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"Énergies renouvelables et de récupération avec des éoliennes en mer (ou offshore) posées ou flottantes : état des lieux et développement récent notamment en France et souci de rentabilité et du recyclage en fin de vie" par Jacques Hallard
dimanche 12 janvier 2025, par
Énergies renouvelables et de récupération avec des éoliennes en mer (ou offshore) posées ou flottantes : état des lieux et développement récent notamment en France et souci de rentabilité et du recyclage en fin de vie
Jacques Hallard , Ingénieur CNAM avec les conseils de Bastien / site ISIAS – 11/01/2025
France : Carte des parcs éoliens posés et flottants en mer ...
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Source 2022 : https://www.energiesdelamer.eu/2022/04/30/carte-des-emr/
https://media.lesechos.com/api/v1/images/view/64104f755863f97dd51e8dc9/par_defaut/image.jpg
In Le recyclage des éoliennes en France : mythe ou réalité ?
A lire dans ce dossier
Plan du document : Préambule Introduction Sommaire Auteur
Eclairage préliminaire sur le sujet
Éolienne en mer ou éolienne offshore : c’est une éolienne implantée au large des côtes plutôt que dans les terres [éolienne terrestre, ou onshore], pour mieux utiliser l’énergie du vent et produire de l’électricité grâce à une turbine et à un générateur électrique.
Une éolienne en mer ou éolienne offshore est une éolienne implantée au large des côtes plutôt que dans les terres, pour mieux utiliser l’énergie du vent et produire de l’électricité grâce à une turbine et à un générateur électrique… - Wikipédia
Y a-t-il des parcs éoliens dans l’océan ? - Les parcs éoliens offshore utilisent des câbles sous-marins pour transmettre l’électricité au réseau : l’électricité produite par les éoliennes offshore revient sur terre via une série de systèmes de câbles enfouis dans le fond marin. 21 août 2024
Où y a-t-il des éoliennes en mer ? - La Chine représentait 49 % de la puissance installée mondiale fin 2022, le Royaume-Uni 22 % et l’Allemagne 13 %. Les nouvelles installations de 2022 se situent en Chine pour 58 %, au Royaume-Uni pour 13 %, à Taïwan pour 13 %, en France pour 5 % et aux Pays-Bas pour 4 %.
Quels sont les inconvénients des éoliennes en mer ? - Comme l’installation des éoliennes, l’installation des câbles et du poste en mer génèrent des impacts tels que : l’émission de bruit sous-marin, la modification du substrat (fond marin), l’augmentation de la turbidité (teneur de l’eau en matière en suspension) et le relargage éventuel de contaminants.
Quelle est la durée de vie d’une éolienne en mer ? - Une durée de vie estimée entre 15 et 30 ans - « Il faut compter 15 à 25 ans pour un aérogénérateur terrestre, et 20 à 30 ans pour une éolienne maritime. 21 février 2022
« Qu’advient-il des éoliennes après 25 ans ? - Une éolienne est composée de plus de 8.000 pièces et leur durée de vie opérationnelle peut atteindre 25 ans (la plupart durent entre 20 et 25 ans). Elles peuvent pour la plupart être recyclées à la fin de leur durée de vie utile et sont de plus en plus souvent fabriquées à partir de matériaux réutilisés qui ont déjà été recyclés ». 28 avril 2023
Quel devenir pour les éoliennes en fin de vie ? - En fin de vie, une éolienne est démantelée puis ses composants sont recyclés, valorisés ou reconditionnés pour réemploi. Le démantèlement d’une éolienne consiste à démonter ses composants (pales, nacelle, mât), les postes et les câbles électriques ainsi que retirer son socle en béton appelé « fondation ».
Recyclage des éoliennes : où en est-on ? - Posté le 15 octobre 2024 par Pierre Thouverez dans Énergie : « Le boom du secteur depuis de nombreuses années pose aujourd’hui la question du recyclage des éoliennes, et notamment des pâles… » Source
Quels sont les inconvénients de l’énergie marine ? - Cela peut provoquer notamment une forte turbidité (réduction de la photosynthèse), un colmatage ou une destruction des habitats. Au contraire, si le projet est bien planifié et coordonné, l’environnement marin local peut bénéficier indirectement des projets.
A approfondir > Les parcs éoliens valent-ils la peine ? Coûts et avantages - Travis Benn – 05 août 2024 – Source : https://lumifyenergy-com.translate.goog/blog/are-wind-farms-worth-it/?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=rq
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Ocean Winds (OW), coentreprise entre EDP Renewables et ENGIE dédiée à l’éolien en mer, en partenariat avec la Banque des Territoires et Caisse des Dépôts en France
Selon Wikipédia « La Banque des territoires est une direction de la Caisse des dépôts et consignations créée en mai 20181. Elle regroupe les offres de la Caisse des dépôts et de ses filiales (Société centrale pour l’équipement du territoire - SCET, CDC Habitat) au service des territoires. Son site web est dévoilé le 20 novembre 2018, lors de la 101e édition du Salon des maires et collectivités locales. Son bilan est jugé ’limité’ par la Cour des comptes, quatre ans après sa création2… »
MW : symbole de mégawatt : c’est une unité de puissance électrique valant 1 million de watts - Le MW est l’unité utilisée pour désigner la puissance d’une unité de production électrique. L’énergie électrique produite par cette puissance est mesurée en MWh, et 1 MWh correspond à l’énergie fournie par 1 MW durant 1 heure. 14 août 2024
Lecture suggérée pour plus de détails : Tout ce que vous devez savoir sur les conversions d’unités d’électricité : Combien de kWh dans un MWh ? - Mise à jour le 8 octobre 2024 –Source : https://www.atoo-energie.com/blog/tout-ce-que-vous-devez-savoir-sur-les-conversions-dunites-delectricite-combien-de-kwh-dans-un-mwh/
Ce dossier tente un point sur les éoliennes des parcs éoliens en mer, que celles-ci soit fixées, posées sur les fonds marins, ou bien flottantes – Les documents choisis éclairent les différentes technologies utilisables…
En particulier, sont rapportés dans un état des lieux en France, les différents parcs et projets éoliens, avec leur localisation territoriale et l’avancement de leur mise en œuvre…
L’un des projets, dénommé ‘Ocean Winds’, d’une nouvelle entreprise spécialisée dans l’énergie éolienne offshore « née avec l’ambition de devenir un leader mondial »…, est soutenue financièrement par ENGIE avec le concours de la Banque des Territoires et la Caisse des dépôts en France. Cela s’est traduit par la décision administrative récente concernant l’éolien flottant en Méditerranée, au large de Narbonne, de construire et d’exploiter deux parcs éoliens opérationnels d’une puissance électrique de 250 MW en 2030
Est aussi indiqué l’article général de Wikipédia sur les éoliennes en mer, ainsi qu’un questionnement : « Le recyclage des éoliennes en France : mythe ou réalité ? » (Pierre Fortin mis à jour le 17 mars 2023 pour ‘lesechos.fr’)
Une annexe finale décrit l’énergie éolienne offshore Etats-Unis (« Top 10 des choses que vous ne saviez sûrement pas » - 21 août 2024 – Diffusé pour les francophones par ‘energy-gov.translate.google’)
Les articles sélectionnés pour ce dossier sont mentionnés avec leurs accès dans le
sommaire ci-après
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Sommaire
- Eolien en mer : posé ou flottant : technologies & enjeux - Les différentes technologies - – Document ‘journal-eolien.org’
- Eolien en mer - Énergies renouvelables et de récupération - Publié le 12 septembre 2019 - Mis à jour le 26 juin 2024 – Document ‘ecologie.gouv.fr’
- Etat des lieux - Parcs et projets éoliens en France – Document ‘eoliennesenmer.fr’
- Europe – France - Rétrospective - Ocean Winds, la nouvelle entreprise spécialisée dans l’énergie éolienne offshore, est née avec l’ambition de devenir un leader mondial - Par ENGIE - 21 juillet 2020 - 10:00 – Document ‘engie.com’
- Notes sur la Banque des Territoires et la Caisse des dépôts en France
- Rappel - Eolien flottant en Méditerranée : 13 candidats retenus pour construire et exploiter 2 parcs opérationnels en 2030 - Écrit par Fabrice Dubault - Publié le 02/08/2022 à 18h57 – Document ‘france3-regions.francetvinfo.fr’
- Ocean Winds et la Banque des Territoires remportent un projet éolien flottant de 250 MW en France – Le 27 décembre 2024 - Document ‘oceanwinds.com’
- Parc éolien en Méditerranée : le groupe ‘Ocean winds’ obtient la construction de 12 éoliennes flottantes au large de Narbonne - Écrit par Fabrice Dubault et AFP - Publié le 01/01/2025 à 19h07 – Document ‘france3-regions.francetvinfo.fr’
- EDF et Engie se développent dans l’éolien flottant, de nouvelles usines en France… Sept bonnes nouvelles - La rédaction 06 janvier 2025 \ 06h3 - Document ‘usinenouvelle.com’ Les sept bonnes nouvelles
- Article général de Wikipédia sur les Éoliennes en mer
- Le recyclage des éoliennes en France : mythe ou réalité ? - Par Pierre Fortin - Publié le 21 févr. 2022 à 19:35 -Mis à jour le 17 mars 2023 à 11:49 - Document ‘lesechos.fr’ Les Echos Planète Planète
Annexe - L’énergie éolienne offshore Etats-Unis : « Top 10 des choses que vous ne saviez sûrement pas » - 21 août 2024 – Diffusé pour les francophones par ‘energy-gov.translate.google’
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Eolien en mer : posé ou flottant : technologies & enjeux - Les différentes technologies - – Document ‘journal-eolien.org’
En BW© En BW
Une éolienne en mer peut être installée de deux façons : sur une fondation qui repose sur les fonds marins (fondation dite « posée »), ou sur une fondation flottante simplement reliée aux fonds marins par des lignes d’ancrage afin de maintenir l’ensemble en position.
Les technologies de l’éolien posé en mer{{}}
Les éoliennes en mer posées sont implantées sur des fondations directement fixées au plateau continental, à une profondeur maximum de 50 m.
Il existe trois technologies pour poser une éolienne sur les fonds marins.
Source : Observ’ER - La fondation monopieu - La fondation en « Jacket » - La fondation gravitaire
Les technologies de l’éolien flottant
A partir de profondeurs supérieures à 50 mètres, la technologie des éoliennes flottantes prend le relais. Les machines reposent sur des fondations flottantes, ancrées au sous-sol marin par des câbles. Les atouts de l’éolien flottant sont de plusieurs ordres :
- il permet de tirer profit d’un vent plus fort et plus constant au large, donc de réduire le coût de production de l’énergie ;
- Il limite l’impact environnemental : visibilité réduite depuis la côte par son éloignement, démantèlement complet en fin de vie, sans aucun résidu sur le site ;
- Il permet une installation des éoliennes simplifiée et plus économique à quai avant remorquage sur site.
©Ideol© Ideol
Les technologies de l’éolien flottant en sont actuellement au stade des prototypes testés en mer et trois concepts sont principalement envisagés.
Le premier est celui d’un seul flotteur sous forme d’une colonne verticale fortement ballastée, ou “SPAR”, qui nécessite de gros volumes d’acier et une profondeur d’au moins 100 mètres sous l’éolienne.
Le deuxième concept est celui de la plateforme semi-submersible, reposant sur plusieurs flotteurs, avec un ancrage gravitaire standard.
Le dernier concept est celui dit TLP, pour Tension Leg Platform. Il se caractérise par un ancrage tendu, sur la base de câbles arrimés au sous-sol marin qui maintiennent un effort contrariant la flottabilité de la plateforme. Ce qui a pour effet de rigidifier le mouvement.
Autres pages :
- Les principales technologies éoliennes
- Le fonctionnement d’une éolienne
- Le repowering
- Mesurer les gisements de vents
Documentation :
- Baromètre des énergies renouvelables électriques en France
- Questions-Réponses : éolien en mer – Edition 2024, SER (2024)
- Tout comprendre : l’éolien, Ademe (2024)
https://www.journal-eolien.org/tout-sur-l-eolien/wp-content/uploads/2017/12/picto-lignes.png Le gisement français
Avec 3 500 km de côtes, la France métropolitaine bénéficie de conditions géographiques très favorables au développement de l’éolien en mer. C’est le 2ème gisement éolien d’Europe, derrière la Grande-Bretagne et devant l’Allemagne.
Le potentiel technique théorique estimé en France pour l’éolien en mer est de :
- 169 GW pour l’éolien posé
- 454 GW pour l’éolien flottant
Source : Global Wind Energy Council (GWEC)
Dernière actualité :
Prix de l’Innovation écologique pour la niçoise Cosma
L’énergéticien RWE a désigné le 12 décembre les lauréats de son concours international « Co-use Competition » qui a pour but de promouvoir des solutions innovantes en faveur de la préservation de la biodiversité et de la cohabitation avec d’autres usagers de la mer, dans le cadre du développement de parcs éoliens en mer.
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Source : https://www.journal-eolien.org/tout-sur-l-eolien/eolien-en-mer-pose-eolien-en-mer-flottant/
Eolien en mer - Énergies renouvelables et de récupération - Publié le 12 septembre 2019 - Mis à jour le 26 juin 2024 – Document ‘ecologie.gouv.fr’
Sommaire :{{}}
1. La place de l’éolien en mer dans le mix énergétique français
2. État des lieux des projets
3. La participation du public
L’énergie éolienne transforme l’énergie mécanique du vent en énergie électrique. Une éolienne en mer, posée sur le fond de la mer ou flottante, bénéficie de vents plus fréquents, plus forts et plus réguliers qu’à terre. L’éolien représente le plus fort potentiel de développement d’énergie en milieu marin dans la décennie à venir. La France bénéficie du 2ème gisement d’éolien en mer en Europe après la Grande-Bretagne. L’Europe est le premier marché de l’éolien en mer au monde.
Plus d’informations sur l’éolien en mer en France : Consulter le site dédié
La place de l’éolien en mer dans le mix énergétique français
Des objectifs ambitieux pour réduire les émissions de gaz à effet de serre
En France, la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) de 2015 et la loi énergie-climat (LEC) de 2019 ont fixé des objectifs ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de diversification des sources d’énergie, en cohérence avec les objectifs européens.
L’objectif de neutralité carbone en 2050 (autrement dit que la France émette autant de gaz à effet de serre qu’elle n’en absorbe sur son territoire) et l’objectif de 33 % d’énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie en France d’ici 2030 ont ainsi été inscrits dans la loi. Pour l’électricité, cela correspond à un objectif de 40% de la production électrique d’origine renouvelable en 2030.
Pour atteindre ces objectifs, l’État a défini deux feuilles de route, la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) et la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).
Augmenter la production d’électricité décarbonée pour atteindre la neutralité carbone en 2050
L’atteinte de la neutralité carbone en 2050 nécessite une électrification massive des usages, à partir d’électricité décarbonée. En France, les émissions de gaz à effet de serre sont principalement générées par le recours aux énergies fossiles, qui représentent aujourd’hui près des deux tiers de la consommation en énergie finale. La décarbonation des secteurs émetteurs de gaz à effet de serre (transports, résidentiel, industrie…) nécessitera de passer d’une utilisation d’énergie fossile à une utilisation d’électricité, qui devra être produite par des moyens de production décarbonés pour certains usages : véhicules électriques (au lieu de thermiques), pompes à chaleur (au lieu de chauffage au gaz ou au fioul), procédés industriels électrifiés... Il en résulte que le besoin en électricité provenant de sources décarbonées augmentera significativement dans les décennies à venir. Ainsi, la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) publiée en 2020 prévoit à l’horizon 2050 une augmentation en volume du besoin de production électrique à hauteur de 645 TWh.
Compte tenu à la fois de ce besoin croissant en électricité, d’une nécessaire diversification de nos moyens de production d’électricité pour rendre le mix électrique plus résilient face aux crises, du vieillissement des centrales nucléaires existantes, et malgré les projets de nouvelles centrales nucléaires dont la première mise en service n’est pas envisagée avant 2035, il est indispensable de développer rapidement et massivement de nouveaux moyens de production d’énergies renouvelables. Ceux-ci comportent notamment l’éolien terrestre, le solaire et les énergies marines renouvelables (EMR), dont fait partie l’éolien en mer.
L’éolien en mer présente de nombreux atouts :
- Un gisement important, permettant de remplir à horizon 2050 l’équivalent d’environ un quart des besoins en électricité en France
- Une grande productivité, avec un facteur de charge de 45% en moyenne
- Une technologie faiblement émettrice de CO2 (facteur d’émission entre 13 et 19 g eq CO2/kWh produit)
- Une technologie toujours plus compétitive puisque le dernier appel d’offres éolien posé a été attribué à un tarif de 45€/MWh
- Une technologie créatrice d’emplois, avec plus de 7500 emplois dans le secteur en France.
Les objectifs de développement de l’éolien en mer
Le déploiement de nouvelles capacités de production d’énergie est réalisé selon les objectifs fixés par la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Révisée tous les cinq ans, elle définit la trajectoire du mix énergétique national pour les dix prochaines années. La PPE en vigueur couvre la période 2019-2028 et détermine les capacités de production à attribuer sur cette période.
Afin de poursuivre le développement de l’éolien en mer, les objectifs suivants ont été annoncés en 2022 :
- objectif de 50 parcs en service représentant 40 GW installés en 2050 (discours du président de la République à Belfort le 10 février 2022) ;
- objectif de 2 GW attribués par an à partir de 2025 et de 20 GW attribués en 2030 (pacte entre l’Etat et la filière de mars 2022).
Lors des travaux sur la révision de la stratégie française pour l’énergie et le climat, le Gouvernement a publié, le 12 juin 2023, une trajectoire de déploiement de l’éolien en mer prévoyant la mise en service de 45 GW à l’horizon 2050 au regard des tensions identifiées sur le système électrique, impliquant un besoin supérieur à celui envisagé initialement.
Ces orientations ont vocation à être traduites, adaptées et précisées lors de la prochaine loi de production d’énergie et la révision de la PPE prévue en 2024.
État des lieux des projets
Agrandir l’image : Carte des projets éoliens en mer
Pour plus d’informations sur l’avancement des projets consulter le site dédié : https://www.eoliennesenmer.fr/
La participation du public
La mer en débat : un travail de planification inédit
S’appuyant sur les nouvelles dispositions introduites par les lois d’accélération et de simplification de l’action publique (ASAP) de 2020 et d’accélération de la production d’énergies renouvelables (APER) de 2023, la Commission nationale du débat public (CNDP) a organisé du 20 novembre 2023 au 26 avril 2024 un débat public d’une ampleur inédite sur la planification maritime, incluant les sujets de la mer, du littoral, de la biodiversité marine et de l’éolien en mer.
Ce débat national décliné sur le territoire des façades maritimes de la France métropolitaine permet à toute personne de prendre part à l’élaboration de choix qui seront faits en 2024 sur l’avenir de la mer et de l’éolien en mer. Ce travail de planification de l’éolien en mer, intégré à la planification plus large de l’espace maritime, a pour objectif de donner de la visibilité aux citoyens et aux parties prenantes sur les projets à venir dans les zones maritimes concernées, en aboutissant à deux cartographies :
- Une cartographie des « zones prioritaires » dans lesquelles des projets de parcs éoliens en mer pourront être attribués dans un délai de 10 ans suivant son adoption, avec un objectif minimum de 15,5 GW de nouvelles capacités à attribuer ;
- Une cartographie de « zones prioritaires » à l’horizon 2050 qui sera précisée et révisée après une nouvelle participation du public qui devrait se dérouler d’ici une dizaine d’années, pour permettre l’atteinte de l’objectif de 45 GW installés.
Accéder au site de la CNDP ’La mer en débat’
Répartition des capacités éoliennes en mer jusqu’en 2050MTE-Strateact
Répartition des capacités éoliennes en mer jusqu’en 2050 par façadeMTE
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MINISTÈRES AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE TRANSITION ÉCOLOGIQUE
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Source : https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/eolien-mer
Etat des lieux - Parcs et projets éoliens en France – Document ‘eoliennesenmer.fr’{{}}
Parcs éoliens par façades maritimes :{{}}
- Manche Est - mer du Nord (6)
- Nord Atlantique - Manche Ouest (6)
- Sud Atlantique (2)
- Méditerranée (7)
Etat avancement des projets :{{}}
- Mise en concurrence (8)
- En travaux (5)
- En service (3)
- En développement (2)
- Obtention des autorisations (1)
Type de parc éolien :{{}}
- Eolien posé commercial (11)
- Eolien flottant commercial (6)
- Eolien flottant pilote (4)
Retrouver tous les parcs et projets des éoliennes en mer en France
Présentation - Ce site présente l’état du développement de l’éolien en mer en France. Il permet de centraliser les informations relatives à chaque projet : caractéristiques techniques, documents de concertation, études réalisées sur les zones… Ces éléments seront publiés au fil des étapes de chaque projet.
Ce site a été élaboré à la demande de la Direction Générale de l’Energie du climat (DGEC) du Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique. La DGEC est chargée des politiques relatives à l’énergie et à la lutte contre le dérèglement climatique ; elle s’engage notamment dans les procédures de participation du public sur des projets éoliens en mer avant les appels d’offres, elle réalise les études de ‘dérisquages’ techniques et environnementales sur les zones de projet et pilote les procédures de mise en concurrence pour attribuer les projets à un futur exploitant.
L’éolien en mer en France : {{}}
- Généralités sur l’éolien en mer
- Planification
- Façades maritimes
- Projets et parcs éoliens en mer
- Observatoire de l’éolien en mer
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Copyright 2025 © - Eoliennes en mer en France - Source : https://www.eoliennesenmer.fr/parcs-et-projets-eoliens-en-france
Europe – France - Rétrospective - Ocean Winds, la nouvelle entreprise spécialisée dans l’énergie éolienne offshore, est née avec l’ambition de devenir un leader mondial - Par ENGIE - 21 juillet 2020 - 10:00 – Document ‘engie.com’
Ocean Winds (OW) est la joint-venture annoncée en 2019, détenue à parts égales par EDP Renováveis et ENGIE.
[Addenda - EDP Renewables a fait son entrée en France en 2008 en regroupant l’ensemble de la chaîne de valeur de la production d’électricité à faible émission de carbone à partir d’énergie éolienne et solaire. Nous nous engageons à soutenir la transition énergétique : produire une électricité sûre, locale, propre et inépuisable… - Voir https://www.edpr.com/france/fr#edpr-en-france
ENGIE est un groupe industriel énergétique français. Son principal actionnaire est l’État français, qui détenait un quart du capital jusqu’en 2019. Le groupe naît le 22 juillet 2008 d’une fusion entre Gaz de France (GDF) et Suez. En avril 2015, le groupe annonce le changement de son nom commercial, « GDF Suez » devenant « Engie », dénomination sociale du groupe à partir du 29 juillet 2015. En 2016, le groupe s’engage dans une profonde mutation visant la transition énergétique et le numérique. Sa stratégie industrielle évolue, marquée par les changements de gouvernance. En 2021, Engie compte 101 000 salariés7. En 2022, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 93,9 milliards d’euros, en hausse de 62,2 %8. Coté à Bruxelles, Luxembourg et Paris, le groupe est présent dans les indices boursiers CAC 40, BEL20 et Euronext 100… - Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Engie ]
L’entreprise Ocean Winds (OW) siège à Madrid et agira pour le compte des deux entreprises partenaires comme l’investisseur exclusif chargé de saisir toutes les occasions qui se présentent au niveau mondial en matière d’éolien offshore.
La marque OW trouve l’inspiration de son nom dans les sonorités du vent en haute mer.
ENGIE et EDP Renováveis ont annoncé la création d’Ocean Winds (OW), une joint-venture détenue à parts égales par les deux entreprises et spécialisée dans l’éolien en mer posé et flottant.
La nouvelle-née sera l’investisseur exclusif chargé de saisir toutes les occasions qui se présentent au niveau mondial en matière d’éolien offshore et ambitionne de devenir l’un des cinq plus grands opérateurs de parcs éoliens en mer du monde en s’appuyant sur les compétences industrielles et la capacité de développement de ses deux entreprises mères.
Spyros Martinis, directeur général d’OW, s’est exprimé à l’occasion : « OW a été créée pour capitaliser sous une seule et même bannière l’expérience et le savoir-faire de deux entreprises reconnues du secteur des énergies renouvelables, dans le but de devenir un leader de l’éolien en mer. Nous partageons la même vision du rôle des énergies renouvelables en général, et de l’éolien offshore en particulier, dans le modèle énergétique émergent. La création d’une entreprise qui combine l’expérience et les ressources de deux acteurs nous permettra de renforcer notre position de leader sur le marché, à un moment où la transition devient de plus en plus nécessaire. »
Grzegorz Gorski, directeur des opérations d’OW, a ajouté : « Nous évaluons en continu l’évolution et la réglementation de plusieurs marchés dans le monde. Nous souhaitons non seulement grandir sur les marchés où nous sommes déjà présents, mais aussi étudier les possibilités de développement dans de nouveaux pays. »
OW compte plus de 200 employés et prévoit d’atteindre 300 employés d’ici la fin de l’année. Forte de plus d’une quinzaine de nationalités différentes, cette équipe remarquable sera composée de personnes hautement qualifiées, comptant près d’un tiers de femmes et 99 % de contrats fixes.
La première entreprise dont le nom s’inspire des sonorités du vent en haute mer{{}}
Le nom OW n’a pas été choisi au hasard. Pour baptiser leur nouvelle entreprise, ENGIE et EDPR ont réuni une équipe de scientifiques qui ont retranscrit les sonorités du vent en alphabet latin. Pour cela, ils ont conçu un algorithme et une machine capables de retranscrire à la lettre près des enregistrements de vent prélevés en haute mer 48 heures durant. Les deux lettres revenant le plus souvent étant le O et le W, il semblait tout naturel de baptiser l’entreprise Ocean Winds. Pour en savoir plus sur les secrets de la marque OW, consultez cette vidéo :
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Contact presse Groupe ENGIE : Tél. France : +33 (0)1 44 22 24 35 - Courrier électronique : engiepress@engie.com
Contact relations investisseurs : Tél. : +33 (0)1 44 22 66 29
Courrier électronique : ir@engie.com
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Selon Wikipédia, La Caisse des dépôts et consignations (CDC), parfois simplement appelée Caisse des dépôts est une institution financière publique française créée en 1816 par Louis XVIII4. Son directeur est nommé par décret en Conseil des ministres du président de la République. Le directeur est placé sous le contrôle permanent d’une commission de surveillance rendant compte au Parlement francais, devant valider ses grandes décisions. Cette commission a le pouvoir de le démettre. La CDC exerce des activités d’ intérêt général pour le compte de l’ État et des collectivités territoriales ainsi que des activités concurrentielles. Elle emploie à la fois des fonctionnaires et du personnel de droit privé sous le régime des conventions collectives. Son siège se situe dans le 7e arrondissement de Paris.... - Le Directeur du CDC fut à partir de 2017, Eric Lombard, actuel Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique…
Eric Lombard - Président du conseil d’administration d’Europ Assistance Holding (2015 - 2017). Directeur général du groupe Caisse des dépôts (décembre 2017 - décembre 2024). Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique (depuis décembre 2024)…
À propos d’Éric Lombard, « né le 16 mai 1958 à Boulogne-Billancourt, est un chef d’entreprise français. Dirigeant de BNP Paribas Cardif de 2004 à 2013 puis directeur général de Generali France de 2013 à 2017, il est directeur général de la Caisse des dépôts et consignations à partir de 2017… - Wikipédia - Date/Lieu de naissance : 16 mai 1958 (Âge : 66 ans), Boulogne-Billancourt - Livres : Au coeur de la finance utile. À quoi sert votre épargne ? - Premier ministre : François Bayrou - Président : Emmanuel Macron »
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Rappel - Eolien flottant en Méditerranée : 13 candidats retenus pour construire et exploiter 2 parcs opérationnels en 2030 - Écrit par Fabrice Dubault- Publié le 02/08/2022 à 18h57 – Document ‘france3-regions.francetvinfo.fr’
Eolienne flottante en mer de 10 MW - illustration.
Eolienne flottante en mer de 10 MW - illustration. • © EFGL
Le gouvernement a annoncé ce mardi avoir sélectionné 13 entreprises et consortiums pour la construction, la gestion et l’exploitation de deux parcs éoliens en mer flottants en Méditerranée. Ils seront construits à plus de 30 kilomètres de la côte. Le ou les lauréats seront connus à l’automne 2023 pour une mise en service en 2030.
Le gouvernement veut accélérer le développement de l’éolien en mer afin de construire 50 parcs éoliens offshore d’ici 2050, soit 40 GigaWatt de capacités totales et près de 20% de la consommation d’électricité en France.
L’objectif est d’atteindre une part de 40% d’électricité renouvelable produite en 2030, et plus largement de porter la part des énergies renouvelables à 33% de la consommation finale d’énergie.
Deux parcs offshore flottants en Méditerranée{{}}
Déjà, un projet pilote d’éoliennes en mer prévoit l’installation de 3 machines géantes de 10 mégawatt au large de l’Aude et des Pyrénées-Orientales, face à Gruissan et au Barcarès. Elles seront assemblées sur un site dédié dans le port de Port-la-Nouvelle puis installées au large entre 14 et 16 kilomètres de la côte. Le début de production d’électricité est prévu pour fin 2023.
En mars 2022, le Premier ministre de l’époque, Jean Castex, a lancé deux appels d’offres pour construire deux parcs de 250 MW chacun, d’ici 2030.
2 parcs éoliens en mer flottants qui sont actés en Méditerranée. L’un sera réalisé au large de Leucate et de l’Aude, l’autre, soit au large de Perpignan, soit face à Fos-sur-Mer. Le choix sera arrêté au printemps 2023.
Chaque parc sera composé de 15 à 20 machines implantées à 30 kilomètres du littoral.
L’éolien flottant constitue une ’très grande force’ car il ’peut être installé loin des côtes, lorsque les fonds sont profonds’, comme en Méditerranée, faisait valoir Jean Castex lors du lancement des projets.
Ces deux parcs éoliens en mer devraient produire de l’électricité renouvelable pour environ 500.000 foyers, au début de la prochaine décennie.
Schéma d’une éolienne flottante en mer de 10 MW - illustration. • © EFGL
Les 13 candidats sélectionnés{{}}
Au regard de leurs capacités techniques et financières, le gouvernement a sélectionné les 13 candidats suivants :
- Consortium formé par les groupes BlueFloat Energy, Sumitomo Corporation et Akuo Energy
- Eolienne Occitanie Grand Large et Eolienne Méditerranée Grand Large, deux sociétés de projet d’EDF Renouvelables et Maple Power (joint-venture d’Enbridge et CPPIB)
- Groupement BayWa r.e - Elicio
- Océole, un partenariat d’Equinor
- IBERDROLA
- Ocean Winds, la co-entreprise dédiée à l’éolien en mer, créée, et détenue à 50/50, par ENGIE et EDPR
- RWE - BOURBON
- Les Moulins du leonis, composé de Shell et EnBW
- Archipel Energie Marine, composé de Qair – TotalEnergies – Corio Generation
- Consortium wpd
- Vattenfall
- Cobra Instalaciones y Servicios, S.A.
- Eni Plenitude
Verdict à l’automne 2023{{}}
La période de dialogue concurrentiel s’achèvera fin 2022. Chaque groupe devra alors remettre au gouvernement un cahier des charges et des offres définitives qui seront également publiques.
’C’est un long travail qui commence. Ces 2 projets s’inscrivent dans notre stratégie de consolidation de notre position de leader mondial de l’éolien en mer et contribuent à notre engagement en faveur d’un monde sans énergie fossile d’ici une génération’ a déclaré Yara Chakhtoura, directrice générale de ‘Vattenfall Eolien’ en France, l’un des 13 groupes retenus.
Le choix du ou des lauréats interviendra à l’automne 2023, puis il faudra obtenir un permis de construire, réaliser les travaux et connecter le parc éolien en mer au réseau de RTE qui acheminera l’électricité à terre puis l’injectera dans le réseau. La mise en service des parcs est prévue à l’horizon 2030.
Dans le golfe du Lion, chaque parc aura une capacité de production d’environ 250 MW qui, dans un deuxième temps, pourra être étendu pour atteindre 750 MW. Les 1,5 GW de puissance cumulée permettront de couvrir la consommation électrique moyenne de 1,1 million de ménages.
Ces projets seront parmi les premiers utilisant la technologie de l’éolien flottant en Europe.
Certaines associations de défense de l’environnement s’inquiètent toutefois des risques potentiels pour la faune marine. Le cahier des charges ’prendra en compte les multiples enjeux environnementaux et de développement territorial soulevés lors du débat public’, assure le gouvernement.
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Jean Castex annonce le lancement du parc éolien de Port-la-Nouvelle pour 2023
https://france3-regions.francetvinfo.fr/image/AeFHifZs6v1bWkBksIiXx2o2LP4/80x80/regions/2022/03/15/6230b8a8b03d4_m-port-la-nouvelle-castex-souverainete-energetique-00-00-01-13.jpg
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Source : https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/aude/narbonne/eolien-flottant-en-mediterranee-13-candidats-retenus-pour-construire-et-exploiter-2-parcs-operationnels-en-2030-2590688.html Bas du formulaire
Ocean Winds et la Banque des Territoires remportent un projet éolien flottant de 250 MW en France – Le 27 décembre 2024 - Document ‘oceanwinds.com’
Le gouvernement français a attribué à Ocean Winds et à la Banque des Territoires un projet éolien flottant de 250 MW, au large de la région Occitanie dans le golfe du Lion, en Méditerranée, dans le cadre de l’appel d’offres d’éolien en mer : AO6.
Le projet, nommé « Éoliennes Flottantes d’Occitanie », renforce l’engagement pris par Ocean Winds et la Banque des Territoires pour le développement du secteur éolien en mer en France, avec trois projets en cours de construction ; dont un en région Occitanie : le projet pilote flottant EFGL, également situé dans le golfe du Lion.
Décembre 27, 2024. Ocean Winds (OW), coentreprise entre EDP Renewables et ENGIE dédiée à l’éolien en mer, en partenariat avec la Banque des Territoires, institution publique d’investissement engagée dans le développement durable, s’est vu attribuée le projet « Éoliennes Flottantes d’Occitanie » par le ministère français chargé de l’Industrie et de l’Énergie. Le projet couvre l’une des deux zones de développement exclusives définies dans l’appel d’offres AO6, dans les eaux du golfe du Lion, en Méditerranée.
Le projet Éoliennes Flottantes d’Occitanie (EFLO) dispose d’une capacité installée totale d’environ 250 MW, capable de produire environ 1 TWh d’électricité propre par an — suffisamment pour répondre aux besoins énergétiques domestiques de près de 500 000 personnes. Cela représente une contribution notable à l’approvisionnement en énergie renouvelable de la population de 6 millions d’habitants de l’Occitanie. EFLO devrait générer environ 5 millions d’heures de travail durant ses phases de développement et de construction, et créer ensuite des emplois permanents de maintenance pendant sa phase opérationnelle, soulignant l’engagement d’Ocean Winds et de la Banque des Territoires à soutenir la transition énergétique tout en favorisant l’emploi local.
Craig Windram, Directeur Général d’Ocean Winds, commente : « Nous sommes fiers de continuer à contribuer à la transition énergétique de la France grâce à ce nouveau projet, qui témoigne de la confiance du gouvernement français envers Ocean Winds en tant que leader reconnu dans l’éolien en mer. Acteur clé du secteur éolien en mer en France, grâce à nos trois projets en construction – îles d’Yeu et de Noirmoutier, Dieppe-Le Tréport et EFGL –, nous apportons une expertise inégalée à ce nouveau projet. Soutenus par notre portefeuille mondial de 18,8 GW et par nos actionnaires, EDPR et ENGIE, avec la France comme marché domestique d’ENGIE, nous nous engageons à fournir une énergie fiable, abordable et verte pour la France et au-delà. »
Emmanuel Legrand, Directeur du département Transition Energétique et Ecologique de la Banque des Territoires, a déclaré : « Nous nous réjouissons d’avoir été sélectionnés avec notre partenaire Ocean Winds pour construire ce premier grand projet d’éolien flottant en Méditerranée. La Banque des territoires s’est engagée dès les premiers projets pilotes pour soutenir le leadership de l’industrie française dans l’éolien flottant. Ce projet illustre l’ambition du groupe Caisse des dépôts de déployer 100 Md€ au service de la transformation écologique. »
Marc Hirt, Directeur Pays d’Ocean Winds en France, a ajouté : « Ce projet renforce notre contribution à la transition énergétique de la France et aux objectifs de la région Occitanie à horizon 2050. Nous nous réjouissons de poursuivre notre collaboration avec la Banque des Territoires, les parties prenantes de la région Occitanie, dont les collectivités, les pêcheurs, les autres usagers de la mer et les acteurs de la protection de l’environnement avec lesquels nous avons travaillé étroitement lors de la préparation de l’appel d’offres et du développement du projet EFGL, afin d’assurer une mise en œuvre sûre, efficace et dans les délais de ce projet. »
À la suite d’un processus compétitif d’appel d’offre, l’attribution de ce projet reflète également la croissance continue du partenariat de longue date entre Ocean Winds et la Banque des Territoires, fondé sur trois projets éoliens en mer en France, totalisant 1 GW de capacité installée, tous actuellement en construction. Ceux-ci comprennent les Éoliennes Flottantes du Golfe du Lion (EFGL), un parc éolien flottant de 30 MW dans le golfe du Lion, et deux projets fixes au fond de 500 MW : Îles d’Yeu et Noirmoutier et Dieppe Le Tréport.
Ces collaborations passées, en particulier le projet EFGL – qui partage les mêmes caractéristiques de technologie flottante, le même environnement méditerranéen et la même base en Occitanie que le nouveau projet EFLO – ont positionné OW et la Banque des Territoires comme des partenaires locaux de confiance pour le développement de l’éolien en mer aux niveaux régional et national. Cela se reflète dans la stratégie industrielle proposée pour le projet EFLO, qui met en avant une collaboration étroite avec la chaîne d’approvisionnement locale, la région Occitanie et les infrastructures portuaires locales, en particulier le Port de Port-La Nouvelle. Ocean Winds et la Banque des Territoires ont signé la “Charte d’Engagement pour Contribuer à la Structuration Régionale d’un Secteur Industriel Français” avec six clusters régionaux français, dont Wind’Occ.
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Parc éolien en Méditerranée : le groupe ‘Ocean winds’ obtient la construction de 12 éoliennes flottantes au large de Narbonne - Écrit par Fabrice Dubaultet AFP- Publié le 01/01/2025 à 19h07 – Document ‘france3-regions.francetvinfo.fr’
Des éoliennes flottantes en mer du groupe Ocean Winds - archives.
Des éoliennes flottantes en mer du groupe Ocean Winds - archives. • © Ocean winds
Le gouvernement français vient d’annoncer avoir retenu un lauréat pour la construction du parc éolien flottant en Méditerranée, au large de l’Aude. Ocean Winds installera 12 machines géantes pour une production de 250 MW annuels, soit l’électricité nécessaire à 450.000 habitants.
À la suite de l’instruction menée par la commission de régulation de l’énergie (CRE), le gouvernement a désigné un opérateur pour le projet situé dans la zone dite Narbonnaise, à plus de 25 km des côtes, entre Agde dans l’Hérault et Port-la-Nouvelle dans l’Aude.
Il s’agit du groupement composé d’Ocean Winds (joint-venture à 50-50 d’Engie et EDPR, basé à Madrid) et Eolien en Mer Participation, créé en 2019.
12 turbines géantes de 21MW{{}}
Ocean Winds, qui est en partenariat avec la Caisse des dépôts et la Banque des territoires, table sur une décision finale d’investissement vers 2029 ou 2030, compte tenu des recours potentiels, et une construction ’au début des années 2030’, a précisé le directeur général d’Ocean Winds France, Marc Hirt, lors d’un point presse.
Il a évoqué un investissement de l’ordre de 800 millions d’euros pour ce parc de 12 turbines de 21,5MW, d’une hauteur d’environ 163 mètres pour la nacelle, avec 300 mètres en hauteur maximum de pale.
Le tarif de rachat soumis par Ocean Winds s’élève à 92,7 euros du MWh.
Des emplois pour la construction et l’exploitation du site{{}}
Après un débat public organisé par la Commission nationale du débat public (CNDP), la procédure de mise en concurrence avait été lancée en mars 2022 pour la construction et l’exploitation de ce parc éolien en mer flottant, pour lequel 13 candidats avaient été présélectionnés.
’Le lauréat s’est engagé au recyclage des éoliennes (pales et aimants compris) et à confier 10% des prestations d’études, de fabrication des composants, de travaux et d’activités relatives à l’exploitation à des PME’, a indiqué le ministère de l’Industrie dans un communiqué.
Le projet EFLO, Éoliennes Flottantes d’Occitanie, devrait générer environ 5 millions d’heures de travail durant ses phases de développement et de construction, et créer ensuite des emplois permanents de maintenance pendant sa phase opérationnelle.
Le ministre chargé de l’Industrie et de l’Énergie, Marc Ferracci, a souligné ’l’importance de ces projets éoliens, qui combinent une filière industrielle verte et la réponse aux enjeux de la transition énergétique’.
La France vise 18 GW d’éolien en mer en service à horizon 2035 et 45 GW à horizon 2050.
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Source : Haut du formulaire
EDF et Engie se développent dans l’éolien flottant, de nouvelles usines en France… Sept bonnes nouvelles - La rédaction06 janvier 2025 \ 06h3 - Document ‘usinenouvelle.com’ Les sept bonnes nouvelles
Pour bien démarrer la semaine, L’Usine Nouvelle revient sur sept bonnes nouvelles repérées dans l’actualité industrielle. Focus sur l’attribution des premiers parcs commerciaux français en mer Méditerranée, la construction d’une éolienne flottante inédite à Brest, les futures implantations de MGI et de UnitySC…
EDF et Engie se développent dans l’éolien flottant, de nouvelles usines en France… Sept bonnes nouvelles© JC Barla
Les flotteurs du parc pilote Provence Grand Large ont été réalisés et assemblés à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), chez Eiffage Métal.
Des industriels français misent sur l’éolien en mer Méditerranée{{}}
Au terme d’un appel d’offres, les deux premiers parcs commerciaux flottants français en mer Méditerranée ont été attribués, le 27 décembre 2024, par l’Etat. EDF Renouvelables et le canadien Maple Power installeront un parc éolien au large de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), tandis qu’Engie, Eolien en Mer Participation, filiale de la Caisse des dépôts, et le Portugais EDP Renewables opéreront au large d’Agde (Hérault) et de Port-la-Nouvelle (Aude).
Dix nouvelles usines prévues cette année en France{{}}
Après une fin d’année marquée par plusieurs annonces de fermetures d’usines, L’Usine Nouvelle liste dix usines qui doivent ouvrir en 2025 : AESC à Douai, Verkor à Dunkerque, ReStalk à Soissons, Schmidt à Sélestat, EODev à Antony… Avec les montants détaillés des investissements industriels.
A Brest, une éolienne flottante d’un nouveau genre{{}}
Une pyramide jaune dans le port de Brest (Finistère) ? Il ne s’agit pas d’un geste architectural incongru, mais d’une éolienne flottante en construction, avec quatre mâts, contre un mât pour trois pales habituellement. L’énergéticien Eolink compte installer son premier démonstrateur d’ici à 2026, pour un montant supérieur à 30 millions d’euros, dont la moitié financée par l’Ademe. La structure doit atteindre 80 mètres.
Dans le Calvados, MGI voit grand{{}}
A Bayeux (Calvados), le groupe MGI, spécialisé dans l’usinage de pièces mécaniques, déménagera en mars 2025 afin de répondre à la croissance de la demande. Au moins 3,5 millions d’euros ont été nécessaires à la construction du bâtiment, en plus de 3 millions d’euros pour une nouvelle ligne de production. Actuellement située à Port-en-Bessin-Huppain, l’usine passera de 15 à 20 personnes.
Le coton européen mise sur une approche éthique{{}}
Le coton européen compte faire valoir ses atouts. Principalement produit en Grèce (plus de 200000 hectares) et en Espagne (plus de 60000 hectares), il représente 2% de la production mondiale avec 360000 tonnes, dont 250000 sont exportées à l’international. Pour se distinguer, la filière mise sur des garanties sociales et environnementales, avec une traçabilité amenée à être renforcée grâce à la blockchain.
Première certification pour l’avion de formation d’Aura Aero{{}}
Fin d’année 2024 heureuse pour le jeune constructeur d’avions Aura Aero. L’entreprise de Haute-Garonne a obtenu la certification de son premier appareil, le biplace Integral R, qui destiné à la formation de pilotes avec une capacité de voltige. Prochaines étapes, l’attente de l’approbation, aux Etats-Unis, de la Federal Aviation Administration, ainsi que la construction d’une usine prévue pour l’été 2027.
En Isère, UnitySC accroît ses capacités de production{{}}
En Isère, c’est à Saint-Ismier qu’UnitySC s’implantera en 2026, à quelques kilomètres de son implantation actuelle de Montbonnot. 25 millions d’euros seront mobilisés à cette occasion. Rachetée en juillet 2024 par le groupe allemand Merck, l’entreprise spécialisée en métrologie dans le domaine des semi-conducteurs compte parvenir à une capacité de production de 200 machines, et souhaite viser de nouveaux marchés.
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Éoliennes sur le parc éolien de Thorntonbank (28 km des côtes belges en mer du Nord) ; la partie émergée mesure 157 m de haut, soit 184 m au-dessus du fond marin ; le diamètre balayé est de 126 m, chaque pale mesurant 61,5 m ; puissance de cinq MW par turbine « REpower ».
Les vents marins sont plus forts et plus réguliers que sur terre (ici en janvier et en juillet, en vitesse moyenne ; la couleur claire indique les zones les plus ventées).
Trépied d’éolienne en mer (Cuxhaven).
Une éolienne en mer ou éolienne offshore est une éolienne implantée au large des côtes plutôt que dans les terres, pour mieux utiliser l’énergie du vent et produire de l’électricité grâce à une turbine et à un générateur électrique.
Il existe deux principaux types d’éoliennes en mer : les éoliennes fixes, qui sont implantées sur des hauts-fonds, et les éoliennes flottantes qui offrent l’avantage de pouvoir être construites sur terre et placées dans des zones où la profondeur des fonds marins ne permet pas la construction de fondations.
La puissance installée de l’éolien en mer atteint 75 162 MW en 2023, en progression de 16,9 %, soit 7,4 % de la puissance installée éolienne mondiale. La région Asie-Pacifique concentre 54,7 % du total mondial, suivie par l’Europe (45,3 %) et l’Amérique (0,06 %). Les mises en service de 2023 atteignent 10 852 MW, dont 65,3 % en Asie et 34,7 % en Europe. La Chine représente 50 % de la puissance installée mondiale fin 2023, le Royaume-Uni 20 %, l’Allemagne 11 % et les Pays-Bas 6 %. Les nouvelles installations de 2023 se situent en Chine pour 58 %, aux Pays-Bas pour 18 %, au Royaume-Uni pour 8 %, à Taïwan pour 6 %, en France pour 3 %.
Histoire{{}}
En Europe, l’éolien en mer a expérimentalement débuté au Danemark dans les années 1990. Le premier parc commercial est inauguré en 2002 par le fournisseur d’énergie Elsam (racheté depuis par Ørsted). Cependant, les éoliennes installées étant du même modèle que les éoliennes terrestres, les conditions marines entraînent de nombreuses pannes et une réparation complète des nacelles et des pales en 20041.
Deux entreprises, Vestas et Alstom, ont été les premiers constructeurs, ensuite rejoints par Siemens et Areva. Une seconde vague de développement arrive à partir de 2010. En 2016, environ 11 GW sont déployés en Europe (à 50 % au Royaume-Uni), 30 % devant le littoral allemand et pour le reste en mer du Nord (Belgique, Pays-Bas, Danemark). La tendance est aux machines moins nombreuses et plus puissantes (5 à 6 MW vers 2015 puis 8 à 10 MW vers 2020) pour diminuer les coûts de maintenance et afin de diminuer le coût de production (l’objectif est de −20 %, soit passer de 200 à 140-150 €/MWh puis 100 €/MWh en 2020) selon Antoine Decout.
Surfaces et répartition nécessaires{{}}
Le plus grand parc éolien du Royaume-Uni, pays en pointe sur l’éolien en mer, est le London Array ; les 175 éoliennes de sa phase 1, d’une puissance maximale totale de 630 MW, sont réparties sur une surface de 100 km2. Pour l’année calendaire 2014, sa production s’est élevée à 2,2 TWh2.
Selon une modélisation publiée en 2017 dans les Actes de l’Académie nationale des sciences par Anna Possner et par le climatologue Ken Caldier, l’extraction d’énergie à partir du vent à l’échelle de grandes fermes éoliennes est limitée par le rythme auquel l’énergie descend des vents élevés, plus rapides, et est transmise aux vents proches du sol3. Or ce transfert se fait bien mieux en mer que sur terre ; une éolienne offshore bénéficie ainsi au moins de trois fois plus d’énergie que sur terre et les vents océaniques sont par exemple en Atlantique nord 70 % plus forts et plus réguliers qu’à terre en raison de systèmes de basse-pressions hivernales nettement plus fréquents en mer qu’à terre4.
Cette simulation conclut qu’en Atlantique-Nord des turbines pourraient récupérer nettement plus de puissance à partir du vent (jusqu’à plus de 6 W/m2 en Atlantique-nord, en tenant compte des fluctuations saisonnières du vent) qu’une ferme éolienne de taille similaire au Kansas car les vents marins plus puissants et réguliers reconstituent également plus facilement leur énergie au-dessus de l’océan après avoir été perturbés par les pales d’une éoliennes3. Les simulations en tenant compte suggèrent que localement, les modèles de circulation atmosphérique océanique permettraient à des fermes d’éoliennes flottantes de profiter du réservoir d’énergie cinétique de toute la troposphère sus-jacente, permettant une production encore plus importante, si importante même qu’en admettant que l’on puisse produire de manière rentable de vastes parcs éoliens marins (sur environ trois millions de kilomètres carrés), l’électricité produite en été serait l’équivalent de la consommation mondiale actuelle, et en été ces parcs éoliens pourraient produire assez d’électricité pour couvrir la demande d’électricité de l’Europe, voire des États-Unis3.
Un commentateur, Charlie Zender, physicien à l’Université de Californie, admire ces résultats mais note que les grands parcs éoliens marins sont encore rares et loin d’atteindre la densité envisagée dans les auteurs de l’étude, qui nécessiterait des décennies au rythme actuel de construction. De leur côté les auteurs invitent les entreprises à chercher à surmonter les obstacles liés au caractère offshore des installations3.
Puissance et facteur de charge - Article connexe : Facteur de charge (électricité).
Les coûts de production et d’installation sont supérieurs à ceux des éoliennes terrestres classiques, mais leur facteur de charge est plus élevé car elles bénéficient d’un vent plus fort et plus régulier.
En 2014, le groupe Areva (qui se développe aussi en Écosse5) a confirmé, à l’occasion de la création d’une coentreprise avec le producteur espagnol de turbines éoliennes Gamesa (via sa filiale Areva Wind)6,7, vouloir rapidement développer une éolienne de 8 MW qui se contenterait d’un vent moyen de 12 m/s8. Areva entrerait alors dans le marché restreint des éoliennes de très grande puissance, qui intéresse de nombreux pays disposant d’un espace maritime. Areva a aussi postulé fin 2013 au second appel d’offres français pour l’éolien en mer avec GDF Suez, pour lequel il a prévu de produire cette nouvelle turbine de 8 MW9. Celle-ci comptera parmi les plus puissantes au monde, égale à celle du modèle V164 de Vestas, lancé en 201410.
En 2019, le facteur de charge moyen de l’éolien en mer européen est de 38 %, selon WindEurope, pour une puissance unitaire moyenne installée de 7,8 MW, en progression de 1 MW par rapport à 2018. À titre de comparaison, le facteur de charge moyen de l’éolien terrestre en France métropolitaine était de 24,7 % en 2019. La puissance moyenne des nouveaux parcs en construction « a quasiment doublé en une décennie », pour atteindre 621 MW en moyenne en 2019 contre 313 MW en 201010.
Le plus grand parc éolien en mer britannique, London Array, connait de grandes fluctuations de la production, avec un facteur de charge pouvant passer de 0,48 % (3 MW) durant une heure le 5 janvier 2015 à 98 % (619 MW) le lendemain11.
Le modèle Haliade-X de GE Wind Energy, d’une puissance de 12 MW, est en phase de tests en octobre 201912. Durant cette phase d’essais, elle établit le record de production journalière13,14.
En mai 2020, Siemens Gamesa annonce la mise sur le marché d’un nouveau modèle d’éolienne offshore de 14 MW, baptisé « SG 14 - 222 DD », doté de pales de 108 mètres de long et d’un rotor de 222 mètres de diamètre ; les premiers exemplaires devraient équiper en 2024 le parc Hai Long au large de Taïwan15.
Coût{{}}
Une dizaine des principaux acteurs du secteur, dont Siemens, Iberdrola, GE, EDP Renewables, MHI Vestas, RWE et E.ON, ont déclaré en juin 2016 qu’ils estimaient pouvoir atteindre un coût de production de 80 €/MWh d’ici à 2025, coûts de raccordement inclus. Le Suédois Vattenfall a remporté en 2015 un appel d’offres au Danemark pour la construction du parc Horns Rev3 au prix de 103 €/MWh, hors raccordement (le prix raccordement varie en fonction des conditions, mais il s’établit en moyenne à 20 €/MWh).
Au printemps 2016, les Pays-Bas viennent de clore un appel d’offres pour la construction de 350 MW au large de Borssele, avec un prix plafond assez bas, à 139 €/MWh, raccordement inclus ; or il y a eu 38 offres. En France, sur les six champs déjà attribués, les prix sont de l’ordre de 180 à 200 €/MWh. Mais la baisse des coûts dépend surtout de l’effet de série et suppose donc un flux constant et important d’appel d’offres : selon WindEurope, l’association professionnelle européenne, pour atteindre un coût de 80 €/MWh en 2025, il faudrait installer 4 000 MW par an après 202016.
Le Danois DONG Energy a emporté en juillet 2016 l’appel d’offres sur les champs de Borssele 1 et 2 (700 MW) aux Pays-Bas en proposant un prix de 72,70 €/MWh produit (hors raccordement) ; compte tenu du coût du raccordement au réseau à terre (câbles et sous-stations électriques), évalué entre 15 et 20 €/MWh, l’appel d’offres néerlandais passe très significativement sous la barre des 100 €/MWh qui constituait l’objectif que s’était fixé la profession pour 2020.
En France, les premiers appels d’offres d’éoliennes en mer (six champs d’environ 500 MW chacun) ont été attribués autour de 200 €/MWh. Le prix très bas atteint aux Pays-Bas s’explique par la politique de programmation adoptée : un gisement de 3 500 MW a été identifié et des trains d’appels d’offres de 700 MW sont organisés chaque année, avec un prix plafond qui baisse à chaque fois ; de plus, les champs néerlandais bénéficient déjà des autorisations environnementales, obtenues en amont par le réseau de transport d’électricité, ce qui permet d’accélérer la mise en œuvre du projet et de réduire les risques17.
En France, les appels d’offres pour les parcs éoliens de Dunkerque et d’Oléron seront lancés selon la nouvelle procédure dite de « dialogue concurrentiel » qui prévoit des itérations entre les candidats et les services de l’État afin de préciser progressivement le cahier des charges ; l’administration réalisera des études techniques : vent, géophysique (configuration du sous-sol), état du patrimoine naturel ; ces modalités permettront de « dérisquer » le projet, donc d’abaisser son coût ; les prix pourraient ainsi tomber en France sous la barre des 150 €/MWh, au lieu des 180 à 200 €/MWh proposés lors des premiers appels d’offres18.
Le suédois Vattenfall a remporté en mars 2018 l’appel d’offres pour le permis de construire et d’exploiter deux nouveaux champs éoliens en mer, baptisés Hollandse Kust et totalisant 700 MW de puissance ; cet appel d’offres exigeait que les candidats intéressés présentent leur offre sans demander de soutien financier public. Au printemps 2017, trois candidats d’un appel d’offres en Allemagne avaient déjà proposé de construire un parc en ne se rémunérant qu’au prix de marché (40 à 45 €/MWh), soit quatre à cinq fois moins que le prix des premiers parcs éoliens en mer français. Cet écart considérable s’explique par de multiples facteurs : le raccordement des éoliennes au réseau électrique terrestre n’est pas pris en charge par les développeurs, ce qui réduit le coût de quelques dizaines d’euros par mégawattheure (MWh) ; la taille des turbines, leur productivité croissante, les fonds marins, les synergies de maintenance avec d’autres parcs à proximité et des autorisations déjà défrichées sont autant d’autres facteurs de réduction des coûts19.
Entre 2010 et 2019, aux Pays-Bas, les coûts ont chuté d’environ 70 %.[réf. nécessaire]
Impacts sur l’environnement{{}}
Article détaillé : Énergie éolienne : Effets sur l’environnement.
Impacts négatifs{{}}
Article connexe : Mer de la Manche : Énergie.
Les installations en mer peuvent faire courir un risque aux oiseaux migrateurs si elles sont situées sur un axe de migration, ainsi qu’un risque pour la navigation si la signalisation tout-temps n’est pas mise en place. Les éoliennes devant être solidement ancrées sur le fond marin, des impacts environnementaux momentanés sont prévisibles au moment de la construction (perturbation de la faune aquatique par les bruits et vibrations, par le brassage des sédiments, par d’éventuelles émissions accidentelles de polluants)20.
Impacts positifs{{}}
En contrepartie, la partie immergée crée un îlot propice aux espèces fixées (qui ont besoin d’un récif ou d’un substrat dur pour se développer), par exemple, les huîtres ou les moules)21.
Cet effet de récif artificiel peut être mis à profit pour ajouter une vocation aquacole, éventuellement multitrophique, aux éoliennes (ancrées au fond ou flottantes)22,23,24,25,26. Même sans gestion aquacole, le bio-encrassement croissant naturellement sur les parties immergées de l’éolienne sera rapidement une source d’habitats et de nourriture pour de nombreuses autres espèces27, dont par exemple pour le homard en Mer du Nord selon Krone et al. (2013) 28 ou pour l’huître européenne29.
Acteurs{{}}
Fabricants d’éoliennes en mer{{}}
Selon Wind Europe, en 2018 le germano-espagnol Siemens Gamesa est de loin le numéro un des fournisseurs en Europe, avec plus de 3 000 turbines installées (12,8 GW), soit 69 % du marché européen, suivi par MHI Vestas qui a installé plus de 1 000 turbines (3,8 GW). Siemens Gamesa affirme avoir aussi une part de marché de 50 % en Chine. L’Américain GE Vernova, anciennement General Electric, très implanté dans l’éolien terrestre aux États-Unis, n’a installé que 28 turbines en mer ; il a annoncé l’installation d’un prototype géant de 12 MW30.
Après la fusion des activités éoliennes de Gamesa et Siemens au sein d’une entité commune, détenue à 59 % par Siemens, puis la cession à Gamesa des parts d’Areva dans la coentreprise Adwen créée avec Gamesa en 2014, Siemens va détenir une part dominante : il était déjà de loin le premier fournisseur européen, avec 63,5 % des 11 gigawatts installés d’éoliennes en mer fin 2015, soit plus de 2 000 turbines connectées. Adwen (127 turbines installées) lui ajoute 5,7 points de parts de marché31.
La construction des parcs éoliens met à contribution de nombreux intervenants, en particulier pour leur raccordement au réseau électrique. Ainsi, l’entreprise française Chantiers de l’Atlantique construit des sous-stations électriques qui collectent l’électricité produite par les éoliennes avant de l’envoyer à terre par l’intermédiaire de câbles sous-marins. Elle a obtenu les commandes des sous-stations pour les futurs parcs de Saint-Nazaire, Courseulles-sur-Mer (Calvados) et Fécamp (Seine-Maritime), après avoir vendu trois sous-stations à l’export32.
Énergéticiens{{}}
Parmi les énergéticiens qui s’équipent de parcs éoliens en mer, le leader est le danois Ørsted avec environ 7 GW de capacité en production et plus de 25 GW en construction dans le monde pour les cinq années à venir, suivi par l’allemand RWE, le suédois Vattenfall et le pétrolier norvégien Equinor. En juin 2020, Total annonce l’une de ses premières opérations dans l’éolien en mer : l’acquisition de 51 % du plus grand parc en développement en mer d’Écosse, auprès de l’énergéticien écossais SSE. En septembre 2020, BP achète la moitié de la participation du norvégien Equinor dans deux projets éoliens au large de New York et du Massachusetts.
Les pétroliers ont des atouts indéniables dans l’éolien en mer : outre leurs larges capacités financières pour investir ou racheter des acteurs établis, ils savent mener des projets compliqués en mer où les questions de transport logistique, de construction et d’opération sont complexes. L’Agence internationale de l’énergie estime que les synergies de coûts entre les activités offshore dans le pétrole et celles dans l’éolien s’élèveraient à près de 40 %33.
Géographie de l’éolien en mer{{}}
Alors que l’Europe a été pionnière de l’éolien en mer, le Royaume-Uni comptant en 2018 un tiers des mâts construits dans le monde, suivi de l’Allemagne, la Chine a installé 1,9 GW en mer en 2018, se rapprochant des rythmes européens : 2,6 GW de nouvelles capacités en 2018, soit 15 nouveaux parcs, selon la fédération professionnelle WindEurope. Le marché américain se prépare à démarrer : en décembre 2018, EDF alliée à Shell a annoncé le développement de 2,5 GW au large d’Atlantic City dans le New Jersey, et des développeurs comme l’espagnol Iberdrola ou le danois Ørsted ont commencé à acheter le droit à construire, d’ici à 2025, les premiers grands champs d’éoliennes en mer dans le New Jersey, l’État de New York, le Massachusetts et le Rhode Island.
Une étude d’HSBC prévoit que la Chine prendra la première place en termes de capacités installées d’ici à 2027 et que sur la prochaine décennie, davantage de volumes seront installés hors d’Europe que dans ses frontières, avec l’émergence de la Corée du Sud, du Japon et de l’Inde. Alors que les capacités en mer ne représentaient que 4 % du parc éolien mondial en 2018, leur croissance atteignait la même année 10 % des nouvelles installations, et HSBC prévoit que cette part doublera à 20 % en 2025 ; cette évaluation rejoint celle du cabinet Wood Mackenzie, qui table sur une multiplication par 5 à 6 des installations d’éoliennes en mer à l’horizon 2025, à 12 GW par an, soit 20 % des nouvelles capacités éoliennes totales30.
Un pacte des Nations-Unies pour l’énergie signé en 2021 fixe un objectif de 2 000 GW d’éolien en mer en 2050 afin d’atteindre la neutralité carbone, ce qui supposerait d’élever le rythme de mises en service à 35 GW par an. La Chine s’est fixé des objectifs de 100 GW en 2025, 200 GW en 2030 et 1 000 GW en 2050. Les ministres de l’énergie de neuf pays européens membres de la Coopération énergétique de la Mer du Nord (NSEC) se sont engagés en septembre 2022 à atteindre 260 GW en 2050. La Corée du sud prévoit 14,3 GW en 2030, l’état australien de Victoria 9 GW en 2040, la province canadienne de Nouvelle-Écosse 5 GW en 203034. Aux Philippines, plus de 50 contrats ont été signés pour plus de 40 GW, au Vietnam le 8ème plan de développement électrique prévoit 7 GW en 2030, mais le développement de l’éolien en mer au Japon est handicapé par la lenteur des procédures et l’opposition des communautés de pécheurs35.
Statistiques mondiales{{}}
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/ec/OOjs_UI_icon_information-progressive.svg/25px-OOjs_UI_icon_information-progressive.svg.pngPour des raisons techniques, il est temporairement impossible d’afficher le graphique qui aurait dû être présenté ici.
Historique des installations annuelles d’éolien en mer36
Les fermes éoliennes en mer (éolien offshore) prennent une part grandissante dans l’essor de l’éolien, en particulier en Europe et en Chine.
Selon le GWEC, la puissance installée de l’éolien en mer atteint 75 162 MW, en progression de 16,9 % en 2023. La région Asie-Pacifique totalise 41 088 MW, soit 54,7 % du total mondial, suivie par l’Europe : 34 032 MW (45,3 %) et l’Amérique : 42 MW (0,06 %). Les mises en service de 2023 atteignent 10 852 MW, dont 7 091 MW en Asie, soit 65,3 % (Chine : 6 333 MW, soit 58,4 % ; Taïwan : 692 MW ; Japon : 62 MW ; Corée du sud : 4 MW) et 3 761 MW en Europe, soit 34,7 % (Pays-Bas : 1 930 MW, Royaume-Uni : 833 MW, France : 360 MW, Danemark : 344 MW, Allemagne : 257 MW, autres : 37 MW). En 2022, 8 771 MW ont été installées, dont 6 311 MW en Asie, soit 72 % (Chine : 5 052 MW, soit 57,6 % ; Taïwan : 1 175 MW ; Japon : 84 MW) et 2 460 MW en Europe, soit 28 % (Royaume-Uni : 1 179 MW, France : 480 MW, Pays-Bas : 369 MW, Allemagne : 342 MW, autres : 90 MW)37.
La Chine représente 50 % de la puissance installée mondiale fin 2023, le Royaume-Uni 20 %, l’Allemagne 11 % et les Pays-Bas 6 %. Les nouvelles installations de 2023 se situent en Chine pour 58 %, aux Pays-Bas pour 18 %, au Royaume-Uni pour 8 %, à Taïwan pour 6 %, en France pour 3 %38.
GWEC prévoit que 138 GW d’éolien en mer seront installés de 2024 à 2028, dont 18 GW en 202439.
La puissance installée totale des parcs éoliens en mer atteignait 75 162 MW fin 2023, soit 7,4 % de la puissance installée éolienne mondiale37 :
| Puissance installée des parcs éoliens offshore dans le monde (MW). | |||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays {{}} | 201440 | 201540 | 201641 | 201741 | 201842 | 201942 | 202043 | 202144 | 202237 | 202337,45 | part 2023 {{}} |
Drapeau de la République populaire de ChineChine |
658 | 1 018 | 1 627 | 2 788 | 4 443 | 6 838 | 10 780 | 26 390 | 31 442 | 37 775 | 50,0 % |
Drapeau du Royaume-UniRoyaume-Uni |
4 500 | 5 061 | 5 156 | 6 836 | 7 963 | 9 723 | 10 206 | 12 739 | 13 918 | 14 751 | 19,5 % |
Drapeau de l’AllemagneAllemagne |
1 012 | 3 295 | 4 108 | 5 355 | 6 382 | 7 493 | 7 728 | 7 713 | 8 055 | 8 331 | 11,0 % |
Drapeau des Pays-BasPays-Bas |
247 | 427 | 1 118 | 1 118 | 1 118 | 1 118 | 2 611 | 2 460 | 2 829 | 4 759 | 6,3 % |
Drapeau du DanemarkDanemark |
1 271 | 1 271 | 1 271 | 1 271 | 1 329 | 1 703 | 1 703 | 2 308 | 2 308 | 2 652 | 3,5 % |
Drapeau de la BelgiqueBelgique |
712 | 712 | 712 | 877 | 1 186 | 1 556 | 2 262 | 2 262 | 2 262 | 2 262 | 3,0 % |
Drapeau de TaïwanTaïwan |
0 | 0 | 0 | 8 | nd | nd | nd | 237 | 1 412 | 2 104 | 2,8 % |
Drapeau de la République socialiste du Viêt NamViêt Nam |
0 | 0 | 99 | 99 | 99 | 99 | nd | 874 | 874 | 874 | 1,2 % |
Drapeau de la FranceFrance |
0 | 0 | 0 | 2 | 2 | 2 | 2 | 2 | 482 | 842 | 1,1 % |
Drapeau de la SuèdeSuède |
212 | 212 | 202 | 202 | 203 | 19346 | 203 | 193 | 193 | 193 | 0,3 % |
Drapeau du JaponJapon |
50 | 53 | 60 | 65 | nd | nd | nd | 52 | 136 | 188 | 0,2 % |
Drapeau de la Corée du SudCorée du Sud |
5 | 5 | 35 | 38 | 73 | 73 | 133 | 142 | 142 | 146 | 0,2 % |
Drapeau de la FinlandeFinlande |
26 | 26 | 32 | 92 | 73 | 7346 | 73 | 73 | 73 | 73 | 0,1 % |
Drapeau des États-UnisÉtats-Unis |
0,02 | 0,02 | 30 | 30 | 30 | 30 | 42 | 42 | 42 | 42 | 0,06 % |
Drapeau de l’ItalieItalie |
0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 30 | 30 | 0,04 % |
Drapeau du PortugalPortugal |
2 | 2 | 0 | 846 | 25 | 25 | 25 | 25 | 0,03 % | ||
| 25 | 25 | 25 | 25 | 25 | 25 | 25 | 25 | 25 | 25 | 0,03 % | |
Drapeau de l’EspagneEspagne |
5 | 5 | 5 | 5 | 5 | 546 | 5 | 5 | 5 | 5 | 0,007 % |
Drapeau de la NorvègeNorvège |
2 | 2 | 2 | 2 | nd | nd | nd | nd | nd | nd | nd |
| Monde{{}} | 8 728{{}} | 12 105{{}} | 14 483{{}} | 18 814{{}} | 22 997{{}} | 29 136{{}} | 36 077{{}} | 55 549{{}} | 64 320{{}} | 75 162{{}} | 100 % |
| % accroissement{{}} | +24 %{{}} | +39 %{{}} | +19,6 %{{}} | +29,9 %{{}} | +22,2 %{{}} | +26,7 %{{}} | +23,8 %{{}} | +54 %{{}} | +15,8 %{{}} | +16,9 % | |
En 2022, la puissance installée de l’éolien en mer a progressé de 15,8 %. La part de la région Asie-Pacifique atteignait 52,9 % du total mondial, suivie par l’Europe (47,1 %) et l’Amérique (0,07 %). Les mises en service de 2021 atteignent 21 106 MW, dont 17 788 MW en Asie (Chine : 16 900 MW, Vietnam : 779 MW, Taïwan : 109 MW) et 3 317 MW en Europe (Royaume-Uni : 2 317 MW, Danemark : 605 MW, Pays-Bas : 392 MW, autres : 4 MW)44.
La baisse de 70 % des installations en Chine s’explique par la fin du tarif d’achat garanti fin 2021, qui a suscité un rush en 2021, et le passage au régime de parité réseau ; des aides subsistent toutefois au niveau régional dans le Guangdong, le Jiangsu et le Shandong48.
La Chine représentait 49 % de la puissance installée mondiale fin 2022, le Royaume-Uni 22 % et l’Allemagne 13 %. Les nouvelles installations de 2022 se situent en Chine pour 58 %, au Royaume-Uni pour 13 %, à Taïwan pour 13 %, en France pour 5 % et aux Pays-Bas pour 4 %49.
La puissance installée d’éolien en mer atteignait 35 293 MW fin 2020. Les nouvelles installations de 2020 se sont élevées à 6 068 MW, dont 3 060 MW en Chine, 1 493 MW aux Pays-Bas, 706 MW en Belgique, 483 MW au Royaume-Uni, 237 MW en Allemagne et 60 MW en Corée du sud. Plus de 7 GW d’appels d’offres pour projets offshore ont été lancés en 2020, dont 5,5 GW organisés par les États américains du New Jersey, de New York et du Rhode Island, 0,8 GW par le Danemark et le reste par le Japon, qui prévoit 30 à 45 GW d’éolien en mer d’ici 204050.
Le marché de l’éolien en mer a battu ses précédents records en 2019 avec 6 145 MW de nouvelles installations ; sa part du marché éolien mondial est passée de 5 % à 10 % en cinq ans. La Chine est restée en tête avec 2 395 MW, suivie du Royaume-Uni (1 764 MW) et de l’Allemagne (1 111 MW). L’appel d’offres britannique pour contrats de différence de septembre 2019 a débouché sur une baisse de prix de 30 % par rapport à celle de 2017, avec des prix de 39 à 41 £/MWh (en prix de 2012). Aux Pays-Bas, Vattenfall a emporté le second appel d’offres « zéro subvention » néerlandais de juillet 2019 (760 MW). Aux États-Unis, l’objectif d’approvisionnement offshore a été relevé de 9,1 GW en 2018 à 25,4 GW en 2019 ; au moins 15 projets devraient entrer en service d’ici 2026. Taïwan a connecté au réseau son premier parc éolien en mer commercial ; son objectif d’installations en mer pour 2025 est de 5,6 GW et 10 GW supplémentaires devraient être installés entre 2026 et 2035. Au Japon, le premier appel d’offres d’éolien en mer sera réalisé fin 202051.
Fin 2019, la puissance installée d’éolien en mer atteignait 29 136 MW ; la progression du parc en 2019 a été de 6 145 MW, dont 2 395 MW en Chine, 1 764 MW au Royaume-Uni, 1 111 MW en Allemagne, 370 MW en Belgique, 374 MW au Danemark et 123 MW en Asie hors Chine51.
Fin 2018, la puissance installée d’éolien en mer atteignait 22 997 MW (18 658 MW en 2017) ; la progression du parc en 2019 a été de 4 348 MW (4 472 MW en 2017), dont 1 655 MW en Chine, 1 312 MW au Royaume-Uni, 969 MW en Allemagne, 309 MW en Belgique, 61 MW au Danemark et 35 MW en Corée du Sud52.
Europe{{}}
Article détaillé : Énergie éolienne en Europe.
Champ d’éoliennes au large entre l’Allemagne et le Danemark.
Dans l’Union européenne, selon EurObserv’ER, la production éolienne en mer atteint 54,78 TWh en 2023, soit 11,5 % de la production éolienne totale, contre 50,09 TWh en 2022 (11,9 %)53. La puissance installée en mer atteint 18 360 MW, soit 8,4 % du total éolien ; elle progresse de 13,4 %. Les mises en service de 2023 sont de 2 176 MW, soit 13,9 % des mises en service dans l’éolien45.
Fin 2020, le nombre d’éoliennes en mer connectées au réseau s’élevait à 2 294 au Royaume-Uni, 1 501 en Allemagne, 559 au Danemark, 537 aux Pays-Bas, 399 en Belgique, 80 en Suède, 19 en Finlande et 1 en France54.
France Article détaillé : Énergie éolienne en France.
Allemagne Articles détaillés : Énergie éolienne en Allemagne et Liste de parcs éoliens offshore en Allemagne.
Royaume-Uni Article détaillé : Énergie éolienne au Royaume-Uni.
Danemark Article détaillé : Énergie éolienne au Danemark.
Belgique Article détaillé : Énergie éolienne en Belgique.
Asie Article détaillé : Énergie éolienne en Chine.
Amérique Article détaillé : Énergie éolienne aux États-Unis.
Installations{{}}
Les techniques d’installations sont dérivées d’autres technologies en mer (pétrolières notamment) à faible profondeur.
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Le TIV Resolution (navire-plate-forme) à Bangor, au nord de l’Irlande
Le TIV Resolution (navire-plate-forme) à Bangor, au nord de l’Irlande
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TIV Resolution se positionnant en mer pour installer une éolienne.
TIV Resolution se positionnant en mer pour installer une éolienne.
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’Resolution’ au port à Belfast
’Resolution’ au port à Belfast
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’Resolution’ à Belfast.
’Resolution’ à Belfast.
Début 2015, en préparation du projet de parc en mer de Fécamp, un démonstrateur de fondation gravitaire du Norvégien Seatower a vocation à être installé pour tester cette technologie qui doit réduire le temps et le coût de construction des parcs ; la fondation gravitaire consiste en une embase de béton surmontée d’un pied de mât en acier capable de flotter et pouvant ainsi être remorquée par des navires de remorquage classiques, évitant de recourir à des navires-grues sensibles aux conditions météo. Une fois positionnées au-dessus de leur emplacement, les fondations sont immergées par l’introduction progressive d’eau de mer. L’embase de béton est enfin remplie de sable et l’eau évacuée pour stabiliser la construction55. La première fondation gravitaire est mise en place à l’été 202256.
Plateformes de conversion{{}}
BorWin Alpha, première station de conversion HVDC en mer.
En juillet 2024, un consortium Vinci (Dragados Offshore) - Siemens Energy remporte un contrat de 2,9 milliards d’euros pour la construction de plateformes de conversion électrique en mer du Nord pour le compte de l’opérateur de réseaux allemand 50Hertz. La plateforme offshore permettra de convertir le courant alternatif produit par le parc éolien LanWin 3, situé à 120 kilomètres des côtes allemandes, en courant continu haute tension, afin de réduire les pertes électriques lorsque le courant est acheminé à terre. Sa capacité de conversion s’élève à 2 GW. La station terrestre, à installer à Schwerin dans le nord-est de l’Allemagne, convertira ce courant continu en courant alternatif, afin de l’injecter dans le réseau électrique allemand. La plateforme offshore sera construite dans le chantier de Cadix (Andalousie) de Dragados Offshore, filiale de Vinci, qui porte ainsi à neuf plateformes offshore de conversion de courant électrique (16 GW) son programme pour des parcs éoliens en mer du Nord57.
Article complet avec Notes et références sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89olienne_en_mer
Le recyclage des éoliennes en France : mythe ou réalité ? - Par Pierre Fortin - Publié le 21 févr. 2022 à 19:35 -Mis à jour le 17 mars 2023 à 11:49 - Document ‘lesechos.fr’ Les Echos Planète Planète
A partir de 2025, des centaines d’aérogénérateurs seront démantelés chaque année, et des millions de tonnes de matériaux vont devoir être traitées. Les pouvoirs publics et la filière se mobilisent.
Ouverture-eolienne-copie.jpg(iStock)
Il est facile de dire que les éoliennes sont dans le vent. Portée par une croissance annuelle à deux chiffres, la filière des aérogénérateurs – pour reprendre le jargon juridique et technique – a quadruplé sa capacité depuis 2010, au point de peser pour 8,4 % dans la production totale d’électricité en France en 2021. On compte désormais 8.000 à 8.500 éoliennes terrestres implantées dans nos paysages, un parc qui devrait passer à 14.000 en 2028 selon la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) du gouvernement, soit quelque 34 GW de puissance installée. L’éolien maritime, lui, doit rattraper son retard : on compte actuellement une seule turbine au large. En 2028, la PPE prévoit le décollage de la filière et 5,7 GW de puissance installée répartie dans plusieurs parcs off-shore.
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On compte désormais 8.000 à 8.500 éoliennes terrestres implantées dans nos paysages, un parc qui devrait passer à 14.000 en 2028 selon la Programmation pluriannuelle de l’énergie du gouvernement. Crédit : iStock
Cette source d’énergie qui est, rappelons-le, intermittente (en régime classique, une éolienne fonctionne à environ 25 % de sa puissance maximale) est donc appelée à se développer. D’autant qu’elle serait, selon l’Ademe, l’une des moins polluantes tout au long de son cycle de vie. Les aérogénérateurs terrestres (12,7 grammes d’équivalent CO2 émis par kWH produit) et maritimes (14,75 gCO2eq/kWH) seraient ainsi plus vertueux que le nucléaire (16 gCO2eq/kWH) et le photovoltaïque (48 gCO2eq/kWH), sans parler bien sûr des énergies fossiles (charbon, 1.001 gCO2eq/kWH ; gaz naturel, 469 gCO2eq/kWH). Seul l’hydroélectrique fait mieux (4 gCO2eq/kWH).
Une durée de vie entre 15 et 30 ans{{}}
Une méthodologie et des chiffres que valide Luc Aixala, responsable de programme au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) : « L’analyse du cycle de vie est un processus très rigoureux, qui prend en compte tous les éléments : de l’extraction des matériaux au recyclage en fin d’utilisation, en comptant le transport, l’utilisation d’énergie dans la fabrication et, bien sûr, le caractère intermittent de l’éolien ou du solaire. A quelques grammes près, on retrouve les mêmes chiffres dans l’étude du Giec en 2014. »
Mais cet enthousiasme a bien évidemment son revers : la faible espérance de vie des éoliennes, couplée à l’augmentation constante de la taille et de la puissance des machines qui nécessitent toujours plus de matériaux. « Il faut compter 15 à 25 ans pour un aérogénérateur terrestre, et 20 à 30 ans pour une éolienne maritime. Ces dernières sont plus solides car elles sont pensées pour des environnements plus agressifs et plus corrosifs », indique Vincent Guenard, animateur du pôle éolien et énergies marines à l’Ademe. En 2025, avec, déjà, l’arrivée en fin de vie de nombreuses turbines, l’agence publique prévoit le démantèlement de 1 GW d’éoliennes par an, soit l’équivalent de près de trois-cents éoliennes de 3,6 MW, un modèle fréquent aujourd’hui. Ce qui représente des millions de tonnes de matériaux à traiter vertueusement au cours de la décennie pour que l’éolien conserve son statut de filière durable.
Autopsie d’une turbine{{}}
Pour prendre la mesure de l’enjeu, il faut tout d’abord comprendre de quoi est constituée une éolienne. « Une éolienne de puissance moyenne de 3,6 MW pèse environ 1.500 tonnes », détaille Vincent Guenard. La masse de la machine se répartit essentiellement entre ses fondations en béton (environ 1.000 tonnes) et son mât en acier et/ou béton (450 tonnes). Mauvaise nouvelle, les deux matériaux qui constituent la chair et les os de l’éolienne sont parmi les plus polluants du monde. Ils pèsent chacun pour environ 7 % des émissions de CO2 à l’échelle mondiale (en comptant la fabrication du ciment dans le béton). Bonne nouvelle cependant, ces matériaux sont très faciles à recycler. Ainsi, l’acier est recyclable en totalité et à l’infini, tandis que le béton se réemploie sous forme de granulat ou dans la fabrication de béton neuf.
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Théoriquement donc, selon l’Ademe, une éolienne – maritime comme terrestre – est recyclable à plus de 90 %, puisque les principaux matériaux dont elle est constituée sont déjà traités dans des filières solidement établies. Quelques chiffres pour illustrer ces faits : le Sénat estimait en 2019 que 40 % de l’acier produit en France provenait du recyclage de ferrailles récupérées. Quant au béton, il est recyclé et réutilisé à 78 % dans l’Hexagone, selon l’Union nationale des producteurs de granulats.
Les autres matériaux présents dans l’éolienne se concentrent dans les deux dernières parties de la machine : le rotor composé du moyeu et des pales, ainsi que la nacelle où a lieu la conversion électromécanique du vent en électricité. Si le moyeu est constitué de fonte recyclable, les pales de l’éolienne sont faites de matériaux composites (fibres de verre, carbone, résine) et pèsent de 6 à 8 % de son poids total. Enfin, la nacelle est constituée de certains matériaux basiques et recyclables : acier, cuivre, matériaux électriques et électroniques…
Mais toutes les éoliennes n’utilisent pas la même technologie. La plupart fonctionnent grâce des alternateurs à multiplicateur, qui ne recèlent pas de matières particulièrement difficiles à traiter, mais d’autres recourent à une technique à entraînement direct avec aimant permanent. Ces derniers contiennent des terres rares, néodyme et dysprosium, qui seront aussi présentes dans les futures éoliennes off-shore. Ces aimants permanents et les pales sont les deux éléments les plus difficiles à recycler aujourd’hui, alors que l’administration durcit l’obligation de démantèlement et de réutilisation des matériaux.
Une obligation légale{{}}
Depuis l’arrêté du 12 juillet 2010, complété par celui du 1er juillet 2020, la réglementation française oblige les exploitants des parcs – maritimes comme terrestres – à démanteler ceux-ci une fois qu’ils ont cessé de fonctionner. Ils doivent provisionner 50.000 euros en vue de l’opération pour une turbine de 2 MW ou moins, et 10.000 euros par MW supplémentaire. Le démontage inclut les aérogénérateurs eux-mêmes, les postes et les câbles électriques, ainsi que l’excavation des fondations. Pour cette dernière étape, une exception subsiste cependant : le législateur prévoit que si une étude environnementale démontre l’impact négatif de cette opération, l’exploitant peut laisser une partie de la fondation sous terre. Il doit tout même excaver un mètre sous la surface du sol, une profondeur portée à deux mètres dans le cadre des surfaces forestières.
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L’imposante dalle de béton d’une éolienne terrestre. Crédit : DR
La multiplication de ces exceptions – qui laisserait de fait une dalle de béton dans le sous-sol – empêcherait ainsi le recyclage de la majeure partie de ce matériau polluant et pourrait encourager des entreprises peu scrupuleuses à sauter cette étape. Selon Fabien Bouglé, dans son ouvrage Eoliennes, la face noire de la transition écologique (éditions du Rocher, 2019), « la masse de béton nécessaire pour la fabrication d’une éolienne oscille donc entre 157 tonnes si on utilise du béton léger et 1.125 tonnes si on utilise du béton lourd, masse à laquelle s’ajoute la masse de l’ossature en ferraille, estimée à 50 tonnes ». Faute d’être détruite, ces dalles constitueraient donc une atteinte massive et immuable à l’environnement.
L’arrêté de 2020 fixe aussi des objectifs progressifs de recyclage après le démantèlement. Ainsi, au 1er janvier 2022, 90 % de la masse totale des aérogénérateurs doit être réutilisée ou recyclée, un chiffre qui descend à 85 % si l’excavation des fondations a fait l’objet d’une dérogation. En 2023 et 2025, c’est respectivement 45 % et 55 % de la masse totale du rotor qui devra être recyclée – ce qui implique une meilleure recyclabilité des pales. Enfin, en 2024, c’est 95 % du poids total de l’éolienne qui sera concerné.
Une récupération financièrement intéressante{{}}
Ces objectifs ambitieux semblent pourtant d’ores et déjà atteignables. Lors du premier démantèlement d’un parc éolien français, dans l’Aude en 2019, Engie Green a annoncé avoir envoyé dans les filières de recyclage plus de 96 % des composants. « Retraiter ces matériaux est, en outre, intéressant pour les exploitants des parcs car cela leur permet de couvrir en partie les frais de démantèlement », assure Vincent Guenard.
Une donnée confirmée par Grégoire Verhaeghe, fondateur d’Innovent, une société qui exploite plusieurs parcs éoliens en France, en Suède, au Maroc et en Namibie. Bien que n’ayant jamais eu encore à déconstruire l’un de ses parcs, il effectue le calcul suivant : « Rien qu’avec l’acier, il est possible de récupérer environ 70.000 euros lors du démantèlement d’une éolienne. Si on ajoute à cela le cuivre et le béton, cela suffit largement à couvrir les frais. » En revanche, selon lui, les 1.000 tonnes de béton dans le sol restent un problème : « Le ciment est un désastre écologique, et enlever la dalle peut être difficile. Nous avons mis au point une solution pour construire des mâts tripodes qui répartissent beaucoup mieux la masse de l’éolienne sur le sol, réduisant par dix la taille des fondations en béton. Ces mâts économisent aussi de l’acier. » Une des premières éoliennes de ce type a été construite au Maroc.
En revanche, aucun parc éolien marin n’a été démantelé en France – vu qu’aucun n’a encore été construit – et seulement trois, de taille modeste, ont fait l’objet d’une telle opération en Europe. Celui d’Yttre Stengrund en Suède, concernant cinq aérogénérateurs de 2 MW, a ainsi pu être démantelé avec succès en 2016, tout en laissant une partie de ses fondations dans le sol marin. En France, ces projets intègrent d’ores et déjà dans le cahier des charges leur nécessaire démantèlement, avec quelques différences : le parc de Fécamp verra ses fondations retirées intégralement, quand celles du parc de Courseulles-sur-Mer seront en partie laissées dans le sol marin. Une inconnue demeure donc sur les difficultés du démantèlement et du recyclage des éoliennes en mer, beaucoup plus massives que leurs cousines terrestres, en plus d’être plantées dans un environnement difficilement accessible.
Bientôt des pales recyclables ?{{}}
Les pales restent donc le principal défi à la durabilité des éoliennes. D’autant que si leur part dans le poids total est relativement faible, elles pourraient tout de même représenter 3.000 à 15.000 tonnes de déchets annuels en France à partir de 2025, selon l’Ademe. « Si le carbone et la fibre de verre sont recyclables séparément, indique Vincent Guenard, ils sont, dans le cas des pales, noyés dans la résine en époxy ou en polyester. La difficulté est d’enlever cette résine, dont le processus thermodurcissant est difficilement réversible. » Jusqu’à présent, la solution consistait à les enterrer purement et simplement : une autre façon irréversible de polluer les sols sachant que des dizaines de milliers de pales de première génération seront à recycler dans les années à venir. Pour le moment, quelques solutions de valorisation peu satisfaisantes existent : la réutilisation des pales d’éolienne dans le mobilier urbain, ou leur combustion dans les cimenteries comme énergie. Ce dernier procédé émet cependant du CO2 et Fabien Bouglé écrit dans son livre que cela générerait des émanations de gaz cancérigènes.
Tous les industriels du secteur planchent donc sur la recyclabilité des pales. L’un des leaders mondiaux, Siemens Gamesa, pense avoir trouvé la solution. « Après trois ans de recherche, raconte Filippo Cimitan, directeur général en France de Siemens Gamesa Renewable Energy, nous avons mis au point avec un fournisseur une nouvelle résine qui a la propriété d’être réversible sans altérer les caractéristiques physiques de la pale. Il suffit de plonger la résine dans un bain acide légèrement chauffépour séparer la résine, le carbone et la fibre de verre. » La société a annoncé avoir produit dans son usine danoise les six premières pales de la technologie RecyclableBlade, à destination du parc éolien offshore allemand de Kaskasi qui devrait entrer en service courant 2022. EDF ainsi que les Allemands WPD et RWE ont d’ores et déjà manifesté leur intérêt pour cette technologie.
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Installation d’une nouvelle pale d’éolienne terrestre qui est construite en deux morceaux et non recyclable. Crédit : Paul LANGROCK/LAIF-REA
Petit bémol, elle est réservée pour le moment aux éoliennes maritimes, qui restent très minoritaires. Et, à l’horizon 2030, l’Ademe estime que les aérogénérateurs off-shore ne représenteront que 20 % du marché mondial de l’éolien. « Notre technique ReyclableBlade s’applique surtout pour les pales construites d’un seul tenant. C’est plus cher et plus solide, et cela permet de réduire la maintenance en mer qui est toujours très coûteuse, explique Filippo Cimitan. Or, les pales d’éoliennes terrestres sont construites en deux morceaux. Il faut encore que nous fassions de la R&D pour trouver comment gérer la partie recyclabilité du joint de colle. Enfin, la résine n’est pas tout à fait la même non plus pour les éoliennes maritimes et terrestres, du fait de la différence entre les deux environnements. » L’un des principaux concurrents de Siemens Gamesa, Arkema, a récemment annoncé également la mise au point d’une résine permettant le recyclage des pales.
L’ambition de Siemens Gamesa est de rendre toutes ses pales entièrement recyclables en 2030, puis toute l’éolienne en 2040. En effet, certains éléments, qui représentent cependant une faible proportion de son poids, restent encore difficiles à traiter : la peinture, le système de protection des bords d’attaque des pales de l’éolienne, composé de polyuréthane, les renforts en composite ou certains plastiques. Les pales mises à part, le principal défi restant est autant écologique que politique : le traitement des terres rares.
Créer une filière pour les terres rares{{}}
Les terres rares sont présentes dans les éoliennes à entraînement direct avec aimants permanents. L’avantage de cette technologie est d’alléger considérablement le poids de la nacelle et de réduire les frais de maintenance. Selon un avis technique de l’Ademe datant d’octobre 2020, 6,2 % des éoliennes terrestres françaises recouraient à cette technologie, soit 372 tonnes d’aimants permanents contenant 122 tonnes de néodyme et 17 tonnes de dysprosium. En moyenne, il faut compter 638 kg d’aimants permanents par MW éolien, soit près de 2 tonnes pour une éolienne de 3,6 MW.
Cependant, l’utilisation des terres rares dans l’éolien sur terre a marqué le pas. Malgré les avantages de l’aimant permanent, la flambée des coûts de ces matériaux en 2021, dont la production dépend à 87 % de la Chine, a refroidi les ardeurs des constructeurs qui privilégient désormais les alternatives. Seul l’éolien maritime recourt encore massivement à cette technologie. Le rapport anticipe un besoin de 463 tonnes annuelles en France dans l’hypothèse où 5,7 GW d’aérogénérateursoff-shore seraient déployés, un chiffre qui pourrait être revu à la hausse si la volonté gouvernementale d’installer une cinquantaine de parcs off-shore d’ici 2050 venait à se concrétiser.
Développer une filière de recyclage des terres rares devient donc un enjeu majeur, d’autant que leur besoin va croissant au fur et à mesure que l’éolien maritime prend de l’ampleur. En outre, l’aspect stratégique, les coûts humains et environnementaux de l’extraction de ces matériaux sont, à raison, pointés du doigt : pollution de l’air, utilisation de nombreux produits chimiques, consommation extrêmement élevée d’eau…
Lire aussi :{{}}
La face cachée de la révolution verte
Pourtant, « recycler les aimants permanents est techniquement possible, assure Filippo Cimitan. Nous l’avons déjà fait sur les premiers prototypes. Mais, comme l’installation des premières éoliennes maritimes aura lieu dans quelques années en France et qu’elles ne seront démantelées qu’au cours de la décennie 2040, personne ne se presse vraiment. » Un constat partagé par l’Ademe, qui pointe dans son rapport technique « un manque de gisement concentré de taille industrielle disponible à l’heure actuelle et sur au moins les deux décennies à venir, qui permettrait d’envisager un déploiement économique des infrastructures de recyclage. » Les pouvoirs publics se sont décidés à réagir, avec l’initiative D3R.
L’Etat est moteur{{}}
« Dès 2019, nous avons travaillé à la sécurisation et à l’approvisionnement des matières stratégiques nécessaires à l’aéronautique, à la défense, aux batteries et aux énergies renouvelables, indique Elodie Maxime-Lecleire, qui pilote ce projet à la Direction générale des entreprises à Bercy. Nous avons réuni en 2020 un groupe de travail comprenant les consommateurs d’aimants permanents et les acteurs capables de les recycler. » Des entreprises telles qu’EDF, Renault ou encore Veolia et des centres de recherches comme le CNRS ou le CEA y participent.
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Technicien intervenant sur une éolienne. Crédit : iStock
L’initiative D3R a ainsi permis d’identifier les problèmes liés à la réutilisation des terres rares : « Les technologies pour recycler existent, mais il faut à présent progresser et généraliser la collecte tout en construisant au niveau européen les instruments pour limiter les exports de ce type de déchets », déclare Elodie Maxime-Lecleire. Cette initiative a pour but de structurer cette filière encore balbutiante, avant que le législateur ne durcisse le ton. Une perspective pas si lointaine car, comme l’annonce Elodie Maxime-Lecleire, « nous travaillons d’ores et déjà avec la direction générale de l’énergie et du climat pour préparer la mise en place d’un recyclage systématique des aimants permanents. »
Si le recyclage des éoliennes en France est donc clairement au menu des industriels et des politiques, un certain nombre d’obstacles doivent encore être levés pour assurer l’innocuité environnementale de leur installation. Concernant l’acier et le béton, leur récupération désormais obligatoire présente un intérêt économique pour les exploitants, et bénéficie de filières de recyclage solidement établies. Une perspective réconfortante sous réserve que la gestion des exceptions ne devienne pas sources d’abus et de contournement divers. Reste les problématiques des pales et des terres rares pour lesquelles il faudra s’armer de patience. La première devrait connaître un heureux dénouement d’ici la fin de la décennie, tandis que la seconde n’a pas encore trouvé sa solution. Mais la prise de conscience est bien là.
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Annexe - L’énergie éolienne offshore Etats-Unis : « Top 10 des choses que vous ne saviez sûrement pas » - 21 août 2024 – Diffusé pour les francophones par ‘energy-gov.translate.goog’
Apprenez-en davantage sur les efforts visant à développer les vastes ressources éoliennes ‘offshorede l’Amérique. Bureau des technologies de l’énergie éolienne
Le dernier blog de notre série « Les principales choses que vous ne saviez pas sur l’énergie » vous est présenté par le Bureau de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables.
Une carte des États-Unis colorée en fonction de la vitesse du vent à 100 mètres au-dessus du niveau de la mer sur terre au large des côtes.
Cette carte a été produite par le National Renewable Energy Laboratory à l’aide d’estimations modélisées des ressources éoliennes développées via la boîte à outils Wind Integration National Dataset (WIND) et est destinée à des fins éducatives générales uniquement. Carte de WINDExchange
(Notation inversée de 10 à 1 à la suite)
10. Les ressources éoliennes offshore sont abondantes : {{}}
Ll’éolien offshore a le potentiel de fournir de grandes quantités d’énergie propre et renouvelable pour répondre aux besoins en électricité des villes situées le long des côtes américaines. Dans des conditions propices à l’utilisation de l’éolien offshore, le National Renewable Energy Laboratory estime que le potentiel technique des ressources éoliennes offshore américaines est supérieur à 4 200 gigawatts de capacité, soit 13 500 térawattheures par an de production, soit trois fois la quantité d’électricité consommée aux États-Unis chaque année.
Illustration montrant l’historique de la hauteur des turbines jusqu’à l’objectif de 2035.
9. Les éoliennes offshore peuvent être extrêmement hautes {{}}
Afin de capter les abondantes ressources éoliennes disponibles en mer, les éoliennes offshore peuvent être agrandies jusqu’à une fois et demie la hauteur du Washington Monument, avec des pales de la longueur d’un terrain de football. Les éoliennes plus grandes produisent de plus grandes quantités d’énergie, ce qui signifie qu’il faut moins d’éoliennes pour générer la même quantité d’électricité, ce qui entraîne des coûts plus faibles.
Il y a une sous-station de transmission pour une éolienne offshore en eaux profondes
8. Les États-Unis construisent une chaîne d’approvisionnement en éolien offshore : {{}}
Le déploiement de 30 GW d’éoliennes offshore nécessitera plus de 2 000 éoliennes et fondations, 6 800 miles de câbles et des dizaines de navires spécialisés . Au cours des deux premières années qui ont suivi l’adoption de la loi sur la réduction de l’inflation , l’industrie nationale de l’éolien offshore a investi plus de 6,8 milliards de dollars dans des installations de fabrication et des ports d’éoliennes offshore, ainsi que dans 25 navires et une sous-station de transmission.
Carte montrant l’emplacement des investissements américains dans les ports, les installations de fabrication de composants et les navires pour l’éolien offshore
7. L’industrie éolienne offshore américaine est prête pour le décollage : {{}}
les voies vers le décollage commercial : le rapport sur l’éolien offshore publié en 2024 a révélé que le secteur éolien offshore américain s’adapte aux défis et est prêt à poursuivre ses progrès. L’industrie est sur le point de créer des milliers de nouveaux emplois et d’élargir l’accès à l’énergie propre pour des millions d’Américains, avec une voie vers le déploiement de plus de 100 gigawatts (GW) d’ici 2050.
Coupe du câble de longeron qui achemine l’électricité de la turbine vers la terre.
6. Les parcs éoliens offshore utilisent des câbles sous-marins pour transmettre l’électricité au réseau : {{}}
L’électricité produite par les éoliennes offshore revient sur terre via une série de systèmes de câbles enfouis dans le fond marin. Cette électricité est acheminée par des centres de charge côtiers qui hiérarchisent la destination de l’électricité et la distribuent dans le réseau électrique pour alimenter nos maisons, nos écoles et nos entreprises. Pour en savoir plus sur la manière dont le DOE soutient la transmission éolienne offshore, consultez la page Web du Grid Deployment Office.
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- La majorité des ressources éoliennes offshore des États-Unis se trouvent en eaux profondes : {{}}
La majeure partie des ressources éoliennes offshore du pays , environ les deux tiers, se trouvent dans des zones où l’eau est si profonde que les fondations conventionnelles (gros pieux en acier ou structures en treillis fixées au fond marin) ne sont pas pratiques. Les projets éoliens offshore américains développent une variété de fondations différentes adaptées aux conditions uniques de chaque site.
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- Les éoliennes offshore peuvent flotter : {{}}
Un certain nombre d’entreprises développent des plateformes éoliennes offshore flottantes innovantes destinées à être utilisées en eaux profondes. Il existe quatre types de plateformes flottantes : les bouées à espar, les plateformes à jambes de force, les plateformes semi-submersibles et les barges. Environ 80 % des projets prévoient d’utiliser des plateformes semi-submersibles. En 2022, le DOE a lancé un projet Energy Earthshot™ visant à réduire de 75 % le coût de l’éolien offshore flottant en eaux profondes, loin des côtes, d’ici 2035.
3. L’éolien offshore arrive à point nommé : {{}}
Dans de nombreuses régions où des projets éoliens offshore sont prévus, la vitesse du vent offshore est maximale l’après-midi et le soir, lorsque la demande des consommateurs est à son maximum. La plupart des ressources éoliennes terrestres sont plus fortes la nuit, lorsque la demande en électricité est plus faible.
Une carte des ressources de l’éolien offshore
2. Les ressources éoliennes offshore sont proches de la plupart des Américains :{{}}
Près de 80 % de la demande d’électricité du pays provient des États côtiers et des Grands Lacs, où vivent la plupart des Américains. Les ressources éoliennes offshore sont idéalement situées à proximité de ces populations côtières, par exemple dans le nord-est des États-Unis, où certains des premiers projets éoliens offshore du pays sont prévus. Les éoliennes situées au large des côtes utilisent des lignes de transmission plus courtes pour se connecter au réseau électrique que de nombreuses sources d’électricité courantes.
Photo de plusieurs éoliennes offshore dans l’océan.
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- L’éolien offshore est déjà présent en Amérique : {{}}
Le parc éolien de South Fork de 132 MW , qui a commencé à fonctionner en décembre 2023 et a été entièrement mis en service en mars 2024, est devenu le premier parc éolien opérationnel à échelle commerciale aux États-Unis. Le projet de 12 turbines devrait fournir de l’énergie propre à plus de 70 000 foyers dans la région de New York. South Fork est le troisième parc éolien offshore opérationnel en Amérique, précédé par le projet pilote Coastal Virginia Offshore de 12 MW en 2020 et le parc éolien de Block Island de 30 MW en 2016. En outre, il existe environ 60 projets éoliens offshore à divers stades de développement aux États-Unis.
- L’éolien offshore est déjà présent en Amérique : {{}}
Apprendre encore plus :{{}}
Consultez le rapport sur le marché éolien offshore : édition 2024 pour en savoir plus sur l’industrie éolienne offshore.
Découvrez plus d’informations sur le vent dans notre Top 10 des choses que vous ne saviez pas sur le vent .
Visitez energy.gov/windreport pour en savoir plus sur l’état de l’industrie éolienne.
Construire l’économie de l’énergie. Réduire les risques environnementaux. Repousser les frontières de la connaissance grâce à la science.
Direction et bureaux Mission Contactez-nous Carrières …….
Programme de divulgation des vulnérabilités
Protection des lanceurs d’alerte
Source : https://www-energy-gov.tran
slate.goog/eere/wind/articles/top-10-things-you-didnt-know-about-offshore-wind-energy ?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=rq
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Collecte de documents et agencement, traduction, [compléments] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 11/01/2025
Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales
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