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"年蛇年春节 - Nouvel An chinois 2025 dédié au serpent 蛇 - Mythologies, représentations symboliques et religieuses du serpent : Chine, franc-maçonnerie, Bible, antiquités égyptienne et grecque, Mésoamérique (maya)" par Jacques Hallard
dimanche 26 janvier 2025, par
ISIAS Créations artistiques Symbolique Sciences
年蛇年春节 - Nouvel An chinois 2025 dédié au serpent 蛇 - Mythologies, représentations symboliques et religieuses du serpent : Chine, franc-maçonnerie, Bible, antiquités égyptienne et grecque, Mésoamérique (maya)
Jacques Hallard , Ingénieur CNAM, site ISIAS – 26/01/2025
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Le Nouvel An chinois 2025, année du serpent – Travail de Jacques Hallard au pinceau chinois avec couleurs – Janvier 2025
Le mercredi 29 janvier 2025, les communautés asiatiques célèbrent pendant 15 jours le Nouvel An chinois ou « Fête du Printemps » et l’avènement de cette année elle marquée par le signe du Serpent de bois. Ces fêtes ont lieu dans les pays suivants : République populaire de Chine (RPC), Mongolie, Taïwan (ou République de Chine, 中華民國,中华人民共和国, 1,4 milliard d’habitants), Corée du Sud (ou république de Corée 대한민국 ), République de Singapour ( 新加坡 ), République socialiste du Vietnam, Fédération de Malaisie, République des Philippines, République d’Indonésie, et dans beaucoup d’autres pays ayant des habitants de culture chinoise, dans la diaspora chinoise (ou Chinois d’outre-mer, soit des populations ayant des ancêtres chinois résidant dans d’autres pays que la Chine continentale ou Taïwan). Voir les détails par ici > https://fr.wikipedia.org/wiki/Diaspora_chinoise
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Quelques œuvres artistiques se référant au serpent :
抽象塗料黑色蛇圍繞著黑色背景生成Ai | Premium AI-generated image{{}}agrandir l’image
抽象塗料黑色蛇圍繞著黑色背景生成Ai - Peinture abstraite de serpent entouré d’un fond noir pour générer des Ai - Source
https://imgs.699pic.com/images/402/689/376.jpg!seo.v1agrandir l’image
抽象蛇形艺术插画插画图片下载-正版图片402689376-摄图网 - Source
心理解梦对梦见蛇的解释
In Interprétation psychologique des rêves de serpents - M. Mogu * Analyse du pays des rêves • 2024-04-21 20:19 : 40 • Traduction 11/01/2025 Jacques Hallard de 心理解梦对梦见蛇的解释 - Lecture 328 - Les rêves de serpents sont très courants, et les gens demandent toujours de temps en temps, donc du point de vue de l’interprétation psychologique des rêves, quelle est la signification la plus vraie de rêver de serpents ? Est-ce comme rêver d’un serpent ? Disons-vous la vérité du rêve. Nous savons qu’aucune information ne sera sans raison, en particulier les rêves qui apparaissent souvent dans notre sommeil. L’analyse de l’interprétation psychologique des rêves sur le rêve de serpents exclut une cause très importante, c’est-à-dire que je viens de voir un serpent avant de me coucher ou récemment, j’ai mangé un serpent et j’ai senti un serpent. Si c’est le cas, cela peut s’expliquer en y pensant le jour et en rêvant la nuit. Bien sûr, la façon dont vous interagissez avec le serpent dans votre rêve doit être analysée en détail… - Source
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Symbolique ou symbolisme ? - Ces mots ont plusieurs acceptions. Il est un symbolisme qui exprime un certain état primitif des civilisations, et un autre qui désigne une époque littéraire ; le symbolique qui est l’adjectif courant dérivé de symbole ne se confond pas avec la symbolique qui est un système d’histoire des religions.
农历新年 農曆新年 Le Nouvel An chinois, Nouvel An du calendrier chinois ou Nouvel An lunaire ou encore « passage de l’année » : c’est le premier jour du premier mois du calendrier chinois. La fête du printemps marque le début des festivités qui se déroulent sur quinze jours et qui s’achèvent avec la
fête des lanternes… - Célébrations : repas, mahjong, distribution d’étrennes contenues dans des enveloppes rouges, allumage de pétards… - Commence : Le premier jour d’une nouvelle lune tombe toujours –selon les années - entre le 21 janvier et le 19 février du calendrier grégorien – Fin : quinze jours plus tard - Signification : chasser les mauvaises influences et souhaiter un nouvel an de bénédiction - Type : célébration nationale et locale… - Source
Dans la culture chinoise, le serpent 蛇 a une image complexe. Il est un symbole de spiritualité, de reproduction et de longévité, mais il peut aussi représenter le mal, une force démoniaque et le danger.
En chinois, le caractère ancien pour « serpent » est « lui, ou il, ou ça ». La façon il est écrit dans le petit sceau dans l’ouvrage Shuo Wen (说文 ou 说文解字, du début du IIème siècle), révèle la forme originale du serpent, qui n’est pas la tête, le dessus d’un trésor, mais la tête d’un grand serpent … les calligraphes l’ont appelé ultérieurement ‘le crochet de la queue du dragon’. Par conséquent, ce caractère original pour serpent, « snake », « worm » : 蛇… est en fait un caractère plus tardif. 10 février 2013
Signe chinois serpent, Signe astrologique chinois serpent
Les 12 signes astrologiques chinoisSource
Symboles du serpent et du zodiaque chinois
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Symbolique et mythologie du serpent selon ‘ChatGPT’ : « Le serpent est une figure ambivalente présente dans de nombreuses mythologies et symboliques à travers le monde. Il incarne à la fois la vie et la mort, la sagesse et la tromperie, la guérison et la destruction. Dans la tradition judéo-chrétienne, il est souvent associé à la tentation et au mal, notamment dans le récit d’Adam et Ève. En revanche, dans les cultures orientales et amérindiennes, il est vu comme un symbole de transformation et de renouveau, car il mue et se régénère. En Égypte antique, il représente à la fois la protection (le cobra sur la coiffe des pharaons) et le chaos (le serpent Apophis). Chez les Grecs, Asclépios, dieu de la médecine, porte un bâton enroulé d’un serpent, symbole encore utilisé aujourd’hui pour la médecine. Dans l’hindouisme, le serpent cosmique Ananta soutient le monde et symbolise l’éternité. Ainsi, le serpent est une créature fascinante, oscillant entre le sacré et le redoutable »… « Dans les cultures amérindiennes, le serpent est un symbole puissant, souvent associé à la transformation, la renaissance et la connexion entre les mondes spirituel et terrestre. Chez les peuples mésoaméricains comme les Aztèques et les Mayas, Quetzalcóatl, le Serpent à Plumes, incarne la sagesse, la création et le renouveau. Chez les Hopis et les Navajos, il est lié à l’eau, à la fertilité et aux forces cosmiques. Certains peuples des Grandes Plaines considèrent le serpent comme un gardien des secrets sacrés et un messager des esprits. Son rôle varie selon les traditions, oscillant entre créateur bienveillant et force chaotique à respecter ».
« Le serpent associé à l’eau est symbole de fertilité et, plus largement, il est à l’origine de la vie sur terre. Positionné en cercle, il symbolise les cycles (des jours, des saisons…) et le renouveau, comme la mue du serpent. Plus rarement, le serpent est une puissance malfaisante ».
Quelle est la signification spirituelle du serpent ? – « Elle représente l’énergie sexuelle de laquelle surgit le feu alchimique transformateur et guérisseur. Le serpent est un puissant archétype de l’éveil de l’âme, de la puissance créatrice et de la réelle connaissance de Soi. Cela permet de peindre sa vie telle une réelle œuvre d’art, de découvrir sa propre Éthique ». 15 juillet 2021
Que signifie spirituellement voir un serpent ? - Les serpents symbolisent souvent la transformation, la renaissance et la guérison. Dans de nombreuses cultures, ils représentent l’abandon des anciennes habitudes et le début de quelque chose de nouveau, un peu comme un serpent qui mue. Cela pourrait être un message pour vous inciter à accepter le changement, à laisser derrière vous les comportements passés ou à entrer dans une nouvelle phase de la vie. 02 octobre 2024
C’est quoi l’esprit du serpent ? - Le culte du serpent, ou ophiolâtrie, est une dévotion aux divinités serpents. Cette tradition est présente dans plusieurs cultures anciennes, notamment dans leur religion et leur mythologie, où les serpents étaient considérés comme détenteurs de connaissances, de force et de renouveau.
Dans la Bible, le serpent est associé à la divinité Yahweh et à la magie. Dans Exode 4.1-5, le nāḥāš est le signe de la puissance de Yahweh. La transformation magique du bâton en serpent est le signe que Yahweh s’est révélé à Moïse.
Que signifie serpent en hébreu ? - Le mot hébreu נָחָשׁ (Nāḥāš) est utilisé dans la Bible hébraïque pour désigner le serpent qui apparaît dans Genèse 3:1, dans le jardin d’Éden. Dans le premier livre de la Torah, le serpent est décrit comme une créature trompeuse ou un filou, qui fait passer pour bon ce que Dieu a interdit et fait preuve d’une ruse particulière dans sa tromperie.
« L’ouroboros est un dessin ou un objet représentant un serpent ou un dragon qui se mord la queue. Il s’agit d’un mot grec ancien, οὐροϐόρος / ourobóros, formé à partir des deux mots οὐρά (queue) et βορός (vorace, glouton), qui signifie littéralement « qui se mord la queue » ; il a été latinisé sous la forme uroborus ».
Ouroboros : « c‘est un symbole alchimique, théosophique et maçonnique : l’Ouroboros est « Un-le-Tout », la totalité qui contient son Principe en elle-même. Le Roi serpent (ou le dragon) représente aussi le processus d’affinage et de transmutation grâce à son venin qui a le pouvoir de dissoudre, de transformer, de recréer ». 06 mai 2024
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/fa/Ouroboros.png/330px-Ouroboros.png
Dans la franc-maçonnerie le serpent représente la sagesse et la connaissance .17 décembre 2020
La civilisation maya est une ancienne civilisation de Mésoamérique principalement connue pour ses avancées dans les domaines de l’écriture, de l’art, de l’architecture, de l’agriculture, des mathématiques et de l’astronomie. C’est une des civilisations précolombiennes les plus étudiées avec celles des Aztèques et des Incas… - Dans la mythologie maya, les serpents sont décrits comme étant les véhicules par lesquels les corps célestes, tels que le soleil et les étoiles, traversent le ciel. La mue de leur peau en faisait un symbole de renaissance et de renouveau. Ils étaient si vénérés que l’une des principales divinités mésoaméricaines, Quetzalcoatl, était représentée comme un serpent à plumes (littéralement « quetzal-serpent », c’est-à-dire « serpent à plumes de quetzal », en nahuatl), nom donné, dans le centre du Mexique… l’une des principales divinités pan-mésoaméricaines.
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Ce dossier est centré sur des représentations artistiques, symboliques et religieuses relative au serpent et les articles sélectionnés sont mentionnés avec leurs accès dans le sommaire ci-après
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- Culture chinoise - On considère que l’ancien mot pour le serpent (’le prédécesseur du dragon’) est « lui, il ou ça » – Traduction du 10 janvier 2025 par Jacques Hallard d’un article intitulé 被認為「龍的前身」- 蛇古體字是「它」-大陸中心/綜合報導 Centre de la Chine continentale/Synthèse de 2023 –Extraits choisis ‘ETtoday’
- Mythologie chinoise - Les totems de Fuxi et de Nuwa : un serpent combinant à la fois une divinité et un démon dans la culture populaire chinoise – Traduction du 11 janvier 2025 par Jacques Hallard d’un article intitulé 中华文化中兼具神格与妖格的蛇 – Document ‘kepu.net.cn’
- L’Histoire derrière le symbole du serpent dans la culture chinoise - 2013-02-19 – Document ‘french.visitbeijing.com.cn’
- A propos du serpent et des représentations de Fuxi et de Nuwa dans la mythologie chinoise – Extraits d’un article de revue : « La franc-maçonnerie et la Chine » - Propos sur quelques fondamentaux - Par Che Bing Chiu
- Le symbole du serpent dans la franc-maçonnerie – Un extrait de la documentation ‘ledifice.net’ – Planche signée MB – Avec modifications mineures de Jacques Hallard
- Une approche maçonnique : « Le serpent, notre ancêtre » - Par Gilbert Garibal - 30 décembre 2023 – Document ‘450.fm’ - Psycho-Socio
- Le serpent : symbole du mal ou de la résurrection ? – Document ‘interbible.org
- Le Serpent biblique : modes d’emploi ou « quand la Bête fait l’Ange » - Par Claude-Gilbert Dubois - L’Esprit du temps Pages 11 à 24 – Publié par ‘shs.cairn.info’
8bis. Nahash (en hébreu נָחָש) : le serpent dans la Bible selon Wikipédia
- Un point de vue - Le feu sacré de la Kundalini et la Prophétie du serpent - Dalila Baha - 15 juillet 2021 – Diffusé par ‘savoir-animal.fr’
- Dans les spires du serpent : le rite de passage dans l’iconographie de l’avant-garde - MARIA RUBINS - Université Toulouse - Jean Jaurès
- Symboles du Caducée – Vocabulaire médical
- Caducée – Article Wikipédia en anglais
13.Spiritualités - Quelle est la signification spirituelle des serpents ? – D’après ‘Centre d’excellence‘ - [Document de nature ésotérique, peu renseigné sur le site source et dans le style d’une communication commerciale]
14. Le Serpent à plumes selon Wikipédia
15.La Vision Serpent d’après Wikipédia
16.Autres œuvres artistiques représentant un serpent
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Culture chinoise - On considère que l’ancien mot pour le serpent (’le prédécesseur du dragon’) est « lui, il ou ça » – Traduction du 10 janvier 2025 par Jacques Hallard d’un article intitulé 被認為「龍的前身」- 蛇古體字是「它」-大陸中心/綜合報導 Centre de la Chine continentale/Synthèse de 2023 –Extraits choisis ‘ETtoday’
Cette année (2025) est l’année du serpent : les ‘Nouvelles de Pékin’ ont rapporté que le serpent est considéré comme l’un des totems les plus puissants dès le début de la présence des populations en Chine et qu’il est considéré comme le prédécesseur du légendaire dragon. [Voir en rappel : ’龙年春节 Nouvel an chinois 2024 dédié au dragon oriental (中国龙) avec le Chi Gong Bagua 气功八卦 (Qi Gong 气功 ou 氣功) dit ’des huit trigrammes’’ par Jacques Hallard ]
La façon dont il est écrit dans le petit sceau du Shuo Wen (说文), (ouvrage du 2ème siècle), révèle la forme originale du serpent, qui n’est pas le dessus d’un trésor, mais la tête d’un grand serpent, et ce qui suit « Le poignard est le corps et la queue du serpent », que les calligraphes ultérieurs ont appelé ‘le crochet de la queue du dragon’. Par conséquent, ce caractère original pour serpent, 蛇, ou « snake », « worm »… est en fait un caractère plus tardif.
Dans les mythes et les légendes, on dit qu’une une fois qu’une infestation de rats sur les prairies avait provoqué un désastre et qu’elle avait menacé la vie des gens, le serpent avait courageusement anéanti l’infestation de ces rongeurs et, en même temps, il leur avait donné la capacité de soigner et de guérir de nombreuses maladies.
Les divinités étaient profondément reconnaissantes et elles lui ont alors donné la sixième place dans les signes du zodiaque, et en raison de sa ressemblance au dragon, il était connu sous le nom de ’petit dragon’.
Dans le langage actuel, on parle bien du serpent, 蛇 qui provient d’une sorte de ver, comme une queue recourbée. Dans les temps anciens, il habitait dans les herbes et les gens pouvaient en souffrir… À l’époque préhistorique, si des gens marchaient sur sa queue, le serpent constituait un ennemi majeur pour la survie des êtres humains.
Dans la langue parlée moderne entre parents et amis qui se rencontrent, ils se saluent ; ’Comment vas-tu ? - Ils répondent ’Sans ça’, ce qui signifie ’sans serpents’ (sans risque ni danger) !
▲Peinture sur soie de la dynastie Tang, figure de Fuxi Nuwa avec tête humaine et corps de serpent. (Photo tirée des Nouvelles de Pékin)
Certains experts pensent aussi que les dragons sont faits de serpents comme corps principal ’ acceptant les pieds des bêtes, les poils des chevaux, la queue des hyènes, les cornes des cerfs, les griffes des chiens et les écailles et moustaches des JH2025-01-10T22:23:00J
poissons’.
Dans les mythes de la création de la Chine et de l’Occident, le ’serpent’ joue un rôle important. Par exemple, la Bible écrit qu’Eve a été tentée par un serpent pour manger des fruits qui pouvaient distinguer le bien du mal, provoquant la colère de Dieu qui l’a chassée du jardin d’Eden.
Les générations ultérieures de théologiens ont eu du mal à analyser pourquoi les serpents sont apparus dans le monde parfait créé par Dieu pour causer du mal chez les êtres humains. Selon l’explication de Saint Augustin, Dieu a donné aux gens la liberté de choisir le bien ou le mal. Par conséquent, bien que les serpents causent le mal, ils apportent également une sorte de liberté originelle, de choix entre le bien et le mal….
ETtoday – Référence : https://www.ettoday.net/news/20130209/163597.htm
Mythologie chinoise - Les totems de Fuxi et de Nuwa : un serpent combinant à la fois une divinité et un démon dans la culture populaire chinoise – Traduction du 11 janvier 2025 par Jacques Hallard d’un article intitulé 中华文化中兼具神格与妖格的蛇 – Document ‘kepu.net.cn’
Dans la culture chinoise, les serpents ont des qualités à la fois divines et démoniaques.{{}}
http://www.kepu.net.cn/zt/snakeyear/pic/7_1.jpg
Le totem du dragon ou du serpent de la culture chinoise a les caractéristiques de neuf sortes d’animaux, et son corps principal, est dominé par les serpents.
De nombreuses habitudes des dragons se retrouvent aussi chez les serpents : ils vont également à l’ombre des serpents, et ils entrent aussi dans le sol et vont dans l’eau. Dans les anciennes légendes chinoises, les ancêtres de l’humanité, Fuxi et Nuwa, étaient frères et sœurs à tête humaine et avec des corps de serpent. Pour que l’humanité continue à se reproduire, ils sont devenus mari et femme…
Dans les temps anciens, les motifs sur de nombreuses pierres tombales et couvertures de cercueils étaient ceux de Fuxi Nuwa, qui étaient comme la fin d’un cycle, signifiant la mort et la renaissance.
[Addenda - Xuanwu (玄武) ou Xuandi ( chinois :玄帝 ; pinyin : Xuándì ), également connu sous le nom de Zhenwu (真武, littéralement « vrai guerrier » ou « vraiment vaillant » ) ou Zhenwudadi (真武大帝), littéralement « véritable grand empereur martial » ou « vraiment vaillant grand empereur » ), est une divinité vénérée dans la religion chinoise , l’une des divinités de rang supérieur du taoïsme . Il est vénéré comme un dieu puissant, capable de contrôler les éléments et capable de grandes magies. Il est identifié comme le dieu du nord Heidi (黑帝, littéralement « empereur noir ») et est particulièrement vénéré par les artistes martiaux . Il est le dieu patron du Hebei , du Henan , de la Mandchourie et de la Mongolie . Alors que certains Chinois Han (aujourd’hui les peuplesCantonais et Fujianais actuels ) ont migré vers le sud depuis le Hebei et le Henan pendant la période Tang - Song , Xuanwu est également largement vénéré dans les provinces du Guangdong , du Guangxi et du Fujian , ainsi que parmi la diaspora d’outre-mer .
Statue de Zhenwu ou Xuantian par Zheng Yongtai ( Penghu
Une peinture Ming de Xuanwu dans sa position de Xuantian Shangdi (empereur suprême du ciel sombre), assis sur un trône de pierre dans les nuages, entouré de serviteurs et de maréchaux divins
Depuis que l’ empereur usurpateur Yongle de la dynastie Ming a prétendu avoir reçu l’aide divine de Xuanwu lors de sa campagne réussie de Jingnan contre son neveu, il a fait construire un certain nombre de monastères taoïstes dans les montagnes Wudang du Hubei , où Xuanwu aurait atteint l’immortalité.
Référence : https://en-m-wikipedia-org.translate.goog/wiki/Xuanwu_(god) ?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sc ]
La grande divinité du taoïsme chinois, Xuantian, a marché sur la tortue et le serpent. Le ’Xuanwu’, l’une des quatre bêtes sacrées, est l’image de l’unité de la tortue et du serpent. Parmi les ’ cinq immortels ’consacrés par le peuple, le serpent immortel est appelé le’ Liuxian’, et l’image se situe entre le démon et l’immortel.
Les serpents ont beaucoup d’images de monstres en Chine, et certaines œuvres de Zhiyi racontent des histoires de culture raffinée liées aux serpents.
Le serpent blanc et le serpent vert mentionnés dans le célèbre folklore chinois ’La Légende du Serpent Blanc’ sont des représentants célèbres du démon serpent avec une personnalité humaine.
Il y a aussi de nombreuses histoires de monstres sur le thème des serpents dans le roman de Zhiqi ’Liaozhai Zhiqi’.
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Source : http://www.kepu.net.cn/zt/snakeyear/7_1.html
L’Histoire derrière le symbole du serpent dans la culture chinoise - 2013-02-19 – Document ‘french.visitbeijing.com.cn’
Comme une tradition, le peuple chinois se salue avec des mots propices - à laquelle les animaux du zodiaque sont généralement liés - pendant le Nouvel An chinois lunaire. Certaines années sont faciles, comme l’année du Tigre, qui représente le pouvoir et la force. Sheng long huo hu, ou ’dragon vitale et tigre vigoureux ’ en chinois, est souvent utilisé pour décrire les personnes qui sont énergiques et pleines de vie. L’année du Buffle est synonyme d’être productive et couronnée de succès, car l’animal représente un travail dur, ou tout simplement un marché en hausse.
Le chien est loyal, le singe est intelligent, et que le coq chante. Même l’année du cochon n’est pas un problème, car la créature roulant dans la boue symbolise la fortune dans la culture traditionnelle chinoise.
Cette année, cependant, le calendrier lunaire a jeté un défi majeur : l’année du Serpent. Il est difficile pour les gens d’obtenir de bonnes impressions de la pluie, et de ce reptile écailleux, parfois mortel. Des idiomes chinois, expressions et dictons anciens, liés aux serpents sont souvent négatifs. Par ailleurs, l’image des serpents - long, sournois et sans jambes - est difficile à rendre en forme dans les bandes dessinées.
Néanmoins, le serpent joue un rôle important dans la mythologie et du folklore de la Chine. Selon une légende bien connue, l’Empereur de Jade, dieu puissant de la vie dans le ciel, un jour décida qu’il devrait y avoir une façon de mesurer le temps. Ainsi, il invita toutes les races d’animaux, et affirma que chaque année du zodiaque chinois serait nommée en l’honneur et dans l’ordre des 12 premiers animaux.
Le serpent a terminé sixième, juste après le Dragon, l’un des signes les plus puissants dans le zodiaque chinois, et avant que le Cheval, la Chèvre, le Singe, le Coq, le Chien et le Cochon.
Les gens nés dans l’année du serpent ont l’esprit vif, ils sont intelligents, charmants, vifs et drôles. Ils ont un excellent goût et sont de bons amis, généreux et loyaux.
Il y a beaucoup de personnages célèbres nés dans l’année du Serpent, dont John F. Kennedy, le 35e président des États-Unis qui est né en 1917, l’artiste Pablo Picasso, né en 1881, et Audrey Hepburn, l’actrice britannique qui est née en 1929.
Nu Wa, le créateur de l’humanité selon une légende chinoise, était une déesse mi-femme mi-serpent. N’ayant pas de jambes, elle avait une queue de serpent et se glissa dans le ciel. Quand un mauvais esprit brisa la voûte du ciel, c’était Nu Wa qui recolla le ciel avec la pierre de fusion. Elle prit une poignée de terre, la mélangea avec de l’eau et une figure moulée à sa ressemblance. Comme elle en avait besoin la figure s’anima et devint le premier être humain.
D’autres légendes affirment que le serpent est l’étape antérieure du dragon, symbole des empereurs et par suite la puissance et la majesté. Après avoir vécu pendant 1000 ans, un serpent se transforme en dragon. Mencius, philosophe chinois qui a été sans doute le plus célèbre après Confucius et confucianiste lui-même, pensait que le serpent était au même niveau que le dragon.
La Légende du Serpent Blanc est un autre célèbre conte chinois antique. Il raconte l’histoire d’un serpent blanc transformé en une femme et qui est tombé amoureux d’un homme. Après qu’ils se sont mariés et ont eu un fils, un moine bouddhiste a découvert son secret et le serpent blanc resta piégé dans une pagode. Mais les dieux ont été émus par l’amour entre mère et fils, mari et femme, et ont fait s’effondrer la pagode, ce qui a permis à la famille de se réunir. Le serpent blanc est devenu un symbole de la beauté, de l’amour et de la liberté, et apparaît fréquemment dans les romans et opéras.
Le cycle du zodiaque a été également utilisé pour indiquer l’heure et la direction dans les temps anciens. Par exemple, le rat symbolise la période de 23 heures-une heure, et le cheval, 11 heures-13 heures. Pour les points cardinaux, le rat indiquait le nord et le cheval le sud.
Certains croient que les gens partagent une personnalité semblable et le caractère de l’animal de l’année où ils sont nés, et différents animaux du zodiaque sont plus compatibles que d’autres.
Chaque année, autour de la Fête du Printemps, les gens se rassemblent dans les temples taoïsme, comme Baiyunguan, le plus vieux temple taoïsme à Beijing, afin de prier pour la paix et la bonne fortune. Ils envoient leurs messages aux dieux en brûlant les charmes jaunes où sont écrits leurs souhaits en offrant des sacrifices au temple, en général des fruits et des bonbons.
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Source : https://french.visitbeijing.com.cn/article/47DYkNeyt3v
A propos du serpent et des représentations de Fuxi et de Nuwa dans la mythologie chinoise – Extraits d’un article de revue : « La franc-maçonnerie et la Chine » - Propos sur quelques fondamentaux - Par Che Bing Chiu{{}}
Sujet déjà abordé dans ce dossier : Symbolique chez les Francs-maçons et chez les Hongmen ’Mei Sheng Hui’ (phonétique de l’anglais mason) en Chine - 三点即一切 - 中国共济会和洪门中的象征主义’ par Jacques Hallard
Rétrospective - Des convergences troublantes existent entre les mythes, les contes et légendes, la pensée chinoise et la franc-maçonnerie. « Dans ce texte, Che Bing Chiu en désigne quelques-unes, s’attachant à des figures de l’histoire chinoise, dont la notoriété est venue jusqu’à nous. Rappelant que la franc-maçonnerie a été présente en Chine pendant deux siècles, il conclut son article en s’interrogeant sur la forme que devrait avoir une maçonnerie libérale et adogmatique pour y trouver sa place, au moment où l’on voit celle-ci prendre son essor en Inde, en Thaïlande ou à Hong Kong. Une question à laquelle réfléchit le Grand Orient de France dont les deux loges de mission Lumière de Chine et Samarcande organisent le 28 novembre à Paris une tenue dont le titre est « l’Asie n’est plus un désert maçonnique », puis le 26 avril 2018, une autre tenue « Vers le Grand Orient d’Inde ». Ces deux événements sont annoncés au Temple Groussier, en l’hôtel du Grand Orient de France, rue Cadet… » - Source JH2025-01-11T10:59:00Jxtrait
https://shs.cairn.info/revue-la-chaine-d-union-2017-4-page-20?lang=fr#no8
Extrait - Le couple mythique de la civilisation chinoise : Fuxi, le Civilisateur, inventeur des trigrammes et de l’écriture, et Nüwa, la Créatrice, qui remit en œuvre la voûte de l’Univers effondrée. Si la représentation peut différer suivant les époques et les localités, le plus souvent ces figures mythiques sont représentées tenant l’équerre et le compas.
Fuxi et Nüwa, les ancêtres légendaires des Chinois, tenant l’équerre et le compas. Estampage sur pierre, dynastie des Han (206 av. J.-C.-220).{{}}
In La franc-maçonnerie et la Chine - Propos sur quelques fondamentaux - Par Che Bing Chiu – Source : https://shs.cairn.info/revue-la-chaine-d-union-2017-4-page-20?lang=fr&tab=auteurs
Le symbole du serpent dans la franc-maçonnerie – Un extrait de la documentation ‘ledifice.net’ – Planche signée MB – Avec modifications mineures de Jacques Hallard
[Planche, plancher v. intr. - Dans la plupart des loges françaises ou reprenant les usages français, conférence ou dissertation présentée en loge. Suivant les pays, rites et degrés, cette dissertation est appelée « travail », « planche », « morceau d’architecture » ou d’autres expressions. Les planches sont souvent suivies de commentaires. Cette pratique est extrêmement marginale dans les loges des pays anglophones. Par extension, tout écrit lu en loge, comme un courrier, désigne aussi les lettres que s’échangent les francs-maçons. Le verbe intransitif plancher signifie « préparer ou exposer une dissertation »64…] Source ]
Le savez-vous mes FF ? C’est grâce au serpent que la ceinture de notre tablier se ferme.
Le serpent est donc, n’en doutez pas un symbole maçonnique.
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On a tout entendu sur le serpent et en premier lieu, que c’est un animal dont il convient de tenir compte, et ce, depuis le début de l’humanité, voir depuis Adam et Eve.
Je vais donc essayer de vous brosser le portrait de cet animal à sang froid et vous allez voir qu’il est présent partout, et pas toujours en mal.
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Suite à mes recherches et la rédaction de cette planche, je ne sais pas dire si le serpent est animal bénéfique ou maléfique. Je vais donc, à la fin de cette planche, vous demander de m’aider à trancher. Si notre VM le permet, je vous demanderais de voter.
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Comme je l’ai dit plus avant, c’est grâce au serpent que la ceinture de notre tablier se ferme. (Sauf pour JC M dont la femme, m’a-t-il dit, a remplacé son serpent par un clip.)
Il est donc nécessaire de chercher pourquoi depuis des lustres, le serpent a été choisi comme symbole pour faire partie de notre tablier de Franc-Maçon. C’est un symbole dont on n’évoque jamais la présence ni l’utilité. Sans doute en raison du fait qu’il est placé à l’arrière, comme si on ne voulait pas le montrer. Pourtant, nous le portons, mais on n’en parle pas. Dans mes recherches en Franc Maçonnerie, aucun écrit ne parle de lui.
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Le serpent - C’est le nom donné à une classe de reptiles sans membre qui rampe sur la terre. Le serpent était le plus fin de tous les animaux. Mais qu’avait-il fait pour qu’Epiméthée, le frère de Prométhée, qui a tout donné aux animaux, ne donne rien à ce reptile ? Nul ne sait.
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Pour mémoire :
Dans la mythologie grecque, Épiméthée (en grec ancien « c’est celui qui réfléchit après coup ») est un Titan, fils de Japet et Clymène, frère d’Atlas, de Ménétios et de Prométhée.
Pour l’anecdote et dans notre littérature - La Fontaine, dans une de ses fables raconta qu’un serpent affamé, entra dans la boutique d’un horloger et ne trouva qu’une lime d’acier qu’il se mit à ronger. Molière, dans le bourgeois gentilhomme dit : « que l’on vous donne la force du lion et la prudence du serpent ». Racine dans Andromaque (Acte 5 scène 5) : La réplique d’Oreste à Pylade alors qu’Hermione vient de se suicider sur le corps de Pyrrhus. « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? » Cette allitération représente bien les dangers du serpent.
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Dans la mythologie grecque et romaine, les serpents étaient un attribut des Furies, ces filles de l’enfer, divinités infernales chargées d’exécuter les sentences des juges.
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Les Egyptiens ont beaucoup utilisé le serpent dans leurs écritures. La reine portait un cobra dressé sur sa coiffe en symbole de fertilité. Le serpent crachait le soleil au matin à l’orient puis l’avalait le soir à l’occident. Il avait pour tâche de le ramener à l’orient le matin suivant. Il était aussi celui qui faisait couler l’eau nécessaire pour avoir de bonnes récoltes. Il désignait le temps, le siècle et toutes sortes de révolution il était représenté par un serpent qui se mord la queue en formant un cercle.
Ce symbole nommé en grec ancien l’ouroboros : a été repris en maçonnerie.
Dans toutes ces représentations Egyptienne, il n’est que bénéfique. Et pour faire peur - On dit que Moïse éleva un serpent dans le désert, dont la vue guérissait les Israélites mordus par des reptiles. Dans le film les 10 commandements, on se souviendra de cette scène quand Moïse, encore lui, jeta son bâton qui se transforma en serpent devant Pharaon.
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Les allégories
Dans toutes les civilisations au sud du globe, il représente la fécondité. Pour avoir des enfants, on allait jusque fouetter la croupe d’une femme avec la queue d’un serpent ou encore, il fallait en cacher ou en faire passer un sous son lit. Le serpent est aussi une allégorie de l’envie que Alexis Piron dans « La Mértromani » qui comme chacun sait est une comédie en 5 actes et en vers fait dire : « j’en croirais quelque chose à son rire moqueur. Le serpent de l’envie a sifflé dans son cœur »
Dans les armoiries, le serpent est peu représenté. Il sert à désigner le duché de Milan avec l’ours, plus tard, l’aigle et le serpent ont laissé la place à la salamandre.
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Dans la genèse, il est dit : Le seigneur viendra, avec sa grande épée pénétrante, pour punir Léviathan, ce serpent immense avec ses divers plis et replis. Qu’avait-il donc fait lui aussi ?
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Vulgairement, on peut le dire ici puisque la gent féminine n’est pas présente sur nos colonnes, on dit d’une méchante femme : C’est une vipère ou elle a une langue de serpent. Et encore : Jjai réchauffé un serpent dans mon sein dit-on quand on a fait du bien à un ingrat. On dira aussi, le serpent est caché sous les fleurs pour évoquer les choses dangereuses.
Pour mémoire, la langue du serpent est une langue bifide. Encore aujourd’hui, dans certains pays, c’est un symbole de renaissance et de fécondité car il perd sa peau qui fait penser à la mort et il semble renaitre après cette mue. D’autre évocations du serpent sont plus neutres - On peut parler du serpent de mer, de la constellation boréale, sans oublier le serpent dragon en chine.
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N’oublions pas le serpent à plumes (traduction de Kukulkan en maya et Quetzalcoatl en nahuatl) qui est une divinité dont le culte était très répandu en Mésoamérique. Les plus anciennes représentations iconographiques de cette divinité datent du début de la période classique, vers 150 apr. J.-C., dans l’art public de Teotihuacan, notamment dans les peintures murales mais pourtant, son culte remonte à 1500 ans avant JC.
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En alchimie, le serpent, c’est le mercure ; pour les alchimistes, les 2 serpents sont les 2 principes que l’on doit unifier quels qu’ils soient et il faut donc pour eux concilier :
- Force et volatil ; - Soufre et mercure ;
- Chaud et froid ; - Sec et humide
Ces principes se réalisent dans l’axe du caducée qui devient alors l’or philosophale.
Un serpent plus connu, ou plutôt deux, sont ceux du caducée. Je trouve que son histoire est belle. Dans la mythologie grecque, le caducée est devenu un attribut du Dieu Hermès. Un jour, Hermès qui se promenait avec une baguette de laurier ou d’olivier, vit deux serpents dressés sur leur queue qui se battaient férocement à grands renforts de sifflement. Il s’approcha pour les séparer en tendant sa baguette : alors les serpents s’enroulèrent autour de la baguette et se figèrent dans cet état. On nomma cela un caducée. Après cela, ces serpents sont devenus salvateurs. Hermès se servit de ce caducée pour guérir des morsures de serpent. De nos jours, la vraie représentation du caducée est celle formée de 2 serpents enlacés autour d’un axe dont le nombre de croisements est souvent cinq et qui ajouté au point de rencontre tête et queue constituent ainsi 7 points. … Si ce n’est pas maçonnique ça ?
Chez les Pygmées le serpent est comme une ligne sans fin ni commencement,
Pour René Guenon, le symbolisme du serpent est lié à celui de la vie : En effet en arabe le serpent ; c’est « el hayaah » et la vie « el hayat ».
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C’est la religion catholique qui a diabolisé le serpent avec sa représentation d’Adam et Eve croquant la pomme dans le jardin d’Eden. Le serpent ne serait-il pas ici un initiateur et Eve la 1ére initiée, car la pomme peut être prise ici comme le fruit initiatique et serait donc le symbole de l’amour.
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Pour nous maintenant, le serpent c’est le tentateur de l’Eden avec Adam et Eve.
C’est donc pourquoi selon Wirth le serpent est maudit … à tort … car c’est selon lui, grâce au serpent que nous ne sommes plus des bêtes… Rendez-vous compte et imaginez la scène : Si elle n’avait pas croqué la pomme, nous serions ici, tous tout nus sous notre tablier.
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Mais la plus belle des histoires de serpent n’est pas celle-là. Pour ma part, je préfère le conte de Goethe : Le serpent vert. Tous maçons qui ont lu cet ouvrage s’accordent à dire que c’est un ouvrage maçonnique. Pourtant, dans aucune phrase de ce roman, on n’évoque la maçonnerie et ce mot n’est pas écrit. C’est un ouvrage que je vous recommande pour y découvrir nombre de symboles maçonniques. Goethe dans « Le serpent vert » décrit un serpent vert qui circule dans les grandes herbes. Il a avalé des pièces d’or, ce qui le rend lumineux donc porteur de la lumière. Dans ce paysage, coule un large fleuve, que l’on devine être celui de la connaissance. Ce fleuve n’a pas de pont et pour passer de l’autre côté de ce fleuve, il faut faire appel à un passeur. Il est là, matin et soir, puis l’on s’assoit sur l’ombre de la nuque de ce géant. Il tourne le dos au soleil et ainsi, fait passer votre ombre sur l’autre rive …. Belle image n’est-ce pas ? Le serpent vert voyant cela se sacrifiera pour sauver le monde en se transformant en pont qui reliera les 2 rives du fleuve de la vie.
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Pour conclure
Il y a donc des serpents bénéfiques et d’autres maléfiques
Ces 2 types de serpents s’affrontent et se neutralisent comme deux forces opposées et égales le font. Alors mes TCF - Qu’en pensez-vous ? - J’ai dit VM - MB
L’Edifice Edition
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Source : https://www.ledifice.net/7082-3.html
Gilbert Garibal
Après le fruit défendu… Il convient d’appréhender prudemment les symboles et de toujours avoir conscience des vagabondages imaginaires qu’ils peuvent entraîner, hors d’un contexte donné. S’il est un animal à même d’enflammer l’intellect, c’est bien le serpent ! Pour mieux aborder et comprendre les légendes centrées sur le serpent, il est judicieux d’aller à sa rencontre dans la Bible : celle-ci nous offre en même temps, l’histoire poétisée de notre origine ! En attendant que de son côté, la science nous en dise plus sur l’irruption du vivant…
Depuis le temps biblique où le serpent symbolise l’incarnation du démon et tente Eve au Paradis terrestre, cet animal rampant et zigzagant sur le sol, fait peur. Pourtant, dans d’autres cultures, il lui est attribué des pouvoirs bénéfiques. De la sorte, il symbolise aussi le Bien et le Mal.
Le serpent est désigné sous le terme hébreu de « Nahash » dans ce livre saint qu’est la Bible. Il y fait même l’objet d’une trentaine de citations. Incontestablement, le serpent évoque une double ambivalence, outre les précités Bien et Mal, à la fois également la Vie et la Mort.
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Dans la Genèse, tout commence avec ce serpent, blotti dans un buisson du jardin d’Eden. Doué de la parole, il y séduit donc Eve, la première femme, en l’incitant à cueillir sur l’arbre de la connaissance – arbre précisément du Bien et du Mal – le « fruit défendu » parmi les autres, et à le manger. Eve, non seulement le mange mais le partage avec Adam. Résultat : Ils sont tous les deux expulsés du jardin d’Eden et le serpent lui-même est également puni. Des pattes devaient lui venir, mais il en est privé pour sa faute : il est ainsi condamné à se mouvoir sur le ventre et à se nourrir de poussière toute sa vie ! Et exposé à avoir la tête écrasée par le pied de l’homme en permanence…qu’il peut toutefois mordre au talon pour se défendre. Et lui inoculer son venin mortel ! Privés de l’arbre de vie, errant sur la terre sans protection divine, Adam et Eve sont rendus mortels. Le fruit défendu qu’ils ont absorbé n’est pas désigné dans les textes : c’est le plus souvent la pomme qui a été choisie en Europe parce que le pommier y est un arbre fruitier très répandu. Mais selon les régions, une poire, une figue ou une grenade (en Arménie) figurent sur les illustrations bibliques.
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A noter qu’en latin, le terme malus désigne aussi bien un pommier aux beaux fruits qu’un arbre toxique, donc interdit. Une métaphore s’est construite sur cette confusion : la pomme est devenue à la fois le fruit tentateur (l’acte sexuel) mais qu’il ne faut pas consommer, en tant que symbole même du péché de chair ! Pourtant dans ce texte de la Genèse, Dieu marie Adam et Eve et leur ordonne de se multiplier. Ce qui signifie que l’acte sexuel est donc réservé uniquement aux époux. Et que le péché de chair désigne l’acte adultère. Reste que la faute première d’Eve continue d’être portée par Adam : le morceau de pomme qu’elle lui a fait croquer …est resté coincé dans sa gorge (cartilage thyroïde) sous le nom de pomme d’Adam !
Longtemps après ces descriptions poétiques de la Bible, la science s’interroge toujours sur l’origine du Vivant ! Et pour ce qui est de l’Homme, dernier arrivé dans la chaîne animale, la tentation est grande, par le biais de l’évolution, et après moult mutations, de le faire surgir du serpent ! Jusqu’à nous doter d’un cerveau reptilien enfoui dans notre boite crânienne. Il signerait ainsi notre parenté avec cet animal rampant, et du même coup, un premier statut horizontal pour le genre humain.
Que représente d’ailleurs ce serpent, imagination aidant, sinon effectivement, à nos pieds d’européens, au hasard d’un chemin de campagne, l’irruption et la vision glaçante de notre commencement d’homme, au début du processus génétique ?!
Couleuvre ou vipère, cette créature étirée et froide, molle et horizontale, ce cylindre d’écaille, apparemment inachevé, sans patte, sans poil, sans plume, qui ondule, qui se tortille sur le sol, c’est moi, c’est toi, mon Frère, ma Soeur !!
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Cette petite tête triangulaire, à la langue rétractile et fourchue, c’est la mienne, c’est la tienne, à l’origine des temps. Cette sorte de forme excrémentielle vivante condamnée à ramper, qui cherche à mordre, qui porte la mort au bout de ses crochets, ces yeux fixes, n’est-ce pas finalement le miroir qui entre en résonance avec mon « moi profond », qui reflète cette part archaïque de mon Etre, et qu’on n’appelle pas précisément « cerveau reptilien », par hasard dans le langage populaire ?!
Bref, le serpent, pour le gréco-judéo-chrétien contemporain, c’est avant tout la répulsion et pour tout dire, la peur, voire la terreur !
Le serpent, source de vie
Or, au plus loin que remonte l’étude des civilisations, il apparaît que le serpent symbolise, par sa forme phallique même, non pas la mort, mais tout au contraire le principe, la source de la vie, le vivant et le vivifiant dans nombre de contes et légendes. Surgissant de l’ombre pour y retourner, être glissant entre les doigts et à travers le temps, il a pu même représenter au fil des générations un grand serpent initial, dieu premier des ténèbres, dont tous les serpents terrestres seraient l’incarnation.
Du fait qu’il siffle, se redresse et se raidit, il indique la montée du désir et le renouvellement constant de ce qui anime et maintient, c’est à dire le mouvement et la pérennité. Partant, pour nos aînés des millénaires passés, le serpent a certainement suscité davantage l’interrogation et le mystère, que la culpabilité et la terreur, répandues ensuite par les religions du Livre.
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Les latins que nous sommes, avons généralement de ce fait une conception du monde se réduisant bien trop souvent au bassin méditerranéen et à sa culture ! Un peu de curiosité pour les civilisations passées nous indique pourtant qu’il n’y a guère de continents, où la contemplation et le vécu du serpent n’aient un jour fait sens et continue de le faire aujourd’hui. Et qui plus est, un sens positif, je l’ai dit plus haut ! Un petit tour du monde s’impose donc autour du serpent !
Il est d’ailleurs troublant de constater en effet, que l’image du serpent se mordant la queue, le fameux « Ouroboros » des alchimistes, indiquant l’éternel retour des choses, existe aussi bien dans la tradition du mythique Hermès Trismégiste que dans les fonds allégoriques arabes, scandinaves, bouddhistes ou chinois. Dès lors, convenons-en, l’idée du mouvement perpétuel, la chaîne sans fin de la mort et de la renaissance, est bien un concept universel ! Nous vérifions ici au passage la thèse de Jung, quand il nous parle des archétypes immémoriaux, véhiculés par l’inconscient collectif.
Le fait que le serpent dessine un cercle en se mordant la queue, et tourne indéfiniment sur lui-même nous offre le symbole de l’anneau qui, en Asie du sud, signifie qu’il soutient le monde. On retrouve cette idée en Afrique noire, où il est dit que le serpent encercle les océans, au milieu desquels flotte la terre. Même évocation avec l’arc en ciel qui figure un serpent se désaltérant dans la mer, selon les Peaux-rouges du Nevada, les Indiens d’Amérique du Sud et les populations d’Inde et de Malaisie. Ces considérations ont une même origine : l’eau et la pluie fertilisante, toujours attendue.
De la sorte, s’il secrète un venin dispensateur de mort dont il faut se garder, le serpent est aussi et surtout fantasmé ici comme un tuyau porteur d’eau, de sève, donc de substance de vie. Je ne veux pas manquer de rappeler, dans cet ordre d’idée, que le serpent apparaît depuis des lustres comme le « maître de la fécondité » dans la plupart des pays du monde, même christianisés. De l’Inde au Brésil, du Togo à la Grèce, de l’Australie à Madagascar, de la Nouvelle Guinée à l’Europe, que ce soit en France, en Allemagne, au Portugal, encore de nos jours.
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Il n’est donc pas étonnant qu’avec près de 3.000 variétés recensées, et une telle puissance mythique, le serpent figure en bonne place dans la Bible. Les Hébreux, nous dit-elle – sur la route de l’Exode – furent très souvent confrontés aux serpents. Dégoûtés de manger de la manne, cet exsudat de plantes du désert, sans pain ni eau, ils reprochent sévèrement à Dieu et à Moïse de leur avoir fait quitter l’Egypte pour cette nourriture de misère et une interminable traversée vers la terre promise.
Une seconde version biblique indique qu’au lieu de la peste – afin de les punir de leur effronterie – Dieu envoie contre eux des milliers de serpents qui les mordent et en tuent un grand nombre. Effrayé, Moïse supplie Dieu de pardonner au reste du peuple, qui se prosterne, conscient de sa faute. On sait que le Seigneur, ému, lui répond de façonner un serpent d’airain fixé sur une perche. Et que tout Hébreu mordu n’aura qu’à lever les yeux vers la reproduction pour être guéri.
Cet épisode n’est pas sans lien avec les mines de cuivre existant dans cette région au XIIIème siècle avant Jésus-Christ. L’histoire rapporte qu’ont été en effet retrouvés sur le Mont Sinaï, des serpents de cuivre vraisemblablement considérés à l’époque comme talismans, contre les morsures de serpents venimeux.
Les rituels maçonniques nous disent par ailleurs que la transmission des vertus de la mystérieuse plante guérisseuse et la coutume du serpent d’airain en emblème, s’est perpétuée parmi les Israélites jusqu’à la première Croisade…et au-delà ! Il est d’ailleurs attesté que les Chevaliers chrétiens qui ont fondé l’Ordre du Temple, se sont donné pour mission de confectionner des remèdes, pour les voyageurs, dans le couvent construit sur le Mont Sinaï.
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A partir des « simples » et des plantes curatives cueillis sur ses pentes, la légende (ou le commerce ?) reprend ici sa place puisqu’elle dit que les moines qui s’y trouvent aujourd’hui ont retrouvé la plante guérisseuse. Et qu’en plus des morsures de serpents, son précieux suc, mélangé à d’autres extraits de plantes, guérit beaucoup d’autres maladies courantes !
Les mythes – comme celui-ci – sont faits pour donner de l’ampleur à la pensée. Pour expliquer nos comportements, nos désirs, nos choix. Pour ajouter de la vie à la vie. Bref, pour nous guider et permettre de mieux vivre et de faire mieux vivre les autres.
Dès lors, quel symbolisme en extraire, que le serpent soit vu à la lumière biblique ou maçonnique ? Il est clair que ce reptile – symbole doublement dualiste, du Bien et du Mal, de la Vie et de la Mort – lorsqu’il est élevé à hauteur d’homme, s’élève avec lui, devient Homme avec lui, et devrait cesser de faire peur. Porté au-dessus de sa tête, au bout d’une perche, il est alors promu, glorifié, déifié, il devient plus grand, supérieur aux Hommes même, et on lui accorde le pouvoir suprême de guérir !
Une métaphore du désir
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Dans cet esprit, un autre mythe apparaîtra plus tard en Grèce avec Asclépios, dieu de la médecine, cheminant précisément avec un serpent enroulé autour d’un haut bâton, appelé « caducée » en latin. Celui-ci est aujourd’hui encore le symbole du corps médical, surmonté du miroir de la prudence, pouvant évoquer le reflet d’une plaque de cuivre. Citons également Hermès, le dieu des voyageurs, qui séparait les couples de serpents belliqueux, en les soulevant du sol avec sa longue baguette ailée.
Autant d’images qui nous montrent le serpent, comme arraché à l’attraction terrestre par la main de l’homme, donc grandi et de la sorte, gratifié ! En ce sens, nombre de symbolistes voient dans la représentation du serpent de Moïse, et sa montée du sol, la préfiguration du Christ porté en croix, de ce Jésus prophète, qui sauve ceux qui le regardent, avec la ferveur et les yeux de la foi. Saint-Jean opère lui-même ce rapprochement dans son Evangile, ainsi que nous le rappelle le rituel.
Mon propos n’est pas ici de vouloir opposer le rationnel au surnaturel, la raison à la fable, l’athéisme à la croyance. Il me paraît plus intéressant en revanche de remonter à nos origines et de suivre la progression de l’esprit humain. Que de chemin parcouru depuis la pensée magique et ses diverses formes !
Imaginons le cadre de la magie dite homéopathique ou imitative des premiers hommes, les bras levés vers les forces célestes supposées : posséder l’image du serpent au bout d’un bâton, c’est posséder le serpent lui-même ! Figurons-nous le contexte de la magie dite contagieuse : exposer une outre d’eau c’est attirer l’eau, donc la pluie, si précieuse. De la même manière, montrer la représentation d’un serpent, c’est les dominer tous. Ces actes naïfs peuvent faire sourire. Ils ont pourtant constitué longtemps la pensée primordiale de l’homme dans la nature, puis par paliers, de mythes en légendes, d’allégories en symboles, ils ont donné naissance, avec une réflexion de plus en plus affinée, à la technique, aux arts, à l’alchimie, à la chimie et à la science contemporaine. Encore faut-il bien les utiliser, dans l’intérêt commun et le respect de l’autre !
Lorsque la tradition chrétienne voyait d’abord Satan dans la symbolique du serpent et une Eve fautive croquant la pomme, la Grèce antique, elle, en retirait avec bonheur, hédonisme, philosophie et poésie. Il est loisible à chacune, à chacun, s’il le souhaite, de se servir à sa guise de ces supports de vie, et de les « poétiser » de la même façon. Pour embellir son existence et celle d’autrui. Après notre ancêtre horizontal, le serpent vertical que nous sommes devenus au fil de l’évolution, a encore une mue à effectuer. Parce que l’essence de toute créature vivante progresse, parce que la nature, divinisée ou non, se transforme, il s’agit pour l’espèce humaine, initialement matière flottante, puis rampante, et successivement, matière levante puis pensante, de devenir enfin… matière aimante ! J’ai déjà employé plusieurs fois cette image de notre « progression », je me répète ici à dessein. Nous n’avons pas de centre de l’amour dans le cerveau, alors souhaitons que l’évolution nous en dote !
Chaque degré du Rite écossais ancien et accepté est une invite à l’action.
Il nous recommande en filigrane que nous, homo modernus, toute agressivité maîtrisée, tous crochets venimeux rentrés, fassions l’effort de monter sur nos propres épaules, pour en quelque sorte, nous mettre au niveau du serpent d’airain, en soi métaphore du désir, dans ses composantes les plus naturelles. C’est en faisant avec notre semblable ce pari de l’intelligence, donc de la bonté, autrement dit en prenant de la hauteur sur le quotidien, que nous pourrons mieux découvrir ensemble le même horizon : devant nos yeux, le monde de demain à partager !
De l’humus, l’humilité
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Qui dit serpent, dit humus (du latin, sol) son lieu même de vie et de reptation. Et si nous interrogeons un peu plus encore l’étymologie, qui dit humus, dit homme et humilité : en deux mots de la même famille…c’est alors toute la philosophie de ce reptile qui s’exprime.
L’humilité est l’une de ces valeurs essentielles qui, dès sa définition, nous renvoie à nous-mêmes : Elle n’est autre, en effet, que la conscience de soi et de notre petitesse (comme le serpent !) aussi bien devant la masse des autres humains que dans l’univers !
Partant, il s’agit d’avoir la lucidité d’admettre que nous sommes des êtres fragiles, provisoires, en un mot : mortels. La conscience de la mort physique rend humble immédiatement ! L’humilité nous incite certes à lever la tête vers le ciel pour admirer modestement la création et pour mesurer notre petitesse, mais aussi à baisser la tête vers cette même terre, pour ne pas la perdre de vue : nous en venons et nous y retournerons…Il est bon de revenir régulièrement de la verticalité, qui nous est chère, à l’horizontalité du serpent, qui est aussi notre ancêtre, dans la grande chaîne du Vivant.
L’humilité renvoie d’évidence à la durée, à ce minuscule temps de passage, qu’est une vie terrestre. La pâte humaine est de fait une pâte de verre. Et en tant qu’êtres de verre, c’est notre fragilité même qui nous rend transparents et laisse entrer en nous la lumière !
Sur le plan maçonnique, notre échelle de degrés, trop souvent assimilée à une hiérarchie (par l’appellation même « Hauts-Grades » en vieux français) ne facilite certes pas cette humilité. Il faut rapidement (avant d’être atteint de possibles boursouflures de l’ego !) comprendre que notre progression est une ascension personnelle qui ne doit pas être comparée, avec… le tablier du voisin. C’est en fait, soyons francs, la fameuse « cordonite » qui est un combat à mener à chaque tenue – dès lors que notre « avancement » peut s’y mesurer artificiellement – pour qui s’y laisse prendre, à coups de décors ! Rester simple tout en se parant d’enluminures n’est pas évident !
Là est certainement un défaut passé des Hauts Grades Maçonniques, conçus à l’époque des Lumières…avec une évidente volonté nobiliaire affichée d’éblouir le roturier ! Ce n’est heureusement plus le cas aujourd’hui ! Mais la vanité existe toujours, elle est humaine, trop humaine : Laisser nos métaux à la porte du Temple, nous rappellent inlassablement nos rituels ! Transformer les éclats extérieurs trompeurs en lumière intérieure, pour s’auto-éclairer, se connaître, s’accepter en fait : oui, c’est bien tout le travail d’une vie maçonnique…
L’humilité implique que l’on ne se mire pas dans le regard de l’autre – comme Narcisse dans l’eau de la fontaine, jusqu’à la boire – mais que l’on s’y découvre ! Il y a là toute la différence entre voir et regarder. Voir, c’est entrevoir seulement le contour des choses, bien souvent. Regarder, c’est observer, entrer dans le détail, c’est apprécier, goûter, peser, évaluer, pénétrer, pour au final agir le mieux possible, sans prétention.
En tant qu’êtres sociaux, nous avons besoin de l’autre pour nous construire, en « frottant » notre intellect à ses pensées, à ses idées, à ses paroles. « Qu’est-ce qui est plus brillant que l’or ? La parole échangée ! » dit notre Frère Goethe ! Autre problème en loge, nous n’échangeons pas vraiment sur le moment, puisque nous prenons la parole à tour de rôle et communiquons avec des monologues croisés, discipline de la saine « triangulation » (Locuteur- Vénérable Maître – Surveillant) oblige.
Il ne s’agit donc pas de pérorer en se mettant à l’ordre pour s’entendre parler, mais d’abord de s’écouter (écouter notre voix intérieure et non notre voix de bouche) avant de décider de prendre la parole et d’écouter les autres. C’est à force de s’écouter … que l’on finit par s’entendre !
L’homme debout
Il faut précisément s’entendre sur l’humilité. C’est une notion d’origine chrétienne dont le sens premier renvoie à l’obéissance : l’Eglise, à travers ses papes et ses princes, a trouvé sa puissance et l’a sans cesse entretenue à travers les siècles, avec des serviteurs à genoux devant elle ! Les fidèles d’aujourd’hui ne sont plus dans cette soumission.
La Franc-maçonnerie aurait pu tomber dans ce travers. Le symbolisme des Hauts Grades maçonniques précités, inspiré par la Chevalerie, met le maçon, la maçonne devant ce problème délicat : Comment, au fil des rituels, être précisément un « Chevalier de l’esprit », porteur des décors de sa fonction, tout en restant humble ?! Historiquement, lorsque le Chevalier guerrier s’agenouillait pour recevoir l’adoubement, certes il se soumettait devant un autre homme, dont il reconnaissait la supériorité. La Chevalerie des rites maçonniques d’aujourd’hui évoque, selon les Juridictions, une obéissance voire une allégeance de ses membres (par reprise du langage fleuri du XVIIIème siècle) qu’il convient évidemment d’entendre comme la fidélité à un Ordre. Toute autre interprétation, notamment dans le sens d’une inféodation, serait inacceptable au XXIème siècle ! On peut être à la fois, légitiment fier de son rang et humble, sans être servile !
Ainsi « maçonniquement », l’humilité est à même d’être abordée, avec bonheur, par le biais du symbole et de la métaphore bien saisis. Pour dépasser avec intelligence cette notion de pouvoir qui caractérise la société des hommes, si prompte à la hiérarchie de dominance. Il est possible d’être humble par rapport à soi-même en ayant une conscience claire de ses compétences et bien entendu, comme tout un chacun, de sa finitude. Il est plus difficile, surtout dans le monde social d’aujourd’hui (où il convient souvent d’écraser l’autre, …ce qui nous renvoie au destin biblique du serpent !) d’être vraiment humble, au sens ancien de l’effacement. « S’abaisser n’est plus possible, il faut dignité garder » !
Toute forme d’humilité, qui reviendrait à « s’inférioriser », serait aujourd’hui prise pour de la faiblesse, notamment sur le marché de l’emploi, où l’on cherche surtout des « gagnants » ! La marge est donc étroite, subtile : l’affirmation de soi (l’assertivité, pour employer un mot moderne) consiste donc à trouver sa place, son passage, entre l’agressive mégalomanie et la plate servilité. Etre ni hérisson ni paillasson !
Souvenons-nous que nous avons été serpent, avant de nous « dresser ». Au deux sens de ce verbe. Il y a du serpent en nous pendant notre croissance : l’enfant rampe un « certain temps » avant de se lever et marcher. De l’être rampant, l’être pensant. Du « reptilus », l’Homo Sapiens. L’image de l’équerre est dans cette progressive mutation. De l’horizontal au vertical. « Etre d’équerre » exprime à propos ce mouvement, ce passage, à la fois physique et psychique. « L’Homme debout » est bien dans son corps, bien dans sa tête.
Mon service militaire dans l’armée de l’air m’a rappelé en son temps cet « état premier » de l ‘être humain. Dans l’argot des aviateurs, il y a les « rampants » et les « navigants ». Les soldats, reptiliens, qui ne volent pas (rédacteurs, comptables, informaticiens) et ceux, aériens, qui prennent l’avion. (Pilotes, mécaniciens, radios). L’administratif et le technicien sont complémentaires. Pour qui « reste au sol », à ses compétences indispensables, s’ajoute le rêve et la poésie : « On peut avoir les pieds sur terre et la tête en l’air » n’est pas une expression péjorative dans l’esprit du Petit Prince, merveilleusement présenté par le pilote-écrivain Antoine de Saint Exupéry !
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Source : https://450.fm/2023/12/30/le-serpent-notre-ancetre/
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Le serpent : symbole du mal ou de la résurrection ? – Document ‘interbible.org
Le serpent d’Airain{{}}Agrandir l’image
Le serpent d’Airain - Petrus Comestor, Bible historiale, 1372 -
Enluminure, 6,9 x 6,8 cm - Meermanno Koninklijke Bibliotheek, La Haye
(Notice Utpictura18)
Comment le serpent peut être un symbole de résurrection chez les premiers chrétiens ? La Bible en fait plutôt le symbole du diable tentateur (Gn 3,1s), le dragon, ou antique serpent (Ap 12,9), père du mensonge (Jn 8,44), du péché et de la mort (He 2,14). (Anonyme)
Pour bien argumenter, il ne suffit pas d’aligner tous les emplois d’un même mot ; l’important est de distinguer les plans et les niveaux de sens et de ne pas tout mélanger. À partir du sens propre ou du sens premier d’un mot, on peut utiliser ce même mot dans des sens seconds ou figurés. Le sens symbolique s’enracine sur le sens premier d’un mot ou d’un concept en opérant un saut de niveau. Ainsi, à partir de l’eau qui lave, l’intuition symbolique déduit le baptême, qui lave à un autre niveau. À partir d’une aile d’oiseau, on évoque la liberté, etc.
Dans le cas qui nous occupe, le serpent, il faut distinguer ses emplois au sens propre et ses emplois au sens figuré, c’est-à-dire quand le texte veut référer à un vrai serpent, le reptile que nous connaissons tous, ou quand le texte l’entend déjà d’un sens second.
Au sens propre, il y a plusieurs textes bibliques qui parlent du serpent. Par exemple : « Lui [Dieu] qui t’a fait passer à travers ce désert grand et redoutable, pays des serpents brûlants, des scorpions et de la soif » (Dt 8,15) ; « Sa voix [l’Égypte] est comme le bruit du serpent qui siffle » (Jr 46,22).
Au sens figuré, le mot sert pour des métaphores (qui ne sont pas des symboles). C’est ainsi que les monstres mythiques des théogonies anciennes sont souvent représentées comme des serpents. Dans la Bible, il y a des traces de cela pour Léviathan (Is 27,1 ; Jb 3,8 ; 40,25 ; Ps 74,14 ; 104,26) et d’autres monstres semblables (Rahab, Béhémoth, etc.). Dans le récit de Genèse 3, le texte ne dit jamais que le serpent tentateur est le diable. Cette identification vient de la tradition tardive (1 Jn 3,8-10). De même le récit de Nombres 21 ne s’applique au Christ que dans un sens second. Cela montre que l’animal, le serpent, comporte des potentialités réinterprétatives. Il fait peur, il est souvent venimeux, il approche sans être vu, il « lève le cœur », etc.
Le sens symbolique, lui, se greffe sur ces sens pour opérer un saut qualitatif. C’est ainsi que le serpent, parce qu’il change de peau, a souvent été utilisé par les Pères de l’Église, surtout les apologètes des IIe et IIIe siècles, pour expliquer la résurrection aux païens. Ce symbolisme n’est pas biblique.
Quand on rencontre un même mot dans les textes, bibliques ou non, il faut d’abord se demander à quel niveau l’auteur se situe. Le contexte ou une lecture attentive aident habituellement. Si on omet cette simple opération, on fait dire n’importe quoi aux textes et on rend plus difficile leur réinterprétation.
Hervé Tremblay
Lire aussi :
La mauvaise réputation du serpent (Hervé Tremblay)
Le serpent de la Genèse et sa symbolique (Hervé Tremblay)
Le serpent d’Airain (Thomas Hentrich)
Le serpent en Orient et dans la Bible (Frédéric Manns)
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Source : https://www.interbible.org/interBible/decouverte/comprendre/2012/clb_120413.html
Le Serpent biblique : modes d’emploi ou « quand la Bête fait l’Ange » - Par Claude-Gilbert Dubois - L’Esprit du temps Pages 11 à 24 – Publié par ‘shs.cairn.info’
Référence : L’animal dans l’imaginaire et l’inconscient - Imaginaire & Inconscient
2014/1 n° 33 L’Esprit du temps 172 pages
Le serpent est un animal dont le symbolisme recouvre, dans des directions opposées, jusqu’aux limites extrêmes de son réseau de sens.
Dans ses aspects positifs, il s’élève au statut de divinité. Il est le plus ancien et le premier né des dieux masculins. Dieu, il représente l’émergence la plus archaïque de la vie organisée, premier fils d’une terre-mère encore vierge.
À Delphes, fils de Gaia, on l’appelle Python. Dans le Mexique précolombien, il était paré de plumes et avait nom Quelzalcoatl. C’est lui, sous l’espèce du cobra, qui a sauvé le Bouddha du déluge. Il entoure l’univers émergé qu’il enserre, comme une proie, en ses anneaux, et dont il tient le temps de vie en son bon plaisir. Lorsqu’il resserrera ses anneaux, le monde verra sa fin.
Il prend nom d’Ouroboros lorsqu’il se mord la queue, et donne un supplément de sens au Temps. Kronos, Saturne, appelé aussi par apparentement phonétique Chronos, le Temps, et sa faux en forme de croissant, ne manie qu’un arc de cercle. Le Serpent mythique renvoie à une figure accomplie, parfaite, du temps, celle du cercle entier représentant l’éternité ou l’éternel retour. C’est bien lui qui fait dire à Nietzsche : « Comment alors ne brûlerai-je pas du désir de l’éternité et du nuptial anneau des anneaux, l’anneau du Retour. Que ce soit donc cette femme que j’aime : car je t’aime, ô Éternité ». Voilà donc le Serpent mué en l’Éternel, comme on appelle celui qui est, l’Alpha et l’Oméga réunis en une figure géométrique de plénitude circulaire. C’est lui encore qui a volé l’élixir de vie rapporté par Gilgamesh de sa visite au seul rescapé du Déluge : c’est le produit de ce vol qui lui permet d’avoir plusieurs vies en changeant chaque fois de peau.
Dans la Grèce antique, qui hérite sur ce plan de la Mésopotamie, on l’appelait aussi Okeanos, et c’est dans son lit que s’immerge chaque soir, au son des cors « dont meurt le bruit parmi le vent », pour la nuit, « aveugle immense » jusqu’aux trompettes de l’aube « aux doigts de rose », le char du soleil. Son anatomie, qui rappelle une forme phallique, en fait le symbole même de la virilité et d’un Éros fécond, porteur et diffuseur de vie, à travers les générations, dans les siècles des siècles [1].
Dans ses sens négatifs, il est le page de Thanatos. C’est sa morsure, parfois mortelle, qui en est cause. Eurydice et Cléopâtre ont été ses victimes les plus illustres. Sa constriction l’est aussi, comme l’illustre la mort de Laocoon et ses fils. D’autres encore ont péri, pétrifiés par la chevelure, forêt de serpents, de Méduse [2]. Dans la Bible, il est « le brûlant » (saraph) et il fond, depuis le ciel, en pluie de feu, sous forme de dragons ailés (seraphim) sur le peuple des Israélites, qui a démérité [3].
Mais ces monstres sont, malgré tout, les traits envoyés par Dieu et gardent quelque chose de leur origine divine. C’est d’ailleurs la forme d’un serpent, vulgarisée sous le nom du « serpent d’airain », que Dieu choisit pour guérir les morsures. Esculape aussi, le dieu guérisseur, avait les serpents pour emblème, et Hermès, dans son caducée.
De ces monstres bibliques, les seraphim, les Chrétiens ont fait des Anges, les Séraphins. C’est un exemple de la facilité qu’a le Serpent à se métamorphoser et à passer du pire au meilleur, en jouant sur l’ensemble de son clavier de sens symboliques. Revenons au pire : le serpent qui tente Ève, dans la Genèse, est dit « le plus rusé des animaux » [4]. La ruse du serpent, opposée à la force du lion et associée à la ruse du renard, deviendra un stéréotype. Le glissement s’effectue avec facilité de la ruse à la sournoiserie et à l’expertise en fait de mensonges et de manipulations. Le Serpent se machiavélise. On voit alors poindre derrière le Serpent l’image du « Malin ».
La Bible juive ne connaît pas le Diable, ni le mythe des Anges rebelles ni Lucifer et n’utilise Satan, dans le Livre de Job, que comme une émanation divine appelée « fils de Dieu », qui joue le rôle du procureur, Officier du Juge suprême, au tribunal divin. Il fallut attendre le christianisme pour qu’on pût loger la voix du Démon, puis la tête du Démon, et parfois son buste, émergeant d’un corps de reptile, dans le corps du serpent biblique [5].
Contre cette interprétation, qui leur semble une fondamentale erreur, s’élève la doctrine d’un groupe de chrétiens gnostiques, apparus au cours du deuxième siècle. Les chasseurs d’hérésies les appellent les « ophites » ou les « naasséniens », les « adorateurs du Serpent », ou plus exactement les « adeptes de la religion du Serpent » [6]. Ce groupe appartient à un courant plus large, appelé la « Gnose » chrétienne. Alors que la doctrine chrétienne la plus répandue, qui s’officialisera en religion d’État à la fin du IVe siècle, greffe sur une base empruntée au judaïsme des éléments de culture ou de mythologie païennes, les gnostiques chrétiens partent d’une base de philosophie et de culture helléniques pour greffer sur elle des éléments de la culture religieuse juive et du christianisme naissant qui en est originellement issu.
Pour comprendre la manière dont s’est constituée la doctrine des ophites, il faut la mettre en rapport avec deux mouvements contemporains ou un peu antérieurs, l’hermétisme et le marcionisme, qui ont pu lui fournir des modèles ou qui offrent en tout cas un témoignage d’affinités.
Le courant antique, appelé hermétisme, est issu de certaines idées du platonisme [7]. Au deuxième siècle de notre ère, à l’époque même des ophites, la doctrine est publiée en dix livres qui constituent le Corpus hermeticum. Les platoniciens disaient que tout acte créateur comporte trois phases : sa conception, sous forme de pensée, son élaboration verbale, sous forme de projet lisible, et sa réalisation matérielle. Lorsque le platonisme, à l’époque hellénistique, a investi l’Égypte, il a été contaminé par la mentalité théologique du pays, qui transforme les faits naturels en actions divines. Les trois phases de l’élaboration d’une œuvre ont été placées sous la garde de trois divinités : Noûs, la pensée organisée, devient le dieu originel, premier moteur de la création du monde, qu’il engendre sous forme de pensée. Pour les suites de l’opération, il se forge deux autres dieux, qui sont à la fois ses « fils » engendrés tout en étant consubstantiels à sa nature : c’est Logos, le discours formalisé (qu’on traduit en français par une forme empruntée au latin de la Vulgate, le « Verbe »). Cette seconde personne de la trinité céleste transpose la pensée divine ou l’Idée originelle en message audible et lisible. Démiourgos, l’autre « fils » (très exactement l’« artisan travaillant pour le public » [8], qu’on pourrait traduire par l’« entrepreneur », mais qu’on a d’une manière plus élémentaire traduit par « le Démiurge ») se charge de la transposition en ouvrage matériel du projet fourni par Logos. Les imperfections et les ratés que l’on peut constater entre l’Idée première, qui est parfaite, et sa réalisation, l’univers où vivent les humains, qui laisse à désirer, s’explique par le principe platonicien de la « dégradation », quand on passe de l’idéal (l’Idée inspiratrice, d’ordre spirituel) à la réalisation matérielle, d’un degré inférieur. Mais l’imaginaire religieux alexandrin procède, pour sa part, à une surenchère sur cette explication naturelle, qui n’est en somme que la forme ancienne du principe d’« entropie » [9].
Alexandrie d’Égypte est en effet le lieu d’élaboration de la doctrine vers le troisième siècle avant notre ère, à l’heure et dans le lieu où les Septante sont censés traduire en grec la Bible. La doctrine hermétique subit sans doute, pour une part, l’influence de la religion mazdéenne, venue de Perse, qui comporte un dieu du mal, appelé Ahriman. Il existe en effet dans l’Alexandrie hellénistique une colonie perse, moins importante que celle des Juifs, et bien entendu que celle des Grecs, mais suffisamment cultivée pour répandre au-dehors quelques éléments de sa culture et de sa religion, dont le contenu vient d’être publié en ancien persan, sous le nom d’Avesta, sur ordre des souverains sassanides [10]. Le Démiurge va, sous cette influence, devenir un enfant rebelle, qui souhaite accaparer pour lui-même l’œuvre collective qui a été créée avec l’aide des dieux intègres, Noûs et Logos. C’est cette interprétation particulière qui passe dans la Gnose : l’univers a été réalisé sous sa forme matérielle par un dieu pervers, qui veut accaparer tous les pouvoirs, en tyrannisant les créatures, dont les hommes, placés sous sa juridiction, en faisant croire qu’il est le seul vrai dieu créateur de l’univers, en leur interdisant d’avoir tout contact avec les divinités supérieures qui détiennent la juste parole et l’idée juste, et en pratiquant un gouvernement fait d’impostures, de mensonges et de violences. C’est ainsi que les hommes vivent, prisonniers du Démiurge, enfermés dans leur prison matérielle, mais en ayant une vague conscience, réservée à quelques-uns d’entre eux seulement, qu’il y a autre chose. Car ceux-ci sont dotés d’un « esprit » non détérioré par les mensonges du Démiurge (animus en latin, du grec anemos, le vent de l’esprit) qui les met en rapport avec Logos et d’une « âme » (anima en latin, pneuma en grec, le souffle de Dieu) qui leur permet d’entrevoir le royaume des Idées dont Noûs est le maître. Ce ne sont que lueurs d’un au-delà magnétique, perçues du fond des ténèbres matérielles, mais la force de l’aimant est telle qu’elle enflamme, avec une intensité permanente et irrépressible, le désir de connaître « la douceur d’aller là-bas, vivre ensemble ».
Si l’hermétisme reste intérieur au paganisme, et ne touche le christianisme que par voie oblique à partir du deuxième siècle, le marcionisme est une doctrine directement issue d’un évangélisateur chrétien oriental [11], qui se fait le défenseur de l’Occident païen jugé menacé par l’immigration et l’investissement sournois des idées issues du judaïsme. Marcion, né vers la fin du premier siècle, fils d’un riche armateur de Sinope, sur le bord oriental de la mer Noire, est un fervent admirateur de saint Paul, l’« apôtre des gentils » (c’est-à-dire des goyim, les non-juifs) actif un demi-siècle plus tôt, et né pas loin de là, à Tarse, en Cilicie. Il admire en Paul celui qui a su donner une dimension universelle au Christ en le libérant d’une partie des croyances et des rites liés à son milieu juif originel. Marcion apporte avec lui à Rome, où il vient dans la première moitié du deuxième siècle, l’Évangile de Luc et dix Épitres de Paul, qui sont pour lui tout ce qu’il faut retenir pour établir une saine doctrine chrétienne. Il faut rejeter en particulier le contenu de la Bible juive, qui reste l’ouvrage fondamental de référence des premiers Chrétiens, comme un livre totalement dépassé, empli d’erreurs et de mensonges. Il fait un travail considérable d’éditeur et de diffuseur à Rome (notamment des Épitres attribuées à Paul). L’approfondissement de ses idées, accompagnées peut-être d’une rencontre avec la Gnose, l’amènent à penser que le dieu de la Bible juive pourrait bien être le « Démiurge » des gnostiques, ou en tout cas un dieu imparfait, ne connaissant que la loi, la force de la loi, et la loi de la force, pour agir et faire plier les hommes à sa volonté. Ce ne peut être le Dieu de Jésus, tout amour et bienveillance. Pour se détacher de l’emprise qu’exerce le texte de la Bible, il en propose une lecture critique où il apparaît que celui qui se fait appeler Dieu pourrait bien être un imposteur qui veut cacher l’existence d’un dieu supérieur, enseignant l’amour et la bonté. En tout cas, il s’agit d’une puissance de second ordre, en retard sur la révélation de l’amour, et qui veut par tous les moyens en empêcher la diffusion. Cette doctrine, qui entend refuser au christianisme des origines culturelles juives, où l’on a vu une des sources de l’antijudaïsme religieux du Moyen Âge chrétien, s’apparente fort à l’idée de la création démiurgique colportée par les gnostiques, qu’il introduit ainsi dans l’univers mental des Chrétiens. Marcion, quittant Rome où il n’arrive pas à faire valoir ses idées, revient en Orient et y organise des Églises marcionites, très actives, aux statuts très fermes et à la doctrine élaborée, qui survivront jusqu’au VIe siècle.
Les ophites, dont l’activité est contemporaine de l’âge où s’épanouit le marcionisme et où se fixent en écriture l’hermétisme et les commentaires talmudiques, ainsi que les premiers textes chrétiens très divers parmi lesquels se trouvent ceux qui, retenus comme canoniques, constitueront le Nouveau Testament, se font une image particulière de Dieu. Ils retiennent d’abord, en suivant la Bible, sa transcendance, qui le rend invisible et inconnaissable aux hommes dans sa nature fondamentale. Ils lui attribuent d’autre part une sollicitude paternelle à l’égard de l’humanité. C’est pour eux le « Grand Esprit Invisible ». Pour faire connaître à l’humanité son existence sans dévoiler sa nature, Dieu s’est forgé deux manières de s’exprimer : il se fait voir sous une forme empruntée, celle du plus intelligent et du plus ancien des animaux, le Serpent, et il se fait comprendre sous un nom qui est à la fois son « royaume » habitable, et son signe identitaire lisible, « Barbelo ». Si l’on comprend « Barbelo » comme formé à partir des racines bar (le fils) et bel (nom oriental de Dieu), Barbelo représente le royaume dévoilé et annoncé comme accessible par le « fils de Dieu », Jésus, qui serait le modèle céleste de ce que fut le Paradis terrestre, le jardin d’Éden. Ce « royaume » est la part enviable, désirable, attirante de Dieu en sa manifestation divine d’objet de désir : c’est une manifestation céleste, à tonalité nettement féminine. Si l’on fait venir Barbelo de arb (quatre) et de bel (Dieu), on obtient un « dieu en quatre », qui renvoie aux quatre lettres du tétragramme : Yod, Aleph, Vau, Hé, par lesquelles Dieu accepte de se faire connaître à Moïse. Cette forme verbale, don de Dieu fait aux hommes, ressort elle aussi d’un symbolisme féminin. Ainsi, Dieu, le Grand Esprit Invisible, inaccessible à l’homme, se manifeste en deux apparences théophaniques, l’une masculine et visible, prend la forme du serpent, l’autre, féminine et lisible (mais non prononçable), prend le nom de Barbelo. Nouveau trio théologique qui peut rappeler ce qui, dans le taoïsme, est appelé le Yin et le Yang, hypostases accessibles par leurs qualités tangibles, du tao qui ne se laisse pas directement appréhender.
Dieu, dans la doctrine ophite, est le créateur d’un monde parfait, à son image, mais le gouvernement de ce monde a été accaparé par une autre trinité d’esprits pervers qui voudrait en faire son image à elle, et utilise dans ce but les moyens que lui donne la tyrannie, la force et la ruse. La principale force démoniaque, appelée Ialdabaoth, joue le rôle du Démiurge. Il est assisté par deux assesseurs : Nebrô « le Sanglant » (où l’on peut sans doute lire le nom de Nemrod, le tyran légendaire de Babel) est chargé de la conduite de l’histoire, et Saklas, « l’Insensé » de la conduite des hommes qu’on souhaite ignorants et asservis. Le livre de la révélation, la Bible, donné au départ par la divinité en quatre lettres, Barbelo, a été perverti par les interpolations qu’y a ajoutées la trinité démiurgique, se faisant passer pour le vrai Dieu, de sorte qu’une confusion s’instaure dans le texte. Une lecture critique des textes bibliques s’impose donc, destinée à faire la part de la révélation vraiment divine et de celle qui ressort aux usurpateurs de la Démiurgie, qui se font passer pour le Dieu véritable.
La confusion des origines s’installe dès le début de la Genèse. Il est dit que Dieu mit le premier humain (Ish, modèle archétypal de l’humanité, ce que signifie ce mot en hébreu) à l’intérieur d’un jardin parfait. Dieu « planta un jardin en Éden, et il y mit l’Homme qu’il avait modelé » (Gen., 2,8). Dieu fit alors « pousser du sol toute espèce d’arbres séduisants à voir et bons à manger ». Parmi eux, se trouve un « arbre de vie » qui permettait à l’Humain installé dans le site d’assurer son existence dans le temps, et un arbre de « la connaissance du bien et du mal », qui permettait d’assurer lucidement sa conduite. Or voici qu’un ordre inattendu intervient concernant l’arbre de la connaissance : interdit de toucher aux fruits ! On peut s’interroger sur la logique d’un Dieu qui place un arbre en bonne place pour qu’on s’en serve, et qui interdit de s’en servir ! La réponse, pour les ophites, est claire : l’arbre mis à la disposition de l’Humain est l’œuvre du vrai Dieu ; l’interdiction ne vient pas de lui, mais du Démiurge, qui refuse aux hommes la connaissance parce qu’il craint qu’ils ne découvrent sa véritable identité d’usurpateur. Il les veut ignorants pour pouvoir régner en maître absolu. Dieu, le Grand Invisible, ne tarde pas à réagir : il a fait à l’Humain une compagne sur mesure : c’est Isha, l’Humaine, elle aussi modelée par ses soins et avec encore plus de sollicitude, puisqu’il la tire non du limon de la terre, mais de la chair vivante de Ish.
Puis il prend la forme visible du Serpent, « l’animal le plus rusé », et il va dire à Isha, parce qu’il sait qu’elle le comprendra mieux, qu’elle est autorisée à cueillir le fruit de l’arbre interdit par le Démiurge. C’est ce qu’elle fait : elle possède alors la connaissance du bien et du mal, et la fait partager à son compagnon. Le Démiurge l’apprend : il réagit à son tour et chasse le couple humain du Paradis, en les menaçant de toutes sortes de maux pour leur existence future. Dieu n’abandonne pas le couple exilé : il le suit à la trace, et trouve le moyen de manifester à leurs yeux qu’il existe et qu’il continue à prendre soin d’eux, malgré tous les efforts du Démon démiurgique pour l’en empêcher.
L’exil hors du royaume de Barbelo n’a pas permis au couple humain de goûter au fruit de l’arbre de vie. Ils sont condamnés à vivre une vie éphémère et précaire. C’est alors que Dieu suggère à Ish, l’Humain, de donner à Isha, l’Humaine, un nom plus approprié : ce sera celui d’Havva, la Vie. L’Humain (il s’appelle toujours Ish et ne prend que plus tard le nom à consonance strictement matérielle d’Adam, le limon de la terre d’où il est né) « appela sa femme Havva, la Vie, parce qu’elle fut la mère de tous les vivants » [12].
Grâce à Ève, se trouve donc compensée, par la possibilité de la procréation, la perte du fruit de l’arbre de vie qui donnait l’éternité dans le royaume de Barbelo. Ève, « la mère de tous les vivants » retrouve ainsi, dans le contexte biblique, le rôle joué par la Grande Déesse des paganismes divers, la première et la plus ancienne des déités, Gaia, la Mère de l’Ida, Cybèle, et de toutes les Vénus, de celle de Brassempuy à celle d’Éphèse, qu’on appelle improprement Artémis. Elle est également, selon les ophites, la première des initiées à la connaissance du vrai dieu, parce qu’elle a une triple nature, matérielle, intellectuelle et spirituelle, que signifient symboliquement son corps, son esprit et son âme. Elle aura trois enfants : Caïn, qui possède la triple nature, Abel, qui ne possède que la matérielle et l’intellectuelle, comme son père, doté d’un corps et de la connaissance grâce à l’influence d’Ève, et Seth, qui ne possède que la matérielle, comme son père, passé d’Ish en Adam [13]. Caïn, selon la doctrine des ophites caïnites, n’est pas le fils d’Ish : c’est Dieu lui-même qui l’a conçu avec Havva, la Vie : « elle conçut et enfanta Caïn et elle dit : “j’ai acquis (qâna, acquérir, rapproché de qaïn) un homme grâce à Dieu” » [14]. En raison du symbolisme donné à tous les membres de la première famille humaine de la Bible, le meurtre d’Abel par Caïn revêt lui aussi un caractère symbolique : Caïn, initié à la vérité du Serpent/Barbelo, lui fait des offrandes. Abel, initié seulement à la chair et à la connaissance du Démiurge (le dieu mécanicien qui a seulement donné une mécanique à l’ordre du monde) fait des offrandes au Démiurge, en croyant les faire au seul vrai Dieu. Lorsque le texte biblique dit que Dieu agrée les offrandes d’Abel, et rejette celle de Caïn [15], il faut comprendre que c’est le Démiurge qui donne une préférence à Abel, en se faisant passer pour Dieu, et en créant la zizanie entre les frères. Le meurtre d’Abel signifie la victoire de la vérité, celle du vrai Dieu, que connaît Caïn, et la déroute des ruses du Démiurge, se faisant passer pour le vrai Dieu aux yeux d’Abel qui est dupé sans comprendre la duperie. Dieu marque bien ensuite que Caïn est son protégé, en mettant sur lui un signe d’élection, en reconnaissant sa descendance comme celle des « fils de Dieu », et en inspirant pour nom à son fils celui d’Hénoch, qui veut dire « celui qui sait », l’initié [16].
Un autre épisode biblique célèbre, généralement connu sous le nom de « le serpent d’airain » fait l’objet d’une réinterprétation dans un sens qui se veut plus logique [17]. L’interprétation commune est la suivante : à la suite d’un différend survenu, au milieu du désert, entre Moïse et son peuple, Dieu « envoya contre le peuple les serpents brûlants, dont la morsure fit périr beaucoup de monde ». L’envoi de ce fléau fait réfléchir le peuple qui demande alors à Moïse d’intercéder auprès de Dieu. Celui-ci répond favorablement à Moïse et lui demande de faire couler dans le bronze une figurine représentant un serpent qu’on fixera au sommet du mât qui soutient l’étendard. Il suffira de lever la tête pour regarder le « serpent d’airain » et être guéri des morsures. Les ophites contestent cette interprétation qui attribue à Dieu une conduite versatile. Il faut donc comprendre, selon eux, que la querelle entre le peuple d’Israël et son chef est une aubaine pour le Démiurge qui saisit toutes les occasions pour semer la discorde. Il incite donc le peuple, par l’envoi du fléau des « serpents de feu », à rebrousser chemin et à ne pas suivre la volonté du chef inspiré par le vrai Dieu. Mais Moïse, qui est un initié et connaît le vrai Dieu, a compris la ruse du Démiurge et adresse une prière à celui qui lui a dit son nom, YHVH, le dieu en quatre lettres [18], pour contrer l’action démiurgique. Il obtient satisfaction, mais la nature du remède pose un nouveau problème. Moïse a reçu sur le Sinaï le livre des dix lois. Le deuxième interdit, suivant l’interprétation commune, de représenter des figures d’êtres créés : « tu ne te feras aucune image sculptée, rien qui ressemble à ce qui est dans les cieux là-haut, ou sur la terre ici-bas, ou dans les eaux au-dessous de la terre ». (Exode, 20, 4) Cette règle d’iconoclasme absolu n’est pas dictée par Dieu, mais par le Démiurge. On voit bien qu’elle s’inscrit dans la volonté d’obscurantisme du Démiurge qui, après avoir interdit aux hommes l’accès à la connaissance veut les priver de l’accès à l’art. Il s’agit là d’un rajout introduit par le Démiurge à ce qu’a édicté le vrai Dieu, « Tu ne te prosterneras pas devant les images ni ne les serviras » (Ex., 20, 5). L’interdiction divine ne concerne que le culte des objets, appelé idolâtrie, qui est une aberration, mais leur reproduction, qui donne naissance à l’art, est licite. Voilà pourquoi Moïse est autorisé à représenter des animaux ou des formes naturelles, comme il le fera dans l’ornementation de l’arche où sont sculptés des Keroubim, figures chimériques plutôt repoussantes, destinées à faire fuir les voleurs, dont les Chrétiens ont fait par renversement des Anges, les Chérubins [19]. Le regard élevé vers le serpent d’airain n’est pas un acte cultuel, mais une simple posture thérapeutique. Pourtant, lorsque l’étendard, avec son serpent, sera placé à l’intérieur du Temple, un roi d’Israël, Ézéchias, le fera enlever par crainte d’une idolâtrie.
La tradition ophite touche également à l’interprétation commune donnée au message évangélique apporté par Jésus à l’humanité et au rôle qu’aurait joué Judas. L’opinion commune a fait de Judas le type même du traître, et toutes sortes de noms d’animaux détestables lui ont été réservées dans le lynchage multiséculaire dont il a fait l’objet dans les siècles du christianisme triomphant. Il y a peu de temps seulement que cette conception, utilisée avec des arrière-plans d’antijudaïsme, a été revue [20]. La redécouverte d’un texte gnostique, l’Évangile de Judas, connu dès la fin du deuxième siècle, mais que l’on croyait perdu, propose une interprétation paradoxale du rôle de Judas, dont le renversement par rapport à la norme, fait penser qu’il est issu du milieu ophite, caïnite ou plus vraisemblablement séthien [21]. Jésus est l’envoyé du vrai Dieu, qui s’est déjà fait connaître sous la forme du Serpent ou comme le maître du royaume de Barbelo. Une ruse du Démiurge a réussi à enfermer cette émanation céleste, véritable « fils de Dieu » dans un corps matériel. Jésus, ayant rempli son rôle d’annonciateur aux hommes de l’existence du vrai Dieu d’amour, cherche à se libérer du corps que lui a imposé le Démiurge. Parmi ses disciples, seul Judas l’a compris. C’est pourquoi Jésus lui demande de le dénoncer auprès des autorités pour qu’il puisse, par la mort, retrouver son statut spirituel et rejoindre le royaume du Père. Car ce dieu s’est manifesté, d’Ève à lui, Judas, en passant par Caïn et les autres grands initiés qui n’ont pas confondu les messages du vrai Dieu, celui qui a pris pour s’exprimer la forme du Serpent et les quatre lettres de Barbelo, et les fourberies verbales de l’imposteur qui gouverne le monde.
L’existence de cette doctrine, paradoxale par rapport à la tradition chrétienne qui deviendra la norme, montre à la fois la richesse du symbolisme qui innerve les textes de référence et les difficultés à les restreindre à des messages monosémiques. Le symbolisme animal contenu dans la Bible obéit aux mêmes principes et engendre les mêmes attributs contradictoires. Il y aurait des animaux nobles, comme l’aigle ou le lion, d’autres qui ne le sont pas et forment le vulgum pecus des roturiers, et d’autres enfin qui sont les parias de cette société animale arbitrairement hiérarchisée par l’imaginaire humain. L’imaginaire des adeptes du Serpent rappelle que la plus haute autorité du monde, le vrai Dieu, père et mère, qui peut se manifester aussi bien dans une forme visible (le Serpent et l’Âne [22] de la Bible) et audible (c’est la voix de Dieu qui se fait entendre dans le Serpent de l’Éden et dans l’ânesse de Balaam) que dans une forme lisible (les lettres du tétragramme), n’établit pas de hiérarchie dans les espèces qu’il sauvera du Déluge déchaîné par le Démiurge. Toutes les espèces ne sont pas semblables, mais ne sont pas non plus confinées dans des places hiérarchisées et fixées pour l’éternité. Qui veut faire l’ange peut faire la bête, mais il n’est pas interdit aux plus bêtes de se faire les porte-paroles, sans même en avoir conscience, des messages transportés par les Anges. L’inconscient, que l’on enferme communément dans les caves du psychisme, peut également faire entendre, à travers les barreaux de sa cage, son langage et emboucher les trompettes de la renommée, en se faisant connaître comme un nouveau fruit du savoir cueilli par infraction sur l’arbre interdit de l’Éden.
Mots-clés éditeurs : Gnose, Évangile, Caïn, Ève, Serpent, Judas, Bible, Polysémie, Symbolisme animal, Ophites
Date de mise en ligne : 04/09/2015
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https://doi.org/10.3917/imin.033.0011
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Source : https://shs.cairn.info/revue-imaginaire-et-inconscient-2014-1?lang=fr
8bis. Nahash (en hébreu נָחָש) : le serpent dans la Bible selon Wikipédia
Description de cette image, également commentée ci-aprèsLe serpent de la Genèse, tableau de William Blake
Le nahash, de l’hébreu נָחָשׁ (nāḥāš), est un terme hébreu qui désigne un serpent dans la Bible. Nahash est notamment le terme utilisé pour désigner le serpent de la Genèse, qui entraîne la chute d’Adam et Ève. C’est aussi le terme utilisé dans l’épisode de la transformation du bâton de Moïse en serpent dans le Livre de l’Exode et dans l’épisode du serpent d’airain dans le Livre des Nombres.
Mythologie du Proche-Orient ancien{{}}
Dans le Proche-Orient ancien, le serpent est fréquemment associé à des divinités, notamment pour conjurer les morsures de serpents. Il est un symbole de protection et de santé. À Ougarit, le dieu Horon est invoqué pour repousser les serpents venimeux (nḥšm). Dans l’iconographie cananéenne, le serpent semble symboliser les forces du chaos combattues par le dieu guerrier. Dans l’Épopée de Gilgamesh, le serpent tient un autre rôle : il est celui qui dérobe à Gilgamesh la plante de jouvence1.
Le terme nāḥāš apparaît 31 fois dans le texte massorétique de la Bible hébraïque. Ce n’est pas le seul terme servant à désigner un serpent. Par exemple śĕrāpîm et tannîn désignent aussi des serpents, sans qu’il soit possible de les relier précisément à des espèces particulières. Dans le Livre des Nombres (23.23 et 24.1), nāḥāš désigne une forme de divinationN 1. À la forme piel, le verbe hébreu niḥeš a le sens de « pratiquer la divination ». Ce sens est aussi attesté en araméen1.
Dans la Bible, le serpent est associé à la divinité Yahweh et à la magie. Dans Exode 4.1-5, le nāḥāš est le signe de la puissance de Yahweh. La transformation magique du bâton en serpent est le signe que Yahweh s’est révélé à Moïse. Dans Nombres 21.4-9, la vue du serpent d’airain (en hébreu neḥaš neḥošet) doit servir à soigner les morsures des serpents du désert (les śĕrāpîm, les « brûlants »)1.
Bible hébraïque{{}}
Genèse Article détaillé : Genèse.
Adam, Ève et le serpent (ici, soit androgyne ou soit femelle, symboliserait probablement Lilith dans ce dernier cas) à l’entrée de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Dans la Genèse, un serpent, séduit la première femme, Ève, l’incitant à manger le fruit défendu de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Dieu, leur ayant interdit de manger ce fruit, expulse Adam et Ève du jardin d’Éden.
Quant au serpent, celui-ci sera maudit et devra manger de la poussière tous les jours de sa vie. De plus, sa postérité et celle de la femme se livreront une guerre constante, on lui écrasera la tête, il leur blessera le talon (Gen. 3:14-15).
Le nahash n’est pas nommé ni identifié à Satan dans le livre de la Genèse, ni à une divinité comme dans les autres systèmes de croyance, quoiqu’il apparaisse comme un des rares animaux du Pentateuque à pouvoir parlerN 2. Le mot que la Bible emploie pour « rusé » (עָר֔וּם / ʿaroum) est très proche de l’adjectif « nu » (עֵירֹ֖ם / ʿeyrom).
Exode Article détaillé : Livre de l’Exode.
Sculpture du Serpent d’airain de Moïse (en forme de caducée) sur le mont Nébo.
Lors de la révélation liminaire de sa mission, Moïse se voit ordonner de jeter son bâton sur le sol pour constater que celui-ci se change en serpent. D’abord effrayé, Moïse s’entend intimer l’ordre de ramasser ce serpent par la queue, lequel redevient alors bâton.
L’un des premiers miracles réalisés par Moïse devant le Pharaon et la cour d’Égypte sera précisément de réitérer l’expérience, jetant à nouveau son bâton qui se transforme en serpent devant les magiciens attachés au service du souverain d’Égypte.
Outre l’allusion aux idoles ophidiennes égyptiennes, on peut voir en la symbolique du serpent la toute-puissance d’un Dieu régnant sur le Bien comme sur le Mal et au profit du juste qui garde son alliance. Juste dont la première qualité, exemplifiée par le caractère de Moïse, est l’humilité en soi comme devant la bonté de cette Toute-Puissance. L’alliance formellement individuelle d’Abraham préfigurant, à ces titres, l’Alliance collective scellée à l’occasion du geste de Moïse.
Nombres{{}}
Article détaillé : Livre des Nombres.
Le terme de Nahash intervient encore pour conjurer les attaques de créatures du désert :
« Alors [après que les Hébreux aient soupiré contre Moïse et contre Dieu] l’Éternel envoya contre le peuple des serpents brûlants [śĕrāpîm] ; ils mordirent le peuple, et il mourut beaucoup de gens en Israël. Le peuple vint à Moïse, et dit : nous avons péché, car nous avons parlé contre l’Éternel et contre toi. Prie l’Éternel, afin qu’il éloigne de nous ces serpents. Moïse pria pour le peuple. L’Éternel dit à Moïse : Fais-toi un serpent brûlant, et place-le sur une perche ; quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie. Moïse fit un serpent d’airain [neḥaš neḥošet], et le plaça sur une perche ; et quiconque avait été mordu par un serpent, et regardait le serpent d’airain, conservait la vie. »
— Nombres, chap. 21
Un culte à ce totem était pratiqué dans le temple de Jérusalem jusqu’au règne du roi Ézéchias, qui, en réformant les cultes afin de débarrasser Juda de ses idoles « fit disparaître les hauts lieux, brisa les statues, abattit les idoles, et mit en pièces le serpent d’airain que Moïse avait fait, car les enfants d’Israël avaient jusqu’alors brûlé des parfums devant lui : on l’appelait Nehoushtan »N 3.
Écritures grecques-chrétiennes{{}}
Les pères de l’Église ont vu dans le Christ, « Serpens, Christus, proper sapientiam » le serpent crucifié en rappel du serpent d’airain élevé par Moïse pour la guérison des Hébreux mordus par les serpents. Irénée de Lyon mentionne les Ophites (secte gnostique) : « Certains disent que c’est la Sagesse elle-même qui fut le serpent : c’est pour cette raison que celui-ci s’est dressé contre l’Auteur d’Adam et a donné aux hommes la gnose ; c’est aussi pour cela qu’il est dit que le serpent est le plus rusé de toutes les créatures. Il n’est pas jusqu’à la place de nos intestins, à travers lesquels s’achemine la nourriture, et jusqu’à leur configuration, qui ne ferait voir, cachée en nous, la substance génératrice de vie à forme de serpent. » (Adv. Haer. 1,30,15)
Néanmoins, certains passages du Nouveau Testament semblent établir une connexion entre le serpent et Satan. Dans l’Évangile de Matthieu (23:33), Jésus dit « vous serpents, vous génération de vipères, comment pouvez-vous échapper à la damnation de la Géhenne ». Toutefois, en Matthieu (10:16), Jésus dit aussi lors de la mission apostolique des 12 « voici : je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes ». Dans l’Évangile selon Jean (3:14-16), Jésus se compare au serpent dressé par Moise sur la colline dans le désert : « Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut, de même, que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle ».
Enfin l’Apocalypse de Jean (12:9) identifie clairement le Diable au Serpent : « Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le Diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. »
Source de l’article complet avec notes, références et bibliographie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nahash
Un point de vue - Le feu sacré de la Kundalini et la Prophétie du serpent - Dalila Baha - 15 juillet 2021 – Diffusé par ‘savoir-animal.fr’
Dans l’Égypte ancienne, Horus, fils d’Isis et Osiris est coiffé tout comme les dieux et pharaons d’une couronne ornée d’un cobra (le serpent naja « uræus »). Il protège du danger le royaume et exprime lumière et royauté. En Grèce antique, la divine Sophia adorait Ophrys le serpent qui représente la divine sagesse et se tient debout sur le symbole de l’infini. Dans la mythologie, Hermès, messager des dieux guide les héros afin d’orienter leurs âmes dans les Enfers. Le caducée est l’un de ses attributs, il est associé à une baguette de bois (laurier ou olivier) de deux ailes ainsi que de deux serpents entrelacés. Son pouvoir médicinal situé dans ceux-ci permet d’en guérir les morsures. Le dieu de la médecine Asclépios est associé à son bâton autour duquel s’enroule une couleuvre d’Esculape (nom romain d’Asclépios). Il est dans le Serment d’Hippocrate. Il meurt foudroyé par Zeus, pour avoir ressuscité les morts et fut placé dans le ciel sous la forme de la constellation du Serpentaire.
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La coupe d’Hygie de la déesse du même nom (fille d’Asclépios) et dont provient le terme « Hygiène » représente les pharmaciens. Asclépios symbolise la médecine en Europe et Hermès en Amérique.
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Yoga & Kundalini{{}}
Il existe deux forces selon le yoga qui s’entremêlent autour d’une troisième et forment un caducée le long de la colonne vertébrale, en remontant du 1er chakra jusqu’au 7ème. C’est une énergie primitive lovée à la base de la colonne, symbolisée par un serpent Kundalini qu’il faut faire jaillir afin d’atteindre l’éveil. Il représente la structure occulte de l’anatomie humaine, au sein des voies du Tantra yoga et Kundalini yoga. Le bâton central est le canal (nâdî), le médian sushumnâ, à l’intérieur de la moelle épinière ; le long de ce canal, qui est l’axe de la colonne vertébrale, s’élève Kundalini ; les deux serpents sont les deux canaux Idâ, lié à la Lune, et Pingalâ, lié au Soleil. Ces courants s’entrelacent et, à chaque croisement, s’opère le passage du positif au négatif, du masculin au féminin. Le serpent était enroulé sur une croix pour les alchimistes du Moyen-âge. Ce feu permet à l’être de devenir cette force mystérieuse. Il s’agit pour eux d’un feu solaire, serpentin à la fois sacré et transformateur. Ils représenteraient les substances que sont le soufre et le mercure lorsqu’elles sont en en parfait équilibre. Cette force guérirait toutes les blessures de l’âme. Elle se trouve dans notre organisme et ouvre la Glande Pinéale, 7ème chakra (Épiphyse) qui secrète la sérotonine l’hormone de la félicitée. Elle apporte une harmonie à l’ensemble des organes et active le travail de toutes les autres glandes endocrines dont la glande pituitaire (Hypophyse) 3ème œil, 6ème Chakra. Les alchimistes savaient que l’on était capable d’activer cette force mystérieuse selon la volonté de la personne par l’énergie sexuelle et de transmutation. Elle s’éveille grâce à une Intelligence consciente en nous.
Les Écoles de Mystères du monde entier traitaient de cela. Il y avait au départ l’eau qui éveillait un feu guérisseur. Elle représente l’énergie sexuelle de laquelle surgit le feu alchimique transformateur et guérisseur. Le serpent est un puissant archétype de l’éveil de l’âme, de la puissance créatrice et de la réelle connaissance de Soi. Cela permet de peindre sa vie telle une réelle œuvre d’art, de découvrir sa propre Éthique.
Le serpent cosmique est porteur du monde et en serait à l’origine. L’Ouroboros (le serpent qui se mord la queue) est auto-fécondateur. Il est synonyme du principe de Vie-Mort-Vie. Se succèdent contraction, régénération et expansion. Il est une roue primordiale, zodiacale.
A Chichen Itza (au Mexique), le jour de l’équinoxe de printemps se forme l’ombre du légendaire serpent à plume Quetzalcóatl. Il descend de la pyramide en fin de journée, en 7 triangles exacts qui représentent les 7 principaux chakras. Il est le lien entre le ciel et la terre, le jour et la nuit, les eaux primordiales de la vie et la terre. En bref, la Materia Prima si chère aux alchimistes est notre véritable nature. La puissance du féminin Sacré est connue comme gardienne de la conscience et de la Sophia. Elle nous aide à lâcher prise sur ce qui nous contraint, nous oppresse et qui n’a plus de raison d’être. Muer de ce passé révolu et de cette souffrance collective de l’humanité est nécessaire (patriarcat, esclavage, abus). Nous nous régénérons comme la Terre-Mère. Quetzalcóatl a réussi à se transformer en divinité. Imitons-le. Les déesses et oracles égyptiens étaient représentés par des pythons et des cobras protégés par le dieu Apollon. Choisir notre destin et déchirer le voile de l’inconscience grâce à cette Intelligence des profondeurs de l’océan est primordial pour la survie de notre espèce. La force du cosmos est représentée par le serpent, le jaguar, le colibri et l’aigle. Les quatre pouvoirs fondamentaux de l’électromagnétisme, les quatre bases de l’ADN en biologie. La puissance serpentine est l’amour et la passion de la création. Révéler nos passions, croquer la pomme nous permet de mordre le fruit afin d’être guéris et divins.
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Des shamans ont révélé le retour du serpent cosmique venu activer les 7 chakras de la terre : 1er Mont Aconcagua Chili- Argentine 2èmeMont Illimani Bolivie 3èmeMont Salkantay Pérou 4èmePopocatépetl Mexique 5ème Mont Shasta États-Unis 6ème Mont Logan Canada 7ème Mont Denali Alaska. Après 5 000 ans, il a quitté l’Himalaya pour les Andes afin de reconnecter les énergies féminines des Amériques du sud et du nord. Au cœur de la vallée secrète du Pérou, la montagne Pacha Tussa a reçu la conscience ancestrale du grand serpent de lumière de l’humanité. Des rituels de mort symbolique et de renaissance y sont accomplis. Les prophéties Incas, indiquent que l’humanité fera face à des catastrophes climatiques et biologiques dans ce chemin initiatique. La Terre-Mère aime ses enfants bien que ceux-ci se soient détournés d’elle. Nous en sommes orphelins. Le serpent aide à revenir en son sein allié au condor, au cougar par l’esprit de l’eau et de la montagne.
Cela stimule notre créativité, l’abondance et la production dans notre vie. Le Cougar ou Puma véhicule la médecine du Leadership qui enseigne sans abus. La Divine Sophia (Sapienta) au totem de colombe a été déesse de la sagesse et des philosophes païens. Au Mexique elle se nomme Ketzacoeltî, chez les mayas Koukouchtan, en Amérique du nord Kokopelli. Inspirons-nous de ces sagesses ancestrales. Le monde animal nous accompagne vers la Voie de l’acceptation et de la transmutation. Ils nous guident vers la meilleure version de nous-même.
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Source : https://savoir-animal.fr/le-feu-sacre-de-la-kundalini-et-la-prophetie-du-serpent/
Dans les spires du serpent : le rite de passage dans l’iconographie de l’avant-garde - MARIA RUBINS - Université Toulouse - Jean Jaurès - https://interfas.univ-tlse2.fr › slavicaoccitania - Toulouse, 38, 2014, p. 171-193. Extrait PDF
« Le serpent est pour Freud en premier lieu un symbole phallique qui souligne la complexité du rapport de l’homme à sa propre sexualité… »
Le serpent est l’un des symboles sacrés les plus anciens et il joue un rôle primordial dans les mythes cosmogoniques de la plupart des peuples. L’image du serpent, structurellement ambivalente, engendre une multitude de sens, suscitant des associations avec le chaos et le cosmos, la vie et la mort, la tentation diabolique et la sagesse divine, et incarnant de ce fait l’idée de l’union des contraires. Un certain type de représentation du serpent, apparu dans les années 1920-1930, se détache sur le fond des traditions millénaires de la représentation de cet archétype dans les sciences occultes, la littérature et l’art, et témoigne du lien étroit entre les pratiques verbales et visuelles de l’avant-garde. Dans cet article, nous nous proposons d’analyser, à partir de textes et d’objets d’art russes et français, le code iconographique qui permet d’interpréter ces représentations dans le contexte culturel de l’époque…
Lire en totalité à la source : https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicaoccitania/1618?file=1
Symboles du Caducée - Vocabulaire-medical.fr - Médecins / Spécialités médicales
Certaines professions ont leur symbole, comme le sceau des notaires, qui est toujours présent et bien visible sous la forme d’une plaque en cuivre apposée sur la façade des offices notariaux. Les pharmacies sont reconnaissables à leur croix verte. Les professions de santé ont aussi leur emblème, le « caducée ».
Les professions de santé ont leur emblème, le « caducée ».
Caducée des médecins (caducée d’Asclépios){{}}
Caducée de médecin
Le caducée des médecins est composé d’une baguette autour de laquelle s’enroule le serpent d’Asclépios (Esculape pour les Romains), et surmontée d’un miroir symbolisant la prudence (et non pas le narcissisme !). On l’appelle donc parfois « caducée d’Asclépios », ou « asclépiade ». Le caducée est l’emblème des médecins en Europe (en France depuis 1945).
Le caducée ne figure jamais sur les façades des cabinets médicaux, ni sur les ordonnances. Il est envoyé tous les ans à chaque médecin inscrit au tableau par le Conseil départemental de l’Ordre des médecins, une fois la cotisation (obligatoire) réglée.
Le seul usage que les médecins en font, c’est de l’apposer en évidence sur leur pare-brise, pour que la maréchaussée sache qu’elle est en présence d’un véhicule de médecin, ce qui peut autoriser une certaine indulgence de sa part en cas de dépassement de la durée autorisée de stationnement. Mais le caducée n’est nullement un passe-droit, et ne permet pas de se garer sur un emplacement interdit.
Autres caducées{{}}
Caducée de pharmacien :{{}}
Caducée de pharmacien
On appelle également « caducée » des emblèmes de professions de santé qui comportent tous le serpent d’Asclépios s’enroulant autour de différents objets : la coupe d’Hygie pour les pharmaciens (Hygie était la fille d’Asclépios), le diapason pour les audioprothésistes, ou encore un ovale évoquant l’utérus gravide pour les sages-femmes. Les infirmières ont également leur caducée, ainsi que certains laboratoires d’analyses médicales, dans lequel le serpent s’enroule autour d’un microscope.
Un peu de symbolique{{}}
Caducée d’Hermès
Le caducée d’Hermès est surmonté de deux petites ailes qui symbolisent la vélocité du messager des dieux. Le caducée était dans l’Antiquité l’emblème des hérauts (les messagers), et leur assurait l’inviolabilité.
Certaines interprétations font des deux serpents le symbole de l’eau et du feu, le bâton représentant la terre et les ailes le ciel.
Caducée d’Hermès
Hermès
C’est au XVIème siècle qu’est apparue une confusion entre le caducée d’Hermès et le bâton d’Esculape (Asclépios). De symbole de paix qu’il était initialement, le bâton d’Esculape, ou caducée d’Asclépios, est devenu l’emblème de la profession médicale.
Le bâton est le symbole du voyageur, et celui du médecin qui promène de par le monde la science médicale.
Le serpent, symbole de vie et de vigueur, est également censé connaître les vertus des plantes médicinales.
Quant au miroir, il symbolise la prudence et la sagesse, deux vertus cardinales que doit posséder tout médecin.
Le dieu Hermès (Mercure) - On notera que le caducée d’Hermès figure sur la tribune de l’Assemblée Nationale, comme symbole de l’éloquence, et qu’il symbolise la médecine aux Etats-Unis.
Article publié le 29 juin 2015 – docThom - Doc Thom vous suggère les articles suivants : Personnel médical / Personnel soignant
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Caducée – Article Wikipédia en anglais{{}}
Cet article concerne un bâton entouré de deux serpents. À ne pas confondre avec le bâton d’Asclépios , entouré d’un serpent.
Le caducée (☤ ; / k ə ˈ dj uː ʃ ə s , - s i ə s / ; latin : cādūceus , du grec ancien : κηρύκειον kērū́keion « bâton de héraut ») [ b ] est le bâton porté par Hermès dans la mythologie grecque et par conséquent par Hermès Trismégiste dans la mythologie gréco-égyptienne. Le même bâton était porté par d’autres hérauts comme Iris , la messagère d’ Héra . Le court bâton est enlacé par deux serpents , parfois surmontés d’ailes. Dans l’iconographie romaine, il était représenté porté dans la main gauche de Mercure , le messager des dieux .
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Représentation moderne du caducée comme symbole de la logistique Hermès Ingenui [ a ] tenant un caducée ailé à la verticale dans sa main gauche. Copie romaine d’après un original grec du Ve siècle avant J.-C. (Museo Pio-Clementino ,Rome )
Certains récits affirment que la plus ancienne imagerie du caducée trouve ses racines en Mésopotamie avec le dieu sumérien Ningishzida ; son symbole, un bâton entouré de deux serpents, remonte à 4000 av. J.-C. à 3000 av. J.-C. [ 3 ] Cette iconographie pourrait avoir été une représentation de deux serpents en train de copuler. [ 4 ]
En tant que symbole, il représente Hermès (ou le Mercure romain) et, par extension, les métiers, les professions ou les entreprises associés au dieu. Dans l’ Antiquité tardive , le caducée a servi de base au symbole astronomique de la planète Mercure . Ainsi, par son utilisation en astrologie , en alchimie et en astronomie, il en est venu à désigner la planète Mercure et, par extension, le métal planétaire éponyme . On dit que la baguette réveillerait les endormis et endormirait les éveillés. Appliquée aux mourants, leur mort était douce ; appliquée aux morts, ils revenaient à la vie. [ 5 ]
Par extension de son association avec Mercure et Hermès, le caducée est aussi un symbole de commerce et de négociation, deux domaines dans lesquels l’échange équilibré par la réciprocité est reconnu comme un idéal. [ 6 ][ 7 ][ 8 ] Cette association est ancienne, et constante de l’Antiquité classique à la modernité. [ 9 ][ 10 ] Le caducée est aussi un symbole d’imprimerie, par extension des attributs de Mercure associés à l’écriture et à l’éloquence.
Bien que le bâton d’Asclépios , qui n’a qu’un seul serpent et n’a pas d’ailes, soit le symbole traditionnel et le plus largement utilisé de la médecine, le caducée est parfois utilisé par les organisations de soins de santé. Étant donné que le caducée est principalement un symbole commercial et d’autres symboles non médicaux, de nombreux professionnels de la santé désapprouvent cette utilisation. [ 11 ]….
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Spiritualités - Quelle est la signification spirituelle des serpents ? – D’après ‘Centre d’excellence‘ - [Document de nature ésotérique, peu renseigné sur le site source et dans le style d’une communication commerciale]
Les serpents ont été des symboles puissants tout au long de l’histoire : ils représentant une large gamme de significations spirituelles dans les différentes cultures, traditions et mythologie. Si vous avez récemment rencontré un serpent ou en avez vu un dans un rêve , vous vous demandez peut-être ce que cela signifie à un niveau plus profond. Explorons la signification spirituelle des serpents et la façon dont ils sont perçus dans divers contextes.
Sommaire :
• Que signifie voir un serpent ?
• Le symbolisme du serpent
• Le serpent dans différentes cultures
• Est-ce une bonne ou une mauvaise chance de voir un serpent ?
• Que signifie l’apparition d’un serpent près de chez vous ?
• Les couleurs des serpents et leurs significations spirituelles
• Les nombres du serpent et leurs significations spirituelles
• Comment savoir si un serpent est votre animal spirituel
• Questions fréquemment posées sur le symbolisme du serpent
• Étudiez les animaux spirituels et les totems pour 29 £
Que signifie voir un serpent ?{{}}
Voir un serpent, que ce soit dans la vraie vie, dans un rêve ou à travers la méditation , peut être un moment spirituel important. Les serpents symbolisent souvent la transformation, la renaissance et la guérison. Dans de nombreuses cultures, ils représentent l’abandon des anciennes habitudes et le début de quelque chose de nouveau, un peu comme un serpent qui mue. Cela pourrait être un message pour vous inciter à accepter le changement, à laisser derrière vous les comportements passés ou à entrer dans une nouvelle phase de la vie.
À un niveau plus profond, la signification spirituelle des serpents peut également être liée à la sagesse et à la connaissance intuitive . Ils sont souvent considérés comme des créatures qui relient les domaines physique et spirituel, vous guidant vers une meilleure compréhension de vous-même et du monde qui vous entoure.
Le symbolisme du serpent{{}}
Le symbolisme du serpent
Tout au long de l’histoire, les serpents ont été vénérés et craints dans une égale mesure. Sur le plan spirituel, le serpent symbolise souvent la dualité : il représente à la fois la vie et la mort, le bien et le mal, ou la guérison et la destruction. Par exemple, dans certaines cultures amérindiennes , les serpents sont considérés comme des protecteurs de la Terre et des symboles de fertilité. En revanche, dans certaines traditions occidentales, les serpents peuvent représenter la tromperie ou le danger.
Malgré ces contrastes, le symbolisme général du serpent est souvent lié à la croissance, au pouvoir et à la transformation. Cela pourrait refléter votre propre cheminement spirituel, vous invitant à accepter votre force intérieure et à relever les défis de la vie avec grâce et adaptabilité.
Le serpent dans différentes cultures{{}}
Les serpents ont des significations différentes selon la culture :
- Dans l’hindouisme, le serpent est considéré comme un être puissant et divin. L’énergie Kundalini , souvent représentée comme un serpent enroulé à la base de la colonne vertébrale, représente l’éveil spirituel . Lorsque cette énergie s’élève, elle apporte l’illumination et le pouvoir spirituel.
- Dans la mythologie égyptienne antique, le serpent symbolise à la fois la protection et le danger. La divinité serpent Wadjet était considérée comme la protectrice des pharaons, tandis que dans d’autres contextes, les serpents étaient liés au chaos.
- Dans le christianisme, le serpent symbolise souvent la tentation, comme dans l’histoire d’Adam et Ève. Cependant, il peut aussi représenter la guérison, comme le montre le symbole du caducée, un bâton avec deux serpents associé à la médecine.
Est-ce une bonne ou une mauvaise chance de voir un serpent ?{{}}
Est-ce une bonne ou une mauvaise chance de voir un serpent ?
La question de savoir si la vue d’un serpent porte bonheur ou malheur dépend en grande partie de l’interprétation culturelle et de vos sentiments personnels à l’égard de cette rencontre. Dans de nombreuses cultures asiatiques, voir un serpent est considéré comme un signe de chance et de prospérité, tandis que dans les traditions occidentales, les serpents peuvent parfois être considérés comme un signe de mauvais augure.
D’un point de vue spirituel, rencontrer un serpent signifie souvent qu’un changement est en cours. Cela peut être considéré comme un présage positif, vous encourageant à abandonner vos vieilles habitudes ou croyances et à adopter une nouvelle version de vous-même. Si vous ressentez de la peur en voyant un serpent, cela peut indiquer des émotions ou des peurs non résolues qui doivent être abordées dans votre vie.
Que signifie l’apparition d’un serpent près de chez vous ?{{}}
Voir un serpent près de chez vous peut être un puissant message spirituel. Dans de nombreux cas, les serpents sont considérés comme des protecteurs d’espaces sacrés. Leur présence près de votre maison peut suggérer que vous êtes guidé ou protégé sur le plan spirituel. Alternativement, cela peut symboliser un changement ou une transformation à venir dans votre vie personnelle, votre maison ou votre famille.
La signification spirituelle d’un serpent dans la maison est souvent liée à la croissance personnelle et au changement domestique. Il est peut-être temps d’abandonner des relations, des habitudes ou des schémas obsolètes qui ne vous servent plus.
Les couleurs des serpents et leurs significations spirituelles{{}}
Les couleurs des serpents et leurs significations spirituelles
La couleur d’un serpent que vous rencontrez peut ajouter des nuances à sa signification spirituelle. Chaque couleur possède sa propre signification symbolique, vous aidant à interpréter plus clairement le message que le serpent apporte.
- Serpents noirs : Les serpents noirs sont souvent associés à la transformation et à l’inconnu. Sur le plan spirituel, rencontrer un serpent noir peut suggérer un besoin d’affronter des peurs cachées ou d’embrasser la croissance personnelle. Cela représente un moment d’ introspection et de découverte de soi, vous poussant à regarder plus profondément dans votre subconscient.
- Serpents verts : Les serpents verts symbolisent la nature, la guérison et le renouveau. Ils sont souvent considérés comme un signe de changements positifs dans la santé ou le bien-être personnel. Si vous rencontrez un serpent vert, cela pourrait être un message pour vous connecter davantage à la nature et adopter la croissance et l’harmonie dans votre vie.
- Serpents blancs : un serpent blanc est un symbole de pureté, d’illumination spirituelle et de nouveaux départs. Voir un serpent blanc peut indiquer un nouveau départ ou un éveil spirituel, vous guidant vers un niveau supérieur de conscience.
Les nombres du serpent et leurs significations spirituelles{{}}
Le nombre de serpents que vous rencontrez a également une signification spirituelle. Chaque nombre offre un message ou un aperçu différent de votre parcours de vie.
- Un seul serpent : voir un seul serpent représente souvent la solitude et la transformation personnelle. Cela peut suggérer que vous vivez un changement important dans votre vie, où l’introspection et la croissance personnelle sont essentielles.
- Deux serpents : deux serpents ensemble symbolisent la dualité, l’équilibre ou le partenariat. Cela peut représenter l’harmonie entre les opposés, comme les énergies masculines et féminines , ou l’équilibre entre les royaumes physique et spirituel.
- Plusieurs serpents : rencontrer plusieurs serpents à la fois peut indiquer une période de croissance spirituelle intense ou d’éveil. Plusieurs serpents amplifient le message de transformation, vous poussant à accepter des changements importants et à avoir confiance en votre évolution personnelle.
Comment savoir si un serpent est votre animal spirituel{{}}
Si vous ressentez un lien avec les serpents, cela peut indiquer qu’ils sont votre animal spirituel . Voici quelques signes indiquant que le serpent pourrait vous guider sur votre chemin spirituel :
Vous voyez fréquemment des serpents - Si les serpents semblent apparaître souvent dans votre vie, que ce soit en personne, dans vos rêves ou même à travers des représentations symboliques, cela pourrait être le signe qu’ils sont votre animal spirituel. La présence constante d’un serpent peut suggérer que son énergie s’aligne sur la vôtre, vous invitant à explorer sa signification spirituelle plus profonde.
Vous vivez une transformation - Le serpent est connu pour son association avec la transformation et la croissance personnelle. Si vous vous trouvez au milieu de changements de vie importants, le serpent peut vous guider dans cette transition. Sa présence vous encourage à rester ancré et adaptable, à abandonner vos vieilles habitudes ou croyances pour adopter de nouveaux départs.
Vous possédez une forte intuition - Les personnes liées à l’esprit animal du serpent ont souvent des capacités intuitives accrues. Vous pouvez vous retrouver à comprendre instinctivement des situations ou à ressentir des choses avant qu’elles ne se produisent. Cette profonde sagesse intérieure peut vous aider à surmonter les défis de la vie et à faire confiance à votre instinct.
Vous êtes attiré par la guérison et le renouveau - Le serpent est un symbole de guérison et de régénération. Si vous êtes naturellement attiré par les pratiques qui impliquent une guérison physique, émotionnelle ou spirituelle, cela peut être un signe que le serpent est votre guide spirituel. Son énergie vous aide à embrasser le renouveau et la croissance dans tous les aspects de la vie…
Questions fréquemment posées sur le symbolisme du serpent{{}}
Les serpents sont-ils un symbole de fertilité ?
Dans de nombreuses cultures, les serpents sont associés à la fertilité et à la force vitale. Cette association découle de leur lien avec les cycles de renouvellement, comme la mue. Les serpents sont également étroitement liés à la terre et à la nature, qui sont toutes deux des symboles de croissance, d’abondance et de fertilité. Par exemple, dans les anciennes cultures mésoaméricaines, les serpents étaient souvent considérés comme des représentations des dieux de la fertilité.
Pourquoi les serpents sont-ils souvent considérés comme des protecteurs dans les pratiques spirituelles ?
Dans de nombreuses traditions spirituelles, les serpents sont considérés comme des protecteurs en raison de leur rôle dans la protection des espaces sacrés. Cette croyance découle du rôle du serpent en tant que symbole de vigilance et de conscience. Dans l’hindouisme, par exemple, la divinité serpent Naga est censée protéger les trésors et les sites sacrés. Dans d’autres cultures, les serpents sont censés protéger les gens des énergies négatives ou du mal, agissant comme des gardiens spirituels.
Que représente le serpent en astrologie ?
En astrologie, le serpent est lié au renouveau et à la renaissance, souvent associé aux signes du Scorpion et aux qualités transformatrices de Pluton. Les serpents en astrologie représentent également l’intuition, la conscience émotionnelle profonde et la capacité d’accepter les cycles de mort et de renouveau de la vie. Ce symbolisme encourage les gens à laisser tomber le passé et à saisir de nouvelles opportunités.
Les serpents représentent-ils l’énergie féminine ?
Les serpents sont souvent considérés comme des symboles de l’énergie féminine en raison de leur lien avec la terre et de leur association avec la force vitale, la fertilité et la transformation. Dans de nombreuses cultures, les serpents incarnent l’ aspect yin , ou féminin, de l’énergie, représentant l’intuition, la sagesse et la nature nourricière et cyclique de la vie. C’est ce que l’on retrouve dans le mythe de la déesse grecque Gaïa, où les serpents sont liés au pouvoir fertile et nourricier de la terre.
Voir un serpent est-il un signe de guérison ?
Les serpents sont souvent associés à la guérison. C’est ce que montre le symbole du caducée, un bâton avec deux serpents entrelacés, utilisé en médecine. En termes spirituels, les serpents représentent le pouvoir du renouveau, de la mue et de la guérison des blessures passées. Rencontrer un serpent peut être le signe que vous entrez dans une période de guérison, qu’elle soit physique, émotionnelle ou spirituelle.
Pourquoi les serpents sont-ils considérés comme sacrés dans certaines religions ?
Les serpents sont considérés comme sacrés dans de nombreuses religions en raison de leur forte association avec la transformation, la protection et les cycles de la vie et de la mort. Par exemple, dans l’hindouisme, les serpents représentent l’énergie kundalini, une force vitale sacrée qui résiderait à la base de la colonne vertébrale, attendant d’être réveillée pour l’illumination spirituelle. Dans la religion égyptienne antique, la divinité serpent Wadjet était vénérée comme protectrice et symbole du pouvoir divin.
Quelle est la signification spirituelle de la mue d’un serpent ?
L’acte de muer est l’un des symboles spirituels les plus puissants associés aux serpents. Il représente le renouveau, la transformation et la libération de vieux schémas ou comportements qui ne vous servent plus. Si vous rencontrez un serpent qui mue, cela peut être le signe que vous êtes sur le point de vivre une transformation personnelle importante, de laisser tomber le passé pour entamer un nouveau chapitre de votre vie.
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- Le Serpent à plumes selon Wikipédia - Pour les articles homonymes, voir Serpent à plumes (homonymie).
Cet article est une ébauche concernant l’Amérique précolombienne, le Mexique et la religion. Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
Buste de Quetzalcóatl (extérieur du temple du serpent à plumes à Teotihuacan).
À Chichén Itzá, la sculpture de la bordure ouest de l’escalier nord de la pyramide de Kukulcán projette, lors des équinoxes, une ombre représentant l’arrivée du serpent à plumes, appelée communément « l’ascension et la descente de Kukulcán »1.
Représentation olmèque préclassique d’un serpent à plumes dans les grottes de Juxtlahuaca (État mexicain de Guerrero).
Le serpent à plumes (traduction de Kukulkan en maya et Quetzalcoatl en nahuatl) est une divinité dont le culte était très répandu en Mésoamérique. Les plus anciennes représentations iconographiques de cette divinité datent du début de la période classique, vers 150 apr. J.-C., dans l’art public de Teotihuacan2, notamment dans les peintures murales3.
Son culte trouve ses origines à l’époque préclassique, vers 1200 av. J.-C., dans celui du serpent aquatique chez les Olmèques, qui s’est progressivement transformé en différentes entités telles que Quetzalcóatl et Ehécatl chez les Aztèques, Kukulkan chez les Mayas du Yucatán, Tohil chez les Mayas quichés4 ou encore Coo Dzavui chez les Mixtèques5.
Symbolisme{{}}
Le plus ancien et le plus immuable des aspects symboliques du serpent à plumes semble être de nature agricole3. En effet, de cette ancienne époque jusqu’à aujourd’hui, les peuples indigènes l’ont associé au cycle de croissance du maïs, comparant les feuilles vertes de la plante à des plumes de quetzal et les épis à des écailles de serpent6.
Comme souvent dans la pensée mésoaméricaine, le symbolisme du serpent à plumes est imprégné de dualisme : il est à la fois rattaché à la terre, par le serpent, et au ciel, par les plumes de l’oiseau2. C’est tout le contraire du dualisme judéo-chrétien qui sépare le corps et l’esprit : ciel et terre, par le symbolisme du serpent à plume, ne font qu’un. Il s’agit d’un symbole moniste fort, avec deux polarités indissociables. Il est également associé à la planète Vénus4. – Source avec Notes et références : https://fr.wikipedia.org/wiki/Serpent_%C3%A0_plumes
Le serpent de vision est une créature importante dans la mythologie maya précolombienne , bien que le terme lui-même devienne progressivement obsolète.
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d9/YaxchilanDivineSerpent.jpg
Un serpent de vision, détail du linteau 15 du site maya classique de Yaxchilan
Le serpent était un symbole social et religieux très important, vénéré par les Mayas. La mythologie maya décrit les serpents comme étant les véhicules par lesquels les corps célestes, tels que le soleil et les étoiles, traversent le ciel. La mue de leur peau en faisait un symbole de renaissance et de renouveau.
Ils étaient tellement vénérés que l’une des principales divinités mésoaméricaines ,Quetzalcoatl , étaient représentéee comme un serpent à plumes. Le nom signifie « serpent précieux/à plumes » (du nahuatl, « quetzalli » est utilisé pour décrire l’oiseau, ses plumes ou quelque chose de précieux, selon le contexte et « coatl » signifie serpent ou serpent). [ 1 ]
Le serpent de vision est considéré comme le plus important des serpents mayas. « Il était généralement barbu et avait un museau arrondi. Il était également souvent représenté avec deux têtes ou avec l’esprit d’un dieu ou d’un ancêtre sortant de ses mâchoires. » Lors des rituels de saignée mayas , les participants avaient des visions dans lesquelles ils communiquaient avec les ancêtres ou les dieux. Ces visions prenaient la forme d’un serpent géant « qui servait de passerelle vers le royaume des esprits ».
L’ancêtre ou le dieu contacté était représenté comme sortant de la bouche du serpent. Le serpent de vision est ainsi devenu la méthode par laquelle les ancêtres ou les dieux se manifestaient aux Mayas. Ainsi, pour eux, le serpent de vision était un lien direct entre le royaume spirituel des dieux et le monde physique. [ 2 ]
Le serpent de vision remonte aux conceptions mayas antérieures et se trouve au centre du monde tel qu’ils le concevaient. « Il se trouve dans l’axe central au sommet de l’ arbre du monde . Essentiellement, l’arbre du monde et le serpent de vision, représentant le roi, ont créé l’axe central qui communique entre les mondes ou plans spirituels et terrestres. C’est par le rituel que le roi a pu faire exister l’axe central dans les temples et créer une porte vers le monde spirituel, et avec lui le pouvoir. » [ 3 ]
Le serpent de vision est présent dans les cérémonies de saignée, dans les pratiques religieuses mayas, dans les bijoux mayas, dans la poterie et dans leur architecture.
Article principal : Saignées en Mésoamérique
Beaucoup ont tenté d’expliquer la manifestation du serpent de vision en l’associant à la saignée maya. L’une des conclusions est que « la perte massive de sang provoque la libération par le cerveau d’une abondance d’endorphines naturelles, qui sont chimiquement liées aux opiacés. Lorsque le corps entre en état de choc, une vision hallucinatoire se produit ».
Une fois la saignée terminée, les papiers cérémoniels imbibés de sang étaient brûlés, libérant une colonne de fumée. La fumée constituait le support idéal pour l’apparition du serpent de vision. Chaque événement politique ou religieux majeur impliquait une saignée car elle fournissait un moyen par lequel les dieux pouvaient être appelés à assister et à participer réellement à la cérémonie.
Parfois, les esprits des ancêtres étaient également appelés à donner des conseils. La stèle de Hauberg (199 après J.-C.) des basses terres mayas « est l’un des premiers monuments datés qui illustrent le lien du serpent de vision avec la saignée ». [1]
Le linteau 25 représente l’un des rituels de saignée. « L’une des épouses de Jaguar Bouclier est vue en train de regarder vers un énorme serpent de vision bicéphale. Dans sa main gauche, elle tient un bol contenant une colonne vertébrale de raie, une lancette en obsidienne et des papiers éclaboussés de sang. Le serpent de vision semble émaner du bol. Des mâchoires du serpent de vision, crache un guerrier ancestral Tlaloc avec lance et bouclier ». [ 4 ]
Le linteau 17 fait référence à ’l’oiseau Jaguar comme Seigneur du Sang de Yaxchilan ’ et le montre se préparant à tirer du sang de son pénis avec une épine de raie. En face de l’oiseau Jaguar se trouve Lady Balam-Ix, qui passe une corde grossière à travers une entaille dans sa langue. Le sang est recueilli dans le récipient près des pieds de l’oiseau Jaguar. La bouche du serpent de vision est verte et les filets de sang caractéristiques de la saignée sont rouges’. [ 5 ]
Le linteau 15 représente l’apparence de ce serpent de vision. « On peut voir le serpent sortir du bol avec des gouttes de sang le long d’une colonne de rouleaux de sang. Ce linteau montre la reine de Yaxchilan impliquée dans une expérience visionnaire après une cérémonie de saignée élaborée. Elle tient l’attirail rituel dans ses bras tandis que le serpent de vision s’élève d’un bol de papier taché de sang. » [ 6 ]
Rites religieux mayas
Il y avait un serpent de vision nommé Och-Kan, seigneur de Kalak’mul . L’un des rituels les plus courants associés au serpent de vision consistait à invoquer les esprits ancestraux. En particulier lors des rites de couronnement, les rois contactaient les esprits pour obtenir des conseils et des bénédictions. C’est le serpent de vision qui fournit le moyen de contacter ces divinités.
On pense que le couvercle du sarcophage du Seigneur Pakal, qui se trouvait à Palenque , est probablement « l’image la plus complète qui relie le serpent de vision à la religion maya ». Il représente la mort de Pakal et sa descente dans le monde souterrain. « La barre de serpent bicéphale est placée horizontalement sur l’arbre du monde et constitue le conduit de cette transition. De la même manière que le serpent de vision représente un conduit entre le monde physique et le royaume spirituel des ancêtres, cette barre de serpent bicéphale représente un conduit entre le royaume des vivants et le royaume des morts. » [2]
Bijoux et poteries mayas
Un bijou maya représente un « serpent anthropomorphe bicéphale ». On pense qu’il était porté lors d’une cérémonie de saignée. Il montre clairement l’arrivée d’un ancêtre venu du monde spirituel.
La représentation du serpent de vision était très répandue dans la poterie maya. Les récipients utilisés lors des cérémonies de saignée représentent le serpent de vision. Les récipients ci-dessous en sont d’excellents exemples. Ils sont sculptés dans la pierre et sont « l’une des premières représentations de l’iconographie du serpent de vision . Le sang jaillit des mâchoires ouvertes de la tête avant. Bien que l’arrière ne soit pas physiquement attaché, il se trouve juste au-dessus de la queue du serpent et représente également le sang ». [ 7 ]
Motifs architecturaux mayas
Le serpent de vision trouve également sa place dans l’architecture maya et est particulièrement présent dans la décoration des piliers à l’intérieur et à l’extérieur des temples mayas.
« Dans le palais de Labna , des serpents ornent les angles de la façade principale. Caractéristique du serpent de vision, il semble y avoir soit une divinité anthropomorphe, soit l’esprit d’un ancêtre émanant des mâchoires béantes de la bouche du serpent ». [ 8 ]
Observances contemporaines
Des vestiges du serpent de vision ont survécu jusqu’à l’époque moderne. Vers 1930, JES Thompson a noté à San Antonio, au Belize , que les Mayas Q’eqchi’ pratiquaient encore un rituel très similaire à la quête de vision des Mayas classiques, bien que dans un contexte différent. Le rituel marquait l’initiation d’un nouveau chaman pour le village. Le participant entrait en contact direct avec un serpent géant, Ochan (Och-Kan). C’est grâce à cette expérience qu’il achevait ses rites d’initiation et acquérait les connaissances nécessaires pour devenir un chaman puissant.
Source des remarques et références sur ce site https://en-m-wikipedia-org.translate.goog/wiki/Vision_Serpent?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=rq
Autres œuvres artistiques représentant un serpent
Arts - “Serpent d’océan” de Huang Yong Ping à Saint-Brevin-les-Pins{{}}
Huang Yong Ping, Tower Snake, 2009. Aluminum, bamboo, steel, 22 x 39 x 37 feet. Courtesy of Gladstone Gallery.{{}}Agrandir l’image
Huang Yong Ping, Tower Snake, 2009. Aluminum, bamboo, steel, 22 x 39 x 37 feet. Courtesy of Gladstone Gallery. https://www.sfaq.us/2014/12/baton-serpent-huang-yong-ping-at-maxxi-rome/
Saint-Brevin-les-Pins, Pointe de Mindin - “Serpent d’océan” de Huang Yong Ping
Saint-Brévin est formée de deux agglomérations balnéaires : Saint-Brévin-l’Océan et au nord Saint-Brévin-les-Pins qui s’étend entre deux pointes couronnées par d’anciens forts.
C’est à la pointe du Nez de chien, à « la limite transversale de la mer » (frontière entre espace fluvial et maritime, à l’embouchure de l’estuaire de la Loire), que surgit l’immense serpent de mer de Huang Yong Ping (1954, Chine) dont le squelette apparaît comme issu d’une fouille archéologique. Son mouvement le rend vivant : on devine qu’il a traversé les mers pour venir échouer sa gueule démesurée sur cette plage. La ligne de ses vertèbres joue avec la courbe du pont de Saint-Nazaire, et la manière dont il se pose rappelle l’architecture des carrelets, ces pêcheries typiques de la côte atlantique.
En faisant apparaître sur les rives de l’Europe une des figures majeures de la mythologie chinoise, Huang Yong Ping aborde, comme souvent dans son travail, les notions d’identité et d’hybridité culturelle. La question environnementale est également très présente dans son art où il met régulièrement au jour le paradoxe de l’homme sciant la branche sur laquelle il est assis, tiraillé entre capacités créatrices et pulsions destructrices. C’est une des lectures possibles de cette oeuvre. Positionné sur l’estran, le squelette apparaît au rythme de la marée, et accueillera, peu à peu, faune et flore marines.
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EN SAVOIR + SUR HUANG YONG PING – Source : https://www.estuaire.info/fr/oeuvre/serpent-d-ocean-huang-yong-ping/
Arts – ‘Serpent d’océan’ est une œuvre de l’artiste Huang Yong Ping.Représentant un long squelette de serpent de mer, elle est installée sur l’estran à Saint-Brevin-les-Pins, en France
Description{{}}
Serpent d’océan est une sculpture monumentale en aluminium, longue au total de 130 m. Elle représente le squelette d’un immense serpent de mer imaginaire, dont les vertèbres ondulent pour se terminer par une gueule ouverte.
L’œuvre est installée à la pointe du Nez-de-Chien, à Mindin, sur le territoire de la commune de Saint-Brevin-les-Pins en Loire-Atlantique, à la limite où l’estuaire de la Loire rejoint l’océan Atlantique. Elle s’étale sur la zone d’estran : la queue du monstre est située à la limite des marées basses, sa tête à la limite des marées hautes. La sculpture est donc recouverte et découverte à chaque marée : si à marée basse il est possible d’en faire le tour à pied, seuls la tête et le haut des vertèbres dépassent à marée haute. Elle est destinée à être envahie peu à peu par la végétation et la faune marine1.
La forme du serpent rejoint celle du pont de Saint-Nazaire, visible à proximité ; celle des vertèbres fait écho aux carrelets.
Historique - L’œuvre est réalisée dans le cadre de l’édition 2012 du festival Estuaire et cofinancée par l’Union européenne par l’intérmédiaire du Fonds européen de développement régional1. Elle est inaugurée le 20 juin 20122.
Auteur Article détaillé : Huang Yong Ping.
Huang Yong Ping est un artiste contemporain. Né en 1954 à Xiamen en Chine, il réside depuis 1989 en France où il meurt en 2019. Il privilégie la mise en relation de sens hétérogènes3 et aborde souvent les notions d’identité et de mélange culturels2.
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Serpent_d%27oc%C3%A9an
Montres –Véritables charmeuses de serpents - Vacheron Constantin - Le 28 août 2024 - Par Steven Rogers – Extraits d’un document en forme de communiqué
Seven Rogers
Art et portabilité{{}}
Même si elles sont essentiellement artistiques, ces montres sont tout à fait portables. Le boîtier, en or rose 5N ou en platine 950, ne mesure que 40 mm de diamètre et 12,72 mm d’épaisseur. Le profil du boîtier reste net car les boutons de réglage des indications sont insérés dans la carrure – un crayon correcteur est fourni avec chaque montre. Les montres sont présentées sur un bracelet en alligator Mississippiensis – brun pour la variante en or rose et bleu pour le modèle en platine – doté d’une boucle en forme de demi-croix de Malte assortie au boîtier.
Métiers d’Art The Legend of the Chinese Zodiac – Year of the Snake © Vacheron Constantin
Métiers d’Art La Légende du Zodiaque chinois – Année du serpent © Vacheron Constantin
Liens historiques avec l’Orient{{}}
Watches and Wonders Shanghai 2024, qui se tient du 28 août au 1er septembre, est l’endroit idéal pour mettre en avant les liens historiques de Vacheron Constantin avec la Chine, depuis la création de l’entreprise en 1755. La Métiers d’Art La Légende du Zodiaque chinois – Année du serpent est l’expression la plus récente de ce riche héritage.
Métiers d’Art The Legend of the Chinese Zodiac – Year of the Snake © Vacheron Constantin
Métiers d’Art La Légende du Zodiaque chinois – Année du serpent © Vacheron Constantin
« Nos archives nous apprennent que Vacheron Constantin a ressenti très tôt, dès le milieu du 19ème siècle, le besoin d’explorer les pays asiatiques et d’établir des contacts commerciaux, particulièrement avec la Chine », explique Christian Selmoni, directeur du style et du patrimoine de Vacheron Constantin.
« Selon l’historien de l’horlogerie Alfred Chapuis, la manufacture a implanté la montre-bijou sur le marché chinois avec des modèles souvent vendus par paires, conçus pour résister à l’humidité et parés de magnifiques décors gravés, émaillés et sertis. »
Métiers d’Art The Legend of the Chinese Zodiac – Year of the Snake © Vacheron Constantin
Métiers d’Art La Légende du Zodiaque chinois – Année du serpent © Vacheron Constantin
« En 1846, Vacheron Constantin a envoyé 33 paires de montres à Canton (aujourd’hui Guangzhou) afin d’évaluer les opportunités commerciales en Chine. Au fil des générations, nous avons continué à créer des montres inspirées de la culture chinoise. »
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Pourquoi avons-nous si peur des serpents ? - De Marie-Amélie Carpio - Document ‘nationalgeographic.fr’
En Occident, les serpents traînent une mauvaise réputation plurimillénaire. Craints, détestés, diabolisés, mais surtout méconnus, ils font encore aujourd’hui l’objet d’une aversion aussi tenace qu’injustifiée.
Un exemplaire de Vipère peliade (Vipera Berus). PHOTOGRAPHIE DE F. Serre Collet, MNHN
Pourquoi tant de haine ? La faute à notre héritage judéo-chrétien, répond Françoise Serre-Collet, herpétologue, chargée de médiation scientifique au Museum national d’Histoire naturelle et auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation sur les reptiles, dont Légendes de serpents, paru aux Éditions Delachaux et Niestlé et Dans la peau des serpents de France, chez Quæ. Depuis plus de 30 ans, la spécialiste s’emploie à réhabiliter ces créatures, exécrées dans des pays comme la France, mais vénérées en Asie ou en Afrique. Entretien.
Françoise Serre-Collet, herpétologue, chargée de médiation scientifique au Museum national d’Histoire naturelle, avec une vipère aspic concolore. PHOTOGRAPHIE DE Alain Collet
D’où vient notre phobie des serpents ?{{}}
En Occident, il faut remonter à la Bible, à Adam et Ève et au serpent tentateur qui a poussé Ève à goûter au fruit défendu de l’arbre de la connaissance. Dans la religion judéo-chrétienne, le serpent devient le symbole du mal, de Satan, celui à cause de qui on a perdu le paradis originel et l’immortalité. La Bible en a fait un animal exécrable que Dieu a puni en le faisant ramper sur le ventre. On se balade avec cet inconscient collectif qui date de plus de 2000 ans.
Les serpents ne laissent personne indifférent. Ce sont des animaux qui sortent complètement de l’ordinaire. Ils n’ont pas de pattes, ne font pas de bruit, semblent venir du fin fond de la terre, sortent tout le temps la langue et peuvent tuer. Ils sont présents dans toutes les mythologies. En Occident, ils sont diabolisés et représentent la mort, mais dans les autres civilisations, ils sont perçus de façon beaucoup plus positive.
Quelles sont leurs principales fonctions dans les mythologies des pays non-occidentaux ?{{}}
En Afrique de l’ouest, le serpent est à la base de la création du monde. Il porte la Terre, et comme il finit par avoir trop chaud, une déesse l’arrose, faisant apparaître les océans. Les tremblements de terre seraient dus à ses ébrouements, une croyance que l’on retrouve chez les Aborigènes d’Australie. Au Bénin, le python royal a longtemps été vénéré, au point que si un habitant en tuait un, il encourrait la peine de mort par immolation par le feu. Son importance était telle que le respect dû au serpent figurait dans les textes relatifs aux échanges commerciaux entre le pays et l’Angleterre aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Représentation d’Adam et Ève dans l’église Sainte-Anne à Châtel-Guyon, France. PHOTOGRAPHIE DE F. Serre Collet, MNHN
Le serpent intervient aussi dans la création du monde en Asie. En Chine, c’est une femme-serpent qui fabrique les hommes à partir d’argile. Dans le bouddhisme, on voue un culte aux reptiles car l’un d’eux a sauvé la vie de Bouddha : un cobra le voyant endormi en plein désert a déployé son capuchon au-dessus de sa tête pour le protéger du soleil.
Chez les Grecs, il représente l’immortalité, en raison de sa capacité à muer. Il rappelle aussi le malade qui va recouvrer la santé, d’où son symbolisme en médecine, avec le bâton d’Asclépios, que l’on retrouve aussi au Mexique, où le serpent Quetzalcoatl incarne cette science. En Égypte, on retrouve également cette idée d’immortalité dans le mythe du voyage de Rê, le dieu soleil. Chaque jour il part dans le monde d’Apophis, un serpent qui symbolise le chaos, mais il est ensuite avalé par un autre serpent qui lui permet de retrouver sa force et de renaître.
La perception des serpents varie-t-elle encore beaucoup d’un pays à l’autre ?{{}}
En France, même si ces animaux sont protégés par la loi, les coups de pelle restent un réflexe courant quand on se trouve face à eux. Qu’on le veuille ou non, il y a cet inconscient collectif hérité de la Bible, qui a généré énormément de rumeurs, d’idées fausses et de légendes négatives autour des serpents. Dans les années 1980 encore, on racontait par exemple que des écologistes balançaient des caisses de serpents par hélicoptère pour repeupler certaines régions françaises et on m’interroge encore là-dessus aujourd’hui !
Une couleuvre helvétique (Natrix helvetica). Photographie d’Alain Collet
La peur que leur méconnaissance inspire va très loin. Il y a 14 espèces de serpents en France, 10 espèces de couleuvres et 4 espèces de vipères. Seules ces dernières sont potentiellement dangereuses, mais un serpent ne mord que quand il n’a pas le temps de fuir et une morsure n’est pas suivie obligatoirement d’une injection de venin. On ne dénombre qu’environ un décès tous les 10 ans en France métropolitaine, et en Guyane, la région d’Outre-mer qui concentre le plus grand nombre d’espèces venimeuses, on ne compte que quelques morts sur ces trente dernières années.
Dans un pays comme l’Inde en revanche, les serpents font des victimes chaque année mais ils restent vénérés, notamment au cours de grandes fêtes religieuses. Sur une petite île de Malaisie, j’ai même découvert un temple des serpents dont l’autel était jonché de vipères.
Au Japon, j’ai aussi visité un café basé sur le concept du bar à chat, mais consacré aux serpents : à l’entrée, vous choisissez parmi des petites boîtes celle qui contient le reptile qui vous plaît le plus et vous allez déguster votre boisson avec la boîte à côté de vous.
Au Japon, on peut visiter des « bar aux serpents » : à l’entrée, vous choisissez parmi des petites boîtes celle qui contient le serpent qui vous plaît le plus et vous allez déguster votre boisson avec la boîte à côté de vous. Vous pouvez aussi choisir un gros spécimen, que l’on installe sur un canapé avec vous pour que vous le câliniez. PHOTOGRAPHIE DE F. Serre Collet, MNHN
Vous pouvez aussi choisir un gros spécimen, que l’on installe sur un canapé avec vous pour que vous le câliniez. En fonction des pays, la perception de l’animal change radicalement.
Vous évoquez le poids de l’inconscient collectif dans la phobie des serpents sous nos latitudes. Une étude menée par des chercheurs européens en 2017 sur des bébés de 6 mois montre que leurs pupilles se dilatent particulièrement devant des images qui les représentent, ce qui laisse penser qu’ils seraient prédisposés à les craindre. L’évolution a-t-elle inscrite la peur des reptiles dans nos gènes ?
C’est une chercheuse américaine, Lynne Isbell, qui a été l’une des premières à développer cette théorie. Elle s’appuyait sur des expériences avec des singes qui n’avaient jamais vu de serpents de leur vie mais qui montraient pourtant des signes de peur en leur présence. Elle en a déduit qu’ils avaient une crainte innée des reptiles et, par extrapolation, elle a aussi avancé l’idée que cette peur devait être inscrite dans les gènes de l’homme.
En France, en 2016, une étude a été menée par des chercheurs du CNRS auprès de plus de mille enfants auxquels ils ont montré diverses photos d’animaux. Ils en ont conclu que ce n’était pas tant le serpent en lui-même qui les effrayait que les caractéristiques aposématiques, qui annoncent un danger dans la nature – les formes pointues, triangulaires, les motifs en zigzag. Certaines études affirment la nature innée de la peur des serpents, d’autres soutiennent son caractère acquis. Le débat reste entier aujourd’hui.
Un exemplaire de Vipère aspic (Vipera aspis). PHOTOGRAPHIE DE F. Serre Collet, MNHN
L’hostilité qu’ils suscitent a-t-elle des conséquences sur leur préservation ?{{}}
Quand on voit les difficultés à protéger des espèces anthropomorphisées, imaginez celles que l’on rencontre pour préserver des animaux mal-aimés du public. En France, ils ont été massacrés. Jusqu’à la loi de protection de 1979, qui interdit de les tuer, les mutiler ou les déplacer, il existait un métier de chasseur de serpents, exercé par des gens qui étaient payés au nombre de têtes de vipères qu’ils rapportaient.
L’un des plus célèbres, Jean-Baptiste Courtol, qui vécut au XIXe siècle, en aurait tué 40 000. Il s’était confectionné un costume composé de près de 1000 peaux de vipères (ndlr : l’habit sera visible dans l’exposition Serpents, au musée Crozatier, au Puy-en-Velay, de juin à octobre 2021). Cela fait plus de 30 ans que j’essaie de réhabiliter les serpents et j’ai l’impression de radoter ! Mais je remarque que davantage de jeunes s’intéressent à l’herpétologie et mettent en place des actions pour essayer de les protéger, comme le réseau de plateformes téléphoniques SOS Serpents. On peut les appeler quand on a un serpent chez soi ou dans son jardin pour déterminer si c’est une espèce dangereuse, et, dans ce cas, un spécialiste vient la déplacer.
Au Bénin, le Python royal (Phyton regius) a longtemps été vénéré. PHOTOGRAPHIE DE F. Serre Collet, MNHN
Aujourd’hui, la destruction et la fragmentation de leurs habitats représentent les principales menaces auxquelles ils sont confrontés, avec la pollution et les voitures. Or ces prédateurs on leur rôle à jouer dans les écosystèmes. La prolifération actuelle de rongeurs qui envahissent les cultures n’existerait sans doute pas si on ne tuait pas les serpents.
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Source : https://www.nationalgeographic.fr/animaux/pourquoi-avons-nous-peur-des-serpents
Une étude scientifique révèle pourquoi et comment les singes reconnaissent instantanément les serpents - Par Charline Vergne Publié le 30/12/2024 à 19h51 - Document ‘geo.fr’
Vidéo GEO : Les leçons à tirer de la disparition du plus grand singe de tous les temps
Une étude publiée en novembre 2024 dans ‘Scientific Reports’ révèle que les singes détectent rapidement les serpents grâce à leurs écailles. Cette découverte met en lumière une adaptation évolutive des primates qui leur permet de se prémunir des dangers.
Les animaux ont du talent. Une étude menée par le Dr Nobuyuki Kawai de l’Université de Nagoya (Japon), publiée le 10 novembre 2024 dans Scientific Reports, nous éclaire sur la manière dont les singes détectent instantanément la présence des serpents.
C’est grâce à un indice visuel bien spécifique que les petits primates reconnaissent les reptiles : les écailles qui recouvrent leur corps. Cette découverte met en lumière une adaptation évolutive des singes pour se prémunir de certains des dangers qui les menacent dans leur environnement.
Les écailles plus inquiétantes que les serpents eux-mêmes aux yeux des singes{{}}
Savoir identifier les dangers auxquels nous sommes exposés est une question de survie. Les serpents ont toujours constitué une menace mortelle pour de nombreuses espèces, y compris pour nous autres humains. Même les nourrissons et les bébés singes qui n’ont jamais vu de reptiles réagissent instinctivement à des images sur lesquelles ils apparaissent, ce qui révèle une peur innée de ces créatures, souligne Phys.org dans un article du 27 décembre 2024.
EN IMAGES - Les 10 singes les plus incroyables et étonnants VOIR LE DIAPORAMA
On apprend qu’au cours de la première expérience menée par le Dr Kawai, les singes ont montré une réaction immédiate face aux images de serpents... mais pas face à celles de salamandres.
Après avoir fait ce constat, le scientifique japonais a voulu savoir si les primates réagiraient aussi face à des ’salamandres modifiées’ dont le corps serait recouvert d’écailles de serpent. Lors de ce test, des singes qui n’avaient encore jamais vu de vrai serpent ont dû choisir une image parmi les neuf qui leur étaient proposées pour recevoir une récompense.
Il s’est avéré que lorsqu’un serpent se trouvait parmi des salamandres, les primates réagissaient plus vite qu’en présence d’une salamandre parmi des serpents. Toutefois, lorsque des salamandres ’modifiées’ leur étaient présentées, les primates réagissaient aussi rapidement, voire plus encore, à ces clichés qu’aux serpents eux-mêmes.
Mieux comprendre l’évolution du cerveau des animaux{{}}
’Les singes ne réagissaient pas plus vite aux salamandres qui partagent une forme similaire avec les serpents tant que l’image ne comportait pas d’écailles de serpent’, vulgarise le Dr Nobuyuki Kawai. D’après lui, cela suggère que les singes étaient particulièrement sensibles aux écailles.
’Cela pourrait être dû au fait que, pendant leur évolution, nos ancêtres primates ont développé un système visuel pour identifier les écailles, caractéristiques des serpents’, argumente le spécialiste. Cette découverte devrait contribuer, sur le long terme, à mieux comprendre l’évolution du système visuel et du cerveau des animaux... y compris le nôtre
Charline Vergne Journaliste web Voir ses publications- Diplômée du Master 2 ’Climat et Médias’ proposé par l’université Paris-Saclay et l’ESJ Lille, j’apprécie les sujets sociétaux, en lien avec le climat, la biodiversité, les voyages, l’Amérique Latine ou la culture ; notamment la littérature, le cinéma et les séries télévisées.
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