluation des projets agrivoltaïques, tandis que lors des élections législatives 2024 en France, l’inquiétude gagna la filière des énergies renouvelables sur les technologies de l’éolien en mer et de l’agrivoltaïsme…
Des préoccupations ont été relevées à propos de l’agrivoltaïsme en France : « la chasse au foncier est ouverte, les prix s’envolent » ; « avec l’agrivoltaïsme, nous rentrons dans une nouvelle ère » ; et « les acteurs de l’agrivoltaïsme se tournent vers le portage de foncier… »
Des documents ont été choisis pour faire un tour varié du sujet, en Suisse et en France soulevant notamment les points suivants : « des panneaux solaires dans un champ de fraises » ; « de l’ombre et de l’énergie : et si les canopées solaires changeaient la donne pour agriculteurs ? » ; « tenir compte des spécificités de l’exploitation et du bien-être des animaux » : « une solution, mais quelle emprise sur les terres agricoles ? » : un éleveur normand « fait pâturer ses vaches sous 5.192 panneaux photovoltaïques ! » ; la ville de Cavaillon « accueille son premier verger agrivoltaïque » ; en Vendée « du houblon pousse sous des panneaux photovoltaïques » ; mécontent « le président de la Région Normandie Hervé Morin poursuit sa croisade avec un recours… » ; dans le Maine-et-Loire, « un syndicat agricole a déposé une plainte auprès du procureur de la République à cause de serres photovoltaïques à l’abandon » ; en Charente-Maritime « une friche militaire française convertie en prairie agrivoltaïque livre ses premiers enseignements » ; l’entreprise TSE explore le potentiel des prairies temporaires » ; il vient d’être donné « un avis favorable pour un parc de 25 hectares dans le sud Deux-Sèvres » et « entre parcs au sol et agrivoltaïsme, TSE poursuit son déploiement » ; sans la Sarthe, « un projet d’agrivoltaïsme interroge les riverains » : « en Maine-et-Loire, des élus votent une charte pour « éviter les projets alibi », etc…
Une émission radio attire l’attention sur un questionnement « L’agrivoltaïsme : nouvel eldorado des producteurs d’électricité ou miroir aux alouettes pour les agriculteurs ? » -
Finalement, est représentée une analyse de cas pertinente par des militants sur un projet dénommé ‘EP30’, prévoyant de raser des forêts pour mettre des panneaux solaires ; une vidéo environ 25 minutes expose l’argumentation à propos de cette analyse de la lutte à Cruis, Alpes-de-Haute Provence….
Il a été reporté dans une annexe sur les énergies renouvelables et l’agrivoltaïsme, les accès à plusieurs dossiers incontournables de la Revue S !LENCE Actualités, afin de mieux comprendre le sujet …
Enfin, parmi les Actualités sur l’Agrivoltaïsme, il est utile de rappeler une mise en garde : « Sale temps pour les énergies renouvelables, bientôt bridées par l’Etat… »
Les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après
Retour au début de l’introduction
- Produire de l’électricité - Le solaire photovoltaïque en chiffres - Mis à jour le 14/08/2024 – Document ‘edf.fr’
- Quels sont les principaux inconvénients des panneaux solaires ? - 09 août 2023 - Mis à jour le 28 octobre 2024 - La rédaction EDF solutions solaires – Document ‘edf-solutions-solaires.com’
- En France, le décret sur l’agrivoltaïsme est (enfin) publié - Par Elsa Bembaron – Document ‘Publié le 9 avril 2024 à 09h05, mis à jour le 9 avril 2024 à 16h24 – Document ‘lefigaro.fr/’
- L’ADEME planche sur l’évaluation des projets agrivoltaïques - Publié le 27 mars 2024 - Corinne Le Gall – Document ‘lafranceagricole.fr’
- France – Elections Législatives 2024 : de l’éolien en mer à l’agrivoltaïsme, l’inquiétude gagne la filière des énergies renouvelables – Par Juliette Raynal - 14 Juin 2024, 18:47 – Document ‘latribune.fr’
- Agrivoltaïsme en France : la chasse au foncier est ouverte, les prix s’envolent – Par Maxime Giraudeau - 29 Mai 2024, 8:59 – Document ‘objectifaquitaine.latribune.fr’
- Solaire : « Avec l’agrivoltaïsme, nous rentrons dans une nouvelle ère » - Hélène Lerivrain - 26 Juin 2024, 15:00 – Document ‘objectifaquitaine.latribune.fr’
- Les acteurs de l’agrivoltaïsme se tournent vers le portage de foncier - Par Alice Peucelle - Publié le 06/11/2024 - Par Alice Peucelle Journaliste élevage – Document ‘web-agri.fr’
- Agrivoltaïsme – Suisse - Des panneaux solaires dans un champ de fraises : le pari de l’agrivoltaïsme contre le réchauffement climatique - Article rédigé par Jérémie Lanche - franceinfo Radio France - Publié le 09/07/2022 10:48 Mis à jour le 14/07/2022 15:20 – Document ‘francetvinfo.fr’
- De l’ombre et de l’énergie : et si les canopées solaires changeaient la donne pour agriculteurs ? - Maxence Glineur - 12 décembre 2023 à 16h31 – Diffusé par ‘Clubic’
- Agrivoltaïsme : Tenir compte des spécificités de l’exploitation et du bien-être des animaux - Publié le 10 octobre 2023 - Contenu proposé par La factory et conçu par La France Agricole Factory
- Agrivoltaïsme : une solution, mais quelle emprise sur les terres agricoles ? - Ouest-France Nathalie TIERS. Publié le 05/12/2023 à 16h39 – Document ouest-france.fr‘
- Agrivoltaïsme - Normandie - Cet éleveur fait pâturer ses vaches sous 5 192 panneaux photovoltaïques - Par Audrey Chevallier Publié le 10 Déc 23 à 21:26 - Voir mon actu - Document ‘actu.fr’
- Agrivoltaïsme - Vaucluse - La ville de Cavaillon accueille son premier verger agrivoltaïque - Didier Bailleux - 25 mars 2024 à 16:31
- Agrivoltaïsme - Du houblon sous des panneaux photovoltaïques : alimentation et énergie s’allient en Vendée - Ouest-France Émilien LAQUIEZE-MALMARTEL. Publié le 27/03/2024 à 06h30
- Agrivoltaïsme - le président de la Région Normandie Hervé Morin poursuit sa croisade avec un recours - Ouest-France Clémentine LE RIDÉE. Publié le 17/05/2024 à 19h30 - Document ‘ouest-france.fr’
- Des serres photovoltaïques à l’abandon, le syndicat agricole a déposé une plainte auprès du procureur de la République - Publié le 25/12/2023 à 06h00 - Écrit par Eric Aubron et Rose Bisquay – Diffusé par france3-regions.francetvinfo.fr
- Une friche militaire française convertie en prairie agrivoltaïque livre ses premiers enseignements – Par Aurélie Barbaux - 22 janvier 2025 \ 09h00 – Document ‘usinenouvelle.com’ - Article complet réservé aux abonnés
- Agrivoltaïsme : TSE explore le potentiel des prairies temporaires - Janvier 24, 2025 Gwénaëlle Deboutte - Document ‘pv-magazine.fr’
- Agrivoltaïsme : avis favorable à un parc de 25 hectares dans le sud Deux-Sèvres - Fabien GOUAULT - Publié le 24/01/2025 à 16h41 – Document ‘ouest-france.fr’
- Solaire : entre parcs au sol et agrivoltaïsme, TSE poursuit son déploiement – Par Laurence Bottero - 24 Jan 2025, 14:53 – Document ‘region-sud.latribune.fr’
- Ce projet d’agrivoltaïsme interroge les riverains - Le Maine Libre - Publié le 23/01/2025 à 09h14 – Diffusé par ‘ouest-france.fr’
- Agrivoltaïsme - En Maine-et-Loire, ces élus votent une charte pour « éviter les projets alibi » - Courrier de l’Ouest Fabien LEDUC - Publié le 23/01/2025 à 15h40 - Diffusé par ‘ouest-france.fr’
- L’agrivoltaïsme : nouvel eldorado des producteurs d’électricité, miroir aux alouettes pour les agriculteurs - Par Marjolaine Koch, Sylvain Lapoix ⸱ Publié le samedi 4 janvier 2025 à 13:23 – Document ‘radiofrance.fr/franceinter’
- Analyse de cas - EP30 : Raser des forêts pour mettre des panneaux solaires. Analyse de la lutte à Cruis, Alpes-de-Haute Provence. Vidéo environ 25 minutes - Ecologie rationnelle 07 décembre 2023
Annexe - Énergies renouvelables – Agrivoltaïsme - Dossiers Revue S !LENCE - 6 articles incontournables
Retour au début de l’introduction
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Produire de l’électricité - Le solaire photovoltaïque en chiffres - Mis à jour le 14/08/2024 – Document ‘edf.fr’
Solaire - Parmi les Énergies Renouvelables, le solaire occupe encore une place minime mais connait une très forte progression depuis quelques années.
https://www.edf.fr/sites/groupe/files/mediatheque/2018/solaire/ill_solaire_toul-rosieres_800x455.jpg
La centrale photovoltaïque de Toul-Rosières en Lorraine, est équipée d’environ 1,5 millions de panneaux photovoltaïques soit une puissance installée de 115 MWc. La production du site équivaut à la consommation annuelle d’environ 55 000 habitants..
Le solaire photovoltaïque en France{{}}
Historiquement, le marché français était un marché orienté vers les applications photovoltaïques en sites isolés. C’est à partir de 1999, que le marché s’oriente également vers les applications dites « raccordées réseau » : particuliers, tertiaires, PME, PMI et logements collectifs. De grandes fermes solaires ont également vu le jour dans des zones géographiques à fort potentiel principalement dans le Sud de la France.
Localisation de la production{{}}
La puissance de solaire photovoltaïque raccordé en FranceAgrandir l’illustration
En 2019, la capacité du parc solaire photovoltaïque raccordé au réseau en France métropolitaine atteint 9,4 GW. Il est en progression de 10,4 % par rapport à 2018.
Le solaire photovoltaïque dans la production d’électricité française{{}}
Part du solaire photovoltaïque dans la production d’ENR en France en 2019Agrandir l’illustration
En France, la production d’électricité d’origine photovoltaïque de 11,6 TWh en 2019 est en progression de 7,8 % par rapport à 2018.
La production du solaire photovoltaïque en France par régionsAgrandir l’illustration
Quatre régions au sud de la Loire se partagent près de 80 % de la production nationale en 2019. Il s’agit de l’Auvergne Rhône-Alpes (1252 GWh), la Nouvelle Aquitaine (3 311 GWh), l’Occitanie (2 581 GWh) et la Provence-Alpes-Côte-d’Azur (1 920 GWh).
Le solaire photovoltaïque dans le monde{{}}
En 2019, près de 115 GW de panneaux photovoltaïques ont été installés dans le monde. Cela représente une croissance de 12 % par rapport à 2018.
La puissance installée mondiale en matière de solaire photovoltaïque s’élève en 2019 à 627 GW.
La production d’ENR dans le monde en 2018Agrandir l’illustration
Principaux producteurs{{}}
En 2018, La Chine est le premier producteur d’électricité à partir du solaire photovoltaïque avec 176,9 TWh (32 % de la production mondiale), les États-Unis occupent la deuxième place (81,2 TWh soit 15 %) et le Japon, la troisième place (62,6 TWh soit 11 %). La France est dans le Top 10 avec une production de 10,5 TWh soit 2 % de la production mondiale.
En 2018, la production d’électricité à partir du solaire photovoltaïque représente 2,1 % de la production mondiale d’électricité. En Europe, l’Italie ou l’Allemagne ont une production d’électricité à partir du solaire photovoltaïque qui correspond à plus de 7 % de la consommation d’électricité nationale.
https://www.edf.fr/sites/groupe/files/mediatheque/2021/solaire/_2021_energie-a-az_solaire-pv_tab2018_01a.pngIllustration agrandie
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Le fonctionnement d’une centrale photovoltaïque
Le fonctionnement d’une centrale solaire thermique
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Quels sont les principaux inconvénients des panneaux solaires ? - 09 août 2023 - Mis à jour le 28 octobre 2024 - La rédaction EDF solutions solaires – Document ‘edf-solutions-solaires.com’
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Sommaire : {{}}
• Un investissement initial coûteux pour les panneaux solaires...
• ...mais il existe des aides au solaire
• Dépendance du photovoltaïque à l’égard des conditions météorologiques...
• ... mais il existe des options de stockage de l’énergie
• Les panneaux solaires, une durée de vie limitée…
• ... mais sont faciles d’entretien
• Autres inconvénients et solutions
D’après Enedis, la France compte désormais « plus de 700 000 installations photovoltaïques ». L’énergie solaire se développe et contribue à la transition énergétique. Et, de plus en plus de ménages souhaitent passer à l’autoconsommation solaire. Y-a-t-il des inconvénients aux panneaux photovoltaïques ? Prix, production électrique, autonomie énergétique, surface occupée, pollution, EDF solutions solaires tord le cou aux idées reçues.
Un investissement initial coûteux pour les panneaux solaires…{{}}
Le premier inconvénient que l’on pourrait trouver aux panneaux solaires, c’est probablement le prix. Plus qu’un inconvénient, apparaît surtout comme un frein à l’achat puisqu’une centrale solaire implique un investissement financier de plusieurs milliers d’euros.
Toutefois, l’investissement est souvent vite amorti. En effet, l’installation de panneaux solaires photovoltaïques peut permettre à un ménage de faire jusqu’à 60 % d’économies* sur les factures d’électricité. En outre, il existe des aides qui permettent de diminuer le montant de l’acquisition.
…mais il existe des aides au solaire{{}}
Afin de financer leurs panneaux solaires, les ménages peuvent se tourner vers de nombreux programmes d’aides, comme la prime à l’autoconsommation photovoltaïque et l’obligation d’achat.
Tout savoir sur les aides de l’État pour l’installation de panneaux solaires et profiter de notre garantie à vie*
Télécharger le guide > *Conformément aux dispositions prévues au sein de nos Conditions Générales de Vente.
La prime à l’autoconsommation{{}}
Réservée aux installations solaires en toiture, la prime à l’autoconsommation permet de réduire le montant de l’investissement de départ. En dessous de 9 kWc, elle est versée en un an. Au-delà, 80 % de la prime est versée la première année puis 5 % chaque année durant les 4 années suivantes.
Le barème de la prime à l’autoconsommation est révisé chaque trimestre par l’Etat. Son montant est dégressif, il dépend de la puissance-crête installée. Vous pouvez retrouver son montant sur le site de la CRE.
L’obligation d’achat{{}}
L’obligation d’achat est un mécanisme qui permet au ménage de vendre l’électricité produite par les panneaux à un prix fixé par l’État. Le contrat en obligation d’achat est signé sur 20 ans avec un opérateur agréé, comme EDF OA.
Comme pour la prime à l’autoconsommation, le barème est révisé tous les trimestres par les autorités publiques.
Dépendance du photovoltaïque à l’égard des conditions météorologiques…{{}}
Le fonctionnement des panneaux solaires photovoltaïques implique la présence de soleil. En effet, les panneaux solaires sont constitués de cristaux de silicium, un matériau semi-conducteur. Lorsque les rayons solaires entrent en contact avec les cellules photovoltaïques, les électrons qu’elles contiennent vont se mettre en mouvement et créer un courant électrique. Sans soleil, le panneau solaire ne peut pas fonctionner. C’est pourquoi, il ne produit rien la nuit et très peu par temps gris. Il est donc très difficile de rendre son logement complètement autonome en énergie simplement à l’aide de panneaux solaires.
Bientôt des panneaux solaires qui produisent la nuit ?{{}}
Des chercheurs de l’Université de Sydney ont mis au point une technologie de panneaux solaires qui produisent de l’électricité la nuit grâce à une cellule thermo-photovoltaïque qui capte l’écart de température entre la surface du module et son environnement. Pour l’instant cette technologie n’en est qu’a ses prémices et ne peut produire de l’énergie solaire qu’en quantité limitée. Toutefois, elle pourrait se développer un jour. L’avenir nous le dira !
… mais il existe des options de stockage de l’énergie{{}}
Besoin d’aide pour créer votre projet solaire ? - Appelez-nous maintenant ou choisissez un créneau horaire de votre choix pour échanger avec nos conseillers. Profitez dès maintenant de panneaux solaires garantis à vie* !
Si les panneaux solaires ne peuvent souvent pas alimenter 100% de votre maison en électricité, il faut savoir que des solutions de stockage se développent. Il est désormais possible de stocker le surplus d’électricité dans des batteries. Cette solution reste souvent un peu chère.
C’est pourquoi, pour rentabiliser leur installation, les ménages ont plutôt recours à l’autoconsommation avec vente du surplus. En optimisant leur consommation d’énergie et en vendant l’excédent d’électricité produite, comme précisé en amont, une famille peut réduire sa facture d’électricité jusqu’à 60 %*.
Les panneaux solaires, une durée de vie limitée…{{}}
Comme tout objet, un panneau solaire à une durée de vie limitée dans le temps. Cependant, il faut savoir qu’il s’agit d’un équipement durable. En moyenne, la durée de vie d’un panneau solaire est estimé à 30 ans, et les plus solides peuvent aller jusqu’à 50 ans.
… mais sont faciles d’entretien{{}}
Outre sa longévité, le panneau solaire est aussi un objet facile à entretenir. Pour nettoyer vos panneaux photovoltaïques, il suffit d’un peu d’eau et d’une brosse télescopique.
Autres inconvénients et solutions{{}}
Enfin, il existe d’autres sources de questionnement sur les panneaux solaires qui peuvent apparaître comme des inconvénients. Voici les interrogations qui peuvent se poser.
La pollution liée aux panneaux solaires{{}}
Comme pour tout objet, la fabrication d’un panneau solaire nécessite de l’énergie et des ressources. Et, beaucoup s’interrogent sur la pollution et l’impact environnemental des panneaux solaires.
Selon l’ADEME, l’empreinte carbone d’un panneau photovoltaïque est de :
- 43,9 gCO2eq/kWh, pour un module fabriqué en Chine ;
- 25,2 gCO2eq/kWh pour un module fabriqué en France.
Néanmoins, cette empreinte carbone est compensée par l’énergie produite au cours de son cycle de vie. Sur 30 ans, le panneau solaire rembourse 10 fois sa dette énergétique.
En fin de vie, il est valorisé. A l’heure actuelle, on arrive à recycler les panneaux solaires à 94%.
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La nécessité de grands espaces{{}}
On croit souvent, à tort, que l’installation de panneaux photovoltaïques implique de disposer de grands espaces en toiture. En pratique, cela n’est pas forcément vrai. Un panneau solaire mesure en moyenne 1,7 m² de surface. Avec une puissance de 330 Wc par module, cela représente 2 à 3 panneaux solaires sur la toiture, soit 3,4 m² à 5,1 m² de surface.
L’impact visuel{{}}
Enfin, reste la problématique de l’esthétique. L’installation de panneau solaire vient modifier visuellement une toiture. Cependant, noir ou bleuté, les modules sont souvent discrets. En outre, l’association Hespul, spécialisée dans le photovoltaïque fait savoir que de nombreux efforts sont fait pour intégrer harmonieusement les panneaux solaires dans les paysages. « Les exemples réussis d’intégration de modules photovoltaïques qui se multiplient dans des architectures prestigieuses, non seulement modernes, mais aussi anciennes, contribuent à atténuer une perception trop souvent négative de la capacité du photovoltaïque à devenir à terme un composant banalisé de l’environnement bâti. » explique-t-elle.
*Limite maximale évaluée à partir de données observées en 2022 chez un panel d’environ 1500 clients. Information indicative et non contractuelle, dépendant notamment des conditions d’ensoleillement réel et des choix et pratiques quotidiennes d’utilisation des équipements électriques du foyer.{}
Source : https://www.edf-solutions-solaires.com/guide-solaire/inconvenient-panneau-solaire/
En France, le décret sur l’agrivoltaïsme est (enfin) publié - Par Elsa Bembaron – Document ‘Publié le 9 avril 2024 à 09h05, mis à jour le 9 avril 2024 à 16h24 – Document ‘lefigaro.fr/’
Installation agrivoltaïque à Brouchy par TSE Energy. TSE Energy
Ce texte était attendu depuis plus d’un an. Il encadre l’installation de panneaux photovoltaïque sur des exploitations agricoles.
Un peu plus d’un an après le vote de la loi d’accélération des énergies renouvelables, l’agrivoltaïsme a enfin son décret d’application, paru ce mardi au Journal Officiel. Le texte était très attendu. Le gouvernement a annoncé sa publication à moult reprises en vain, mais cette fois, il est là !
Le décret précise le principe de non-concurrence entre activités agricoles et production d’énergie posé par la loi. « Soyons clairs : il ne s’agit pas de remplacer la production agricole par de la production d’énergie solaire, mais bien de compléter la production agricole par de la production d’énergie solaire. », précise Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique.
Priorité à l’agriculture{{}}
Ainsi, la priorité est donnée à la production agricole sur la production d’énergie. Une limite de 40% de taux de couverture des sols par les installations agrivoltaïques est fixée. En pratique, des parcelles témoins, c’est-à-dire présentant les mêmes caractéristiques que celles sur lesquelles sont posées des installations solaires, permettront de comparer les rendements.
De même, une limite de 40% de taux de couverture des sols par les installations agrivoltaïques est posée, pour limiter les risques de baisse des rendements. En pratique, le maintien de la production agricole sera contrôlé et mesuré par différents moyens par les Directions départementales des territoires (DDT), dont la comparaison aux rendements observés sur des parcelles témoin.
Le décret précise à cet égard que le rendement agricole doit être maintenu pour l’ensemble de l’installation agrivoltaïque. Dans le cas des cultures par exemple, la production doit être au moins égale à 90% de celle observée dans une parcelle témoin. Ce critère fera l’objet de contrôles spécifiques.
Des contrôles stricts{{}}
« Les acteurs locaux réunis au sein de la Commission départementale de préservation des espaces naturels et forestiers (CDPENAF) seront mobilisés pour analyser les projets et retenir les meilleurs pour l’agriculture, au travers d’un avis conforme devant être suivi par les services de l’État et nécessaire à tout projet agrivoltaïque », précise le gouvernement. Dans le cas des cultures par exemple, la production doit être au moins égale à 90% de celle observée dans une parcelle témoin.
Le photovoltaïque au sol - sans activité agricole en dessous donc - ne sera possible que dans des espaces clairement définis par les chambres d’agriculture, au travers de « documents cadres ». Les terrains incultes, les terrains non-exploités depuis 10 ans ou plus, ainsi que des parcelles réputées propices à l’accueil de tels projets (friches industrielles, anciennes carrières, plan d’eau, etc.) sont concernés. Il s’agit d’empêcher qu’un terrain récemment cultivé ne pourra pas être transformé en champ photovoltaïque au sol.
Seul bémol : avec de telles contraintes, rien ne dit que l’accélération des énergies renouvelables recherchée par la loi soit au rendez-vous.
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Source : https://www.lefigaro.fr/flash-eco/le-decret-sur-l-agrivoltaisme-est-enfin-publie-20240409
L’ADEME planche sur l’évaluation des projets agrivoltaïques - Publié le 27 mars 2024 - Corinne Le Gall – Document ‘lafranceagricole.fr’ Agrivoltaïsme
L’ADEME vient de lancer son étude sur les installations agrivoltaïques qui doit déboucher sur un guide opérationnel pour leur évaluation.
https://cdn3.regie-agricole.com/ulf/CMS_Content/2/articles/865106/_agrivoltaismeFendt-1000x562.jpg
Les évaluations seront menées sur 7 à 10 exploitations dans chacune des 5 régions tests. © Générale du solaire
L’année 2024 s’annonce particulièrement chargée sur le front de l’agrivoltaïsme. Décret d’encadrement de l’activité, arrêté sur les contrôles et lancement d’une nouvelle étude de l’Ademe sont en effet au programme de ce premier semestre.
Prévue sur 2024 et 2025, l’étude de l’Ademe a pour objectif de définir une méthode d’évaluation des projets agrivoltaïques dans cinq régions (Bourgogne-Franche-Comté, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Paca et La Réunion). Ces retours régionaux seront ensuite consolidés dans une méthode nationale harmonisée.
Pas de résultats avant 2025{{}}
Les éléments régionaux seront livrés à la fin de 2024 et l’harmonisation nationale est prévue pour le début de 2025. À l’issue de cette étude, l’agence sera en mesure de fournir un guide opérationnel pour évaluer les projets agrivoltaïques à destination des collectivités, chambres d’agriculture, CDPenaf et services déconcentrés de l’État.
Recenser et évaluer les projets{{}}
Dans chaque Région, l’Ademe prévoit d’évaluer sept à dix installations. Seront établis trois critères de qualification et sept critères d’attention. L’Ademe prévoir ensuite d’utiliser les résultats de ces évaluations pour créer un observatoire national de l’agrivoltaïsme.
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France – Elections Législatives 2024 : de l’éolien en mer à l’agrivoltaïsme, l’inquiétude gagne la filière des énergies renouvelables – Par Juliette Raynal- 14 Juin 2024, 18:47 – Document ‘latribune.fr’
La perspective d’une potentielle arrivée au pouvoir du Rassemblement national, fermement opposé aux énergies renouvelables, inquiète les acteurs de la filière. Sans attendre les résultats des élections législatives anticipées, plusieurs acteurs se préoccupent déjà de la trajectoire de l’éolien en mer et du devenir des usines tricolores. Les craintes grandissent également du côté des champs, où la filière tout juste naissante de l’agrivoltaïsme fait face à un véritable coût d’arrêt.
Juliette Raynal
« La première source d’inquiétude concerne des effets très concrets, notamment en matière d’éoliennes en mer. »
« La première source d’inquiétude concerne des effets très concrets, notamment en matière d’éoliennes en mer. » (Crédits : AdobeStock)
Publiquement, peu d’acteurs du monde des énergies renouvelables prennent la parole sur le contexte politique actuel et le risque de l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite alors que le Rassemblement national se présentera en position de force aux législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet, après sa large victoire aux européennes. Mais, en coulisses, l’inquiétude est bien présente. « Ils sont catastrophés », rapporte un bon connaisseur du secteur.
Et pour cause, le RN ne cache pas son désamour pour les éoliennes et les panneaux photovoltaïques. Il s’agit là d’énergies renouvelables électriques dites intermittentes au regard de leur production qui varie selon l’ensoleillement et la présence ou non de vent, mais dont le développement reste néanmoins indispensable pour assurer la sécurité d’approvisionnement électrique de la France. En effet, l’électrification massive des usages, nécessaire à la sortie des énergies fossiles, requiert une production accrue de courant, qui ne pourra être assurée par les seuls nouveaux réacteurs nucléaires, dont la mise en service n’interviendra pas avant 2035-2037 selon les calendriers les plus optimistes.
Moratoire sur l’éolien... et le solaire ?{{}}
Or, lors de la Présidentielle de 2022, Marine Le Pen plaidait tout bonnement pour « un moratoire sur l’éolien et le solaire » et pour un « démantèlement progressif des sites en commençant par ceux qui arrivent en fin de vie » pour l’éolien. Concernant le programme de Jordan Bardella pour les élections européennes du 9 juin, le sort réservé à l’énergie solaire reste flou. Il n’empêche que le président du RN ne mâche pas ses mots à l’égard des énergies renouvelables dans leur ensemble. « En imposant les énergies intermittentes (...), la Commission saccage le système électrique français, qui garantit pourtant notre sécurité d’approvisionnement, une énergie décarbonée et un prix attractif », peut-on lire dans un paragraphe intitulé « Refaire de la France un paradis énergétique ». Paradis qui n’a d’ailleurs jamais existé puisque que notre mix énergétique dépend depuis de nombreuses années d’énergies fossiles importées, comme le souligne le think tank Terra Nova dans une note dédiée.
« À lui seul, le secteur des énergies renouvelables représente 150.000 emplois et un chiffre d’affaires de 39 milliards d’euros. Entre 2000 et 2019, le développement des énergies renouvelables a permis d’éviter l’importation de 910 millions de barils de pétrole et a permis de réduire de 40 milliards d’euros la facture énergétique français », argue le Syndicat des énergies renouvelables (SER) dans un communiqué de presse qui appelle à faire barrage au RN, sans toutefois le nommer directement. « Les énergies renouvelables constituent pour les dix prochaines années l’outil de souveraineté énergétique du pays, ce sont des filières qui ont gagné la bataille de la compétitivité », défend, pour sa part, Michel Gioria, le délégué général de l’association France Renouvelables.
Inquiétudes pour l’industrie de l’éolien offshore{{}}
Au-delà d’une potentielle arrivée au pouvoir du RN, la dissolution de l’Assemblée nationale et le période de réserve que doivent observer les membres du gouvernement créent une période de flottement, qui, elle aussi, nourrit les inquiétudes. En effet, la concertation publique sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) et sur la Stratégie nationale bas carbone (SNBC), qui devait débuter cette semaine, a été reportée en juillet. Ce qui devrait mécaniquement décaler la publication d’une nouvelle feuille de route énergétique, définissant les objectifs de puissance filière par filière, attendue d’ici la fin de l’année après de multiples reports.
« La première source d’inquiétude concerne des effets très concrets, notamment en matière d’éoliennes en mer. Les dispositions de la PPE actuellement en vigueur ne permettent pas de lancer l’appel d’offres de 10 gigawatts », souligne Jules Nyssen, président du SER. Le gouvernement prévoyait, en effet, de lancer ce méga appel d’offres à l’issue d’une concertation dont les résultats sont attendus à l’automne. Or, sans cette approche à grande échelle, la France n’atteindra pas ses objectifs de 2035 sur l’éolien offshore. « Il va falloir très rapidement reprendre le calendrier et tenir les trajectoires, notamment pour faire tourner les usines qui fournissent les composants des éoliennes », pointe Michel Giorgia, alors que l’Hexagone compte plusieurs sites phares de cette industrie, dont l’usine de Siemens Gamesa, située au Havre, ou encore l’usine LM Wind Power, basée à Cherbourg.
Coup d’arrêt pour le photovoltaïque dans les champs{{}}
Les craintes grandissent également du côté des champs. Si les acteurs de l’agrivoltaïsme s’estiment soulagés de la publication, le 9 avril dernier, d’un décret très attendu encadrant cette activité, qui vise à concilier production d’électricité solaire et production agricole, les travaux nécessaires au déploiement de cette jeune filière sont loin d’être finalisés. En effet, le décret du 9 avril ne traite pas de la question très épineuse du partage de la valeur. Une mission parlementaire devait justement s’en saisir mais celle-ci a disparu avec la dissolution de l’Assemblée nationale. « C’est un vrai coup d’arrêt alors qu’il s’agit d’un enjeu déterminant pour le secteur et que l’on commence à observer certaines dérives dans les territoires », regrette Audrey Juillac, agricultrice dans le Lot-et-Garonne et présidente de la Fédération française des producteurs agrivoltaïques (FFPA).
La profession attendait également des arrêtés relatifs à la contractualisation et au contrôle des projets. Et d’un point de vue opérationnel, « nous n’avons plus d’interlocuteurs », déplore Audrey Juillac, dont la fédération avait pour habitude d’échanger régulièrement avec ses deux ministères de tutelle, l’Économie et l’Agriculture. « Tout est à l’arrêt », constate-t-elle.
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Agrivoltaïsme en France : la chasse au foncier est ouverte, les prix s’envolent – Par Maxime Giraudeau- 29 Mai 2024, 8:59 – Document ‘objectifaquitaine.latribune.fr’
Un peu plus d’un mois après la publication du décret sur le déploiement de l’agrivoltaïsme, les développeurs font feu de tout bois pour monter leurs projets. Les prés agricoles se retrouvent hautement convoités et les loyers proposés aux exploitants augmentent rapidement.
L’agrivoltaïsme consiste à déployer des panneaux solaires sur des terres cultivées où la production et le rendement agricoles doivent se maintenir.
L’agrivoltaïsme consiste à déployer des panneaux solaires sur des terres cultivées où la production et le rendement agricoles doivent se maintenir. (Crédits : MG / La Tribune)
Le top départ a été donné. Après être resté plus d’un an dans l’attente d’un cadre, la filière de l’agrivoltaïsme bénéficie depuis le 8 avril d’un décret qui définit presque toutes ses modalités de déploiement. De quoi signer le réveil des entreprises du secteur, déjà prêtes à profiter de cette nouvelle visibilité permise par la loi. La preuve sur le salon de l’agriculture de Nouvelle-Aquitaine la semaine dernière qui pour la première fois a accueilli des développeurs d’énergie.
Entre les déambulations parmi moutons et vaches de races atypiques, la curiosité du public a aussi été stimulée par des maquettes d’installations photovoltaïques au-dessus des prés. Des terres convoitées par les développeurs d’énergie renouvelable qui envisagent de couvrir entre 0,5 et 1 % de la surface agricole française, soit 135.000 à 270.000 hectares. Si certains projets ont déjà été préparés, la publication du décret a déclenché une course au foncier.
« Il y a une guerre du foncier, observe Fanny Voet, chargée marketing pour Watt & Co, développeur basé dans le Tarn. Des entreprises se sont créées suite au décret, certaines proposent des modèles type alors que chaque projet est différent. On va donc voir des entreprises disparaître car elles n’arriveront pas à maintenir la qualité de la production agricole », opine-t-elle. Le nouveau cadre oblige les exploitations à limiter la perte de rendement à 10 % sous les panneaux puisque, comme le veut l’essence du texte, l’agrivoltaïsme relève avant tout d’un projet agricole.
« Se méfier des fausses promesses »{{}}
Entre les nouveaux arrivants sur le marché et l’intérêt particulier pour les parcelles proches de points de raccordement, les développeurs font monter les enchères. Les rentes annuelles jusqu’ici proposées aux agriculteurs tournaient autour de 2.000 à 3.000 l’hectare. TotalEnergies aurait ainsi proposé de verser plus de 7.000 euros par hectare chaque année pour un projet en Lozère selon des représentants du secteur. « La filière fonce, chaque prairie est devenue une opportunité. Cette guerre du foncier se concrétise par une hausse des propositions sur les loyers. Il va y avoir une spéculation sur le foncier agricole », affirme Bastian Édouard, responsable commercial d’Energiter, développeur montpelliérain.
Les commissions réglementaires chargées d’examiner les dossiers (les Commissions départementales de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers) pourraient tempérer le jeu afin d’éviter l’envolée des rentes au détriment de la production agricole. « Elles veulent regarder nos promesses et voir si les loyers ne sont pas trop élevés. On prévient les éleveurs en leur disant qu’à 7.000 euros l’hectare, le projet ne passera pas », pense le représentant d’Energiter. « L’agriculture doit se méfier des fausses promesses », avertit-on chez Watt & Co. Trop haut, trop beau ?
La rente énergétique intéresse le monde agricole jusque dans les chambres d’agriculture. Plusieurs départements ont déjà imposé de partager la valeur créée par l’agrivoltaïsme sur leurs territoires, comme la Gironde ou la Nièvre, via des Gufa (groupement d’utilisation des financements agricoles) afin de financer des projets de transition ou d’installation. Une redistribution parfois obligatoire qui amenuise les marges des développeurs. « Les revenus doivent seulement aller aux exploitants. Des dispositifs fleurissent, comme les Gufa, mais ils ne doivent pas empêcher le développement de certains projets. Il ne faut pas qu’on devienne des vaches à lait », prévient un représentant de l’entreprise allemande Notus installée en France.
Sans les céréales et la vigne{{}}
Si les magnats de l’agrivoltaïsme saluent à l’unisson l’arrivée du décret, le texte est aussi là pour les réguler. L’objectif du maintien des rendements et d’un taux de couverture maximal fixé à 40 % élimine plusieurs typologies de projets. Notamment les installations au-dessus de parcelles céréalières et viticoles qui souffriraient, a priori, trop de l’ombre et de l’humidité. Les terres d’élevage vont être privilégiées en attendant que l’Institut national de la recherche agronomique rende ses travaux sur les autres cultures. Les plus petits projets en terme de surface ont également du plomb dans l’aile et peinent à être financés par les banques puisque le taux de couverture - et donc les bénéfices - sont limités.
Mais le réveil de la filière est bien arrivé et les projets vont désormais essaimer. Le décret a apporté un coup de projecteur au secteur, qui se trouve plébiscité par l’investissement citoyen. Promesses de forts rendements obligent, avec 7 % en moyenne, les développeurs parviennent à lever en quelques jours plusieurs centaines de milliers voire parfois plusieurs millions d’euros sur des plateformes de financement participatif dédiées à la transition énergétique comme Enerfip ou Lendosphère. Particularité : certains projets sont seulement ouverts aux personnes résidant sur le territoire du projet. De quoi illustrer la quête de l’approbation citoyenne par la promesse des retombées locales.
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Solaire : « Avec l’agrivoltaïsme, nous rentrons dans une nouvelle ère » - Hélène Lerivrain - 26 Juin 2024, 15:00 – Document ‘objectifaquitaine.latribune.fr’
Conditions de développement, modèles économiques, adaptations locales et partage de la valeur : à l’occasion de la première édition du ‘Bordeaux Solar Summit’, organisée par La Tribune ce mardi 25 juin, une table-ronde a réuni des spécialistes de l’agrivoltaïsme pour débattre des enjeux de cette pratique qui combine agriculture et production d’électricité photovoltaïque. Après le soulagement de voir le décret sur le sujet enfin publié le 9 avril dernier, les professionnels font le point sur les défis d’une filière naissante.
De gauche à droite : Juliette Raynal, journaliste énergie à La Tribune, Christian Kokocinski, expert investissements énergies renouvelables à la Banque des territoires, Lucas-Robin Chevallier, responsable relations institutionnelles pour EDF Renouvelables et Audrey Juillac, agricultrice du Lot-et-Garonne et présidente de la Fédération française des producteurs agrivoltaiques.
De gauche à droite : Juliette Raynal, journaliste énergie à La Tribune, Christian Kokocinski, expert investissements énergies renouvelables à la Banque des territoires, Lucas-Robin Chevallier, responsable relations institutionnelles pour EDF Renouvelables et Audrey Juillac, agricultrice du Lot-et-Garonne et présidente de la Fédération française des producteurs agrivoltaiques. (Crédits : Quentin Salinier)
L’agrivoltaïsme qui consiste à associer, sur un même site, une production agricole et une production d’électricité par des panneaux photovoltaïques dispose enfin d’un cadre réglementaire nécessaire à son déploiement, mais plusieurs dispositions techniques, économiques et politiques restent à trancher. mais plusieurs dispositions techniques, économiques et politiques restent à trancher. « C’est un moyen de faire de l’énergie verte et pour l’agriculteur de pouvoir manger à la fin du mois », témoigne Audrey Juillac, agricultrice du Lot-et-Garonne et présidente de la Fédération française des producteurs agrivoltaiques (FFPA).
Elle-même porte un projet sur 2,5 hectares où poussent des plantes médicinales. « Les panneaux vont, dans mon cas, me permettre de lutter contre le gel et de protéger les cultures contre la chaleur étant donnée la nature du sol. Ils ont aussi le double avantage de m’aider en phase d’installation qui est toujours une période critique. Au-delà de percevoir un loyer, le financement d’équipements par le développeur bénéficie à mon exploitation. »
Un décret qui fixe le cadre{{}}
Audrey Juillac a donc vu d’un bon œil la publication le 9 avril du décret agrivoltaïsme qui est venu compléter la loi d’accélération de production des énergies renouvelables. « Il manquait un décret technique. C’est désormais chose faite puisqu’il est entré en application le 9 mai », explique Audrey Juillac. Celui-ci fixe ainsi un taux maximum de couverture des sols par les panneaux solaires de 40 % (taux qui pourra évoluer selon les technologies retenues) et limite la baisse du rendement de la production agricole à 10 % par rapport à une zone témoin. Par ailleurs, les différentes parties prenantes (chambres d’agriculture, associations de l’environnement, représentants de l’Etat, etc.) réunies au sein de la Commission départementale de préservation des espaces naturels et forestiers (CDPENAF) seront mobilisées pour analyser les projets et donner, ou non, leur feu vert.
« Jusqu’à présent, les terrains dégradés du type friches, décharges, étaient propices au développement du solaire, mais ce vivier se tarit, ce qui se traduit par un ralentissement du développement du solaire au sol. Avec l’agrivoltaïsme, nous rentrons dans une nouvelle ère », témoigne Lucas-Robin Chevallier, responsable relations institutionnelles pour EDF Renouvelables.
Pour autant, sans être frontalement opposées à son développement, quelques voix s’élèvent pour soulever des manquements du décret. Ainsi, la région Normandie a déposé un recours devant le Conseil d’Etat pour « éviter un développement nocif, débridé et anarchique » du solaire dans les champs. « Le décret ne tient pas compte des spécificités des territoires. Or, les modes d’exploitation sont très différents entre la Normandie ou l’Occitanie », fait valoir Maître Raphaël Romi, avocat au cabinet DS Avocats, spécialiste du droit de l’énergie et de l’environnement, qui déplore une approche jacobine.
Un coût du mégawattheure qui risque d’augmenter{{}}
Mais c’est aussi le modèle économique qui est questionné. « Le photovoltaïque s’est développé sur un modèle prioritairement de production d’énergie et de revente. Aujourd’hui, nous avons un photovoltaïque au service du monde agricole et donc une inversion de la tendance avec un modèle économique qui risque d’évoluer et de se dégrader en termes de prix de revient du mégawattheure », expose Christian Kokocinski, expert investissements énergies renouvelables à la Banque des territoires.
« Classiquement, les anciens parcs étaient financés avec 15 à 20 % de fonds propres et 80 % de dette bancaire. Avec le décret, l’activité agricole qui doit être suivie, tracée, encadrée, validée devient une nouvelle composante. Cela va rajouter de la complexité, de la lourdeur dans le développement et donc des prix de revient complémentaires. À cela, il faut ajouter un risque supplémentaire, lié à la possible disparition de l’activité agricole. Or, pour un investisseur, plus le risque est élevé, plus il attend un niveau de rentabilité qui couvre ce risque. In fine, le coût du mégawattheure risque d’augmenter ! »
La question du partage de la valeur{{}}
La FFPA reste aussi mobilisée sur l’enjeu du partage de la valeur des projets agrivoltaïques que le décret ne précise pas et regrette la suspension des travaux parlementaires ad hoc provoquée par la dissolution de l’Assemblée nationale. « Le Groupement d’utilisation des financements agricoles (Gufa), sorte de fonds d’investissement mis en place par la chambre d’agriculture, comme c’est déjà le cas en Gironde ou dans la Nièvre, peut être un outil pertinent pour assurer un partage de la valeur des projets en direction du monde agricole. Mais attention aux dérives », alerte Audrey Juillac. « Nous ne sommes qu’au début de la filière », a rappelé Lucas-Robin Chevallier.
Dans tous les cas, ce ne sont pas plus de 120.000 hectares qui seront concernés par des projets d’agrivoltaïsme dans tout le pays, soit 0,2 % de la surface utile en France.
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Hélène Lerivrain
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Les acteurs de l’agrivoltaïsme se tournent vers le portage de foncier - Par Alice Peucelle - Publié le 06/11/2024 - Par Alice Peucelle Journaliste élevage – Document ‘web-agri.fr’
Panneaux solaires dans une parcelle
Pour les installateurs de parcs agrivoltaïques, l’agrivoltaïsme est un moyen d’aider à l’installation. (© Lars Christensen)
Sur le plateau de la Space TV, Photosol a annoncé se lancer dans le portage de foncier pour mettre en place des projets agrivoltaïques. Akuo, autre acteur du secteur, a également présenté ses modalités d’accès au foncier.
Plus qu’un complément de revenu, les installateurs de panneaux photovoltaïques voient dans l’agrivoltaïsme une manière de faciliter l’installation des jeunes. Leur solution : le portage de foncier. « L’objectif, c’est de faire levier sur l’installation », estime Olivier Kenardel, responsable portage foncier chez Photosol sur le plateau de la SpaceTV. Acteur du solaire depuis 2018, Photosol s’est spécialisée dans les centrales au sol. « Nous allons identifier de la surface agricole, des fermes à céder sur des secteurs qui ne vont pas bien, je pense par exemple aux filières d’élevage, pour déployer des projets », poursuit l’expert.
Acheter des parcelles pour installer des jeunes{{}}
Concrètement, l’entreprise prévoit d’acheter des surfaces pour des agriculteurs ayant des projets d’installation. « Une fois qu’on a acheté les parcelles, on va déployer notre projet agrivoltaïque sur 4 ou 5 ans. L’agriculteur aura accès gratuitement au foncier sur cette période », décrypte Olivier Kenardel. « À l’issue de cette phase, on lui proposera s’il le souhaite, un crédit vendeur qui permettra le transfert de propriété ». Une manière de délester le jeune installé de la phase de gestion de projet, et de devenir propriétaire une fois le dispositif en place. « Un calendrier d’annuités, sur 15, 20 ou 25 ans qui équivaudra à la valeur du fermage sera mis en place pour l’acquisition de la parcelle ». Les panneaux restent la propriété de l’exploitant agrivoltaïque.
Un bail emphytéotique à long terme lie le propriétaire des terres à l’exploitant des panneaux sur une durée à déterminer. L’entreprise s’engage à démanteler l’installation à l’issue du bail.
Pour l’entreprise, l’agrivoltaïsme est une aubaine pour l’installation. Sans parler du revenu supplémentaire permis par la mise à disposition du terrain au gestionnaire des panneaux. « Le fait qu’il y ait un projet agrivoltaïque dans le dossier de portage a de nombreux avantages. Il y a la rémunération de l’agriculteur qui sécurise l’installation, mais aussi des plus-values agronomiques », complète Gabriel Brezet, codirecteur business développement chez Photosol.
Des fonds d’investissement dédiés à l’agrivoltaïsme{{}}
Photosol n’est pas la seule entreprise du secteur à s’essayer au portage. Akuo, spécialisé dans la production d’énergie renouvelable a également ses stratégies de mise à disposition de foncier. « Nous avons créé le fond Maïf transition, conjointement avec l’assureur du même nom, pour accompagner les agriculteurs dans une transition énergétique », décrypte Justine Abgrall, cheffe de projet chez Akuo Ouest.
Concrètement, le fond d’investissement achète des terres sur lesquelles seront installés des panneaux solaires conjointement à un projet agricole. « Nous avons plusieurs projets en France », explique Justine Abgrall. « Dans le Cher, la Maïf a acheté un terrain pour installer un exploitant avec un parcours de porc en plein air. Les truies sont protégées dans le parc extérieur par des ombrières agrivoltaïques ».
Travailler conjointement avec les acteurs du territoire{{}}
Les porteurs de projets tiennent à rassurer les agriculteurs. « Nous sommes obligés de passer par les Safer dès qu’on parle de foncier, par les Chambres d’agriculture parce que ce sont elles qui accompagnent les projets. Les interlocuteurs sont les mêmes que lors d’une installation classique », détaille Juliette Bouche d’Agriterra, partenaire agricole d’Akuo.
Même discours chez Photosol : « Nous essayons de nous insérer sur le territoire sans déstabiliser les marchés fonciers », confirme Gabriel Brezet. « Quand on se positionne pour acheter une ferme, on contacte systématiquement la Safer ». Une manière d’avoir un avis sur les prix proposés. « Comme on achète une parcelle 5 ans avant que le projet agri PV sorte de terre, on veut payer le juste prix ». Pas question également d’acheter des terres sans agriculteurs : « on achètera la parcelle pour de bon que si l’on trouve un agriculteur ou une agricultrice prêt à s’installer ».
Lire également : Les cinq grands critères pour monter un projet agrivoltaïque
Lire également : Agrivoltaïsme sur prairie, le jeu en vaut-il la chandelle ?
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Agrivoltaïsme – Suisse - Des panneaux solaires dans un champ de fraises : le pari de l’agrivoltaïsme contre le réchauffement climatique - Article rédigé par Jérémie Lanche - franceinfo Radio France - Publié le 09/07/2022 10:48 Mis à jour le 14/07/2022 15:20 – Document ‘francetvinfo.fr’
À Conthey, dans le canton du Valais, en Suisse, une entreprise ambitionne de révolutionner ce procédé qui combine production de fruits et de légumes avec celle d’électricité photovoltaïque.
Mathieu Ackerman, co-fondateur de l’entreprise Insolight, a fabriqué les panneaux solaires intelligents déployés sur 165  ;m² de fruits rouges,  ;dans le canton du Valais, en Suisse. (INSOLIGHT)
Mathieu Ackerman, co-fondateur de l’entreprise Insolight, a fabriqué les panneaux solaires intelligents déployés sur 165 m² de fruits rouges, dans le canton du Valais, en Suisse. (INSOLIGHT)
Si la technologie, sans sobriété, ne peut pas, à elle seule, contenir le réchauffement climatique, elle peut quand même sacrément aider. En témoigne l’essor de l’agrivoltaïsme, que l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) définit comme des installations qui permettent de coupler une production photovoltaïque secondaire à une production agricole principale en permettant une synergie de fonctionnement démontrable. En somme, une pratique agricole qui combine production de fruits et de légumes avec celle d’électricité photovoltaïque.
Le problème est que les rendements sont généralement moins bons à cause de l’ombre des panneaux sur les cultures. Mais pas en Suisse, où une entreprise teste une technologie qui promet de révolutionner le procédé et notre rapport à l’agriculture.
Des panneaux déployés sur 165 m2 de fruits rouges{{}}
À Conthey, dans le canton du Valais, dans la serre high-tech du centre de recherche Agroscope, on produit plus d’énergie qu’on en consomme pour faire pousser les plantes. Mathieu Ackermann est le co-fondateur de l’entreprise Insolight qui a fabriqué les panneaux solaires intelligents déployés sur 165 m² de fruits rouges : ’Les panneaux sont pilotés par un algorithme qui détermine à chaque moment de l’année quelle est la quantité de lumière qui est nécessaire pour les plantes’, explique-t-il.
’Si au cours de la journée, on dépasse certaines températures ou qu’il y a trop de lumière, les panneaux vont progressivement se fermer et laisser passer moins de lumière.’ - Mathieu Ackerman à franceinfo
Autre avantage : le dispositif promet de lutter contre l’artificialisation des sols. Et il serait aussi plus économique que les serres en plastique. ’Nous proposons à l’agriculteur un coût identique ou même inférieur à celui des tunnels plastiques qu’il utiliserait de toute façon pour protéger ses cultures, assure Mathieu Ackerman. Les tunnels plastiques peuvent être emportés par le vent ou endommagés par la grêle, et doivent être remplacés tous les quatre ou cinq ans. C’est donc aussi une consommation de plastique non négligeable à laquelle on se substitue.’
Le directeur des partenariats à Insolight, Luiggino Torrigiani n’a pas besoin d’être convaincu par le pouvoir du solaire, lui qui a participé à l’aventure de l’avion Solar Impulse. Il en est sûr : l’agrivoltaïsme est un passage obligé si on veut continuer de nourrir la population tout en atténuant les effets du réchauffement :
’Rien qu’en Suisse, sur les baies, on a de quoi couvrir plus d’un million de ménages sur huit millions d’habitants. Imaginez alors au sud de l’Espagne, où il y a des kilomètres carrés de cultures sous serre et qui alimente quasiment toute l’Europe : c’est un potentiel gigantesque !’ - Luiggino Torrigiani à franceinfo
Si les essais sont concluants, les panneaux solaires pourraient être déployés sur d’autres cultures comme la vigne, les pommes ou les cerises. Le dispositif intéresse d’ailleurs d’autres pays, dont la France, avec des projets à la rentrée dans le Sud-Ouest.
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De l’ombre et de l’énergie : et si les canopées solaires changeaient la donne pour agriculteurs ? - Maxence Glineur - 12 décembre 2023 à 16h31 – Diffusé par ‘Clubic’
En Normandie, un éleveur de bovins et une entreprise spécialisée dans l’agrivoltaïque vont observer pendant neuf ans la cohabitation entre élevage et ferme solaire.{{}}
Les panneaux photovoltaïques peuvent être installés un peu partout : dans les déserts, sur les toits des immeubles, sur les voitures, et même sur les murs de soutènement. Les possibilités sont infinies et l’imagination semble être l’un des rares facteurs limitants.
Cependant, les projets de moyenne et grande envergure ont besoin de beaucoup d’espace pour capter au maximum la lumière de notre étoile. C’est un atout que les agriculteurs peuvent offrir, mais est-il vraiment possible d’associer fermes solaires et exploitations agricoles ?
Paître sous des panneaux solaires{{}}
À première vue, troupeaux de vaches et panneaux photovoltaïques ne font pas bon ménage. Lorsqu’ils ne sont pas placés sur des bâtiments, ces derniers sont généralement posés à proximité du sol, ce qui est peu compatible avec les pâturages. C’est pourtant l’option choisie par Yoann Bizet, agriculteur dans le Calvados.
Il s’est associé à TSE, une entreprise niçoise spécialisée dans l’agrivoltaïque, pour installer plus de 5 500 panneaux sur une parcelle de près de trois hectares. Pour ne pas perturber l’activité de l’agriculteur, ils sont montés à plus de 5 mètres de haut sur des tiges métalliques, réduisant ainsi au maximum la surface occupée au sol.
Ainsi, si l’agriculteur peut toujours faire circuler ses machines agricoles sous cette canopée artificielle, ses 350 bovins pourront également y paître dès le printemps prochain, tout en bénéficiant d’un peu d’ombre. Pour Yoann Bizet, l’intérêt de l’installation ne réside pas seulement dans la production d’électricité : « Cela fait dix ans que mes vaches préfèrent rester dans les bâtiments plutôt que d’être dehors en raison des fortes chaleurs », explique-t-il. « Dès 23 °C, les bovins souffrent des températures. »
Cela devrait aussi permettre à la végétation de résister un peu mieux aux périodes de sécheresse, qui se multiplient depuis quelques années.
Canopée agricole © © TSE
Photo agrandie- Ce genre de canopées agrivoltaïque pourraient bien fleurir un peu partout en France dans les années à venir © TSE
Un avenir radieux pour l’énergie solaire au sein des exploitations agricoles ?{{}}
Cependant, il n’est pas question pour l’agriculteur normand et TSE de faire n’importe quoi. Des études seront menées sur l’exploitation pendant neuf ans par l’Institut de l’élevage (Idele). « La moitié du troupeau va être sous le parc et l’autre moitié dans une parcelle témoin sans panneau », souligne M. Bizet. « On va mesurer et comparer le comportement des troupeaux : le temps de pâturage, la qualité du lait, les champs magnétiques, le bien-être animal… »
D’autres projets similaires ont été développés par l’entreprise niçoise en France, eux aussi surveillés de près. Et, elle n’est pas la seule, puisque les idées pour lier énergie solaire et agriculture fleurissent un peu partout dans le monde, à l’image de ce vignoble californien que nous évoquions en début d’année. Les arbres fruitiers, en particulier, peuvent particulièrement bénéficier de ce type d’installation, car ils ont souvent besoin d’ombre pendant une partie de la journée.
Après l’énergie éolienne et les installations de méthanisation, le solaire est-il en train de devenir la nouvelle coqueluche des agriculteurs ? Selon EDF, ce serait bien le cas, comme l’explique l’entreprise sur son site web : « Au total, le secteur agricole représente 13 % de la production d’électricité photovoltaïque de France, avec plus de 50 000 exploitations équipées ».
Pour ce qui est de notre expérience normande, elle devrait générer assez d’électricité pour alimenter 1 600 foyers, tout en apportant plusieurs bénéfices à Yoann Bizet. « Nous louons la parcelle de Yoann pour y monter nos infrastructures », déclare Rodéric Longuépé, référent agricole de TSE. « Cela lui apporte un complément de revenu. » - Source : Ouest-France, EDF
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Agrivoltaïsme : Tenir compte des spécificités de l’exploitation et du bien-être des animaux - Publié le 10 octobre 2023 - Contenu proposé par La factory et conçu par La France Agricole Factory
Face à l’augmentation des coûts énergétiques, l’agrivoltaïsme en élevage représente une véritable opportunité pour produire de l’énergie verte tout en préservant la production agricole. La mise en place de structures de panneaux solaires sur les parcelles agricoles comporte des avantages sur le plan financier comme agronomique.
Se lancer dans un projet agrivoltaïque nécessite un accompagnement par un expert de la question. En premier lieu parce qu’il est capital de bien dimensionner le périmètre de ces installations innovantes, afin de mettre en adéquation les besoins des agriculteurs (enjeux économiques et agronomiques…) et le fonctionnement de l’exploitation (aires allouées aux animaux, bâtiments de stockage, cultures, matériels et itinéraires techniques…). Tout est raisonné en amont du projet pour concilier à la fois la qualité de travail de l’exploitant et le bien-être animal. Selon les besoins, l’espacement entre les rangées de panneaux solaires oscille entre 6 et 12 m. Quant au taux de couverture, il représente 30% de la surface. Les structures montées prennent en compte la circulation des animaux. C’est pourquoi, leur point le plus bas atteint 1,5 m en élevage ovin et porcin et 2 m en élevage bovin.
De même, des allées intermédiaires espacées de 150 m permettent le regroupement des animaux et des zones dédiées à l’abreuvement et au nourrissement, situées à l’entrée des parcelles, ne disposent pas de panneaux solaires. La conception des structures favorise également la mécanisation des parcelles sous les panneaux solaires. Elles sont notamment montées sur des mono-pieux et une distance de plus de 10 m sépare les rangées de panneaux solaires de la clôture pour faciliter les manœuvres. Enfin, des équipements annexes peuvent intégrer le projet comme des gouttières pour alimenter les abreuvoirs, des râteliers…
Une valeur alimentaire du fourrage et un confort des animaux optimisés{{}}
Pour l’éleveur, l’agrivoltaïsme présente des intérêts à la fois économiques et agronomiques. « Ces structures améliorent la valeur alimentaire du fourrage et le confort des animaux en créant des zones d’ombrage. Sans compter le fait que, lorsque l’éleveur fait appel à nous pour mener un projet agrivoltaïque, nous assurons toutes les démarches depuis le financement jusqu’à la construction de la structure. Enfin, il perçoit un revenu complémentaire au même titre que le propriétaire de la parcelle », met en avant Clément Heirwegh, responsable du développement de projets agrivoltaïques au sein de la société CVE.
Le pôle national de recherche dédié à l’agrivoltaïsme récemment créé par l’Inrae (Institut National de Recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement), dont CVE est membre, mènent des études sur le terrain dans l’Hexagone pour produire des indicateurs concrets sur les effets de la technologie sur les animaux et l’agronomie. On peut citer par exemple un suivi de la pousse fourragère et de l’évapotranspiration des sols dans les Pyrénées-Orientales, l’analyse de données issues de capteurs positionnés sur des moutons en Saône-et-Loire. Les recherches s’étendent aussi aux secteurs arboricole et viticole.
Article proposé par CVE et rédigé par La France Agricole Factory. Ecouter la vidéo
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La France Agricole – Agriculture
La France Agricole - Agriculture
Agrivoltaïsme : une solution, mais quelle emprise sur les terres agricoles ? - Ouest-France Nathalie TIERS. Publié le 05/12/2023 à 16h39 – Document ouest-france.fr‘
Le décret encadrant l’agrivoltaïsme est attendu en janvier. S’il y a consensus sur la priorité à donner à la production agricole sur la production d’énergie, le {{}}
Le décret encadrant l’agrivoltaïsme est attendu en janvier 2024. S’il y a consensus sur la priorité à donner à la production agricole sur la production d’énergie, le taux de couverture des sols par les panneaux est vivement débattu.
Le taux de couverture des sols agricoles par les panneaux solaires est vivement débattu.
Photo agrandie - Le taux de couverture des sols agricoles par les panneaux solaires est vivement débattu. | ARCHIVE OUEST-FRANCE
De plus en plus d’exploitations agricoles optent pour l’agrivoltaïsme, une source de revenus complémentaires et un moyen de développer les énergies renouvelables.
Mais la question de concilier cette nouvelle activité avec l’agriculture fait débat.
À quoi sert l’agrivoltaïsme ?{{}}
Une installation agrivoltaïque produit de l’électricité à partir de panneaux solaires installés sur une parcelle agricole. C’est un des moyens envisagés par le gouvernement pour atteindre ses objectifs, fixant notamment 40 % d’électricité renouvelable d’ici 2030.
D’après la Fédération française des producteurs agrivoltaïques (FFPA), qui tenait ses Assises le 1er décembre à Tours (Indre-et-Loire), l’aménagement de 135 000 hectares (0,5 % des 27 millions d’hectares de surface agricole en France) suffirait à répondre aux besoins.
L’agrivoltaïsme serait en outre une source de revenu supplémentaire utile aux exploitations, et à l’attractivité du métier d’agriculteur nécessaire à l’avenir de la ferme France. En Touraine par exemple, des installations sont en cours associant agrivoltaïsme et relance de l’élevage ovin sur des terres en déprise.
Est-il réglementé ?{{}}
La loi APER (accélération de la production d’énergies renouvelables) a été promulguée le 10 mars 2023, et le décret d’application attendu en janvier 2024 est en phase finale de discussion.
Selon cette loi, l’agrivoltaïsme doit contribuer durablement à l’installation, au maintien ou au développement d’une production agricole significative et source de revenu. L’idée est d’éviter les projets « alibi », où cultures et élevage disparaîtraient au profit de la seule production énergétique.
Une installation conforme doit donc permettre l’amélioration du potentiel agronomique, l’adaptation au changement climatique, la protection contre les aléas météo, ou l’amélioration du bien-être animal. Ceci grâce à l’effet de l’ombrage sur la régulation thermique, la moindre évaporation du sol, etc.
Quelle emprise des panneaux ?{{}}
Le taux d’emprise des panneaux solaires sur les parcelles fait débat. Le ministère de l’Agriculture s’appuie sur une étude de l’Inrae recommandant de ne pas dépasser 25 % pour maintenir le rendement. Le ministère de la Transition énergétique défend de son côté un taux de 40 %.
La profession agricole est elle aussi divisée : le syndicat des Jeunes agriculteurs demande un maximum de 20 % pour « ne pas sacrifier la souveraineté alimentaire ». Pour la FNSEA, partisane du taux de 40 %, le plafonnement à 25 % « ne reflète aucun consensus scientifique ». La Confédération paysanne s’oppose quant à elle à l’agrivoltaïsme, considérant que « les surfaces déjà artificialisées sont suffisantes » (toitures, parkings, friches industrielles).
La présidente de la FFPA enfin, qualifie les 25 % de « proposition irréaliste ». Elle demande un cadre réglementaire exigeant mais autorisant « des projets sur-mesure adaptés aux besoins agricoles » et en capacité de produire une « énergie solaire compétitive ».
Au-delà du décret imminent, d’autres points cruciaux restent à travailler : la protection juridique des acteurs se côtoyant sur les projets agrivoltaïques (propriétaire des terres, agriculteur exploitant, énergéticien investissant dans les panneaux), le partage de la valeur, l’impact sur le prix des terres agricoles.
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Agrivoltaïsme - Normandie - Cet éleveur fait pâturer ses vaches sous 5 192 panneaux photovoltaïques - Par Audrey Chevallier Publié le 10 Déc 23 à 21:26 - Voir mon actu - Document ‘actu.fr’
L’expérimentation durera 9 ans. En 2024, une canopée agrivoltaïque, installée à Saint-Ouen-des-Besaces, commencera à produire de l’électricité. Et ce ne sera pas son seul rôle...
Canopée solaire Saint-Ouen-des-Besaces novembre 2023
À 41 ans, Yoann Bizet, agriculteur à Saint-Ouen-des-Besaces, a accepté de prendre part à une expérimentation grandeur nature, portée par le producteur d’énergie solaire TSE. ©Audrey Chevallier/La Voix-Le Bocage
A-t-il sous les yeux la solution à ses problèmes ? Yoann Bizet en est convaincu.
Installé en Gaec avec Daphnée, son épouse, cet agriculteur en polyculture-élevage a accepté de prendre part à une expérimentation grandeur nature, initiée par TSE, un producteur d’énergie solaire.
Une canopée solaire{{}}
Dans une de ces parcelles, dont il loue le volume, à Saint-Ouen-des-Besaces (Souleuvre-en-Bocage), une canopée solaire est sortie de terre. Sur une surface de 3,4 ha, 5 192 modules photovoltaïques ont été installés.
Cliquez ici pour visualiser le contenu
Ces panneaux rotatifs généreront de l’électricité et un ombrage tournant sur la parcelle, sans priver le sol des eaux de pluie et les plantes des bienfaits de la photosynthèse.
Elle ne va pas changer mes pratiques, bien au contraire.
Yoann Bizet, agriculteur : « Ils permettront d’alimenter en électricité environ 1.600 personnes par an », chiffre l’éleveur de 41 ans. Mieux, l’emprise au sol très limitée des poteaux (1 % de la surface totale) lui permettra de « ne pas changer [mes] pratiques ». « Bien au contraire », pense-t-il.
Sur une surface de 3,4 ha, 5 192 modules photovoltaïques ont été installés. Ces panneaux rotatifs généreront de l’électricité et un ombrage tournant sur la parcelle agricole.
Photo agrandie - Sur une surface de 3,4 ha, 5 192 modules photovoltaïques ont été installés. Ces panneaux rotatifs généreront de l’électricité et un ombrage tournant sur la parcelle agricole. ©Audrey Chevallier/La Voix-Le Bocage
Alors que, depuis 2014, Yoann Bizet opère un changement radical de ses pratiques, garder son troupeau en bâtiment devenait incohérent.
En accord avec lui-même{{}}
« Aujourd’hui, je n’ai plus que 20 ha de labour contre 150 ha de prairie. Toute la surface sert à l’alimentation des bovins. On peut dire qu’on est autonome à 98 %. »
Pour être toujours plus en accord avec lui-même, il modernise son exploitation : y installe un méthaniseur puis un séchoir.
On va pouvoir opérer un retour au pâturage. « Depuis mon installation, en 2004, les bovins sont toujours en bâtiment. Ils souffrent beaucoup des changements de température. Si on leur laissait le choix, ils resteraient toujours à l’abri », constate-t-il.
Le Gaec compte aujourd’hui sept salariés pour 350 bovins dont 120 laitières. Alors, après des périodes de canicule et de sécheresse, cette ombrière s’est révélée pour lui une formidable opportunité. « On va pouvoir opérer un retour au pâturage tout en offrant du confort à l’animal. »
Les faits et gestes du troupeau scrutés{{}}
Pour en être certain, les faits et gestes du troupeau seront scrutés… pendant 9 ans !
« L’Institut de l’élevage (Idele) viendra faire des relevés tous les mois. » Grâce à une salle de traite et une étable entièrement robotisées, la production de lait, mais aussi les allers et venues des vaches tout comme la quantité de fourrage ingérée seront analysées.
« Dans une autre parcelle-test, sans canopée, un second troupeau sera également étudié. » Objectif : comprendre l’impact de cette ombrière photovoltaïque sur les bovins et sur les plantes qu’il soit positif ou non.
« Ma crainte, ce sont les champs magnétiques. Je suis confiant. À la base, j’étais en réflexion. Je voulais poser des panneaux photovoltaïques sur les toits des bâtiments », assure celui qui se dit rassuré par le suivi de l’institut de recherche.
Un projet à 7,6 M€ financé par TSE, et vous ?{{}}
« C’est la première fois que nous lançons une campagne de financement participatif pour nos canopées agricoles », présente Charlyne Ricaud, responsable financement chez TSE.
Concepteur du projet, ce producteur indépendant français d’énergie solaire a investi 7,6 millions d’euros dans cette expérimentation.
« Cette levée de fonds vise à permettre à tous les citoyens d’investir dans un projet d’énergies renouvelables. C’est pour nous un moyen de communiquer dessus, mais aussi un levier d’acceptation territoriale grâce à un partage de valeur. »
Seuls les investisseurs normands pourront, s’ils le souhaitent, accompagner financièrement ce projet, décarboner leur portefeuille et prétendre, peut-être, à un retour sur investissement. Le ticket minimum est de 50 €. Sur les 800 000 € espérés, déjà plus de 205 000 € ont été collectés. La campagne de financement se clôturera au plus tard le 31 décembre.
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Contact et modalités d’investissement (taux d’intérêt, durée, etc.) à retrouver sur le site www.lendosphere.com/souleuvre
« Le suivi expérimental sera réalisé en partenariat avec l’exploitant agricole, l’École d’agriculture de Purpan et l’Institut national de la recherche agronomique« , complète la direction de TSE qui porte le projet depuis ses débuts.
Deux autres canopées solaires sont d’ores et déjà en activité, dans la Somme et la Haute-Saône.
Canopée solaire Souleuvre-en-Bocage 2023
Photo agrandie - L’impact de la canopée solaire sur le comportement animal, la production laitière ou encore la pousse des fourrages sera étudié. ©Audrey Chevallier/La Voix-Le Bocage
« Même si on a deux années de recul, que les premiers retours sont encourageants et que l’on croit au projet, il faut s’assurer que cela remplit les objectifs », reprend Yoann Bizet.
Ainsi protégé du stress thermique, le fourrage qu’il récoltera pourrait être de meilleure qualité.
« Ce qu’on veut, comme toute entreprise, c’est gagner de l’argent, mais on veut aussi faire des projets intelligents, bénéfiques pour l’environnement et pour la société. Celui-là répond à deux enjeux d’avenir : nourrir la population et produire de l’électricité. »
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Ecouter la vidéo – Origine : https://actu.fr/normandie/souleuvre-en-bocage_14061/normandie-cet-eleveur-fait-paturer-ses-vaches-sous-5-192-panneaux-photovoltaiques_60430725.htm
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Agrivoltaïsme - Vaucluse - La ville de Cavaillon accueille son premier verger agrivoltaïque - Didier Bailleux - 25 mars 2024 à 16:31 | mis à jour le 25 mars 2024 à 16:34 –Document ‘ledauphine.com’
Inauguré le premier jour du printemps, le verger agrivoltaïque, installé sur 3 hectares de l’exploitation de la famille André, à Cavaillon, est un équipement d’un nouveau type. Il permet à la fois de protéger les cultures des conditions météo extrêmes, d’économiser l’eau et de produire de l’électricité. Tout cela sans que l’arboriculteur mette la main à la poche.
L’inauguration officielle du verger agrivoltaïque dans l’exploitation Saint-Felix de la famille André à Cavaillon. Étaient présents Gerard Daudet, maire de Cavaillon, Michel André, Cécile Maghrini, Antoine Nogier respectivement directrice générale et président de Sun’Agri. Ainsi que le sénateur Lucien Stanzione et des représentants de la Chambre d’agriculture. Le DL/D. B.
Après une dizaine d’années de recherche et développement, la société ‘Sun’Agri’ a mis au point un modèle permettant de gérer de manière extrêmement fine l’orientation des panneaux photovoltaïques installés sur les cultures. Ainsi, comme le précise Antoine Nogier, le président de la société, les panneaux ne viennent en rien gêner la production végétale. Au contraire, ils viennent en synergie. Comme une aide naturelle à la culture. Pour lui, il s’agit d’une avancée importante dans la lutte...
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Source de l’article complet : https://www.ledauphine.com/economie/2024/03/25/la-ville-de-cavaillon-accueille-son-premier-verger-agrivoltaique
Agrivoltaïsme - Du houblon sous des panneaux photovoltaïques : alimentation et énergie s’allient en Vendée - Ouest-France Émilien LAQUIEZE-MALMARTEL. Publié le 27/03/2024 à 06h30
L’agrivoltaïsme tente de combiner, sur une même surface, une production agricole et une production d’énergie solaire. À cheval dans les communes de Luçon et des Magnils-Reigniers, en Vendée, une parcelle de 28 hectares accueille une expérimentation. Une première nationale pour la culture du houblon.
Emmanuel Murail souhaite produire du houblon sous des panneaux solaires.
Emmanuel Murail souhaite produire du houblon sous des panneaux solaires. | OUEST-FRANCE
Ce sont deux tables de panneaux photovoltaïques qui ont poussé en plein cœur des grandes plaines céréalières de Luçon, au sud de la Vendée. Du haut de ses sept mètres, le dispositif solidement fixé dans le calcaire est une première dans le département… Et même en France. L’objectif de ce système – qui n’en est encore qu’à sa phase d’expérimentation – est d’allier production d’électricité et de houblon.
Cette plante, essentiellement produite en Alsace, n’en est qu’à ses balbutiements en Vendée. Tout comme l’agrivoltaïsme. Une pratique qui fait débat : elle consiste à produire de l’énergie sur une parcelle agricole. Emmanuel Murail, céréalier dans le Sud-Vendée, accueille ce dispositif sur l’une de ses parcelles. Avec son sweat à capuche floqué de sa marque Solar Hop (Houblon solaire en français), il tente de développer la production agrivoltaïque sur le territoire.
Des économies et un revenu supplémentaire pour l’agriculteur{{}}
« En 2019, j’ai été contacté par.......
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Lire aussi : Agrivoltaïsme : une solution, mais quelle emprise sur les terres agricoles ?
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Agrivoltaïsme - le président de la Région Normandie Hervé Morin poursuit sa croisade avec un recours - Ouest-France Clémentine LE RIDÉE. Publié le 17/05/2024 à 19h30 - Document ‘ouest-france.fr’
Ce vendredi 17 mai 2024, le président de la Région Normandie, Hervé Morin, a annoncé déposer un recours devant le Conseil d’État. Son objectif : faire annuler le décret du 8 avril 2024, qui fixe à 40 % la surface maximale de terrain agricole pouvait être couvert de panneaux solaires. Hervé Morin considère que cette pratique représente un risque pour la filière agroalimentaire.
Des moutons paissent dans un champ de panneaux voltaïques. Photo d’illustration.
Des moutons paissent dans un champ de panneaux voltaïques. Photo d’illustration. | ARCHIVES OUEST-FRANCE
L’agrivoltaïsme vient de faire son entrée dans l’édition 2025 du Petit Robert, mais il est dans la bouche d’Hervé Morin depuis plusieurs années. Comme d’autres syndicats agricoles (Confédération paysanne et Jeunes agriculteurs en tête), le président de la Région Normandie est vent debout contre laproduction d’énergie solaire sur des terres agricoles, encouragée par le gouvernement. Avec la loi du 10 mars 2023 sur « l’accélération de la production d’énergies renouvelables », ce dernier s’est engagé à multiplier par dix la production d’énergie solaire pour dépasser les 100 gigawatts (GW) à l’horizon 2050.
Éviter un « développement anarchique et débridé de l’agrivoltaïsme »{{}}
Ledécret d’application de cette loi, tombé le 8 avril 2024, fixe à 40 % la surface maximale du terrain agricole couverte de panneaux solaires. Un pourcentage bien trop élevé pour Hervé Morin, qui a annoncé, ce vendredi 17 mai, vouloir le faire annuler par le Conseil d’État. « Nous voulons éviter un développement anarchique et débridé de l’agrivoltaïsme », explique le président de Région, qui souhaite « préserver le potentiel agricole de la Normandie et la souveraineté alimentaire de la France, mais aussi protéger nos paysages et la biodiversité ».
Hervé Morin va déposer, dans les jours qui viennent, un recours devant le Conseil d’État pour faire annuler le décret sur l’agrivoltaïsme. | ARCHIVES MARTIN ROCHE, OUEST-FRANCE
Hervé Morin souhaite encourager la pose de panneaux photovoltaïques sur des zones artificialisées (toits d’usine, de particuliers, de bâtiments agricoles, de parkings…), « même si ça coûte 40 % moins cher de mettre des panneaux sur des terres agricoles ».
Parmi les griefs soulevés contre ce décret : l’absence de régionalisation du développement de l’agrivoltaïsme, « qui ne peut pas avoir la même place dans une région pluvieuse comme la nôtre et en Occitanie, par exemple » ; le seuil de 40 % de terres recouvertes par les panneaux, « trop élevé, qui devrait être fixé à 20 % » ; ou encore « l’insuffisance des contrôles pour vérifier le maintien de l’activité agricole ».
Outre le recours, le président de Région travaille avec le président de la chambre d’agriculture de Normandie et de France, Sébastien Windsor, sur une « doctrine normande sur l’agrivoltaïsme ». Aucun projet ne devrait être accepté tant que cette doctrine ne sera pas aboutie, d’ici juin, prévient Hervé Morin.
Lire aussi : Agriculture. Jusqu’à 40 % de panneaux photovoltaïques dans les champs, selon un nouveau décret
Lire aussi : « Une aberration écologique et visuelle » : les oppositions aux projets agrivoltaïques se multiplient
Agriculture Énergie Énergies renouvelables Normandie
Des serres photovoltaïques à l’abandon, le syndicat agricole a déposé une plainte auprès du procureur de la République - Publié le 25/12/2023 à 06h00 - Écrit par Eric Aubronet Rose Bisquay– Diffusé par france3-regions.francetvinfo.fr AngersMaine-et-LoirePays de la Loire
L’intérieur des serres photovoltaïques de Bourgneuf-en-Mauges
L’intérieur des serres photovoltaïques de Bourgneuf-en-Mauges • © Fred Hauss, Confédération paysanne 49
En 2011, à Mauges-sur-Loire, en Maine-et-Loire, une serre solaire prometteuse, alors considérée comme l’une des plus grandes en Europe, a été inaugurée. Actuellement, bien que la production d’électricité perdure, l’activité maraîchère est malheureusement suspendue. En raison de l’absence de repreneur, la Confédération paysanne a décidé de porter l’affaire devant la justice.
Voilà six ans que la Confédération paysanne alerte sur l’abandon du projet de serres photovoltaïques, à Bourgneuf-en-Mauges, commune déléguée de Mauges-sur-Loire.
Cinq hectares et demi de bâtiments vides sur un paysage de prairies entièrement artificialisées. Seule activité : les 12 000 panneaux solaires installés sur les toits qui continuent de produire de l’électricité.
Pourtant, le permis de construire délivré à l’époque imposait que des cultures soient maintenues sur ces terres.
Le syndicat agricole a déposé une plainte auprès du procureur de la République contre le gestionnaire pour ’détournement de procédure’. Il a aussi engagé un recours à l’encontre du maire de la commune qui a délivré l’autorisation d’urbanisme.
’On estime que le maire ne fait pas son travail de police sur ce dossier-là. Aujourd’hui, on ne demande plus au maire de faire un travail de développement, d’encourager les gens à venir sur le site faire de l’agriculture. Nous, ce qu’on lui demande, c’est de sanctionner l’acteur photovoltaïque’, explique Alain Guiffès, porte-parole de la Confédération paysanne en Maine-et-Loire.
Une demande d’indemnisation préalable a été transmise au préfet de Maine-et-Loire. Demande préalable à une présentation devant le tribunal administratif de Nantes.
Les serres photovoltaïques à l’abandon à Bourgneuf en Mauges dans le Maine-et-Loire • © France 3 Pays de la Loire - Eric Aubron
Un projet prometteur à l’abandon{{}}
À son lancement en 2011, le vaste complexe agricole et solaire des Marottières était pourtant présenté comme l’un des plus importants en Europe.
L’exploitation de fraises et framboises sous serres par un maraîcher était combinée à la production d’électricité (équivalant à 3.9 MWh par an, soit la consommation électrique d’une ville de 2 700 habitants !). Le projet avait été confié à une société de développement, Global Eco Power, aujourd’hui liquidée.
Mais des problèmes de santé ont contraint l’agriculteur à cesser sa production au bout de six ans. Plusieurs tentatives pour relancer une activité, dans le domaine des plantes médicinales, et de la spiruline notamment, ont échoué. Le site reste donc toujours à l’abandon.
Et pendant ce temps, l’entreprise qui exploite les panneaux, vend l’électricité à un tarif plus avantageux, car elle est installée sur une parcelle agricole. Liée à un fonds d’investissement allemand, Leonidas, cette structure est également devenue propriétaire du terrain des Marottières l’an dernier. La SAFER, organisme chargé de suivre les ventes de terres agricoles, ne s’y est pas opposée.
’Aujourd’hui, on parle de préserver les terres agricoles, de ne plus artificialiser. Or ici, ça va devenir une friche, un jour ou l’autre, s’inquiète Anthony Robin, membre de la commission énergie à la Confédération Paysanne. Et qu’est-ce qui va se passer une fois que l’activité agricole, que les panneaux ne seront plus rentables ? Est-ce que ça va être démantelé ? En tout cas, si on dit que maintenant, on ne peut rien y faire, si les serres ne servent plus, elles peuvent être démontées. Mais l’activité photovoltaïque en soi ne justifie pas la pérennité de ce site-là’.
’L’activité photovoltaïque en soi ne justifie pas la pérennité de ce site-là’ - Anthony Robin - Membre de la commission énergie à la Confédération Paysanne.
Alain Guiffès, porte-parole, Anthony Robin, Baptiste Boré et Jo Godin de la Confédération Paysanne ont saisi la justice • © France 3 Pays de la Loire - Eric Aubron
Un nouveau repreneur en 2024 ?{{}}
Contacté, Gilles Piton, le maire de Mauges-sur-Loire, assure que des démarches sont engagées avec un nouveau porteur de projet. Il s’agirait d’une entreprise locale spécialisée dans le maraîchage.
’Si son dossier remplit les conditions auprès des services de l’État, elle pourrait être autorisée à exploiter progressivement le site à partir de début 2024. Ce projet est accompagné par la chambre d’agriculture. J’espère qu’il ira jusqu’au bout’.{}
De son côté, la Confédération paysanne entend faire de cette ferme solaire à 20 millions d’euros un cas de jurisprudence. Il est vrai que le concept d’’agrivoltaïsme’ qui tend à faire coexister production agricole et énergie solaire sur des terres cultivables suscite de plus en plus d’intérêt.
Avec la loi d’accélération des énergies renouvelables, les projets photovoltaïques pourraient se multiplier dans les campagnes.
Article initialement publié le 30/11/2023{{}}
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- Une friche militaire française convertie en prairie agrivoltaïque livre ses premiers enseignements – Par Aurélie Barbaux - 22 janvier 2025 \ 09h00 – Document ‘usinenouvelle.com’ - Article complet réservé aux abonnés
Installé sur une ancienne base aérienne, le parc photovoltaïque de Fontenet (Charente-Maritime) s’étend sur 81 hectares convertis en prairies pour brebis. Il est étudié de près par l’Inrae qui y mesure les conséquences des panneaux solaires sur la production de fourrage.
Cette friche militaire française convertie en prairie agrivoltaïque livre ses premiers enseignements© BayWa r.e.
Pour entretenir le parc solaire de 81 hectares construit sur une ancienne base aérienne militaire, l’opérateur allemand BayWa r.e. loue les services d’un éleveur et de ses 650 brebis.
Depuis 18 mois, les techniciens du parc photovoltaïque de Fontenet croisent les 650 moutons Charollais du berger Judickaël Richard, 50 ans, éleveur à Saint-Loup (Charente-Maritime).
Opéré par l’allemand BayWa r.e, ce site de 81 hectares est situé sur l’ancienne base aérienne 129 Saint-Jean-d’Angély-Fontenet. Depuis 2019, les brebis servent à l’entretenir et remplacent les tondeuses mécaniques. Le berger est rémunéré pour cela, 38.000 euros par an.
« Cela m’a permis d’augmenter le cheptel et de me permet de me verser un salaire. Sans Fontenet, j’aurai arrêté cette activité », explique l’éleveur, qui subit de plein fouet la baisse des prix de la viande bien qu’il vende en circuit court. Ce dernier a aussi constaté que, depuis que ses brebis paissent à l’ombre des panneaux, elles se reproduisent davantage. En moyenne, elles sont passées de « 1,3 à 1,4 agneau par an à 1,7 -1,8 agneau par an », précise l’éleveur.
Les raisons n’en sont pas très claires. Mais le programme de R&D de Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) fournit de premiers indices.
Une herbe plus digeste{{}}
Régulièrement, Amélie Stepec, ingénieure de l’institut, vient dans sur le parc pour effectuer des relevés sur les plantes qui y poussent, sous les panneaux, dans les inter-rangs et sur une zone témoin, où sont aussi installés des capteurs météorologiques depuis 2020.
Le parc de Fontenet participe, avec deux autres sites solaires situés dans l’Allier et l’Aude, au programme de recherche Solar (Solutions d’Optimisations et Leviers pour l’agrivoltaÏsme) piloté par le nouveau Pôle national de recherche sur l’agrivoltaïsme (PNR agriPV).
Sur les trois parcs du programme Solar, Amélie Stepec a déjà pu observer sous les panneaux une baisse de 3 à 4°C de la température du sol, une augmentation allant jusqu’à 11% de l’humidité du sol et une qualité de fourrage améliorée. Au final, il y a une plus grande proportion en azote et en minéraux, rendant leur alimentation plus digeste pour les brebis.
Ces premiers résultats ont été présentés le 11 juin à la conférence agricVoltaics de Denver aux États-Unis, mais ils ne sont que provisoires. « Les panneaux créent un microclimat, explique Théo Girardin, ingénieur de recherche au PNR AgriPV à l’Inrae. Mais selon les années, il aura un impact positif ou négatif, sur les rendements et la qualité du fourrage. Il faut avoir des données sur 4 à 5 ans ».
Des résultats qui restent provisoires{{}}
Même provisoires, ces résultats sont utiles aussi à BayWa r.e, qui va devoir fournir des données sur ses projets à l’Ademe, chargé de son côté d’évaluer les technologies d’agrivoltaïsme. Ils lui permettront aussi de mieux dimensionner ses nouveaux projets d’AGRiPV afin qu’ils respectent les trois principaux critères du décret publié en avril 2024 : 10% maximum de perte de surface agricole, 40% maximum de taux de couverture des sols par des panneaux et 90% de rendement garanti. Ce qui aujourd’hui est difficile à garantir à priori…
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Agrivoltaïsme : TSE explore le potentiel des prairies temporaires - Janvier 24, 2025 Gwénaëlle Deboutte - Document ‘pv-magazine.fr’ AgrivoltaïsmePV au solFrance
Autorisation de reproduction demandée le 25/01/2025
Un tiers des prairies en France sont dites temporaires, c’est-à-dire qu’elles alternent des périodes pendant lesquelles le terrain est en prairie et d’autres où il est en culture. TSE propose donc une solution agrivoltaïque hybride, qui répond aux exigences agricoles de ces deux configurations.
TSE, spécialiste des ombrières agrivoltaïques, a développé une nouvelle solution, qui s’adapte à la catégorie des prairies temporaires. « Nous disposons déjà dans notre gamme de produits d’une ombrière agrivoltaïque dédiée à la culture et d’une ombrière agrivoltaïque dédiée à l’élevage, indique à pv magazine France Pierre-Yves Lambert, directeur général de TSE. Or, en analysant notre portefeuille, nous nous sommes rendus compte que nous avons actuellement un grand nombre de nos projets signés ou en développement qui n’appartiennent pas à ces deux catégories mais qui sont un “entre-deux” ».
C’est ce que l’on appelle dans le jargon une prairie temporaire : selon les critères de la PAC, sur une durée de six ans, l’agriculteur doit prévoir une alternance entre des périodes pendant laquelle le terrain est en prairie et au moins une période de cultures, telles que des céréales, des légumineuses ou des protéagineuses. L’intérêt : diversifier la rotation culturale pour rendre les cultures plus résistantes et résilientes face aux bioagresseurs, ce qui permet de limiter l’apport d’intrant (engrais, pesticides…). En France, on estime que sur les 11 millions d’hectares de prairies, un tiers environ sont des prairies temporaires. Un potentiel encore inexploité.
« C’est pourquoi nous avons décidé de développer une solution hybride, dédiée aux rotations intégrant des prairies temporaires, qui s’adapte à une alternance de pâture et de cultures (fourragères ou céréalières) », poursuit Pierre-Yves Lambert. En d’autres termes, la structure métallique et les ombrières photovoltaïques sur trackers restent en place, mais c’est l’algorithme de pilotage des panneaux solaires qui se met soit en mode “culture”, soit en mode “élevage”. Pour le premier, l’algorithme pilote les ombrières en fonction des saisons et des plantes qui leur fournir un ombrage adéquat. En mode “prairie”, les panneaux sont inclinés de façon à ce que le point bas atteigne 1,8 mètre pour les bovins et 1,1 mètre pour les ovins. Dans les deux cas, l’ombrière reste compatible avec des machines agricoles nécessitant jusqu’à 15 mètres de passage.
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22 janvier 2025 Des scientifiques ont placé quatre panneaux photovoltaïques (PV) dans un tunnel à vent de 21 mètres et ont mené divers tests concernant les angles d’i...
Gwénaëlle Deboutte
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Journaliste depuis plus de 15 ans, Gwénaëlle dirige la rédaction du site pv magazine France et de sa newsletter française. Elle couvre depuis 2015 l’actualité du secteur des énergies renouvelables pour la presse professionnelle.
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Agrivoltaïsme : avis favorable à un parc de 25 hectares dans le sud Deux-Sèvres - Fabien GOUAULT - Publié le 24/01/2025 à 16h41 – Document ‘ouest-france.fr’
Le projet est porté par la société Voltalia. Près de 22 500 modules prendraient place sur les parcelles, en complément des cultures.
Près de 22 500 modules seraient implantés sur des parcelles dédiées aux cultures céréalières et fourragères. | ARCHIVES CO-LAURENT COMBET
Écouter cet article 01:59 Courrier de l’Ouest
En gestation à Asnières-en-Poitou, dans le sud Deux-Sèvres, le projet de centrale solaire agrivoltaïque du site du Mariage vient de recevoir un avis favorable à l’issue de l’enquête publique. Les conclusions de Jean-Claude Siron, commissaire-enquêteur, sont disponibles sur le site de la préfecture des Deux-Sèvres.
Ce dernier estime que ce projet répond au sens de l’intérêt général, prend en compte les préoccupations environnementales et celles liées à la transition énergétique actuelles, peut-on lire dans son rapport.
Un double usage des sols{{}}
Le dossier laisse apparaître que la zone du projet, initialement étudiée sur 56 hectares, s’est réduite à 25 hectares. Ces parcelles, propriété du GFA des Loges, sont exploitées à des fins de céréalicultures et de cultures fourragères par l’EARL La Bataille. Le porteur de projet est Voltalia.
Près de 22 500 modules ont vocation à être implantés, en 44 rangées de panneaux, sur 18 hectares. L’installation de panneaux photovoltaïques permet un double usage des sols. Les modules sont implantés d’une manière à faire coexister une production agricole et la production d’électricité solaire. En effet la disposition des modules est pensée pour laisser les engins agricoles circuler librement, relève le commissaire-enquêteur.
La production prévue est évaluée à 19.550 MWh/an, correspondant à une consommation électrique d’environ 7.500 personnes, est-il mentionné dans le rapport du commissaire-enquêteur. Ce dernier souligne qu’au moment de rendre mes conclusions, je ne peux m’appuyer sur les contributions du public qui sont inexistantes. Seule, une visite d’une personne souhaitant avoir des informations sur la localisation exacte du projet.
Cet avis favorable du commissaire-enquêteur n’est encore qu’une étape. La décision finale appartient à la préfète des Deux-Sèvres.
Solaire : entre parcs au sol et agrivoltaïsme, TSE poursuit son déploiement – Par Laurence Bottero - 24 Jan 2025, 14:53 – Document ‘region-sud.latribune.fr’
Avec une levée de 100 millions d’euros, le producteur indépendant d’énergie solaire TSE basé à Sophia-Antipolis prévoit de construire sept nouveaux parcs photovoltaïques au sol. {{}}
TSE, qui a mis au point un système de canopée agricole, revendique pouvoir baisser de 75 % le nombre de jours de stress hydrique.
TSE, qui a mis au point un système de canopée agricole, revendique pouvoir baisser de 75 % le nombre de jours de stress hydrique. (Crédits : Julien Bru)
Lors de sa création en 2016, TSE a une vision de la consommation des énergies fossiles qui ne deviendra un axe stratégique que bien plus tard. De fait, c’est en 2021 que l’entreprise connaît une accélération avec l’inauguration de celle qui est considérée comme la plus grande centrale photovoltaïque de l’Hexagone, la centrale de Merville, avec ses 152 mégawattheures (MW). Parallèlement, le producteur français se déploie aussi sur le segment de l’agrivoltaïsme et installe, l’année suivante, son premier pilote en Haute-Saône.
Depuis, les levées de fonds se succèdent : 161 millions d’euros en 2023, 220 millions d’euros en 2024 dont 100 millions d’euros en décembre dernier pour le déploiement de sept parcs au sol dans diverses régions françaises, des tours de table auxquels le Crédit Agricole et la Caisse d’Épargne ont pris part. TSE a pris le parti de couvrir toute la chaîne de valeur avec, insiste Jean-Edouard Allard, « une approche industrielle qui permet d’optimiser les processus et générer des effets d’échelle et donc de proposer une énergie la plus compétitive possible ». Une approche qui est la seule, affirme le directeur général délégué en charge des finances et de l’ESG, capable de s’inscrire dans le long terme et de répondre notamment aux besoins souverains du pays alors que la France continue d’importer 70% de son énergie.
Contexte favorable, compétitivité obligatoire{{}}
Le contexte est, par ailleurs, favorable au solaire. Au niveau européen, la programmation pluriannuelle de l’Energie (PPE) en cours doit définir le mix énergétique pour la France et devrait établir une capacité à installer de 7 gigawattheures (GW) par an.
En même temps, le Pacte Solaire, lancé en avril 2024 par l’ancien ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a défini des ambitions. Que partage TSE, signataire du Pacte et qui est, pour rappel, membre fondateur du projet de gigafactory HoloSolis, dont le permis de construire devrait être signé d’ici quelques jours pour une usine opérationnelle en 2025 en Moselle. Avec son portefeuille de 3 GW en capacité, le producteur français estime « avoir la réponse » aux besoins, soulignant par ailleurs un momentum plus technique, qui va dans le bon sens avec des panneaux solaires au meilleur rendement et aux prix moins élevés. « C’est ce qui permet à nos solutions d’être compétitives. Les experts estiment que le rendement des panneaux solaires va encore augmenter de 30% d’ici 2030 », souligne Jean-Edouard Allard, mentionnant par ailleurs que la filière solaire française devra néanmoins être accompagnée par les pouvoirs publics pour poursuivre son ascension.
Concernant un éventuel rapprochement avec Carbon, autre projet de gigafactory tricolore qui doit s’installer à quelques kilomètres de Sophia-Antipolis, à Fos-sur-Mer, aucune discussion n’est en cours, « même si nous suivrons l’évolution de Carbon avec intérêt », indique le dirigeant.
Jean-Edouard Allard croit par ailleurs à une consolidation de la filière : « l’avenir est aux acteurs intégrés ayant une démarche industrielle. Il faut être capable de proposer une électricité compétitive, élément clé pour la souveraineté de la France et seuls les acteurs en capacité de proposer cela pourront se positionner dans la durée ». TSE approvisionne par ailleurs certains industriels comme le groupe Intermarché, BioMériaux ou Albéa (emballages cosmétiques).
Une R&D basée sur la data{{}}
Autre élément de croissance, l’agrivoltaïsme, TSE ayant notamment mis au point un système de canopée agricole qui revendique pouvoir baisser de 75% le nombre de jours de stress hydrique, de 30% les besoins en eau et de 2 degrés la température lors des périodes de chaleur extrême. Basé à Bourgoin-Jallieu, ce centre de recherche et développement, doté d’un budget de 5 millions d’euros, rassemble 30 ingénieurs attelés à optimiser de nouveaux modèles d’exploitation en se basant notamment sur la donnée. Actuellement, si 4 canopées sont en exploitation, deux nouvelles devraient être opérationnelles en 2025. « Nous travaillons aussi sur du stockage, avec l’idée de le faire cohabiter avec les centrales photovoltaïques. L’objectif étant de délivrer l’énergie lorsque le client en a besoin ».
TSE, qui envisage une certification BCorp d’ici fin 2026, va donc déployer ses prochains mois, les différents parcs de son portefeuille. « Les deux premiers sites financés à l’été 2024 vont entrer en exploitation au premier trimestre 2025. Les sept parcs liés à la dernière levée de fond vont entrer progressivement en construction, pour une mise en service en 2026. »
TSE, qui ne communique pas sur son chiffre d’affaires et emploie 260 personnes, devrait faire grimper les effectifs à 280 personnes en 2025.
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Ce projet d’agrivoltaïsme interroge les riverains - Le Maine Libre - Publié le 23/01/2025 à 09h14 – Diffusé par ‘ouest-france.fr’
Samedi 18 janvier 2025, une petite trentaine de personnes se sont retrouvées au lieu-dit la Haute Gatange, à Parigné-l’Évêque (Sarthe). La première action de ce collectif de riverains.
Les riverains se mobilisent pour préserver leur qualité de vie. Malgré le froid, ils sont allés sur place, le long des champs pour mieux visualiser le projet.
Les riverains se mobilisent pour préserver leur qualité de vie. Malgré le froid, ils sont allés sur place, le long des champs pour mieux visualiser le projet. | LE MAINE LIBRE
Depuis qu’ils ont eu vent du projet d’agrivoltaïsme, ces riverains s’inquiètent. Ils sont soutenus dans leur mobilisation par l’association Nature patrimoine et paysage (NaPaPa). En cause, un projet de pose de panneaux solaires porté par Energiter, sur plus de 40 ha de terres agricoles appartenant à deux exploitations.
La préoccupation principale concerne les nuisances visuelles et la qualité de vie : On aime notre nature , entend-on. Il y a déjà assez de désagréments à la campagne, sans en rajouter.
+ Parigné-l’Évêque. « 2025 sera une année charnière »
Il faut dire que le projet est important et regroupe plusieurs parcelles de terre. Certaines habitations pourraient se retrouver bordées voire entourées de ces fameux panneaux, placés à plusieurs mètres de hauteur. Si encore ils étaient au sol, la pollution visuelle serait moindre. On aime la vue sur les champs et la forêt…….
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Réunis à Beaupréau (Beaupréau-en-Mauges, dans le Maine-et-Loire), les élus de ‘Mauges communauté’ ont voté, mercredi 22 janvier, une charte encadrant le développement des projets agrivoltaïques dans les six communes du territoire. Projets que les élus ne voient pas d’un bon œil.
Seuls les exploitants faisant de l’élevage pourront prétendre à la production agrivoltaïque.
Seuls les exploitants faisant de l’élevage pourront prétendre à la production agrivoltaïque. | ILLUSTRATION VOLTALIA
L’agrivoltaïsme fait débat. Voir fleurir sur des terres agricoles des étendues de panneaux solaires, espacés tous les 6 ou 15 mètres, inquiète les élus de Mauges Communauté, réunis en séance mercredi soir.
La délibération présentée par Régis Lebrun, en charge de l’agriculture et de l’alimentation, exprime clairement cette crainte : * Éviter les projets dits « alibi » sur les terres agricoles. Autrement dit : * Éviter des projets qui pourraient faire que nos terres ne servent plus qu’à produire de l’énergie, aux dépens de la poursuite d’une activité agricole.
Un décret « trop large »
Le décret du 8 avril 2024 autorisant l’installation de fermes agrivoltaïques est trop large selon le maire délégué de La Poitevinière. Il a donc défendu une charte encadrant leur développement sur les six communes du territoire. Charte votée à l’unanimité et très attendue selon l’élu, qui s’est dit très sollicité par les porteurs de projets. Et pour cause, les revenus annoncés ne sont pas négligeables. Dans un article daté de juin dernier, le site Agri49.fr indique que les.......
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L’agrivoltaïsme : nouvel eldorado des producteurs d’électricité, miroir aux alouettes pour les agriculteurs - Par Marjolaine Koch,Sylvain Lapoix ⸱ Publié le samedi 4 janvier 2025 à 13:23 – Document ‘radiofrance.fr/franceinter’ - Provenant du podcast Secrets d’info
Secrets d’info
1 million d’hectares sont envisagés pour installer des panneaux solaires dans des fermes, sur les cultures ou les élevages, pour produire de l’électricité. Des projets largement surdimensionnés par rapport aux besoins et qui ne sont pas une si bonne affaire que ça pour les agriculteurs.{{}}
Le soleil irradie les vallons et bosquets du sud de la Vienne ce lundi 21 octobre 2024. Réunis sur la ferme de La Combe, dans la commune d’Adriers, des agriculteurs, élus, riverains et militants se succèdent au mégaphone pour protester contre le risque de voir leurs terres et la lumière qui les baignent rachetées par un riche investisseur. L’ancien patron de Bricorama y convoite une ferme de 630 hectares qu’il souhaite en partie couvrir de panneaux solaires. “Les terres de cette ferme viennent d’être vendues à des prix astronomiques pour un projet de photovoltaïque au sol, s’insurge Éric Duputier, agriculteur d’une commune voisine et président de l’association Les prés survoltés. Résultat : ça empêche tout le monde de s’agrandir ou de s’installer. On s’aperçoit que tous ces gros investisseurs [...] mettent une pression énorme sur le monde agricole aujourd’hui alors que peut-être un dixième des projets verra en fait le jour.”
Les inquiétudes sur l’installation de projets d’énergie renouvelable ne sont pas nouvelles : éoliennes, panneaux photovoltaïques ou barrages déclenchent depuis longtemps des mouvements de résistance. Mais depuis quelques années, les zones rurales voient fleurir un nouveau genre de production électrique : l’agrivoltaïsme, combinaison dans les mots et dans le principe entre activité agricole et panneaux solaires.
Manifestation contre un projet voltaïque à Fourques (Pyrénées-Orientales) le 9 mars 2024
Manifestation contre un projet voltaïque à Fourques (Pyrénées-Orientales) le 9 mars 2024 © AFP - Arnaud LE VU
Eiffage et TotalEnergies : une bonne affaire pour les énergéticiens{{}}
L’agrivoltaïsme est un concept made in France développé à l’Institut national de la recherche agronomique et environnementale (Inrae) par Christian Dupraz, directeur de recherche, qui a publié ses premiers travaux sur le sujet en 2011 : “C’est une manière intelligente de mieux utiliser la lumière du soleil, explique-t-il à la cellule investigation de Radio France. […] Les cultures et les pâtures captent à peu près un tiers de la lumière et donc les deux tiers de la lumière du soleil qui tombent dans les champs ne sont pas utilisés pour la production agricole. L’idée était de mieux tirer profit de cette lumière en la partageant entre la production d’énergie et la production agricole.”
D’après les calculs du chercheur, le potentiel est énorme : 300 000 hectares d’agrivoltaïsme, soit 1 % de la surface agricole utile française, suffiraient à produire autant que tout le parc actuel de centrales nucléaires. Et tout cela, pour un coût bien inférieur aux panneaux montés sur les bâtiments. Une bonne affaire donc pour les énergéticiens. Parmi eux, des grands noms comme Eiffage, avec sa filiale Sun’Agri (voir la vidéo ci-dessous) ou TotalEnergies, mais aussi de nombreuses start-ups créées pour profiter de ce nouveau business.
“10 à 15 coups de téléphone par jour !”{{}}
Depuis quelques années, ces entreprises battent la campagne en brandissant de généreux contrats sous forme de bail : le promoteur agrivoltaïque propose une rémunération à l’année pour installer des panneaux sur une partie de l’exploitation.
“C’est un ami au foot qui m’a demandé si j’étais intéressé par une centrale photovoltaïque. Je me suis inscrit sur un site, la Ferme Solaire, et j’ai tout de suite été démarché par trois développeurs, nous raconte Benoît Deschamps, agriculteur bio installé dans le sud de la Vienne sur une exploitation de 150 hectares. Ce que ces gens recherchent, ce sont des agriculteurs en activité, ils veulent avoir la certitude que la production sera viable une fois la centrale installée.” Une affaire conclue en quelques semaines, dans de bonnes conditions : 55 hectares de panneaux [soit l’équivalent de 110 terrains de football, NDLR] seront installés sur des mâts pour permettre aux moutons de Benoît Deschamps de gambader à l’ombre.
Mais il arrive aussi régulièrement que des exploitants refusent les propositions, ce qui n’empêche pas les entreprises de continuer à les démarcher. C’est le cas de Noéma Belinger, éleveuse en Charente : “J’avais remarqué que lors de l’enquête d’utilité publique, ils avaient pris une photo de ma maison. Je m’y suis opposée et je l’ai fait savoir au maire. Suite à ça, j’ai reçu énormément de coups de téléphone, jusqu’à 10 ou 15 par jour, des courriers sollicitant des rencontres…”
Un témoignage auquel font écho de nombreux autres recueillis par la cellule investigation de Radio France dans les départements où l’agrivoltaïsme se développe : Vienne, Charente, Landes, Meurthe-et-Moselle… Un mouvement dont les pouvoirs publics n’ont pas encore pris la mesure car les promoteurs n’avaient pour l’instant aucune obligation de signaler leurs projets. A mesure que les contrats se concluent, les dépôts de permis de construire affluent vers les mairies.
“Ce sont des milliers de projet, peut-être même des dizaines de milliers qui sont en développement aujourd’hui sur l’ensemble du territoire, estime Antoine Nogier, co-président de l’association France Agrivoltaïsme et fondateur de l’énergéticien Sun’Agri. “Il n’y a rien de plus tentant que l’espace agricole, il est quasi illimité, poursuit-t-il. Le chiffre d’un million d’hectares a été remonté par des organisations agricoles. Mais cette course au maximum de projets est en train de créer une véritable bulle.”
Installation de panneaux photovoltaïques sur le site de Sun’Agri à la station expérimentale agrivoltaïque de Rhône-Alpes à Etoile-sur-Rhône le 8 décembre 2022.
Installation de panneaux photovoltaïques sur le site de Sun’Agri à la station expérimentale agrivoltaïque de Rhône-Alpes à Etoile-sur-Rhône le 8 décembre 2022. © AFP - Nicolas Guyonnet
Bras de fer entre les ministères de l’Agriculture et de l’Énergie{{}}
Face à ce risque de bulle qui devrait alerter les pouvoirs publics, les énergéticiens sont en position de force. Car pour réussir la transition énergétique, l’Union européenne a fixé des objectifs de production d’énergie renouvelable à tous les États pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Or, en 2020, la France a été le seul des 27 à ne pas atteindre la cible : 19 % de l’énergie consommée provenait de sources renouvelables, 4 points en dessous de l’objectif de 23 %. Un retard sanctionné par une amende de 500 millions d’euros exigés par l’UE et que la France refuse de payer.
Face à cette situation, une loi pour l’Accélération de la production des énergies renouvelables (dite loi APER) a été promulguée le 10 mars 2023. Parmi les solutions clefs mises en avant : l’agrivoltaïsme, une source importante et peu coûteuse d’énergie renouvelable dont le déploiement devait être encadré par un décret complétant la loi. Loin d’être une simple formalité, le débat pour établir les règles a duré un an, tournant au bras de fer entre les deux ministères concernés, Énergie et Agriculture, avec en arrière-plan les entreprises intéressées par ces projets.
“Il y a eu une vraie négociation entre l’ensemble des syndicats agricoles et des représentants du monde de l’énergie, explique Elsa Souchay, journaliste indépendante qui a suivi les tractations pour les médias Reporterre et Contexte. Avec comme arbitres les ministères de l’Énergie et de l’Agriculture. Et à l’arrivée, ce sont plutôt les énergéticiens qui ont tiré leur épingle du jeu.”
Le texte de loi final pose deux limites : les panneaux ne doivent pas couvrir plus de 40 % de la surface de la parcelle et la production agricole ne doit pas baisser de plus de 10 % par rapport à la normale. Un compromis qui, d’après les études disponibles, est impossible à tenir.
“La réglementation demande aux agriculteurs de faire des miracles”{{}}
“Toutes nos études à l’Inrae montrent qu’au-delà de 20% de taux de couverture, nous avons des baisses de rendement significatives pour pratiquement toutes les cultures, soupire Christian Dupraz. De ce point de vue-là, la réglementation demande donc aux agriculteurs de faire des miracles. C’est la raison pour laquelle, à l’Inrae, nous avions recommandé de mettre un plafond de 20 % au taux de couverture des installations agrivoltaïques. Ça n’a pas été suivi par la loi APER, nous craignons donc qu’en l’état, elle soit inapplicable.”
Les agriculteurs vont-ils faire les frais d’une loi ne prenant pas en compte la réalité du terrain ? Ce n’est pas ce que pense l’ex-ministre de la Transition énergétique, désormais à la Transition écologique. A l’époque de l’élaboration de la loi, Agnès Pannier-Runacher semble avoir pesé dans l’arbitrage final sur l’agrivoltaïsme. Cette dernière déclare à la cellule investigation de Radio France avoir étudié des projets avec une couverture “à 30 et 40 %” de panneaux solaires “qui augmentait singulièrement le rendement”. Pour l’affirmer, la ministre cite des “travaux de l’AFNOR” [Association française de normalisation, l’organisme qui attribue des labels en fonction de leur conformité aux normes officielles, NDLR] montrant que “deux tiers des projets avaient des taux de couverture entre 35% et 40% et néanmoins étaient en augmentation de rendement”.
Vérification faite, l’AFNOR dispose en effet depuis peu d’un label “agrivoltaïsme”. En revanche, aucun rapport ou étude n’a été produit à ce sujet par l’institut, qui ne se réfère qu’aux travaux de l’Inrae et de l’ADEME (Agence de la transition écologique). Interrogée par la cellule investigation de Radio France sur l’inexistence des sources sur lesquelles elle dit s’appuyer, Agnès Pannier-Runacher n’a pas donné suite.
“Une concurrence déloyale entre production énergétique et production agricole”{{}}
Dans le nord de la Charente, des dizaines de milliers de châssis équipés de panneaux se déploient sur les flancs du bocage du village de Chassiecq, formant un lac solaire qui ruisselle jusqu’aux haies.
Le chantier agrivoltaïque près du village de Chassiecq le 30 octobre 2024.
Le chantier agrivoltaïque près du village de Chassiecq le 30 octobre 2024. © Radio France - Sylvain LAPOIX
“C’est un projet de 31 hectares lancé par un Allemand qui a acheté 101 hectares de terre à un agriculteur qui prenait sa retraite. Et il va aller au-delà parce que la loi l’autorise à aller jusqu’à 40% de la superficie, fulmine Nathalie Mazoin, riveraine et cofondatrice de l’association Apache opposée à l’agrivoltaïsme. On a appris l’existence de ce projet par hasard, par un voisin agriculteur, un jeune qui élève des moutons. Lui aurait bien voulu pouvoir s’étendre et racheter quelques parcelles. Sauf que c’est beaucoup trop cher. Et des projets comme ça, on en trouve à Champagne-Mouton (25 hectares), Chasseneuil (30 hectares), Manneau, Saint-Maurice-des-Lyons, Lessape, Pleuville… Il y en a un peu partout en Charente.”
D’autres départements où l’agrivoltaïsme explose sont confrontés aux mêmes difficultés. C’est notamment le cas des zones d’élevage où les reprises de terre sont difficiles et les départs en retraite nombreux. Dans ces régions en difficulté, certains porteurs de projet rachètent directement les terres pour y installer un projet agrivoltaïque clef en main, au risque de bloquer l’accès à la terre.
“On voit déjà les effets complètement pervers du modèle puisque des investisseurs viennent ici pour acheter une ferme dans l’optique de la valoriser pour faire de l’agrivoltaïsme, déplore Nicolas Fortin, exploitant dans la Vienne et secrétaire national de la Confédération paysanne. Aucun agriculteur du coin ne peut mettre 8000 euros de l’hectare pour des terres qui ont un faible potentiel et sont destinées à l’élevage. On installe ainsi une concurrence complètement déloyale entre la production agricole, qui est pour nous essentielle, la production alimentaire et la production énergétique.’
Le secrétaire national de la Confédération Paysanne Nicolas Fortin devant Matignon après une réunion avec le Premier ministre, à Paris le 23 janvier 2024.
e secrétaire national de la Confédération Paysanne Nicolas Fortin devant Matignon après une réunion avec le Premier ministre, à Paris le 23 janvier 2024. © AFP - IAN LANGSDON
Et quand bien même l’activité agricole serait maintenue, certains acteurs s’inquiètent du fait que les exploitants risquent de délaisser certaines productions agricoles, moins compatibles avec la production énergétique.
Une inquiétude partagée par Nicolas Agresti, directeur des études à la Fédération nationales des Safer [Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural, le régulateur du foncier agricole, NDLR] : “Si vous êtes éleveur de brebis laitières et qu’on installe des panneaux solaires sur le terrain que vous exploitez, vous pourriez être tenté, si vous avez un revenu complémentaire, de basculer sur une production qui sera de l’ovin viande, par exemple, avec une charge de travail importante mais sans commune mesure avec celle d’un producteur laitier. Nous sommes préoccupés par le risque d’une perte de chiffre d’affaires du fait de la bascule vers de l’élevage bovin ou ovin.”
Un impact sur l’écosystème{{}}
Autre inquiétude : dans certaines régions où la population est vieillissante et où l’agrivoltaïsme se développe, il apparaît comme un complément de retraite alléchant. Mais une terre confiée à un promoteur, c’est autant d’hectares qui ne seront pas remis sur le marché du foncier agricole. Dans sa communauté de communes du sud de la Vienne dont elle est la vice-présidente, Gisèle Jean, maire de Quéaux, a vu passer ces derniers mois pas moins de 200 projets correspondant à 5000 hectares de terrains. Le profil le plus fréquent “c’est un agriculteur qui arrive autour de 60-65 ans avec une retraite assez faible, qui n’est pas sûr de trouver quelqu’un pour cultiver sa terre en contrat de fermage et même souvent, pas certain de vendre ses terres, constate Gisèle Jean. Il accepte alors un projet [photovoltaïque], trouve quelqu’un qui va mettre quelques moutons dessous, ce qui va lui permettre d’avoir une retraite correcte. Mais pour que ce soit vraiment acceptable, il faut être sûr que le projet derrière soit vraiment d’élevage. Nos terres ne sont protégées que par l’élevage.”
Ce boom de l’agrivoltaïsme ne menace pas que l’agriculture, mais aussi le milieu naturel. En 2022, la Ligue pour la protection des oiseaux a mené une étude sur l’impact du photovoltaïque sur la faune et la flore.
Ses conclusions sont claires : ces grandes installations perturbent les écosystèmes. D’abord, elles modifient l’ombre et la température sous les panneaux, gênant le développement de certaines plantes et celui des animaux. Elles ont également un effet indirect : des oiseaux s’écrasent parfois sur la surface des panneaux qui réfléchissent le sol, des insectes pondent sur ce qui ressemble à un plan d’eau… Autant de risques qui ont alerté le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) qui en juin 2024 a émis de nombreuses recommandations pour éviter que ce déploiement de l’agrivoltaïsme à grande échelle ne se fasse au détriment de la biodiversité.
“Que ça profite au plus grand nombre”{{}}
Faute d’un cadrage clair de l’État, les autorités locales se sont saisies du sujet pour tenter de proposer des solutions à leur échelle. Ainsi, la région Normandie négocie par exemple avec la chambre d’agriculture pour établir des limites à la taille des installations : “Le gouvernement impose un volume maximum total de production agrivoltaïque. Si vous avez de très grands projets sur votre territoire, vous atteignez vite ce plafond. En Normandie, nous voulons des petits projets qui ne soient pas uniquement captés par une ou deux exploitations, précise le président du conseil régional, Hervé Morin. Si ça doit être un revenu accessoire pour l’exploitant agricole, il faut que ça puisse profiter au plus grand nombre”.
Une ambition partagée par le résident de la chambre d’agriculture de Nouvelle Aquitaine, Luc Servant, qui, lui aussi “souhaite avoir plus de petits projets […] avec un partage de la valeur ajoutée derrière […] qui doit profiter au plus grand nombre d’agriculteurs.”
Or, pour le moment, on en est loin : entre les exploitants dont les projets n’aboutiront pas, les voisins qui devront subir les nuisances (visuelles, ou du fait de l’aménagement de clôtures hautes empêchant la faune de traverser les champs) sans en tirer de bénéfice, ou encore les exploitants qui risquent de voir chuter leur rémunération. Car derrière les promesses mirobolantes de 8000 euros de revenu par hectare et par an, les syndicats agricoles se préparent à avoir plutôt 2000 euros à se répartir entre les deux parties du contrat, l’énergéticien et le propriétaire, selon Olivier Dauger, administrateur de la FNSEA et co-président de France Agrivoltaïsme.
De leur côté, certains groupements agricoles expérimentent en Corrèze ou en Gironde la mise en commun des bénéfices des parcs agrivoltaïques. Un modèle que deux députés tentent de porter dans la loi via un groupe transpartisan à l’Assemblée nationale. Le socialiste Dominique Potier et le député du groupe Démocrate Pascal Lecamp imaginent un système qui ferait remonter au niveau du département une partie de ces rentes agrivoltaïques, pour redistribuer l’argent à l’ensemble des agriculteurs d’un territoire et limiter l’inflation foncière.
Reste à savoir si ces mesures d’encadrement suffiront à atténuer la déception après les grandes promesses de l’agrivoltaïsme. Au risque d’alimenter le ressentiment qui nourrit la crise profonde de l’agriculture française.
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Chroniques - Comment l’agriculture française s’est industrialisée à marche forcée L’interview de Secrets d’info 04 janvier 2025
L’équipe Benoît Collombat et al – Production :
Cellule investigation de Radio France
Analyse de cas - EP30 : Raser des forêts pour mettre des panneaux solaires. Analyse de la lutte à Cruis, Alpes-de-Haute Provence. Vidéo environ 25 minutes - Ecologie rationnelle 07 décembre 2023 écologie rationnelle
Lecture préparatoire pour découvrir le projet EP30 > https://www.ispagnac.fr/wp-content/uploads/sites/31/2024/07/AGRIVOLTAISME-L-ESTRADE_compressed.pdf
Après sainte Soline, après l’A69, une nouvelle lutte a lieu dans la montagne de Lure dans les Alpes de Haute Provence à Cruis ! Pour ce projet une forêt a été ’’rasée’’ pour laisser place à un champ de panneaux solaires. Quelle analyse peut-on en faire si on prend du recul ?
Mon ‘tipeee’ pour défendre une écologie efficace : https://fr.tipeee.com/ecologie-ration... discord : discord.gg/28x9eUeg8j Je vous recommande d’utiliser : https://tournesol.app/ pour regarder les meilleures vidéos image drone : Gaspard Malvoisin pour aller plus loin les deux tweets suivants : Photovoltaïque : peut-on se passer de parcs au sol ? Les friches, toitures et ombrières seront-elles suffisantes ? https://mastouille.fr/@DecrypteEnergi...
Quel est l’impact économique du photovoltaïque au sol ? Quel impact sur l’artificialisation ? Comment booster le PV sur toitures et ombrières pour limiter l’usage du PV sol ? https://mastouille.fr/@DecrypteEnergi... Source : opposants : amilure : https://amilure.org/actualites-enr/20... https://amilure.org/wp-content/docs/d...
https://www.gstatic.com/youtube/img/watch/yt_favicon_ringo2.png • Aux Arbres Citoyens !
elzeard lure en résistance : https://www.lureenresistance.fr/ GNSA :
https://www.gstatic.com/youtube/img/watch/yt_favicon_ringo2.png • Stop au photovoltaïque dans nos forêts !
https://www.gstatic.com/youtube/img/watch/yt_favicon_ringo2.png • Les gardiennes de Lure face au casse ...
https://cruis-citoyen.fr/2021/01/edit... champ solaire dans la montagne : https://cruis-citoyen.fr/wp-content/u... café des libertés et ZDAC qui font plein de chouettes initiatives à côté de leurs combats : / lecafedeslibertes https://ricochets.cc/Le-soleil-a-rdv-... https://lesgiletsjaunesdeforcalquier.... TF1 : https://www.facebook.com/watch/?v=193... confédération paysanne : https://www.confederationpaysanne.fr/... Collectif Citoyen pour un Autre Photovoltaïque dans les Alpes du Sud https://soupesetbobinesblog.files.wor... https://reporterre.net/Ces-panneaux-s... “Le soleil a rendez-vous avec la thune” https://www.laprovence.com/article/re... autres sources : feu de forêt : https://www.ofme.org/documents/textes... production consommation PACA : https://assets.rte-france.com/prod/pu... rendu de l’étude du site : https://www.avis-biodiversite.develop... réponse de boralex sur l’étude biodiversité : https://www.paca.developpement-durabl... énergie partagée :
https://www.gstatic.com/youtube/img/watch/yt_favicon_ringo2.png • Solaris Civis : en PACA, un grand par...
colloque Negawatt 05 : https://www.sapn05.org/wp-content/upl... étude ipsos-RTE sobriété : https://www.ipsos.com/fr-fr/modes-de-... charbonnière dans la montage de lure : https://www.rando-alpes-haute-provenc... sources calculs : https://foret.ign.fr/themes/attenuati... https://www.ouest-france.fr/environne... https://www.lepoint.fr/environnement/... https://plantruffe.oxatis.com/Files/1... https://ecotree.green/combien-de-co2-... https://www.hellocarbo.com/blog/calcu... https://www.pv-magazine.fr/2023/11/06... https://www.eiphedeix-bilan-carbone-e... Voir aussi la vidéo du réveilleur cycle du carbone :
https://www.gstatic.com/youtube/img/watch/yt_favicon_ringo2.png • Le cycle du carbone.
crédit image : projet de panneau solaire à fos sur mer : https://madeinmarseille.net/132928-fo... 0:00 introduction 01:20 projet cruis 02:44 un galaxie d’opposant 04:23 projet inutile 8:08 foret mieux que solaire 10:41 la biodiversité 13:49 ruralité vs ville 15:34 modele du solaire 18:51 le territoire 20:21 conclusion
https://yt3.ggpht.com/ytc/AIdro_mCWk1A57SzY5f-55PbRvYkqu7JwsAVlxmzmAw4fAl01w=s88-c-k-c0x00ffffff-no-rjécologie rationnelle
Source : https://www.youtube.com/watch?v=TiGXc4jmdlc
Source : https://www.youtube.com/watch?v=TiGXc4jmdlc
Annexe - Énergies renouvelables – Agrivoltaïsme - Dossiers Revue S !LENCE - 6 articles incontournables
https://www.revuesilence.net/IMG/rubon510-resp100-2.jpg
N°524 « Agrivoltaïsme. Ne tombons pas dans le panneau ! », septembre 2023Dans la gadoue agrivoltée
N°524 « Agrivoltaïsme. Ne tombons pas dans le panneau ! », septembre 2023Sun’Agri, quand l’agrivoltaïsme rencontre le numérique
N°524 « Agrivoltaïsme. Ne tombons pas dans le panneau ! », septembre 2023L’agrivoltaïsme, entre pression financière et conflits d’intérêts
N°437 « Energies renouvelables, un virage à prendre », septembre 2015Avantages écologiques des énergies renouvelables
N°437 « Energies renouvelables, un virage à prendre », septembre 2015Dérive industrielle (la)
N°437 « Energies renouvelables, un virage à prendre », septembre 2015Ecologie : qu’en pensent les acteurs du secteur ?
N°526 « Alternatives en Catalogne », novembre 2023Du solaire, oui, mais pas à n’importe quel prix
N°507 « Quelle place pour le sauvage ? », février 2022Soleil, eau, vent : vers l’autonomie énergétique de Delphine Bauer, Louise Drulhe
N°481 « Les alternatives : oasis ou leviers ? », septembre 2019À Meaux, l’eau de la Terre chauffe les maisons
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Actualités - Agrivoltaïsme – L’entreprise ‘Haut du formulaire
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Photowatt’ ferme ses portes : Encore un coup dur pour l’industrie solaire française - 24 janvier 2025 à 21h15 – Par Emilien Medrani – Diffusé par ‘cesdefrance.fr’
Panneau solaire avec un gros trou au milieu
L’annonce a l’effet d’un coup de tonnerre : Photowatt, la dernière usine française de panneaux solaires, ferme définitivement. Plus qu’une simple faillite, cette fermeture met en lumière les défaillances structurelles et stratégiques de l’industrie solaire française. Comment en est-on arrivé là ? Décryptage d’une débâcle industrielle.
Une gestion plombée par des pertes chroniques{{}}
Le site de Bourgoin-Jallieu, racheté par EDF en 2012 sous la pression gouvernementale, a accumulé des pertes abyssales : entre 20 et 30 millions d’euros chaque année. Malgré des décennies de savoir-faire et de développement technologique, Photowatt n’a jamais réussi à atteindre une rentabilité suffisante pour survivre sur un marché ultracompétitif.
La structure de coût de l’usine, combinée à une productivité insuffisante, l’a condamnée à perdre du terrain face à des concurrents étrangers capables de produire à des prix largement inférieurs. Si la volonté de relocaliser une partie de la chaîne de valeur en France était louable, elle n’a jamais été accompagnée des investissements nécessaires pour moderniser les équipements ou pour créer des économies d’échelle.
Une stratégie européenne défaillante face à la Chine{{}}
Un des facteurs déterminants de l’échec de Photowatt reste la concurrence féroce des fabricants chinois. La décision de la Commission européenne, au début des années 2010, de supprimer les barrières douanières sur les panneaux solaires a ouvert la porte à un raz-de-marée de produits chinois à bas coût. Si cette décision a bénéficié aux consommateurs en réduisant les prix, elle a laissé les fabricants européens sans défense.
Plus récemment, la stratégie protectionniste des États-Unis, qui a bloqué l’importation de panneaux chinois en 2023, a amplifié le problème. Les volumes destinés au marché américain se sont retrouvés déversés sur l’Europe, provoquant une chute des prix encore plus marquée. Face à ces conditions, Photowatt, déjà fragilisée, n’a tout simplement pas pu résister.
Des erreurs de gouvernance et d’accompagnement{{}}
Au-delà des facteurs extérieurs, des erreurs de gouvernance et un manque de vision stratégique ont également contribué à l’échec de Photowatt. EDF Renouvelables, actionnaire unique de l’usine, a semblé naviguer à vue, incapable d’articuler une vision claire pour relancer l’entreprise. Les syndicats eux-mêmes ont exprimé des réserves sur le projet de reprise proposé par la start-up Carbon, pointant des failles dans le plan industriel et des risques financiers.
En parallèle, les politiques publiques, bien que promouvant la transition énergétique, n’ont pas su apporter le soutien ciblé et efficace dont avait besoin une industrie encore fragile. Les subventions et aides ponctuelles n’ont pas suffi à compenser l’absence d’une stratégie industrielle cohérente et proactive.
Une leçon pour l’avenir de l’énergie solaire française{{}}
La fermeture de Photowatt est un revers douloureux pour l’énergie et la souveraineté énergétique française, mais elle porte aussi un message d’alerte. Si des projets de méga-usines comme Carbon et Holosolis suscitent de l’espoir, ils ne pourront réussir que si les erreurs du passé ne sont pas répétées. Une meilleure gestion des coûts, des politiques industrielles protectrices et un véritable soutien à l’innovation seront essentiels pour redonner une chance à l’industrie solaire française. En clair, on est mal !
Cette faillite est bien plus qu’un échec isolé : c’est un signal d’urgence pour repenser notre souveraineté énergétique.{{}}
À lire aussi Énergie verte : la crise imminente pour les petites centrales hydroélectriques
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Emilien Medrani - Consultant indépendant en technologies liées à la construction et l’habitat. Avec +20 ans d’expérience dans le domaine, je suis passionné par l’innovation et l’amélioration des solutions énergétiques durables pour les bâtiments et les maisons. Mon objectif est d’aider mes clients à construire des infrastructures écoénergétiques efficaces pour un avenir plus vert et plus propre.
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Actualités - Agrivoltaïsme - Sale temps pour les énergies renouvelables, bientôt bridées par l’Etat - Par Marine Godelier - Publié le 24/01/25 à 17:51 - Mis à jour le 24/01/25 à 17:52 – Diffusé par ‘latribune.fr’ - Ce contenu est réservé aux abonnés
Jeudi prochain, les parlementaires devront décider si, oui ou non, les panneaux solaires et les éoliennes sous contrat avec l’État devront s’arrêter lors des périodes de surproduction. Et ce, afin de soulager les finances publiques.
Un parc de panneaux solaires
Problème du solaire et de l’éolien : ils produisent trop à certaines périodes, et insuffisamment à d’autres. Amit Dave
Qui aurait pu prédire ? L’intermittence des énergies renouvelables, dont l’activité varie selon la météo, commence à poser de sérieux problèmes. Et ce, alors même qu’elles représentent moins de 25% de la consommation finale d’électricité en France.
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Retour au début de l’introduction
Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 27/01/2025
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